00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Et notre invité ce matin c'est Cédric Meston, bonjour, fondateur et président du groupe Revive,
00:08vous êtes le repreneur de Tupperware, vous annoncez ce matin avoir déjà commencé un bon redressement pour le groupe,
00:14on va en parler, mais avant, vous avez changé le nom, vous n'avez pas gardé le nom Tupperware, vous
00:20êtes dingue.
00:21Le nom Tupperware existe toujours, nous on avait repris, donc on s'était vu il y a un an,
00:25on avait repris Tupperware France qui était au bord de la faillite, il y avait 20 millions d'euros de
00:30dettes,
00:30l'entreprise était à l'arrêt économique depuis plusieurs mois, au bord de la liquidation,
00:34et nous on a repris donc cette société française qu'on a relancée aujourd'hui dans toute l'Europe,
00:38on a commencé dans 5 pays, aujourd'hui on est présent dans 23 pays européens,
00:42on s'occupe de la distribution de la marque Tupperware, la marque Tupperware existe dans les autres régions du monde,
00:47nous on représente Tupperware en France et c'est pour ça qu'on a fait ce choix effectivement de changer
00:51le nom.
00:51Donc en France c'est plus Tupperware, ailleurs oui mais en France non ?
00:53Alors le nom de l'entreprise n'est pas Tupperware, pour autant les produits qu'on distribue sont des produits
00:58Tupperware,
00:58nous derrière en fait on a relancé via le réseau de vente directe, via la grande distribution,
01:04via le e-commerce Tupperware, l'idée ça va être de développer de nouveaux produits,
01:08de faire entrer de nouvelles marques, donc on a décidé de changer le nom pour ne pas être uniquement dépendant
01:14de Tupperware.
01:14Ouais ouais ok ok j'entends, j'entends la stratégie,
01:17notamment il faut sortir du tout plastique qui était aussi la marque de fabrique de Tupperware,
01:22il faut dire quand même que quand vous avez repris le dossier, vous le disiez il y a quelques mois,
01:26il n'y avait même pas de stock, il n'y avait plus de chiffre d'affaires,
01:28c'est-à-dire que vraiment on était dans une situation ultra critique.
01:31Alors absolument, on a repris une coquille vide,
01:34donc on avait les équipes, ça faisait des années voire des dizaines d'années qu'a travaillé pour Tupperware,
01:39on a réussi à réactiver le réseau de vente, reconvaincre les vendeurs et vendeuses de Tupperware,
01:44Exactement, les vendeurs de Tupperware dans les différents pays européens de revenir travailler avec nous,
01:49on a réussi à relancer la marque, on a réussi à rentrer chez Leclerc, chez Carrefour,
01:55chez Réveux en Allemagne, chez Deleuze en Belgique,
01:57dans de nombreuses enseignes de grandes distributions,
01:59et derrière on est sorti de procédure collective en fin juillet dernier,
02:03et depuis on finit de rembourser les dettes de l'ancien modèle Tupperware,
02:08et on a tout digitalisé, on a tout digitalisé maintenant,
02:11les vendeurs et les vendeuses ont des applications de vente,
02:14tout est automatisé, et on arrive à piloter ces 23 pays
02:17à partir seulement d'une équipe d'une petite quarantaine de personnes basées en France.
02:22Et combien de chiffres d'affaires alors du coup depuis la reprise ?
02:25Aujourd'hui on est à autour de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires.
02:27Ah oui, donc là ça a bien repris ?
02:30Exactement, on a beaucoup de croissance tous les mois,
02:33du fait qu'on ouvre des nouveaux pays.
02:35Nous tout l'enjeu ça a été de récupérer du stock,
02:38on a commencé vraiment avec zéro stock,
02:39il n'y avait plus de stock en France.
02:41Vous avez racheté du stock à l'étranger ?
02:43On a racheté du stock, c'est ça.
02:44En fait, via toutes les autres filiales Tupperware
02:47qui étaient en liquidation dans les autres pays européens,
02:49on a été négocier le stock qui était présent
02:51dans l'ancienne usine de Belgique,
02:53dans l'ancienne usine du Portugal, etc.
02:55Et c'est comme ça qu'on a pu reconstituer un gros stock
02:58de plusieurs millions de Tupperware
03:00qui nous ont permis d'effectuer la relance.
03:03Et en parallèle de ça,
03:04on s'est approvisionné de nouveaux produits
03:06spécifiques pour le retail.
03:08Par exemple, c'est des produits neufs
03:10qui viennent d'autres pays
03:12qu'on a mis chez Réveux,
03:14qu'on a mis chez Deleuze, chez Leclerc.
03:17Également, des nouvelles gammes
03:18en vert, en inox, plus durables.
03:21Et sur la distribution,
03:23vous dites que les réunions Tupperware,
03:25ça a toujours un intérêt ?
03:26Ou c'est parce qu'il y a une sorte de...
03:29On se rappelle comment c'était avant ?
03:31Ou c'est vraiment un canal de distribution
03:33sur lequel vous comptez ?
03:34Alors ça, c'est vraiment la surprise qu'on a eue
03:36cette année de reprise.
03:38On s'est dit, on va refaire Tupperware,
03:41mais on va le refaire dans les supermarchés,
03:43on va le refaire sur Internet.
03:44Et en fait, la vente directe,
03:45on va toujours l'utiliser,
03:46mais ce sera beaucoup plus petit qu'avant.
03:48Et en fait, avec l'intelligence artificielle,
03:50avec le fait que le e-commerce
03:51est de plus en plus compliqué,
03:52que ça coûte de plus en plus cher,
03:54le fait que le retail, c'est long,
03:55en fait, on se rend compte
03:56que la vente directe,
03:57la vente directe,
03:58en fait, il n'y a pas d'intelligence artificielle,
04:00c'est basé sur des relations humaines.
04:02Donc en fait, ça survit
04:04avec les modifications,
04:05avec tout le tremblement de terre
04:07qui arrive avec...
04:09Donc c'est les vendeurs et les vendeuses
04:10qui avaient envie de continuer, en fait.
04:11Exactement.
04:12Et au-delà de ça,
04:12les gens ont beaucoup plus confiance
04:14pour acheter des produits
04:15quand c'est quelqu'un qui les conseille,
04:17ce qui fait qu'il y a de plus en plus de marques
04:18qu'ils retournent vers la vente directe,
04:20ce qui fait aussi qu'on a changé de nom
04:21pour pouvoir apporter d'autres marques,
04:23d'autres produits,
04:24dans le plus gros réseau
04:25de vente indépendante.
04:27Donc c'est des réunions,
04:27le nom c'est Oubo, c'est ça ?
04:30Alors on dit toujours Tupperware,
04:31parce que c'est plus facile.
04:32Ah oui, mais c'est d'autres marques.
04:34On distribue toujours les produits Tupperware,
04:36mais effectivement,
04:36l'idée, ça va être de proposer
04:38d'autres produits que Tupperware
04:39lors de ces ventes à domicile,
04:42qui correspondent encore
04:42à 70% de notre chiffre d'affaires.
04:44Sur le plastique,
04:46aujourd'hui, dans les gammes,
04:47à quelle place c'est très limité ?
04:50Aujourd'hui, on a à peu près
04:51moitié-moitié entre plastique
04:53et autres produits.
04:54Là, on vient de lancer
04:55de nouvelles références,
04:57typiquement des gammes
04:58de produits en verre,
04:59des gammes de produits en inox,
05:00des produits plus durables.
05:02L'idée, c'est vraiment
05:03de faire évoluer également
05:05les perceptions des clients.
05:06Nous, ce qu'on voit,
05:07un exemple, en Allemagne,
05:08on voit encore énormément de plastique
05:10parce qu'en moyenne,
05:11les Allemands ont une meilleure connaissance
05:13des types de plastique différents
05:14et se rendent compte toujours
05:15qu'on a des bons plastiques,
05:17de bonne qualité,
05:17où il n'y a pas de transfert
05:19de matériel, typiquement au micron,
05:21etc.
05:21Là où on a d'autres pays,
05:22comme en France,
05:23où on vend beaucoup moins de plastique
05:25et où les consommateurs
05:25vont plus chercher du verre,
05:27de l'inox,
05:27des produits plus durables.
05:29Alors, du coup,
05:29vous allez faire quoi après ?
05:30Parce que maintenant que...
05:31Là, j'entends que c'est remis
05:32un peu sur les rails.
05:33Il va falloir une autre boîte
05:35à reprendre.
05:35Il y a toujours beaucoup
05:36de travail chez Tupperware.
05:38On est sur 23 pays.
05:39Notre enjeu, c'est vraiment
05:40de créer le plus grand réseau
05:42de ventes indépendantes
05:44en Europe
05:45pour tout ce qui est
05:46ce qu'on appelle
05:46le kitchenware.
05:48C'est les produits liés
05:49à la cuisine.
05:49Donc, faire rentrer
05:50d'autres gammes,
05:51faire rentrer d'autres marques.
05:52Et à côté de ça,
05:53oui, absolument,
05:54avec le groupe Revive,
05:55on continue,
05:56on est ouvert,
05:56on cherche des opportunités.
05:58Parce que vous dites,
05:59Revive,
05:59c'est que des reprises
06:00de boîte.
06:01C'est-à-dire que c'est
06:02votre cœur de business.
06:04Exactement.
06:04Nous, le cœur de métier
06:05du groupe Revive derrière,
06:07c'est de reprendre
06:08des entreprises
06:08qui sont en difficulté,
06:10qui sont au bord de l'arrêt
06:11et leur donner un avenir,
06:13réussir à essayer
06:14de les relancer.
06:15Typiquement,
06:15on avait essayé
06:16d'effectuer la reprise
06:17du groupe Brandt.
06:18On avait déposé
06:19un projet de reprise
06:20en scope
06:20avec les salariés.
06:22Malheureusement,
06:22qui n'avait pas abouti.
06:24C'était fin novembre dernier
06:25et depuis,
06:25l'entreprise est partie
06:26en liquidation.
06:27Et derrière,
06:28en liquidation,
06:28il n'y a pas eu d'offres
06:29et l'entreprise a été vendue,
06:30on va dire,
06:31à la casse.
06:31Et on a été extrêmement tristes
06:33pour tous les salariés
06:34de ce qui s'est passé.
06:35Vous pensiez
06:35que ça pouvait remarcher,
06:37Brandt ?
06:38Parce que quand on regardait
06:38le dossier comme ça,
06:40de loin,
06:41la concurrence est tellement forte
06:43sur l'électroménager.
06:45Il y avait quelque chose
06:46à relancer ?
06:47Oui.
06:48Oui, ça fonctionnait.
06:49On est convaincus
06:50que ça fonctionnait.
06:50Pas sur l'ancien périmètre.
06:52En revanche,
06:53les deux sites,
06:53le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle,
06:55le site de Vendôme
06:55étaient top.
06:56Nous, on reprenait 300...
06:57On faisait le projet
06:58avec 350 salariés.
07:00Et l'idée derrière,
07:01c'était de capitaliser
07:03sur le Made in France
07:04avec des produits
07:04justement premium
07:05d'électroménagers.
07:06Et ça, pour le coup,
07:06il y a de la demande.
07:07On avait des partenariats
07:08avec tous les gros retailers français
07:10qui continuent
07:11de nous accompagner.
07:12Et de l'autre côté,
07:12l'idée,
07:13c'était de diversifier,
07:14d'effectuer d'autres types
07:15de produits
07:16à partir des sites.
07:17Et pour le coup,
07:18il y avait beaucoup
07:18de diversification possible,
07:20que ce soit dans l'armement
07:21ou dans d'autres industries
07:23qu'on pouvait faire
07:24à partir des sites.
07:25Et pourquoi ça n'a pas été
07:28validé pour vous ?
07:29Pourquoi c'est parti à la casse ?
07:30Qu'est-ce qui a chopé ?
07:32Alors, malheureusement,
07:33c'est le problème
07:34de ces types de reprises.
07:35Et nous, on dépose
07:36le projet
07:37qu'on estime
07:38le plus sérieux possible.
07:39Et après,
07:40c'est la justice
07:41qui décide.
07:42Malheureusement,
07:43pour celui-là,
07:44la justice a préféré
07:45faire passer
07:46le projet en liquidation.
07:48Et ça,
07:48on ne peut pas challenger
07:49leurs décisions.
07:51Et malheureusement,
07:51derrière,
07:52ça n'a pas abouti.
07:52pour autant,
07:54nous,
07:54on travaille sur
07:56le prochain dossier
07:57qui on espère arrivera bientôt.
07:59Merci beaucoup,
07:59Cédric Meston.
08:00On est vu ce matin
08:00dans la matinale de l'économie.
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