- il y a 5 semaines
Les informés de franceinfo du lundi 15 décembre 2025
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Ensuite, Les Informer avec Victor Mathé.
00:2020h, 21h, France Info, Les Informer, Victor Mathé.
00:25Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT à la une.
00:31Ce soir, la ministre de l'Agriculture au chevet des éleveurs du Sud-Ouest pour défendre sa stratégie face à la maladie qui tue actuellement de nombreux bovins.
00:39Annie Gennevard qui doit prendre la parole depuis Toulouse.
00:42Est-ce que cela sera suffisant pour apaiser la colère des agriculteurs alors que le mécontentement dépasse désormais la simple question sanitaire ?
00:49Le Sénat adopte le projet de budget de l'État, nouvelle étape avant le vote espéré avant la fin de l'année du vote à l'Assemblée.
00:57Encore beaucoup d'embûches, on vous explique tout ce soir dans Les Informer.
01:00Et puis nous évoquons l'état de la menace terroriste en France et dans le monde au lendemain, bien sûr, de l'attentat de Sydney qui a fait 15 morts.
01:07Pour en parler ce soir, Franck Boisys.
01:09Bonsoir Franck.
01:09Bonsoir Victor.
01:10Journaliste à Libération, à vos côtés Valérie Gaze.
01:13Bonsoir.
01:13Bonsoir Richard.
01:14Chef du service politique de RFI.
01:16Bonsoir Stéphane Vernet.
01:18Bonsoir.
01:18Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:21Edouard Marguet est avec nous.
01:22Bonsoir.
01:22Bonsoir.
01:23Du service éco de France Info, spécialiste des questions d'agriculture.
01:27Et Mickaël Darmon.
01:27Bonsoir.
01:28Bonsoir.
01:29Éditorialiste sur Public Sénat et I24 News.
01:31La ministre de l'Agriculture en Haute-Garonne, donc ce soir, pour lancer la campagne de vaccination de près d'un million de bovins.
01:42Le sud-ouest où la colère s'est transformée en blocage et manifestation.
01:46Annie Gennevard qui doit venir défendre la stratégie du gouvernement face à la dermatose nodulaire contagieuse.
01:51Cette maladie qui touche les vaches et contraint les éleveurs à abattre leurs troupeaux.
01:55D'abord peut-être d'un point de vue sanitaire, Edouard Marguet, vous qui, je le rappelle, êtes donc le spécialiste des questions d'agriculture.
02:01Et ici à France Info, que représente actuellement cette fameuse maladie, cette fameuse dermatose ?
02:07Eh bien, on a eu les derniers chiffres aujourd'hui communiqués par le ministère de l'Agriculture qui fait état de 3300 bovins abattus depuis cet été en France.
02:18Depuis la détection de cette maladie, 113 foyers et 80 élevages touchés partout en France.
02:24C'est donc beaucoup en ce moment dans le sud-ouest, puisqu'un cas s'est déclaré dans l'Aude, un département qui était jusque-là indemne.
02:32Rappelez peut-être les proportions de ce que représente cette dermatose nodulaire.
02:36C'est très peu du cheptel français aujourd'hui.
02:38On parle de 0,02%.
02:40C'est ça, puisqu'on évalue en France à 16 millions de bovins élevés en France, donc 3300, voilà, c'est 0,02%.
02:47Et pareil sur le nombre d'élevages, puisque c'est 80 élevages touchés partout en France, donc dans l'Est, Savoie, Jura, Doubs, Hain, Rhône,
02:57et les élevages évidemment du sud-ouest.
02:59Il y en a 125 000 autres qui sont totalement indemnes aujourd'hui en France.
03:04Et c'est ces élevages-là que la ministre entend protéger avec sa stratégie sanitaire.
03:09La ministre de l'Éculture, Annie Gennevard, comment entendre dans les prochaines minutes ?
03:12Elle a commencé à s'exprimer depuis Toulouse.
03:15Sa stratégie, Franck Bozis, pour l'instant, elle s'appuie sur trois piliers, si l'on peut dire.
03:19C'est-à-dire qu'elle est un peu coincée finalement ce soir, parce que dans Savoie, tout s'est bien passé.
03:24C'est-à-dire que les abattages obligatoires ont eu lieu sans qu'il y ait véritablement d'opposition.
03:33Il y en a eu un petit peu.
03:34Mais le sud-ouest agricole est une sociologie tout à fait différente.
03:37Petites exploitations, fort attachement à la terre, polyculture avec un peu d'élevage, un peu d'agriculture traditionnelle.
03:44Et donc là, il y a une résistance qui est plus grande.
03:47On est dans le Midi Rouge, c'est les terres de Jaurès, et donc ça ne réagit pas de la même manière.
03:51Et là, quand on l'observe depuis le début de sa visite sur place, elle est beaucoup plus nuancée dans le propos.
03:56C'est-à-dire qu'elle met en avant sa stratégie vaccinale en disant, je vais vacciner tous azimuts, son million de doses qu'elle va faire venir.
04:02On rappelle ces trois piliers, restriction de mouvement, vaccination, et puis ce qu'on appelle dépeuplement, donc l'abattage des délais.
04:07Pour autant, à chaque fois qu'un micro se tend vers elle en lui demandant, mais est-ce que vous renoncez aux abattages ?
04:13Elle contourne habilement la question, avec en plus des éléments de langage qui, moi, comme journaliste, me font un petit peu frémir,
04:19avoir parlé de dépeuplement, ce qui est un terme que personne ne comprend.
04:22C'est un terme administratif.
04:23Au lieu d'assumer le fait qu'on abatte des animaux, et déjà une insulte faite un peu à la fois, je dirais, au public et aux agriculteurs.
04:29C'est ce que disent les agriculteurs.
04:30Très sincèrement, quand ils sont comme ça atteints par la DNC sur la dermatose nodulaire contagieuse, sur leur exploitation,
04:37ils parlent eux-mêmes de dépeuplement.
04:38C'est vraiment un terme consacré, effectivement, dans l'élevage.
04:43Stéphane Vernet.
04:44Écoutez, moi, je comprends.
04:47Là, on parle de la colère agricole.
04:48En fait, le problème, c'est que, quoi que la ministre fasse ou annonce, ça ne réglera pas le problème.
04:53Parce que ce n'est pas un problème de colère, c'est un problème de peur et de désespoir.
04:58Quand vous êtes éleveur et qu'on vous dit qu'il va falloir abattre l'ensemble du troupeau
05:01parce qu'il y a un cas avéré de dermatose nodulaire, c'est une catastrophe absolue.
05:06Je veux dire, c'est un drame.
05:07Parce que ça a beau être indemnisé, tout ce que vous voulez, il y a l'attachement de l'éleveur à ses bêtes.
05:12Et puis, il y a le fait aussi qu'il y a toute une partie de son travail qui peut être un travail de plusieurs années,
05:19de dizaines d'années, voire de génération, un travail de sélection génétique, etc.,
05:23pour créer un élevage particulier avec des rendements, des qualités, etc.
05:28Tout est perdu, en fait.
05:30Tout est perdu.
05:30Donc, le drame est absolu.
05:32Et le problème, si vous voulez, c'est que face à ce drame-là,
05:38cette chose qui est insupportable humainement pour n'importe quel éleveur,
05:43il y a l'idée qu'en fait, on pourrait procéder autrement
05:46que d'appliquer le protocole sanitaire qui est mis en avant par le gouvernement
05:49en disant qu'il ne faut pas abattre toutes les bêtes parce que toutes ne sont pas malades.
05:55Ça ne tient pas.
05:56Le problème, c'est qu'en fait, on est face à une maladie, si vous voulez,
05:58où vous avez un certain nombre de bêtes qui peuvent être porteurs sains,
06:03donc où il y a une grande partie des bêtes contaminées, en fait, qui ne déclarent aucun symptôme.
06:08Il y a un temps d'incubation qui est très long, 28 jours.
06:12Donc, même quand vous vaccinez vos bêtes, tout votre troupeau, etc.,
06:16il y a tout un temps de latence pendant lequel, en fait, vos bêtes peuvent être piquées
06:19par un temps, par une mouche vectrice de la maladie.
06:24Et tout ça fait qu'en fait, l'idée, c'est de dire qu'on ne prend aucun risque.
06:28Une fois qu'il y a un cas avéré qui est détecté dans un élevage,
06:32il faut abattre toutes les bêtes.
06:34Et c'est la meilleure façon de prévenir l'expansion, le développement de la maladie.
06:39Est-ce que contestent une grande partie des éleveurs ?
06:41Une grande partie, non.
06:42En fait, les éleveurs de la coordination rurale et de la Confédération Paysanne,
06:46puisque l'alliance syndicale majoritaire, le FNSEA Jeunes Agriculteurs,
06:50eux, soutiennent la stratégie du ministère.
06:53Annie Gennevard, ce n'est pas elle qui l'a inventée, cette stratégie.
06:56C'est une stratégie européenne.
06:58Elle est appliquée en Italie, elle est appliquée en Espagne,
07:01elle a été appliquée en Grèce il y a une dizaine d'années.
07:03Et c'est une stratégie qui porte ses fruits,
07:05puisque ces pays sont toujours considérés comme indemnes
07:08et arrivent à limiter les cas.
07:11Et là où il y en avait un, par exemple, en Italie, en Sardaigne, puis en Lombardie,
07:15c'est ce cas-là qui a contaminé la Savoie cet été.
07:18On ne parle plus de DNC aujourd'hui en Italie.
07:19Michael Darman.
07:20En fait, ce qui est frappant, c'est le décalage entre, justement,
07:23vous l'avez très bien rappelé, la très faible statistique, on va dire,
07:26le nombre, finalement, très restreint d'éleveurs touchés,
07:30et les mois et l'ampleur que prend cette crise.
07:34Et en fait, on s'aperçoit aussi que c'est la confrontation entre l'institution,
07:37le haut, en haut et en bas.
07:39C'est-à-dire que vous avez même, d'ailleurs, la Fédération nationale bovine,
07:42qui, d'après ce que j'ai compris, se tient aux côtés du ministère
07:47et qui valident, donc, cette méthode.
07:50Alors que les éleveurs, ceux du terrain, les petits qui subissent cela,
07:55ils ne le supportent pas et essayent, justement, de montrer, effectivement,
07:59et de témoigner de leur désespoir complet.
08:03Et effectivement, ça se focalise dans le Sud-Ouest
08:05parce que c'est aussi, indépendamment de la culture, la tradition politique,
08:08c'est là aussi qu'a démarré la coordination rurale, il y a très longtemps,
08:12qu'elle est née, là, d'une révolte contre la PAC,
08:15contre le gel des terres,
08:17et qui avait, justement, provoqué le premier historique blocus de Paris.
08:21Et je vous le disais, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard,
08:23qui est, donc, à Toulouse, ce soir, en Haute-Garonne,
08:25pour défendre sa stratégie.
08:27On écoute Annie Gennevard.
08:33Annie Gennevard.
08:34Je suis venue leur dire que l'État était là pour les accompagner financièrement,
08:40pour les indemnités des bêtes qui ont dû être supprimées,
08:44afin qu'ils puissent un jour repeupler.
08:47L'État est là aussi parce que nous compenserons les pertes économiques
08:53et fiscalement, ces aides seront défiscalisées.
08:57Donc, c'était une attente très forte du terrain.
09:00La question qui s'est posée a tourné autour de deux sujets.
09:06D'abord, la vaccination et son périmètre d'application.
09:10Moi, j'ai entendu ce qu'ont demandé les organisations syndicales.
09:15Plusieurs m'ont dit qu'il faudrait élargir le périmètre de la vaccination.
09:20J'y ai donné droit et nous ne l'avions jamais fait dans aucune autre région.
09:25Autour du périmètre de la zone réglementée,
09:29donc la zone réglementée qui enserre les cafoyers,
09:33nous avons établi un cordon sanitaire
09:36qui doit être infranchissable à la fois
09:40pour que l'élevage qui est au-dessus de l'Occitanie
09:46ne soit pas contaminé.
09:48Parce que je rappelle qu'il y a 125 000 éleveurs en France,
09:52qu'il y a 16 millions de têtes de bovins
09:54et qu'il est très important de protéger,
09:57c'est mon rôle, tout l'élevage français.
10:00Donc, les organisations professionnelles et syndicales
10:05m'ont demandé ça, j'y ai donné droit.
10:08Ils m'ont interrogé sur le déploiement de la vaccination.
10:12J'ai expliqué que nous avions commandé immédiatement,
10:15dès que nous avons vu arriver la maladie
10:17en dehors des Pyrénées-Orientales où elle était déjà,
10:20j'ai commandé un million de vaccins
10:22que nous devrions avoir assez rapidement maintenant
10:25de façon à pouvoir faire face à une vaccination massive.
10:28C'est un défi immense, mesdames et messieurs,
10:31que la vaccination d'entre 600 000 et 1 million de bovins.
10:36Ça va requérir une mobilisation de tout le monde de l'élevage
10:40et des vétérinaires parce que, voilà, il faut vacciner
10:45et vacciner le plus rapidement possible.
10:49Et je voudrais saluer le travail des services de l'État
10:52et des vétérinaires.
10:53Un élargissement possible a été demandé sur d'autres départements.
11:00J'ai demandé qu'on m'adresse par écrit,
11:02en particulier sur l'Hérault et le Tarn.
11:06J'ai demandé aux acteurs de me préciser leur demande par écrit
11:10afin de pouvoir y donner droit.
11:13La deuxième question portait naturellement sur un protocole alternatif
11:17à celui qui est aujourd'hui mis en place,
11:20qui est un protocole qui a été...
11:21Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture depuis Toulouse en Haute-Garonne,
11:26toujours dans Les Informés avec nous,
11:28Edouard Marguier, spécialiste des questions d'agriculture à France.
11:31Il faut quoi de neuf, finalement, dans ses propos d'Annie Gennevard, ce soir ?
11:33Rien du tout, rien du tout.
11:34Mais elle fait de la pédagogie, de l'explication.
11:37Quand elle dit qu'effectivement,
11:38elle élargit le périmètre de la vaccination, c'est vrai.
11:40Pour la première fois depuis l'apparition de la maladie cet été en France,
11:44la vaccination va devenir obligatoire dans des départements entiers.
11:49Huit départements, ceux de l'arc périnéen,
11:51des Pyrénées, pardon,
11:53qui va...
11:55Donc, tous les bovins de ces territoires seront vaccinés.
11:58C'est un million de bovins, d'où la commande d'un million de vaccins.
12:02Des départements indemnes vont devoir vacciner leurs bovins,
12:05comme les Landes.
12:06Actuellement, il n'y a pas de cas, mais ils devront vacciner.
12:08Donc ça, c'est vraiment un changement de pied de la stratégie, pour le coup, française,
12:11puisque jusque-là, on ne vaccinait qu'autour des exploitations touchées
12:15dans un périmètre de 50 kilomètres.
12:17C'était une annonce qui avait été faite vendredi.
12:19Elle est finalement allée sur place pour mieux l'expliquer.
12:22Elle est confirmée ce soir et expliquée.
12:24Valérie Gasse, chef du service politique de RFI.
12:26On ne nous a pas encore entendus, chère Valérie.
12:28Oui, il y a 0,2%, c'est ça, des bâtissons ?
12:310,2.
12:320,02.
12:330,2, mais il y a 100% de risque politique pour Annie Gennevard.
12:36Donc, elle est allée sur place.
12:38J'allais dire, elle éteint, on va dire, la crise sanitaire.
12:41Elle éteint un incendie et on la sent vraiment précautionneuse.
12:44Elle prend soin de ne pas dire le mot qui va fâcher,
12:48à dire qu'elle écoute, à donner droit à certaines demandes des agriculteurs.
12:53C'est vraiment une opération politique.
12:55On sait que la colère agricole, c'est quelque chose que redoutent beaucoup les gouvernements.
12:58Et dans une période comme celle-ci, où on essaie de faire désespérément passer un budget,
13:03on en parlera sûrement tout à l'heure,
13:05où on arrive vers les fêtes de fin d'année,
13:07à voir des agriculteurs qui bloquent les autoroutes,
13:09qui risquent de monter en puissance et une colère qui explose,
13:14c'est tout ce que ne veut pas le gouvernement.
13:16Donc là, Annie Gennevard, elle a vraiment le rôle difficile de ministre de l'Agriculture.
13:21C'est souvent le cas.
13:22Mais disons que là, elle coche à peu près toutes les cases des emmerdements
13:25pour envoyer un mot un petit peu familier.
13:29On voit que Sébastien Lecornu la laisse bien en première ligne
13:32et qu'elle est là pour faire le sale boulot.
13:36Et surtout, essayer de faire que ça ne monte pas en puissance
13:40et que éventuellement, ça puisse retomber un petit peu.
13:44Pourtant, Franck Boisys, il y a des syndicats qui en appellent au Premier ministre.
13:46Il y a la présidente de la région Occitanie aussi, Carole Delga,
13:48qui lui a écrit une lettre.
13:49Mais il laisse ça pour l'instant à sa ministre de l'Agriculture.
13:51Il laisse ça à sa ministre de l'Agriculture.
13:52Mais est-ce que le sujet est encore la DNC, la dermatose nodulaire contagieuse ?
13:58Jérôme Bayle, le leader syndical, a eu un mot très juste au bas de l'autoroute
14:03qu'il est en train de bloquer avec ses camarades en disant
14:05« Maintenant qu'on est sur ce sujet-là, on va passer toutes les questions et toutes les préoccupations. »
14:10On va l'écouter, si vous voulez, Jérôme Bayle.
14:12Il était tout à l'heure sur France Info.
14:14Depuis, justement, ce point de carbone sur l'autoroute A64.
14:18On l'écoute, Jérôme Bayle.
14:19Tout le monde ne parle que ça, mais il y a quand même le Mercosur
14:22qui va être signé peut-être d'ici la fin de la semaine.
14:25On peut parler des retenues culinaires, nous, dans notre région Occitanie,
14:28où c'est qu'on ne peut toujours pas en faire.
14:30On peut parler de la taxe MACF sur les engrais, que nous, on n'accepte pas non plus.
14:36Voilà, ça rejoint ce que vous disiez, Franck Boisil.
14:38C'est-à-dire que là, il a ouvert ses carnets de doléances, Jérôme Bayle.
14:42Et le sujet, maintenant, pour le gouvernement, c'est que même si cette affaire de maladies contagieuses est réglée,
14:48le salon d'agriculture est dans deux mois.
14:50Il y a un certain nombre de revendications qui n'ont pas été réglées depuis la crise agricole d'il y a deux ans.
14:54Les aides à l'installation, notamment toute une dimension financière, qui va maintenant rejaillir.
15:00Et donc, quoi qu'il veuille, le gouvernement va se trouver confronté à une crise visiblement agricole,
15:05protéiforme, et pas uniquement limitée à la question de l'élevage.
15:08En quoi elle est différente, justement, de celle de janvier 2024 ?
15:10Je vous redonne la parole après, Valérie.
15:11Michael Darmon.
15:12Parce qu'on le voit, et on l'a compris, il y a un enjeu émotionnel extrêmement puissant,
15:18parce qu'effectivement, les éleveurs, comme on l'a entendu, qui sont obligés de voir leur bête mourir,
15:23c'est quelque chose qui est vraiment au-delà de mesures contre lesquelles ils se mobilisent.
15:29D'ailleurs, ils n'ont pas oublié de les citer.
15:32Mais la raison également pour laquelle Sébastien Lecornu se tient bien loin aussi de ce conflit,
15:38c'est que ça vient télescoper la méthode.
15:40Lui, il ne vit que dans le monde du compromis, et là, on est dans le monde de la décision verticale,
15:46qui peut s'aménager éventuellement à l'atterrissage, mais c'est du vertical.
15:50Or, lui, il ne valide que le compromis.
15:52On voit bien qu'il y a une contradiction flagrante entre ce qui se passe à l'Assemblée nationale
15:56et ce qui se passe sur le terrain avec les agriculteurs.
15:58Et puis, il y a le Mercosur, on en entendait parler.
16:00Là, cette semaine, ça devrait être signé par Ursula von der Leyen.
16:04Et donc, la France, le gouvernement et l'exécutif, dit qu'en l'État, il n'est pas question d'accepter ce traité.
16:11Et c'est vraiment une question qui est particulièrement sensible chez les agriculteurs.
16:15Donc, l'agrégation des deux dans cette période, ça fait un vrai cocktail explosif.
16:20En plus, un troisième élément, c'est assez intéressant.
16:23Du côté du Sud-Ouest, on a vu commencer à arriver quelques viticulteurs.
16:27Et si on se souvient bien, il y a quelques semaines, Emmanuel Macron a annoncé un plan d'arrachage des vignes.
16:33Et il y a un drame qui se prépare chez les viticulteurs qui, avec la baisse de la consommation de vin et le changement climatique,
16:39vont arracher en masse des hectares de vignes.
16:41Donc, là aussi, il y a des drames qui se préparent.
16:43On est sur une convergence des luttes, finalement, Edouard Margué.
16:45Un petit peu, et c'est d'ailleurs peut-être le point commun avec le mouvement de janvier 2024.
16:51Le Mercosur, on y revient rapidement, Sébastien Lecornu a quand même officialisé la demande du report du vote
16:58qui doit avoir lieu jeudi et vendredi au Conseil européen à Bruxelles pour une signature.
17:03On rappelle effectivement ce conseil qui doit enterriner normalement jeudi et vendredi.
17:05Donc, le Conseil européen, c'est les 27 pays européens.
17:08La Commission a signé les négociations avec le Mercosur, avec ces pays sud-américains.
17:13Les agriculteurs ont prévu de venir en tracteur pour manifester devant la Commission.
17:16Ils y vont, et là, pour le coup, c'est la FNSEA, les jeunes agriculteurs, qui sont à la manœuvre.
17:20Et on entendait également Jérôme Baye parler du MACF.
17:23Alors, c'est quatre lettres qui semblent un petit peu barbares, mais très clairement,
17:26c'est une taxe carbone aux frontières qui va peser sur les engrais azotés.
17:30Les agriculteurs sont très inquiets, les céréaliers notamment, avec une hausse à l'hectare de 100 euros le prix des engrais.
17:37Ils vont également manifester contre ça jeudi à Bruxelles, également contre la baisse de la PAC.
17:42Bref, il y a plein de sujets.
17:43Donc, c'est aussi pour ça que Jérôme Baye commence à parler aussi des autres sujets,
17:46pour peut-être faire durer le mouvement, et pourquoi pas être joint par l'alliance majoritaire FNSEA.
17:52Je disais d'ailleurs tout à l'heure, Jérôme Baye, ce serait un beau symbole, entre guillemets,
17:55de passer les fêtes sur cette autoroute.
17:57Il a fait venir des sapins, d'ailleurs.
17:59Ce serait l'image, effectivement, de rester sur cette autoroute à 64, encore une dizaine de jours.
18:03Stéphane Vernevaux, qui est spécialiste de politique et de questions européennes,
18:06pour qu'on comprenne tout, au Mercosur Emmanuel Macron, on l'a accusé plusieurs fois de changer d'avis.
18:11Comment il faut comprendre aujourd'hui la position de la France,
18:13celle de l'Italie, qui semble rejoindre aujourd'hui Paris, puis celle de Berlin aussi, on peut en parler.
18:17Alors, si le Premier ministre demande une suspension du vote, un report du vote,
18:21c'est parce que, clairement, on n'est pas en capacité de créer une minorité de blocage au Conseil européen.
18:27Il faut qu'il y ait au moins quatre États européens qui représentent au moins plus de 35% de la population de l'Union.
18:34Donc, voilà, il y a eu un certain nombre de négociations, de tractations depuis un moment.
18:39Et en fait, pour l'instant, elles n'ont pas abouti.
18:41Donc, l'Italie demande aussi qu'il y ait ce report, mais le compte n'y est pas.
18:46Moi, ce que je vois, pour prendre un tout petit peu de recul par rapport à tout ça,
18:53moi, ce que je me dis, ou ce que je comprends, si vous voulez,
18:55c'est que derrière, il y a une grosse inquiétude qui ne demande qu'à s'exprimer
19:03et une contestation vis-à-vis de l'Union européenne
19:05par rapport, en fait, à un milieu agricole qui se dit qu'en fait, l'Union européenne, l'Europe,
19:12ne veut pas du modèle agricole français,
19:16qui est un modèle particulièrement vertueux du point de vue de l'environnement,
19:20des mesures sanitaires, etc.
19:22Et en fait, le Mercosur incarne ça, c'est-à-dire qu'on va accepter de laisser rentrer des produits...
19:28On peut rappeler peut-être en quelques mots en quoi cela consiste.
19:30C'est un grand accord de libre-échange qui a été imaginé dans les années 90.
19:35Ça fait 30 ans qu'il est en cours de négociation.
19:37Et dedans, si vous voulez, il y a toutes sortes de dimensions commerciales
19:40qui sont avantageuses pour l'Union européenne,
19:44qui va permettre d'exporter massivement un certain nombre de produits
19:46manufacturés vers les pays d'Amérique latine, industriels.
19:50Donc, ça arrange particulièrement les Allemands, par exemple, mais pas que.
19:53Et par contre, en contrepartie, vous avez des produits qui viendront de cet espace-là,
19:58qui pourront être plus facilement apportés au sein de l'Union européenne,
20:02dont des produits qui inquiètent tout particulièrement le bœuf,
20:05par exemple, le poulet, etc.
20:07Enfin, voilà.
20:08Et les agriculteurs dénoncent une concurrence déloyale
20:12qui pourrait mettre en péril un certain nombre de filières,
20:16mais notamment les filières françaises.
20:17Parce qu'encore une fois, nous sommes le pays qui a le plus,
20:21au sein de l'Union européenne,
20:22qui a adopté les standards environnementaux et sanitaires les plus élevés, en fait.
20:27Et donc, on est en fragilité.
20:29Je vous rappelle que c'est pour la première fois depuis 50 ans,
20:31la balance commerciale de l'agriculture française va être déficitaire.
20:35Ce n'est pas arrivé depuis 78.
20:37Mais pourquoi elle est déficitaire ?
20:38Elle n'est notamment déficitaire pas à cause de ce qu'on importe,
20:41ou de la faiblesse de nos exportations.
20:43Elle est aussi déficitaire parce qu'on importe de plus en plus de produits
20:46qui viennent d'autres pays de l'Union européenne,
20:48qui, eux, produisent, en fait, dans d'autres conditions que nous,
20:52des marchandises qui coûtent beaucoup moins cher.
20:54Et c'est cette concurrence-là, en fait, qui est organisée.
20:58Vous avez cité le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.
21:02Donc ça, c'est une grosse inquiétude.
21:05La réduction de l'impact, c'est moins 20% pour la France à partir de 2028.
21:10Donc tout ça fait que les agriculteurs se disent,
21:12en fait, l'Europe ne veut plus de l'agriculture française.
21:15Et c'est là-dessus aussi qu'ils vont se mobiliser.
21:16Mais quel darment ?
21:17Oui, effectivement, c'est le drame de l'exception agricole française,
21:21comme dans d'autres termes.
21:23Effectivement, est-ce qu'elle va devoir entrer dans le rang
21:24ou est-ce qu'elle va rester dans sa singularité ?
21:28Il est à noter, d'ailleurs, qu'au sein du monde de l'agriculture,
21:32tout le monde n'a pas le même regard sur le Mercosur
21:35parce que, par exemple, les viticulteurs vont y gagner.
21:37Donc là aussi, on est aussi dans une difficulté d'avoir une voie commune.
21:44Franck ?
21:44Il y a quand même un modèle qui est en train de se jouer en ce moment
21:47et qui, d'ailleurs, va être remarquablement incarné dans un film
21:49qui s'appelle Rural, qui sort au mois de mars sur les écrans
21:52et qui tourne un petit peu autour de ce leader syndical, Jérôme Baye,
21:55mais qui montre le quotidien des agriculteurs.
21:57Et le modèle traditionnel français, c'est-à-dire l'exploitation agricole
22:00qui fait à la fois un peu d'élevage, un peu de culture maraîchère
22:04ou de céréales sur des exploitations de taille relativement moyenne,
22:08ce qu'on voit beaucoup dans le Sud-Ouest,
22:09est un modèle qui, aujourd'hui, ne devient plus économiquement viable.
22:12Ce qui fonctionne, c'est ce qui se passe plutôt du côté de la Bretagne
22:15où on a de très grandes exploitations,
22:17des investisseurs financiers qui souvent rentrent
22:19ou l'industrie agroalimentaire qui rentre dans le capital de ces exploitations.
22:23Et donc, c'est une mutation profonde qui est en train de se produire
22:25dans l'agriculture française.
22:27Et un certain nombre d'exploitants agricoles, qui sont nombreux encore,
22:30refusent corps et bien cette modification
22:33parce que, finalement, c'est un petit peu une perte de leur âme.
22:36Et c'est précisément ce qui est en train de se jouer
22:38à travers les négociations européennes.
22:40Le Mercosur, comme le disait Mickaël,
22:42c'est la fin d'une exception française.
22:44Et là, on n'est pas dans la culture qui risque de ne pas durer.
22:46Valérie Gass, on a vu Bruno Retailleau, le président du parti Les Républicains,
22:50appeler Emmanuel Macron à sortir de l'ambiguïté, justement,
22:52sur cet accord avec les pays du Mercosur.
22:55Pas anodin de voir le président Les Républicains
22:57s'emparer d'un sujet avec cette conférence de presse.
23:00Et ce mot, défendons nos agriculteurs,
23:03quand la ministre de l'Agriculture est de son propre parti.
23:06C'est là qu'on voit toutes les dimensions politiques de cette crise
23:09et la récupération des uns et des autres.
23:12Après, il est clair que la position de l'exécutif d'Emmanuel Macron,
23:15elle n'est pas facile.
23:17Et il y a forcément une certaine forme d'ambiguïté, comme le disait Mickaël.
23:20On l'avait vu lors de la COP30 au Brésil.
23:21Il demande le report du vote parce qu'en effet,
23:24il n'a pas réussi à bloquer le processus
23:26sur lequel il s'était engagé d'obtenir des résultats
23:28pour donner satisfaction aux agriculteurs.
23:31Bien évidemment, Bruno Retailleau,
23:32dans son opération de distanciation,
23:35de reprise,
23:36après une sortie assez ratée du gouvernement,
23:40rebondit sur une actualité
23:42qui lui semble-t-il,
23:44qu'il estime être favorable
23:46pour vouloir justement décrédibiliser Emmanuel Macron.
23:50Édouard, on a parlé de Jérôme Bayle
23:51dans le sud-ouest sur la 64.
23:53Il y a d'autres figures aujourd'hui
23:54qui incarnent peut-être ce mouvement
23:56ou qu'elles n'ont pas encore hébergé.
23:57Bertrand Vanto, le président de la coordination rurale
24:00qui a été nouvellement élu, d'ailleurs,
24:03élu sur un programme
24:04faire des actions fortes
24:07face à Véronique Lefloc, sa prédécesseur,
24:09qui, elle, voulait un peu plus
24:11incarner la discussion avec les institutions,
24:13ce qui n'a pas plu,
24:14donc à la base de la coordination rurale.
24:17Et ce n'est pas un hasard, d'ailleurs,
24:17si la colère s'exprime beaucoup dans le sud-ouest.
24:19C'est une terre, vous le disiez,
24:21c'est là qu'est née cette coordination rurale.
24:23Elle a remporté des chambres d'agriculture
24:25il y a un an.
24:26Et cette terre, quand même,
24:28l'Occitanie, c'est là
24:29où il y a le plus bas revenu agricole de France.
24:32C'est ça aussi qui s'exprime.
24:34Et si les éleveurs sont si en colère aussi,
24:36c'est le contexte qui, pour eux,
24:37était porteur jusque-là.
24:39Le prix de la viande n'a jamais été aussi haut.
24:41Certains me disent qu'ils n'ont jamais vu ça
24:42de leur carrière.
24:43On est à plus de 20% par rapport à l'an dernier.
24:46Le prix de la viande est rémunérateur aujourd'hui.
24:49Donc c'est aussi pour ça...
24:50Plus mauvais moment pour perdre son chef de terre.
24:51Et bien sûr, c'est pour ça qu'ils ne veulent pas le perdre
24:53et qu'ils sont prêts à tout
24:54pour essayer de faire flancher le gouvernement.
24:57Franck Boisier.
24:57Mais peut-être que le principal syndicat agricole
24:59porte une part de responsabilité
25:00dans cette radicalisation du mouvement.
25:02Parce que l'actuel président de la FNSEA
25:04apparaît plus comme proche des industriels
25:08de l'agroalimentaire
25:09que de la base des agriculteurs.
25:11Et donc, je pense qu'il s'est opérée
25:12à un mouvement de radicalisation
25:13parce que nombre d'exploitants
25:15se sont retrouvés beaucoup plus proches
25:16de la coordination rurale
25:18ou de la confédération paysanne
25:19dans ces moments de crise.
25:20Et on a vu en même temps, Stéphane Vernet,
25:21une convergence qu'on n'attendait pas forcément
25:23justement entre la confédération paysanne
25:25et la coordination rurale.
25:26Oui, mais elle s'explique
25:27par ce que disait très bien Franck.
25:30C'est-à-dire la typologie aussi du Sud-Ouest
25:32et le fait qu'en fait,
25:33il y a ces petites exploitations très familiales
25:35sur un autre modèle
25:38avec un attachement très fort au terroir.
25:42Donc voilà.
25:42Et qui fait que vous pouvez avoir effectivement
25:44une jonction là
25:46très, comment dire,
25:49très pragmatique.
25:50Il est assumé, ils le disent.
25:51Oui, oui, entre la confédération paysanne
25:54qui est quand même
25:55beaucoup plus marquée à gauche
25:57et la coordination rurale
25:59qui est aujourd'hui très marquée à droite.
26:01Michael ?
26:01Oui, effectivement.
26:02Et comme le disait aussi Franck,
26:04avec une opposition très nette
26:05vis-à-vis de ceux qui représentent
26:07les puissants, en réalité,
26:08ce sont ces LFNSEA.
26:10LFNSEA, depuis des décennies,
26:12a pratiquement droit de vie ou de mort
26:14pour une exploitation sur toute la surface.
26:16Ils sont dans tous les conseils d'administration.
26:18Ils sont en crédit agricole.
26:19Ils sont partout.
26:20Donc de ce point de vue-là,
26:21on ne peut pas faire sans eux.
26:23Et la coordination rurale
26:24est née d'une scission
26:25vis-à-vis de l'FNSEA
26:27parce qu'il y avait une contestation
26:28justement de cette suprématie.
26:30Donc on est bien encore,
26:32je dirais, dans ce même schéma
26:33où on conteste
26:35et où on combat
26:36ceux que l'on considère
26:37comme étant beaucoup trop proches du pouvoir.
26:39C'est aussi la mise en question
26:42de la fameuse co-gestion
26:43qui organise l'agriculture française
26:45depuis maintenant plus de 50 ans.
26:48La colère des agriculteurs
26:49ce soir dans les informés.
26:50Merci Édouard, Édouard Margui
26:52d'être venu ce soir
26:53dans les informés,
26:54spécialiste des questions d'agriculture
26:57à France Info.
26:5820h30, la seconde partie
26:59des informés dans un instant.
27:0120h30 sur France Info,
27:07Philippine Thibaudot.
27:08Une explosion dans un immeuble
27:10à Trévoux dans l'un.
27:11Deux enfants âgés de 3 et 5 ans
27:13sont morts,
27:144 personnes sont blessées,
27:15rapporte la préfecture.
27:16Le bilan est provisoire.
27:1750 pompiers et 36 engins
27:19ainsi que des secours médicaux
27:20sont mobilisés.
27:21L'explosion du haut gaz
27:22s'est produite
27:23au rez-de-chaussée du bâtiment.
27:25Les recherches se poursuivent
27:26pour retrouver des survivants.
27:28Il est demandé à la population
27:30d'éviter le secteur.
27:31La ministre de l'Agriculture
27:32à Toulouse en réunion de crise
27:34avec le préfet de Haute-Garonne.
27:36La crise qui touche
27:37le monde agricole.
27:38De nombreux blocages
27:39encore ce soir d'éleveurs
27:40qui s'opposent à l'abattage
27:42des troupeaux
27:42en cas de dermatose nodulaire.
27:44Annie Gennevard soutient ce protocole
27:46ainsi que la vaccination
27:47entre 600 000 et 1 million de bovins
27:50bientôt vaccinés,
27:51a rappelé la ministre.
27:53Je ne suis pas un empoisonneur.
27:54Une dernière fois,
27:55Frédéric Pêcher a clamé son innocence
27:57pour le dernier jour des débats
27:59devant les assises du Doubs.
28:00Il est suspecté
28:01d'avoir empoisonné 30 personnes
28:03dont 12 mortellement.
28:05La course est retirée
28:06pour délibérer.
28:06Le verdict est attendu
28:07d'ici à vendredi.
28:09Il encourt la réclusion
28:10à perpétuité.
28:11Son avocat Randall Schwerdorfer
28:13prévient sur France Info
28:14que cela ne peut finir
28:15que sur un appel
28:16de la décision.
28:17Etats-Unis, Ukraine,
28:18Union Européenne
28:19autour de la même table
28:20ce soir à Berlin
28:21avec en prime
28:22un appel téléphonique
28:23du président américain.
28:24Emmanuel Macron sera aussi sur place.
28:27Déjà 8 heures d'échange
28:28en deux jours
28:28en Allemagne.
28:30Les Etats-Unis estiment
28:31que les discussions
28:32ont été vraiment,
28:33vraiment positives.
28:34Les Européens proposent
28:35de diriger une force
28:36multinationale en Ukraine.
28:39La chasse à l'homme
28:39reprend aux Etats-Unis.
28:41L'homme arrêté
28:41après les tirs
28:42à l'Université Brown
28:43a été relâché.
28:44Aucune raison
28:45de le considérer
28:46comme un potentiel suspect
28:47a déclaré le procureur.
28:49Deux étudiants sont morts
28:50ce week-end
28:50à Providence.
28:51neuf ont été blessés.
28:53Et puis 35,
28:54pas un plus,
28:55pas un moins.
28:55L'Eurovision a publié
28:56la liste officielle
28:57des pays participants
28:58au concours
28:59dont la France.
29:00Cinq pays n'en font pas partie.
29:01Le boycott
29:02en raison de la présence
29:03d'Israël.
29:04L'édition 2026
29:05qui se déroule
29:06du 12 au 16 mai prochain
29:07à Vienne.
29:09France Info
29:1020h, 21h
29:13France Info
29:14les informés
29:15Victor Maté.
29:17Avec ce soir
29:17Franck Boisys
29:18journaliste à Libération
29:19Valérie Gasse
29:20chef du service politique
29:21de RFI.
29:22Stéphane Werner
29:23rédacteur en chef délégué
29:24de West France
29:25à Paris
29:25et Mickaël Darmont
29:26éditorialiste
29:27sur Public Sénat
29:28et I24 News
29:30avant de parler
29:31du budget
29:32et de cette semaine
29:33cruciale.
29:33Revenons d'abord
29:34sur cette explosion
29:35dans un immeuble
29:36de la commune
29:37de Trévoux
29:37c'est dans le département
29:38de L'Ain
29:38à une trentaine
29:39de kilomètres
29:39au nord de Lyon.
29:41Bonsoir Mathieu Bonnour
29:43quel bilan
29:43qu'est-ce que l'on sait
29:44de cette explosion ?
29:46Eh bien pour le moment
29:47pas plus d'informations
29:48toujours cette explosion
29:49due au gaz
29:50dans cet immeuble
29:51de plusieurs états
29:52l'explosion
29:53a eu lieu
29:54au rez-de-chaussée
29:54on sait qu'il y a
29:56deux enfants
29:57qui sont décédés
29:57de trois et cinq ans
29:58d'après les premières
29:59informations
30:00communiquées par la préfecture
30:01sur place
30:02l'accès à la rue
30:03est encore fermé
30:04les pompiers
30:05sont toujours en train
30:06de s'activer
30:07des équipes cynophiles
30:08sont même déployées
30:09pour chercher des victimes
30:10dans les décombres
30:11et en ce moment même
30:13les gendarmes
30:14sont également
30:15en train
30:15de faire le tour
30:16et de vérifier
30:17que personne
30:18ne passe le temps
30:19d'accéder
30:19ils ont pu ramener
30:20les personnes
30:21voisines de cet immeuble
30:23dans leurs habitations
30:24qui n'ont pas été touchées
30:25Mathieu
30:25des personnes évacuées
30:26justement ont été acheminées
30:27dans un gymnase voisin
30:28oui celles qui n'ont pas
30:30pu regagner leur logement
30:31sont dans un gymnase
30:33à environ 150-200 mètres
30:35du lieu de l'explosion
30:36et d'ailleurs
30:37on voit déjà
30:38les premiers signes
30:39de solidarité
30:40c'est-à-dire des habitants
30:41des voisins
30:42des amis
30:42qui amènent
30:43des bouteilles d'eau
30:44des couvertures
30:44un peu de nourriture
30:45j'ai croisé
30:46une dame
30:47qui tout de suite
30:48est venue
30:48avec des chocolats
30:50pour amener
30:50à toutes ces personnes
30:51qui vont probablement
30:53passer la nuit
30:53à l'intérieur
30:54de ce gymnase
30:55Merci Mathieu Bonnour
30:57en direct
30:58de cette commune
30:58de Trévoux
30:59dans l'Ain
31:00pour France Info
31:00on rappelle ce bilan
31:02six victimes
31:03dont deux enfants
31:04décédés
31:05donc dans l'explosion
31:06dans cet immeuble
31:07de Trévoux
31:08dans le département
31:09de l'Ain
31:09on y reviendra
31:10bien sûr plus en détail
31:11à partir de 21h
31:12dans une vingtaine
31:13de minutes
31:14sur France Info
31:15revenons-en
31:16à présent
31:17dans les informés
31:18à ces tensions
31:19autour du budget
31:20le budget de l'Etat
31:21a été adopté
31:22aujourd'hui
31:23par les sénateurs
31:24mais le plus dur
31:25bien sûr reste à venir
31:26avec le vote
31:26des députés
31:28avant cela
31:28une commission mixte
31:29paritaire
31:30avec sept députés
31:31sept sénateurs
31:31va se réunir
31:32ce sera à partir
31:33de vendredi
31:34pour tenter
31:35de trouver un accord
31:35et si accord il y a
31:37il devra donc
31:38être voté
31:38Valérie Gasse
31:39on l'a compris
31:39on est encore
31:40loin de voir
31:41le bout du tunnel
31:42Oui et pourtant
31:43le tic-tac
31:44se rapproche
31:45de plus en plus
31:45normalement
31:46le budget devrait
31:47être adopté
31:48avant la fin de l'année
31:49mais on a beau chercher
31:50on a du mal
31:51à voir comment
31:51ça pourrait être possible
31:52peut-être que finalement
31:54Sébastien Lecornu
31:55est vraiment un magicien
31:56il va falloir
31:56qu'il le démontre
31:57d'ici vendredi
31:59et cette fameuse
32:00CMP
32:00commission mixte paritaire
32:02donc cette sénateur
32:03cette députée
32:04on imagine que là
32:06entre le vote
32:07qui a eu lieu
32:07cet après-midi
32:08au Sénat
32:09et vendredi
32:09ça va négocier
32:11négocier
32:11négocier
32:12parce que dans la commission
32:13mixte paritaire
32:13le gouvernement
32:14n'est pas présent
32:15les députés
32:16et les sénateurs
32:16sont seuls
32:17les uns en face
32:18des autres
32:18et donc
32:20il va falloir
32:20qu'il y ait des choses
32:21qui soient mises
32:21sur la table
32:22pour essayer de convaincre
32:22les uns et les autres
32:23d'être de bonne volonté
32:25lorsqu'ils vont se réunir
32:26entre eux
32:27mais malgré tous les espoirs
32:29de Sébastien Lecornu
32:30tout ça a l'air mal engagé
32:31et on dit beaucoup
32:32que ce budget
32:33est bien difficile à comprendre
32:35pour ceux qui nous regardent
32:36ceux qui nous écoutent
32:37que cela ne passionne pas
32:38forcément
32:39les gens
32:40Franck Boisise
32:40et Stéphane Vernet
32:41on ne va pas tout dévoiler
32:42mais avant de commencer
32:43cette émission
32:44vous étiez en plein débat
32:44justement
32:45sur ces questions-là
32:46vous n'étiez pas d'accord
32:47on peut le dire
32:47Franck Boisise
32:48vous n'aviez pas
32:49tous les deux
32:51la même vision
32:53on va dire
32:53sur ce qu'il allait
32:54advenir d'autres budgets
32:55déjà Victor
32:55il est désolant
32:56que ça ne passionne pas
32:57parce que les 500
32:58et quelques milliards
32:58525 je crois
32:59qui sont examinés
33:01c'est le quotidien
33:03des citoyens
33:05de ce pays
33:05c'est un certain nombre
33:06d'engagement
33:07c'est une politique budgétaire
33:08je pense que l'issue
33:09intéresse
33:10c'est simplement peut-être
33:11l'issue
33:12il y a peut-être
33:13deux scénarios
33:13le premier
33:14et Valérie parlait
33:16du magicien
33:16le cornu
33:17c'est qu'effectivement
33:18cette fameuse commission
33:19mixte paritaire
33:20se réunit
33:21vendredi
33:22et qu'à partir de ce moment-là
33:24le gong
33:24et l'horloge
33:25vont commencer à tourner
33:26pour voir si
33:27entre la réunion
33:28de cette commission
33:28mixte paritaire
33:29un texte qui va retourner
33:30vraisemblablement
33:31en deuxième lecture
33:32devant l'Assemblée nationale
33:33on fait un peu de cuisine
33:34interne
33:35on aurait un accord
33:37potentiellement
33:38sur le budget
33:40très ricra
33:41comme ça a été le cas
33:42sur le budget
33:42de la sécurité sociale
33:43qui est passé
33:44avec 13 voix seulement
33:45ça suppose quoi ?
33:47quand on fait les comptes
33:47ça supposerait que
33:48on voit le bloc central
33:51grosso modo
33:52voter ce budget
33:52on sait que
33:54la gauche
33:55ne s'abstiendra pas
33:56mais votera compte
33:56notamment le parti communiste
33:57les écologistes
33:58vraisemblablement
33:59se pose la question
34:00de l'attitude du parti socialiste
34:02bien évidemment
34:02et on peut imaginer
34:03que là on va avoir
34:04une négo
34:04assez sérieuse
34:06sur deux ou trois choses
34:07il y a deux ou trois points
34:09un petit peu durs
34:10que sont
34:10la contribution exceptionnelle
34:12sur les entreprises
34:13l'impôt sur la fortune
34:15productive
34:15notamment
34:16où le Sénat
34:17improductif
34:18pardon
34:18le lapsus est révélateur
34:19le Sénat a rebattu
34:22les cartes complètement
34:23et est revenu dessus
34:24et donc
34:25on peut se dire
34:26que le parti socialiste
34:26qui n'a pas obtenu
34:27la taxe du Kman
34:28sera quand même
34:28très attentif
34:29à ce qu'il y ait
34:30une forme d'imposition
34:31significative
34:33sur les ménages
34:34les plus riches
34:35je ne sais pas
34:35s'il faut parler
34:36de magie
34:37ou de miracle de Noël
34:38Michael Darman
34:39mais il faut peut-être
34:39se rappeler
34:40que les députés
34:41en première lecture
34:42ont tous voté
34:43contre ce budget
34:43à un prêt
34:44donc effectivement
34:46là c'est même
34:47plus de la magie
34:48ça tient du miracle
34:48donc de ce point de vue là
34:50on va voir
34:51dans quelle mesure
34:52Sébastien Lecornu
34:54effectivement
34:55est le magicien
34:56le roi mage lui-même
34:58on va voir
34:59dans quelle mesure
34:59il va arriver
35:00à trouver cet accord
35:01aujourd'hui
35:04c'est cette fameuse
35:05CMP
35:06qui va se réunir
35:07avec ce face-à-face
35:08entre sénateurs
35:09et députés
35:10à priori
35:11ils n'ont pas
35:12beaucoup de raisons
35:13d'arriver à s'entendre
35:15parce que là
35:15on n'est plus
35:15sur la possibilité
35:16de faire un compromis
35:17comme pour la sécurité sociale
35:19là
35:19et en particulier
35:20concernant ce qu'on vient
35:22d'entendre
35:22sur le parti socialiste
35:23comme dirait l'autre
35:24imagine-t-on
35:25le parti socialiste
35:26soutenir le gouvernement
35:27pour le budget
35:28qui est vraiment
35:29l'acte déterminant
35:30ce qui s'est passé
35:32pour la sécurité sociale
35:33c'est l'acte déterminant
35:33c'est vrai
35:34pourquoi ils l'ont aidé
35:35une fois
35:35pourquoi ils ne l'auraient pas
35:36une deuxième
35:36à la différence
35:36c'est vrai que
35:37pour le budget
35:38l'acte déterminant
35:39c'est si on le vote
35:40on est dans la majorité
35:41si on ne le vote pas
35:41on est dans l'opposition
35:42et de ce point de vue là
35:43il y a quand même
35:45encore un intérêt
35:45au parti socialiste
35:47à dire qu'ils ne sont pas
35:48dans la majorité
35:48donc c'est le grand dilemme
35:50et c'est vrai
35:51que c'est sur eux
35:52que va reposer
35:53essentiellement
35:54la tâche
35:57de voir
35:57dans quelle mesure
35:58ils peuvent contribuer
35:59à une solution ou pas
36:00Stéphane Vernet
36:00on entend toujours
36:01cette expression
36:02semaine cruciale
36:03semaine décisive
36:04est-ce que cette expression
36:05est galvaudée
36:06pour les jours qui arrivent
36:07je ne sais pas si ça va être
36:08la semaine décisive
36:09parce que là
36:09en fait si vous voulez
36:10le gouvernement peut espérer
36:12enfin fait mine de croire
36:13qu'il y a un moyen
36:14d'obtenir un compromis
36:15au niveau de la commission
36:16mixte paritaire
36:16qui se réunira vendredi
36:17moi je crois que ce n'est pas possible
36:18voilà
36:19donc si ce n'est pas possible
36:22ça veut dire quoi
36:22ça veut dire qu'on repart
36:24en deuxième lecture
36:25du budget
36:26que ça va forcément déborder
36:27par rapport au délai
36:29à partie
36:30donc il va falloir adopter
36:31une loi spéciale
36:32pour prolonger
36:33mais comment voulez-vous
36:34que cette assemblée
36:35réussisse à s'entendre
36:37sur un budget
36:38en janvier
36:39ou en février
36:40ou en mars
36:40alors qu'elle n'a pas été capable
36:42de le faire jusqu'à maintenant
36:42donc juste
36:44je vois Franck qui veut intervenir
36:46mais on n'est pas d'accord
36:47mais simplement
36:48moi ce qui a été possible
36:50sur la sécurité sociale
36:51sur le budget
36:51de la sécurité sociale
36:52ce qui a été possible
36:53ce qui a été rendu possible
36:54sur le budget
36:54de la sécurité sociale
36:55c'est-à-dire
36:55le vote positif
36:56des socialistes
36:57et l'abstention
36:58d'une partie
36:58des écologistes
37:00et qui fait que ça passe
37:01c'est qu'il y a eu
37:02une concession majeure
37:04c'est la suspension
37:07de la réforme des retraites
37:07le gouvernement
37:08ne peut pas faire
37:09la même chose
37:10sur le budget général
37:10et il peut d'autant moins
37:11le faire
37:12si vous voulez
37:12que
37:13je vous rappelle
37:16que le déficit
37:16de la Sécu
37:18c'était 23 milliards d'euros
37:19cette année
37:20que l'objectif du gouvernement
37:21c'était de revenir
37:22à 17 milliards
37:23et qu'on sort
37:23avec un budget
37:24de la sécurité sociale
37:25s'il est confirmé
37:26le gouvernement
37:28va donner le dernier mot
37:29à l'Assemblée
37:30donc si c'est confirmé
37:31par un ultime vote
37:32on n'est plus
37:33on n'est pas
37:34à 17 milliards d'euros
37:35on n'est même pas
37:36à 23 milliards
37:37d'euros de déficit
37:38on sera à 24 milliards
37:39et je vous rappelle
37:40que l'objectif
37:41600 milliards
37:41de dépenses
37:43de dépenses
37:43oui mais c'est pas ça
37:44sauf que l'objectif
37:45l'objectif ultime
37:46c'est de
37:47c'est de ramener
37:47le déficit public
37:49à moins de 5%
37:50du PIB
37:51c'est l'engagement
37:51de la France
37:52et donc ça veut dire
37:53que ça complique
37:54encore la donne
37:55il va falloir trouver
37:56des économies ailleurs
37:57etc
37:58ces économies
38:00ça peut être compensé
38:02par des recettes nouvelles
38:03mais la droite
38:03n'en veut absolument pas
38:05or elle estime
38:06qu'elle a beaucoup
38:06cédé sur le budget
38:08de la sécurité sociale
38:09et donc je la vois pas
38:10faire un geste
38:12cette fois-ci
38:12pour des impôts nouveaux
38:13supplémentaires
38:14etc
38:14donc je vois pas bien
38:16comment le compromis
38:16est possible
38:17et moi je pense
38:18que la seule façon
38:19de s'en sortir
38:19c'est de passer par
38:21un 49-3
38:22qui donnerait pas lieu
38:22forcément à motion
38:23de censure
38:24et ça c'est possible
38:25si les parlementaires
38:27le demandent
38:28eux-mêmes
38:28à Sébastien Lecornus
38:29qui lui donnerait
38:30une porte de sortie
38:31en disant
38:32moi je voulais pas
38:33mais puisque vous me le réclamez
38:35et que c'est vous
38:35qui le demandez
38:36allons-y
38:37à propos de ce 49-3
38:38plusieurs voix l'ont déjà demandé
38:39on peut citer
38:40François Hollande
38:41ou Bruno Retailleau
38:42une autre voix
38:43s'est fait entendre
38:44hier
38:45Elisabeth Borne
38:45effectivement
38:46l'ancienne premier ministre
38:47dans les colonnes du Parisien
38:48aujourd'hui en France
38:50réponse de la porte-parole
38:51du gouvernement
38:52Maude Bréjong
38:53ça m'agace pas
38:55on va dire que j'en souris
38:56mais je le redis
38:57ils ne répondent pas
38:58à la question de fond
38:59la question de fond
38:59c'est ce qu'on met dans ce budget
39:00et donc ce qui va être discuté
39:01lors de cette instance
39:03entre les députés
39:04et les sénateurs
39:04cette semaine
39:05c'est ce sujet de fond
39:06et c'est sur ça
39:07qu'on doit se mettre d'accord
39:08Maude Bréjong
39:08chez nos confrères de BFM
39:10ce n'est pas anodin
39:10Franck Boisiste
39:11même cette prise de parole
39:12d'Elisabeth Borne
39:13l'ancienne première ministre
39:13c'est elle qui avait appelé
39:15par exemple
39:15la première
39:16ou une des premières
39:17à suspendre
39:17justement
39:17sa propre réforme des retraites
39:19Oui mais le coût politique
39:20pour Sébastien Lecornu
39:22serait quand même énorme
39:23il a sa marque de fabrique
39:26si je dois dire
39:26quand il est arrivé à Matignon
39:27et de dire
39:27je me défais du 49-3
39:30donc même si les députés
39:31l'y appellent
39:32c'est une forme de renoncement
39:33qui va sérieusement éroder
39:35son crédit politique
39:36après il y a
39:37une autre option
39:38qu'on n'a pas encore examinée
39:39c'est qu'effectivement
39:40on ne passe pas la date
39:41à la date du 31 décembre
39:42ok
39:42tout le monde se retrouve
39:43après la dinde et les marrons
39:44au mois de janvier
39:45et là
39:46pendant ce temps-là
39:47le budget s'exécute
39:48avec ce qu'on appelle
39:48la loi d'ordonnance
39:50c'est-à-dire une reconduction
39:51des mesures votées
39:52l'année dernière
39:53mais on a un ultimatum
39:55qui se rapproche
39:56ce sont les élections municipales
39:57qui arrivent au mois de mai
39:58au mois de mars
39:58et donc
39:59ça va être compliqué
40:00pour la représentation nationale
40:02de dire
40:03on va se présenter
40:04aux élections
40:05sans avoir été capable
40:06de voter un budget
40:07donc là
40:08il y a une pression
40:08qui va s'exercer
40:10et qui pourrait quand même
40:11aboutir
40:11ce qui a été le cas
40:12l'année dernière
40:12d'ailleurs
40:13puisque sur le projet
40:15de loi de finances 2025
40:16il n'a pas été voté
40:17dans les délais requis
40:18on pourrait tout à fait
40:19s'acheminer
40:20vers un vote
40:21au premier jour
40:22ou à la mi-janvier
40:23ce qui réglerait le problème
40:24puisque finalement
40:25la loi d'ordonnance
40:26ne se serait exercée
40:27que pendant quelques jours
40:28j'ai l'impression
40:28à voir votre visage
40:29Valérie Gasse
40:30que vous penchez
40:30plutôt côté Stéphane Vernet
40:32je suis un peu d'accord
40:33je ne vois pas comment
40:34on peut s'en sortir
40:35pour faire passer un budget
40:36sans 49,3
40:37mais ce que disait
40:38Maude Bréjon
40:39est assez intéressant
40:40malgré tout
40:41c'est quel budget
40:42on fait passer
40:43par 49,3
40:44et pour qu'il y ait 49,3
40:46qu'il y ait censure
40:47il faut quand même
40:48être très gentil
40:48avec les socialistes
40:49donc il va quand même
40:50falloir mettre
40:51dans ce budget
40:52d'où les négociations
40:53qui vont se faire là
40:54et qui n'aboutiront
40:55vraisemblablement pas
40:56à une CMP conclusive
40:57mais en effet
40:58il faut quand même
40:59trouver
41:00même pour sortir
41:02par le haut
41:03pour Sébastien Lecornu
41:04c'est-à-dire
41:04dire regardez
41:05ma méthode
41:06j'ai été jusqu'au bout
41:07moi le compromis
41:08j'y croyais
41:09mais vous n'avez pas
41:09pris vos responsabilités
41:10vous parlementaires
41:11vous me demandez
41:11un 49,3
41:12je fais un 49,3
41:13mais pour que les socialistes
41:14derrière
41:14ne censurent pas
41:16Sébastien Lecornu
41:16il va falloir
41:17qu'il leur donne
41:17des choses
41:17sur les impôts
41:19la fiscalité
41:19donc ils pourraient
41:22l'obtenir
41:22avec un vote classique
41:23non parce que
41:25dans ce cas-là
41:26la droite
41:27ne laisserait pas
41:27forcément passer
41:28il y aurait
41:30ce serait encore
41:31plus difficile
41:31ça peut être
41:32le coup de théâtre
41:33effectivement
41:33le coup de théâtre
41:34de fin d'année
41:34de fin de session
41:36c'est le 49,3
41:37qui revient
41:38à la demande générale
41:40et à son corps défendant
41:42alors qu'en fait
41:42ça fait déjà
41:43quelques semaines
41:44que les socialistes
41:45commencent à murmurer
41:46déjà
41:46à Sébastien Lecornu
41:47qu'il faudra
41:48que ça se termine
41:48comme ça
41:49et on a vu
41:49d'autres voix
41:50en dehors des socialistes
41:51l'évoquer
41:53et vraisemblablement
41:54ça peut être
41:56effectivement
41:56l'outil
41:57qui permettra
41:58ensuite
41:58à Sébastien Lecornu
41:59de dire
41:59voilà
42:00absolument
42:01j'ai fait
42:02tout ce qui était possible
42:03Olivier Faure
42:05dit un 49,3
42:06d'accord
42:06mais il dit
42:07tout dépend
42:09de ce qu'on va mettre
42:10dans le budget
42:11ce qui rejoint
42:12ce qui veut dire
42:15que ça a déjà commencé
42:18en fait
42:18c'est sans compromis
42:19préalable
42:20je crois
42:20ou quelque chose
42:21en dialogue
42:21c'est ça
42:21tout dépendra
42:24de ce que le gouvernement
42:26mettra dans le texte
42:27qu'il pourra imposer
42:28par 49,3
42:28moi je veux juste dire
42:29un truc
42:29c'est que si tout ça
42:31de toute façon
42:31doit se terminer
42:32par 49,3
42:33excusez-moi
42:33mais il vaudrait mieux
42:34que ça se termine
42:34par 49,3
42:35avant la fin de l'année
42:36parce que le report
42:38l'année dernière
42:38du budget
42:39d'un mois
42:40puisqu'il a été bouclé
42:41un budget rectificatif
42:43qui a été adopté
42:44par 49,3
42:45début février
42:46ça coûtait quand même
42:4712 milliards d'euros
42:48à l'État
42:49et ce sera la même chose
42:50cette année
42:50on n'a pas les moyens
42:51le coût financier
42:53c'est un peu stupide
42:54et ça fera continuer
42:55le feuilleton
42:56dont les français
42:56ont quand même
42:57un petit peu marre
42:58encore pour quelques semaines
43:00et en effet
43:01sans véritable bénéfice
43:03alors on va s'arrêter là
43:04pour ce soir
43:04sur ce budget
43:05du coup Valérie Gasse
43:06et on rappelle bien sûr
43:07cette prochaine étape
43:08cette commission
43:08mixte paritaire
43:09cette députée
43:10cette sénateur
43:10qui vont plancher
43:11sur le texte
43:12et essayer
43:13de trouver un accord
43:14sur ce budget
43:15de l'État
43:16notre dernier thème
43:17ce soir dans
43:18Les Informés
43:18cette journée de deuil
43:19en Australie
43:20après l'attentat
43:21qui a coûté la vie
43:22à 15 personnes
43:23hier sur la plage
43:24de Bondi
43:24à Sydney
43:25les victimes participaient
43:27au début
43:27de la fête juive
43:28de Ranuka
43:28on a vu
43:29des images circuler
43:30où l'on voit
43:31les deux terroristes
43:32tirés sur la foule
43:32on en sait plus
43:33désormais sur leur profil
43:35Grégory Pless
43:35vous êtes le correspondant
43:36de France Info
43:37en Australie
43:37le père
43:39qui a été abattu
43:40par la police
43:41hier
43:41était âgé
43:42de 50 ans
43:43et avait émigré
43:44en Australie
43:44il y a plus de 25 ans
43:45il était surtout
43:46le propriétaire légal
43:48de 6 armes à feu
43:49qui ont servi
43:50à perpétrer
43:51le massacre
43:51survenu hier
43:52ce qui a poussé
43:53le premier ministre
43:54Anthony Albanissi
43:55à faire part
43:55de son intention
43:56de durcir
43:57la législation
43:58sur le port d'armes
43:59son fils
44:00lui est âgé
44:00de 24 ans
44:01il a été grièvement
44:02blessé par la police
44:03mais devrait s'en sortir
44:04et devra
44:05très logiquement
44:06répondre de ses actes
44:07devant la justice
44:08ce qui interroge
44:09à son sujet
44:10c'est qu'il avait fait
44:11l'objet d'une enquête
44:12de la part des services
44:12de renseignement
44:13en 2019
44:14pour des liens
44:15entretenus
44:16avec les membres
44:16d'une cellule
44:17de l'état islamique
44:18implanté en Australie
44:19mais à l'époque
44:20les services avaient estimé
44:21qu'il ne représentait
44:22pas une menace
44:22Grégory Pless
44:23pour France Info
44:24en Australie
44:25bonsoir Sébastien Pietrasanta
44:26bonsoir
44:28ancien député socialiste
44:30rapporteur de la commission
44:31d'enquête
44:31sur les attentats
44:32de 2015
44:33en France
44:34on voit à nouveau
44:34dans ce qui vient
44:35d'être décrit
44:36la difficulté d'identifier
44:37puis de suivre
44:38les différentes menaces
44:39terroristes
44:40quelles que soient
44:40les pays
44:41en l'occurrence
44:41ici l'Australie
44:42alors effectivement
44:44c'est un vrai défi
44:45pour les services
44:46de renseignement
44:46que ce soit en France
44:47ou ailleurs
44:49en Occident
44:50c'est la difficulté
44:52de pouvoir
44:52à la fois suivre
44:53les mouvances
44:55islamistes
44:57notamment
44:57les commandos
44:58projetés
44:59de l'état islamique
45:00ou d'Al-Qaïda
45:01qui aujourd'hui
45:02présentent une moindre menace
45:03et puis des passages
45:04à l'acte
45:05d'individus
45:06ou de familles
45:07de gens
45:08qui
45:09j'allais dire
45:09s'auto
45:10radicalisent
45:12en lien
45:14avec
45:14la propagande
45:15de l'état islamique
45:16notamment
45:16et qui peuvent
45:17passer à l'acte
45:18et qui sont
45:18difficilement détectables
45:19Sébastien Pietrasanta
45:20vous restez avec nous
45:21il y a cette critique
45:22très virulente
45:22du premier ministre
45:23israélien
45:24Benyamin Netanyahou
45:24qui dénonce
45:25la résurgence
45:26de l'antisémitisme
45:27dans le monde
45:27depuis le 7 octobre
45:282023
45:28il dénonce
45:29à propos de l'attentat
45:30de Sydney
45:31je cite
45:31un cancer
45:32qui se propage
45:32lorsque les dirigeants
45:34restent silencieux
45:35et n'agissent pas
45:35Mickaël Darmon
45:37il y a depuis 2 ans
45:37en Australie
45:38une montée assez forte
45:39même très forte
45:39des actes antisémites
45:41comment est-ce qu'il faut
45:42comprendre les critiques
45:43de la part du gouvernement
45:43israélien ?
45:44c'est un grand classique
45:45de la part
45:46de Netanyahou
45:47qui dit à chaque fois
45:48il avait également
45:49dit ça
45:50quand Emmanuel Macron
45:50avait reconnu
45:51l'état de Palestine
45:52en réalité ça ne correspond pas
45:53à la réalité
45:53parce que vous avez
45:54déjà trois quarts des pays
45:55qui ont reconnu
45:56déjà depuis longtemps
45:57l'état de Palestine
45:58et qui n'ont pas été
45:59tout d'un coup
45:59sous le feu
46:01d'attentats
46:03d'attentats
46:04anti-sionistes
46:06ou antisémites
46:07en réalité
46:08ce qui se passe
46:09c'est que
46:09c'est un attentat
46:10qui apparemment
46:11visait
46:12enfin
46:12a été
46:14sous la raison
46:16de radicalisation
46:17pour Daesh
46:18plutôt que pour
46:19le Hamas
46:20et qu'en fait
46:20ça visait vraiment
46:21des juifs
46:22c'était vraiment
46:22une attaque
46:24antisémite
46:25les islamistes
46:26d'ailleurs
46:26on ne les entend jamais
46:27avoir une revendication
46:29palestinienne
46:30je veux dire
46:30Ben Laden
46:32ne s'est jamais
46:33occupé de la question
46:33palestinienne
46:34donc en fait
46:34le sujet
46:35il est vraiment
46:36d'attaquer
46:37la communauté
46:37la communauté juive
46:40il y avait plus de
46:40100 000 personnes
46:41installées
46:41donc en Australie
46:42avec effectivement
46:44une recrudescence
46:45des actes antisémites
46:46depuis 2024
46:48qui font écho
46:49plus de 1650
46:50exactement
46:51qui font écho
46:52à ce qui s'est passé
46:53au 7 octobre
46:54et à la
46:56contre-offensive israélienne
46:57Franck Boisiez
46:58je crois que ce qu'il faut
46:59observer quand même
47:00qui est extrêmement
47:00préoccupant
47:01c'est que
47:02le cessez-le-feu
47:03est en vigueur
47:04au Proche-Orient
47:05et qu'on n'a pas
47:07la décrue
47:08qu'on aurait peut-être
47:09pu attendre
47:09s'il y avait une telle
47:10corrélation
47:10entre les deux phénomènes
47:12des actes antisémites
47:13en cette fin d'année 2025
47:15il continue
47:15à être sur un niveau élevé
47:17si on revient
47:18sur l'Australie
47:18sur l'Australie
47:19il y a eu toute une série
47:20d'attentats
47:21d'incendies
47:22de taxes sur les synagogues
47:23etc
47:23qui étaient
47:25qui pouvaient apparaître
47:26un peu comme précurseurs
47:27donc la question
47:27qui se pose maintenant
47:28c'est va-t-il falloir
47:29s'habituer
47:31ou vivre
47:32avec une forme
47:32d'antisémitisme
47:33structurel
47:34qui va être chauffée
47:35par notamment
47:36les réseaux sociaux
47:37des états étrangers
47:39comme l'Iran
47:39qui peut avoir
47:40tout intérêt
47:40à maintenir
47:41une pression là-dessus
47:42et est-ce que
47:42les démocraties
47:43vont devoir avoir
47:44à gérer durablement
47:46une pression antisémite
47:47dans la plupart
47:48des pays occidentalisés
47:48assez forte
47:50et non corrélée
47:51au conflit du Proche-Orient
47:52On voit par donc
47:53que le motif antisémite
47:54reste le ou l'un
47:55des plus importants
47:56en particulier
47:56depuis ce 7 octobre 2023
47:58au niveau des attentats
47:59Oui mais en même temps
48:01il existait déjà
48:02et notamment en France
48:03souvenez-vous
48:04des attentats
48:05à Toulouse
48:06en 2012
48:08souvenez-vous
48:09de l'hyper-cacher
48:10en 2015
48:11et je me souviens
48:12que les services
48:13de renseignement
48:14lorsqu'on les auditionnait
48:15sur les attentats
48:16de 2015
48:16et puis Barra
48:17par la suite
48:18disaient que
48:18l'antisémitisme
48:19était un des moteurs
48:20et ça revenait régulièrement
48:22dans les écoutes téléphoniques
48:23de celles et ceux
48:23qui étaient partis
48:24rejoindre l'état islamique
48:25et donc l'antisémitisme
48:26a été toujours
48:27un moteur
48:28pour les attentats
48:30islamistes
48:31même si ça s'est
48:32effectivement accentué
48:33depuis le 7 octobre 2023
48:35Quel est l'état
48:36de la menace
48:37en France aujourd'hui
48:38Sébastien Pietrasanta ?
48:39On en a parlé
48:39il y a un mois
48:40au moment des 10 ans
48:40du 13 novembre
48:41Oui tout à fait
48:43en fait la menace
48:44elle reste prégnante
48:45ce qu'on constate
48:46c'est qu'il y a eu
48:47un rajeunissement
48:48des auteurs
48:49d'attentats
48:51ou des vélitaires
48:52de celles et ceux
48:53qui voulaient commettre
48:54des attentats
48:54on a quand même
48:55beaucoup de mineurs
48:57et de jeunes
48:57de moins de 21 ans
48:58qui sont impliqués
48:59que la question
49:03effectivement
49:03de l'antisémitisme
49:05et de ce qui se passe
49:06au Croche-Orient
49:06est un des moteurs
49:08particuliers
49:09après la différence
49:10avec ce qui s'est passé
49:11en Australie
49:12c'est qu'aujourd'hui
49:13le contrôle des armes
49:14est beaucoup plus important
49:15depuis 2015
49:17en France
49:17et qu'il y a effectivement
49:19eu beaucoup de tentatives
49:20de passage à l'acte
49:21avec des armes blanches
49:23mais la menace
49:24elle est quand même
49:25extrêmement élevée
49:26on est
49:26je rappelle
49:27au plus haut niveau
49:28de l'alerte attentat
49:29Et on voit Stéphane Vernet
49:30toute la difficulté
49:32justement
49:32d'anticiper
49:33d'appréhender
49:33d'empêcher
49:34tout simplement
49:34tous ces attentats
49:36Alors il y a quand même
49:37un travail qui est fait
49:39par les forces
49:39de renseignement
49:40et de sécurité
49:41qui est un travail excellent
49:42ils arrivent à prévenir
49:43et à déjouer
49:43un certain nombre
49:44d'attentats
49:45et de menaces
49:45mais vous ne pouvez pas
49:47tout empêcher
49:48vous ne pouvez pas
49:49tout prévenir
49:49vous ne pouvez pas
49:50tout contrôler
49:50surtout quand vous avez
49:51des gens isolés
49:52qui se radicalisent
49:54et qui passent à l'acte
49:55de manière
49:55complètement
49:56qui ne sont pas
49:58synchronisés
49:58qui ne sont pas
49:59en lien avec
50:00personne d'autre
50:01qu'eux-mêmes
50:01voilà
50:02et le problème
50:03qu'on a aujourd'hui
50:04par rapport
50:04au niveau
50:05de menaces
50:06attentats
50:06c'est que
50:06ce qui vient de se passer
50:07en Australie
50:08peut être
50:08une source
50:09d'inspiration
50:10entre guillemets
50:11c'est pas du tout
50:13le bon terme
50:13mais ça peut provoquer
50:15des passages à l'acte
50:15dans d'autres pays
50:16d'autres gens
50:18qui pourraient
50:20plus l'émotion
50:23internationale
50:23aussi favorise
50:24malheureusement
50:25ce genre de choses
50:26et augmente encore
50:27le risque
50:27et la menace
50:28Michael Darmand
50:29en fait
50:29je pense qu'effectivement
50:30la conséquence
50:32de la décrue
50:32qu'évoquait
50:33Stéphane
50:34et du fait
50:34qu'on soit passé
50:35sur le terrain
50:36au Proche-Orient
50:37à une autre phase
50:38va avoir une conséquence
50:40un peu qui est similaire
50:41peut-être à celle
50:41qu'on a connue
50:42avec Daesh
50:42c'est-à-dire
50:43que l'état islamique
50:45a perdu son emprise
50:46territoriale
50:47il y a eu quand même
50:48encore des attentats
50:49qui ont continué
50:50il y a une forme
50:50d'historisation
50:51on va dire
50:52d'historisation
50:53même de la marque
50:55et qui fait
50:55qu'à ce moment-là
50:56on transfère
50:57vers des opérations
50:58terroristes
51:00il y a quelques jours
51:01d'ailleurs
51:01une dizaine de jours
51:03en Allemagne
51:04on a arrêté
51:05des militants du Hamas
51:06qui étaient en train
51:07de préparer un attentat
51:08donc c'est pratiquement
51:09la première fois
51:09que des gens
51:10à l'extérieur
51:11de la bande de Gaza
51:11se prévalent
51:12d'être militants Hamas
51:14et préparent
51:14une opération terroriste
51:16donc c'est aussi
51:16une évolution
51:17à laquelle
51:18on peut s'attendre
51:19et qui
51:19peut aussi correspondre
51:22à ce qui s'est passé
51:23après Daesh
51:23mais aussi nous ramener
51:24bien plus loin en arrière
51:25dans cette vague
51:26d'attentats
51:27des années 70
51:27où pour attirer
51:29l'attention
51:29sur une cause
51:30à ce moment-là
51:31c'était l'OLP
51:32qui était fer de lance
51:33et bien
51:34il y avait
51:34toute une série
51:35d'attentats
51:36spectaculaires
51:37dans le monde entier
51:38sur les intérêts
51:39israéliens
51:40ou des communautés juives
51:41pour pouvoir continuer
51:42à maintenir
51:43une forme de mobilisation
51:44liée à ce qui se passe
51:46sur le terrain
51:47au Proche-Orient
51:48et au Moyen-Orient
51:48On parlait de l'Allemagne
51:49Valérie Gass
51:50on l'a appris hier
51:51un attentat
51:51à la voiture
51:52Bélier a été déjoué
51:52justement
51:53il visait un marché
51:54de Noël en Bavière
51:55on se souvient
51:55de l'attentat de Berlin
51:56en 2016
51:57d'autres encore
51:57jusqu'à l'an dernier
51:58on voit que le problème
51:59on a parlé de la France
52:00on a parlé de l'Australie
52:01il concerne tous les pays
52:02ou presque
52:03et en particulier
52:03aussi nos voisins
52:04Oui, on retrouve
52:05les mêmes phénomènes
52:06et la même montée
52:07de l'antisémitisme
52:08partout dans le monde
52:09et c'est vrai que
52:10de vue de la France
52:11se dire qu'à l'autre bout
52:12de la Terre
52:12en Australie
52:14c'est exactement
52:14la même chose
52:15c'est assez effrayant
52:16et on se demande
52:17comment endiguer ça
52:19à un tel niveau
52:20et puis c'est vrai
52:21que c'est difficile
52:22il y a une forme
52:24de...
52:26enfin c'est très difficile
52:27quand on voit là
52:27c'est un père
52:28et son fils
52:29je ne sais pas
52:30si on a déjà eu
52:31cette forme de terrorisme
52:32presque familial
52:34et donc l'anticipation
52:36l'appréhension
52:37de ce genre
52:38de personnalité
52:39de...
52:40voilà
52:40comment en arrive-t-il là
52:41le père et son fils
52:43et en effet
52:44ça peut donner des idées
52:45et on se demande
52:46comment avoir
52:47de la prise là-dessus
52:48c'est vrai que
52:48les services de renseignement
52:49peuvent agir
52:50quand il y a des réseaux
52:51quand à des montées
52:53mais là
52:53c'est vraiment individuel
52:55maintenant familial
52:56et on est dans une période
52:58en plus
52:58en effet
52:59les fêtes de Ranouka
53:00pour les juifs
53:01mais les fêtes de Noël
53:02aussi
53:02les marchés de Noël
53:03sont souvent la cible
53:04des terroristes
53:04c'est une période
53:05à haut risque
53:06sur ce profil inédit
53:07des assaillants
53:08Sébastien Pietrasanta
53:09en quelques mots
53:10il n'y a rien d'inédit
53:13c'est-à-dire que
53:13les petits terrorisme
53:15familiaux
53:16on en a connu
53:16il y avait les frères
53:18Kouachi
53:18il y a les frères
53:19Abdeslam
53:20et il y a
53:22beaucoup de familles
53:23de radicalité entière
53:24qui commettent
53:25des attentats
53:26ou qui oeuvrent ensemble
53:28la difficulté
53:29en fait
53:29que l'on a
53:30c'est ce qui a été dit
53:30dans votre reportage
53:31c'est que
53:32en fait
53:33c'est parfois
53:34des gens qui sont détectés
53:35par les services de renseignement
53:36mais qui considèrent
53:36qu'il n'y a pas de passage
53:37à l'acte
53:38et que plusieurs années
53:39ou plusieurs mois après
53:40il y a ce passage à l'acte
53:41à un moment donné
53:42et ça c'est extrêmement difficile
53:43pour les services de renseignement
53:44de pouvoir
53:44analyser
53:46et détecter ce genre de choses
53:47Merci beaucoup Sébastien Pietras
53:48son ancien député socialiste
53:50je rappelle que vous étiez
53:50le rapporteur de la commission
53:51d'enquête
53:52sur les attentats
53:53de 2015
53:54en France
53:55les informés
53:56touchent déjà
53:57à leur fin
53:58en un mot
53:58Franck Boisiz
53:59à la une de Libé
54:00de Libération demain
54:01A la veille de la visite
54:02d'Emmanuel Macron à Marseille
54:03nous revenons sur
54:04Amine Kessassi
54:05et c'est un très grand
54:07et très beau portrait
54:08d'Amine Kessassi
54:09raconté par les siens
54:10un de nos reporters
54:11Rachid Aresh
54:11a été à Marseille
54:12et a rencontré
54:14tous ceux
54:14qui se sont associés
54:15à son mouvement
54:16et à son combat
54:17Stéphane Vernet
54:18pour Ouest France
54:18Les téléphones portables
54:20en prison
54:20on a un reportage
54:21à la prison de Caen
54:21où les gardiens
54:23essayent de identifier
54:25et confisquer
54:26des téléphones portables
54:27Merci à tous
54:28Merci Valérie Gass
54:29Merci Mickaël Darmont
54:30d'avoir été avec nous
54:31ce soir
54:31je rappelle
54:32tiens le titre
54:32de votre dernier livre
54:33Mickaël
54:34Les derniers jours
54:34d'Itsakrabine
54:35chez Passé composé
54:36Merci à tous ceux
54:37qui ont préparé
54:38et réalisé cette émission
54:39Les informés
54:40reviennent demain matin
54:41à 9h
54:42Très bonne soirée
54:42sur France Info
Commentaires