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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13On reviendra évidemment sur les annonces qu'est en train de faire le Premier ministre à Matignon en ce moment
00:18même.
00:18On reviendra aussi sur le coup de la guerre.
00:20On y reviendra avec un des gros assureurs de la place parisienne, Jean-Laurent Granier.
00:24Il est PDG de Générali France.
00:26Avec lui aussi on parlera des problèmes de risque climatique
00:30qui évidemment bouleversent complètement le champ des assureurs.
00:33Et puis on parlera d'assurance-vie.
00:35Est-ce qu'il faut taxer l'assurance-vie alors que le budget à 2027 commence à être préparé par
00:42le gouvernement ?
00:43Puis ensuite dans le débat c'est Guillaume Enzo qui est professeur à Normale Sup, ex-conseiller de François Mitterrand.
00:48Il publie un livre sur l'immigration sans eux.
00:51Il explique que ce n'est pas possible sans les immigrés.
00:54Et face à lui ça sera Christian Saint-Etienne, professeur au CNAM, évidemment économiste.
00:58Il manque du stade des économistes.
01:00Mais tout de suite se montrent les annonces de Sébastien Lecornu avec Stéphanie Collot.
01:07Il est presque 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:09Bonsoir Edwige.
01:09Évidemment Sébastien Lecornu est en train de parler, de faire des annonces pour les gros rouleurs notamment.
01:15Effectivement, le Premier ministre annonce un paquet de mesures concernant les aides au carburant avec le prolongement des mesures déjà
01:23en place pour les pêcheurs, les agriculteurs et les transporteurs.
01:26Des négociations pour les taxis et les VTC vont se tenir dans les prochains jours.
01:31Parmi les nouveautés, une aide de 20 centimes par litre pour le BTP ainsi que pour les gros rouleurs modestes.
01:39Ça concerne 3 millions de Français, un dispositif qui sera mis en place à partir du 1er mai.
01:45Le Premier ministre qui souhaite en parallèle réaliser 6 milliards d'euros d'économies.
01:49C'est le coût estimé pour la France de la guerre au Moyen-Orient qui provoque une remontée des taux
01:54d'intérêt sur le coût de la dette,
01:55des dépenses militaires supplémentaires ou encore la révision à la baisse de la croissance pour cette année.
02:01Sébastien Lecornu entend tailler dans les dépenses 4 milliards d'euros sur le budget de l'État, 2 milliards sur
02:06celui de la sécurité sociale.
02:07Au niveau diplomatique, c'est toujours le flou sur l'avancée des négociations à ce stade.
02:12Ni l'Iran ni les États-Unis n'envoient de délégation au Pakistan.
02:15Téhéran et Washington multiplient les menaces mutuelles à l'approche de l'expiration de la trêve.
02:21Le cessez-le-feu doit se conclure mercredi soir, heure américaine selon Donald Trump.
02:26L'échéance était initialement prévue dans la nuit de mardi à mercredi.
02:30Anthropic va mettre son modèle d'IA Mythos à la disposition des banques européennes.
02:35Ça va se faire prochainement selon Reuters.
02:38C'est pour qu'elles mettent leur système à niveau étant donné la puissance de ce nouveau modèle
02:42qui serait capable de détecter et d'exploiter des failles informatiques jamais décelées par les humains.
02:47Dans le secteur auto, le chinois Chéri envisage de produire en Europe une petite voiture électrique.
02:53Et pour ce faire, le constructeur installe un centre de R&D à Paris
02:57car la France serait un très gros marché pour ce modèle.
03:01Blablacar veut cesser son activité de transport en autocar.
03:05Blablacar Bus, une activité qui accumule les pertes face à Flixbus.
03:10La plateforme avait racheté Ouibus à la SNCF en 2019.
03:1440 postes vont être supprimés.
03:16Et puis Thalès fait mieux que prévu au premier trimestre.
03:18Les ventes progressent de près de 10% en organique à 5,3 milliards d'euros.
03:24C'est grâce à une accélération des livraisons de sa division défense
03:28qui représente à elle seule plus de la moitié des ventes trimestrielles.
03:32Le titre perd néanmoins 5,9% à la clôture ce soir.
03:35Et justement, on va faire un tour sur les marchés.
03:38Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous
03:41avec l'Audi A5 Avent, disponible en hybride rechargeable.
03:49Les marchés avec Aude Kassulek.
03:51Bonsoir Aude.
03:51Bonsoir Aude.
03:52Et le CAC termine en baisse ce soir.
03:54Oui, deuxième séance de baisse de plus de 1% pour le CAC 40.
03:58Alors vous l'avez dit, c'est le flou autour des négociations.
04:00Le Pakistan continue les efforts pour faire venir les Iraniens.
04:04Et les investisseurs ont interprété ça comme des négociations qui n'ont pas lieu de se tenir.
04:10Et c'est vrai qu'Air Force 2 à J.D. Vance n'est pas encore parti pour le Pakistan.
04:16Du coup, on baisse à Paris.
04:18On baisse un peu moins à Wall Street.
04:20Alors pourquoi on sous-performe à Paris ?
04:23C'est à cause du secteur de la défense de l'aéronautique.
04:25Safran, Thalès, on baisse de plus de 6% ce soir.
04:29Il y a eu une publication, c'est Thalès, qui est bonne.
04:31Mais peut-être que les attentes des analystes étaient un peu trop hautes.
04:35On a aussi un secteur qui surperforme depuis le début de l'année.
04:41Il y a des prises de bénéfices, donc c'est assez généralisé.
04:44L'action Apple, on la regarde parce que forcément, avec le départ prochain de Tim Cook,
04:49on attendait la réaction des investisseurs, moins 2%.
04:53Ce n'est pas dramatique, mais quand même, il y a eu une petite baisse ce soir.
04:59Merci beaucoup. On suivra évidemment l'action Apple.
05:01Merci, Aude. Merci, Stéphanie.
05:03On vous retrouve 19h, 19h30 avec le débrief de toutes les annonces faites par Sébastien Lecornu.
05:09Tout de suite, c'est Jean-Laurent Granier.
05:10C'est le patron de Generali pour la France qui est notre invité.
05:15BFM Business et la Tribune présente...
05:19Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:24Vous êtes bien dans le 18-19.
05:26On fera vite de vous retrouver.
05:28Mon premier invité, c'est Jean-Laurent Granier.
05:30Il est le patron de Generali pour la France.
05:32Bonsoir, Jean-Laurent Granier.
05:34Granier, pardon.
05:34Bonsoir, Edwis.
05:35Merci d'être là.
05:37Beaucoup de questions à vous poser.
05:38Vous êtes très, très présent en France.
05:40Vous pesez lourd quand même.
05:41Un petit peu plus de 19 milliards.
05:43Donc, c'est dire que c'est important.
05:46Et puis, vous êtes très présent auprès des entreprises,
05:49des petites entreprises et des particuliers, bien sûr.
05:53Ma première question, elle sera sur les annonces d'aujourd'hui,
05:56sur le coût de la guerre estimé pour la France,
05:58parce qu'on n'est qu'au début, j'imagine.
06:00Et puis, les annonces du Premier ministre à l'instant.
06:03Est-ce que, pour vous, vous commencez...
06:05On sent que les incertitudes commencent vraiment à provoquer des...
06:10J'ai envie de dire des inquiétudes.
06:11Peut-être presque des craintes, plutôt que des inquiétudes.
06:14Vous savez, les inquiétudes d'Edwis Chevrillon,
06:16elles ne sont pas nouvelles.
06:17Puisque le plus inquiétant en France, c'est le poids de la dette.
06:20C'est le poids de l'endettement.
06:22Et c'est ce qui, majoritairement, provoque le problème des 6 milliards,
06:25dont part Sébastien Lecornu.
06:27Mais au-delà de ça, la guerre fait que les taux d'intérêt augmentent.
06:31Et que ce poids de la dette va augmenter.
06:33Et donc, le niveau d'inquiétude pour les chefs d'entreprise,
06:35pour l'économie en général,
06:37il ne cesse de croître depuis l'année dernière.
06:38Depuis toutes les discussions, les palinodis qu'on a eues sur le budget,
06:42dont la conséquence a été taxée les entreprises,
06:44et le nombre de défaillances d'entreprises qui augmente,
06:4660 000 l'année dernière, en 2025.
06:49Et ça, c'est un signal inquiétant.
06:50Oui, au premier trimestre, on voit bien que c'est encore...
06:5319 000 au premier trimestre.
06:5419 000.
06:55C'est vraiment une accélération très inquiétante.
06:58En préparant cette émission, vous m'avez dit,
07:00moi, ce qui m'inquiète, c'est l'enlisement, en fait.
07:03Le fait que cette crise, là encore, on voit bien,
07:06est-ce qu'il va taper, pas taper,
07:07est-ce qu'il y a un accord ou pas d'accord,
07:09c'est sûr qu'on a un peu de mal à suivre ce que dit Donald Trump.
07:12Demain, normalement, c'est la fin du cessez-le-feu,
07:15donc c'est un moment important.
07:18Mais voilà, c'est cet enlisement,
07:19c'est le fait qu'il n'y a plus de boussole,
07:21on ne sait plus très bien où on va.
07:23Et on sait que pour l'activité économique,
07:25pour la croissance, pour la sérénité du monde,
07:27tout simplement, la visibilité, c'est important.
07:30Cette incertitude, elle pèse sur le climat des affaires,
07:33elle pèse sur le moral des ménages aussi,
07:35on en parlera certainement,
07:36elle se traduit par un supplément d'épargne,
07:39ce qui n'est pas mauvais pour l'économie,
07:41mais ce qui est aussi un déficit de consommation.
07:43Et globalement, le sujet, spécialement en France,
07:47c'est que les problèmes de fonds structurels
07:49que nous avons dans la société,
07:51le problème du financement des retraites,
07:52des déficits publics et des déficits sociaux,
07:56rien n'est enclenché pour les endiguer
07:58et pour apporter un début de solution.
08:01Début de solution, est-ce que pour vous,
08:03ça aurait pu être peut-être une aide plus massive,
08:07une baisse de la TVA, par exemple, sur les carburants ?
08:10Quelle est votre position, vous, en tant qu'assureur,
08:13assureur des Français ?
08:14Quelle est votre position ?
08:16Je pense que le sujet des taxes en France, il est très vaste.
08:20On peut parler de la TVA sur les carburants,
08:21on peut parler plus généralement aussi de la taxe sur les contrats d'assurance.
08:25Vous savez qu'on subit une taxe exceptionnelle sur les contrats santé actuellement.
08:28Bien sûr.
08:29Très généralement, ce qui est inquiétant,
08:31c'est le fait d'avoir comme réponse à une situation de crise,
08:35une situation de difficulté, plus de taxes.
08:38Alors que ce dont on aurait besoin, c'est plus de confiance et plus de flexibilité
08:43pour mettre la France à bon niveau dans la compétition internationale
08:47et à permettre à la croissance en France de redémarrer.
08:50Aujourd'hui, on est plombé par le déficit public
08:52et on est plombé par le fait que les décisions qui sont prises
08:55sont plutôt dans le sens de plus de fiscalité.
08:57Oui, mais vous êtes un groupe italien,
08:59donc Generali, c'est basé à Trieste.
09:01Donc vous voyez bien la différence de traitement entre guillemets
09:07pour le consommateur français et le consommateur italien
09:12parce que là-bas, il y a eu des baisses justement de TVA.
09:16Est-ce que c'est peut-être ce qu'on aurait dû faire
09:18ou au contraire, vous dites, nous, on n'a pas redressé nos finances publiques ?
09:21Je le constate et je me garderai de donner des conseils
09:25en matière de politique budgétaire.
09:27Ce que je sais en tout cas, c'est que pour trouver de la flexibilité,
09:31pouvoir réduire les taxes et redonner aux ménages des manières de consommer,
09:37il faut arriver à limiter les dépenses de l'État d'une manière ou d'une autre.
09:40Regardez ce qui s'est passé dans le budget précédent
09:42et les hypothèses, d'où la déclaration de cet après-midi
09:45et le comité d'alerte des finances publiques.
09:47Les hypothèses prises par le budget sont déjà obsolètes,
09:50elles sont percutées par la politique de Trump au Moyen-Orient,
09:53mais elles ne reposaient pas sur aucune politique d'économie que ce soit.
09:58La seule chose qu'on a fait, c'est, je le rappelle,
10:00on a quand même augmenté à 36% le taux d'impôt sur les sociétés,
10:04là où la moyenne européenne est à 21,
10:06et que ça, ce n'est pas quelque chose qui soit durable.
10:08Tu tiens, puisque vous me tendez une perche,
10:10je la saisis, Jean-Laurent Granier.
10:13Là, on commence, on parle, le Premier ministre,
10:15le ministre de l'Économie a parlé du budget 2027.
10:19Alors, au point que certains demandent déjà,
10:21avec des économies qui doivent être faites,
10:23et peut-être des recettes supplémentaires,
10:26demandent une loi de finances rectificative pour le budget actuel.
10:30Alors là, c'est la gauche qui le demande,
10:32et puis la majorité et le gouvernement disent non au secours,
10:35parce que sinon, jamais on n'aura, jamais il sera voté.
10:38Le budget 2027, certains se disent,
10:41ça va être bis repetitam,
10:43c'est-à-dire qu'on va vraiment avoir le même budget 2026.
10:46Est-ce que vous, ce que vous redoutez par-dessus tout,
10:49c'est qu'on se dise, tiens, les Français, ils épargnent,
10:53l'assurance-vie représente un montant absolument considérable,
10:58eh bien, taxons un peu l'assurance-vie.
11:00Ça serait logique ?
11:01Alors, non, ça ne serait pas logique,
11:03parce que je pense que tout le monde sera d'accord pour dire
11:05que s'il y a une chose dont on ne manque pas en France,
11:08c'est de taxes.
11:09Et je pense que dans la situation où nous sommes aujourd'hui,
11:13il est important de ne pas dégrader ce qui marche en France.
11:16Il faut chercher des solutions aux problèmes qui existent.
11:19Mais l'assurance-vie, c'est un des sujets qui marche bien.
11:2242% des ménages en France ont de l'assurance-vie.
11:25C'est combien le total, là ?
11:262100 milliards, l'assurance-vie.
11:29Et c'est une collecte nette de 50 milliards supplémentaires par an,
11:33dont au passage 4 milliards chez Générali France.
11:35Parce que ça veut dire que nous jouons bien notre rôle.
11:38Mais cet argent-là, il sert à financer l'économie.
11:41Les deux tiers des placements des assureurs financent les entreprises.
11:44Et l'assurance-vie, c'est quelque chose qui, en France,
11:47est un instrument de souveraineté.
11:49De souveraineté économique, de souveraineté industrielle.
11:52Et donc, toucher à cet atout, ce serait grave.
11:56Et c'est pour ça que notre message à nous, assureurs,
11:59et je pense accompagné par les entrepreneurs
12:01qui comprennent que l'assurance-vie sert à les financer,
12:03c'est ne toucher pas à l'assurance-vie des Français.
12:07Ce n'est pas en déréglant quelque chose qui marche
12:09qu'on apporterait des solutions à des problèmes qui sont structurels.
12:13Mais en même temps, vous voyez bien que le taux d'épargne
12:15n'a jamais été aussi élevé.
12:16Il continue encore à progresser.
12:18Vous-même, vous l'avez dit, les dernières statistiques le montrent.
12:20Donc, la tentation, elle est énorme.
12:24Oui, la tentation est énorme.
12:25Mais quand on parle de financement de l'économie,
12:27quand on parle de marché des capitaux à l'échelle européenne,
12:31on doit comprendre que dans l'économie,
12:33il est important d'apporter des financements
12:35pour que l'économie se développe.
12:36En France, le sujet, en termes d'épargne,
12:38ce n'est pas tellement l'assurance-vie.
12:40C'est que vous avez 950 milliards, près de 1000 milliards,
12:43qui sont en épargne réglementée,
12:45en livréant, livré divers, etc.
12:46Oui, vous connaissez mieux que moi le taux du livret A.
12:49Donc, il n'y a rien d'attractif.
12:51Ce sujet-là, c'est là qu'il y a de l'épargne des Français.
12:54Et que font les Français ? On les comprend.
12:55C'est que par précaution, ils épargnent,
12:58parce qu'ils ont une inquiétude sur l'avenir.
13:00Ils ont une inquiétude sur leur emploi,
13:02sur la santé de leur entreprise.
13:04Mais ils ont aussi une inquiétude sur l'inflation,
13:07sur leur future retraite.
13:08Et c'est pour ça qu'ils épargnent,
13:10pour faire face à cette inquiétude.
13:11D'ailleurs, quand les débats publics
13:13consistent à dire essentiellement
13:15« S'il y a des problèmes, on va taxer de manière supplémentaire »,
13:18on accroît cette inquiétude.
13:19C'est ce qui a été fait l'année dernière
13:21sur l'assurance santé,
13:22alors même qu'on constatait, là aussi,
13:24des déficits dans le domaine de la protection sociale.
13:28Et donc, je pense qu'il faut remettre les choses
13:29dans le bon ordre.
13:30Il faut créer de la confiance
13:31et il faut favoriser
13:32ce qui est un instrument de souveraineté économique,
13:35ce qui est un instrument, je dirais,
13:37un atout différentiel de la France,
13:38qui est l'assurance vie.
13:39Et là, vous avez une petite rumeur qui vous inquiète ?
13:43– Je pense que les rumeurs…
13:45– Vous avez l'habitude.
13:46– Les rumeurs, on a l'habitude.
13:49La manière dont on a vécu,
13:50nous, on a assez mal vécu
13:52la phase budgétaire, le PLFSS, etc.,
13:55où on n'a pas parlé de solutions,
13:56on a parlé de taxes,
13:58plutôt que de résoudre les problèmes
14:00et de repousser les solutions à plus tard.
14:02Je pense qu'aujourd'hui,
14:03il y a un débat qui va s'engager dans le pays
14:05parce qu'on a des échéances l'année prochaine,
14:07qui sont les échéances présidentielles
14:10et probablement législatives.
14:11Ceci veut dire qu'il va falloir,
14:14dans le débat, dire clairement les choses,
14:16dire clairement ce qui, dans le pays,
14:18est un problème et ce qui doit être résolu
14:20et ce qui est un atout ou un avantage
14:22auquel il ne faut pas porter atteinte.
14:24– Alors, il y a un autre sujet pour vous,
14:27en tous les cas, d'inquiétude,
14:28c'est les risques climatiques,
14:30les dérèglements climatiques
14:32et tout ce que ça entraîne,
14:33puisqu'évidemment, vous êtes assureurs,
14:35notamment dans l'habitation.
14:36et le coût moyen des risques ouverts
14:38par les assurances,
14:39toutes les assurances,
14:40a plus que doublé en France
14:41depuis les années 2000
14:42pour atteindre aujourd'hui 5 milliards d'euros.
14:45– C'est ça, les catastrophes climatiques,
14:46il y a…
14:47– Les 4nats comme on dit.
14:48– Oui, au début des années 2000,
14:50Edwige Chevrillon,
14:50c'était 2,5 milliards par an.
14:52C'était déjà assez lourd,
14:53on avait un régime pour aider à faire face à ça,
14:55c'est le régime 4nats,
14:56le régime des catastrophes naturelles.
14:58Aujourd'hui, on est en moyenne
14:59à 5 milliards par an
15:00et toutes les tendances nous montrent
15:02que d'ici 2050,
15:02on sera à 10 milliards par an.
15:04Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
15:06on est en train de changer de paradigme.
15:07On atteint les limites
15:09de ce qu'on appelle la mutualisation.
15:11Et donc, il est impératif,
15:13et c'est pourquoi nous plaidons
15:14en tant qu'assureurs,
15:16et tout particulièrement chez Generali,
15:17d'avoir une politique résolue
15:19de prévention.
15:21Nous, nous faisons de la recherche sur…
15:23– Pardonnez-moi, pardonnez-moi,
15:24même si vous n'êtes pas une mutuelle,
15:25parce que vous êtes privée,
15:27on est clair.
15:27– Nous faisons de la mutualisation des risques.
15:28– Vous faites de la mutualisation des risques,
15:30c'est votre job.
15:31– C'est notre job.
15:31– Donc, bon,
15:33alors moi, je veux bien
15:33qu'on supprime votre job,
15:35mais ça serait quand même embêtant.
15:38– Ce qu'on constate, c'est que…
15:39– Et pour nous, et pour vous.
15:40Non, plus sérieusement,
15:40c'est qu'on voit qu'il y a déjà
15:41la question, elle se pose.
15:43Il y a des municipalités
15:44qui ne sont plus assurées.
15:45Il y a des maisons
15:45qui ne sont plus assurées.
15:47– Alors, il y a, heureusement en France,
15:49très peu de zones non assurables.
15:51On peut regarder à l'étranger
15:52et voir, lorsque se posent
15:54des cas de non-assurabilité,
15:55regardez en Californie,
15:57il y a 500 000 maisages
15:58qui ne trouvent plus à s'assurer.
15:59En France, heureusement,
16:01et grâce notamment au régime
16:02des catastrophes naturelles,
16:03on est encore loin de ça.
16:05Il y a des cas exceptionnels,
16:06le trait de côte,
16:06lorsque les falaises vont s'effondrer,
16:08etc.,
16:09où les gens doivent quitter leur maison.
16:10Il y a eu en Espagne,
16:11d'ailleurs, des cas similaires
16:13et beaucoup d'habitations
16:14qui ont dû être abandonnées.
16:15Aujourd'hui, notre credo à nous
16:17consiste à dire la prévention.
16:20La prévention, c'est quoi ?
16:21C'est l'anticipation,
16:22la compréhension des phénomènes.
16:23C'est une des conditions
16:24de l'assurabilité.
16:25Nous, on fait,
16:26chez Générali France,
16:27depuis 10 ans,
16:28des recherches là-dessus,
16:29sur les tendances,
16:30sur le climat, etc.
16:31On a créé un Climate Lab
16:33avec des météorologues,
16:34des hydrologues,
16:35des gens qui sont spécialistes
16:37de la data
16:38et des phénomènes météorologiques,
16:40de manière à anticiper
16:41sur ce qui peut se passer.
16:43Aujourd'hui, on sait
16:43qu'on a en France
16:4417 millions de maisons
16:46qui sont exposées
16:47au rythme d'inondation.
16:48On sait qu'une maison sur deux...
16:4917 millions, c'est quand même
16:50beaucoup.
16:51On sait qu'à terme,
16:52une maison sur deux
16:53pourrait souffrir
16:54de la sécheresse,
16:55pardon, vous savez,
16:56le fameux retrait-gonflement
16:57des argiles
16:58qui fait se fissurer
16:58les maisons
16:59et là, c'est trop tard.
17:00On connaît.
17:00Voilà.
17:01Et il y a des mesures
17:02à prendre en amont
17:04pour anticiper,
17:05pour adapter
17:06un certain nombre de choses.
17:07Par exemple,
17:08le travail sur la végétation,
17:10éviter que la végétation
17:11ne vienne détériorer
17:12les fondations des maisons.
17:13Mais alors,
17:13ça veut dire quoi concrètement ?
17:14Parce que là,
17:15c'est très intéressant.
17:16Donc, on voit
17:16tout ce que vous essayez
17:17de mettre en termes
17:20de prévention
17:21pour vous assurer.
17:23Ça veut dire,
17:24si moi,
17:24je prends un contrat générali,
17:26donc la surveille revient,
17:27il va venir regarder
17:29où est-ce que la végétation
17:30s'arrête
17:31ou ne s'arrête pas ?
17:32Est-ce que je suis
17:33dans une zone inondable ?
17:34Est-ce que la qualité
17:36de l'argile
17:37de mon sol ?
17:38Vous voyez ce que je veux dire ?
17:39Jusqu'où ça va aller ?
17:40Alors, jusqu'où ça va aller ?
17:41Nous, on a concentré
17:42toutes les données
17:43que l'on a,
17:44toutes les recherches
17:44qu'on a faites
17:45dans un site
17:46qui s'appelle
17:46EFAR,
17:47Ensemble Face au Risque,
17:48auquel vous pouvez accéder
17:50librement,
17:51sans même être client
17:52chez nous.
17:53Et vous donnez
17:54votre adresse,
17:54elle est géolocalisée
17:55et on vous indique
17:56très précisément
17:57dans quelle mesure
17:58vous êtes soumis
17:59au risque d'inondation,
18:01dans quelle mesure
18:01vous êtes soumis
18:02au risque de sécheresse
18:03et de retrait-gonflement
18:04des agirs,
18:05dans quelle mesure
18:05vous êtes soumis
18:06au risque d'incendie,
18:07par exemple,
18:07en cas de méga-feu.
18:09Et on vous donne
18:10des conseils
18:10et ensuite,
18:11nous avons 800 agents généraux
18:13et leurs équipes
18:13sur le terrain
18:14qui sont des véritables
18:15conseillers en prévention
18:16qui,
18:17lorsque l'on est
18:18dans des zones à risque,
18:20viennent donner
18:20les conseils de base,
18:22les conseils qui permettent
18:24de limiter le risque
18:25parce que si
18:26le comportement des gens
18:27permet de limiter le risque,
18:28alors on préserve
18:29l'assurabilité
18:29Mais si jamais
18:30je n'applique pas
18:32les recommandations
18:34sur votre site,
18:35à ce moment-là
18:36je ne pourrais pas
18:36m'assurer chez vous ?
18:37Alors,
18:38pour l'instant,
18:38il n'y a pas de lien direct
18:39mais soyons très clairs
18:41et ce n'est pas
18:42ce que je dis,
18:42ce n'est pas une menace,
18:44c'est un constat
18:44lié à ce changement climatique
18:47qui est irréversible.
18:48C'est-à-dire que faisant
18:50notre métier,
18:51nous arrivons à dire
18:52que la prévention
18:52est nécessaire,
18:53c'est une condition
18:54aujourd'hui
18:56pour garder,
18:57pour que tout le monde
18:58reste assurable.
18:59Et dans le futur,
19:00bien sûr,
19:00il faudra peut-être
19:01imaginer
19:02que les garanties
19:04et les couvertures
19:04soient conditionnées
19:06au fait que
19:06les comportements
19:07de prévention
19:08ont bien été adoptés
19:09de manière à limiter
19:11le risque,
19:11de manière à ce que
19:12tout le monde soit
19:13solidaire dans l'idée
19:14de dire
19:14il faut s'adapter
19:15au changement climatique,
19:16il faut s'adapter
19:17aux mouvements de fond
19:18que sont les inondations,
19:20les accouts climatiques,
19:21la sécheresse
19:22à des endroits
19:23où auparavant
19:23il y avait de l'humidité
19:25et à tous les dégâts
19:26que cela peut causer.
19:27Est-ce qu'en France
19:27on est en avance,
19:28en retard ?
19:29Parce que c'est intéressant
19:29avec Generali
19:30qui est un groupe
19:31très puissant.
19:32C'est quoi le chiffre
19:33d'affaires total de Generali ?
19:3498 milliards
19:35au plan mondial.
19:36C'est presque 100 milliards,
19:36c'est ce que j'avais en rente.
19:37Et fait massivement en Europe,
19:39donc on a une vision
19:39de tous les marchés européens.
19:40Et bien justement,
19:41ma question c'est
19:42est-ce qu'on a
19:42une approche différente
19:43en Italie
19:44par rapport
19:44à ces risques climatiques ?
19:46En Allemagne,
19:47j'imagine peut-être
19:48qu'ils sont en avance
19:48sur nous
19:49ou en France ?
19:50Alors en France,
19:51on a un avantage
19:52qui est ce régime
19:52des catastrophes naturelles
19:53qui consiste à dire
19:54que bien sûr
19:55chacun dans sa prime
19:57d'assurance d'hommage
19:58paye quelque chose.
20:00Certains disent un peu trop,
20:01d'autres disent
20:02qu'au contraire
20:02qu'il faut augmenter
20:04la contribution.
20:05C'est une surprime
20:06qu'on paye
20:06pour justement
20:07avoir le bénéfice
20:08d'être assuré.
20:09L'exemple de la sécheresse,
20:10l'exemple des fissures
20:12dans les maisons,
20:12ce n'est pas un incendie,
20:14ce n'est pas un risque
20:15qui se traduit
20:16par un événement,
20:17c'est quelque chose
20:17d'insidieux
20:18et de progressif.
20:19Grâce au régime
20:20des catastrophes naturelles
20:21en France,
20:22dès lors que l'état
20:22de catastrophe naturelle
20:23est décrété,
20:24c'est pris en charge
20:25pour l'assurer.
20:26Et ensuite,
20:26il y a un phénomène
20:27de péréquation
20:28si vous voulez
20:28entre les assureurs
20:29qui se fait à travers
20:30la caisse centrale
20:31de réassurance
20:32pour permettre
20:32que tout ça soit assurable.
20:34En Italie,
20:35ils sont en train
20:35d'essayer de copier
20:36le régime français
20:40à s'assurer
20:41de manière systématique
20:42contre les dommages
20:43aux biens.
20:44Il n'y a qu'en France,
20:45en Europe,
20:46où on est à ce point
20:47assuré contre
20:47les dommages aux biens,
20:48c'est-à-dire avec
20:49les multirisques
20:50habitations,
20:50c'est beaucoup plus répandu
20:51à plus de 95%
20:53en France
20:53qu'à l'étranger.
20:54D'accord,
20:54intéressant comme comparaison.
20:56Puisque vous parlez
20:56de la caisse
20:58de réassurance,
20:59une question,
20:59alors vous,
21:00évidemment,
21:01Générali,
21:01vous êtes auto-habitation-santé,
21:04on en dira un mot,
21:05vous n'êtes pas
21:06en train d'assurer
21:07des tanqueurs
21:08dans le détroit d'Hormuz.
21:09Mais on peut imaginer,
21:11on voit bien
21:11qu'il y a des primes
21:11d'assurance
21:12qui sont en train
21:13d'exploser.
21:14Ça a sans doute
21:15un impact, non,
21:16pour les assureurs,
21:17même pour ceux
21:17qui ne sont pas
21:18dans ce secteur-là.
21:20Alors,
21:21les grands risques mondiaux,
21:22effectivement,
21:22ils ont toujours
21:23un impact,
21:23finalement,
21:24sur les assureurs
21:25parce que c'est le coup
21:25de la réassurance.
21:26La réassurance de score,
21:28de tout ça.
21:28Voilà,
21:28les grands assureurs
21:29sont obligés
21:30de s'assurer
21:30contre les risques
21:31absolument exceptionnels
21:32pour éviter d'être
21:33mis en danger
21:34par une accumulation
21:35de sinistres.
21:38qui sont confrontés
21:40à des phénomènes
21:40comme la crise
21:41au Moyen-Orient
21:42qui peut avoir
21:43des conséquences,
21:44ça peut se retransmettre
21:45après au coût
21:46de l'assurance
21:46parce que si nous,
21:47nous payons plus cher
21:48notre réassurance,
21:49nous allons devoir
21:50d'une manière
21:50ou d'une autre
21:51en répercuter le coût.
21:53Aujourd'hui,
21:54c'est localisé
21:55sur le Moyen-Orient
21:56et c'est localisé
21:56sur le transport maritime.
21:57Mais on voit bien
21:58que si le coût
21:59du transport maritime
21:59et de l'assurance
22:00augmente,
22:01il n'y a pas que le pétrole
22:02qu'on transporte
22:03par des cargos,
22:04on transporte
22:05des biens de consommation,
22:06il y a des échanges
22:07entre l'Asie,
22:08l'Europe et les Amériques
22:10et tout ça
22:10peut avoir une conséquence
22:11bien sûr.
22:12Et ça,
22:13ça sera plus combien ?
22:15Ça dépend évidemment
22:17de la durée de la crise.
22:18Voilà,
22:18et là,
22:19c'est ce que j'allais vous dire
22:20et c'est ce que tout le monde
22:20vous dira,
22:21tout le monde espère,
22:22tout le monde suppose
22:23que cette crise
22:25va s'arrêter.
22:25Non mais je veux dire,
22:26c'est une hausse
22:26qui est en 1%,
22:28en 5%,
22:29en 10%,
22:30vous voyez,
22:31je veux dire,
22:32honnêtement,
22:32ce ne serait pas honnête
22:34de donner un chiffre joli,
22:34mais ce serait
22:35de la spéculation.
22:36La boule de cristal ?
22:37Ce serait de la boule de cristal,
22:39oui.
22:39Aujourd'hui,
22:40je pense que c'est
22:40très difficile à dire,
22:42on a une affaire
22:44qui est certaine
22:45parce que ça,
22:45c'est les marchés
22:45qui en donnent
22:47tout de suite
22:47le reflet,
22:48c'est les taux d'intérêt,
22:49c'est d'où
22:50l'intervention
22:50du gouvernement
22:52cet après-midi.
22:53Ensuite,
22:53il y a
22:54les coûts des assurances,
22:55aujourd'hui,
22:56c'est assez localisé.
22:58Nous,
22:59par exemple,
22:59nous ne constatons pas
23:00aujourd'hui
23:00de problèmes liés
23:01au détroit d'Hormouz,
23:02etc.,
23:02dans nos comptes,
23:03mais nous ne sommes pas
23:03un assureur maritime
23:05dans le Golfe,
23:07même si nous avons
23:08des activités mondiales,
23:09et on ne peut pas
23:10aujourd'hui
23:11articuler une conséquence.
23:12Ce qui est certain,
23:13c'est que plus une crise dure,
23:14plus les conséquences
23:15sont importantes.
23:16C'est sûr,
23:16mais articuler
23:17les conséquences,
23:18Jean-Laurent Granier,
23:19la question,
23:20au bout de cette articulation,
23:22est-ce qu'il y aura
23:22une hausse
23:23de nos cotisations ?
23:24Alors,
23:25c'est ce que je disais,
23:26s'il y a une hausse
23:27du coup de la réassurance,
23:28ça pourrait arriver.
23:29Aujourd'hui,
23:29ce n'est pas,
23:30je dirais,
23:31ce n'est pas ce point
23:33spécifique
23:34qui est le plus menaçant.
23:35Vous voyez,
23:35on vient de parler
23:36du changement climatique,
23:37là, pour le coup,
23:38on voit des choses
23:39qui sont à l'œuvre
23:40et qui sont inexorables,
23:41et on sait que,
23:42sur le long terme,
23:43c'est de là que viendront
23:44les augmentations
23:44de cotisations.
23:45Juste un mot,
23:46un mot important pour vous,
23:47vous avez fait
23:47un très bon exercice
23:48en 2025,
23:49il reposait sur quoi ?
23:51Le très bon exercice
23:52en 2025,
23:52il reposait sur
23:54essentiellement
23:54deux aspects.
23:55D'une part,
23:56nous avons fait
23:56une très très bonne
23:58collecte
23:59en assurance vie.
24:0111 milliards
24:01de chiffres d'affaires
24:02et 4 milliards
24:03de collecte net
24:04en assurance vie.
24:05Ça,
24:05c'est vraiment
24:06un très bon résultat
24:06parce que nous avons
24:08la confiance
24:08de nos clients,
24:09nous avons la confiance
24:10des conseillers
24:11en gestion de patrimoine
24:12et nous utilisons
24:13le magnifique outil
24:14qu'est l'assurance vie
24:15pour offrir
24:15quelque chose
24:16de diversifié.
24:18Et par ailleurs,
24:18nous avons fait
24:19aussi un bon exercice
24:21en assurance d'hommage
24:22parce que la politique
24:23de prévention
24:23que nous essayons
24:24de déployer
24:25auprès de nos clients,
24:26elle paye
24:26et elle montre
24:28que lorsqu'on prend
24:29des dispositions,
24:29on réduit
24:30l'exposition au risque.
24:31Pourquoi vous avez abandonné
24:32l'accord avec BPCE
24:33justement à propos
24:34de gestion de patrimoine ?
24:35Alors ça,
24:36c'est une discussion
24:36plus politique.
24:37Il y avait un accord
24:38mais qui devait,
24:40comment dirais-je,
24:41rencontrer un certain
24:41nombre de conditions
24:42politiques qui dépendaient
24:43des autorités italiennes
24:44et françaises.
24:45L'accord politique
24:45n'a pas été trouvé
24:46et donc c'est pas que...
24:47Pourquoi il fallait
24:48un accord politique ?
24:48J'ai envie de dire
24:49un accord réglementaire,
24:50je veux bien,
24:50mais pourquoi politique ?
24:50Parce que nous sommes
24:50un secteur régulé
24:51et que pour faire
24:52des fusions,
24:53pour mettre en commun
24:55des moyennes,
24:56notamment là,
24:56c'était de l'asset management,
24:58eh bien il faut avoir
24:59ni l'obstade
25:01des autorités
25:02de supervision
25:02des marchés
25:03et là,
25:04les conditions politiques
25:05visiblement
25:05n'étaient pas réunies.
25:07Ça ne veut pas dire
25:07que c'est une mauvaise idée
25:08de faire des champions européens.
25:10On a besoin de champions européens.
25:11Mais ça peut revenir ?
25:13Là non plus,
25:13je n'ai pas de boule de cristal.
25:14Mais en tout cas,
25:15je suis certain
25:15que tout ce qui est positif
25:16à l'échelle européenne
25:17est bon pour l'Europe
25:18et est bon pour les citoyens européens
25:20et donc français.
25:20Oui, parce qu'on parle beaucoup
25:20de la fusion
25:23des marchés des capitaux.
25:24On voit bien
25:25que ça fait partie
25:26un peu des choses
25:28qui reviennent régulièrement.
25:29Un mot sur la santé
25:30puisqu'il en a parlé
25:31ce matin,
25:32Roland Lescure,
25:33en disant qu'il y a peut-être
25:342 milliards d'économies
25:35à faire sur la santé.
25:37Pour vous,
25:37la santé en France,
25:38c'est peut-être
25:38ce qu'il y a de plus inquiétant ?
25:40Alors,
25:41la santé en France,
25:42pour nous,
25:42c'est...
25:42La manière dont c'est traité.
25:44Voilà.
25:44Il y a deux manières
25:45de considérer les choses.
25:46Aujourd'hui,
25:47on a un système en France
25:48qui repose sur le partenariat
25:49public-privé.
25:50Il y a des choses
25:51qui dépendent
25:51de la sécurité sociale.
25:52Il y a des choses
25:53qui dépendent
25:53de l'assurance maladie
25:54complémentaire.
25:55Important de savoir
25:56que quand même,
25:5651% des soins
25:58qui concernent l'optique,
26:00les lunettes,
26:01qui concernent le dentaire,
26:01concernent l'audition,
26:02sont pris en charge
26:03par les assureurs privés,
26:04par les assureurs complémentaires.
26:06Alors,
26:06il y a parfois
26:07une guéguerre idéologique
26:08en France.
26:08Là encore,
26:09il y a...
26:10Il y a...
26:11Il y a...
26:11Il y a...
26:11Il y a...
26:11Il y a...
26:11Il y a...
26:11Il y a...
26:12Il y a...
26:12Quelque chose qui fonctionne,
26:14est-ce que par hasard,
26:15on ne voudrait pas
26:15le remettre en cause ?
26:16Alors,
26:16on entend parler
26:17de fantasmes,
26:18de la grande sécu,
26:19etc.
26:19Aujourd'hui,
26:20les problèmes de déficit,
26:21ils sont dans la sécurité sociale.
26:22Je ne sais pas
26:23si l'étendre à la 100% du secteur
26:25réglerait le problème de déficit,
26:26au contraire,
26:27l'aggraverait.
26:27Quoi qu'il en soit,
26:28ce que je sais,
26:29moi,
26:29c'est que dans les entreprises,
26:31nous discutons
26:31de la couverture santé
26:33et prévoyance
26:34de nos salariés
26:35avec les partenaires sociaux.
26:37Nous sommes,
26:37chez Generali France,
26:38le deuxième assureur
26:39en alliance avec Clésia
26:41sur le marché
26:41en prévoyance collective,
26:43en prévoyance
26:44des employés
26:45et des entreprises.
26:45Et nous constatons
26:46que le dialogue social
26:48qui permet de décider
26:49dans les entreprises
26:50de la couverture santé
26:51et prévoyance
26:52fonctionne bien.
26:53Il fonctionne bien
26:54parce qu'il y a
26:54cette complémentarité,
26:56parce qu'il y a
26:56ce partenariat public-privé.
26:58Et donc,
26:58nous,
26:58ce que nous appelons
26:59de nos voeux,
26:59c'est qu'il soit renforcé
27:01et non pas rendu
27:02plus difficile
27:02par des évolutions politiques.
27:03Oui,
27:04et idéologique,
27:05parfois,
27:05il faut le reconnaître.
27:06Merci beaucoup,
27:07Jean-Laurent Angrani
27:08d'être venu ici
27:09dans le 18-19,
27:10donc le patron de Générali France
27:11était notre invité.
27:12Et allez voir,
27:13rappelez votre site,
27:14votre laboratoire,
27:15il s'appelle ?
27:15Effar,
27:16ensemble face au risque
27:17pour avoir avec son adresse
27:19les risques
27:20auxquels on est exposé.
27:21Effar,
27:21ensemble face au risque.
27:22Merci beaucoup,
27:23merci d'avoir été avec nous
27:24dans un instant.
27:25Lors du débat
27:26avec Guillaume Enzo
27:27qui est professeur
27:28à Normale Sup,
27:28ex-conseiller de France
27:29Femmes-Mitterrand,
27:30il publie une dystopie
27:32sur l'immigration.
27:33La question,
27:33c'est lui qui travaille
27:34pour Terranova aussi,
27:36est-ce qu'on a besoin
27:37des immigrés ou pas
27:38face à lui ?
27:39Guillaume Création,
27:40Saint-Étienne,
27:41économiste,
27:41professeur au CNAM
27:42et puis on reviendra
27:42bien sûr sur les annonces
27:44des premiers ministres
27:46il y a quelques instants
27:47et du ministre de l'économie
27:48ce matin.
27:48A tout de suite.
27:50BFM Business
27:51et la Tribune
27:52présentent
27:54le 18-19
27:56d'Edwige Chevrillon.
28:00Vous êtes bien
28:01dans le 18-19
28:03mais deux invités
28:04pour un débat,
28:05c'est Guillaume Enzo
28:06à ma gauche,
28:06professeur à Normale Sup,
28:07ex-conseiller de France
28:08Mitterrand.
28:09Bonsoir Guillaume Enzo.
28:10Bonsoir.
28:11Merci d'être là
28:12et en face de vous
28:13Christian Saint-Étienne,
28:15économiste,
28:15membre du service économiste,
28:16professeur Ocknab,
28:17bonsoir.
28:18Bonsoir.
28:18Saint-Étienne.
28:19Beaucoup de questions
28:20à vous poser évidemment
28:20à l'actualité
28:21sur lesquelles on va revenir
28:22et puis on va poser
28:23un sujet important
28:25qui est sur la question
28:26de l'immigration
28:27et ce qu'on peut faire
28:27avec eux ou pas
28:28ou sans eux.
28:29En tous les cas,
28:30c'est le titre de livre
28:31que vous publiez,
28:32Guillaume Enzo,
28:33avec Hakim El-Karoui
28:35et Thierry Pêche,
28:36La France en les émigrés.
28:37Alors c'est une dystopie,
28:39donc une dystopie,
28:40c'est une fiction,
28:41une fiction qui se veut
28:42un peu noire.
28:44Vous allez tout nous raconter
28:46dans quelques minutes,
28:48mais je voudrais
28:48qu'on s'attarde,
28:50si vous le voulez bien,
28:51à ce que vient d'annoncer
28:53le Premier ministre,
28:54ces mesures.
28:55Au-delà des mesures précises,
28:57ce qui est intéressant,
28:58c'est voir le coût de la guerre,
28:596 milliards,
29:00est-ce que c'est suffisant
29:01puis les conséquences que ça ?
29:02Qui commence ?
29:03Christian ?
29:04Christian Saint-Etienne,
29:05à l'idée.
29:06Donc le Premier ministre
29:08vient d'annoncer
29:09des gels de crédit
29:11à hauteur de 4 milliards
29:12pour l'État,
29:142 milliards pour la Sécurité sociale.
29:16Donc des gels,
29:16ça ne veut pas dire
29:17que c'est fait,
29:17ça veut dire qu'on prend
29:18des précautions à l'avance
29:19pour le cas où
29:20la crise s'aggraverait.
29:22Il a annoncé également
29:23des mesures
29:24de subvention
29:25pour 3 millions
29:26de travailleurs
29:27autour de 20 centimes
29:29le litre.
29:30Donc,
29:31pour l'instant,
29:33c'est assez conforme
29:34à ce que la communauté
29:35des économistes
29:37raisonnables
29:37de gauche ou de droite
29:38propose depuis
29:39plusieurs semaines,
29:40qui est qu'il ne faut pas
29:42recommencer ce qu'on a fait
29:43en 2022,
29:44c'est-à-dire des mesures
29:45générales qui ont coûté
29:46entre 7 et 9 milliards,
29:48mais il faut des mesures
29:48extrêmement spécifiques.
29:50Alors, on avait commencé
29:52par aider les transporteurs,
29:53les transporteurs,
29:54les agriculteurs,
29:55les pêcheurs,
29:56donc ça, ça continue.
29:57Les infirmières.
29:59Les infirmières.
30:00Et puis,
30:01là, c'est une aide
30:03un peu plus générale
30:04aux gros rouleurs.
30:05Alors, la question,
30:06c'est les critères,
30:08parce que celui
30:09qui est à côté
30:10du 3 millionième
30:11va dire,
30:11mais moi aussi,
30:12je suis un rouleur.
30:13Donc, on va voir
30:13comment c'est appliqué.
30:14Alors, pour l'instant,
30:19il n'y a pas vraiment
30:19de critique
30:20de ce que fait
30:21le gouvernement.
30:22Ah, parce qu'il y en a
30:23qui disent
30:23qu'il faut baisser la TVA.
30:25Non, non, non,
30:26non, non,
30:26mais je parle
30:29du point de vue
30:29de la communauté
30:30des économistes
30:31sur la communauté
30:32des politiques.
30:33On a des délires
30:34sur le fait
30:35qu'il faut baisser
30:36la TVA
30:37de 20% à 5,5.
30:39C'est une double erreur
30:40parce que ça aiderait
30:41autant les riches
30:42que les pauvres,
30:43d'une part,
30:43et d'autre part,
30:46on est quand même
30:48globalement
30:48dans une tentative
30:49de transition
30:51climatique,
30:52énergétique
30:52vers l'électrique.
30:53Donc,
30:54ce n'est pas forcément
30:55une bonne idée
30:55de baisser,
30:56d'autant plus
30:57que la France
30:57étant la France,
30:58ailleurs,
30:59on peut baisser et remonter.
31:00Ici, une fois qu'on baisse,
31:01c'est très difficile
31:01de remonter.
31:02Oui, et puis c'est vrai
31:03que si ça veut dire
31:03que si on baisse la TVA,
31:05notamment,
31:05c'est une manière
31:05de favoriser encore,
31:07de privilégier encore
31:08l'énergie fossile.
31:10Il y a une question
31:11même derrière de fond
31:12que je vous poserai,
31:13mais je veux d'abord
31:13avoir la réponse
31:14de Guillaume Enzo.
31:15C'est la baisse
31:16de 4 milliards de crédits,
31:18on ne connaît pas
31:19exactement le détail,
31:20mais on pourrait
31:21éventuellement
31:22avoir des recettes
31:24supplémentaires
31:24auxquels qu'il faudrait
31:25une loi de finances
31:26rectificative.
31:27Ce que demande
31:28Éric Coquerel,
31:28président de la Commission
31:29des Finances
31:29et de l'Assemblée nationale,
31:31et les filles,
31:31ou même encore
31:32d'autres parlementaires.
31:34Ça, c'est un point important.
31:36Guillaume Enzo,
31:37juste parce que vous,
31:38je suis sûr
31:38que vous allez réclamer
31:39qu'il y ait peut-être
31:40des taxes supplémentaires
31:41qui soient faites
31:41sur les super profits
31:42ou notamment
31:44ceux qui,
31:44pour Total,
31:45qui ont profité
31:45de cette guerre
31:46ou d'autres acteurs.
31:49Non ?
31:49Non.
31:50Je pense que
31:52l'État n'a plus
31:53les moyens
31:54de protéger
31:55les Français
31:57contre les effets
31:58de cette crise
31:58qui prélève
31:59sur le revenu national
32:00et n'a pas le moyen
32:01de s'en déter plus
32:01pour protéger
32:04les Français
32:04parce qu'il s'est
32:05trop endetté.
32:05voilà.
32:06Donc,
32:07on va avoir,
32:09on va probablement
32:10tenir qu'à un quart
32:12jusqu'à l'élection
32:13présidentielle.
32:14On va arriver
32:14à l'élection présidentielle
32:15avec un tout
32:15d'endettement
32:16de 120%
32:17du PIB.
32:18À ce moment-là,
32:19il y a un rendez-vous.
32:20Mais d'ici là,
32:21avant d'arriver au rendez-vous,
32:22vous vous dites...
32:23D'ici là,
32:24on peut faire des petites choses
32:25ou ne pas faire des petites choses.
32:26L'important,
32:27c'est le rendez-vous
32:27à la présidentielle
32:29parce qu'à ce moment-là,
32:30on sera à 120%
32:31de dettes sur PIB.
32:32Et on sait très bien
32:33que ce qui permet
32:35de stabiliser
32:37l'endettement,
32:38la réduction du déficit,
32:39c'est quelque chose
32:40qu'on ne peut faire
32:41sur des mesures très dures
32:42de hausse des impôts
32:43ou de baisse des dépenses
32:44qui ne peuvent être faites
32:47qu'en début de mandature.
32:48Donc,
32:48au début de la mandature prochaine
32:50ou bien quelque chose
32:51est fait
32:52qui sera très dur
32:53ou bien on continue
32:55à dériver
32:56et là,
32:56les marchés
32:57devront prendre en compte
32:58qu'on finira
32:59le prochain quinquennat
33:00non pas à 120%
33:01de dettes sur PIB
33:02mais à 135%
33:03ou 140%
33:04de dettes sur PIB.
33:05Vous ne parlez pas du tout
33:05d'économie ?
33:07Oui,
33:07parce qu'on n'a plus
33:08les moyens
33:09de parler d'économie.
33:09De faire d'économie ?
33:10Ah,
33:11on peut faire des économies.
33:12On peut faire des économies.
33:12Mais non,
33:13moi vous savez,
33:13je sais que les économies
33:15et les impôts,
33:16c'est la même chose,
33:17c'est reprendre du pouvoir
33:18d'achat aux gens.
33:19Donc,
33:19je ne rentre pas dans le détail.
33:20Quand on fait,
33:21les dépenses de l'État
33:22sont des recettes des gens.
33:24Donc,
33:24quand on fait des économies,
33:25on réduit le revenu des gens.
33:27quand on prélève des impôts,
33:28on réduit le revenu des gens.
33:29Donc,
33:29le sujet,
33:30c'est qu'il va falloir
33:31reprendre du pouvoir
33:32d'achat aux gens
33:32et que ça va être difficile,
33:35que ça ne peut se faire
33:35qu'en début,
33:36douloureux,
33:37que ça ne peut se faire
33:37qu'en début de quinquennat
33:40et que si ça ne se fait pas,
33:41il y a une chance
33:42assez élevée
33:43que le prochain gouvernement
33:44soit testé
33:45par une crise financière.
33:46Christian Saint-Etienne,
33:48vous vous voyez carquillé
33:49des grands yeux.
33:49J'imagine que vous,
33:50vous dites,
33:51vous avez plutôt
33:52une liste d'économies
33:52plutôt qu'une liste
33:54d'impôts supplémentaires.
33:54D'abord,
33:55le cadre général,
33:56je pense qu'on sera d'accord
33:57sur ça,
33:58c'est que l'ampleur
33:59de l'exercice,
34:00c'est à peu près
34:0180 milliards
34:01de réduction de déficit
34:03sur trois ans.
34:04Donc,
34:04si on fait 80 milliards
34:06de...
34:07Bon,
34:08c'est des chiffres
34:09que je partage
34:09avec l'OCDE,
34:10avec l'OFCE
34:11et avec d'autres.
34:12Donc,
34:13si c'est 25 à 30 milliards
34:14par an,
34:15donc 25 à 30 milliards,
34:17il faut effectivement
34:18avoir des économies
34:19et vraisemblablement,
34:21bien qu'on soit
34:22ras la casquette
34:23sur les impôts
34:24ou peut-être
34:25d'autres augmentations
34:26d'impôts.
34:27Moi,
34:28j'ai d'autres...
34:28une autre vision
34:29qui est à un moment donné,
34:32mais effectivement,
34:33est-ce qu'on aura
34:34un président capable
34:34de faire ça ?
34:36Enfin,
34:36moi,
34:37je pense que la solution,
34:38ce serait de dire
34:39à un moment donné,
34:40on va passer 35 heures,
34:41payer 35 heures
34:42à 37 heures,
34:43payer 37,
34:45ça fait une augmentation
34:46de 5 points
34:46de pouvoir d'achat
34:48et on prend
34:482 points de CSG
34:49au passage
34:50avec une modification
34:52de la Constitution
34:53qui interdit le déficit.
34:54mais effectivement,
34:55il faut un président
34:56élu sur ce programme.
34:58Donc,
34:59je pense qu'avant
35:00qu'on soit
35:01à 140 points de PIB,
35:02il y aura une crise
35:02et le FMI
35:03qui viendra nous imposer
35:04des mesures
35:05encore plus dures
35:06que celles qu'on prendrait
35:07si on était raisonnable.
35:09Optimiste.
35:10Juste un petit point
35:11de détail,
35:12entre guillemets,
35:13en attendant
35:13le grand rendez-vous
35:142027,
35:15est-ce que vous pensez
35:16qu'il faudrait
35:18une loi de finances
35:18rectificative ?
35:19Vous qui êtes
35:20un habitué
35:21des arcanes budgétaires.
35:22Je pense que
35:23le simple gel
35:24n'exige pas
35:26une loi
35:26de finances rectificative.
35:27C'est si on touche
35:28aux recettes.
35:29Mais si on touche
35:29aux recettes,
35:30oui,
35:30il faut passer
35:31devant le Parlement.
35:32C'est pour ça
35:33que pour l'instant,
35:33le gouvernement
35:34se contente
35:35entre guillemets
35:36du gel de recettes,
35:37sachant qu'on est
35:37en incertitude totale
35:39puisque à l'heure
35:40où nous sommes
35:41ce soir,
35:42on parle d'une reprise
35:43potentielle
35:43des bombardements.
35:45Peut-être que demain matin,
35:46ça sera différent.
35:47donc le gouvernement
35:48navigue à vue.
35:49Le coût de la guerre,
35:50il va être supérieur
35:52à 6 milliards,
35:53de toute manière,
35:53quand on voit
35:54toutes les conséquences
35:55qui en découlent
35:56parce que là,
35:56on est dans l'immédiateté,
35:58on est focalisé
35:59par les écrans
35:59pour essayer de suivre
36:00ce qui se passe.
36:01On attend de mal
36:02cesser de feu ou pas,
36:03les déclarations
36:04de Donald Trump,
36:04etc.
36:05On voit bien quand même
36:07que l'inflation,
36:08par exemple,
36:08est en train
36:09de rentrer petit à pied
36:10dans le processus
36:11de production.
36:13Le coût de la guerre,
36:14le coût énergétique
36:15de la guerre,
36:15c'est pour tout le monde.
36:17Un peu moins d'ailleurs
36:17pour nous qui avons
36:18plus d'énergie décarbonée.
36:20Donc,
36:21le sujet,
36:22ce n'est pas
36:23les 5 milliards
36:24qu'il faut rattraper
36:24sur le coût de la guerre.
36:25Le sujet,
36:26c'est les 100 à 140 milliards
36:29sur 5 ans
36:30qu'il faut rattraper
36:31pour arriver
36:32au point
36:32où on stabilise la dette.
36:34Ça,
36:34c'est autrement
36:35plus important
36:36et c'est ce dont
36:37il faut parler
36:38pour 2027.
36:38puisqu'on parle
36:40déjà un peu
36:41de 2027,
36:42on va parler
36:42de programmes
36:43de préférences françaises
36:45puisqu'on a vu
36:46que M. Bardella
36:48et Mme Marine Le Pen
36:50ont été reçus
36:51par différents patrons
36:53et notamment
36:53par le MEDEF
36:54pour Jordan Bardella,
36:56c'était lundi,
36:57Avenue Bosquet.
36:59Vous,
36:59vous publiez un livre,
37:00Guillaume Enzo,
37:00qui est un peu
37:01au cœur,
37:02évidemment,
37:02de la présidentielle
37:03autour de
37:04est-ce qu'on a besoin
37:05ou pas de l'immigration.
37:07Alors,
37:08c'est sous une forme,
37:09je disais,
37:09c'est une dystopie,
37:11c'est sous une forme
37:12un peu particulière
37:13parce que
37:13c'est presque
37:15une science-fiction
37:17quelque part,
37:17c'est une fiction du moins.
37:19C'est une fiction.
37:20Alors d'abord,
37:20pourquoi ce style ?
37:22Et puis,
37:22je rappelle que vous publiez
37:23ce livre avec
37:24Hakim El Karoui
37:25et Thierry Pêche,
37:28c'est publié
37:29aux éditions
37:30d'Albin Michel.
37:32Non,
37:33Les Petits Matins.
37:33Ah,
37:34Les Petits Matins,
37:35pardonnez-moi.
37:35Petits Matins,
37:36c'est Boris Vallaud
37:37qui est chez Albin Michel,
37:38c'est pour ça que je...
37:40Pourquoi ce livre ?
37:42C'est une dystopie
37:44comme on a déjà fait une
37:45sur Marine Le Pen,
37:46présidente,
37:46mais celle-là,
37:47elle est moins politique.
37:49Elle met en place,
37:50elle met plutôt en scène
37:51des gens.
37:51La politique est un arrière-plan
37:53et elle est plutôt
37:54sous une forme
37:55de polar.
37:56Voilà.
37:56On est en 2030,
37:58on est en 2030
37:59dans une France
38:00où l'Union des Droites
38:01a réalisé son projet.
38:03le projet qui est maintenant
38:04poussé par une pensée
38:06unique identitaire
38:07et on a décidé
38:07qu'on allait
38:11fermer la France
38:12à l'immigration
38:13et qu'on allait rendre
38:14la vie le plus difficile
38:15possible aux étrangers
38:16qui sont en place.
38:17Donc, on voit ce qui se passe.
38:18On va quand même préciser
38:18que dans votre scénario
38:19de 2030,
38:21dans votre dystopie,
38:22mais enfin,
38:22qui est intéressante quand même,
38:23il y a
38:24Philippe de Villiers
38:25président
38:25et puis,
38:27il y a Bruno Retailleau,
38:28premier ministre,
38:29qui prend des mesures.
38:30Oui,
38:31la politique est un arrière-plan
38:33donc on a surtout voulu
38:34que le président
38:35soit plutôt présidentiel
38:36et que...
38:37Les arguments
38:37pour qu'il puisse
38:39avoir des contre-arguments
38:40de la part de Christian,
38:41ça t'étienne.
38:42Alors,
38:43dans cette France-là,
38:46qu'est-ce qu'il se passe ?
38:47Que les immigrés
38:49s'en vont,
38:50c'est ce qu'on voulait.
38:52Ils s'en vont
38:54et...
38:54Alors,
38:55lesquels ?
38:55Parce qu'il y en a
38:56des immigrés,
38:57si on prend l'extension,
38:58il y en a 12 millions.
39:00Il y a 7,7 millions
39:01d'immigrés en France.
39:04Enfin,
39:04musulmans,
39:04mais si on prend les espagnols,
39:05les portugais et tous les autres.
39:07Ils s'en vont...
39:08Que fait l'immigration
39:09et principalement
39:10l'immigration
39:11non-Union européenne ?
39:13L'immigration
39:14bouche les trous
39:15du marché du travail.
39:17Elle fait...
39:18Elle fait...
39:19Elle flexibilise
39:20le marché du travail.
39:21Donc,
39:22elle est à la fois présente
39:23sur les jobs
39:24les moins qualifiés,
39:26extrêmement présente,
39:27c'est ce qu'on a tous en tête,
39:28le care,
39:30les infirmières,
39:32les EHPAD,
39:33la restauration,
39:36le nettoyage,
39:37des jobs
39:37très techniques,
39:39pas très qualifiés,
39:40mais qui nécessitent quand même
39:41une qualification
39:42sur le terrain forte,
39:44le bâtiment,
39:45les couvreurs,
39:46etc.
39:46Et puis aussi,
39:47les plus qualifiés,
39:48ce qu'on oublie.
39:49Parce qu'aujourd'hui,
39:5050% à peu près
39:51des immigrés
39:52qui rentrent sur le territoire
39:52sont diplômés du supérieur
39:54et on a une très grande part
39:57des médecins,
40:00des informaticiens,
40:01des chercheurs,
40:04des prêtres
40:05de l'Église catholique
40:06qui sont des immigrés
40:08et des immigrés extérieurs
40:09à l'Union européenne.
40:09Donc, cela,
40:10ce leur rend la vie impossible.
40:12Dans un pays
40:13qui est le dernier
40:13à rentrer dans l'hiver démographique
40:15parce qu'on entre
40:17à toute allure.
40:18La chute des naissances
40:19fait que notre population active
40:20baisse à toute allure.
40:22Les autres pays européens
40:23sont entrés plus tôt
40:24dans cet hiver démographique.
40:26Oui, notamment les Allemands,
40:26bien sûr.
40:27Et ils se sont aperçus plus tôt
40:28qu'ils avaient besoin
40:29d'attirer de l'immigration.
40:31Donc, les pays européens
40:33essayent d'attirer
40:34nos immigrés,
40:35à la fois ceux qui sont chez nous
40:37et ceux qui viendraient
40:37sinon chez nous.
40:39Et nous,
40:41on perd une grande partie
40:43de notre force de travail.
40:44La conclusion,
40:45c'est que c'est un désordre
40:48sans nom
40:48à la fois
40:50dans nos EHPAD,
40:53à l'hôpital public,
40:55dans le bâtiment,
40:57dans tous les secteurs
40:59qu'on a cités là
41:00et que ça pose
41:02des problèmes
41:03à la fois économiques
41:06et humains
41:08absolument majeurs.
41:10Christian Saint-Etienne,
41:11vous avez entendu
41:12ce que vient de dire
41:14Guillaume Enzo.
41:16Qu'est-ce que vous en pensez ?
41:17Est-ce que vous partagez
41:19le fait qu'effectivement,
41:20sans eux,
41:21ça sera la cacophonie
41:22dans l'économie française ?
41:24C'est une façon habile
41:26de présenter le sujet
41:29en généralisant
41:30les immigrés
41:31comme une seule population.
41:32En fait, déjà,
41:34Guillaume Enzo
41:35fait une distinction
41:37entre immigrés européens
41:39et non européens.
41:40Moi, les chiffres
41:41que j'ai en tête,
41:42c'est qu'on a 12 millions
41:44d'immigrés
41:44selon l'INSEE,
41:46mais il doit y avoir
41:475 millions d'Européens
41:48et 7 millions
41:49de non-Européens
41:50à peu près.
41:51Donc,
41:52la question centrale
41:53sur l'immigration...
41:558,8% de la population
41:56selon les derniers chiffres
41:57de l'INSEE
41:58que j'ai devant moi.
41:59Donc,
42:00la question centrale,
42:02c'est pour moi
42:03le bilan des compétences.
42:05Alors,
42:07Guillaume évoquait
42:08à l'instant
42:08le fait que la moitié
42:10des nouveaux immigrés
42:12sont qualifiés.
42:13Il y a eu
42:14une remontée
42:14des qualifications,
42:15mais on a eu
42:16une immigration
42:17peu qualifiée
42:18pendant longtemps,
42:19peu contrôlée,
42:22connaissant quasiment pas
42:24nos institutions
42:25et notre langue.
42:26Donc ça,
42:27c'est aussi
42:28un échec
42:29de la nation.
42:30On n'a pas su
42:30mettre en place
42:33les capacités
42:34pour les éduquer,
42:36mais parce que
42:37il y a eu un moment,
42:38il y a eu un passage,
42:40on est en train
42:40de se réveiller,
42:41mais en gros
42:42de 2000 à 2020,
42:43on a eu un passage
42:44où on n'osait même
42:47plus revendiquer
42:48nos valeurs,
42:49notre histoire,
42:49ainsi de suite.
42:50Donc,
42:50quand vous allez
42:51aux Etats-Unis,
42:51au Canada,
42:52on exige que vous connaissiez
42:53l'histoire du pays
42:54et ses valeurs
42:55et ses cultures,
42:56et nous,
42:56on n'osait même plus
42:57imposer ces visions-là.
42:59Donc,
43:00on a une défaillance
43:02du mécanisme
43:03d'intégration
43:04qui avait superbement
43:05fonctionné
43:06au XXe siècle,
43:08notamment dans la
43:10seconde moitié
43:10du XIXe,
43:11première moitié
43:12du XXe,
43:12mais à l'époque,
43:13c'était une immigration
43:14effectivement européenne.
43:16Alors,
43:17il y a quelques chiffres,
43:19on peut en débattre,
43:20mais il faut quand même
43:20poser un certain
43:22nombre de chiffres.
43:22aujourd'hui,
43:24c'est d'ailleurs
43:24les dernières évaluations
43:26de l'INSEE
43:27pour le corps
43:28qui fait des prévisions
43:29sur les retraites.
43:31On doit avoir
43:32autour de 300 000
43:33immigrés
43:33qui rentrent,
43:34une part significative
43:36qui est
43:38illégale.
43:40Alors,
43:40longtemps,
43:41on a pensé
43:41qu'il y avait
43:42300 000,
43:42400 000 illégaux,
43:43on commence à parler
43:45de 700 000,
43:45donc il y a eu
43:46une vague
43:47assez considérable
43:48dans les 10,
43:4915 dernières années,
43:50avec une montée
43:52de l'insécurité
43:53qui n'est pas négligeable
43:54en lien avec
43:55les illégaux.
43:56Alors,
43:56sur l'immigration,
43:58donc on a à peu près
43:58300 000 qui rentrent.
44:00Alors,
44:01Guillaume citait
44:02la moitié qualifiée,
44:03c'est peut-être
44:04un peu beaucoup,
44:05mais il y a
44:06effectivement des gens
44:07qualifiés.
44:08Alors,
44:08les médecins viennent
44:08de Roumanie
44:09ou d'ailleurs,
44:10on a aussi des médecins
44:10algériens,
44:11marocains.
44:12sur le plan scientifique,
44:14il y a une école
44:15mathématique
44:16assez remarquable
44:17au Maroc
44:18qui s'est d'ailleurs
44:20bâtie avec des méthodes
44:22françaises,
44:22mais qui sont presque
44:24meilleures que nous
44:25aujourd'hui.
44:25Donc,
44:26on a,
44:27pour finir,
44:29face aux 300 000
44:30qui rentrent,
44:32on a aujourd'hui
44:32une estimation
44:33de 80 000
44:34à 90 000
44:35jeunes français
44:35qui partent
44:36qualifiés,
44:37essentiellement
44:38du fait
44:39d'un problème
44:40qui est plus grave,
44:41qui est la stagnation
44:42de l'économie française
44:42depuis 20 ans
44:43à 1% de croissance.
44:45Les dernières prévisions
44:46de l'OCDE
44:47prévoient que les trois
44:48prochaines années
44:49sont à 1%.
44:50Donc,
44:50ça ne permet pas
44:51d'intégrer
44:51les jeunes français
44:53qui partent au Canada,
44:55qui partent aux Etats-Unis,
44:56qui partent en Italie,
44:59qui partent en Allemagne.
45:00Donc,
45:00je pense que l'immigration
45:01doit être pensée
45:02dans une vision globale
45:03avec une planification stratégique
45:05pour relancer la croissance.
45:06Il faut quand même
45:07un minimum
45:08de vérification,
45:10y compris
45:10pour les étudiants
45:11jusqu'à un universitaire.
45:13On a laissé rentrer
45:13beaucoup d'étudiants
45:14qui ne parlaient pas français
45:15dans les universités.
45:17C'est complètement
45:19psychédélique.
45:19Donc,
45:20il y a un certain nombre
45:20de régulations
45:22de l'immigration.
45:23Mais la France
45:24aura évidemment
45:25besoin
45:25de gens qualifiés
45:28dans les années
45:29qui viennent,
45:30surtout si on rentrait
45:31dans une accélération
45:32de la croissance
45:33fondée sur l'innovation.
45:34Est-ce que c'est
45:34un problème politique,
45:35c'est un problème économique
45:37ou c'est un problème
45:38presque d'entreprise,
45:39Guillaume Enzo,
45:40pour vous,
45:40l'immigration ?
45:41À mon avis,
45:43c'est devenu
45:44un problème politique
45:45parce qu'il y a
45:46des entrepreneurs politiques
45:47qui en ont fait
45:47un problème politique.
45:49Si on ne le prend pas
45:50de façon politique,
45:51comme le fait Christian,
45:52mais qu'on le prend
45:54les choses comme elles sont.
45:55300 000 entrées aujourd'hui,
45:58moins 90 000 natifs
46:01qui partent,
46:01moins 70 000 immigrés
46:03qui rentrent chez eux,
46:05ça fait les 150 000
46:06dont l'INSEE dit
46:07qu'on a besoin
46:08et on a besoin
46:09en fait d'un peu plus
46:10pour stabiliser
46:11le nombre de cotisants
46:12puisqu'on perd
46:13la population active,
46:14si on veut stabiliser
46:14le nombre de cotisants,
46:15on a besoin d'un peu plus.
46:16Donc on a besoin
46:17d'un peu plus
46:17de 300 000 entrants,
46:19c'est-à-dire plus
46:19que ce qui s'est produit
46:20ces dernières années.
46:21À condition qu'il soit qualifié
46:22et qu'il parle français.
46:22Oui, autant que ce qui s'est produit
46:25dans les années 2010,
46:26on a besoin plutôt
46:27d'un peu plus d'immigration
46:28pour maintenir
46:29notre système social.
46:32Alors évidemment,
46:33naturellement,
46:33tout le monde veut
46:34de l'immigration choisie.
46:35Bien sûr,
46:36il vaut mieux.
46:38Mais l'immigration choisie,
46:40c'est l'immigration
46:41où nous sommes choisis aussi.
46:44On n'est plus dans un univers
46:46post-colonial
46:47où chacun va dans
46:49sa métropole coloniale
46:50et où on peut aller chercher
46:52des gens qu'on met
46:52dans des foyers
46:53sur un contrat
46:53qui n'amènent pas
46:54leur famille
46:54et qui restent
46:55et dont on espère
46:57qu'ils vont repartir.
46:58C'est fini depuis longtemps.
46:59Les gens qui viennent,
47:00ils ont envie
47:02d'avoir une vie familiale normale,
47:04de ne pas être soumis
47:05à des discriminations
47:06et de pouvoir
47:08avoir leur religion,
47:09de pouvoir pratiquer
47:11leur religion calmement.
47:12Qu'est-ce que vous faites
47:12pour les intégrer ?
47:13Donc, il faut les intégrer,
47:14bien sûr.
47:16Est-ce qu'on a les moyens ?
47:17Parce que c'est là
47:18où on arrive sur le thème
47:19qui va faire frémir
47:20mais qui est intéressant aussi
47:21à débattre,
47:22surtout ici
47:23où on est surtout
47:24sur l'économie.
47:26C'est la préférence française.
47:28Vous voyez bien,
47:30on y arrive tout droit
47:32dans votre logique.
47:33Si on ne veut pas loger
47:35des immigrés
47:36dans des HLM
47:36alors que c'est eux
47:37qui bâtissent les HLM
47:38dans le BTP,
47:40il y a 35% d'immigrés.
47:41Donc, c'est eux
47:41qui font les HLM.
47:42Bon, si on ne veut pas
47:43les mettre dans des HLM,
47:44on ne fera plus d'HLM.
47:45Voilà.
47:47C'est simple.
47:50Et si vous avez été
47:51dans des EHPAD,
47:52vous pourrez regarder
47:53la proportion qu'il y a
47:54de travailleurs immigrés.
47:56Donc, s'ils s'en vont,
47:57alors nous,
47:57dans notre livre,
47:58il se passe toute une série de choses.
47:59Les riches vont se faire
48:00finir leurs jours au Maroc
48:03parce que c'est comme ça.
48:05Et c'est le nouveau statut social
48:08pour les gens
48:08qui sont habitués
48:09à arbitrer la fiscalité,
48:11les études des enfants.
48:13Oui, non, pas forcément
48:14parce que c'est beaucoup moins cher
48:15un EHPAD au Maroc.
48:17Et puis, si on renvoie
48:18les aides-soignantes au Maroc,
48:20leurs clients iront au Maroc aussi.
48:22Et puis, on fait venir,
48:24on crée des EHPAD à la frontière
48:25avec des travailleurs frontaliers.
48:26Il y a toute une série
48:27de systèmes qui s'organisent,
48:29de systèmes à la limite
48:30de l'illégalité,
48:31de systèmes illégaux
48:32pour essayer de faire fonctionner
48:33l'économie.
48:34Et ces systèmes
48:36marchent plus ou moins bien.
48:38Et le polar là-dedans,
48:40c'est que toute cette zone grise
48:43se fait polluer
48:44par l'argent noir
48:45parce que quand on évolue
48:46dans la zone grise,
48:48à un moment donné,
48:50il y a...
48:50Vous n'avez pas peur quand même
48:52de ce que vous fait
48:53un thriller,
48:54une dystopie encore une fois
48:56sur un sujet quand même
48:57très important
48:58qui divise ?
48:59Est-ce que vous n'avez pas peur
49:00qu'on vous dise
49:00que vous prenez un petit peu,
49:02de manière un peu légère,
49:04ce sujet très important
49:05pour l'avenir de la France ?
49:07Sujet très important
49:08pour l'avenir de la France,
49:09vous savez,
49:10tous les pays qui ont décidé
49:11de faire des politiques
49:12contre l'immigration,
49:13qui ont eu un petit prurite
49:15de ce type-là,
49:16c'est-à-dire la Grande-Bretagne
49:17avec le Brexit,
49:18l'Italie avec Mélanie,
49:20le Danemark avec des sociodémocrates
49:22qui sont devenus sensibles
49:24à ces problèmes-là,
49:25tous ces pays-là
49:26reçoivent plus d'immigrés
49:27que nous,
49:28en proportion de la population
49:29aujourd'hui.
49:29On voit bien les limites
49:30en Grande-Bretagne,
49:31on parlait,
49:32notre génération
49:32parlait de Mélanie,
49:33ils ont remplacé,
49:35il n'y a eu jamais autant
49:36d'immigrés qu'aujourd'hui.
49:37Oui, mais ça pose un problème
49:38à la société anglaise,
49:39justement.
49:40Mais tout ce qu'ils ont fait
49:41pour essayer
49:41d'y revenir,
49:43de s'en prémunir,
49:45ça fait qu'il y en a eu plus.
49:47Moi, je ferai deux remarques.
49:49La première,
49:50c'est qu'en écrivant
49:53une dystopie de cette nature,
49:56je ne dirais pas
49:57que ça le prend à la légère,
49:58ça prend le risque
49:59d'accentuer
50:00les divisions politiques.
50:02Donc,
50:02c'est une première remarque.
50:04La deuxième remarque,
50:06c'est qu'évidemment,
50:08personne d'intelligent
50:09peut être contre l'immigration,
50:11mais Guillaume Manzo,
50:13tout à l'heure,
50:14semblait considérer
50:14que le mot d'immigration choisie
50:16était une monstruosité.
50:18Je pense que
50:18l'immigration choisie,
50:19c'est la seule solution,
50:21c'est-à-dire
50:21une immigration choisie
50:22avec intégration républicaine.
50:24Donc,
50:25il faut restaurer
50:27des cours de français
50:29gratuits
50:29pour les gens
50:30qui viennent légalement.
50:31Il faut une sélection
50:35pour les faire venir.
50:37Alors,
50:37je ne suis pas loin
50:38en termes d'immigration choisie
50:40des chiffres
50:40qu'on évoque.
50:41Je pense
50:42qu'on a vraiment besoin
50:43effectivement
50:44d'au moins 100 000 personnes
50:45qualifiées,
50:47des informaticiens,
50:48des médecins,
50:48tout ce que vous voulez
50:50pour...
50:50Dans la vision
50:51que j'évoquais,
50:52c'est-à-dire
50:52si on veut doubler
50:52le taux de croissance,
50:53on a besoin
50:54de gens qualifiés
50:55et le système français
50:56n'en produit pas assez.
50:56C'est ça le lien,
50:58c'est-à-dire que
50:58si on veut plus de croissance,
51:00on a besoin...
51:00Voilà,
51:01on ne peut pas juste
51:01accepter l'immigration
51:02sans vision
51:03de la France
51:04qu'on veut construire
51:05à l'horizon de 10 ans
51:06qui doit être une France
51:07qui innove,
51:08qui investit,
51:09qui développe
51:10beaucoup plus
51:12l'énergie,
51:12les start-up,
51:15qui réindustrialise surtout.
51:16Donc,
51:16dans la réindustrialisation,
51:18on aura certainement
51:18besoin de personnel qualifié.
51:20Mais je trouve
51:22que traiter
51:22le sujet
51:23de l'immigration
51:24séparément
51:25d'une planification stratégique,
51:26c'est mauvais
51:28en termes
51:28d'éducation
51:29de notre population
51:30qui sépare
51:34beaucoup
51:34les questions
51:35d'immigration,
51:36des questions
51:36de croissance
51:37et des questions
51:38d'intégration.
51:40Il faut
51:41tous ces gens-là.
51:43Mais dans les métiers
51:44en tension,
51:45il y a aussi
51:45toute une série
51:46de métiers non qualifiés.
51:47Les métiers du care,
51:48les métiers de la santé
51:50les moins qualifiés,
51:53les métiers du bâtiment
51:55si tant est qu'ils ne le sont pas,
51:56les métiers du voyage.
51:57Parce que ces gens-là
51:59sont...
51:59Il faut regarder ça
52:00d'une façon holistique.
52:02Ces gens-là
52:04rendent des services,
52:05s'occuper des vieux,
52:06s'occuper des enfants
52:07qui libèrent
52:08de la force de travail
52:09éventuellement plus qualifiée,
52:10à plus forte valeur ajoutée.
52:11Et comme
52:12il y a de plus en plus
52:13de vieux,
52:13de moins en moins d'enfants,
52:14mais de plus en plus de vieux,
52:15il faut bien s'en occuper.
52:15Sinon, c'est des aidants
52:16qui s'en occupent.
52:17Donc, bien sûr,
52:19il faut une planification stratégique.
52:20Dans cette planification stratégique,
52:21on a besoin des deux,
52:22à la fois de moins qualifiés
52:23et de plus qualifiés.
52:24En fait,
52:25la seule différence
52:26de ce qu'on fait,
52:27Mélanie,
52:27c'est qu'ils ont arrêté
52:33l'asile
52:33et ils ont réduit
52:35les études.
52:36Et à la place,
52:37il faut venir des gens
52:37directement,
52:38ils régularisent plutôt
52:39des gens qui sont
52:40des illégaux
52:41ou il faut venir des gens
52:41qui sont directement embauchés
52:43par les entreprises.
52:44Mais comme à la fin,
52:45chez nous aussi,
52:46à la fin,
52:47les étudiants
52:47et les demandeurs d'asile
52:48finissent par travailler,
52:50tout ça ne fait pas
52:50une énorme différence
52:51et tout ça ne mérite pas
52:53d'y passer l'intégralité
52:54d'une campagne présidentielle,
52:55sauf si on n'a rien d'autre
52:56à dire,
52:58sauf si on veut...
53:09c'est un régime illibéral.
53:10Voilà.
53:11Alors, vous faites de la bonne télé
53:12sur cet été ?
53:13Non, non, je ne pense pas.
53:14Je suis dans la planification stratégique.
53:17Ça fait 20 ans que je me dis
53:19que le problème de la France
53:20c'est la non-croissance.
53:21On en crève,
53:22y compris au niveau
53:24des finances publiques.
53:26Donc, on a besoin notamment
53:28de créer un million
53:30d'emplois industriels.
53:31Il faudrait une vraie stratégie.
53:33J'ai beaucoup écrit là-dessus.
53:34On ne fait rien.
53:34Voilà.
53:37Macron,
53:39mais tous les présidents avant
53:40c'était pareil,
53:41mais Macron s'est emparé
53:42du problème en 2022.
53:44On a mis en place
53:452000 hectares
53:46pour réindustrialiser.
53:47Le ministère des Finances
53:48lui-même dit
53:49que s'il faudrait 20 000
53:50et les études montrent
53:51qu'il faudrait plutôt 50 000.
53:53Est-ce qu'on a créé
53:54une stratégie nationale
53:56pour se faire ?
53:57Non.
53:58Donc, l'immigration comme ça,
54:00sans vision d'ensemble
54:02de l'avenir qu'on veut faire
54:03et surtout,
54:04ce qui me préoccupe,
54:05parce que je me circule
54:06beaucoup dans le pays,
54:08l'immigration qualifiée
54:09ne pose aucun problème
54:10et l'immigration peu qualifiée
54:12mais encadrée
54:12ne pose pas de problème.
54:14Mais quand vous avez
54:15des centaines de milliers
54:16d'illégaux non encadrés
54:17qui sont encadrés
54:18par les réseaux
54:19avec des systèmes de violence,
54:22ça pourrit d'ailleurs
54:23l'image de l'immigration
54:24et d'ailleurs,
54:26le point clé,
54:27c'est que je rencontre
54:30beaucoup d'immigrés
54:30et les premiers qui demandent
54:32qu'on rétablisse l'ordre,
54:33ce sont les immigrés
54:34installés dans le pays.
54:36Un mot,
54:37mais 20 secondes.
54:38Bien sûr qu'il y a
54:39plein de débats légitimes
54:40dont parle Christian.
54:44Mais le sujet
54:45dont parle
54:47l'Union des droites
54:48aujourd'hui,
54:48ce n'est pas
54:50planifier 300 000
54:51entrées d'immigrés par an,
54:52c'est zéro immigration.
54:53C'est ça la proposition
54:55qu'on est en train
54:56de nous faire
54:56pour la prochaine
54:57campagne présidentielle.
54:58Et cette proposition-là,
55:00elle est absurde.
55:01Personne n'y croit
55:02de toute façon.
55:03Oui,
55:04c'est ce que vous démontrez
55:05notamment dans votre livre
55:06« Sans eux,
55:07la France,
55:07sans les immigrés »
55:08et Guillaume Enzo,
55:09Akim El-Karoui,
55:10Thierry Pêche,
55:11donc aux éditions
55:12Petit Matin.
55:13Merci d'être venu.
55:14Guillaume Enzo,
55:14ça sort demain,
55:15je crois le livre.
55:16Merci beaucoup
55:16Christian Saint-Etienne.
55:17On suivra vous aussi
55:18vos travaux
55:19et surtout,
55:19vous reviendrez nous voir
55:20parce que comme vous l'avez dit,
55:21ça sera forcément
55:22un des thèmes de 2027.
55:24Voilà,
55:25bonne soirée.
55:25Tout de suite,
55:26vous retrouvez Stéphanie Collot.
55:29Le 18-19
55:31d'Edwish Chevrillon
55:32sur BFM Business.
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