- il y a 13 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13On va parler d'e-commerce, on va parler de licorne, on va parler d'élection présidentielle.
00:18Et oui, c'est quasiment le top départ à un an de la future élection présidentielle.
00:23On parlera, mon premier invité c'est Philippe Corot, il est le président fondateur de Miracle, vous savez la licorne.
00:29Française d'e-commerce, ici il y a deux plateformes de commerce, de marketplace.
00:33Ici il y a un accord très important avec Lacoste, il nous dira pourquoi c'est important.
00:37Et puis on reviendra aussi un peu sur la guerre de l'IA que se livrent les grands ticots d
00:42'Américains, qu'est-ce que ça change pour lui.
00:44Ensuite c'est le débat, un débat avec Bernard Spitz qui est le président des Grecs,
00:48qui a reçu tous ceux qui étaient candidats à l'élection présidentielle, ils avaient soutenu les Grecs Emmanuel Macron, ça
00:54c'était en 2017.
00:56Qui vont-ils soutenir ? Et puis à ses côtés, Nathalie Jansson, économiste, professeure à Neoma Business School,
01:02elle est président du Think Tank, cette fois-ci Génération Libre.
01:05Et puis notre confrère Philippe Mabie, grand spécialiste du budget.
01:10Mais tout de suite c'est le journal, Stéphanie Collot.
01:14Le journal.
01:16Il est tout juste 18h, bonsoir Stéphanie.
01:19Bonsoir Edwige.
01:20Et on commence par le gouvernement qui se donne 15 jours pour détailler le plan de 6 milliards d'euros
01:25d'économie.
01:26Et oui, ça peut exister.
01:28Effectivement, c'est ce qu'a déclaré le ministre des Comptes Publics, David Amiel,
01:32auditionné aujourd'hui devant la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale avec le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
01:376 milliards, c'est ce que la guerre au Moyen-Orient coûte aux finances publiques, selon l'exécutif,
01:41qui entend réaliser autant d'économies via un coup de rabot dans les dépenses de l'État et de la
01:46sécurité sociale.
01:47100 millions d'euros, c'est ce qu'EDF va investir dans une nouvelle usine à Chalons-sur-Saône.
01:53Ce nouveau site Arabelle Solutions produira à partir de 2030 des échangeurs de chaleur pour les futurs EPR2 français,
02:02mais aussi pour l'export à destination de réacteurs nucléaires étrangers.
02:07Le conflit au Moyen-Orient et les négociations autour d'un cessez-le-feu patinent.
02:11Le chef de la diplomatie iranienne accuse les États-Unis de l'échec des discussions au Pakistan.
02:17Abbas Arachie qui a rencontré Vladimir Poutine aujourd'hui à Saint-Pétersbourg.
02:22L'Iran estime par ailleurs que son armée devrait avoir autorité sur le détroit d'Hormuz.
02:28Une proposition de loi a été présentée en ce sens au Parlement iranien.
02:32Le texte prévoit aussi que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale.
02:37Microsoft perd l'accès exclusif à OpenAI qui pourrait désormais proposer ses services sur plusieurs fournisseurs de cloud,
02:44notamment Amazon et Google.
02:46Et puis Microsoft ne reversera plus de commission à OpenAI sur la vente de ces modèles.
02:51Tandis que la start-up californienne continuera à distribuer une partie de son chiffre d'affaires aux créateurs de Windows.
02:58La Chine bloque l'acquisition de la start-up Manus par Meta.
03:01Le géant américain avait conclu un accord fin décembre pour racheter la pépite chinoise d'Agent IA pour 2 milliards
03:06de dollars.
03:07Un blocage hautement stratégique sur fonds de rivalité technologique entre la Chine et les États-Unis.
03:12Shell rachète le canadien Arc Resource, une acquisition à plus de 16 milliards de dollars.
03:18Le géant britannique des hydrocarbures veut se renforcer dans la production de gaz et de liquides de schiste.
03:24Dans le secteur auto, Forvia cède sa division aménagement intérieur au fonds américain Apollo.
03:30Une opération à 1,8 milliard d'euros.
03:32Le fournisseur de pièces auto entend ainsi réduire sa dette d'au moins 1 milliard et se recentrer sur des
03:39activités plus technologiques.
03:41Et puis les librairies Gibert vont demander leur placement en redressement judiciaire.
03:46L'enseigne compte 16 magasins dans 12 villes.
03:49Le groupe entend miser sur le livre d'occasion.
03:51Un marché en croissance de 10% par an.
03:5318h02 sur BFM Business, les marchés.
03:57Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:59Bonsoir Antoine.
04:00Bonsoir Stéphanie.
04:00Bonsoir Edwil.
04:01Bonsoir Antoine.
04:02Et le CAC termine en baisse ce soir.
04:03Oui, moins 0,19%.
04:058141 points de volume d'échange.
04:07Alors très calme, 3,1 milliards inférieurs à la moyenne de ces derniers mois.
04:12Moins 1,03% pour l'Euronext Tech Leader.
04:14Ça semble que ce soit vraiment sur la tech européenne, que ce soit centré un petit peu les prises de
04:18profit.
04:19L'Eurostock 50, moins 0,39%.
04:21Moins 0,19% pour le DAX à Francfort.
04:23Plus forte baisse justement du CAC 40 CST Micro.
04:26Moins 2,28 à 42,38 euros.
04:29Orange, moins 1,5% à 17,39.
04:319 Sanofi, moins 1,47 à 78,90 euros.
04:34La plus forte hausse, elle est pour Renault qui gagne 2,9% à 30,63 euros.
04:38Incroyable.
04:39Nissan a relevé ses prévisions un petit peu plus tôt dans la journée.
04:42Il faut dire qu'elles avaient déjà largement, largement abaissées.
04:47Donc, une toute petite nouvelle autour de Nissan, ça fait les affaires de Renault, puisque les deux groupes sont toujours
04:51liés capitalistiquement, même s'ils tentent à alléger leurs liens.
04:56Capgemini gagne 2,5% à 100,60.
04:58Kering, plus 1,54, 243,75 euros.
05:01Un petit mot du SBF 120.
05:02Eramet termine plus forte hausse, plus 5,1%, 56,70.
05:06Ce Telsat, plus forte baisse, moins 5,8%, 2,63.
05:10L'euro 1,17,33.
05:12Un petit mot des taux d'intérêt qui continuent de se tendre.
05:153,69% pour le 10 ans français notamment.
05:18Et le pétrole, 101,73 pour le baril de Brette.
05:22Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:24Rendez-vous avec vous, ça sera à 19h30.
05:27Nous, tout de suite, mon premier invité, c'est donc Philippe Courreau, le président fondateur de Miracle.
05:31A tout de suite.
05:32FM Business et la Tribune présente...
05:37Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:43Notre invité, c'est un des fondateurs d'une des grandes licornes françaises.
05:47Bonsoir Philippe Courreau.
05:48Bonsoir.
05:48Merci d'être avec nous.
05:50Vous êtes président fondateur de Miracle.
05:52Miracle, vous venez souvent de vous voir, c'est les marketplaces.
05:56Mais en même temps, ça évolue beaucoup, beaucoup.
05:58Vous avez signé avec les plus grands noms.
06:00Maintenant, vous avez aussi un bureau à Boston.
06:02Là, vous venez de signer.
06:04C'est pour ça que vous êtes sur ce plateau.
06:05Votre actualité est signée à un grand partenariat avec Lacoste.
06:09C'est important parce que ce n'est pas des modes de luxe.
06:13Mais enfin, c'est quand même des marques qui sont assez premium.
06:16Et pour vous, c'est une étape supplémentaire.
06:18Surtout que c'est en intégrant l'intelligence artificielle.
06:23On voit bien que votre métier, à vous, il a énormément évolué.
06:26On reparlera du Miracle parce que 13 ans plus tard, ça y est.
06:29Ling, ling.
06:30Vous êtes rentable.
06:31Donc, bravo.
06:32En 2025.
06:33Mais d'abord, avec Lacoste.
06:34En quoi c'est si important pour vous d'avoir signé avec Lacoste ?
06:38Vous me direz, il y a Roland-Garros.
06:39C'est juste avant Roland-Garros.
06:40Alors, ce n'est pas à cause de Roland-Garros.
06:42Mais en fait, on a signé Lacoste avec notre nouveau produit qui s'appelle Miracle Connect,
06:48qui est un produit qu'on a développé 100% avec de l'intelligence artificielle.
06:53En fait, pour nous, c'est une marque de confiance qu'une enseigne comme Lacoste utilise Miracle Connect
06:57pour aller vendre sur des marketplaces Miracle et non Miracle.
07:02Et on voit aujourd'hui que notre produit Miracle Connect a beaucoup de succès
07:07puisqu'on a réussi à faire en sorte que Lacoste nous fasse confiance.
07:10On a Canada Goose aussi qui utilise dorénavant Miracle Connect
07:15pour opérer leur vente sur l'ensemble des marketplaces.
07:18Et j'insiste, Miracle et non Miracle en France et à l'international.
07:23Oui, les marketplaces, c'est intéressant, c'est qu'en fait, on voit,
07:27surtout quand elles sont développées avec l'intelligence artificielle,
07:30même si c'est un peu au début quand même de votre évolution,
07:34ça entraîne quand même une progression du chiffre d'affaires très très importante.
07:39Alors vous-même, vous avez un baromètre qui dit plus 34%,
07:42ce que je trouve, ce qui me semble énorme.
07:44Mais pourquoi les marketplaces sont si importantes aujourd'hui ?
07:48Alors, ce qu'on voit, et ça c'est les chiffres d'un grand e-commerceux américain,
07:54c'est que les ventes, le taux de conversion des ventes qui sont driveées,
08:00et des visites qui sont driveées par l'intelligence artificielle,
08:03transforment quasiment trois fois plus.
08:05Donc l'impact, il est très important.
08:06Pourquoi ? Parce qu'en fait, ça permet d'avoir une offre
08:09qui est beaucoup mieux ciblée pour le client
08:11quand il passe par l'intelligence artificielle.
08:14Donc pour nos clients, ça veut dire quoi ?
08:16D'abord, ça veut dire d'avoir des produits qui sont bien référencés.
08:18Et ça, c'est ce qu'on retrouve avec notre produit Miracle Connect.
08:22Parce que quand le client, il fait une recherche,
08:24que ce soit avec l'intelligence artificielle,
08:25comme auparavant, on disait beaucoup avec Google,
08:27il faut que le produit soit bien référencé.
08:30Après, il faut aussi que l'e-commerce,
08:32et c'est là où c'est la force des marketplaces,
08:34ait le produit exact que cherche le client.
08:37Et donc, grâce au modèle marketplace,
08:39qui est imbattable pour ça,
08:41ça permet à l'e-commerce d'élargir son offre
08:44et de toujours pouvoir proposer à son client
08:46le produit qu'il cherche.
08:48Quel que soit son canal de recherche,
08:50j'ai envie de dire,
08:50que ce soit un moteur de recherche comme Google,
08:52ou aujourd'hui une intelligence artificielle,
08:54directement par les modèles
08:56ou alors par des chatbots sur le site,
08:57comme on le voit sur le grand e-commerce américain.
09:01Oui, alors les marketplaces,
09:02il faut peut-être aussi expliquer.
09:03Maintenant, tout le monde a des marketplaces.
09:05Toutes les marques ont des marketplaces, non ?
09:07Même nous, on passe par des marketplaces
09:08quand on regarde,
09:10avant c'était Maisons du Monde,
09:11mais maintenant, tout le monde passe par des marketplaces.
09:13En fait, aujourd'hui,
09:15c'est le seul modèle rentable
09:17pour faire de l'e-commerce.
09:18Donc aujourd'hui, la plupart des grands e-commerçants
09:20dans le monde ont leur marketplace
09:23et ils utilisent très souvent Miracle
09:26pour opérer leur marketplace.
09:28Et c'est le cas effectivement de Maisons du Monde,
09:31Le Roi Merlin,
09:32Decathlon,
09:33Boulanger,
09:35en France,
09:36ou BNQ,
09:37Tesco en Angleterre,
09:38Best Buy aux US qu'on vient de lancer,
09:40et qui va être une des premières marketplaces
09:44à dépasser le milliard de dollars
09:45quelques mois seulement après son lancement.
09:47On voit l'efficacité du modèle
09:49qui permet d'avoir des revenus
09:52très profitables très vite.
09:54Comment vous expliquez justement
09:55cette efficacité du modèle ?
09:57Pourquoi c'est...
09:58En plus là, j'ai envie de dire,
09:59ce que vous faisiez avant
10:00est presque caduque,
10:01parce qu'on voit bien avec Miracle Content,
10:04enfin Miracle avec l'intelligence artificielle,
10:06on voit bien que c'est ça l'avenir.
10:08Alors, c'est un tout en fait.
10:10C'est, j'ai envie de dire,
10:11c'est un écosystème global.
10:13Aujourd'hui, tous nos nouveaux produits
10:14reposent sur de l'intelligence artificielle,
10:17sont comme des,
10:18pour reprendre des termes plus techniques,
10:20sont comme des gros agents IA.
10:22C'est le cas de Miracle Connect,
10:24c'est le cas de Miracle Ads.
10:26Nos produits aujourd'hui
10:27reposent vraiment sur de l'intelligence artificielle
10:30et sur des modèles LLM,
10:32donc il y a du Mistral,
10:33il y a de l'Open AI,
10:34il y a une dizaine de modèles différents.
10:36Et en fait,
10:36le modèle Historique Marketplace,
10:39pourquoi il fonctionne ?
10:40En fait, c'est simple,
10:41ça permet d'apporter au client
10:42plus de produits
10:45avec une meilleure qualité de service
10:47et des meilleurs prix.
10:48Donc le client, forcément,
10:49il achète.
10:50Pourquoi ?
10:50Parce que plus d'offres,
10:51plus de vendeurs,
10:52ça veut dire plus d'offres,
10:53et une compétition entre les vendeurs
10:56qui, pour faire la vente,
10:57vont baisser le prix,
10:58et des règles très strictes
11:00de la part des opérateurs
11:01sur la qualité des vendeurs.
11:03Du coup,
11:04bonne qualité de service,
11:06meilleur prix,
11:07le client, il vient,
11:08il revient,
11:08et il trouve toujours ce qu'il cherche.
11:09Donc c'est vraiment la martingale
11:11de l'e-commerce.
11:11C'est dans quel secteur ?
11:14C'est dans la grande conso
11:15que ça explose le plus ?
11:18Globalement,
11:18c'est dans tous les secteurs.
11:19La mode,
11:20l'équipement de la maison,
11:21l'électronique en public.
11:23Aujourd'hui,
11:23on le voit dans tous les secteurs.
11:24Après,
11:24il y a aussi des modèles
11:25de Marketplace B2B
11:27qui se développent
11:27de plus en plus.
11:29Miracle en développe une
11:30avec Accor.
11:31Enfin,
11:31depuis quelques années,
11:31on en a développé une avec Accor,
11:33avec Airbus Hélicoptère.
11:34L'idée,
11:34c'est toujours la même.
11:35C'est sur une plateforme,
11:37être capable de retrouver
11:38une offre extrêmement large.
11:40D'ailleurs,
11:41derrière ces modèles de Marketplace,
11:42c'est ce qu'on appelle
11:42l'économie de plateforme.
11:44C'est un peu le même modèle
11:45qu'il y a derrière,
11:45évidemment,
11:46Amazon,
11:47qu'il y a derrière
11:47Alibaba,
11:48AliExpress
11:49et d'autres Marketplace,
11:51mais aussi Uber,
11:52Airbnb.
11:53Le principe,
11:54c'est toujours le même.
11:55C'est de mettre en relation
11:56une offre et une demande
11:57sur une plateforme technologique.
11:59Oui,
11:59la question,
12:00je vous la pose à chaque fois,
12:01Philippe Corot,
12:02donc maintenant,
12:03vous la connaissez,
12:04ma question,
12:04c'est pourquoi,
12:05que ce soit des maisons du monde,
12:07ne font pas comme Amazon,
12:09c'est-à-dire développant
12:09leur propre Marketplace ?
12:12Aujourd'hui,
12:13ça n'a plus de sens,
12:14Amazon,
12:15quand Amazon a développé
12:16sa Marketplace,
12:17on n'existait pas.
12:18Surtout,
12:18on n'existait pas.
12:20Si peut-être,
12:21si on avait existé,
12:21on aurait pu travailler avec eux.
12:23Aujourd'hui,
12:24des grandes enseignes
12:24comme Carrefour ou Tesco
12:26utilisent Miracle.
12:27En fait,
12:28c'est assez simple,
12:29ça permet d'aller
12:29dix fois plus vite
12:30et ça coûte
12:32cinquante fois moins cher.
12:34En termes de développement,
12:35oui.
12:35Exactement.
12:35Il n'y aura aucune raison.
12:36Et personnel et tout.
12:37Il n'y aura aucune raison
12:38d'aller développer soi-même.
12:39Ça n'a aucun sens aujourd'hui.
12:41Deux questions quand même
12:42parce qu'on voit bien
12:43qu'aujourd'hui…
12:43Plus personne ne le fait.
12:45C'est un non-sens total.
12:46Et sans parler du fait
12:47que quand vous utilisez
12:48la plateforme Miracle,
12:49vous bénéficiez aussi
12:50de tout un écosystème.
12:52Ce n'est pas juste
12:52l'infrastructure technique,
12:54c'est aussi tous les partenaires
12:55qui sont branchés
12:55sur la plateforme,
12:57c'est tous les vendeurs.
12:57Aujourd'hui,
12:58il y a plus de 150 000 vendeurs
12:59qui utilisent
13:00les plateformes Miracle
13:00au quotidien.
13:01C'est ce qui permet
13:02à des plateformes
13:03comme Best Buy
13:05en moins d'un an
13:06de faire un milliard
13:08de volume d'affaires
13:08sur sa marketplace.
13:09Il y a une dizaine d'années,
13:10Best Buy avait…
13:12Best Buy, c'est quoi ?
13:13Best Buy, c'est le leader
13:14de l'électronique
13:14en public américain.
13:15C'est un peu l'équivalent
13:16du Fnac Darty américain
13:18à l'échelle américaine.
13:20Ils avaient essayé
13:20de développer eux-mêmes.
13:21Ils n'ont pas réussi.
13:22Donc, ils ont fini
13:23par travailler avec Miracle.
13:25Même si vous êtes français ?
13:26Même si on est français,
13:27on est leader mondial aujourd'hui
13:28et on fait 80%
13:29de notre chiffre d'affaires
13:30hors de France.
13:31Et notamment à Boston,
13:32vous avez un siège.
13:32On a un deuxième bureau
13:33à Boston, exactement.
13:35Vous avez un siège
13:35à Londres, votre associé ?
13:37Exactement, il était à Boston.
13:40Il était ensuite à Londres.
13:41On a une dizaine
13:42de bureaux dans le monde.
13:43Le deuxième bureau,
13:44c'est Boston.
13:45On est aussi à Tokyo,
13:45à Sydney, à Barcelone,
13:47à Munich, Paris, Londres, Bordeaux.
13:50Est-ce que justement,
13:51c'est un modèle
13:51qu'on retrouve beaucoup
13:52chez les Chinois ?
13:53Mais est-ce que c'est un modèle
13:53qu'on retrouve beaucoup
13:54chez d'autres Asiatiques ?
13:56Alors oui, aujourd'hui,
13:57on le trouve partout dans le monde.
13:58C'est un modèle
13:59qui est universel.
14:00Parce que vous n'avez pas dit
14:00que vous aviez un siège
14:02ou en tous les cas un bureau.
14:04Oui, on a un bureau à Tokyo
14:05et à Sydney.
14:06D'accord.
14:06C'est un modèle qui est universel.
14:08Le modèle, il est imparable.
14:09C'est vraiment le modèle
14:10gagnant de l'e-commerce.
14:11Donc, il se développe
14:12partout dans le monde.
14:13Ce n'est pas nouveau.
14:13Je veux dire, Amazon,
14:14c'est ce qui a fait
14:14la croissance d'Amazon
14:15pendant ces dernières années.
14:17Sans Marketplace,
14:18Amazon ne serait pas
14:19devenu Amazon.
14:21Walmart, vous avez vu,
14:22c'est intéressant
14:22parce que Walmart,
14:23ils sont passés du NICE
14:24au Nasdaq.
14:25Aujourd'hui, Walmart
14:26se présente comme
14:27une entreprise tech.
14:28Donc, une grosse partie
14:29de l'activité de Walmart online
14:31aujourd'hui passe
14:31par sa Marketplace.
14:33Donc, c'est vraiment
14:34le modèle standard
14:35de l'e-commerce aujourd'hui
14:36qui est en train de passer
14:38devant le modèle classique.
14:40Le modèle classique,
14:41vous avez les chiffres
14:42à peu près globalement
14:43de l'e-commerce
14:45par rapport au modèle classique.
14:47Alors, pour nous,
14:49c'est un peu difficile à dire
14:50parce que ça nous forcerait
14:51un peu à donner
14:52les chiffres de nos clients.
14:53Ce que je peux vous dire,
14:54c'est que la croissance
14:56des Marketplace
14:57est quatre fois plus rapide
14:58que la croissance
14:59de l'e-commerce.
15:00Donc, si vous regardez
15:01la croissance du marché
15:03de l'e-commerce
15:04qui est autour de 5-6%,
15:05la croissance des Marketplace
15:07quatre fois plus rapide.
15:08On voit l'impact,
15:09il est extrêmement fort.
15:11C'est vraiment quelque chose
15:12de...
15:13La question qu'on peut se poser
15:14surtout en ce moment,
15:14c'est la question
15:16de sécurité,
15:18de la cybersécurité
15:19parce qu'on voit bien
15:20y compris la plateforme
15:22de Bercy,
15:23Ants,
15:23dont on se sert tous,
15:24elle a été hackée.
15:25Donc, c'est le problème
15:29pas du jour,
15:30enfin du moment
15:31en attendant
15:31qu'on trouve des solutions.
15:33C'est un très bon point.
15:34C'est effectivement
15:35un sujet
15:35qui nous occupe
15:37une grande partie,
15:38qui occupe
15:39une grande partie
15:39de nos équipes.
15:40On a fait des investissements
15:41très massifs
15:42depuis dix mois maintenant
15:43pour protéger
15:44nos plateformes.
15:45On a développé
15:46un module
15:46qui est dédié
15:47aux vendeurs
15:47pour permettre
15:49de sécuriser
15:49l'ensemble
15:50des transactions
15:51qui vont
15:51du passage
15:52de la commande
15:53jusqu'au paiement
15:54du vendeur.
15:56On a investi
15:56beaucoup
15:57en sécurité
15:58et c'est vrai
15:59que c'est un bon point.
16:00On est extrêmement
16:00vigilants là-dessus.
16:01On est extrêmement
16:02humbles aussi
16:02face à la cybercriminalité
16:05pour dire
16:06voilà,
16:06nous,
16:06on se protège.
16:08C'est des investissements
16:09massifs.
16:10C'est pas,
16:11c'est pour Miracle,
16:12le fait
16:13de se sécuriser,
16:15c'est des investissements
16:16massifs de notre côté.
16:17C'est une question
16:17de survie pour vous
16:18et de réputation en plus.
16:19De réputation,
16:20de survie
16:20et aussi vis-à-vis
16:21de nos clients.
16:22Oui, c'est ça.
16:22Nos clients ne pourraient
16:23pas accepter, évidemment,
16:24qu'il y ait des failles
16:24de sécurité dans nos systèmes.
16:25Pour l'instant,
16:26vous ne nous êtes
16:26jamais fait hacker ?
16:28Pour l'instant,
16:29nous ne nous sommes
16:29jamais fait hacker.
16:31D'accord.
16:31Je ne veux pas...
16:32Non, non, mais je ne veux pas
16:33vous porter la poisse.
16:34Exactement, mais pour l'instant,
16:35on ne s'est jamais fait hacker.
16:36D'accord.
16:37Encore une fois,
16:38depuis 18 mois,
16:38on a investi très massivement.
16:40Et massivement, c'est quoi ?
16:41Massivement,
16:42c'est des dizaines
16:42de millions d'investissements.
16:43À notre échelle,
16:44c'est massif.
16:45C'est des dizaines
16:45de millions d'investissements
16:47dans des fonctionnalités
16:49qui sont là pour protéger
16:51les comptes des opérateurs,
16:53des vendeurs
16:53et les transactions
16:54sur nos plateformes.
16:55Donc, c'est des dizaines
16:56de millions sur quelques mois.
16:58Donc, quand je dis massif,
17:00c'est vraiment massif.
17:01Oui, on va quand même dire
17:02qu'en termes de volume,
17:03alors ce n'est pas votre propre
17:04chiffre d'affaires, bien sûr,
17:06mais en termes de volume,
17:07c'est à peu près 14 milliards.
17:08C'est 15 milliards.
17:0915 milliards maintenant.
17:09Oui, ça, ça évolue
17:10tellement vite.
17:11En 2025 et en 2026,
17:13on aura, je ne vais pas
17:14m'avancer sur les chiffres,
17:15mais on compte faire
17:16entre 20 et 40 % de croissance.
17:18Donc, on va s'approcher
17:20ou dépasser les 20 milliards.
17:22Oui, on voit bien,
17:23c'est ça qui est intéressant.
17:24Le fait que vous venez
17:25souvent nous voir,
17:26ça veut dire, en même temps,
17:27on voit l'accélération incroyable
17:30dans laquelle vous êtes en ce moment.
17:31Vous êtes prise.
17:32Oui, effectivement.
17:34C'est aussi,
17:35c'est grâce à nos clients,
17:36parce que nous,
17:37on leur fournit la technologie,
17:38c'est eux qui opèrent.
17:39Et c'est vrai que grâce
17:40à notre technologie,
17:41ils arrivent à opérer
17:42avec beaucoup de croissance
17:43et de profitabilité
17:43leur marketplace.
17:44Et comme le modèle
17:45est très profitable et rentable,
17:46ils investissent encore plus
17:49dans ce business model.
17:50Et c'est souvent,
17:52dans des contextes compliqués,
17:55que peut être parfois
17:56la grande consommation,
17:58le fait d'avoir
17:59le modèle marketplace,
18:00c'est un atout extraordinaire.
18:03Philippe Corot,
18:03vous avez,
18:04donc on parlait
18:05de la cybercriminalité,
18:07là vous nous disiez
18:09cybersécurité,
18:09que vous investissiez
18:10massivement dedans
18:10parce que vous êtes obligés.
18:12Et il y a l'autre question,
18:14on voit défiler,
18:15sur toutes les chaînes d'info,
18:17je vois défiler évidemment
18:17ce qui se passe
18:18dans l'étroit d'Hormuz,
18:19les conséquences,
18:21ce qui se passe aussi
18:22aux Etats-Unis.
18:22Bref,
18:23on est quand même
18:23dans un choc géopolitique
18:25absolument colossal
18:26et un choc économique
18:28aussi colossal,
18:29avec des répercussions,
18:30et j'imagine
18:31que ça a forcément
18:31des répercussions
18:33sur votre business,
18:34sur les plateformes.
18:34Mais est-ce que vous,
18:35sur les marketplaces,
18:36est-ce que vous,
18:37vous l'observez déjà,
18:38vous êtes très présent
18:38aux Etats-Unis,
18:39est-ce que vous le voyez,
18:40est-ce que vous le voyez
18:40en France,
18:41en Europe ?
18:42On constate,
18:43aux Etats-Unis,
18:44on constate l'inflation.
18:45On le voit,
18:46on le constate
18:47dans les paniers moyens,
18:48donc on voit que
18:50les Etats-Unis
18:51ont commencé
18:52à subir de l'inflation,
18:54mais qui date
18:55de l'augmentation
18:56des droits de douane
18:56de Donald Trump.
18:58Donc,
18:59c'est antérieur
19:02à la hausse
19:03du prix du pétrole.
19:04En France,
19:05c'est pareil,
19:05on voit,
19:06alors en France,
19:07on ne voit pas l'inflation,
19:08mais on voit une baisse
19:10assez significative
19:10du panier moyen,
19:12mais qui a commencé
19:13aussi avant
19:15la guerre en Iran,
19:16et on ne voit pas encore
19:17la répercussion
19:18de la hausse
19:19du prix du pétrole
19:20dans les prix
19:22sur nos marketplaces.
19:24Par contre,
19:25ça va arriver
19:25Donc,
19:25vous voyez une baisse
19:26du panier moyen,
19:27donc,
19:28plutôt dit,
19:28à la conjoncture
19:30française,
19:31on peut dire ça,
19:32et que vous ne voyez
19:33pas en revanche
19:34d'augmentation
19:35des prix
19:36liés à la guerre
19:37en Iran.
19:37Pas encore.
19:38Mais parce qu'on sait
19:39que les prix du pétrole
19:41n'ont pas été encore
19:42complètement répercutés
19:43sur la majorité
19:44des produits.
19:45On le voit sur le prix
19:46à la pompe,
19:46mais pas sur le reste
19:47encore.
19:47Et est-ce que vous le redoutez
19:48parce que ça va arriver
19:49bientôt ?
19:50Normalement,
19:50on dit que ça va être...
19:51Oui,
19:51ce n'est jamais
19:52des bonnes nouvelles.
19:53Tout ce qui impacte
19:56la consommation,
19:57ce n'est pas une bonne nouvelle
19:58ni pour notre activité,
19:59ni pour nos clients.
20:01notre chance,
20:01nous,
20:01en tant que miracle,
20:02c'est d'être global,
20:04si vous voulez.
20:05c'est rare que
20:07toute la consommation
20:08mondiale soit impactée.
20:10Donc,
20:10on arrive un petit peu,
20:11si vous voulez,
20:11à compenser
20:14des baisses de consommation
20:15dans un pays
20:16parce qu'il peut se passer
20:16dans d'autres pays.
20:17C'est vrai que là,
20:18la hausse du pétrole
20:18qui est en mondial,
20:19oui,
20:19on le redoute.
20:20C'est quelque chose
20:21que si on pouvait l'éviter,
20:22on ferait.
20:23comment vous faites
20:24pour changer
20:24tous les prix
20:25sur les marketplaces ?
20:26C'est les vendeurs
20:27qui s'en occupent,
20:27c'est justement
20:28les outils
20:28qu'on met à leur disposition
20:29qui leur permettent
20:29de le gérer automatiquement.
20:31On reviendra
20:31sur le procès
20:33qui s'ouvre là,
20:35qui est assez incroyable,
20:36entre Sam Altman
20:37qui est contre Elon Musk.
20:39On reviendra là-dessus
20:39parce que derrière,
20:40il y a l'histoire du procès,
20:42mais c'est qui contrôle l'IA,
20:43qui surveille l'IA,
20:44l'intelligence artificielle,
20:45est-ce que c'est un but lucratif ?
20:47Mais avant,
20:47je voulais quand même
20:48qu'on salue le fait
20:50que ça y est,
20:5013 ans plus tard,
20:52vous venez d'annoncer
20:53que vous êtes rentable.
20:54En 2025,
20:55vous avez gagné de l'argent.
20:57Exactement.
20:58Donc après Doctolib,
20:59qu'est-ce qu'il y avait d'autres
21:00qui étaient aussi rentables,
21:03il y avait d'autres entreprises.
21:05On voit que finalement,
21:06c'est possible.
21:07Oui,
21:08le modèle fonctionne
21:09et en plus,
21:10on est rentable,
21:11surtout en investissement.
21:12Il faut voir que jusqu'à présent,
21:14nous n'étions pas rentables,
21:15mais parce que nous faisions
21:16des investissements massifs
21:17en technologie.
21:18Aujourd'hui,
21:19notre activité nous permet
21:20d'investir massivement
21:21en technologie
21:22tout en étant rentable,
21:23en gagnant en profitabilité.
21:24Ça sera encore le cas cette année.
21:26Donc ça,
21:26c'est vraiment quelque chose
21:27qui est important pour nous.
21:28C'est toujours plus d'investissement
21:29et tout en étant profitables.
21:31Mais pourquoi maintenant ?
21:33Parce que là aussi,
21:34vous devez continuer
21:35à investir énormément
21:36dans l'intelligence artificielle.
21:37C'est même un peu devenu
21:38votre carte de fabrique.
21:40Je veux dire,
21:41c'est très important.
21:42C'est très important pour nous
21:43comme pour toutes les boîtes de tête.
21:44Donc ça,
21:45ça coûte très cher.
21:46Comment faites-vous alors ?
21:47Déjà,
21:48avec l'intelligence artificielle,
21:50on a des gains de productivité.
21:52Donc ça,
21:52c'est quelque chose
21:53aujourd'hui
21:53qui est assez discuté.
21:56Mais nous,
21:56on constate concrètement
21:58des gains de productivité
21:59grâce à l'intelligence artificielle.
22:01Par contre,
22:02pour pouvoir vraiment
22:03bénéficier
22:04de ces gains de productivité,
22:05ça demande
22:05une modification complète
22:08de l'organisation.
22:10intégrer une technologie
22:11aussi disruptive
22:12que l'intelligence artificielle
22:13ne peut se faire
22:13qu'en repensant
22:14complètement son organisation.
22:16Est-ce que ce qu'on a commencé
22:16à faire dans certaines équipes,
22:18est-ce qu'on continue
22:19à l'échelle globale
22:20de Miracle ?
22:20Et ça,
22:21ça nous permet
22:21des gains de productivité.
22:23Ça nous permet aussi
22:24de développer des produits
22:25plus puissants
22:26que nous n'aurions pas pu développer
22:28sans l'intelligence artificielle.
22:29C'est le cas
22:30de Miracle Connect
22:31dont on parlait
22:32au début
22:34de notre échange.
22:37L'intelligence artificielle
22:38nous permet
22:38de développer
22:38des produits
22:39plus forts,
22:40plus efficaces,
22:41permet à nos vendeurs
22:42d'aller plus vite.
22:43Donc,
22:44à ce que les opérations
22:46sur nos marketplaces
22:47soient accélérées.
22:48C'est pour ça
22:48qu'on espère,
22:51modulo les problèmes
22:51de consommation
22:53qui vont,
22:54j'espère,
22:54nous impacter
22:55le moins possible,
22:55que la croissance de 2026
22:57sera encore plus forte
22:57que la croissance de 2025.
22:59Oui,
22:59parce qu'en 2025,
23:00vous avez investi
23:00combien dans l'IA ?
23:01Parce que vous avez dit
23:02que vous avez été
23:02premier d'investir
23:03une enveloppe équivalente
23:04à celle
23:04des trois dernières années.
23:06Ça fait combien ?
23:07On communique,
23:09vous savez comment on est
23:10les start-up,
23:10on est assez pudique
23:12avec nos chiffres.
23:12vous n'êtes plus
23:13les start-upers
23:14à 15 milliards
23:14de volume d'affaires.
23:16On communique beaucoup.
23:17Mais en fait,
23:19c'est un calcul
23:20qui est difficile
23:20à faire pour nous
23:21parce qu'aujourd'hui,
23:22on considère
23:23que 100%
23:24de nos opérations
23:25doivent être
23:26drivées
23:26de près ou de loin
23:27avec l'intelligence artificielle.
23:29C'est l'outil de travail,
23:30ça doit être l'outil de travail
23:32de 100% de nos clients,
23:33donc j'ai envie de vous dire,
23:34de 100% de nos collaborateurs,
23:35par contre.
23:35Donc j'ai envie de vous dire,
23:36100% des dépenses
23:38de Miracle
23:38doivent être drivées
23:39par l'intelligence artificielle.
23:41En revanche,
23:42nous,
23:42les dépenses
23:42que je peux vous dire,
23:43c'est que les dépenses
23:44concrètes
23:45que nous faisons
23:46en token annuellement
23:48se comptent
23:48en plusieurs millions,
23:50plusieurs millions,
23:51pas d'ailleurs plus.
23:52Donc c'est concrètement...
23:53Parce qu'en plus,
23:53j'en parlais l'autre jour,
23:54les moyens de paiement
23:56avec le patron d'HPS,
23:57le patron marocain d'HPS,
23:59les moyens de paiement
23:59sont aussi en train
24:00complètement d'évoluer.
24:02Donc c'est...
24:02Complètement.
24:03On évolue vers des modèles,
24:05donc c'est les modèles
24:05qui viennent de l'intelligence artificielle,
24:07où on évolue vers des modèles
24:08où on paye
24:08en fonction des tokens utilisés.
24:10On ne parle plus
24:11de post-utilisateurs
24:12ou de pourcentage
24:13de la GMV
24:14comme chez nous,
24:15mais en token utilisé,
24:17qui est d'ailleurs
24:17parfois un peu obscur.
24:19La tokenisation,
24:20on va y expliquer,
24:20parce que bon courage
24:21pour expliquer ça
24:22en deux mots.
24:23En gros,
24:23c'est le token,
24:25c'est un peu
24:26le nombre de mots,
24:27on va dire,
24:27pour simplifier,
24:28qui vont être utilisés
24:29dans le cadre d'échanges
24:30avec l'intelligence artificielle.
24:31C'est vraiment pour faire simple.
24:32C'est en gros la taille
24:34de la nature des échanges
24:36que vous aurez
24:36avec le modèle
24:38que vous allez utiliser.
24:41Plus le contexte est important,
24:43plus les questions
24:44entre guillemets
24:45sont importantes
24:45ou la production
24:46de contenu est importante,
24:48plus le nombre
24:49de tokens est important.
24:50Juste un point
24:51avant de reparler
24:51sur cette guerre
24:52de l'intelligence artificielle,
24:53parce que derrière,
24:53on voit bien,
24:54il y a même
24:54ce qui se passe
24:57entre Meta et Microsoft,
24:59on voit ce qui se passe
25:00entre Elon Musk
25:02et Sam Altman,
25:03donc c'est quand même incroyable.
25:05On est en train d'insister
25:06à un théâtre
25:07de l'intelligence artificielle
25:08avec les Chinois aussi,
25:09bien sûr.
25:10Je voulais juste
25:10vous poser une question,
25:12c'est Ledger
25:13qui m'y fait penser.
25:14Vous allez rentrer
25:15en bourse au Nasdaq ?
25:17Non, pour l'instant,
25:18nous,
25:18il n'y a pas
25:18d'IPO de prévu,
25:19que ce soit au Nasdaq
25:21ou ailleurs.
25:21Vous avez vu,
25:22ça y est,
25:22Ledger se lance.
25:23Je leur souhaite,
25:24c'est super.
25:25Félicitations à Ledger,
25:26c'est une super équipe,
25:27ils sont très très forts.
25:28Vous aussi,
25:28vous êtes une super équipe.
25:29Oui, nous aussi,
25:29mais nous,
25:31on a toujours considéré
25:32que l'IPO
25:32n'était pas une fin en soi.
25:34L'IPO,
25:34c'est un...
25:34Eux non plus,
25:35pendant très longtemps.
25:36Là, oui.
25:36Nous,
25:37pour l'instant,
25:39on n'a pas...
25:39L'IPO sert aussi
25:40à lever des fonds,
25:41avoir de la liquidité,
25:42mais aussi à lever des fonds.
25:43Le lever des fonds
25:43et se faire connaître,
25:44notamment aux Etats-Unis.
25:47Pour l'instant,
25:48c'est toujours mieux,
25:48plus on est connu,
25:49mieux c'est.
25:49Mais on n'a pas besoin,
25:51pour l'instant,
25:52nous,
25:52nous n'en avons pas besoin
25:53pour l'instant.
25:54On n'a pas besoin
25:54ni de lever des fonds.
25:55On est rentable,
25:57on crame très peu de cash,
25:58donc on n'a pas du tout
25:59besoin de lever des fonds.
26:01Et on a déjà une place
26:02aux Etats-Unis
26:03à travers nos clients
26:04qui est assez significative.
26:07Donc,
26:07sur cette guerre de l'IA,
26:08juste en un mot,
26:09qu'est-ce que ça veut dire ?
26:10Parce que vous devez assister
26:11à ce théâtre.
26:12C'est-à-dire que les enjeux
26:13sont absolument colossaux.
26:15Les enjeux sont probablement
26:17d'une rupture technologique
26:19telle qu'on n'en a probablement
26:20jamais connue
26:21par son ampleur
26:22et sa vitesse.
26:23Par son ampleur peut-être,
26:25mais par son ampleur
26:26et sa vitesse,
26:26c'est une rupture technologique
26:27telle qu'on n'en a jamais vue.
26:29Il n'y a rien de comparable.
26:30Donc, derrière des enjeux
26:31si importants,
26:32on voit les conflits
26:33qui sont à la fois
26:35industriels
26:36et géopolitiques.
26:37On voit que la Chine
26:38s'est opposée au rachat
26:39de Manus par Meta.
26:41On voit le conflit
26:42entre Elon Musk
26:43et Sam Altman,
26:44les conflits entre Microsoft
26:45et OpenAI.
26:46Si on voit la taille
26:47de ces entreprises
26:48qui sont en conflit
26:50avec d'autres entreprises,
26:51c'est une taille gigantesque.
26:52Il n'y a pas d'équivalent.
26:53On voit ça nulle part ailleurs
26:54que dans ce domaine.
26:56Surtout la vitesse.
26:57OpenAI,
26:58on parle d'une entreprise
26:58qui a commercialisé son produit
27:00pour la première fois
27:01il y a quatre ans.
27:02Anthropix,
27:02c'est une entreprise
27:02qui a été créée en 2022.
27:05OpenAI en 2015
27:06et qui atteigne...
27:07C'est colossal.
27:09Donc on voit bien
27:09les enjeux
27:12sont absolument colossaux.
27:14Toute dernière question.
27:14Parce que l'impact
27:15sur l'emploi
27:16et sur les économies,
27:16excusez-moi,
27:17si vous me lancez
27:18sur l'intelligence artificielle,
27:19je ne m'arrête plus.
27:20Les impacts
27:20sur l'emploi,
27:23sur l'ensemble des industries,
27:24sur l'ensemble des économies
27:25vont être considérables.
27:28Et par rapport
27:29à ce que vous disiez,
27:30je pense qu'il y a besoin
27:31de contrôler ça.
27:32C'est nécessaire.
27:33Aujourd'hui,
27:33ce n'est pas fait.
27:34il y a une agence internationale
27:36de l'énergie atomique.
27:38Je pense qu'il serait nécessaire
27:39d'avoir l'équivalent
27:40pour l'IA,
27:41une agence internationale
27:43de l'intelligence artificielle
27:44pour contrôler
27:46ce qui se passe.
27:47Parce que les enjeux
27:48sont considérables.
27:50Ils dépassent très largement
27:51les enjeux économiques.
27:52C'est vraiment des enjeux
27:53de société majeure.
27:54Et pourquoi vous avez fait
27:55moins de télétravail
27:56chez Miracle ?
27:57On fait moins de télétravail
27:58parce que justement,
27:58quand je disais tout à l'heure
27:59que l'adoption de l'IA
28:01nécessite une refonte
28:02de l'organisation,
28:03on a besoin,
28:04c'est ma vision,
28:05c'est mes convictions,
28:06on a besoin d'être ensemble
28:07sur le terrain,
28:08que les équipes soient ensemble
28:09pour repenser l'organisation
28:11et pour apprendre.
28:12Parce que c'est nouveau.
28:13Personne n'a le playbook
28:14de la transformation de l'IA.
28:15On apprend au quotidien.
28:17On voit l'évolution
28:18des technologies.
28:19L'IA, il y a six mois,
28:20n'a rien à voir
28:21avec l'IA aujourd'hui,
28:22n'a rien à voir
28:22avec l'IA dans 18 mois
28:23et qui sera dans six mois.
28:24Donc on a besoin d'apprendre,
28:25on a besoin d'être sur le terrain.
28:26Et d'avancer tous ensemble.
28:28Vous avez rencontré
28:29les gens du RN,
28:30Rassemblement National ?
28:31Absolument pas.
28:32Non ?
28:32Ils vous ont demandé ?
28:33Non.
28:34Absolument pas ?
28:34Absolument pas.
28:35Et s'ils vous demandent ?
28:37Bon, ils ne l'ont pas demandé.
28:38Bon, voilà.
28:39C'est la réponse,
28:40ça fera le lien avec le débat d'après.
28:41Vous savez, moi je ne fais pas de politique.
28:42Merci beaucoup Philippe Corot,
28:44donc le patron de Miracle
28:45qui s'associe maintenant
28:47avec Lacoste.
28:47Dans un instant,
28:48justement, c'est le débat
28:49top départ de l'élection présidentielle.
28:51C'est dans un an,
28:52quasiment tout juste.
28:53On fera un peu le bilan
28:54d'Emmanuel Macron
28:55et puis on se présente
28:56à la question du budget de 2027.
28:58Tout le monde a des propositions.
28:59On en parle avec Bernard Spitz,
29:00le patron des GRAC
29:01qui avait soutenu,
29:03souvenez-vous,
29:03enfin les GRAC
29:04qui avaient soutenu Emmanuel Macron
29:05c'était en 2017.
29:06Nathalie Jansson,
29:07économiste,
29:08professeure à Noema Business School
29:10et aussi la patronne
29:12du think tank Génération Libre
29:13et puis notre confrère,
29:15Philippe Mabir,
29:16grand spécialiste du budget.
29:17A tout de suite.
29:19BFM Business et la Tribune présente
29:23Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
29:28Vous êtes bien dans le 18-19.
29:30On va parler de politique,
29:32on va parler de budget,
29:33on va parler de présidentielle
29:35avec déjà certains
29:36qui lèvent le voile
29:37sur leur programme.
29:38On va en parler avec celui
29:40qui a reçu une partie,
29:41justement,
29:42de ses futurs candidats,
29:44même si on a très nombreux.
29:45C'est Bernard Spitz,
29:46le patron des GRAC.
29:47Bonsoir Bernard Spitz.
29:48Bonsoir Edwish.
29:49Merci d'être avec nous
29:50en face de vous.
29:51Nathalie Jansson,
29:53économiste,
29:53professeure à Noema Business School
29:55et qui a créé son think tank
29:56Génération Libre.
29:58Bonsoir Nathalie.
29:59Merci.
29:59Bonsoir.
30:00J'ai repris.
30:01C'était Gaspar Conny
30:02qui l'avait.
30:03Philippe Mabir,
30:04directeur de la rédaction
30:05à la Tribune,
30:06grand spécialiste,
30:07bien sûr,
30:09du budget.
30:10On va essayer de voir
30:11parce que vous les avez tous reçus
30:13donc c'était maintenant
30:14il y a 10 jours,
30:1515 jours,
30:15vous avez aussi,
30:16enfin une partie,
30:17mais ça faisait déjà une ribambelle.
30:18Vous avez même fait un débat
30:20entre François Hollande
30:21et Edouard Philippe
30:22sur la question des retraites.
30:24On va rappeler
30:24que vous aviez soutenu
30:26Emmanuel Macron en 2017,
30:28même avant en 2012,
30:29François Hollande.
30:30C'est dire,
30:31c'est là,
30:31ils sont tous venus
30:33pour espérer
30:34que vous allez leur donner
30:35votre onction.
30:36Quand je dis vous,
30:37c'est les GRAC.
30:38Donc,
30:39hauts fonctionnaires,
30:40a priori plutôt issus
30:41de la gauche.
30:43une question,
30:44petite question,
30:44je ne vous avais pas demandé
30:45de préparer là-dessus,
30:46mais moi,
30:46ça m'a,
30:46je ne sais pas si vous avez vu
30:47le dossier du point
30:48très intéressant
30:49qui ont fait le bilan,
30:49finalement,
30:50le bilan Macron.
30:51Ils disent,
30:51notamment sur le front économique,
30:53c'est une grande désillusion.
30:55Je vais commencer par vous,
30:55Nathalie Jansson.
30:56Grande désillusion
30:57ou pas ?
30:58Premier quinquennat,
30:59il y a eu beaucoup de choses
31:00qui se sont passées.
31:02Deuxième,
31:02c'est un quinquennat pour rien
31:03ou pas ?
31:05Alors,
31:06en effet,
31:07le premier quinquennat
31:09est bien parti,
31:10puisque,
31:11enfin,
31:11il est bien parti,
31:11en tout cas,
31:12il y avait un espoir
31:13d'autrement,
31:14d'économie plus ouverte,
31:17plus jeune,
31:18plus orientée
31:19vers un capitalisme
31:21de marché,
31:23qui semblait coller plus
31:24à la nouvelle génération.
31:27Et en fait,
31:28c'était la start-up nation,
31:30de toute façon,
31:30c'était le grand modeur
31:31de son premier mandat.
31:33Et il y a eu des réformes.
31:34Et puis,
31:35effectivement,
31:35le deuxième mandat
31:37s'essouffle
31:38dans une situation,
31:39déjà,
31:41lorsqu'il a décidé
31:42de dissoudre
31:42l'Assemblée nationale.
31:44Et puis,
31:44à partir de là,
31:45en fait,
31:45il ne s'est plus rien passé.
31:46Bon,
31:46déjà,
31:46il n'y avait pas grand-chose
31:47au début,
31:48mais...
31:48Donc,
31:49décevant,
31:50puisqu'il a été...
31:51Décevant,
31:51mais non,
31:51mais économique,
31:52on reste sur le plan économique.
31:53Sur le plan économique,
31:54en fait,
31:55ce qui a été mis en place
31:57dans la première partie
31:58de la fameuse idée
32:00de start-up nation,
32:01en fait,
32:02n'a pas été suivi
32:04d'autres,
32:05je dirais,
32:06assouplissements
32:06d'un certain cadre français
32:09un peu rigide
32:09pour permettre
32:10à la start-up nation
32:11de,
32:12effectivement,
32:12de vraiment aller
32:13jusqu'au bout de l'idée.
32:15Donc,
32:15l'idée de la start-up nation,
32:16elle a été initiée,
32:17mais pas aboutie.
32:18Oui,
32:18on remarque les réformes
32:19en profondeur,
32:20elles n'ont pas été...
32:21Bernard Spitz,
32:21vous,
32:22c'est quoi votre jugement ?
32:22Vous dites quoi,
32:23sur le bilan,
32:25vous viendrez en faire
32:26d'autres ici,
32:27bien sûr,
32:27parce que là,
32:27c'est un peu le début,
32:29mais...
32:30Juste une petite précision,
32:30les GRAC,
32:31ce n'est pas que des hauts fonctionnaires,
32:32il y en avait un certain nombre,
32:33c'est une infime minorité aujourd'hui,
32:35il y a 4000 personnes,
32:36et très largement
32:38issues du monde privé,
32:39de la société civile.
32:40Les petites pics,
32:41ça se sert toujours,
32:42ça vous permet de mettre à jour les...
32:45En plus,
32:45ça permet à des tas de gens
32:46qui nous écoutent éventuellement
32:47d'y adhérer,
32:48si ça leur fait plaisir,
32:49voilà.
32:50Petite page,
32:51j'ai pu lui citer,
32:51rentrer.
32:52Je dirais que
32:54c'est un peu le sentiment,
32:56un sentiment ambigu,
32:57d'une promesse non tenue,
32:59surtout lors du deuxième mandat.
33:01Le premier mandat,
33:02je suis juste...
33:03On en a parlé
33:04il y a 10 jours,
33:05ce qui est amusant,
33:06c'est qu'une des réformes importantes
33:07qui a été faite en France
33:08sur le travail
33:09est en fait une réforme
33:11qui est due assez largement
33:12à François Hollande
33:12et à Myriam El Khomri.
33:15Ce qui lui a d'ailleurs valu
33:16l'hostilité des frondeurs.
33:18Et une des raisons pour lesquelles...
33:19Ce qui lui a valu de perdre
33:20à François Hollande.
33:22Le Jean-Pauvin se représente.
33:22Donc c'est intéressant
33:23et ça montre aussi
33:24le temps qu'il faut
33:26parce que si on prend des mesures,
33:28il a pris des mesures,
33:29disons deux ans
33:29avant la fin de son mandat,
33:31elles ont pu porter
33:31pleinement leurs fruits
33:33au début du mandat suivant.
33:34Donc ça montre aussi
33:35le temps qu'il faut
33:36et la ligne qu'il faut suivre.
33:37Alors oui,
33:38il y a des choses
33:38qui ont été faites
33:39lors du premier mandat
33:40qui étaient l'idée
33:42que le côté pro-business
33:45et toutes ces choses
33:46qui ont donné de l'énergie
33:49mais qui se sont un petit peu...
33:51qui ont un peu été en cale sèche
33:53et la question fondamentale
33:55était de savoir
33:55si on allait repartir
33:56dans le deuxième mandat
33:57sur une autre dynamique.
33:59Et en fait,
34:00on avait écrit un livre
34:01qui s'appelait
34:01Le Manifeste de la dernière chance
34:02pour dire tout ce qu'il fallait faire
34:04tout de suite
34:04puisqu'il n'y avait pas de campagne,
34:05il n'y avait pas de projet
34:06et ça doit être une leçon pour nous
34:07pour l'année qui vient.
34:08Il n'y avait pas eu de proposition,
34:09il n'y avait pas eu de campagne
34:10et donc il n'y a rien eu.
34:13Et donc il y a eu
34:14une espèce de vide
34:14dans lequel Mélenchon
34:16et un certain nombre de gens
34:17se sont engouffrés.
34:20Pour vous,
34:21le bilan de Philippe Mabilly,
34:22ça donne quoi ?
34:23Le deuxième mandat est un échec.
34:24Alors il y a des raisons,
34:25il n'a pas eu de chance,
34:26il n'avait pas de majorité
34:27pour pouvoir mener des réformes.
34:29Il n'a pas compris,
34:30je pense,
34:31que sortir du Covid,
34:32il fallait peut-être
34:33proposer autre chose aux Français.
34:35Peut-être qu'il n'a pas,
34:35alors c'était sans doute
34:36une décision difficile
34:37quand on était dans la réunion,
34:38que de fermer pour un temps
34:40un pays,
34:41puis après d'essayer
34:42de le rouvrir,
34:42on a vu les difficultés.
34:43Ça a été un faux plat
34:45du début des années 2020-2022.
34:48Je pense qu'il n'a pas compris
34:50qu'il fallait proposer
34:50peut-être aux Français
34:51justement de dire la vérité
34:53sur la situation
34:54des finances publiques.
34:55Le quoi qu'il en coûte
34:55a quand même coûté très cher.
34:58Il y a eu une sorte de négligence
34:59sur les finances publiques.
35:00Il y a eu une négligence
35:01sur la jeunesse,
35:02les problèmes de logement
35:03qui sont absolument catastrophiques
35:05pour les jeunes,
35:05qui sont aujourd'hui
35:06un énorme problème
35:07de couvert d'achat.
35:08Donc je pense que
35:09il avait toutes les bonnes idées,
35:11Macron,
35:12sur le réarmement,
35:13à la fois moral du pays,
35:15sur la souveraineté,
35:16sur le réarmement démographique.
35:18Il a utilisé les bons mots,
35:19beaucoup de blabla,
35:20mais une incapacité
35:22à les mettre en œuvre.
35:23Donc il faut espérer
35:23que pour 2027,
35:24on tire ce bilan-là
35:26du quinquennat Macron
35:27en disant qu'il faudrait
35:28réussir le prochain.
35:29Ce qu'on peut dire quand même,
35:30c'est que tout le bilan
35:31est totalement occulté
35:33par la montagne
35:34de dette publique.
35:35Je pense que c'est sans doute ça.
35:37Si on avait une dette publique
35:38et un déficit qui était
35:39en tous les 3 %,
35:41on ne serait pas du tout
35:42dans ce débat-là.
35:43On va finir la décennie
35:44avec 100 milliards
35:45de charges de la dette,
35:46c'est-à-dire le plus gros
35:47dans le meilleur des cas.
35:48Dans le meilleur des cas,
35:49d'ailleurs.
35:50Vraiment une catastrophe.
35:51C'est dire si c'est important.
35:53Vous en tirez quoi
35:54comme leçon pour le prochain ?
35:56Comme quoi ?
35:57Le prochain président,
35:58sa feuille de route,
35:59elle doit être quoi ?
36:00Comme ça,
36:00ça fera le lien
36:00sur déjà
36:01ce que disent les uns
36:02des autres.
36:05La priorité serait quoi ?
36:06À vos yeux ?
36:08Les priorités,
36:09c'est celles que les Français
36:11comprennent
36:11et celles qu'ils ne comprennent
36:12pas forcément.
36:13La priorité,
36:13il y a la dimension économique
36:14et financière.
36:16Ce qui se passe
36:17est absolument infinançable.
36:18On continue à dérouler
36:20vers le précipice
36:21et il faut se dire
36:22qu'un jour,
36:22on est en situation
36:23pré-grecque.
36:24C'est-à-dire qu'un...
36:25Et d'ailleurs,
36:26il y a des gens qui se disent
36:26si on n'arrive pas
36:27à convaincre l'opinion,
36:29il ne reste plus
36:29comme solution
36:30que d'être effectivement
36:31obligé de le faire.
36:32C'est-à-dire avec la BCE
36:33qui arrive et qui dit
36:34on ne soutient plus.
36:36L'Allemagne qui dit
36:37écoutez,
36:37vous êtes gentils
36:38mais ce n'est pas nous
36:38qui allons payer
36:40votre incapacité
36:41à discipliner
36:42vos finances publiques.
36:44Donc ça,
36:44c'est une question importante
36:46mais pour ça,
36:46il faut...
36:47Alors c'est vrai
36:47que ce n'est pas facile
36:48d'être un homme politique
36:49aujourd'hui.
36:49C'est ça là, c'est ça là.
36:49Ah bah non, c'est sûr.
36:50Et donc après,
36:51il faut rassurer les gens,
36:52il faut les rassurer
36:53sur les sujets.
36:53Juger, jauger,
36:54budget, vie quotidienne,
36:57parfaitement d'accord
36:58sur le logement,
36:59sujet majeur
37:01qui a été totalement saboté,
37:02la santé, l'école,
37:04l'investissement sur l'avenir,
37:06l'immigration.
37:07Je vous demandais
37:07votre priorité.
37:08Oui, oui, mais je vous demandais.
37:09Non mais c'est les sujets
37:10qu'on ne traite pas.
37:11Et si on ne les traite pas,
37:13les Français n'auront pas confiance
37:14et ils iront vers les charlatans.
37:15Oui.
37:16Il faut dire qu'on a eu
37:17dans les sept ministres
37:18du logement,
37:19on a eu huit ministres
37:21des affaires sociales,
37:23et on a eu sept ministres
37:25de l'éducation nationale.
37:26Vous ne me ferez pas,
37:27je ne vous ferai pas
37:28la méchanceté
37:29de vous demander
37:29de me les citer.
37:31Bon, ça je pourrais encore.
37:32Non, peut-être pas les derniers.
37:33Là, je vous rejoins.
37:35Allez-y, l'intelligence
37:36en vous, la priorité.
37:37Vous vous dites,
37:37tiens, vous avez regardé
37:38les programmes,
37:39là, on commence à les regarder.
37:40On va rentrer dedans.
37:41Vous, qu'est-ce que vous dites ?
37:44En fait, je vais faire
37:45une réponse de normand.
37:46Il y a une certaine ambivalence
37:47à dire que je pense
37:48qu'aller sur la dette
37:50n'est plus supportable,
37:51etc.,
37:52comme a fait,
37:53a tenté de le faire
37:54François Béroux.
37:56Ça ne marche pas
37:56en termes de...
37:57On ne peut pas tirer
37:58un public avec ça.
37:59Donc en fait,
37:59il faut le tourner différemment.
38:01C'est-à-dire que même
38:02si on ne remet pas en cause,
38:03enfin même si,
38:04on ne va pas dire
38:05que la dette est insoutenable,
38:07même si d'une certaine
38:08manière elle l'est,
38:09il faut essayer de dire
38:10qu'il va falloir redonner
38:12en fait des capacités
38:13à l'État
38:13de mener des missions.
38:14et pour ça,
38:15en fait,
38:15il va falloir réformer
38:16sa façon de fonctionner
38:17et notamment introduire
38:18plus de concurrence
38:19parce qu'en fait,
38:20il faut qu'il fasse
38:20des choses nouvelles
38:21et il ne peut pas faire
38:23plus avec un budget
38:24plus grand.
38:25Donc il faut trouver
38:26un autre moyen
38:26de redonner du souffle.
38:28Et effectivement,
38:29je pense qu'une des priorités
38:31qui a longtemps été...
38:32qui n'est pas au centre
38:34des discours aujourd'hui
38:35mais qui devrait quand même
38:36en être une,
38:37c'est l'éducation.
38:38L'éducation,
38:39effectivement,
38:39c'est le parent pauvre
38:41depuis de longues années.
38:42et celui-là,
38:43en fait,
38:43il peut être réorganisé
38:44pas forcément
38:45en dépensant plus,
38:46justement.
38:46Donc il y a un problème
38:47de réorganisation
38:48en fait des missions,
38:49de la façon dont l'État
38:50développe ses missions
38:51qui est très important.
38:53Et en fait,
38:53je pense qu'il faut le prendre
38:54sous cet angle-là.
38:55Juste avant de vous passer
38:56la parole,
38:57Philippe,
38:57je suis sûre que vous avez
38:58une réponse.
38:59Vous,
39:00vous êtes un think-tank
39:01libéral.
39:02Est-ce qu'il faudra
39:03quelqu'un de libéral ?
39:05Je pense que quelqu'un
39:06de libéral,
39:07oui,
39:07sera plus à même
39:09de mener des vraies
39:10réformes de fond
39:10parce qu'il y a
39:11une certaine logique
39:12dans les réformes
39:14de fond.
39:15Les grappes,
39:15c'est social-libéral.
39:17Oui, ça veut dire
39:17croire au marché.
39:18C'est pas la même chose.
39:19Non, c'est croire au marché
39:20pour produire la richesse
39:21parce qu'on ne distribue
39:22pas de l'argent
39:22qu'on n'a pas,
39:23mais le distribuer
39:24d'une façon efficace
39:25et, comment dire,
39:27juste socialement.
39:29Moi, je dirais
39:29un gouvernement...
39:30Libéral,
39:30c'est presque un gros mot
39:31aujourd'hui.
39:31Moi, je dirais
39:31un gouvernement pragmatique,
39:33donc sans doute libéral,
39:34sans doute social
39:35parce que dans un pays
39:36comme la France...
39:36Moi, je dirais,
39:37pour répondre à vos questions,
39:38trois priorités,
39:39que la parole de la France
39:40soit de nouveau écoutée
39:41parce qu'aujourd'hui,
39:42avec cet endettement,
39:43effectivement,
39:43on n'en sort pas
39:43et on ne va pas gagner
39:44l'élection présidentielle
39:46que sur ce discours-là.
39:47Donc, il faut rassurer
39:47les Français en disant
39:48qu'on peut trouver
39:50des solutions.
39:50Simplement,
39:51ces solutions passent
39:51par un nouveau contrat social,
39:53contrat social sur les retraites.
39:55À chaque fois,
39:57et à chaque élection présidentielle,
39:58on pose ce débat.
39:59Il faut résoudre
39:59de façon intelligente
40:00ce débat sur les retraites.
40:01On le connaît.
40:02Je dirais,
40:02un instant sur les retraites.
40:03Donc, priorité
40:03que la parole de la France
40:05soit retrouvée
40:08La deuxième priorité,
40:09je pense qu'il y a ce sujet
40:10de l'intelligence artificielle
40:11qui est en train
40:12de bouleverser
40:12complètement l'économie.
40:14Mais les sujets d'éducation
40:16jusqu'à les sujets
40:17d'aujourd'hui,
40:18c'est quoi l'avenir du travail
40:20et le sujet
40:21du partage des richesses,
40:22du fait de la concentration
40:23de ces richesses
40:24à cause de ce pouvoir technologique.
40:27Ça, c'est la deuxième priorité.
40:27Et dernière priorité,
40:28je pense que le logement,
40:29je le redis,
40:29c'est un sujet majeur
40:30parce qu'on ne résoudra pas
40:32le problème du pouvoir d'achat
40:33sans résoudre le problème.
40:34C'est à peu près un tiers
40:35aujourd'hui
40:36du budget des ménages.
40:38Juste prenons un exemple
40:39parce qu'on ne va pas
40:40tout lister.
40:40Bien qu'il y a un thème
40:41très intéressant,
40:42c'est le thème
40:42de la démarchandisation
40:45promue par Boris Vallaud
40:46au nom du Parti Socialiste.
40:48Enfin, d'une partie.
40:49Mais non,
40:50il y a la question quand même
40:52sur la déretraite.
40:53Parce que vous dites
40:54qu'on a besoin,
40:56il faut un peu de réalisme,
40:57etc.
40:58Mais le candidat
40:59qui va arriver
40:59en disant
41:00un peu à la star
41:01d'Edouard Philippe
41:02lorsqu'il était Premier ministre,
41:03c'est 65 ans
41:05il y a un âge pivot,
41:06etc.
41:06Il n'a aucune chance.
41:08Non ?
41:08Enfin, ce n'est pas
41:08ce que vous êtes dit
41:09en les écoutant.
41:10Parce que là,
41:10vous écoutez Marine Le Pen
41:12au Jordan de Bardella,
41:13c'est entre 60-62.
41:16Vous écoutez
41:16le Parti Socialiste,
41:18c'est 62.
41:19Les filles,
41:19c'est 60, je crois.
41:21Vous voyez bien,
41:21il n'y a aucune chance
41:22à 65.
41:24Il n'y a aucune chance.
41:25Je ne sais pas.
41:25Je crois qu'il n'y a
41:26aucune chance
41:26de réussir
41:27la réforme des retraites
41:28si on ment aux Français
41:29pendant la campagne électorale
41:30en faisant semblant
41:31de dire qu'il n'y a pas
41:32de problème.
41:33Donc, c'est effectivement
41:34une impasse.
41:38Les retraites,
41:39ce qui est formidable
41:40avec les retraites,
41:40c'est qu'on le sait d'avance.
41:42La démographie décide de tout.
41:44Le plan des retraites,
41:45il n'a pas été fait
41:45par Emmanuel Macron,
41:46il a été fait par Michel Recard
41:47il y a 30 ans.
41:48Et il avait dit
41:49qu'il y aura plusieurs
41:49gouvernements qui vont sauter.
41:51Le livre blanc,
41:51les retraites.
41:52Eh bien,
41:54tout était dedans.
41:55Et on a cessé.
41:56On a été plombé
41:58par, évidemment,
41:59la retraite à 60 ans
42:00et on a essayé
42:01de rattraper petit à petit
42:02le retard.
42:02Vous avez cité
42:03les Allemands,
42:04les Italiens,
42:04ils ont tous
42:05le même problème que nous.
42:06Mais vous voyez bien
42:07que même dans un an,
42:08ça ne va pas passer.
42:09Je vais vous dire pourquoi.
42:11Pourquoi les Français
42:12seraient-ils à ce point
42:14différent de tous les autres pays
42:15qui ont accepté
42:16que la retraite soit à 60 ans ?
42:17Pourquoi ?
42:17Parce que les Français,
42:18je pense,
42:19on ne leur a pas assez expliqué
42:20qu'ils croient
42:21qu'ils capitalisent
42:22sur les retraites
42:23alors qu'en fait,
42:23c'est un système de répartition.
42:24C'est-à-dire que
42:25les gens qui cotisent
42:27et puis il y a les gens
42:27qui s'en vont.
42:28Sauf que comme il y a
42:28de plus en plus de gens
42:29qui partent à la retraite
42:30et de moins en moins
42:30de gens qui cotisent,
42:31eh bien,
42:32donc,
42:32ou bien on réduit
42:35les retraites,
42:35ce qu'aucun gouvernement
42:36n'avait le courage de faire,
42:37ou bien on s'endette.
42:40Et donc,
42:41aujourd'hui,
42:41l'endettement,
42:41il est maximum.
42:42Tant qu'on n'aura pas
42:43fait comprendre aux gens ça,
42:44la seule chance qu'on a,
42:45c'est de le faire.
42:45C'est François Bayreau
42:46qui a essayé,
42:47vous avez vu ce que...
42:47Oui, mais il ne l'a pas fait
42:48forcément avec la plus grande habileté
42:49et surtout,
42:51il faut du temps
42:52pour faire comprendre ça.
42:53Et c'est comme ça
42:54qu'on arrivera à faire
42:55que la fatalité que vous dites,
42:57c'est-à-dire,
42:57soit on ment
42:58et on a une petite chance
42:59d'être élu,
42:59mais aucune de réussir,
43:00soit on ne ment pas
43:01et à ce moment-là,
43:02on n'a aucune chance
43:03d'être élu,
43:03c'est en convainquant
43:05les Français
43:05que ceux qui disent ça
43:06sont des charlatans,
43:08c'est la seule façon
43:09que cette campagne
43:10nous permette
43:11de répondre à la hausse.
43:12Ce n'est pas très bien
43:12qui vous allez soutenir,
43:13les Grecs.
43:14Nathalie Jansson,
43:15on est d'accord sur les retraites,
43:16on est un peu dans une impasse,
43:17enfin, en tous les cas,
43:18la réalité économique,
43:19elle est totalement contradictoire
43:21avec la réalité politique.
43:22Ah oui, complètement.
43:23Et là, pour rebondir,
43:25sachez qu'il n'y a pas
43:26que les Français
43:27qui ne comprennent pas
43:28le système de retraite
43:30par répartition
43:30parce que pareil,
43:31aux États-Unis
43:32où en fait,
43:32la majorité des gens,
43:33contrairement à ce qu'on pense,
43:34sont également
43:35en système de répartition,
43:37pensent eux aussi
43:38qu'ils sont en système
43:38de capitalisation.
43:40Donc je pense qu'il y a
43:40une incompréhension
43:42à ce niveau-là
43:43dans beaucoup de pays.
43:44Mais néanmoins,
43:45effectivement,
43:45nous,
43:46c'est notre principal problème
43:47et en effet,
43:49il faudrait le réformer.
43:50Et là,
43:50comme vous l'avez dit,
43:51politiquement,
43:52ce n'est pas vendeur.
43:52Effectivement,
43:53quand vous avez quelqu'un
43:53qui va vous dire
43:54moi, c'est 65.
43:55Alors après,
43:57le petit espoir
43:58qu'on peut avoir,
43:59c'est effectivement,
44:00lorsqu'on veut le vendre
44:01politiquement,
44:01c'est peut-être
44:02essayer de trouver,
44:04en tout cas,
44:04de ne pas raccourcir l'âge.
44:06C'est bon,
44:07voilà,
44:07on est un peu entre les deux.
44:08Mais c'est en tout cas
44:10de donner la liberté
44:11à ceux qui veulent prolonger.
44:12C'est-à-dire
44:12de ne plus faire,
44:14d'avoir quelque chose
44:15pour effectivement
44:15ceux qui ont
44:16des salaires plus élevés,
44:18qui ont des capacités
44:18à rester en emploi,
44:20faire des systèmes
44:21qui sont plus avantageux
44:22pour eux
44:22et essayer effectivement
44:25de protéger
44:25ceux qui ont
44:26des conditions
44:27plus précaires.
44:28Donc viser plutôt
44:30les précaires
44:30et donner une incitation
44:32à ceux qui ont
44:33à la fois
44:34des salaires plus élevés
44:35et puis des capacités
44:36à rester en emploi
44:37de cotiser en plus.
44:38Une carrière longue.
44:39D'un côté,
44:40la fourchette
44:41et puis la possibilité
44:43d'assouplir
44:45pour le haut.
44:46Philippe Mabille,
44:47vous avez la solution
44:48à la martingale
44:48et après,
44:49on va parler de budget.
44:50Là aussi,
44:51ça va être compliqué.
44:51On connaît l'équation.
44:52De toute façon,
44:53il n'y a pas de solution
44:54sans désindexer
44:55les retraites.
44:56La pire erreur
44:57budgétaire,
44:57macroéconomique
44:58d'Emmanuel Macron,
44:59c'est qu'en 2024,
45:00il indexe toutes les retraites
45:01à 5,4%.
45:0314 milliards, non ?
45:0415 milliards quasiment.
45:05J'allais dire cramé
45:07alors qu'il aurait,
45:08alors évidemment,
45:09dans un objectif
45:09très électoraliste,
45:10gagner les élections européennes,
45:12ce qui,
45:12on a vu le résultat,
45:13derrière 10 solutions,
45:14on a vu le résultat.
45:15Donc je pense qu'il y a,
45:16là encore,
45:17des décisions
45:18ou des visions de court terme
45:19sur un sujet
45:19comme les retraites,
45:20ce n'est pas la bonne solution.
45:21la bonne solution,
45:22c'est de donner une vision
45:25sur la durée,
45:27que les gens sachent
45:28effectivement
45:28quel est leur horizon.
45:30Parce qu'il y a un vrai sujet.
45:31L'inquiétude sur la retraite
45:33à 64 ans,
45:34c'est qu'on a modifié
45:35un peu brutalement
45:36l'horizon de départ des gens.
45:37Il aurait peut-être fallu
45:38travailler mieux
45:38la communication
45:39sur la pente de départ
45:40pour éviter
45:41les blocages
45:42qu'on a eus.
45:43Moi, je suis assez d'accord
45:44sur l'idée de liberté.
45:45D'ailleurs,
45:45on peut peut-être en parler.
45:46On voit que même
45:47le Parti Socialiste
45:48revendique maintenant
45:49ce mot de liberté,
45:50ce qui est très bien
45:51puisqu'il fait partie
45:51des trois devises
45:53de la République.
45:54Et donc,
45:55l'égalité,
45:56c'est bien.
45:57La fraternité,
45:58c'est formidable.
45:58Et la liberté,
45:59c'est aussi la liberté
46:00peut-être de choisir
46:01le moment où on part
46:02à la retraite.
46:02Je crois que les Français,
46:03ils sont très attachés.
46:04Mais il faut qu'on leur donne
46:06explicitement les conséquences
46:07que ça peut avoir
46:08parce qu'on ne peut pas
46:09effectivement résoudre
46:10l'équation en leur disant
46:12demain,
46:12on reste gratis.
46:13Toujours sur la retraite,
46:14Bernard Spice.
46:14Un mot rapide
46:15à l'appui de ce que dit Philippe.
46:17Ce qu'il faut aussi qu'on sache,
46:18c'est que la moyenne
46:19des retraites en France,
46:20elle est de 20% supérieure
46:21à la moyenne européenne.
46:22Donc,
46:23la France,
46:23c'est le pays
46:24qui distribue le plus.
46:25La valeur médiane,
46:27c'est 1 500 euros,
46:28je crois,
46:29dans ces eaux-là.
46:31Oui,
46:31un peu plus.
46:32Mais la moyenne,
46:34le point intéressant,
46:35c'est après,
46:35on peut discuter
46:36de la répartition,
46:37mais la moyenne,
46:37c'est 20% supérieure.
46:39Donc,
46:39ce n'est pas comme s'il y avait
46:41un élément,
46:42comment dire,
46:43d'injustice.
46:44D'ailleurs,
46:45notre rendez-vous
46:46avec tous les élus
46:48il y a 15 jours,
46:49Gérald Darmanin a dit
46:50on fait une politique
46:50de vieux
46:51pour les vieux.
46:52Ben oui,
46:53ce n'est pas comme ça
46:53qu'on prépare l'avenir.
46:55Ok,
46:56on a déjà un début de réponse.
46:57Tiens,
46:57sur la notion,
46:59puisqu'on en est un peu au début,
47:00mais c'est intéressant
47:01de vous entendre,
47:02sur cette notion
47:03de démarchandisation
47:06qu'a brandie Boris Vallaud
47:08en disant
47:08qu'il faut arrêter
47:09que tout soit
47:10lié au profit,
47:11au business,
47:12que ce soit la fin de vie,
47:14que ce soit notre mort,
47:15soit un autre mot
47:15pour anticapitalisme,
47:16c'est classique à gauche,
47:18soit c'est un mot nouveau
47:19qui introduit finalement
47:20une notion,
47:21un concept.
47:22Souvent,
47:22la gauche produit des idées,
47:24on a eu la réduction
47:25du temps de travail
47:26à une époque,
47:26ça c'est une idée concrète,
47:28ils ont gagné
47:29les élections de 97 là-dessus,
47:30je ne sais pas
47:31si le mot démarchandisation
47:32peut avoir un effet
47:34effectivement mobilisateur
47:35sur l'opinion publique.
47:36Ce qui est intéressant,
47:37c'est à quoi il s'adresse.
47:38Si c'est pour dire
47:39les lois du marché
47:40aujourd'hui ne fonctionnent pas bien,
47:42on le voit
47:42dans certains domaines.
47:43Tout doit être rentabilisé.
47:44Il faudra peut-être dire
47:46derrière des marchandisations,
47:48c'est régulation du système.
47:50Dans le logement,
47:51aujourd'hui,
47:51il y a un vrai problème
47:52dans la marchandisation,
47:53aujourd'hui,
47:54l'excès de spéculation,
47:56notamment,
47:57prenez que Airbnb,
47:58etc.
47:58Donc ça retire aujourd'hui
47:59du marché du logement
48:01beaucoup de logements,
48:01il y a un vrai sujet
48:02de régulation,
48:03les villes commencent
48:03à en occuper.
48:04Il faut regarder les Etats-Unis,
48:05toutes les villes
48:06ont interdit Airbnb,
48:07New York ou ailleurs.
48:08Donc là,
48:08il y a un vrai sujet,
48:09je pense,
48:11de concept.
48:12Et puis,
48:12la deuxième idée
48:13que j'ai trouvée intéressante,
48:15encore faut-il qu'il précise,
48:16aujourd'hui,
48:17on parle beaucoup
48:17de ces plateformes
48:18Chine,
48:19Temu,
48:20etc.
48:20Donc si la marchandisation,
48:21c'est l'excès de consommation
48:24qui ne sont pas produites
48:26en Europe ou en France,
48:27je pense que c'est peut-être
48:28intéressant.
48:28Alors,
48:28est-ce que ça veut dire
48:29qu'il faut être plus protectionniste ?
48:30Est-ce que ça veut dire
48:32des marchandisations,
48:33cesser d'acheter
48:35des produits inutiles
48:36et peut-être s'intéresser plus
48:37à des productions européennes ?
48:38Pas convaincue,
48:39donc un mot,
48:40Nathalie.
48:41En fait,
48:41la démerchandisation,
48:42il y a deux aspects,
48:44il y a ceux,
48:45il y a des économistes
48:46qui sont penchés dessus,
48:47qui sont plutôt vis-à-vis
48:48du détachement
48:49de la valeur travail,
48:51c'est-à-dire qu'en fait,
48:51c'est l'espèce de,
48:52c'est le concept
48:53de revenu universel,
48:54c'est-à-dire qu'on va avoir
48:55pendant notre vie,
48:56donc on va détacher
48:57la valeur du travail
48:58directement de la valeur
48:59de marché,
48:59donc ça c'est une branche,
49:01et puis il y a,
49:02parce que depuis quelque temps,
49:03il y a Piketty
49:03qui revient sur cette idée
49:04de démarchandisation,
49:06lui-même,
49:06il l'a plusieurs fois utilisée,
49:08et lui,
49:08il ne l'utilise pas
49:09tout à fait dans le même sens,
49:10il dit,
49:11il y a des produits
49:11qui doivent échapper
49:12au marché,
49:13et pour ça,
49:14effectivement,
49:15il remet sur le tapis
49:17l'école,
49:17bon,
49:18ça ne m'a pas apparu
49:19qu'en France,
49:19on ait une marchandisation
49:20de l'école,
49:21mais bon,
49:21peut-être que quelque chose
49:22m'a échappé,
49:23au point,
49:24enfin,
49:24je veux dire,
49:24par rapport à un vrai marché
49:27de l'éducation,
49:27on en est quand même
49:28assez loin,
49:29étant donné le poids
49:29des structures publiques
49:31dans l'organisation
49:32de l'éducation,
49:34donc,
49:34voilà,
49:35il y a deux aspects
49:36dans cette démarchandisation,
49:38donc,
49:38effectivement,
49:38moi,
49:38je n'ai pas compris
49:39au niveau du programme
49:40du Parti Socialiste
49:41dans quelle dimension
49:43ils adressaient,
49:44s'ils adressaient les deux,
49:45pour moi,
49:45ce n'était pas très clair.
49:46Est-ce que François Hollande
49:47vous a parlé
49:48de cette démarchandisation
49:49dans le débat des Grecs ?
49:51Il n'en a pas parlé,
49:52mais ce qui est intéressant
49:53de la démarchandisation,
49:54c'est que,
49:54donc,
49:55Boris Vallot est candidat
49:56aux élections présidentielles
49:57aux Etats-Unis.
49:59Parce que ?
50:00Parce que,
50:02oser faire
50:03cette espèce de baratin
50:04dans le pays
50:05où les dépenses publiques
50:07sont les plus importantes
50:08au monde,
50:09où les prélèvements sociaux
50:11sont les plus importants
50:12au monde,
50:13c'est juste qu'il ne sait pas
50:14où il habite.
50:14Donc,
50:15ça n'existe pas,
50:16tout ça,
50:16c'est une espèce
50:16de mot,
50:18comment dire,
50:19vaudou,
50:19pour essayer
50:20de faire du marketing.
50:22Bon,
50:22mais,
50:22je veux dire,
50:24la France,
50:25c'est le dernier pays
50:25qui illustre
50:26ce genre de choses.
50:27Le poids de l'Etat,
50:29l'éducation nationale,
50:30etc.,
50:30c'est quoi la marchandisation ?
50:31L'audiovisuel public,
50:32on est en plein débat
50:33cet après-midi.
50:34Si c'est les bonnes paroles
50:35consistant à dire
50:36il ne faut pas que le marché
50:37écrase l'intérêt général,
50:38il a parfaitement raison.
50:40Mais,
50:40où est-ce que la France
50:41écrase l'intérêt général,
50:42le marché écrase
50:43l'intérêt général ?
50:45Si c'est pour dire
50:46que l'Etat ne doit pas
50:47être géré comme des entreprises,
50:48il a parfaitement raison.
50:49Mais,
50:50si seulement c'était vrai
50:51qu'il était géré
50:52comme une entreprise,
50:53on ne serait pas
50:53les déficits qu'on a.
50:54Tout ça,
50:55c'est une espèce
50:56de présentation
50:57totalement artificielle.
50:59C'est du baratin,
51:00mais bon,
51:00il faut bien écrire
51:02des lignes
51:03pour faire des programmes.
51:04À côté de ça,
51:05le programme du Parti Socialiste
51:06est un magnifique,
51:08comment dire,
51:09patchwork
51:10de quoi ?
51:11Des marchandisations.
51:13Il y a Taks-Zuckman
51:14aussi le retour,
51:15le grand retour.
51:15Ça sera un autre débat,
51:16ça.
51:17Philippe Mabier,
51:18vous avez vu
51:18le MEDEF
51:19qui a réécrit justement
51:21pour expliquer au gouvernement,
51:22pour expliquer
51:23qu'il faudrait une règle d'or.
51:24Alors lui,
51:25le MEDEF,
51:26c'est 2,8% du PIB
51:28avec un objectif
51:291,5% du PIB.
51:32On sait bien
51:32que Thierry Breton,
51:34lui,
51:34c'était 1%
51:35comme objectif.
51:36La règle d'or,
51:37j'ai l'impression
51:37qu'on a écrit,
51:38qu'on a discuté
51:39de la règle d'or
51:39du budget
51:40depuis qu'on est journaliste
51:42et ça fait quelque temps,
51:43non ?
51:44Ça fait quelque temps
51:44qu'on en parle,
51:45on ne l'a jamais mis en place.
51:46Les Allemands l'ont fait
51:46avec succès.
51:48Et pourquoi on n'y arrive pas ?
51:49Pourquoi on n'y arrive pas ?
51:50Je pense que,
51:50comme ça a été dit très bien,
51:52pour nous,
51:53la dépense publique
51:53est inarrêtable.
51:54Nicolas Dufour,
51:55que vous avez dû reçu voir
51:56ici très souvent,
51:57l'explique très bien
51:57dans son livre.
51:59Le système aujourd'hui
52:00est tellement fou
52:01que personne ne se sent
52:03responsable
52:03ni coupable
52:04du fait qu'il y a
52:05une pente
52:06de la dépense publique.
52:07Alors effectivement,
52:07je suis assez d'accord
52:08avec ce que disait
52:09bien sûr,
52:10la démarchandisation
52:11dans un pays
52:11à 57%
52:12de dépense du PIB.
52:1457 même.
52:16Et le taux
52:16de préalablement
52:17obligatoire le plus élevé.
52:18Non, ce qui est intéressant
52:19dans ce discours
52:20du patronat,
52:21c'est que peut-être
52:22le patronat essaye
52:22de finalement
52:24proposer un contrat.
52:25Ok, on sait
52:26qu'on va passer à la caisse
52:27parce qu'il ne faut pas
52:28se leurrer.
52:28Il y aura des hausses d'impôts,
52:29il y en a déjà eu
52:30un peu sur les entreprises.
52:31J'étais à Réunion des Grecs,
52:33Hollande a annoncé la couleur,
52:34je ne sais pas
52:34s'il peut se faire réélire,
52:35mais il a dit
52:36il faut faire 50%
52:37sur les hausses d'impôts,
52:3850%
52:39sur les baisses de dépenses.
52:40Ce que dit le Médèque,
52:41on sait que
52:42quand on parle
52:43de hausses d'impôts,
52:43c'est les deux moitiés,
52:46on sait très bien
52:47qui va payer
52:48les hausses d'impôts,
52:49ça sera les plus riches
52:50sous une forme
52:51ou sous une autre
52:51taxe du qu'une autre.
52:52En tout cas,
52:53si c'est la gauche
52:53qui l'emporte,
52:54il y aura une forte hausse d'impôts,
52:55ça a été clairement assumé
52:57lors de la Réunion des Grecs,
52:58mais il faut qu'il y ait en face
53:00une vraie réduction
53:01des dépenses.
53:02Et cette idée
53:03de mettre effectivement
53:04cette règle d'or budgétaire
53:05en place
53:06pour quelques années au moins,
53:07ça permettrait au moins
53:08de fixer l'horizon,
53:09là encore une fois,
53:10parce que si,
53:11au gré des crises
53:12comme la crise de l'essence
53:14en dépense de l'argent,
53:15on ne résout pas le problème.
53:16C'est une figure de style
53:17et c'est quoi ?
53:18C'est une figure de style
53:19comme il a été dit
53:19pour la France,
53:20mais c'est une vraie solution,
53:21c'est-à-dire que
53:22dans plein de pays
53:22qui ont été en crise,
53:24la première chose à faire
53:25c'est effectivement
53:26de mettre dans la Constitution
53:27une règle
53:28où il n'y a pas de...
53:30On empêche en fait
53:31le déficit
53:32où on limite
53:32ou en tout cas
53:33on met une règle
53:33qui est constitutionnelle.
53:35En plein de pays
53:36qui ont été en difficulté,
53:37ça a été un moyen
53:37de s'en sortir
53:38puisque effectivement
53:39vous êtes bloqués par ça.
53:41Mais bon,
53:41en France effectivement
53:42on a quand même l'impression
53:43que c'est...
53:44C'est la règle d'or
53:44ou le FMI quoi.
53:46C'est peu crédible,
53:47voilà.
53:48Allez,
53:49le mot de la fin,
53:49malheureusement,
53:50on a un peu continué.
53:51Oui, la règle d'or,
53:53je ne vois pas
53:54comment elle peut être
53:54mise en place.
53:55Filipe disait
53:56pour quelques années.
53:57Ben non,
53:57si on a fait une réconstitution,
53:58c'est pas...
53:58On les agissait
53:59parce que les Allemands
54:00ont été renoncés là.
54:01Vous avez vu
54:01pour faire leur débat.
54:02En plus,
54:02par rapport à tout
54:03ce qui se passe sur le plan,
54:04parce qu'on n'a parlé
54:05que de la France
54:06dans notre hexagone,
54:08il faut tenir compte
54:09du monde qui nous entoure,
54:10de l'Europe
54:11qui bouge politiquement.
54:12On a déjà assez de problèmes
54:14avec ça.
54:14Et tout ça va impacter
54:15évidemment tout ce qu'on vient
54:16de dire.
54:17C'est pour ça que cette campagne
54:18elle est essentielle
54:19parce que la qualité
54:21de la démocratie française
54:23elle dépend de la qualité
54:24de ce débat public.
54:25Le débat public,
54:26il n'y en a pas eu
54:26il y a cinq ans.
54:28Je crois que vu
54:29les enjeux
54:30qui sont les nôtres,
54:31on ne peut pas se permettre
54:31de l'éviter une fois de plus.
54:33C'est pour ça
54:34qu'il faut écouter
54:34BFM Business.
54:35On va essayer de refaire
54:36plusieurs fois des débats
54:36mais on aura le temps
54:37évidemment
54:38parce que petit à petit
54:39ça permettra peut-être
54:40de faire passer
54:40quelques idées.
54:41Merci beaucoup
54:42en tous les cas
54:42d'avoir été avec nous
54:43Nathalie Jansson,
54:44Philippe Mabille
54:44et Bernard Spitz.
54:45Merci à tous.
54:46Voilà, c'est la fin
54:47du 18-19.
54:48On se retrouve demain.
54:50Tout de suite,
54:50c'est Félicolo.
54:51Bonne soirée.
54:54Le 18-19
54:55d'Edwish Chevrillon
54:56sur BFM Business.
54:57Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires