- il y a 12 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19. On va parler de nucléaire, de porte-avions bien sûr.
00:16On va parler aussi de comment libérer le détroit d'Hermousse, car notre invité, premier invité, il a peut-être
00:21la solution.
00:22C'est Raphaël Gorgé, il est président du groupe Gorgé.
00:25Et il a, vous savez, ce petit drone maritime qui peut permettre justement de détecter où sont les mines et
00:31les faire sauter.
00:32Et puis c'est aussi lui qui va construire des petits SMR.
00:35Alors certes pour la chaleur et non pas la production d'électricité, il va tout nous expliquer d'ici quelques
00:40minutes.
00:40Surtout il vient de présenter ses résultats et il fait déjà un carton en bourse.
00:45Ensuite le rendez-vous sera avec Nicolas Bouzou, le président fondateur d'Asterès, économiste bien sûr.
00:50Face à lui, Ludovic de Sautet qui est le directeur délégué de la Tribune.
00:53Avec eux, on verra d'abord, justement, est-ce que les Français, est-ce que la France a les moyens
00:57de créer un nouveau porte-avions, de produire un nouveau porte-avions ?
01:01Ça coûte 10 milliards quand même.
01:03Justement, on se posera la question si le choc pétrolier se poursuit, est-ce qu'il faut un nouveau budget
01:08?
01:08Est-ce que ça sera possible, du moins politiquement ?
01:11Mais tout de suite, c'est Le Journal avec Stéphanie Collot.
01:16Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:18Bonsoir Edwige.
01:19Et on commence par le pétrole, et bien lui, il repart à la hausse, on est le 18ème jour de
01:23guerre.
01:23Oui, le Brent atteint 108 dollars le baril, 96 dollars pour le WTI.
01:29En cause, une frappe des Etats-Unis et d'Israël contre des installations gazières en Iran.
01:34Téhéran prépare sa riposte et menace ses voisins du Golfe.
01:37Le régime recommande l'évacuation d'installations pétrolières en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar,
01:44prévenant qu'elles allaient bientôt être visées.
01:46Pour ce qui est du détroit d'Hormuz, les alliés de l'OTAN sont en discussion pour tenter de trouver
01:51un moyen de le rouvrir
01:52et pour tenter d'atténuer la hausse du prix du baril.
01:55Les Etats-Unis annoncent une série de mesures visant à faciliter le commerce du brut.
01:59Donald Trump suspend notamment une loi empêchant le transport de carburant par des bateaux non-américains.
02:06Sur le terrain, Israël a tué une autre figure du régime iranien dans une frappe cette nuit.
02:11Il s'agit d'Ismaël Khatib, le troisième homme politique iranien tué depuis le début du conflit.
02:16Après Ali Laridjani, le chef de la sécurité nationale et le ministre de la Défense.
02:21Israël qui donne carte blanche à son armée pour abattre tout haut responsable de la République islamique
02:28dans sa ligne de mire.
02:30C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron dévoile le France libre.
02:33C'est le nom du futur porte-avions français.
02:35Deux fois plus massif que le Charles de Gaulle, ce sera le plus gros navire militaire construit en France.
02:40Moyennant 10 milliards d'euros, ce porte-avions de nouvelle génération à propulsion nucléaire
02:45pourra embarquer 2000 marins et 30 avions de combat.
02:48Il entrera en service en 2038.
02:51Et puis, les investisseurs ont les yeux rivés vers le détroit d'Hormuz et les banques centrales
02:55qui attendent les premières réactions depuis le début de la guerre.
02:59La flambée du pétrole fait craindre une résurgence de l'inflation et un ralentissement de la croissance.
03:04Dans moins d'une heure, la fête sera la première à donner le ton.
03:07La réserve fédérale américaine devrait maintenir cette eau.
03:10Demain, ce sera au tour de la Banque centrale européenne de se prononcer.
03:13Là encore, c'est le statu quo qui est attendu.
03:1718h02 sur BFM Business, les marchés.
03:22Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:24Bonsoir Antoine.
03:25Bonsoir Stéphanie.
03:25Bonsoir Edwige.
03:26Bonsoir Antoine.
03:26Et le CAC termine en petite baisse ce soir.
03:28Toute petite baisse, mais encore une de ces séances où on a tenté de s'accoutumer au pétrole cher.
03:34On est remonté du côté des 108 dollars pour le baril brut de mer du Nord.
03:38Et on a vu que les indices avaient vraiment inversé la tendance à la mi-journée,
03:42étaient repassés dans le rouge après avoir connu des hausses sensibles.
03:45Le CAC 40 à la mi-journée gagnait un petit peu plus d'un pour cent.
03:49Et on termine finalement sur le fil, un moins 0,06%, 7969 points.
03:53Témoins d'un marché qui n'était pas forcément en aversion au risque.
03:57Ce sont des valeurs plutôt dynamiques, plutôt cycliques, qui ont signé les plus fortes hausses.
04:01Plus de 93 pour la Société Générale à 67,52 euros.
04:05Accor, plus 2 à 42,01 euros.
04:07Bien entendu, le secteur de la défense s'était entouré.
04:09On a vu Thales gagner 1,8% à 253,40 euros.
04:13Ou Excel Technologies, un fort de nouveaux contrats, qui gagne 6% à 143,80 euros.
04:19Et ce sont les valeurs plutôt défensives qui étaient écartées.
04:22Danone, moins 3,2% à 70,78 euros.
04:25Publicis, moins 3,9 à 71,98.
04:27Et puis, on a eu aussi un grand chambardement du côté de la galaxie Bolloré.
04:33Bolloré qui gagne 11,13% à 4,85 euros après avoir annoncé un super dividende.
04:39Mais parallèlement, Vivendi a perdu 6,5% à 1,83 euros par ajustement technique sur le paiement de ce
04:45dividende.
04:46Le CAC 40, moins 0,06%, 7,969 points.
04:50Journée active, particulièrement avec un CAC 40 qui a accumulé 5,4 milliards d'euros de volume de négociations sur
04:59les actions.
05:00Merci Antoine, justement, le patron d'Excel Technologies du groupe Gorgé.
05:05Raphaël Gorgé, mon avis est dans un instant.
05:07Merci Stéphanie, Stéphanie Coulot, que vous vous retrouvez à 19h, 19h30 pour son grand journal de l'écho.
05:12A tout de suite.
05:13BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
05:23Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité, c'est donc Raphaël Gorgé qui est président du groupe
05:28Gorgé.
05:29Mais alors justement, c'est toujours un peu compliqué, il va tout nous expliquer.
05:32Bonsoir Raphaël Gorgé, merci d'être là.
05:34Bonsoir.
05:34Parce que vous êtes sur le pont, on va voir ça dans un instant.
05:37Vous avez publié tout à l'heure vos résultats.
05:39On va quand même rappeler, vous avez déjà pris 6%, on va quand même rappeler que depuis 5 ans, vous
05:43avez pris 805%.
05:45C'est dire si vous êtes vraiment au cœur des enjeux dans l'industrie de défense.
05:49Parce que vous avez peut-être la solution avec un grand S pour déminer le détroit d'Hormuz.
05:56On n'en est pas encore là complètement parce que vous avez fabriqué un drone sous-marin avec Excel, qui
06:03est la société qui est cotée.
06:05En deux mots, le groupe Gorgé, parce que c'est un peu compliqué.
06:08Vous faites des SMR sous un autre nom.
06:11Expliquez-nous en deux mots le groupe Gorgé.
06:13Alors, le groupe Gorgé, c'est un groupe industriel familial détenu à 100% par ma famille,
06:17qui a une filiale principale qui s'appelle Excel Technologies, qui est cotée en bourse et qui est notamment active
06:22dans le domaine de la robotique, des drones, dans le domaine naval.
06:25Et par ailleurs, on a d'autres activités industrielles, privées, dont le nucléaire.
06:31Et dans ces activités nucléaires, nous développons ce petit réacteur nucléaire qui est amené à faire de la chaleur et
06:36qui s'appelle Calogéna.
06:37Oui, voilà. Et qui est un SMR, sauf qu'en général, les SMR produisent de l'électricité.
06:42Vous, c'est un SMR qui produit de la chaleur. Vous nous direz pourquoi vous avez un concurrent finlandais,
06:49mais en tous les cas, vous avez une technologie qui est a priori meilleure.
06:55Raphaël Gorgé, ce qui est intéressant, c'est qu'avec votre...
06:58On parle tout le temps des drones, en fait, les drones qui ont complètement changé la vision qu'on pouvait
07:02avoir d'une guerre.
07:03Et vous, vous êtes en train de nous expliquer, c'est ce que vous expliquez, qu'en fait, cette guerre
07:07hybride,
07:08on la retrouve aussi au niveau naval.
07:10Et que, notamment, on voit que toutes les marines navales, elles ont beaucoup de mines qu'elles utilisent.
07:16Et vous avez mis au point un petit drone maritime qui permet, qui peut permettre, justement, de détecter ces mines,
07:25voire de les faire sauter.
07:26Alors, expliquez-nous exactement ce que vous faites et si c'est vous qui avez la solution pour débloquer le
07:32détroit d'Hormeuse.
07:32Oui. Alors, Excel Technologies est sur le secteur des robots de chasse de mines, de déminage, depuis plusieurs dizaines d
07:40'années.
07:41La société était déjà leader mondial sur les premières générations à l'époque.
07:45Alors, je vous explique en deux mots comment se passe une opération de déminage.
07:48À l'époque, on entrait avec un navire chasseur de mines dans la zone dangereuse
07:52et la phase finale de destruction était faite par un petit robot que l'on développait.
07:57Ça, c'était il y a une quarantaine d'années, mais ces robots sont toujours actifs dans le bon nombre
08:01de marines.
08:02Aujourd'hui, ce que nous avons développé depuis une dizaine d'années et que nous avons commencé à vendre il
08:05y a cinq ans,
08:07c'est ce qui s'appelle, nous l'appelons une toolbox, c'est un système de drones,
08:10c'est-à-dire des drones qui ne sont pas si petits que ça, puisque le plus important du système
08:15fait 12,50 m.
08:15C'est un navire sans pilote, donc un drone téléopéré qui a des capacités autonomes
08:21et qui va lui-même mettre à l'eau quatre ou cinq types de drones sous-marins différents
08:25pour toujours refaire les mêmes phases de déminage que je vais rappeler,
08:29mais d'une manière complètement sécurisée, puisque là, le navire chasseur de mines
08:33reste en dehors de la zone dangereuse et ce ne sont que les drones qui entrent.
08:37Et c'est donc les trois phases qui sont tout d'abord de la détection.
08:41On va passer avec différents types de sonars, des sonars tractés, des sonars embarqués,
08:45des sonars autonomes complètement à bord d'un robot sous-marin autonome
08:49qui vont détecter les points sensibles.
08:52Ensuite, ces points vont être remontés au poste de commande
08:55et on va décider s'ils sont intéressants ou non.
08:57On va envoyer une deuxième famille de robots pour faire de l'identification.
09:01Et s'il s'avère que c'est effectivement une menace, une mine ou un objet dangereux,
09:05on va envoyer la phase terminale qui est faite par le robot qu'on voit à l'écran,
09:09qui est le Caster, qui est un robot qui a la particularité d'être consommable.
09:13C'est un petit drone sous-marin consommable.
09:15C'est l'équivalent du chahad iranien, quoi.
09:17Kamikaze. Je ne sais pas si j'aime l'analogie,
09:19parce que le nôtre, il est jaune et on est fiers de le montrer,
09:22mais il est équipé d'une charge creuse.
09:25Il va neutraliser la mine sous-marine et il se sacrifie,
09:28donc il en faut au moins un par mine.
09:31Est-ce qu'il coûte à fabriquer aussi peu cher que les drones iraniens,
09:36ces fameux chahads qui, en fait,
09:38c'est un peu toute la difficulté de ce qu'on observe aujourd'hui au Moyen-Orient,
09:42c'est-à-dire que ces petits drones, ils ne coûtent pas cher à fabriquer
09:46et que si on veut les détruire, il faut enfin se voir des missiles qui,
09:50elles, coûtent très cher.
09:51Est-ce qu'on peut retrouver la même chose au niveau maritime, sous-marin ?
09:55Ce sont effectivement les drones les moins chers du dispositif.
10:00L'OTAN, pour les marines belges et néerlandaises, nous en a commandé un millier au cours des deux dernières années.
10:06C'est quand même un robot qui coûte plusieurs dizaines de milliers d'euros.
10:09Oui, d'accord.
10:10Donc, on n'est pas complètement dans la même logique, en fait.
10:16Oui, mais si vous considérez le coût d'un jour de chasseurs de mines, ou pire,
10:20le coût d'un jour d'immobilisation d'un des trois,
10:23le rapport de coût justifie tout à fait de mobiliser de nombreux casters.
10:28Mais alors, la marine française, elle ne vous a pas commandé ?
10:32Non ? La réponse est non. Vous attendez ?
10:35La réponse est non. Elle nous avait commandé les premiers systèmes,
10:38et c'est d'ailleurs avec la DGA que nous avions développé les premiers systèmes il y a plusieurs dizaines
10:41d'années.
10:42Aujourd'hui, c'est vrai qu'elle nous a commandé un premier dispositif,
10:47un robot sous-marin pour ses applications de déminage,
10:50mais je dois dire que pour l'instant, le scénario qui est encore envisagé,
10:56c'est un système qui serait vendu par un autre de nos concurrents.
11:01Qui est français ?
11:02Qui est français, et qui met en œuvre des drones pour la phase finale de destruction,
11:07qui seraient des drones suédois,
11:09et pour la partie de surface, des drones de technologie américaine.
11:12Et comment vous expliquez ça ?
11:15Je pense que...
11:16Non, parce que je sais pas, moi j'ai écouté tout à l'heure le président de la République.
11:19Tout d'abord, très important, je ne suis absolument pas résigné,
11:21et j'ai bon espoir de faire changer les choses,
11:24puisque depuis cette décision, qui a été une orientation prise il y a de très longues années,
11:28et peut-être qu'à l'époque, nous n'étions pas au niveau, il faut le reconnaître.
11:32Mais c'est vrai que depuis un gain tout à fait important en 2019,
11:36d'un premier contrat avec la marine de référence de l'OTAN qu'est la Belgique,
11:39puis le fait d'avoir gagné systématiquement tous les programmes sur lesquels nous étions en compétition,
11:45le fait d'avoir aujourd'hui la meilleure solution au monde,
11:48qu'elle soit française, plus performante et moins chère,
11:51me semblait des arguments qui doivent faire que ce choix initial doit être considéré,
11:57ou au moins remanier.
11:58Mais est-ce que vous avez parlé avec le chef de l'État ?
12:04Je crois que vous digniez justement le 12 mars, vous digniez à l'Élysée,
12:07alors ça c'était en cadre du Conseil de politique nucléaire,
12:09parce qu'on verra ça tout à l'heure, c'est une autre activité aussi,
12:12je le disais, c'est la construction de ces petits réacteurs nucléaires,
12:15mais est-ce que vous en avez parlé ?
12:17Moi j'ai écouté tout à l'heure le Président de la République présenter le France Libre,
12:21qui est donc le nouveau porte-avions qu'il va construire,
12:24il a expliqué, attendez, il faut que vous construisez,
12:27surtout il y avait des nombreux chefs d'entreprise,
12:30il a dit, il faut construire, on a toujours honoré nos signatures,
12:35donc même s'il n'y a pas de commandes, allez-y, allez-y,
12:38on éteint une économie de guerre.
12:39Vous lui répondez quoi ?
12:40En disant, d'abord, moi, un, je n'y étais pas,
12:42alors que vous avez quand même une solution,
12:43et deux, qu'est-ce que vous faites ?
12:44Alors c'est vrai que je serais très triste si jamais un des aspects critiques,
12:49je reparle de ce drone de surface,
12:51parce que prendre pour un aspect aussi important un drone de technologie américaine,
12:55ça me semblerait inenvisable,
12:57mais pour autant, comme je le disais,
12:58on doit avoir notre part de responsabilité là-dessus,
13:00et moi le message, c'est que nous sommes prêts à faire les efforts
13:03pour trouver une collaboration d'ailleurs,
13:05qui serait satisfaisante pour les deux parties,
13:07il n'est pas question d'écarter complètement le concurrent,
13:11qui est par ailleurs un groupe tout à fait prestigieux,
13:13C'est lequel ?
13:14C'est une notoriété, c'est Thalès.
13:16Oui, déjà, je le pensais, mais enfin bon.
13:19Voilà, moi je souhaite avoir d'excellentes relations avec eux,
13:22et voilà, il y a peut-être un chemin à trouver,
13:25mais c'est vrai qu'on a la chance, en France,
13:28grâce à Excel Technologies,
13:30d'avoir une société qui est leader mondial en robotique sous-marine,
13:33en drone, sur des thématiques stratégiques,
13:36c'est vrai que c'est un petit peu difficile pour moi à expliquer,
13:38quand on remporte des succès à l'étranger,
13:40et que les clients ont parfois du mal à comprendre
13:42pourquoi la France n'a pas choisi notre système,
13:44c'est pour ça que j'ai bon espoir que ce soit à corriger.
13:46Oui, c'est peut-être un mal français,
13:49d'abord on préfère toujours ce qui est étranger au départ,
13:51mais on avait le sentiment que ça a évolué.
13:53Je pense qu'en France, on préfère plutôt ce qui vient des grands groupes,
13:56plutôt que ce qui vient de sociétés.
13:57Et voilà, c'est le deuxième bémol, c'est ça,
13:59c'est qu'en France, c'est plus facile d'être d'un grand groupe
14:01que d'être une ETI.
14:04C'est un problème qu'on est en train de régler,
14:06en devenant peut-être nous-mêmes un jour un grand groupe.
14:10Juste sur le fond, ces batailles navales hybrides,
14:13vous pensez que c'est un peu, entre guillemets,
14:16l'avenir des conflits futurs ?
14:20Tout à fait.
14:21Et je pense que ce qu'on a pu observer dans le conflit en Ukraine,
14:26avec l'émergence des drones sous toutes leurs formes,
14:29drones aériens énormément, on va observer également ça
14:33dans le domaine naval, puisque finalement,
14:37on arrive à faire des opérations de manière beaucoup moins coûteuse.
14:40Les moyens sont beaucoup plus rapides à déployer.
14:43Si vous voulez construire une frégate, aujourd'hui,
14:45la première frégate d'un nouveau type va prendre 7 ou 8 ans,
14:48et la deuxième prendra 5 ou 6 ans,
14:50là où nos drones peuvent être opérationnels en 18 mois,
14:53entre le moment où on passe la commande et le moment où on les livre.
14:57Ça fait des missions pour tout ce qui relève de la surveillance,
15:00de l'inspection, de la surveillance de zones,
15:03pourquoi pas même de la lutte anti-sous-marine,
15:04qui sont des budgets absolument colossaux.
15:06On arrive à remplir ces missions de manière tout à fait intéressante
15:09avec des drones, avec des moyens qui sont moins coûteux,
15:12qui ne sont pas des cibles intéressantes pour des menaces hybrides.
15:16Et ça, c'est l'analogie avec la perturbation
15:20ou la transformation qui vient des drones aériens.
15:23La différence majeure, et c'est en ce sens que je crois
15:25qu'Excel Technologies est peut-être un atout aussi
15:27pour la France et peut-être pour l'Europe,
15:30c'est que dans le domaine aérien,
15:31il y a des milliers d'entreprises qui font des drones,
15:33de toute taille.
15:35Dans le domaine naval,
15:37les acteurs que l'on est susceptible de rencontrer
15:39se comptent sur les doigts des deux mains
15:40ou peut-être même d'une main dans certains domaines.
15:42Pourquoi ?
15:43Parce que c'est beaucoup plus difficile de développer,
15:46de mettre au point des drones fiables,
15:48dans ces environnements très exigeants.
15:49Ce sont des véhicules, notre Drix par exemple,
15:52le plus gros, a des capacités transocéaniques.
15:55Il peut rester 30 jours en mer.
15:57Il faut un niveau de fiabilité absolument incroyable
16:00que vous ne développez qu'au fil des années.
16:04Et c'est en ce sens que l'avance que nous avons construite
16:07depuis des années,
16:08elle sera à mon avis difficile à rattraper.
16:10C'est ce qui explique qu'il y a finalement
16:11assez peu de concurrence aujourd'hui.
16:13Est-ce que, pardon, est-ce que si on vous disait
16:16Topla, demain, est-ce que vous avez de quoi fournir
16:20des drones pour débloquer le détroit d'Hormuz ?
16:23Vous avez de quoi ou pas ?
16:24Alors, on en a qui sont en production
16:26pour différents clients,
16:28y compris d'ailleurs dans la région du Golfe.
16:31On pourrait dépanner, apporter,
16:34parce qu'un certain nombre de nos solutions
16:36sont aérotransportables.
16:38Ça serait en soutien de marines
16:40qui souhaiteraient déminer localement.
16:42Donc oui, on pourrait apporter un soutien
16:44et quelques moyens.
16:46Il faudrait quand même, à mon avis,
16:48que la zone soit un petit peu apaisée.
16:49Oui, soit déjà sécurisée quand même.
16:52Parce que là, on était dans une situation d'urgence,
16:56comme dans le détroit d'Hormuz.
16:57Mais ce qui est intéressant aussi,
16:59dans ce que vous faites avec vos drones,
17:00c'est une manière de sécuriser
17:02des espaces maritimes.
17:04Et ça, ça peut être très utile,
17:07justement au nord des pays baltiques.
17:10Face à la Russie,
17:11ça peut être quand même
17:13quelque chose à développer
17:14d'une manière très forte, non ?
17:16Tout à fait.
17:16Que ce soit pour les mines d'ailleurs,
17:17ou pour les infrastructures sous-marines.
17:19Oui, pour les câbles par exemple.
17:20Ou pour la lutte anti-sous-marine,
17:22c'est-à-dire détecter des sous-marins ennemis.
17:25Dans tous ces cas-là,
17:26l'utilisation des drones
17:27est particulièrement adaptée.
17:28Et c'est important de le rappeler.
17:32Là, il y a beaucoup d'effervescence aujourd'hui,
17:34mais cette problématique de mine,
17:35il y a 60 pays dans le monde
17:36qui possèdent des mines.
17:38Certains en possèdent
17:38quelques milliers,
17:39comme l'Iran,
17:40d'autres quelques dizaines de milliers.
17:41C'est une menace qui est très importante
17:43et qui est asymétrique.
17:44C'est-à-dire qu'avec un moyen
17:45finalement très peu coûteux,
17:47vous provoquez des dommages
17:49ou des paralysies
17:49extrêmement contraignantes.
17:51Oui, donc ça,
17:52on voit,
17:53c'est ça qui est très intéressant.
17:54Enfin, intéressant,
17:55c'est bien parce que nous sommes
17:56dans un studio
17:58installé confortablement.
17:59Mais c'est vrai de voir
18:00l'évolution des tactiques de guerre.
18:02On l'a vu encore une fois
18:05dans le ciel,
18:06avec ces drones,
18:07en Ukraine,
18:07et puis maintenant,
18:08on le voit avec l'Iran.
18:09Et puis,
18:10ce que vous nous racontez
18:11sur ce qu'on pourrait faire
18:12de manière maritime,
18:16en fait.
18:16C'est ça qui est...
18:17Par exemple,
18:18au lieu de...
18:19Si un pays a un projet
18:21de six frégates,
18:22peut-être qu'il est plus intéressant
18:24de n'en avoir que quatre
18:25et d'acheter une centaine
18:27de drones de surface
18:27pour quadriller une zone
18:28encore plus importante.
18:30Oui, parce qu'une frégate,
18:30je crois que c'est à peu près
18:31un milliard quand même.
18:32Donc, il faut quand même
18:33quatre, cinq ans
18:34pour la développer.
18:35Tout à fait.
18:36Oui, donc on n'est pas du tout
18:37dans la même logique.
18:39Alors, en même temps,
18:40est-ce que vous ne redoutez pas,
18:42parce qu'aujourd'hui,
18:42vous disiez que vous avez
18:43un grand concurrent
18:44qui s'appelle Thalès,
18:45il y a peut-être un Suédois,
18:46mais vous n'êtes pas
18:48beaucoup d'acteurs.
18:48Vous-même, vous avez dit
18:49une main suffit
18:50à aller boiter du doigt.
18:55Mais la concurrence,
18:57elle va se développer
18:57de manière très active.
18:59Si c'est un peu
19:00la nouvelle guerre sous-marine
19:03qui arrive,
19:04la nouvelle guerre navale
19:05qui arrive.
19:06Oui.
19:06Alors, il y a effectivement,
19:07notamment aux États-Unis,
19:08des nouveaux acteurs,
19:09des types de grosses start-up
19:11qui sont extrêmement bien financées,
19:12valorisées plusieurs dizaines
19:13de milliards.
19:15Ce que je rappelais tout à l'heure,
19:17c'est que l'environnement marin
19:18a ça de particulier,
19:19qu'il est extrêmement exigeant.
19:20Si vous voulez faire des tests,
19:22tout simplement de lancement-récupération
19:24d'un drone
19:25que vous mettez à l'eau
19:26depuis un navire,
19:27il faut que le navire soit disponible.
19:29L'armée,
19:29la marine concernée
19:30va vous donner un créneau
19:31d'une semaine.
19:32Si vous ratez le premier essai,
19:34le nouveau créneau,
19:35il va être peut-être
19:35dans neuf mois.
19:36Et si la fenêtre météo
19:37n'est pas bonne,
19:38c'est encore repoussé de six mois.
19:39Ce sont ces petits détails
19:40qui font qu'il est très très long
19:41de qualifier des drones marins.
19:43Donc, la concurrence,
19:45elle arrive.
19:45Le marché est énorme.
19:46Mais je pense qu'on a
19:48une avance intéressante,
19:49au moins dans certains domaines.
19:50Oui, on voit bien
19:50qu'il y a ces nouvelles
19:51doctrines de guerre
19:52et ça peut peut-être
19:52tout busculer.
19:53Avant peut-être de passer
19:55au nucléaire,
19:56parce que là aussi,
19:57vous êtes très actif
19:58sur les nouveaux réacteurs nucléaires.
20:01Un mot quand même
20:01sur les résultats
20:02que vous avez publiés aujourd'hui,
20:04donc avec un succès en bourse
20:05qui ne se dément pas.
20:06Donc, plus 6% tout à l'heure,
20:08Antoine Alarigordi le rappelait,
20:10plus 805% en cinq ans.
20:12Là, c'est poussé
20:13parce que vous avez quand même,
20:14même si vous dites
20:15la France ne veut pas
20:16de mes drones pour l'instant,
20:17vous avez quand même
20:18un carnet de commandes incroyable
20:20et vous avez devant vous
20:23un très beau chemin quand même.
20:26Oui, et d'ailleurs,
20:27c'est très important.
20:28Les événements du moment
20:29sont intéressants
20:30parce qu'ils mettent en lumière,
20:31indépendamment du fait
20:32qu'ils sont préoccupants,
20:33mais ils mettent en lumière
20:33notre activité.
20:34On ne s'inscrit pas du tout
20:35sur des phénomènes ponctuels.
20:37C'est une tendance de fond
20:40et on était très fiers
20:41de présenter ces résultats.
20:43C'est un chiffre d'affaires
20:44en croissance de près de 30%.
20:45À combien ?
20:46À 478 millions d'euros
20:49et un EBITDA
20:50qui dépasse pour la première fois
20:51les 100 millions
20:52en croissance de 40%.
20:53Donc, ce sont des croissances
20:54très fortes pour une entreprise
20:55qui commence à...
20:55Et un carnet de commandes ?
20:57Le carnet de commandes,
20:58c'est plus d'un milliard,
20:59un milliard cent
21:00de carnet de commandes
21:01qui nous donnent
21:01une bonne visibilité
21:02et surtout,
21:03les tendances,
21:04je pense,
21:05ont plutôt tendance
21:06tendance porteuse,
21:07ont plutôt tendance
21:07à s'encentuer.
21:08C'est-à-dire que
21:08les dépenses de défense
21:10vont continuer à augmenter
21:11mais au sein
21:12de ces dépenses de défense,
21:13je pense qu'une part
21:14de plus en plus importante
21:15va aller vers les applications
21:17robotiques, drones.
21:19Juste un point,
21:19ça fera le lien
21:20avec le nucléaire.
21:21Donc, je disais,
21:22vous faites un carton en bourse.
21:24Est-ce que c'est plutôt
21:25l'activité X-Mail
21:31qui vous booste
21:33ou alors c'est plutôt
21:35Calogena
21:35qui est la voie de filière nucléaire ?
21:37Très important,
21:39Excel technologique
21:40dont on vient de parler
21:41sur les drones,
21:42les systèmes de drones,
21:43la navigation
21:43est la seule société cotée.
21:45Calogena
21:46est une entreprise privée.
21:48Donc, il ne faut surtout
21:49pas de confusion avec ça.
21:51Mais au niveau du groupe gorgé alors ?
21:53Alors, au niveau du groupe gorgé,
21:54on va dire que
21:55le groupe familial
21:57que j'ai l'honneur de diriger
21:58se préoccupe
22:00de sujets de souveraineté.
22:02Donc, c'est la défense.
22:04C'est aussi le nucléaire
22:05et l'énergie.
22:07Et donc,
22:08qu'est-ce qui est le plus porteur ?
22:12Alors, en termes de chiffre d'affaires
22:13et de rentabilité,
22:15indéniablement,
22:15c'est Excel technologie.
22:16Calogena, c'est un projet
22:20qu'un groupe tel que le nôtre
22:21peut porter
22:22mais qui s'inscrit
22:22sur le très long terme.
22:24C'est un projet extrêmement ambitieux
22:26que je peux...
22:27On va rentrer dedans, bien sûr.
22:28Oui.
22:30Donc, en termes de visibilité,
22:32ça existe
22:32puisqu'on a...
22:33Je pense qu'on est
22:33un des meilleurs projets français
22:35si ce n'est à un niveau plus large.
22:37En termes de chiffres,
22:38c'est encore...
22:39Sauf peut-être pour les dépenses,
22:41mais sinon...
22:42Alors, Calogena,
22:44c'est donc la construction
22:45de petits SMR.
22:47Ces petits réacteurs,
22:49je le disais,
22:49les vôtres,
22:50ils sont à destination
22:51de production de chaleur
22:52et non pas d'électricité.
22:54D'abord, pourquoi ?
22:55Parce qu'a priori,
22:56les SMR seraient plutôt
22:57pour dédier à l'électricité.
22:59de la production d'électricité.
23:00Pourquoi vous avez fait ce choix ?
23:02Un choix technologique ?
23:03J'ai un avis assez tranché là-dessus
23:06pour deux raisons.
23:07Tout d'abord,
23:08un petit réacteur
23:09qui produit de l'électricité
23:10va avoir à peu près
23:12les mêmes équipements
23:12qu'un gros,
23:13qu'un EPR.
23:15Souvent un générateur de vapeur,
23:16une conversion d'énergie.
23:19Sauf qu'il ne va pas bénéficier
23:21des effets d'échelle.
23:22Donc, selon moi,
23:23c'est quasiment la même difficulté
23:25de construction,
23:26de certification
23:26en termes de nombre d'équipements
23:28et du coup d'aléas
23:29sur les coûts
23:30et les délais de construction
23:31sans bénéficier
23:32de l'effet d'échelle.
23:34Première chose.
23:34Deuxième chose,
23:35un certain nombre de SMR
23:36sont envisagés
23:37pour des applications
23:38industrielles locales.
23:39Par exemple ?
23:40Par exemple,
23:41on parle beaucoup
23:42des data centers
23:42ou dans d'autres cas
23:44pour des applications
23:45pour alimenter
23:45les grands sites industriels.
23:48Pour des aéroports,
23:50pourquoi pas ?
23:50Je ne vois pas
23:51les besoins d'électricité
23:53particuliers des aéroports
23:54mais peut-être
23:55pour la chaleur,
23:55je ne sais pas.
23:57La difficulté,
23:58c'est que si vous vous adressez
23:59à des clients industriels,
24:00le nucléaire,
24:01c'est compétitif
24:03mais les CAPEX,
24:04c'est-à-dire
24:04les investissements initiaux
24:05sont très coûteux
24:06et donc il faut
24:07que votre industriel
24:08soit tellement sûr
24:09qu'il aura encore
24:10les mêmes besoins
24:11dans 30 ans
24:11pour qu'il soit prêt
24:12à contre-garantir
24:13les gens
24:14qui vont financer
24:14l'installation.
24:15C'est pour ça
24:16que le choix
24:17de la chaleur
24:18et j'en ai pour
24:19deux minutes
24:20mais pas plus
24:23on fait de la chaleur
24:24basse température
24:25pour une seule application
24:26les réseaux
24:27de chauffage urbain.
24:28Pourquoi ?
24:28Parce que 40%
24:29de l'énergie
24:30consommée en Europe
24:30c'est de la chaleur
24:31et cette chaleur
24:33elle est à 90%
24:34émettrice de CO2
24:35parce qu'on brûle
24:36des choses
24:37pour se chauffer
24:37et ces choses
24:39que l'on brûle
24:40du fioul,
24:41du gaz,
24:41du charbon,
24:41du bois
24:42en général
24:42sont importées
24:43donc ça n'est pas souverain.
24:45Donc cette approche
24:46du nucléaire
24:46pour fournir de la chaleur
24:47permet d'avoir
24:48de la chaleur compétitive,
24:50souveraine
24:50et décarbonée.
24:5230 MWh
24:53par SMR
24:55c'est ça ?
24:55Vous dites pour
24:56alimenter
24:5720 000 foyers
24:58pendant 60 ans
24:59donc ça veut dire
24:59que c'est quand même
24:59assez longue période.
25:02Vous avez
25:03levé 100 millions d'euros
25:04dont 48 millions
25:06qui sont
25:06c'est l'État
25:07pour le coup
25:07qui vous apporte
25:08cet argent
25:09donc l'État
25:09fait quand même
25:09quelque chose
25:10pour le groupe
25:10Borgé
25:10vous êtes d'accord ?
25:12Est-ce que
25:14le top départ
25:15a été vraiment donné
25:17lors de ce conseil
25:18de politique nucléaire
25:19le 12 mars dernier ?
25:20C'est plutôt
25:21le lancement
25:21de la deuxième étape.
25:22On avait eu
25:22une première phase
25:23de subvention
25:24de 5,2 millions.
25:26C'est un groupe
25:28Borgé
25:28qui finance
25:29jusqu'à maintenant
25:30ce développement
25:30et on a
25:33du fait
25:34de l'avancement
25:34des progrès
25:35et du potentiel
25:37commercial
25:37qui semblait important
25:38on a été sélectionné
25:39parmi les deux projets
25:41qui sont jugés
25:42les plus prometteurs
25:43à ce stade
25:43et suffisamment avancés
25:44pour bénéficier
25:45de la deuxième phase
25:45du plan France 2030
25:46réacteur innovant
25:47et donc effectivement
25:48un mix de subventions
25:50et d'aides
25:50à hauteur de 48 millions.
25:52Et donc ça
25:53ça va vous servir
25:55pour le développement
25:56de ces SMR ?
25:58Vous dites
25:58on est dans une deuxième phase
25:59mais une phase
26:00de production
26:01est-ce que
26:01juste
26:02est-ce que vous avez
26:03c'est pour quand
26:03c'est de quoi
26:04c'est 2030
26:04c'est 2000
26:05le premier
26:07le premier de série
26:08pourrait débuter
26:09sa construction
26:10en 2029
26:10d'accord
26:11aujourd'hui
26:12c'est un
26:12à la fois
26:13il y a de très quand
26:142032
26:15d'accord
26:17aujourd'hui
26:18ces 100 millions
26:19qui sont composés
26:19à la fois
26:20d'aides de subventions
26:20et d'une levée de fonds
26:22que nous avons bouclé
26:23à laquelle
26:24groupe Borgé
26:25reste le premier souscripteur
26:28va permettre
26:29de finaliser
26:29ce qu'on appelle
26:30l'avant projet détaillé
26:31mais en parallèle
26:32et c'est ça
26:33la particularité
26:33de notre situation
26:34c'est que nous répondons
26:35déjà
26:35à des sollicitations
26:37et même
26:37un appel d'offres
26:38qui à ma connaissance
26:40est unique
26:40puisque la ville
26:41d'Helsinki
26:41a décidé
26:42de lancer
26:43un appel d'offres
26:44pour se chauffer
26:45au nucléaire
26:46ils ont besoin
26:46de l'équivalent
26:47de 15
26:47de nos modules
26:48donc c'est un marché
26:49potentiellement colossal
26:50l'équivalent
26:51d'à peu près
26:52un milliard et demi
26:52pour se chauffer
26:53au nucléaire
26:54et vous dîniez
26:55à la table
26:55du maire d'Helsinki
26:56non
26:56à l'Elysée
26:57l'autre jour
26:58c'est plutôt
26:59notre client
27:00effectivement
27:00que nous avions
27:01essayé d'inviter
27:02avec succès
27:03à l'Elysée
27:04parce qu'en fait
27:04finalement
27:05ce que l'on vend
27:06à un client
27:07que ce soit
27:08Helsinki
27:08ou d'autres villes
27:09d'autres pays
27:11d'Europe
27:13c'est pas uniquement
27:14une très bonne
27:15technologie
27:15prometteuse
27:16etc
27:16c'est aussi
27:16tout l'écosystème
27:17et c'est même
27:18plus largement
27:19la relation
27:20avec un pays
27:21pendant des dizaines
27:22d'années
27:23deux questions
27:24encore
27:24pour finir
27:26Raphaël Gorgé
27:26est-ce que
27:27ces technologies
27:27vous les développez
27:28en France
27:29chez vous ?
27:30100%
27:30en France
27:31chez nous
27:31sur des technologies
27:32français
27:32des ingénieurs
27:33français
27:33tout ce qu'il y a
27:34produit en France
27:35tout à fait
27:35vous êtes
27:37est-ce que par exemple
27:38sur les SMR
27:39vous avez un contact
27:40avec EDF
27:41ou pas
27:41ou vous considérez
27:42que
27:44vous considérez
27:45que vous êtes trop petit
27:46vous n'êtes pas
27:46dans son spectre
27:47non non
27:47je pense qu'on est
27:48tout à fait
27:49identifié par EDF
27:50et je dirais
27:50qu'il nous regarde
27:51avec bienveillance
27:53mais
27:55à ma connaissance
27:56EDF
27:57ne développe pas
27:57de produits
27:59concurrents
27:59de la même taille
28:00ou pour cette application
28:01non non bien sûr
28:01mais en mettant le fait
28:02d'avoir des nouvelles
28:02technologiques
28:03très bien accueillis
28:04dans l'écosystème
28:05que ce soit EDF
28:06Orano
28:07Framatome
28:07et d'ailleurs
28:09Framatome pourrait nous
28:10fournir le combustible
28:11que l'on propose
28:12à la Finlande
28:13donc tout ceci
28:13fonctionne très bien
28:14en conclusion
28:15c'est difficile
28:16d'être quand même
28:16une ETI en France
28:17familiale
28:18parce que c'est
28:19c'est quand même
28:20les fleurons
28:20de l'industrie française
28:22donc est-ce que
28:23vous trouvez
28:23qu'on n'est pas
28:24très aidé ?
28:25Non non
28:25moi je trouve
28:26qu'on est bien aidé
28:28et notamment
28:28sur ce sujet nucléaire
28:29l'Etat nous accompagne
28:30on a été même soutenu
28:31depuis le début
28:32et sur la défense
28:33je me plaignais
28:34sur un contrat précis
28:35mais on est aussi
28:36tout à fait bien identifié
28:37dans l'écosystème
28:38dans la fameuse BITD
28:39dont on entend
28:40beaucoup parler
28:41non non
28:42moi je suis très content
28:43de développer ce groupe
28:44en France
28:45sur des sujets
28:45parce que vous êtes
28:46assez unique
28:46le groupe Gorgé
28:47c'est assez unique
28:49oui
28:50oui
28:50non non
28:51mais quand je dis ça
28:52c'est sur le plan technologique
28:53en plus
28:53sur des créneaux
28:55qui en général
28:56sont plutôt développés
28:58par des grands groupes
28:59on a la chance
29:00d'avoir à la fois
29:01la taille suffisante
29:01pour porter des projets
29:02très ambitieux
29:04les ressources financières
29:06mais aussi une certaine agilité
29:07qui nous permettent
29:07d'aller plus vite
29:09vous disiez
29:10peut-être que je vais donner
29:11un grand groupe
29:12moi aussi
29:13c'est une parole en l'air
29:15ou c'est une ambition
29:16non il suffit d'attendre
29:17aujourd'hui je vois très bien
29:20je vois très bien
29:20comment nos marchés actuels
29:22vont nous emmener
29:23à au moins un milliard
29:26et peut-être plusieurs
29:27on voyait que Calogéna
29:28c'est quand même fort
29:29d'une société que l'on crée
29:31la première commande
29:32à laquelle elle répond
29:33c'est potentiellement
29:34un milliard et demi
29:36incroyable l'entreprise
29:37merci beaucoup
29:38en tout cas on comprend
29:39pourquoi vous faites
29:39un carton en bourse
29:40merci beaucoup Raphaël Gorgé
29:42d'avoir été avec nous
29:43d'avoir été aussi réactif
29:44merci beaucoup
29:45dans un instant
29:46on se posera la question
29:47est-ce que la France
29:48a les moyens de développer
29:49ce porte-avions
29:49qui coûte quand même
29:5010 milliards
29:51on verra si
29:52avec le choc pétrolier
29:54est-ce qu'il faut revoir
29:54nos hypothèses de croissance
29:55on va en parler avec
29:56Nicolas Bouzou
29:57économiste
29:58le patron d'Asterès
29:59et Ludovic de Sauté
30:00directeur de l'Église
30:01à la tribune
30:01à tout de suite
30:03BFM Business
30:04et la tribune
30:04présente
30:07le 18-19
30:09d'Edwige Chevrillon
30:13vous êtes bien
30:14dans le 18-19
30:15avec mes invités
30:16pour le débat
30:17Nicolas Bouzou
30:17économiste
30:18président fondateur
30:19d'Asterès
30:20bonsoir Nicolas
30:21merci d'être là
30:22face à vous
30:23à côté de vous
30:23Ludovic de Sauté
30:24mon confrère de la tribune
30:26directeur délégué
30:26de la tribune
30:27bonsoir
30:28Ludovic
30:28merci d'être là
30:29beaucoup de questions
30:30à voir avec vous
30:31je ne sais pas si
30:31peut-être vous avez préparé
30:33vos boules de cristal
30:33pour voir
30:34parce qu'on va évidemment
30:35voir un peu
30:35quel scénario
30:36économique
30:37avec ce qui se passe
30:38on voit que de nouveau
30:39le pétrole
30:39a largement franchi
30:41la barre des 100 dollars
30:42qu'est-ce qui va se passer
30:43mais avant j'avais une question
30:44parce que ça nous a occupé
30:45cet après-midi
30:46on a écouté bien sûr
30:47le président Macron
30:48parler de
30:49le France libre
30:50ce nouveau porte-avions
30:5110 milliards d'euros
30:53sur la table
30:5414 000 emplois
30:55à terme quand même
30:56mais est-ce qu'on a
30:57les moyens Nicolas
30:58de s'offrir
30:58un deuxième porte-avions
30:59on a absolument
31:01les moyens
31:01de s'offrir
31:01un deuxième porte-avions
31:03vous les trouvez où ?
31:03ces 10 milliards d'euros
31:04sur 20 ans
31:06quelque chose comme ça
31:07donc c'est quand même
31:07très amorti dans le temps
31:102038
31:10il succédera
31:11au Charles de Gaulle
31:13pardon
31:13en 2038
31:14mais de toute façon
31:15si on n'est pas capable
31:16dans un pays comme la France
31:17de trouver 10 milliards d'euros
31:18pour protéger notre défense
31:20et en plus
31:20quand même en partie
31:21la composante nucléaire
31:22de notre défense
31:23c'est vraiment
31:25la fin du monde
31:26et en fait
31:26ce sont des arbitrages
31:27de finances publiques
31:28trouver 10 milliards d'euros
31:29quand vous avez une dépense publique
31:31de 1700 milliards d'euros
31:32même si vous ne voulez pas
31:33toucher aux impôts
31:33même si vous ne voulez pas
31:34toucher aux déficits
31:35en réalité
31:35c'est très facile
31:36surtout étalé comme ça
31:38donc non non
31:38je pense que
31:39c'est évidemment
31:40qu'il fallait absolument
31:41faire cette dépense
31:43vous l'avez rappelé Edwige
31:44je pense qu'en plus
31:45du point de vue économique
31:47au-delà des aspects
31:48liés à la défense
31:49qui sont les plus importants
31:50mais du point de vue économique
31:51c'est quand même
31:52des centaines d'entreprises
31:53qui vont travailler
31:53800
31:54800 entreprises
31:55qui vont travailler
31:56pendant des années
31:57pour une infrastructure
31:58qui est vraiment
31:59ce qui va se faire
32:00de mieux
32:01en matière
32:02de technologie
32:04donc c'est absolument
32:05fantastique
32:06et donc je pense
32:07que c'est un excellent
32:08investissement
32:09et en tout cas
32:09moi je suis
32:10à fond derrière ça
32:11et accessoirement
32:12je trouve que France Libre
32:13en plus
32:14c'est parfaitement bien
32:16la filiation du général
32:17ça vous plaît
32:17ça me plaît beaucoup
32:19vous savez
32:19je viens de sortir
32:21un livre d'histoire de France
32:22et donc cette idée
32:23de la France Libre
32:24me va droit au cœur
32:25Ludovic de Sautet
32:27est-ce que vous estimez
32:29remarquable journaliste économique
32:30que la France a les moyens
32:32à chaud quand il y avait
32:33eu l'annonce
32:34parce que je me rappelle
32:34Emmanuel Macron
32:35avait confirmé
32:36en fin d'année dernière
32:37au moment même
32:37où on apprenait
32:38qu'il n'y aurait pas de budget
32:39pendant la fin d'année
32:40la déclaration
32:41n'avait pas été subtile
32:42je suis d'accord avec Nicolas
32:44mais
32:44j'ajoute juste un point
32:45c'est que
32:47je préférais être
32:48dans un pays
32:49qui a la capacité
32:50à financer deux porte-avions
32:51en fait
32:51parce que c'est un peu
32:52la limite
32:53Nicolas en train de dire
32:54mais on en a encore un
32:55oui
32:56sauf qu'on est en train
32:57de construire celui
32:58qui va remplacer
32:59l'unique qu'on a
33:00et un porte-avions
33:01ne peut pas naviguer
33:02en permanence
33:03il y a des moments
33:04où il doit rentrer
33:06en entretien
33:07en réparation
33:07et j'allais dire
33:08quelque part
33:09on croise notre situation
33:10en la budgétaire
33:11notre réalité
33:11nos marges de manœuvre
33:12et c'est une réalité
33:13c'est à dire qu'aujourd'hui
33:14pour peser dans le monde
33:15qui est en train de se dessiner
33:16il faudrait en permanence
33:17avoir une capacité
33:19d'avoir un porte-avions en action
33:20le porte-avions
33:21Charles de Gaulle
33:22qui a pris la route
33:23vers la Méditerranée
33:24il a été obligé
33:26de quitter
33:27une zone d'entraînement
33:28qui était prévue
33:29sur une opération
33:29en Arty
33:30tout se fait
33:30aux dépens d'eux
33:32et
33:33je lance un grand appel
33:34aux politiques
33:36construisez-nous
33:36un budget digne
33:37de ce nom
33:37qui permet à avoir
33:38la France
33:39de faire des choses
33:39on va construire
33:40on va construire
33:41évidemment
33:42juste quand même
33:42un mot
33:43je suis entièrement d'accord
33:45mais on dit toujours
33:45en France tout va mal
33:46c'est vrai qu'il y a
33:47des tas de choses
33:48qui vont pas
33:48mais enfin
33:48ce secteur de la défense
33:50c'est quand même
33:51absolument extraordinaire
33:52là on parle du porte-avions
33:53ce porte-avions
33:54il va pouvoir emporter
33:55je sais pas
33:55des dizaines d'avions
33:58c'est un porte-avions
33:59c'est ça le principe
34:01mais l'extraordinaire succès
34:02du Rafale par exemple
34:03enfin je veux dire
34:04dont on n'a pas
34:05à mon avis suffisamment parlé
34:06suite au déplacement
34:07du président de la république
34:08en Inde
34:09mais pas seulement
34:10donc on a quand même
34:11en France
34:13mais il a raison
34:13c'est fantastique
34:15on a un secteur
34:15de la défense
34:17qui est incroyablement
34:18compétitif
34:19enfin qui marche
34:20formidablement bien
34:20donc ça c'est extraordinaire
34:21pour la France
34:22et pour l'Europe
34:23tiens ce qui fera peut-être
34:23le lien entre vous deux
34:24après j'ai une autre question
34:25bien sûr
34:25vous avez écouté
34:26le président Macron
34:27tout à l'heure
34:27il a dit
34:28parce que l'industrie
34:30de la défense
34:30c'est vrai qu'on a quand même
34:31des leaders
34:32absolument incroyables
34:33mais quand vous les interrogez
34:35souvent off
34:36ils vous disent
34:37moi j'aime bien
34:38d'accord
34:38on est peut-être en économie de guerre
34:39mais enfin on n'a rien
34:40l'État ne nous donne pas d'argent
34:42il y a 8 milliards justement
34:43qui restent encore
34:45restent à charge
34:45comme on dit
34:46vous avez entendu la petite phrase
34:47de Emmanuel Macron
34:48qui dit
34:48attendez
34:49n'attendez pas la signature
34:51des commandes
34:51nous honorons toujours
34:53nos commandes
34:53des manières de dire
34:54si sûr
34:55vous inquiétez pas
34:55on va vous payer
34:56mais en même temps
34:57on peut comprendre
34:57les industriels
34:58oui parce qu'en plus
34:59le président de la république
35:00ne répond pas
35:01à la question implicite
35:02des industriels
35:03c'est-à-dire que la question
35:03implicite des industriels
35:04c'est pas
35:05est-ce qu'on sera payé un jour
35:06c'est est-ce que l'État
35:08est capable
35:09de nous aider
35:10en matière de trésorerie
35:11et là
35:12l'État est très mauvais
35:13et en fait
35:13l'État est mauvais
35:14à deux titres
35:16il est mauvais là-dessus
35:17mais il est mauvais aussi
35:18sur
35:20comment dire
35:20la complexité
35:22les appels d'offres
35:22etc
35:23c'est-à-dire qu'on n'est pas aussi
35:24en économie de guerre
35:25dans la mesure
35:25où on n'a pas fait
35:26le plan de simplification
35:28qui devrait être justifié
35:30il faudrait faire
35:30en matière de défense
35:31ce qu'on a fait
35:32en matière de Jeux Olympiques
35:34ou pour la reconstruction
35:35de Notre-Dame
35:35c'est-à-dire simplifier
35:37massivement les procédures
35:39pour fluidifier
35:40parce que les industriels
35:41ils m'expliquent ça
35:42fluidifier
35:44les rapports
35:45et les procédures
35:45entre le ministère
35:46de la Défense
35:47et les industriels
35:48ça ça n'a pas été fait
35:50il y a un besoin de choc
35:51pour aller dans le sens
35:52de Nicolas
35:53il y a un besoin de choc
35:54aujourd'hui
35:54dans l'industrie de la Défense
35:55c'est vrai que c'est
35:56un joyau français
35:58l'industrie de la Défense
35:59et un joyau
36:00qui prend de la valeur
36:01dans un monde
36:01qui est extrêmement polarisé
36:03où si on est dépendant
36:05des Etats-Unis
36:05ou de la Chine
36:06au plan de la Défense
36:07c'est se mettre
36:08quand même
36:08dans une souveraineté
36:09qui n'existe plus
36:09c'est la réalité
36:10et évidemment
36:12il faut le mesurer
36:13beaucoup de percées
36:14technologiques
36:15qu'on a connues
36:16ces dernières décennies
36:17sont issues directement
36:18de l'industrie de la Défense
36:19c'est pas juste
36:20des missiles
36:20après on a la faiblesse
36:22c'est la réunion de crise
36:23qui a été annulée
36:24mais le problème reste
36:25la même
36:26c'est la réunion
36:26qui devait avoir lieu
36:29initialement
36:29mardi
36:30c'est-à-dire hier
36:31on a déjà des problèmes
36:32de stock de missiles
36:33suite à nos interventions
36:34au Moyen-Orient
36:35c'est-à-dire que
36:36il y a un moment
36:37cet effort
36:38va demander
36:38un alignement
36:39une fluidité réelle
36:40un accompagnement
36:41il faut un choc
36:42c'est-à-dire qu'il faut
36:43appliquer une méthode
36:44Draghi dans la Défense
36:45en fait
36:46la question qu'on peut se poser
36:48quand même
36:48c'est parce qu'on voit bien
36:49que les doctrines de guerre
36:50elles évoluent extrêmement rapidement
36:52j'en parlais tout à l'heure
36:53avec mon invité Raphaël Gorgé
36:54donc il fait ses drones sous-marins
36:57et donc on voit
36:58que là on a parlé
36:59on a découvert
37:00en Ukraine
37:01maintenant en Iran
37:01je veux dire
37:02la vélocité
37:04de ces drones
37:05et puis c'est une guerre
37:07qui ne coûte pas cher
37:08parce que ça coûte
37:08beaucoup moins cher
37:09que d'avoir
37:10des porte-avions
37:11ma question c'est
37:13est-ce qu'on a encore
37:13besoin de porte-avions
37:14est-ce que
37:15la doctrine de guerre
37:16évolue en si vite
37:17est-ce qu'on en a vraiment
37:19besoin encore
37:20demain après demain
37:21on a besoin des deux
37:22on a absolument besoin
37:23des deux
37:23on a vraiment besoin
37:24d'un porte-avions
37:25parce que je le disais
37:26déjà on a besoin
37:26de se défendre
37:28et puis on est
37:29une puissance nucléaire
37:30donc on a absolument besoin
37:32d'avoir cette force
37:33de projection
37:33qui peut aller
37:34partout dans le monde
37:35donc c'est un très bon investissant
37:36et en même temps
37:37bien évidemment
37:38vous avez tout à fait raison
37:39on a besoin
37:40de produire des drones
37:40et en matière de drones
37:42deux choses comptent
37:43c'est-à-dire qu'il y a
37:44l'aspect technologique
37:45sur lequel on est très bon
37:46en France
37:46mais il y a aussi
37:47une question de quantité
37:48et là on en revient
37:50à des questions
37:52qu'on n'a pas beaucoup
37:53traitées dans le secteur
37:54de la défense
37:54ces dernières années
37:55c'est-à-dire qu'on a fait
37:57on a des capacités
37:59de conception
38:00qui sont absolument
38:01exceptionnelles
38:02mais il faut aussi
38:02qu'on soit capable
38:03de produire
38:04beaucoup et vite
38:04et ça ça demande
38:05parfois tout simplement
38:07des usines
38:08vous voyez pour faire
38:09des munitions
38:09pour faire des drones
38:10il faut faire des usines
38:11oui mais je ne fais pas
38:13qu'enfoncer une porte ouverte
38:14parce qu'il faut
38:14de la quantité
38:15et donc il faut aussi
38:17simplifier
38:19donc il faut aussi simplifier
38:21la capacité de nos industriels
38:22à étendre des capacités
38:24de production
38:24à étendre leurs usines
38:25à faire de nouvelles usines
38:26votre question
38:27est intéressante
38:28parce que
38:30vraiment
38:30c'est-à-dire dans le sens
38:31où peut-être
38:32que le porte-avions
38:33tel qu'on l'imagine
38:34tel qu'il est présenté
38:35aujourd'hui
38:36en arrivant en 2038
38:37quand on devra
38:38le croiser
38:39peut-être que le monde
38:40aura changé
38:41et peut-être que
38:42ce sera des drones
38:43en partie qui décolleront
38:44du porte-avions
38:46maintenant un porte-avions
38:47aujourd'hui
38:47et d'ailleurs on l'a vu
38:48dans la séquence
38:49du Moyen-Orient
38:50ces dernières semaines
38:51c'est aussi
38:52un outil diplomatique
38:53c'est pas uniquement
38:54un outil militaire
38:55c'est-à-dire que
38:56la France
38:56pour l'instant
38:57ils n'ont pas servi
38:58à grand-chose
38:58ni l'américain
38:59ni le français
39:00la position de la France
39:02quand on voit
39:03la difficulté
39:04qu'a eu le Royaume-Uni
39:05à appareiller
39:05un avion
39:06pour l'envoyer à Chypre
39:07oui mais en fait
39:08on est rentré dans ce monde-là
39:11c'est-à-dire que la France
39:13tant mieux pour nous
39:14collectivement
39:15encore cette capacité
39:16à se projeter
39:17certes on est
39:18dans quelque chose de symbolique
39:19mais pas que
39:19puisque les rafales
39:21interviennent quand même
39:21à haute dose
39:22la preuve c'est qu'on est tendu
39:23sur les missiles
39:23et qu'on est en train
39:24de défendre nos alliés
39:26de la zone
39:26donc on a une action
39:27quand même parapluie
39:28et on est présent
39:29sur une mission
39:30assez précise
39:31mais c'est un outil précieux
39:33que la France
39:34est en train de bâtir
39:34il y a un point
39:35rapidement
39:36j'en ai déjà parlé ici
39:37mais parce que ça m'a frappé
39:37je discutais avec
39:39un industriel allemand
39:40qui disait oui
39:42pour l'instant
39:42on a leadership
39:43quand même
39:43en termes d'industrie défense
39:44mais les allemands
39:45eux ils mettent 100 milliards
39:46sur la table
39:47et ils veulent
39:47ils veulent être
39:49les leaders
39:49sur l'industrie défense
39:51pourquoi ?
39:51parce qu'ils ont un problème
39:53avec l'industrie automobile
39:54donc c'est sûr
39:55que l'industrie défense
39:56c'est l'industrie
39:56qui rapporte le plus d'argent
39:57aujourd'hui
39:58et qu'ils sont en train
40:00de se doter d'une armée
40:02et donc de s'équiper
40:03très fortement
40:04et eux
40:05pour eux
40:05il n'est pas question
40:06de laisser leadership
40:07aux français
40:08quitte à aller chercher
40:09des technologies
40:10qu'ils n'ont pas
40:11avec les américains
40:12c'est quand même
40:12un gros problème
40:13non ?
40:13oui c'est un gros problème
40:14ça montre vraiment
40:15que les allemands
40:16ce n'est pas vraiment
40:16nos copains
40:17bah écoutez
40:17en tout cas
40:18sur cette question
40:18de la défense
40:19en effet
40:19ça fait maintenant
40:20plusieurs années
40:21que c'est ambigu
40:22et je pense que c'est
40:23une erreur stratégique
40:25on le voit sur le scaf
40:26ils veulent le leadership
40:28oui oui
40:29enfin bon
40:30écoutez
40:31je suis un peu partagé
40:32sur cette affaire
40:33de scaf
40:35parce qu'en fait
40:36l'avion du futur
40:37très honnêtement
40:38je déteste le nationalisme
40:40voilà
40:41enfin
40:41l'avion du futur
40:42franchement
40:43on est parfaitement
40:43capable de le faire
40:44en France
40:45et on est capable
40:46de le faire
40:46tout seul
40:47et Dassault
40:47est parfaitement
40:48capable de le faire
40:49donc je suis très heureux
40:50plus on fait de choses
40:51avec les allemands
40:52mieux c'est
40:52mais si nos amis allemands
40:53ne veulent pas
40:54faire de choses avec nous
40:55l'avance dans ces sujets-là
40:56sur ces sujets-là
40:57elle est française
40:57pour l'instant
40:58après
40:59cette divergence
41:00est presque historique
41:01là on la converse
41:02ah oui mais ils se renforcent
41:04oui mais
41:04on l'a croisé
41:07sur l'industrie automobile
41:08on l'a croisé
41:08sur les exportations chinoises
41:10on l'a croisé
41:10en plein de domaines
41:11où l'ambiguïté allemande
41:13et j'allais dire
41:13le nombrilisme allemand
41:14dans la réflexion
41:15on sait qu'il est assez fort
41:17dans la position européenne
41:18maintenant
41:19j'allais dire
41:19si la France
41:20je suis entièrement d'accord
41:21avec Nicolas
41:22via Dassault
41:23a toutes les capacités
41:24de concevoir
41:25l'avion du futur
41:26les allemands
41:27s'ils souhaitent le faire
41:28à leur sauce
41:29ils le feront
41:29à leur sauce
41:30et c'est peut-être
41:31pas plus mal
41:31qu'il y ait 2 ou 3 avions européens
41:33in fine
41:33après tout
41:34en tout cas
41:34c'est ce que disait
41:35Eric Trappier ici même
41:36il a dit
41:37moi je peux très bien
41:38développer tout
41:39mon nouvel
41:39la France peut le faire
41:41j'ai les moyens
41:42on va parler
41:43dans un instant
41:44du budget
41:45en disant
41:45je sais bien
41:46que c'est un peu utopique
41:47parce que refaire un budget
41:48aujourd'hui
41:48surtout personne n'a envie
41:49de revivre la séquence
41:50qu'on a traversée
41:51mais un petit point
41:52quand même
41:53vous avez publié
41:54une tribune aujourd'hui
41:56étonnante sur les municipales
41:57alors pas question
41:58de parler des municipales
41:58mais vous dites
41:59attention ça
42:00c'est à propos de Toulouse
42:01vous dites
42:02l'association entre
42:04LFI
42:05l'EPS
42:06et la gauche
42:07c'est un danger
42:08pour la filière
42:09aéronautique française
42:11ça mérite
42:12une petite explication
42:13peut-être
42:13oui mais enfin
42:14c'est extrêmement simple
42:15Toulouse
42:16c'est la capitale européenne
42:17de l'aéronautique
42:19civile
42:19de la défense
42:20et de l'aérospatiale
42:21c'est un joyau
42:23absolument extraordinaire
42:24on est d'accord
42:24mais Toulouse a été
42:25longtemps à gauche
42:26avant Jean-Luc Maudin
42:26vous voyez
42:27oui mais d'accord
42:28mais là c'est une gauche
42:29qui est très particulière
42:31je ne vais pas rentrer
42:31en détail
42:31mais chacun comprend
42:33ce que je veux dire
42:33les LFistes
42:35et les écologistes
42:36décroissants
42:37qui détestent l'avion
42:38les écologistes
42:39détestent l'avion
42:40à la tête
42:41de la capitale
42:42européenne
42:43de l'aéronautique
42:44et en plus
42:45Toulouse
42:45c'est la ville
42:46qui a vu naître
42:47l'aéronautique
42:48c'est la ville
42:48c'est la ville
42:48de l'aéropostale
42:49mais même avant
42:51dans les années 20
42:51c'est la ville
42:52de la Técoère
42:53de l'aéropostale
42:54c'est de Toulouse
42:55que décollait
42:55Saint-Exupéry
42:56Guillaumet
42:57Mermoz
42:58etc
42:58vous voyez
42:59donc c'est quelque chose
43:00qui me semble
43:02extrêmement dangereux
43:03je voudrais aussi
43:04sauter sur l'occasion
43:05Edwige Chevriand
43:06si vous m'y autorisez
43:07pour dire que
43:07j'ai vu là
43:08que le MEDEF
43:09et la CPME
43:10avaient donné
43:12en quelque sorte
43:13des consignes de vote
43:14à Toulouse
43:16mais moi je regrette
43:17que les dirigeants
43:18d'entreprise
43:19arrivent toujours
43:20un peu
43:21après la bataille
43:22je vous le dis
43:22comme je le pense
43:23et je souhaiterais
43:24que les dirigeants
43:25d'entreprise
43:26leurs représentants
43:27soient beaucoup plus présents
43:29dans les médias
43:29alors ils le sont ici
43:30mais on est sur une chaîne
43:31économique
43:31mais je souhaiterais
43:32qu'ils soient beaucoup plus présents
43:33dans les médias
43:33pour expliquer
43:34le rôle de l'entreprise
43:36pour expliquer des choses
43:37extrêmement simples
43:38il y en a un
43:39qui l'a fait
43:39et qui l'a fait encore
43:40là au Sénat
43:41c'est Olivier Andriès
43:42le patron de sa fond
43:43il avait dit sur
43:44même plateau
43:45en disant
43:46moi c'est simple
43:46je n'irai plus
43:47dans une ville
43:48dirigée par des écologistes
43:50CF
43:50qui s'est passé
43:51avec son usine
43:52à Rennes
43:53bon finalement
43:54ils ont trouvé un accord
43:55etc etc
43:56mais donc
43:56il y en a quand même
43:57qui monte au créneau
43:58mais est-ce que c'est leur rôle
43:59oui c'est parfaitement leur rôle
44:01l'entreprise est attaquée
44:03comme jamais
44:03et donc c'est parfaitement leur rôle
44:05et il y a un moment
44:06pardonnez-moi
44:06je vous le dis vraiment
44:07comme je le pense
44:07où il faut être courageux
44:08voilà
44:09et donc il faut sortir
44:10sur le budget
44:11on a quand même entendu
44:12des Patrick Pouyanné
44:13il y a parlé du délire fiscal
44:14on a quand même vu
44:15des Florian Ménégo
44:16on en a quand même vu certains
44:18ils sont arrivés
44:19assez tard
44:19un peu tard
44:20honnêtement
44:21et surtout
44:22ils n'ont pas structuré
44:23la pensée
44:23c'est-à-dire que c'est peut-être ça
44:24c'est-à-dire qu'à un moment
44:25aussi il faut se dire
44:25voilà l'attendu
44:26du monde des entreprises
44:27alors Olivier Andriès
44:28que vous situez à l'instant
44:29Edwige
44:30qu'en avril dernier
44:31qui était pris dans la commission
44:32sur la réindustrialisation
44:34qui est devenue
44:35d'ailleurs
44:35de facto
44:36une désindustrialisation
44:37puisque je rappelle
44:37qu'on a fermé plus d'usines
44:39qu'on en a ouvert
44:39l'année dernière en France
44:40donc déjà
44:41premier constat
44:42tout juste
44:42c'est vrai
44:44moi je pense
44:45que c'est intéressant
44:46aujourd'hui
44:47qu'en restant dans un rôle
44:49on ne demande pas
44:50je pense que ce n'est pas
44:51l'appel de Nicolas
44:51de se dire que c'est
44:52au monde de l'économie
44:54de prendre en charge
44:54de la politique
44:55mais de rappeler
44:56des paramètres fondamentaux
44:57Olivier Andriès
44:57a repris la parole
44:58il n'y a pas très longtemps
44:59pour dire par exemple
45:00que attention danger
45:01la France s'enfonce
45:03en maths
45:03et en ingénierie
45:05en sciences de l'ingénierie
45:06et qu'on va le payer
45:07tôt ou tard
45:07mais il a raison
45:09en tant que capitaine
45:10d'industrie
45:10sa France
45:11c'est une énorme structure
45:12sans laquelle
45:13Airbus n'existerait pas
45:14aujourd'hui
45:15ni plus ni moins
45:17c'est de son devoir
45:18de dire que si
45:19on laisse
45:19quelque part
45:20les sciences dures
45:21s'enfoncer
45:22au sein du lycée
45:23du collège
45:24et du supérieur
45:25on n'aura plus
45:26d'ingénieur
45:26en ce pays
45:27en même temps
45:27on en parlait hier
45:28avec Jean-Hervé Lorenzi
45:29il a réservé
45:29dans des rencontres
45:30d'Aix-en-Provence
45:32il disait
45:32c'est vrai qu'on est
45:33dans un momentum
45:33quand même très digital
45:34là vous voyez
45:35l'histoire de Yann Lequin
45:36il y a des tas de boîtes
45:37dans la tech
45:38qui sont en train
45:39d'exploser
45:42il y a évidemment
45:43il y a les météorites
45:44comme Yann Lequin
45:46et au Mistral
45:47mais il n'y a pas que ça
45:48mais bien sûr
45:49mais justement
45:50c'est fantastique
45:51mais il faut encourager ça
45:52il faut l'expliquer
45:53nos concitoyens
45:54ne le savent pas
45:54Jean-Hervé Lorenzi
45:56a évidemment parfaitement raison
45:57mais nos concitoyens
45:57ne savent pas
45:58que la France
45:59est une espèce
46:00d'usine
46:02à ingénieurs
46:03et à start-up
46:04dans tout un tas de secteurs
46:05et qu'il faut faire prospérer ça
46:06mais c'est la raison pour laquelle
46:08j'appelle les chefs d'entreprise
46:09à faire la pédagogie
46:10de quoi ont-ils besoin
46:11quels sont les freins en France
46:12comment on pourrait faire
46:13beaucoup mieux
46:14pourquoi est-ce que c'est important
46:15de réindustrialiser
46:16quels sont les obstacles
46:17en matière de
46:17je veux dire
46:18on ne peut pas dire
46:19que la pédagogie économique
46:20fonctionne bien
46:21on va parler du budget
46:22pardonnez-moi
46:23mais les français
46:24ils n'écoutent pas
46:24qu'est-ce que je veux dire
46:25les français n'écoutent pas
46:26parce qu'on ne leur parle pas suffisamment
46:29et pareil pour les parlementaires
46:30etc
46:30enfin quand même
46:31que le budget de 2026
46:32qu'on finance
46:35qu'on boucle notre financement
46:36par une reconduction
46:37de la taxe exceptionnelle
46:39sur les grandes entreprises
46:41vous ne pouvez pas trouver plus nul
46:42non bien sûr
46:43vous ne pouvez pas trouver plus nul
46:45mais oui
46:45mais regardez
46:45parce que les français
46:46on n'a pas été assez bon
46:48en pédagogie
46:50et Toulouse est sur le point
46:52de basculer
46:53en faveur d'une alliance
46:55pardonnez-moi de vous le dire
46:56comme je le pense
46:56mais qui est profondément
46:57anti-économique
46:58et anti-innovation
46:59après il ne faut pas venir
47:00il ne faut pas que les dirigeants
47:01d'entreprise
47:02viennent m'expliquer
47:03qu'ils ont bien fait leur pédagogie
47:04je ne suis pas d'accord
47:05oui
47:07vous avez douté Edwige
47:08quand je me regarde
47:09je ne suis pas complètement d'accord
47:13Nicolas
47:14je pense
47:14c'est son message
47:15mais il me corrigera
47:16c'est son message profond
47:17c'est de dire aujourd'hui
47:19je pense qu'il y a une conscience
47:20je pense que
47:21chaque français
47:22vit en partie Airbus
47:23comme une réussite réelle
47:25française et européenne
47:26donc il faut aller jusqu'au bout
47:27du raisonnement
47:28c'est à l'heure de se dire
47:28que
47:29c'est pas par magie
47:31qu'Airbus existe
47:32c'est à dire que
47:33ça a demandé une construction
47:34mais c'est fort
47:34mais donc vous voulez aller où là ?
47:36ça veut dire que
47:37je pense qu'il y a une grande fierté
47:38chez les citoyens
47:39quand il y a des réussites économiques
47:40que ce soit un Mistralahi
47:42que vous venez de citer
47:43que ce soit un Airbus
47:44ou que ce soit la capacité
47:46à ce que ce pays
47:47construise un porte-avions
47:48de façon relativement autonome
47:49et je pense que les français
47:51peut-être dans un esprit
47:52un peu gaullien
47:53mais admettons-le
47:54se retrouvent là-dessus
47:55maintenant
47:56il faut aussi
47:57que ce pays s'organise
47:58pour avoir la capacité
47:59que le tissu économique
48:01les besoins
48:02mais même
48:02même les besoins
48:03en termes d'installation
48:04c'est-à-dire les zones
48:06quand on entend
48:07les problèmes
48:08d'artificialisation
48:09ça commence comme ça
48:11c'est-à-dire
48:11si une entreprise
48:12aujourd'hui ne trouve pas
48:13les mètres carrés
48:13pour créer une zone d'activité
48:15on en connaît tous
48:16des entreprises
48:17qui deviennent nomades
48:19sur ce territoire
48:20à la recherche
48:21d'une ville haute
48:22qui veut bien les accueillir
48:24avec tous les problèmes
48:25et éviter par ailleurs
48:26une manifestation de riverains
48:27pour que finalement
48:29l'activité économique
48:30parte ailleurs
48:31voire à l'étranger
48:33c'est une compétition
48:34on est dans une compétition
48:34alors maintenant
48:35le dernier point
48:37c'est
48:37quel scénario
48:38vous voyez
48:38quel scénario économique
48:39avec ce qui se passe
48:42il y a Jean-Sevel
48:43président de l'UFI
48:44entre l'union
48:44des industries pétrolières
48:46qui disait
48:46on n'est pas encore
48:47dans un choc pétrolier
48:48il n'y a pas de problème
48:49d'approvisionnement
48:50c'est-à-dire
48:50il y a un peu
48:50des anticipations
48:52bon si ça dure
48:53plus de 15 jours
48:543 semaines
48:54encore je veux dire
48:56là on rentrera
48:57dans une zone
48:57un peu plus compliquée
48:58est-ce que vous
48:59c'est quoi
49:00votre scénario
49:00pour l'art
49:01malheureusement
49:02que ça ne va durer
49:02qu'un jour
49:033 semaines
49:04mais les conséquences économiques
49:06elles ne sont pas bonnes
49:06elles ne sont pas bonnes
49:07parce que nos amis américains
49:08nous ont emmenés
49:09dans quelque chose
49:10dont ils n'avaient absolument
49:11pas évalué les conséquences
49:12dans le domaine économique
49:14puisque personne ne pensait
49:15que l'Iran
49:15pourrait tenir
49:16le détroit d'Hormuz
49:17enfin personne ne le pensait
49:18en tout cas
49:18eux ne le pensaient pas
49:19ils n'avaient pas réfléchi
49:21à ça
49:21comme ils auraient dû le faire
49:23et donc ça nous emmène
49:24dans une situation
49:24j'ai le regret de le dire
49:25qui est une situation
49:26qui est difficile
49:28le pétrole en fait
49:29c'est pas seulement pour nous
49:30le gaz il est pour nous
49:33mais de toute façon
49:33le marché du pétrole
49:34il est mondial
49:36et le prix du pétrole
49:37il est mondial
49:38donc même les américains
49:39qui sont autosuffisants
49:40en matière de pétrole
49:41les consommateurs américains
49:42vont quand même payer
49:43de toute façon
49:44le pétrole
49:45à un prix plus élevé
49:46et donc pour faire le lien
49:47avec le budget
49:49c'est à ça
49:50que nos parlementaires
49:51aussi nos politiques
49:52doivent bien réfléchir
49:53c'est à dire que
49:54on est quand même
49:55dans une situation économique
49:56mondiale
49:56qui est en train
49:57de se dégrader
49:57notamment en raison
49:58de ce qui est en train
49:59de se passer aux proches
50:00et au Moyen-Orient
50:00et donc ça n'est certainement
50:02pas le moment
50:02c'est trop tard
50:04pour 2026
50:05mais ça n'est certainement
50:06pas le moment
50:07pour accentuer
50:08la pression
50:09sur les entreprises
50:10et ça c'est aussi
50:10des débats
50:11qu'on est au moment
50:12de la présidence
50:12attendez deux choses
50:13d'abord je reviens
50:14sur ma question de scénario
50:15est-ce que vous voyez
50:16on va vers une stack de passants
50:17vous voyez une
50:18le scénario n'est pas très bon
50:19parce que le scénario
50:20là on était à 1% de croissance
50:21est-ce qu'on va perdre
50:220,2, 0,3 point de croissance
50:23oui c'est ce que nous disent
50:24les grandes institutions
50:25internationales
50:25on va perdre 0,3% de croissance
50:27quelque chose comme ça
50:270,3 point
50:30je commence à être
50:31assez pessimiste
50:32pour répondre au fond
50:34sur l'anlisement quoi
50:35d'abord parce que
50:36la première semaine
50:37on va expliquer
50:37si c'est une guerre
50:38qui ne dure pas
50:39et tant qu'on n'est pas
50:40à 100 dollars le baril
50:41ça va
50:41on est à la troisième semaine
50:43on s'est bien installé
50:44au-dessus des 100 dollars
50:45et voilà
50:46même si ça oscille un peu
50:49on y est
50:49alors est-ce qu'il faut
50:51attendre encore 15 jours
50:513 semaines
50:52pour se dire
50:54que c'est l'étape suivante
50:54il y a une certitude
50:56c'est que
50:56je ne vois pas
50:56comment le détroit d'Hormuz
50:57peut réouvrir dans les 48 heures
50:59et même s'il est réouvré
51:00dans les 48 heures
51:01ou 72 heures
51:03une économie
51:04des flux logistiques
51:05des flux énergétiques
51:06ne redémarre pas
51:07en 48 heures
51:08ou 72 heures
51:08donc il y a une perturbation
51:10massive
51:10il y a d'ores et déjà
51:12je peux vous le dire
51:12dans ce pays
51:13il y a des entreprises
51:14qui sont en train
51:14d'analyser
51:15de scanner en profondeur
51:17les conséquences
51:17parce que
51:18l'Asie va tourner
51:19progressivement au ralenti
51:20il y a des tensions
51:21sur certaines matières premières
51:22je ne parle plus
51:23d'énergie
51:25c'est-à-dire de pétrole
51:25génène
51:26c'est-à-dire que
51:26dans les composés plastiques
51:28les composites
51:28tout ça
51:29il y a des impacts
51:29qui commencent à les engrais
51:31donc oui
51:32il y a une zone de fragilité
51:33et pour reboucler
51:34sur la question du budget
51:35tout ça
51:36dans un pays
51:37où c'est pas comme si
51:38par ailleurs
51:39on était dans un état
51:40de santé budgétaire
51:41qui nous permet
51:42de manœuvrer
51:42toutes les hypothèses
51:44du budget 2026
51:45en fait
51:47elles ne tiennent plus
51:47elles ne vont plus tenir
51:48enfin je veux dire
51:49sauf miracle
51:50espérons qu'il faut y croire
51:53et c'est d'ailleurs
51:54la raison
51:54pour laquelle
51:56cette hausse des prix
51:57du pétrole
51:58même des approvisionnements
51:59en règle générale
52:00parce que ça a des effets
52:00en chaîne
52:01parce qu'en réalité
52:02ce qui est en train
52:02de se passer
52:03c'est un renchérissement
52:05du coût mondial
52:06de la logistique
52:06donc ça va en fait
52:07très au-delà
52:08des hydrocarbures
52:09et ça il va en quelque sorte
52:11falloir avaler la pilule
52:14parce qu'il n'est plus question
52:15de mettre en place
52:17des dispositifs
52:17du type bouclier énergétique
52:19ça c'est absolument impossible
52:21enfin en tout cas
52:22moi je lutterai contre
52:24parce que
52:25nos contraintes
52:26en matière de finances publiques
52:27aujourd'hui
52:28sont à mon sens
52:30absolues
52:31donc on ne peut plus faire ça
52:32donc les entreprises
52:33et les ménages
52:34vont devoir absorber
52:36cette perte
52:36et la perte
52:38risque vraiment
52:39d'impacter
52:40d'abord
52:42c'est la semaine
52:43des banques centrales
52:43on voit quand même
52:44que sur l'inflation
52:45il y a de la vigilance
52:46qui s'installe
52:46et l'inflation
52:47qui va s'installer
52:48sur le pouvoir d'achat
52:48c'est réel
52:49et je rappelle
52:50juste que la déclaration
52:51de Le Cornu
52:52c'était quand même
52:52qu'on s'en sortait
52:54en espérant
52:54que la croissance
52:55soit un peu
52:56plus supérieure
52:57à l'attendu
52:57c'est mort
52:58c'est mort
52:58c'est un peu mieux
52:59que les allemands
53:01notamment
53:01c'est mort
53:02au premier trimestre déjà
53:03il y a un accident
53:04industriel
53:04c'est une réalité
53:06et qui va impacter
53:08de manière
53:08c'est une bonne conclusion
53:10ça passe vite
53:12Nicolas Abouzeau
53:13vous êtes d'accord
53:14qu'il ne va rien se passer
53:14d'ici 2027
53:15même le budget
53:16à la limite
53:17puisqu'on aura
53:18un budget 2027
53:21si on aura
53:22un budget 2027
53:23mais il sera corrigé
53:24peut-être
53:26après l'élection présidentielle
53:27mais c'est quand même
53:28un budget qui compte
53:29et là où j'alerte
53:31c'est à dire
53:31que ça fait quand même
53:32deux ans
53:33que ces budgets
53:34sont nuls
53:35pour l'économie française
53:36parce que ce sont des budgets
53:37qui reposent
53:39sur les augmentations
53:41de prélèvements obligatoires
53:42mais avec des effets
53:43l'affaire
53:43comme disent les communistes
53:44qui jouent à fond
53:45parce qu'en plus
53:46on récupère beaucoup moins
53:47que ce qui a été projeté
53:48parce que ces chocs fiscaux
53:49ont un impact négatif
53:51sur l'activité économique
53:52donc c'est nul
53:53ça les français devraient le voir
53:54parce que là on le voit
53:55elle ne devait que pour vous
53:57il va se passer des choses
53:58ici
53:592027
53:59politiquement je crains
54:00une sorte de gel
54:03un débat budgétaire
54:04qui ne va pas être
54:04à la hauteur des enjeux
54:05parce que c'est ça le pire
54:07c'est à dire qu'aujourd'hui
54:08il faudra un peu de conscience
54:09et tout ça
54:10maintenant l'équation budgétaire
54:11risque vraiment d'être compliquée
54:13si la crise perdure
54:15honnêtement
54:16dans les deux trois semaines
54:16on va vers quelque chose
54:17d'assez structurel
54:18et sur lequel
54:19on n'y échappera
54:20pas vu de France
54:21je vous invite
54:22à prendre vos billets
54:23d'avion et de vie
54:23pour cet été maintenant
54:24d'accord
54:25ok
54:26là il faut dire ça
54:26le téléspectateur
54:27le conseil
54:29le conseil de Ludovic de Sautet
54:30merci beaucoup Ludovic
54:31merci Nicolas
54:32d'avoir été avec nous
54:33voilà c'est la fin
54:34de ce 18-19
54:35j'en profite pour vous dire
54:36que demain
54:36justement je recevrai
54:37Jean-Claude Trichet
54:38ancien président
54:38de la Banque Centrale Européenne
54:39vous disiez que c'est la semaine
54:40des banques centrales
54:41c'est intéressant
54:41de voir ce qu'il va nous expliquer
54:43mais tout de suite
54:43vous retrouvez
54:44Stéphanie Collot
54:45pour son grand journal de l'écho
54:46bonne soirée
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