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  • il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, Cédric Meston, fondateur et président du Groupe Revive, repreneur de Tupperware, était l'invité dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Et notre invité ce matin c'est Cédric Meston, bonjour, fondateur et président du groupe Revive,
00:08vous êtes le repreneur de Tupperware, vous annoncez ce matin avoir déjà commencé un bon redressement pour le groupe,
00:14on va en parler, mais avant, vous avez changé le nom, vous n'avez pas gardé le nom Tupperware, vous
00:20êtes dingue.
00:21Le nom Tupperware existe toujours, nous on avait repris, donc on s'était vu il y a un an,
00:25on avait repris Tupperware France qui était au bord de la faillite, il y avait 20 millions d'euros de
00:30dettes,
00:30l'entreprise était à l'arrêt économique depuis plusieurs mois, au bord de la liquidation,
00:34et nous on a repris donc cette société française qu'on a relancée aujourd'hui dans toute l'Europe,
00:38on a commencé dans 5 pays, aujourd'hui on est présent dans 23 pays européens,
00:42on s'occupe de la distribution de la marque Tupperware, la marque Tupperware existe dans les autres régions du monde,
00:47nous on représente Tupperware en France et c'est pour ça qu'on a fait ce choix effectivement de changer
00:51le nom.
00:51Donc en France c'est plus Tupperware, ailleurs oui mais en France non ?
00:53Alors le nom de l'entreprise n'est pas Tupperware, pour autant les produits qu'on distribue sont des produits
00:58Tupperware,
00:58nous derrière en fait on a relancé via le réseau de vente directe, via la grande distribution,
01:04via le e-commerce Tupperware, l'idée ça va être de développer de nouveaux produits,
01:08de faire entrer de nouvelles marques, donc on a décidé de changer le nom pour ne pas être uniquement dépendant
01:14de Tupperware.
01:14Ouais ouais ok ok j'entends, j'entends la stratégie,
01:17notamment il faut sortir du tout plastique qui était aussi la marque de fabrique de Tupperware,
01:22il faut dire quand même que quand vous avez repris le dossier, vous le disiez il y a quelques mois,
01:26il n'y avait même pas de stock, il n'y avait plus de chiffre d'affaires,
01:28c'est-à-dire que vraiment on était dans une situation ultra critique.
01:31Alors absolument, on a repris une coquille vide,
01:34donc on avait les équipes, ça faisait des années voire des dizaines d'années qu'a travaillé pour Tupperware,
01:39on a réussi à réactiver le réseau de vente, reconvaincre les vendeurs et vendeuses de Tupperware,
01:44Exactement, les vendeurs de Tupperware dans les différents pays européens de revenir travailler avec nous,
01:49on a réussi à relancer la marque, on a réussi à rentrer chez Leclerc, chez Carrefour,
01:55chez Réveux en Allemagne, chez Deleuze en Belgique,
01:57dans de nombreuses enseignes de grandes distributions,
01:59et derrière on est sorti de procédure collective en fin juillet dernier,
02:03et depuis on finit de rembourser les dettes de l'ancien modèle Tupperware,
02:08et on a tout digitalisé, on a tout digitalisé maintenant,
02:11les vendeurs et les vendeuses ont des applications de vente,
02:14tout est automatisé, et on arrive à piloter ces 23 pays
02:17à partir seulement d'une équipe d'une petite quarantaine de personnes basées en France.
02:22Et combien de chiffres d'affaires alors du coup depuis la reprise ?
02:25Aujourd'hui on est à autour de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires.
02:27Ah oui, donc là ça a bien repris ?
02:30Exactement, on a beaucoup de croissance tous les mois,
02:33du fait qu'on ouvre des nouveaux pays.
02:35Nous tout l'enjeu ça a été de récupérer du stock,
02:38on a commencé vraiment avec zéro stock,
02:39il n'y avait plus de stock en France.
02:41Vous avez racheté du stock à l'étranger ?
02:43On a racheté du stock, c'est ça.
02:44En fait, via toutes les autres filiales Tupperware
02:47qui étaient en liquidation dans les autres pays européens,
02:49on a été négocier le stock qui était présent
02:51dans l'ancienne usine de Belgique,
02:53dans l'ancienne usine du Portugal, etc.
02:55Et c'est comme ça qu'on a pu reconstituer un gros stock
02:58de plusieurs millions de Tupperware
03:00qui nous ont permis d'effectuer la relance.
03:03Et en parallèle de ça,
03:04on s'est approvisionné de nouveaux produits
03:06spécifiques pour le retail.
03:08Par exemple, c'est des produits neufs
03:10qui viennent d'autres pays
03:12qu'on a mis chez Réveux,
03:14qu'on a mis chez Deleuze, chez Leclerc.
03:17Également, des nouvelles gammes
03:18en vert, en inox, plus durables.
03:21Et sur la distribution,
03:23vous dites que les réunions Tupperware,
03:25ça a toujours un intérêt ?
03:26Ou c'est parce qu'il y a une sorte de...
03:29On se rappelle comment c'était avant ?
03:31Ou c'est vraiment un canal de distribution
03:33sur lequel vous comptez ?
03:34Alors ça, c'est vraiment la surprise qu'on a eue
03:36cette année de reprise.
03:38On s'est dit, on va refaire Tupperware,
03:41mais on va le refaire dans les supermarchés,
03:43on va le refaire sur Internet.
03:44Et en fait, la vente directe,
03:45on va toujours l'utiliser,
03:46mais ce sera beaucoup plus petit qu'avant.
03:48Et en fait, avec l'intelligence artificielle,
03:50avec le fait que le e-commerce
03:51est de plus en plus compliqué,
03:52que ça coûte de plus en plus cher,
03:54le fait que le retail, c'est long,
03:55en fait, on se rend compte
03:56que la vente directe,
03:57la vente directe,
03:58en fait, il n'y a pas d'intelligence artificielle,
04:00c'est basé sur des relations humaines.
04:02Donc en fait, ça survit
04:04avec les modifications,
04:05avec tout le tremblement de terre
04:07qui arrive avec...
04:09Donc c'est les vendeurs et les vendeuses
04:10qui avaient envie de continuer, en fait.
04:11Exactement.
04:12Et au-delà de ça,
04:12les gens ont beaucoup plus confiance
04:14pour acheter des produits
04:15quand c'est quelqu'un qui les conseille,
04:17ce qui fait qu'il y a de plus en plus de marques
04:18qu'ils retournent vers la vente directe,
04:20ce qui fait aussi qu'on a changé de nom
04:21pour pouvoir apporter d'autres marques,
04:23d'autres produits,
04:24dans le plus gros réseau
04:25de vente indépendante.
04:27Donc c'est des réunions,
04:27le nom c'est Oubo, c'est ça ?
04:30Alors on dit toujours Tupperware,
04:31parce que c'est plus facile.
04:32Ah oui, mais c'est d'autres marques.
04:34On distribue toujours les produits Tupperware,
04:36mais effectivement,
04:36l'idée, ça va être de proposer
04:38d'autres produits que Tupperware
04:39lors de ces ventes à domicile,
04:42qui correspondent encore
04:42à 70% de notre chiffre d'affaires.
04:44Sur le plastique,
04:46aujourd'hui, dans les gammes,
04:47à quelle place c'est très limité ?
04:50Aujourd'hui, on a à peu près
04:51moitié-moitié entre plastique
04:53et autres produits.
04:54Là, on vient de lancer
04:55de nouvelles références,
04:57typiquement des gammes
04:58de produits en verre,
04:59des gammes de produits en inox,
05:00des produits plus durables.
05:02L'idée, c'est vraiment
05:03de faire évoluer également
05:05les perceptions des clients.
05:06Nous, ce qu'on voit,
05:07un exemple, en Allemagne,
05:08on voit encore énormément de plastique
05:10parce qu'en moyenne,
05:11les Allemands ont une meilleure connaissance
05:13des types de plastique différents
05:14et se rendent compte toujours
05:15qu'on a des bons plastiques,
05:17de bonne qualité,
05:17où il n'y a pas de transfert
05:19de matériel, typiquement au micron,
05:21etc.
05:21Là où on a d'autres pays,
05:22comme en France,
05:23où on vend beaucoup moins de plastique
05:25et où les consommateurs
05:25vont plus chercher du verre,
05:27de l'inox,
05:27des produits plus durables.
05:29Alors, du coup,
05:29vous allez faire quoi après ?
05:30Parce que maintenant que...
05:31Là, j'entends que c'est remis
05:32un peu sur les rails.
05:33Il va falloir une autre boîte
05:35à reprendre.
05:35Il y a toujours beaucoup
05:36de travail chez Tupperware.
05:38On est sur 23 pays.
05:39Notre enjeu, c'est vraiment
05:40de créer le plus grand réseau
05:42de ventes indépendantes
05:44en Europe
05:45pour tout ce qui est
05:46ce qu'on appelle
05:46le kitchenware.
05:48C'est les produits liés
05:49à la cuisine.
05:49Donc, faire rentrer
05:50d'autres gammes,
05:51faire rentrer d'autres marques.
05:52Et à côté de ça,
05:53oui, absolument,
05:54avec le groupe Revive,
05:55on continue,
05:56on est ouvert,
05:56on cherche des opportunités.
05:58Parce que vous dites,
05:59Revive,
05:59c'est que des reprises
06:00de boîte.
06:01C'est-à-dire que c'est
06:02votre cœur de business.
06:04Exactement.
06:04Nous, le cœur de métier
06:05du groupe Revive derrière,
06:07c'est de reprendre
06:08des entreprises
06:08qui sont en difficulté,
06:10qui sont au bord de l'arrêt
06:11et leur donner un avenir,
06:13réussir à essayer
06:14de les relancer.
06:15Typiquement,
06:15on avait essayé
06:16d'effectuer la reprise
06:17du groupe Brandt.
06:18On avait déposé
06:19un projet de reprise
06:20en scope
06:20avec les salariés.
06:22Malheureusement,
06:22qui n'avait pas abouti.
06:24C'était fin novembre dernier
06:25et depuis,
06:25l'entreprise est partie
06:26en liquidation.
06:27Et derrière,
06:28en liquidation,
06:28il n'y a pas eu d'offres
06:29et l'entreprise a été vendue,
06:30on va dire,
06:31à la casse.
06:31Et on a été extrêmement tristes
06:33pour tous les salariés
06:34de ce qui s'est passé.
06:35Vous pensiez
06:35que ça pouvait remarcher,
06:37Brandt ?
06:38Parce que quand on regardait
06:38le dossier comme ça,
06:40de loin,
06:41la concurrence est tellement forte
06:43sur l'électroménager.
06:45Il y avait quelque chose
06:46à relancer ?
06:47Oui.
06:48Oui, ça fonctionnait.
06:49On est convaincus
06:50que ça fonctionnait.
06:50Pas sur l'ancien périmètre.
06:52En revanche,
06:53les deux sites,
06:53le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle,
06:55le site de Vendôme
06:55étaient top.
06:56Nous, on reprenait 300...
06:57On faisait le projet
06:58avec 350 salariés.
07:00Et l'idée derrière,
07:01c'était de capitaliser
07:03sur le Made in France
07:04avec des produits
07:04justement premium
07:05d'électroménagers.
07:06Et ça, pour le coup,
07:06il y a de la demande.
07:07On avait des partenariats
07:08avec tous les gros retailers français
07:10qui continuent
07:11de nous accompagner.
07:12Et de l'autre côté,
07:12l'idée,
07:13c'était de diversifier,
07:14d'effectuer d'autres types
07:15de produits
07:16à partir des sites.
07:17Et pour le coup,
07:18il y avait beaucoup
07:18de diversification possible,
07:20que ce soit dans l'armement
07:21ou dans d'autres industries
07:23qu'on pouvait faire
07:24à partir des sites.
07:25Et pourquoi ça n'a pas été
07:28validé pour vous ?
07:29Pourquoi c'est parti à la casse ?
07:30Qu'est-ce qui a chopé ?
07:32Alors, malheureusement,
07:33c'est le problème
07:34de ces types de reprises.
07:35Et nous, on dépose
07:36le projet
07:37qu'on estime
07:38le plus sérieux possible.
07:39Et après,
07:40c'est la justice
07:41qui décide.
07:42Malheureusement,
07:43pour celui-là,
07:44la justice a préféré
07:45faire passer
07:46le projet en liquidation.
07:48Et ça,
07:48on ne peut pas challenger
07:49leurs décisions.
07:51Et malheureusement,
07:51derrière,
07:52ça n'a pas abouti.
07:52pour autant,
07:54nous,
07:54on travaille sur
07:56le prochain dossier
07:57qui on espère arrivera bientôt.
07:59Merci beaucoup,
07:59Cédric Meston.
08:00On est vu ce matin
08:00dans la matinale de l'économie.
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