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  • il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du vendredi 10 avril 2026

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00:00mondial. Il est 20h et bientôt 4 minutes sur France Info, l'heure de retrouver
00:04Les Informés, Marc Potvin et ses invités.
00:1920h, 21h, Les Informés, Marc Potvin.
00:23Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans Les Informés de France Info, votre émission
00:28de décryptage et d'actualité, nous sommes ensemble pour une heure. Et à la une ce soir,
00:33les annonces du Premier ministre, un coup d'accélérateur sur l'électrification du
00:37pays, de nos voitures à nos chaudières, mais toujours pas d'aide générale à la pompe.
00:42Au programme aussi, les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, qui doivent commencer
00:47demain au Pakistan, auront-elles lieu ? Et si oui, peuvent-elles aboutir ? Nous allons
00:53voir ça, nous évoquerons aussi évidemment le sort du Liban. Et puis en France, touche
00:57pas à mon 1er mai. Les syndicats et la gauche vont debout contre une proposition de loi
01:02pour permettre à davantage de salariés de travailler en ce jour férié. Ce sera notre
01:08débat en fin d'émission. Nos Informés ce soir sont Audrey Tison, journaliste au service
01:13politique de France Info. Bonsoir Audrey.
01:16Véronique Reissoute, présidente de Backbone Consulting, maître de conférences en communication
01:21de crise à Sciences Po. Bonsoir. Quentin Calmet, journaliste politique à Public Sénat.
01:27Bonsoir à vous. Bonsoir Marc. Franck Dedieu, oui, rédacteur en chef à la rédaction de
01:32Marianne. Bonsoir. Bonsoir Marc. Et Richard Verly, correspondant France Europe pour le
01:38média suisse Blic. Bonsoir à vous. Voilà pour le casting, c'est parti pour les informés.
01:43Et on commence donc par les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu qui veut faire de la
01:49crise en cours. Une opportunité, en l'occurrence, passée à la vitesse supérieure sur l'électrification
01:56de la France, à commencer par son parc automobile. On l'écoute.
02:01D'ici 2030, deux voitures neufs sur trois devront être électriques. Il faut accélérer
02:07et nous le savons tous, c'est le moment. Pour les ménages les plus modestes, c'est un
02:12outil connu de leasing social, c'est-à-dire des voitures à loyer mensuel modéré qui va être
02:17de nouveaux proposés dès ce mois de juin. Avec une première offre d'au moins 50 000 véhicules
02:22électriques supplémentaires. Et pour les gros rouleurs issus des classes moyennes, et en
02:27particulier celles et ceux qui travaillent, le gouvernement veut aller plus loin avec
02:32un nouveau dispositif. Là encore, 50 000 véhicules électriques supplémentaires, en plus,
02:38vont ainsi être subventionnés dès 2026, notamment pour les aides à domicile, les aides
02:42soignantes, les infirmières, les artisans, et plus globalement, tous les salariés ou
02:46agents publics de notre pays. La transition doit être une solution, plus une contrainte
02:52et certainement pas une punition.
02:54Voilà en ce qui concerne les foyers modestes et les gros rouleurs. Audrey Tison, le Premier
02:59ministre, il n'a pas annoncé que ça.
03:01Oui, après cette partie sur les voitures électriques, on met le paquet là-dessus, on
03:07a aussi le paquet sur l'électrification des logements, entre guillemets, avec la fin
03:12des chaudières à gaz, avec 2 millions de logements sociaux qui vont voir leurs chaudières
03:17remplacer leur système d'électricité, de chauffage électrique nouveau d'ici
03:232050. 2 millions de logements, c'est un gros plan de renouvellement. La fin de l'installation
03:29des chaudières à gaz d'ici la fin de 2026. Alors ça, ça a été annoncé comme une
03:35mesure par Sébastien Lecornu, mais il faut signaler qu'il y avait déjà l'interdiction
03:40quasiment d'installer des chaudières à gaz dans tout ce qui est logement neuf. Ça, c'était
03:44une mesure qui était déjà actée depuis quelques années. Et puis, de manière un
03:50peu plus globale, il a parlé également du parc industriel et des artisans en France
03:57parce qu'il a également la volonté d'électrifier l'activité économique du pays avec une décarbonation
04:04des grands sites industriels, une électrification aussi des outils de travail pour les artisans.
04:10Il pense par exemple aux fours pour les boulangers et les fours qui deviendraient électriques.
04:15Et là, on n'a pas vraiment de mesures très précises. Il s'agit de grands objectifs.
04:20Et il demande là aussi à ses ministres de travailler plus précisément à des mesures
04:24qui seront développées, nous dit-il, dans les jours à venir.
04:27Pour ce qui est des voitures, en tout cas, le gouvernement reste fidèle à sa philosophie
04:32dans cette crise, pas d'aide générale à la pompe.
04:34Oui, le gouvernement le dit. Il y a un déficit. Il n'est pas question de dépenser à tout va.
04:42Et au passage, le gouvernement adresse, le Premier ministre adresse un certain nombre de taxes,
04:48tacles aux oppositions à la droite et l'extrême droite.
04:52Ceux qui réclament notamment des baisses de TVA.
04:55Il les accuse de démagogie. On ne peut pas dénoncer les déficits publics et en même temps
05:00proposer des baisses généralisées de taxes.
05:03Ces mesures qui paraissent simples, des remèdes faciles, mais qui ne fonctionnent pas
05:08et qui coûtent surtout très cher.
05:09Alors, ces annonces, évidemment, elles étaient très attendues par les Français.
05:13Véronique Reissoute, qu'est-ce qu'on en dit sur les réseaux sociaux ce soir
05:17de ces annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu ?
05:20Alors, il y a évidemment beaucoup de commentaires autour des chaudières à gaz.
05:23Même si c'était une mesure qui existait déjà, ça a plutôt étonné.
05:27Après beaucoup de commentaires sur deux voitures sur trois d'ici 2020,
05:32avec quelque chose qui ressortait beaucoup ce soir, qui est la notion du ressenti d'autonomie.
05:37Où les uns et les autres disent que, en fait, quand vous êtes à la campagne
05:40et que vous avez une voiture électrique, vous avez une réalité qui est en fin d'autonomie.
05:45Vous êtes angoissé et stressé.
05:47Donc, en disant qu'il y a un sujet financier, parce que c'est cher une voiture électrique.
05:52Mais au-delà de ce sujet, il y a aussi la complexité de rouler en électrique
05:56quand on habite à la campagne, que les équipements ne sont pas toujours là.
06:00Parce que peut-être, effectivement, il y a moins de bornes de recharge.
06:03Exactement.
06:04Donc, il s'appelle ça le ressenti d'autonomie.
06:06Le ressenti avec une voiture thermique, il est plus facile,
06:09parce que vous suivez votre compteur.
06:11Il y avait aussi pas mal de commentaires de gens qui disaient
06:13que si on doit électrifier la France, il faudrait aussi avoir des systèmes plus clairs
06:16sur combien ça coûte de faire son plein en électricité aux recharges.
06:21Parce que le système n'est pas transparent comme pour du carburant.
06:25Quand vous arrivez, on vous annonce le prix à la pompe,
06:27qui est d'ailleurs le fond de 2-3 débats en ce moment.
06:29Là, c'est pas si simple que ça.
06:32Donc, on voit bien que les choses sont plus compliquées.
06:35Mais étonnamment, dans les mesures de ce soir,
06:38il y avait quelque chose qui ressortait beaucoup,
06:39qui était l'expression « la guerre des autres »,
06:41qui a été plutôt saluée.
06:42Et le ton sur lequel M. Lecornus s'est adressé aux Français
06:47a été jugé sérieux, calme et clair,
06:48même s'ils n'étaient pas d'accord sur toutes les mesures annoncées.
06:51Mais globalement, on va dire que la forme était plutôt appréciée,
06:55avec moins de polémiques habituellement sur la façon dont on parle aux Français.
07:01La forme appréciée, le fond, ça reste à voir.
07:05Quentin Calmet, effectivement, là où certains Français très clairement attendaient
07:08des aides sur le prix du carburant, directement à la pompe,
07:15elles ne sont pas arrivées, effectivement.
07:17En fait, on n'a plus les moyens de ces politiques de bouclier énergétique
07:21qu'on avait vues depuis 2022,
07:22qui ont coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros,
07:24grévées les finances publiques,
07:25et qu'on essaie toujours de colmater.
07:27Le déficit, vous en parliez à l'instant,
07:30et la dette, qui sont maintenant des énormes sujets
07:34qui font qu'on n'arrive plus à adopter des budgets.
07:36Il y avait la difficulté.
07:38Alors, le plan d'électrification, il a été lancé par Bercy depuis plusieurs semaines.
07:42Il y avait des tables rondes médiatiques à Bercy depuis le 13 février.
07:46Mais on voit qu'avec l'accélération de l'actualité,
07:49on a été rattrapé par cette fragilité de la France,
07:51qui est comme ça dépendant des importations en matière d'énergie.
07:55Et donc, l'idée pour le gouvernement,
07:56c'est de donner des solutions aux Français dans leur vie quotidienne,
08:00en essayant d'être le plus concret possible,
08:01mais avec aucune marge de manœuvre budgétaire.
08:04Et c'est là que, d'ailleurs, il faudra voir dans les détails des annonces
08:07comment elles sont financées.
08:09Est-ce que c'est juste des tuyaux qu'on met ailleurs qui étaient déjà prévus ?
08:12C'est ce qu'il a laissé entendre ce soir.
08:14Alors, il dit quand même,
08:16l'État va augmenter le plan d'électrification de 5 à 10 milliards
08:20pour atteindre 10 milliards d'euros d'ici 2030.
08:22Donc, doubler le plan d'électrification,
08:24mais alors peut-être en prenant ailleurs
08:25pour accélérer cette électrification.
08:28Mais ce sera dans le détail.
08:30Et il y aura des nouvelles annonces, ministère par ministère,
08:32qui vont arriver.
08:33Ça aussi, il l'a dit dans son allocution.
08:35Et c'est vrai que, dans les détails,
08:36on va voir où est-ce qu'il y a vraiment de l'ambition,
08:38des moyens nouveaux, ou pas du tout, en fait.
08:41Franck Dedieu, des annonces,
08:42un plan d'électrification pour la France
08:44dans un contexte budgétaire
08:45qui est celui qu'on connaît, un contexte contraint.
08:48Un contexte contraint, vous avez raison.
08:51Quentin parlait du fameux ristron de carburant en 2022.
08:54Ça avait coûté très cher,
08:55mais on n'a pas évoqué l'année 2023
08:58où le gouvernement a accordé 100 euros aux gros rouleurs,
09:02ce qui a coûté à peu près 450 millions d'euros.
09:05Donc, il y avait quand même,
09:07autant arroser pour l'ensemble des automobilistes,
09:10ça pouvait coûter très cher,
09:12autant faire un geste à l'attention des gros rouleurs.
09:14C'était budgétairement possible.
09:16Ça, c'est un premier point.
09:18Audrey parlait de 2050.
09:19Mettez-vous à la place de l'infirmier du rouleur
09:23qui fait son plein
09:25et il entend parler de 2050.
09:27Il se dit, bon, il y a quand même un truc qui ne va pas.
09:30Donc, effectivement,
09:32le premier ministre se plaçait
09:34avec une certaine hauteur de vue
09:35et hauteur sur le long terme aussi.
09:39Sur la base du diagnostic,
09:40qui est assez vrai.
09:41Autonomie pour les ménages,
09:44quelque part souveraineté pour les États,
09:47indépendance par rapport aux entreprises aussi,
09:49qui pourront demain, grâce à l'électrification,
09:53être payées moins, réduire la facture.
09:55Tout ça, c'est vrai à long terme.
09:57Il y a des questions de financement
09:58et puis il y a aussi des questions
10:01qui s'étaient déjà posées
10:02à l'égard des pompes à chaleur,
10:05mais aussi du fameux leasing automobile.
10:07C'est la question du Made in France.
10:09À Marianne, on avait fait une enquête
10:11par rapport aux véhicules
10:13qui faisaient l'objet du leasing.
10:15Je crois qu'il y en avait 24 véhicules.
10:2027, pardon.
10:21Sur les 27 véhicules,
10:22il y en avait 4 Made in France.
10:23Ça veut dire que l'État subventionnait,
10:27aidait des véhicules
10:29qui n'étaient pas fabriqués en France.
10:30Donc, il faudra faire attention.
10:32Bien sûr, il y a une question de coût aussi.
10:34Mais il faudra faire attention
10:35à ce que ce coup-ci,
10:38on puisse faire une pierre de coût,
10:41c'est-à-dire faire baisser la facture
10:43des ménages, des entreprises
10:44et des gros rouleurs
10:45et puis aussi favoriser le Made in France
10:47et les industriels du Made in France.
10:50Et c'est ce qu'a dit d'ailleurs
10:51plus ou moins le Premier ministre.
10:52Il a évoqué la possibilité,
10:55même l'exigence de faire tout ça
10:57en quelque sorte en circuit fermé.
10:58C'est notamment l'exemple
10:59des pompes à chaleur.
11:01Il a dit que c'était effectivement
11:03des filières non délocalisables
11:05et que ça allait comme ça
11:06nourrir aussi l'activité.
11:09Mais c'était pour les pompes à chaleur.
11:10Non, sur les pompes à chaleur, c'est vrai.
11:12Mais pas pour les véhicules à chaleur.
11:13C'est une question plus technique.
11:16On l'a vu avec ma prime Renault,
11:18c'était vraiment une usine à gaz,
11:20un mauvais jeu de mots,
11:21qui était très compliqué
11:22sur le plan administratif.
11:23C'était plutôt un aspect plus technique.
11:26En revanche, sur le leasing,
11:28il va falloir être très très attentif
11:31sur le Made in France.
11:32D'ailleurs, le leasing,
11:33on y revient,
11:34mais c'est 50 000 voitures électriques
11:37supplémentaires à loyer modéré.
11:38Cette année, pour les gros rouleurs,
11:41elles sont fléchées
11:43vers les aides à domicile,
11:44les aides soignantes,
11:45les infirmières,
11:46les artisans.
11:48Tout ça, Quentin Calmet,
11:49ce n'est pas un hasard.
11:50Oui, c'est effectivement
11:52pour répondre
11:53à ce que disait Franck à l'instant.
11:55C'est essayer d'être très concret
11:57pour les personnes
11:58qui n'ont pas franchi le pas,
12:00qui sont des gros rouleurs,
12:01qui n'ont pas le choix
12:02de leur mode de transport.
12:03Une infirmière libérale,
12:04quand elle va faire des pansements
12:05dans une dizaine de foyers,
12:09de personnes,
12:11elle n'a pas les transports en commun
12:12pour se déplacer,
12:13ça n'a pas de sens.
12:14Donc, pour elle,
12:14il faut très concrètement
12:15remplacer son véhicule demain.
12:17Et le leasing,
12:17alors en plus,
12:18il y a eu comme ça
12:1950 000 premiers véhicules
12:20cette année,
12:21ils ont été tout de suite
12:22pris d'assaut.
12:22Donc, il va falloir voir
12:23si on peut davantage flécher
12:25ces 50 000 nouveaux véhicules
12:27vers des professions
12:28qui ont besoin
12:28de modifier leur mode de transport.
12:30Mais ce n'est pas un hasard
12:31qu'on cite les infirmières précisément
12:34puisque, en fait,
12:35Audrey Tison,
12:36ça fait partie des professions
12:38qui attendaient
12:39un coup de pouce du gouvernement.
12:40Il y a eu un coup de pouce
12:41pour les agriculteurs,
12:42pour les pêcheurs,
12:42pour le secteur des transports.
12:44Les infirmières à domicile
12:45attendent toujours.
12:46Notamment parce qu'elles avaient été citées
12:49par certains ministres
12:50par la porte-parole Maude Bréjon
12:52dans certains de ses comptes rendus
12:54de conseil des ministres.
12:56Elles parlaient
12:56des aides-soignants et aides-soignantes,
12:58des infirmiers et infirmières
13:00à domicile.
13:01Alors, forcément,
13:02il y avait une grande attente
13:03dans cette population
13:05qui, rappelons-le,
13:06fait beaucoup de kilomètres
13:07et ne peut pas répercuter
13:09sur une facturation,
13:11sur une facture,
13:12elle ne peut pas répercuter
13:13la hausse du prix à la pompe.
13:16Et donc,
13:16c'est réellement problématique
13:18pour les fins de mois,
13:20la fin du mois de mars,
13:21la fin du mois d'avril à venir.
13:23Si les prix à la pompe
13:24ne baissent pas rapidement,
13:26ces métiers-là
13:27vont réellement avoir
13:28de gros problèmes.
13:29Je précise quand même
13:31que le Premier ministre
13:31n'a pas tout à fait
13:33fermé la porte
13:34à d'autres aides d'urgence.
13:35Il a sous-entendu
13:37que le gouvernement
13:38restait en alerte,
13:40avait préparé des choses
13:42qu'il n'a pas encore dégainées.
13:44Donc,
13:45je pense que la porte
13:46n'est pas totalement fermée,
13:47mais on sent bien
13:48que le gouvernement
13:48joue en quelque sorte
13:50la montre
13:50sur les aides d'urgence.
13:52Il n'a pas envie
13:53de sortir le carnet de chèques.
13:54C'est très compliqué
13:55de signer un chèque
13:56pour Sébastien Lecornu,
13:57pour David Amiel en ce moment,
13:59tout simplement
13:59parce qu'ils se sont fixés
14:00à des objectifs
14:01de ne pas aggraver
14:02la dette,
14:02le déficit.
14:03Franck de Dieu ?
14:04Oui,
14:05il a abordé un sujet
14:06qui est absolument fondamental,
14:08qui peut-être
14:08ne parle pas directement
14:10aux Français,
14:11mais en revanche
14:11aux entrepreneurs,
14:12c'est l'électrification,
14:14je dirais,
14:14du système
14:16productif économique.
14:18Ce sont des champs
14:19d'investigation,
14:20y compris d'ailleurs
14:20sur le plan scientifique,
14:21absolument imprimés,
14:22incroyables,
14:23et ça représente
14:24un potentiel
14:25d'économie
14:26et de compétitivité
14:28pour les entreprises françaises
14:29qui sont absolument gigantesques.
14:32La difficulté
14:33pour électrifier
14:35le processus de production,
14:37c'est que vous avez
14:38beaucoup d'industries
14:39qui doivent,
14:41et c'est un défi
14:42scientifique
14:42et technologique inouï,
14:44qui utilisent,
14:45qui doivent chauffer
14:47leur production
14:50à un niveau
14:51très très élevé
14:52et effectivement,
14:53le nucléaire,
14:54l'électrification
14:55ne suffit pas.
14:56Vous prenez par exemple
14:56des sudéurgistes,
14:57ils ont du mal
14:58effectivement
14:59à se passer
15:00de l'énergie fossile,
15:03mais il y a tout un champ
15:04d'investigation
15:05qui consisterait
15:06pour la France
15:07à avoir un coût
15:08d'énergie très faible
15:09grâce au nucléaire
15:10parce qu'il y a quelques années
15:12on a fermé Fessenheim
15:14et c'est le président
15:15Macron
15:16qui a assumé
15:17cette fermeture-là.
15:18Il a eu
15:18un changement de cap
15:19en 2022
15:20lors du discours
15:22de Belfort
15:23mais enfin,
15:23tout de même,
15:24le nucléaire,
15:24ça peut être une chance
15:25énorme pour la France
15:26et y compris
15:27dans sa relation
15:28de compétitivité
15:28avec l'Allemagne
15:29par rapport aux entreprises
15:31et la compétitivité
15:32des entreprises.
15:32Alors,
15:33on évoquait tout à l'heure
15:34la perception des Français
15:35après ces annonces
15:36du Premier ministre.
15:37On va voir
15:37les réactions politiques
15:38maintenant pour les écologistes.
15:40Les annonces
15:40de Sébastien Lecornu
15:41sont déjà comprises
15:43dans tous les plans.
15:44C'est ce qu'on évoquait
15:45il y a quelques minutes.
15:46Quant au Rassemblement National,
15:47il estime que le Premier ministre
15:49est sourd
15:51à la souffrance
15:51des Français.
15:52Le député RN
15:53Philippe Ballard
15:54l'a dit tout à l'heure
15:54sur France Info.
15:56Le Premier ministre
15:56n'a pas pris conscience
15:58de l'urgence
15:58de la situation
15:59en aidant l'urgence.
16:01Le Premier ministre
16:02et son gouvernement
16:02sont tout simplement sourds
16:04à la souffrance
16:05des Français.
16:06Effectivement,
16:07vous le rappeliez,
16:07nous,
16:08ce qu'on réclamait,
16:08c'était une mesure immédiate.
16:10La baisse de la TVA
16:12de 20 à 5,5%
16:13parce que le carburant,
16:14c'est un produit
16:15de première nécessité.
16:18Quentin Calmet,
16:19elle vous surprend
16:20cette réaction
16:21du Rassemblement National ?
16:22Audrey le disait,
16:23là,
16:23vous arrosez
16:24absolument tout le monde
16:25et c'est absolument
16:26ce que le gouvernement
16:26ne veut pas reproduire.
16:27C'est-à-dire qu'y compris
16:29des foyers
16:30qui gagnent très bien
16:31leur vie
16:31et qui pourraient absorber
16:32cette hausse
16:33des prix des carburants
16:34vont bénéficier
16:35de cette baisse
16:36de la TVA.
16:37Donc,
16:37quand on entend
16:38cette réaction du RN,
16:40on comprend la frilosité
16:41du gouvernement en face
16:42qui va gréver davantage
16:43la dette publique
16:44alors que ce n'est pas nécessaire.
16:46Mais c'est vrai
16:47qu'il y avait
16:48cette petite musique
16:49qui était qu'on avait
16:50uniquement accordé
16:52des aides
16:52aux pêcheurs routiers
16:53et également aux agriculteurs.
16:55Et on entendait
16:56cette petite musique
16:57au Parlement
16:57depuis mercredi
16:58qui était de dire
16:59en fait,
16:59on n'a aidé
16:59que les professions
17:00qui peuvent bloquer
17:01la France.
17:02Toutes celles
17:02qui peuvent sortir
17:04demain dans les ports,
17:06avec leur chalet,
17:07bloquer les...
17:08Et on n'a pas aidé
17:09effectivement
17:10ce qu'on disait
17:11tout à l'heure
17:11les infirmiers libérales
17:12ou les artisans boulangers,
17:14etc.
17:14Les professions d'ailleurs
17:15qui ne sont pas
17:16pleinement satisfaites
17:17par les annonces
17:18qui ont été faites
17:18jusqu'ici.
17:19Il y a encore
17:20un nouveau coup de pouce
17:21qui a été destiné
17:22aux agriculteurs
17:23et la FNSEA a dit
17:24clairement
17:24ça ne nous suffit pas.
17:26Il va falloir
17:26qu'on réfléchisse
17:26à comment on peut
17:28envisager la suite
17:28avec cette menace
17:29de nouvelles actions.
17:30Oui, la ministre
17:31a été huée
17:32lors du congrès
17:33de la FNSEA
17:33la semaine dernière
17:34mais le gouvernement
17:35a l'impression déjà
17:36de faire énormément
17:37pour ses professions
17:39et donc du coup
17:40on entendait au Parlement
17:40cette petite musique
17:41qui était de dire
17:42on n'aide pas
17:42les petits gens,
17:43on n'aide pas
17:44le français moyen
17:45et on va voir
17:45que ça va être
17:46pendant les prochaines semaines
17:47en tant que le prix
17:48sera élevé à la pompe,
17:49ça va être comme ça
17:50la difficulté
17:50pour le gouvernement
17:51de marcher sur un fil
17:52tout au long de cette crise.
17:53Un exercice d'équilibriste
17:55pour Sébastien Lecornieux
17:56de Rétison ?
17:57Oui, surtout qu'il va peut-être
17:58se prendre une motion
17:59de censure
17:59la semaine prochaine
18:02sur d'autres sujets
18:03qui ont lieu au Parlement
18:04en ce moment,
18:05un débat à l'Assemblée nationale
18:06sur le 1er mai
18:07et les communistes
18:09essaient de réunir
18:10assez de signatures
18:11pour ressortir
18:12la fameuse motion
18:14de censure.
18:16Ce qu'on peut dire
18:17aussi sur ce dossier
18:19c'est que le gouvernement
18:20va peut-être trouver
18:22son salut
18:23dans une amélioration
18:26de la situation internationale
18:28et par mécanique
18:30une baisse des prix
18:32à la pompe
18:32et c'est ça
18:33qui va être
18:33pour l'instant
18:34la baisse
18:34qui a été constatée
18:36aujourd'hui
18:36franchement
18:36c'est de l'ordre
18:37de quelques centimes
18:40sur le Samplon 95
18:41par exemple
18:42on est entre
18:421 et 4 centimes
18:43de baisse
18:44sur le gasoil
18:45c'est 3 et 7 centimes.
18:47Voilà, il y avait
18:47des distributeurs
18:48qui espéraient
18:49en tout cas
18:50quand ils en parlaient
18:50hier
18:51pouvoir baisser
18:52jusqu'à 10 centimes
18:53voire 15 centimes
18:55on voit que
18:56c'est très timide
18:57pour le moment
18:58mais si cela baissait
19:01de 15-20 centimes
19:03d'ici le début
19:04de semaine prochaine
19:05le gouvernement
19:06pourrait se dire
19:06bon bah
19:06voilà
19:07la situation
19:08est en train
19:08de se résorber
19:10même si tout
19:10n'est pas parfait
19:11et pourra
19:12peut-être
19:13se féliciter
19:14de sa stratégie
19:15de ne pas avoir
19:15sorti le carnet de chèques
19:17mais bon
19:17à quel prix
19:18pour le porte-monnaie
19:18des français
19:19et évidemment
19:20tout ça
19:20dépend de l'évolution
19:21de la situation
19:22au Moyen-Orient
19:23et de ces négociations
19:25qui vont avoir lieu
19:26avec d'une part
19:28l'Iran
19:28et de l'autre
19:29les Etats-Unis
19:31au Pakistan
19:32à partir de demain
19:33des pourparlers
19:34pour mettre
19:35un point final
19:36à la guerre
19:37côté américain
19:37c'est le vice-président
19:39J.D. Vance
19:39qui doit mener
19:40la délégation
19:41il s'est exprimé
19:43tout à l'heure
19:44avant de prendre l'avion
19:45qui l'emmène
19:45à Islamabad
19:47je pense que cela
19:48va être positif
19:49mais nous verrons bien
19:50comme l'a dit
19:50le président des Etats-Unis
19:51si les Iraniens
19:52sont prêts à négocier
19:53de bonne foi
19:53nous sommes tout à fait
19:54disposés à leur tendre la main
19:55mais s'ils tentent
19:56de se jouer de nous
19:57ils verront
19:58que notre équipe
19:59de négociations
19:59ne se montrera
20:00pas très réceptive
20:01nous allons donc
20:02essayer de mener
20:03des négociations positives
20:04le président nous a donné
20:06des directives
20:06à c'est clair
20:07et nous verrons bien
20:08bonsoir Jean-Paul Chagnolo
20:10bonsoir
20:11merci de nous rejoindre
20:12dans les informés
20:13de France Info
20:14vous êtes président
20:14de l'institut de recherche
20:15et d'études
20:16méditerranée
20:17Moyen-Orient
20:17le vice-président
20:19des Etats-Unis
20:19on l'entendait à l'instant
20:21il veut des négociations
20:23positives
20:23avec l'Iran
20:24encore faut-il
20:25qu'elle commence
20:26la participation
20:27des Iraniens
20:28elle est encore
20:29ce soir incertaine
20:31oui bien sûr
20:32il y a deux choses
20:33je crois qu'il faut dire
20:34en préalable
20:35la première
20:35c'est que c'est quand même
20:36tout à fait historique
20:37qu'à ce niveau-là
20:38les Iraniens
20:39et les Américains
20:41se parlent
20:42ça c'est tout de même
20:43tout à fait essentiel
20:46si du moins
20:46ils vont arriver
20:47à se parler
20:48nous allons le savoir bientôt
20:49et puis la seconde chose
20:51qui est un paradoxe
20:52c'est qu'après cette guerre
20:56que je crois
20:56une guerre
20:57qui n'avait aucun sens
20:58pour les Américains
20:59on se retrouve
21:00dans cette situation
21:00très paradoxale
21:02où ceux qui sont
21:03en position de sorte
21:04sont plutôt les Iraniens
21:05plutôt que les Américains
21:07parce que
21:08un
21:09les Iraniens
21:10tiennent
21:11le détroit Normus
21:12qui a toujours été
21:13libre d'accès
21:14qui va être au cœur
21:15de ces discussions
21:16qui sont prévues
21:17encore une fois
21:17à partir de demain
21:18quand on a entamé
21:18les négociations avant
21:19on n'en parlait pas
21:20pour d'évidentes raisons
21:22et puis le deuxième point aussi
21:24c'est que les Américains
21:25sont quand même
21:26en très grande difficulté
21:27pour évoquer à nouveau
21:29une éventuelle option militaire
21:31dont on a vu le résultat
21:33assez catastrophique
21:35donc vous voyez
21:35on est dans une situation
21:36à tous égards
21:37très singulière
21:38le président du parlement iranien
21:40il exige
21:41un cessez-le-feu au Liban
21:42et un déblocage
21:43des actifs
21:44avant toute négociation
21:46on voit que tout ça
21:47effectivement
21:47paraît très complexe
21:50quelle est la probabilité
21:51selon vous
21:51que ces négociations
21:53finalement
21:54si elles ont lieu
21:55elles se tiennent
21:56jusqu'au bout
21:57et qu'elles aboutissent
21:59il y a beaucoup de questions
22:00dans votre question
22:01je crois que
22:02sur le premier point
22:03je pense que
22:04Trump a vraiment
22:05absolument intérêt
22:06à ce que
22:07ces négociations
22:10au moins avancent
22:11d'abord qu'elles se tiennent
22:12mais qu'elles avancent un peu
22:13je crois que
22:14il est vraiment
22:15dans une situation
22:16très difficile
22:16finalement
22:17il n'a pas d'autre solution
22:18que de tenter
22:19d'avancer
22:21dans ces négociations
22:22le paradoxe
22:23dans le paradoxe
22:24c'est que
22:24après tout
22:25il ne faut pas oublier
22:26que c'est lui
22:26qui a remis en question
22:27un accord
22:28qui avait été signé
22:29chacun le sait
22:29en 2015
22:30et c'est lui
22:30qui l'a remis en cause
22:31en 2018
22:34bien sûr
22:35c'est fondamental
22:36on n'en serait pas là
22:37si etc
22:38on ne va pas refaire
22:39l'histoire évidemment
22:40mais enfin
22:40c'est quand même bien
22:41de rappeler l'histoire
22:42quant aux exigences iraniennes
22:45c'était en fait
22:46une exigence
22:46qui semblait avoir
22:47à être acceptée
22:48par les américains
22:49c'est-à-dire que
22:49le cessez-le-feu
22:50devait aussi
22:52concerner le Liban
22:53et c'est Netanyahou
22:54qui a un autre agenda
22:55qui a refusé
22:56et on a vu
22:57qu'il y a eu
22:57une pression très forte
22:58des américains
22:59pour faire en sorte
23:01que s'il n'y a pas encore
23:01de cessez-le-feu
23:02au Liban
23:03au moins il y a l'idée
23:04qu'il y a une possible négociation
23:05au niveau des ambassadeurs
23:06cette fois-ci
23:07à Washington
23:08donc il y a une petite fenêtre
23:09qui va s'ouvrir
23:10et moi je fais l'hypothèse
23:12que ça va être possible
23:14précisément parce que
23:15Trump en a absolument besoin
23:16il n'a pas d'autres options
23:17maintenant vous savez
23:19dans ce genre de choses
23:20tout peut arriver évidemment
23:21Une petite fenêtre
23:22dit Jean-Paul Chagnolo
23:24Richard Verli
23:24une petite fenêtre
23:26voire un trou de souris
23:28Écoutez
23:28la fenêtre diplomatique
23:30elle est ouverte
23:31elle est ouverte quand même
23:31dans des conditions
23:32assez rocambolesques
23:34il faut le dire
23:34la délégation iranienne
23:36a été récupérée
23:37par les Pakistanais
23:38qui sont allés
23:39la chercher
23:39en Iran
23:40pour l'amener
23:41à Islamabad
23:42le vice-président
23:44Jay Divens
23:45est maintenant
23:45chef de la délégation américaine
23:47mais il est flanqué
23:48des deux émissaires
23:49Steve Whitcoff
23:49et Jared Kushner
23:50les deux émissaires
23:51de Donald Trump
23:52dont on a compris
23:53quand même
23:53au fil des négociations
23:54ils sont très proches
23:56du président des Etats
23:56mais on a compris
23:57quand même
23:57qu'ils étaient tous les deux
23:58très proches
24:00du gouvernement israélien
24:01et donc plutôt favorables
24:02à la guerre
24:03alors que Jay Divens
24:03lui
24:04dès le début
24:05s'était prononcé
24:06contre cette guerre
24:07donc on voit bien
24:08que les conditions
24:08de cette négociation
24:10sont assez baroques
24:10après la nécessité politique
24:12pour Donald Trump
24:13elle est évidente
24:14il y a quand même
24:15deux éléments
24:15deux choses
24:16qu'il faut avoir en tête
24:17c'est que
24:18le régime iranien
24:19qui a survécu
24:20et en soi avoir survécu
24:21c'est une victoire
24:23on l'a dit
24:24l'uranium
24:25tout le programme
24:26militaire nucléaire
24:27vont-ils être prêts
24:28à capituler
24:29à l'abandonner
24:30et à redonner
24:31ces 440 kilos
24:32d'uranium enrichi
24:33à 60%
24:34à ce stade
24:35ça paraît quand même
24:36très peu probable
24:36parce que ça ressemble
24:37tout de même
24:38à une forme d'assurance vie
24:39pour le régime
24:40ça leur a valu des bombes
24:41mais c'est aussi
24:42ce qui les fait encore
24:43exister
24:44et puis l'autre élément
24:45c'est le Hezbollah
24:46sur le théâtre du Liban
24:47imaginer que l'Iran
24:49coupe toute assistante
24:50au Hezbollah
24:51paraît à ce stade
24:52extrêmement peu probable
24:54un mot sur
24:55celui que vous évoquiez
24:56qui mène la délégation
24:57des Etats-Unis
24:58enfin qui doit la mener
24:59demain lors de ses
25:00pourparlers
25:01au Pakistan
25:03J.D. Vance
25:04quelqu'un qui était
25:05on a pu le lire
25:06dans la presse
25:07farouchement opposé
25:08à cette guerre
25:09contre l'Iran
25:10et qui se retrouve donc
25:11en quelque sorte
25:12à ferrailler
25:13avec les Iraniens
25:15à partir de demain
25:15oui J.D. Vance
25:17il a deux avantages
25:18enfin il en a trois
25:19pour Donald Trump
25:20d'abord il a l'avantage
25:21que si ça marche pas
25:22Donald Trump dira
25:23que bien évidemment
25:24c'est de la faute
25:25de J.D. Vance
25:25donc il joue le rôle
25:27et c'est quelque part normal
25:28il joue le rôle
25:29non pas de fusible
25:30mais en tout cas
25:30de pare-feu
25:31pour Donald Trump
25:32lui-même
25:33exactement
25:34après les deux autres
25:36éléments intéressants
25:36pour Trump
25:37c'est que J.D. Vance
25:38est en prise
25:39avec la base MAGA
25:40qui ne supporte pas
25:41cette guerre
25:41il y a toute une base
25:42du mouvement MAGA
25:43Make America Great Again
25:44qui ne supporte pas
25:45cette guerre
25:46il y a des influenceurs
25:47importants
25:47Tucker Carlson
25:48notamment
25:49qui ont pris position
25:50contre cette guerre
25:50ces gens sont en lien
25:52avec J.D. Vance
25:53donc il leur parle
25:53ça c'est important
25:55et enfin troisième élément
25:56J.D. Vance
25:57c'est un pur politique
25:58on a quand même vu
25:59que les négociateurs
26:00ou en tout cas
26:00ceux que Donald Trump
26:02mis au pinacle
26:03de la négociation
26:04Jared Kushner
26:05et Steve Witkoff
26:06n'ont pas produit
26:07de grands résultats
26:07là c'est un pur politique
26:09qui va parler
26:10en face à qui ?
26:11à des purs politiques iraniens
26:12peut-être que quelquefois
26:13la politique à ce niveau-là
26:14ça peut produire des choses
26:15que la diplomatie
26:16n'arrive pas à nouer
26:17Eh bien on va voir ça
26:19et on va continuer
26:19de parler de ces négociations
26:20qui doivent s'ouvrir
26:21à partir de demain
26:23à Islamabad
26:24au Pakistan
26:25juste après
26:25un nouveau point sur l'info
26:27puisqu'il est 20h30
26:28sur France Info
26:34Et c'est avec Emmanuel Langlois
26:35Le gouvernement accélère
26:37donc sur l'électrification
26:38pour moins dépendre
26:40du pétrole
26:40ou du gaz
26:41Sébastien Lecornu
26:42annonce ainsi
26:42l'interdiction
26:44des chaudières à gaz
26:45dans tous les logements neufs
26:46en France
26:46y compris collectifs
26:47à partir de la fin
26:48de cette année 2026
26:49il promet aussi
26:5150 000 voitures électriques
26:52supplémentaires
26:53à loyer modéré
26:54cette année
26:54pour les gros rouleurs
26:56C'est l'incertitude
26:58autour du démarrage
26:59à Islamabad
27:00au Pakistan
27:01de pourparler
27:01entre Iraniens et Américains
27:03au troisième jour
27:03du cessez-le-feu
27:05l'arrivée des délégations
27:06pour l'instant
27:07n'a pas été confirmée
27:08Donald Trump
27:08lui menace
27:09de nouveaux bombardements
27:11sur l'Iran
27:11en cas d'échec
27:12des négociations
27:13quant au président
27:14du parlement iranien
27:15il exige lui
27:16un cessez-le-feu au Liban
27:17avant tout
27:18début de pourparler
27:19Un père de 43 ans
27:21mis en examen
27:22pour avoir séquestré
27:23son fils
27:24pendant plus d'un an
27:25l'enfant âgé de 9 ans
27:26a été découvert
27:28nu et dénutri
27:29sur un tas de déchets
27:30dans une camionnette
27:31où ils vivaient enfermés
27:32ça s'est passé à Hagenbach
27:33un village du sud de l'Alsace
27:35le procureur de Mulhouse
27:37annonce la mise
27:38en examen du père
27:39et de sa compagne
27:40qui n'est pas la mère de l'enfant
27:41environ 300 avocats
27:43de plusieurs barreaux
27:44de l'ouest
27:45se sont réunis
27:46ce vendredi à Rennes
27:47ils dénoncent
27:47la réforme
27:48portée par le garde
27:49des Sceaux
27:50Gérald de Darmanin
27:51pardon
27:51un projet qui prévoit
27:52l'instauration
27:53d'une procédure
27:54de plaidé coupable
27:55en matière criminelle
27:56avec des procès
27:57plus courts
27:58sans témoin
27:59ni expert
28:00dénoncent les opposants
28:01et puis le sport
28:02et Valentin Vacherot
28:04dernier qualifié
28:04pour les demi-finales
28:05du Masters 1000
28:06de Monte-Carls
28:07et du tennis
28:08le joueur monégasque
28:09l'emporte donc
28:09à la maison
28:10ce soir
28:11face à l'Australien
28:11Alex de Minors
28:13il sera opposé
28:13à Carlos Alcaraz
28:14en demi
28:15l'Espagnol numéro 1 mondial
28:16l'autre match
28:17mettra aux prises
28:18Alexander Zverev
28:19et Yannick Siner
28:20l'italien numéro 2 mondial
28:22et puis c'est sa
28:23troisième victoire
28:24de la semaine
28:25Paul Sexas
28:26remporte lui
28:27l'état prenne
28:28du tour cycliste
28:29du Pays Basque
28:29ce vendredi
28:30c'était à Heibar
28:31le prodige français
28:32augmente ainsi
28:33et encore son avance
28:34en tête du classement général
28:35à la veille
28:36de l'arrivée finale
28:38j'en termine
28:39avec la 29ème journée
28:41de Ligue 1 de football
28:41le Paris FC
28:42mène toujours
28:433 à 1
28:44sur sa pelouse
28:44à domicile
28:45face à Monaco
28:48France Info
28:4920h
28:5021h
28:51les informés
28:52Marc Potvin
28:53avec toujours
28:55autour de moi
28:55Quentin Calmet
28:56journaliste politique
28:58et parlementaire
28:59à Public Sénat
29:00Véronique Reissout
29:01présidente de
29:02Backbone Consulting
29:03maître de conférence
29:04en communication
29:05de crise à Sciences Po
29:06Richard Verly
29:08correspondant France
29:09Europe
29:09pour le média suisse
29:11Blic
29:11et puis
29:11Franck Dedieu
29:13rédacteur en chef
29:14à la rédaction
29:15de Marianne
29:16également avec nous
29:17le spécialiste
29:18du Moyen-Orient
29:19Jean-Paul Chagnolo
29:20avant l'info
29:22à 20h30
29:23Jean-Paul Chagnolo
29:24on évoquait
29:25d'une part
29:26la composition
29:27de la délégation
29:29américaine
29:30demain
29:30lors des négociations
29:32qui doivent s'ouvrir
29:32au Pakistan
29:33et de l'autre
29:34la composition
29:35de la délégation
29:36iranienne
29:37on a
29:38le président
29:39du parlement iranien
29:40qui est annoncé
29:41ainsi que le chef
29:42de la diplomatie
29:43iranienne
29:43Richard Verly
29:44nous disait
29:45que ce sont
29:45de pures politiques
29:46est-ce que ce sont
29:48des durs ?
29:50Écoutez
29:50je crois que
29:51pour les Iraniens
29:52il est évident
29:53que ce sont
29:53des durs
29:54du côté de Vance
29:55on le connaît
29:56un peu
29:57je pense qu'effectivement
29:58ce sont fondamentalement
29:59des politiques
30:00je ne dirais pas
30:00la même chose
30:01pour Witkoff
30:02et Kouchner
30:02qui en plus
30:03ne connaissent rien
30:04au dossier
30:05je crois qu'il faut bien
30:06souligner ça
30:07ils ne connaissent rien
30:08au nucléaire
30:08et c'est sur le nucléaire
30:09que je voudrais dire
30:10un mot
30:10c'est-à-dire qu'il y a
30:11au fond
30:12trois ou quatre dossiers
30:14qui vont être au cœur
30:15de ces négociations
30:16si elles ont lieu
30:17et si je prends simplement
30:18l'un des trois
30:19qui est évidemment
30:20le central
30:20le nucléaire
30:21il ne faut pas oublier
30:22que les Iraniens
30:23ont accepté déjà
30:25de lâcher
30:26leur programme nucléaire
30:27c'était en 2015
30:28et que surtout
30:29au lendemain
30:31du retrait unilatéral
30:32par Donald Trump
30:35eh bien
30:35les Iraniens
30:36n'ont pas bougé
30:37ils n'ont pas enrichi
30:38leur uranium
30:39tout de suite
30:40ils ont attendu
30:40au moins deux ans
30:41et à partir de 2020
30:43ils ont effectivement
30:44vu que
30:44les autres partenaires
30:46de cet accord
30:47ne pouvaient rien faire
30:48pour sauver cet accord
30:49ils ont commencé
30:50assez vite
30:51à enrichir l'uranium
30:53et c'est comme ça
30:54qu'on est arrivé
30:54à ce stock
30:55de 450 kilos
30:57d'uranium enrichi
30:58et donc c'est une carte
31:00qu'ils peuvent jouer
31:00et à condition
31:02évidemment
31:02qu'en échange
31:03il y ait la levée
31:04des sanctions
31:04comme ils le demandent
31:05et puis récupérer
31:06leurs actifs
31:07qui sont gelés
31:07donc il y a quand même
31:09là une possibilité
31:10parce que ça a déjà
31:11été fait
31:12et il y a quelques semaines
31:14quand les négociations
31:15avaient lieu
31:15car il faut rappeler
31:16qu'il y en avait
31:16avant que cette guerre
31:17ne commence
31:18et elles ont été
31:19interrompues par cette guerre
31:20eh bien
31:20sur le nucléaire
31:21les Iraniens
31:22étaient prêts
31:22à lâcher
31:23à lâcher
31:23en échange
31:24d'un certain nombre
31:25de concessions fondamentales
31:27celles que j'ai évoquées
31:28et puis
31:28bien entendu
31:29après il y a le dossier
31:30le nouveau dossier
31:31des Trois-Dormuz
31:32donc si vous voulez
31:33il y a un chemin possible
31:34il y a un chemin possible
31:36quand même
31:36par contre évidemment
31:37il ne sera pas question
31:38de discuter du balistique
31:39et pas question
31:41non plus sans doute
31:42de discuter des proxys
31:43mais sur le nucléaire
31:44les missiles et les drones
31:45il y a une possibilité
31:47à mon avis
31:48Richard Verli
31:49Jean-Paul Chagnolo
31:50l'évoquait à l'instant
31:53l'un des grands sujets
31:55de la négociation
31:55qui doit s'ouvrir demain
31:57à Islamabad
31:58c'est effectivement
31:58le Détroit-Dormuz
32:00Téhéran imagine
32:01mettre en place un péage
32:03les Occidentaux le rejettent
32:05également Trump
32:06dernièrement
32:07même s'il a pu
32:08avoir des positions
32:09un peu
32:11il a pu zigzaguer
32:12si je puis dire
32:12sur la question
32:13ces derniers jours
32:14alors le Détroit-Dormuz
32:16et Jean-Paul Chagnolo
32:17l'a très bien dit
32:17l'ironie absolue
32:18de cette guerre
32:19c'est qu'elle a mis
32:20le Détroit-Dormuz
32:20dans la main des Iraniens
32:21il faut quand même rappeler
32:22qu'est-ce qui se passe
32:24au jour
32:24là maintenant
32:25alors que nous en parlons
32:27vous avez
32:27des navires
32:28qui peuvent
32:30traverser le Détroit-Dormuz
32:31mais ils ne peuvent
32:31le traverser
32:32qu'avec l'assentiment
32:33des Iraniens
32:34et dans un couloir maritime
32:35proche des côtes iraniennes
32:36sinon
32:37les Iraniens
32:38jusqu'à présent
32:39menaçaient de taper
32:40tout navire
32:41qui franchirait le Détroit
32:42sans leur autorisation
32:43donc ils s'arrogeaient
32:44c'est quand même important
32:45de le dire
32:45ils s'arrogeaient
32:46un droit de tutelle
32:48un droit de passage
32:49en quelque sorte
32:49alors est-ce qu'on va voir
32:51cette question
32:52du Détroit-Dormuz
32:52résolue ?
32:53sans doute
32:54parce que les deux parties
32:55ont intérêt
32:56à le résoudre
32:57Donald Trump
32:58il ne veut pas arriver
32:59à un choc pétrolier mondial
33:00dont il serait le responsable
33:02et par ailleurs
33:03ces pays
33:04qui a des répercussions
33:04d'ailleurs jusqu'à chez lui
33:05jusqu'à chez lui
33:06puis surtout
33:07ces pays alliés du Golfe
33:08ce serait les enterrés vivants
33:09si je puis dire
33:10parce qu'ils dépendent
33:11entièrement de la production
33:12d'hydrocarbures
33:13et de son passage
33:13via le Détroit-Dormuz
33:15iranien y ont aussi intérêt
33:17parce que vis-à-vis
33:18de toute une autre partie
33:19du monde
33:19notamment l'Asie
33:20qui a besoin d'énergie
33:21et qui utilise cette énergie
33:23en provenance du Golfe
33:24et bien si le Détroit-Dormuz
33:26est réouvert
33:26tout ira mieux
33:27donc je crois que là
33:28il y a une transaction
33:30qui est possible
33:31après sur la question
33:32du péage
33:33très franchement
33:34Donald Trump
33:35ce n'est pas du tout étonnant
33:36qu'il y soit favorable
33:37je rappelle que dans le passé
33:38puisque Jean-Paul Chagnolo
33:39faisait allusion à l'histoire
33:41dans les années 50
33:42pourquoi les Etats-Unis
33:43renversent le premier ministre
33:45iranien de l'époque
33:46Mossadegh
33:46c'est parce que
33:47en établissant
33:48en installant le Shah d'Iran
33:49ils veulent contrôler
33:51les ressources pétrolières iraniennes
33:53donc la vieille idée de Trump
33:54qui est de contrôler
33:56ou d'avoir un droit de regard
33:57sur les réserves pétrolières iraniennes
33:59elle rejaillit
34:00sous forme d'un péage
34:01parce que celui
34:02qui est responsable du péage
34:03quelque part
34:04contrôlera
34:05les réserves pétrolières
34:06de cette région
34:06alors il y a ces négociations
34:08donc à partir de demain
34:10Islamabad au Pakistan
34:12et des négociations
34:13peuvent en cacher d'autres
34:14puisque des pourparlers
34:15doivent avoir lieu
34:16la semaine prochaine
34:17entre Liban et Israël
34:18Jean-Paul Chagnolo
34:20des négociations
34:22annoncées à New York
34:23la semaine prochaine
34:25même si tout ça
34:26doit évidemment
34:26être encore confirmé
34:28pour donner leur chance
34:30à ces pourparlers
34:31qui doivent s'ouvrir
34:32demain au Pakistan
34:34Écoutez, tout est entremêlé
34:36je crois
34:37mais là aussi
34:39ce qui va se passer
34:40à Washington
34:41c'est ça dont vous parlez
34:42je crois
34:43car je n'ai pas tout entendu
34:44à un moment
34:44il y a eu un coup
34:45C'est de ça dont je parle
34:46oui
34:46Oui d'accord
34:47donc de Washington
34:48oui mais en même temps
34:49les marges de manœuvre
34:50sont extrêmement étroites
34:53parce que la notion
34:54de désarmement
34:55c'est d'abord
34:56une affaire libanaise
34:57et donc ce qui est bien
34:59c'est que peut-être
34:59La question c'est notamment
35:00le désarmement du Hezbollah
35:02la milice pro-iranienne
35:04qui effectivement
35:05est en guerre
35:06contre Israël
35:07Le désarmement
35:08ça ne peut pas être négocié
35:11avec les Israéliens
35:13c'est ce que veulent
35:14les Israéliens
35:14mais je crois qu'il y aura
35:15déjà une discussion
35:16un peu globale
35:17ce qui est déjà
35:18un point important
35:18parce que les Libanais
35:20et les Israéliens
35:21ne se sont jamais parlé
35:22sauf pour des questions
35:23techniques il y a quelques années
35:23à propos des délimitations
35:25territoriales
35:26pour les gisements de gaz
35:27qui sont en mer
35:28mais sinon
35:29ils ne l'avaient jamais fait
35:30donc c'est un progrès
35:31mais je répète
35:32la question du désarmement
35:32au Hezbollah
35:33est très compliquée
35:34et elle ressort
35:34en dernière instance
35:35de l'état libanais
35:37donc ça veut dire
35:37qu'il faut d'abord
35:38qu'il y ait un cessez-le-feu
35:39au Liban
35:40et que les choses
35:41puissent se discuter
35:42d'un point de vue politique
35:42on n'ira jamais
35:43sur un plan
35:44avec la force armée
35:45Quentin Calmet
35:46Oui et on a vu
35:47que cette question du Liban
35:48elle a failli faire capoter
35:49les négociations
35:49au Pakistan
35:50parce que
35:51lorsque le Pakistan
35:52annonce le cessez-le-feu
35:53mardi
35:54c'était lui
35:54qui était déjà à la manœuvre
35:56il dit
35:56le Liban sera concerné
35:58il y aura aussi
35:58un cessez-le-feu
35:59de la part d'Israël
36:00sur la zone
36:01et là immédiatement
36:02Israël puis les Etats-Unis
36:03ont dit
36:03non le Liban
36:04n'est pas concerné
36:05et là on a senti
36:06que les Iraniens
36:06s'étaient immédiatement
36:07rédits
36:08sur l'idée même
36:09d'aller négocier
36:10ensuite au Pakistan
36:11D'autant plus
36:12qu'il y a eu
36:12ces frappes israéliennes
36:13sur les routes
36:14avec plus de 300 morts
36:16les frappes les plus intenses
36:17303 morts
36:181150 blessés
36:19mercredi
36:20les frappes les plus intenses
36:21depuis le début du conflit
36:23il y a eu des frappes
36:23très intenses au début
36:24et effectivement
36:25la journée de mercredi
36:25restera comme une journée
36:27vraiment très compliquée
36:29au Liban
36:30de côté
36:30l'armée israélienne
36:31qui a beaucoup communiqué
36:33pour essayer d'expliquer
36:34ces frappes
36:34qui continuent
36:35disant qu'ils avaient démantelé
36:37plus de 4300 infrastructures
36:39terroristes
36:39je cite
36:40localisées
36:40plus de 1250 armes
36:43donc on le voit
36:43la question libanaise
36:44c'est le conflit dans le conflit
36:45qui vient en plus
36:46presque empêcher
36:47ça a failli
36:48créer une fausse note
36:49un hiatus
36:49sur les négociations au Pakistan
36:51et empêcher la négociation globale
36:52parce que l'Israël
36:54refuse
36:54de gérer
36:56le Liban
36:57à part de la crise
36:58et d'ailleurs
36:58ce soir encore
36:59le président du parlement iranien
37:01il exige
37:02un cessez-le-feu
37:03au Liban
37:04donc à la veille
37:04de ces négociations
37:05qui doivent
37:06s'ouvrir
37:07à Islamabad
37:08Jean-Paul Chagnolo
37:09vous souhaitiez intervenir ?
37:11oui juste pour dire
37:12deux choses
37:12d'abord le 8 avril
37:13n'était pas simplement
37:13une journée compliquée
37:14c'est une région
37:15qui a bouleversé le Liban
37:17ces frappes
37:18qui ont fait 300 morts
37:19en deux jours
37:19et plus de 1000 BC
37:20ça relève aussi
37:21du droit international
37:22humanitaire
37:22et donc des crimes de guerre
37:23je crois que ça a bouleversé
37:25les choses
37:25et je crois que
37:27l'écho qu'il y a eu dans le monde
37:28a fait que même
37:30Netanyahou
37:30s'est cru obligé
37:31de bouger un peu
37:31bouger un peu
37:32et il voulait continuer
37:33avec sa coalition
37:34il ne faut pas oublier
37:35qu'ils occupent une partie
37:36du Liban Sud
37:36et donc
37:37là il y a eu quelque chose
37:39qui s'est passé
37:39de manière importante
37:40et peut-être que ces négociations
37:41vont permettre justement
37:42d'avancer un peu
37:42je le répète
37:43la question du désarmement
37:45du Hezbollah
37:45ce n'est pas par la force
37:46qu'on va y arriver
37:47c'est une absurdité absolue
37:48ça fait 40 ans
37:49qu'il y a ce conflit
37:51d'une certaine manière
37:52avec différents épisodes
37:53il faudra qu'il y ait
37:54un apaisement d'abord
37:55donc décessé le feu
37:56en Iran
37:57et puis évidemment au Liban
37:59et ensuite
38:00il peut y avoir
38:00une discussion
38:01et en dernière instance
38:02c'est aux Libanais
38:03de faire ça
38:04c'est à ce nouveau gouvernement
38:06très courageux au Liban
38:07aujourd'hui
38:08qui peut réussir
38:09dans une situation apaisée
38:10à commencer
38:11à pouvoir désarmer
38:13le Hezbollah
38:14mais on touche
38:15à ce moment-là
38:16à d'autres questions
38:16qui sont la question
38:17du communautarisme au Liban
38:18donc c'est une affaire
38:19très compliquée
38:19parce que le Liban
38:21est un état multiconfessionnel
38:23avec d'une part des chrétiens
38:24de l'autre des musulmans
38:25des druzes également
38:29Jean-Paul Chagnolo
38:30vous évoquiez
38:32ces frappes
38:33sur Beyrouth
38:34notamment
38:35au lendemain
38:36le jour même
38:37de l'annonce
38:38du cessez-le-feu
38:38d'ailleurs
38:39le bilan
38:40a évolué ce soir
38:41puisqu'on parle
38:43désormais
38:43de 357 morts
38:46c'est des chiffres
38:47qui sont annoncés
38:49par le ministère
38:51libanais
38:52Véronique Reissout
38:53ces derniers développements
38:55de la guerre
38:55au Moyen-Orient
38:56évidemment
38:57ça fait réagir
38:59sur les réseaux sociaux
39:00ça fait réagir
39:01les libanais
39:01en premier
39:02qui sont partagés
39:04par le fait
39:05qu'ils ne croient pas
39:06tellement à cesser
39:06le feu
39:07en disant que
39:07parler de paix
39:09sous
39:10le feu
39:11c'est compliqué
39:12pour autant
39:13ils réclament
39:13évidemment la paix
39:14peu croient
39:15effectivement
39:15au fait
39:16que
39:16ce sont les armes
39:17qui frontèrent
39:18le Hezbollah
39:18et on voit
39:19une population
39:20qui certes
39:22reconnaît le courage
39:22du gouvernement
39:23mais qui est assez
39:24effarée
39:25en se disant
39:26que en fait
39:26la situation
39:28ne fait que
39:28empirer
39:29et ne croit pas
39:30tellement aux négociations
39:31voire même
39:32pas du tout
39:33pour tout vous dire
39:35pensant que
39:35de toutes les façons
39:36ils sont arrivés
39:36dans une impasse
39:38ils attendent
39:39beaucoup
39:39de l'international
39:40et en même temps
39:41considèrent qu'à chaque fois
39:42on les a un peu laissés
39:43c'était particulièrement flagrant
39:44dans tous les commentaires
39:45qu'il y avait
39:46sur l'Orient le jour
39:47où les uns et les autres
39:48viennent témoigner
39:49de la réalité
39:50de leur quotidien
39:51et du fait que ça ne fait
39:52qu'empirer
39:52L'Orient le jour
39:53qui on le rappelle
39:54est le grand quotidien
39:55d'informations
39:57francophones
39:57au Liban
39:58on va parler maintenant
39:59du 1er mai
40:00et de cette proposition
40:01de loi
40:02pour permettre
40:03à davantage de salariés
40:04de travailler
40:05en ce jour férié
40:06le débat dans l'hémicycle
40:07de l'Assemblée
40:08était prévu aujourd'hui
40:09finalement il n'a pas eu lieu
40:10les macronistes
40:11ont voté
40:12une motion de rejet
40:14de leur propre texte
40:15pour aller plus vite
40:16dans le but
40:17qu'il s'applique
40:18le 1er mai 2026
40:19ça s'est passé
40:21avec les voix
40:21des Républicains
40:22et du Rassemblement National
40:24il s'agissait
40:25de contourner
40:25l'obstruction de la gauche
40:26explique Laurent Wauquiez
40:28le patron
40:29des députés
40:30droite républicaine
40:32on est resté concentré
40:33sur ce qui était
40:33notre bataille
40:34la France qui travaille
40:35et c'est une victoire
40:36qui est importante
40:37très vraisemblablement
40:39le 1er mai
40:39tous ceux qui voudront
40:40travailler dans ce pays
40:41pourront le faire
40:42c'est un combat
40:43qu'on a mené
40:43avec la droite républicaine
40:44c'était indispensable
40:45d'y arriver
40:46on était quand même
40:47dans cette absurdité
40:48où en France
40:49on harcèle
40:49ceux qui veulent travailler
40:50et on ne contrôle pas
40:51ceux qui ne vont pas travailler
40:53ça n'a aucun sens
40:54donc pour nous
40:54on voulait vraiment
40:55réussir cette bataille
40:56on est je pense
40:57arrivé aujourd'hui
40:58alors voilà
40:59on entend
41:00Laurent Wauquiez
41:00le chef de file
41:01des députés
41:02droite républicaine
41:03qui se réjouit
41:03de ce qui s'est passé
41:05aujourd'hui
41:05à l'Assemblée Nationale
41:06à l'inverse
41:07Sophie Binet
41:08la secrétaire générale
41:10de la CGT
41:11s'en désole
41:12c'est un coup de poignard
41:14dans le dos
41:15des millions
41:16de travailleuses
41:17et de travailleurs
41:19c'est fouler au pied
41:20l'ensemble
41:21de notre histoire
41:22sociale
41:24c'est ridiculiser
41:25la France
41:26au plan
41:27international
41:28parce que je le rappelle
41:29cette journée
41:30du 1er mai
41:31elle est fériée
41:32dans 163 pays
41:34du monde
41:36la patronne
41:37de la CGT
41:37Sophie Binet
41:39alors
41:39on a vu
41:40que la gauche
41:41la CGT
41:42et aussi la CFDT
41:43dénoncent
41:44un passage en force
41:45les groupes politiques
41:47qui soutiennent
41:47le texte
41:48se justifient
41:49en dénonçant
41:50l'obstruction
41:50de la gauche
41:51qui a raison
41:52Quentin Calmet
41:56le spectacle
41:57qui a été donné
41:57par le Parlement
41:58c'est pas le bon
41:59faut bien qu'on comprenne
42:00ce qui s'est joué
42:01il y a un texte
42:02qui vient du Sénat
42:03qui a déjà été adopté
42:03par le Sénat
42:04l'année dernière
42:04qui vise à permettre
42:05à des salariés
42:07fleuristes
42:08dans les boulangeries
42:09aussi
42:09dans les cinémas
42:10dans les lieux culturels
42:12de travailler
42:12avec un salaire
42:14qui serait doublé
42:14le 1er mai
42:15donc c'est un texte
42:16qui vient des centristes
42:17du Sénat
42:17il arrive à l'Assemblée
42:19la droite
42:19veut le faire voter
42:20avec la niche
42:21la niche macroniste
42:22donc les macronistes
42:23portent le texte aussi
42:24et pour faire adopter
42:26ce texte
42:27qui est donc
42:28examiné en séance
42:29on adopte
42:30une motion de rejet
42:30pour ne pas du tout
42:32débattre du texte
42:33donc pour le rejeter
42:34une motion de rejet
42:34c'est pour voter contre
42:36pour dire à ce texte
42:37qu'on n'en veut pas du tout
42:37donc on n'a aucun débat
42:39de fond dans l'hémicycle
42:40les députés
42:41ne passent pas
42:42une minute
42:42sur les arguments de fond
42:43et on envoie le texte
42:44pour la prochaine étape
42:45législative
42:46pour le faire avancer
42:48plus vite
42:48parce qu'il y a
42:49140 amendements
42:50c'est-à-dire
42:50c'est pas non plus
42:51des milliers
42:52et des milliers
42:52c'est vrai que par rapport
42:53à ce qu'on a pu voir
42:54notamment pendant
42:55la réforme des retraites
42:56140 amendements
42:58on n'est pas sur le même étiage
42:59mais ça dit le niveau
43:00d'hystérisation maintenant
43:02du débat politique
43:03à l'Assemblée nationale
43:05et le dévoiement aussi
43:06des procédures
43:07parce qu'il y a
43:08cette obstruction
43:09de la part de la gauche
43:10parlementaire
43:11qui ne veut pas du tout
43:12du texte
43:12qui dépose des amendements
43:13qui n'en dépose pas non plus
43:14des milliers
43:15mais qui en dépose suffisamment
43:16pour bloquer
43:16parce que la journée
43:18n'était pas extensible
43:19dans l'agenda
43:19mais donc du coup
43:20on en vient à utiliser
43:21une motion de rejet
43:22pour faire avancer
43:23un texte
43:24ça dit quelque chose
43:25du niveau du débat politique
43:26dans l'hémicycle
43:27ça devrait alerter
43:28tous les réponses politiques
43:30sur le niveau
43:30du débat politique
43:31où on ne débat même pas
43:32du fond de la mesure
43:33Alors voilà pour
43:35comment ça peut être perçu
43:37dans l'hémicycle
43:38de l'Assemblée
43:39et tout ça
43:39Véronique Reissout
43:41sur les réseaux sociaux
43:42ce qui s'est passé
43:43aujourd'hui
43:44et plus généralement
43:45cette question
43:45de permettre à davantage
43:47de salariés
43:47de travailler
43:49le 1er mai
43:49qu'est-ce que ça donne ?
43:52Si on regarde
43:52les expressions
43:53au-delà du fait
43:53qu'effectivement
43:54la défiance
43:55que les Français
43:56ont envers
43:57les politiques
43:57et l'Assemblée
43:58ne peut être que renforcée
43:59par le sentiment
44:00d'une manipulation
44:01vous avez plutôt
44:02des syndicalistes
44:04ou des employés
44:07engagés
44:08qui se sont exprimés
44:09et qui sont
44:10plutôt en colère
44:11après quand on regarde
44:13les sondages
44:13où là les gens
44:14s'expriment un peu moins
44:15on a
44:16près de 74%
44:18des Français
44:19dans un sondage
44:20qui est paru
44:20pour la CPME
44:21des sondages
44:22qui sont plutôt favorables
44:23au sujet
44:24à condition
44:25que ce soit
44:25sur la base du volontariat
44:26et que les rémunérations
44:28soient doublées
44:29Et c'est l'inquiétude
44:30d'ailleurs
44:31on a entendu
44:31notamment sur France Info
44:32des reportages
44:33où certains salariés
44:34de la grande distribution
44:35nous disaient
44:36d'une part
44:37ça va nous arriver
44:38à nous aussi
44:39et puis
44:39oui voilà
44:40cette inquiétude
44:41de se dire
44:42est-ce que je peux
44:43vraiment dire
44:43non à mon patron
44:44Après c'était
44:45l'autre point
44:46c'est que
44:46quand ce sont
44:47pour les boulangeries
44:48ou des petits commerçants
44:49on se dit
44:50qu'il y a une réalité
44:51d'une solidarité
44:52sous réserve
44:52toujours d'une rémunération
44:53doublée
44:54après
44:55il y avait pas mal
44:56de postes
44:57cet après-midi
44:57pour dire
44:57mais en fait
44:58c'est ouvrir la porte
44:59à une dérive
45:01et en particulier
45:02aux grandes entreprises
45:03où là
45:04en tout cas
45:04les commerces
45:05de taille plus importante
45:06où là
45:07effectivement
45:07le salarié
45:08n'aura pas forcément
45:08la possibilité
45:09de dire non
45:10ou en tout cas
45:11officiellement
45:12il pourra
45:12mais officieusement
45:13il ne le fera pas
45:14donc en expliquant
45:15que c'était compliqué
45:16aussi d'accepter
45:17sachant que
45:18globalement
45:19c'est toujours
45:20sur les petits commerçants
45:21où les gens sont d'accord
45:22et dès qu'on ouvre à plus
45:23on considère
45:24qu'on peut faire
45:25une journée
45:28de diète
45:28sur la consommation
45:30alors
45:31on voit que le sujet
45:32est très éruptif
45:34oui j'ai oublié de vous dire
45:35qu'il y avait beaucoup de messages
45:36donc effectivement
45:36c'est un sujet
45:38qui fait énormément parler
45:39sur les réseaux sociaux
45:41voilà
45:42sujet très éruptif
45:43et le ministre du travail
45:45le gouvernement
45:46plus généralement
45:47prend tout ça
45:47très au sérieux
45:48puisqu'il explique
45:49qu'il a entendu
45:49les inquiétudes
45:50sur les secteurs
45:51concernés par la proposition
45:52de loi
45:53il permet de
45:54il promet de veiller
45:55personnellement
45:56à y exclure
45:57les supermarchés
45:58et les hypermarchés
45:59dont on parlait
46:00à l'instant
46:01et que le contenu précis
46:03du décret d'application
46:05fera l'objet
46:05de discussions
46:06avec les partenaires sociaux
46:07Franck Dedieu
46:08on voit qu'il essaie
46:10de faire baisser la température
46:11oui
46:12il y a des argus
46:13politico-juridiques
46:15qui sont
46:16tout à fait logiques
46:17mais c'est vrai
46:18que
46:18je suis d'accord avec Quentin
46:19ça méritait un grand débat
46:20parce que
46:21à chaque fois
46:22qu'il est question
46:23de gagner un jour
46:25de travail
46:26de gagner en productivité
46:28on enlève
46:29on se penche
46:30à la fois
46:31sur le dimanche
46:31et puis sur les jours fériés
46:32et finalement
46:34on s'aperçoit
46:35qu'il faut
46:37une sorte de rythmique
46:38la société
46:39a besoin
46:40parfois
46:40de s'arrêter
46:41tout ne peut pas
46:42être jugé
46:43à l'aune
46:43parfois
46:44à l'aune du rendement
46:45de la productivité
46:46du retour sur investissement
46:47on peut
46:48tout à fait
46:49accepter le capitalisme
46:50mais
46:51peut-être
46:52350 jours
46:55354 jours
46:56puisqu'il y a 10 jours
46:56fériés par an
46:58354 jours
46:58sur 365
47:00accepter le capitalisme
47:01c'est pas
47:02faire preuve
47:03d'une attitude
47:04totalement bolchévique
47:05je veux dire
47:06quelque part
47:06il est assez normal
47:07que les salariés
47:09se disent
47:09le 1er mai
47:10c'est symbolique
47:11il y a un moment donné
47:12où il faut faire un peu
47:13l'éloge de l'arrêt
47:14il faut faire l'éloge
47:15de ces consommateurs
47:16qui restent un peu
47:17dans leur coquille
47:18ce jour-là
47:19des salariés
47:20qui sont
47:21proches
47:22de leur famille
47:23ce jour-là
47:24et je pense que
47:25c'est un sujet
47:26de société
47:27et il y a une sorte
47:28de solution
47:29de facilité
47:30plutôt que de débattre
47:31parce que
47:32c'est un sujet
47:33qui est majeur
47:35débattre du goût
47:36de l'effort
47:37du sens du travail
47:39tout cela est légitime
47:40parfaitement légitime
47:41qui aurait pu avoir lieu
47:42finalement aujourd'hui
47:43dans l'hémicycle
47:43de l'Assemblée
47:44et qui n'a pas lieu
47:45alors on va essayer
47:46de mettre des bornes
47:48dans des codiciles
47:49d'articles
47:50pour dire
47:50ne seront pas concernés
47:52seront concernés
47:52etc.
47:53en vérité
47:54c'était l'occasion
47:54de parler
47:55de la rythmique sociale
47:57de la France
47:58et peut-être aussi
47:59de s'attacher
48:01à ce que tout
48:02ne soit pas
48:03jugé à l'homme
48:04pas tout le temps
48:05disons
48:05pas tout le temps
48:06pas 365 jours
48:08soient jugés
48:09à l'homme
48:10pas de la productivité
48:11pas du rendement
48:12pas de la maximisation
48:13du profit
48:14peut-être quelques jours
48:15mais pas tous les jours
48:16et pourtant
48:17Véronique Raissoud
48:18vous nous disiez
48:19à l'instant
48:19que les français
48:20si j'ai bien noté
48:21aux trois quarts
48:22sont plutôt pour
48:24cette mesure
48:25si c'est petit commerce
48:26si c'est que du commerce
48:27de proximité
48:28si c'est sur la base
48:29de volontariat
48:30et si rémunération doublée
48:31si je traduis
48:32ça veut dire que
48:32je suis d'accord
48:33si je peux aller chercher
48:35des croissants
48:35et des pains au chocolat
48:36à ma boulangerie
48:37à côté de chez moi
48:38voilà
48:39sachant qu'il y a
48:40une mobilisation
48:40qui a été lancée
48:42pour le vendredi
48:43enfin ce vendredi
48:45qui n'a pas été
48:45tant suivi que ça
48:46dans le pion public
48:47donc c'est une espèce
48:49d'ambivalence
48:49en disant
48:50il ne faut pas
48:51voilà
48:52il ne faut pas ouvrir
48:53au grand commerce
48:54mais il faut laisser
48:55les petits
48:55et donc
48:56on a envie
48:58de s'occuper de soi
48:58mais pas forcément
48:59d'ouvrir la porte
49:00en grand
49:00et après
49:01vous avez
49:03aussi la complexité
49:04des sondages
49:05mais je ne vais pas
49:05rentrer dedans
49:05mais quand on pose
49:06une question
49:07il n'y a pas toujours
49:07la subtilité de ce qu'il va
49:09y avoir derrière
49:09on peut faire des tris
49:10par CSP
49:11ou par profils sociaux
49:14ce qui était le cas
49:14et globalement
49:15toutes les catégories
49:16étaient à peu près d'accord
49:17il n'y a pas de clivage
49:18plus que ça
49:19mais la question était
49:19est-ce que vous êtes d'accord
49:21et favorable
49:22sur la base de volontariat
49:24pour les commerces
49:25de proximité
49:25avec une rémunération doublée
49:27donc quand je vous pose
49:27la question comme ça
49:28oui vous êtes d'accord
49:29c'est d'ailleurs
49:29ce qui est prévu
49:30je parle sous votre contrôle
49:31Quentin Calmet
49:32par ce texte
49:33volontariat
49:33et une rémunération majorée
49:35voilà
49:35et avec certains commerces
49:37uniquement qui seraient concernés
49:38en tout cas on le voit
49:39au-delà de ce débat
49:40il y a une symbolique
49:42très forte
49:42pour les syndicats
49:43alors certes
49:44ça concerne 1,4 million
49:46de salariés
49:46c'est ce que disait
49:47Sophie Binet
49:48mais c'est une date
49:49qui remonte à 1889
49:50qui avait été choisie
49:52lors du
49:52je l'ai dit
49:53dans le rapport sénatorial
49:53qui a accompagné
49:54la proposition de l'homme
49:55ça date du
49:56deuxième international
49:57socialiste à Paris
49:58le 1er mai
49:59qui est alors choisi
50:00comme journée de lutte
50:01internationale
50:01en faveur de la journée
50:02de 8h
50:03donc c'est ce combat-là
50:06qui remonte à l'époque
50:07et depuis
50:08ça a été conservé
50:09alors sous Vichy
50:11ça a été mis en place
50:11aussi pour la fête
50:12du travail
50:13la concorde sociale
50:14reprise ensuite
50:15en 47-48
50:16pour avoir un jour chômé
50:17qui est le seul jour chômé
50:19dans la loi
50:19les autres se font
50:20par convention collective
50:21dans les entreprises
50:22donc il y a une symbolique
50:23très forte
50:23autour de ce jour
50:26d'où ce débat
50:27sur l'effort
50:28la place que l'on veut
50:29pour notre travail
50:30dans nos vies
50:31est-ce que notre travail
50:32nous définit
50:33est-ce qu'on a toujours
50:34le choix du travail
50:35il y a une grande majorité
50:37de personnes en France
50:37qui ne vont pas au travail
50:39par bonheur
50:40mais par nécessité
50:41c'est une minorité
50:42qui s'épanouit
50:43par son travail
50:43tout ça c'est des débats nobles
50:45et bon
50:46on ne les a pas
50:47on les a autour de ce plateau
50:49mais on ne les a pas au Parlement
50:50c'est dommage
50:51mais ça dit aussi
50:52quelque chose
50:52de notre société
50:53de voilà
50:54est-ce qu'on veut aller
50:55vers une société
50:56où effectivement
50:57on peut travailler
50:58tout le temps
50:59effectivement
50:59ou est-ce qu'on veut
51:00préserver des espaces
51:01où il n'y a pas
51:02du tout
51:03d'efforts
51:04comme là
51:05c'est le cas
51:05depuis le 19ème siècle
51:07d'efforts
51:08et puis de consommation
51:09je veux dire
51:11il faut l'appréhender
51:13du point de vue
51:14de l'offre
51:14et aussi de la demande
51:15c'est-à-dire que
51:16il y a
51:17ce temps suspendu
51:19cet arrêt-là
51:19est salutaire
51:23voilà
51:23y compris
51:24aussi pour le consommateur
51:26et d'ailleurs
51:27le débat
51:27il n'est pas terminé
51:29est-ce que vraiment
51:31c'est un point final
51:32à l'Assemblée
51:32puisqu'il y aura
51:33cette commission
51:33mixte paritaire
51:34et de toute manière
51:35le texte
51:36il y aura un oui
51:37ou un non
51:37des députés
51:38dans l'hémicycle
51:38voilà c'est ça
51:39en fait
51:40donc vous avez
51:40une lecture par chambre
51:42le Sénat avait voté
51:43le texte en avril 2025
51:45puisque c'était
51:46une proposition
51:46de loi centriste
51:48Hervé Marseille
51:49à Nick Billon
51:50il arrive maintenant
51:51à l'Assemblée
51:52qu'il le rejette immédiatement
51:53mais donc pour accélérer
51:54le parcours
51:54il y a la fameuse
51:55commission mixte paritaire
51:56rappelez-vous
51:577 députés
51:587 sénateurs
51:58qui doivent s'entendre
51:59sur une même version du texte
52:01c'est mardi
52:0116h30
52:02à l'Assemblée nationale
52:03et il y aura effectivement
52:04une dernière séance
52:05où on doit adopter
52:06les conclusions
52:07d'une commission mixte paritaire
52:08lorsqu'elle est conclusive
52:10donc il y a encore
52:11deux étapes
52:11à l'Assemblée
52:12au Sénat
52:12pour aller au bout
52:13de ce texte
52:13mais on voit
52:14que les parties
52:15du centre
52:15et de la droite
52:16veulent aller vite
52:16pour essayer de le mettre en place
52:18avant le prochain 1er mai
52:19avant le prochain 1er mai
52:20c'est dans 3 semaines
52:21c'est demain
52:22mais du coup
52:23vous avez la fenêtre de tir
52:24la semaine prochaine
52:25et dans les jours qui suivent
52:26pour faire adopter le texte
52:27ce qui sera un symbole fort
52:28pour le centre
52:29et la droite
52:29de réussir
52:30à faire voter ce texte
52:31très rapidement
52:32mais donc il reste des étapes
52:33avant cela
52:33et donc peut-être
52:34des blocages aussi
52:35des possibilités
52:36de revoir s'affronter
52:37des blocs gauche-droite
52:38dans les hémicycles
52:39et pour ce qui est
52:40du débat
52:40sur la place
52:42qu'on accorde
52:42dans nos vies
52:43au travail
52:44bon peut-être
52:45qu'il n'aura pas lieu
52:47immédiatement à l'Assemblée
52:48mais voilà
52:48on arrive dans une année
52:49présidentielle
52:50Franck Dedieu
52:51forcément
52:51ça va revenir
52:52d'une manière
52:53ou d'une autre
52:53sur la table
52:54oui alors je ne veux pas
52:55tout mélanger
52:56parce qu'on a eu
52:57ce premier sujet
52:57sur l'électrification
53:00on voit bien
53:01qu'il y a un débat
53:02autour des gains
53:03de productivité
53:04avec l'intelligence artificielle
53:05donc il y a de vrais débats
53:07sur le temps de travail
53:08avec la possibilité
53:10à la fois de faire
53:11baisser les coûts
53:12si on arrive à électrifier
53:13à la fois
53:14d'augmenter
53:15la production
53:16par rapport au nombre
53:17d'heures travaillées
53:18grâce à l'intelligence artificielle
53:20bref on voit
53:21que tout s'entremêle
53:22autour tout de même
53:24du temps de travail
53:25et je dirais
53:26une nécessité
53:27d'aisance matérielle
53:29parce qu'il faut
53:29produire plus
53:30il faut
53:32je ne suis pas décroissant
53:34donc il faut
53:34qu'il y ait de la croissance
53:35mais tout cela
53:36doit faire l'objet
53:39d'un grand débat
53:40de société
53:41autour de ces grandes questions
53:42et
53:44quand on entend
53:45Laurent Wauquiez
53:45qui dit
53:46la France du travail
53:47a gagné
53:47parce qu'on porte atteinte
53:48à la fête du travail
53:50je ne comprends pas
53:51cette logique
53:52on aura l'occasion
53:53d'en reparler
53:53dans les informés
53:54de ce débat
53:55Franck de Dieu
53:56juste en un mot
53:57la une de Marianne
53:58cette semaine
53:59on change complètement
53:59de sujet
54:00comment l'état
54:01laisse crever
54:02notre patrimoine
54:03c'est un cri d'alarme
54:03les églises sont à l'abandon
54:05la couleur des petits mères
54:06de France
54:06vive le patrimoine
54:07et c'est donc
54:08à lire dans Marianne
54:09cette semaine
54:10et c'est en kiosque
54:11merci beaucoup
54:12je remercie également
54:13Quentin Calmet
54:14journaliste politique
54:15expliqué parlementaire
54:16République Sénat
54:16Véronique Reissout
54:18présidente de Backbone Consulting
54:20maître de conférence
54:21en communication
54:22à Sciences Po
54:22Richard Verlier également
54:23vous êtes correspondant
54:25Europe
54:25pour le média suisse
54:27Blic
54:27merci aussi à Jean-Paul
54:28Chagnolo
54:29spécialiste du Moyen-Orient
54:30qui était avec nous
54:31tout à l'heure
54:31ainsi qu'à Audrey Tison
54:33du service politique
54:34de France Info
54:35merci beaucoup
54:36d'avoir suivi cette émission
54:38la soirée se poursuit
54:39sur France Info
54:40restez avec nous
54:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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