- il y a 48 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19, mes invités.
00:14Tout d'abord Maurice Lévy, il est président du conseil de surveillance de Publicis,
00:18il est cofondateur de Vivatech, qui va fêter ses 10 ans.
00:21Il a présenté tout à l'heure le programme, un programme alléchant avec des robots
00:25qui vont définir sur les Champs-Elysées.
00:27Bref, selon lui, ça sera la grande fête universelle de l'innovation.
00:31Et bien sûr, on parlera aussi des résultats de Publicis,
00:34puisqu'il en est le président du conseil de surveillance.
00:36Publicis qui maintient ses objectifs, mais quand même impacté par ce qui se passe au Moyen-Orient.
00:40Ensuite, c'est Geoffroy Roude-Bizieux, l'ex-patron du MEDEF, qui sera avec nous.
00:44On parlera, reculade ou pas, du gouvernement sur le 1er mai.
00:47On parlera de Bercy, qui avait sa prévision de croissance.
00:49Et puis, on parlera de cette tribune qu'il signe aujourd'hui
00:52chez nos confrères Les Echos avec Luca Desmeaux et André Eloscou-Pietri
00:56et Alexandre Sobo sur comme quoi,
00:58ben voilà, on a perdu la bataille de l'industrie,
01:00mais tout n'est pas perdu.
01:02Il nous dira comment faire.
01:03Mais tout de suite, le journal avec Laura Combeau.
01:09Il est 18h, bonsoir Laura.
01:11Bonsoir.
01:11Et on commence par les résultats de Kering,
01:13Luca Desmeaux, qui vient d'être publié.
01:15Oui, avec le chiffre d'affaires qui recule de 6%
01:18pour le groupe Deluxe, toujours en pleine transformation.
01:21Antoine Larigauderie, Kering, qui est toujours pénalisé par Gucci.
01:24Évidemment, Gucci qui pèse toujours sur les comptes.
01:26Malgré tout, malgré tout, malgré ce recul de 6%,
01:29on est pile sur le fil des attentes du marché
01:32à 3,57 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur le premier trimestre.
01:37Gucci, 1,35 milliard.
01:40Là, effectivement, on a une baisse assez nette.
01:43Le chiffre d'affaires du retail au Moyen-Orient recule de 11%,
01:47ce qui fait que ça pèse d'un pour cent sur les comptes généraux de Kering.
01:55La croissance globale au premier trimestre est donc en repli à cause de ça.
02:00Malgré tout, il y a quelques bonnes nouvelles.
02:02Le groupe, déjà, reste fixé sur son objectif de renouer avec les croissances,
02:07d'améliorer les marges.
02:07On en saura plus, bien évidemment, après-demain,
02:09avec la fameuse journée investisseur qui a lieu à Florence,
02:13sur les terres de Gucci.
02:15Et puis, le groupe note une légère amélioration en Chine,
02:18où il reste dans le rouge.
02:20Mais Gucci va un petit peu mieux du côté du marché chinois,
02:22et on sait que c'est un marché essentiel.
02:24Donc, globalement, une certaine forme de résilience pour Kering,
02:27qui fait état à peu près des mêmes dynamiques qu'LVMH hier.
02:31Merci beaucoup, Antoine.
02:33Et puis, également, dans l'actualité,
02:34les effets de la guerre en Iran sur l'économie française.
02:37Les prévisions d'inflation revues à la hausse par Bercy
02:39à 1,9% en 2026, contre 1,3% attendu auparavant.
02:44Autre conséquence, la France baisse sa prévision de croissance
02:48pour l'année à 0,9% contre 1% attendu.
02:51En revanche, le gouvernement maintient toujours
02:54sa prévision de déficit public à 5% du PIB cette année.
02:58Scénario très pessimiste dévoilé aujourd'hui par le FMI,
03:01la croissance mondiale risque d'être limitée à 3,1%
03:05contre les 3,3% attendus précédemment.
03:08Si le conflit se prolonge,
03:09le pire scénario pronostique même une croissance de 2%.
03:12Rares seront les pays à s'en sortir indemne.
03:15Les États-Unis devraient figurer parmi les rares États
03:18les moins affectés économiquement par le conflit.
03:21Dans le détroit d'Hormuz, la situation est toujours très confuse.
03:24D'après la Société de données maritimes Kapler,
03:26au moins deux navires en provenance de ports iraniens
03:29ont traversé le détroit hier.
03:31Et ce, malgré le blocus américain entré en vigueur juste avant.
03:35Des passages qui posent donc la question de l'efficacité
03:38de ce blocus militaire.
03:39Dans ce contexte, Paris et Londres ont annoncé
03:41organiser une conférence vendredi
03:43pour restaurer la liberté de navigation.
03:46En France, bientôt l'heure de vérité pour la loi de simplification.
03:50Deux ans après, le projet de loi va connaître un dernier vote
03:53dans quelques instants à l'Assemblée nationale.
03:55Un texte tentaculaire censé amputer des normes pesant sur les entreprises.
04:00Un sort suspendu à cet article phare.
04:02La suppression des zones à faible émission contre les véhicules polluants.
04:06Le Rassemblement national votera contre la loi
04:08si les ZFE sont rétablies.
04:11Et puis dans la pharmaceutique partenariat d'ampleur,
04:14nouée entre Novo Nord, Disque et OpenAI,
04:16maison mère de Châte-GPT.
04:17L'objectif, c'est accélérer le lancement de nouveaux médicaments.
04:21Le laboratoire compte sur l'intelligence artificielle
04:24pour compléter son portefeuille.
04:26Et on passe désormais au marché.
04:31Avec vous, Antoine Larigauderie, le CAC qui clôture dans le vert.
04:35Effectivement, plus 1,12% pour le CAC 40
04:38qui termine à 8 327 points.
04:41On est en hausse d'1,35% sur l'Eurostoxx 50.
04:44Puis à noter la très belle performance de l'Euronext Tech Leaders
04:46qui prend 2,25%.
04:49Plus forte hausse du CAC 40, c'est Eurofins scientifique
04:52qui gagne 5,5% à 68,48€.
04:55Une session faite sur un prix particulièrement bien joué,
05:01bien judicieux du côté des Etats-Unis.
05:03Et ça porte la valeur.
05:04Et si l'orlose Ossotica qui gagne 3,9% à 204,70€,
05:08on a Stellantis, plus 3,39€ à 6,96€.
05:11Le marché qui était aussi porté par les résultats d'entreprises
05:14avec notamment ceux de Publicis qui ont été bien accueillis.
05:17Le titre gagne 2% à 76,32€.
05:20Sinon, à signaler que le CAC 40 termine sur une hausse quand même assez forte
05:25alors que les principales pondérations,
05:27les pondérations les plus importantes de l'indice sont terminées en baisse.
05:30LVMH, moins 0,06, 481,45€.
05:34Total énergie, moins 2,85€ à 77,39€.
05:37Dans le sillage des prix du brut, 95$ pour le baril de brut de Mer-du-Nord.
05:41Le CAC 40, donc, plus 1,12, 8 327 points sur de gros volumes à 4,5 milliards.
05:46Merci Antoine, merci Laura, on vous retrouve.
05:48Ce sera à 19h, 19h30.
05:50Tout de suite, Maurice Lévy, président du concert et de surveillance de Publicis
05:53et surtout confondateur et président de Vivatec.
06:06Vous êtes bien dans le 18-19, mon invité, c'est Maurice Lévy,
06:09il est président du conseil de surveillance de Publicis
06:11et il est surtout cofondateur et président de Vivatec.
06:15Bonsoir Maurice Lévy.
06:16Bonsoir Edwys Chevrillon.
06:17Merci d'être là, j'oublie aussi président de ce local, président de YouArt,
06:21enfin bon bref, on ne va peut-être pas toutes les faire ce soir
06:24parce que vous avez tout à l'heure donné, levé le voile sur ce que sera Vivatec.
06:28On va quand même rappeler que c'est le plus grand salon, on peut dire,
06:32conférence européenne au niveau de la tech, de l'innovation.
06:35Et puis là, vous allez fêter vos 10 ans et donc visiblement,
06:39vous avez décidé que ça serait, il y a un superstar,
06:43il y aura des robots qui vont défiler sur les Champs-Elysées.
06:46Expliquez-nous pourquoi vous avez vu Vivatec sans XXXL.
06:51Alors tout simplement parce que c'est le public qui en a fait un événement XXXL
06:58dans la mesure où, dès le démarrage de l'opération,
07:02il y a eu un succès qui nous a dépassés.
07:05Et nous avons quasiment couru derrière le succès
07:09et nous avons eu la chance d'avoir les plus grandes stars de la tech
07:15qui sont venus et qui ont participé à des débats, des discussions
07:18et puis des innovations absolument spectaculaires
07:23qui ont été présentées à Vivatec.
07:26La première fois que la voiture driverless, c'est-à-dire sans conducteur,
07:33la voiture autonome de Google est sortie des États-Unis,
07:38c'était pour venir à Vivatec et c'était la première année,
07:40c'était en 2016 et il y a eu ainsi énormément de premières fois
07:46et d'ailleurs cette année nous allons avoir plus de 1500 innovations
07:52dont une centaine de premières mondiales.
07:56C'est donc quelque chose qui s'est installé dans le paysage
08:00et ça me fait très plaisir parce que ça fonctionne un petit peu
08:05comme un phare qui est installé sur la France, sur Paris
08:11et qui attire les investisseurs, qui attire les talents, les start-up
08:18de manière à ce que la place parisienne et l'écosystème du numérique
08:24jouent un rôle de premier plan.
08:26On reviendra là-dessus parce que c'est important,
08:28puis en plus quand vous parlez de l'intelligence artificielle,
08:30c'est sûr qu'aujourd'hui il y a 25 000 intelligences artificielles
08:35donc de laquelle vous parlez, qu'est-ce que vous allez mettre en avant ?
08:39Deux questions peut-être d'abord pour prendre un peu de recul
08:42puisque vous êtes le fondateur de Vivatec,
08:46vous parliez de la voiture autonome de Google.
08:48Aujourd'hui on attend toujours les voitures autonomes,
08:50vous voyez ce que je veux dire ?
08:51C'est qu'en fait, toutes ces innovations qui sont présentées,
08:55est-ce que ça donnait quelque chose de concret pour nous consommateurs ?
09:01Ah, énormément de choses concrètes.
09:03La voiture autonome de Google, je ne la vois pas tous les jours dans la rue.
09:07Je prends cet exemple-là parce que vous l'avez pris.
09:09Oui, mais au passage, il y a énormément de taxis aux Etats-Unis
09:17qui circulent selon ces mécanismes qui ont été inventés
09:22grâce à la voiture sans conducteur, la voiture autonome,
09:27et qui fonctionnent sans conducteur.
09:30Et donc c'est quelque chose qui est dans le fonctionnement quotidien.
09:35Et vous allez voir cela d'ailleurs à Vivatec,
09:38puisque nous aurons effectivement des voitures autonomes,
09:41nouvelle génération qui seront présentées.
09:43Sur 100 innovations qui ont été présentées à Vivatec,
09:46il y en a combien aujourd'hui qui existent encore
09:49et qui ont été transformées,
09:50qui se sont transformées en un produit, en une voiture, en un iPhone ?
09:55J'imagine que vous avez un peu regardé, fait un bilan.
09:57Bien sûr, mais la majorité de ceux qui ont été présentés à Vivatec
10:02étaient en état très avancé et en état de commercialisation.
10:07Alors il y a certaines de ces commercialisations qui ont été des échecs,
10:11et ça c'est le cas.
10:12Non mais c'est normal, c'est bien.
10:13C'est normal, et c'est comme ça que l'on progresse.
10:16C'est le processus essai et erreurs.
10:19Et puis il y a énormément de ces opérations
10:24qui sont traduites par de véritables innovations.
10:27Alors je vais vous donner quelques exemples.
10:29Un exemple très intéressant,
10:31nous avons présenté le premier t-shirt à capteur
10:37qui permettait de comprendre comment fonctionnait le corps humain
10:42et de le suivre de manière permanente,
10:45ce qui a permis de détecter pas mal de maladies
10:47et ensuite, couplé à l'intelligence artificielle,
10:51de faire des diagnostics quasiment en temps réel.
10:53Et ça, ça fonctionne,
10:55et c'est quelque chose qui est en fonctionnement.
10:59Mais on peut prendre toujours dans le domaine médical,
11:02il y a eu des solutions qui ont été présentées.
11:05Donc ça sert à quelque chose, quoi.
11:06C'est ça que vous voulez dire.
11:07Au-delà du phénomène de rencontre.
11:09Non, non mais c'est intéressant,
11:10c'est une question de fond que je vous pose.
11:11Mais c'est une question extrêmement importante.
11:13Les gens qui viennent à Vivatec
11:14ont travaillé pendant des années
11:16à développer des innovations
11:17et ils viennent pour les présenter.
11:20Alors, on prend le robot humanoïde.
11:22Le robot humanoïde,
11:24les premières versions,
11:25on les a eus
11:26et c'était pas formidable, formidable.
11:31Et puis, cette année,
11:33on va avoir des robots humanoïdes
11:34qui vont être sur les Champs-Elysées,
11:35qui vont être à Vivatec
11:36et qui vont ressembler comme deux gouttes d'eau
11:39au comportement humain
11:41et qui vont avancer dans les travées
11:44et qui vont pouvoir faire.
11:44Un autre sujet extrêmement important,
11:46pardon, parce que celui-ci me tient à cœur,
11:50les exosquelettes.
11:52Quand vous avez quelqu'un qui est tétraplégique,
11:55qui a une véritable impossibilité à fonctionner,
12:00vous avez ces exosquelettes,
12:02les premiers ont été créés
12:03dans des laboratoires de recherche en Israël,
12:08d'autres ont été développés ailleurs.
12:09Et là, il y a des solutions très légères,
12:14très faciles à porter
12:15et qui vont changer la vie
12:17de ces gens
12:19qui sont coincés dans leur fauteuil
12:21et que tout d'un coup,
12:23sans pouvoir faire complètement les gestes
12:26d'une personne qui se porte très bien,
12:29va pouvoir quand même marcher,
12:32bouger et s'aider
12:34pour faire un certain nombre de...
12:35Là, à propos d'exosquelettes
12:37et de robots, cette fois-ci,
12:40juste pour un petit peu de fun,
12:41qu'est-ce que vous allez faire sur les Champs-Elysées ?
12:43On va rappeler que Publicis domine les Champs-Elysées.
12:47Mais qu'est-ce qui va se passer ?
12:50Est-ce que vous voulez...
12:50En fait, est-ce que vous voulez que quelque part,
12:52VivaTech sorte de l'écosystème tech
12:56et que finalement, les Français en profitent ?
12:58Il y a eu le football qui a défilé,
13:01il y a un peu LVMH qui monopolise un peu maintenant
13:04les Champs-Elysées,
13:05donc c'est la haute couture.
13:07Et maintenant, vous voulez que ça soit la tech
13:08qui défile sur les Champs-Elysées ?
13:10Alors, dès la première édition,
13:13nous avons voulu que...
13:14Et je l'ai voulu,
13:16puisque c'est vraiment ma décision,
13:17que les Français, les familles, les étudiants,
13:22les personnes âgées puissent se balader
13:24le samedi à VivaTech
13:27et découvrir les innovations
13:29avec des entrées à tarifs très réduits.
13:33Et puis, là, sur les Champs-Elysées,
13:35pour le 10e anniversaire,
13:37nous allons profiter de la rue Piétonne,
13:41le 14 juin, la rue...
13:45On va rappeler que VivaTech, c'est le 17 juin,
13:47au 20 juin.
13:48Du 17 au 20 juin,
13:50donc quelques jours avant.
13:52Et il y aura une présentation
13:55sur les Champs-Elysées
13:56des principales innovations.
13:58Il y a des tables qui vont former
14:01l'aide de VivaTech,
14:02ce qui fait que, vu d'hélicoptère,
14:05on aura l'impression que c'est VivaTech
14:06qui est inscrit sur les Champs-Elysées.
14:08Et il va y avoir toutes les innovations
14:11qui vont être présentées gratuitement
14:14aux passants qui vont pouvoir s'arrêter,
14:18toucher, discuter, rencontrer des start-upers,
14:21discuter avec des entrepreneurs,
14:22discuter avec des chercheurs.
14:24Et toute l'idée, c'est de faire en sorte
14:26qu'ils s'approprient cette innovation,
14:29ils s'approprient ce monde de la tech
14:32et qu'ils voient à quel point
14:33c'est un monde facile.
14:34D'ailleurs, ce qu'on voudrait faire aussi,
14:36c'est que les jeunes gens et les jeunes filles,
14:39en particulier les jeunes filles
14:40qui ont un peu de difficulté à percer,
14:45nous voulons qu'elles aient accès à VivaTech
14:49dans des conditions privilégiées.
14:51Et puis, il va y avoir aussi un événement...
14:54De quelle manière ?
14:56Grâce à des accords avec les lycées,
14:59les collèges,
15:00de manière à ce qu'ils viennent gratuitement
15:02faire la visite du samedi.
15:04Et puis, il va y avoir une grosse opération
15:09de job dating,
15:10c'est-à-dire des interviews
15:13où mille emplois dans la tech seront offerts
15:17et avec un peu de chance,
15:19les gens seront recrutés le jour même.
15:22D'accord.
15:22Ah oui, non, non, il y a beaucoup de choses,
15:24beaucoup de choses qui vont se passer
15:26et beaucoup d'innovations qui vont être présentes.
15:28Il y a vous, évidemment.
15:30Mais qui va porter ça ?
15:32Quelles sont les personnalités phares
15:35que vous avez invitées ?
15:37Et avant que vous répondiez,
15:38je fais un tout petit détour
15:39parce qu'une des personnalités phares
15:41que vous avez invitées,
15:42c'était Elon Musk.
15:43Ses bureaux ont été perquisitionnés à Paris
15:45et normalement, il est convoqué ce lundi
15:48par le parquet.
15:49Ça vous fait rire.
15:50L'idée qu'Elon Musk soit convoqué
15:51par le parquet financier
15:53va parquer la cybersécurité.
15:55Justement, est-ce que ça vous fait rire ?
15:58Non, vous êtes en train de faire un lien
16:03entre les personnalités que j'invite
16:05et le fait qu'Elon Musk ait pu être...
16:10Bon, on sait très bien qu'il y a un désaccord
16:13sur la manière dont Elon Musk
16:15ne modère pas la plateforme X
16:19et de ce fait, il y a une instruction
16:22qui n'a strictement rien à voir
16:23avec Vivatech, bien entendu.
16:25Donc ce lien ne s'imposait pas.
16:30Mais vous avez une photo derrière
16:32avec Jensen Wang
16:34qui est le fondateur de NVIDIA
16:37et il va y avoir, par exemple,
16:42Shantanu Ryan
16:44qui est le chairman et CEO de Adobe
16:48qui est un outil absolument exceptionnel
16:54pour non seulement l'univers du marketing
16:57mais aussi tous ceux qui ont à travailler
17:00avec les images
17:01et à essayer de les faire fonctionner
17:06dans un cadre professionnel.
17:09Et puis il y a quand même
17:09notre Français, il y a Yann Lequin.
17:12Mais bien sûr.
17:12Qui est un peu là à la star
17:14parce qu'il était chez Meta
17:17et puis maintenant il a créé son entreprise
17:20et c'est un succès,
17:21enfin, c'est un succès au moins financier phénoménal.
17:25C'est un succès de confiance.
17:28C'est un succès de confiance
17:31dans l'homme,
17:33sa capacité à réaliser
17:35et à réunir des talents
17:36puisqu'en fait,
17:38il a joué un rôle extrêmement important
17:42chez Meta.
17:43Il est professeur à NYU
17:45et il a essaimé des talents
17:49aussi bien au Canada,
17:50à New York, à Singapour, à Paris.
17:54Et de ce fait,
17:55il a créé une entreprise
17:56qui s'appelle AmiLab
17:58et il a levé un milliard de dollars.
18:00Et il a choisi la France.
18:01Et il a choisi la France
18:03pour avoir son quartier général
18:05et avoir aussi
18:07une entreprise protéiforme
18:10installée dans quatre pays
18:12de façon à ce qu'il ait accès
18:16à la chose la plus importante
18:19quand on parle de la tech.
18:21La plus importante,
18:22ce n'est pas l'énergie,
18:23c'est le talent.
18:24L'énergie est capitale
18:27mais la chose la plus importante,
18:29c'est le talent.
18:31Et sans talent,
18:32vous ne pouvez pas avancer,
18:33vous pouvez mettre des milliards
18:34vous n'avancerez pas.
18:36Et d'où son idée de dire
18:39plutôt que de tenter
18:40de faire venir mes talents,
18:42je vais aller vers les talents
18:43là où ils sont
18:45et je vais leur offrir
18:46la possibilité de s'épanouir
18:48avec une nouvelle approche
18:50de l'IA.
18:51Tout à l'heure,
18:52vous avez dit
18:52qu'il n'y a pas qu'une seule IA,
18:53il y en a plusieurs.
18:54Et vous avez mille fois raison.
18:56Il y a effectivement
18:57plusieurs IA
18:58et lui,
19:00c'est ce qu'on appelle
19:01les world models
19:02par opposition
19:03à l'IA génératif
19:05que nous connaissons
19:06avec OpenAI,
19:08ChatGPT,
19:10Gemini et autres.
19:10On va revenir sur ce point important.
19:12Juste, Maurice Lévy,
19:13vous êtes tombé
19:14dans l'informatique,
19:15dans la tech.
19:16On ne disait pas encore la tech
19:17à l'époque,
19:17depuis toujours.
19:18Enfin,
19:18c'est ce qu'a fait
19:19votre force à la tête
19:21de Publicis.
19:22On voit bien,
19:23vous ne pouvez pas vous empêcher.
19:25Vous êtes un étive
19:26avant l'heure.
19:27S'il y avait une personnalité,
19:29vous qui en avez rencontré
19:30tellement,
19:31qui vous scotch aujourd'hui,
19:33vous diriez qui ?
19:37Dans l'univers de la tech,
19:41il y a énormément
19:42de personnalités.
19:43Oui, très fortes.
19:44Très fortes.
19:45Mais surtout,
19:46ce qu'il y a d'exceptionnel,
19:50c'est cette carrière
19:51capacité à imaginer
19:54des solutions pour le monde.
19:57Et non pas des solutions
19:59pour régler un petit problème
20:01dans son coin.
20:01La personne,
20:02la personnalité,
20:04celui où vous l'avez croisé,
20:05vous l'avez écouté,
20:05vous vous êtes dit
20:06« Waouh ! »
20:07Mais qu'il soit petit,
20:08pas forcément les plus gens,
20:09mais une personne
20:11qui vous fera
20:12par son raisonnement,
20:14justement,
20:15par ce qu'elle veut apporter.
20:16On peut détester Elon Musk,
20:19il est impressionnant.
20:21Il est impressionnant.
20:22Il faut voir un peu
20:23ce qu'il a fait.
20:23Il faut voir ce qu'il a fait.
20:24C'est incroyable.
20:26Tout ce qu'il a touché,
20:27que ce soit la création de Paypal,
20:30parce que tout a démarré de là.
20:32Mais quelqu'un
20:33qui est beaucoup moins connu
20:34du grand public,
20:35qui est Alex Carp,
20:37qui est le fondateur
20:43d'un des outils
20:44les plus exceptionnels
20:48dans le domaine de la data,
20:50mais Palantir,
20:52et c'est un homme fascinant.
20:55Et on le voit aujourd'hui
20:55avec le poids plus grand
20:56dans l'industrie de la défense.
20:57Il y a aussi des gens
20:58qui ont été
20:59tout à fait remarquables
21:00et qu'on n'a plus vus
21:02depuis un moment,
21:03que sont
21:04Sergey Ibrin
21:05et
21:08Larry Page,
21:09qui sont les fondateurs
21:10de Google.
21:11Mais Mark Zuckerberg
21:12est aussi fascinant.
21:14Je veux dire que
21:17comment est-ce que
21:18tout d'un coup,
21:19il se propulse
21:20dans un monde
21:27où...
21:27solutions
21:28qui vont s'imposer
21:29partout.
21:30Quelque part,
21:30ça me fait toujours penser à...
21:31Et puis, moi,
21:31je suis très impressionné
21:32par ce qu'a fait Samsung.
21:34Voilà une entreprise
21:35qui est née
21:36dans les années 30
21:38en Corée
21:39et qui
21:40avait
21:41vendé des postes
21:42et qui,
21:43progressivement,
21:43s'est transformé
21:44et qui, là,
21:45récemment,
21:46a fait une transformation
21:48radicale
21:49dans le domaine
21:50des puces
21:50et qui
21:52est en train
21:52d'imaginer
21:53le téléphone de demain,
21:54mais c'est juste
21:56exceptionnel.
21:56C'est formidable
21:57et c'est pour ça
21:58que je suis très admiratif
22:00de tout ce qui se passe
22:01dans cet univers,
22:01c'est que
22:02vous avez des...
22:03D'où Vivatech ?
22:04Des gens...
22:05Que vous portez,
22:06quand même.
22:06Ben oui.
22:07C'est vous qui portez ça,
22:08vous avez porté ça
22:08sur les fonds baptismaux
22:09et c'est vous qui,
22:11bon,
22:11en même temps...
22:12Non, mais j'adore Vivatech.
22:13J'adore,
22:13c'est un peu mon bébé
22:15et je suis très heureux
22:16et je tiens à remercier
22:17d'ailleurs
22:17Bernard Arnault
22:18parce que
22:19quand on a commencé
22:20à discuter de cela,
22:21de la création
22:22de Vivatech
22:23avec
22:24les échos
22:25et on n'avait pas
22:26de business plan,
22:27on n'avait pas de budget,
22:28on n'avait pas
22:30de plan d'investissement
22:31ni quoi que ce soit
22:32et en 30 secondes,
22:34il a dit oui.
22:35Oui.
22:36Oui,
22:36ça c'est les grands patrons aussi.
22:38Un mot quand même
22:40de publicisme ?
22:41Oui,
22:41avec plaisir.
22:42Un mot
22:42puisque vous êtes président
22:43du conseil de surveillance,
22:44maintenant c'est Arthur Sadoun
22:45qui a appris votre succession,
22:47mais enfin quand même
22:47vous êtes resté impliqué.
22:49Donc,
22:50des résultats,
22:51enfin pas des résultats,
22:52je veux dire
22:52la publication
22:52sur le premier trimestre,
22:54ce qu'on voit
22:55c'est quand même,
22:56alors conforme aux attentes,
22:58même sur les perspectives
22:59de 2026,
23:00même un petit peu mieux,
23:02mais en même temps
23:02on voit quand même
23:03l'impact de la guerre
23:05au Moyen-Orient,
23:06notamment sur tous
23:06les grands projets
23:08informatiques
23:09que vous aviez
23:09au Moyen-Orient
23:10qui évidemment
23:11pour l'instant
23:11tout est stoppé.
23:14Oui,
23:14alors c'est un peu
23:15la magie
23:17de Publicis,
23:18c'est le caractère
23:20assez exceptionnel
23:22qui a été imprimé
23:24par Arthur Sadoun
23:26qui fait qu'il y a eu
23:28effectivement,
23:29et il y a une faiblesse
23:30au Proche-Orient,
23:31ce serait,
23:34si ça n'arrivait pas,
23:36après,
23:36ce qui se passe
23:38dans le Golfe,
23:38on pourrait se poser
23:39des questions.
23:40Donc,
23:40il est normal
23:41que les entreprises
23:42mettent leurs projets
23:44au ralenti,
23:46et c'est effectivement
23:47sépientes
23:47qui en souffrent,
23:50mais c'est largement
23:50compensé
23:51par le développement
23:52qui a lieu
23:54dans d'autres contrées
23:57et dans d'autres domaines.
23:58Donc,
23:59le talent
24:01de Publicis
24:02aujourd'hui,
24:03c'est d'avoir
24:04des solutions
24:06qui sont très en avance
24:08sur l'ensemble
24:10du marché,
24:11dans lesquelles sont intégrées
24:12la technologie,
24:14justement,
24:14sépiente,
24:15mais également
24:15la data,
24:16la capacité
24:17de joindre les gens
24:18là où il faut,
24:19la possibilité
24:20de développer
24:21du contenu,
24:22et face
24:23à cette solution,
24:25pour l'instant,
24:26il n'y a pas
24:26d'équivalent
24:27sur le marché.
24:28C'est la raison
24:28par laquelle,
24:29même s'il y a
24:30des sous-brosseaux
24:31ici ou là,
24:32nous sommes
24:34dans une position
24:35qui devrait nous permettre
24:36de continuer
24:40à surperformer
24:41le marché,
24:41comme on dit
24:42trivialement,
24:43et à faire
24:43beaucoup mieux
24:44que le marché.
24:46En même temps,
24:48on voit bien
24:49que la publicité
24:50est complètement
24:51en train
24:51d'être disruptée
24:52elle aussi,
24:52parce que
24:53nos médias
24:54sont en train
24:54d'être complètement
24:55disruptés,
24:56parce qu'aujourd'hui,
24:57avec le poids
24:57du digital,
24:58de la tech,
25:00des réseaux sociaux,
25:01tout est en train
25:01d'évoluer
25:02à une vitesse
25:03qu'on avait
25:04un peu anticipée,
25:05mais on voit bien
25:05que là,
25:06on est quand même
25:07dans une période
25:07où il y a
25:08une accélération
25:09majeure.
25:10Pour vous,
25:11c'est un impact
25:12pour nous,
25:12c'est un impact
25:13forcément pour vous ?
25:14Alors,
25:15pas du tout,
25:17dans la mesure
25:18où nous nous sommes
25:19transformés,
25:20au point que
25:22ce que nous apportons
25:23comme solution,
25:24c'est en même temps
25:26d'aider les entreprises
25:27à faire face
25:28à cette transformation,
25:30et que nous leur apportons
25:32des solutions
25:33technologiques
25:34et en matière
25:36d'IA,
25:37qui sont combinées
25:39justement avec la data,
25:40avec le contenu
25:42et qui nous permettent
25:43d'être quasiment
25:44les seuls
25:45à leur apporter
25:46des solutions
25:46de cette nature.
25:47Ce qui fait que
25:48non seulement
25:49on ne devrait pas
25:50être impacté,
25:51contrairement à ce que
25:51pensent certains,
25:52mais on devrait
25:53plutôt tirer
25:55un avantage
25:55de cette situation.
25:56Juste un mot
25:57pour conclure,
25:58on voit bien
25:59la révision à la baisse
26:00du FMI
26:01sur l'ensemble
26:02des économies mondiales,
26:04révision à la baisse
26:05de la prévision française,
26:07ça c'est Bercy
26:07qui vient de le dire,
26:08enfin le FMI aussi,
26:09vous êtes un peu inquiet
26:10sur ce qui se passe
26:11aujourd'hui,
26:12Maurice Lévy ?
26:13En plus vous êtes
26:14très impliqué,
26:15on le sait,
26:15mais est-ce que vous êtes
26:18préoccupé, inquiet ?
26:18Quand on voit
26:19la situation
26:20de la France,
26:21on n'a pas de quoi
26:22se réjouir,
26:23je veux dire,
26:23il faut être objectif.
26:25Nous sommes face
26:26à une situation
26:26très difficile,
26:28les caisses sont vides,
26:31nous avons
26:32une montagne
26:33de dettes
26:34et nous ne savons pas
26:36générer de la croissance.
26:38L'Europe
26:39ne sait plus
26:40générer de la croissance.
26:41L'Europe
26:42rentre dans les crises
26:44plus tôt
26:45que les autres pays
26:46et on sort plus tard.
26:47De ce fait,
26:48on est bouffé
26:50par les deux bouts
26:50et la France
26:51à l'intérieur
26:52de l'Europe
26:52tire un peu mieux
26:54son épingle du jeu
26:54que la moyenne européenne,
26:56mais ce n'est
26:57quand même pas
26:58encore cela.
27:00Nous avons besoin
27:01de faire des réformes
27:03fondamentales
27:03dont beaucoup
27:04de domaines...
27:05Vous voyez,
27:05s'il se passe
27:05autour du 1er mai,
27:07on en parlera
27:07avec Geoffroy
27:08Roux-Bézieux,
27:09l'ex-patron du MEDEF,
27:10on dit que les réformes,
27:11il n'y en aura pas
27:11avant la fin 2027,
27:13avant l'élection présidentielle.
27:14Je le crains.
27:15Oui.
27:16Je le crains
27:16et je suis désolé
27:18de ce qui s'est passé
27:19pour le 1er mai
27:19parce que c'est
27:20peu de choses.
27:21Il y a beaucoup de gens
27:22qui auraient été heureux
27:23de travailler
27:25et qui,
27:26en même temps,
27:26les symboles
27:27c'est important.
27:27Comme on dit,
27:29trivialement,
27:29ça aurait mis
27:30un peu de beurre
27:30dans les épinards
27:33et il est regrettable
27:35que l'on soit
27:38engoncés
27:39dans un carcan
27:41qui nous interdit
27:42de bouger.
27:43Malheureusement,
27:44c'est la situation actuelle
27:45qui est le résultat
27:47des urnes
27:47et on n'a pas
27:49d'autre choix
27:50que de s'y plier.
27:51Merci beaucoup,
27:52Marie-Philippe.
27:53Merci à vous.
27:53Alors donc,
27:54rendez-vous est pris.
27:54En plus,
27:55BF Business,
27:56c'est rare.
27:56Ah oui,
27:57et 14 juin
27:59sur les Champs-Elysées.
28:01Venez nombreux
28:02sur les Champs-Elysées
28:03et 14 juin,
28:03vous allez découvrir
28:04des tas de start-up.
28:06Vous avez retenu
28:06ce que vous disiez
28:07sur les femmes.
28:08Vous voulez des femmes
28:09et que l'entrée
28:09sera gratuite
28:10pour les lycéennes,
28:12pour les jeunes filles.
28:14Absolument,
28:15pour les aider
28:15à appréhender
28:17l'univers de la tech
28:18et à se familiariser avec.
28:20Merci beaucoup.
28:21Merci à vous.
28:22M.S. Lévy,
28:22président du conseil
28:23de surveillance
28:23de Publicis.
28:24Si vous avez compris,
28:25président cofondateur,
28:27de Vivatech.
28:28Dans un instant,
28:28c'est l'ex-patron du MEDEF
28:30qui sera avec nous.
28:30On reviendra
28:31sur la question du 1er mai
28:32avec Geoffroy Roux-de-Bézieux.
28:33Et on parlera
28:34de ces tribunes
28:35qu'il publie aujourd'hui
28:36dans les échos
28:36avec Lucas Déméo,
28:38notamment,
28:39sur le fait
28:40pourquoi la réindustrialisation
28:42a échoué en France,
28:43pourquoi l'industrie,
28:44ça ne marche pas en France.
28:45On verra tout ça
28:46dans un instant.
28:47Merci.
28:49BFM Business
28:49et la tribune
28:50présente
28:53le 18-19
28:54d'Edvie Chevrillon.
28:58Vous êtes toujours
28:59dans le 18-19.
29:01On habite maintenant,
29:01c'est Geoffroy Roux-de-Bézieux,
29:02ex-patron du MEDEF.
29:03Bonsoir, Geoffroy Roux-de-Bézieux.
29:04Bonsoir.
29:05Merci d'être avec nous.
29:06Beaucoup de questions
29:06à vous poser.
29:07D'abord,
29:07vous avez publié
29:08aujourd'hui
29:09une tribune
29:10chez nos confrères
29:10des échos
29:11avec Lucas Déméo,
29:12avec Alexandre Sobo,
29:13André Losclupiétri
29:14pour dire
29:15bon voilà,
29:16la robotique,
29:17il faut qu'on fasse quelque chose.
29:18Mais la première phrase,
29:19elle est assez dure,
29:20assez forte.
29:20Vous dites,
29:21il faut quand même reconnaître
29:22qu'on a échoué
29:23dans la bataille de l'industrie.
29:25Alors après,
29:25il y a quand même des solutions.
29:27On va y revenir.
29:28Avant,
29:28je voudrais,
29:28vous êtes un petit peu rattrapés
29:29aussi par l'actualité.
29:30D'abord,
29:31sur la question du 1er mai.
29:32Je ne sais pas
29:33si vous avez vu.
29:34Oui, j'ai vu.
29:35J'ai même fait
29:35un post au LinkedIn.
29:37Jean-Pierre Farandou,
29:38la ministre du Travail,
29:39qui dit
29:39mais je n'ai jamais voulu
29:40toucher au 1er mai.
29:42Est-ce qu'ils ont cédé ?
29:44Est-ce qu'ils ont cédé
29:44quand même
29:45à la pression des syndicats ?
29:46Je pense que le ministre du Travail
29:47ne voulait pas toucher
29:48au 1er mai.
29:49Si vous voulez,
29:50moi j'ai deux commentaires.
29:51D'abord,
29:51on est en absurdistance.
29:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
29:54dans l'état actuel
29:54de la législation,
29:56on peut ouvrir McDo.
29:57McDo peut ouvrir
29:58plus exactement
29:58et le boulanger
29:59qui a un employé
30:01ne peut pas ouvrir
30:02avec son employé.
30:06Oui,
30:06qui n'a aucun sens.
30:08C'est évident que bon...
30:09Après,
30:10le 1er mai,
30:11c'est le seul jour
30:11où on ne peut pas travailler.
30:13C'est chômé et férié.
30:14Je rappelle quand même
30:15que le 14 juillet,
30:16qui est aussi
30:16une fête nationale importante,
30:19mais plus lentement...
30:19Oui, c'est la fête
30:20des travailleurs.
30:21Vous savez qui est instauré
30:22le 1er mai en France,
30:23férié ?
30:24Philippe Pétain.
30:25Alors moi,
30:26je veux bien
30:26qu'on parle de symbole,
30:27mais enfin,
30:27attention.
30:28Philippe Pétain,
30:28il a quand même aussi
30:29gagné une guerre.
30:30Oui,
30:31si vous voulez,
30:31on ne peut pas dire.
30:36Non,
30:36à la hauteur
30:37de nos enjeux.
30:38On travaille 666 heures
30:40par an en France.
30:41C'est le plus bas total
30:42de l'OCDE.
30:44Alors,
30:44oui,
30:45ce n'est pas le 1er mai
30:45qui va résoudre
30:46tous nos problèmes.
30:47Mais par contre,
30:48ça montre bien,
30:49si vous voulez,
30:50que malheureusement,
30:51quand on veut travailler
30:52plus en France,
30:53pour gagner plus,
30:53je rappelle quand même
30:54que c'est volontariat,
30:56ça,
30:56il faut le dire,
30:57et volontariat
30:58pendant une décision
30:59et payer double.
31:00Oui,
31:01à payer double,
31:01ça c'est très bien.
31:03Volontariat,
31:05vous êtes un patron,
31:06vous voyez bien
31:07ce que ça veut dire.
31:08justement,
31:08je suis un patron.
31:09Mais si un employé
31:10ne veut pas travailler
31:10le 1er mai,
31:11il ne travaillera pas.
31:12Mais non,
31:12mais évidemment pas.
31:12Quand même,
31:13après on lui dira...
31:14Ça,
31:15pardon,
31:15vous êtes quasiment
31:17dans le porte-parole
31:18de la CGT.
31:19Ça n'est pas vrai.
31:21La vraie vie,
31:21surtout dans des petites entreprises,
31:23la vraie vie,
31:23c'est qu'on vit ensemble
31:24tous les jours.
31:25Quand on a 3 ou 4 salariés,
31:26on n'est pas dans ce rapport
31:28de force lutte des classes
31:29du 19e siècle.
31:31Ça n'existe pas.
31:32Donc oui,
31:33il faut travailler plus,
31:34il faut travailler plus
31:35dans la vie,
31:36il faut travailler plus
31:37dans la durée.
31:38Et pardon,
31:39dernière chose,
31:40nous,
31:41on peut continuer
31:41à se regarder le nombril
31:42et à ne pas travailler
31:43le 1er mai,
31:44ou en tout cas
31:44à interdire le travail
31:45le 1er mai.
31:46Mais pendant ce temps-là,
31:47qu'est-ce qui se passe
31:48tout autour de nous ?
31:49Et pas seulement en Chine.
31:52Ils travaillent plus.
31:52Et la guerre économique,
31:53elle ne se gagnera
31:54qu'en travaillant plus.
31:56Donc je pense que c'est
31:57une petite bataille,
31:58mais c'est une bataille
31:59très symbolique.
32:00Qu'est-ce que vous en tirez
32:01comme enseignement
32:03là, ce soir ?
32:04Est-ce que vous dites
32:05que le gouvernement
32:06a cédé la pression
32:07des syndicats de la gauche,
32:08il a temporisé,
32:09parce que c'est un peu
32:10ce que cherche à faire
32:10Sébastien Lecornu,
32:11pour qu'il n'y ait pas de vagues
32:13avant 2027,
32:14et puis surtout,
32:14ça veut dire qu'il ne se passera
32:16plus rien en France
32:16avant 2027.
32:17Je prends votre phrase
32:19de conclusion.
32:20D'accord.
32:21Pour répondre à la question,
32:23mais je vais citer
32:23Sébastien Lecornu,
32:24je suis à la tête
32:25du gouvernement
32:26le plus faible
32:27depuis le début
32:28de la Ve République.
32:29Je ne sais pas si c'est
32:30exactement ça qu'il est,
32:31mais quelque chose comme ça.
32:31Donc c'est la démonstration,
32:33Olivier Faure lève la main
32:34et c'est fini.
32:36Voilà,
32:37donc il ne se passera rien
32:38et on perd presque deux ans,
32:4124-26 en réalité.
32:42Ce qui est tragique
32:44dans un monde
32:44qui est en compétition permanente
32:47et surtout,
32:47il y a des menaces
32:48qui surgissent partout.
32:49Alors on parlait
32:49de prix de l'énergie,
32:50on parlait de ces types
32:51de menaces-là.
32:51On ne peut pas se permettre
32:52deux ans de stagnation.
32:54Quand même Jean-Pierre Farandou
32:54a précisé qu'il y avait
32:55quand même une réforme
32:56en 2026
32:57sur le 1er mai.
32:57C'est-à-dire que vous savez,
32:59pour l'instant,
33:00il y a une sorte
33:01de forme de tolérance
33:01mais il suffit
33:02qu'il y ait quelqu'un
33:03qui passe par là
33:03et qu'il ne soit pas tolérant
33:05et donc le pauvre Boulanger
33:06et Fleuriste
33:07se prend une sanction.
33:08Donc il va avoir
33:09quand même des ajustements.
33:11Enfin,
33:11en tous les cas,
33:11pour vous,
33:12c'est un échec.
33:15Vous avez,
33:17je ne sais pas
33:17si vous avez eu le temps
33:18de regarder
33:18les prévisions du FMI
33:19qui montrent
33:22la part quand même
33:23de cette guerre
33:25au Moyen-Orient
33:26sur tout le monde.
33:26alors pas au même niveau.
33:29Les Etats-Unis
33:30s'en sortent plutôt bien.
33:31La France,
33:32la France avec Bercy aussi
33:33qui vient tout à l'heure
33:34en fin d'après-midi
33:35de réviser à la baisse
33:37sa prévision de croissance
33:38en tous les cas
33:38dans le document
33:39qu'elle a envoyé
33:39à Bruxelles.
33:400,9.
33:42Vous êtes inquiet là
33:43ce soir ?
33:43Oui,
33:44je suis inquiet
33:45parce que le prix
33:46de l'énergie,
33:47pétrole et gaz,
33:49reste,
33:50on peut le regretter
33:51d'ailleurs,
33:51mais les énergies fossiles
33:52restent un énorme
33:53provider d'énergie
33:54pour beaucoup d'industries.
33:56Pour nos automobilistes,
33:58on en parle beaucoup,
33:59mais on oublie
33:59les industriels.
34:01Et donc,
34:01oui,
34:02ça va amener,
34:03enfin,
34:04amener,
34:04pardon,
34:05une augmentation
34:05des coûts de production
34:06qui ne pourront pas
34:07être complètement répercutés.
34:09Et l'industrie européenne,
34:10vous avez commencé par ça,
34:11est déjà en très grande
34:13difficulté.
34:14On est envahi
34:15des surcapacités chinoises,
34:17mais vraiment envahi.
34:18On n'en parle pas beaucoup,
34:19on parle beaucoup
34:20de l'automobile
34:20et c'est un vrai sujet,
34:22mais il n'y a pas
34:22que l'automobile.
34:23Chimie,
34:24il y a toute l'industrie.
34:25Là,
34:25l'industrie du plastique,
34:26évidemment souffrir.
34:27Donc oui,
34:28c'est une très mauvaise nouvelle
34:29et l'Europe fait partie
34:31des victimes,
34:32comme l'Asie d'ailleurs.
34:33Les Etats-Unis sont
34:34plus ou moins gagnants
34:35au sens où ils sont
34:36producteurs de pétrole,
34:38mais nous,
34:39alors nous,
34:39la France,
34:40peut-être un tout petit peu moins
34:41parce qu'on a quand même
34:42une partie de nucléaire
34:44qui peut nous protéger
34:45partiellement.
34:46Et oui,
34:47c'est un vrai sujet.
34:48Alors ça va nous inciter
34:49à décarboner,
34:50ça va nous inciter
34:50à électrifier,
34:51mais ça ne résout pas
34:52les problèmes
34:52de un an,
34:53deux ans,
34:54trois ans,
34:54parce que tout ça,
34:55c'est déchoué de long terme.
34:55Je voyais que le gouvernement
34:56voulait utiliser
34:57la soi-disant cagnotte
34:58pour électrifier,
35:00mais ce n'est pas très sérieux.
35:01Électrifier,
35:02c'est un plan de 10 ans.
35:03C'est la cagnotte,
35:05d'énergie en fait,
35:05qui vont pouvoir
35:06servir à ça.
35:07Oui,
35:09électrifier,
35:09j'entendais,
35:09je crois que c'était
35:10la ministre de la Pêche
35:10qui disait,
35:11il faut électrifier
35:11les bateaux de pêche.
35:13De quoi parle-t-on ?
35:14C'est quelque chose
35:14qui va prendre
35:155 ou 10 ans,
35:16c'est sûr.
35:16qui va coûter très cher.
35:17Et qui sera en plus,
35:19bien sûr.
35:19Il faut le faire peut-être,
35:20mais en tout cas,
35:22malheureusement,
35:23oui,
35:24on va traquer.
35:24Raison de plus
35:25pour se réformer,
35:26raison de plus
35:26pour se rendre compétitif,
35:28raison de plus
35:28pour travailler plus.
35:29Tout ça boucle,
35:30d'une certaine...
35:31Oui, tout ça boucle,
35:31mais c'est toujours
35:32un peu la même boucle
35:32et toujours un peu
35:33le même résultat,
35:34parce qu'en fait,
35:34il y a un climat social
35:36de défiance,
35:37et puis il y a les élections
35:38qui font que plus personne
35:40n'ose aujourd'hui
35:41affirmer quelque chose
35:42de très fort.
35:44Même les grands patrons,
35:45ils sont tous un peu
35:46planqués, pardonnez-moi.
35:48Écoutez, je ne sais pas,
35:49je ne peux pas parler
35:49pour les grands patrons.
35:51En tout cas,
35:51moi, je ne me planque pas.
35:52Oui, il ne faut travailler plus.
35:53J'espère qu'il y aura
35:53des candidats à la présidentielle
35:56qui le diront.
35:56Moi, je fais confiance
35:57au bon sens des Français,
35:58ils ne sont pas
35:59complètement idiots.
36:00Ils voient bien
36:01que la démographie,
36:02elle est ce qu'elle est.
36:03Ils voient bien
36:03que le vieillissement
36:04de la population
36:04est ce qu'il est.
36:05Ils voient bien
36:05ce qui se passe
36:06tout autour d'eux.
36:07Et la géopolitique
36:08est quand même rentrée
36:09un peu dans l'équation
36:11de réflexion.
36:12J'espère qu'on aura
36:13un discours de vérité
36:14sur l'état du pays
36:15d'un côté
36:16et sur l'effort
36:16qu'il faut faire
36:17de l'autre.
36:18Il ne s'agit pas simplement
36:19de promettre
36:20de la sueur,
36:21du sang et des larmes,
36:22mais aussi de donner
36:24un espoir.
36:24Là, l'Europe n'est pas foutue,
36:26la France n'est pas foutue,
36:27mais on a des gros efforts
36:28à faire,
36:29en particulier
36:29sur l'industrie.
36:31Oui, mais on va parler
36:33de ça tout de suite même.
36:35En même temps,
36:35c'est quelque chose
36:36que vous dites,
36:36que vous défendez
36:37lorsque vous étiez
36:38la tête du MNF.
36:39Votre successeur
36:40le fait aussi.
36:42Et voilà,
36:44on ne vous entend pas.
36:45Enfin, on ne vous écoute pas.
36:47On ne vous écoute pas,
36:48si je vous entends bien.
36:51Oui, écoutez,
36:52est-ce qu'on manque
36:53de pédagogie ?
36:54Je ne sais pas.
36:55Je pense avoir
36:56effectivement mouillé
36:57le maillot
36:57quand j'étais
36:58la tête du MEDEF.
36:59Mon prédécesseur
37:00l'a fait,
37:00mon successeur le fait.
37:02Il y a quand même
37:02une chose
37:03que les politiques
37:04ne voient pas,
37:05c'est que quand vous regardez
37:05toutes les études d'opinion
37:07depuis dix ans,
37:08les Français font plus
37:09confiance aux entreprises
37:10et aux entrepreneurs
37:11de toute taille
37:12qu'aux hommes politiques.
37:14Simplement,
37:14ça n'a pas percuté
37:15au niveau des politiques.
37:17Et je pense sérieusement
37:18qu'il y a une espèce de...
37:20Enfin,
37:21entre la classe politique
37:22et le pays,
37:23ça s'écarte,
37:24si vous voulez.
37:25Et ça s'écarte,
37:26notamment à ce niveau-là.
37:27le 1er mai,
37:28c'est assez symbolique.
37:29Il y a une très grosse majorité
37:31des Français
37:31qui est pour le travail,
37:33la liberté de travail,
37:35c'est ça dont on parle
37:36le 1er mai.
37:36Et pourtant,
37:38effectivement,
37:38vous avez ces vieux réflexes
37:40pavloviens
37:40qui fait que
37:41la majeure,
37:42enfin en tout cas,
37:43la partie de l'Assemblée nationale
37:44est contre.
37:46À un moment où...
37:47C'est pour ça que moi,
37:47je suis plutôt...
37:48Et les syndicats ?
37:49Oui, mais bon,
37:50les syndicats,
37:51si vous voulez,
37:51c'est un réflexe pavlovien.
37:52Je suis sûr que...
37:54Mais c'est un symbole.
37:55Oui.
37:55Encore une fois.
37:56Oui, mais justement,
37:57c'est comme la retraite.
37:59Oui, c'est des symboles.
38:00Mais il y a un moment
38:01où il faut être capable
38:02de changer de logiciel.
38:04En fait,
38:04si on prend un tout petit peu
38:05de recul,
38:06depuis les années 70,
38:07on a réduit...
38:09Enfin, d'ailleurs,
38:09presque depuis le Front populaire,
38:10on a réduit le temps de travail.
38:11C'est la situation des loisirs.
38:13On est arrivé,
38:14la CGT a encore
38:15dans son programme
38:15les 32 heures.
38:17Sauf qu'autour de nous,
38:19avec la mondialisation,
38:20on a des gens
38:20qui veulent travailler plus.
38:22Et donc,
38:22on ne peut pas être compétitif.
38:24Ce temps-là est fini.
38:25Et c'est vraiment
38:26cette révolution
38:27qu'il faut faire.
38:27C'est qu'à de le dire.
38:28En même temps,
38:29Geoffroy Roux-de-Bézieux,
38:30on voit bien que,
38:31notamment,
38:31avec l'arrivée
38:32de l'intelligence artificielle
38:33qui va prendre quand même...
38:35Alors, est-ce que ça va supprimer ?
38:36Est-ce qu'il y aura
38:36des vagues de suppression d'emplois ?
38:38À voir,
38:39il faut faire attention
38:39parce qu'il y aura
38:40d'autres métiers
38:41qui vont être créés.
38:41Mais on voit quand même
38:43qu'on ne va plus travailler
38:44comme avant
38:45et qu'on va sans doute
38:46être appelés
38:47à travailler moins.
38:48En tous les cas,
38:49ils le disent tous.
38:50Non, non, non,
38:51pardon,
38:51ce n'est pas ça qui est dit.
38:52Je ne crois pas une minute.
38:53D'abord,
38:54l'intelligence artificielle...
38:55Parce qu'il y aura moins de travail.
38:57Je ne crois pas ça
38:58une minute.
38:59C'est exactement le discours
39:00que tenaient
39:01les métiers à tisser
39:02de Lyonnais,
39:03les canuts lyonnais
39:04quand est arrivée
39:04la machine à tisser,
39:06les cochers
39:07quand est arrivé
39:07le chemin de fer,
39:09etc.
39:10Toute révolution technologique
39:11détruit des emplois
39:13et elle en crée.
39:14Sur l'intelligence artificielle,
39:16je n'ai pas la prétention
39:17à vous dire
39:17qu'il va se passer,
39:18mais l'école bleue
39:19va continuer.
39:21Toutes les travails
39:21de tâches répétitives,
39:23les emplois de services,
39:24tout ça,
39:24va continuer.
39:25Ce qui est remis en cause,
39:26c'est...
39:27Pardon,
39:27les journalistes,
39:28c'est...
39:29Oui, mais ça fait du monde
39:30aussi.
39:31C'est des professions intellectuelles.
39:32Je ne dis pas...
39:32Oui, mais ils seront remplacés
39:33d'une manière ou d'une autre
39:34parce qu'effectivement,
39:35il y aura toujours des gens
39:36pour prompter,
39:37pour...
39:37Donc, je ne crois pas
39:38une minute à la fin du travail,
39:40je ne crois pas une minute
39:41à la réduction du temps de travail,
39:42je crois au contraire.
39:43Mais si vous voulez,
39:44tout ça, ça...
39:45Je ne sais pas si c'était
39:45un peu le cas,
39:46c'était par exemple
39:46un déjeuner...
39:46Non, mais je suis voyant
39:47juste pour aller où ?
39:48Il y a eu la grande réunion
39:48des Grecs
39:49avec tous les candidats,
39:51justement,
39:52à la présidentielle.
39:54Pas tous,
39:54il n'y avait pas
39:54les deux extrêmes.
39:56Qui a dit
39:57qu'il fallait travailler moins ?
39:58J'étais pas.
39:59Oui, mais ils en l'ont tous
40:00plus ou moins dit
40:01en disant que
40:02ça va conduire à ça.
40:03Non, moi,
40:03je ne crois pas à ça
40:04une minute.
40:05Et je vais même plus loin.
40:06Je pense qu'on est
40:06sur un débat philosophique.
40:08Presque de c'est quoi le travail.
40:10Et le travail
40:11n'est pas une aliénation.
40:12Moi, je fais partie
40:13de ceux qui pensent
40:14que le travail
40:14est un épanouissement,
40:15que le travail,
40:16c'est la vie,
40:16c'est ce qui nous définit.
40:18Mais effectivement,
40:19si vous pensez l'inverse
40:20qui est le cas
40:20d'un certain nombre de gens,
40:21je ne conteste pas,
40:22à ce moment-là,
40:23il faut viser le zéro travail.
40:24Mais le zéro travail,
40:26on va vers
40:26un approvissement général
40:27parce que pendant ce temps-là,
40:28encore une fois,
40:29il y en a d'autres
40:29qui veulent travailler
40:30et qui ne sont pas
40:31tous au bout de la planète.
40:33Juste une dernière question
40:33et après on parle
40:34d'industrie
40:35parce qu'après tout,
40:36c'est quand même...
40:37Enfin, ces tribunes
40:37sont très intéressantes
40:38mais vous donnez des chiffres
40:39qui là aussi
40:39ne sont pas très rassurants.
40:41La question du pouvoir d'achat,
40:43elle est déjà...
40:44Elle sera au cœur
40:45de cette campagne présidentielle.
40:48Et tous se disent
40:49comment faire
40:50pour que les Français
40:50gagnent plus.
40:52Et il y a quand même
40:53quelque chose
40:53d'un peu logique
40:54qui est de dire
40:55pour qu'ils gagnent plus,
40:56il faut que les salaires augmentent.
40:58Si on vous pose la question
40:59au patronat,
41:00à vous, Geoffroy,
41:01à vous de mes yeux,
41:01je suis sûre que vous allez me dire
41:02que ce n'est pas possible
41:03d'augmenter les salaires.
41:03Si, les salaires peuvent augmenter
41:05mais les salaires nets,
41:06le problème,
41:07comme vous le savez très bien,
41:08c'est le brut.
41:10On paye ce que les syndicats
41:11d'ailleurs appellent
41:12un salaire différé,
41:13c'est-à-dire des charges sociales
41:14qui se financent
41:15un État-providence...
41:17Et la santé.
41:18L'État-providence,
41:19c'est la santé.
41:19En gros,
41:20c'est la retraite et la santé.
41:22Et je pense que la seule façon
41:23de renier du pouvoir d'achat,
41:24c'est effectivement
41:25de baisser ces charges
41:26et de baisser les prestations
41:28qui y vont avec
41:28et qui ont atteint un niveau...
41:30Mais il faudra bien
41:30les refinancer par ailleurs
41:31parce que vous croyez aux États-Unis,
41:33évidemment aux États-Unis,
41:34les charges sociales,
41:35enfin les charges,
41:36les cotisations sociales...
41:37N'existent pas ou quasiment pas.
41:38N'existent pas.
41:39Mais oui,
41:39mais la santé coûte très très cher.
41:41je pense qu'entre le modèle américain,
41:43qui n'est effectivement pas
41:44ce que je recommande,
41:45et le modèle français
41:46où l'État-providence
41:47a pris une place invraisemblable
41:49et finalement,
41:51je vais le dire en une phrase,
41:52l'État-providence
41:53a pris la place de l'État régalien.
41:54Parce que pourquoi
41:55on a un problème à l'école ?
41:56Pourquoi on a un problème
41:57de sécurité ?
41:58Pourquoi on a un problème
41:58dans la justice ?
41:59Parce qu'il n'y a plus d'argent
42:00pour l'État régalien
42:01et tout va à l'État-providence.
42:03Donc oui,
42:03on peut payer plus.
42:04J'ajoute un point quand même,
42:06ça va nous permettre
42:07de faire une liaison
42:08avec l'industrie,
42:09c'est que les emplois
42:10bien payés,
42:11ils existent,
42:12c'est des emplois industriels.
42:14Aujourd'hui,
42:14vous savez que dans l'industrie,
42:16le salaire moyen
42:16est au-dessus de 2015.
42:17C'est là où il y a des gains de productivité
42:18et c'est là où on peut avoir
42:19effectivement...
42:19Et malheureusement,
42:21on a créé 2 millions d'emplois
42:23depuis le fameux,
42:25comment dire,
42:26le pacte de responsabilité.
42:27Vous savez,
42:28le projet de la fin du quinquennat.
42:30Vous savez,
42:30il y avait à l'époque
42:31Pierre Gattas
42:32qui voulait faire son million d'emplois.
42:33Son million d'emplois.
42:34On en a fait 2,
42:35mais c'est des emplois,
42:36deux services,
42:37malheureusement,
42:38pas assez payés,
42:39en général,
42:39proches du SMIC.
42:41C'est pour ça que l'industrie est vitale.
42:42Alors, justement,
42:43on va revenir sur cette tribune.
42:44Donc, je rappelle,
42:45vous avez signé avec Lucas Deméo,
42:47qui est aujourd'hui
42:48le patron de Kering,
42:49qui, justement,
42:50il publiait ses ventes
42:51pour le premier trimestre.
42:52Toujours un peu compliqué.
42:54Avant,
42:54il était le patron de Renault.
42:56Alexandre Sobo,
42:56qui est le président de France Industrie,
42:58qui a lui-même
42:58à son entreprise,
43:00Olotte.
43:01Et puis André Lescrut-Piétry,
43:02qu'on reçoit très souvent ici,
43:04qui est le président du Jedi.
43:06Vous dites,
43:06soyons lucides,
43:07je vous cite,
43:08c'est le début de votre tribune.
43:10Nous avons pour l'instant
43:11échoué dans la bataille
43:12de l'industrie.
43:13En 2024,
43:14la production industrielle
43:15a reculé de 3%
43:17dans la zone euro.
43:18En France,
43:18la valeur ajoutée
43:19ne représente plus
43:20que 9,3% du PIB,
43:23contre, quand même,
43:2319% en Allemagne.
43:26Donc,
43:27le programme
43:28d'Emmanuel Macron,
43:29c'était
43:29la réindustrialisation.
43:33C'est ce qu'il a fait.
43:35C'est ce qu'il voulait faire.
43:36Ils sont tous venus ici,
43:37sur ce plateau,
43:38pour nous expliquer
43:38pourquoi la réindustrialisation
43:40a marché.
43:40C'est venu tardivement.
43:42Parce que,
43:44même collectivement,
43:45on a tous été coupables
43:46de penser à un moment
43:47qu'on pouvait créer
43:48de l'emploi
43:49sans industrie.
43:51Et il y a eu
43:52une espèce de double phénomène,
43:54effectivement,
43:54un aveuglement
43:55sur ce sujet-là.
43:56Et aussi,
43:57je pense que là,
43:58j'étais un des premiers
43:59à tirer l'âme,
43:59un aveuglement
44:00sur l'ouverture
44:04des frontières européennes
44:06qui a un moment
44:07quand on est
44:08dans une asymétrie
44:08de la concurrence.
44:09Parce que le libre-échange,
44:10c'est le juste-échange.
44:11On n'est plus en condition
44:12de juste-échange.
44:14Vous citez ma tribune,
44:15mais moi,
44:15j'aurais cité
44:16le rapport
44:17du commissariat au plan.
44:18Clément Beaune,
44:19peu suspect
44:20d'être un protectionniste,
44:22qui a dit,
44:23comme Nicolas Dufour,
44:23derrière,
44:24l'a dit aussi,
44:24il faut absolument
44:26protéger
44:27l'industrie européenne.
44:28Et moi,
44:28je suis de ceux
44:29qui pensent
44:29qu'on n'en est plus.
44:31Là,
44:31il y a un plan
44:32de rescue,
44:33hors sec,
44:34pour prendre
44:35une expression fameuse.
44:36Évidemment,
44:37ça ne résout pas
44:37les problèmes
44:38de compétitivité.
44:39Il faut y travailler,
44:40il faut travailler au robot.
44:41Mais je suis de ceux
44:41qui pensent
44:42qu'il faut,
44:42dans l'urgence,
44:44mettre des barrières
44:45protectionnistes.
44:45Sinon,
44:46on n'aura plus
44:46d'industrie.
44:47Là,
44:47vous citez
44:47les chiffres de 2024.
44:48Mais quand on aura
44:49les chiffres de 2025,
44:50je pense que ça va
44:51faire très très mal.
44:51Là,
44:52vous dites déjà,
44:53aussi,
44:53quand on regarde,
44:58Volkswagen supprime
44:5935 000 postes
45:00et ferme des usines
45:01allemandes
45:02pour la première fois
45:02de son histoire.
45:04Stellantis met aussi
45:056 sites à l'arrêt
45:06et la chimie annonce
45:08craindre 15 000
45:08suppressions d'emploi.
45:09Oui,
45:10mais c'est l'Europe
45:10qui a voulu ça
45:11avec 2035,
45:13c'est ce deadline.
45:15Non ?
45:15Je ne sais pas.
45:16Il y a le sujet
45:16Green Deal,
45:17mais il n'y a pas
45:17que le Green Deal.
45:18Il y a une asymétrie.
45:19Vous avez une industrie
45:20chinoise surcapacitaire
45:22qui ne consomme pas.
45:23Il n'y a pas
45:24de consommation intérieure
45:24dont toute la croissance
45:26vient de l'export.
45:27elle veut de l'export américain
45:29qui s'est fermé
45:29avec les droits de douane
45:30et elle se déverse en Europe.
45:32C'est ça la réalité.
45:33Donc,
45:34ce n'est pas de l'anti-chinois
45:35ou primaire,
45:36c'est de dire
45:37à un moment
45:37on ne peut pas
45:38se battre
45:39à armes égales.
45:42Le plan Draghi
45:42reste d'actualité,
45:44il faut redevenir compétitif,
45:45il faut investir
45:46dans la robotique,
45:47mais à court terme
45:48il faut se protéger.
45:49Alors,
45:50vous dites à propos
45:51de la Chine,
45:51c'est un remplacement
45:53systémique
45:54de notre appareil productif.
45:56C'est quand même
45:56des mots forts.
45:57C'est le grand emplacement
45:58version industrie.
46:00Donc,
46:01là vous dites
46:02qu'il faut des barrières,
46:03mais c'est quoi les barrières ?
46:05C'est la taxe carbone ?
46:06C'est quoi ?
46:06La taxe carbone,
46:07c'est une petite barrière
46:08très compliquée à mettre
46:09parce qu'il faut calculer
46:10le contenu carbone.
46:11Il faut des droits de douane,
46:13comme a fait Trump.
46:14J'ai eu le regret
46:15de dire qu'il faut
46:17d'une certaine manière
46:18imiter Trump,
46:19alors juste sur ce créneau-là,
46:21et de manière temporaire.
46:23Alors,
46:23on me dit,
46:24effectivement,
46:24il y aura des mesures
46:25de représailles,
46:26c'est sûr,
46:27mais je ne vois pas
46:28comment on peut faire
46:29autrement avec l'invasion
46:30des produits chinois.
46:33Non,
46:34parce que sinon,
46:34on n'y arrivera pas.
46:35On est complètement
46:36asymétrique.
46:36Regardez ce qui s'est passé
46:37sur les petits colliers.
46:38C'est un sujet un peu différent
46:39de l'industrie,
46:40mais c'est un peu le même principe.
46:41C'est la même chose,
46:42ça vient du même endroit
46:43en tous les cas.
46:43Et ça vient du même endroit.
46:44Donc,
46:45on ne peut pas,
46:46encore une fois,
46:46moi je suis libéral,
46:48je suis pour le libre-échange,
46:49mais avec des conditions
46:50de concurrence
46:51qui soient les mêmes.
46:52Mais les droits de douane,
46:53c'est contraire au libre-échange,
46:55non ?
46:55Ou alors,
46:55je vais retourner à l'école.
46:56Oui,
46:57en théorie,
46:58vous avez raison,
46:59sauf que temporairement,
47:00et ça fait partie d'ailleurs
47:01de l'arsenal de l'OMC,
47:03l'Assemblée mondiale du commerce,
47:05quand,
47:05encore une fois,
47:06les conditions sont réunies
47:07pour qu'on soit
47:08totalement désavantagées,
47:09ce qui est le cas aujourd'hui.
47:11Il faut temporairement,
47:13je ne dis pas que c'est
47:14un projet de long terme,
47:16mais il faut temporairement
47:17sauver l'industrie européenne.
47:19Mais alors,
47:19voilà,
47:20moi si je vous écoute,
47:21moi si je suis un industriel,
47:23chez l'entreprise
47:23qui nous écoute,
47:24un patron de PME
47:26ou de TI,
47:27je me dis,
47:28voilà,
47:28on n'a plus qu'à mettre
47:29la clé sous la porte.
47:30C'est quoi la solution ?
47:32Non,
47:32mais la solution de long terme,
47:33parce qu'on voit bien
47:33que ça existe,
47:34quand on écoute tous les jours.
47:35La solution de long terme,
47:36c'est d'innover,
47:36d'être compétitif.
47:38Il reste des filières en Europe
47:39et en France,
47:40heureusement,
47:40qui sont compétitifs.
47:42Donc,
47:43le luxe continue à performer,
47:45le nucléaire continue à performer,
47:46etc.
47:47Mais le choc chinois,
47:49on ne se rend pas compte,
47:50si vous voulez,
47:50parce qu'évidemment,
47:50tout ça est invisible.
47:51On voit les petits colis,
47:53on voit Chine...
47:55On commence à le voir
47:55dans la rue,
47:56parce que dans les voitures électriques,
47:58on commence à voir
47:58de plus en plus
47:59de voitures chinoises.
48:00quand vous prenez un Uber,
48:01enfin,
48:02je ne vais pas faire de pub
48:02ou un taxi,
48:03c'est toujours intéressant
48:04de demander à un chauffeur de taxi
48:07et il faut le dire,
48:08d'ailleurs,
48:08les voitures sont meilleures.
48:09Exit Tesla.
48:10Oui.
48:11Exit Tesla.
48:12Et maintenant,
48:12c'est les voitures chinoises.
48:13Donc,
48:13on a un sujet
48:14et malheureusement,
48:16il va falloir du temps
48:17pour se remettre à niveau,
48:18on va y arriver
48:18et donc,
48:19la seule manière que je vois
48:20et pas seulement sur l'automobile,
48:22c'est de mettre
48:22de manière temporaire
48:23des droits de douane,
48:24ça va secouer.
48:26À quelle hauteur ?
48:28Je ne sais pas,
48:28si vous voulez,
48:29je ne suis pas macroéconomiste,
48:30donc il faut trouver...
48:31Mais le problème qu'on a...
48:32Et surtout ?
48:33Juste, pardon,
48:33je finis juste.
48:34Le problème qu'on a en Europe,
48:35c'est que les intérêts
48:36sont divergents.
48:37Quand vous êtes un petit pays
48:39ou quand vous êtes la Hongrie,
48:40quel que soit le gouvernement d'ailleurs,
48:41vous avez une usine BYD.
48:43Vous,
48:44votre intérêt,
48:45vous n'avez pas
48:45une industrie automobile nationale,
48:47votre intérêt,
48:47c'est open bar.
48:49Quand vous êtes un tout petit pays
48:50et que tel
48:51le grand équipementier télécom chinois
48:53Huawei,
48:54pour ne pas le nommer,
48:54vient ouvrir un centre de recherche,
48:57vous l'accueillez à bras ouverts.
48:58C'est ça notre sujet.
48:59Vous demandez équipementier automobile français
49:01à Forvia,
49:01à d'autres,
49:02ils vous disent
49:02non,
49:02surtout on a besoin des Chinois
49:04vous posez la question aussi
49:06à Renault,
49:07il a besoin des Chinois ?
49:09Demandez à Jean-Dominique Sénard
49:10ce qu'il en pense,
49:11je ne veux pas le faire parler,
49:12mais il est,
49:13enfin,
49:13moi je vois de plus en plus de patrons,
49:15je vous dis,
49:15je cite Clément Beaune
49:16et Nicolas Dufour,
49:17mais il y en a d'autres qui disent
49:19on est dans une,
49:20alors oui,
49:21quand vous êtes patron d'LVMH,
49:22vous n'avez pas envie de droit de douane
49:23parce qu'il y aura des répercussions
49:24sur le business,
49:25donc je reconnais que c'est très difficile
49:26et encore une fois,
49:27on n'a pas de consensus.
49:28Mais je ne vois pas comment
49:30on a,
49:31sur l'espace de 20 ans,
49:33complètement perdu en compétitivité,
49:35c'est de notre faute.
49:36Et les Chinois,
49:37eux,
49:39ont surinvesti
49:40à perte
49:41dans des capacités de production.
49:42Donc il y a un moment,
49:43il faut arrêter,
49:44faire stop.
49:44Et donc il faut l'innovation
49:45et la robotisation,
49:46mais là c'est une réponse
49:47à moyen terme.
49:49Le moyen terme,
49:49ce n'est pas la réponse,
49:51mais à court terme,
49:52c'est la seule réponse possible.
49:53D'accord,
49:53les droits de douane.
49:54Toute dernière question
49:55pour conclure,
49:56puisque vous étiez
49:56président du MEDEF,
49:58un ex-grand patron
50:00derrière les barreaux,
50:02sous les verrous,
50:03dans l'occurrence,
50:03c'est Bruno Laffont
50:04qui a été président de la Farge.
50:06Et donc hier,
50:06il a été condamné
50:07à six ans de prison
50:08par le tribunal correctionnel de Paris
50:11pour financement du terrorisme
50:12en Syrie,
50:12c'est 2013-2014.
50:14Il va faire appel,
50:15bien sûr,
50:16mais surtout,
50:16c'est qu'il a été
50:18incarcéré immédiatement.
50:20Quelle interprétation
50:20vous donnez
50:21à cette incarcération immédiate
50:24et à ce jugement ?
50:26Moi,
50:27je ne connais pas
50:27tous les déterpréments.
50:28Il n'est pas le seul,
50:29j'ai compris qu'il y avait
50:29cinq autres présidents
50:31qui sont aussi incarcérés.
50:35Pendant des siècles,
50:37la justice était plus clémente
50:40avec les puissants
50:40et plus dure avec le peuple.
50:44On peut avoir le sentiment
50:45qu'à travers cette incarcération immédiate,
50:49exécution des juifs principaux,
50:51ou ce qui s'est passé
50:52avec le président Sarkozy,
50:53qu'on est un peu dans l'inverse.
50:56Je ne connais pas les détails
50:57de l'affaire,
50:58et puis il y a un côté émotionnel
51:00évidemment très fort,
51:02mais il ne faudrait pas
51:03que la justice
51:05rebascule,
51:06fasse presque
51:07payer le passé,
51:08en quelque sorte.
51:09Oui,
51:09pendant longtemps,
51:10ça a été le cas.
51:11Et c'est vrai
51:12que cette incarcération immédiate,
51:14elle est très dure
51:16pour Bruno Laffont
51:17et pour surtout,
51:18enfin,
51:19pas surtout,
51:19les autres membres
51:21de son comité d'action
51:23qui était dans le procès.
51:26Merci beaucoup.
51:26Merci Geoffroy Roudebezu.
51:27On a compris,
51:28des droits de douane,
51:29c'est la seule solution
51:30en tous les cas
51:30pour s'en sortir à court terme.
51:32Le 1er mai,
51:33c'est du grand n'importe quoi,
51:35il faut travailler plus.
51:36Voilà,
51:36c'était Geoffroy Roudebezu,
51:37l'ex-patron du MEDEF,
51:38très remonté.
51:39Merci beaucoup.
51:40Voilà,
51:40bonne soirée.
51:41Tout de suite,
51:41vous retrouvez Laurent Cambeau
51:42pour son journal de l'écho.
51:47Le 18-19
51:48d'Edwish Chevrillon
51:49sur BFM Business.
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