- il y a 1 semaine
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00:0320h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:08Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:13A la une ce soir, cette marche demain à Lyon, en hommage à Quentin Doran, une semaine après sa mort.
00:19La police redoute des affrontements entre ultra-droite et ultra-gauche.
00:23Le Rassemblement National demande à ses cadres de ne pas s'y rendre. On en débat dans un instant.
00:27Quand la candidate du centre et de la droite pour les municipales à Marseille reprend la devise du maréchal Pétain.
00:34Travail, famille, patrie, Martine Vassal dénonce une fausse polémique tollée dans l'opposition.
00:39Et puis le salon de l'agriculture ouvre ses portes demain samedi.
00:42Quel accueil pour Emmanuel Macron, la coordination rurale et la confédération paysanne appellent à boycotter sa venue.
00:49Nous reviendrons sur les relations en dents de scie entre le président et les agriculteurs.
00:53Nous informer de ce vendredi.
00:55Bonsoir Valérie Gasse.
00:56Bonsoir.
00:56Chef du service politique de RFI à vos côtés.
00:59Franck de Dieu.
00:59Bonsoir Franck.
01:00Bonsoir.
01:01Rédacteur en chef à la rédaction de Marianne.
01:03Comme tous les vendredis, Véronique Reissoult est avec nous.
01:05Bonsoir Véronique.
01:06Présidente de Backbone Consulting et spécialiste des réseaux sociaux.
01:10Serge Faubert.
01:11Bonsoir et bienvenue Serge.
01:12Bonsoir Victor.
01:13Directeur de la rédaction de Pure Politique.
01:17Il y aura donc bien une marche demain à Lyon en hommage au militant nationaliste Quentin Doranque, mort le week
01:23-end dernier après avoir été roué de coups par des proches de la mouvance d'ultra-gauche.
01:28La préfecture du Rhône a donné son feu vert alors que le maire écologiste de Lyon avait demandé l'interdiction
01:33de cette marche.
01:34Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez ne s'oppose pas non plus à ce défilé.
01:39Je ne demande pas l'interdiction de cette manifestation.
01:40Donc elle se déroulera ?
01:42Elle sera encadrée pour éviter toute roue à l'ordre public, à la fois autour du cortège, puisque c'est
01:46d'un cortège dont il s'agit.
01:48C'est une marche qui fera quoi ? Un kilomètre à peu.
01:49Un kilomètre quatre.
01:50Un kilomètre quatre.
01:51Donc qui sera encadrée par des forces de l'ordre.
01:53Et forces de l'ordre qui rayonneront évidemment à la périphérie de ce cortège pour éviter toute roue à l
01:57'ordre public et toute provocation.
01:59Laurent Nunez ce matin chez nos confrères de RTL.
02:03Pour l'instant, la liberté est plus importante que l'inquiétude, dit le ministre de l'Intérieur.
02:07Alors Valérie Gasse, il faut comprendre quoi ? Que si le gouvernement ne s'oppose pas à cette marche, c
02:11'est qu'il estime avoir les moyens qu'elle se déroule en sécurité ?
02:13J'ai envie de dire qu'il a intérêt à avoir les moyens de maintenir la sécurité.
02:17Parce qu'avec le nombre d'appels, d'ailleurs le maire de Lyon qui a dit qu'il ne voulait
02:20pas que la marche se déroule.
02:23Naturellement, LFI aussi, ils en ont profité pour dénoncer les risques autour de cette marche, de cet hommage à Quentin
02:32de Roque.
02:32Et c'est vrai que Laurent Nunez, il prend le risque.
02:35S'il y a des débordements et si cette fois-ci c'est de l'autre côté, du côté de
02:40l'extrême droite, qu'il y a des affrontements, ça lui retombera dessus.
02:46D'autant que la gauche LFI avait déjà dénoncé au moment de la RIC, ce qui a coûté la vie
02:51à Quentin de Ranque,
02:52l'absence de force de police autour, dans le périmètre de l'endroit où Rima Hassan intervenait.
03:01Et dénonçant aussi une forme de responsabilité.
03:04Donc là, Laurent Nunez n'a pas l'intérêt à se rater.
03:06Il faut vraiment que ce soit cadré et cadré sur le parcours.
03:10Et puis bien sûr, on le sait au-delà, puisque c'est là généralement, pas dans le défilé lui-même,
03:18mais à côté, qu'il peut y avoir des risques.
03:19On l'a dit, parcours de 1,4 km, on l'entendait, jusqu'au lieu où Quentin de Ranque a
03:24été frappé pour cette marche demain à Lyon.
03:26Alors comment éviter les risques avérés de troubles à l'ordre public ?
03:30Que redoute le maire de la ville qui s'opposait, on le rappelle, à la tenue de cette marche ?
03:33Christophe Pradié est le secrétaire du syndicat Unesapolis dans le Rhône.
03:37Il ne redoute pas, vous allez l'entendre, à la marche en elle-même.
03:40Ce qui nous inquiète, c'est plutôt les amants et les lavals de cette manifestation
03:44où l'on craint effectivement des affrontements entre les divers droites et les divers gauches.
03:48Voilà, c'est ça notre problème en fait à nous.
03:50Ce n'est pas forcément la manifestation par elle-même.
03:52Nous, on ne craint pas spécialement les gens qui vont venir.
03:54Tout ce qu'on craint, nous, c'est l'affrontement qu'il peut y avoir entre l'ultra-gauche et
03:58l'ultra-droite, c'est tout.
03:59C'est ça la vraie crainte Serge Faubert, ce sont ces affrontements qui pourraient avoir lieu ?
04:03Oui, en même temps, on imagine bien que pour encadrer à peu près entre 1500 et 2000 ultra-droites,
04:15je pense que les effectifs sont faciles à réunir.
04:19Maintenant, est-ce qu'il y aura des groupes antifa qui seront dans les ruelles adjacentes,
04:23prêts à bondir, etc., comme on nous le dit ?
04:26Personnellement, j'y crois peu.
04:28Bon, je peux me tromper, mais j'y crois peu.
04:31Simplement, moi, je pense qu'il va falloir être attentif à quelque chose.
04:34C'est la configuration de ce défilé.
04:36Parce que je me souviens que M. Nouniez, qui est aujourd'hui ministre de l'Intérieur,
04:41était encore il y a quelque temps préfet de Paris,
04:43et c'est lui qui avait autorisé cette manifestation qui a lieu chaque année
04:48en l'honneur d'un militant nationaliste qui était tombé d'un toit, Sébastien Desieux, en 1994.
04:54Donc, tous les 9 mai, il y a une procession qui, chaque fois, donne lieu à un folklore assez nauséabond
05:01et un peu nazillon, disons, puisque quand même, franchement, il y a des dégaines.
05:08Je suis vraiment désolé, mais on se croirait vraiment ailleurs à une autre époque.
05:13Mais surtout, la dernière fois, ce qui a vraiment inquiété tout le monde,
05:17c'est que ces gens défilent totalement masqués.
05:20Je rappelle que c'est interdit aujourd'hui.
05:23Dans une manifestation, lorsque vous défilez masqué, la police doit intervenir.
05:27C'est ce qu'elle fait, par exemple, devant les cortèges syndicaux
05:31où tous les black blocs qui se préparent et qui se masquent le visage,
05:34on fonce dessus, on les interpelle.
05:36J'attends de voir demain le comportement de la police
05:39par rapport à ces entorses et ces délits.
05:43Ce sont des délits, ce sont des infractions.
05:45Comment va se comporter la police par rapport à ça ?
05:48Comment va se comporter la police par rapport à un certain nombre d'insignes qui sont interdits ?
05:52Comment la police va se comporter par rapport aux armes par destination
05:57qui peuvent être présentes ?
05:59Certaines ampes de drapeaux qui peuvent aussi servir d'objets contondants.
06:05J'attends de voir comment va être maintenu l'ordre.
06:07On parlait de possibles affrontements, Franck, de Dieu.
06:10Est-ce qu'après les scènes de violence,
06:12après ces images de Quentin de Rang frappé à terre et sa mort qui s'en est suivie,
06:15est-ce que des membres de groupe d'ultra-gauche ont intérêt à venir en découdre demain ?
06:19Il y aura évidemment des provocations, probablement.
06:22Mais je pense que le ministre de l'Intérieur sait ce qu'il fait.
06:26C'est-à-dire que les fois où on a eu une police qui était vraiment calibrée
06:31pour faire face à des événements, soit des événements qui pouvaient déborder,
06:35soit des événements de grande ampleur, je pense au JO par exemple,
06:38elle a fait son boulot, ils étaient en nombre, ils étaient là.
06:41Les fois où la police a été prise au dépourvu,
06:45je pense par exemple au fameux match Liverpool contre Real Madrid.
06:49Là, il y avait un déficit, je dirais, de calibre, de personnes, de bleu, autour des rues.
06:56Là, effectivement, à partir du moment où il s'engage,
06:58compte tenu des circonstances qui sont des circonstances de brutalité politique,
07:03de symbolique politique très forte,
07:04je pense qu'il sait ce qu'il fait en termes d'effectifs.
07:08Il y a de la part de la police française une certaine expertise du maintien de l'ordre.
07:13Après, finalement, on n'est jamais à l'abri d'un incident extrêmement grave.
07:18Jamais.
07:19Le risque zéro dans ces cas-là n'existe pas.
07:22Vous l'enécrivez-vous, qu'est-ce que l'on dit sur les réseaux sociaux de ces craintes d'affrontement
07:25?
07:25Si on regarde les Lyonnais, globalement, c'est ce que vous avez dit dans votre radio-trottoir,
07:30on entend que les uns et les autres se disent, demain, ce n'est pas le moment de sortir.
07:34Quand on regarde ce qui peut se dire sur certains boucles spécifiques
07:39aux différents manifestants ou anti-manifestants,
07:43on voit bien que la consigne, elle est plutôt quand même au calme,
07:46en disant que ce n'est pas le moment de débordement.
07:50Le débat est assez compliqué.
07:51Et en particulier chez les antifas, c'est une envie d'en découdre,
07:56mais peut-être pas dans ce cadre-là, sachant qu'il y aura beaucoup de police,
07:59parce que globalement, pour arriver à leur fin, il faudrait qu'ils aillent un peu loin
08:03et qu'ils ont un sujet quand même d'apaisement nécessaire.
08:07Donc, évidemment, on n'est jamais à l'abri, mais si on regarde les uns et les autres,
08:12ce n'est pas demain que le plus dur sera à prévoir.
08:16Alors, à l'extrême droite, Jordan Bardella recommande dans un courrier à ses cadres
08:19de ne pas se rendre à cette marche demain à Lyon
08:21et au rassemblement d'hommage à Quentin Doranque,
08:24ni d'y associer, je cite, le parti, le président du Rassemblement national
08:27qui s'est exprimé ce matin.
08:29À partir du moment où, compte tenu de ce qu'il s'est passé,
08:32la famille ne souhaite pas de politisation de l'événement,
08:36liberté est donnée aux Français et aux citoyens
08:38qui souhaitent évidemment s'y rendre, d'y participer.
08:41Et je suis, moi, responsable de la sécurité des élus
08:43et des députés du Rassemblement national.
08:45Par conséquent, je les ai appelés à la plus grande prudence.
08:48Nous rendons hommage à Quentin.
08:50Nous avons participé, évidemment, à la minute de silence
08:53à l'Assemblée nationale et au Sénat.
08:55Et nous allons, évidemment, maintenant mener un combat
08:57qui est un combat politique pour faire en sorte
08:59que l'ultra-gauche soit mise hors d'état de nuire
09:02parce qu'elle est responsable aujourd'hui
09:04d'une dégradation sans précédent du climat politique
09:06dans notre pays.
09:07Jordan Bardella, qui ne veut pas être mêlé
09:09à ce rassemblement en raison, dit-il,
09:11du profil des organisateurs et du risque d'affrontement.
09:14Clairement, Valéry Gass, il veut éviter à tout prix
09:17la moindre photo où l'on verrait des élus du RN
09:19avec des membres de l'ultra-droite.
09:20Oui, c'est exactement ça.
09:21Surtout ne pas laisser de traces,
09:23d'une proximité, d'une connivence quelconque,
09:26même de personnes qui marchent,
09:28même si elles ne se connaissaient pas,
09:29mais qu'elles sont prises en photo, en effet,
09:32ensemble avec des représentants
09:33de groupes identitaires, d'ultra-droites.
09:36Donc, c'est dans la stratégie,
09:38on a dit, de dédiabolisation,
09:40de respectabilisation du RN.
09:42Il y a une volonté, en effet,
09:44de s'écarter de tous ces groupes-là.
09:46Et c'est d'ailleurs ce qui leur a permis, là,
09:48de dire, regardez ce qui se passe à LFI.
09:51Finalement, on nous accuse, nous, souvent,
09:53de proximité avec des gens violents, dangereux,
09:56qui propagent des thèses racistes, antisémites.
09:59Et puis, finalement, là,
10:00du côté de Jean-Luc Mélenchon,
10:02de la France Insoumise et de la Jeune Garde,
10:03de l'ultra-gauche, de l'extrême-gauche,
10:05il y a des groupes violents,
10:07et c'est eux qui tuent.
10:08Donc là, si...
10:09C'est un contre-pied total, Valérie Gass,
10:10par rapport à dimanche dernier,
10:11place de la Sorbonne,
10:12il y avait un rassemblement
10:13tout de suite après la mort de Quentin Durant.
10:15Voilà, il y avait des cadres du RN,
10:18et du coup, ça sert d'expérience,
10:21et ça permet à Jordan Bardella
10:23de rectifier le tir tout de suite,
10:25et de ne pas vouloir être associé,
10:27de près ou de loin,
10:28à la marche qui va avoir lieu demain.
10:30C'est-à-dire, ça permet aussi
10:30de ne pas y être associé
10:31en cas de débordement ou de violence.
10:33Alors, c'est surtout ça qui est craint,
10:36et en même temps, je ne suis pas sûr
10:37que le Rassemblement National
10:39soit bienvenu du point de vue des ultras.
10:43Pourquoi ?
10:43Parce que la cocarde,
10:44qui est une association d'étudiants
10:47proches du Rassemblement National,
10:49qui comptait participer à cette manifestation,
10:52a été éjectée par les autres organisateurs
10:56en disant, vous êtes trop mous.
10:57Donc, on a bien compris
10:59que là, on avait d'une part des durs,
11:01et des durs qui en tentent se fédérer.
11:03C'est ça la particularité de ce rassemblement,
11:05il y a quand même un impact politique.
11:07Ce sont des petits groupes
11:08dispersés géographiquement,
11:11et chacun porte un nom, d'ailleurs,
11:13c'est plus des implantations locales
11:16qu'une implantation nationale,
11:17et c'est la première fois
11:18où ils vont tous se retrouver ensemble
11:20et tenter de faire quelque chose ensemble.
11:22Donc, c'est peut-être le début d'une fédération,
11:24je ne sais pas,
11:25mais en tout cas,
11:26il est vrai que s'il y avait
11:28un militant du Rassemblement National
11:30ou un responsable du Rassemblement National
11:32pris dans une échauffourée
11:34au cours de cette manifestation,
11:36le spectacle serait désastreux,
11:38parce que les filles pourraient dire,
11:39« Ben, vous voyez, quand même,
11:40ce n'est pas nous, cette fois-ci, c'est eux. »
11:43Véronique Ritzoul,
11:43depuis le fond de l'UE.
11:44Ce qui est vrai, c'est que sur les espaces
11:45de discussion des militants
11:46du Rassemblement National,
11:48ils craignent deux choses.
11:48La première, c'est qu'ils ne veulent pas être rejetés
11:50en disant « Non, ça serait une image déplorable
11:53auprès de nos électeurs. »
11:54Et ils craignent aussi les slogans
11:56et les pancartes qu'il va y avoir,
11:59qui est quelque chose d'un peu différent
12:00de ce qui a pu se passer
12:01quand il y a eu la manifestation spontanée
12:03de soutien,
12:04il n'y avait pas de banderoles,
12:05il n'y avait pas de revendications en soi,
12:06c'était une démonstration de soutien.
12:08Là, il va y avoir des revendications,
12:10des banderoles,
12:11et ils disent « Ne pas avoir l'un de nous
12:13à côté d'une banderole
12:15où les propos et l'expression
12:18ne seraient pas en ligne
12:19avec ce qu'on veut porter. »
12:21Donc, on voit bien que même les militants,
12:23entre eux,
12:23ils se donnent cette consigne-là.
12:24Franck ?
12:25Oui, il y a une dimension symbolique
12:28qu'a rappelé Serge,
12:30c'est-à-dire, effectivement,
12:31on va peut-être avoir
12:31cette nébuleuse de droit ultra,
12:34va se fédérer
12:35et au moment où, justement,
12:37il se rabiboche,
12:38parce qu'il y a plusieurs tendances
12:39à l'intérieur,
12:40l'idée de s'associer
12:42au moment où quelque chose se passe
12:44de fédératif,
12:45de fédérateur,
12:46ça serait très très mal vu.
12:48Il y a aussi une autre dimension,
12:49peut-être un peu plus technique,
12:50un peu plus juridique,
12:51mais le Rassemblement National
12:54s'est opposé
12:55à ce qu'il soit classé
12:58topographiquement
12:58comme extrême droite
12:59par le ministère de l'Intérieur.
13:02Ils ont même
13:03porté l'affaire
13:04devant le Conseil d'État
13:05qui leur a donné tort.
13:06Donc, ils sont considérés,
13:07je dirais,
13:08à leur dépend
13:09comme étant d'extrême droite.
13:11Ils ne vont pas,
13:11à ce moment-là,
13:12je dirais,
13:12enfoncer le clou
13:13et quelque part,
13:17aller officialiser
13:19cette expression
13:20qu'ils réfutent.
13:21Donc, ils ont,
13:22évidemment,
13:22un intérêt à la fois symbolique
13:24et même juridique
13:25à ne pas y assister.
13:26Valérie Gass,
13:27on l'entendait,
13:28Jordan Bardella,
13:29il veut à tout prix
13:29profiter de ce moment.
13:31On sait que le gouvernement
13:32est en train de jouer
13:33une sorte de partition
13:34un peu du nini
13:35en opposant
13:36le Rassemblement National
13:37à la France Insoumise.
13:39Jordan Bardella,
13:39lui, il veut justement,
13:40on parlait tout à l'heure
13:41de la stratégie
13:42de la dédiabolisation,
13:43en profiter au maximum
13:44pour dire,
13:45voilà,
13:45les nouveaux méchants
13:46envers.
13:46Il a poussé
13:47jusqu'à parler
13:48d'un cordon sanitaire inversé.
13:50Le Rassemblement National
13:51se rappelle
13:52des élections législatives
13:53de 2024
13:54quand il y a eu
13:55le Front Républicain
13:56et quand le centre
13:57et la droite
13:58se sont alliés
13:59avec la gauche
14:01pour empêcher
14:02le Rassemblement National
14:03d'avoir plus de députés.
14:05Au début,
14:05on craignait éventuellement
14:06qu'il remporte vraiment
14:07une majorité de députés.
14:09C'est vrai que ça a mis
14:10entre les deux tours.
14:11Il y a eu
14:11toute une inversion
14:13et la droite
14:14est passée du nini
14:16au Front Républicain.
14:17Et donc,
14:17ils ont ça en tête
14:18et maintenant,
14:19ils essayent
14:19d'inverser la tendance
14:20en disant,
14:20regardez,
14:21vous avez fait élire
14:22des députés,
14:23par exemple,
14:24Raphaël Arnaud
14:24de LFI
14:26en 2024
14:27avec un Front Républicain.
14:28Regardez ce que vous avez
14:29à l'Assemblée Nationale
14:29maintenant
14:30et cette personne,
14:31ce député,
14:32est lié à la jeune garde
14:33et son assistant parlementaire
14:35est en garde à vue.
14:36Et donc,
14:37forcément,
14:38politiquement,
14:39ça les sert énormément
14:40et ils ont été
14:41tout de suite
14:41sur ce créneau-là
14:43pour essayer
14:43d'inverser
14:44la tendance
14:46et d'en remporter
14:48peut-être
14:49électoralement
14:49quelques bénéfices.
14:50Serge Paubert,
14:51est-ce qu'on aurait pu imaginer
14:52des élus
14:52du Rassemblement National
14:53manifester demain,
14:54par exemple,
14:55avant ce défilé
14:57de l'ultra-droite ?
14:58Est-ce qu'ils en ont
14:58seulement les moyens
14:59aujourd'hui
15:00en termes de sécurité privée,
15:02en termes de cadres aussi,
15:04peut-être locaux ?
15:04On sait que beaucoup
15:05des lus lyonnais
15:05sont partis du côté
15:06de Marie-Marie.
15:07Oui,
15:07ils ont les moyens.
15:09S'ils le voulaient,
15:10ils pourraient défiler.
15:12Alors,
15:12ce qu'on sait,
15:13c'est que les manifestations
15:15de masse
15:16du Rassemblement National
15:17ne sont jamais
15:18très massives,
15:19si je puis dire,
15:21lorsque Marine Le Pen
15:22avait été condamnée
15:23en première instance,
15:24ils avaient fait
15:25un rassemblement
15:25auprès des Invalides.
15:28Bon,
15:28ce n'était pas
15:29la foule des grands jours.
15:30Donc, c'est parce que
15:31la rue,
15:31ce n'est pas leur terrain.
15:32Les ultras,
15:33oui.
15:34Le Rassemblement National,
15:35non.
15:37Ils n'ont pas
15:38cette culture-là
15:38de la manifestation.
15:40Alors,
15:41il faut noter quand même
15:41qu'il y a le candidat
15:43UDR à Lyon
15:44qui est soutenu
15:45par le Rassemblement National.
15:46Candidat siotiste.
15:49qui a annoncé
15:50qu'il serait présent
15:51à la manifestation
15:51en dépit des consignes
15:53de Jordan Bardella.
15:55Et si vous me permettez
15:56juste une petite remarque,
15:57il y a quand même,
15:57Jordan Bardella a réussi
15:59involontairement,
15:59je pense,
16:00un joli coup
16:01avec son histoire
16:02de cordon sanitaire
16:04autour de la France insoumise
16:05parce que
16:06François Hollande
16:07réclame lui aussi
16:09un cordon sanitaire
16:10autour de
16:10la France insoumise
16:12et Gérald Darmanin
16:13a dit aussi
16:14il y a la gauche républicaine
16:16et tout ça c'est très bien
16:17mais il faut un cordon
16:18sanitaire
16:19autour de la France insoumise.
16:20C'est-à-dire qu'on a quand même
16:21trois voix
16:22qui se lèvent
16:23de trois espaces politiques
16:24de trois familles politiques
16:25différentes
16:26qui disent la même chose.
16:27C'est inouï.
16:29C'est inouï.
16:30On n'a jamais vu ça.
16:31Qui aurait pu penser
16:32qu'un jour
16:32Jordan Bardella
16:33appellerait un cordon sanitaire
16:34et qu'il se trouverait
16:36des gens dans la classe politique
16:37pour dire...
16:37Parce que chacun a des intérêts
16:39là-dedans.
16:40François Hollande,
16:41on le sait,
16:41ne veut pas d'alliance
16:42avec LFI
16:42donc profite
16:43de cette opportunité
16:45pour dire
16:45là maintenant
16:46le point de rupture
16:46est arrivé
16:47et donc on doit
16:48comme Raphaël Luxman
16:50on doit se séparer
16:51et on doit le faire clairement.
16:53Il joue autre chose derrière.
16:54Quant à Gérald Darmanin
16:55c'est pareil.
16:56C'est ne pas laisser
16:57le bénéfice
16:58d'une situation politique
16:59où la France insoumise
17:00se trouve en difficulté
17:02et naturellement
17:03à gauche
17:04un petit peu embêtée
17:05que ce ne soit pas
17:07le Rassemblement National
17:08qui tire tous les marrons du feu.
17:10D'ailleurs
17:10un des premiers à sortir
17:11après que le jeune
17:13Quentin Durant
17:14soit décédé
17:15ça a été Gérald Darmanin
17:16dans les émissions
17:17politiques dominicales
17:18de la semaine dernière
17:19et il y est allé
17:20très fort.
17:21Donc il y a vraiment
17:21la volonté de préempter
17:23quelque chose
17:23parce que ce qui se joue
17:24c'est la période d'après
17:26c'est ce qui va se passer
17:27dans l'année qui vient.
17:28Et sur ce refus
17:29à trois semaines
17:29des municipales
17:31à gauche
17:31de s'allier
17:32avec la France insoumise
17:33je vous propose
17:33d'écouter
17:34ce matin à Lille
17:35le premier secrétaire
17:36du PS Olivier Faure
17:37qui était en déplacement.
17:38Nous n'avons jamais été
17:40à quelque moment
17:41que ce soit
17:42dans une situation
17:43où nous avons été
17:44sommés de nous aligner
17:45sur les insoumis
17:46nous ne l'avons jamais fait
17:47nous ne le ferons jamais.
17:48Autrement
17:49nous serions déjà insoumis
17:50nous ne le sommes pas
17:51nous ne le serons jamais.
17:52La question
17:52et donc la question
17:54des alliances
17:54est une question
17:55que je trouve par ailleurs
17:56de façon indécente
17:58on est en train
17:59de traiter
17:59de la question
18:00de la violence
18:01en politique
18:01de la mort d'un homme
18:03et je vois
18:04que tout le monde
18:05se jette
18:05sur la question
18:06de savoir
18:07ce que seront les alliances.
18:07Je vous l'ai dit
18:08il n'y a pas eu d'alliance
18:09au plan national
18:10ni au premier tour
18:12il n'y en aura pas
18:12davantage au second tour.
18:14Olivier Faure
18:15plus ferme
18:15que le secrétaire général
18:16du PS Pierre Jouvet
18:17qui lui dit
18:18que si les insoumis
18:19veulent rejoindre
18:20des listes de gauche
18:21au second tour
18:22ce sera possible
18:22dans des cas
18:24je cite très rares
18:25Franck de Dieu.
18:25C'est-à-dire que
18:26là c'est vraiment
18:27la question clé.
18:29Ce que disait Valérie
18:29est très juste
18:30sur effectivement
18:32il y a une stratégie PS
18:33qui consiste à dire
18:35on joue le jeu
18:36du barrage
18:38ou du cordon
18:39ou de faire en sorte
18:40que LFI
18:40soit rédhibitoire
18:41pour avoir des voix
18:42au premier tour.
18:43Mais une stratégie politique
18:45dans notre système
18:47se juge à l'aune
18:48de deux tours.
18:49Donc qu'est-ce qui va se passer
18:49au deuxième tour ?
18:50Est-ce que
18:51si un socialiste
18:52arrive en tête
18:53et qu'il décide
18:54de fusionner
18:55avec LFI
18:59les votants
19:00les socialistes
19:01vont considérer
19:02que c'est rédhibitoire
19:03et donc
19:03ils ne vont pas voter
19:04pour cela.
19:05J'en suis pas si sûr.
19:06C'est-à-dire que...
19:07C'est pour ça
19:09qu'il y a déjà
19:10des distinctions
19:10entre le secrétaire
19:12le premier secrétaire
19:14et des figures
19:15comme François Hollande.
19:16Donc effectivement
19:17c'est le deuxième tour
19:19qui va poser problème.
19:20Et le sondage
19:21peut-être
19:22Véronique en parlera
19:23mais le sondage
19:24laisse entendre
19:25que si les socialistes
19:27je ne veux pas
19:28griller la politesse
19:29mais que si les socialistes
19:33condamnent véritablement
19:34et n'ont pas envie
19:36de regarder
19:37du côté de LFI
19:38au premier tour
19:38en ce qui concerne
19:40le deuxième tour
19:41ce n'est pas si évident.
19:43Et là
19:43vous allez peut-être...
19:44Vous lancez
19:45tant la perche
19:46sur ce fameux sondage.
19:48Sur ce fameux sondage
19:49qui effectivement
19:50il y a plusieurs faits
19:51qui sont extrêmement intéressants
19:52c'est le fameux
19:54barrage LFI
19:55dont on parle
19:55qui dans l'opinion publique
19:56passe
19:57mais au premier tour
19:58effectivement
19:59mais avec quelque chose
20:00qui est intéressant
20:00c'est que vous avez
20:0061% des français
20:01qui disent
20:02oui il faut un barrage
20:04anti LFI
20:05mais 61%
20:06c'est tous les français
20:07ce qui commence
20:07à être intéressant
20:08c'est de regarder
20:08par proximité partisane
20:10alors évidemment
20:11plus vous êtes loin
20:11plus vous êtes d'accord
20:12mais à gauche
20:13vous avez quand même
20:1445% des sympathisants PS
20:16qui disent
20:16oui il faut
20:18effectivement
20:18un barrage LFI
20:19et 31%
20:20des écologistes
20:21et là où c'est aussi intéressant
20:22c'est que
20:23si on regarde
20:24en décembre dernier
20:25il y avait eu un sondage
20:27qui était sorti
20:27pour dire
20:27est-ce qu'il faut
20:28un front anti-RN
20:30et bien c'était
20:3117 points de moins
20:32que par rapport
20:33au barrage
20:34anti LFI
20:35donc on voit bien
20:36qu'est en train
20:36de s'installer
20:37quelque chose
20:37qui est assez fort
20:38par contre
20:38quand on commence
20:39à regarder
20:40les choix
20:41et est-ce que vous seriez
20:42prêt à voter
20:43pour quelqu'un
20:43dont vous ne partagez pas
20:45les idées
20:45pour faire barrage A
20:46là ça devient plus compliqué
20:48quand on est au deuxième tour
20:49c'est un peu plus délicat
20:51donc on va dire
20:51qu'une posture nationale
20:52oui
20:52mais c'est sans doute
20:53en local
20:54quand on voit
20:54beaucoup de socialistes
20:55ne pourront pas
20:56gagner les élections municipales
20:57sans les voix
20:59d'LFI
20:59ça va être
21:01un véritable sujet
21:02un dilemme
21:03à Paris
21:03à Toulouse
21:03par exemple
21:04s'il n'y a pas d'alliance
21:05ils perdent les 2000
21:06bien sûr
21:08et or
21:09je pense que
21:10perdre Paris
21:11pour le parti socialiste
21:13ce serait dramatique
21:14et on aura l'occasion
21:15bien sûr
21:16d'en reparler
21:16dans les informés
21:17les municipales
21:18on le rappelle
21:1915 et 22 mars
21:20cette marche
21:21demain en hommage
21:22à Quentin Doran
21:23qu'à Lyon
21:24qui aura lieu
21:25donc demain
21:26venons-en maintenant
21:27dans les informés
21:28à cette sortie
21:29hier soir
21:29de Martine Vassal
21:30on va continuer
21:31à parler des municipales
21:32c'est la candidate
21:33de la droite
21:34et du centre
21:35à la mairie de Marseille
21:37c'était lors d'un débat
21:37organisé par nos confrères
21:39de BFM
21:40et du journal local
21:41La Provence
21:42Martine Vassal
21:43interroge
21:43et sur ses valeurs
21:44celui qui l'interrompt
21:45vous allez entendre
21:46c'est le maire de Marseille
21:46Benoît Payan
21:48mes valeurs
21:49elles n'ont jamais changé
21:50donc vous dites
21:50ni LFI
21:51c'est le mérite
21:52le travail
21:53la famille
21:54la patrie
21:56répétez-le
21:57je crois que vous avez dit
21:58travail, famille, patrie
21:59oui
21:59c'est le slogan
22:01du monsieur Pétain
22:02oui d'accord
22:03mais moi c'est mon slogan
22:04et ce sont mes valeurs
22:05et le mérite aussi
22:06le travail aussi
22:07et la famille aussi
22:08et oui c'est ainsi
22:09Martine Vassal
22:11hier à Marseille
22:12bonsoir Olivier Biscay
22:13bonsoir
22:14directeur de la rédaction
22:15de la Provence
22:16bienvenue
22:16merci d'être avec nous
22:17dans Les Informés
22:18quelles ont été
22:20d'abord
22:20vos réactions
22:22votre réaction à vous
22:22hier soir en plateau
22:24au moment où Martine Vassal
22:25a prononcé ces mots
22:27je suis
22:28nous sommes interloqués
22:29d'abord parce qu'on se demande
22:31ce qui est en train de se passer
22:31elle reprend en effet
22:33une devise qu'on connait tous
22:34celle de
22:35Philippe Pétain
22:36et on s'interroge
22:38sur ce qu'elle est en train de dire
22:39parce que
22:39en réalité
22:40elle évoque d'abord
22:41le mérite
22:42puis cette devise
22:43parlant ensuite
22:44de solidarité
22:45et d'humanité
22:46et elle est reprise
22:47par Benoît Payan
22:48qui évidemment
22:49est médusée
22:50mais voit bien
22:51qu'il se passe quelque chose
22:52sur ce plateau là
22:53à l'issue
22:54de ces presque
22:55deux heures
22:56de débat
22:56et elle répète
22:57tout en disant
22:58que ce sont ses propres valeurs
22:59et là
23:00il y a un silence
23:02il y a un froid
23:02parce qu'on est à la fin
23:04du débat
23:04et on voit bien
23:05qu'elle est en train
23:05de se jouer quelque chose
23:06au plan politique
23:08dans cette municipale
23:09à trois semaines
23:10du premier tour
23:11donc oui
23:11tout le monde est interloqué
23:13il y a eu beaucoup
23:14de réactions
23:15dès hier soir
23:15et aujourd'hui
23:16dans la classe politique locale
23:17dans la classe politique marseillaise
23:19oui énormément
23:20énormément de réactions
23:22à commencer par celle
23:23du maire Benoît Payan
23:24qui dans nos colonnes
23:25sur notre site
23:26ce soir
23:27demande des excuses
23:28à Martine Vassal
23:30et la classe politique
23:31notamment à gauche
23:32évidemment
23:32Manuel Bompard
23:33qui est député de Marseille
23:34comme vous le savez
23:35a également réagi
23:37et Martine Vassal
23:38elle-même
23:39dans l'après-midi
23:39a fait une conférence de presse
23:41sur tout à fait autre chose
23:42l'installation
23:43d'une salle de shoot
23:44au sein de Marseille
23:46et elle a répondu
23:47en exclusivité
23:48à nos questions
23:49considérant
23:50qu'elle n'était
23:50pas pétainiste
23:51qu'elle était gaulliste
23:52et qu'elle
23:54n'avait pas voulu dire cela
23:55et qu'on l'avait mal comprise
23:58et que par ailleurs
23:58ces propos-là
23:59avaient développé
24:02des menaces de mort
24:04et de la haine
24:05sur les réseaux sociaux
24:06donc oui
24:06beaucoup de réactions
24:07depuis hier soir
24:08mais pas dans son propre camp
24:10en revanche
24:10Olivier Biscay
24:11et de la Provence
24:12vous restez bien sûr
24:13avec nous
24:14le porte-parole
24:15de Martine Vassal
24:16dénonce
24:17je cite
24:17ce qui instrumentalise
24:19une fausse polémique
24:20Valérie Gasse
24:20c'est une fausse polémique
24:22selon vous ?
24:23C'est pas une fausse polémique
24:25les mots
24:26elle les a prononcés
24:27et on a du mal
24:27à penser
24:28que quelqu'un
24:29comme Martine Vassal
24:30ne sait pas
24:31quand elle dit
24:31travail, famille, patrie
24:32même si elle met le mérite
24:33et la solidarité
24:34et l'humanité
24:35derrière
24:37elle emploie une expression
24:39qui est historiquement
24:40et voilà
24:42qui a un petit tampon
24:44du maréchal Pétain
24:45et que ça ne peut pas être
24:46complètement neutre
24:47d'autant que
24:49Martine Vassal
24:50a déjà eu une polémique
24:51sur ses relations
24:53avec éventuellement
24:54Franck Elisio
24:54le candidat du RN
24:56à Marseille
24:57on lui avait posé la question
24:58au mois de décembre
24:59je crois
25:00d'un rapprochement
25:01elle avait dit
25:01on verra le moment venu
25:02et donc
25:03laissant entendre
25:04que la porte
25:05n'était pas totalement fermée
25:06elle avait été obligée
25:06de rétro-pédaler
25:07pour dire
25:08mais non
25:09mais non
25:09vous m'avez mal comprise
25:10donc décidément
25:11Martine Vassal
25:12dans cette campagne
25:13est souvent mal comprise
25:15et on va poursuivre
25:15le débat
25:16dans un instant
25:17vous restez tous
25:18avec nous
25:19la seconde partie
25:20désinformée
25:21après l'info
25:22il est 20h30
25:2820h30
25:28sur France Info
25:29Théo Maiton-Réjimbault
25:30les juges
25:31de la Cour suprême
25:32des Etats-Unis
25:33sont des imbéciles
25:35selon Donald Trump
25:36il a pris la parole
25:37ce soir
25:38lors d'une conférence
25:39de presse
25:39après la décision
25:40de la Cour
25:41qui juge illégale
25:42une grande partie
25:43des droits de douane
25:44imposés par le président
25:46américain
25:46ces derniers mois
25:47il veut utiliser
25:49des alternatives
25:50après cette décision
25:51et affirme
25:52qu'il va de nouveau
25:53mettre en place
25:54un droit de douane
25:55mondial
25:56de 10%
25:57l'Ukraine
25:58a repris
25:58300 km²
26:00de son territoire
26:01aux forces russes
26:02dans le sud du pays
26:03ces derniers jours
26:04affirme
26:05Volodymyr Zelensky
26:06ce soir
26:06il explique que son pays
26:07ne perd pas la guerre
26:09alors qu'elle s'apprête
26:10à entrer dans sa cinquième année
26:12mais que
26:12l'issue est incertaine
26:14le président ukrainien
26:15s'exprime
26:16auprès de l'agence
26:17France Presse
26:18le gouvernement
26:19britannique
26:20envisage une loi
26:21pour retirer
26:22l'ex-prince
26:23Andrew
26:24de l'ordre
26:24de succession
26:25au trône
26:26il figure actuellement
26:27en huitième position
26:28volonté
26:29alors que le frère
26:30du roi Charles III
26:31a été placé
26:32en garde à vue
26:32hier
26:33pour des soupçons
26:33de lien
26:34avec l'affaire Epstein
26:36la loi
26:36pourrait être examinée
26:38à l'issue
26:38de l'enquête
26:39le concernant
26:40Andrew
26:41est déchu
26:41de ses titres
26:42royaux
26:43depuis l'an dernier
26:43deux mineurs
26:45de 16 ans
26:45interpellés
26:46mardi
26:46et placés
26:47en garde à vue
26:48depuis
26:48pour un projet
26:49d'attentat
26:49d'inspiration
26:50djihadiste
26:51dans le département
26:52du nord
26:52indique
26:53le parquet
26:54national
26:54antiterroriste
26:55l'un d'eux
26:56projetait
26:56de commettre
26:57une action
26:58violente
26:58dans un centre
26:59commercial
27:00ou une salle
27:00de concert
27:01le PNAT
27:01demande ce soir
27:03leur mise en examen
27:04l'ancien maire
27:05de Levallois-Péret
27:06Patrick Balkany
27:07sera jugé
27:08en avril
27:09pour deux affaires
27:10de détournement
27:10de fonds publics
27:11et les mises en cause
27:12notamment
27:12pour avoir utilisé
27:14des policiers
27:14municipaux
27:15comme chauffeurs
27:16et des véhicules
27:17à des fins privées
27:18Patrick Balkany
27:19réfute
27:20toutes les accusations
27:21l'ancien élu
27:22a déjà été condamné
27:23pour plusieurs
27:25délits financiers
27:26et il avait été
27:26incarcéré
27:28au jeu de Milan
27:29cortina
27:29les hockeyurs
27:30sur glace
27:31canadiens
27:32se sont qualifiés
27:32pour la finale
27:33du tournoi olympique
27:34pour la première fois
27:35depuis 2014
27:36ils ont battu
27:38la Finlande
27:38et seront opposés
27:39soit aux Etats-Unis
27:41soit à la Slovaquie
27:42qui joue
27:43la seconde demi-finale
27:44c'est à 21h10
27:48France Info
27:5020h 21h
27:51France Info
27:53les informés
27:54Victor Matet
27:55avec ce soir
27:56Valérie Gasse
27:57chef du service politique
27:59de RFI
27:59Franck Dedieu
28:00rédacteur en chef
28:01à la rédaction
28:01de Marianne
28:03Véronique Reissoult
28:04présidente
28:04de Backbone Consulting
28:05Serge Faubert
28:06directeur de la rédaction
28:07de Pure Politique
28:09et toujours en ligne
28:09avec nous
28:10Olivier Biscay
28:11directeur de la rédaction
28:12de la Provence
28:14la Provence
28:14qui co-organisait
28:16hier à Marseille
28:17un débat
28:18entre les principaux
28:19candidats
28:20aux municipales
28:21co-organisés
28:22avec la chaîne
28:23BFM
28:24lorsque Martine Vassal
28:26candidate de la droite
28:27et du centre
28:28a été interrogée
28:29sur ses valeurs
28:30c'est là
28:30qu'elle a cité
28:31la devise
28:32du maréchal Pétain
28:34travail
28:34famille
28:35patrie
28:36Serge Faubert
28:36quelle électorat
28:37est-ce qu'elle cherche
28:37à séduire
28:38avec ces mots ?
28:39Alors
28:42on hésite
28:43parce que
28:44est-ce que c'est
28:45de la pure bêtise
28:46ce que je crois
28:48parce que
28:49la façon
28:49dont elle le dit
28:51c'est une maladresse
28:52selon vous ?
28:53Elle a l'air
28:53de réaliser
28:54après coup
28:54qu'elle vient de dire
28:55une énorme connerie
28:56mais elle assume
28:57mais alors elle assume
28:58oui parce que
28:59c'est un peu
29:00comme Mélenchon
29:01il peut dire des conneries
29:02mais on assume
29:03derrière
29:04et voilà
29:04je ne reviendrai pas
29:05en arrière
29:06parce que sinon
29:07le signal politique
29:09bon
29:09Franck Alizio
29:10je pense qu'il n'a pas besoin
29:11qu'on lui dise
29:12travail femme et une patrie
29:13il préfère plutôt
29:14qu'on dise des choses
29:15sur l'immigration
29:16Alain n'aurait fait
29:17trois caisses
29:18sur l'immigration
29:19ça aurait été plus performant
29:21je dirais
29:21que de convoquer
29:22le souvenir
29:23du maréchal Pétain
29:24à Marseille
29:25pardon
29:25mais je ne pense pas
29:27que ça parle à grand monde
29:27Sébastien Delogu
29:29on s'en souvient
29:29ne savait même pas
29:30qui c'était
29:30à une époque
29:31il s'en vantait
29:32bon
29:32donc je penche
29:34pour de la bêtise crasse
29:36Olivier Biscay
29:39ils l'ont dit
29:40d'ailleurs
29:40elle l'a dit
29:41pardon
29:42Martine Vassal
29:43excusez-moi
29:43j'ai essayé de retomber
29:44sur mes pieds
29:45Franck Alizio l'a dit
29:46excusez-moi
29:47en disant
29:47voilà je partage
29:47beaucoup de choses
29:48avec Martine Vassal
29:49mais pas ça
29:51oui absolument
29:52c'est d'ailleurs
29:52sa première réaction
29:53sur le plateau
29:54parce que lui-même
29:55a bien compris
29:55que ça va
29:57ça va rester scotché
29:58au bilan
29:59de Martine Vassal
30:00pendant cette campagne électorale
30:01mais je rejoins
30:02ce que disait
30:03votre invité
30:03je crois que
30:05d'ailleurs son équipe le dit
30:06c'est une connerie
30:07en réalité
30:07c'est une grosse erreur
30:08une maladresse
30:09ce qui moi
30:11m'interroge beaucoup
30:12c'est la stratégie maintenant
30:13parce que
30:14les déclarations
30:15de cet après-midi
30:17visent à accuser
30:18Benoît Payan
30:19d'être à l'origine
30:21de tout cela
30:23et de cette polémique
30:25alors qu'en réalité
30:26elle a bien prononcé
30:27ces mots-là
30:27elle a fait une grave erreur
30:29et présenter ses excuses
30:31comme le demande
30:31Benoît Payan
30:32serait la seule solution
30:33pour se sortir
30:34de ce mauvais pas
30:36à trois semaines
30:37d'un premier tour
30:37où elle est quand même
30:38en très mauvaise posture
30:39sondage après sondage
30:40Franck Dedieu
30:41non mais c'est effectivement
30:42l'hypothèse de la bêtise
30:44tout simplement
30:45qui semble l'emporter
30:46et qui en dit long
30:48quand même
30:48sur le niveau général
30:50de certains compétiteurs
30:52je ne peux pas m'empêcher
30:54de penser à Gaston Defer
30:55qui a quand même
30:57été un résistant
30:59et un grand résistant
31:00et qui a pris
31:00l'arme au point
31:03cette ville de Marseille
31:04ancien maire de Marseille
31:06ancien maire de Marseille
31:07oui tout à fait
31:07pardon
31:08et c'est quand même
31:10quelque chose
31:10cette ville de Marseille
31:12sous Gaston Defer
31:13cette symbolique
31:14à la fois gaulliste
31:15est socialiste
31:18voilà
31:18en arriver là
31:19quelques années après
31:20c'est un peu triste
31:21est-ce qu'il y a des réactions
31:22de la part des internautes ?
31:23ce qui intéresse
31:23plus de 180 000
31:26messages
31:26en termes de visibilité
31:28mais c'est
31:29un pic de visibilité
31:30aussi pour la Provence
31:31au niveau national
31:33parce que globalement
31:33tout d'un coup
31:34les uns et les autres
31:35se sont intéressés
31:36à cette histoire
31:36après si on regarde
31:38comment se sortir
31:39de ce genre de faux pas
31:40c'est plus de la com de crise
31:41ce qui est très compliqué
31:43une de vos autres spécialités
31:44voilà
31:44c'est excuser
31:45et compliqué
31:47puisque c'est excuser
31:48auprès de qui
31:49et de quoi
31:50enfin voilà
31:51normalement vous devez
31:52avoir une forme d'empathie
31:53avec votre public
31:54donc voilà
31:55et puis l'autre chose
31:56si c'est avouer
31:57que vous n'aviez pas
31:58cette culture
31:59c'est compliqué aussi
32:01enfin ils sont dans
32:02un point un peu compliqué
32:04et il est évident
32:05que la réaction aurait dû être
32:06tout de suite
32:07mais vous ne pouvez pas
32:08l'avoir longtemps après
32:09vous pouvez sortir du débat
32:10vous rendre compte
32:11que vous avez dit
32:11une ânerie
32:12et dire bon prix
32:13ça faisait deux heures
32:14prix dans le flot
32:16j'ai répondu ça
32:16mais bien évidemment
32:18ça n'a rien à voir
32:19avec Pétain
32:20bon ça serait passé
32:22un peu difficilement
32:23mais ça passait
32:24une fois que la polémique
32:26est lancée
32:26vous ne pouvez pas
32:26revenir derrière
32:27vous ne pouvez pas
32:28expliquer que
32:29ni l'émotion
32:30ni...
32:31elle est coincée
32:32je ne vois pas
32:33comment ils peuvent en sortir
32:34et accuser
32:35les autres
32:36de votre bêtise
32:37et en revanche
32:38jamais
32:38jamais
32:39la bonne méthode
32:39pour sortir d'une crise
32:41Valérie Gass
32:42est-ce que
32:43au plus haut niveau
32:44au niveau national
32:45Renaissance et Horizon
32:46doivent réagir selon vous ?
32:48ils sont bien embêtés
32:49parce que
32:51que faire ?
32:53ils sont peut-être
32:54aussi convaincus
32:54que c'était
32:55une grosse bêtise
32:56et voilà
32:57mais électoralement
32:58il n'y a pas
32:59ils n'ont pas
33:00d'échappatoire
33:01voire de candidat
33:02de substitution
33:03donc
33:04qu'est-ce qu'il pourrait
33:05réagir en disant
33:06elle doit s'excuser
33:08aussi
33:08ou retirer le soutien
33:10là
33:10en fait
33:11c'est vraiment
33:15une situation
33:16un peu inextricable
33:17pour tout le monde
33:17et d'ailleurs
33:18on voit
33:18qu'il n'y a pas
33:18énormément
33:19de réactions
33:20si la gauche
33:21s'est insurgée
33:22à demander
33:22des excuses
33:23ce genre de choses
33:24mais en effet
33:25que faire
33:26s'il n'y a pas
33:27la solution
33:28de rechange
33:28c'est un petit peu compliqué
33:29Olivier Biscay
33:30ça va marquer
33:31ces dernières semaines
33:32de campagne
33:33à Marseille
33:34forcément
33:35parce que
33:36vous l'imaginez
33:36tout le monde
33:37en parle depuis
33:37hier soir
33:38la vraie question
33:39c'est
33:39est-ce que ça aura
33:40des conséquences
33:42sur le résultat
33:43du premier tour
33:44vous savez que
33:45Martine Vassal
33:45sondage après sondage
33:46est plutôt troisième
33:47dans les sondages
33:4810 points derrière
33:49Franck Alizio
33:50je voudrais revenir
33:51sur ce que disait Valérie
33:52et la question de renaissance
33:53personne n'a réagi
33:55aujourd'hui
33:55au tour de renaissance
33:56mis à part
33:57Renaud Muselier
33:58qui est le porte-parole
33:59régional
33:59de renaissance
34:00en expliquant
34:01qu'il soutenait
34:01Martine Vassal
34:02mais contrairement
34:03aux propos de Martine Vassal
34:05il y a deux mois
34:05lorsqu'elle l'expliquait
34:07qu'entre les deux tours
34:08on pouvait discuter
34:10avec le rassemblement national
34:11là pour renaissance
34:12il y a deux mois
34:12il y avait une faute politique
34:14parce que c'était
34:15de la politique
34:15et qu'il était inenvisageable
34:17qu'il y ait
34:17un entre deux tours
34:18lié entre le rassemblement national
34:20et renaissance
34:21là tout le monde
34:22a bien compris
34:22qu'il fallait sortir
34:23de cette affaire
34:24assez rapidement
34:25pour que ça ne colle pas
34:26pendant trois semaines
34:26à Martine Vassal
34:28même si là encore
34:29la campagne est difficile
34:31pour cette candidate
34:32de droite
34:32qui fait le grand écart
34:34entre Macron
34:35et la droite
34:36de la droite
34:37donc évidemment
34:38que ça tombe assez mal
34:39quand il s'agit de convaincre
34:40qu'on n'a rien à voir
34:42avec le rassemblement national
34:43Merci beaucoup Olivier Biscay
34:45d'avoir été avec nous
34:46ce soir dans les informés
34:47directeur de la rédaction
34:48de la Provence
34:49cette polémique
34:50après les propos
34:51de Martine Vassal
34:52on rappelle les autres candidats
34:53tiens à Marseille
34:53Benoît Payon
34:54pour l'union de la gauche
34:54Sébastien Delogu
34:56pour LFI
34:56Franck Alizio
34:57pour le RN
34:58il y a aussi le candidat
34:58sans étiquette
34:59Erwan Davout
35:00avant de parler
35:02du salon de l'agriculture
35:03qui s'ouvre demain
35:04à Paris
35:05partons aux Etats-Unis
35:07la décision ce soir
35:08de la Cour suprême
35:10américaine
35:10qui juge illégale
35:11une bonne partie
35:12des droits de douane
35:13imposés par le président
35:15américain
35:15depuis son retour
35:16à la Maison Blanche
35:17il y a un peu plus d'un an
35:18Bonsoir Franck Matvon
35:20Bonsoir, bonsoir à tous
35:21Correspondant de France Info
35:22à Washington
35:23la réaction de Donald Trump
35:25n'a pas tardé
35:25il a longuement pris la parole
35:26ce soir dans la foulée
35:27de cette annonce
35:28Oui et il est manifestement
35:30en colère
35:31Donald Trump
35:32il est très agacé
35:33par cette décision
35:34de la Cour suprême
35:35qui ébranle un pilier
35:37de sa politique économique
35:38les droits de douane
35:39donc
35:39il a commencé
35:41par attaquer
35:42les membres
35:42de la Cour suprême
35:43qui ont jugé
35:44ses tarifs illégaux
35:44ils sont 6 sur 9
35:46dont 2
35:47qu'il a lui-même nommés
35:48j'ai honte d'eux
35:49a dit Trump
35:50il estime que la Cour
35:51a cédé à des influences
35:52étrangères
35:53sans apporter
35:54d'éléments probants
35:55pour corroborer
35:56cette affirmation
35:57le président américain
35:58estime que les juges
35:59ont eu peur
36:00de valider sa politique
36:01des droits de douane
36:02qui permet à l'économie
36:03américaine
36:04à ses yeux
36:04de se porter à merveille
36:05attaque contre les juges
36:07donc
36:08il a même déclaré
36:08que les conclusions
36:09des 2
36:10qu'il avait nommés
36:10lors de son premier mandat
36:11et qui s'opposent à ses tarifs
36:13sont une honte
36:14pour leur famille
36:15et par ailleurs
36:16et c'est le deuxième point
36:17à retenir de cette conférence de presse
36:19Donald Trump riposte
36:20pas question pour lui
36:22de s'incliner
36:22devant cette décision
36:23de la Cour suprême
36:24pour rappel
36:25la Cour estime
36:26que le président
36:26ne pouvait pas recourir
36:28à une loi d'urgence
36:29de 1977
36:30pour valider
36:31une grande partie
36:32de ses droits de douane
36:33le Congrès doit fixer ses taxes
36:36selon la Cour
36:36mais d'après Donald Trump
36:38cette décision
36:39rendrait les choses
36:39plus claires
36:40il entend donc
36:41maintenir ses droits de douane
36:42avec d'autres outils législatifs
36:44et c'est ce qu'il compte faire
36:46dès aujourd'hui
36:46il annonce
36:47un nouveau droit de douane mondial
36:49une surtaxe de 10%
36:51il précise par ailleurs
36:52qu'une grande partie
36:53de sa politique commerciale
36:54reste valable
36:55les accords bilatéraux
36:57avec de nombreux pays
36:58et les droits
36:59qui visent des secteurs particuliers
37:01comme l'acier
37:01ou l'aluminium
37:02ces taxes n'étaient pas concernées
37:04de toute façon
37:04par la décision rendue aujourd'hui
37:05cela veut dire Franck
37:06que pour Donald Trump
37:08finalement cela ne change rien
37:09alors comme toute décision
37:11je dis ici
37:12il y a une part d'interprétation
37:13à Victor
37:14l'administration Trump
37:15défend en tout cas
37:16un point de vue
37:17la Cour suprême
37:18n'aurait pas retoqué
37:19ses droits de douane
37:20elle a simplement estimé
37:22que le président
37:23ne pouvait pas recourir
37:24à une loi d'urgence
37:25de 77 pour les imposer
37:26donc pas question
37:28de renoncer à ce pilier
37:29de la politique commerciale
37:30des alternatives existent
37:31d'où ce nouveau
37:32droit de douane mondial
37:34dont je vous parlais
37:34à 10%
37:36malgré tout
37:37l'administration
37:37devrait être confrontée
37:39à des milliards de dollars
37:40de demandes
37:41de remboursement
37:41de taxes
37:42en clair
37:43une nouvelle bataille judiciaire
37:45commence
37:45mais vous l'avez compris
37:47Donald Trump
37:47est plus défiant que jamais
37:49et ne veut surtout pas
37:50jeter l'éponge
37:51pour lui
37:52les droits de douane
37:52sont à la fois
37:53un atout économique
37:54et même un outil
37:55de sécurité nationale
37:57voilà la contre-attaque
37:58de Donald Trump
37:58ce soir après cette décision
38:00de la Cour suprême
38:01américaine
38:01qui juge illégal
38:02une bonne partie
38:03des droits de douane
38:04imposés par le président
38:05américain
38:06merci beaucoup
38:07Franck Madvon
38:08en direct
38:08de Washington
38:09pour France Info
38:11notre dernier thème
38:12notre dernier sujet
38:13de débat
38:14ce soir
38:14dans les informés
38:15avec l'ouverture
38:16demain au public
38:17du salon de l'agriculture
38:18pas de vache
38:19cette année
38:20principe de précaution
38:21oblige
38:21après l'épidémie
38:22de dermatose contagieuse
38:24mais toujours autant d'hommes
38:25et de femmes politiques
38:26attendus à commencer
38:28dès demain
38:28par Emmanuel Macron
38:30François Valrette
38:31le secrétaire général
38:32de la coordination rurale
38:33ne veut pas rencontrer
38:34le chef de l'État
38:35il lui conseille même
38:36de ne pas venir
38:36sur France Info
38:37le représentant syndical
38:39parle de haine
38:40envers le président
38:40de la République
38:42depuis dix ans
38:43l'État
38:44et la situation
38:44de l'agriculture française
38:45ne fait que décroître
38:47donc si vous voulez
38:47il cristallise un peu
38:48toute la colère
38:49il cristallise toute la haine
38:51que peuvent avoir
38:52les agriculteurs
38:52envers cette France
38:54qui ne protège pas
38:55son agriculture
38:56depuis dix ans
38:57on a eu une valse
38:58des ministres
38:58des premiers ministres
38:59et lui finalement
38:59c'est le seul
39:00qui est en place
39:01depuis dix ans
39:01et donc
39:02qui est en quelque sorte
39:03le responsable
39:03de tout ce déclin
39:04agricole français
39:05depuis dix ans
39:06donc effectivement
39:07sa place
39:08elle n'est plus au constat
39:09elle n'est plus à voir
39:10à quoi ressemble
39:11l'agriculture
39:11son rôle
39:12c'est réellement
39:13pendant la dernière année
39:14qui lui reste
39:14de se mettre au travail
39:16la coordination rurale
39:18syndicat
39:18qui est très à droite
39:19qui souhaite donc
39:20boycotter demain
39:21la venue du chef
39:22de l'État
39:23à gauche
39:23la confédération paysanne
39:25refuse aussi la photo
39:26avec le président
39:27de la république
39:28clairement
39:28Valérie Gass
39:29il n'est pas le bienvenu
39:30demain Emmanuel Macron
39:31il est rarement
39:32totalement le bienvenu
39:33il y a même des années
39:34où il a eu
39:34les premières années
39:35ça s'était bien passé
39:35oui
39:36c'est comme tout
39:38le début
39:38c'est toujours plus facile
39:40mais il y a deux ans
39:41si je me souviens bien
39:42il y avait même eu
39:43un peu des émeutes
39:45j'y étais le matin
39:46quand Emmanuel Macron
39:47était arrivé
39:48il y avait eu des agriculteurs
39:50qui avaient déboulé
39:51le président avait été
39:52exfiltré
39:53protégé
39:53bon
39:55cette année
39:56et depuis
39:57tous les ans
39:57il y a des manifestations
39:59il y a des manifestations
40:02des agriculteurs
40:03depuis
40:03dans les mois
40:04qui précèdent
40:05et le salon d'agriculture
40:06c'est un peu
40:06le point d'orgue
40:07bon là
40:08les choses se sont
40:09un peu apaisées
40:09malgré tout
40:10les agriculteurs
40:11sont toujours en colère
40:12il y a des dossiers
40:13très importants
40:14qui sont sur la table
40:15avec les suites
40:16du Mercosur
40:17il y a eu la dermatose
40:18qui a fait qu'il n'y a pas
40:19de vache cette année
40:20alors Emmanuel Macron
40:21n'a décidément
40:21pas de chance du tout
40:23puisqu'il est mal
40:25il va être mal accueilli
40:27par les agriculteurs
40:28il n'y aura même pas
40:28une vache égérie
40:29pour faire la photo
40:30de l'inauguration
40:31c'est un peu traditionnel
40:33c'est vrai que
40:34même au gouvernement
40:35on dit oui
40:35ça va être quand même
40:36tendu
40:38cette visite
40:39d'Emmanuel Macron
40:40certains lui conseillent
40:41de ne pas déambuler
40:42près des stands
40:44de la coordination rurale
40:45donc bon
40:46ça peut être augmenté
40:48et en même temps
40:49ça sera certainement
40:49très cadré
40:50et on imagine
40:51que ça se passera
40:52quand même
40:52plutôt bien
40:53enfin
40:54un peu moins mal
40:55que certaines années
40:56on verra demain
40:57bonsoir Pierre-Marie Aubert
40:59bonsoir
40:59merci d'être avec nous
41:00directeur du programme
41:01agriculture et alimentation
41:02à l'IDRI
41:03c'est l'Institut du développement durable
41:05et des relations internationales
41:06que reprochent concrètement
41:07à Emmanuel Macron
41:09les agriculteurs
41:09ces paroles
41:10ces actes
41:10tous les deux
41:13le principal repos
41:14qui est fait
41:15à Emmanuel Macron
41:15c'est son discours
41:17ce qu'on appelle
41:17le discours d'orangish
41:18de 2017
41:19donc ce discours
41:20qu'il a tenu
41:20au milieu des états généraux
41:21de l'alimentation
41:23et au cours duquel
41:24il a appelé
41:25à ce qu'on a appelé
41:26une montée en gamme
41:27il dit
41:27la France ne peut pas
41:28être compétitive
41:29sur les marchés mondiaux
41:30face aux grands compétiteurs
41:32et donc l'avenir
41:33de l'agriculture française
41:34va passer par
41:35l'amélioration
41:36de la qualité
41:37de la production
41:37etc
41:38sauf que
41:38pendant 10 ans
41:40l'essentiel
41:41de la consommation française
41:42du fait des différentes crises
41:44économiques
41:45et géopolitiques
41:46qu'il y a eu
41:47c'est plutôt reporté
41:48sur ce qu'on peut appeler
41:49l'entrée de gamme
41:50et entrée de gamme
41:52que les agriculteurs français
41:53et surtout les agro-industriels français
41:54en fait
41:55sont moins compétitifs
41:56que les autres
41:56pour produire
41:57et donc c'est en partie
41:58ce qui a creusé
41:59le déficit commercial
42:00français
42:01et ce qui
42:02voilà
42:03il y a eu moins d'encouragement
42:04pour produire
42:05dans ce segment de marché
42:06que sur des segments
42:08dits qualitatifs
42:09pour lesquels
42:10le marché
42:11est moins dynamique
42:11et pourtant
42:12Pierre-Marie Aubert
42:13au départ
42:13en 2017
42:14vous évoquiez
42:15ces états généraux
42:16de l'alimentation
42:17son discours
42:17avait parfois été salué
42:19on disait justement
42:20qu'il parlait
42:20aux agriculteurs
42:21d'économie
42:22de revenus
42:22de production
42:23tout cela
42:24était bienvenu
42:26son discours
42:27de rangiste
42:27c'est un discours
42:28qui a le mérite
42:30d'une grande clarté
42:31qui donne une direction
42:33ce qui par contre
42:34s'est avéré
42:35c'est que cette direction
42:36là
42:36elle n'a pas si bien
42:37fonctionné
42:38et ce n'est pas
42:39la seule faute
42:39d'Emmanuel Macron
42:40ce serait complètement
42:42bête
42:42si vous voulez
42:43de dire
42:43il a dit ça
42:44ça n'a pas marché
42:45d'abord il a donné
42:46une orientation
42:47qui n'a pas été
42:48non plus
42:49la seule boussole
42:50et la seule variable
42:52qui a structuré
42:52l'agriculture française
42:53pendant dix ans
42:54ce serait faux
42:55de dire ça
42:55et par ailleurs
42:56le monde a bougé
42:57autour de la France
42:59ce qui est certain
43:00c'est qu'aujourd'hui
43:01c'est sur le marché
43:02européen
43:03que les questions
43:04sont les plus importantes
43:05pour les agriculteurs français
43:06qu'est-ce que ça veut dire
43:08ça veut dire
43:08qu'aujourd'hui
43:09vis-à-vis de nos partenaires
43:10européens
43:12on est de plus en plus
43:13en difficulté
43:15pour exporter
43:15chez nos voisins
43:16et ils nous mettent
43:17de plus en plus
43:18en difficulté
43:18sur notre propre
43:19marché domestique
43:20et ça c'est une réalité
43:21sauf que cette réalité
43:22elle est moins liée
43:23à l'agriculture
43:24et à ce que certains
43:25voudraient dénoncer
43:26comme entendre
43:26des normes environnementales
43:27qui étouffent
43:27les agriculteurs français
43:30que ce qu'elle n'est liée
43:31à l'organisation
43:32de notre agro-industrie
43:33sur plein de secteurs
43:35la production laitière
43:36la production porcine
43:37la production céréalière
43:38ce qu'on va appeler
43:39les coûts de production
43:40sorties fermes
43:41qui sont au moins
43:42aussi bons en France
43:43que chez nos principaux
43:44concurrents
43:45et là où le bas blesse
43:46c'est pour partie
43:46sur le maillon industriel
43:48là où on est peut-être
43:49moins bien organisé
43:51ou moins lisible
43:52en fait
43:52en termes de qualité
43:53de produit
43:53et de position de marché
43:54et c'est là où finalement
43:55on va perdre
43:56en compétitivité prix
43:57et on ne va pas réussir
43:59à valoriser
43:59ce qu'on appelle
44:00notre compétitivité hors prix
44:01c'est-à-dire
44:02les qualités intrinsèques
44:03de nos produits
44:04je donne deux exemples
44:05pour illustrer
44:07la France est le premier
44:08producteur européen
44:09de blé tendre
44:10à partir duquel
44:12on fait la farine
44:13et pour autant
44:14la France est importatrice
44:15nette de farine
44:16en valeur
44:17de farine de blé
44:17depuis la moitié
44:19des années 2000
44:20la France est un des plus
44:21gros producteurs
44:23européens de lait
44:24et pour autant
44:25la France produit
44:26plus de 30 fromages
44:27différents
44:28et pour autant
44:29la France est importatrice
44:30nette de fromages
44:31en valeur
44:32donc là voilà
44:33il y a vraiment
44:34un sujet industriel
44:35et un sujet
44:36de valorisation
44:37de nos productions
44:38sur le marché européen
44:40Vous restez avec nous
44:40Pierre-Marie Aubert
44:42Serge Faubert
44:42ce que les agriculteurs
44:43reprochent souvent
44:44à Emmanuel Macron
44:45et ce maintenant
44:46depuis plusieurs années
44:47c'est une sorte
44:47de décalage
44:48entre les grands discours
44:49on en parlait
44:50et puis la réalité
44:51concrète des choses
44:52il a aussi ouvert
44:53une bataille
44:53en quelque sorte
44:54entre l'agriculture
44:55et l'environnement
44:55ça lui a été reproché
44:56également
44:56Il y a deux problèmes
44:58d'abord
44:59il y a le Mercosur
45:00et la PAC
45:02qui restent
45:03alors on a l'impression
45:05que la situation
45:05ne bouge pas d'ailleurs
45:06parce qu'il y a
45:07dix ans déjà
45:08on en parlait
45:08donc ça fait dix ans
45:10que ce débat
45:12récurrent sur la PAC
45:13la politique agricole commune
45:15voilà
45:15et sur donc
45:17ce traité commercial
45:18avec quatre pays
45:19d'Amérique latine
45:20et les conséquences économiques
45:22que cela va produire
45:23pour les agriculteurs
45:24reste en débat
45:25voilà
45:26donc il y a
45:26ce sentiment
45:27que les choses
45:28n'avancent pas
45:28ça c'est le
45:30premier point
45:31et puis alors
45:32il y a la
45:32je dirais
45:34la valse
45:34hésitation
45:35sur les produits
45:37phytosanitaires
45:38comme on dit
45:38les pesticides
45:40avec donc
45:41le retour
45:42des néonicotinoïdes
45:44avec une loi
45:46du plomb 2
45:46qui devrait
45:47peut-être émerger
45:49on ne sait pas quand
45:50mais qui correspond
45:51à une demande
45:51de certains agriculteurs
45:53il y avait une interdiction
45:53du glyphosate
45:54en 2019
45:55de certaines finières
45:56alors donc
45:58les agriculteurs
45:59ont le sentiment
45:59d'une part
46:00que ces débats
46:01se déroulent un peu
46:02sans eux
46:02et en co-gestion
46:04avec la FNSEA
46:05ce qui explique
46:06d'ailleurs
46:06la montée en puissance
46:08de la coordination
46:10rurale
46:11parce qu'on dit
46:12c'est le syndicat
46:13du rassemblement national
46:14c'est
46:15d'accord
46:15il y a des militants
46:16du rassemblement national
46:18mais si ce syndicat
46:19progresse
46:20c'est parce que
46:21la FNSEA
46:22est main dans la main
46:23avec le gouvernement
46:24et que les agriculteurs
46:25ne sont pas contents
46:26de ce que fait
46:27le gouvernement
46:28c'est comme ça
46:28qu'il faut lire
46:29les païsiens d'Emmanuel Macron
46:30ont radicalisé aussi
46:31les positions des agriculteurs
46:32ces dernières années
46:33c'est surtout
46:34les volte-face
46:34c'est-à-dire que
46:35c'est totalement illisible
46:37la politique d'Emmanuel Macron
46:38en la matière
46:39c'est-à-dire qu'un jour
46:39il dit blanc
46:40et le lendemain il dit gris
46:41et le surlendemain
46:42c'est noir
46:43et donc au bout d'un moment
46:44débrouillez-vous avec ça
46:45Franck Dedieu
46:45qu'est-ce qu'ils peuvent encore
46:46attendre les agriculteurs
46:47Emmanuel Macron
46:47il s'en va dans un an
46:48est-ce que c'est le bon interlocuteur ?
46:50Moi je pense qu'il ne faut pas
46:52se focaliser
46:53sur Emmanuel Macron
46:54et se dire
46:55est-ce qu'il va être sifflé
46:56est-ce qu'il va y avoir des cris
46:57est-ce qu'il va y avoir des insultes
47:00le problème
47:00et ça a été dit par notre expert
47:02le problème des agriculteurs
47:04est véritablement structurel
47:06et il est bien antérieur
47:07à Emmanuel Macron
47:08ce qui c'est vrai
47:09Serge a raison
47:10et en gros
47:11tient un discours
47:12celui de 2017
47:13où il dit
47:14vous devez
47:14vous adapter à la mondialisation
47:16et puis là
47:16il tient plutôt le discours
47:18qui est celui
47:19de les protéger
47:20la vérité
47:21c'est que
47:22au-delà
47:23je dirais
47:24des alternances politiques
47:25on parlera de 2027
47:27mais au-delà de cela
47:28on a jeté
47:29il y a quelques années
47:30les agriculteurs
47:31dans le grand bain
47:32concurrentiel
47:33avec des accords
47:34de libre-échange
47:34partout
47:35et à ce moment-là
47:37et bien
47:37apparaissaient au grand jour
47:38leur manque de compétitivité
47:42le problème
47:42c'est que
47:43que ce soit
47:44Emmanuel Macron
47:45ou un autre
47:45la France est écelée
47:47la France n'a pas réussi
47:49à s'opposer au Mercosur
47:50demain
47:51il va y avoir
47:53un accord de libre-échange
47:54avec la Thaïlande
47:55et les poulets thaïlandais
47:56sont redoutables
47:58sur le plan
47:58de la compétition
48:00et donc si vous voulez
48:02ce qui se dessine
48:04et on l'a vu
48:04la semaine dernière
48:06avec
48:07l'alliance
48:08entre
48:08Mers
48:09le chancelier allemand
48:10et son homologue
48:11italien
48:12Giorgia Meloni
48:14c'est que
48:14le reste de l'Europe
48:16veut
48:18de la déréglementation
48:19des accords
48:21de libre-échange
48:21quand
48:22Emmanuel Macron
48:23dans une tradition
48:24au-delà de la politique
48:26une tradition française
48:28classique
48:28préfère
48:29de la régulation
48:30de la préférence
48:32européenne
48:32et
48:33revenir
48:34à une forme
48:35de protectionnisme
48:36européen
48:37il se trouve
48:38qu'à la différence
48:39d'il y a quelques années
48:40les français sont
48:41à peu près
48:42les seuls
48:43à tenir cette position
48:44alors on peut la défendre
48:45au nom de nos agriculteurs
48:47mais
48:48Macron est esselé
48:49à partir du moment
48:50où la politique commerciale
48:51je termine
48:51à partir du moment
48:53où la politique commerciale
48:54relève de la majorité qualifiée
48:56et non de l'unanimité
48:58et bien
48:58le président français
48:59n'a pas de droit de veto
49:01il s'incline
49:02devant le fait établi
49:03il s'incline
49:04devant la majorité
49:05de ses partenaires
49:05Pierre-Marie Aubert
49:06on parle souvent
49:07de moments charnières
49:08dans l'histoire
49:08pour les agriculteurs
49:09et l'agriculture
49:11quel moment vit-on
49:12en ce moment ?
49:13Je pense qu'il faut
49:14prendre un peu de recul
49:15parce que
49:16je suis assez
49:17en désaccord
49:18avec ce qu'il venait de dire
49:19enfin je veux dire
49:19le sujet des agriculteurs français
49:21c'est pas le libre-échange mondial
49:22c'est le marché européen
49:24c'est là où on fait
49:25l'essentiel
49:25de notre valeur ajoutée
49:26et ce que j'ai dit
49:27juste avant
49:28reste vrai
49:28notre problème de compétitivité
49:30il est d'abord
49:31un problème
49:31vis-à-vis
49:32de nos voisins
49:34européens
49:34si vous prenez
49:35le Mercosur
49:36c'est 100 000 tonnes
49:3799 000 tonnes de bœuf
49:38qui vont arriver
49:39sur 1,2 million de tonnes
49:40qu'on aborde en France
49:41et sur plusieurs millions de tonnes
49:43qu'on aborde en Europe
49:43c'est une goutte d'eau
49:44le sujet c'est
49:46comment ça se fait
49:48que sur des productions
49:49aussi importantes
49:49que la farine de blé
49:50que je citais tout à l'heure
49:51ou les fromages
49:52ou d'autres encore
49:53on n'est pas réussi
49:55à faire valoir
49:55les qualités
49:57de la production française
49:58à la fois au niveau
49:59prix
50:00et au niveau
50:01hors prix
50:01et je pense qu'il y a
50:02un point clé là-dessus
50:04le point clé
50:05et là on peut revenir
50:06aux politiques
50:06qui ont été menées
50:07depuis quelques années
50:07c'est que
50:08nos voisins qui réussissent
50:10et je donne quelques indicateurs
50:11pour bien comprendre
50:11de quoi on parle
50:12le revenu moyen agricole
50:13danois
50:13depuis les dix dernières années
50:15il a été multiplié
50:16par plus de deux
50:17le revenu moyen allemand
50:19il a fait plus 70%
50:20le revenu moyen agricole
50:22toujours italien
50:22il a fait plus 60%
50:24le revenu moyen français
50:25c'est l'encéphalogramme plat
50:26au niveau agricole
50:27d'accord
50:28donc nos voisins
50:28ils y arrivent
50:30et l'un des points majeurs
50:32dans cette histoire-là
50:33c'est la coordination verticale
50:35au sein des filières
50:35c'est le fait
50:36que le monde agricole
50:37et le monde agro-industriel
50:38ils sont main dans la main
50:39pour se mettre d'accord
50:41sur les segments de marché
50:41qu'ils visent
50:42et sur les produits
50:44qu'ils veulent mettre
50:44sur le marché
50:45là où ils vont être bons
50:45et dans le contexte français
50:47l'un des outils phares
50:50des années
50:50ça a été EGALIM
50:52EGALIM
50:52qu'est-ce que c'est ?
50:53c'est un outil
50:54d'organisation
50:55de la confrontation
50:56des intérêts
50:56entre le monde agricole
50:57le monde agro-industriel
50:58et le monde de la distribution
50:59c'est pas un outil
51:01pour construire du partenariat
51:02ce dont on a besoin aujourd'hui
51:04c'est de filières
51:04qui se parlent plus
51:05et qui choisissent ensemble
51:07quel marché
51:08elles veulent atteindre
51:09et notamment
51:10par rapport à ce qui
51:10aujourd'hui nous
51:11à l'Hydrie
51:11nous importe
51:12comment elles vont
51:13mettre ensemble
51:14des performances environnementales
51:15avec des performances économiques
51:17sur des marchés
51:18qu'on va cibler
51:19et qu'on va viser ensemble
51:20Véronique Raissot
51:21on ne vous a pas encore entendu
51:22sur ce salon de l'agriculture
51:24qui vous demande
51:24en fait
51:25le salon d'agriculture
51:26lui-même
51:27c'est un événement
51:27plutôt festif
51:28et attendu
51:29par les français
51:30voilà
51:31c'est le moment
51:32où on a
51:33une grande ferme
51:34et le débat
51:35était plutôt autour
51:36de l'absence des vaches
51:37et on est très content
51:38de savoir que les moutons
51:40et les chevaux
51:40vont être à la une
51:41le sujet des agriculteurs
51:43c'est un autre sujet
51:44finalement dans le pays en public
51:45d'abord c'est une population
51:46qui est extrêmement soutenue
51:47je vous rappelle que
51:47pendant les derniers mouvements
51:48il y avait plus de 76%
51:49des français
51:50qui étaient d'accord
51:50pour soutenir
51:51le mouvement
51:52des agriculteurs
51:53vous avez 56%
51:54des français
51:55qui sont aussi
51:56extrêmement concernés
51:57par les problématiques
51:59qui ont été évoquées là
52:00et globalement
52:02chacun s'interroge
52:03sur la notion
52:03de souveraineté
52:04il y a beaucoup
52:04beaucoup de fantasmes
52:05autour de la réalité
52:07d'une surinterprétation
52:08des normes
52:09donc en fait
52:09les agriculteurs
52:10ils sont soutenus
52:11et ils sont souvent
52:12le symbole
52:12d'une incompréhension
52:14des règles européennes
52:15et de notre façon
52:17nous la France
52:17de nous défendre
52:18face à une réalité
52:20qui est effectivement
52:20plus européenne
52:21que mondiale
52:22je rejoins votre expert
52:24après le salon lui-même
52:26il y a des petits moments
52:27politiques
52:27donc je vous passe
52:28les blagues
52:28qu'il y a demain
52:29sur les claques
52:31sur les fesses
52:32des vaches
52:32qui est censé être
52:33la caractéristique
52:35des politiques
52:35ce sera sur la coupe
52:36des chevaux
52:36voilà exactement
52:38je vous passe
52:39beaucoup plus dangereux
52:40on changera l'expression
52:41je vous passe
52:42les notions de boycott
52:43qui sont évidemment
52:43évoquées
52:44le vrai sujet
52:45c'est des agriculteurs
52:46le salon lui-même
52:47est plus une fête
52:48vécue par les français
52:49comme voilà
52:50c'est venir
52:51au salon
52:52c'est des soutenir
52:52c'était un peu
52:53le message
52:53qu'on pouvait dire
52:54un peu partout
52:54on verra si c'est une fête
52:55pour Emmanuel Macron
52:56demain déjà la fin
52:58de ces informés
52:59ce soir
53:00merci à tous
53:00d'être venus
53:01merci Pierre-Marie Aubert
53:02d'avoir participé
53:03ce soir
53:03aux informés
53:04directeurs du programme
53:05agriculture et alimentation
53:07au sein de l'institut
53:08du développement durable
53:09et des relations internationales
53:11merci Serge Paubert
53:12d'être venu
53:13Véronique Reissoul
53:14Franck de Dieu
53:14et Valérie Gass
53:16très bonne soirée
53:16à tous
53:16sur France Info
53:22Abonnez-vous
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