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  • il y a 8 heures
Ce mercredi 15 avril, Antoine Larigaudrie a reçu Gaël Sliman, président d'Odoxa, Marion Chapel-Massot, dirigeante et fondatrice de DeCarion Gestion Privée, Mireille Weinberg, journaliste indépendante, Valentin Nicaud, membre de la cellule infos d'expert de Bourse Direct, Vincent Aurez, président de Figen AI, et Valentin Klein di Giacomo, directeur des partenariats et de l’innovation chez Easy Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:10Bienvenue à toutes et toutes pour cette nouvelle édition de tout pour investir sur BFM Business,
00:16en direct à la radio, à la télé, sur le web bien sûr, podcast replay pour retrouver l'essentiel de
00:22nos rubriques
00:23où on va beaucoup parler de vous aujourd'hui.
00:26Cet pays aujourd'hui qui va être vraiment consacré une grande partie de l'émission à décortiquer le dernier baromètre
00:32de l'épargnant Odoxa
00:33avec Marion Chapelle-Masso de Decarion, Mireille Wimbert et Gaël Slimane d'Odoxa qui a compilé ces données alors riches
00:41d'enseignements.
00:42Deux sujets à la une, enfin trois, déjà coup de froid, très très net, sur l'état d'esprit de
00:47vous, investisseurs, épargnants
00:49et puis vos sujets de crispation, l'Iran, la guerre bien sûr, mais aussi votre PER et votre fiscalité.
00:56Ça c'est un point particulièrement épineux qu'il va falloir gérer.
00:59Tiens cette saison on a ouvert la période de déclaration d'impôt, on vous en parlait hier avec Christian Fontaine
01:04du revenu,
01:05mais tout cela a un impact quantifiable et va avoir un impact quantifiable sur la durée.
01:09On va éclaircir tout ça avec nos déchiffreurs du jour pour bien bien occuper le terrain.
01:16Arbitrage sur les marchés actions ce matin, ce sera avec Valentin Nico de Bourse Direct,
01:21sa tank sur les marchés à nouveau, notamment autour du secteur du luxe.
01:24Après les résultats de Kering et d'Hermès, enfin les chiffres d'affaires trimestriels,
01:28très forte baisse à l'ouverture, baisse historique d'ailleurs pour Hermès, on va détailler tout ça.
01:34Deux sujets de fonds qui vous passionnent, pour terminer, l'IA baromètre, encore un,
01:39de l'université de Stanford sur le développement de l'intelligence artificielle,
01:42des investissements en matière d'IA, de l'adoption, de la disruption.
01:46On va détailler tout ça avec Vincent Aurese de Figena IA.
01:50Et puis un truc qui vous passionne visiblement, là on parle de vos petits trésors, de vos petits plaisirs,
01:54vous êtes de plus en plus passionné par la rétro high-tech.
01:58Alors on avait déjà parlé du rétro gaming, les consoles qu'on avait quand on était petit
02:02qui atteignent des prix fous maintenant sur le marché de la seconde main en ce moment,
02:05et bien maintenant c'est toute la vieille high-tech rétro qui vous passionne.
02:08Les vieux Walkman, les vieux Ghetto Blaster, votre vieux Nokia 3210,
02:14vos iPods que vous retrouvez qui marchent toujours avec une playlist du bon vieux temps qui est toujours dessus.
02:20Plongée passionnante dans la high-tech rétro avec Valentin Clindy, Giacomo d'Easy Cash.
02:24En fin d'émission, vos questions vous pouvez nous les poser par mail direct à bfmbusiness.fr,
02:29vous nous envoyez un SMS au 7-3216, vous tapez le mot clé business suivi de votre message,
02:34puis vous pouvez me contacter directement sur Twitter et LinkedIn,
02:38et puis on essaiera de répondre à vos questions au fur et à mesure.
02:41Le reste de l'actualité du jour, on vient d'en parler, les ventes trimestrielles d'Hermès,
02:45qui n'échappent pas au ralentissement du secteur, les ventes ressortent en légère baisse,
02:49à 4 milliards 100 millions d'euros en taux de change constant,
02:53vraiment tout juste sous les attentes.
02:54Même chose d'ailleurs pour Kering, hier soir, lors de la publication de ses chiffres de vente,
02:58on était un peu sur les mêmes fondamentaux d'ailleurs lors de la publication des ventes d'LVMH en début
03:02de semaine,
03:03mais là où les marchés avaient plutôt été cléments avec LVMH lors de la séance d'hier,
03:09là c'est la douche froide ce matin, on a eu une baisse de plus de 13% pour Hermès
03:13à l'ouverture,
03:14bon là ça se calme un petit peu, moins 8,4%, Kering est aussi en baisse, moins 8,9%,
03:21mais il est clair que les valorisations commencent à être très très élevées pour des performances
03:26qui marquent quand même le pas et le marché en prend acte.
03:29Gros coup de sabre chez Renault, le constructeur va supprimer 15 à 20% de ses postes d'ingénieurs
03:34qui étaient mis sous pression depuis l'arrivée de François Provo, objectif, rester compétitif.
03:392000 créations de postes à l'inverse chez Amazon France pour la construction d'un nouveau centre de distribution,
03:45ce sera l'un des plus grands d'Europe, 189 000 m² sur trois niveaux dans une commune du Haut
03:49-Rhin,
03:50l'investissement se chiffre à 250 millions d'euros.
03:53Amazon confirme son offre à presque 12 milliards de dollars pour Globalstar,
03:57un opérateur américain de satellite, ce qui viendrait renforcer la position d'Amazon Léo face à Starlink d'Elon Musk.
04:05Un décret dans l'étui en France face à la hausse des prix du carburant,
04:08Matignon vient de saisir le Conseil National de la Consommation pour un avis.
04:11L'idée serait de plafonner, alors pas les prix, mais bien les marges des distributeurs.
04:15Et au regard dans l'inflation provoquée par la hausse des carburants,
04:18il va sans doute falloir rouvrir des négociations commerciales dans le secteur alimentaire,
04:22c'est ce qu'affirme Serge Papin, le ministre du Commerce.
04:25Et puis cette fois, c'est la bonne pour le projet de loi de simplification.
04:28Il devrait être définitivement adopté aujourd'hui au Sénat, après le feu vert des députés hier,
04:32qui ont réussi en dernière minute à supprimer les fameuses ZFE,
04:37les zones à faible émission du centre-ville de certaines municipalités.
04:42Ça a été supprimé du texte contre l'avis du gouvernement.
04:46Allez, tout de suite, votre tableau de bord.
04:55Bon, et une baisse des marchés, ça, on n'allait pas y échapper.
04:58Moins 0,43% pour le CAC 40 qui est en ce moment à 8 292 points.
05:05A noter qu'on signe une contre-performance majeure par rapport aux autres places européennes.
05:09Regardez, Francfort est dans le vert, plus 0,17%.
05:12On a également une baisse vraiment très légère de l'Eurostox 50 à moins 0,14%.
05:18Donc du coup, très nette sous-performance du CAC 40.
05:22Pourquoi ?
05:23Tout simplement parce que le secteur du luxe est en très forte baisse.
05:26On l'a dit, des résultats.
05:28Alors vraiment, un tout petit peu en dessous des attentes pour Kering,
05:32pour Hermès en matière de vente sur le premier trimestre.
05:36Mais voilà, c'est globalement une contre-performance historique
05:41pour un certain nombre de paramètres comptables sur ce secteur du luxe
05:45qui commence à être très, très bien valorisé.
05:47On est bien au-delà des 30 de PER pour Kering comme pour Hermès.
05:52Et donc du coup, la réaction des marchés est assez violente,
05:55même si fondamentalement, on a fait état à peu près des mêmes choses du côté d'LVMH.
05:59Mais LVMH qui a une valorisation qui est quand même moindre du côté des 20 en matière de PER.
06:04Donc du coup, il y a une sorte d'écrémage mathématique autour de Kering
06:07qui a perdu 9,5% à 253,20€.
06:10Puis il faut dire que le titre n'arrête pas de se redresser
06:12et de prendre en compte dans les cours un redressement de la marque Gucci,
06:16qui est espérée mais qui pour l'instant est loin d'être probant.
06:20Et Hermès, de son côté, perd 8,4%.
06:23On est à 1 632€.
06:25Parmi les autres secteurs qui sont un petit peu attaqués aujourd'hui,
06:28l'aéronautique, on a Safran qui perd 1,8%, 311,60€.
06:32Airbus, moins 0,7%.
06:34On est à 171,48€.
06:36Et puis Total Energy qui baisse encore.
06:38Mais oui, regardez quand même, c'est spectaculaire du côté des prix du brut.
06:4195$ pour le baril de Brent de Mer du Nord.
06:44On a corrigé de 5$ en quelques jours.
06:46Et le baril de brut léger américain se rapproche des 90 à nouveau.
06:49On est à 91.
06:51Donc du poids sur les valeurs pétrolières.
06:53Et ça se sent un petit peu partout.
06:55Du côté des titres qui fonctionnent mieux, la techno.
06:58Figurez-vous que l'Euronext Tech Leaders gagne, lui, 0,87%.
07:02Donc on a vraiment un contraste avec le reste de la cote,
07:04notamment la cote à Paris qui sous-performe.
07:06Mais voilà, on a STMicro, plus 1,3514.
07:09Capgemini, plus 0,96, 105,70.
07:12Soitec, encore plus 4,6%.
07:14En quelle performance astronomique, on est à 75,74 euros.
07:19Worldline aussi, plus 4,7% à 25 centimes.
07:22Et parmi les plus fortes baisses du SBF 120, le secteur du luxe, ça on en a parlé.
07:27Mais à noter Sodexo aussi, qui baisse de 2% à 3,904.
07:31L'euro, 1 dollar, 17,88.
07:33On continue de gagner des points face au dollar avec une grande fermeté.
07:38Un petit coup d'œil sur le bitcoin.
07:40On reste à peu près sur les niveaux de ces derniers jours du côté des 74 000 dollars.
07:46Et l'or, l'once d'or fin qui reste en embuscade.
07:49Alors André Atuéni de Saxo Bank nous en parlait hier.
07:51Il y a une résistance technique du côté des 4 850 dollars pour l'once d'or fin.
07:56On en est juste en dessous en embuscade, 4 839.
07:59Allez, on déchiffre l'actualité du jour.
08:10Et on déchiffre.
08:11Alors, il y a du monde en plateau.
08:13Nous avons Marianne Chapelle-Masso de Decarion.
08:16Bonjour.
08:18Mireille Wimbert des établissements.
08:19Mireille Wimbert, bonjour.
08:21Merci d'être là.
08:22On attend Gaël Slimane qui devrait arriver dans quelques instants.
08:25On l'attend d'autant plus qu'on a avec lui le baromètre de l'épargnant français.
08:30Alors, tout ce qu'on peut déduire déjà dans un premier temps,
08:36il y a deux mots-clés qui commencent à faire un petit peu peur au marché
08:40et aux épargnants.
08:42Et Gaël Slimane vient de nous rejoindre.
08:44Bonjour Gaël.
08:45Bonjour Antoine.
08:47Deux mots-clés qui commencent à crisper un petit peu l'ambiance de manière générale.
08:52Iran, ça on n'avait pas trop de doutes.
08:55Mais PER, dites donc.
08:57Livret et PER.
08:59En fait, les mots-clés c'est la conjonction de deux facteurs.
09:02Un marteau, une enclume.
09:03On a le conflit en Iran, la guerre en Iran qui crée des espèces de panique totale
09:10dans tous les domaines, et y compris sur les sujets de patrimoine, d'épargne,
09:15les gens sont très inquiets.
09:16Un truc très long terme.
09:16Voilà.
09:17Et puis, on a l'autre élément qui est que les Français se disent que les livrets,
09:24le PER, tous ces produits qui les enchantaient, qu'ils trouvaient formidables,
09:31ça ne donnent plus de rendement, où il y a des nouvelles règles qui s'appliquent
09:34dessus et qui ne leur correspondent plus bien à nos concitoyens.
09:38Et donc, la conjonction des deux éléments a fait que nos épargnants, ils épargnent
09:41moins, parce qu'ils sont plus inquiets.
09:42Oui, c'est très curieux, ça Gaël, dans le sens où, et puis on le dit à longueur
09:46de journée, et ça participe un petit peu à l'éducation financière à laquelle
09:49on essaie de participer dans cette émission, c'est qu'il y a véritablement, là,
09:53sur ces dernières semaines, un phénomène de knee-jerk.
09:56C'est-à-dire, voilà, c'est la guerre, tout de suite, et contrairement à tout ce
10:02qu'on dit à longueur d'émission, ben non, oh, les marchés baissent, oh, c'est
10:07l'Iran, oh là là, vite, je veux liquider mon PER.
10:12C'est pas possible, le PER, on ne peut pas sortir.
10:15Oui, vous voyez ce que je veux dire, mais mes investissements de long terme, je suis
10:19prêt à les liquider parce que c'est le stress.
10:21Alors, c'est pas tant ça, c'est plutôt que le stress lié à la guerre fait que nos
10:27concitoyens nous disent qu'ils sont extrêmement inquiets, je vous donne quelques éléments
10:31d'inquiétude, sur la situation économique de la France, 92% des Français disent qu'ils
10:37se sentent plus inquiets ces derniers temps, sur la fiscalité et les impôts aussi, et donc
10:42l'épargne n'échappe pas à cela, et les épargnants sont 84% à se dire moins confiants
10:47sur le rendement de leur épargne, à cause du contexte international.
10:49Et qu'est-ce que vous voulez faire ? Dans ce cas-là, on pourrait se dire, en vous
10:54regardant l'une et l'autre, peut-être que c'est une opportunité pour essayer de
10:57placer son épargne sur des placements dynamiques, sur des... Non, les gens nous disent, là,
11:02c'est tendu, donc je veux plus de sécurité.
11:05Or, la sécurité, pour eux, ce sont les livrets, mais ça fait un moment qu'ils les désertent.
11:09Ça date d'avant la guerre en Iran, et depuis la baisse des taux sur le livret A, on est
11:13à une personne sur deux qui nous dit, pour son livret A par exemple, quasiment une sur
11:17deux, elle nous dit qu'elle l'a soit fermée, soit cessé de l'alimenter, et on est à presque
11:2170% si on inclut ceux qui veulent le faire à l'avenir.
11:24Et on parlera du PER après, mais je ne veux pas monopoliser la parole, en arrivant en retard
11:28en plus.
11:29Juste un dernier truc, Gaël, est-ce que le côté « j'alimente plus le livret A », c'est
11:36pas
11:36aussi, doucement, l'inflation, et puis il y a des factures à payer ?
11:40Alors, il y a ce paramètre-là, mais qui vient se télescoper avec « ça ne me rapporte
11:45plus rien ». C'est-à-dire que c'est une balance, non pas bénéfice-risse, mais
11:48avantage-inconvénient.
11:49C'est « j'ai un truc qui ne me rapporte rien, j'ai des besoins, je suis pris à
11:52la
11:52gorge », donc effectivement, ça joue aussi.
11:54D'accord.
11:55C'est une conjonction de facteurs.
11:56Marion, je t'appelle Masso de Carillon.
11:59Vous, en tant que professionnel, vous voyez des gens arriver et vous dire « oh là
12:05là, il faut absolument que je liquide des trucs de long terme parce que là, les marchés
12:10sont en train de se crisper ». Quand on regarde, les taux sont en hausse et finalement, les
12:16placements de long terme sont plutôt rentables sur le papier.
12:19Le marché à action, il est quand même super résilient par rapport à tout ce qui est
12:24en train de se passer, mais c'est le battage de l'actualité qui crispe le plus les épargnants
12:32et les investisseurs.
12:33Oui, c'est sûr qu'on note un moment anxiogène lié, évidemment, et amplifié par l'effet
12:43guerre.
12:44Mais je crois que ce que montre très bien le baromètre que nous évoquons aujourd'hui,
12:49c'est finalement que les Français ne sont plus à la recherche de rendement, presque,
12:55mais ils ne veulent plus perdre.
12:58Oui.
12:59Et donc là…
13:00Ça, c'est retour à la case départ par rapport aux chiffres qu'on avait il y a une dizaine
13:06de mois.
13:06Oui, oui, oui.
13:07C'est une crise de confiance généralisée qui dit quoi ? Qui dit que je ne veux plus
13:16perdre.
13:17Alors, comment faire pour ne plus perdre ? Est-ce que je retire toutes mes actions ? Parce
13:21qu'évidemment, quand vous parlez d'actions, vous prenez des risques et donc risque potentiellement,
13:25en tout cas à court terme, peut vouloir dire perte.
13:29Mais aujourd'hui, non.
13:31On ne peut pas dire que les Français n'ont pas peur ou veulent profiter de certaines…
13:39Alors certains investisseurs aguerris peuvent noter ce comportement-là, mais autrement,
13:46non.
13:47Retour à la case départ, on ne veut plus perdre.
13:50Et comment fait-on aujourd'hui pour ne plus perdre ? Sachant que les placements type
13:55livret A, voire PER, fonds euro, etc. sont mis à l'épreuve avec l'inflation, ça ne
14:03rapporte plus rien.
14:05Qu'est-ce qu'on fait ? Et donc, on a ces questions, évidemment, quotidiennement
14:09au cabinet.
14:10Mireille Wimbert, qu'est-ce qu'on fait ?
14:12Alors écoutez, les épargnants, ils ont fait, ils ont tout à fait bien compris.
14:17Quand le livret A, le taux a baissé indépendamment de la guerre, ils ont retiré massivement
14:20leur argent.
14:21En janvier-février, on a moins 3 milliards de collectes sur le livret A.
14:26C'est-à-dire qu'il y a 3 milliards en moins sur le livret A janvier-février.
14:30Gaël disait, il y a une désaffection.
14:31Non, c'est lié, effectivement, à la baisse des taux.
14:33Maintenant, je dirais juste, attendant de voir la prochaine enquête, pourquoi, dans
14:37les deux derniers conflits, au moment du Covid, au moment du Covid, le livret A, il est
14:42encore moins rémunérateur, il est à 0,75.
14:45Au moment de la guerre en Ukraine, il est à 1%.
14:48Et pourtant, ces deux éléments de stress pour les Français, eh bien, ils reviennent
14:53sur le livret A quand même, parce qu'ils privilégient à ce moment-là la sécurité.
14:57Donc, on va voir comment réagissent les Français.
14:59Mais c'est vrai qu'ils ont tendance, en période de gros stress géopolitique, à
15:03revenir sur le livret A, quel que soit, finalement, son rendement.
15:09Et la deuxième chose intéressante, c'est que tu disais dans ton enquête, les gens,
15:12il y a une désaffection pour le PER.
15:14Alors, effectivement, on ne peut pas retirer ces sous du PER, parce qu'on est obligé
15:17d'aller jusqu'à la retraite.
15:17Oui, je voulais dire PER.
15:18Mais tu as raison, mais même sur le PER, tu as raison.
15:20On peut ne pas verser.
15:22Ça, c'est possible.
15:23Donc, ça, effectivement, les gens, peut-être, le font moins.
15:25Et moi, ce que j'ai trouvé intéressant, c'est que nos Français, on ne les changera
15:28pas, ils regardent le rendement et c'est bien, ils regardent aussi la fiscalité.
15:31On ne peut pas leur jeter la pierre.
15:32Et effectivement, la fiscalité du PER s'est durcie en février, puisque la flat tax est
15:38passée pour le PER de 30 à 31,4.
15:41Donc, quelque part, j'allais dire, ce n'est pas incohérent tout ça.
15:44Ce qui est un peu fou, parce qu'on pourrait parler quand même, sur la petite hausse prélèvement
15:51CSG, de quelque chose de modéré.
15:53On avait dit, même à cette antenne, que franchement, on limitait la casse.
15:57Ben non.
15:58Finalement, ça a un impact, Gaël ?
15:59Il y a eu un double facteur.
16:01Mireille évoque effectivement cet aspect fiscal.
16:05Il y a aussi la question de la fin de la déductibilité pour les personnes âgées
16:11de plus de 70 ans.
16:13Et donc, sans mettre en colère personne devant son poste de télé, on peut comprendre la logique
16:24du législateur qui dit, on monte un truc pour vous inciter à mettre de l'argent de côté
16:29pour votre retraite, à 70 ans, vous êtes à la retraite, donc la déductibilité stoppe.
16:36Mais il se trouve que c'est un acquis, acquis social, acquis fiscal, acquis ce que vous voulez,
16:41c'est un acquis pour les gens.
16:43Et donc, je crois que c'est ça le principal facteur, au-delà de la hausse de la CSG,
16:46des petits changements.
16:47Et donc, quand on interroge les gens sur le PER, d'abord, c'est un carton, le PER,
16:52on a une évolution dans le temps.
16:54Donc, on mesure la part de gens, la notoriété, tout le monde connaît maintenant.
16:57– 8 millions d'assurés depuis la loi Pacte 2019.
17:01– Et voilà, et depuis 2019, nous, on enregistre sur le baromètre, je crois, un doublement,
17:06quelque chose comme ça, on est passé de 12 à 25% chez les épargnants.
17:10Enfin bref, ça a très nettement progressé.
17:12Donc, on a un super produit qui attire les gens, qui les incite à se préparer à la retraite.
17:16C'est un gros débat de société, la retraite, et ce n'est pas fini.
17:18Donc, c'est vraiment génial.
17:20Mais, quand on les informe de ces petites novasions, de la rentrée du début de l'année,
17:28avec notamment cette fin de la déductibilité, comme les personnes interrogées qui ont un PER
17:32nous disent, la première raison pour laquelle j'ai pris un PER, la toute première,
17:36ce n'est même pas la rentabilité, c'est la déductibilité.
17:40Et donc, si on me le retire, je ne suis pas d'accord.
17:42Et quand on regarde ce que nous disent les plus âgés d'entre nous,
17:46eux, ils sont, c'est quasiment tous, qui nous disent, je vais arrêter.
17:51Donc, voilà, sur le PER, on peut aussi avoir cet impact qu'on enregistre sur le livret pour d'autres
17:55raisons.
17:56Et puis, Marion Chapelle-Masseau, ce qui est très important,
17:58et c'est aussi ce qu'on dit à longueur d'émission, et avec vous notamment,
18:03c'est qu'un placement de long terme, certes, ok, la fiscalité, c'est le cas de Bonux,
18:08luxe, mais globalement, la stratégie, c'est qu'on choisit un produit pour le rendement
18:14et pour le terme, l'horizon d'investissement,
18:18et après, éventuellement, la fiscalité nous arrange ou pas.
18:21Là, on a une forme d'invalidation.
18:28En fait, pourquoi le PER a fait un carton ?
18:30Parce qu'il y a une mécanique fiscale dessous.
18:33C'est ce que tu disais à juste titre.
18:35Et je crois que là, en termes de conseil, certains épargnants se sont trompés.
18:40Parce que le PER, c'est une solution, parmi tant d'autres,
18:45en gestion de patrimoine, pour son patrimoine, pour épargner pour la retraite.
18:50Mais ce n'est pas une solution miracle.
18:52Non seulement, on vient de voir que la fiscalité peut changer,
18:55c'est quand même un sujet en France où la rétroactivité,
18:59parce qu'on a souscrit en PER il y a deux ans.
19:03Aujourd'hui, la fiscalité a changé sur ce PER.
19:06Et comme on est dedans, bloqué, entre guillemets,
19:08sauf les cinq cas exceptionnels de sortie,
19:10qui sont les accidents de la vie et l'acquisition de la résidence principale,
19:14on est finalement contraints de supporter cette fiscalité future.
19:20Et on ne sait pas, pour les jeunes épargnants,
19:23ce que sera la fiscalité de demain.
19:25Dans 20 ans, quand vous allez sortir de votre PER,
19:27quelle sera la fiscalité ? On n'en sait rien.
19:29Et aujourd'hui, je pense que, encore une fois,
19:32le débat de la pédagogie sur l'investissement,
19:35sur les produits, on a vendu ça comme un produit retraite.
19:38Un produit retraite.
19:40Mais sauf qu'il faut revenir à l'essentiel.
19:42Parlons de stratégie retraite.
19:44Et quand on monte une stratégie retraite,
19:46on a certes peut-être un PER,
19:49mais on a aussi d'autres outils qui nous permettent de voir plus loin
19:53et de sécuriser la frénésie fiscale.
19:57Mireille, vous pensez aussi qu'il y a eu une forme d'erreur d'aiguillage
20:01du côté du PER ?
20:04On sait peut-être, certains ont peut-être trompé un peu d'objet.
20:06Non, mais écoutez, moi je suis assez d'accord avec le législateur, en fait.
20:09On a mis en place...
20:10Enfin, alors après, la flat tax, elle augmente, ça c'est sûr.
20:13Oui.
20:13Ça, on n'y peut rien.
20:15Et ça, c'est ce que dit Marion.
20:17Effectivement, moi j'ai souscrit un PER.
20:19Au moment où je l'ai souscrit, on me dit
20:20les gains que tu auras sont taxés à 30%.
20:22Bon, ben quand je sortirai, ils seront à 31,4% et peut-être plus
20:25au moment de ma retraite.
20:26Ça, c'est une chose.
20:28Pour le reste, le fait de dire
20:31quand vous versez des cotisations à partir de 70 ans,
20:33elles ne sont pas déductibles, je trouve ça assez cohérent.
20:35Normalement, ce n'est pas fait pour ça, le PER.
20:37Et on a eu le temps de...
20:38Ce n'est pas à 70 ans qu'on prépare sa retraite.
20:40On peut le faire, mais on a d'autres produits à ce moment-là.
20:42Le PER, cet avantage fiscal,
20:44c'est la contrepartie d'un blocage.
20:46Le gouvernement vous dit
20:47tu vas verser ton argent
20:48et tu pourras le récupérer à la retraite
20:50et seulement à la retraite, sauf qu'à le déblocage.
20:52Et en contrepartie, il nous a donné un avantage fiscal.
20:55Sinon, on n'y allait pas.
20:56Sinon, on avait l'assurance-vie
20:57qui fait exactement le même effet,
20:58mais qui n'est pas bloqué.
21:00Donc moi, je trouve que le fait de dire
21:01à 70 ans, les versements sont plus déductibles,
21:04je trouve ça cohérent, oui.
21:05Oui, mais...
21:06Antoine, il faut quand même bien remettre
21:09l'église au centre du village sur un point.
21:11On a une carotte fiscale à l'entrée,
21:13mais on est fiscalisé à la sortie quand même.
21:15Oui, oui, bien sûr.
21:16Je veux dire, il y a certains épargnants,
21:18je pense, voire investisseurs,
21:19qui l'ont oublié, cette partie-là.
21:21Parce que le gain n'est réel
21:23que si votre tranche marginale d'imposition
21:25est supérieure au moment où vous versez,
21:29au moment où vous faites les retraits à la retraite.
21:32Oui, à la fin.
21:33Si vous étiez imposé à 45% pendant votre vie active,
21:36ça marche.
21:37Si vous êtes imposé à 30% au moment de la retraite.
21:40Parce qu'au-delà de l'aspect fiscal qui est mouvant,
21:46vous allez potentiellement avoir quand même
21:49une fiscalité, même en cas de retrait.
21:51Et c'est vrai que cet outil,
21:52on l'utilise en stratégie patrimoniale, désolé.
21:55Mais on a quand même des stratégies d'optimisation
21:58de cet outil qui visent, par exemple,
22:00la protection du conjoint survivant.
22:02Et c'est peut-être ce que le législateur
22:04a voulu contrecarrer
22:06en supprimant la déductibilité
22:10à partir de 70 ans.
22:12Parce que si vous laissez
22:16et que vous ne faites aucun retrait
22:18jusqu'à votre décès,
22:19comme le conjoint survivant est exonéré de droit
22:22en France,
22:23quel que soit l'âge de votre décès,
22:25vous versez à votre conjoint une épargne,
22:28un capital en exonération de droit,
22:31tout en ayant eu les avantages fiscaux
22:33pendant votre vie active.
22:34Donc là, il n'y a que des avantages.
22:36Et pendant justement la discussion
22:38de la loi de finances,
22:39ce point avait été évoqué
22:40et certains des députés avaient dit
22:41on va mettre ça par terre.
22:43Ça, c'est peut-être le prochain round
22:44pour le budget 2027.
22:46On verra.
22:47On va encore faire des émissions spéciales.
22:49Voilà.
22:50Mais alors, vous restez un petit peu avec nous.
22:53On va faire une pause là
22:53pour parler un petit peu
22:55des arbitrages de marché.
22:56Ensuite, j'aimerais bien qu'on revienne
22:57quand même sur les anticipations économiques
22:59des épargnants,
23:00parce que l'horizon est quand même
23:02très très sombre.
23:03Alors, c'est toujours le cas
23:03en cas d'agitation géopolitique.
23:06Mais là, ça commence à atteindre
23:07un certain nombre de points.
23:08Mais on va faire une petite pause.
23:09On va parler des arbitrages de marché déjà.
23:13Tout pour investir.
23:15Arbitrage.
23:18Valentin Nico, Bourse Directe.
23:19Bonjour.
23:20Un CAC 40 qui est en baisse.
23:228 285 points.
23:25Mais alors, encore une fois,
23:26on va peut-être en parler
23:27un petit peu plus en détail
23:28dans quelques secondes,
23:29mais le CAC 40 arrive quand même
23:32à résister à la chute
23:34de très fortes pondérations.
23:36Ça, c'est quand même un facteur
23:38assez étonnant.
23:39Depuis le début de la semaine,
23:40on a vu Total baisser.
23:41On a vu des grosses pondérations
23:43faire l'objet d'allègements.
23:45Et le CAC 40 arrive quand même
23:46à tenir le coup.
23:47Oui, bonjour Antoine.
23:48En effet, comme on le voit
23:51sur tous les indices quasiment,
23:53on sent que le marché
23:55veut être optimiste.
23:58Sans dire qu'il a forcément
24:02raison fondamentalement,
24:03mais il veut l'être.
24:05Donc là, on est sur un rebond
24:06de plus de 10%
24:07depuis le début du conflit.
24:09Nous, sur la gestion,
24:11ça nous a forcé,
24:12j'ai envie de dire,
24:13à prendre quelques bénéfices
24:15et à commencer
24:17à être un peu méfiant.
24:18Il nous semble que le marché
24:20va peut-être un peu vite
24:21sans remettre en question
24:23la tendance de fond.
24:25et on aurait peut-être tort
24:26de mettre en place
24:27des couvertures
24:28si le conflit s'arrêtait
24:31d'ici la fin de semaine
24:32éventuellement.
24:33Mais en tout cas,
24:34on préfère depuis les 8300 points
24:36l'envisager.
24:38Donc, on sort de quelques dossiers
24:40et on a des couvertures
24:41de court terme.
24:43Parce qu'encore une fois,
24:45l'optimisme, c'est très bien,
24:46mais il faut quand même
24:47qu'il soit un petit peu justifié.
24:49Et on a toujours,
24:52je veux dire,
24:52les prix de l'énergie,
24:53le niveau de financement
24:54qui reste très négatif
24:57pour l'ensemble de l'économie.
24:59Donc, voilà,
25:02on reste,
25:02là, on se met un peu
25:03en position de méfiance.
25:04Et en effet,
25:05la résilience du CAC,
25:06malgré la correction sur le luxe.
25:09Bon, après,
25:09on va attendre quand même
25:10la fin de séance
25:11parce qu'on l'a vu sur LVMH
25:14où l'ADR faisait moins 3%
25:16sur la publication
25:18qui s'est repris en séance
25:19pour finir quasiment flat.
25:22Donc, on va voir
25:23si les baisses
25:25se maintiennent
25:25en cours de séance.
25:28Mais encore une fois,
25:29oui, comme vous le dites,
25:29le marché est assez surprenant
25:31par son optimisme.
25:33Oui, parce que
25:34pour ce qui est du secteur du luxe,
25:37c'est vrai que je fais comme vous,
25:38je regarde un petit peu
25:39la réaction sur les ADR
25:40côté à Wall Street
25:41alors que la séance
25:43est terminée du côté de Paris.
25:45on a eu des réactions
25:46assez étonnantes.
25:48C'est vrai que Kering
25:49tenait bien le coup hier soir
25:50et puis c'est vraiment
25:51en avant-marché ce matin
25:53que les gros ordres de vente
25:55sont arrivés.
25:55Pareil pour Hermès,
25:57d'ailleurs.
25:59Alors, on a vu
25:59qu'LVMH, par exemple,
26:01avait beaucoup mieux résisté
26:02lors de la séance d'hier.
26:04Mais je dirais que là,
26:06il y a peut-être
26:06une question de valorisation.
26:07On est au-delà des 30
26:09pour Kering et Hermès.
26:12LVMH est plus du côté des 20.
26:14Donc là, c'est vraiment
26:15de la prise en compte
26:16de valorisation, sans doute.
26:17Mais vous pensez...
26:20Hermès a enregistré
26:20une baisse de 13%
26:22à l'ouverture
26:22et c'était historique.
26:24Maintenant, on réduit
26:25les dégâts, là, en ce moment.
26:28On pourrait imaginer
26:29que finalement,
26:30les titres terminent flat.
26:31Ça paraît dur.
26:32Alors, terminer flat,
26:34non, non, tout de même pas.
26:35C'est vrai qu'LVMH
26:36était moins 3,
26:37on a fini flat.
26:38Donc, il n'y a pas
26:38la même amplitude
26:40pour revenir à zéro.
26:42Malgré tout,
26:44pour qu'on revienne
26:45sur quelque chose
26:46qui est beaucoup moins choquant,
26:48je ne serai pas du tout étonné
26:49d'ici la fin de séance.
26:51Ça dépendra bien sûr
26:52de l'ouverture américaine.
26:54Et donc, encore une fois,
26:55pour l'arbitrage global,
26:57nous, là, sur le marché,
26:59on va peut-être décider
27:00de faire une pause
27:02sur les actions
27:03et essayer d'aller chercher
27:05de la performance
27:06là où il nous semble
27:09avoir un peu plus de possibilités.
27:10On regarde les matières premières agricoles
27:12et notamment le café,
27:14le cacao,
27:15ce matin,
27:17qui donnent des signaux
27:20plutôt positifs
27:21avec un upside
27:23super important.
27:26donc, voilà,
27:27parce que,
27:28mis à part quelques dossiers,
27:30Capgemini est en train
27:31de démarrer
27:32avec l'ensemble du secteur
27:33un peu une figure
27:34de retournement,
27:35mais pour nous,
27:35il n'y a toujours pas de signal.
27:36On voit que Stellantis aussi
27:39réagit bien
27:41dernièrement.
27:42Maintenant,
27:42on n'est pas du tout
27:43certain de la confirmation
27:44de la figure,
27:45donc on reste un peu
27:46à l'écart
27:47et on se concentre
27:48peut-être sur autre chose
27:49qui a plus de potentiel.
27:51Oui, c'est vrai que Stellantis
27:53signe un très très bon score
27:54depuis le début de la semaine.
27:56Dernière chose,
27:56Valentin,
27:58ça ne vous étonne pas
27:59que le VIX,
28:00l'indice de volatilité américain,
28:02soit retombé
28:03à des niveaux
28:03qui prévalaient
28:04avant même
28:05le début des frappes en Iran.
28:06On est du côté
28:07des 18 points.
28:08Donc, la volatilité
28:09quantifiée en elle-même,
28:11là, pour l'instant,
28:12on a des marchés
28:12qui,
28:13et le CAC 40 répond
28:14un petit peu à cet appel
28:15qui effectue relativement
28:16peu d'écarts
28:17et c'est étonnant
28:19ou vous pensez
28:19que c'est tout simplement
28:21parce que les principaux intervenants,
28:23les fonds quantitatifs,
28:24etc.,
28:25sont suffisamment couverts
28:26et que, pour l'instant,
28:27le marché retrouve
28:28un peu de calme ?
28:29Alors, je vous évoquais
28:30mon interrogation
28:32sur l'optimisme global
28:33de marché.
28:33Le VIX est bien sûr
28:35une bonne représentation
28:36de cela.
28:36Et en effet,
28:38on sent que ce marché
28:39veut croire
28:40non seulement
28:41à la fin du conflit
28:42et de manière rapide,
28:44mais potentiellement aussi
28:46une réorganisation globale
28:48du marché
28:48a un impact
28:51très basse
28:52sur les marges
28:52globales économiques
28:55des prix de l'énergie.
28:57Et si le marché
28:58le pense,
28:59c'est qu'en général,
29:00il y a quand même
29:01une grande chance
29:02que ce soit le cas.
29:03En tout cas,
29:04c'est ce que je pense.
29:05Maintenant,
29:06avoir la garantie
29:07de cette fin de conflit
29:08aussi rapide
29:09me semble
29:10peut-être
29:11trop optimiste.
29:14et ça,
29:15c'est les quelques semaines
29:16qui vont arriver,
29:17voire peut-être
29:18quelques jours.
29:19On n'en sait rien
29:19sur les dernières nouvelles.
29:20Nous montrerons
29:21peut-être le contraire.
29:23Et le marché aura
29:24encore une fois raison.
29:25Mais ça,
29:26on ne peut pas
29:27le deviner d'avance.
29:28Oui,
29:29pour l'instant,
29:29Donald Trump
29:29est toujours en train
29:31de dormir
29:31et n'a pas touché
29:32son téléphone.
29:33Donc, a priori,
29:34pas trop de mouvements
29:36de nid-jerk,
29:37comme on dit
29:37à prévoir.
29:38Moins 0,65%
29:39pour le CAC 40,
29:40une baisse contenue,
29:408 273 points,
29:42mais toujours
29:42beaucoup de pression
29:43autour du secteur du luxe.
29:44Et sur les deux derniers
29:45à avoir publié
29:46leur chiffre de vente,
29:47Kering,
29:48moins 9,9%.
29:49On est à 252,30€.
29:51Hermès,
29:52moins 8,38,
29:531633,50€.
29:54Merci beaucoup,
29:55Valentin,
29:56Nico,
29:56Bourse Direct.
29:57Restez avec nous.
29:5830 secondes de réclame
30:00et ensuite,
30:01on revient un petit peu
30:01avec Marion Chapelle-Massaut
30:03de Carillon
30:03et Gaëlle Slimane
30:04de Doxa
30:04sur ce baromètre
30:05des épargnants
30:06et surtout sur les horizons
30:08et les perspectives économiques.
30:09Je ne vais pas
30:10vous divulgacher la suite,
30:12mais globalement,
30:13vous,
30:14épargnant,
30:14ne voyez rien de bien bon
30:15à venir sur les prochaines semaines,
30:17mais on va quantifier tout ça
30:18avec un petit peu d'attention.
30:20A tout de suite.
30:20Restez à l'écoute
30:20de BFM Business.
30:23Tout pour investir
30:24le déchiffrage.
30:27Oui,
30:28le déchiffrage encore,
30:28on joue un petit peu
30:29les prolongations
30:30parce qu'il y avait quand même
30:31beaucoup,
30:31beaucoup d'enseignements
30:32vraiment super intéressants
30:33de ce baromètre
30:35de l'épargne
30:37Odoxa Groupama
30:38et Gaëlle Slimane
30:39qui est restée avec nous
30:41ainsi que Marion Chapelle-Massaut
30:42de Decarillon.
30:44Il y a quand même
30:44moi,
30:45une donnée
30:45qui me saute aux yeux,
30:47c'est quand même
30:48un tiers des épargnants français
30:49à modifier ou va
30:51ou veut modifier son épargne
30:53à cause de la guerre en Iran.
30:55Et encore une fois,
30:56on revient à ce qu'on disait
30:56en début d'émission,
30:57on est quand même
30:58les premiers à dire
30:59toute la journée.
31:00Paniquez pas,
31:01ne touchez pas
31:02à vos allocations long terme,
31:03c'est pas parce que c'est la guerre,
31:04c'est pas parce que c'est
31:05la crise financière,
31:06c'est pas parce que
31:07il y a le crédit privé
31:09aux Etats-Unis
31:10qui menace,
31:11qu'il faut changer
31:12quoi que ce soit
31:12à vos allocations.
31:14Gaëlle,
31:14qu'est-ce qu'on peut dire
31:16sur cette donnée ?
31:17On peut dire que
31:17tous les experts de l'épargne
31:19Marion en face de moi,
31:21Groupama qui est le partenaire
31:23de notre baromètre,
31:24tous les gens qui travaillent
31:26autour de l'épargne
31:26vont avoir du boulot,
31:27ont un potentiel chumpeterien,
31:30on va dire,
31:30destruction créatrice,
31:32de la crise peut naître
31:33des opportunités
31:34parce qu'il y a un besoin,
31:37il y a une attente
31:37de la part des épargnants,
31:39soit, c'est ce que vous présentez,
31:40vous avez raison Antoine,
31:41pour une majorité d'entre eux
31:43plutôt frileux,
31:43qui ont peur
31:44et qui se disent
31:45j'aimerais avoir une épargne sûre,
31:46mais comme on l'a dit
31:47tout à l'heure,
31:47je ne crois plus aux livrets,
31:50à l'assurance vie,
31:50aux produits classiques
31:51vers lesquels on allait
31:52et donc,
31:53j'aimerais bien savoir
31:54ce que je peux faire
31:56de mes sous
31:56et puis il y a les quelques-uns,
31:58les clients de Marion peut-être
32:00ou quelques-uns de ses clients
32:01qui se disent
32:03de ces situations de crise
32:04peuvent naître
32:05des opportunités
32:06d'investissement.
32:07Alors, on parle de gens
32:08qui ont plus d'argent
32:09et qui peuvent prendre
32:10peut-être davantage de risques
32:11et qui eux aussi,
32:12dans des contextes comme ceux-là,
32:14ont besoin de conseils.
32:15En tout cas,
32:16c'est ce que nous disent
32:16les épargnants
32:17pour une majorité d'entre eux,
32:1853% des épargnants
32:20et 56% de ceux
32:21qui épargnent le plus
32:22nous disent qu'en ce moment,
32:23ils auraient bien besoin
32:24d'être accompagnés
32:25et conseillés
32:26et on a par ailleurs
32:28sur une autre question,
32:2980% des Français
32:31qui nous disent que
32:32oui, c'est le rôle quand même
32:33de toutes ces boîtes
32:35qui accompagnent les gens,
32:36les banques, les assurances,
32:37les conseillers en gestion
32:37de patrimoine,
32:38de mieux former,
32:39mieux expliquer aux gens
32:40pour qu'ils soient moins perdus.
32:42Marion Chapelle-Masso,
32:43là, je me tourne
32:44vers la pro du patrimoine.
32:46C'est précisément,
32:48oui, dans ces moments-là
32:48qu'on a besoin
32:49d'aller voir son conseiller
32:50pour que déjà,
32:51il tempère les choses
32:52et qu'il nous empêche de faire...
32:53Parce que, voilà,
32:54modifier son épargne,
32:56modifier ses investisseurs
32:56de long terme
32:58parce qu'il y a la guerre,
32:59parce que ceci, cela,
33:01il y a peut-être
33:02des opportunités,
33:03mais il y a aussi,
33:04et on l'a vu tout à l'heure
33:05avec le PEA,
33:06on peut se tromper,
33:08on peut faire des erreurs
33:09d'aiguillage,
33:09surtout à cause
33:10d'un environnement
33:11très lourd
33:11et je suppose que,
33:12là, voilà,
33:13votre rôle joue à plein
33:14en matière
33:15d'éducation financière,
33:16de tempérance
33:17et d'un peu d'explication
33:19tout ça aux clients.
33:20Oui, alors c'est sûr
33:21que l'éducation financière
33:23pour nous,
33:24chez De Carillon,
33:25est primordiale.
33:26et d'ailleurs,
33:27je me déplace régulièrement
33:28dans des collèges,
33:29des lycées
33:31pour aller expliquer,
33:33ma dernière enda,
33:34c'était dans une classe
33:35de CM2,
33:35donc des enfants de 10 ans,
33:38expliquer ce qu'était
33:39une tirelire
33:39et pourquoi laisser son argent
33:41dans la tirelire
33:42n'était pas forcément
33:43un bon plan
33:45pour eux.
33:46Je crois qu'il y a
33:47un gros manquement
33:48en France
33:49sur l'éducation financière
33:50et que c'est des matières
33:51qui devraient être enseignées
33:53dès le plus jeune âge
33:55en prenant des concepts simples.
33:57Ça, c'est le premier point.
33:58Et en plus,
34:00pourquoi pas,
34:01pour les gens
34:02qui ont la faculté
34:03de faire des études supérieures,
34:05là,
34:06on passe encore
34:06des caps
34:07où on a des chefs
34:08d'entreprise,
34:09notamment des professions libérales,
34:10des médecins,
34:11qui n'ont jamais,
34:12jamais,
34:12jamais étudié
34:14une déclaration d'impôt
34:15et qui sont donc
34:16des personnes potentiellement
34:17qui vont gagner
34:18beaucoup d'argent
34:19et qui ne savent même pas
34:20ni comment investir,
34:21ni pourquoi,
34:22ni pourquoi ils travaillent
34:24et comment ils vont être imposés.
34:26Donc ça,
34:26c'est vraiment
34:27un gros, gros manquement
34:28à notre système
34:29et donc,
34:30on le prône
34:31et j'en fais souvent
34:35la publicité.
34:36Je souhaite vraiment
34:38qu'on progresse là-dessus.
34:40Ensuite,
34:41il est clair
34:41qu'en matière de pédagogie,
34:44c'est quasiment 50%
34:46de notre métier.
34:48Pourquoi ?
34:48Parce que
34:49c'est la volatilité
34:50le problème,
34:51la volatilité.
34:52Dès qu'il y a
34:52un marché volatil,
34:53quelle qu'en soit
34:54la cause sous-jacente,
34:55on a des peurs,
34:57des angoisses
34:58qui remontent,
34:58etc.
34:59Et surtout,
35:00envie de vendre.
35:01Parce que quand
35:01les marchés baissent,
35:03c'est bien simple,
35:03quand les marchés montent,
35:04on pense qu'on a tout bon.
35:05Quand les marchés baissent,
35:07on pense qu'on a eu tort.
35:09Sauf que
35:10la seule façon
35:11de régler ce problème,
35:12c'est d'avoir
35:13un cap,
35:13une stratégie.
35:14Le cap,
35:15la stratégie,
35:16c'est d'avoir
35:16une stratégie
35:17court terme
35:18pour les dépenses courantes,
35:20une stratégie
35:21moyen terme
35:22pour prendre
35:22un peu de risques
35:24mais qui restent liquides
35:25et une stratégie
35:25long terme
35:26pour prévoir
35:27sa retraite
35:28et peut-être
35:31avec des placements
35:33qui sont moins liquides
35:35type le private equity.
35:36Des trucs un petit peu
35:37plus risqués
35:37ou le temps
35:38est votre allié justement.
35:40Voilà.
35:41Mais après,
35:42nous,
35:42on adore la volatilité
35:43parce que sans volatilité,
35:46il n'y a pas de marché.
35:47Il n'y a pas de performance.
35:49Il n'y a pas de prime de risque.
35:50Et encore une fois,
35:51la volatilité
35:53révèle aussi
35:54de la bonne stratégie.
35:55Donc,
35:56c'est vrai qu'on a
35:58beaucoup,
35:59beaucoup de demandes,
36:00de clients angoissés
36:01qu'on rassure
36:02toute la journée
36:03et c'est notre quotidien
36:04depuis un mois.
36:05Un dernier mot,
36:06sur l'horizon.
36:08Vraiment l'horizon
36:09qui est bouché
36:10et puis l'épargnant
36:11qui est quand même...
36:12Alors oui,
36:12une illustration
36:13quand même en chiffre
36:14de ce que disait Marion
36:15il y a un instant
36:17sur l'aspect pédagogie.
36:18Je l'ai dit d'un mot
36:19mais pour y revenir
36:20très clairement,
36:22vous parliez de l'école,
36:2370% des Français
36:25nous disent
36:26qu'ils aimeraient bien
36:27qu'on fasse ce genre de choses,
36:28c'est-à-dire qu'on vienne
36:29à l'école
36:30et qu'on enseigne davantage
36:31aux enfants,
36:32aux jeunes,
36:33la structure financière.
36:34Bac plus 4.
36:35Je suis sorti de la fac,
36:36je ne savais pas faire
36:37la différence
36:37entre un chiffre d'affaires
36:38et un bénéfice.
36:39Je ne savais pas remplir
36:40ma feuille d'impôt.
36:41Je ne savais pas lire
36:42ma feuille de paye.
36:44Bon.
36:45Alors,
36:45deuxième niveau,
36:4672% des Français
36:47nous disent
36:48et puis quand même,
36:49les entreprises,
36:50ce serait bien
36:51qu'elles puissent
36:51un petit peu plus
36:52faire de pédagogie
36:53auprès de leurs salariés
36:54et puis le troisième niveau,
36:55je l'avais dit tout à l'heure,
36:57c'est 80%
36:57qui nous disent
36:58qu'ils aimeraient
36:59que les acteurs
37:00de l'épargne,
37:01les banques,
37:01les assurances,
37:02les conseillers
37:02en gestion de patrimoine
37:03fassent davantage
37:04le job encore là-dessus
37:06et après,
37:07un mot quand même
37:08d'optimisme,
37:10on est dans cette situation
37:12mais on cumule les pires.
37:14Crise politique française
37:15depuis deux ans
37:15avec impossibilité
37:16de prendre des décisions
37:18au niveau gouvernemental
37:19depuis la dissolution,
37:20crise internationale,
37:22on va bientôt sortir
37:23de tout ça.
37:24Donc,
37:24des opportunités vont naître.
37:25Et puis,
37:26jamais oublier
37:27que si on décide
37:29de tout vendre
37:30sous prétexte
37:31que le marché baisse,
37:32on loupe
37:33toutes les reprises en V.
37:35Et là,
37:35les chiffres le prouvent,
37:36depuis 2020,
37:38notamment depuis le Covid,
37:39si on se met
37:40à se désexposer
37:41au marché comme ça
37:41d'un coup,
37:42on loupe de la performance
37:43puis souvent,
37:44on peut perdre de l'argent.
37:45Merci infiniment.
37:46Je crois qu'on a fait
37:46le job en matière
37:47de pédagogie
37:49et puis prendre le pouls
37:51un petit peu
37:52du moral des épargneurs.
37:53Marion Chapelle-Masso
37:54de Carillon,
37:55merci d'avoir été avec nous.
37:56Gail Slimane
37:57de Doxa
37:57pour cette étude
37:58dont vous pouvez retrouver
37:59en podcast
38:00et en replay cette chronique
38:01et ce baromètre
38:03toujours très précieux
38:04au Doxa Groupama.
38:05On va passer
38:05à l'intelligence artificielle
38:07dans quelques secondes.
38:08A tout de suite.
38:15Et puis toujours
38:15des interrogations
38:16autour des perspectives
38:17de l'intelligence artificielle.
38:19Alors,
38:20en termes industriels,
38:21qu'est-ce qu'elle apporte ?
38:22Qu'est-ce qu'elle a comme valeur ?
38:24Qu'est-ce qu'elle va disrupter ?
38:26C'est une des grandes questions
38:27depuis quelques semaines.
38:28Et puis,
38:29comment on y investit ?
38:30Et pour nous,
38:32comme régulièrement,
38:33on a Vincent Aurest
38:33de Figenaï.
38:34Bonjour.
38:35Bonjour.
38:35Merci d'être avec nous
38:36pour expliciter
38:37un petit peu tout ça.
38:38On sort d'un baromètre,
38:39on va rentrer
38:40dans un autre baromètre.
38:41C'est celui
38:41de l'université de Stanford
38:42aux Etats-Unis.
38:43Ben oui.
38:44Où va l'intelligence artificielle ?
38:46Il y a 10 enseignements maîtres
38:48qui sont vraiment quantifiés
38:50et que vous pourrez retrouver,
38:51bien entendu,
38:52en podcast et en replay.
38:54On va énumérer
38:54un petit peu tout ça.
38:56On entend que les capacités
38:57de l'intelligence artificielle
38:58sont en train d'exploser.
39:00Concrètement,
39:01qu'est-ce qui a changé
39:01en un an ?
39:02Est-ce qu'il y a une forme
39:04de plafonnement de tout ça
39:06qui est en train d'apparaître ?
39:09Alors, heureusement ou malheureusement,
39:10pas du tout.
39:11C'est même le contraire.
39:12Skies de limites.
39:13Skies de limites.
39:15Et en fait, ça s'accélère.
39:17Ce qu'on voit,
39:18c'est que les modèles
39:19à des échéances de temps
39:21de plus en plus courtes
39:22deviennent de plus en plus puissants.
39:24Pour vous donner
39:24un exemple très concret,
39:25et on voit l'impact
39:26sur l'emploi notamment,
39:27c'est les développeurs informatiques.
39:29Les développeurs informatiques
39:30utilisaient déjà l'année dernière
39:31des modèles d'IA,
39:32qui les aidaient grandement.
39:34Ces modèles informatiques,
39:35on va dire qu'ils avaient
39:36environ 50%
39:37dans des tests
39:38de développement informatique.
39:40Ils atteignaient ce succès-là,
39:4150%.
39:42Désormais,
39:43on est plutôt proche
39:44des 100%
39:44que des 50%.
39:46Et dans un an,
39:47on verra le rapport
39:48de Stanford dans un an,
39:50fort est à parier
39:51que les modèles
39:51deviendront encore plus puissants
39:53que le meilleur
39:54des développeurs informatiques humains.
39:56Bon, et ça,
39:57c'est pas fait n'importe comment,
39:59c'est pas du doigt mouillé,
39:59c'est qu'on se base
40:00sur l'évolution
40:02des modèles de programmation.
40:03Et c'est là-dessus
40:05que Stanford
40:06est archi-fort.
40:07Et là,
40:07on a des données
40:08vraiment précises.
40:09Effectivement,
40:09il faut littéralement
40:10vous imaginer
40:11qu'il y a d'ailleurs
40:12des compétitions,
40:13y compris
40:13en développement informatique,
40:15où vous mettez
40:16les 10 meilleurs
40:16développeurs informatiques
40:17sur une thématique donnée
40:18et vous vous faites tourner
40:20à un ordinateur
40:21qui a un modèle d'IA.
40:22c'était un peu
40:25Gasparov
40:25avec les échecs
40:26il y a quelques années.
40:27c'était pas vraiment
40:28les mêmes modèles,
40:28mais on peut imaginer ça.
40:29contre Deep Blue
40:30d'IBM.
40:31Voilà.
40:32Oui, c'était ça.
40:33La nouvelle,
40:34c'est qu'on est en train
40:34de faire ça,
40:35Deep Blue,
40:36mais pas aux échecs,
40:37en développement informatique,
40:38en raisonnement juridique,
40:39en raisonnement financier,
40:41en allocation.
40:41Et on est en train
40:42de faire des parties d'échecs
40:43un peu partout
40:44et on voit
40:44qu'il reste des Gasparov,
40:47mais qu'il va falloir peut-être
40:48changer notre manière
40:49de jouer aux échecs
40:50ou autre.
40:51Je voudrais juste parler
40:52un petit peu
40:53du phénomène de disruption
40:54auquel on a assisté
40:55ces derniers mois,
40:57notamment concernant
40:58l'ensemble du secteur
40:59des logiciels.
41:00Oui.
41:01On a vu
41:02qu'on était
41:04arrivé à une sorte
41:04de fonds de cuvette
41:06ces derniers jours
41:07avec des indications
41:09intéressantes.
41:10Il y a Blue Wall Capital
41:11qui a beaucoup investi
41:12en dette privée
41:12sur le secteur
41:14des logiciels
41:14qui s'est fait disrupter
41:15par l'IA
41:16et c'est une problématique.
41:17Ils arrivent à nouveau
41:18à lever de l'argent.
41:19400 millions.
41:20Alors certes,
41:20avec un gros acteur
41:22qui se déclare,
41:24on a Thomas Bravo,
41:26on en a parlé hier
41:27dans l'émission,
41:27qui revient aussi
41:28sur le secteur des logiciels
41:29en disant
41:30non, non, non,
41:31arrêtez,
41:31la disruption
41:32va y en avoir,
41:33mais les logiciels,
41:34c'est les principaux utilisateurs
41:35et architectes
41:37de la mise en œuvre
41:38de l'IA concrète
41:40au sein du monde
41:40de l'entreprise
41:41et de l'économie.
41:42Est-ce que vous pensez
41:43que le marché,
41:45en se livrant
41:45à ce jeu de massacre
41:46ces derniers mois,
41:47ce n'est pas finalement
41:48complètement gouré ?
41:50Je pense,
41:51comme dans tout phénomène
41:52de bulles,
41:53les bulles ont leur vertu
41:54aussi,
41:55des fois,
41:55avec une allocation
41:56du capital
41:56et puis en même temps,
41:57les bulles ont leur mythe
41:59et c'est sans doute
42:01l'un des mythes
42:01et on est en train
42:02de s'en apercevoir.
42:02Et ce n'est pas souvent
42:03qu'on a cette forme
42:05de bulle destructrice.
42:07D'habitude,
42:07la bulle,
42:07ça crée de la valeur,
42:08là,
42:08ça en a détruit.
42:09C'est vrai
42:09et ça va peut-être
42:11même continuer.
42:11Regardons ce qui se passe
42:12dans le domaine
42:13de la cybersécurité
42:14avec les derniers modèles d'IA,
42:15notamment le modèle d'Anthropic,
42:18qui, il semblerait,
42:21détectent des failles
42:22dans des logiciels
42:23qui étaient reconnus
42:24et très utilisés,
42:25là où aucun humain
42:26n'y était arrivé.
42:27Et donc,
42:27on va peut-être passer
42:28encore plus
42:29à ce phénomène
42:30que vous décrivez
42:31avec de la disruption,
42:32avec beaucoup de volatilité,
42:33finalement,
42:34sur les marchés,
42:35notamment les marchés
42:35du logiciel.
42:36Est-ce que ça veut dire
42:37que le marché du logiciel
42:38est fini ?
42:38Je ne crois pas,
42:39notamment un
42:40pour cette question
42:40de cybersécurité.
42:41Tout le monde peut désormais,
42:43avec son téléphone,
42:44coder une application
42:45qui va faire sensation
42:46dans un dîner
42:48et qui va pouvoir
42:49faire tout un tas de choses.
42:51Néanmoins,
42:52cela étonnera vos amis.
42:53C'était l'argument maître
42:55des années 80.
42:56Voilà.
42:57Alors,
42:57on peut étonner énormément
42:58ses amis aujourd'hui
42:59avec de l'IA.
43:00Maintenant,
43:01si on a une entreprise
43:03et si on est investisseur
43:04dans une entreprise,
43:05on préfère qu'il y ait
43:06des architectes
43:07en cybersécurité
43:07qui font peut-être
43:08tourner des modèles d'IA
43:09pour s'assurer.
43:10Les incidents en cybersécurité,
43:11c'est ce que révèle encore
43:12ce rapport,
43:13ont quasiment doublé
43:14en nombre
43:15d'une année
43:16à l'autre.
43:16Et avec ce qu'on est
43:17en train de se dire,
43:18eh bien,
43:18ça va encore,
43:19encore et encore
43:20se multiplier.
43:21Alors,
43:21on repasse à cette étude
43:22de Stanford
43:23parce qu'elle est quand même
43:23super intéressante
43:24et on pourrait en parler
43:25des heures,
43:26mais on dézoome,
43:27on dézoome,
43:27on dézoome.
43:28On a le globe terrestre.
43:30Globalement,
43:30c'est qui qui contrôle
43:32la course à l'IA
43:33en ce moment ?
43:33Est-ce que c'est les Etats-Unis ?
43:35La Chine ne dit plus rien
43:36depuis des mois,
43:37mais quand la Chine ne dit rien,
43:38c'est qu'elle prépare un truc.
43:39Alors,
43:40c'est qui qui est dans le lead,
43:44quoi,
43:44finalement,
43:45dans l'inspiration ?
43:46Dans le lead de l'allocation
43:48du capital privé,
43:49il n'y a pas à dire
43:50les Etats-Unis.
43:51Les Etats-Unis,
43:52c'est dix fois plus
43:53de centres donnés,
43:54au moins,
43:54que le reste du monde.
43:56Donc,
43:56c'est énorme.
43:58Mais,
43:59finalement,
44:00est-ce que ce qui nous intéresse
44:01en tant qu'utilisateur,
44:02en tant qu'entreprise
44:02qui utilise de l'IA,
44:04qu'est-ce qui m'intéresse ?
44:05Moi,
44:05ce que je veux,
44:05c'est le modèle peut-être
44:06le moins cher,
44:07le plus performant
44:07ou alors le plus performant.
44:08Et là,
44:09on s'aperçoit
44:10sur des plateformes
44:11d'ailleurs dirigées
44:12par des Français
44:12comme Ging Face,
44:14eh bien,
44:14on voit que les modèles chinois,
44:15c'est en moyenne
44:162% de performance
44:18en moyenne
44:20inférieure
44:20au modèle américain.
44:212% de performance
44:23en moins,
44:23mais ils sont libres.
44:24Ils sont quasiment gratuits
44:26si on a de quoi
44:27les faire tourner
44:27et ils rattrapent
44:29à chaque fois
44:29de plus en plus.
44:30Et donc,
44:32si on regarde
44:33l'allocation du capital privé,
44:34on voit les États-Unis.
44:35Si on voit
44:35ce qui est utilisé
44:36et ce qu'il y a de l'avenir,
44:37je miserais plutôt
44:38sur un duopole
44:40américain et chinois.
44:41Et au milieu de tout ça,
44:42c'est les cerveaux,
44:43bien sûr,
44:44et les brevets.
44:45Ça,
44:45il ne faut pas l'oublier.
44:46Et là,
44:46brevets,
44:47licences
44:48et nombre de modèles,
44:49la Chine
44:50surpasse tout le monde.
44:51Elle est aujourd'hui
44:52leader du nombre de brevets.
44:54Bon,
44:54ça,
44:54c'est à retenir.
44:55On termine juste
44:56par des considérations
45:00en matière
45:00d'évolution.
45:01Est-ce que l'adoption
45:03de l'IA
45:03est toujours
45:04sur une tendance
45:06exponentielle ?
45:06Ou est-ce que,
45:07moi,
45:07je vois qu'il y a
45:08de plus en plus
45:09d'entreprises
45:09qui disent
45:10oui,
45:10on a adopté l'IA
45:10pour faire ci et ça.
45:12Deux mois après,
45:12ils disent
45:13oui,
45:13bon,
45:13on a remis des humains
45:15parce que ça ne marche pas
45:16votre truc.
45:17Bon,
45:17tout ça,
45:17c'est des chaos
45:18au démarrage.
45:19Mais la tendance de fond,
45:20elle,
45:20elle reste toujours
45:21à une adoption
45:23sur une courbe exponentielle.
45:24si on regarde
45:26adoption de l'ordinateur,
45:28de Internet,
45:29des téléphones portables
45:29et de l'IA,
45:30l'IA est sans commune mesure
45:32la technologie
45:33qui a la plus forte
45:35et rapidité d'adoption.
45:3753% des gens
45:38l'utilisent aujourd'hui
45:38dans le monde
45:39en trois ans de lancement,
45:41après trois ans de lancement.
45:42Pour vous donner
45:42un ordre d'idée,
45:43l'ordinateur,
45:44c'était environ 35%
45:46au bout de trois ans.
45:47Et pourtant,
45:48les ordinateurs
45:48commençaient à être utilisés.
45:50Là,
45:50plus d'une personne sur deux,
45:51ça y est,
45:51a commencé à l'adopter.
45:52Alors,
45:52pour les entreprises
45:53et puis en tant qu'investisseurs,
45:54dans ces entreprises,
45:55je pense qu'il faut regarder
45:56une chose,
45:56c'est,
45:57est-ce que c'est accompagné
45:59d'un plan social ?
46:00Et là,
46:01je dirais,
46:02attention au marketing.
46:03Vaste question.
46:04Est-ce que c'est un investissement
46:05ou est-ce que c'est un,
46:06je gomme,
46:06une communication ?
46:08Et deuxièmement,
46:08est-ce qu'il y a un vrai plan
46:09long terme sur l'IA ?
46:10Par exemple,
46:11voilà ce que je vais faire
46:12de la masse des salariés
46:14que je vais petit à petit
46:15automatiser.
46:16Voilà le plan de formation.
46:17Et j'ai vu ici même
46:18des chefs d'entreprise
46:20en parler
46:20avec une vision long terme.
46:22Donc,
46:22je pense qu'il faut regarder,
46:23même quand on n'est pas
46:24forcément spécialiste de l'IA,
46:25de quoi s'accompagne
46:26cette annonce
46:27et on détectera
46:29est-ce un investissement,
46:30est-ce une vision long terme
46:31ou est-ce un petit maquillage ?
46:33C'est très intéressant
46:34parce qu'on voit
46:35que l'IA peut avoir
46:35des illusions
46:36et dérailler
46:37sur un certain nombre
46:37de trucs.
46:38On voit que les entreprises
46:39ont un petit effet illusion
46:41justement sur
46:42cette transformation
46:43de l'adoption de l'IA
46:44en productivité
46:46et voire en écrémage.
46:49Oui.
46:50Et voilà,
46:51le vrai et le faux,
46:51de toute manière,
46:52on le voit sur le long terme.
46:53Écoutez, merci.
46:54C'était encore une fois
46:56passionnant.
46:57Vincent Aurez,
46:57président de Figen AI.
47:00On va passer de l'IA
47:01à la high-tech rétro.
47:03On va reparler
47:04du Nokia 3210.
47:06On va reparler
47:07de votre vieille iPod.
47:08Tout ça a de la valeur,
47:10figurez-vous.
47:11Et c'est une vraie passion française.
47:13À tout de suite.
47:15Tout pour investir
47:16le coffre-fort.
47:18Tenez,
47:19vous venez
47:20d'entendre François Sorel.
47:21Il a fêté
47:21il n'y a pas très longtemps
47:23avec une édition spéciale
47:24de Techco,
47:25les 50 ans d'Apple.
47:26C'était passionnant.
47:27Vous pouvez le retrouver
47:28sur le site
47:29en replay,
47:30en podcast.
47:30On va partir de là
47:31finalement avec Valentin
47:32Clindy,
47:33Giacomo,
47:34d'Easy Cash.
47:34Bonjour.
47:35Bonjour.
47:35Donc, on va parler
47:36du marché de la seconde main
47:37et de ces petits marchés
47:39passion qui vous intéressent.
47:40On a parlé il n'y a pas
47:41très très longtemps
47:42du rétro gaming,
47:43donc de ces vieilles consoles
47:44de jeux qu'on avait
47:45quand on était petit,
47:46qu'on retrouve avec plaisir
47:47quand on a vieilli
47:48et qui ont de la valeur.
47:50Surtout si elles sont
47:51d'une édition spéciale,
47:52s'il y a des jeux
47:53un petit peu particuliers
47:54qui sont un peu rares.
47:56Et on se rend compte finalement,
47:57et c'est vrai que j'ai entendu ça
47:59il n'y a pas très longtemps,
48:00qu'on se passionne
48:01de plus en plus
48:02pour la high-tech rétro.
48:03Votre vieux Nokia 3210,
48:05celui qu'on retrouvera
48:06dans 5000 ans,
48:07il y aura toujours
48:07une barre de batterie.
48:10Vos vieux iPods,
48:11vous retrouvez un vieil iPod
48:13dans un tiroir,
48:14il y a la vieille playlist
48:15des années 2000
48:16quand c'est sorti.
48:19Tous ces objets
48:20qui constituaient
48:21le summum de la modernité
48:22il y a 10, 20, 30 ans,
48:25moi je parle du Walkman Sony jaune
48:27qu'on pouvait même utiliser
48:29dans l'eau,
48:30ou pour faire du sport
48:31parce qu'il résistait
48:32aux vibrations, etc.
48:33Tous ces objets,
48:34c'est en train de s'arracher
48:35sur le marché de la seconde main,
48:37et c'est ce que vous êtes venu
48:38nous dire aujourd'hui,
48:39Valentin.
48:40Exactement.
48:40Alors on constate
48:41deux phénomènes.
48:42Le premier,
48:43c'est qu'il y a un peu
48:43une madeleine de Proust,
48:44des gens qui ont envie
48:45de revivre finalement
48:47ces anciens appareils
48:48et on oublie que globalement
48:49un téléphone peut avoir
48:50une semaine de batterie
48:51puisque maintenant
48:51avec les smartphones
48:52c'est plus grand le cas.
48:53C'est le cas du Nokia 3310.
48:54Tout à fait.
48:55Donc il y a cette approche
48:56et il y a aussi une approche low-tech
48:57où il y a des gens
48:57qui souhaitent finalement
48:58revenir à l'essentiel.
48:59Par exemple,
49:00nous on voit encore
49:00des iPhone 6,
49:01donc c'est des iPhone
49:02sur lesquels vous ne pouvez plus
49:02installer d'applications,
49:03mais on oublie qu'un téléphone
49:04ça permet de téléphoner,
49:05de prendre des photos,
49:07d'écouter de la musique également.
49:09Typiquement,
49:09on a une clientèle
49:10par exemple de parents
49:11pour leurs enfants
49:12qui ne souhaitent pas exposer
49:13à Internet ou aux applications
49:14qui leur offrent ce type de produit.
49:15Donc on a vraiment
49:15deux types de clients.
49:17Des clients qui ont envie
49:17de revivre,
49:18on va dire,
49:19ce qu'ils ont apprécié
49:20dans le passé
49:21et des clients qui veulent
49:22du coup avoir une approche
49:23un peu plus simple
49:23sur la technologie.
49:25Alors cet aspect low-tech,
49:26il est loin d'être
49:28un phénomène de mode.
49:29C'est aussi une nécessité.
49:32Les sur-sollicitations
49:34des derniers téléphones
49:35qui sont...
49:36Comment ça se fait
49:37que l'iPhone 6,
49:39en particulier,
49:40ait cette cote
49:41sur le marché
49:41de la seconde main ?
49:42Et bien finalement,
49:43c'est qu'on se rend compte
49:44qu'il y a une demande.
49:45Donc à partir du moment
49:46où il y a une demande,
49:46on est capable de proposer
49:47un prix d'achat assez intéressant.
49:49Et du coup,
49:49il y a un prix de vente.
49:49Là, je regardais avant
49:50de rentrer dans l'émission,
49:51c'est un téléphone
49:51qui se voit encore 50 euros.
49:52Pour autant,
49:53c'est un téléphone
49:53qui est sorti en 2012.
49:55Et donc,
49:55il a 14 ans.
49:56Et on peut imaginer également
49:58qu'il va prendre de la valeur
49:59dans le temps
49:59puisqu'on se rend compte aussi
50:00qu'ensuite,
50:00il y a le phénomène du rétro.
50:02Donc, rétro gaming,
50:03il y a aussi ces produits
50:04qui prennent de la valeur.
50:05Donc, on n'est pas à l'abri
50:06d'avoir des produits
50:07qui, dans vos tiroirs,
50:08vont rendre la valeur
50:08dans les années à venir.
50:09C'est vrai qu'on parle
50:10vieux Walkman,
50:11on parle Ghetto Blaster,
50:13ces énormes radiocassettes.
50:14Moi, j'en ai vu
50:15dans des magasins d'occasion,
50:16ils sont sublimes.
50:17Des Hakai,
50:18des Sharpe.
50:19Même, on se met
50:20à retrouver des vieilles marques
50:22qu'on n'avait plus l'habitude
50:26d'acheter
50:26ou de voir dans les magasins.
50:28J'y pense,
50:29Sony vient d'arrêter
50:30de fabriquer des télévisions.
50:32Ils viennent de filer ça
50:33à TCL,
50:34sous-traitant chinois.
50:36On se met à retrouver
50:37des marques
50:38et on se met à retrouver
50:39des inspirations
50:40qui n'existent plus
50:41dans le monde actuel,
50:42finalement.
50:42Et c'est là
50:43que se situe la plus-value.
50:44Tout à fait.
50:45Typiquement,
50:45vous avez pris l'exemple de Nokia.
50:46Nokia a arrêté sa production
50:47en 2010,
50:48donc il y a 16 ans.
50:49Et on voit que ce sont
50:49des modèles qui reviennent
50:50à la mode.
50:51Donc, c'est exactement
50:51un exemple concret
50:52sur la téléphonie.
50:53On l'a également
50:54sur les consoles,
50:55on en avait parlé,
50:55les Neo Geo,
50:56des consoles qui n'existent plus,
50:58la marque n'existe plus aujourd'hui.
50:59Et qui était très rare
51:00d'ailleurs à l'époque en France.
51:01Mais il y a vraiment
51:02un phénomène de mode.
51:03On l'a également
51:03sur les bijoux,
51:04avec les bijoux vintage
51:05avec certaines formes.
51:06Par exemple,
51:07on appelle ça
51:07les bagues tank
51:08qui ont un certain format,
51:09qui sont des vieux modèles
51:10de bijoux
51:11qui reviennent énormément
51:11à la mode.
51:12C'était une marque
51:13de quartier tank.
51:14Oui, et surtout,
51:15c'était une forme
51:16de bague
51:18rectangulaire,
51:18très particulière
51:21et les joies de la deuxième main,
51:22c'est qu'en fait,
51:23tous les produits ont une valeur
51:24et surtout,
51:25tout le monde peut trouver
51:25son bonheur.
51:26Et c'est ça qui fait vraiment
51:27le côté génial de ce métier.
51:29Alors, vous parliez du Nokia.
51:30Alors, je me suis gouré,
51:31c'est le 32 ou le 3310 ?
51:33Les deux.
51:33Les deux, tout à fait.
51:34Les deux se valent.
51:35Et ça, par exemple,
51:36c'est...
51:37Alors, on a parlé de l'iPhone 6,
51:38on peut en trouver
51:38pour 50 euros,
51:39mais il marche encore super bien.
51:40Et puis, il est peut-être
51:42plus stylé
51:43que les modèles actuels.
51:45Il y avait une vraie qualité,
51:46il y avait plus d'usage
51:47de métal, machin, etc.
51:50Nokia, c'est vrai
51:50que c'est une marque
51:51qui n'existe plus
51:51et qui était synonyme
51:52de durabilité.
51:54Ça s'échange à combien
51:55les 3210, les 3310 ?
51:57Alors, justement,
51:58en ce moment, par exemple,
51:58on n'a pas 3310,
51:59donc ça montre bien
52:00qu'on est en demande
52:01des produits
52:02qui pourraient nous intéresser.
52:03Ça va dépendre
52:04de l'état esthétique du produit,
52:05évidemment,
52:05puisque souvent,
52:06ils sont un peu âgés,
52:07donc il est probable
52:08qu'ils soient un petit peu abîmés.
52:09Mais dans le cas où
52:10il est au bon état,
52:10ça peut vite monter.
52:11On peut se retrouver
52:12avec un téléphone
52:12qu'on appelait un « dubphone »,
52:14donc un smartphone,
52:16sur lequel on peut le vendre
52:17à 50 euros, 60 euros,
52:18parce qu'il y a des clients
52:18qui veulent ce type de produit,
52:19ils veulent pouvoir être appelés
52:20pendant une semaine
52:21sans le recharger
52:21et ils sont friands
52:23de ce type de modèle.
52:24Bon, il faudra prendre
52:24ceux qui sont 3G.
52:26Je ne sais pas s'il y en a
52:26parce que la 2G, c'est fini.
52:28Oui, ça, ça va être
52:28le problème maintenant.
52:29Oui, c'est là qu'il y a
52:31des cassures de prix
52:31et des cassures d'intérêt.
52:32C'est comme sur tous les marchés,
52:34il faut les détecter.
52:37Je vois qu'il y a encore
52:38de l'attrait aussi
52:39pour les CD,
52:44chez moi, je dois avoir
52:45un vieux lecteur de laser disques
52:47qui traînerait, vous saviez,
52:47les énormes lettres comme ça
52:49qu'il fallait retourner
52:49à la moitié du film.
52:51Non, ça, c'est très compliqué.
52:52Mais le support physique aussi,
52:54c'est un axe de développement
52:55justement de cette rétrothèque
52:56parce qu'on a besoin
52:58de l'objet en vrai.
52:59Et j'ai l'impression
53:00que c'est à la fois concurrent
53:03mais aussi complémentaire
53:04de l'usage de la musique
53:06qu'on a, les téléchargements,
53:07etc.
53:08On aime avoir l'objet.
53:09Exactement.
53:09Vous seriez étonné,
53:10donc à l'heure du streaming
53:11des plateformes VOD,
53:12de savoir que chez EasyCash,
53:14on a vendu l'année dernière
53:15plus de 1,8 million
53:16de DVD Blu-ray,
53:17ce qui est quand même
53:18assez conséquent.
53:20300 000 CD,
53:2160 000 vinyles.
53:22Donc on voit bien
53:23qu'il y a des gens
53:23qui sont attachés
53:24à ce support.
53:24Alors évidemment,
53:25le prix de vente
53:25a tendance à baisser
53:26puisque ce sont quand même
53:27des produits sur lesquels
53:29la valeur intrinsèque
53:30du produit baisse.
53:31Mais on voit qu'il y a encore
53:31une forte demande
53:32sur ces produits.
53:33On a des coffrets CD
53:35qui deviennent collector,
53:36pour le coup.
53:36Ça rejoint un peu le rétro.
53:38Des collectionneurs
53:39qui cherchent des coffrets
53:41avec par exemple
53:41sur des séries particulières
53:43sur lesquelles
53:43on peut avoir
53:45plusieurs centaines d'euros
53:45sur certains produits.
53:47Donc il y a vraiment
53:47un retour à la plateforme,
53:49au support physique.
53:50Et on voit que malgré
53:51encore une fois
53:51le développement du streaming
53:52qui est certain,
53:53on a vendu encore
53:541,8 million de DVD.
53:55Et puis je dirais
53:56sur les coffrets DVD
53:57éventuellement collector,
53:59c'est à la fois le support
54:00mais aussi le sujet
54:01qui est collector.
54:02c'est-à-dire que c'est souvent
54:02des séries un peu années 80,
54:05je ne sais pas,
54:06Arabesque,
54:07des choses comme ça.
54:08Non mais des trucs
54:09où on a besoin
54:09d'un coffret comme ça.
54:10C'est exactement ça.
54:11Non, non,
54:11c'est à la fois le sujet
54:13et l'objet.
54:15Donc là,
54:16téléphonie,
54:16high-tech,
54:18même bijouterie,
54:18vous voyez d'autres tendances
54:19se dessiner doucement
54:20sur ce marché du rétro ?
54:21Finalement,
54:22on se rend compte
54:22qu'à peu près n'importe quel produit
54:24peut devenir désirable.
54:25Donc finalement,
54:26l'intérêt de la deuxième main,
54:27c'est de capter ce marché
54:27s'il apparaît.
54:28Donc à l'instant T,
54:29on a déjà pas mal de catégories.
54:31On a les appareils photos aussi
54:32qui reviennent,
54:32les appareils photos,
54:33on va dire.
54:33Les argentiques.
54:34Oui,
54:35ou même les premières générations
54:36d'appareils photos numériques
54:37qui ne risquent rien.
54:38Donc par exemple,
54:39vos enfants partent en colonie,
54:41vous pouvez leur offrir
54:43un appareil photo numérique
54:44qui suffira largement
54:45et sur lequel
54:46vous n'aurez pas l'inquiétude
54:46de le faire tomber dans l'eau,
54:48par exemple.
54:49Donc nous,
54:49on est là pour capter ce marché.
54:50S'il y a une demande,
54:51on organise l'offre
54:51et puis à l'instant T,
54:54il y a déjà pas mal de sujets.
54:54Peut-être qu'on aura d'autres
54:55dans le futur.
54:56Vous reviendrez de nous en parler
54:57parce que ça nous intéresse.
54:59La high-tech rétro,
55:00mais franchement,
55:00ça c'est un truc
55:02qui vous passionne
55:02et c'est vrai
55:03que c'est assez passionnant
55:04et que ça me passionne personnellement.
55:06On ne va pas se le cacher.
55:08Donc voilà,
55:08merci infiniment.
55:09Merci beaucoup.
55:10Valentin Clindy,
55:10Giacomo,
55:11Easy Cash
55:11et revenez quand vous voulez.
55:13D'ici là,
55:1415h30,
55:14je vous retrouve aux côtés
55:15de Guillaume Sommerer
55:16pour BFM Bourse
55:17et dans une seconde,
55:17c'est Marie-Cœur de Roab
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