- il y a 2 jours
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...et ses invités.
00:1420h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:19Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de la TNT.
00:25Et à la une, ce soir, la fin d'un marathon, le budget définitivement adopté par les députés.
00:30Et maintenant, quel texte au menu du Parlement, quel avenir pour Sébastien Lecornu et son gouvernement ?
00:35Matignon qui ferme la porte au MEDEF quant à la création d'un CDI Nouvelle Version,
00:40à destination des jeunes 20 ans après le retour du CPE.
00:43Quelle piste pour améliorer l'entrée sur le marché du travail ?
00:46On en débat dans les informés et puis des discussions à venir entre Washington et Téhéran.
00:50La menace d'une intervention militaire américaine est-elle définitivement écartée ?
00:54On en parle ce soir avec nos informés.
00:57Bonsoir Alexandra Schwarzbrod.
00:58Bonsoir.
00:59Directrice adjointe de la rédaction de Libération.
01:01Rachel Garabal-Carsel est aussi avec nous.
01:03Bonsoir Rachel.
01:04Bonsoir.
01:04Journaliste politique, autrice de la newsletter Blogs et Partis.
01:08Mickaël Darman, bonsoir.
01:09Bonsoir.
01:10Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:12Et bonsoir Patrice Moyon.
01:14Bonsoir.
01:15Éditorialiste à Ouest France.
01:16Cette fois c'est donc fait.
01:19Le budget 2026 est définitivement adopté après le rejet des dernières motions de censure.
01:25C'était il y a quelques minutes.
01:26Celle de la France Insoumise a été votée par 260 députés.
01:30A 29 voix après, le gouvernement reste donc en place.
01:34Et le budget passe.
01:35Rachel, c'est la fin d'un marathon de plus de 4 mois ?
01:37Oui, la fin d'un marathon qui se finit en queue de poisson un peu.
01:42Puisqu'on nous avait quand même promis le relancement en 49.3.
01:46On y est finalement venu.
01:48À un moment donné où effectivement la procédure faisait que ce n'était plus tellement possible d'avoir un truc un peu cohérent.
01:56Mais malgré tout, même si à un titre personnel et professionnel, je dirais, je suis soulagé que ça se termine enfin.
02:03Mais en fait, on ne peut pas se satisfaire de la manière dont ça s'est passé.
02:09Démocratiquement, c'est opaque, c'est complexe.
02:13Qui peut vraiment dire qu'est-ce qu'a obtenu le parti socialiste ?
02:17Surtout, qu'est-ce qu'il a laissé passer ?
02:19Est-ce qu'on peut vraiment dire que la politique économique menée depuis 9 ans, elle est ne serait-ce qu'infléchie ?
02:24Je ne suis pas sûr.
02:25En tout cas, démocratiquement, c'est difficile de pouvoir se faire un avis.
02:29Et c'est un vrai problème.
02:29Et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n'eut pas satisfait complètement lui-même,
02:33même s'il s'est réjoui que la France ait enfin un budget fruit d'un compromis, a-t-il dit, entre parlementaires.
02:40Écoutez-le tout à l'heure, c'était juste avant le vote d'émotion de censure.
02:45Je crois que cette séance marque la plus grande déconnexion que l'on puisse avoir dans les propos tenus,
02:51avec non seulement ce que ressentent nos concitoyens et nos concitoyens, ça a été dit,
02:56qui refusent le désordre, qui veulent que les institutions fonctionnent.
02:58Car la déconnexion ne s'arrête pas là.
03:01Elle est aussi complètement sidérante par rapport à ce qu'il y a dans le budget.
03:05L'avez-vous lu seulement, ce budget, tel que nous l'avons proposé à la représentation nationale,
03:11dans cet engagement de responsabilité ?
03:13Voilà, de l'agacement plutôt que du soulagement, Mickaël Darmon ?
03:16Oui, en plus, le Premier ministre, maintenant, a beau jeu de manifester l'agacement.
03:21Il y a quelques jours, il était quand même tout miel,
03:23parce qu'il fallait quand même ne pas braquer les partenaires potentiels qui tacitent,
03:30qui ne voteraient pas la censure, en l'occurrence les socialistes.
03:34Donc maintenant, évidemment, il reprend ses prérogatives.
03:38Bien entendu, il fait aussi son travail d'autosatisfaction, c'est parfaitement normal.
03:42Il n'en reste pas moins que ce budget maintient la France en dernière position en Europe,
03:47en ce qui concerne les déficits publics.
03:49Ce budget va montrer, de toute façon,
03:52que beaucoup de politiques publiques ne pourront pas être irriguées,
03:55parce qu'il n'y a pas quand même les moyens.
03:58Effectivement, les socialistes sont satisfaits,
04:01parce qu'ils ont obtenu des scalps emblématiques,
04:05en particulier la suspension, suppression, disparition, la réforme des retraites.
04:10Les calages.
04:11Oui, les calages, vraiment, au calandre plus que grec.
04:15Donc, de ce point de vue-là, c'est la fin d'un grand exercice de cabotage politique et budgétaire,
04:23qui aura permis, surtout, à Sébastien Lecornu de montrer qu'il peut durer.
04:28Et le grand soulagement consensuel, c'est qu'il n'y a pas de dissolution et tout le monde est content.
04:32Il faut savoir terminer une crise politique, avait dit il y a dix jours le Premier ministre.
04:35Ça y est, la crise politique est terminée, Alexandre Lach-Rance-Brod ?
04:38Enfin, celle-ci est terminée, mais maintenant, une autre va s'ouvrir.
04:42Voir plusieurs autres, parce que sinon, en effet, ce n'est pas drôle.
04:46Vous vous en doutez, il y en a plein qui vont s'ouvrir.
04:49On va entrer dans les municipales, là, ça va.
04:50Encore que les municipales, en général, c'est plutôt assez calme,
04:53parce que c'est un scrutin plus calme.
04:55Mais la présidentielle qui a démarré déjà depuis, même, on peut dire,
04:59presque l'élection, la réélection d'Emmanuel Macron,
05:03puisqu'on a bien vu que c'était une réélection par défaut contre Marine Le Pen.
05:08Donc, déjà, les couteaux sont sortis au lendemain de sa réélection.
05:13Mais c'est surtout qu'on vit, de toute façon, depuis la dissolution,
05:16une vie politique totalement chaotique, qui ne veut plus rien dire.
05:20La vie politique est totalement paralysée.
05:23Et ce qui est dramatique, c'est l'image que ça donne aux Français.
05:28Ce que disait à l'instant Sébastien Le Corneur.
05:30Voilà, absolument.
05:31Alors qu'il n'a jamais été aussi important de s'intéresser à la politique.
05:36Quand on voit le chaos dans lequel le monde est plongé,
05:39il est plus important que jamais d'aller voter.
05:43D'aller voter, d'essayer de comprendre ce qui se passe, même si, je dois bien dire que souvent, c'est incompréhensible.
05:48Et je mets au défi quiconque d'avoir compris cette séquence budgétaire dans sa totalité.
05:54C'est ça qui est terrible.
05:56Or, il faudrait donner l'envie, si ce n'est de s'engager, au moins d'aller mettre un bulletin dans l'urne.
06:03Car c'est absolument vital pour l'avenir, non seulement de notre société, mais aussi du monde entier.
06:10Donc, tout cela étant dit, moi, je suis devenue une défenseuse du 49-3 parce qu'il fallait en finir.
06:18Ça ne le répétait pas à Libération, mais je trouve qu'il fallait...
06:22On ne sort pas d'ici.
06:23Nous sommes entre nous.
06:25Il fallait vraiment finir, ce n'était plus possible.
06:28Et bon, en plus, là, on voit bien qu'on est dans une période de transition.
06:31De toute façon, tout ce qui va se faire, tout ce qui va être décidé dans les mois qui viennent,
06:36ça, c'est un budget d'attente et, en fait, tout le monde attend la présidentielle.
06:43Qu'est-ce que vous retenez, Patrice Poignan, de cette séquence budgétaire de ces mois de négociation de tractation ?
06:47Essayons, effectivement, de parler des bonnes nouvelles.
06:50On a un budget, c'est toujours ça.
06:50Voilà, un plus positivisme, après.
06:52Mais à quel prix ?
06:54C'est-à-dire que le Premier ministre a quand même lâché beaucoup de choses,
06:57il a fait beaucoup de concessions, et on ne règle rien sur la question des déficits.
07:01Il faut quand même savoir que le budget, c'était 100% du PIB en 2017.
07:08C'est aujourd'hui autour de 118%.
07:10Qu'il faudrait 100 milliards d'euros pour ne serait-ce que stabiliser la dette.
07:14Et la vraie question qu'il faut se poser, c'est, est-ce que ce budget prépare l'avenir ?
07:18Or, il y a un certain nombre d'enjeux.
07:20On pense aux retraites.
07:22C'est-à-dire qu'on sait très bien qu'en renonçant à cette réforme, on n'a rien réglé du tout.
07:28Et sachant que ça donne aussi l'impression que la France navigue à vue.
07:32Prenez le Fonds de réserve des retraites.
07:34Il avait été créé par Lionel Jospin.
07:36Il devait permettre d'avoir 150 milliards d'euros en 2020.
07:40Aujourd'hui, il a été vidé de sa substance,
07:43parce que les différents gouvernements qui se sont succédés
07:45ont puisé dans la caisse pour à chaque fois répondre aux différentes crises politiques.
07:51Donc, en fait, c'est reculer pour mieux sauter.
07:54On sait que, de toute façon, il va falloir s'attaquer à la question de quel modèle social
07:59et comment on le finance demain,
08:00comment est-ce qu'on stabilise la dette et comment on prépare l'avenir.
08:03Parce qu'il y a de vrais enjeux.
08:04Transition énergétique, transition climatique.
08:07Il va falloir financer ça.
08:08Rachel ?
08:09Moi, ce qui me frappe, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit,
08:11c'est qu'effectivement, on a un budget...
08:14Je ne dirais pas Michel Michoud,
08:16parce que malgré tout, ça reste quand même un budget macroniste.
08:18Mais enfin, effectivement, il n'y a pas de directions qui sont données.
08:21On ne sait pas trop dans quoi on investit, à part le militaire.
08:25Mais qu'en plus, à la rigueur, on pourrait éventuellement comprendre ça
08:28si c'était un vrai budget de compromis approuvé à la majorité de l'Assemblée.
08:32Mais en plus, ce n'est même pas le cas.
08:33Parce qu'il a beau nous dire, le Premier ministre, que c'est un budget de compromis,
08:37c'est un budget de compromis dans une minorité de l'Assemblée.
08:40On voit aussi l'essoufflement ce soir.
08:42Hémicycle très, très claircebé.
08:43Oui, il l'était déjà.
08:46Mais je pense que, comment dire, il n'a pas tout à fait tant,
08:48le Premier ministre, quand il dit que les Français veulent de la stabilité,
08:51ils veulent que ça se termine.
08:52Moi, je l'ai entendu à Noël dans ma région.
08:56Tout ça est très vrai.
08:58Mais ça participe quand même.
08:59Moi aussi, je veux un budget.
09:01Mais quel budget ? C'est toujours ça, la question.
09:04On est arrivé à un sommet,
09:06c'est déjà le cas depuis 2017,
09:08mais un sommet de dépolitisation
09:09de toute la politique.
09:11Y compris maintenant le budget.
09:12C'est un texte devenu technique.
09:14Je pense que c'est un gros problème.
09:15La confusion a été entretenue
09:17entre la stabilité et la paralysie.
09:20C'est-à-dire que, oui, bien sûr,
09:21les Français veulent la stabilité.
09:22Qui n'en veut pas ?
09:23Merci.
09:24Mais simplement,
09:25la réalité, c'est que ce n'est pas la stabilité.
09:29C'est la paralysie.
09:30C'est que vous avez encore maintenant,
09:32secteur par secteur,
09:32énormément de problèmes.
09:34Les agriculteurs n'ont pas l'impression
09:35d'être dans la stabilité.
09:37Le chômage qui repart à la hausse,
09:39on n'a pas l'impression d'être dans la stabilité.
09:40Ce que la proposition du patronat montre bien
09:43qu'on ne risque pas d'être dans les prochains jours,
09:45effectivement,
09:46Alexandre a raison,
09:46dans la stabilité.
09:48Et même les municipales,
09:49qui sont censées être un scrutin de velours,
09:53parce que ce scrutin est adossé
09:55à l'élection présidentielle,
09:57on n'a pas vu ça depuis 2001,
09:59eh bien, de ce point de vue-là,
10:00va jouer le lever de rideau.
10:04Et vraisemblablement,
10:05sera aussi le lieu et le réceptacle de tensions
10:08qui vont préfigurer
10:09ce qui est en train de se mettre en place
10:10pour la suite.
10:11Donc, cette séquence,
10:14bien sûr,
10:15le Premier ministre va prendre le temps de souffler,
10:17on va avoir quelques exercices
10:18de, je dirais,
10:20légitime satisfaction,
10:22mais en réalité,
10:23les choses sont loin d'être réglées.
10:25Quelle trace il va laisser,
10:26cet épisode budgétaire,
10:27Alexandra Schwarzbrot ?
10:28On a beaucoup parlé des gagnants,
10:30des perdants,
10:30le Parti Socialiste,
10:31les Républicains.
10:32Je crois qu'il va laisser
10:33des traces profondes,
10:35parce qu'on a vu ce que pouvait donner
10:40un pays comme la France
10:42qui, a priori,
10:44quand même,
10:45est plutôt moteur en Europe
10:46et qui, quand tout à coup,
10:47le moteur cale.
10:49Et quand tout à coup,
10:50ce budget,
10:51il est à l'image
10:53de la vie politique française
10:55qui est totalement fracturée
10:57et qui, en effet,
10:58vous l'avez très bien dit,
10:59n'a pas de ligne directrice,
11:01n'a pas de cap.
11:02Mais ça, on l'a senti déjà.
11:03Je reviens à ça,
11:04parce que je pense
11:05que c'est le péché originel,
11:06la réélection d'Emmanuel Macron,
11:08où il n'avait pas vraiment de projet,
11:09il n'y avait pas vraiment de cap.
11:11Qu'est-ce qu'on va faire ?
11:12En effet,
11:12la transition écologique,
11:14ça devrait être au cœur de notre...
11:15C'est une critique qui revient d'ailleurs
11:16depuis 2022,
11:16de dire qu'on est tellement occupé
11:18finalement en un budget
11:19qu'on est dans l'immédiat,
11:20dans le temps court
11:20et qu'il n'y a pas de vision de société.
11:21Il n'y a aucune vision.
11:22Il n'y a aucune vision.
11:23Et là, il y en aura d'autant moins
11:24dans les mois qui viennent
11:26qu'on va être en pleine campagne présidentielle
11:28et que là,
11:29la seule vision qu'il va y avoir,
11:31c'est d'être soit gagné des primaires,
11:34soit se retrouver en pôle position
11:36pour concourir à l'élection présidentielle.
11:38Donc, ce qui est terrible,
11:39c'est que c'est énormément de temps perdu,
11:42d'énergie perdue,
11:43d'argent aussi,
11:44de déficit accumulé,
11:46alors qu'on est à une période
11:49vraiment cruciale
11:50de bascule dans un monde,
11:52dans un monde dangereux,
11:53dans un monde où on est entouré
11:56de beaucoup d'ennemis,
11:57des alliés qui deviennent des ennemis
11:58et là-dedans, nous,
12:00on est totalement paralysé
12:02et sans véritable cap.
12:03C'est ça qui est le drame.
12:04Patrice Moyon,
12:05c'est quoi la vision pour Sébastien Lecornu
12:07qu'elle vit après le budget
12:09s'il y en a une pour le Premier ministre ?
12:10Je crois qu'aujourd'hui,
12:12pour Sébastien Lecornu,
12:13c'est tenir,
12:14c'est tenir politiquement
12:15et on sait que l'an prochain,
12:17avec le budget 2027,
12:19il ne se passera rien.
12:20Donc, d'une certaine façon,
12:21comme le dit Alexandra Schwarzburg,
12:24c'est presque un quinquennat pour rien.
12:26C'est-à-dire,
12:26faute d'avoir eu une vraie campagne
12:29avec un vrai programme,
12:32on laisse filer,
12:33on laisse un peu tout filer.
12:35Sauf peut-être sur le plan,
12:36effectivement, de la défense
12:37où là, on a de la vision.
12:38Mais bon, c'est un peu court quand même.
12:39On ne peut pas dire
12:40que ça faisait partie du projet de 2022.
12:42C'est quand même quelque chose
12:42qui s'est construit
12:43à partir de la guerre en Ukraine
12:44qui est arrivée au milieu de la campagne.
12:46Et des solutions, sûrement.
12:48C'est vrai qu'aujourd'hui,
12:49au fond,
12:50le prochain projet de Sébastien Lecornu,
12:51c'est de pouvoir résister maintenant
12:53à la concurrence de plus en plus importante
12:55que va manifester Emmanuel Macron
12:56parce qu'il va rentrer
12:57dans les derniers moments de son quinquennat
12:59et qu'il voudra marquer de son empreinte.
13:01Donc, il faut s'attendre
13:01à des décisions fortes,
13:03à des prises de position,
13:05au fait qu'il va aller
13:06sur le devant de la scène
13:07parce qu'il va maintenant gérer sa sortie
13:09et que, de ce point de vue-là,
13:12très certainement,
13:13le Premier ministre
13:14va avoir du mal
13:15à avoir les premiers rôles.
13:17En général, le Premier ministre,
13:19puisque c'est peut-être le cas,
13:21qui va accompagner,
13:22et c'est sûrement lui,
13:23vraisemblablement,
13:25va éteindre les lumières du quinquennat,
13:27il va être chargé
13:28de faire l'état des lieux
13:28tandis que le président,
13:31après dix ans,
13:32plus de présidence,
13:33va vouloir marquer sa sortie.
13:35Donc, il ne va pas avoir
13:35des jours faciles,
13:36Sébastien Lecornu.
13:37Cela dit,
13:38et là encore,
13:39nous sommes entre nous,
13:42Lecornu,
13:43Sébastien Lecornu,
13:44il a quand même marqué des points,
13:45objectivement,
13:46après les tragédies
13:49qu'ont été les épisodes
13:50de Barnier
13:51et encore plus de Bayrou.
13:52Je vais dire sketch,
13:53mais pour Bayrou.
13:54Oui, mais Lecornu,
13:58je crois qu'il a,
13:59tout à coup,
14:00c'est quelqu'un qui existe.
14:01Il est apparu
14:02comme quelqu'un
14:03d'assez responsable,
14:04qui était capable
14:04de discuter avec les uns
14:06et avec les autres.
14:07Ce n'est évidemment
14:07pas ma tasse de thé,
14:09mais c'est quelqu'un
14:11qui sortira plutôt,
14:13c'est un des rares,
14:14qui sortira un peu
14:15grandit de cet épisode.
14:17Il répète,
14:17Rachel Alonville,
14:18Premier ministre,
14:19qu'il n'est pas candidat
14:20pour l'Elysée en 2027,
14:22il faut le croire.
14:23Je ne suis pas dans sa tête,
14:24moi je ne suis pas psy,
14:25je suis journaliste politique.
14:27Ce que je peux vous dire,
14:27c'est qu'effectivement,
14:28il a été plus malin,
14:30plus subtil,
14:31plus humble aussi
14:32que ses prédécesseurs,
14:34plus roublard.
14:35Et je ne crois pas,
14:36je ne suis pas sûr
14:36que c'est un défaut.
14:37Non, non,
14:37c'est une qualité, oui.
14:40Donc, oui,
14:41après,
14:42le problème,
14:42c'est que dans notre vie politique,
14:43dès que quelqu'un
14:44fait un bon coup,
14:45et de fait,
14:46il sort vivant du budget,
14:48ce n'est pas un mauvais coup,
14:49parce qu'au d'origine,
14:50on n'aurait pas forcément
14:50misé dessus,
14:52on le voit tout de suite
14:52présidentiable.
14:53bon, peut-être calmons-nous,
14:55peut-être a-t-il des ambitions,
14:57je n'en sais rien.
14:57Je crois qu'il y a
14:58de la concurrence.
14:59Mais pour revenir
15:00sur ce que disait Mickaël
15:01sur le président de la République,
15:03effectivement,
15:03le président Emmanuel Macron,
15:04il va vouloir
15:05organiser son héritage.
15:07Pour l'instant,
15:08il est très concentré
15:09sur l'international.
15:10Mais voilà,
15:10je pense que ça sera quand même
15:11plutôt sur l'international.
15:13Certes,
15:14il va continuer à suivre
15:15la question des réseaux sociaux,
15:17de l'interdiction des réseaux sociaux,
15:19sans doute aussi
15:20la fin de vie,
15:22mais prendre le risque
15:23pour le président de la République
15:24de faire des grandes annonces
15:25intérieures,
15:27ça me paraît
15:28beaucoup trop risqué,
15:28à mon avis,
15:29il va se concentrer
15:30sur l'international.
15:31Surtout que c'est lui réussi.
15:32Surtout que c'est lui réussi.
15:33Il a pris des points
15:34depuis le fameux
15:36Froscher, Davos, etc.
15:38Avec ses lunettes, notamment.
15:39Et les fameuses lunettes.
15:41Patrice Moyon,
15:41quelle suite pour le gouvernement
15:43et puis peut-être aussi
15:44pour le Parlement ?
15:45Il y a des textes de loi,
15:46bien sûr,
15:47qui sont sur la table
15:49en haut de la pile.
15:50On pense à la loi agricole,
15:51on pense à ce fameux texte
15:52sur la fin de vie.
15:53Sur la fin de vie, oui.
15:54Et après,
15:55moi je pense que
15:55c'est vrai que Sébastien Lecornu
15:57est quand même assez malin
15:59parce qu'il est capable
16:00de vous regarder droit
16:00dans les yeux
16:01en vous disant
16:02vous vous souvenez,
16:04non, mon mandat est terminé,
16:05et puis je reviens,
16:07pas de 49-3
16:08et je fais un 49-3
16:10et progressivement
16:11il détend son territoire
16:13donc tout est possible quand même.
16:15C'est vrai qu'il a démissionné,
16:16il a été remissionné.
16:17Non, il n'a pas que démissionné,
16:18il a démissionné,
16:19il dit que sa mission
16:20était terminée
16:21et qu'il ne reviendrait pas.
16:22Il a donné une nouvelle.
16:23Il a accepté.
16:24Il est revenu effectivement.
16:25La question c'est de savoir
16:26comment l'action va se poursuivre
16:27et surtout avec
16:28quel gouvernement
16:29il a promis.
16:30Alors pas une sorte de,
16:31on appelait ça avant
16:32un mini-remaniement
16:34mais on va dire
16:34une sorte de recomposition légère
16:36du gouvernement.
16:37Ce sera après les municipales,
16:39Rachel Garaval-Carsel,
16:39Rachid Adati,
16:40on le sait déjà.
16:41Avant les municipales, pardon.
16:43Rachid Adati qui est candidat à Paris.
16:45Potentiel candidat,
16:47notamment...
16:47Gérald Darmanin
16:47qui sera reçu demain
16:48par Sébastien Lecornu.
16:50Sachant qu'en plus,
16:50Gérald Darmanin,
16:51il a refait un pas
16:52en direction de l'élection
16:53présidentielle ce week-end
16:55alors que Sébastien Lecornu
16:56avait demandé
16:57un gouvernement
16:57sans présidentiable.
17:00Donc,
17:00il va peut-être y avoir
17:01un remaniement...
17:02Un ajustement gouvernemental,
17:03voilà,
17:04c'est le terme qui est choisi.
17:05Si Gérald Darmanin
17:06quitte le gouvernement,
17:07on est quand même
17:07un petit peu au-delà
17:08de l'ajustement.
17:10En général,
17:11ce qui est annoncé
17:12comme un remaniement technique
17:13se termine comme
17:14un grand remaniement politique.
17:16La séquence,
17:17on la connaît tous.
17:18Ici,
17:18donc là aussi,
17:20l'annonce du réajustement,
17:22on va voir,
17:23parce qu'après,
17:24on sait qu'en plus
17:24avec Emmanuel Macron,
17:25ça ne prend pas 48 heures
17:26sauf exception,
17:27et ça peut être l'occasion
17:30tout d'un coup
17:30d'un grand remaniement
17:32pour redonner
17:33un nouveau souffle.
17:33Enfin,
17:34on aura tout le narratif
17:34qu'il faut,
17:35si c'est le cas.
17:36Mais,
17:37bien souvent,
17:38ça évolue considérablement
17:39le réajustement technique.
17:41Vous voyez ça,
17:42Alexandre Schwarzbold,
17:43un grand remaniement
17:45avant les municipales ?
17:46Ben,
17:47oui,
17:49enfin,
17:50un grand remaniement,
17:51non.
17:51Je vois a priori,
17:52non,
17:53parce que je ne suis pas sûre
17:54qu'avant les municipales
17:55ce soit très judicieux.
17:57mais il va y avoir,
17:58en effet,
17:59des changements.
18:00Et l'appétit venant
18:01en mangeant,
18:01peut-être que vous changez
18:04quelqu'un,
18:04ça bouge,
18:05ça fait bouger
18:06quelqu'un d'autre.
18:08Enfin,
18:08voilà,
18:08je pense que,
18:09de toute façon,
18:10on a bien vu avec Emmanuel Macron,
18:12maintenant,
18:12tout est possible.
18:13donc,
18:14il faut s'attendre à tout.
18:15On rappelle les dates
18:16des municipales,
18:17les 15 et 22 mars.
18:19On rappelle aussi
18:19que le budget
18:20a été définitivement adopté
18:22ce soir par les députés.
18:24Après le budget,
18:24une proposition
18:25pourrait bien mettre
18:26de l'huile sur le feu.
18:27Le MEDEF veut créer
18:28un nouveau contrat
18:29à durée indéterminée,
18:30un CDI pouvant être rompu
18:31plus facilement,
18:33nous dit le MEDEF,
18:34pour lutter contre
18:34le chômage des jeunes.
18:35Réaction ce matin
18:36de la secrétaire générale
18:37de la CGT,
18:38Sophie Binet.
18:40C'est une déclaration de guerre
18:41pour les jeunes
18:42et pour les salariés.
18:43C'est grave
18:44parce que ça veut dire
18:45que le patronat
18:46n'a pas d'autre horizon
18:47à proposer aux jeunes
18:47que la précarité à vie.
18:49C'est aussi une attaque
18:49contre tous les salariés
18:50parce qu'on sait
18:51que les modalités
18:52d'entrée dans la vie active,
18:53après, elles durent
18:54et elles déterminent
18:55le reste du parcours.
18:56Donc, si on enferme
18:57les jeunes dans la précarité,
18:58ça veut dire que derrière,
19:00on tire l'ensemble
19:01du monde du travail
19:01vers le bas
19:02et vers la précarité.
19:03Il y a Sophie Binet
19:04sur France 2 ce matin.
19:06Matignon, de son côté,
19:07dit que cette proposition
19:08n'est pas à l'ordre du jour.
19:10Mickaël Darman,
19:11quand la CGT
19:12et Matignon disent non,
19:13ça ne sent pas très bon
19:14pour cette proposition.
19:16Oui, oui,
19:16ça sent surtout
19:17le ballon d'essai quand même.
19:18Ça sent surtout
19:19le fait que le patronat,
19:20on a compris,
19:21est mobilisé,
19:22remonté.
19:23Il y a eu la tribune
19:25aussi récente
19:25sur le grand gâchis fiscal,
19:28sur le fait que le message,
19:31et puis ils entendent
19:32les sondages,
19:32on voit bien que les Français
19:33sont en train
19:34de plébisciter
19:34le monde du patronat
19:37qui avait tellement été venu.
19:38L'entreprise maintenant
19:39est adorée
19:39alors qu'elle a été détestée.
19:41Donc, il y a aussi
19:42une volonté collective
19:43de rentrer dans le jeu,
19:45de devenir acteur politique.
19:47Il n'y a rien de tel
19:48qu'un bon ballon d'essai
19:49qui est repris partout,
19:50qui mobilise tout le monde
19:51pour montrer aussi
19:52à quel point
19:53ils peuvent aussi maintenant
19:54être efficients.
19:56Mais oui,
19:57le souvenir du CPE
19:58montre que
19:59ça n'est pas en France
20:00en tout cas une bonne idée.
20:01Le CPE en 2006,
20:03on s'en souvient,
20:03Rachel Garaval-Carsel,
20:04il y a 20 ans,
20:05et oui, déjà,
20:07avec ces millions d'étudiants
20:09dans la rue
20:09et Dominique de Villepin
20:10qui avait dû faire marche arrière.
20:12Le gouvernement
20:12doit à tout prix
20:13éviter ça forcément.
20:14Ben oui,
20:15je ne suis pas sûr
20:16qu'il n'aurait pas forcément
20:17de majorité
20:17pour faire adopter ça
20:19le gouvernement.
20:20Je ne sais pas
20:20quelle serait la position
20:21du RN là-dessus.
20:23Mais effectivement...
20:23Le gouvernement aménagé
20:24qui était député RN
20:25invité ce matin
20:26de France Info
20:26a dit que ce n'était
20:27pas une bonne idée.
20:28Ok, bon.
20:28Donc il n'a pas de majorité
20:29pour faire adopter ça.
20:31Et puis en plus,
20:32il s'aliennerait
20:33le parti socialiste
20:35dont il aura probablement
20:36besoin pour faire passer,
20:37je rappelle qu'il y a
20:38un prochain budget
20:39avant l'élection présidentielle.
20:41Non, mais comment dire
20:42ce que le gouvernement
20:45dise que ce n'est pas
20:46au programme,
20:46je pense que ce n'est pas
20:47ça le sujet du MEDEF.
20:48Le MEDEF,
20:48il avance ses pions
20:49pour l'élection présidentielle.
20:50Il dit voilà,
20:51nous on aimerait bien
20:52avoir ça.
20:53il veut bien nous mettre ça
20:54dans son programme.
20:56Et puis c'est quand même
20:56une marotte ancienne
20:58parce que vous parlez
20:58du CPE il y a 20 ans
21:00mais on peut parler
21:01du CIP il y a 32 ans
21:03en 1994.
21:05On s'appelait ça
21:06le SMIC jeune sous Balladur.
21:08Ça avait été des manifestations
21:09absolument massives.
21:12Donc c'est une rengaine habituelle.
21:15Je ne suis pas sûr
21:16que ça ait plus de succès
21:17cette fois-ci.
21:17Patrice Moyan.
21:18Je trouve que c'est
21:19une mauvaise réponse
21:20à une bonne question
21:21parce que que le MEDEF
21:23s'intéresse aux gens
21:23c'est plutôt une bonne nouvelle.
21:26Il y a quand même
21:27des questions aujourd'hui
21:28en France
21:29liées à la fois aux jeunes
21:30et puis aux seniors.
21:32Les jeunes par exemple
21:33vous prenez
21:35ceux qui sont
21:36ni en emploi
21:37ni en formation.
21:39C'est 1,4 million
21:40de jeunes
21:41aujourd'hui en France.
21:42Donc ça
21:43il y a une vraie question.
21:44Qu'est-ce qu'on fait
21:44pour raccrocher
21:46ces jeunes ?
21:47Qu'est-ce qu'on fait
21:48pour les 80 000 jeunes
21:49qui sortent du système scolaire
21:50sans aucune formation
21:51chaque année ?
21:52Et là
21:53en fait
21:54ce n'est pas
21:54la flexibilité maximale
21:56qui va apporter une réponse.
21:57C'est comment est-ce
21:58qu'on traite
21:58globalement
21:59cette question
21:59de la formation
22:01du logement
22:02des questions de santé ?
22:03Donc
22:03on peut espérer
22:05que le MEDEF
22:06va quand même revenir
22:07avec autre chose
22:08que cette proposition
22:09parce que
22:10ça fait quand même
22:11des années
22:12que ce sujet
22:13est sur la table
22:14et ça fait des années
22:15qu'on ne le traite pas.
22:16Quand vous savez
22:17quand même
22:17que dans les quartiers populaires
22:18c'est 1 jeune sur 3
22:191 jeune sur 8
22:21sur les 4 millions
22:23en France
22:23mais 1 jeune sur 3
22:24dans les quartiers populaires
22:25qu'est-ce qu'on fait
22:25pour l'intégration
22:26de ces jeunes ?
22:27C'est à ça
22:27qu'il faut s'attaquer.
22:28Et ça montre
22:28justement
22:30à quel point
22:30le MEDEF
22:31est déconnecté
22:31de la vie pratique
22:33quotidienne
22:34notamment des jeunes
22:35parce qu'aujourd'hui
22:38être jeune
22:39aujourd'hui
22:39dans le monde
22:39dans lequel
22:40on est
22:41déjà
22:42sans un avenir
22:45très clair
22:46ni même
22:46parfois un avenir
22:47du tout
22:47avec la difficulté
22:49d'accès au logement
22:49qu'on connaît
22:50avec la précarité
22:52déjà très grande
22:53et déjà même
22:54l'envie
22:55de faire quelque chose
22:57pourquoi ?
22:58Avec quel sens
22:59donner un projet professionnel
23:01alors qu'on voit
23:01que le monde
23:02tout s'écroule
23:03tout autour de nous
23:04et donc
23:06ça si vous voulez
23:07faire une proposition
23:09comme ça
23:09dans le monde actuel
23:11dans le contexte actuel
23:12c'est vraiment
23:13mais c'est achevé
23:16définitivement
23:17de dégoûter
23:18des jeunes
23:20de se lancer
23:20sur le marché du travail
23:21parce que finalement
23:22pourquoi ?
23:22Et on sait qu'ils ont
23:23ils ont du mal
23:24ils ont du mal
23:25on voit bien que
23:26c'est vrai que le CDI
23:29n'est plus
23:29obtenir un CDI
23:31n'est plus
23:31le Graal
23:33les jeunes ont envie
23:34de pouvoir bouger
23:35pouvoir changer
23:36mais si on leur dit
23:37qu'en plus
23:37ils peuvent se faire
23:38éjecter comme ça
23:39du jour au lendemain
23:40je crois que ça
23:41c'est...
23:41Dans les trois premières années
23:42de leur contrat
23:43c'est ça le projet
23:44du MEDEF
23:45Oui, de toute façon
23:46la France est un pays
23:46qui n'aime pas les jeunes
23:47qui n'aime pas ces jeunes
23:48il n'y a rien de nouveau
23:49sous le soleil
23:50ce que vient de dire Alexandra
23:52on l'entend
23:53depuis tellement longtemps
23:54c'est-à-dire
23:54c'est toujours
23:55malheureusement
23:56le même commentaire
23:56que l'on peut faire
23:57à chaque période
23:57dans le contexte
23:59on sait que pour les jeunes
23:59c'est difficile
24:00là c'est vrai
24:01que l'évolution nouvelle
24:02c'est que
24:02le paradoxe
24:03c'est que les jeunes
24:04eux-mêmes
24:04ont changé de rapport
24:05ont changé de regard
24:06sur le travail
24:07et eux-mêmes
24:08effectivement
24:08ne sont pas forcément
24:12plutôt pour choisir
24:13des missions courtes
24:14parce qu'ils privilégiaient
24:15aussi des développements
24:16plus personnels
24:17ou des projets
24:18plus épanouissants
24:21qu'ils peuvent
24:21tout d'un coup choisir
24:22mais pour ceux
24:23quand même
24:23qui voudraient
24:24avoir une forme
24:26de régularité
24:27et rentrer dans le marché
24:27du travail
24:28de façon on va dire
24:28plus classique
24:29ça reste toujours
24:30de plus en plus difficile
24:32mais ça
24:32rien de nouveau
24:33sous le soleil
24:34c'est estampillé français
24:35On parlait des solutions
24:36Rachel Garabal-Carselle
24:38l'alternance
24:38l'apprentissage
24:39c'est ça qu'il faudrait
24:40développer aussi ?
24:41On a beaucoup développé
24:43ça depuis 2017
24:44et c'est l'un des succès
24:46d'Emmanuel Macron
24:47depuis qu'il est arrivé
24:48à l'Elysée
24:50mais on voit bien
24:51que les budgets
24:51d'apprentissage
24:52ils baissent
24:53eux aussi
24:54donc c'est plus difficile
24:55et puis on s'aperçoit
24:57qu'il n'y a pas forcément
24:58les suites
24:58à l'apprentissage
24:59et qu'il y a parfois
25:00un effet d'aubaine
25:01pour les entreprises
25:02d'avoir une main d'oeuvre
25:04moins chère
25:05à disposition
25:06et c'est pour ça
25:07que je voulais revenir aussi
25:08sur la proposition
25:10du MEDEF
25:10le MEDEF s'intéresse aux jeunes
25:12certes
25:12mais qu'en tant que
25:13sous main d'oeuvre
25:14d'une certaine manière
25:15c'est quand même ça le souci
25:16et ça à mon avis
25:17c'est le mauvais message
25:18à donner aux jeunes
25:20et effectivement
25:20on n'aime pas les jeunes
25:21même si
25:21pour ajouter aussi
25:22les jeunes
25:24je crois qu'ils ont bien conscience
25:25que pour avoir un appartement
25:26pour avoir ce genre de choses
25:28un CDI aussi
25:29c'est pas mal
25:29voilà
25:30et Matignon
25:30on l'a dit
25:31qui ferme la porte
25:31à cette proposition
25:33du MEDEF
25:33la seconde partie
25:34désinformée
25:35dans un instant
25:36restez bien avec nous
25:37il est 20h30
25:37sur France Info
25:38L'info Emmanuel Langlois
25:44Après des mois de blocage
25:45le Parlement adopte donc définitivement
25:47le budget de l'Etat
25:48pour cette année
25:49les deux motions de censure
25:50déposées contre le gouvernement
25:52sont rejetées ce soir
25:54après le recours une nouvelle fois
25:55à l'article 49.3
25:57par l'exécutif
25:57Sébastien Lecornu
25:59lui salue
26:00dans une première réaction
26:01le fruit d'un compromis parlementaire
26:02tout en fustigeant
26:03un peu plus tôt
26:04une grande déconnexion
26:06pendant ces 350 heures de débat
26:08ciblant en particulier
26:09le Rassemblement National
26:11et la France Insoumise
26:13c'est un budget
26:14qui va faire souffrir
26:15les Français
26:16dans lequel le PS
26:17a une responsabilité
26:18lourde et historique
26:19réagit à l'inverse
26:20Mathilde Pinault
26:22tout à l'heure
26:23présidente du groupe
26:24la France Insoumise
26:24à l'Assemblée
26:26comme c'est d'usage
26:27le Premier ministre
26:28va saisir
26:28le Conseil Constitutionnel
26:30sur ce budget
26:30pour examiner
26:31tout risque
26:32de non-conformité
26:34des mesures contenues
26:35dans le texte
26:36Laurent Duplon
26:37lui persiste
26:38et signe
26:38le sénateur
26:39annonce avoir déposé
26:40un nouveau texte
26:41pour tenter de réintroduire
26:42des pesticides interdits
26:44alors qu'au mois d'août
26:45le Conseil Constitutionnel
26:46avait censuré
26:47cette disposition
26:48la plus contestée
26:49du texte
26:50porté par l'élu
26:51Les Républicains
26:52il prévoyait donc
26:52la réintroduction
26:53sous condition
26:55de ce pesticide interdit
26:56de la famille
26:57des néonicotinoïdes
26:59de nouvelles menaces
27:00météo
27:01sur la façade atlantique
27:02la Charente-Maritime
27:03et la Gironde
27:04placée en vigilance
27:05orange pour cru
27:06en raison d'un épisode
27:07forte marée
27:08en cours
27:09au niveau de l'estuaire
27:10de la Gironde
27:10des débordements
27:11modérés
27:12à importance
27:13sont attendus
27:14dans les secteurs
27:14de Bordeaux
27:15et de Libourg
27:15notamment
27:16et puis dans le sud-ouest
27:17encore
27:18la Nationale 20
27:19principal axe routier
27:20entre Toulouse
27:21et la Principauté d'Andorre
27:22restera fermée
27:23plusieurs jours
27:24à minima
27:25la suite d'un éboulement
27:26survenu samedi
27:26en Ariège
27:27la préfecture
27:28justifie cette décision
27:29notamment par les risques
27:31de nouvel éboulement
27:32et la très forte dégradation
27:33de la chaussée
27:35à l'étranger
27:36la France dénonce
27:37avec force
27:38la multiplication
27:38des attaques russes
27:40en Ukraine
27:40dont les frappes
27:41qui ont visé hier
27:42un bus
27:42transportant les employés
27:43d'une mine
27:44et une maternité
27:45près de Zaporizhia
27:46à l'inverse
27:47étonnamment
27:48ce soir
27:48et dans son allocution
27:49quotidienne
27:50Volodymyr Zelensky
27:51lui se félicite
27:52de récentes mesures
27:53de désescalade
27:54a-t-il dit
27:55avec la Russie
27:56et puis la Française
27:58des jeux
27:58recherche un joueur
27:59du Vaucluse
28:00en tout cas
28:00il a validé son bulletin
28:02dans ce département
28:03un gagnant mystère
28:04ou une gagnante
28:04qui a remporté
28:05un million d'euros
28:06c'était lors du tirage
28:08du 12 décembre dernier
28:09il ne s'est toujours
28:10pas fait connaître
28:10il a jusqu'au 9 février
28:12c'est bientôt minuit
28:13pour se manifester
28:16France Info
28:1920h-21h
28:21France Info
28:22les informés
28:23Victor Maté
28:25avec ce soir
28:26Alexandra Schwarzbrot
28:27directrice adjointe
28:28de la rédaction
28:28de Libération
28:30Rachel Garabal
28:31carcel journaliste politique
28:32autrice de la newsletter
28:33blog Zeparti
28:34Mickaël Darmon
28:35éditorialiste pour public
28:37Sénat et I24 News
28:39et Patrice Moyon
28:39éditorialiste
28:40à Ouest France
28:41nous parlions
28:42de l'emploi des jeunes
28:43il y a un instant
28:44venons-en à la défense
28:45de notre économie
28:46avec cette tribune
28:47hier dans les échos
28:48plus de 1000 grands
28:49patrons européens
28:49dont les français
28:50Michelin
28:51Sanofi
28:52Veolia
28:52ou encore EDF
28:54ils appellent
28:54à encourager
28:55la préférence européenne
28:57un made in Europe
28:58en réponse à l'offensive
28:59économique américaine
29:00Olivier Schiller
29:01vice-président du Métis
29:02le mouvement des entreprises
29:04de taille intermédiaire
29:05était ce matin
29:05l'invité de France Info
29:07il faut arrêter
29:08d'être naïf
29:10nos grands concurrents
29:11dans le monde
29:11comme les Etats-Unis
29:12comme la Chine
29:13ont déjà
29:14ces dispositifs en place
29:15qui fait que
29:15quand un acheteur
29:16doit passer
29:17un marché public
29:18qui va préférer
29:19aux Etats-Unis
29:20le made in USA
29:20ou le made in China
29:22en Chine
29:22alors que nous
29:23nos frontières
29:25sont très largement
29:26ouvertes
29:27et nos frontières
29:28sont très largement
29:29disponibles
29:30pour importer
29:31tous les produits
29:31fabriqués hors
29:32de l'Union Européenne
29:33il y a deux choses
29:33d'une part
29:34il faut durcir les règles
29:35pour que
29:36quand un acheteur public
29:37passe un marché
29:38il puisse préférer
29:40le made in France
29:41deuxièmement
29:42sur la partie
29:42spécifiquement française
29:43il faut que
29:44les acheteurs publics
29:45préfèrent le made in France
29:46déjà en Allemagne
29:48quand un acheteur public
29:49passe un marché
29:50il va favoriser
29:51le made in Germany
29:52Patrice Moyon
29:53nous sommes trop naïfs
29:55nous les Européens
29:56comme le dit Olivier Schiller
29:57clairement
29:57on a été trop naïfs
29:59c'est à dire
29:59qu'on n'a pas vu
30:00on n'a pas vu
30:01on n'a pas su décrypter
30:02notamment
30:02la stratégie chinoise
30:04un seul exemple
30:07les panneaux solaires
30:08on avait une industrie européenne
30:10on était plutôt en avance
30:12les chinois ont fait du dumping
30:14ils ont tué
30:15toute l'industrie solaire européenne
30:17et aujourd'hui
30:18l'Europe
30:19notamment en France
30:20avec le CEA
30:21le commissariat à l'énergie atomique
30:23a déposé des brevets
30:25donc on a encore une avance
30:26une certaine avance technologique
30:28et si on veut permettre
30:30aux derniers acteurs
30:31qui restent en Europe
30:32il faut avoir un soutien européen
30:35donc ça c'est important
30:35et puis il y a l'enjeu
30:36aujourd'hui de la filière automobile
30:38c'est plusieurs millions d'emplois
30:39en Europe
30:39donc soutenir
30:42soutenir l'industrie européenne
30:44oui
30:44sachant que le déficit
30:45avec la Chine
30:45aujourd'hui
30:46c'est 350 milliards d'euros
30:47pour l'Union Européenne
30:48donc il faut trouver un équilibre
30:51avec notamment
30:53on a vu
30:53avec l'augmentation
30:54des droits de douane
30:55qu'a fait la Chine
30:57elle ne pouvait pas
30:58aller aux Etats-Unis
30:59elle a déversé
31:00elle a déversé
31:01sur le marché européen
31:02la meilleure défense
31:03c'est l'attaque
31:04Alexandre Asprasbrod
31:06il faut durcir les règles maintenant
31:07ah oui
31:07non mais là
31:08très clairement
31:08je suis d'accord
31:09avec ce qui vient d'être dit
31:10et on ne parle même pas
31:12des transferts de technologies
31:13qu'on a fait abondamment
31:15depuis le début
31:16des années 2000
31:16notamment dans le
31:17dans le nucléaire
31:18EDF
31:19Airbus
31:20à la Chine
31:20on a donné plein de technologies
31:22qui sont maintenant
31:23développées sur place
31:24mais surtout
31:25aujourd'hui
31:26vu ce que sont en train
31:28de devenir
31:28les Etats-Unis
31:29il faut en effet
31:29là être extrêmement rigoureux
31:32quand on voit que certains pays
31:33d'Européens
31:36ne peuvent pas
31:37ont des avions de combat
31:38qui sont maintenus au sol
31:40tout simplement
31:41parce qu'il y a une technologie américaine
31:43et que les Américains
31:44peuvent stopper
31:46le faire en sorte
31:47qu'il ne soit pas utilisé
31:47c'est absolument dingue
31:49j'ai entendu
31:50j'ai vu
31:51je crois que c'était en janvier
31:53oui le mois dernier
31:54les Allemands
31:56qui ont décidé
31:57d'acheter des drones
31:58aux Etats-Unis
32:00ils ont préféré
32:00acheter des drones
32:01aux Etats-Unis
32:01plutôt que d'acheter
32:02un drone
32:04franco-allemand
32:06alors
32:06ça par exemple
32:08ça ne devrait pas être possible
32:10cela dit
32:11c'est vrai que parfois
32:12les industriels européens
32:13se tirent eux-mêmes
32:13une balle dans le pied
32:14on est en train d'essayer
32:15ils sont en train
32:16d'échouer à nouveau
32:18les industriels européens
32:19à fabriquer
32:20un avion de combat
32:21en commun
32:21donc parfois
32:22les industriels européens
32:23n'y mettent pas du leur
32:24mais il faut impérativement
32:26maintenant
32:27essayer d'être autonome
32:29au niveau européen
32:30pas au niveau français
32:31il faut vraiment
32:32que maintenant
32:33la norme
32:33ce soit l'Europe
32:34ce soit plus l'hexagone
32:36parce que
32:37si on veut pouvoir résister
32:39aux rouleaux compresseurs
32:40américains
32:41et chinois
32:41de l'autre côté
32:42Michael Darman
32:43comment on fait
32:43pour changer les règles
32:44sans pour autant
32:46tomber dans le protectionnisme ?
32:48il faut tomber
32:48dans le protectionnisme
32:49tout simplement
32:51parce que
32:51ce qui a été dit
32:52par votre invitée
32:53de ce matin
32:54tombe sous le sens
32:55c'est ce qu'expliquent
32:58toutes les personnes
32:59qui sont en contact
33:00avec les réalités
33:00l'aspect du photovoltaïque
33:03depuis le sommet de Copenhague
33:05il était clair
33:07que les chinois
33:08allaient inonder
33:09le marché mondial
33:10et que tout le monde
33:11les a laissés faire
33:12et qu'aujourd'hui
33:12on dit
33:12oh là là
33:13mais que se passe-t-il
33:13et qu'est-ce qu'on a fait
33:14pareil pour la filière automobile
33:16il faudrait que nous gouvernons
33:16ce qu'il y a des bibliothèques entières
33:20qui expliquent
33:21ce que la Chine
33:22veut faire
33:23depuis déjà 15 ans
33:25donc de ce point de vue-là
33:26ça va être très très très très long
33:28on a de la peine
33:30et on entend d'ailleurs
33:32aujourd'hui
33:32qu'il faut effectivement
33:33se réveiller
33:34être dur
33:35durcir les règles
33:35mais il faut aussi expliquer
33:37aux français
33:37pourquoi on est en train
33:38de vendre
33:38une entreprise
33:40qui a des modules
33:42d'armement
33:43très stratégiques
33:44aux américains
33:45il faudrait nous expliquer ça
33:46parce qu'on n'arrive pas
33:47à le comprendre
33:48on peut avoir
33:4810 minutes d'explication
33:50mais ça reste quand même
33:51totalement incohérent
33:52donc on va sortir
33:53d'une longue période
33:54d'incohérence
33:54je pense que ça se paiera
33:56par une crise
33:57parce qu'il n'y a pas
33:58d'autres moyens
33:59et effectivement
33:59être dans une logique
34:01qui soit celle
34:02de ces partenaires
34:03concurrents
34:05adversaires commerciaux
34:06de la fermeture absolue
34:09sinon
34:10ce sera terminé
34:11ce qui est intéressant
34:12Rachel Garval-Carsel
34:13c'est que cette tribune
34:14signée par plus de
34:151000 patrons européens
34:17elle est à l'initiative
34:17d'un politique
34:18du commissaire européen
34:19Stéphane Séjourné
34:20l'ancien ministre
34:21des affaires étrangères
34:22oui mais justement
34:23on peut
34:24j'ai du mal à interpréter
34:26ce geste-là
34:28dans le sens
34:29où comment dire
34:30est-ce que
34:31Stéphane Séjourné
34:32essaye de trouver
34:33un poids politique
34:34qu'il n'a pas
34:35à la commission
34:36européenne
34:37il faut rappeler
34:39qu'il a quand même
34:39été choisi
34:40plutôt que Thierry Breton
34:42pour complaire
34:44Ursula von der Leyen
34:47c'est ça
34:49qui m'inquiète
34:50un petit peu
34:51je partage évidemment
34:51tout ce qui vient
34:52d'être dit
34:52mais effectivement
34:53j'ai un peu peur
34:54je crains
34:55que cette volonté
34:57qui se fait jour
34:57ces derniers mois
34:58ces dernières semaines
34:59soit toujours
35:00contrecarrée
35:01par l'espoir
35:02que ça va s'arranger
35:03que ce soit
35:05sur le plan militaire
35:06y compris
35:07sur le plan
35:07de l'équipement militaire
35:08comme sur le reste
35:10des questions économiques
35:11est-ce qu'il n'y aura
35:12pas toujours
35:13l'espoir
35:13qu'un jour
35:14la situation
35:15redevienne
35:16entre guillemets
35:17normale
35:18avec les Etats-Unis
35:19j'ai un petit peu peur
35:20sur ça
35:21notamment avec les Allemands
35:22Patrice Moyon
35:22moi je nuancerai
35:23ce qu'a dit Michael Darmond
35:24en parlant de protectionnisme
35:26je pense que
35:26la réponse peut pas
35:28être le protectionnisme
35:29parce qu'on peut pas
35:30fermer les frontières
35:30en revanche
35:31effectivement
35:31il faut que l'Europe
35:32protège
35:33ses secteurs
35:34les plus stratégiques
35:35et impose
35:37comme a su le faire
35:37la Chine
35:38souvenez-vous
35:38des grands contrats
35:39dans les années
35:4080-90
35:42où on a annoncé
35:44des transferts
35:45de technologies
35:45il faut aujourd'hui
35:46que la Chine
35:47a pris une longueur
35:48d'avance
35:48dans certains secteurs
35:49obliger la Chine
35:50à faire à son tour
35:51du transfert de technologies
35:52produire en Europe
35:53et nos économies
35:55sont interdépendantes
35:56de toute façon
35:57donc on pourra pas
35:57fermer complètement
35:59les frontières
35:59on l'a bien vu
36:00par exemple
36:00sur les droits de douane
36:01sur les droits de douane
36:02Donald Trump
36:03n'a rien à faire
36:04sur l'aéronautique
36:04pourquoi ?
36:05parce que
36:05Boeing et Airbus
36:06ont des deux côtés
36:08de l'Atlantique
36:08des sous-traitants
36:09donc c'était impossible
36:10il y a un sujet
36:10qui revient
36:12de manière récurrente
36:13dans presque
36:14tous les sujets
36:15qu'on aborde
36:15sur l'Europe
36:16Michael Darmon
36:17c'est celle de l'unité
36:17on voit bien
36:18qu'il y a deux camps
36:18au moins
36:19au sein de l'Union Européenne
36:20Emmanuel Macron
36:21et les pays industriels
36:22qui sont pour
36:23on va dire
36:23ce protectionnisme
36:24et puis d'autres pays
36:25à l'approche
36:25peut-être plus libérale
36:27économiquement
36:27qui veulent rester
36:28ouverts
36:29et traités
36:29parfois parce que
36:30ça coûte moins cher
36:31avec la Chine
36:32notamment
36:32bien sûr
36:32et ça n'échappe pas
36:33du tout aux Américains
36:34aux Russes
36:34aux Chinois
36:35dont l'agenda
36:35on le sait
36:36et la dislocation
36:37de l'Union Européenne
36:37et effectivement
36:39ils peuvent être
36:39aidés de l'intérieur
36:40mais j'en reviens
36:41effectivement
36:42à ce que l'on disait
36:43souvenez-vous
36:44dans les années 70
36:45du siècle dernier
36:46le parti communiste
36:48français
36:48avait lancé
36:48une campagne
36:49en disant
36:49acheter français
36:50produiser français
36:51intéressant quand même
36:52pour les communistes
36:54mais finalement
36:55l'analyse
36:56en tout cas
36:56elle était juste
36:57peut-être là
36:57faut-il dire
36:58effectivement
36:58acheter européen
36:59c'est ce que veulent dire
37:00ces patrons
37:01cette fois-ci
37:02qui ne sont pas
37:02du monde des communistes
37:04mais qui viennent dire
37:04vraisemblablement
37:05la même chose
37:06mais à l'échelle européenne
37:07en disant
37:07oui il faut assumer
37:09le fait d'avoir
37:10cette préférence européenne
37:11sinon
37:11ne serait-ce que
37:12pendant un temps
37:13parce que la situation
37:14est quand même
37:14très très dégradée
37:15et effectivement
37:16il y a toujours
37:17cette tentation
37:17de dire
37:17un peu comme
37:18des bisounours
37:19mais ça va se tasser
37:20l'Europe
37:21c'est l'Europe
37:22mais non
37:22ça ne va pas se tasser
37:23du tout
37:23et donc à un moment donné
37:24il va falloir quand même
37:25prendre des décisions
37:26qui soient peut-être
37:27temporairement
37:29un peu radicales
37:30mais qui permettent
37:30de reconstituer
37:31un terreau
37:32qui fasse que l'Europe
37:34redevienne
37:34un acteur
37:35parce qu'il n'y a pas
37:37un dossier
37:37où on n'explique pas
37:38que l'Europe est absente
37:39quand même
37:39Patrice Moyen
37:39Oui et juste
37:40il faut savoir par exemple
37:42qu'en relocalisant
37:43les achats
37:43on peut recréer
37:45de l'emploi localement
37:46donc on peut
37:47remettre en place
37:49des dynamiques positives
37:50sur les territoires
37:51pour les entreprises
37:52donc c'est à ça
37:53qu'il faut s'attaquer
37:54Avec toujours le sentiment
37:55Alexandre H. Frasbrot
37:56qu'on a un train de retard
37:57en Europe
37:57ce sursaut
37:58on aurait pu l'avoir
37:58déjà il y a quelques années
37:59Oui
37:59là encore
38:01beaucoup de temps perdu
38:02beaucoup de tâtelements
38:04beaucoup de concurrence
38:06intra-européenne
38:07et c'est ça qui est terrible
38:09parce que
38:10quand on prend
38:11et on le voit bien
38:12aujourd'hui
38:12on essaye tous
38:14de se raccrocher
38:15à cette idée
38:15que l'Europe
38:16reste un continent
38:18enfin
38:18oui un continent
38:19puissant
38:21au niveau économique
38:22un marché
38:22très important
38:23mais c'est vrai
38:25qu'il pourrait l'être
38:26deux fois plus
38:27s'il y avait eu
38:28beaucoup plus tôt
38:29l'envie
38:30de travailler ensemble
38:31de partager
38:32alors ça suppose
38:33des partages
38:34de compétences
38:35ça suppose qu'un pays
38:37ne peut pas garder
38:37toutes les compétences
38:38sur son pays
38:39sur son territoire
38:41il faut qu'il partage
38:42avec le voisin
38:42et ça c'est pas toujours facile
38:44quand vous avez
38:45des entreprises
38:47qui sont
38:48leaders
38:48sur leur marché
38:50et Airbus
38:50c'est un bon exemple
38:52Airbus a été un très bon exemple
38:54de partage
38:55des compétences
38:56et des technologies
38:56il aurait fallu
38:57qu'il y ait
38:58beaucoup plus
38:58d'Airbus
39:00dans d'autres domaines
39:01mais malheureusement
39:02ça a pris
39:03beaucoup de retard
39:03et maintenant
39:04on se réveille un peu tard
39:05mais il est encore temps
39:07il est encore temps
39:07et ça
39:09si on peut voir
39:09le côté positif
39:11de la crise
39:11que l'on vit actuellement
39:12c'est que là
39:13maintenant
39:13c'est une évidence
39:14pour tout le monde
39:15alors que ça ne l'était pas
39:16il y a encore
39:17un an ou deux
39:17maintenant c'est une évidence
39:18et ça c'est plutôt
39:20très positif
39:20parce que je crois
39:21qu'il y a un élan
39:23il y a un véritable élan
39:24avec l'appel
39:25donc de ce millier
39:26de dirigeants européens
39:28de patrons européens
39:29pour une préférence
39:30européenne
39:32venons-en maintenant
39:33à notre troisième
39:34et dernier thème
39:34ce soir
39:35dans les informés
39:35sur France Info
39:36l'Iran
39:37tout en avertissant
39:38sur le risque
39:39d'une guerre régionale
39:40Téhéran
39:41ordonne l'ouverture
39:42de discussion
39:42avec Washington
39:43sur le dossier nucléaire
39:45le gouvernement iranien
39:46parle même
39:46d'un cadre
39:47de négociation finalisé
39:48dans les prochains jours
39:50Donald Trump
39:50lui se dit
39:51pour sa part confiance
39:52sur la possibilité
39:53d'un accord
39:54Michael Darman
39:54peut dire ce soir
39:55que l'hypothèse
39:56d'une intervention
39:57militaire américaine
39:58s'éloigne véritablement
39:59pour l'heure qui vient
40:01voilà
40:02on connaît
40:03on connaît
40:04le patron
40:05de la maison blanche
40:06on va dire
40:08plaisanterait à part
40:09oui
40:09on a le sentiment
40:10quand même
40:11qu'il y a
40:12on va dire
40:13un canal
40:14sur la négociation
40:15qui peut-être
40:16pendant quelques jours
40:16va s'installer
40:17mais on sait
40:17que les négociations
40:18se font
40:18aux conditions
40:19de Donald Trump
40:20on n'est pas
40:21dans une logique
40:21forcément de compromis
40:23donc on va voir
40:24quelle est son issue
40:25ce qui me frappe ce soir
40:26c'est effectivement
40:27l'information
40:29qui émane
40:29de l'agence Reuters
40:30selon laquelle
40:31au sein
40:32de la direction
40:33des Mollah
40:35de la direction iranienne
40:36on admet
40:37qu'une nouvelle attaque
40:39serait fatale
40:40pour le régime
40:41relancerait
40:43les manifestations
40:45et donc
40:46la répression
40:47et donc à ce moment-là
40:48irait au chaos
40:49et à l'effondrement
40:50donc c'est quand même
40:51assez étonnant
40:51c'est une information
40:53qui sort
40:54de Reuters
40:55qui est quand même
40:55une agence de presse
40:56très sérieuse
40:57et on peut
40:58effectivement
41:00penser
41:00c'est quoi
41:01c'est une manière
41:01de dire aux Etats-Unis
41:02n'attaquez pas
41:02sinon vous verrez
41:03c'est une manière
41:04de dire
41:05on admet
41:06qu'il faut
41:06négocier
41:07mais négocier
41:08sur quoi ?
41:09c'est ça aussi
41:09Trump veut lui
41:11négocier sur le cœur
41:12du nucléaire
41:12d'autres pays
41:13de la région
41:14voudraient quand même
41:15que ça soit plutôt
41:15sur l'avenir du régime
41:17on comprend
41:19qu'une grande négociation
41:20a commencé
41:20sur quoi va-t-elle porter
41:22c'est ce que vont
41:23apprendre les prochains jours
41:24qu'est-ce qu'il veut
41:25finalement
41:25Alexandra Schwarzbrot
41:26Donald Trump
41:27on se souvient
41:28qu'il avait torpillé
41:29à son arrivée
41:29à la Maison Blanche
41:30le précédent accord
41:31sur le nucléaire
41:31qui datait de 2015
41:33les sujets qui reviennent
41:35sont à peu près
41:35les mêmes finalement
41:36je ne suis pas sûre
41:37qu'il ait une volonté
41:38réelle à long terme
41:39à moyen ou long terme
41:40sur le sujet de lui
41:42il est pragmatique
41:43il voit
41:43au coup par coup
41:45ce qui est sûr
41:46c'est que
41:46un les mots-là
41:47on les chocotte
41:47ça c'est clair
41:48là ils ont
41:49ils ont bien vu
41:51que la crise
41:53qui vient d'y avoir
41:53et cette répression
41:54monstrueuse
41:55terrible
41:56a montré
41:58leur immense fragilité
41:59c'est-à-dire que là
42:00ils ont bien compris
42:01que leur seule solution
42:02pour tenir
42:03c'était de massacrer
42:04leur propre peuple
42:05et ensuite
42:06ils ont vu
42:07que Donald Trump
42:08était prêt
42:09à y aller
42:10il a quand même
42:10déplacé toute une armada
42:12alors c'est là où
42:12c'est ce qui me fait penser
42:14qu'ils déplacent
42:16toute cette armada
42:17avec tout ce que ça représente
42:19au niveau financier
42:20c'est énorme
42:20ça coûte un pognon dingue
42:22pour finalement
42:24pour stationner
42:25dans le golfe Persique
42:25c'est énorme
42:27donc pour finalement
42:28ne pas y aller
42:29c'est vrai que ça paraît
42:30ça paraît quand même compliqué
42:31donc ça veut dire
42:32qu'en échange
42:33il faut qu'ils obtiennent
42:34beaucoup
42:35mais en effet
42:36beaucoup c'est quoi
42:37on ne voit pas bien
42:38non plus
42:39le régime iranien
42:40mollir
42:41sur l'enrichissement
42:43d'uranium
42:44parce que
42:45c'est vraiment
42:46c'est ce qui tient
42:47c'est ce qui tient
42:47le régime
42:48c'est sa plus grande force
42:49donc
42:50mais ce qui est sûr
42:53c'est que
42:53il y a des négociations
42:55en cours
42:56puisque finalement
42:57même Donald Trump
42:58n'a plus tellement
43:00envie que ça
43:01d'y aller
43:02parce qu'il est bien conscient
43:03que s'il
43:04va frapper l'Iran
43:05maintenant
43:06c'est vrai que ça peut
43:07ouvrir une boîte de Pandore
43:08dans la région
43:09il y a tous les voisins
43:10de l'Iran
43:11que ce soit Israël
43:13ou que ce soit
43:14l'Arabie Saoudite
43:15les Émirats
43:16qui lui disent
43:17fais gaffe
43:19parce que là
43:19ça peut nous retomber dessus
43:20donc
43:21Donald Trump
43:22en ce moment
43:23il a plein de pressions
43:24qui vont dans tous les sens
43:25il avance un peu
43:27au jour le jour
43:28s'il arrive
43:29à contraindre
43:30le régime iranien
43:31à négocier
43:32c'est vrai que ce sera
43:32quand même
43:33une petite victoire
43:34cela dit
43:34ça laisse quand même
43:36sur ouvert
43:38le problème
43:38de la population iranienne
43:40qui elle
43:41ne voit pas
43:41la fin
43:42de son calvaire
43:43c'était quand même
43:45terrible
43:45qu'on en soit venu
43:46à espérer
43:47une frappe
43:48américaine
43:48pour essayer
43:49d'alléger
43:50le calvaire
43:51de la population iranienne
43:52mais là
43:53si le régime
43:55commence à négocier
43:56ça veut dire
43:57qu'il va continuer
43:58comme ça
43:58encore pendant
44:00quelque temps
44:00on a vu Patrice Moyon
44:01ce désintérêt
44:02si l'on peut l'appeler
44:03comme ça
44:03progressif
44:04de Donald Trump
44:05pour la population iranienne
44:06au début
44:07il menaçait
44:07le régime
44:08s'il martyrisait
44:10son propre peuple
44:10toutes ses préoccupations
44:12ont un peu disparu
44:13du discours américain
44:14oui
44:14et Alexandra Schwarzbrot
44:15a raison
44:16de parler
44:17de calvaire
44:18pour la population iranienne
44:20et là
44:20on peut quand même
44:21regretter
44:21ou dénoncer
44:22le cynisme
44:24de Donald Trump
44:24appelant
44:25la population iranienne
44:27à se soulever
44:28en gros
44:29en disant
44:29attendez
44:30on arrive
44:31puis
44:31cessant
44:32toute action
44:33donc
44:35il est quand même
44:36difficile à suivre
44:37à la fois
44:38sur le plan humain
44:39parce qu'il y a
44:40un vrai cynisme
44:41de la part
44:41du président américain
44:42et puis difficile
44:43à suivre
44:44sur le plan politique
44:45c'est-à-dire que
44:45ces espèces
44:46de grands mouvements
44:48d'un côté
44:49et de l'autre
44:50ils sont coûteux
44:52quand même
44:52enfin ils sont coûteux
44:53en termes de
44:54sur le plan humain
44:55et puis ils sont coûteux
44:55sur le plan politique
44:56ils déstabilisent aussi
44:58l'image des Etats-Unis
44:59Michael Darman
45:00c'est vrai
45:01qu'on a un sentiment
45:02qu'on comprend
45:03qu'il voudrait
45:04tenter une opération
45:05type
45:07Venezuela
45:07Maduro
45:08l'armada
45:10qui avait été aussi
45:10placée face
45:11au Venezuela
45:12américaine
45:13elle est arrivée
45:14en octobre
45:142025
45:15et l'opération
45:16on peut imaginer
45:16de la même manière
45:17une capture
45:18du guide suprême
45:18en tout cas
45:19on peut imaginer
45:20peut-être une longue
45:20période de présence
45:21de l'armée américaine
45:23octobre
45:23jusqu'en janvier
45:24pour le Venezuela
45:25là ils sont arrivés
45:26là depuis quelques jours
45:27et on a toujours
45:28évidemment
45:28parce que c'est comme ça
45:29qu'on fonctionne
45:29que c'est le sentiment
45:30ça va être imminent
45:31et c'est demain
45:31mais ça peut être
45:33effectivement plus long
45:33parce qu'il y a
45:34une négociation
45:34qui commence
45:35parce que d'autres
45:36enjeux vont arriver
45:37mais il est aussi
45:38dans une course
45:39contre la montre
45:39à la fin de l'année
45:41en novembre
45:41il a des midterms
45:42ce qu'il fait
45:43ne plaît pas vraiment
45:44à son propre camp politique
45:45il a intérêt
45:46à revenir avec un résultat
45:48et au moins
45:48un résultat
45:49qui puisse convenir
45:50à son électorat
45:52donc bien sûr
45:53il est pris
45:54dans un étau
45:54avec plusieurs critères
45:56entre lesquels
45:57il va devoir trancher
45:58on parlait de temps long
45:59Rachel Garabal-Cartel
46:00rien que si des négociations
46:01s'ouvraient
46:02il faut décider le lieu
46:03qui pour discuter
46:05et on le disait aussi
46:06sur quel sujet
46:07très précisément
46:08mais ça à la rigueur
46:09je ne suis pas sûr
46:10que le problème
46:11soit organisationnel
46:12si vous voulez
46:13des négociations
46:14avec l'Iran
46:15il y en a déjà
46:16plein
46:17qui ont été organisées
46:18notamment
46:19avec l'ancienne
46:20Troïka
46:21sur la question
46:22du nucléaire
46:23donc je ne suis pas sûr
46:24que ce soit ça le sujet
46:25non je pense qu'Alexandre
46:26la question c'est
46:27négocier sur quoi
46:28les molas
46:30ne vont pas négocier
46:31sur un changement
46:32de régime
46:33à Téhéran
46:34donc c'est ça
46:35qui m'interroge
46:37un petit peu plus
46:37sur les intentions
46:38potentiellement pacifistes
46:41de Donald Trump
46:42avec la république
46:43islamique
46:44on le rappelle
46:44qui est soupçonnée
46:45par les occidentaux
46:46de vouloir se doter
46:47de l'arme atomique
46:48on le rappelle
46:48Alexandre Rashford
46:49ce que dément
46:50depuis longtemps
46:51Téhéran
46:51ah oui mais là
46:52on ne peut pas
46:54enfin ça c'est évident
46:55bien sûr
46:56bien sûr
46:56le régime iranien
46:59travaille là-dessus
47:00d'arrache-pied
47:00mais c'est vrai
47:03que Donald Trump
47:04il a été
47:05la séquence
47:07a été très intéressante
47:08il a été galvanisé
47:09par son succès
47:10au Venezuela
47:10cette capture
47:12de Maduro
47:12qui est un truc dément
47:14et qui objectivement
47:16pour lui
47:17était un succès
47:18on va voir
47:19si le Venezuela
47:21en sort
47:22plus déstabilisé
47:23ou plus stabilisé
47:24ça c'est pas encore évident
47:25et du coup
47:26je pense qu'il a réellement
47:28cru à un moment
47:29qu'en effet
47:30il allait faire
47:30la même chose
47:31en Iran
47:31dans son esprit
47:32un peu simple
47:34où finalement
47:35il n'y a aucune raison
47:36que ce qu'il a réussi là
47:38il ne le réussit pas
47:39en Iran
47:39sauf que très vite
47:41on lui a fait comprendre
47:42que c'était pas du tout
47:43la même chose
47:44et qu'il risquait
47:46de déstabiliser
47:47davantage encore
47:48toute une région
47:49qui sort
47:50qui sort quand même
47:52d'un an
47:52enfin d'un an
47:53que dis-je
47:54de plusieurs années
47:55de tragédies successives
47:58mais notamment
47:59ces derniers temps
48:00il y a eu
48:01la chute de Bachar el-Assad
48:03il y a la tragédie
48:03à Gaza
48:04et en Cisjordanie
48:05il y a eu
48:07la guerre
48:08des douze jours
48:09certes
48:10ce qu'on a appelé
48:11les proxys
48:12de l'Iran
48:12ont été considérablement
48:14affaiblis
48:15ces derniers temps
48:16le Hamas
48:17le Hezbollah
48:18les outils
48:19mais quand même
48:20l'Iran
48:21garde une capacité
48:23de nuisance
48:24qui a pu freiner
48:27Donald Trump
48:28ces dernières heures
48:29il y a un pays
48:30dont on n'a pas parlé
48:31autour de la table
48:32c'est Israël
48:33qui effectivement
48:34veut absolument
48:36que les Iraniens
48:39n'aient pas
48:39l'arme nucléaire
48:40donc
48:40que vont faire
48:42que vont faire
48:43les Israéliens
48:43et puis se souvenir
48:44du chaos
48:45laissé par les Américains
48:47en Irak
48:47attention
48:49sur le rôle
48:50justement
48:50des pays
48:51de la région
48:51Michael Darman
48:52c'est vrai que
48:53paradoxalement
48:53Israël
48:54paraît dans cette séquence
48:55beaucoup plus en retrait
48:55que ce que l'on pourrait
48:57attendre
48:58et compte tenu
48:59effectivement
48:59du projet
49:00fondamental
49:01permanent
49:02de dire
49:02l'Iran
49:03le danger iranien
49:05est à éliminer
49:06au moins du point de vue
49:07du nucléaire
49:08parce que
49:09là
49:09il y a effectivement
49:10une concertation
49:11contrairement à ce que l'on a appelé
49:12la guerre des douze jours
49:13au mois de juin dernier
49:13ils ne sont pas
49:14on va dire
49:15au premier plan
49:15actuellement
49:17ils ne sont pas vraiment
49:18à la manœuvre
49:19parce qu'ils attendent
49:20de voir aussi
49:21dans quelle mesure
49:22la prochaine opération
49:23elle serait
49:24au fond
49:25la plus efficace
49:26et quasi définitive
49:27il y a des divergences
49:28d'analyse
49:29sur
49:29qu'est-ce qu'il faut
49:30qu'est-ce qu'il faut
49:31elle atteint
49:31en ce moment
49:32paradoxalement
49:33les Israéliens
49:33sont moins
49:34organisés
49:35concentrés
49:36sur le fait
49:37d'aller toucher
49:37les installations nucléaires
49:39que de faire
49:40finalement
49:40tomber le régime
49:41et changer la donne
49:42pourquoi ?
49:43parce que comme l'a dit
49:43Alexandre
49:44on est dans une mutation
49:45complète
49:47un renouvellement complet
49:48de toutes les tectoniques
49:49qui se déroulent
49:50dans la région
49:51et la fin du régime iranien
49:54serait l'aboutissement
49:55de cette grande mutation
49:56qui a son impact
49:58au Liban
49:58en Syrie
49:59et ailleurs
50:01donc de ce point de vue-là
50:03il faudrait que ça soit
50:04vraiment efficace
50:05sur le plan géopolitique
50:07et non pas forcément
50:09efficient à court terme
50:10pour un scalp
50:12pour le président américain
50:13Le rôle de la France
50:14Rachel Garaval-Cassel
50:16dans ce dossier
50:17une interview
50:17de Jean-Noël Barraud
50:19dans le journal
50:20Libération
50:20aujourd'hui
50:21vous voyez je fais de la pub
50:22Alexandre Rachfras-Brod
50:23que pèse la France
50:24aujourd'hui ?
50:26Pas grand chose
50:27dans cette affaire-là
50:27j'ai l'impression même
50:28que le poids de la France
50:29et de l'Europe
50:30est encore moins important
50:31que sur la guerre
50:33à Gaza
50:34il y a encore
50:35quelques mois
50:36non non
50:36on sent bien que
50:37voilà
50:38le ministre
50:39s'exprime
50:40ce matin
50:41notamment aussi
50:42parce qu'on a quand même
50:43deux français
50:45libérés
50:46mais qui ne peuvent pas
50:47encore quitter
50:48le territoire
50:49deux exotages
50:50toujours à l'ambassade
50:50de France à Téhéran
50:51Cécile Collère
50:52et Jacques Paris
50:53voilà
50:53donc
50:55on sent bien
50:56qu'il essaye de montrer
50:57il dit dans l'interview
50:58qu'il a des contacts
50:59qui est réguliers
51:00avec le ministère
51:01des affaires étrangères
51:02et l'année
51:02mais c'est quand même
51:03bien le moins
51:04à son poste
51:06donc non non
51:06là en l'occurrence
51:07le poids de la France
51:08c'est vraiment
51:08pas grand chose
51:09Alexandra
51:10oui
51:11non mais là je suis
51:11tout à fait d'accord
51:12là ça se joue pas
51:13à ce niveau là
51:14ni même
51:15ni même
51:16vraiment au niveau européen
51:17là c'est vraiment
51:18des décisions
51:19qui sont prises
51:20entre Donald Trump
51:21peut-être
51:22certains
51:23leaders
51:24arabes
51:24de la région
51:25Benyamin Netanyahou
51:27même si en effet
51:28on sent les Israéliens
51:29très en retrait
51:30alors que souvenez-vous
51:31la guerre
51:32des douze jours
51:33elle s'était arrêtée
51:35à l'initiative
51:36de Donald Trump
51:37parce que Netanyahou
51:38voulait continuer
51:39voulait continuer
51:40jusqu'au bout
51:41peut-être
51:42jusqu'au bout
51:42mais c'est quoi le bout
51:43et c'est Donald Trump
51:45qui lui a dit
51:45non stop
51:46là on arrête
51:46après pourtant
51:47avoir participé
51:48à des frappes
51:48sur les sites
51:49niquaires
51:49manifestement
51:50c'est le plan B
51:52c'est le plan de rechange
51:54qui heurte
51:55qui arrête tout le monde
51:56et effectivement
51:57il y a le souvenir
51:58de l'Irak
51:59il y a le souvenir
52:00du chaos
52:00de Daesh
52:01après que l'Irak
52:02ait été renversé
52:04en tout cas
52:04le leader irakien
52:05sans qu'on ait préparé
52:06quoi que ce soit
52:07les américains
52:07ne sont pas les plus forts
52:08pour préparer l'après
52:09en général
52:09donc là il y a quand même
52:11une tentative
52:11de faire un peu de pédagogie
52:13pour dire
52:14attendons
52:15négocions
52:16voyons avec
52:17les guerriers de la révolution
52:17ce sont eux
52:18qui possèdent l'économie
52:19qui possèdent tout le pays
52:19en réalité
52:20s'ils décident eux
52:22que les mots là
52:22c'est terminé
52:23c'est avec eux
52:24qu'il faudra discuter
52:25donc les négociations
52:27en fouette
52:27ne font qu'on commencer
52:28et ce sera le mot de la fin
52:29ce soir
52:30dans les informés
52:31à la une de Ouest France
52:32demain Patrice Moyon
52:33la JO d'hiver
52:34derrière les sportifs
52:35un pari financier risqué
52:37avec la cérémonie d'ouverture
52:38qui sera à suivre
52:39tiens sur France Info
52:40vendredi soir
52:40à partir de 20h
52:42Alexandrage France Brode
52:43à la une de Libé
52:43Empire Bolloré
52:45Sacrée crise
52:46Sacrée crise
52:47à lire dans Libération
52:48je donne aussi
52:49le titre de votre livre
52:50qui sort cette semaine
52:51Les pains de Rechmaïa
52:52Lettres de Palestine
52:53et d'ailleurs
52:54c'est aux éditions
52:55Artho ou Michael Darmon
52:56votre livre à vous
52:57les derniers jours
52:58des sacrabines
52:59aux éditions
52:59passées composées
53:00merci d'être venu ce soir
53:01et Rachel
53:02Gara Valcarcel
53:03on vous lit
53:04grâce à votre newsletter
53:06Blogs et Party
53:07on parlera budget
53:08cette semaine
53:08ou il n'y en a pas
53:09cette semaine ?
53:09Non, Municipal à Paris
53:10Municipal à Paris
53:12tout un sujet
53:13tout un programme
53:13également
53:14merci à vous
53:15d'avoir été ce soir
53:16dans Les Informés
53:17merci également
53:18à tous ceux
53:19qui ont préparé
53:20et réalisé cette émission
53:22Les Informés
53:22reviennent demain matin
53:24à 9h
53:24très bonne soirée
53:25sur France Info
53:25Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires