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  • il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du mardi 31 mars 2026

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00:0620h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info.
00:13A la une ce soir, pourquoi Donald Trump s'en prend-il à la France ?
00:17Le président américain reproche dans le cadre de la guerre à notre pays
00:21de lui interdire son espace aérien pour l'acheminement d'armes.
00:25Cet échange renforce-t-il la fracture entre les Etats-Unis et ses alliés
00:29ou supposés alliés ? On en débat dans un instant.
00:31Emmanuel Macron au Japon voyage là aussi sous le signe de la guerre au Moyen-Orient.
00:36L'inflation qui grimpe en France en lien toujours avec le conflit et les cours de l'énergie.
00:40C'est le cas aussi en Espagne, en Italie ou encore en Allemagne.
00:43Jusqu'où ira cette hausse des prix ?
00:45Et puis le Sénat qui se penche à son tour sur l'interdiction des réseaux sociaux
00:49au moins de 15 ans entre difficultés juridiques et pratiques.
00:52Nous verrons ce qu'en pensent nos informés avec ce soir.
00:55Estelle Martin, bonsoir Estelle.
00:57Bonsoir.
00:57Présentatrice de l'émission à 64 minutes week-end sur TV5 Monde.
01:02Bonsoir Christophe Jacubizine.
01:03Bonsoir.
01:03Directeur de la rédaction des Échos.
01:05Anthony Cortez est également avec nous.
01:07Bonsoir.
01:08Bonsoir.
01:08Journaliste politique à l'humanité et Benjamin Louis.
01:11Bonsoir Benjamin.
01:12Bonsoir Victor.
01:13Correspondant en France pour la RTS et la radio télévision suisse.
01:18La France n'a pas changé de position sur le survol de son territoire
01:22et s'étonne des reproches de Donald Trump.
01:24Voilà la réponse de l'Elysée au président américain.
01:28Donald Trump qui est en effet attaqué sur son réseau social.
01:30La France pour avoir décidé d'interdire son espace aérien
01:34pour l'acheminement d'armes américaines vers Israël.
01:37Estimant que la France s'est montrée, je le cite, peu coopérative dans la guerre contre l'Iran.
01:42Donald Trump qui ajoute les Etats-Unis s'en souviendront.
01:45En ligne avec nous, Laurie Kenton, bonsoir.
01:48Bonsoir.
01:49Spécialiste de l'histoire et de la politique américaine,
01:51maître de conférence à l'université de Versailles, Saint-Quentin.
01:55Comment est-ce que vous analysez cet échange ?
01:57Pourquoi Donald Trump s'en prend-il à notre pays, à la France ?
02:01Eh bien, c'est difficile de lire dans la tête de Donald Trump.
02:04Visiblement, l'Elysée a un gros point d'interrogation dans la tête.
02:07Qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
02:09Qu'est-ce qu'il nous reproche ?
02:10Qu'est-ce qu'il reproche à la France ?
02:11Ça a l'air d'être quand même assez mystérieux.
02:13Il faut quand même contextualiser un petit peu la production verbale de Trump.
02:18Il y a énormément.
02:22Ce ne sont pas des tweets, c'est des truths.
02:24Il y en a énormément.
02:25Donc, dans le lot, parfois, il y a des choses.
02:27Peut-être qu'il a confondu, je ne sais pas s'il a confondu la France ou l'Espagne.
02:32En tout cas, ça a l'air confondé.
02:33Oui, parce que normalement, en tout cas, ces derniers temps,
02:35Donald Trump, sa cible favorite.
02:37Alors, il y a l'Espagne, il y a la Grande-Bretagne, mais pas la France.
02:43Est-ce que vous m'entendez, Laurie Kenton ?
02:45Oui.
02:46Je vous disais que normalement, Donald Trump ciblait de façon un peu préférentielle
02:50le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne ces derniers temps.
02:53Oui, oui, oui.
02:55En fait, le problème, c'est que quand on n'est pas 100% avec Trump,
02:59on est contre Trump.
03:00Et il y a une espèce de reproche un peu historique que les États-Unis font à la France.
03:06C'était déjà le cas à l'époque de la guerre d'Irak, en 2003.
03:10On est venu vous délivrer, on est venu deux fois, deux guerres mondiales.
03:14Alors oui, vous nous avez envoyé Lafayette la première fois pour notre révolution,
03:18mais nous, après, on est revenus.
03:19Et si on n'était pas venus, vous parleriez allemand.
03:22Donc ça, c'est en fait la rengaine.
03:23Et de ce point de vue-là, Trump fait quelque chose d'assez classique pour la France.
03:30Et c'est vrai que pour les Britanniques, il y a cette espèce d'accusation de lâcheté
03:36parce que personne ne fait le boulot ou ne veut en fait faire le boulot
03:41que, par exemple, les Britanniques avaient fait de manière assez enthousiaste,
03:44sous Tony Blair, au moment de la guerre d'Irak.
03:46Et c'est en gros ce type de loyauté ou ce type de vassalité,
03:52parce qu'on est dans des rapports un petit peu de vassalité que Trump attend.
03:56Et comme les tensions avec les alliés ou les anciens alliés,
04:01comme on disait tout à l'heure, ont tendance plutôt à rapprocher
04:06les différentes nations entre elles,
04:08parfois au risque de produire des attelages un petit peu étonnants.
04:11Le Canada qui se rapproche de la Chine en disant que la Chine est plus stable
04:15et plus prévisible que les États-Unis, c'est quand même assez cocasse.
04:19Donc, en fait, tout le monde semble se rabibocher un peu sur le dos des États-Unis.
04:24On voit que ça se rapproche au sein de l'OTAN, au sein de l'Europe,
04:29entre, par exemple, Européens et Asiatiques.
04:32Et donc, on essaye de se compter un petit peu.
04:34Donc, l'effet de cette production trumpienne,
04:42c'est plutôt de creuser les écarts entre des gens qui ne savent plus trop sur quel pied danser.
04:49Laurie Kenton, vous restez avec nous.
04:51Estelle Martin, la France n'a été d'aucune aide contre l'Iran,
04:55a aussi dit Donald Trump.
04:57Il faut voir quoi ? Du ressentiment, de l'amertume.
05:00Il pensait pouvoir entraîner avec lui d'autres pays au début dans sa guerre.
05:03Oui, effectivement.
05:03Puis là, il a l'air très en colère, comme d'habitude en lettres capitales.
05:06Toujours sa colère, il faut vraiment qu'il l'exprime sur son réseau social.
05:09Alors, c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi la France,
05:11il aurait pu s'énerver contre Madrid, l'Espagne,
05:13qui est quand même, depuis le début, quand même beaucoup plus catégorique,
05:16en disant non, on ne va pas participer à cette guerre.
05:18C'est vrai qu'Emmanuel Macron, pour le coup,
05:20il a envoyé quand même une armada.
05:22Certes, c'est défensif, mais enfin, quand même, il a essayé de participer.
05:25L'Italie aussi.
05:26L'Italie a reconnu qu'elle avait refusé, effectivement,
05:29que des bombardiers américains atterrissent à Sigonella.
05:32Vous savez, c'est l'une des sept bases navales américaines.
05:35Donc, ça avait été les médias italiens qui l'avaient dit.
05:37Puis, ça a été confirmé par une source au sein du gouvernement.
05:40Donc, pourquoi ne pas s'en prendre à l'Italie ?
05:43Alors, on sait qu'ils ont de très, très bons rapports avec Giorgia Meloni.
05:46Mais alors, pourquoi d'un coup décider la France ?
05:49Alors, on s'interroge tous les jours sur les différents tweets
05:53ou différentes déclarations de Donald Trump.
05:55Mais c'est vrai que ça peut sembler curieux.
05:56Je me demande si c'est quand même, peut-être...
05:58Alors, peut-être que je vais un peu loin dans ma réflexion.
06:01Mais puisque vous me le demandez,
06:02est-ce que c'est lié au Liban, au sud du Liban ?
06:05Et ce fait que la France, c'est quand même beaucoup plus...
06:07Là, pour le coup, elle a un ton quand même beaucoup plus fort et elle...
06:11Mais où les Américains ne sont pas directement engagés ?
06:13Oui, alors, pourquoi ?
06:14Non, mais c'est le seul épice que je comprenais.
06:16Qui est à la manœuvre.
06:17Est-ce que, Benjamin Louis, on peut voir une sorte de continuité aussi
06:20des relations franco-américaines depuis la guerre en Ukraine
06:22et même avant, les relations entre Donald Trump et Emmanuel Macron
06:25ne sont pas au beau fixe ?
06:26Oui, alors, ils passent leur temps à s'envoyer un peu des espèces d'attaques
06:31feutrées, plus ou moins diplomatiques.
06:33Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce qu'a dit Estelle sur le Liban.
06:36Je crois que c'est prêter beaucoup, beaucoup de calculs à l'administration Trump.
06:40Beaucoup d'intelligence, même, je dirais.
06:42Oui, mais alors, c'est vrai que j'ai essayé juste de comprendre...
06:44Voilà, je me suis dit pourquoi la France, mais vous avez raison.
06:46Non, mais je vais analyser ça de manière beaucoup plus simple.
06:48Non, mais Donald Trump ne s'intéresse pas au Liban, vous avez raison.
06:50Je crois que ça faisait un peu partie des quelques munitions,
06:52sans mauvais jeu de mots, qu'il avait dans sa poche,
06:54qu'il utilise aussi pour un peu détourner l'attention.
06:56Parce que l'éléphant au milieu de la pièce,
06:59c'est que les Etats-Unis sont en train de se rendre compte
07:01qu'ils s'embourbent dans une espèce de guerre éternelle,
07:03exactement l'inverse de ce que voulait Donald Trump.
07:06Et alors, on balance sur un peu tout le monde.
07:08Et la France... Je pense vraiment qu'en réalité,
07:11les Etats-Unis ont autre chose à faire que de se soucier
07:13des fromages qui puent, comme disaient les guignols de l'info à l'époque,
07:16en ce moment. Là, c'est vraiment parce que,
07:19en fait, il y a cette position de la France qui,
07:21comme l'a dit l'Elysée ce soir, a toujours été la même.
07:23Ce n'est pas vraiment un mystère.
07:24La France autorise certains survols.
07:26Il y a quelques gros C-17 américains
07:28qui sont posés sur des bases françaises en ce moment.
07:31Donc, la France est un peu dans une zone grise.
07:34Elle autorise des vols logistiques,
07:37mais elle n'autorise pas le survol de livraison d'armes.
07:40C'est une position qui est, au fond, un peu classique,
07:42quand, de toute manière, on n'a pas été impliqué
07:45dans l'élaboration de l'opération au départ.
07:48Simplement, ce que fait Trump, c'est qu'il dit tout haut,
07:50de manière assez inélégante,
07:51quelque chose qui, jusqu'à maintenant, était géré
07:53de façon un petit peu feutrée, justement, à bas bruit.
07:56Donald Trump qui ajoute, on l'a dit,
07:57les États-Unis s'en souviendront.
08:00C'est quand même assez fort, qu'il s'en occupe, Jacques-Ubidine.
08:01Oui, mais moi, je ne partage, en fait, aucune des deux sénalines.
08:04En tout cas, je ne suis plus surprenant.
08:06Il y a du débat ce soir dans les informes.
08:07Il y a d'abord deux choses.
08:08Un, la meilleure défense, c'est l'attaque.
08:09Et Donald Trump est effectivement bourbé.
08:11Et il vient d'annoncer qu'après tout, il pourrait très bien arrêter cette guerre
08:15sans avoir libéré le détroit d'Hormuz.
08:17Et il dit aux Européens, vous voulez du pétrole ?
08:18Débrouillez-vous, puisque moi, j'en ai du pétrole.
08:21Deux conseils, il a dit aux Britanniques aujourd'hui.
08:23Un, vous pouvez m'acheter du pétrole, j'en ai plein à revendre.
08:25Et deux, si vous voulez du pétrole du Golfe,
08:27allez le chercher vous-même.
08:28Je ne vais pas me...
08:29Donc, il doit justifier ce retrait, peut-être, qu'il va effectuer,
08:34avec du mépris pour les Européens.
08:35Mais plus fondamentalement, je pense que c'est ce qui est très clair.
08:37Il nous méprise, Donald Trump.
08:39Mais je dis ça, il n'en a aucune acrimonie.
08:40Il nous déteste.
08:41Il pense qu'on est tout ce que les magas ne sont pas.
08:43C'est-à-dire qu'on est faible, on est velléitaire,
08:45on ne dépense pas assez d'argent pour notre défense.
08:47Ça fait des mois qu'ils le disent.
08:48Rappelez-vous du discours de Gidevans à Munich, il y a un peu plus d'un an.
08:52Tous ces gens-là méprisent ce qu'est devenu l'Europe.
08:55Comme les Russes.
08:55On rappelle un vice-président américain à l'époque.
08:58Mais les Russes veulent nous sauver, c'est un peu différent.
08:59Les Russes veulent envahir l'Europe pour sauver la civilisation.
09:02Mais on peut peut-être voir que c'est un signe de distinction
09:03de nous cibler, nous, la France.
09:05C'est-à-dire que peut-être qu'on a plus d'importance que l'orace de l'Union Européenne.
09:08Il a ciblé les Espagnols avec raison il y a quelques jours.
09:11Il a ciblé les Anglais aujourd'hui.
09:12Il leur a dit, vous voulez du pétrole, là, ils cherchent vous-même.
09:14Et là, ils ciblent les Français parce qu'effectivement,
09:16on a interdit le survol d'un vol israélien qui était un vol avec des armes,
09:20alors qu'on a accepté l'atterrissage à Istres d'un avion américain pour le ravitaillement.
09:24C'est ce qu'effectivement, on a toujours fait comme ça.
09:26Non, moi, je pense que c'est globalement une sorte de regard méprison sur l'Europe
09:31et que parfois, ça sort.
09:32Ça sort dans le discours de J.D. Evans à Munich.
09:34Ça sort là, chez Trump.
09:36Mais il n'y a rien de surprenant.
09:37J.D. Evans, on le rappelle, le vice-président américain
09:38qui était venu donner une véritable leçon de démocratie,
09:41si l'on peut dire, selon le vice.
09:42Et de civilisation.
09:42Et de civilisation à l'époque, en février 2025.
09:46L'orique Enton, Christophe Jakubizine parlait à l'instant des Magas.
09:50De la base la plus radicale, si on peut dire, des plus fervents supporters de Donald Trump.
09:54C'est à eux, finalement, qu'il s'adresse aujourd'hui, le président américain.
09:58Un peu tout le temps, de toute façon, et quel que soit le sujet, de toute façon,
10:02ce qui caractérise les Magas, ce n'est pas une idéologie.
10:05Au départ, c'était une idéologie et ils avaient trouvé leur voie en Trump.
10:08Donc, c'était des gens qui étaient le contraire des néoconservateurs.
10:10C'était des gens qui étaient tout sauf interventionnistes.
10:13Maintenant, Magas, c'est je suis pro-Trump, quoi qu'ils disent, quoi qu'ils fassent.
10:17Il intervient, on est content.
10:19On est toujours content.
10:20Donc, en fait, sa base, elle est hyper loyale.
10:22Et ceux qui, en fait, commencent à douter, commencent à s'éloigner, ne sont plus Magas.
10:29Et donc, en fait, ils ne s'adressent plus à eux.
10:31Et en réalité, c'est toute cette frange qui n'est pas Maga,
10:35mais qui a pu voter pour Trump en 2024 en particulier,
10:40qui est absolument cruciale pour les Républicains au mid-terms de novembre,
10:46parce qu'eux, ils ont voté non pas forcément pour Trump, mais peut-être contre les Démocrates.
10:51Et disons, en disant, Trump a peut-être le bénéfice du doute sur l'économie, contrairement aux Démocrates.
10:57Et là, on se rend compte que tout ce qu'il avait prévu, c'est-à-dire pas de guerre,
11:01une économie qui va mieux et une inflation qui baisse,
11:03tout est à l'inverse.
11:06Donc, tout ce qu'il avait promis est à l'inverse.
11:09Alors, la droite Maga, elle est de toute façon aveuglément Trumpiste.
11:13Donc, à la limite, elle va lui trouver des circonstances atténuantes.
11:16Mais il y a tous ceux qui ont l'impression de s'être fait pigeonner,
11:18qui vont soit aller à la pêche, soit voter pour les Démocrates.
11:23Anthony Cortez, vous qui travaillez au service politique de l'Humanité,
11:27je le disais tout à l'heure, l'Élysée a répondu à Donald Trump
11:31en disant qu'elle s'étonnait, que l'Élysée s'étonnait,
11:34la présidence française s'étonnait des reproches de Donald Trump,
11:37on va dire réponse assez polissée de la France,
11:40qui ne veut pas se réagir non plus.
11:41Oui, voilà, réponse polissée, mais est-ce qu'il y a autre chose à répondre ?
11:44Je ne sais pas.
11:45On essaie de trouver des pistes de compréhension des agissements de Donald Trump,
11:49de ses propos.
11:50Je ne sais pas s'il y en a beaucoup à trouver.
11:53C'est ce que disait Christophe Jacobzin sur le mépris.
11:55Il nous méprise, mais il méprise au-delà des Européens,
11:58tout ce qui n'est pas américain.
11:59Et en fait, il y a cette doctrine-là de soit vous êtes avec moi,
12:02soit vous êtes contre moi.
12:04Et là, la France est réticente à certains de ses plans,
12:08donc vous êtes contre moi.
12:09Et d'ailleurs, cette doctrine-là, on la retrouve aussi
12:13avec le comportement qui peut être celui de Donald Trump
12:16vis-à-vis d'autres interlocuteurs.
12:17Je pense à, par exemple, Marc Routteux, le secrétaire général de l'ONU,
12:20de l'OTAN, pardon,
12:23qui lui s'aplatit à longueur de journée face à Donald Trump
12:26par disant qu'il agit pour rendre le monde plus sûr.
12:30Il dit que l'action du public...
12:31C'est le message privé qui avait été rendu.
12:33Voilà, exactement.
12:34Ou il l'appelait Daddy, quand même.
12:35Voilà.
12:35Ça fait quand même un peu...
12:37Et là, par contre, cette fois-là,
12:40Donald Trump ne s'en prend pas, Marc Routteux,
12:41bien au contraire.
12:43Donc voilà, ça dit quelque chose de cette doctrine-là.
12:45Une doctrine trumpiste, on l'a dit,
12:47mais c'est aussi une doctrine américaine.
12:48Parce que là, on voit surtout les traces de l'impérialisme américain.
12:51On se souvient de 2003,
12:53après le nom de la France à la guerre en Irak,
12:56avec cette façon de renommer les frites,
12:58donc les frites françaises,
12:59je ne vais pas vous faire l'affront de le dire en anglais,
13:01mais il les avait renommées en frites de la liberté,
13:04si je me souviens bien.
13:05Et c'était une façon de montrer que la France était du côté des traîtres.
13:08La France a trahi.
13:09C'était les mêmes méthodes.
13:10C'était il y a plus de 20 ans,
13:11mais on les retrouve aujourd'hui.
13:13Voilà, les fameuses french fries.
13:14Je le fais pour vous, Anthony Cortez.
13:16Christophe Jacubiné.
13:17En l'occurrence, en plus, c'est très ingrat,
13:19parce qu'on est intervenu beaucoup dans cette guerre.
13:21Je rappelle quand même qu'on a abattu des missiles,
13:25les drones chahed abattus par les Rafales
13:27ou les éclataires français aux Émirats Arabes Unis.
13:30Les Européens, l'OTAN,
13:31a intercepté des missiles au-dessus de la Turquie.
13:34On a envoyé un porte-avions quand même dans la zone.
13:37Les Ukrainiens aussi ont aidé les pays du Golfe
13:40avec la maîtrise des drones.
13:42Et puis les bases britanniques ont été utilisées,
13:45tout comme les bases américaines en Allemagne
13:49ont tourné à fond.
13:50Donc, on va dire que l'OTAN ni la France
13:52ne se soient des intéressés du conflit.
13:53Ce qu'il veut, lui, c'est qu'on vienne l'aider
13:55pour le détroit d'Ormousse.
13:56C'est ça, c'est le problème, c'est bloqué.
13:57Là, on a plus de 4 dollars le galon d'essence aux États-Unis.
14:01Donc là, je pense que quand même,
14:03même les magas, ils vont commencer à dire
14:04que ça commence à leur coûter très cher.
14:06C'est vraiment un seuil très important aux États-Unis
14:07où on considère qu'aucune élection n'est gagnable,
14:09en clair, à partir du moment où on a franchi ce seuil-là.
14:11Voilà, et là, c'est fait.
14:13Donc, peut-être que lui, ce qu'il veut,
14:14c'est qu'on intervienne maintenant.
14:15Parce qu'en plus, il y a une coalition,
14:1835 pays avec la France et la Grande-Bretagne
14:20qui sont d'accord pour sécuriser le détroit d'Ormousse.
14:23Mais une fois que le conflit sera passé,
14:25lui, il ne veut pas ça.
14:26Il veut qu'on y aille maintenant.
14:27Et je pense que c'est aussi pour ça.
14:28Il en a assez.
14:29Il trouve que ça s'enlise.
14:30Il veut que ça bouge.
14:31Et ça ne se passe pas.
14:32On ne pense pas que c'est ça.
14:33Donc, lui-même ne veut pas intervenir, en fait.
14:35En fait, c'est une manière de dire
14:36du coup, je me retire.
14:37Parce que personne n'en vient intervenir pour...
14:40Enfin, c'est compliqué.
14:41Peut-être que les Américains débarqueront à la fin
14:43en Iran ou sur l'île qui est dans le détroit.
14:45On va parler justement de cette éventualité
14:48d'une opération terrestre
14:49puisque Pete Exet, le ministre américain de la Défense,
14:51s'est à nouveau exprimé aujourd'hui
14:52pour confirmer la stratégie actuelle des menaces.
14:55Dans le même temps, l'assurance dit-il
14:57que des discussions très avancées existent avec l'Iran
15:00et toujours l'éventualité de l'envoi de troupes au sol.
15:04Notre adversaire pense actuellement
15:06qu'il existe 15 différentes manières
15:07avec lesquelles on pourrait s'en prendre à eux
15:09avec des troupes au sol.
15:10Et devinez quoi ?
15:11C'est vrai.
15:11Donc, si nous en avions besoin,
15:13nous pourrions mettre en œuvre ces options
15:14au nom du président des Etats-Unis
15:16ou peut-être n'aurons-nous pas à y recourir du tout.
15:18Mais je ne parlais pas à la légère
15:21lorsque j'ai dit que dans l'intervalle,
15:22nous négocierons avec des bombes.
15:24Notre travail consiste à faire en sorte
15:25que l'Iran comprenne que ce nouveau régime
15:27se trouvera dans une meilleure situation
15:29s'il conclut cet accord.
15:30On est un peu perdu, Laurie Kenton,
15:32sur la stratégie américaine à les Etats-Unis
15:34qui continue, c'est loin de le dire,
15:36de souffler le chaud et le froid.
15:39Oui et non.
15:40C'est-à-dire que c'est la stratégie
15:41de la pression maximale.
15:42Alors, Pitek 7, de toute façon,
15:44c'est un excité.
15:45Il a transformé le ministère de la Défense
15:47en ministère de la Guerre
15:49parce que la défense,
15:50ça faisait trop faillette, en gros,
15:52et qu'on n'était pas là pour se défendre,
15:53on était là pour attaquer.
15:55Lui, le mot qu'il a toujours à la bouche,
15:56c'est la létalité.
15:57Il veut buter des gens.
15:59C'est d'une vulgarité, son nom.
16:01Et donc, lui, il piaffe pour un truc,
16:06c'est envoyer des bombes et tuer des gens.
16:07Donc là, il est complètement dans son rôle.
16:09Il n'y a absolument aucune dissimulation.
16:13Il n'attend que ça.
16:15Trump, c'est différent.
16:17Trump, il est un petit peu partagé
16:19entre un fonds non-interventionniste
16:21et un Pitek 7 qui pousse.
16:25Et il aimerait bien qu'avec cette pression maximale,
16:27les Iraniens disent
16:28« Ouais, c'est bon, là, on ne va peut-être pas tenter le diable.
16:32Ça suffit, on vient discuter. »
16:35Et donc, cette pression maximale
16:37qui est mise en œuvre par EXCED,
16:39qui ne demande que ça,
16:41c'est fait pour les faire plier.
16:43C'est toujours l'art du deal à la Trump.
16:45Alors, ça marche quand ça marche,
16:46mais là, visiblement, ça ne marche pas très fort.
16:48Et visiblement, les Iraniens,
16:49qui sont à 0% de leur capacité
16:52depuis des semaines,
16:53ils ont quand même une capacité,
16:54un, à résister,
16:56deux, à nuire,
16:57qui est assez impressionnante.
17:00Benjamin Louis.
17:01Non, mais deux choses très importantes
17:02dans ce qu'a dit Laurie Kenton.
17:04La première, c'est qu'effectivement,
17:06Pitek 7 est un véritable excité.
17:08Et ce n'est pas peu de le dire,
17:10parce que...
17:10D'ailleurs, le discours du sénateur Claude Maluret
17:13tout dernièrement,
17:13là où il nous rappelle quand même
17:14que Pitek 7 avait un problème d'alcool
17:17très connu,
17:18et le fait qu'ils veulent buter des gens,
17:21ça s'est matérialisé.
17:22Donald Trump, c'est...
17:23Vous voyez ce que ce sont
17:23des citations que vous faites ?
17:25Exactement, exactement.
17:26Et Donald Trump s'est vanté,
17:27il y a quelques jours,
17:28que lorsqu'ils ont repéré
17:31un bateau de l'armée,
17:32je ne sais plus si c'était un pétrolier
17:33ou un bateau de l'armée iranienne
17:34qui était au large du Sri Lanka,
17:36le premier réflexe a été de dire,
17:38bon, est-ce qu'on l'intercepte ?
17:39Et Pitek 7 a dit,
17:40non, non, non, non,
17:40on va lui tirer dessus
17:41avec un sous-marin,
17:43parce que c'est beaucoup plus rigolo.
17:44Voilà, on en est à ce niveau-là,
17:46quand même,
17:46de la première puissance militaire mondiale.
17:49Et puis l'autre chose,
17:50c'est vrai,
17:51c'est qu'on ne rappelle jamais assez
17:53que le département de la défense
17:55aux Etats-Unis
17:56s'est renommé département de la guerre.
17:59Un naval du Congrès
18:00qui doit encore être fait officiellement.
18:01Oui, alors c'est utilisé
18:02comme titre subsidiaire,
18:04pour l'instant,
18:04sauf qu'il a carrément lui-même
18:05s'est mis en scène
18:06en train de changer la plaque
18:07devant son bureau
18:08et il s'appelle,
18:08et partout sur les plateaux de télé,
18:10il est présenté comme
18:11le secrétaire à la guerre.
18:12Donc ça en dit aussi,
18:13effectivement, très long
18:14sur l'état d'esprit
18:15de cette administration.
18:17Voilà pour l'attitude
18:18des Etats-Unis
18:19et la stratégie des Américains
18:21dans cette guerre.
18:22Merci Laurie Kenton
18:23d'avoir été avec nous,
18:23spécialiste de l'histoire
18:25et de la politique américaine.
18:27La guerre au Moyen-Orient
18:29qui est aussi au cœur
18:30de ce voyage d'Emmanuel Macron
18:31au Japon aujourd'hui et demain.
18:33Il se rendra ensuite
18:34en Corée du Sud.
18:35Paul Barcelone
18:36est l'envoyé spécial
18:37de France Info à Tokyo.
18:38Paul, le Japon
18:39frappé de plein fouet
18:40économiquement
18:41par la guerre en Iran.
18:42Plus de 90%
18:44du pétrole japonais
18:45provient des pays du Golfe.
18:47Le prix du litre d'essence
18:48a franchi ici
18:49les 180 yens
18:50qui est l'équivalent
18:51chez nous
18:51de la barre symbolique
18:53des 2 euros.
18:54Le gouvernement japonais
18:55a aussi déjà puisé
18:56dans ses stocks stratégiques
18:58et annoncé des aides financières
18:59pour rassurer la population,
19:00faire baisser les prix.
19:01Le Japon et la France
19:03ont récemment promis
19:04dans un communiqué
19:05signé avec les autres pays
19:06du G7
19:07de faire tous les efforts
19:08nécessaires
19:09pour rouvrir
19:10le détroit d'Hormuz.
19:11Emmanuel Macron
19:12vient notamment
19:13vanter ici
19:14son idée
19:14d'une réunion
19:15d'une sorte de coalition
19:17de pays volontaires
19:18pour sécuriser le détroit
19:20et escorter des bateaux
19:21faire du déminage
19:22quand les bombardements
19:23auront cessé
19:24et il espère donc
19:25trouver au Japon
19:26un pays allié.
19:27Paul Barcelone
19:28envoyé spécial
19:28de France Info
19:30objectif diplomatique
19:31donc pour Emmanuel Macron
19:32et Stel Martin
19:33on peut rappeler
19:33qu'au départ
19:34puisque ce voyage
19:35était prévu de longue date
19:36le chef de l'État
19:37venait préparer
19:38le G7
19:39qui aura lieu
19:39à Evian en France
19:40au mois de juin.
19:41Effectivement
19:41il venait préparer
19:42ce G7
19:42ça a été percuté
19:44par la guerre
19:45au Moyen-Orient
19:45et moi je lui souhaite
19:46bon courage
19:46parce que Sanae Takashi
19:48c'est la première femme
19:49la nouvelle première ministre
19:49japonaise
19:50c'est une pure et dure
19:52elle est pro-Trump
19:53alors effectivement
19:54elle aussi
19:55elle n'a pas trop envie
19:56d'aller sécuriser
19:57le détroit d'Hormuz
19:58puisqu'on rappelle
19:58que le G7 a été sollicité
20:00que le Japon a été sollicité
20:01et qu'elle n'a pas dit non
20:03parce qu'elle était
20:03le 20 mars
20:04elle était à la Maison Blanche
20:05avec Donald Trump
20:06elle a temporisé
20:08puis elle a dit
20:08qu'elle le trouvait
20:09vraiment formidable
20:09ça marche toujours très bien
20:11semble-t-il la flatterie
20:12donc Emmanuel Macron
20:13ça va être compliqué
20:14à mon avis
20:15de convaincre quand même
20:16le Japon
20:17qui est quand même
20:18un partenaire
20:18surtout au niveau
20:19de la défense
20:20de l'armement
20:20là il y a des
20:21comment dire
20:22des manœuvres
20:23qui se font en ce moment même
20:24entre l'armée américaine
20:25et les japonais
20:26je vois mal
20:27je vois mal
20:28comment on pourrait signer
20:29des contrats
20:30en tout cas très très important
20:31et comment Emmanuel Macron
20:32pourrait repartir
20:33avec un go
20:35de la première ministre
20:36nippone
20:37Anthony Cortez
20:38on entendait
20:38Paul Barcelone
20:39parler d'une coalition
20:40de pays volontaires
20:41à propos
20:43du détroit d'Ormuz
20:44le terme rappelle
20:45bien sûr
20:45la coalition des volontaires
20:47pour l'Ukraine
20:48le point commun
20:48on peut dire
20:48entre les deux
20:49c'est d'anticiper
20:50désormais
20:51l'après-conflit
20:52dans ces deux cas
20:53oui c'est ça
20:53c'est d'anticiper
20:54l'après-conflit
20:55mais c'est aussi
20:56de se réunir
20:57disons
20:58dans un front
20:59des pays
20:59qui voudraient
21:00une issue
21:01plus diplomatique
21:02que guerrière
21:03c'est vrai que
21:03le Japon
21:04connaît sa doctrine pacifique
21:05en tout cas
21:06en théorie
21:06mais vous l'avez dit
21:07voilà
21:08elle s'effrite
21:08peu à peu
21:10et largement
21:11c'est tout la même ligne
21:12
21:12voilà c'est ça exactement
21:13la Corée du Sud
21:14elle de son côté
21:15parce qu'Emmanuel Macron
21:16ira également
21:16en Corée du Sud
21:18aimerait aussi
21:19ne pas être
21:20entraînée
21:21dans ce conflit
21:22d'autant que
21:22un traité de 1953
21:24voilà justement
21:26a établi
21:27disons
21:28une
21:29comment dire
21:30une assistance
21:31disons
21:31en cas de conflit
21:33donc la Corée du Sud
21:33et le Japon
21:34voudrait échapper
21:35à ces tissus guerrières
21:37donc on pourrait
21:38voir la France
21:39prendre la tête
21:40d'une troisième voix
21:41d'une troisième voix
21:42qui avait été appelée
21:43notamment
21:43des vues du Canada
21:45qui avait parlé
21:46voilà
21:46de
21:47puissance moyenne
21:48exactement
21:49pour se retrouver
21:50et voilà
21:51et contrebalancer
21:52disons
21:52le choc des grandes puissances
21:53entre les Etats-Unis
21:54et la Chine
21:55donc ça
21:56ce sera à suivre
21:57en tout cas
21:57ce sera une rencontre
21:58intéressante
21:59Christophe
21:59il y a deux choses
22:00la première
22:01je pense que
22:02c'est vrai
22:03sur le côté
22:04très pro-américain
22:05et pro-Trump
22:05de la première ministre
22:06japonaise
22:07mais en même temps
22:07elle a besoin de pétrole
22:08et sur les 20 millions
22:10de barils
22:11qui tous les jours
22:12partaient du Trois-Dormeux
22:13il y en avait 16 millions
22:14pour l'Asie
22:15et notamment pour le Japon
22:16et la Chine
22:17et donc
22:18on peut s'en faire
22:19peut-être une alliée
22:19justement le fait
22:20qu'elle s'engage
22:21aux côtés d'une force
22:23avec des pays tiers
22:25je pense que c'est possible
22:27et je pense que c'est du coup
22:28ce voyage vient en bon moment
22:29pour Emmanuel Macron
22:30parce que s'il avait
22:31comme allié le Japon
22:32c'est utile
22:32la deuxième chose
22:33c'est que
22:34ces tournées
22:35font aussi partie
22:36d'une stratégie européenne
22:38de trouver des alliés
22:39hors de la Chine
22:40et des Etats-Unis
22:41une forme de troisième mois
22:42on a déjà signé
22:43des traités
22:44vous savez que je m'en réjouis
22:45sur ce plateau
22:45avec le Mercosur
22:47on a traité
22:48un traité de libre-échange
22:49ici avec l'Inde
22:50il y a quelques semaines
22:51tout ça
22:52ce sont des alternatives
22:53en fait
22:54commerciales
22:54avec des pays
22:56à fort potentiel
22:57et je pense que l'échange
22:58entre ces zones géographiques
23:00et l'Europe
23:00est très utile
23:01et providentiel
23:03par rapport
23:03effectivement à la Chine
23:05la première ministre
23:06japonais
23:07je ne suis pas sûre
23:07qu'elle voit
23:08d'un très bon oeil
23:08qu'on soit aussi proche
23:10de la Chine
23:11je pense à l'Allemagne
23:12mais peut-être à la France aussi
23:13je ne parlais pas de la Chine
23:13je parlais plutôt
23:14des pays comme
23:15l'Amérique du Sud
23:15et l'Inde
23:16la Chine
23:17il y a une divergence
23:18entre la France
23:19et l'Allemagne
23:20vous avez raison
23:20sur la manière
23:21dont on doit aborder la Chine
23:22les Allemands
23:23ayant très envie
23:24en fait
23:25de continuer
23:26à faire du commerce
23:26avec les Chinois
23:27à mon avis
23:27ils se feront manger
23:28mais tant pis pour eux
23:28mais je pense que la France
23:30n'a pas cette position
23:31par rapport à la Chine
23:32on est plus ferme
23:32sur la nécessité
23:33de fermer les frontières
23:35mais c'est vrai
23:35Benjamin Louis
23:36Christophe vient de dire
23:37à peu près tout ce que je voulais dire
23:38il n'y a pas grand chose
23:39à rajouter
23:40mais c'est vrai que la France
23:40doit aussi renforcer
23:42sa position dans toute la région
23:43c'est stratégique aussi
23:45pour la France
23:45et ce n'est pas dit
23:47quand même
23:47que la Corée
23:48et la Corée du Sud
23:50et le Japon
23:51tiennent très longtemps
23:52cette ligne envers Trump
23:54parce que Trump
23:54est quand même
23:55vraiment très imprévisible
23:56le Japon n'est pas vraiment
23:57un pays qui aime
23:58l'imprévisibilité
23:59la visite de la Première Ministre
24:01à la Maison Blanche
24:03c'est en façade
24:05bien passée
24:05mais on a tous vu aussi
24:06sur les réseaux sociaux
24:07ce moment où Trump
24:08pète complètement un plomb
24:09et lui parle
24:10de perles arbores
24:11je veux dire
24:12où elle a l'air
24:13et vraiment avec
24:14il y a quand même
24:14les Japonais ont un grand sens
24:16de l'étiquette
24:16et de la politesse
24:18et on l'a vu
24:19vraiment
24:20se décomposer
24:20pour ceux qui n'avaient pas vu
24:21cette séquence
24:22effectivement c'est un journaliste
24:23japonais qui pose la question
24:24à Donald Trump
24:25et lui demande pourquoi
24:26il n'a pas prévenu
24:27de l'intervention
24:28au Moyen-Orient
24:29et en Iran
24:30et il dit
24:31les Japonais
24:31vous êtes des spécialistes
24:32des interventions
24:33vous ne m'avez pas prévenu
24:34quand vous avez attaqué
24:35vous n'avez pas prévenu
24:36les Américains
24:37quand vous avez attaqué
24:38et elle s'est complètement
24:39décomposée
24:40et vraiment
24:40on a vu là quand même
24:41malgré tout
24:42le body language
24:43peut-être que dans
24:44les paroles
24:45c'est diplomatique
24:45mais le langage corporel
24:47a montré
24:47qu'elle n'était quand même
24:48pas super à l'aise
24:50en face du président Trump
24:51il y a des dizaines
24:53de milliers de soldats
24:54américains
24:54qui sont basés au Japon
24:56elle-même
24:57elle est encore une fois
24:58très conservatrice
24:59je vois mal
25:00comment elle pourrait
25:01et puis le Japon
25:01il y a des accords
25:02de défense
25:03quand même très forts
25:03entre les deux pays
25:05donc peut-être
25:06qu'il y a peut-être
25:06une troisième voie
25:07mais encore une voie
25:08la troisième voie
25:09il y a l'espoir
25:10Christophe Jacubizine
25:11quand même
25:11pour la France
25:11de détacher un peu
25:13le Japon
25:13des Etats-Unis
25:15de les avoir plus
25:15de leur côté à eux
25:16sans les détacher
25:17je pense que
25:18ça serait un signal
25:19si effectivement
25:20les Japonais
25:21acceptaient de faire partie
25:22d'une sorte de force
25:23internationale
25:23je pense qu'il y a
25:24une voie de passage
25:26quand même
25:26c'est-à-dire que
25:26si les Américains
25:27se désengagent
25:27au bout de 6 semaines
25:28on avait 10 semaines
25:29maximum
25:30ils vont expliquer
25:31qu'ils ont détruit
25:31tout le potentiel
25:32militaire de l'Iran
25:34ils ont détruit
25:34ils ont décapité
25:35une grande partie
25:36des dirigeants iraniens
25:38même s'il y en a de nouveaux
25:38qui sont en train d'émerger
25:41globalement
25:41il va pouvoir se prévaloir
25:43de ça
25:43et il va dire
25:44maintenant débrouillez-vous
25:45pour le droit d'Hormuz
25:45c'est l'intérêt des Iraniens
25:47de discuter
25:49avec des gens
25:49qui ne soient pas américains
25:50de discuter
25:51avec leurs principaux clients
25:52c'est-à-dire
25:56je pense qu'on peut
25:57finalement
25:57même si Trump
25:58nous y pousse
25:59on peut y arriver
26:00c'est-à-dire débloquer
26:01le Détroit
26:02sans moyens militaires
26:03mais peut-être
26:04à un moment donné
26:04en disant aux Iraniens
26:05maintenant
26:06on pose des choses à plat
26:07on aura sans doute
26:07à payer un droit de péage
26:08parce que je pense
26:09que les Iraniens
26:09ont bien compris
26:09qu'ils avaient maintenant
26:10ce moyen de pression sur nous
26:12ce qu'ils font déjà
26:12ce qu'ils font déjà
26:13mais je pense qu'ils vont continuer
26:14les navires non hostiles
26:15comme ils le disent
26:16exactement
26:16mais je pense qu'effectivement
26:18c'est pas
26:19parfois je suis un peu sceptique
26:20sur l'intérêt
26:20des visites diplomatiques
26:21d'Emmanuel Macron
26:22à l'étranger
26:22sur celle-ci
26:23je pense que peut-être
26:24effectivement
26:24c'est le bon moment
26:25et ça peut être utile
26:25et on continuera
26:26à la suivre
26:27cette visite
26:27d'Emmanuel Macron
26:28au Japon
26:28puis en Corée du Sud
26:30la seconde partie
26:31des informés
26:31dans un instant
26:3320h30
26:33sur France Info
26:40Le président iranien
26:41dit ce soir
26:42vouloir mettre fin
26:43à la guerre
26:44mais avec des garanties
26:45alors que le ministre
26:46américain de la Défense
26:47affirmait cet après-midi
26:48que les prochains jours
26:49de guerre
26:50seraient décisifs
26:51l'Elysée confirme
26:52avoir interdit
26:53le survol du territoire français
26:55aux avions américains
26:56impliqués dans la guerre
26:57et ce depuis
26:57le début du conflit
26:59la France dit donc
27:00s'étonner
27:01des reproches
27:01faits par Donald Trump
27:02à propos de cette interdiction
27:04le président américain
27:05juge aussi le pays
27:06pas très coopératif
27:07dans la guerre en Iran
27:09et puis au Liban
27:10Israël occupera
27:10une partie du sud
27:12du pays
27:13et ce même
27:13une fois la guerre terminée
27:15c'est ce qu'affirme
27:16le ministre israélien
27:17de la Défense
27:18alors qu'Israël
27:19poursuit ses bombardements
27:20sur Beyrouth
27:21et dans le sud du pays
27:22l'application de la loi
27:24instaurant la peine de mort
27:25pour les terroristes
27:26en Israël
27:27constituerait un crime de guerre
27:28selon le chef
27:29des droits de l'homme
27:30de l'ONU
27:30ce texte adopté
27:32hier au Parlement israélien
27:34et dans les faits taillés
27:34pour ne s'appliquer
27:35qu'aux palestiniens
27:36la mairie de Paris
27:38perquisitionnée aujourd'hui
27:39dans le cadre
27:39d'une enquête ouverte
27:41notamment pour favoritisme
27:42à propos de l'attribution
27:44de la direction artistique
27:45de la cérémonie
27:46de commémoration
27:47des 10 ans
27:47des attentats
27:48du 13 novembre 2015
27:49et c'est ce qu'indique
27:50le parquet national financier
27:52près de 10%
27:53des enseignants
27:54étaient en grève
27:55aujourd'hui
27:55selon le décompte
27:56du ministère
27:57de l'éducation nationale
27:58un chiffre qui grimpe
28:00à près de 17%
28:01pour les personnels
28:01de vie scolaire
28:02l'intersyndicale
28:03proteste contre
28:04les suppressions
28:05de postes
28:05et les fermetures
28:06de classes
28:06et réclame également
28:07une revalorisation
28:08des salaires
28:09c'est un record
28:10battu chaque mois
28:11désormais
28:12celui du nombre
28:12de personnes détenues
28:13en France
28:1487 126 personnes
28:16étaient incarcérées
28:17au 1er mars
28:18selon les chiffres
28:19du ministère
28:20de la justice
28:20c'est près de 5000
28:22détenus en plus
28:23le taux d'occupation
28:24lui atteint
28:24et dépasse
28:25les 137%
28:26en moyenne
28:27et même
28:28les 168%
28:29dans les maisons d'arrêt
28:32France Info
28:3420h
28:3521h
28:36France Info
28:37les informés
28:38Victor Mathez
28:39avec ce soir
28:40Estelle Martin
28:41présentatrice
28:42de l'émission
28:4364 minutes
28:44week-end
28:44sur TV5Monde
28:45Christophe
28:46Jacubizine
28:47directeur de la rédaction
28:48des Echos
28:49Anthony Cortez
28:50journaliste politique
28:51à l'humanité
28:52et Benjamin Louis
28:53correspondant en France
28:54pour la RTS
28:55la radio-télévision suisse
28:57venons-en aux conséquences économiques
29:00de la guerre au Moyen-Orient
29:01elle continue de se faire sentir
29:03et notamment
29:03sur l'inflation
29:04en France
29:05elle a bondi
29:05à 1,7%
29:07au mois de mars
29:08sous l'effet de la hausse
29:09des prix de l'énergie
29:10l'INSEE a récemment prévenu
29:11que les 2%
29:12seraient atteints
29:13au printemps
29:14Christophe Jacubizine
29:15l'inflation qui grimpe
29:16ce n'est clairement pas une surprise
29:17Non, ce n'est pas une surprise
29:18mais ça va un peu plus vite
29:19que prévu quand même
29:19c'est-à-dire que là
29:20on a un rythme d'inflation
29:22vous l'avez dit
29:23on aura sans doute
29:242%
29:26sur l'année
29:26peut-être plus
29:27si le pétrole continue
29:28à s'envoler
29:29donc ce n'est pas
29:29une très bonne nouvelle
29:30parce qu'objectivement
29:31ça va d'abord
29:33se propage sur la liste des prix
29:34et pour les Français
29:34cette perception
29:35des prix qui augmente
29:36c'est la perception
29:36que leur pouvoir va chabaisse
29:37et puis ça va évidemment
29:38se répercuter à d'autres produits
29:40parce qu'il n'y a pas
29:41que des pénuries de pétrole
29:42il y a des pénuries de plastique
29:43qui deviennent criantes
29:45parce que l'industrie pétrolière
29:47notamment du Golfe
29:48produit beaucoup
29:49de dérivés pétroliers
29:51notamment du plastique
29:52Vous avez utilisé le terme
29:53de pénurie
29:54est-ce qu'on peut vraiment
29:54parler de pénurie ?
29:55On peut parler de pénurie
29:55regardez pour le pétrole
29:56par exemple
29:57on sait que les derniers bateaux
29:58de pétrole du Golfe
29:59arriveront en Europe
30:00dans une dizaine de jours
30:01maximum après c'est fini
30:02donc alors heureusement
30:03on ne dépend pas majoritairement
30:05de ces livraisons par bateau
30:06mais quand même
30:07en Asie
30:08les derniers bateaux
30:09sont aussi en train d'arriver
30:10donc oui des pénuries
30:11d'ailleurs l'Europe a demandé
30:12de réduire la consommation
30:14de pétrole en Europe
30:15donc c'est sûr
30:16qu'à un moment donné
30:17il va y avoir un petit décalage
30:18quand même dans le flux
30:20entre l'offre et la demande
30:20et puis il y aura d'autres matières
30:22où c'est déjà la pénurie
30:23sur les plastiques
30:23il y a des industriels
30:24qui nous alertent
30:24ils n'ont plus de produits
30:26plus de soc
30:26et donc forcément
30:27il y aura moins d'offres
30:28donc forcément
30:29les prix vont augmenter
30:29un peu partout
30:30donc oui l'inflation est de retour
30:31ça c'est clair
30:32Avec la crainte
30:32de Benjamin-Louis
30:33de revivre la même situation
30:34qu'au début de la guerre en Ukraine
30:36et les mois qui ont suivi
30:37au niveau de l'inflation
30:38On a encore un petit peu de marge
30:39je crois que c'était plus de 6%
30:40l'inflation après la guerre en Ukraine
30:42donc pour l'instant
30:43on a encore un petit peu de marge
30:44mais c'est très intéressant
30:45d'entendre ce qu'il a mentionné
30:47ce qu'a dit ce soir
30:48le commissaire européen à l'énergie
30:49et en fait il a fait
30:50un discours de Covid
30:52où il disait aux gens
30:53restez chez vous
30:54faites du télétravail
30:55il le dit aussi au patron
30:56et surtout essayez
30:57d'utiliser le moins de pétrole possible
30:59donc ne prenez pas l'avion
31:00ne prenez pas votre voiture
31:01si vous pouvez ne pas la prendre
31:03on attend que cela se traduise
31:05dans les discours
31:06de nos chefs d'Etat respectifs
31:07le nôtre pour l'instant
31:08il est au Japon
31:08donc voilà
31:09enfin le nôtre
31:09le français
31:11ce n'est pas le vôtre
31:12on vous accueille
31:13que vous travaillez
31:14je ne sais plus où j'en suis
31:14pour la radio, télévision
31:16suisse à l'étranger
31:17Estelle Martin
31:18comment est-ce que ça se passe
31:19parce que nous ne sommes pas
31:20les seuls à avoir l'inflation grimpée
31:21ah oui mais alors en Asie
31:22c'est là où c'est le plus difficile
31:24on a vu ces files d'attente
31:26impressionnantes
31:26que ce soit en Inde
31:27au Pakistan
31:28en Thaïlande
31:29avec des mesures
31:30de télétravail
31:32effectivement
31:32donc oui on voit que
31:33c'est eux qui sont
31:34les premiers impactés
31:35mais si on voit
31:36tous les experts
31:37enfin si on lit dans la presse
31:39même les experts
31:40du Fonds Monétaire International
31:42dans le New York Times
31:43disent qu'on va avoir
31:44des répercussions partout
31:45effectivement
31:46là pour l'instant
31:46c'est le carburant
31:47mais après ça va être
31:48tout ce qui est produits alimentaires
31:49et c'est que le début
31:51parce qu'en plus
31:51quand on voit
31:51alors on ne va pas l'espérer
31:52mais qu'on voit
31:53qu'il y a un autre détroit
31:54qui est quand même
31:55très sollicite
31:56enfin qui est important
31:57de Babel Manded
32:00qui pourrait être tenu
32:01par les outils
32:02là je reviens un peu
32:02à ce qu'on disait tout à l'heure
32:03mais alors si eux-mêmes
32:04ils ont décidé
32:05ils sont rentrés dans la guerre
32:06du Yémen
32:07si eux aussi
32:08commencent à attaquer les navires
32:10alors ça va faire
32:10deux détroits
32:11donc deux passages commerciaux
32:12qui sont cruciaux
32:14pour toute l'économie mondiale
32:15je pense que les conséquences
32:17vont être extrêmement
32:18compliquées pour nous tous
32:20Conséquence Estelle
32:20jette un point encore
32:21en Asie
32:22mais aussi plus proche
32:23de chez nous
32:23en Espagne
32:24en Italie
32:25en Allemagne
32:25l'inflation est beaucoup plus importante
32:26plus forte effectivement
32:27beaucoup plus forte
32:28et parce que l'Allemagne
32:29est beaucoup plus dépendante
32:30que nous
32:31au niveau des énergies fossiles
32:32et ils commencent à prendre
32:33des mesures
32:34d'ailleurs
32:35parce qu'ils s'en inquiètent
32:36évidemment
32:37Anthony Cortez
32:38On parle d'international
32:40j'ai envie de revenir en France
32:41parce que c'est vrai que
32:42cette inflation-là
32:43les Français vont le subir
32:45ils le subissent déjà
32:47largement au quotidien
32:48et ça pose la question
32:48de quelles réponses aussi
32:49et tout à l'heure
32:50vous parliez
32:51de discours
32:51qui rappellent le Covid
32:53mais au moment du Covid
32:54des réponses avaient été apportées
32:55des prix avaient été bloqués
32:58je pense
32:58au gel hydroalcoolique
32:59au masque
33:00et là
33:01on peut aussi
33:02on a les moyens
33:02de le faire
33:03sur les prix des carburants
33:04le code du commerce
33:05le permet
33:06pour nos auditeurs
33:07qui nous écoutent
33:07et qui voudraient le vérifier
33:08c'est l'article L410-2
33:10pour être très précis
33:11on peut bloquer
33:13ces prix
33:14pour une durée limitée
33:15pour 6 mois
33:16la condition
33:17c'est qu'on soit
33:18dans une crise
33:19et face à une hausse excessive
33:21on est dans une hausse excessive
33:23vous avez rappelé
33:24les chiffres
33:24de cette inflation-là
33:26et cette mesure-là
33:27elle est indispensable
33:28alors après
33:28j'entends bien
33:29on va opposer l'argument
33:30de ça va coûter cher
33:31aux finances publiques
33:32mais non
33:33ça ne coûte absolument rien
33:34aux finances publiques
33:35au contraire
33:35d'une mesure
33:36pourquoi ça ne coûterait ?
33:37parce que tout simplement
33:38ça coûterait
33:39si on touchait aux taxes
33:41là on ne va pas
33:42toucher aux taxes
33:43on ne va pas diminuer
33:44des taxes
33:44donc il n'y aura pas
33:45de manque à gagner
33:46simplement
33:47ça va plutôt pénaliser
33:49oui
33:49les grandes entreprises
33:51les pétroliers
33:52mais là
33:52aujourd'hui
33:53on est face à une urgence
33:54qui va toucher de plein fouet
33:55les français
33:56donc pour 6 mois
33:57bloquer les prix des carburants
33:58ça ne me paraît pas choquant
33:59Anthony Cortez
34:00de l'humanité
34:00forcément
34:01Christophe Jacubizine
34:02des échos
34:02envie de vous répondre
34:03pour deux raisons
34:03la première c'est que
34:04bloquer les prix
34:05je crois qu'il faudrait expliquer
34:07les jeux de l'offre et la demande
34:07vous avez vu que la demande de pétrole
34:08est très très forte dans le monde
34:09donc si nous on bloque les prix
34:11il n'y aura plus de pétrole
34:11pour les français
34:12c'est très simple
34:12moi je suis total énergie
34:13vous bloquez mes prix
34:14donc vous m'obligez à vendre à perte
34:16je ne vais pas vous vendre du pétrole
34:18je vais le vendre aux espagnols
34:19aux italiens
34:20et donc il n'y aura plus d'essence
34:21dans les stations de service
34:21ça c'est sûr
34:22mais ce n'est pas ça l'argument
34:23que je voulais utiliser
34:24l'argument c'est
34:25je suis étonné
34:26qu'Anthony ne se dise pas
34:27chouette
34:27le pétrole augmente
34:29on va pouvoir enfin
34:29faire de la transition écologique
34:31et renouveler
34:32réactiver
34:33l'aide aux énergies renouvelables
34:35faire du solaire
34:35faire du nucléaire
34:36faire de l'éolien
34:37on devrait se réjouir
34:39qu'enfin
34:39un deuxième électrochoc
34:40est arrivé
34:41après la crise
34:42du gaz
34:43liée à la guerre en Ukraine
34:44il faut arrêter
34:45de consommer du pétrole
34:46de plus en plus
34:47donc s'il y a un signal
34:48pris clair
34:49qui est envoyé
34:49le million de français
34:51qui a basculé
34:52sur l'électrique
34:53au moment de la crise
34:55en Ukraine
34:56doit se réjouir aujourd'hui
34:56parce que eux
34:57pour se chauffer
34:58ils n'ont besoin
34:58ni de gaz
34:59ni de pétrole
34:59ils ont fait le bon choix
35:01J'ai malouïs
35:01je suis doublé par ma gauche
35:03par Christophe Jacobizine
35:05je l'avoue
35:06mais vous avez raison
35:07vous avez raison bien sûr
35:08moi simplement
35:08j'observe les choses
35:09à court terme
35:10je me pose la question
35:11du quotidien des français
35:12aujourd'hui
35:13mais vous avez raison
35:13c'est vrai que
35:14ça peut être une occasion
35:15peut-être même une opportunité
35:16comme peuvent l'être
35:17parfois les crises
35:18de se tourner vers des énergies
35:19plus propres
35:20notamment l'électrique
35:21mais pour ça
35:21il faudrait qu'on avance davantage
35:23vers les primes
35:24à la conversion notamment
35:25celles qui sont proposées
35:26aux français
35:26sont belles
35:26c'est vrai que ça va
35:27jusqu'à 5000 euros
35:29mais pour certains français
35:30ça ne suffit pas
35:31et ce n'est pas
35:32cette perspective là
35:33qui va rassurer
35:34les français
35:34notamment les plus modestes
35:35On parlait d'électrique
35:36on peut parler
35:37des voitures électriques
35:39avec la hausse des prix
35:40des carburants
35:41donc il y a cette guerre
35:41au Moyen-Orient
35:42va-t-elle donner
35:43un coup de pouce
35:44au secteur ?
35:44Écoutez la réponse
35:45de Bernard Julien
35:47il est maître de conférence
35:48à l'université de Bordeaux
35:49et spécialiste
35:49de l'industrie automobile
35:51mouvement qu'on n'arrivait pas
35:53à générer
35:54avec l'ensemble
35:55des mesures
35:56de politique publique
35:57et bien d'une certaine manière
35:58la crise actuelle
36:00la crise iranienne actuelle
36:01le génère
36:02donc il y a quand même
36:03un vent d'optimiste
36:05qui souffle
36:05dans le commerce automobile
36:06aujourd'hui
36:07parce que finalement
36:08on a un coup de pouce
36:10à l'électrification
36:11sur la voiture neuve
36:12mais surtout
36:13sur les véhicules d'occasion
36:14qui était le point noir
36:15dans cette affaire
36:16qui est en train
36:17de s'éloigner
36:18encore une fois
36:19ce qu'on n'ose pas faire
36:20depuis la crise des VG
36:21des gilets jaunes
36:22et bien la crise ukrainienne
36:24ou encore cette fois-ci
36:25la crise iranienne
36:26permettent en quelque sorte
36:28de l'obtenir
36:28Alors réaction très intéressante
36:30parce que les auditeurs
36:31ne peuvent pas le voir
36:32Christophe Jacubizine
36:33qui faisait oui de la tête
36:33et Benjamin Lewis
36:35qui avait l'air très dubitatif
36:37Benjamin
36:37Non mais quand il parle
36:38d'un coup de pouce
36:39disons on s'en passerait
36:40quand même
36:40de ce genre de coup de pouce-là
36:41parce que c'est un coup de pouce
36:43en négatif
36:44est-ce que ça va forcer
36:45des gens
36:46qui n'ont de toute façon
36:46pas les moyens
36:47de s'équiper en électrique
36:48c'est équipé en électrique
36:49Non
36:49Mais souvenez-vous quand même
36:51Victor
36:51le sujet de la voiture électrique
36:53de funeste mémoire
36:54dans cette émission
36:54c'était une des rares fois
36:55où tous les informés
36:56n'avaient rien à dire
36:57mais je me souviens
36:58d'une chose
36:58Au bout de 10 minutes
36:59Oui au bout de 10 minutes
37:00Mais je me souviens
37:01d'une chose sur ce sujet
37:02c'est qu'on rappelait quand même
37:03qu'il y a un problème
37:04de maillage
37:05dans le territoire français
37:06c'est la même chose
37:07aussi en Suisse
37:08dans des régions reculées
37:10des régions de montagne
37:11pour l'instant
37:11on n'est pas équipé
37:12pour avoir des voitures électriques
37:13alors oui effectivement
37:15la force des choses
37:16va peut-être faire
37:16que des gens vont se tourner
37:17vers l'électrique
37:18parce qu'on n'aura plus le choix
37:18ça va coûter tellement cher
37:19d'utiliser l'essence
37:20mais est-ce qu'on peut
37:23concrètement l'utiliser au quotidien
37:24c'est quand même
37:25une question particulière
37:26Pour le coup la réponse
37:26c'est plutôt oui
37:27Dans les villes ?
37:28Mais non pas du tout
37:30les 80 ou 90% des trajets
37:32sont des trajets
37:33domicile-travail
37:34même quand on est habitant
37:35en province
37:36on branche la voiture
37:36chez soi
37:37ça coûte d'ailleurs
37:37beaucoup moins cher
37:38que de la brancher
37:38à une borne de recharge publique
37:40Mais après il y avait eu
37:41la marche arrière
37:42des constructeurs automobiles
37:43qui ont décidé
37:44que finalement
37:45c'était plus intéressant
37:46d'investir
37:46et à part Renault
37:47sauf erreur de papa
37:48Non mais ils vendent
37:49tous électriques
37:49après il y a dans le discours
37:50parce qu'on vend
37:51les voitures
37:51qui véhicules l'essence
37:52ce que les consommateurs
37:53en veulent
37:53mais en vérité
37:53toutes les constructeurs
37:56la 208
37:57ils ont relancé
37:57une voiture
37:58uniquement électrique
37:59sans version
37:59tout le monde en fait
38:00en fait la vérité
38:01c'est qu'il y a
38:01un discours public
38:02et puis il y a
38:03la stratégie d'entreprise
38:04de long terme
38:04où tout le monde sait
38:04qu'on va vers la transition électrique
38:05Avec une baisse des prix
38:06quand même aussi
38:07Oui déjà
38:07vous avez raison
38:08Renault a lancé
38:09quand même des modèles
38:09beaucoup moins chers
38:11et on parle que
38:11de la voiture personnelle
38:12mais en fait
38:13il faudrait que
38:13le transport routier
38:16transitionne vers l'électrique
38:17et pour l'instant
38:17un camion électrique
38:18ça coûte une fortune
38:20c'est pas adapté
38:21c'est pas fiable
38:21et aucun des transporteurs
38:24aujourd'hui
38:24de l'industrie
38:26des camions
38:28du transport routier
38:29ne veut pour l'instant
38:30se tourner vers
38:31cette technologie là
38:32pour l'instant
38:32c'est diesel à fond
38:33Peut-être qu'on va être obligé
38:34parce que vu le prix du diesel
38:35on rappelle
38:36c'est quoi ?
38:36Plus de 2 euros
38:372 euros 40
38:382 euros 40
38:38on n'a pas vu ça
38:39depuis 1985
38:40semble-t-il
38:41ça a même dépassé
38:42ce qui s'est passé
38:43à la gare en Ukraine
38:44alors effectivement
38:44ça va peut-être
38:45réveiller des consciences
38:46on va tous se mettre
38:47au vélo
38:47enfin à Paris
38:48mais non
38:50pourquoi pas
38:50effectivement
38:51l'électrique
38:51peut-être que c'est
38:53malheureusement
38:53le transport routier
38:53en vélo
38:54pour l'instant
38:54c'est encore pas ça
38:55non pas vraiment
38:56mais bon
38:56les vélocargos
38:57voilà
38:58ça faut beaucoup
38:58à Paris
38:59Christophe Jacubusine
39:00juste pour redire un mot
39:02des poids lourds électriques
39:03les problèmes
39:03ce sont là
39:04les batteries
39:04là pour le coup
39:05c'est les batteries
39:05et puis là pour le coup
39:06vous avez raison
39:07c'est aussi la recharge
39:08en fait
39:09qui est encore très longue
39:10et pour des transports routiers
39:11perdre une heure
39:12à recharger
39:12il faut beaucoup de batteries
39:13il faut tapisser
39:14le fond du camion
39:15de batteries électriques
39:16donc effectivement
39:17ce n'est pas encore
39:18une technologie adaptée
39:19au transport de marchandises
39:21par la route
39:21ça nous ramène
39:22Anthony Cortez
39:22à ce qu'on disait
39:23notre dépendance
39:24aux hydrocarbures
39:25et toute cette réflexion
39:26qui naît peut-être
39:28en ce moment
39:28à l'occasion
39:29de cette guerre
39:30au Moyen-Orient
39:30oui oui
39:31c'est une réflexion
39:31salutaire
39:32c'est intéressant
39:33de voilà
39:34aborder comment sortir
39:35des hydrocarbures
39:36mais on parle de l'électrique
39:37mais on peut aussi
39:38se poser la question
39:39des réseaux de transports collectifs
39:41je pense au TER
39:42évidemment aux bus
39:43dans les villes
39:44mais je pense en particulier
39:45à la France périphérique
39:46qui voudrait se rendre
39:47au travail
39:48de façon plus propre
39:49mais elle est dépendante
39:50des voitures
39:51elle aimerait
39:51aller au travail autrement
39:53notamment en train
39:54peut-être
39:54ou en bus
39:55ou en voiture électrique
39:57mais à moyen terme
39:59enfin à court terme
39:59ou en tout cas à moyen terme
40:00on peut aussi envisager
40:02de revoir
40:03de consolider
40:03le réseau de transports collectifs
40:06et ce serait une réponse
40:07couplée
40:08à couplée
40:09justement
40:09avec
40:10l'essor
40:11et le développement
40:11de la voiture électrique
40:12évidemment
40:13on peut dire
40:13c'est un tout petit mot
40:14je sais que vous ne voulez pas
40:15trop vous attarder
40:16sur ce débat
40:17de la voiture électrique
40:18Benjamin Lewis
40:19mais c'est une information
40:20France Info
40:21puisque le gouvernement
40:22va déposer très prochainement
40:23un amendement
40:24pour tenter de sauver
40:25les fameux ZFE
40:27les zones à faible émission
40:28ces zones qui entendent
40:29limiter les émissions
40:30de particules fines
40:31en excluant
40:32leur périmètre
40:33certains véhicules anciens
40:34ou polluants
40:35elles avaient été supprimées
40:37en janvier
40:38après un accord
40:38entre députés
40:39et sénateurs
40:40cela aussi
40:40Christophe-Jacques-Ubizil
40:41cela va dans le sens
40:43de la transition écologique
40:44du plus propre
40:45même si les ZFE
40:46ne sont pas forcément
40:46que les hybrides
40:47ou les électriques
40:48qui s'y rendent
40:49ça va dans le sens
40:50de l'histoire
40:50ça va dans le sens
40:50aussi de l'actualité
40:51on vient d'en parler
40:52et puis c'est vrai
40:53que quand même
40:53il y a aussi
40:53la question de la santé
40:54objectivement
40:55toutes les études
40:56montrent que
40:56dans les eaux
40:57de la faible émission
40:57il y a moins
40:58de particules fines
41:00et potentiellement
41:01il y a un niveau
41:02de bien-être
41:02de la population
41:03qui augmente
41:04on peut être
41:05et libéral
41:05et écologiste
41:07on mettait en opposition
41:08les personnes
41:09qui malheureusement
41:09n'ont pas les moyens
41:10d'avoir des véhicules propres
41:11et qui sont obligées
41:12qui ont besoin
41:13de leur voiture
41:14pour venir
41:14électrique
41:15bah oui mais électrique
41:16il faut avoir les moyens
41:16aussi
41:17il y a plein de voitures
41:19d'occasion électriques
41:20sur le marché
41:20et c'est le moment
41:21d'en profiter
41:22les prix sont très bas
41:23bon bah voilà
41:23le concessionnaire
41:25le concessionnaire
41:26Christophe-Jacques-Ubizil
41:27il vous laissera sa carte
41:28à la fin de l'émission
41:29Anthony Cortez
41:30c'est ZFE
41:31il faut le dire aussi
41:32c'était un marqueur
41:32du premier quinquennat
41:33d'Emmanuel Macron
41:34c'était un marqueur
41:34ça a amené tout un mouvement social
41:36on se souvient des gueux
41:38qui se sont développés
41:39c'était un peu
41:39les héritiers
41:40du mouvement
41:41des gilets jeunes
41:41ça avait créé
41:42toute une série
41:43de mécontentements
41:44de protestations
41:45et de mobilisations
41:46et là pour le coup
41:48en dehors de la Macronie
41:49du camp présidentiel
41:50on était plutôt
41:51défavorable
41:52à cette idée là
41:53bon on était
41:54dans un climat social
41:55extrêmement tendu
41:57donc bon
41:58j'ai été étonné
41:59je vous l'avoue
42:00de cette information
42:01France Info
42:01de voir que
42:02le gouvernement
42:03va remettre sur le tapis
42:04les aides à feu
42:05mais en tout cas
42:06on peut imaginer
42:06que les protestations
42:07vont être ravivées
42:09surtout en temps d'inflation
42:10Voilà ce débat
42:11sur les zones à faible
42:12l'émission
42:13après l'Assemblée
42:14en janvier
42:15c'est notre dernier débat
42:16ce soir
42:17le Sénat a voté
42:18à son tour
42:19ce soir
42:19l'interdiction
42:20des réseaux sociaux
42:21au moins de 15 ans
42:22sous condition
42:23en commission
42:24les sénateurs
42:24avaient modifié
42:25le texte
42:25voté par les députés
42:27en distinguant
42:27deux types de plateformes
42:29notamment
42:29celles qui nuisent
42:30à l'épanouissement
42:31de l'enfant
42:32qui seraient interdites
42:33au moins de 15 ans
42:33et puis d'autres
42:34où l'accord préalable
42:35d'au moins un par an
42:36serait nécessaire
42:37avec des questions
42:38d'ordre juridique
42:40puisque cela pourrait être
42:41contraire aux droits
42:42européens
42:43en clair
42:43il ne faudrait pas
42:44de hiérarchie
42:45entre les réseaux sociaux
42:47au sein même
42:47de la classe politique
42:48il y a eu aussi
42:49ces interrogations
42:49sur l'efficacité
42:51d'une telle interdiction
42:52certains avançant
42:52que la loi
42:53sera de toute façon
42:54contournée
42:55écoutez la neurologue
42:56Servane Mouton
42:57invitée de France Info
42:58elle a coprésidé
42:58la commission
42:59sur l'impact
43:00de l'exposition
43:00des jeunes aux écrans
43:01ça reste un signal
43:03fort pour les familles
43:05et pour les parents
43:05qui pourront s'appuyer
43:06sur une loi
43:07qui interdit cet accès
43:09pour expliquer à leur enfant
43:11pourquoi eux-mêmes
43:12s'y opposent
43:12ce n'est pas une décision
43:13du parent
43:13c'est une décision
43:15du législateur
43:16et puis transgresser
43:17un interdit
43:18n'est pas la même chose
43:19que de faire quelque chose
43:20qui est une autorisation
43:21ou qui ne pose pas
43:22problème dans la société
43:23la transgression
43:24fait partie
43:24de l'émancipation
43:26de l'évolution normale
43:27voilà
43:27ce sont les rituels
43:29de passage
43:29mais c'est une transgression
43:31et savoir qu'on transgresse
43:32ce n'est pas la même chose
43:33que de faire quelque chose
43:33qui est autorisé
43:34et qui est banalisé
43:35dans la société
43:36voilà il y a un côté
43:37philosophique aussi
43:38dans tout ça
43:39Benjamin-Louis
43:39on voit aussi
43:40que cette loi
43:40si elle entre en vigueur
43:42avec ce vote du Sénat
43:43elle va servir d'appui
43:44d'arguments forts
43:45pour les parents
43:46qui pourront dire
43:46à leur enfant
43:47ce n'est pas moi
43:48c'est la loi
43:48finalement
43:49espérons qu'elle sera applicable
43:50parce qu'on se souvient
43:51que la précédente
43:52on n'avait jamais réussi
43:53à l'appliquer
43:54bon bref
43:54il y avait tout un tas
43:55de problèmes
43:57mais oui
43:57le symbole est important
43:58le symbole est sans doute
44:00très important
44:00comme le disait
44:01cette neurologue
44:03on transgresse
44:04quand même quelque chose
44:05alors sans doute
44:05que ce sera transgressé
44:06on le voit en Australie
44:07c'est le cas
44:08on peut contourner
44:09les mécanismes
44:09la loi est en vigueur
44:10depuis le mois de décembre
44:11exactement
44:12mais on peut contourner
44:13ces mécanismes
44:13il y a des VPN
44:14etc
44:15en revanche
44:16ça renvoie
44:17un symbole important
44:18ça renvoie
44:19des possibilités
44:20aux parents
44:20effectivement
44:21d'expliquer à leurs enfants
44:23que désolé
44:23c'est la loi
44:24ou même aussi
44:25pour les établissements
44:26scolaires
44:26mais il faut que ce soit
44:27absolument accompagné
44:30comme quand on lutte
44:31contre les drogues
44:32il s'agit d'addiction
44:33quand même
44:34aux réseaux sociaux
44:35et également
44:36aux téléphones portables
44:37il faut que ce soit
44:37accompagné de politiques
44:38de prévention
44:39d'éducation
44:40tu ne peux pas rester
44:41sur ton téléphone
44:42toute la journée
44:42où attention
44:44les réseaux sociaux
44:45ne te veulent pas
44:45forcément du bien
44:46et il faut que
44:48les établissements scolaires
44:49s'en emparent aussi
44:49il y a des expériences
44:51qui sont menées
44:51en Suisse
44:52c'est le cas
44:52en France aussi je crois
44:53de semaines entières
44:55de déconnexion
44:56et de faire comprendre
44:57de manière positive
44:58que se déconnecter
45:00des réseaux
45:01et de son téléphone
45:02c'est bénéfique
45:03ça fait du bien
45:04c'est agréable
45:05on m'a diffusé ce matin
45:06sur France Info
45:07et tout au long de la journée
45:08un reportage justement
45:09où un collège
45:10à Paris
45:11faisait de l'expérimentation
45:12mais il y en a plusieurs aussi
45:12dans d'autres arrondissements
45:14de ne pas autoriser
45:15les élèves de 6ème
45:16à utiliser l'application
45:17Pronote
45:17qui est une interface
45:19finalement entre les familles
45:20et l'établissement
45:21et de seulement permettre
45:22aux parents
45:23de se connecter dessus
45:25c'est ça Estelle Martin
45:26c'est le rôle de l'école aussi
45:27parce qu'il y a parfois
45:27un discours ambigu
45:28en disant
45:30il faut une déconnexion
45:31mais en même temps
45:31on donne des tablettes
45:32on donne des ordinateurs
45:33et on dit de se connecter
45:34tous les soirs
45:34oui alors effectivement
45:35c'est intéressant
45:36mais nous on a beaucoup
45:37traité ce débat
45:38notamment ce week-end
45:39je l'ai traité en débat
45:40dans 64 minutes
45:40on avait pas mal
45:41de journalistes
45:42j'ai reçu aussi
45:43Maître Laure Boutron-Marmion
45:45qui a été une des premières
45:49à représenter
45:50des familles de victimes
45:51de TikTok
45:51mais en fait
45:53le problème c'est
45:54en fait les responsables
45:55c'est pas les parents
45:55ni les enfants
45:56c'est quand même
45:57ceux qui ont les réseaux sociaux
45:59et c'est là où je trouve
46:00qu'il faudrait vraiment
46:02intervenir
46:02contre Google
46:03contre Meta
46:03c'est compliqué
46:04mais c'est quand même
46:05eux les responsables
46:07de nous pousser à l'addiction
46:08notamment les jeunes
46:09ça a été quand même prouvé
46:11là on voit
46:11qu'il y a des procès
46:13historiques
46:13où ils ont été reconnus
46:14aux responsables
46:15alors pas sur le fond
46:16mais sur la forme
46:16parce que sur le fond
46:17c'est impossible
46:18parce que c'est la liberté
46:19d'expression
46:20mais est-ce que c'est pas là
46:21Victor qu'il faudrait agir
46:22c'est-à-dire
46:23dire à toutes ces plateformes
46:25mais c'est à vous
46:25de protéger nos enfants
46:27de nous protéger nous aussi
46:28au lieu d'exploiter
46:29nos failles
46:30et nos fragilités
46:30parce que c'est ce qu'ils font
46:31on voit d'ailleurs
46:32qu'en Australie
46:34on parlait de cette loi
46:35l'interdiction
46:35alors là c'est au moins de 16 ans
46:36qui est passé au mois de décembre
46:38il y a eu environ
46:395 millions de comptes
46:40sur les réseaux
46:41qui ont été désinstallés
46:42donc on peut considérer
46:43que c'est en partie
46:43un succès
46:45mais beaucoup de plateformes
46:46en effet refusent
46:47parce que c'est à elles
46:48que revient le contrôle
46:51finalement de l'âge
46:52des utilisateurs
46:52refusent de jouer le jeu
46:53oui mais enfin
46:54j'avais parlé il y a quelque temps
46:55à l'ambassade d'Australie
46:57en France
46:57et elle me faisait le bilan
46:58effectivement de cette expérience
46:59qui est extrêmement positif
47:00notamment sur le développement
47:02intellectuel des enfants
47:03on peut tester
47:04très très concrètement
47:05parce que vous parliez
47:06des tablettes
47:07et des connexions
47:09aux logiciels
47:10c'est un peu différent
47:11des algorithmes
47:12les algorithmes
47:13des réseaux sociaux
47:13vous maintiennent
47:14dans une forme de dépendance
47:15nous-mêmes
47:15quand on se peut aller
47:16sur Instagram
47:16on perd une demi-heure
47:17on se demande pourquoi
47:17on a perdu une demi-heure
47:18pour ne rien apprendre
47:20c'est pareil pour
47:21évidemment encore pire
47:22pour les adolescents
47:23où le cerveau se forme
47:25et où on voit bien
47:25où c'est
47:26en termes de développement
47:28et psychologique
47:29et intellectuel
47:29c'est une catastrophe
47:31donc la preuve
47:32c'est que les grands patrons
47:33des GAFAM
47:34interdisent à leurs enfants
47:36d'utiliser les réseaux sociaux
47:37et ça depuis longtemps
47:38depuis au moins
47:38une dizaine d'années
47:39ils l'ont toujours dit
47:40donc c'est quand même
47:41la preuve qu'ils sont bien conscients
47:42de l'addiction
47:43c'est la même chose
47:44dans l'industrie du tabac
47:45oui mais c'est un peu dur
47:46parce qu'effectivement
47:47d'après ce que j'ai compris
47:48les rapports scientifiques
47:50pour l'instant
47:51je crois que c'est l'addiction
47:53aux jeux vidéo en ligne
47:55mais pour l'instant
47:55c'est pas prouvé
47:56cette addiction
47:57moi sur les réseaux sociaux
47:58j'ai vu des études
47:59mais c'est aussi
48:00de la socialisation
48:01alors là on va parler
48:02à la jeune génération
48:03la jeune Z
48:04pour eux c'est une façon
48:04de communiquer
48:05alors on peut pas non plus
48:06leur dire non
48:06c'est pas bien
48:07c'est aussi un démultiplicateur
48:08du harcèlement
48:09on parle beaucoup
48:10du harcèlement en ligne
48:11et du harcèlement scolaire
48:12c'est aussi un moyen
48:13pour eux de communiquer
48:14c'est peut-être pas
48:15notre façon à nous
48:16on parle d'addiction
48:17c'est aussi une question
48:17d'usage raisonné
48:19finalement
48:19je pense aussi
48:21il faut vraiment penser à eux
48:22c'est leur façon de communiquer
48:23encore une fois
48:23nous on est d'une génération différente
48:25moi sur ce plateau
48:28mais eux ils communiquent comme ça
48:29on peut pas leur dire
48:29c'est pas bien
48:30tu vas arrêter
48:30tu vas pas le faire
48:31ils comprendraient pas
48:32sincèrement
48:32je suis pas d'accord
48:33si vous avez des enfants
48:34à un moment donné
48:35vous avez posé une règle
48:36sur le fait que le téléphone portable
48:38ne serait utilisé qu'à partir de 14 ans
48:39moi je l'ai fait
48:40et je m'en félicite
48:42et donc je pense que
48:42la société ou les parents
48:44peuvent dire aux enfants
48:45de ne pas utiliser les réseaux sociaux
48:46avant tel âge
48:47ça me choque pas du tout
48:48je n'ai pas envie d'attendre
48:49que des expériences scientifiques
48:51m'expliquent que mon enfant
48:52est devenu débile
48:53donc je pense qu'on peut
48:54on a le droit en tant que parent
48:56d'imposer des règles
48:57et des interdictions
48:58mais après pourquoi
48:59à partir de 15 ans
49:00on peut être libéral et conservateur
49:01la chèvre et le chou ce soir
49:04pour Christophe Jacques-Eubisine
49:05dans absolument tous les domaines
49:07on se rend compte aussi
49:08qu'il y a un effet forcément
49:09d'entraînement
49:09c'est-à-dire que dans les classes
49:10même d'âge assez bas
49:14vers 10-11 ans
49:15quand quelqu'un a un portable
49:17tous les autres en veulent un
49:17et finalement c'est plus compliqué
49:20Anthony Cortez
49:21on s'interroge souvent
49:22sur le bilan d'Emmanuel Macron
49:24ce qu'il laissera finalement
49:25comme trace
49:26une fois qu'il quittera le pouvoir
49:27on rappelle qu'il ne peut pas
49:28se présenter l'an prochain
49:30à la présidentielle
49:31après deux mandats
49:31est-ce que si cette loi passe
49:33ça restera quelque chose
49:35qu'on pourra mettre à son crédit ?
49:37Ah oui très clairement
49:38même à l'humanité
49:39on est prêt à le reconnaître
49:40complètement
49:41parce que ça demande
49:42du courage d'affronter
49:43la lune de l'humanité
49:44des échos
49:45on quête ça
49:46ça demande du courage
49:47d'affronter les réseaux sociaux
49:48alors est-ce qu'on se donne
49:49tous les moyens
49:50pour vraiment lutter
49:51contre l'influence
49:52le plus souvent néfaste
49:54des réseaux sociaux ?
49:55Je ne sais pas
49:55mais en tout cas
49:56il y a quelque chose
49:57qui est fait
49:57mais il y a quand même
49:58un certain nombre
49:59de faiblesses
50:00dans ce texte
50:01on le disait
50:01ce texte peut être
50:03potentiellement jugé
50:03non conforme
50:04aux droits européens
50:05parce que voilà
50:06on ne parle pas
50:06d'une interdiction large
50:08en tout cas
50:08c'était à la base
50:10c'était à l'origine du texte
50:11que regrette d'ailleurs
50:12la rédactrice
50:12du texte
50:13Exactement
50:14et là le texte
50:15dans sa nouvelle mouture
50:16distingue
50:16les réseaux sociaux
50:17qui nuisent
50:18à l'épanouissement physique
50:19mental ou moral
50:20et les autres
50:20et d'ailleurs ça va être
50:21intéressant d'observer
50:22parce que si ça reste
50:23en l'état
50:24on va devoir décider
50:25par arrêté ministériel
50:27de quels sont
50:27les bons et les mauvais
50:28réseaux sociaux
50:30lesquels démultiplient
50:31les risques de harcèlement
50:33lesquels respectent
50:34telle ou telle condition
50:35etc.
50:36la vie privée
50:37et ça va être
50:38très très très compliqué
50:39en plus de évidemment
50:40annuler
50:41annuler le texte
50:42donc si Emmanuel Macron
50:43si la majorité présidentielle
50:45arrive à mener ce texte
50:46à son terme
50:48chapeau
50:48mais on en est
50:49malheureusement assez loin
50:50Le texte qu'il a défendu
50:51dès le début
50:52on se souvient
50:52Benjamin Lewis
50:53que le président
50:54voulait même
50:54il l'avait évoqué
50:55à un moment
50:55faire un référendum
50:57pareil c'était compliqué
50:58juridiquement
50:58mais il y avait cette idée
50:59de soumettre la question
51:00aux citoyens
51:01Oui mais je crois
51:02que c'était un autre contexte
51:03c'était qu'il cherchait
51:04un sujet
51:05pas trop difficile
51:07à faire
51:08à soumettre
51:09en référendum
51:10donc celui-là
51:11était un peu
51:12entre guillemets
51:13un peu inoffensif
51:14pour lui
51:16mais encore une fois
51:17je ne sais pas
51:18si ça restera
51:19dans le panthéon
51:20d'Emmanuel Macron
51:22encore une fois
51:23il faut voir
51:23si cette loi
51:24va être impliquée
51:25ce que je vois
51:26c'est qu'on va encore
51:26se faire beaucoup d'amis
51:27aux Etats-Unis
51:28parce que ça va
51:29surtout servir
51:30à nous mettre
51:31encore plus
51:31en porte-à-faux
51:33avec les grandes majors
51:34les GAFAM
51:35mais elles sont attaquées
51:36aux Etats-Unis aussi
51:37il y a eu un procès
51:39elles ont été condamnées
51:40condamnées
51:40alors c'est vrai
51:41qu'on peut se dire
51:416 millions
51:42375 millions
51:43quand on gagne des milliards
51:44bon peu importe
51:45mais n'empêche que ça ouvre
51:46une brèche
51:46il va y avoir
51:47une guérilla judiciaire
51:49en juin
51:49là c'est carrément
51:50les réseaux
51:51c'est les écoles
51:52qui vont attaquer
51:53les plateformes
51:54parce qu'elles ne protègent
51:55pas les jeunes
51:56et moi je me dis
51:56que peut-être
51:57surtout aux Etats-Unis
51:58la justice
51:59peut les faire plier
52:01on peut espérer
52:01mais c'est évident
52:03c'est très intéressant
52:04mais je me dis
52:05que ça reste quand même
52:05je replace ça
52:06dans la perspective
52:07de la lutte
52:07contre les stupéfiants
52:09il y a quand même
52:10toute une part
52:11d'éducation
52:12de sensibilisation
52:13qui pour l'instant
52:14est totalement sous-estimée
52:15oui il faut taper
52:16sur les dealers
52:17il faut taper
52:18sur les laboratoires
52:20de fabrication
52:20donc il faut taper
52:22sur les majors
52:22de la Silicon Valley
52:24qui fabriquent
52:24ces réseaux sociaux
52:25qui sont purement addictifs
52:26mais il faut aussi
52:28faire comprendre
52:29à ceux qui en seront
52:30les utilisateurs
52:31qu'ils peuvent en avoir
52:32une utilisation raisonnée
52:33et que cette utilisation raisonnée
52:36elle s'inscrit
52:37dans une durée réduite
52:39et une manière
52:40de comprendre aussi
52:41les logiques d'addiction
52:43derrière ces réseaux
52:43oui mais le problème aussi
52:44c'est les algorithmes
52:45c'est-à-dire qu'on peut
52:46effectivement on peut
52:47les éduquer
52:47l'école
52:48les parents
52:49on est là pour encadrer
52:50mais le problème
52:50c'est que là
52:51il y a des algorithmes
52:52qui sont très
52:52c'est très nébuleux
52:53on ne sait pas
52:54comment c'est fabriqué
52:54et en revanche
52:55c'est fabriqué
52:55pour nous rendre addictifs
52:56ça c'est sûr
52:57et on s'arrêtera là
52:58pour ce soir
52:58pour ce débat
53:02Benjamin Louis
53:03Anthony Cortez
53:04à la une de l'humanité
53:05à la une de l'humanité
53:06c'est la guerre
53:06qui fait monter
53:07la fièvre pétrolière
53:08voilà on en a parlé
53:09ce soir
53:10Christophe Jacubizine
53:11à la une des échos
53:11le grand retour
53:12dans l'inflation
53:12dont on a beaucoup parlé
53:13mais aussi une grande enquête
53:14passionnante de Benahoud Abdaïm
53:15sur les nouveaux hommes forts
53:16de l'Iran
53:17ceux qui s'apprêtent
53:18à diriger l'Iran de demain
53:19à lire dans les échos
53:21merci Estelle Martin
53:22d'être venue ce soir
53:23on vous retrouve sur
53:25TV5 Monde
53:25je vais y arriver
53:26Benjamin Louis
53:27correspondant en France
53:28pour la radio
53:29télévision suisse
53:30merci à tous ceux
53:31qui ont préparé
53:32et réalisé cette émission
53:34les informés
53:35qui reviennent
53:36demain matin
53:37à 9h sur France Info
53:38très bonne soirée
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