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  • il y a 9 heures
Jeudi 16 avril 2026, retrouvez Marc Sabatier (Fondateur & CEO, Julhiet Sterwen) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:01Musique
00:08Le sommet de la mesure d'impact ici à Paris au Palais d'Iéna avec Marc Sabatier, bonjour.
00:14Bonjour.
00:14Heureux de vous accueillir, vous êtes le fondateur, le président du cabinet de conseil.
00:19Julien Sterwen, c'est quoi ce cabinet de conseil ? Présentez-le en quelques mots.
00:23C'est un cabinet de conseil en stratégie, en transformation, en innovation,
00:26qui est très investi dans les sujets de transition environnementale, énergétique, sociale également.
00:31C'est la raison pour laquelle on est présent aujourd'hui.
00:33Vous venez de participer à une table ronde sur le backlash, le retour de bâton sur l'ambition environnementale
00:39et son impact sur le business.
00:42Déjà, est-ce que vous, vous le percevez ce retour de bâton, ce backlash ?
00:46Oui, en fait, on le perçoit dans l'environnement ambiant, dans le bruit ambiant,
00:50dans la communication qu'on fait autour de ces choses-là.
00:53Et en particulier, porté par la simplification de la CSRD, l'omnibus de Deby 2025,
01:01qui a un peu cristallisé justement ce backlash.
01:05Après, je fais bien la différence entre ce bruit ambiant et la réalité des entreprises.
01:12Et d'ailleurs, qu'elles soient en France, en Europe ou aux Etats-Unis également,
01:16ce qui peut paraître étonnant, mais toutes les entreprises continuent à travailler,
01:20continuent à se développer, continuent à s'adapter aux différentes transitions auxquelles elles font face.
01:25Par exemple, pour les Etats-Unis, en changeant la communication, en étant moins vocaux,
01:30c'est ce que me disent certains représentants de groupes internationaux, sur leurs objectifs environnementaux, par exemple.
01:35Exactement, sans forcément se cacher, mais effectivement, il y a une partie de communication ambiante.
01:40Et puis, il y a la réalité de ce que font les entreprises et les Etats-Unis,
01:43les entreprises aux Etats-Unis, en France également, bien entendu,
01:46mais c'est presque un peu emblématique par les temps qui courent,
01:50aux Etats-Unis également, qui n'ont jamais autant investi sur les transitions environnementales, énergétiques.
01:54Alors, vous parliez de la loi Omnibus, de ce retour en arrière,
01:58en tout cas, cette moindre ambition sur la CRCRD et sur le bilan extra-financier.
02:04Moi, j'ai souvent entendu des sons de cloche différents sur mon plateau.
02:09Beaucoup d'entreprises qui disaient, c'est très bien, c'est un aiguillon réglementaire,
02:12ça nous oblige à bouger.
02:14Beaucoup qui disaient aussi, 800 pages, c'est trop, on s'y perd.
02:17Est-ce qu'effectivement, cette pression réglementaire, ça peut ou ça pouvait aussi être un frein d'une certaine façon
02:24?
02:24Est-ce qu'il y a des entreprises qui se sentent plus libres d'y aller avec une CRCRD un
02:27peu moins ambitieuse ?
02:28Alors, je pense qu'on a rendu cette réglementation un frein, en réalité,
02:32parce qu'il y a beaucoup d'entreprises, alors les grandes entreprises ont des moyens, ont pu le faire,
02:36étaient déjà en général relativement avancées sur la connaissance, la maîtrise de leurs données extra-financières.
02:45Mais on a rendu cette réglementation un frein, notamment pour les petites entreprises,
02:49en leur rendant la tâche assez difficile, alors même qu'il est possible de faire les choses simples.
02:54Je pense qu'on a confondu réglementation, reporting, obligation,
02:59et maîtrise, en fait, des impacts qu'une entreprise peut avoir vis-à-vis des différentes transitions.
03:06Et de ce fait-là, cette réglementation, elle a porté une très mauvaise presse,
03:12alors que chez Julius Terwen et dans notre filiale Reset, par exemple,
03:16on fait des CRD collectives avec beaucoup d'entreprises de taille moyenne
03:19qui sont demandeurs, est-ce qu'ils le font volontairement ?
03:21Parce qu'en réalité, en se mettant à plusieurs, ou en se mettant à plusieurs entreprises
03:25sur une même chaîne de valeur, finalement, on arrive à aborder ces sujets-là,
03:28on arrive à en retirer des choses importantes qui permettent surtout, surtout, surtout,
03:32de ne pas s'arrêter au reporting, mais de penser action derrière.
03:35Oui, parce qu'en fait, moi, ce que je trouve intéressant, c'est que le levier,
03:38enfin, c'est ce que ma petite expérience me suggère,
03:42le levier du risque climatique ou du coût de l'inaction,
03:46c'est peut-être le meilleur levier à activer pour convaincre les entrepreneurs
03:50qu'ils ne le seraient pas encore.
03:51Alors, vous avez complètement raison.
03:52On a d'ailleurs parlé de shift tout à l'heure lors de cette table ronde.
03:56Moi, j'ai insisté sur le fait qu'il n'y a pas forcément de shift en ce moment
03:59sur le fait qu'il faut y aller ou pas pour s'adapter et réaliser
04:05toutes les transformations de business model qui sont rendues nécessaires
04:08par la transition environnementale et économique.
04:11Mais en revanche, il y a un shift sur le fait que le coût de l'inaction
04:18est évidemment infiniment supérieur, le coût de l'impréparation également
04:21infiniment supérieur au coût de la transition.
04:24Et je pense que plus ça va, plus les entreprises,
04:26et indépendamment de toute réglementation, se rendent compte
04:28qu'il faut le faire, il faut le faire maintenant.
04:31De toute façon, c'est leur marché, de toute façon, leur souveraineté,
04:34leur résilience, leur robustesse, pour utiliser des mots à la mode,
04:37à juste titre, passe justement par la sécurisation des supply chains,
04:42passe par la gestion de la ressource, en particulier quand elle est rare,
04:45passe par la décarbonation, bien entendu.
04:49Donc, leur salut stratégique tient à la transition environnementale et économique.
04:54Merci beaucoup, Marc Sabatier, d'avoir participé à notre émission.
04:58et bon sommet de la mesure d'impact.
05:01Merci infiniment.
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