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Lundi 13 avril 2026, retrouvez Antoine Laurent (délégué général, Fédération des entreprises d'insertion) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00C'est le zoom de ce Smart Impact, on parle des enjeux du financement de l'insertion notamment par la
00:12commande publique.
00:12J'accueille Antoine Laurent, bonjour.
00:14Bonjour.
00:14Vous êtes le directeur général de la Fédération des entreprises d'insertion. C'est quoi la Fédération des entreprises d
00:18'insertion ?
00:19Nous représentons toutes les entreprises d'insertion et les entreprises de travail temporaire d'insertion qui existent en France.
00:25Il y en a près de 2000 qui sont réparties sur tout le territoire, y compris en Outre-mer.
00:30La Fédération professionnelle qui est implantée dans toutes les régions, qui a un peu vos chapitres sur toutes les politiques
00:36liées à l'emploi et à l'insertion professionnelle des personnes éloignées de l'emploi.
00:39Alors justement, c'est la question que j'allais vous poser. De qui on parle, quoi, quand on... insertion professionnelle
00:44?
00:44Donc à qui s'adressent les entreprises que vous représentez, en fait ?
00:48Alors les entreprises d'insertion, elles s'inscrivent dans une politique qui s'appelle l'insertion par l'activité économique,
00:52qui est assez méconnue mais qui, quand même, est déployée vraiment partout et qui est une politique importante,
00:58qui pèse plus d'un milliard, 1,4 milliard d'euros dans les budgets de l'État.
01:02C'est important, c'est une des principales politiques du ministère du Travail.
01:05Les entreprises d'insertion, elles, elles captent 300 millions d'euros de soutien public.
01:10Pour l'idée générale, c'est que ce sont des entreprises qui fonctionnent comme n'importe quelle autre entreprise,
01:16qui se positionnent sur des marchés principalement du service et qui ont dans leurs effectifs
01:22entre 30 et voire 60, 70% de leurs effectifs qui sont des gens en insertion,
01:26c'est-à-dire des gens qui ont été reconnus selon certains critères fixés par la loi
01:30comme étant éloignés de l'emploi parce qu'ils sont au chômage depuis plusieurs années,
01:34parce qu'ils sont au RSA, parce que ce sont des étrangers qui viennent d'arriver
01:37et des gens qui ont besoin d'un petit coup de pouce, de passer par une phase insas
01:43entre le chômage et pour venir se positionner ensuite sur le marché du travail.
01:47Donc c'est des gens qu'on va recruter sur un contrat spécial qu'on appelle le contrat d'insertion
01:51et qui peut durer jusqu'à deux ans au maximum.
01:54Et on va les mettre en situation de travail, à 35 heures, généralement payé au SMIC ou un peu plus,
01:59et en complément de ce travail qui va déjà les mettre un peu dans le rythme,
02:03les familiariser avec la vie au travail, la vie avec des collègues,
02:07avoir des tâches et un métier particulier à apprendre petit à petit.
02:11En parallèle de ça, les financements de l'État vont nous aider à financer de la formation
02:15et aussi à financer un accompagnement socio-professionnel.
02:18Et donc ces gens qui sont dans l'entreprise toute la semaine, toute la journée,
02:21en même temps que de travailler, on va les aider à lever tout un tas de freins à l'emploi,
02:26les freins périphériques à l'emploi,
02:28qui jusqu'à aujourd'hui les empêchaient de se positionner sur le marché de l'emploi
02:31et de pouvoir postuler.
02:33Est-ce que ce sont des entreprises où on manage forcément différemment ?
02:36Oui, ce sont des entreprises qui aiment à dire qu'elles sont un peu comme les autres
02:40parce qu'elles ne veulent pas être perçues comme assistées par l'État
02:45parce que leur modèle économique est parfaitement autonome
02:49dans le sens où l'activité économique et les services que l'on propose
02:52sont d'une qualité tout à fait équivalente au marché aux autres entreprises
02:55et sur un prix équivalent et on se finance par cette activité.
02:59Mais évidemment, quand on a environ la moitié de nos personnels en insertion,
03:03on s'organise différemment parce qu'il y a un accompagnement très intense,
03:07il y a une formation à l'entrée très intense,
03:09il y a une particularité qui fait aussi la difficulté de cette mission d'insertion,
03:13c'est que les gens ne restent pas.
03:14Et vous savez, quand on investit dans du capital humain...
03:16Et l'objectif, c'est qu'il ne reste pas, d'une certaine façon, c'est ça, on est bien
03:19d'accord.
03:19Plutôt qu'il part, mieux c'est.
03:20Ça veut dire que vous avez réussi, quoi.
03:22C'est qu'on a réussi notre mission, une mission qui est fixée par l'État.
03:25L'État nous récompense si on arrive à faire sortir les gens plus rapidement,
03:29si on arrive à leur trouver un job derrière.
03:31Donc c'est particulier d'investir dans du capital humain,
03:33d'aider ces gens autant que possible,
03:36d'investir dans leur formation pour finalement les voir partir au bout d'un an, un an et demi.
03:39Alors on va parler de la commande publique dans un instant,
03:42mais je voudrais d'abord évoquer le contexte.
03:44Vous avez publié il y a quelques semaines un baromètre de confiance
03:46des dirigeants d'entreprises d'insertion.
03:48Qu'est-ce qui en ressort ?
03:49Aujourd'hui, la politique d'insertion par activité économique,
03:52elle est dans une situation assez charnière,
03:55puisque depuis 2018-2019,
03:58au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
04:00il y a eu une vraie volonté très forte du gouvernement de soutenir l'insertion,
04:04considérant que c'est une politique qui a beaucoup de sens
04:09en termes de création de valeur
04:11et de soutien à l'émancipation personnelle par le travail.
04:15C'est de l'argent public bien investi.
04:16Oui, c'est de l'argent public qui est vraiment proprement investi.
04:19Parce qu'en ce moment, il n'y a pas beaucoup d'argent public.
04:22Exactement, l'État cherche à optimiser la dépense,
04:24cherche à s'assurer que la dépense publique soit efficiente
04:27et qu'elle obtienne des résultats.
04:28L'insertion fait ses preuves depuis 40 ans que les résultats sont très bons.
04:31Il y a plus de deux tiers des personnes que l'on accueille
04:33qui arrivent à trouver une activité derrière, ce qui est énorme.
04:36Mais depuis maintenant deux ans,
04:38malgré toute la volonté qui avait été engagée au début du premier quinquennat
04:42avec un budget qui avait considérablement augmenté,
04:44depuis deux ans, les budgets baissent à nouveau.
04:46Et donc, ça crée pas mal d'inquiétudes auprès des dirigeants.
04:50Tout cela corrélé à une conjoncture qui est vraiment défavorable pour les PME,
04:55qui fait qu'on a un manque de visibilité à cause de l'instabilité politique,
04:58la situation géopolitique.
04:59Donc, il y a un niveau de confiance qui est plutôt bas.
05:02La conscience se dégrade.
05:03Les deux tiers des dirigeants d'entreprises d'insertion,
05:05aujourd'hui, selon notre baromètre, sont inquiets, inquiets de l'avenir.
05:08Il y a la moitié qui voit que les situations se détériorent
05:12sur leur situation économique, comme n'importe quelle PME.
05:14Et aussi, on a un autre facteur que l'on constate,
05:17c'est la dégradation de la situation sociale des gens que l'on accueille.
05:20La société se précarise.
05:22Les gens qui sont au chômage ont de plus en plus de mal
05:25à se positionner sur le marché de l'emploi.
05:27Et donc, pour nous, ça nécessite un travail supplémentaire d'accompagnement
05:30qui prend plus de temps, plus d'énergie,
05:32coûte un peu plus d'argent.
05:33Et donc, on a du mal à faire entrer les gens derrière sur le marché de l'emploi.
05:38Il y a un levier qui est réel, c'est la commande publique.
05:41Est-ce que vous parlez d'un angle mort ?
05:43Ou est-ce que c'est quand même en train de prendre la lumière ?
05:47Oui, ça prend la lumière.
05:49Pareil, il y a eu une volonté politique qui, aujourd'hui,
05:51commence à se concrétiser doucement.
05:52On est à un stade embryonnaire.
05:54La commande publique a souvent eu cette vertu
05:58d'essayer de concilier achats de services par des collectivités
06:03ou par l'État, efficient économiquement,
06:06d'une qualité de service importante,
06:08et de le concilier aussi à essayer de l'aligner
06:10avec des politiques publiques qui sont menées par ces acteurs-là.
06:12Mais depuis maintenant quelques années,
06:14notamment depuis la loi Climat et Résilience,
06:16où il y a eu une nouvelle obligation qui est rentrée
06:18sur le fait que les collectivités qui ont des gros portefeuilles de commandes,
06:22de plus de 50 millions d'euros,
06:22sont obligées de mettre en place un plan
06:24de commandes publiques responsables,
06:26qu'on appelle les SPASER.
06:27Donc, schéma de promotion des achats socialement,
06:30écologiquement responsables.
06:31Voilà, un bel acronyme comme l'État s'est rentré.
06:33Comment c'est l'écrit.
06:34Et qui a vocation à fixer des objectifs de commandes responsables
06:38sur le plan social et écologique,
06:40et donc à établir une feuille de route, une stratégie.
06:43Alors, on a constaté, on a fait des petites recherches
06:45en amont des élections municipales,
06:46démontrant que 9 collectivités sur 10,
06:49sur les grosses collectivités,
06:51ont mis en place ce SPASER,
06:52ce qui est une très bonne chose.
06:53Donc, la loi commence à vraiment rentrer en vigueur.
06:56Après, quand on regarde dans les détails,
06:57malheureusement, toutes les collectivités
06:59n'ont pas encore un plan qui soit vraiment
07:02parfaitement opérationnel.
07:03Et c'est là où il y a encore un progrès à faire.
07:06Donc, la loi climat-résilience va avoir une nouvelle étape
07:09de, comment dire, d'entrer en vigueur,
07:11puisque à l'automne prochain,
07:14il y aura une obligation de mettre en place
07:16des clauses sociales sur quasiment tout le spectre
07:20de la commande publique.
07:21Et donc, à partir de là,
07:22les entreprises d'insertion pourront prétendre
07:23se positionner sur ces marchés-là,
07:25sur ces marchés publics.
07:26Mais il reste encore du chemin, puisque...
07:28Ça veut dire que c'est assez inégalement réparti sur le territoire.
07:31C'est très inégal.
07:32Nous, on a constaté des collectivités
07:33qui sont assez précurseuses.
07:36On a regardé l'espace air et les actions à Nantes,
07:40à Angers, à Brest, à Rennes, à Strasbourg,
07:43qui sont vraiment en pointe.
07:45Donc, une collectivité de droite comme de gauche,
07:47d'ailleurs, il n'y a pas toujours de ligne là-dessus.
07:50Ce qu'on constate, et les progrès à voir,
07:52c'est que malheureusement, les collectivités
07:53appréhendent ce sujet de manière un peu nouvelle.
07:57Et on a du mal à concrétiser le fait
07:59que lorsqu'une collectivité lance un marché public
08:01et souhaite l'aligner avec sa politique sociale,
08:05il dit, je vais mettre ce qu'on appelle une clause d'insertion.
08:07C'est-à-dire qu'il dit, ceux qui répondent à mon marché,
08:09je vous impose de recruter dans votre personnel
08:12des gens qui sont éloignés de l'emploi,
08:15qui vivent dans des quartiers prioritaires de la ville,
08:17qui vivent dans des zones ultra-rurales.
08:20Mais malheureusement, les entreprises d'insertion
08:21qui sont spécialisées là-dedans,
08:23c'est un vrai savoir-faire de faire travailler
08:26des gens qui sont éloignés de l'emploi,
08:27ne sont pas toujours sollicités par les collectivités,
08:30les marchés ne sont pas toujours très bien écrits.
08:32Et il y a un peu un côté check-boxing,
08:34c'est-à-dire que c'est bon,
08:35on a X personnes qui sont des quartiers prioritaires,
08:37c'est bon, on a fait le travail d'insertion.
08:39Mais non, prendre quelqu'un dans un quartier,
08:40ça ne suffit pas, il faut aussi l'accompagner.
08:42On va revenir sur ces freins,
08:44comment les lever, lesquels,
08:45et puis comment les lever auprès des collectivités locales,
08:47des municipalités.
08:48Mais est-ce que vous êtes en concurrence
08:50avec les entreprises qui font de l'écologiquement responsable ?
08:54Vous voyez ce que je veux dire ?
08:56Est-ce que dans une mairie, on se dit,
08:57bon alors je fais quoi ?
08:58Je fais plutôt du social ou plutôt de l'environnement ?
09:00Disons que les critères sociaux
09:03et les critères environnementaux
09:04qui sont parfaitement complémentaires
09:07et parfois liés,
09:08on est capable de faire les deux en même temps
09:10parce que c'est les mêmes moyens
09:12pour arriver aux finalités différentes.
09:14Après, c'est un choix des collectivités
09:16de pondérer les deux comme elles le souhaitent.
09:18Donc dans son marché public,
09:18elle va dire, moi je souhaite aller à fond sur le social.
09:21Peut-être certaines vont mettre un peu moins d'énergie
09:22sur l'écologique ou l'inverse.
09:24L'idéal évidemment, c'est d'aller à fond sur les deux.
09:26L'avantage, c'est que les entreprises d'insertion
09:28sont souvent sur des secteurs d'activité
09:31qui sont vraiment en transition
09:32et qui se positionnent,
09:34parce que c'est aussi l'ADN des chefs d'entreprise d'insertion
09:36de faire en sorte qu'au-delà de la mission sociale,
09:39ils soient écologiquement vertueux.
09:40Donc il n'y a pas vraiment de concurrence.
09:43Si on regarde les marchés les plus importants,
09:46sur lesquels on se positionne en commande publique,
09:48c'est par exemple tout ce qui est la gestion des déchets
09:50qui, par nature, est imbriquée dans les enjeux écologiques,
09:54la gestion des espaces verts,
09:56le nettoyage des locaux,
09:58des locaux administratifs, des écoles,
10:00le nettoyage des rues.
10:01Après, il y a d'autres secteurs comme le numérique,
10:04comme le bâtiment, notamment le second œuvre.
10:06Tous ces secteurs-là, évidemment,
10:08on se met en concurrence avec des entreprises conventionnelles,
10:10notamment des grands groupes,
10:11qui sont souvent très concurrentiels.
10:12Mais on a ce petit bonus, ce petit plus,
10:14qu'on offre à des collectivités.
10:16En plus de faire le job correctement
10:19et à un prix tout à fait abordable,
10:21on aide les gens de votre territoire
10:22à sortir de la précarité.
10:24Et c'est un objectif des élus.
10:27Et quand ils font leur bilan six ans après leur élection,
10:30évidemment, ça rentrera en ligne de compte.
10:31Les freins à lever,
10:33parce que vous nous avez dit
10:34qu'on était plutôt dans une période
10:37de baisse d'emploi
10:40ou d'embauche
10:41liée aux entreprises d'insertion.
10:43Quel frein vous ressentez ?
10:44Restons sur la thématique des collectivités locales.
10:47Quel mot vous employez pour convaincre un maire ?
10:50Vous voyez ce que je veux dire ?
10:52On est là pour venir concilier
10:54toutes ces politiques publiques.
10:56Parce que, comme je disais,
10:58une politique d'achat,
10:59c'est pas rien dans le budget d'une collectivité.
11:02C'est un levier, c'est un vrai levier.
11:04Qui est un peu méconnu.
11:04C'est un peu un angle mort.
11:06C'est pas tant l'insertion qu'est l'angle mort,
11:08c'est la commande publique qui est un angle mort.
11:09Quand vous avez des élus qui prennent position,
11:10ce qui est le cas en ce moment,
11:11avec tous les nouveaux conseils d'administration,
11:13enfin les conseils municipaux et métropolitains
11:15qui se mettent en place,
11:17on va regarder les budgets,
11:18on va regarder les grands projets
11:19qui sont connus de tous.
11:20Mais la commande publique,
11:21c'est pas très connu.
11:22Et donc les élus le découvrent,
11:24alors que c'est une grosse enveloppe.
11:26Vous savez, ça pèse 32 milliards d'euros par an
11:28à l'année la commande publique des collectivités.
11:31Ça représente un tiers de la commande publique
11:32à l'échelle nationale.
11:33C'est quand même une énorme somme.
11:35Et donc il y a un enjeu pour les élus
11:37à optimiser cette commande publique.
11:39D'abord sur le plan purement économique,
11:41faire en sorte qu'ils sollicitent des entreprises
11:43qui font le travail correctement.
11:45Et pas forcément du coup financer des entreprises
11:48qui vont s'engraisser avec des bonnes marges
11:51et parfois faire évaporer les marges ailleurs.
11:53Et puis surtout de faire en sorte
11:54que lorsqu'on alimente une entreprise
11:57pour avoir un service,
11:58ça reste dans le territoire.
11:59C'est le tissu local qu'on va bien...
12:01Alimenter le tissu local,
12:02ne pas faire partir l'agent ailleurs.
12:04Donc, et ça, les entreprises d'insertion,
12:06ce sont vraiment souvent des TPE, PME
12:08très implantées localement
12:09et qui vont savoir solliciter un personnel
12:12et un écosystème économique très très local.
12:14Donc c'est tout bénef pour une collectivité
12:16qui vraiment alimente sa propre économie locale
12:19et c'est tout à fait vertueux.
12:20Mais alors, je vais terminer par une question
12:22peut-être un peu plus compliquée
12:23parce qu'il y a à la fois les subventions au départ
12:26et la commande publique à l'arrivée.
12:28Ça rend quand même votre secteur,
12:30vos entreprises dépendantes,
12:32dépendantes de l'argent public.
12:34C'est une petite fragilité quand même.
12:37Ce qui nous rend dépendants,
12:38c'est le fait d'avoir fait le choix
12:39de faire une mission d'insertion.
12:41Une entreprise d'insertion
12:43pourrait, du jour au lendemain,
12:45ou en tout cas en changeant un peu
12:46sa manière de s'organiser,
12:48mais pourrait tout à fait choisir
12:49de continuer de faire son travail
12:50sans faire d'insertion.
12:51Parce que la subvention ne finance
12:54que l'accompagnement des gens en insertion.
12:57Vous avez par exemple dans nos entreprises
12:59des gens qu'on appelle des CIP,
13:00des conseillers d'insertion professionnelle,
13:01qui ne font que ça
13:02et qui sont financés par cette subvention.
13:04Sans cette subvention,
13:05on pourrait recruter des gens
13:07en CDD ou en CDI
13:08comme n'importe quelle entreprise
13:09et continuer de faire notre travail.
13:10Donc on n'est pas tant dépendants que cela.
13:12C'est juste que si l'État réduit la voilure
13:15sur le budget de l'insertion,
13:17malheureusement, on ne peut pas recruter
13:18autant de personnes
13:19que l'on souhaiterait en insertion
13:20et c'est dommage pour l'État.
13:22Après, la commande publique,
13:23on n'en est pas dépendant
13:24puisqu'on répond à plein d'autres marchés
13:26avec des acteurs privés,
13:27aussi avec des particuliers.
13:29Mais c'est juste que c'est un vecteur
13:30qui a tout son sens,
13:32que ce soit sur le plan économique
13:33ou sociétal.
13:34Merci beaucoup Antoine Laurent.
13:35A bientôt sur Bismarck for Change.
13:37C'est l'heure du grand entretien
13:39de ce Smart Impact.
13:41Comment concilier pêche professionnelle
13:43et préservation de l'océan ?
13:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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