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  • il y a 21 heures
Les informés de franceinfo du vendredi 6 février 2026

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News
Transcription
00:00Générique
00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans les informés du matin sur France Info à la radio et à la télévision jusqu'à 9h30.
00:16Bonjour Renaud Delis.
00:16Bonjour Thomas.
00:17On va parler des Jeux Olympiques ce matin qui débutent ce soir avec nous en plateau Philippe Rendet.
00:23Bonjour Philippe.
00:24Bonjour.
00:24Directeur adjoint des sports de Radio France.
00:26Clément Dossin, bonjour.
00:28Bonjour.
00:28Bonjour, rédacteur en chef chargé des sports aux Parisiens aujourd'hui en France.
00:32Et nous sommes également en ligne avec Bruno Duvic.
00:34Bonjour Bruno.
00:37Bruno Duvic qui est le correspondant de France Info en Italie.
00:41Vous l'avez compris donc Bruno, Renaud pardon, on parle des Jeux Olympiques.
00:46Cérémonie d'ouverture ce soir à 20h à vivre sur France Info.
00:48Les 25e Jeux Olympiques d'hiver 2026 de Milan-Cortina qui se dérouleront jusqu'au 22 février.
00:55Évidemment, ça réveille en nous des souvenirs pas si lointains.
00:58C'était il y a 18 mois, vous en souvenez bien sûr Thomas, comme tout le monde.
01:02La ferveur, le bonheur des Jeux d'été de Paris 2024.
01:08Cette fois-ci, voici les Jeux d'hiver.
01:10Et pour la première fois d'ailleurs, cette cérémonie d'ouverture va avoir lieu dans plusieurs lieux.
01:14Le spectacle principal de cette cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver,
01:19ce sera ce soir à Milan à 20h au stade San Siro.
01:23Évidemment, ça dit quelque chose aux amateurs de football,
01:25puisque c'est le stade où joue d'ordinaire le club de football du Milan à Cé.
01:30Ce sera là le cœur de cette cérémonie ce soir.
01:32Alors justement, à quoi va ressembler précisément cette cérémonie, Bruno Duvic ?
01:37Cérémonie qui a lieu à la fois à San Siro, mais au total dans quatre sites en simultané.
01:42C'est bien ça ?
01:43Oui, parce que la particularité de ces JO, c'est qu'ils sont éclatés sur sept sites et trois dans trois régions différentes.
01:49On a utilisé les infrastructures existantes pour limiter les constructions,
01:53mais les sites sont très éloignés.
01:54Il y a cinq heures de route entre Milan et Cortina.
01:56Et du coup, en effet, tous les athlètes ne pourront pas être réunis ce soir pour la parade lors de la cérémonie d'ouverture.
02:02Donc, ils défileront à Milan, à Cortina et dans deux autres sites de compétition.
02:06Un bout de l'équipe ici, un bout de l'équipe là.
02:09Tout se jouera dans la réalisation télé pour rendre ça le plus fluide possible.
02:13Pour le reste, l'essentiel du spectacle sera au stade de San Siro à Milan,
02:17qui est aussi celui de l'Inter de Milan.
02:19Je sais que Renaud Deli adore donner du Laura Pausini sous la douche.
02:23Eh bien, elle sera là.
02:24C'est elle qui chantera l'hymne italien.
02:26Maria Carey reprendra Volare de Domenico Modugno.
02:30On entendra du Verdi, du Puccini, du Rossini, la voix de Pavarotti.
02:34Les tableaux seront un hommage à la culture italienne,
02:36de l'art de la renaissance à la gastronomie.
02:38En passant par la mode, une partie des intervenants sera habillée en Giorgio Armani,
02:43disparue il y a quelques mois.
02:44Le risque, c'est peut-être un petit excès de sucre.
02:47Mais le directeur artistique de cette cérémonie, Marco Balich, est un grand spécialiste.
02:51L'ouverture de Turin, du Mondial de foot au Qatar, de Rio en 2016, c'était lui.
02:56En termes très diplomatiques, il souhaite présenter un spectacle moins provoquant,
03:00plus consensuel que celui de Thomas Joly à Paris.
03:03Il y aura deux vases olympiques en forme de soleil,
03:05inspirés de dessins de Léonard de Vinci.
03:08Elles ne seront pas dans le stade, mais au cœur de Milan et Cortina.
03:10Et parmi les favoris pour allumer le feu, tomba la bomba, Alberto Tomba,
03:15la star du ski italien dans les années 80-90.
03:18Renaud Delif redonnait déjà sous sa douche.
03:22Bruno, est-ce que les travaux sont terminés ?
03:24Est-ce que tout est prêt pour le début des Jeux ?
03:27Alors, globalement, oui, comme on le disait, l'essentiel des infrastructures sportives était déjà là,
03:32de la piste de Bormio au site de biathlon d'Anter Selva.
03:36Mais ce qui a dû être construit a fait polémique.
03:38La piste de bobsleigh de Cortina, qui a impliqué le sacrifice de centaines d'arbres,
03:42le stade de hockey de Milan, qui n'est pas vraiment fini.
03:44J'y étais la semaine dernière.
03:45Les abords sont moches.
03:47Terrain vague, panneau pour cacher la misère.
03:49Il y a eu des polémiques sur la qualité de la glace.
03:51À Cortina, une télécabine qui doit mener les spectateurs de la descente féminine auprès des pistes
03:56suscite aussi la controverse.
03:58Elle ne sera certainement pas finie, elle non plus.
04:00Il y aura des navettes à la place.
04:02Ajoutez une panne d'électricité lors des premières parties de curling.
04:05Vous avez une ambiance pas au top de la sérénité.
04:07Mais il y a au moins une vraie excuse.
04:09L'Italie a eu les Jeux en 2019.
04:11Puis le Covid est arrivé, ce qui a compliqué la préparation de l'événement.
04:15Un dernier mot sur la sécurité, au-delà de la polémique sur la présence de l'ice.
04:19Climat tendu en Italie, une manifestation sur un tout autre sujet.
04:23Samedi dernier, à Turin, a dégénéré en acte de grande violence.
04:27Demain, manif anti-jeu à Milan.
04:29On redoute que les radicaux s'invitent à nouveau dans le cortège.
04:32Bruno Duvic, qui est présent en Italie.
04:35Bien sûr, pour France Info, on le disait, ces travaux n'ont pas complètement achevé.
04:40Philippe Rendet, est-ce que c'est une petite fausse note quand même,
04:42le jour où débutent ces Jeux d'hiver ?
04:44Bon, écoutez, si on se souvient de ce qui s'est passé les jours avant la cérémonie d'ouverture à Paris,
04:48par exemple, on se souvient que les gens râlaient beaucoup,
04:51que c'était le bazar dans Paris, et puis le lendemain matin, tout le monde criait au génie.
04:56Donc moi, je vous propose d'attendre ce soir et demain matin pour tirer des conclusions.
05:01Mais c'est vrai qu'il y a eu des retards de travaux, ce qui arrive très fréquemment.
05:05Après, ce que disait Bruno est très important aussi,
05:07c'est-à-dire que l'Italie s'est basée sur des sites existants.
05:10C'est le cas notamment en Terres Selva.
05:12C'est la première fois que le biathlon olympique se déroule sur un site historique de biathlon,
05:16c'est-à-dire qu'un site n'a pas été construit pour les JO.
05:19Donc ils se sont quand même appuyés sur beaucoup de sites existants.
05:21Sites existants, mais la facture a quand même explosé.
05:25Bon, c'est le cas à chaque fois, Clément Dossin.
05:27Mais ça aussi, d'ailleurs, ça fait beaucoup parler en Italie.
05:30Oui, effectivement.
05:31D'un budget global d'un peu plus de 3 milliards,
05:33on est passé au-dessus de 5 milliards.
05:35Donc fatalement, il y a des critiques là-dessus.
05:38Je rejoins quand même mon camarade.
05:40On est sur du geobashing assez récurrent,
05:42à chaque fois que débute une grande compétition.
05:44C'est de bonne guerre.
05:47La facture des Jeux d'hiver, ça reste un sujet à chaque fois.
05:51Les Jeux d'hiver, il faut comprendre qu'il n'y a pas beaucoup de biéterie sur les Jeux d'hiver.
05:54Il n'y a pas beaucoup de recettes.
05:56Vous ne pouvez pas remplir un stade d'athlétisme avec 80 000 spectateurs.
06:00Vous ne pouvez pas remplir une piscine olympique avec 30 000 ou 40 000 personnes.
06:03Les seuls sports qui apportent un peu de biéterie sont le hockey sur glace,
06:07sont le patinage artistique,
06:08avec des jauges quand même relativement limitées,
06:1010 000, 15 000 personnes.
06:11Il y a moins de sponsors aussi, d'ailleurs.
06:12Il y a moins de sponsors aussi, donc c'est toujours extrêmement difficile
06:15d'équilibrer les comptes sur des Jeux d'hiver, encore plus que sur les Jeux d'été.
06:18Mais c'est fini maintenant, Renaud, les Jeux qui mettent d'accord tout le monde ?
06:22Il n'y a plus de trêve olympique, ça n'existe plus ?
06:24En tout cas, les Jeux d'ordinaire, c'est le message.
06:27Un message de paix, d'universalisme qui est porté par les Jeux d'hiver depuis toujours.
06:30Et c'est vrai que les Jeux en même temps interviennent,
06:33et ceci aussi dans un contexte géopolitique bien particulier,
06:35avec des tensions internationales extrêmement fortes,
06:38et qui se manifestent par plusieurs événements qui se coagulent,
06:44si j'ose dire, à l'organisation de ces Jeux.
06:45Il y a par exemple, ces tensions géopolitiques,
06:48elles sont notamment liées au comportement diplomatique,
06:54parfois assez agressif de Donald Trump.
06:55Et il s'avère qu'il y a une polémique,
06:57puisqu'il y a la présence d'un certain nombre de membres d'ICE,
07:01la police de l'immigration américaine à Milan,
07:05et dans la carte de ces Jeux, qui est mise en cause.
07:07Dans la mort de plusieurs manifestants, de plusieurs habitants américains.
07:10Aminé à police de manifestants ont été tués par cette police de l'immigration.
07:14Alors, les autorités italiennes ont bien précisé
07:16qu'il ne s'agit pas là justement de policiers
07:20qui auraient un rôle opérationnel, notamment en matière de migration,
07:22mais plutôt que c'est une collaboration qui porte sur l'analyse
07:27de la menace terroriste éventuelle, justement,
07:29et sur le partage d'informations en termes de criminalité internationale.
07:32Mais ça, ça renvoie évidemment au trumpisme ambiant, cette polémique-là.
07:35Et puis, il y en a une autre qui porte sur, évidemment,
07:38liée à l'attitude à l'invasion de l'Ukraine par Vladimir Poutine.
07:42C'est la question de la délégation neutre, en fait,
07:44de quelques athlètes, 13 athlètes russes, je crois 7 athlètes bélarusses,
07:48qui ont été autorisés à participer à ces Jeux,
07:51mais sous bannière neutre, par exemple, l'équipe de hockey sur glace russe n'est pas là,
07:55et sans aucune référence, évidemment, à la Russie,
07:58et je crois d'ailleurs après examen de chacun des dossiers de ces athlètes.
08:00Après avoir montré Pat Blanche, effectivement,
08:01montré qu'il n'avait jamais soutenu l'invasion russe en Ukraine,
08:04montré qu'il n'avait aucun lien avec l'armée russe,
08:07donc oui, effectivement, la délégation russe et biélorusse est extrêmement mince.
08:12Même si on a l'impression qu'il y a des signaux qui montrent
08:16qu'on se dirige vers une réintégration de ces deux pays,
08:20la Russie et la Biélorussie à part entière.
08:22Effectivement, en coulisses, il y a beaucoup de tractations autour de ça.
08:25On sent que le CIO est en train d'infléchir progressivement sa position,
08:29peut-être dans l'optique des Jeux de 2028 à Los Angeles,
08:32qui seront évidemment très, très, très politiques.
08:36Donc voilà, il y a déjà certaines fédérations internationales
08:38qui commencent à réintégrer aussi des athlètes russes dans leurs compétitions.
08:42Effectivement, on est peut-être à un virage là.
08:45On va aussi évoquer évidemment la dimension purement sportive de ces Jeux.
08:50162 athlètes.
08:51Un record français, voilà.
08:53Alors, il n'y a pas que des athlètes français aux Jeux olympiques demain.
08:56Mais on va suivre beaucoup les Français, cela dit.
08:57Ce serait plus facile pour tableau des médailles,
08:59mais on les suivra tout particulièrement, effectivement.
09:00Et c'est un record.
09:01162 athlètes français envoyés à ces Jeux olympiques
09:04avec un certain nombre de chances de médailles
09:07qu'on va évoquer dans un instant.
09:09Comme le disait tout à l'heure Bruno Duvic,
09:11tous les athlètes ne seront pas présents d'ailleurs ce soir
09:13à la série d'ouverture.
09:14D'une part parce qu'elle est éclatée en différents sites.
09:16D'autre part parce que certains se consacrent encore ces dernières heures
09:19et les heures à venir à l'entraînement.
09:21C'est le cas par exemple de Paco Rassa,
09:23qui est un slalomeur.
09:24C'est d'ailleurs l'une des chances de médailles françaises.
09:26C'est Paco Rassa, deux victoires en Coupe du Monde de slalom cette saison.
09:29Actuellement sixième au classement de cette Coupe du Monde.
09:31Paco Rassa qui évoque à la fois l'absence à venir
09:35qu'il regrette à la série d'ouverture
09:36et puis les chances françaises de médailles.
09:39Malheureusement nous on ne va pas défiler les skieurs.
09:41A cause des conditions, notre entraînement a été annulé hier.
09:43Du coup on a dû décaler notre programme
09:45et ça nous fait rater la série d'on y ce soir.
09:47Donc on sera forcément de tout cœur avec les copains de loin
09:51et ça fera un petit passement au cœur de ne pas pouvoir être là.
09:52Toutes les fédérations ont des bons résultats jusqu'à maintenant.
09:55J'espère que tout le monde va continuer sur cette belle vague de beaux résultats
09:59et porter haut les couleurs de la France sur cette Olympiade.
10:02Avec un objectif d'ailleurs fixé par le sport français,
10:05c'est de battre le record de 15 médailles je crois aux Jeux Olympiques d'hiver.
10:09L'objectif étant de l'ordre de 20 à 22.
10:10Alors quelles sont ces chances de médailles ?
10:12Et puis pourquoi aussi d'ailleurs les athlètes des JO d'hiver
10:14sont en général beaucoup moins médiatisés que ceux des JO d'été ?
10:18Alors sur les chances de médailles, Philippe,
10:20est-ce que l'objectif est atteignable ?
10:22Une vingtaine de médailles ?
10:23J'ai envie de vous dire oui,
10:24mais j'ai envie de vous dire que je suis un très mauvais pronostiqueur.
10:26D'accord.
10:27Voilà.
10:27Mais en tout cas, l'objectif, c'est à la mode de parler de top quelque chose.
10:31Donc là, l'objectif, c'est top 5.
10:33La dernière fois qu'on a fait un top 5, c'était en 1968.
10:36Donc ça date un peu...
10:37Donc le sport qui, traditionnellement, rapporte le plus de médailles,
10:43on en parlait tout à l'heure, c'est le biathlon.
10:45Il y a très peu de licenciés de biathlon en France,
10:48mais le public se passionne pour le biathlon.
10:50On le voit d'ailleurs pour les scores d'audience quand il y a des courses à la télé ou à la radio.
10:55On a énormément de chances en biathlon.
10:58On a entendu Paco Rassa sur le slalom avec aussi Clément Noël,
11:02qui sera le porte-drapeau.
11:04Et qui va tenter de conserver son titre olympique,
11:06ce qui n'est jamais arrivé, je crois.
11:07Pour un skilor français, tout à fait.
11:08Absolument.
11:08Ce serait une première.
11:09Absolument.
11:10On parlait du biathlon.
11:1034 podiums cette saison en biathlon.
11:13Donc vraiment, chez les hommes et chez les femmes,
11:14on a beaucoup de chances de médailles.
11:15On a même des chances de médailles, figurez-vous,
11:17en patinage de vitesse.
11:18Autant vous dire que là, on parlait des licenciés en biathlon.
11:20Je n'ai pas compté les licenciés en patinage de vitesse,
11:22mais il n'y en a pas beaucoup.
11:23Il n'y a pas une grosse culture du patinage de vitesse.
11:25Et pourtant, Timothée Loubineau peut gagner une médaille dès demain, d'ailleurs.
11:30Dimanche.
11:31Dimanche, oui.
11:32C'est ça, pour la première course.
11:35On est aussi très bon en snowboard.
11:37Donc sur le papier, on a beaucoup de chances de médailles.
11:40Après, on a glorieuses incertitudes, etc.
11:43On connaît la chanson.
11:44Clément Dossat.
11:44J'ajouterais par rapport à ça, on a vu une image de ski-alpinisme,
11:47qui est une des nouvelles disciplines qui arrivent aux Jeux Olympiques.
11:51Et on a deux représentants, Émilie Arop et Thibaut Anselmette,
11:54chez les femmes, chez les hommes et en relais mixtes.
11:56On peut peut-être préciser ce que c'est, Clément, s'il vous plaît,
11:58le ski-alpinisme.
11:59Ne vous attendez pas à voir des gens en pot de phoque qui montent des sommets très élevés
12:04et descendent dans la poudreuse derrière.
12:06C'est ça le ski-alpinisme à l'origine.
12:08Mais ce sera une version très formatée, très courte, qui durera 3-4 minutes,
12:13sous la forme d'un sprint, avec donc effectivement des athlètes dotés de skis, de randonnées,
12:19qui vont monter le plus vite possible une pente, la redescendre.
12:22Et voilà, ça consistera en cela.
12:24Et donc, on a fait, sur cette discipline-là nouvelle,
12:27trois belles chances de médailles chez les hommes, chez les femmes et en relais mixtes.
12:30On gagne tout en ski-alpinisme.
12:31Pour l'instant, normalement, on devrait gagner potentiellement trois médailles d'or sur les trois courses.
12:36Pour rebondir sur ce que disait Philippe sur l'objectif top 5,
12:38il ne sera atteignable que si les médailles d'or,
12:41puisqu'on sait que pour le classement des nations, c'est l'or qui compte,
12:43que si les médailles d'or sont nombreuses, il faudra en atteindre sans doute entre 8 ou 10.
12:49C'est ça qui pêche souvent pour la France.
12:50C'est de gagner vraiment le titre.
12:52Tout à fait, effectivement.
12:53C'est là-dessus que ça va se jouer.
12:55Et le biathlon sera, je pense, le baromètre de la délégation française.
13:01Sans un biathlon fort, il n'y aura pas d'objectif de top 5 atteint, ça c'est sûr.
13:05Mais c'est réalisable ?
13:06Oui, c'est réalisable.
13:07Nous, on a identifié une trentaine de chances de médailles.
13:09Donc voilà, on en perd toujours 33%.
13:11On tombera autour des 20.
13:13Soyons optimistes.
13:14Clément Dossin, Philippe Rondet, vous restez avec nous.
13:17Bien sûr, les informés de France Info se poursuivent dans un instant.
13:21À 9h19, on fait un nouveau point sur l'actu avec Diane Ferschit.
13:243 parents sur 4 sont favorables à l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
13:29C'est ce qui ressort de l'étude de l'Observatoire de la parentalité numérique.
13:33Une interdiction défendue par Emmanuel Macron.
13:35Dans un entretien aux médias bruts, le chef de l'État affirme qu'en cas d'adoption définitive du texte,
13:40il y aura vérification de l'âge pour se connecter.
13:43Mais il promet que les données personnelles ne seront pas conservées
13:46et que l'anonymat sera préservé.
13:48Le chef de l'État qui réagit dans le même entretien à l'agression à l'arme blanche d'une enseignante
13:53dans un établissement de Sanary dans le Var mardi.
13:56On ne peut pas accepter que ça se passe à l'école, dit-il.
13:59L'adolescent de 14 ans est en détention provisoire.
14:02Il a été mis en examen pour tentative d'assassinat.
14:05L'état de l'enseignante reste préoccupant.
14:08Des inondations impressionnantes et des milliers de personnes évacuées en Espagne et au Portugal.
14:12La péninsule ibérique frappée par des pluies exceptionnelles en cause de la dépression.
14:17Leonardo, le Portugal, ou le second tour de la présidentielle, se tiendra tout de même dimanche comme prévu.
14:23L'impatience des athlètes à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.
14:28Cérémonie d'ouverture dans un format un peu particulier dispersé sur quatre sites.
14:33Milan, Cortina Livigno et Predazzo.
14:35Début de l'événement à 20h.
14:37Ce sera évidemment à vivre sur France Info.
14:39France Info
14:42Les informés
14:45Thomas Sechier
14:47Renaud Dely
14:48Et avec Philippe Rendet, le directeur adjoint des sports de Radio France,
14:53et Clément Dossin, rédacteur en chef chargé des sports aux Parisiens.
14:57Aujourd'hui en France, on continue de parler de ces Jeux d'hiver.
15:01Renaud, des Jeux qui se déroulent en plein réchauffement climatique.
15:05Est-ce bien raisonnable ?
15:06C'est une polémique désormais évidemment attachée à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver.
15:10Qu'il s'agit de cette édition 2026 en Italie, de l'édition 2030 qui est prévue dans les Alpes françaises.
15:17Est-ce bien raisonnable d'organiser encore des Jeux Olympiques d'hiver dans le contexte du réchauffement climatique que vous évoquiez à l'instant ?
15:24La réponse, il y a quelques minutes, sur ce plateau de celle qui était votre invitée à 8h30, Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes.
15:31Je pense que je suis comme tous les passionnés de sport qui ont une fibre écologiste.
15:35Je suis traversée de doutes.
15:37Il y a beaucoup de sportifs, y compris qui participent à cette compétition, qui sont d'accord avec moi.
15:40C'est que ça devient difficile quand même de justifier 1,6 million de mètres cubes de neige artificielle,
15:48de justifier des centaines de mêlaises abattues pour construire une piste de bobsleigh à 120 millions d'euros,
15:53qui ne servira vraisemblablement pas beaucoup après.
15:55Les montagnes, ce sont des paysages et des territoires sensibles, fragiles, qu'il faut protéger.
16:01Est-ce qu'il faut supprimer les Jeux d'hiver, les mandossins ?
16:05Non, je vais répondre avec la fibre sportive qu'évoquait Marine Tondelier.
16:09Non, parce que c'est aussi la récompense pour des milliers d'athlètes qui s'entraînent dur chaque année, dont c'est la passion.
16:16On évoquait la flamme qu'on a vécue lors des Jeux d'été.
16:20Les Jeux d'hiver sont quand même toujours un cran en dessous par rapport à ça,
16:23mais moi je ne connais pas d'autres événements qui peuvent réunir des milliers de personnes,
16:27comme on l'avait vu sur la butte Montmartre à Paris, dans une ferveur absolue pour l'épreuve de vélo.
16:31Toute proportion gardée, évidemment, je pense qu'on n'aura pas les mêmes scènes de folie collective lors de ces Jeux d'hiver.
16:37Et là, on parle de montagne, ou la montagne qui souffre du réchauffement.
16:40Évidemment, mais d'abord, le prélude, c'est ça.
16:44Derrière, oui, évidemment, il faut beaucoup de sobriété, il faut arriver à limiter l'impact de ces Jeux.
16:51Je pense qu'une des questions principales, c'est la question de l'héritage.
16:55Est-il effectivement censé, normal, de construire une piste de bobsleigh dont on sait que derrière, elle ne servira pas beaucoup ?
17:04À l'inverse, par exemple, d'une piscine en Seine-Saint-Denis, qui va être utilisée quotidiennement ensuite par les habitants.
17:10Là, on parle d'un héritage positif.
17:12Si on se projette, par exemple, sur les Jeux des Alpes 2030, il a été décidé de ne pas construire d'anneau de vitesse de patinage,
17:17parce qu'un anneau de vitesse de patinage n'a pas énormément d'utilité.
17:22Donc, on ira soit en Italie, soit aux Pays-Bas, pour les épreuves de patinage de vitesse.
17:26Donc, oui, ces questions-là d'héritage, d'équipement, etc., elles sont primordiales.
17:32La question de la neige est centrale.
17:35C'est vrai, on revient dans un berceau des Jeux d'hiver, les Alpes,
17:40et pour autant, on va avoir une neige qui sera quasiment à 100% artificielle,
17:45parce qu'il faut répondre à des cahiers des charges, des fédérations internationales, du CIO,
17:49pour avoir une neige qui soit homogène, compacte, qui soit équitable pour tous les participants.
17:54Et donc, c'est extrêmement gourmand en ressources, en eau.
17:58C'est un problème, effectivement.
18:01Mais pour autant, faut-il supprimer les Jeux d'hiver ?
18:03Si vous me posez la question comme telle, non.
18:05La question de la neige artificielle, si je peux me permettre, est très importante,
18:08parce que, vous l'avez dit, cette neige artificielle, elle est faite pour le sport
18:12et pour qu'effectivement, il y ait la même neige globalement pour tout le monde
18:15et pour qu'il y ait une équité dans la compétition.
18:17Après, on peut évidemment discuter de ça, mais il neige beaucoup en ce moment en Italie
18:22et effectivement, il y a 100% de neige artificielle.
18:25Après, j'ai l'impression quand même que les Jeux d'hiver ont beaucoup évolué
18:29et qu'on est revenu sur quelque chose de plus rationnel.
18:31Je parlais d'Anterselva avec le biathlon.
18:34Non, le site d'Anterselva existait déjà.
18:37C'est la première fois, encore une fois, qu'un site existant,
18:39qu'on n'a pas construit ou fait des travaux sur un site.
18:41Donc, il y a cette volonté et il y aura cette volonté dans les Alpes 2030,
18:45puisqu'on restera dans les Alpes dans 4 ans,
18:47d'avoir des Jeux plus raisonnables, on va le dire comme ça.
18:51Et d'ailleurs, on l'entendait tout à l'heure,
18:53Marine Tondoli elle-même ne réclame pas du tout la suppression des Jeux d'hiver.
18:56Ce n'est pas du tout la position des écologistes.
18:58Elle dit elle-même d'ailleurs qu'elle est tirée,
18:59puisqu'elle adore les compétitions et qu'elle en regardera de nombreuses.
19:03Je pense qu'il y a aussi d'ailleurs peut-être une leçon politique
19:07qui a été tirée par les écologistes d'un certain nombre d'écarts
19:12lorsqu'ils ont pris des responsabilités municipales il y a quelques années.
19:14On se souvient par exemple du maire de Lyon
19:16qui disait qu'il fallait arrêter le Tour de France.
19:20Et politiquement, ce n'était pas forcément très à droit.
19:23Ce qu'il faut évidemment, c'est intégrer la question de l'impact environnemental
19:27dans toutes les compétitions, qu'il s'agit du Tour de France
19:29qui a communiqué beaucoup là-dessus et qui agit.
19:31Et évidemment au premier chef des Jeux d'hiver.
19:33Et c'est vrai que ça progresse au regard d'un certain nombre de catastrophes passées.
19:36Indéniablement, qu'il s'agisse de ces Jeux en Italie
19:38et puis de ce qui est prévu pour l'organisation des Jeux 2030 Alpes françaises.
19:44Dans les Alpes françaises, l'intégration de la dimension environnementale
19:48fait partie maintenant des priorités et c'est indispensable.
19:51Après, il reste à savoir comment on va les organiser ces Jeux 2030 Alpes françaises
19:55parce qu'il y a un certain nombre de dysfonctionnements actuels
19:56dont d'ailleurs, par exemple, le Parisien a raconté cette semaine.
20:01Une série d'émissions, notamment l'ancien patron de Canal+,
20:04M. Méheu, qui dirigeait un comité des rémunérations.
20:08C'est ça qui était une sorte de conseil des sages
20:10chargé un peu de superviser la gestion financière
20:13du comité d'organisation des Jeux.
20:16Qu'est-ce qui se passe dans cette instance-là
20:17qui est quand même chargée de préparer les Jeux qu'on va accueillir en France
20:19dans 4 ans ? 4 ans, c'est demain ?
20:21Tout à fait. On sent que ce sont des Jeux qui sont...
20:23un projet qui est mal né.
20:24D'abord, c'est des Jeux que la France a obtenus très facilement.
20:26C'est jamais bon signe parce que lorsque vous obtenez facilement les Jeux,
20:29ça veut dire que vous ne les avez pas forcément très bien préparés en amont,
20:32sans grande concurrence à l'étranger.
20:34Et c'est un projet qui est aussi extrêmement politique,
20:37qui se divise sur la région Sud,
20:39sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.
20:41On sait que...
20:43Ils sont toutes deux dirigés par la droite,
20:44donc on aurait pu se dire justement, ça va être plus facile.
20:46Oui, mais bon, chacun cherche un peu à tirer la couverture à lui,
20:49sur les sites, etc.
20:50Je rappelle que la carte des sites n'est toujours pas figée,
20:52on est à 4 ans des Jeux,
20:53on ne sait toujours pas exactement où auront lieu chaque compétition.
20:58Et puis, il y avait un espèce de candidat naturel
21:01pour prendre la tête du comité olympique,
21:05c'était Martin Fourcade,
21:06la tête la plus titrée de l'histoire des Jeux,
21:08pas non seulement d'hiver, mais d'hiver et d'été confondu.
21:11Il avait cette espèce de légitimité,
21:13on voyait en lui le Tony Estanguet des Jeux d'hiver.
21:16Il a refusé, pour les raisons que j'évoquais notamment.
21:18Pour des raisons politiques.
21:19Pour des raisons politiques, tout à fait.
21:22On est allé chercher Edgar Gropiron.
21:24On est allé chercher...
21:25En cherchant lui aussi.
21:25On est allé chercher un champion olympique de boss en 92 à Albertville.
21:29On est allé chercher Cyril Linette comme DG,
21:31mais on sent que tout cela est très fragile.
21:33Il y a des tensions,
21:35il y a des problèmes effectivement de gouvernance,
21:37des problèmes de notes de frais,
21:38d'utilisation de cartes bancaires un peu étonnants, disons.
21:41Donc voilà, tout cela donne une impression d'amateurisme
21:44qui a quatre ans des Jeux.
21:46Et alors que la lumière est faite maintenant sur ce projet
21:48à l'occasion des Jeux de Milan-Cortina,
21:51ce n'est pas très bon signe.
21:52Pas très bon signe.
21:53Merci beaucoup Clément Dossin,
21:55rédacteur en chef aux Parisiens,
21:56aujourd'hui en France, chargé des sports.
21:58Philippe Rendet, la rédaction des Sports de France.
22:00Il faut mobiliser évidemment.
22:01Vous ne raterez rien.
22:02Aucune médaille française, c'est sûr.
22:04Tous ces Jeux d'hiver, en tout cas à la radio.
22:07Et merci à vous, Renaud Dely.
22:09Merci Thomas.
22:09La formation se poursuit sur France Info.
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