Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Les informés de franceinfo du 18 mars 2026

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0220h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:07Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé sur le canal 16 de la
00:12TNT.
00:12A la une ce soir, qui sera le nouveau maire de Paris ?
00:15Débat ce soir entre les trois candidats avant le second tour des municipales.
00:19Dimanche, Emmanuel Grégoire, Rachid Adati et Sofia Chikirou.
00:23La capitale est-elle devenue le laboratoire de l'union des droites ?
00:26On en débat dans les prochaines minutes.
00:27Que se passe-t-il à Nice ?
00:29Le patron des Républicains, Bruno Retaglio, refuse de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Eric Ciotti d'extrême
00:36droite.
00:37Le parti LR, lui, n'est pas de cet avis.
00:39Le maire réélu d'Arcachon, filmé en train d'insulter et de menacer son principal opposant.
00:43Et c'est un nouveau cap de franchi dans la violence en politique.
00:46Et puis on connaît le nom du futur porte-avions français.
00:49Il s'appellera France Libre, nom dévoilé en pleine guerre au Moyen-Orient dont nous parlerons aussi dans la seconde
00:55partie des informés.
00:56Et avec nous, ce soir, Hélène Terzion.
00:59Bonsoir Hélène.
00:59Bonsoir à tous.
01:00Du service politique de France Info.
01:02Elisabeth Pinault, bonsoir.
01:04Bonsoir Victor.
01:04Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon.
01:08Et l'Elysée à vos côtés, François Rénard.
01:10Bonsoir François.
01:10Bonsoir Victor.
01:11Journaliste et chroniqueur au Nouvelle Obs.
01:13Et Séverin Husson, bienvenue et bonsoir.
01:15Bonsoir Victor.
01:16Directeur adjoint de la rédaction de La Croix.
01:19À quatre jours maintenant du second tour des municipales, Emmanuel Macron met en garde, je cite,
01:25contre les arrangements des partis et le danger des extrêmes.
01:28Phrase prononcée ce matin au Conseil des ministres et rapportée par la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean.
01:33Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes, où qu
01:41'ils soient, demeurent dangereux pour la République.
01:44Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes.
01:49D'une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès d'où qu'ils viennent.
01:54Et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés d'où que cela vienne.
01:59Les dangers des extrêmes, on a compris qu'Emmanuel Macron parlait du Rassemblement National et de la France Insoumise.
02:05Elisabeth Pinault, sur les arrangements des partis, il vise qui le chef de l'État ?
02:10Ce matin, j'étais à l'Élysée et c'est sûr que dans le camp présidentiel, on n'a pas
02:14de mots assez durs
02:15pour qualifier les accords entre le Parti Socialiste et la France Insoumise qui sont légions.
02:21Ce n'est plus quelques exceptions, c'est vraiment, je crois que c'est 3 millions d'électeurs
02:25qui vont être appelés aux urnes dans des villes où il y a eu un accord entre ces deux formations.
02:32On peut citer Toulouse, Brest, Nantes, la liste est assez longue, effectivement.
02:36Et longue, y compris Tulle, la ville de François Hollande,
02:40qui est celui qui refuse le plus ce genre d'arrangement.
02:45Y compris Nantes, vous l'avez dit, Joana Rolland est la numéro 2 du PS.
02:50Donc la règle édictée par le numéro 1, Olivier Faure, est complètement mise à bas.
02:55On rappelle la règle, c'était pas d'accord national.
02:58Pas d'accord national.
02:59Alors en effet, il n'y a pas d'accord national, mais il y a énormément d'accords au niveau
03:02local.
03:03Ce qui montre aussi que la consigne à Paris n'est pas suivie,
03:08parce qu'il y a aussi une pression des électeurs, des militants, des colissiers pour ces accords locaux.
03:14Et force est de constater que peut-être que ça ne va pas empêcher les électeurs
03:20de voter pour la liste de gauche avec de tels arrangements.
03:25Donc c'est là qu'on voit que la digue érigée est très très très sableuse.
03:30Si on regarde de l'autre côté, on pourrait dire qu'Emmanuel Macron lui-même,
03:33en soutenant certains candidats, a contribué à ces arrangements entre partis.
03:37Oui absolument.
03:37Alors ce qui est intéressant, c'est que vous parliez, vous Elisabeth,
03:40des accords qui se sont noués malgré tout entre l'EPS et LFI.
03:45Emmanuel Macron, lui, parle également des accords, en tout cas des soupçons
03:49qui sont jetés sur certains accords entre LR et RN.
03:52Donc du côté de la droite et de l'extrême droite.
03:54La différence qui existe tout de même entre les deux bords, j'ai envie de dire,
03:57c'est que là où il y a des accords tout de même de partis entre l'EPS et LFI,
04:02entre le RN et LR, ou entre Reconquête et LR,
04:05si on pense à la capitale par exemple, il n'y a pas d'accord de parti.
04:08Reconquête, c'est le parti d'Éric Zemmour.
04:09Le parti d'Éric Zemmour.
04:11Il n'y a aucun accord, aucune fusion.
04:14Il y a certains cadres, LR par exemple, qui sont sur des listes RN et inversement,
04:20mais il n'y a pas d'accord de parti.
04:21Les soupçons existent, mais je pense que la différence,
04:24elle est tout de même importante à souligner.
04:26C'est vrai, ils sont...
04:26Il n'y a pas d'accord de parti, il n'y a même pas d'accord du tout.
04:29Il n'y a pas d'accord de candidat.
04:30Et il y a des exclusions d'ailleurs, en cas d'alliance.
04:32Voilà, il y a eu des exclusions, je ne sais plus dans quelle ville,
04:36mais il y a eu au moins une ou deux exclusions effectivement de candidats LR à Reims,
04:40qui avaient tendu la main à une liste RN et qui ont été exclus.
04:45Alors, la nouveauté d'aujourd'hui, c'est la main tendue,
04:49ou en tout cas le nini de Retailleau, qui est de Bruno Retailleau,
04:53sur Nice, sur lequel on reviendra tout à l'heure,
04:56qui est une espèce de digue qui commence à céder.
05:00Mais à part ce cas-là, c'est vrai que du côté à droite,
05:05il n'y a pas d'accord.
05:07François Réna.
05:07Oui, moi je voulais revenir sur l'idée que M. Macron dit
05:10qu'il ne faut pas être pour les arrangements,
05:11mais effectivement, à Paris, ce qui s'est passé à Paris à cause de lui
05:14est quand même surréaliste.
05:15C'est-à-dire qu'il y a un candidat qui est typiquement son camp,
05:18qui représente les idées de Macron,
05:21c'est-à-dire le centrisme un peu à gauche, un peu à droite,
05:23qui s'appelle Pierre-Yves Bournazel.
05:25Et lui, il a torpillé cette candidature
05:27pour pousser la candidature de Rachidati
05:30qui pose un problème éthique à tous les Français.
05:33Je ne dis pas ça parce que c'est une femme de droite,
05:35ça c'est tout à fait légitime,
05:36et il y a tout à fait légitime qu'il y ait des gens
05:38qui veulent une alternance à droite.
05:39Je dis ça parce que c'est une femme qui va passer en justice
05:41pour des faits de corruption.
05:42C'est ce qu'il y a de plus grave dans une démocratie.
05:44Donc, alors après, elle va peut-être être déclarée...
05:46Procès au mois de septembre.
05:48Voilà, 900 000 euros de Renault,
05:50un million de l'Azerbaïdjan, etc.
05:53Peut-être qu'elle va être déclarée innocente,
05:54peut-être que c'est faux, très bien.
05:56Mais en tout cas, que qu'un candidat,
05:58trois mois ou je ne sais pas combien ça fait,
05:59six mois avant cette échéance-là,
06:02puisse se présenter et soit soutenu par le président de la République,
06:04ça me pose un problème moral.
06:05Donc, je veux dire, l'homme qui fait ça,
06:07je ne comprends pas qu'il donne des leçons
06:09en disant qu'il ne faut pas faire d'arrangement.
06:10Venons-en justement à cette bataille des municipales à Paris.
06:14Débat ce soir à la télé à 21h,
06:16entre les trois candidats du second tour
06:18qui se raffronteront dimanche.
06:19Débat chez nos confrères de BFM.
06:21Emmanuel Grégoire pour l'EPS,
06:23soutenu par les écologistes et les communistes.
06:24Rachida Dati, on en parlait,
06:25de la droite et du centre qui a fusionné
06:27avec cette liste de Pierre-Yves Bournazel.
06:30Et puis, participation aussi de Sofia Chiquirou,
06:32de la France insoumise.
06:33Elisabeth Pinault, il faut s'attendre
06:34à des attaques de tous les côtés
06:36à l'image de la campagne de ces derniers mois,
06:38de ces dernières semaines.
06:39On verra, en tout cas, enfin un débat.
06:40Il n'avait pas pu avoir lieu avant le premier tour.
06:42Donc là, on va pouvoir, je l'espère,
06:44parler des Parisiens et de la vie quotidienne.
06:47Parce qu'en fait, on entend beaucoup parler d'accords,
06:49de parties, d'ententes,
06:51de Sarah Knafo, M. Bournazel.
06:54Enfin là, il va vouloir parler quand même
06:55des problèmes des Parisiens.
06:56J'espère qu'il en sera question.
06:57Cela dit, ce matin, à l'Elysée,
07:00on me disait, vous savez,
07:01ce débat ne changera rien.
07:03Les gens le regarderont ou pas.
07:04Mais en tout cas, ça ne changera rien.
07:06Et c'est Emmanuel Grégoire
07:07qui a le plus à perdre
07:08puisque la dynamique était quand même
07:10de son côté dimanche dernier.
07:11Plus de 38% des voix, on le rappelle,
07:12pour Emmanuel Grégoire au premier tour.
07:1425% pour Rachida Dati.
07:16Il peut changer les choses.
07:18Il peut rebattre les cartes quelque part
07:19ou pas, il va y faire ça dans ce débat.
07:21Je pense qu'on est dans le money time,
07:22comme on dit.
07:23Donc bon, je pense que les Parisiens...
07:24Qu'est-ce que ça veut dire, le money time ?
07:25Le money time, c'est les jours, les clés, quoi.
07:27C'est tout, voilà.
07:28Mais je pense que...
07:29L'instant où ça se joue.
07:29C'est l'instant où ça se joue.
07:31Oui, ça peut aller peut-être convaincre
07:33certains électeurs
07:35de changer d'avis.
07:37Quand même, je pense qu'un débat peut jouer
07:39si on pense par exemple au débat
07:41qui a eu lieu à Marseille
07:43où Martine Vasselle, quand même,
07:44la candidate de la droite et du centre,
07:46s'est presque appropriée.
07:48Alors malgré elle, visiblement,
07:49le slogan de Pétain,
07:50Travail Famille Patrie,
07:51bon, ça l'a quand même...
07:52Elle n'était pas non plus extrêmement haute
07:54dans les sondages,
07:55mais elle est ensuite tombée
07:57dans un espèce de toboggan
07:57et c'était la chute pour elle.
07:59Donc je pense qu'il peut y avoir
08:00des fautes de quart
08:01et ça peut peut-être créer finalement
08:02une différence entre les deux favoris.
08:05Enfin, vous disiez en tout cas
08:07un débat entre les Parisiens.
08:08Rachida Dati ne voulait pas débattre
08:10au premier tour.
08:12Résultat, Emmanuel Grégoire n'a pas voulu,
08:13mais en tout cas,
08:14c'est parce que Rachida Dati ne voulait pas.
08:16Elle accepte aussi maintenant
08:17parce qu'elle estime, je pense,
08:18qu'elle a un peu plus un boulevard devant elle
08:21avec donc la liste de Pierre-Eve Brunazel
08:23sans lui qui la rejoint,
08:25Sarah Knafo qui se désiste pour elle.
08:29Je pense qu'elle se dit
08:29qu'elle est dans une position
08:31un peu plus favorable,
08:32mais ce qui va être intéressant de voir,
08:33c'est qu'ils vont se renvoyer
08:34les uns les autres
08:35sur leur procès.
08:36Alors effectivement,
08:37Emmanuel Grégoire va lui parler
08:38de ce procès en corruption
08:41pour lequel elle va comparer.
08:42Corruption et trafic d'influence
08:43en septembre.
08:44Corruption et trafic d'influence
08:45dans l'affaire Carlos Ghosn
08:46en septembre.
08:47Elle ne va pas se gêner
08:48pour lui parler
08:49à Emmanuel Grégoire,
08:51ancien premier adjoint
08:53d'Anne Hidalgo,
08:54des violences sur les mineurs
08:56dans le périscolaire à Paris
08:57qui a été un sujet
08:58de campagne quand même fondamental.
09:00Avec des animateurs
09:02périscolaires effectivement
09:03auteurs de violences sexuelles,
09:0446 intervenants
09:06suspendus l'an dernier
09:07en 2025.
09:08François Rénard.
09:09Oui, mais justement,
09:09à ce propos-là,
09:10je pense qu'il n'y a pas d'égalité.
09:11Pour moi,
09:12il n'y a pas une égalité à faire
09:13parce que d'un côté,
09:14il y a Mme Dati
09:15qui effectivement
09:16va aller en justice.
09:18De l'autre côté,
09:19il y a un problème grave
09:20pour les Parisiens,
09:21évidemment,
09:21qui ont peur pour leurs enfants,
09:23qui sont des animateurs
09:24du périscolaire
09:25qui sont accusés
09:26d'attouchements sexuels,
09:27etc.
09:27qui évidemment,
09:28c'est très grave.
09:29Mais un,
09:29je ne vois pas en quoi
09:30on en rendrait responsable
09:32M. Grégoire
09:33ou alors en quoi
09:35Mme Dati
09:35fait mieux dans le 7e,
09:37on ne sait pas.
09:38Et la deuxième chose,
09:39c'est qu'elle utilise
09:40constamment le mensonge.
09:42On n'est pas en train
09:42de dire ici
09:43que les choses se valent ou quoi.
09:44On dit que simplement
09:44c'est la stratégie
09:45de Rachid Dati.
09:46C'est un point aussi
09:47que Pierre-Yves Bournazel
09:48a mis beaucoup en avant
09:49en disant que c'était
09:50un point important
09:50de son programme.
09:52En tout cas,
09:53Pierre-Yves Bournazel
09:54qui me paraît un démocrate
09:55tout à fait honorable,
09:56il n'utilise pas de mensonge.
09:58Par exemple,
09:58Mme Dati répète,
10:00ça a été démonté
10:00par France Info
10:01de manière très factuelle.
10:03Elle dit
10:05Emmanuel Grégoire
10:05va être convoqué
10:06par la justice
10:06sur ces histoires
10:07de périscolaire
10:08comme s'il était accusé
10:09lui-même.
10:10C'est honteux
10:11de mettre ça
10:12dans la tête des gens
10:12et elle l'a répété,
10:13c'est faux,
10:14il n'y a aucune convocation
10:15par la justice.
10:16Je suis désolé de m'énerver,
10:17je ne dis pas ça
10:17encore une fois
10:18parce que c'est une femme de droite,
10:18pas du tout.
10:19Je suis un vrai démocrate.
10:20Je pense que le débat
10:21doit se faire
10:22sur l'endettement,
10:22par exemple,
10:23dans toutes les communes.
10:24Est-ce qu'il faut...
10:26Non, l'endettement,
10:27c'est trop haut.
10:27Non, mais il faut
10:28quand même s'endetter
10:28pour que les enfants
10:29aient l'accès gratuit
10:30à la cantine.
10:31Tout ça, c'est normal.
10:32Mais qu'on utilise
10:33des mensonges,
10:33ça me met hors de moi.
10:34Elisabeth Pinot.
10:35En tout cas,
10:35attention aux fautes de car.
10:37Hélène l'a bien dit
10:38pour Marseille.
10:38Il y a aussi l'exemple
10:39de Lyon.
10:39Jean-Michel Lolas
10:40s'est montré...
10:41Qui était le favori
10:42dans le sondage.
10:42Il était grand favori
10:43et il s'est montré
10:45incapable de...
10:46Il refuse d'ailleurs
10:47de participer au débat
10:48qui était prévu
10:50aussi à Lyon.
10:50...est apparu à la surface.
10:52Donc, ce soir,
10:53voilà, une petite phrase
10:54de travers,
10:54un mot mal choisi.
10:56C'est quand même
10:56très très serré,
10:57dimanche.
10:58Donc, ça peut faire
10:58la différence, c'est vrai.
11:00Mais François,
11:01attention,
11:01on voit avec ces élections,
11:03comme on a vu
11:04dans plein d'élections,
11:05que des casseroles
11:06n'empêchent pas
11:07de se faire élire.
11:08On voit le bon score
11:10d'Alain Carignan
11:11qui n'est pas...
11:12À Grenoble.
11:12À Grenoble,
11:13qui n'a pas prouvé
11:14au long de sa carrière
11:15une probité exemplaire.
11:17Louis Alliot
11:18a été déjà élu
11:19à Perpignan.
11:19Donc, voilà,
11:20on voit que
11:21c'est des arguments
11:22qui ne portent pas
11:23tant que ça
11:24auprès du public.
11:25Mais ça, ça fait peur
11:26parce que ça veut dire
11:27qu'on va rentrer
11:27dans une société trumpiste.
11:28Dans une société
11:29où les faits...
11:30Mais c'est pas nouveau.
11:31Alors qu'encore une fois,
11:32il faut le répéter
11:33à tous les gens
11:33qui nous écoutent,
11:34la démocratie,
11:35elle repose
11:35sur l'opposition de programme
11:36et c'est noble, ça.
11:38C'est sain.
11:38C'est sain de savoir
11:39est-ce qu'il faut faire
11:40plus de pistes à vélo ?
11:41Non, je préfère la voiture.
11:42Ça, c'est des débats
11:43qui vont dans les villes
11:44et on confronte les débats.
11:45Ça, c'est normal.
11:46Mais franchement,
11:48envoyer dans le camp d'en face
11:49des mensonges
11:50pour diffamer,
11:51je trouve ça honteux.
11:52Sans parler de ce qui s'est passé,
11:53on en parlera tout à l'heure,
11:54à Arcachon.
11:55Alors là,
11:55on est à un niveau
11:56qui est de scandale absolu.
11:58Oui, je réagis juste là-dessus.
12:00Pardon.
12:00Effectivement,
12:00je suis allée au meeting
12:01de Rachida Dati
12:02la semaine dernière
12:02avant le premier tour.
12:04À chaque fois,
12:05je posais la question
12:05aux militants.
12:06Ils sont convaincus,
12:07mais quand même,
12:07je leur disais,
12:08elle va quand même
12:08comparaître en septembre.
12:09Est-ce que ça vous gêne ?
12:10Jamais, on m'a dit,
12:11ce sera un problème,
12:12mais ce n'est pas grave,
12:13tout le monde a des affaires.
12:15Est-ce que ça va changer
12:16votre vote ?
12:16Absolument pas.
12:18Sans doute que les électeurs
12:19du premier tour
12:20de Pierre-Yves Bournazel
12:21sont plus sensibles
12:22à ce sujet.
12:23Donc, on peut imaginer
12:24quand même que les reports
12:25de voix en faveur
12:25de Rachida Dati
12:27venus de l'électorat
12:28de Pierre-Yves Bournazel
12:29ne soient pas totales.
12:31Un mot de Sofia Chikirou,
12:32la troisième participante
12:34à ce débat
12:34pour la France Insoumise,
12:36qu'elle va être,
12:36elle, son angle d'attaque ?
12:38Voilà, Sofia Chikirou,
12:39elle est là dans le débat
12:40pour embêter
12:41Emmanuel Grégoire.
12:43Elle ne veut pas
12:43se désister
12:45pour faire gagner
12:46Emmanuel Grégoire
12:46s'il perd.
12:48Elle lui a tendu la main,
12:49il a refusé.
12:51Si Emmanuel Grégoire
12:52ne l'emporte pas,
12:54je pense que, voilà,
12:55ce sera imputé aussi
12:56à Sofia Chikirou
12:57et Sofia Chikirou
12:58et la France Insoumise
13:00assumera,
13:01voire se réjouira,
13:02peut-être,
13:02on le verra,
13:03peut-être d'un échec
13:04de la gauche à Paris.
13:05Mais Sofia Chikirou,
13:06elle a réussi d'ailleurs
13:07à s'imposer ce soir
13:08et à venir au débat
13:10auquel elle n'était
13:10visiblement pas conviée.
13:12On en saura un peu plus
13:13sur les coulisses
13:13de comment ça s'est joué
13:14tout cela.
13:15Mais je pense que ce soir,
13:17le duel,
13:18et je pense que Rachida Datsi
13:20s'en fraude déjà les mains,
13:21le duel sera,
13:22il faudra le voir,
13:23mais entre Sofia Chikirou
13:24et Emmanuel Grégoire.
13:26On parlait des sujets
13:27qui intéressent les Parisiens,
13:28Elisabeth Pinault,
13:29simplement,
13:30comment ils s'y retrouvent
13:30les électeurs
13:31face à tout cela,
13:31entre ces jeux d'alliances,
13:32ces soutiens, etc.
13:33C'est compliqué
13:34de s'y retrouver.
13:35Bien sûr que c'est compliqué
13:36et puis on voit bien
13:36que les électeurs
13:38de Pierre-Yves Bournazel
13:38ne sont absolument pas
13:39les électeurs de Saraknafo
13:41avec Rachida Dati au milieu.
13:42Je pense que le sujet,
13:43c'est l'alternance ou non ?
13:44Est-ce qu'on veut
13:46que la politique continue
13:48plus ou moins
13:49comme ces 25 dernières années
13:50avec toutes les transformations,
13:52avec tous les problèmes
13:53que ça peut causer
13:54en termes d'endettement,
13:56le logement social,
13:58le déplacement,
13:59la propreté,
14:00ou pas ?
14:00Ou bien on change tout ?
14:02Voilà,
14:02c'est le slogan
14:03de Rachida Dati,
14:04le changement,
14:05changer Paris,
14:06je crois que c'est son slogan.
14:07Je pense que ça va jouer
14:08comme ça,
14:09ça va jouer
14:09entre cette volonté,
14:12stop ou encore ?
14:12Et l'interdiction,
14:13avec ce soutien
14:13de Saraknafo
14:15qui s'est retirée,
14:16avec la fusion de liste,
14:17on l'a dit déjà,
14:18avec Pierre-Yves Bournazel,
14:19est-ce que Paris
14:20est devenu finalement
14:21un peu malgré
14:22un laboratoire
14:24de l'union des droites ?
14:25Alors,
14:25c'est la question
14:26qui se pose,
14:26ce retrait,
14:27ce désistement
14:28de Saraknafo,
14:28ça jette les soupçons
14:30finalement
14:30sur cette fameuse idée
14:32de l'union des droites.
14:34Je le rappelle donc,
14:35toujours pas d'accord
14:36entre les parties
14:38d'extrême droite
14:38et LR,
14:39voilà,
14:39il faut le rappeler je pense.
14:41En fait,
14:41la stratégie,
14:42c'est pas d'accord de parti,
14:45mais un accord
14:45dans les urnes.
14:46C'est la stratégie,
14:47ça,
14:47de Bruno Retailleau.
14:48Et elle l'applique très bien,
14:49Rachida Dati,
14:50c'est ce qu'elle rêve être
14:51en ce moment.
14:51En gros,
14:52elle refuse
14:53la main qui a été tendue
14:54par Saraknafo,
14:55elle n'a pas voulu d'alliance,
14:57elle n'a pas voulu de fusion
14:57avec Saraknafo
14:59qui siège au Parlement européen
15:00quand même,
15:01il faut le dire,
15:01avec des parties
15:02qui s'auto-proclament
15:04être néo-nazies.
15:05Je ferme la parenthèse.
15:07Donc,
15:07elle a refusé cette fusion,
15:08elle ne veut pas d'accord,
15:10mais elle veut
15:11les électeurs
15:12d'extrême droite.
15:12On ne puisse pas lui reprocher
15:13en quelque sorte
15:14d'avoir rompu
15:15le corps sanitaire.
15:16Exactement.
15:16Elle ne veut pas d'accord de parti,
15:18mais elle veut un accord
15:18dans les urnes
15:19et c'est tout à fait
15:20la stratégie
15:21de Bruno Retailleau.
15:23Cette idée
15:24d'union des droites,
15:25de laboratoire
15:26d'union des droites
15:26à Paris,
15:27elle est aussi entretenue,
15:29alors c'est un peu
15:29un baiser de la mort,
15:30c'est ce qu'on dit,
15:31mais entretenue
15:31par Jordan Bardella
15:33hier soir sur TF1.
15:34Le patron du RN
15:35a dit
15:35je ne vote pas à Paris,
15:37mais si j'étais
15:38un électeur parisien,
15:40oui,
15:40j'aurais voté
15:41à titre personnel
15:41pour Rachida Dati.
15:43De quoi jeter un peu plus
15:44les soupçons
15:44sur cette union des droites
15:46que lui aimerait.
15:47Ce n'est pas forcément
15:48un cadeau,
15:49François Reynard
15:49pour Rachida Dati.
15:51Je voulais juste
15:52te dire quelque chose
15:52de positif en politique
15:54parce qu'en ce moment,
15:55il y a le côté
15:56comme ça,
15:56les tambouilles,
15:57les machins,
15:57tout le monde
15:58décortique ça,
15:59c'est notre boulot.
15:59Et par ailleurs,
16:00il y a beaucoup de gens
16:01qui ont un sentiment
16:02d'écoeurement
16:02avec le sentiment
16:03que les gens
16:03vont prendre les places,
16:04etc.
16:05Il faut tirer un petit coup
16:05de chapeau
16:06à Pierre-Yves Bournazel,
16:07justement,
16:07moi je ne suis pas électeur
16:08de M. Bournazel,
16:09mais je remarque
16:10sur le plan démocratique
16:11que cet homme-là,
16:11on lui a forcé la main
16:12pour le forcer
16:14à la fusion
16:14avec Rachida Dati,
16:16en l'occurrence
16:17l'Elysée,
16:17je pense,
16:19Elisabeth Pinault
16:19doit savoir ça,
16:20Edouard Philippe également,
16:21Edouard Philippe,
16:22voilà,
16:23et bien lui,
16:24il a dit
16:25ma mission est terminée,
16:26je voulais être maire de Paris,
16:27vous ne voulez pas de moi
16:27comme maire de Paris,
16:28je me retire,
16:29ben voilà,
16:29il faut saluer ce geste-là,
16:31c'est un geste républicain,
16:32c'est un geste démocratique.
16:32Elisabeth ?
16:33Alors,
16:34pour revenir sur
16:35le Rassemblement National,
16:37je note tout de même
16:37que la main tendue
16:38de Gendarme Bardella,
16:39personne ne l'a vraiment prise.
16:42promis à parler dès dimanche.
16:45En appelant la réunion
16:45des droites sincères,
16:46c'était son expression.
16:48Et en fait,
16:49ils ont beaucoup de mal
16:50à avoir un appel,
16:53à avoir un résultat.
16:54La France Insoumise,
16:55oui,
16:55il y a des alliances
16:56qui se font,
16:56mais du côté du Rassemblement National,
16:58pas du tout.
16:59Et par exemple,
17:00à Toulon,
17:01Laure Lavalette est à 42%,
17:02elle n'a aucune réserve de voix,
17:05elle pourrait ne pas y arriver
17:07alors qu'elle est très proche du but.
17:08Et on voit qu'en fait,
17:10il y a vraiment un plafond de verre
17:11du côté du Rassemblement National.
17:13Et je note aussi
17:14que le discours de Gendarme Bardella
17:15est très différent
17:16de celui de Marine Le Pen.
17:17Ça, ça se pose vraiment question.
17:18Parce qu'il parle de droite,
17:19il se présente en homme de droite.
17:21Elle, elle a toujours dit
17:22le Rassemblement National
17:23n'est ni de droite ni de gauche.
17:24C'est une différence fondamentale.
17:27C'est vrai.
17:27Oui, je voulais rajouter Clément Beaune
17:29qui a démissionné aussi,
17:30qui était sur la liste
17:31de Pierre-Évres Bournazel
17:32et qui l'a quitté,
17:33l'ensemble ministre des Transports.
17:34Donc voilà,
17:34ils sont quand même quelques-uns,
17:35pas nombreux,
17:36mais ils sont quand même quelques-uns
17:37à ne pas avoir voulu
17:38entrer dans cette fusion.
17:40C'est sûr que l'entre-deux-tours,
17:42il est favorable
17:42à Rachida Dati
17:43avec cette fusion
17:44et avec le retrait
17:45de la liste de Sarah Knafo.
17:47Maintenant,
17:47la dynamique de campagne,
17:49il était plutôt quand même
17:50du côté de chez...
17:51d'Emmanuel Grégoire.
17:53Voilà.
17:54On verra ce que ça va donner
17:55dans les urnes.
17:55Effectivement,
17:56je pense que pour les électeurs,
17:57c'est très compliqué,
17:57c'est assez compliqué
17:58de s'y retrouver.
18:00Je ne suis pas sûr
18:01qu'ils suivent toujours
18:02à Paris ou ailleurs
18:03les consignes des états-majors.
18:06Voilà.
18:06Donc faisons confiance aux électeurs.
18:08La participation
18:08serait intéressante aussi.
18:10Est-ce que ça va mobiliser ?
18:11Est-ce que l'enjeu
18:11va mobiliser les Parisiens ?
18:13Moi, j'espère toujours
18:14que ça va voter plus.
18:15Avec ce nouveau mode de scrutin,
18:16on le rappelle,
18:17à Paris, Lyon et Marseille,
18:18on vote pour les maires
18:19d'arrondissement
18:20et pour le maire
18:21de la ville.
18:22Débat ce soir
18:22à 21h
18:23entre les trois candidats
18:24parisiens.
18:25Toujours à droite
18:26puisqu'on en parle
18:26et Bruno Retailleau
18:27sème la Zizanie
18:28à Nice.
18:29On l'a quelque peu évoqué
18:30ce matin,
18:30le président du Parti
18:31des Républicains
18:32a en effet refusé
18:33d'apporter son soutien
18:34au maire sortant
18:35horizon de Nice,
18:37Christian Estrosi
18:37face à Éric Ciotti,
18:38l'ancien patron de LR
18:39passé à l'extrême droite.
18:41C'est au Niçois
18:42en leur âme et conscience
18:43de faire ce choix.
18:44Je ne donne pas de consignes
18:45dans les conditions
18:46de cette campagne
18:47absolument délétère
18:48dans laquelle
18:49je ne me retrouve pas.
18:50Alors depuis,
18:51Bruno Retailleau
18:51a précisé sa pensée
18:52sur les réseaux sociaux
18:54mais surtout,
18:55les Républicains
18:55se sont désolidarisés
18:57des propos de leur président.
18:58La Commission nationale
18:59d'investiture
19:00a décidé d'apporter
19:02officiellement son soutien
19:03à Christian Estrosi.
19:04C'est ce qu'a annoncé
19:05l'ancien Premier ministre.
19:07Michel Barnier,
19:07d'autres ténors de la droite
19:08se sont aussi exprimés.
19:10Hélène Terzian,
19:11qu'est-ce qui se passe à Nice ?
19:12Expliquez-vous.
19:12Qu'est-ce qui se passe à Nice ?
19:13Alors, qu'est-ce qui se passe à Nice ?
19:14Déjà, on a bien raconté.
19:15Alors, pour y être allé,
19:16je peux vous raconter
19:16qu'il y a une vraie campagne
19:18très violente
19:19entre les deux frères ennemis.
19:20Ambiance délétère,
19:21le mot n'est pas trop fort.
19:22Non, ça, il a tout à fait raison.
19:25Entre les deux frères ennemis
19:26en Niçois,
19:27donc Christian Estrosi,
19:28le maire sortant
19:29qui essaye de briguer
19:30tant bien que mal
19:31un quatrième mandat.
19:32Éric Ciotti,
19:33son rival
19:34qui est allié au RN
19:37qui est en passe
19:38de l'emporter.
19:40Qu'est-ce qui se passe ?
19:41Là, quand on entend
19:42Bruno Rutaillot
19:44refuser, en fait,
19:45d'appeler à voter
19:47Christian Estrosi,
19:48il n'appelle pas non plus
19:49à voter pour Éric Ciotti,
19:50mais ce qui est intéressant
19:52de voir,
19:53c'est que pourquoi...
19:54Alors, pourquoi est-ce
19:55qu'il refuse d'appeler
19:56à voter pour Christian Estrosi ?
19:58Ce que me disait
19:59un proche,
20:00notamment,
20:01de Bruno Rutaillot
20:02tout à l'heure,
20:03c'est qu'il y a quand même
20:04un espèce de passif,
20:05c'est-à-dire un historique
20:06entre LR et Christian Estrosi.
20:08Christian Estrosi,
20:09il a quand même rallié
20:10Emmanuel Macron
20:11une fois qu'il a été élu.
20:14Un proche du patron de LR
20:16me disait,
20:16il nous a vomi dessus,
20:17c'est ce qu'il m'a dit,
20:18depuis toutes ces années,
20:19et hop,
20:19il se rappelle tout d'un coup
20:20qu'il a été LR.
20:23C'est un petit peu facile,
20:24en fait,
20:24de revenir comme ça.
20:26Mais le deal,
20:26c'était tout de même
20:27qu'il soit soutenu
20:27par la République.
20:28Le deal,
20:29c'est quand même,
20:29rappelons-le,
20:30que Christian Estrosi,
20:31qui est donc étiqueté Horizon,
20:33le parti d'Edouard Philippe,
20:35est également soutenu
20:36par LR.
20:37Il y a cet accord,
20:38LR Horizon,
20:39mais là,
20:39visiblement,
20:40Bruno Rutaillot
20:40n'en a rien à faire.
20:42De toute façon,
20:42ça n'a pas duré longtemps.
20:43Tous les ténors de LR
20:44se sont exprimés.
20:45Je pense notamment
20:46à Xavier Bertrand,
20:47qui a dit,
20:49ce qu'a fait,
20:50ce qu'a dit Bruno Rutaillot,
20:52c'est comme un soutien
20:53insidieux
20:54à Éric Ciotti
20:55et qui est allié
20:56au RN.
20:57Bruno Rutaillot
20:58a essayé de préciser
20:59sa pensée
21:00dans un tweet
21:01sans appeler,
21:02encore une fois,
21:03à soutenir
21:05Christian Estrosi.
21:05En fait,
21:06il renvoie
21:06à cette campagne délétère.
21:08Pour lui,
21:08ça a été une campagne violente.
21:10Il estime
21:11que Christian Estrosi,
21:12dans cet entre-deux-tours,
21:13fait du communautarisme
21:14en changeant de pied
21:15même sur le conflit,
21:17sur ses idées,
21:20sur ses opinions,
21:21sur le conflit israélo-palestinien,
21:22en faisant même
21:23des appels de pied
21:24à la gauche.
21:24Et ça,
21:25pour Bruno Rutaillot,
21:27ce n'est pas possible
21:28de soutenir un candidat
21:29qui fait ça
21:29dans l'entre-deux-tours.
21:30Elisabeth Pinault,
21:31ça rejoint ce qu'on disait
21:31tout à l'heure
21:32sur le fait que
21:32l'union des droites
21:34pour Bruno Rutaillot
21:34doit se faire
21:35par les électeurs
21:36et pas par les partis.
21:38En tout cas,
21:38fort mécontentement
21:40ce matin
21:40en marge du Conseil
21:41des ministres.
21:41Il y a un ministre
21:41qui me dit
21:42on ne sait plus
21:42où il habite
21:44Bruno Rutaillot
21:44depuis qu'il est sorti
21:45du gouvernement.
21:46Donc il dit des choses
21:47comme ça.
21:47Qu'est-ce que ça lui coûtait
21:48de soutenir Estrosi ?
21:49Après, il fait un tweet
21:49qui n'explique rien.
21:51Hier, il a remercié
21:52Sarah Knafou,
21:53ce que Rachida Dati
21:54s'est bien gardé de faire.
21:55En tout cas,
21:55ça paraît très brouillon.
21:57Pour un candidat
21:57à la présidentielle,
21:58il va quand même falloir...
21:59Encore déclarer,
22:00on le rappelle.
22:01C'est déclarer
22:02à la présidentielle,
22:03justement.
22:04Il est temps
22:04de clarifier tout ça.
22:05On s'y perd dans la liste.
22:07On s'y perd.
22:08Et d'ailleurs,
22:08c'est assez amusant,
22:09on le disait avant l'émission.
22:10On disait avant
22:11les municipales,
22:12on disait
22:12ça va pouvoir mettre
22:14tout le monde
22:14sur les rails
22:15pour la présidentielle,
22:16ça va clarifier les choses.
22:17Eh bien, j'ai l'impression
22:18que ça les embrouille
22:18beaucoup plus.
22:19Oui, et puis sur le côté
22:20délétère de la campagne à Nice,
22:21il y avait l'histoire
22:22de la tête de cochon.
22:23Elle n'est pas encore
22:24tirée au clair,
22:25mais enfin,
22:25pour rappeler en deux mots,
22:27devant le domicile
22:28de Christian Escrozi,
22:28une tête de cochon
22:29avec un drapeau israélien,
22:31je crois,
22:31ou une étoile de David,
22:32ou quelque chose qui...
22:33Voilà, une étoile de David,
22:34voilà.
22:35Alors tout de suite,
22:35on se dit
22:35un truc anti-sémite,
22:37clair, etc.
22:38Après, on pense
22:39les affaires,
22:40les russes,
22:41parce qu'il y a eu
22:42beaucoup de choses
22:42comme ça
22:43qui sont arrivées
22:43avec des manipulations russes.
22:45Et puis là,
22:46l'enquête,
22:47visiblement,
22:47de manière assez certaine,
22:48elle a l'air d'aller
22:49vers le fait
22:49que c'est une opération
22:50qui vient du camp
22:51d'Estrozi lui-même.
22:53Là, si c'est avéré,
22:54c'est très très grave.
22:55Ça veut dire
22:55qu'il y a quelqu'un
22:56qui ose utiliser
22:57la lutte contre l'antisémitisme
22:58pour s'en servir
22:59à une manipulation
23:00à son endroit.
23:01Ça, ça serait quand même
23:02très très grave.
23:03C'est vrai, il semble.
23:04Oui,
23:07mon idée m'a échappé.
23:09Je crois qu'elle a une tension
23:10de vouloir intervenir.
23:11Ça vous laissera le temps
23:11de revenir à votre idée.
23:13Pour revenir à Nice,
23:13qu'est-ce qui se passe à Nice
23:14pour y être allé aussi
23:15plusieurs jours ?
23:16Ce qui est intéressant aussi,
23:17c'est qu'il n'y a pas
23:18de Front Républicain
23:18pour le coup à Nice.
23:20Je trouve qu'on ne le souligne pas assez.
23:22Il y a quand même
23:22une candidate de la gauche
23:23unie sans LFI
23:24qui est donc qualifiée
23:26pour ce second tour.
23:27C'est Juliette Chesnel-Leroux.
23:29Elle refuse absolument
23:30de se retirer.
23:32Elle a décidé de se maintenir.
23:34Mais pourquoi ?
23:35Parce qu'elle dit qu'en fait,
23:37à Nice, Estrosi et Ciotti,
23:39c'est du pareil au même.
23:40Et c'est vrai qu'il y a un peu
23:41un microclimat à Nice.
23:44En plus, on l'a vu,
23:45la liste de l'un,
23:46sur la liste de l'un
23:47et sur la liste de l'autre.
23:48L'un a chippé
23:48les anciens de LR,
23:50l'autre du RN.
23:51Ils se sont finalement
23:51pris leur soutien respectif.
23:53Ils se sont attaqués
23:55les uns les autres.
23:56La gauche là-bas
23:57estime que finalement
23:59les programmes
24:00de Christian Estrosi
24:01et d'Éric Ciotti,
24:02c'est quasiment
24:03les mêmes Éric Ciotti.
24:04À Nice,
24:05il n'a quasiment pas,
24:06il n'a pas d'ailleurs
24:06utilisé le logo du RN.
24:09Marine Le Pen
24:09n'est pas venue le soutenir.
24:10Jordan Bardella non plus.
24:12Je pense que ça ne l'aurait pas
24:13aidé particulièrement.
24:15À Nice,
24:15il y a un électorat
24:16qui peut voter.
24:18C'est plus une affaire
24:20de personnalité
24:20entre les deux finalement.
24:21Est-ce que c'est vraiment
24:22une histoire
24:22où vous avez retrouvé votre idée ?
24:23Oui, c'est l'histoire
24:24des têtes de cochon
24:24de François
24:25qui m'avait...
24:25Je voulais rebondir
24:27effectivement sur Bruno Rotaillot.
24:28Son discours de dimanche soir,
24:31moi,
24:31m'avait paru extrêmement
24:32peu clair déjà.
24:33Je ne sais pas si vous vous souvenez,
24:35il disait
24:36notre ennemi
24:37c'est l'extrême droite
24:39mais en même temps
24:40notre adversaire
24:41c'est LFI.
24:42Donc, voilà,
24:44j'ai trouvé qu'on ne comprenait pas bien
24:46s'il appelait ses électeurs
24:49à faire d'abord barrage
24:50à l'extrême droite
24:50ou bien si l'ennemi
24:53qu'il désignait en premier
24:54c'était LFI.
24:55Donc, je trouvais que ce discours
24:56était déjà peu clair.
24:57Je ne suis pas étonné
24:58que finalement,
24:58dans l'entre-deux-tours,
24:59il revienne avec quelque chose
25:00qui effectivement
25:02paraît complètement...
25:03qui n'est pas dans la ligne
25:05qu'ils ont portée jusqu'à présent.
25:06Et le discours
25:08qu'a porté aussi Olivier Faure
25:10dans l'entre-deux-tours
25:11était aussi à mon avis peu clair
25:13le patron du Parti Socialiste
25:15entre pas d'alliance nationale
25:17mais on va autoriser
25:18des élences locales.
25:20Donc, effectivement,
25:20les électeurs se perdent
25:21dans cet entre-deux-tours.
25:23Allez, on va poursuivre
25:24la discussion dans un instant.
25:26La seconde partie
25:27désinformée
25:28après l'info
25:28sur France Info
25:29il est 20h30.
25:35Stéphane Milhomme
25:36et c'est maintenant
25:37une deuxième plainte
25:38qui vise le chanteur
25:39Patrick Bruel.
25:40Cette fois,
25:41pour viol,
25:42les accusations
25:42portent sur des faits
25:43qui se seraient produits
25:44en 2012.
25:45Une enquête préliminaire
25:46est ouverte
25:47selon le parquet
25:48de Saint-Malo.
25:49Enfin,
25:49d'après-midi,
25:50on apprenait
25:51le dépôt
25:51d'une première plainte
25:52pour la présidente
25:54d'Unifrance
25:54qui parle d'agression
25:55sexuelle commise
25:56en 1997
25:57en marge du festival
25:59français d'Acapulco
26:00au Mexique.
26:01Daniel Elstener
26:02était alors âgé
26:03de 26 ans
26:04mais les faits
26:04sont prescrits.
26:05L'avocat
26:06de Patrick Bruel
26:07lui assure
26:08de son côté
26:08que le chanteur
26:09n'a jamais cherché
26:10à contraindre
26:11quiconque
26:12à un acte sexuel.
26:13Au Qatar,
26:14l'incendie
26:15sur le site gazier
26:17attaqué
26:17est sous contrôle.
26:18C'est la défense
26:19civile
26:19qui l'assure.
26:20Ce soir,
26:21l'Arabie saoudite
26:22de son côté
26:22dit avoir détruit
26:23un drone
26:24se dirigeant
26:25vers un autre site gazier.
26:26L'Iran a menacé
26:27de s'en prendre
26:28aux infrastructures
26:29énergétiques
26:29dans le Golfe
26:31en représailles
26:31à des frappes
26:32israélo-américaines
26:33sur ses propres installations.
26:35Une nouvelle réunion
26:36sur les prix de l'énergie
26:37demain à Matignon.
26:39Conséquence
26:39de cette guerre
26:40au Moyen-Orient
26:41et le blocage
26:42du détroit d'Hormuz
26:43selon Maude Bréjean,
26:44la ministre déléguée
26:45de l'énergie,
26:46le gouvernement
26:46étudie la remise en place
26:48du comité de suivi
26:49des impayés
26:50créé pendant le Covid
26:51après une réunion hier
26:52avec les professionnels
26:53de la route,
26:54les taxis
26:55ou encore les compagnies aériennes.
26:57Dans ce contexte international
26:58tendu,
26:59cette annonce
26:59d'Emmanuel Macron,
27:00le prochain porte-avions français
27:02s'appellera
27:03le France Libre.
27:04Ceux qui attendaient
27:05un nom illustre
27:06en sont pour leurs frais.
27:07Cet équipement succédera
27:08en 2038
27:09au Charles de Gaulle.
27:10Ce futur porte-avions
27:11fera 310 mètres de long
27:13et coûtera
27:13près de 10 milliards d'euros.
27:15La cinquième édition
27:16de l'opération
27:17Dictée en gare
27:18commencera à Monaco
27:19dans une semaine.
27:21Elle passera par Dijon,
27:22Pau ou encore Nancy.
27:23C'est une initiative
27:24de la SNCF
27:25et de France Culture
27:26pour sortir
27:27la dictée
27:27et l'orthographe
27:28de l'école
27:29et créer ainsi
27:30du lien social.
27:33France Info
27:3420h, 21h
27:36France Info
27:37Les informés
27:39Victor Matel
27:40Avec ce soir
27:40dans le studio
27:41de France Info
27:42Hélène Terzian
27:42du service politique
27:43de France Info
27:44Elisabeth Pinault
27:45grand reporter
27:46de l'agence Reuters
27:47correspondante
27:47pour Matignon
27:48et l'Elysée
27:48François Reinhardt
27:50journaliste chroniqueur
27:51au Nouvelle Obs
27:52et Séverin Husson
27:52directeur adjoint
27:53de la rédaction
27:54de La Croix.
27:56Je voudrais qu'on s'arrête
27:56quelques instants
27:57sur l'une des images
27:58de la journée
27:59cette vidéo
28:00du Média en ligne
28:01Vaquita
28:02on y voit
28:03et on y entend
28:04Yves Foulon
28:05c'est le maire
28:05et l'air d'Arcachon
28:06réélu dimanche dernier
28:07insulté
28:08et menacé
28:09son principal opposant
28:10tendait bien l'oreille
28:11le candidat
28:11d'Ibergauche
28:12Vitalbaud
28:16C'est pas du niveau
28:17d'un maire
28:18de dire ça
28:18c'est pas vous
28:19que je critique
28:20c'est le maire
28:22vous pouvez pas
28:23parler comme ça
28:23monsieur le maire
28:24non vous pouvez pas
28:25parler comme ça
28:26mais non mais moi
28:27je suis contre la violence
28:28Yves Foulon
28:29que l'on l'a entendu
28:29sur cette vidéo
28:30dénonce ce mercredi
28:31un coup monté
28:32mais néanmoins
28:33un comportement
28:33je le cite
28:34inapproprié
28:34et la tenue
28:36de propos
28:36qu'il regrette
28:37profondément
28:38Elisabeth Pinault
28:38que dit cette vidéo
28:40du climat politique actuel
28:41et de la violence
28:42verbale
28:43en tout cas
28:43en politique
28:44C'est d'une très grande
28:45violence évidemment
28:46et on se dit
28:47que cet échange
28:48a été filmé
28:48donc qu'est-ce
28:50qu'on n'entend pas
28:51il doit s'en passer
28:52des choses
28:52donc bien sûr
28:54ça a été condamné
28:55par la porte-parole
28:55du gouvernement
28:56à raison
28:56aujourd'hui
28:58et bien sûr
28:59c'est difficile
29:00à interpréter
29:01aussi
29:01parce que
29:02quand on prend
29:03la vidéo
29:04au départ
29:04c'est une équipe
29:05c'est des journalistes
29:07je crois
29:07qui filmaient
29:08et donc
29:09la séquence
29:09qui suivait
29:10qui faisait un documentaire
29:11effectivement
29:11sur le candidat
29:12d'Hivergauche
29:12qui était équipé
29:13d'un micro-cravate
29:14c'est pour ça
29:14qu'on entend
29:15et on voit bien
29:16et on voit bien
29:16qu'il y en a un des deux
29:17qui ne sait pas
29:18qu'il est filmé
29:18l'autre qui sait
29:19qu'il est filmé
29:20donc il y a un petit malaise
29:22aussi par rapport à ça
29:22c'est-à-dire que la victime
29:24entre guillemets
29:27Guy
29:28on voit bien
29:28qu'il a un langage
29:29policé
29:30parce qu'il sait
29:30qu'il est filmé
29:31ce qui n'est pas le cas
29:32en face
29:32mais évidemment
29:32ça n'excuse rien
29:33Il y a une parole décomplexée
29:35aujourd'hui
29:35François Reynard
29:36en politique
29:37Je ne pense pas
29:38que ce soit tout à fait nouveau
29:38mais effectivement
29:39ce qui est nouveau
29:39comme dans beaucoup d'affaires
29:40c'est qu'on le sait
29:41parce qu'il y a la facilité
29:43des images
29:43des micros
29:44etc
29:44là il faut dire
29:45que c'est absolument scandaleux
29:47les propos
29:47parce qu'ils sont
29:48des menaces
29:50je vais avoir ta famille
29:51etc
29:51c'est homophobe
29:53je vais t'enculer
29:53etc
29:54pardon de l'expression
29:55mais en tout cas
29:56ça c'est très grave
29:57c'est condamné par la loi
29:58donc j'espère que
29:59ça va aller en justice
30:00et que cet homme
30:00va être condamné
30:01enfin en tout cas
30:02qui va être jugé
30:03mais ça me rappelait
30:04une autre affaire
30:06l'affaire de Saint-Étienne
30:07la sextelle de Saint-Étienne
30:08qui était du même niveau
30:09vous voyez quoi
30:09le fait qu'il y ait un maire
30:11LR en l'occurrence
30:12qui a essayé de faire chanter
30:14son adjoint
30:14pendant des années
30:15parce qu'il tenait
30:16une vidéo de lui
30:17où il se faisait masser
30:17par un escorte
30:19voilà
30:20et il y a un livre remarquable
30:21il y a là-dessus
30:22qui s'appelle
30:22Les comploteurs
30:22je conseille à tout le monde
30:23qui se lit comme un roman policier
30:24et là justement
30:25ce qui change tout aussi
30:26c'est que la victime
30:28de cette affaire
30:28il avait un petit micro
30:29parce que du coup
30:30il s'est dit
30:30ils essaient de m'avoir
30:31je vais tout écouter
30:32et tout est retranscrit
30:34et c'est redoutable
30:35je pense que c'était
30:36effectivement comme ça
30:36il y a 20 ans
30:37mais là on le sait
30:38et on ne doit pas l'accepter
30:40on ne doit pas rentrer
30:40dans un monde
30:41dans lequel
30:42je parlais des mensonges
30:43en politique
30:43la violence en politique
30:44non la démocratie
30:45elle est faite
30:46pour éviter
30:47qu'on ne s'assassine
30:47c'est fait pour ça
30:48la démocratie
30:49c'est fait pour qu'on discute
30:50entre nous
30:50C'est vraiment ça
30:51il y a effectivement
30:51cette question
30:52on se dit qu'on voit
30:53effectivement à l'Assemblée
30:54sur les réseaux sociaux
30:55des politiques s'inventiver
30:57s'insulter parfois aussi
30:58et on voit qu'on coulisse
30:59ça monte encore d'un cran
31:01Oui oui
31:02tout ça est assez bien documenté
31:03il y a Isabelle Saumier
31:04qui est une professeure
31:06de sociologie à Paris 1
31:08qui travaille sur ces sujets
31:09et qui
31:10alors elle a été
31:11relativement médiatisée
31:12au moment de
31:13de l'affaire
31:15Quentin de Ranck
31:16à Lyon
31:17donc elle chiffre tout ça
31:19et elle montre
31:20qu'effectivement
31:20les violences en politique
31:21sont
31:22alors
31:23augmentent très fortement
31:24j'allais dire explosent
31:25je ne sais pas exactement
31:26dans quelle proportion
31:27mais en tout cas
31:28elle montre que
31:28ça se banalise
31:31que ce soit
31:31les violences physiques
31:32ou verbales
31:34et
31:35et
31:35et tout ça
31:36c'est
31:36c'est
31:37c'est évidemment lié
31:38à la polarisation
31:38de la vie politique
31:40à
31:41à la
31:41à la
31:42à la
31:42à la conflictualisation
31:43du
31:43du débat
31:44donc effectivement
31:45on est sur une pente
31:46qui
31:46qui est
31:47qui est pas bonne du tout
31:48et
31:48et
31:48et
31:48François a raison
31:49il faut à chaque fois
31:50s'en indigner
31:50On peut s'interroger
31:51à l'intervention
31:52sur les conséquences
31:53pour ce maire
31:53la crédibilité aussi
31:54face aux électeurs
31:55il a été réélu
31:56dès le premier tour
31:56mais ça va compliquer
31:57mais alors
31:58il va rester vert
31:59pour l'instant
31:59quand on est élu maire
32:00il n'y a pas de raison
32:01que
32:02sauf s'il est condamné
32:03oui alors
32:03ça je ne sais pas
32:05exactement
32:05comment ça pourrait se dérouler
32:07mais
32:07en tout cas
32:07il faut une indignation
32:09vous avez raison
32:09ce qui est sûr
32:10c'est que
32:10Bruno Retailleau
32:11ce matin
32:11a été interrogé
32:12associé par
32:13Apolline de Malherbe
32:14et Bruno Retailleau
32:15a dit qu'il avait
32:16immédiatement
32:17appelé
32:18ce maire
32:19qui est donc
32:19étiqueté LR
32:20lui a demandé
32:21de s'excuser
32:21il a dit que
32:21c'était absolument
32:22inadmissible
32:23on sait bien
32:24que ce n'est pas
32:24non plus
32:25dans la culture
32:27de la droite
32:28de tous les hommes politiques
32:29normalement
32:29mais en tout cas
32:29chez LR
32:30c'est quelque chose
32:30qui absolument
32:32ça ne dépasse pas
32:33Bruno Retailleau
32:34a demandé des excuses
32:35qu'il a obtenues
32:36et on verra effectivement
32:36les conséquences
32:37pour ce maire
32:38Voilà ce que l'on pouvait dire
32:39ce soir
32:40refermons cette page
32:41des municipales
32:42le second tour
32:43on le rappelle
32:43c'est dimanche
32:45merci beaucoup
32:45Hélène Terzion
32:46d'être venue ce soir
32:47dans les informés
32:48Hélène Terzion
32:48du service politique
32:49de France Info
32:51venons-en
32:51à présent
32:53au nouveau
32:53porte-avions français
32:55son nom a été
32:56officiellement annoncé
32:57cet après-midi
32:58par le chef de l'état
32:59on écoute Emmanuel Macron
33:00Notre nouveau porte-avions
33:03portera
33:04le nom
33:05de France Libre
33:08Cette volonté
33:09de rester libre
33:10c'est celle de l'indépendance
33:12coûte que coûte
33:13celle de l'autonomie
33:14d'action totale
33:15et sans contrainte
33:17celle de la projection
33:18de nos forces
33:19là où la défense
33:20des intérêts
33:20de la France
33:21l'exige
33:21partout dans le monde
33:23Emmanuel Macron
33:25cet après-midi
33:26j'accueille
33:27Anthony Bélanger
33:28bonsoir
33:28bonsoir
33:29merci d'être avec nous
33:29éditorialiste
33:30à France Télé
33:31spécialiste
33:32des questions
33:33internationales
33:34France Libre
33:34voilà donc le nom
33:35de ce nouveau
33:36porte-avions
33:37à 10 milliards d'euros
33:38qui sera opérationnel
33:39seulement dans 12 ans
33:40en 2038
33:41ce nom
33:42comment est-ce qu'il résonne
33:42pour vous
33:43Anthony Bélanger
33:43je trouve que c'est
33:44une excellente idée
33:45excellente idée
33:46ah oui oui
33:46vraiment
33:46on a entendu beaucoup
33:47de critiques
33:48cet après-midi
33:49beaucoup des noms
33:50surtout des noms
33:50qu'on balance comme ça
33:51quand il s'agit
33:52d'un objet à 10 milliards
33:54finissent par créer
33:55la polémique
33:56parce que Richelieu
33:57Paris
33:57c'est pas comme ça
33:59qu'on le voulait
34:00pourquoi Simone Veil
34:02tout était une très bonne idée
34:03mais là pour le coup
34:03France Libre
34:04ça unit tout le monde
34:05le débat est clos
34:07et c'est une excellente idée
34:08je ne sais pas qui l'a eu
34:09je pense que c'est un conseiller
34:09du président
34:10mais de plein de manières
34:11différentes
34:12de manière sémantique
34:13France Libre
34:15le défi que ça comporte
34:16parce que c'est aussi
34:17une France Libre
34:18que ce porte-avions
34:20nous apportera
34:21dans l'avenir
34:22ce que j'allais vous dire
34:23c'est à la fois l'histoire
34:24et une présence
34:25c'est-à-dire
34:25c'est la continuité
34:26du Charles de Gaulle
34:27la France Libre
34:28et en même temps
34:28c'est quoi un message
34:29à Donald Trump
34:29je vais vous raconter
34:30une petite histoire
34:30j'ai pris un taxi
34:32pour arriver jusqu'ici
34:32et on écoutait France Info
34:35on écoute les bonnes chaînes
34:36bien sûr
34:37et donc il y a eu
34:38l'annonce
34:39du nom
34:40de France Libre
34:40j'étais avec un taxi-man
34:42un surveillant de taxi
34:43qui ne savait pas
34:43ce que c'était que la France Libre
34:44j'ai dû lui expliquer
34:45ce que c'était que la France Libre
34:46la France du général de Gaulle
34:48etc
34:49mais lui
34:49ça lui avait parlé
34:50pour d'autres raisons
34:51c'est ce qu'on appelle
34:53un non-polisémite
34:54c'est-à-dire
34:54ça marche à tous les coups
34:56pour dire plein de choses
34:57à la fois
34:57donc c'est parfait
34:58c'est parfait
34:59le message
35:00c'est vrai un husson
35:01et puis sur le côté pratique
35:02on a besoin aujourd'hui
35:03d'un deuxième porte-avions
35:04en France
35:05on va dire le France Libre
35:06ou la France Libre
35:07le
35:08je pense qu'on dit le
35:09parce que c'est un porte-avions
35:11non c'est une excellente idée
35:12je suis complètement d'accord
35:13moi j'aurais aimé aussi
35:15que ce soit une incarnation
35:16voilà
35:17c'est vrai que le nom d'un homme
35:18ou d'une femme
35:18ça aurait été bien
35:20mais évidemment
35:20le France Libre
35:21il n'y a rien à dire
35:23franchement
35:24est-ce qu'on a besoin
35:24d'un deuxième porte-avions
35:25c'était ça la question
35:26c'était ça la question pardon
35:27il va remplacer
35:28le Charles de Gaulle
35:30donc oui
35:30en plus c'est un porte-avions
35:31alors moi je ne suis pas
35:32un spécialiste
35:34de l'armement
35:34mais c'est un porte-avions
35:35qui rentre dans la catégorie
35:37très rare
35:38des porte-avions
35:39en propulsion nucléaire
35:39voilà
35:40dont la France
35:41sait s'équiper
35:42avec les Etats-Unis
35:43je crois que c'est le seul pays
35:44le seul pays à l'avoir avec
35:45voilà
35:45et donc c'est effectivement
35:47un outil de propulsion
35:49dans les airs
35:50et sur les mers
35:51qui est sans commune mesure
35:52donc vu l'état du monde actuel
35:55il me semble que
35:56ce n'est pas une mauvaise idée
35:57de s'équiper
35:58d'un deuxième porte-avions
35:59François ?
35:59oui moi aussi je trouve
36:00que c'est une très bonne idée
36:00en plus ça fait une filiation
36:01avec le précédent
36:02parce que Charles de Gaulle
36:03la France Libre c'est évident
36:04Anthony disait
36:05qu'il faut rappeler
36:06peut-être aux gens
36:06qui ne savent pas
36:07en un mot
36:07le général de Gaulle
36:08était à Londres
36:09à partir du 16 ou 17 juin 1940
36:12il fait son appel
36:12le 18 juin 1940
36:14en disant
36:14on ne cèdera jamais
36:15on n'acceptera pas la défaite
36:16on va reprendre le combat
36:18et dans les jours qui suivent
36:19il y a un mouvement
36:19qui est créé
36:20qui s'appelle
36:20la France Libre
36:21alors je crois que c'est
36:21deux ans plus tard
36:22en 1942
36:22ça s'appelle
36:23la France combattante
36:24et après il me semble
36:25et en tout cas
36:26la France Libre
36:26c'est l'incarnation
36:27de ce moment-là
36:28de la France
36:29qui ne veut pas s'avouer vaincu
36:30etc
36:30ça fait plaisir
36:31dans ce monde d'aujourd'hui
36:32dans un monde
36:33il n'y a que des puissances
36:34autour de nous
36:34qui essaient de nous écraser
36:35la Chine
36:37Trump
36:37Trump passe son temps
36:39à essayer de nous humilier
36:39tous les jours
36:40il y a une nouvelle humiliation
36:41de dire
36:42il y a un porte-avions
36:44qui s'appelle
36:44la France Libre
36:45et on reprend la flamme
36:46du général de Gaulle
36:46on ne sache pas faire
36:47moi ça me fait plaisir
36:48ce sera le France Libre
36:49François Reynard
36:49selon l'adage
36:50qui dit qu'on se couchera
36:51moins bête ce soir
36:52cette dépêche
36:52de l'agence France Presse
36:54il y a quelques minutes
36:59Emmanuel Macron
36:59devrait plutôt être appelé
37:00la France Libre
37:02selon les règles
37:02relatives au nom
37:03des navires en vigueur
37:04Elisabeth Pinot
37:05est-ce que vous le saviez ça ?
37:06je ne le savais pas
37:07vous me l'apprenez
37:08on est là pour ça aussi ?
37:09non la France Libre
37:11on l'appellera
37:12la France Libre
37:12on dit l'agence d'arc
37:14mais je croyais que c'est parce que
37:14le bateau était
37:15c'est quoi l'agence d'arc ?
37:17je ne m'en souviens plus
37:17je suis officier de réserve
37:18selon ces règles-là
37:19on a dit Anthony Bélanger
37:20ce sera pour 2038
37:22on parle beaucoup en ce moment
37:23de stratégie défensive
37:25de la France
37:25ça s'inscrit dans le même élan ?
37:27écoutez
37:28tout le monde a l'habitude de dire
37:29que le Charles de Gaulle
37:30c'est 40 000 tonnes
37:32de diplomatie
37:34ce n'est pas totalement faux
37:35on le voit bien aujourd'hui
37:36surtout quand le Président
37:37a décidé de ne pas intervenir
37:38directement
37:39c'est-à-dire ne pas passer
37:41les détroits
37:42et le détroit d'Hormuz
37:43avec le Charles de Gaulle
37:44c'est un peu dangereux
37:44d'une part et d'autre part
37:45actuellement il est en Méditerranée
37:46il est en Méditerranée orientale
37:47ah bah si
37:48on sait qu'il est
37:48on ne sait pas exactement où
37:50mais il est en Méditerranée orientale
37:51parce que c'est là
37:51que se trouvent nos alliés
37:52c'est là que se trouve la Grèce
37:54qui a acheté des Rafales
37:56et qui a acheté aussi
37:57quelques frégates
37:58qui est un bon client de la France
37:59et par ailleurs
38:00un allié important
38:01de la Grèce
38:03qui a toujours soutenu les Grecs
38:04quand il s'agissait
38:05de s'opposer
38:06d'une manière ou d'une autre
38:08à l'entrisme des Turcs
38:10il y a Chypre bien sûr
38:11il y a le Liban en face
38:12ça fait quand même
38:13beaucoup de bonnes raisons
38:14de laisser le Charles de Gaulle là
38:15et il y a surtout
38:16une mauvaise raison
38:16de ne pas y aller
38:17c'est-à-dire que
38:18pour le coup
38:18il deviendrait une cible évidente
38:21pour les guerriers de la Révolution
38:22ou pour n'importe quel autre groupe
38:23s'il devait passer
38:24d'une part
38:25par le Bab al-Mendeb
38:26c'est-à-dire devant le Yémen
38:27au sortir du canal de Suez
38:29et d'autre part
38:30s'il devait remonter
38:31par le détroit d'Hormuz
38:33donc pour l'instant
38:3380% de notre flotte
38:35se trouve
38:36en Méditerranée orientale
38:38ou dans les eaux
38:39de la mer d'Omane
38:40c'est une mobilisation considérable
38:42tout le monde s'est un peu moqué
38:43des Anglais
38:44en disant que
38:45les Anglais n'avaient pas été capables
38:46de mobiliser un bateau
38:47ça avait révélé
38:48la faiblesse finalement
38:49oui
38:49mais si vous voulez
38:50c'est toujours pareil
38:51c'est-à-dire les Anglais
38:52n'ont pas forcément besoin
38:53ils ont une énorme base
38:54à Crotiri
38:55à Chypre
38:56c'est-à-dire
38:56ils ont un énorme porte-avions
38:58pile au milieu de la mer d'État
38:59il ne peut pas bouger
39:00il ne peut pas faire des ronds dans l'eau
39:01enfin il y a tout ce qu'il faut là
39:02donc ils ont
39:03ils ont d'autres problèmes stratégiques
39:05qui n'étaient pas forcément
39:05d'avoir une flotte aussi importante
39:06nous n'avons pas le même genre
39:08de dispositif terrestre
39:10en Méditerranée
39:11donc nous avons besoin
39:12d'une flotte puissante
39:12comme les Italiens d'ailleurs
39:13qui ont une flotte puissante
39:15mais pour le coup
39:17je trouve que la politique
39:18je me surprend de dire du bien
39:20d'Emmanuel Macron et de sa politique
39:22alors que
39:23je veux dire
39:23quand on est journaliste
39:25on a besoin d'être un peu critique parfois
39:26mais là pour le coup
39:26c'est une très bonne idée
39:28d'être auprès de nos alliés
39:29d'avoir renforcé nos bases
39:32aux Émirats Arabes Unis
39:33et un peu en Jordanie
39:34d'avoir été présent
39:36quand les Américains
39:37ne sont nulle part
39:38Elisabeth Pinault
39:39on a vu Emmanuel Macron
39:41encore aujourd'hui
39:42pour l'annonce effectivement
39:43du nom de ce nouveau porte-avions
39:46La France Libre
39:47on avait vu Emmanuel Macron
39:48au début du mois
39:49sur la dissuasion nucléaire
39:50du côté du Finistère
39:52on l'a vu sur le porte-avions Charles de Gaulle
39:54on est dans une grande séquence
39:56Emmanuel Macron
39:56chef des armées
39:57Ah oui complètement
39:58chef de guerre
39:59même puisque la guerre
40:00qu'il n'a pas voulu
40:01mais est bien là
40:02et puis il a répété la phrase
40:04aujourd'hui
40:04pour être libre
40:05il faut être craint
40:06Il répète très souvent
40:07Il répète très souvent
40:08et c'est vrai
40:10et il faut quand même
40:12rappeler que la France
40:12est une puissance nucléaire
40:13vous l'avez dit
40:14la France est le seul pays
40:15à avoir un porte-avions
40:16à propulsion nucléaire
40:17avec les Etats-Unis
40:18vous avez ensuite
40:19par exemple la Chine et l'Inde
40:20qui sont des grandes puissances
40:22par ailleurs
40:22mais qui ont des porte-avions classiques
40:24et moi j'ai eu la chance
40:25d'aller sur le Charles de Gaulle
40:26en mission
40:27pendant la guerre en Libye
40:28donc c'était des rafales décollées
40:30avec des vrais bombes
40:30qui valaient plusieurs centaines
40:32de milliers d'euros
40:33et vous avez 2000 personnes
40:34sur ce bateau
40:35c'est vraiment un vaisseau
40:37de fer
40:38il n'y a pas un brin d'herbe
40:39il n'y a pas une fenêtre
40:39c'est des sons
40:40c'est des impressions
40:41c'est absolument extraordinaire
40:43et puis il faut rappeler
40:44qu'un porte-avions
40:44donc c'est très impressionnant
40:46déjà
40:46et d'ailleurs le prochain
40:47le France Libre
40:49ça y est j'ai dit
40:50le France Libre
40:51la France Libre
40:51la France Libre
40:54sera presque deux fois
40:55plus lourde
40:55et puis on pourra
40:57à la fois décoller
40:58et atterrir
40:59ce qui n'est pas le cas
40:59là il faut choisir
41:00et puis c'est un groupe
41:02aéronaval
41:02c'est-à-dire
41:03il y a le porte-avions
41:04mais il y a plusieurs bateaux
41:06autour
41:06il y a des radars
41:07il y a souvent un sous-marin
41:08enfin c'est vraiment
41:10le vaisseau amiral
41:12de toute l'armée française
41:13François ?
41:13Oui moi je trouve
41:14aussi que là
41:15Macron pour le coup
41:15il joue une bonne carte
41:16en politique étrangère
41:17comme souvent
41:17il faut reconnaître
41:18autant on peut être critique
41:19sur la politique intérieure
41:20là il refuse de rentrer
41:22dans une guerre stupide
41:23qui était engagée par Trump
41:25et qui va mener
41:26évidemment un bourbier
41:27comme tous les spécialistes
41:27le disent depuis le départ
41:28il continue à avoir
41:29des éditorialistes en France
41:30qui défendent cette guerre
41:31c'est une guerre juste
41:32etc.
41:32parce que le régime des Molas
41:33est atroce
41:34on est tous d'accord
41:35le régime des Molas
41:35est monstrueux
41:36mais essayer de le décapiter
41:37par les bombes
41:38on va arriver au contraire
41:39Salah Musen
41:40il s'est pris une guerre du Golfe
41:41et on a réussi à le dégommer
41:42que beaucoup plus tard
41:43et ça a abouti
41:44à une nouvelle catastrophe
41:44et donc Macron il a raison
41:46mais il a raison aussi
41:47de montrer qu'on n'est pas inactifs
41:49et qu'effectivement
41:49comme le disait Anthony
41:50on défend les alliés
41:51et que la France est présente
41:52pour défendre ses alliés
41:53mais pas pour s'engager
41:55dans des guerres stupides
41:56même quand Trump
41:57voulait
41:57hier encore
41:58il voulait que
41:59l'ensemble des pays
42:00aillent sécuriser
42:02le 2-3 d'Hormuz
42:03mais il ne va pas
42:03c'est lui qui commence une guerre
42:05et après nous
42:05on doit aller essuyer
42:06les bêtises qu'il a faites
42:07et ramasser la vaisselle
42:11on en est au 19ème jour
42:13de guerre au Moyen-Orient
42:14aujourd'hui Israël
42:15affirme avoir tué
42:15une nouvelle figure
42:16du pouvoir iranien
42:17le ministre du renseignement
42:19annonce le jour même
42:20des obsèques d'Ali Larijani
42:22le puissant chef
42:23de la sécurité nationale
42:24tué lui
42:25dans une frappe israélienne
42:26il y a maintenant 48 heures
42:27Anthony Bélanger
42:28Israël est déterminé quoi
42:29à éliminer tous les hauts
42:30responsables iraniens ?
42:31D'abord ça leur réussit
42:33plutôt pas mal
42:33parce que c'est spectaculaire
42:35ça demande du renseignement
42:36sur place qu'ils ont
42:37il y a je rappelle
42:38une pénétration
42:39du Mossad
42:40et d'autres services
42:41de renseignement israéliens
42:42en Iran
42:43qui est impressionnante
42:44ils ont la CIA en plus
42:45qui est capable de rassembler
42:46tout
42:47enfin qui est capable
42:48d'utiliser tous les signaux faibles
42:50c'est à dire
42:51le téléphone
42:52le beeper etc
42:53comme les israéliens d'ailleurs
42:54et donc ce travail là
42:55qui est un travail de fourmi
42:56mais qui est aussi
42:57un travail de masse
42:58est en train de porter ses fruits
42:59selon
43:00les israéliens
43:01et les
43:03et les Etats-Unis
43:04si vous voulez
43:06on est au 19ème jour de guerre
43:07je crois
43:08donc pour un pays aussi immense
43:10qui est trois fois grand
43:10comme la France
43:11avec 90 millions d'habitants
43:12on ne pouvait pas imaginer
43:14que la guerre des 12 jours
43:15n'est pas tout réglé
43:16la guerre de juin 2025
43:17n'a rien réglé
43:18on l'a même vu
43:20par les services
43:21de renseignement américains
43:22ont même expliqué
43:23pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas
43:24été réglée
43:25il a fallu mettre
43:25leur rapport sur le boisson
43:27en disant
43:27mais vous lui dise n'importe quoi
43:28et puis finalement
43:29les israéliens
43:30ce que disaient les israéliens
43:30depuis le début
43:31c'est qu'il fallait
43:32un deuxième temps
43:33à cette guerre
43:34et bien c'est rêvé juste
43:35et ce qui me fascine
43:37quand même
43:37c'est leur capacité
43:37de conviction
43:39c'est-à-dire
43:40comment ont-ils réussi
43:41à convaincre
43:41Donald Trump
43:42probablement par le biais
43:44de son gendre
43:46qui est très influent
43:47auprès de lui
43:47alors qu'aucun président
43:50états-unien
43:50depuis
43:52depuis 79
43:54à part Carter
43:54mais ça s'était
43:55très mal terminé
43:56justement
43:56parce que ça s'était
43:57très mal terminé
43:58la première fois
43:58n'a
44:00pris cette décision
44:01alors que Donald Trump
44:02lui construit un autre récit
44:03en disant
44:04il a fallu convaincre
44:05les israéliens
44:06j'ai dû les emmener
44:07avec moi
44:07non mais
44:07ça je pense que
44:09alors je pense que
44:10les états-unis vont
44:10pour leurs intérêts
44:11et je pense que
44:12les israéliens
44:12ils vont pour les leurs aussi
44:13c'est une guerre
44:14qu'ils ne peuvent pas
44:15mener seuls
44:16cette guerre contre l'Iran
44:17les israéliens
44:18donc il leur faut
44:19absolument les états-unis
44:21pour faire cette guerre
44:22qu'ils ne peuvent pas
44:22mener seuls
44:23afin de pouvoir dégager
44:24du temps
44:26pour faire cette guerre
44:27qu'ils peuvent faire seuls
44:28ce qui est la guerre au Liban
44:29donc
44:29Si on s'intéresse aux dernières frappes
44:31et on le disait
44:32à la mort de nombreux responsables
44:34les iraniens
44:35qui dirigent de fait
44:36aujourd'hui l'Iran ?
44:37Ah
44:37c'est un système l'Iran
44:39c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
44:40forcément besoin
44:40de têtes pensantes
44:41c'est un système
44:42qui est d'ailleurs
44:43beaucoup inspiré
44:44de l'Union soviétique
44:46plus que d'un autre régime
44:48auquel on a pu faire allusion
44:50c'est-à-dire
44:50c'est une direction
44:53plutôt collective
44:54que personnelle
44:55même s'il y a
44:55un aspect personnel
44:56ou symbolique
44:57mais donc en fait
44:58vous supprimez les têtes
45:01eux disent
45:02qu'il y a quatre niveaux
45:03de décision
45:05de personnes
45:06qui peuvent prendre
45:06la suite
45:07là ça commence à faire beaucoup
45:08je pense qu'on en est au quatrième
45:09pour beaucoup d'entre eux
45:10je pense qu'en fait
45:11contrairement à ce que
45:12beaucoup de gens pensent
45:13du renseignement par exemple
45:14qui a été tué
45:14avait une place importante
45:15oui oui
45:16tous ces gens
45:16ce qui sont les plus importants
45:19c'est justement
45:19ceux dont on n'entend pas parler
45:20ou dont on n'entendait pas parler
45:22Larijani par exemple
45:23avant cette guerre
45:25on n'entendait pas parler
45:25parce que c'est un membre
45:26du service de renseignement
45:28parce que c'est un membre
45:29du service de sécurité
45:30c'est pas des gens
45:31qui prennent la parole
45:32alors qu'il était très influent
45:33il parlait aux revues
45:33notamment
45:34et donc c'est plutôt
45:34ce type de personnages-là
45:36qui vise
45:37qui peuvent
45:37ou ça peut déstabiliser
45:38vraiment le régime
45:39on le voit
45:40par exemple
45:41les Bassij
45:41tous les témoignages sur place
45:43vous le dire
45:43les Bassij
45:44qui dorment sous les ponts
45:46on rappelle ce que sont
45:47les Bassij
45:47les Bassij
45:48c'est une milice civile
45:49d'environ 200 000 personnes
45:51le bras armé
45:52des gardiens de la révolution
45:53en quelque sorte
45:53voilà c'est ça
45:53mais ce sont plus
45:55des civils
45:55que des policiers
45:57enfin ce sont des policiers
45:58en civil
45:59c'est eux qui font
46:01les bases d'oeuvres du régime
46:02c'est eux qui arrêtent
46:03c'est eux qui contrôlent
46:04c'est eux qui ont
46:05les kalachnikov
46:06c'est eux qui font très peur
46:07c'est eux qui ont mené
46:08en grande partie
46:08la répression du 8 et 9 janvier
46:10et pour cette raison là
46:11parce qu'en fait
46:12le régime comprenant
46:13qu'il était affaibli
46:14a eu besoin
46:16de compromettre
46:17ces services de sécurité
46:18et de les envoyer
46:19au casse-pipe
46:20parce qu'une fois
46:21que vous avez tiré
46:22à l'arme lourde
46:23sur la population
46:24il n'y a plus de retour en arrière
46:25et c'est exactement
46:26ce que le régime voulait obtenir
46:27François Reynardt
46:27et puis Séverin Husson
46:28j'entendais ce que disait
46:29Anthony Belanger
46:30sur l'efficacité d'Israël
46:32cette capacité
46:32effectivement
46:33ils veulent dégommer
46:33un type en Iran
46:34ils le dégomment
46:35ils veulent le faire au Liban
46:36bon là ils bombardent
46:37un peu beaucoup plus
46:38mais en tout cas
46:39il faut voir aussi
46:39que je pense que c'est désastreux
46:40pour l'image d'Israël
46:41c'est-à-dire que Israël
46:42devient un pays
46:43qui ça doit être le pays
46:44qui est le plus détesté
46:45au monde aujourd'hui
46:46ce qui est quand même délirant
46:47ce qui devrait être
46:48une démocratie etc
46:49et c'est un pays
46:50qui est détesté
46:50à cause de cette politique
46:51de force
46:51et cette politique
46:52qui est évidemment ciblée
46:53qui est cachée
46:54sous les oripeaux humanitaires
46:55mais là c'est des mollahs
46:56parce qu'on veut aider
46:57les Iraniens
46:57à se débarrasser des mollahs
46:58mais je fais remarquer
46:59qu'à côté d'Israël
47:00il y a un pays
47:01qui s'appelle l'Egypte
47:01avec un dictateur
47:02qui s'appelle le maréchal al-Sisi
47:04je crois qu'il a encore
47:05il a encore mis 1500 personnes
47:07en prison
47:07les homosexuels
47:09sont persécutés etc
47:10j'attends le moment
47:11où Israël va exécuter
47:12monsieur al-Sisi
47:13ça n'arrive pas
47:13parce que c'est un allié d'Israël
47:14et l'Arabie Saoudite
47:16MBS c'est un pays
47:16où on décapite au sabre
47:17je le rappelle
47:18et bien ça
47:19ça ne dérange pas Israël
47:19puisque c'est un allié d'Israël
47:21et ça
47:22le monde entier
47:23s'en rend compte
47:24et je pense que
47:25seuls les Israéliens
47:26et les gens qui sont
47:27totalement fous d'admiration
47:29pour Israël
47:29ne veulent pas se rendre compte
47:30mais je pense que
47:31ça va conduire à la perte d'Israël
47:32j'en suis certain
47:33et donc je pense que
47:34cette politique
47:35est une politique de folie
47:36qui est une politique d'hégémonie
47:38dans l'histoire
47:38toutes les hégémonies
47:40elles ont toujours conduit
47:40à un effondrement
47:41à chaque fois
47:42Napoléon
47:43il a voulu aller partout
47:44il a conquis toute l'Europe
47:45etc
47:45il a terminé
47:46à Saint-Hélène
47:47et bien ça se terminera
47:48comme ça pour Nathalie
47:48cette politique d'assassinat
47:50ciblé que mène Israël
47:52c'est effectivement
47:53néfaste à l'image d'Israël
47:54mais on peut quand même
47:55s'interroger aussi
47:56de l'efficacité que ça a
47:57sur l'issue de cette guerre
47:59on est en train de
48:00on a l'impression
48:01qu'Israël et les Etats-Unis
48:02veulent décapiter
48:03jusqu'au dernier
48:04Rome
48:05ou une dernière femme
48:06ou le dernier Rome
48:07uniquement
48:09les dirigeants de ce pays
48:10mais
48:12c'est une politique
48:13qui a été menée
48:14contre le Hamas
48:14depuis des années
48:16et des années
48:16contre le Hezbollah
48:17depuis des années
48:18et des années
48:18or le Hamas
48:19et le Hezbollah
48:20il y a toujours
48:21des dirigeants
48:22qui réémergent
48:24donc
48:25on est en train
48:26sans doute
48:26d'affaiblir
48:27évidemment
48:28l'Iran
48:28mais
48:29on est sans doute
48:30aussi en train
48:30de le plonger
48:31dans un système
48:32qui va devenir
48:32de plus en plus opaque
48:33de plus en plus illisible
48:34pour les démocraties
48:37occidentales
48:37et puis pour les voisins
48:38de la région
48:39et donc
48:40voilà
48:41de créer un pays
48:42qui va être
48:42avec lequel
48:43il va être
48:44de plus en plus difficile
48:44de discuter
48:45donc
48:47quelle peut être
48:47l'issue
48:48de cette politique
48:49d'assassinat ciblé
48:50qui
48:51sans limite
48:51honnêtement
48:52c'est vraiment
48:54assez incompréhensible
48:54Est-ce que ces assassinats
48:55ciblés
48:56comme dit Séverin Husson
48:57ils affaiblissent
48:58le régime iranien ?
48:58Alors moi je pense que oui
48:59je pense que
49:00alors
49:01c'est à dire qu'il y a
49:01plusieurs choses
49:02un
49:03on est face à une guerre nouvelle
49:04c'est à dire
49:04jusqu'à présent
49:06des guerres au Moyen-Orient
49:07étaient menées
49:07avec des centaines
49:08de milliers d'hommes
49:09les deux premières guerres du Golfe
49:10et là je l'appelle
49:10la troisième guerre du Golfe
49:11parce qu'il s'agit bien de ça
49:13étaient menées
49:13avec des centaines
49:14de milliers d'hommes
49:14d'une manière classique
49:15on parlait de Scud
49:16on parlait de Tank
49:17on parlait de...
49:18Cette guerre est nouvelle
49:19parce que je pense que
49:21je pense
49:21je sais
49:22que le commandement américain
49:25réfléchit
49:26à comment ne pas
49:28recommencer
49:28les erreurs
49:29d'Afghanistan
49:30les militaires apprennent
49:31les erreurs
49:32avec cette doctrine
49:33de Donald Trump aussi
49:33de ne pas envoyer
49:34d'hommes sur le terrain
49:35donc d'abord
49:35d'une part
49:36parce que c'est insupportable
49:36je rappelle toujours
49:37ce chiffre
49:38pour que les gens
49:38comprennent bien
49:39qu'un adulte américain
49:42masculin
49:42sur sept
49:43est un ancien combattant
49:45un sur sept
49:46vous comptez sept personnes
49:47il y en a un
49:47qui est un ancien combattant
49:48ils ont entre 40 et 50 ans
49:50ce n'est pas des vieux messieurs
49:50avec des drapeaux dans les bras
49:51qui ont du mal à tenir
49:52le 8 novembre ou le 8 mai
49:54le 11 novembre ou le 8 mai
49:56ce sont des gens
49:57de 30-40 ans
49:58quand ça va
49:59ça va bien
50:00sinon
50:00qui peuvent être
50:01mendiant dans les rues
50:02ou maltraités
50:03ce que j'essaie de dire par là
50:04c'est qu'il y a un vrai traumatisme
50:06aux Etats-Unis
50:07de ces deux guerres
50:08qui se sont mal terminées en plus
50:09comparable à celui du Vietnam
50:11parce que c'est Afghanistan
50:12plus Irak
50:13mais quelle est l'issue
50:14ça veut dire qu'on attend
50:15que les Iraniens
50:17se soulèvent d'eux-mêmes
50:18c'est ça l'issue ?
50:19je pense que
50:20effectivement
50:20cette guerre nouvelle
50:21elle a deux piliers
50:23c'est l'élimination ciblée
50:25ok
50:25et c'est le bombardement à outrance
50:27du régime et des Syriens
50:29jusqu'à présent
50:30il semble que
50:32en Iran soi-même
50:34les gens qui parlent
50:35avec les Iraniens
50:36disent qu'il n'y a pas
50:37de mouvement
50:38contre les Etats-Unis
50:39ou Israël
50:40à cause de cette guerre
50:41parce qu'une partie
50:42des Iraniens
50:43se rend bien compte
50:43que c'est la caserne
50:44des Basidji
50:45celle des
50:46des gardiens de la Révolution
50:47qui est visée
50:50que ce sont
50:50les appartements
50:51des hauts responsables
50:52qui sont visés dans Téhéran
50:53comme pendant la guerre
50:54des 12 jours
50:55donc c'est pour ça
50:56qu'il faut un peu
50:57retenir nos chars
50:58et voir un peu
50:58ce qui va se passer
50:58Anthony c'est pas le cas
50:59au Liban
51:00parce qu'en Iran
51:01effectivement
51:02il y a l'idée
51:03il y a pour l'instant
51:04il y a relativement
51:04peu de morts civiles
51:05par rapport
51:06au nombre de bombardements
51:07qu'il y a eu
51:08mais au Liban
51:08c'est terrifiant
51:09il y a un million
51:09de personnes déplacées
51:10vous imaginez ?
51:11près de 1000 morts
51:12depuis le début des frères
51:12c'est incroyable
51:14c'est-à-dire que
51:14ah oui je veux tuer
51:15ce type de Hezbollah
51:16je balance tout le monde
51:17et il y a 20 personnes
51:18qui meurent à côté
51:18mais c'est
51:19vous rendez compte
51:19pour les Libanais
51:20mais ils doivent être
51:21dans une rage
51:21qui est inouïe
51:23de colère
51:24c'est exactement
51:24ce que je disais
51:30ils essayent de détruire
51:30tout type de
51:31avec de nouvelles frappes
51:33à Beyrouth aujourd'hui
51:33oui des frappes à Beyrouth
51:34et dans le sud du Liban
51:35histoire de dégager le terrain
51:36et de faire avancer ses hommes
51:37et ce qui se passe en Iran
51:39qui est une guerre
51:40qui ne peut pas être
51:41une guerre à l'ancienne
51:42vu la géographie
51:43la population
51:45et l'immensité du pays
51:48et ils essayent
51:49un nouveau type de guerre
51:50qui serait donc
51:52leading from behind
51:53c'est-à-dire
51:53on est à l'arrière
51:54on envoie des bombes
51:55et on ne s'est même pas
51:56occupé du tron d'Ormous
51:57c'est dire à quel point
51:58cette guerre était pensée
51:59par des militaires
52:00pour des militaires
52:01pour des objectifs militaires
52:02un tout petit mot
52:03Elisabeth Pinault
52:03et cette guerre devient
52:05notre guerre
52:05puisque c'est aussi
52:06la guerre du pétrole
52:07on n'en a pas parlé
52:08mais il y a tout le volet
52:09économique criant
52:10avec les prix du carburant
52:12qui augmentent
52:13et les soucis de la France
52:15actuellement
52:15c'est de soutenir ses alliés
52:17mais aussi de prévenir
52:18tous les problèmes
52:19que ça engendre
52:20en termes de carburant
52:21d'engrais
52:22d'hélium
52:24et c'est valable aussi
52:26ça aussi
52:26ça remet
52:28la tectonique des plaques
52:29bouge aussi
52:30parce que
52:30la Chine
52:31achète de nouveau
52:33du pétrole
52:33la Russie
52:34profite de la hausse
52:36des prix
52:36enfin
52:37ça remet en cause
52:38économiquement
52:39toute la planète
52:40avec ce détroit d'Ormous
52:41toujours bloqué
52:42déjà à l'affaire
52:42de ses informés
52:44à la une
52:44cette semaine
52:45du Nouvel Obs
52:45François Rénard
52:46alors à la une
52:46du Nouvel Obs
52:47l'immobilier
52:47c'est un sujet
52:48qui revient régulièrement
52:49voilà
52:49mais dedans
52:50il y a aussi
52:51un grand papier
52:51sur Pitek 7
52:52le secrétaire américain
52:55et quelque chose
52:56sur la langue arabe
52:57qui est formidable
52:57une interview
52:58de Leila Simani
52:59et Nabil Waqim
53:00un journaliste
53:01qui parle de leur rapport
53:01à la langue arabe
53:02c'est très beau
53:02à lire dans le Nouvel Obs
53:04à la une de la croix
53:04demain
53:05Séverin Husson
53:05nous il y a un formidable reportage
53:07de notre correspondante
53:09au Liban
53:10Muriel Roselier
53:11qui était justement
53:11dans le sud du Liban
53:12et qui raconte
53:13comment les victimes
53:14les civils
53:15sont les premières victimes
53:16de cette guerre
53:17terrifiante
53:18et de ces bombardements
53:18merci beaucoup
53:19Anthony Bélanger
53:20d'être venu ce soir
53:21merci
53:21Elisabeth Pinot
53:22merci à tous ceux
53:23qui ont préparé
53:24et réalisé cette émission
53:25Les Informés
53:26reviennent demain matin
53:27à 9h
53:28très bonne soirée
53:28sur France Info

Recommandations