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Les informés de franceinfo du mardi 5 mai 2026

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Transcription
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:05Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, sur le canal 16 de la
00:10TNT.
00:11A la une ce soir, le gouvernement qui promet d'accélérer face à la hausse des prix des carburants,
00:16de nouvelles mesures dans les prochains jours, de quel montant et pour qui le Premier ministre annonce un changement d
00:23'échelle
00:23et une adaptation des dispositifs de soutien à l'activité économique.
00:27La crise au Moyen-Orient américains et iraniens continue leur pression respective sur le détroit d'Hormuz.
00:33Le cessez-le-feu peut-il tenir dans ces conditions ? Qu'en est-il de la reprise des négociations
00:37?
00:38Dans les informés également, le sort du journaliste sportif français Christophe Glaze, toujours emprisonné en Algérie,
00:44il renonce à la voie judiciaire dans l'espoir d'une grâce présidentielle émise sur la Coupe du Monde de
00:48football pour sa libération.
00:50On vous explique tout. Et puis la gauche, or et les filles qui tentent de s'organiser pour trouver une
00:55ou un candidat unique
00:56pour la présidentielle. Il s'agit aussi de répondre à l'officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
01:02Nos informés de ce mardi soir, bonsoir Patricia Alémonière, grand reporter et spécialiste des questions internationales.
01:10Bonsoir Christophe Jacubizine.
01:11Bonsoir.
01:11Directeur de la rédaction des Échos. Avec nous également, Romuald Sura. Bonsoir.
01:18Bonsoir.
01:19Des Etats-Unis au sein de l'IRIS, auteur de cette bande dessinée, America 250, une histoire graphique des Etats
01:26-Unis.
01:26Bonsoir Cédric Clerin.
01:27Bonsoir.
01:28Rédacteur en chef de l'Humanité Magazine. Également avec nous, Bruno Cotteres.
01:32Bonsoir Bruno, politologue, chercheur CNRS au Cevipof. C'est le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po.
01:39Face à la hausse des prix des carburants, le Premier ministre promet donc de nouvelles annonces en début de semaine
01:45prochaine.
01:45Il y aura aussi une nouvelle réunion après-demain à Matignon.
01:48Sébastien Lecornu qui s'est exprimé cet après-midi à l'Assemblée nationale.
01:52Est-ce qu'il faut, évidemment, aller plus loin ? La réponse est oui.
01:57Cette crise, elle est grave. Elle s'ajoute à la guerre en Ukraine.
02:00Et donc, il est inévitable qu'il va nous falloir continuer d'adapter les dispositifs de soutien.
02:05L'enjeu, c'est le soutien à l'activité et à celles et ceux qui travaillent.
02:09Et d'un mot, je pense qu'on peut tenir ce cap.
02:11Mais désormais, Monsieur le Ministre, il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.
02:15Et donc, le gouvernement sera amené à reprendre la parole dans les tout prochains jours et en début de semaine
02:19prochaine
02:19pour adapter l'ensemble des dispositifs avec pragmatisme, sans cynisme et sans mensonge.
02:25Sébastien Lecornu dans l'hémicycle lors des questions au gouvernement.
02:29Christophe Jacuizine, la crise en lien avec la situation au Moyen-Orient dur.
02:34Le gouvernement, finalement, n'a pas le choix.
02:36Il est obligé de passer à nouveau à la caisse pour aider les Français ?
02:38Oui, mais comme c'est la stratégie de Sébastien Lecornu depuis le départ,
02:41qu'il nous avait expliqué, c'est-à-dire qu'il ne va pas être chien,
02:44c'était son expression en privé, mais il le va le faire par petites touches.
02:47C'est-à-dire qu'effectivement, il va se concentrer sur les professions qu'on en a besoin.
02:50Il y a eu les pêcheurs, il y a eu les grands rouleurs,
02:52notamment les professions qui se déplacent pour exercer leur activité,
02:55comme les infirmières ou les aides-soignants ou soignantes.
02:58Et il va sans doute étendre le dispositif.
03:00Maintenant, je pense que l'idée de subventionner,
03:03comme ça avait été fait pendant notamment la crise qui avait subi le Covid,
03:07le carburant à la pompe, ça, pour l'instant, ça reste exclu.
03:10En revanche, je pense que le dispositif va être rallongé.
03:13Pour l'instant, si vous vous rappelez qu'il n'avait été prévu que pour trois mois,
03:16il va sans doute être prolongé et peut-être amplifié pour certaines professions.
03:19Cédric Clérin, aller plus loin, dit Sébastien Lecornu.
03:23Cela veut dire quoi, à votre avis, concrètement ?
03:24De l'argent et des aides ciblées pour plus de Français ou pour tout le monde, finalement ?
03:31On verra bien, parce que pour l'instant, on n'a pas le détail.
03:33Si on en croit ce que fait le gouvernement depuis quelques semaines,
03:38c'est effectivement aller le plus lentement possible pour lâcher le moins possible.
03:44Les visites temporisées.
03:45Oui, on peut imaginer que ce ne sera pas des mesures pour tout le monde.
03:49D'ailleurs, le gouvernement régulièrement, les ministres disent
03:51« On a fait ça pendant le Covid, etc. Maintenant, il faut qu'on cible les choses.
03:56Ça coûte trop cher, il y a la dette, ça a des effets pervers, etc. »
03:59Donc, le but du jeu, c'est quand même d'en lâcher le moins possible.
04:01Mais il y a une pression politique et sociale, quand même, qui monte,
04:04parce que ça commence à être dur du point de vue économique pour certains secteurs,
04:09dur pour beaucoup de Français qui doivent rouler
04:13et n'est pas sûr même que le dispositif grand rouleur réponde à tout ça.
04:17Donc, il va falloir lâcher les cordons de la bourse,
04:19parce que la pression politique et sociale va être de plus en plus forte.
04:21La bourse est vide, on le rappelle.
04:23Non, la bourse n'est pas vide.
04:26Vous allez un peu rapidement, M. Jacques Ubizine,
04:29mais si la bourse est vide, il faut aller chercher l'argent là où il est.
04:32Et on sait où il est, et on en parle beaucoup ces derniers jours.
04:35Et Total a beaucoup d'argent.
04:36Et là, pour le coup, la posture du gouvernement, c'est de demander, comme d'habitude,
04:40c'était la fameuse postière de Bruno Le Maire, s'il vous plaît,
04:43faites un effort, M. Total, peut-être que le gouvernement va devoir...
04:46Effort, Total, Énergie.
04:47On va en parler avec Total dans un instant, Christophe Jacques Ubizine,
04:49on va lancer ce duel du mardi entre les échos et l'humanité.
04:54Un mot, Bruno Cotteres, le gouvernement qui dit qu'il va changer d'échelle,
04:57c'est ce que dit Sébastien Lecornu.
04:58Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, changer d'échelle ?
05:00On a vu dans la communication du Premier ministre aujourd'hui,
05:04effectivement un petit bouger, c'est-à-dire, il dit, c'est au fond systémique,
05:07c'est maintenant une crise structurelle.
05:09Il a rappelé qu'à ses yeux, les négociations,
05:12en vue d'une amélioration de la situation, étaient pratiquement au point mort.
05:17Il a même dit qu'on était sans doute, à la veille, d'un retour au fond de la logique
05:23de la guerre,
05:24beaucoup plus, et donc il a pas mal axé sa communication
05:27sur le fait qu'il ne se contredisait pas lui-même,
05:30et que simplement la situation avait changé,
05:33qu'il avait fallu changer de braquet, carrément,
05:36et il a pas mal assisté sur l'idée de ne pas opposer court terme et long terme,
05:41comme si c'était un message qu'il envoyait un peu...
05:43En disant d'ailleurs, on a pu faire l'erreur,
05:45il dit, moi-même, depuis longtemps, j'ai pu faire l'erreur.
05:48Voilà, il a dit, je suis depuis 9 ans aux affaires,
05:50il a été ministre de la Défense pendant très longtemps,
05:52et donc le Premier ministre semblait dire,
05:55il va falloir continuer à soutenir,
05:58mais peut-être aussi, ça annonce quelque chose
06:00de l'ordre de la discussion budgétaire,
06:02dans quelques semaines, qui va commencer à s'ouvrir.
06:05Le Premier ministre semblait rappeler,
06:06tout le monde, au fond, à l'idée que s'il y avait du soutien,
06:11ça aurait des conséquences si ce soutien,
06:12il est destiné à être beaucoup plus pérenne,
06:14sur un long terme.
06:16À ce moment-là, peut-être que ça change aussi
06:17la discussion budgétaire.
06:19Patricia ?
06:20Oui, alors, cette question du long terme
06:21pose des questions de la fiscalité,
06:23j'ai envie de dire la fiscalité au niveau même européen.
06:25Et on voit bien que chaque fois qu'il y a des grandes crises,
06:29parfois, les Européens marchent ensemble,
06:31on l'a vu avec le Covid,
06:32mais là, la fiscalité est de l'ordre de chaque État.
06:35Et on voit bien aussi la tentative,
06:37le Président Macron avait abordé cette question
06:39de fiscalité européenne, d'unifier,
06:41de travailler là-dessus,
06:42et là, on voit sur cette question purement
06:46de l'essence et de l'essence à la pompe,
06:48chaque pays réagit d'une façon complètement différente.
06:51Les Belges, par exemple,
06:52ont des taxes bien plus élevées aux nôtres,
06:54les Espagnols ont fait un bouclier fiscal,
06:56mais tout ça se fait au coup à coup,
06:59en réaction,
07:00et sans essayer d'élaborer une politique commune globale,
07:03mais dont on ne peut pas faire aujourd'hui État,
07:06puisqu'il n'y a pas de politique fiscale globale en Europe,
07:09mais ça montre justement cette défaillance
07:11qu'il y a au niveau européen,
07:12au niveau de la fiscalité,
07:13qui pourrait nous permettre peut-être d'aborder
07:15mieux ces grands chocs
07:17qui se posent comme aujourd'hui.
07:18Venons-en à TotalEnergie,
07:20on l'a évoqué tout à l'heure,
07:21Sébastien Lecornu qui a redit,
07:23je le cite,
07:24que l'on peut avoir un débat
07:25sur la redistribution des richesses de TotalEnergie
07:28sans tomber dans le total bashing,
07:30Christophe Jacubizine.
07:32C'est toujours tentant,
07:33on le voit avec Cédric,
07:33de faire du total bashing,
07:34il n'y a qu'un faux con.
07:35Les sommes sont tellement énormes
07:36que c'est très content.
07:37On a beaucoup de chance déjà
07:39d'avoir un groupe pétrolier français,
07:41tricolore,
07:42il y a très peu de pays dans le monde
07:44qui peuvent,
07:45entre les Etats-Unis,
07:46le Royaume-Uni et la France,
07:47donc c'est comme une force.
07:49D'ailleurs, on voit que par rapport
07:50à d'autres pays européens,
07:52le seul effort,
07:53parce qu'on fait pression sur lui,
07:54je suis d'accord,
07:55que TotalEnergie fait,
07:56c'est pour les consommateurs français,
07:57puisqu'il a plafonné dans ses stations
07:59le prix du super à 2 euros
08:02et du diesel à 2,25,
08:04normalement ça devrait être
08:04beaucoup plus cher.
08:05Il prend sur ses marges,
08:06alors on ne va pas se plaindre,
08:07d'ailleurs lui-même ne se plaint pas,
08:08il dit que d'ailleurs
08:09ça lui rapporte beaucoup de clients
08:10et que la dernière fois qu'il avait fait ça,
08:12il a augmenté ses parts de marché.
08:15Je ne pleure pas sur TotalEnergie,
08:16je dis juste que c'est vrai
08:18que le groupe pétrolier
08:19fait déjà un effort substantiel
08:21pour les consommateurs français,
08:22que là, évidemment,
08:24il est un petit peu embêté
08:25parce qu'il a avoué aujourd'hui
08:27qu'il allait faire des bénéfices importants
08:30sur la partie française,
08:31ce qui n'existait jamais avant.
08:32Avant, TotalEnergie faisait des profits
08:33dans le monde entier,
08:34notamment sur des activités
08:39de raffiner, etc.,
08:40dans tous les pays du monde.
08:41Là, cette fois-ci,
08:42il dit qu'il va réaliser
08:43un profit exceptionnel
08:43sur le raffinage en France.
08:45Et donc, ça veut dire
08:46qu'il va payer un impôt en France,
08:48ce qui lui arrive assez rarement d'ailleurs,
08:50et deuxièmement,
08:50qui va donc être même,
08:51il le dit,
08:51assujetti à la taxe exceptionnelle
08:54sur les grandes entreprises,
08:5540% d'impôts sur la société en plus,
08:57je sais que Cédric se réjouit
08:58quand je dis ça,
08:59sur les grands groupes,
09:00et cette fois-ci,
09:01TotalEnergie va être dans la cible.
09:03Et donc, il dit,
09:04moi, je ne peux pas faire à la fois
09:05du discount de 20-30 centimes
09:07sur les carburants,
09:08et en même temps,
09:10vous augmentiez mes impôts.
09:11Donc là, il y a un petit jeu
09:12de négociations
09:13entre le gouvernement Total.
09:15Le PDG Total qui est dans cet entretien
09:17à Sud-Ouest dit effectivement
09:19que son groupe ne pourra pas,
09:20je le cite,
09:22maintenir son plafonnement
09:23en cas de taxes
09:24sur les super-profits pétroliers.
09:25Cédric Clérin,
09:26il y a une sorte de bras de fer
09:27qui s'engage avec le gouvernement.
09:28Ah oui, oui,
09:29c'est extrêmement violent.
09:30Je pense qu'il y a du sang sur les murs.
09:32La citation du Premier ministre
09:36dernièrement,
09:36c'était,
09:36il faut bien que TotalEnergie
09:38se positionne.
09:39Donc encore une fois,
09:40il demande à TotalEnergie
09:41de faire un effort.
09:42Donc on n'est pas du tout
09:43dans le bras de fer.
09:44Là, on est dans le théâtre en réalité.
09:45Parce que oui,
09:46il y a une manne chez Total.
09:48Oui, Total peut faire les efforts.
09:50Je rappelle juste quelques chiffres.
09:51Ceux qui sont parus là
09:53au premier trimestre,
09:53c'est 5 à 6 milliards de...
09:555 milliards d'euros.
09:575 milliards d'euros de bénéfices
09:59plus 50% par rapport à l'an dernier
10:01qui était déjà une année record.
10:04Les années guerre en Ukraine,
10:06c'est sur l'année 20 milliards
10:08en 2022-2023
10:09de profits pour Total.
10:11Total, de l'argent et des bénéfices,
10:13ils sont énormes,
10:14très peu taxés.
10:15Ils sont passés au travers
10:16de tous les dispositifs.
10:18Quand il y a eu tous les débats
10:18ces derniers temps sur l'argent,
10:20ils n'ont à peu près rien payé.
10:21Jusqu'à présent,
10:22ce qui n'a pas fait cette année,
10:22c'était des profits.
10:23Non seulement,
10:24ils baissent un petit peu,
10:25ils font des efforts pour le consommateur,
10:26mais en termes de marché,
10:27ça leur profite.
10:28Donc pour l'instant,
10:28ils n'ont lâché à peu près rien.
10:30Et effectivement,
10:30le dernier argument qui tombe
10:31qui était,
10:32oui, ils m'ont fait de l'argent,
10:33mais c'est ailleurs,
10:33c'est pas en France.
10:33C'est la loi fiscale.
10:34Effectivement,
10:35ils payaient très peu d'impôts en France
10:36parce qu'ils ne faisaient pas
10:37de bénéfices en France.
10:37Mais là, il avoue,
10:38il le dit dans l'interview,
10:39qu'ils l'ont fait.
10:39Et donc, c'est pour ça que...
10:41Il peut faire comme vous et moi,
10:42c'est-à-dire payer les impôts en France.
10:43Il paiera des impôts en France.
10:45D'ailleurs, il dit qu'il va payer
10:46les impôts en France,
10:46qu'il fait des profits en France.
10:48Il dit, Patrick Pouyanné,
10:49qu'il va payer les impôts en France
10:51car il fait cette fois-ci
10:52des profits en France
10:52et qu'il va même payer
10:53la surtaxe d'impôts
10:54sur la société.
10:56Ben oui.
10:56Non mais...
10:57Et so what ?
10:58So what, c'est la loi fiscale ?
11:00Il annonce, oui.
11:00Donc, il annonce
11:01qu'il va payer les impôts
11:02qu'il doit.
11:03Parce qu'il fait les profits en France.
11:04Et que c'est qu'il en doit
11:04sur le site.
11:05Qu'il en doit pas beaucoup ?
11:06Bon, c'est pas une grande nouvelle.
11:07C'est sûr qu'il y a plusieurs niveaux
11:08de discussion.
11:09C'est en ça que c'est pas facile,
11:11au fond, d'avoir une...
11:13Pour le chef du gouvernement,
11:15pour les différents acteurs,
11:17c'est pas facile d'avoir
11:18une position qui soit...
11:20à laquelle la population va adhérer
11:22parce qu'il y a différents niveaux
11:23de la discussion.
11:24Il y a le niveau, effectivement,
11:25des profits de Total.
11:26Ils existent vraiment.
11:28On peut pas le contester.
11:29La réalité parle d'elle-même
11:30de ce point de vue-là.
11:30Les chiffres sont extrêmement impressionnants.
11:32Et c'est une bonne nouvelle
11:33que si ces profits sont faits en France,
11:35ils passent à la toise
11:37de la contribution
11:38à laquelle Total doit, bien sûr,
11:41donner lieu.
11:41Il y a un deuxième niveau
11:43qui est la question
11:43des recettes fiscales.
11:46Et c'est vrai que les deux niveaux
11:47sont parfois un petit peu mélangés.
11:50Donc, sur la question
11:51des recettes fiscales,
11:52le Premier ministre,
11:52il a pas mal communiqué aujourd'hui.
11:54Il a publié un graphique
11:55où il veut montrer
11:56qu'au fond,
11:57les rentrées fiscales...
11:58Les fameux surplus.
11:58Les fameux surplus
11:59est chiffré à 190 millions.
12:02Millions.
12:02Voilà.
12:03Millions, millions.
12:04Ça serait bien milliards.
12:05Ça serait bien milliards, pardon.
12:06Et le chef du gouvernement
12:07dit que c'est intégralement restitué
12:11à travers les mécanismes des aides.
12:13Deuxième niveau.
12:14Deuxième niveau,
12:15c'est celui du consommateur,
12:16du prix à la pompe.
12:18Et donc, il est très difficile,
12:19au fond,
12:20d'avoir une information
12:21qui permet à celui
12:23qui paye à la pompe
12:24de bien comprendre
12:25les mécanismes.
12:27Et c'est vrai
12:27qu'il y a, de ce point de vue-là,
12:29deux logiques qui s'affrontent.
12:30Il y a une logique
12:31qui est de traiter total,
12:33au fond,
12:33en disant,
12:34en encourageant total.
12:35c'est ce que vous disiez
12:36en disant,
12:37il n'y a pas de sang sur les murs,
12:38en encourageant total
12:39à être plus vertueux.
12:41Et puis, il y a la deuxième logique
12:42qui est une logique
12:43de beaucoup plus taxer,
12:46de légiférer,
12:48de ce point de vue-là.
12:49Il y a des propositions
12:50qui émanent
12:51de certaines formations politiques.
12:54Le député Philippe Brun,
12:55socialiste,
12:56faisait un certain nombre
12:56de propositions hier.
12:58Voilà.
12:58Donc, on voit
12:58qu'il y a un sujet
12:59qui est un sujet
13:00qui, si on croit
13:01le Premier ministre
13:01qui s'installe,
13:02un sujet qui s'installe
13:03dans la durée,
13:04va nourrir, évidemment,
13:05le débat politique
13:06dans la rentrée.
13:07Qui veut jouer
13:07la transparence aussi,
13:08le chef du gouvernement,
13:09Sébastien Lecornu.
13:10Christophe Jacubini,
13:11en disant,
13:11tous les dix jours,
13:12on va publier ces chiffres
13:13pour montrer que, voilà,
13:13on est transparent.
13:15J'entends certains,
13:16à gauche,
13:17parler de cagnottes,
13:19les 190 millions
13:20de surplus fiscal.
13:21Je rappelle que chaque mois,
13:22on dépense en plus,
13:23mais il n'y a pas que ça,
13:24300 millions
13:24pour les opérations extérieures
13:25de la France.
13:26300 millions,
13:27on va dépenser un milliard
13:28sur les trois mois
13:28pour notamment
13:29la présence militaire
13:30dans la région,
13:31l'assistance aux pays
13:33avec lesquels
13:33on a une convention de défense
13:34comme les Émirats Arabes Unis.
13:36300 millions par mois
13:37qui sont donc largement
13:38au-dessus du surplus fiscal
13:40sur le pétrole
13:40et il y a plein d'autres choses
13:42qui, vous savez,
13:42que la croissance sera
13:43beaucoup plus faible
13:44que prévue cette année
13:44et donc le budget
13:45ne va pas être à 5% de déficit
13:47mais certainement
13:47très supérieur.
13:49Il y a de l'inflation
13:50donc il va falloir,
13:50c'est normal,
13:52revaloriser le SMIC,
13:53ça va augmenter
13:53les subventions qu'on fait
13:55qui sont aussi légitimes,
13:56qui sont légales,
13:57au bas salaire
13:57et donc les dépenses
14:00de l'État vont s'envoler,
14:01le déficit va s'envoler.
14:02Donc on ne peut pas parler
14:03sur aucun mécanisme
14:04de cagnotte
14:04comme les 190 millions
14:06de recettes sur le pétrole.
14:07Rapidement,
14:07Cédric Cléin.
14:08Oui, Greenpeace
14:09a fait une étude
14:10sur les entreprises privées,
14:12elles,
14:12ils estiment
14:13à environ 11 millions
14:14par jour
14:15les bénéfices supplémentaires
14:17dus à la guerre
14:17pour les entreprises
14:18énergétiques françaises.
14:19Ce qui,
14:19sur les deux mois
14:20de la cagnotte
14:21de 190 millions
14:23pour l'État
14:24équivaut à environ
14:25entre 650 et 700 millions.
14:27Donc on voit
14:28que tout ça
14:29a apporté
14:31grosso modo
14:31un milliard,
14:33un tiers pour l'État
14:33et deux tiers pour le privé.
14:35Donc si on veut faire
14:36un effort
14:36et savoir qui doit payer quoi,
14:38il y a un tiers pour l'État
14:39et deux tiers pour le privé.
14:40Quelles sont les entreprises
14:41qui font ce gain ?
14:42Les entreprises énergétiques.
14:44à énergétiques.
14:45Donc pétrole, gaz, etc.
14:47Donc c'est là
14:48qu'il faut aller chercher.
14:50Mais pour en revenir
14:50boucle à boucle
14:51avec le début,
14:52si le gouvernement
14:53veut faire
14:54des mesures
14:55à la hauteur
14:56des problèmes
14:56des Français
14:57qui vont durer
14:57pendant un moment,
14:59puisque là effectivement
14:59sur la guerre
15:00grosse incertitude,
15:01en plus on est sur
15:02des dynamiques
15:03énergétiques
15:04qui prennent des mois
15:05à se remettre
15:05si ça s'arrêtait demain,
15:06ce qui ne sera pas le cas.
15:08Donc il va falloir
15:09aller chercher de l'argent
15:10et il y en a effectivement.
15:14Je vais étonner
15:15que Cédric
15:16à chaque fois
15:16veuille subventionner
15:17le pétrole
15:17alors que c'est une occasion
15:18unique de voir
15:19qu'on est dépendant
15:19de ces hydrocarbures
15:21et qu'il faut développer
15:22le nucléaire
15:22et les énergies renouvelables.
15:24Sûrement pas
15:24subventionner le pétrole.
15:25Par contre ce qui est sûr
15:26c'est qu'à chaque fois
15:27qu'il y a une crise,
15:28la période,
15:29on parle de Total,
15:30la période à l'époque
15:30d'Elf,
15:32la période dehors d'Elf,
15:33c'est le choc pétrolier.
15:34C'est là que Elf
15:35est allé chercher
15:37le site pétrolifère
15:38et qui nous met aujourd'hui
15:39dans une dépendance
15:39importante au pétrole
15:40et Christophe a tout à fait raison.
15:42Le risque aujourd'hui
15:44c'est que les entreprises américaines
15:45notamment
15:45ou françaises comme Total
15:47qui font des gros profits
15:48les investissent à nouveau
15:50dans le pétrole
15:50et non pas dans les énergies
15:51à l'ombre.
15:51Donc il ne faut pas
15:51qu'on se met pas en tomber d'accord.
15:53C'est magnifique.
15:53On y arrive toujours.
15:54Dans ce débat économique,
15:55la situation économique
15:56en France bien sûr
15:57toujours liée à la crise
15:59dans le détroit d'Hormuz.
16:00Journée plus calme
16:01aujourd'hui qu'hier
16:02qui avait été marquée
16:03par des tirs iraniens
16:04et américains
16:05sur des navires.
16:06Un bateau sud-coréen
16:07avait aussi notamment
16:08pris feu.
16:09Romuald Siora,
16:10on est quoi aujourd'hui
16:11dans une phase d'observation
16:12à nouveau,
16:12d'attente un peu ?
16:14Oui, mais il y a aussi
16:15une stratégie pour une fois
16:16de la part de l'administration
16:17américaine.
16:19Trump s'est jeté lui-même
16:21dans le piège iranien.
16:22Ce n'est pas la guerre
16:23de cette administration,
16:24c'est la guerre de Trump.
16:25Une guerre qu'il a faite
16:25contre l'avis
16:26de son vice-président,
16:27de Suzy Wills,
16:28la secrétaire générale
16:29à la Maison Blanche,
16:30des généraux du Pentagone,
16:31des sénateurs républicains
16:32puis surtout de sa base Maga.
16:33Cette base qui jusqu'à présent
16:35l'aurait suivie jusqu'en enfer
16:37et qui, déçue par un président
16:39qui s'est fait élire
16:40sur la promesse
16:40de ne pas entraîner le pays
16:41dans une guerre
16:42style Irak-Afghanistan
16:44et tentera progressivement
16:45de se détourner de lui.
16:46Donc c'était un président isolé,
16:48fragilisé plutôt,
16:49sur la scène nationale
16:50qui doit faire face
16:51à des élections
16:52qui s'annoncent perdues,
16:53à des échéances
16:54comme le 250e anniversaire
16:55des Etats-Unis
16:56qui est une date très importante.
16:57Il en a parlé aujourd'hui d'ailleurs.
16:59Voilà, rappelons-nous
17:00que Trump est en train
17:01de bâtir un arc de triomphe
17:02le plus grand,
17:02le plus beau au monde
17:04et comme l'a révélé
17:05The Atlantic,
17:05maintenant il ne se compare plus
17:06à George Washington et Lincoln,
17:07ça c'est du petit menu frottin,
17:09il se compare
17:10à Alexandre Legrand
17:11et Jules César.
17:12Donc bref,
17:12pour lui c'est une date
17:13très importante.
17:13Donc bref,
17:14il faut qu'il se sorte
17:15du guépier iranien
17:16à tout prix.
17:17Il cherche une sortie de secours
17:18depuis plusieurs semaines.
17:19Il a tendu la main
17:20à nombreuses reprises
17:21aux Iraniens.
17:22Il est prêt à avaler
17:23de nombreuses couleuvres,
17:24à passer de nombreux compromis.
17:25Mais bon,
17:26il faut quand même
17:26que les Iraniens
17:27lui donnent quelque chose.
17:28Donc hier,
17:29il a été,
17:29ça a été une provocation
17:30de la part de l'Iran,
17:31très clairement.
17:32Les Etats-Unis
17:33n'ont pas bronché.
17:34Aujourd'hui,
17:34ils nous ont dit
17:36oui,
17:36c'était des petites attaques
17:37pas bien méchantes.
17:39Il nous parlait
17:40il y a quelques jours
17:40d'un blocus amical.
17:42C'était son expression.
17:43Bientôt il dira
17:44que les bombardements
17:44ont été faits
17:45avec tendresse.
17:46Mais bon,
17:46aujourd'hui on en est là.
17:47Et donc le président
17:49attend,
17:50ils essayent
17:50de calmer le jeu.
17:51Le secrétaire à la guerre
17:52a été très clair.
17:53On n'envenine pas.
17:55On espère
17:56que les Iraniens
17:56viendront à la table
17:57des négociations.
17:58Le secrétaire d'État américain
17:59à la guerre,
17:59Pete Exet,
18:00Patricia Lémonière
18:01qui a dit aujourd'hui
18:02en clair,
18:03les Etats-Unis
18:03ne veulent pas la guerre
18:04mais ils seront prêts
18:05à repartir au combat
18:07si les choses sont venues.
18:08Mais ça résume
18:09à peu près
18:09la situation américaine
18:10aujourd'hui ?
18:10Oui,
18:11on est dans la logique
18:12totalement trumpienne.
18:13C'est-à-dire
18:14à la fois
18:15on veut être gentil
18:16et à la fois
18:16on tape
18:17pour faire plier
18:18l'adversaire.
18:19Ce qui est intéressant
18:20aujourd'hui effectivement
18:21c'est qu'on voit
18:22que Trump
18:22et son entourage
18:23ont envie
18:24quand même
18:25ils n'ont pas envie
18:26de reprendre les frappes
18:28mais ils peuvent
18:28si jamais
18:29ils sont convaincus.
18:31Ce qu'ils veulent
18:31c'est que
18:32ils sont toujours
18:33dans la même idée
18:34ils veulent
18:35une capitulation
18:36de l'Iran.
18:37Trump ne sort pas
18:38de cette idée
18:39pour l'instant
18:39de capitulation.
18:40Or à Téhéran
18:41il n'a pas
18:42d'interlocuteur
18:43prêt à capituler.
18:44Donc on est vraiment
18:45on est dans
18:46un espèce de statu quo
18:47qui ne bouge pas
18:49parce qu'on a
18:49une volonté d'un homme
18:50pourquoi veut-il
18:51de la capitulation
18:51et c'est tout simplement
18:53parce qu'il se moque
18:54complètement des pays
18:55du Golfe
18:55qui peuvent être bombardés.
18:57Ça c'est vraiment
18:57pas son problème.
18:58Pour lui c'est du menu
18:59frottin si vous me permettez
19:00cette expression.
19:01En revanche
19:01l'Iran
19:02c'est autre chose
19:03c'est l'humiliation
19:05suprême
19:06essentielle
19:07de l'arrivée
19:08de la prise
19:10d'otage
19:10à Téhéran
19:11en 1978
19:1479
19:16l'insulte
19:17d'avoir
19:17effectivement
19:18ces hélicoptères
19:19américains
19:20ensablés
19:21dans le désert
19:22et des morts
19:22donc il veut
19:23laver cet affront
19:24et son autre sujet
19:26de préoccupation
19:27c'est la Chine
19:28et donc
19:29ce qui l'intéresse
19:29effectivement
19:30c'est d'arriver
19:31où ils se rendent
19:31en 10 jours
19:32ce qui l'intéresse
19:34c'est d'arriver
19:35à une espèce
19:36d'accord
19:37où il y aurait
19:37quand même
19:38une reddition
19:38de l'Iran
19:39mais l'Iran
19:39là n'est pas prêt
19:40donc là on est
19:41devant un blocage
19:42complet
19:42de deux volontés
19:44finalement
19:44parce que c'est
19:45deux volontés
19:45qui pour l'instant
19:46n'arrivent pas
19:47du tout
19:47à s'entendre
19:48et à dialoguer
19:49donc on est
19:49à la menace
19:50de n'importe quoi
19:52Moi j'ai l'impression
19:52quand même
19:53qu'effectivement
19:53aujourd'hui
19:54c'est l'Iran
19:54qui a la main
19:55parce que
19:56les américains
19:56ne veulent pas
19:57reprendre le combat
19:57on l'a vu
19:58vous l'avez très bien
19:58dit hier
19:59ils ont quand même
19:59provoqué
20:00ils ont quand même
20:00tiré sur les émirats
20:01arabes unis
20:01etc
20:01et les américains
20:02n'ont pas répondu
20:03mais ils ont été
20:04très contrôlés
20:04dans leur riposte
20:05les iraniens
20:06très contrôlés
20:06parce que justement
20:07ils n'ont pas envie
20:08que ça reparte
20:08et ensuite
20:11les américains
20:11moi je pense que
20:12les iraniens
20:12sont prêts
20:13à que ça reparte
20:14et pareil
20:15il y a effectivement
20:15l'échéance chinoise
20:17qui bloque un peu
20:18Donald Trump
20:19il ne peut pas arriver
20:20rencontrer Xi Jinping
20:21avec la guerre
20:22qui a repris
20:23donc je pense
20:24qu'il a un peu bloqué
20:24et je pense
20:25qu'il a perdu la main
20:26en tout cas
20:26pendant cette phase-là
20:27on verra
20:28l'idée du blocus
20:29c'était quand même
20:30pour le coup
20:31sans doute une bonne idée
20:32il avait repris la main
20:33à ce moment-là
20:33une idée
20:34mais il aurait peut-être
20:34fallu commencer par ça
20:35ah ça c'est autre chose
20:36mais en revanche
20:38ça aurait été bizarre
20:39de faire une guerre
20:39pour bloquer un détroit
20:40qui était ouvert
20:41mais bon
20:41je suis d'accord
20:42mais si on avait voulu
20:44poser quelque chose
20:45des mesures
20:45qui auraient été
20:46plus significatives
20:47que les sanctions
20:47qu'on connait
20:48depuis une dizaine d'années
20:49commencer par un blocus
20:51pour tenter
20:52de faire céder
20:52l'Iran sur le nucléaire
20:53aurait été sans doute
20:55beaucoup plus intelligent
20:56que nous embarquer
20:56nous autres américains
20:57dans une guerre
20:58qui coûte des vies
20:59et qui nous coûte
20:59des milliards
21:00on voit Romuald Sura
21:01que l'Iran
21:02ne se laisse pas faire
21:03aujourd'hui
21:05Téhéran qui dit
21:06ne même pas avoir commencé
21:07son bras de fer
21:08avec les Etats-Unis
21:09comment est-ce qu'il faut le comprendre ?
21:10c'est de la gesticulation
21:12l'Iran est quand même
21:13très fatigué
21:14effectivement
21:15ils ont plus de temps
21:16que Donald Trump
21:17mais on parle quand même
21:17d'un régime
21:18qui a été plus que fragilisé
21:20d'un pays
21:21qui a vu
21:22certaines de ses infrastructures
21:23en ruines
21:23et ne l'oublions pas
21:24quand même d'un pays
21:25la population c'est une bombe
21:27pour l'instant
21:27les gens ne sortent pas
21:28dans la rue
21:28parce qu'il y a eu
21:29des dizaines de milliers de morts
21:30mais demain
21:31le régime n'est pas
21:33à l'abri
21:33d'une nouvelle insurrection
21:35donc c'est
21:35l'Iran
21:36oui à l'écart
21:37je suis entièrement d'accord
21:38avec vous
21:38pour l'instant
21:39parce qu'ils savent
21:39que Trump doit se sortir
21:40de ce guépier
21:41et qu'il n'a pas
21:41beaucoup de temps devant lui
21:42mais on parle quand même
21:44d'un pays
21:45qui ne pourra pas
21:46non plus tenir
21:47aditam etternam
21:47dans cette situation
21:48qu'en est-il
21:49une éventuelle reprise
21:50des négociations aujourd'hui ?
21:51écoutez
21:52il y a des négociations
21:53qui se passent
21:54dont on ne nous parle pas
21:55voilà
21:56une fois encore
21:57Trump doit se sortir
21:58de ce guépier
21:59la rencontre avec Xi
22:01est d'une importance capitale
22:02le 250ème
22:03les élections
22:04et puis cette base
22:05maga
22:05qui sont également
22:06touchées au portefeuille
22:07la vie aux Etats-Unis
22:09est extrêmement chère
22:10j'entendais quelqu'un
22:11sur un plateau
22:11qui me disait
22:12oui mais le prix du galon
22:12est quand même
22:13plus cher en France
22:14oui mais il ne réalise pas
22:15je paye 2000 dollars
22:16d'assurance santé par mois
22:17grâce aux dernières mesures
22:18de Donald Trump
22:19on ne parle pas
22:20d'une sociale démocratie
22:21à la française
22:22on parle de l'ultra-capitalisme
22:23débridé
22:24et d'un peuple
22:25qui n'arrive pas
22:26à s'en sortir
22:26les classes moyennes
22:27ne s'en sortent pas
22:28donc imaginez
22:28la petite classe moyenne
22:29et les classes paupérisées
22:30donc bref
22:31cette population
22:32maga
22:33s'éloigne de Donald Trump
22:34il doit s'en sortir
22:35mais comme l'a dit Patricia
22:36s'il n'obtient pas
22:38les quelques miettes
22:39entre guillemets
22:40qu'il attend
22:41qu'il mendie
22:42de la part d'Iran
22:42pour avoir au moins
22:43un deal
22:43même bidon
22:44à montrer aux américains
22:45là effectivement
22:46il pourra devenir méchant
22:47voire très très méchant
22:48qu'est-ce qu'il aura à montrer
22:49Patricia aux Chinois
22:51justement dans 10 jours
22:52est-ce qu'il peut arracher
22:53quelque chose d'ici là
22:54enfin arracher
22:54ou au moins revoir
22:55les Iraniens d'ici là
22:56alors ce qui est intéressant
22:57c'est que le ministre
22:58des Affaires étrangères
22:59iranien part à Pékin
23:01donc ça prouve bien
23:02à quel point
23:02la Chine joue un rôle
23:04très important
23:06dans l'équation
23:06qui nous intéresse
23:07alors qu'est-ce qu'elle veut
23:08la Chine
23:09à la fois ça lui plaît bien
23:10que les Etats-Unis
23:11soient un peu englués
23:13dans ce Proche-Orient
23:14mais en même temps
23:15effectivement
23:15elle perd deux marchés
23:16pas tant le marché iranien
23:18ce qu'elle perd
23:18c'est les marchés
23:19dans les pays du Golfe
23:20parce qu'elle avait
23:21énormément investi
23:22par exemple
23:22en Arabie Saoudite
23:23elle perd aussi du pétrole
23:24oui bien sûr
23:25ce que je dis
23:25c'est qu'elle investit
23:27elle importe du pétrole
23:29pas qu'iranien
23:29mais bon
23:30elle importe 90%
23:32du pétrole iranien
23:32mais elle importe du pétrole
23:33des autres pays du Golfe
23:35donc elle n'a pas intérêt
23:37complètement
23:37on voit bien
23:38il y a un peu
23:38un problème
23:39des problèmes économiques
23:40qui commencent à se poser
23:42mais c'est délicieux
23:43ce qui arrive là
23:45pour elle
23:45elle va
23:47Ksi va recevoir
23:49Donald Trump
23:50dans un état
23:51qui est quand même
23:52un peu particulier
23:53c'est presque lui
23:54qui lui demande
23:55d'agir
23:56pour
23:57de sortir
23:58de ce guépier là
24:00il demande au Pakistan
24:01d'agir avec la Chine
24:03pour essayer
24:03de faire plier l'Iran
24:04quand même
24:04on en est là
24:05aujourd'hui
24:05et l'Iran
24:06simplement
24:07n'est pas du tout décidé
24:08je reviens sur ce thème
24:09tant que Donald Trump
24:11n'aura pas abandonné
24:12cette idée de capitulation
24:13et bien l'Iran
24:14ne bougera pas
24:15l'Iran veut
24:16qu'on lui reconnaisse
24:17une seule chose
24:17aujourd'hui
24:18d'après leurs plans
24:19qu'ils ont transmis
24:20à l'administration américaine
24:22ils sont prêts
24:22à accepter des tas de choses
24:23mais il y a une chose
24:24sur laquelle ils ne bougeront pas
24:25c'est le droit
24:26à l'enrichissement
24:27et ça Trump
24:28c'est le plus dur
24:29pour lui
24:30à accepter
24:31puisque ça serait
24:31revenir presque
24:32au DCPO
24:33au traité
24:34qu'il a déchiré
24:34le fameux traité de 2015
24:36qu'il a déchiré en 2018
24:37il faudrait bien
24:38pour toi qu'il ait bougé
24:39d'un côté ou de l'autre
24:39à un moment
24:40que ce soit du côté iranien
24:41ou du côté américain
24:42écoutez
24:42il y a deux possibilités
24:44soit Trump
24:46ne reçoit rien
24:47de la part des Iraniens
24:48et il frappe
24:49donc dans ce cas-là
24:50il peut y avoir
24:50deux sortes de frappes
24:52frappe très très fort
24:53d'un Trump très très méchant
24:54mais pour quel résultat
24:56ça ne fera pas vraiment avancer
24:58de chemin de l'Iran
24:59si je puis dire
25:00deuxième possibilité
25:01qui me semblerait
25:02plus probable
25:02des frappes
25:03plus ou moins symboliques
25:04pendant quelques jours
25:05voire une semaine
25:06qui lui permettrait
25:07ensuite
25:07de dire à ses affichés
25:09ados
25:09victoire
25:10on a atteint
25:11tous nos objectifs
25:12et on rentre à la maison
25:14et sur le chemin du retour
25:15on s'arrête
25:16par Cuba
25:17sinon
25:18troisième possibilité
25:19un deal
25:20comme Trump doit s'en sortir
25:22je pense que
25:22malgré tout ce qu'il peut dire
25:23il peut s'asseoir
25:24sur le nucléaire
25:24en partant du principe
25:26j'ai obtenu
25:27tout ce que je voulais
25:28le détroit d'Ormus
25:29est réouvert
25:29on va négocier
25:30tranquillement
25:31le nucléaire après
25:32mais victoire totale
25:33pour nous
25:33un dernier petit mot
25:34n'oublions pas
25:35pour ceux qui disent
25:35ah mais les américains
25:36n'accepteront pas
25:37qu'il y a 15 jours
25:38Trump est entré en campagne
25:39pour les mi-termes
25:41lors du grand meeting
25:42de Turning Point
25:43l'organisation créée
25:44par Charlie Kirk
25:45l'activiste d'extrême droite
25:46qui a été assassiné
25:46l'année dernière
25:47et il a clamé
25:48à ce moment-là
25:48victoire
25:49le détroit d'Ormus
25:50qui était réouvert
25:50est ouvert
25:51nous avons atteint
25:52tous nos objectifs
25:53et des milliers de magas
25:54ont crié
25:55USA, USA victoire
25:56donc il leur fera avaler
25:57ce qu'il veut
25:58si ce scénario
25:59se dessinait
26:00Patricia Alemonière
26:01ça veut dire
26:01que cette guerre
26:02aura été
26:02une guerre pour rien
26:03en quelque sorte
26:04pour l'instant
26:05c'est une guerre
26:05qui a conduit
26:06à détériorer totalement
26:08c'est une guerre mondiale
26:09économique
26:10c'est-à-dire
26:10la guerre
26:11qui avait enclenché
26:12Donald Trump
26:12vis-à-vis du nucléaire iranien
26:14est devenue
26:15une guerre mondiale
26:15sur un plan économique
26:17donc tout ça
26:17pour ça en fait
26:18j'ai envie de dire
26:19parce que si c'est
26:20pour revenir
26:20finalement à un accord
26:22style JZPOA
26:23le fameux accord
26:23dont on a parlé
26:24il y a un instant
26:25c'est vraiment
26:26tout ça pour ça
26:27et là je crois
26:28que Donald Trump
26:29lui
26:30ce qu'il veut
26:31il veut finir
26:32cette histoire
26:33avant
26:34les 250 ans
26:35l'anniversaire
26:36ça pour son arc de triomphe
26:38il veut que
26:39célébrer
26:40la grandeur de l'Amérique
26:41c'est-à-dire
26:42sa propre grandeur
26:43effectivement
26:43empereur des Romains
26:45ou empereur
26:45de l'Empire grec
26:47des siècles passés
26:49et bien c'est ça
26:50qu'il veut
26:50c'est tout
26:51et donc il fera tout
26:52pour arriver à quelque chose
26:54avant cette date fatidique
26:55Christophe Jacob
26:55pour poursuivre
26:57ce que dit Patricia
26:58avec des conséquences économiques
26:59mondiales très graves
27:00d'abord parce que
27:01pendant longtemps
27:02les marchés de l'énergie
27:03vont être désorganisés
27:04ensuite ça laissera des traces
27:05toute cette région
27:06du Moyen-Orient
27:07qui était extrêmement liée
27:08aux Etats-Unis
27:08ça partenaient que
27:09vous l'avez dit tout à l'heure
27:10que les Etats-Unis
27:11finalement s'en fichent un peu
27:12de ce qui leur arrive
27:13et pourtant
27:14ils avaient promis
27:14je vous rappelle
27:15des centaines de milliards
27:16de dollars d'investissement
27:17aux Américains
27:18notamment dans les data centers
27:19dans les fonds d'investissement
27:21et donc je pense
27:22qu'ils vont y réfléchir
27:23maintenant deux ou trois fois
27:24avant d'investir
27:25aux Etats-Unis
27:26ou en tout cas
27:26de faire confiance aux Américains
27:27donc ça va vraiment
27:28déstabiliser profondément
27:30et au fond
27:30à la fin
27:31c'est la Chine qui gagne
27:32comme souvent
27:32parce que
27:32vous l'avez très bien dit
27:34c'est délicieux pour elle
27:35ce qui est en train de se passer
27:36ça lui permet aussi
27:38aux yeux de beaucoup
27:39d'autres pays dans le monde
27:40d'apparaître
27:40comme un pôle de stabilité
27:43et objectivement
27:43c'est une défaite
27:44pour l'Amérique
27:45la Chine
27:46on se rend donc
27:46Donald Trump
27:47dans dix jours
27:48maintenant
27:49merci Romuald
27:49d'être venu ce soir
27:51dans les informés
27:51directeur de l'Observatoire
27:53politique et géostratégique
27:55des Etats-Unis
27:55au sein de l'Iris
27:56je rappelle le titre
27:57de votre bande dessinée
27:58qui vient de sortir
27:59Américain 250
28:00une histoire graphique
28:01des Etats-Unis
28:02la suite des informés
28:04la seconde partie
28:05dans un instant
28:05il est 20h32
28:1220h32 sur France Info
28:13Emmanuel Langlois
28:14Donald Trump
28:15s'efforce ce soir
28:16de minimiser
28:16l'ampleur de la guerre
28:17contre l'Iran
28:18lors d'une prise de parole
28:19à la Maison Blanche
28:21tout à l'heure
28:21le président américain
28:22a qualifié
28:23le conflit en cours
28:24de petit accrochage
28:25il a aussi décrit
28:27cette guerre
28:27au Moyen-Orient
28:28comme une petite excursion
28:30avant d'affirmer
28:31que les dirigeants iraniens
28:32étaient des malades
28:33fin de citation
28:35les gardiens
28:35de la révolution iranienne
28:37eux promettent
28:37une riposte ferme
28:39aux navires
28:39n'observant pas
28:40leur directive
28:40en particulier
28:41l'interdiction
28:43d'emprunter
28:43le détroit
28:44d'Hormuz
28:45pour la deuxième
28:46journée consécutive
28:48les Émirats Arabes Unis
28:49affirment eux
28:49que leur défense
28:50antiaérienne
28:51a intercepté
28:52ce mardi
28:53de nouveaux missiles
28:53et des drones
28:54tirés depuis l'Iran
28:55malgré le cessez-le-feu
28:57en vigueur
28:57dans ce conflit
28:58au Moyen-Orient
28:59un bombardement russe
29:01lui a fait au moins
29:02trois morts
29:03et cinq blessés
29:04ce mardi
29:04à Kramatorsk
29:05dernière ville
29:06d'importance
29:06sous le contrôle
29:08de Kiev
29:08dans la région ukrainienne
29:09de Donetsk
29:10visée depuis des mois
29:11par des attaques russes
29:12de plus en plus intenses
29:13un autre raid
29:14a fait au moins
29:15douze morts
29:16dans la ville
29:16de Zaporizhia
29:17et une troisième attaque
29:19quatre morts
29:19à Dnipro
29:20selon le président ukrainien
29:21Volodymyr Zelensky
29:23en Allemagne
29:25l'homme âgé de 33 ans
29:26et qui a fauché
29:27des passants
29:27hier à Leipzig
29:28dans l'est du pays
29:30faisant deux morts
29:31a été hospitalisé
29:32en psychiatrie
29:32ce soir
29:33les autorités allemandes
29:34excluent
29:35tout mobile politique
29:36à son acte
29:37autour en France
29:38où trois semaines
29:39après des débats
29:40mouvementés
29:40les députés
29:41adoptent en première lecture
29:42un texte visant
29:43à allonger
29:44la rétention
29:45administrative
29:45d'étrangers
29:46en situation irrégulière
29:48et jugée dangereuse
29:48une mesure défendue
29:50de longue date
29:51par la droite
29:52mais au parcours
29:53législatif tourmenté
29:54après une censure
29:55l'été dernier
29:56du conseil constitutionnel
29:57un texte qui comporte
29:59également plusieurs mesures
30:00visant à mieux prévenir
30:01les risques d'attentats
30:02en France
30:03le député PS
30:04du Calvados
30:05Arthur Delaporte
30:06lui annonce
30:07qu'il saisit le procureur
30:09après les révélations
30:10de nos confrères
30:11d'ici Normandie
30:12et de France Inter
30:13concernant un banquet
30:14organisé par le canon français
30:15à Caen le mois dernier
30:17lors de ce repas géant
30:18auquel ont pris part
30:19plus de 4000 convives
30:21des propos racistes
30:22et des gestes
30:23s'apparentant
30:23à des saluts nazis
30:24avaient été signalés
30:28France Info
30:2920h
30:3021h
30:31France Info
30:32les informés
30:34Victor Matet
30:35avec ce soir
30:36dans le studio
30:37de France Info
30:38Patricia Lémonière
30:39grand reporter
30:40et spécialiste
30:40des questions
30:42internationales
30:42Christophe Jacubizine
30:43directeur de la rédaction
30:45des Echos
30:47Cédric Klein
30:47rédacteur en chef
30:48de l'Humanité Magazine
30:49et Bruno Cotteres
30:50politologue
30:50et chercheur CNRS
30:52au Cébipof
30:53le centre de recherche
30:54de la vie politique
30:55de Sciences Po
30:56intéressons-nous
30:57intéressons-nous maintenant
30:57dans ces informés
30:58à la situation
30:59du journaliste français
31:00Christophe Glaze
31:01condamné à 7 ans
31:03de prison
31:03et détenu
31:04depuis près d'un an
31:05en Algérie
31:06collaborateur du groupe
31:07Sopresse
31:08il s'était rendu
31:08en Algérie
31:09en mai 2024
31:10dans le cadre
31:11d'un reportage
31:11sur la jeunesse sportive
31:13de Kabylie
31:13le grand club de foot
31:14de Tizi
31:15Ouzou
31:16arrêté
31:16il a été condamné
31:17pour apologie
31:18du terrorisme
31:19on l'a appris
31:19aujourd'hui
31:20il a choisi
31:20de renoncer
31:22à son pourvoi
31:22en cassation
31:23privilégiant ainsi
31:24la voie d'une possible
31:25grâce présidentielle
31:27ses parents invités
31:28de France Info
31:28à la mi-journée
31:29misent beaucoup
31:29sur cette grâce présidentielle
31:31avant la coupe du monde
31:32de football
31:32qui démarque
31:33dans un peu plus d'un mois
31:34on a espéré
31:37plusieurs temps forts
31:38dans la relation
31:40franco-algérienne
31:42donc la visite
31:44du pape
31:45la fin du ramadan
31:46pour espérer
31:47un geste
31:48d'humanité
31:49la visite
31:50du président
31:51de la FIFA
31:51le 9 avril
31:52et on a vu
31:53que le temps
31:55comptait
31:56s'est passé
31:57et pour nous
31:58le temps
31:59est tellement important
32:00et donc on s'est dit
32:01qu'on va rendre public
32:02à 5 semaines
32:03du démarrage
32:04de la coupe du monde
32:05de football
32:06Sylvie Godard
32:06sur France Info
32:07la mère de Christophe Gleize
32:09la coupe du monde
32:10et l'intervention
32:11de la FIFA
32:11Patricia Lémoignard
32:12c'est un réel espoir
32:13pour Christophe Gleize
32:14je crois qu'ils ont
32:15cette famille
32:16et Christophe Gleize
32:16ça veut passer
32:17par tous les espoirs
32:18déçus
32:19parce qu'effectivement
32:20on a cru
32:22à ce rythme
32:22ramadan
32:23la visite du pape
32:24etc
32:24et même la visite
32:26du patron
32:26de la FIFA
32:27chaque fois
32:28c'est non
32:28et le fait
32:29de finalement
32:30de ne pas
32:31d'abandonner
32:32la cassation
32:33ça laisse la possibilité
32:34au président
32:35Théboun
32:35effectivement
32:36sur un plan
32:36purement juridique
32:37de faire un geste
32:38si vous voulez
32:38même l'appel
32:39moi je m'étais dit
32:40mais bon
32:41l'appel
32:41de la décision
32:42ça empêche
32:43pratiquement
32:44le président
32:45de faire
32:45donc bon
32:46il avait ses raisons
32:48ses conseils
32:48étaient là
32:49donc là
32:50maintenant
32:50la porte est ouverte
32:51et cette porte
32:52qui est ouverte
32:53maintenant par cette décision
32:54finalement vis-à-vis
32:55de ne pas faire
32:57de sortir du cadre juridique
33:00de sortir du cadre juridique
33:02effectivement
33:02se produit au moment
33:03où la France
33:04aussi
33:05et l'Algérie
33:06la situation
33:07aussi s'améliore
33:08puisqu'on voit
33:08les OQTF
33:09sont repris
33:10par les Algériens
33:10etc
33:10donc il y a un déjeb
33:12des relations
33:12bon maintenant
33:13en France
33:14on aime beaucoup
33:15utiliser
33:15les liens
33:17avec l'Algérie
33:18pour en faire
33:19des problèmes politiques
33:19qui pourraient là
33:20encore circuiter
33:21cette libération
33:22Cédric Clerin
33:23pour qu'on explique
33:23un peu mieux
33:24à nos auditeurs
33:25et à nos téléspectateurs
33:26ce qu'explique aussi
33:27le père de Christophe Gless
33:28dans cette interview
33:29sur France Info
33:30c'est qu'avec
33:30la couille du monde
33:31de football
33:31effectivement
33:32il dit
33:33on a du mal
33:33à imaginer
33:34qu'un journaliste
33:35sportif
33:35soit emprisonné
33:36au moment
33:36où tous les yeux
33:37du monde
33:38seront braqués
33:38sur un tel événement
33:40oui
33:40là maintenant
33:41on est dans une stratégie
33:42de communication
33:43et de pression
33:44sur l'Algérie
33:44on a connu
33:45toute la phase
33:46vraiment intense
33:47d'instrumentalisation
33:49politique
33:50des relations
33:50franco-allemandes
33:51franco-algériennes
33:52pardon
33:53on parlera de la médiation
33:54des habitudes décennables
33:56franco-algériennes
33:58notamment
33:58entre Emmanuel Macron
33:59et Bruno Rotaillot
34:01pendant des mois
34:02là la fenêtre
34:04d'opportunité
34:04il faut rappeler
34:04quand même
34:05que l'abandon
34:06de la cassation
34:07date de mi-mars
34:08donc comme c'est expliqué
34:10par la mère
34:11de Christophe Gless
34:12pendant un moment
34:13ils ont attendu
34:13sans rien dire
34:14un geste du président
34:15là maintenant
34:16on est vraiment
34:16dans une fenêtre
34:17mais de pression
34:19politique et médiatique
34:20pendant 5 semaines
34:22pour faire
34:22pour que
34:24maintenant tout est
34:25entre les mains
34:25du président
34:25pour faire pression
34:27parce qu'effectivement
34:27il faut rappeler
34:28c'est un journaliste
34:29qui a été
34:31pour ses activités
34:32de journaliste
34:32vous citiez la date
34:33de 2024
34:34mais c'est en réalité
34:35pour déjà
34:36un reportage
34:37qui avait fait 10 ans avant
34:39et un reportage
34:40et rien d'autre
34:41qu'il a été condamné
34:43donc effectivement
34:43au moment
34:44où la coupe du monde
34:47va avoir lieu
34:48c'est une caisse
34:49de résonance
34:50médiatique importante
34:51pour la famille
34:52et qui pourrait nuire
34:53à l'image de l'Algérie
34:54qui va jouer
34:54en plus
34:55contre les champions
34:56du monde
34:56sortant
34:57ils sont dans le groupe
34:58de l'Argentine
34:59donc il va y avoir
35:00des projecteurs
35:01autour de l'Algérie
35:01et la famille
35:02espère profiter
35:03de cet événement là
35:04on sait que
35:06Infantino
35:06est aussi quelqu'un
35:07le président de la FIFA
35:08d'assez puissant
35:10en réseau
35:11un ami de Donald Trump
35:12qui lui aussi
35:13évidemment
35:13a quelques moyens
35:14de discussion diplomatique
35:16donc il compte là-dessus
35:17pour que cet événement sportif
35:19permette un règlement diplomatique
35:20en rappelant Bruno Cotteres
35:21qu'il y a déjà eu
35:22deux demandes
35:23de grâce présidentielle
35:24de la part de Christophe Gleiz
35:25et de ses proches
35:26et que pour l'instant
35:26elles sont restées sans réponse
35:27oui oui oui
35:28ça rappelle un peu
35:28le scénario
35:29Bouhlam Sansal
35:30qui lui aussi
35:31je crois
35:31n'avait pas décidé
35:32de ne pas aller
35:32jusqu'en cassation
35:33pour essayer
35:34d'obtenir une grâce
35:36présidentielle
35:37alors c'est vrai
35:37qu'il y a une vraie
35:38diplomatie du football
35:39c'était à ce moment-là
35:40la médiation
35:41du président allemand
35:42qui avait permis
35:42la libération
35:43de Bouhlam Sansal
35:44tout à fait
35:44et on voit
35:45qu'il y a des signaux
35:46effectivement
35:48un peu de dégel
35:49des relations
35:50entre Paris et Alger
35:52le président Macron
35:53récemment
35:54a revenu
35:55un petit peu
35:56sur le sujet
35:57indirectement
35:58à travers
35:58le cas
35:59de simplifier
36:01les démarches
36:02administratives
36:03pour que
36:03des médecins
36:05de nationalité
36:07algériennes
36:07ou avec des titres
36:08universitaires algériens
36:10puissent avoir
36:10leurs titres
36:11reconnus
36:11plus facilement
36:13en France
36:14et Emmanuel Macron
36:15en avait profité
36:15pour parler
36:17je reprends les termes
36:17du président de la République
36:18des maboules
36:20qui mettaient de l'huile
36:21sur le feu
36:22des relations franco-algériennes
36:23il encourageait
36:24à ne pas avoir
36:24l'esprit
36:25je crois
36:25de réduction
36:26disait-il
36:27et il encourageait
36:28il appelait
36:29un dialogue
36:29exigeant
36:30avec l'Algérie
36:31mais respectueux
36:32et donc cette question
36:33du respect
36:34elle est centrale
36:36puisque vu
36:36du point de vue
36:37algérien
36:38du point de vue d'Alger
36:39cette question
36:40de l'humiliation
36:41à travers
36:43à la fois
36:44bien évidemment
36:44le lourd
36:45passé
36:46passif
36:46des relations
36:47franco-algériennes
36:48mais aussi
36:48la question
36:49du Sahara occidental
36:50on voit que cette question
36:51est très très très importante
36:53donc on voit que le président
36:54Macron essaye
36:55effectivement
36:55d'abonder dans ce sens
36:57du respect
36:59du dialogue
36:59franco-algérien
37:00mais il avait essayé aussi
37:01au moment de
37:02l'emprisonnement
37:03de Boualem Sansal
37:04et ça n'avait pas été
37:05couronné de succès
37:06il y a eu également
37:06la récente visite
37:07de Laurent Nunez
37:08le nouveau ministre
37:09de l'Intérieur
37:09en tout cas celui
37:10qui a succédé
37:11à Bruno Retailleau
37:12qui s'est rendu
37:12en Algérie
37:13en début d'année
37:14Christophe Jacubizine
37:15ça peut jouer
37:15ça aussi
37:16c'est un signe
37:17que la France
37:18cherche un peu
37:18l'apaisement
37:19quand lorsque c'était
37:20Bruno Retailleau
37:21on pouvait en douter
37:21donc oui
37:22et c'est vrai
37:23que sur le plan juridique
37:25bon on espère
37:25que l'espoir
37:26ne sera pas déçu
37:27mais le fait
37:28de ne pas réclamer
37:29une cassation
37:29ça arrête
37:30la procédure judiciaire
37:31et donc ça rend définitif
37:33la condamnation
37:33ce que ne voulait pas
37:34d'ailleurs au départ
37:35Christophe Glaze
37:35mais c'est la possibilité
37:37d'une grâce présidentielle
37:38parce que tant que
37:39la procédure judiciaire
37:40était en route
37:42le président
37:42ne pouvait pas le gracier
37:43donc là on peut se dire
37:44que peut-être
37:45qu'ils ont pris
37:46cette décision
37:46lui, ses conseils
37:47et sa famille
37:48parce que peut-être
37:48il y a effectivement
37:49une fenêtre
37:50une opportunité
37:51pour obtenir une grâce
37:53le recours
37:53au président allemand
37:55je le disais
37:55qui était intervenu
37:56pour la libération
37:57de Boilem sans salle
37:58ce serait une option
37:58à nouveau
37:59Patricia Lémonière
38:00tout le monde a cru
38:01même au recours au pape
38:02et ça n'a pas marché
38:04en quelque sorte
38:05donc le problème
38:07hormis le cas
38:09purement
38:09de ce journaliste
38:11c'est
38:11le problème
38:12c'est que la relation
38:14franco-algérienne
38:15dans les deux pays
38:16est instrumentalisée
38:18sur un plan politique
38:19elle est instrumentalisée
38:20en France
38:21par l'ancien ministre
38:23de l'Intérieur
38:24Otaillot
38:24qui en fait finalement
38:25l'ennemi
38:26l'ennemi étranger
38:28au nid de la France
38:29il est instrumentalisé
38:30en Algérie
38:31pour ressouder
38:32aussi les Algériens
38:33parce qu'il leur faut
38:34aussi un ennemi
38:35pour se ressouder
38:36donc ces deux
38:37ces deux pays
38:38ont des intérêts
38:40politiques
38:40enfin en tout cas
38:41des éléments
38:42à l'intérieur
38:43de ces deux états
38:44ont des intérêts
38:45politiques
38:45pour faire en sorte
38:47que cette crise
38:47ne se résolve pas
38:49moi ma seule interrogation
38:50c'est vis-à-vis
38:51je retourne au foot
38:52vis-à-vis des grands sportifs
38:54des grands noms
38:55du football
38:56sur le plan international
38:58même français
38:59j'aimerais
39:00enfin je ne comprends pas
39:01finalement
39:03ce pas
39:03ce silence
39:04je suis un peu sévère
39:05mais c'est quasi silence
39:05il y a eu des soutiens
39:05de la part de Zinedine Zidane
39:07de Karim Benzema
39:08peut-être pas aussi fort
39:09que vous l'espériez
39:11mais il y a eu
39:11quelques prises de parole
39:12Zidane vous êtes sûr ?
39:13Très petit
39:14je crois qu'ils attendent
39:15justement
39:16qu'il devienne sélectionnaire
39:17alors Karim Benzema
39:18en tous les cas
39:18s'est exprimé
39:19enfin c'est faible
39:20vu ses origines algériennes
39:21je pense que Zidane
39:22ça va être compliqué
39:24oui Kabile en plus
39:25mais il faut rappeler aussi
39:26la jeunesse de l'histoire
39:27ça a été cité
39:28au départ
39:29il y a le Sahara occidental
39:30la position prise seule
39:33par le président Macron
39:34à l'été 2024
39:35alors qu'il n'y a pas
39:36de gouvernement en France
39:37qu'il n'y a donc
39:38personne officiellement
39:39qu'est d'Orsay etc
39:40une décision très importante
39:42dans la diplomatie française
39:43dans la relation
39:44au Maroc
39:45et à l'Algérie
39:46Macron prend cette décision là
39:48il y a de l'autre bout aussi
39:49si l'Algérie
39:51libère Christophe Gleiz
39:52entre guillemets
39:53ils ont un moyen
39:54en moins
39:56soit de punir
39:57la France
39:57pour sa position
39:58soit de faire pression
39:59sur la France
40:00pour que sa position évolue
40:01parce que c'est un
40:02c'est un sujet
40:03très important
40:04le Sahara occidental
40:05oui mais ils n'avaient pas
40:06réagi comme ça
40:07vis-à-vis de l'Espagne
40:07ils ont réagi comme ça
40:09vis-à-vis de la France
40:10parce qu'il y a cette relation
40:11très particulière
40:12qui n'existe pas
40:13avec l'Espagne
40:13par exemple
40:14où ils ont fait la
40:16ils se sont éloignés de l'Espagne
40:18pendant deux ans
40:18jusqu'à re-signer
40:19des tas de contrats économiques
40:20pour la France
40:21Bruno Cotteres
40:22justement il faut aller vite
40:23aussi à cette présidentielle
40:24qui arrive l'année prochaine
40:27oui en tout cas
40:28si on souhaite
40:29que le débat
40:29ne soit pas pollué
40:31par d'éventuelles
40:32instrumentalisations
40:33effectivement il faut
40:34régler
40:34et puis surtout
40:35il faut le régler
40:35pour le journaliste lui-même
40:37pour Christophe Gleiz
40:397 ans de condamnation
40:40en prison
40:41il est déjà maintenant
40:42en prison
40:42depuis un bon moment
40:44privation de liberté
40:45donc c'est surtout
40:46pour lui
40:46sa famille
40:47mais c'est vrai
40:48qu'il faut aller
40:50assez vite
40:51on sait que c'est des dossiers
40:52qui sont à la fois
40:53très compliqués
40:54il y a cette dimension
40:56symbolique
40:56émotionnelle
40:57mémorielle
40:57c'est très lourd
40:58vraiment des deux côtés
41:02alors on peut essayer
41:03de miser un petit peu
41:03effectivement sur l'effet
41:04coupe du monde
41:05parce qu'il y a
41:06vraiment de vrais réseaux
41:07d'une diplomatie sportive
41:09de haut niveau
41:10et notamment du football
41:11la FIFA
41:12c'est une vraie puissance
41:14elle a de multiples influences
41:15donc voilà
41:16il y a des acteurs
41:17qui sont très très très importants
41:19donc il faut espérer
41:20pour Christophe Gleiz
41:21et sa famille
41:22que ça soit couronné
41:23de succès
41:24enfin
41:25Christophe
41:25non mais effectivement
41:26c'est comme
41:28petite note d'espoir
41:28ce soir
41:29parce qu'il y a une possibilité
41:32juridique
41:33que ce soit terminé
41:34enfin que ce soit terminé
41:35que c'est une issue heureuse
41:36voilà Christophe Gleiz
41:37qui renonce
41:38donc on le disait
41:38à se pourvoir
41:39en cassation
41:40et qui mise
41:41son cesse espoir
41:43sur une grâce présidentielle
41:44du président algérien
41:46un an de la présidentielle
41:48en France
41:48je l'évoquais
41:49quel candidat
41:49pour
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