- il y a 8 mois
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00:00Générique
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info.
00:15A la lune, ce soir, il veut faire de Marseille une vitrine de la lutte contre le narcotrafic en France.
00:21Le militant Amine Kessassi, dont le frère a été tué il y a deux mois,
00:24se présente au municipal sur la liste du maire sortant Benoît Payon.
00:28Coup politique ou véritable moyen de mettre le sujet au tout premier plan.
00:31On en débat dans un instant.
00:33Aux Etats-Unis, la colère a miné à police.
00:35Et au-delà, après la mort d'un manifestant anti-police de l'immigration ce week-end,
00:39tué par balle par la police fédérale, est-ce le début d'une contestation plus large ?
00:43Ces événements affaiblissent-ils ?
00:44Donald Trump, le président américain, dénonce ce soir, je cite,
00:48la résistance délibérée et hostile des autorités démocrates.
00:51Et puis beaucoup plus léger, les 100 ans de la télévision aujourd'hui,
00:54c'est un peu notre anniversaire, puisque les informés, je vous le rappelle,
00:57sont diffusés à la radio sur France Info et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
01:02La télé regardée différemment aujourd'hui, mais qui continue d'attirer nos invités.
01:06Nous parlerons notamment des grands moments de télé qui les ont marqués.
01:09Bonsoir Valérie Gass.
01:10Bonsoir.
01:11Chef du service politique de RFI.
01:13Avec nous également Fabrice Rizoli.
01:14Bonsoir.
01:15Enseignant en géopolitique des criminalités spécialistes des mafias
01:19et président de l'association Crime Alt.
01:21Bonsoir Stéphane Vernet.
01:23Bonsoir.
01:23Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:25Franck Boisiz est aussi avec nous.
01:27Bonsoir Franck.
01:27Bonsoir Victor.
01:28Journaliste à Libération.
01:30Et Benjamin-Louis, bonsoir.
01:31Bonsoir Victor.
01:32Correspondant en France pour la RTS, la radio-télévision suisse.
01:38Amine Kessassi se lance donc dans la bataille des municipales à Marseille.
01:42La France entière avait découvert son nom et son visage en novembre dernier
01:45après le meurtre de son petit frère Mehdi assassiné par la mafia
01:49en raison du combat de son grand frère, la lutte contre le narcotrafic.
01:52La justice avait alors parlé de meurtre d'avertissement.
01:55Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, ce soir lors de cette annonce.
01:59J'ai l'honneur, avec toute l'humilité qui va avec,
02:04de vous annoncer la candidature d'Amin Kessassi à Marseille.
02:14Amine Kessassi qui sera donc sur cette liste de Benoît Payan.
02:17Il a pris la parole, le jeune militant de 22 ans.
02:20Je suis un militant associatif et politique, dit-il,
02:23donc je vois ce qui se passe dans ma ville et je ne peux pas ne rien faire
02:26et juste regarder Fabrice Rizoli, cette candidature,
02:29elle s'inscrit dans la droite ligne de son engagement.
02:31Est-ce qu'elle vous surprend ce soir, cette candidature ?
02:33Non, alors elle ne me surprend pas du tout.
02:34Je connais Amine depuis 4 ans, il est fait pour faire de la politique,
02:38il s'était déjà engagé, il a déjà créé une association.
02:42C'est une confirmation, je dirais qu'il est fait pour ça.
02:46J'invite les gens à lire son livre, Marseille essuie tes larmes,
02:50où il vous dira qu'il était déjà appelé le président à l'école primaire,
02:54qu'il a toujours été délégué, voilà, il y a des personnalités, c'est comme ça.
02:58Il est intervenu dans mon cours mercredi matin,
03:00il est fait pour parler, transmettre,
03:02et avec son histoire personnelle, il transmet quelque chose de beaucoup plus lourd que la normale.
03:08Et bien sûr, sur sa candidature politique,
03:11il n'est pas du tout étonnant non plus que le maire ait essayé de le mettre sur sa liste.
03:16Vous dites qu'il est intervenu dans votre cours,
03:18ce qui peut surprendre parce qu'on sait qu'il est sous protection policière
03:20depuis la mort de son frère il y a deux mois.
03:22Ça veut dire qu'il peut se déplacer tout de même relativement librement ?
03:25Bon, alors, il est beaucoup moins sur Marseille en ce moment,
03:28mais donc il est parfois de passage à Paris.
03:30On l'a déjà invité à rencontrer une victime italienne qui était de passage à Paris.
03:35Il a communié avec 35-40 personnes de l'association CRIMALT.
03:39C'est naturellement que je lui ai proposé de venir dans mon cours.
03:41Trois policiers sont venus, professionnels.
03:44Ils sont venus repérer une demi-heure avant comment était l'école,
03:47les portes de sortie.
03:48Et puis, les trois policiers étaient là,
03:52une pendant le cours, pendant les 20 premières minutes,
03:54à mon avis, pour voir le pouls avec les étudiants.
03:57Et après, ils nous ont laissés tout seuls.
03:58Et encore une fois, ça a été d'une richesse incommensurable pour ces étudiants.
04:02Benjamin-Louis, vous voyez acquiescer de la tête.
04:04J'opinade du chef.
04:06Oui, non, non, mais c'est parce qu'effectivement,
04:07c'est ce que racontent beaucoup de personnes
04:09qui sont placées sous protection policière.
04:11J'en avais parlé pour un sujet avec Philippe Vall, notamment.
04:13C'est que la protection policière en elle-même
04:16est là pour permettre justement aux personnes protégées
04:19de se déplacer le plus librement possible
04:21et le plus naturellement possible.
04:23Donc, espérons que pour Amine Kessassi, c'est la même chose.
04:25Ce sera la même chose.
04:26Parce que c'est quand même une difficulté qui va se poser.
04:29Comment faire campagne, notamment dans les quartiers nord
04:32et quand on pose, quand on porte un tel combat,
04:35lorsque l'on est protégé par la police
04:37et lorsque l'on est une cible.
04:39Il faut quand même le rappeler,
04:40Amine Kessassi est aujourd'hui ciblée par des réseaux.
04:43Sa vie est en danger.
04:44Donc voilà, comment va-t-il réussir à faire campagne
04:47de manière fluide ?
04:48Ça, ça va être une chose très intéressante à observer.
04:50Il y a encore peu de temps, Amine Kessassi estimait
04:52que la question du narcotrafic n'était pas assez évoquée
04:54dans cette campagne des municipales à Marseille.
04:57Le sujet lui était déjà bien présent.
04:58Il va l'être encore plus, Franck Boisise,
05:00avec cette présence du jeune militant
05:02sur la liste du maire sortant Benoît Payan.
05:04Ce qui sera intéressant de savoir,
05:05c'est comment s'est fait la débarque.
05:06C'est-à-dire, est-ce que c'est lui qui a fait une offre de service
05:09au maire actuel de Marseille ?
05:10Est-ce que c'est le maire de Marseille
05:12qui l'a sollicité ?
05:13Parce que je pense que ceci a un sens,
05:15de savoir comment s'est nouée cette alliance.
05:20Après, la question sur la politique qui va se poser aussi,
05:22c'est qu'une fois qu'il aura un mandat d'adjoint au maire,
05:27quelle sera sa marge de manœuvre, sa capacité d'action,
05:30sachant que la lutte contre le narcotrafic,
05:32c'est plutôt du domaine du régalien.
05:34Et qu'un élu local en la matière
05:36n'a quand même pas beaucoup de pouvoir,
05:38parce qu'il est certes responsable de l'ordre public en général,
05:40mais il n'a pas les moyens, en l'occurrence,
05:42de faire respecter l'ordre public.
05:44Donc, après les élections, après le mois de mars 2027,
05:47se posera la question, j'allais dire,
05:48de l'opérationnalité d'une telle fonction.
05:51Valérie Gass.
05:52Oui, il y a aussi une forme de courage, quand même,
05:54dans la démarche d'Amine Kessassi,
05:56parce que, comme on l'a rappelé,
05:58il est menacé directement,
05:59il a perdu deux frères en très peu de temps.
06:02Et donc, on voit qu'il y a, certes, aussi la volonté
06:05de mettre le focus, la lumière sur la lutte contre le narcotrafic,
06:09mais ça demande du courage.
06:11Il avait même, aux obsèques de son petit frère,
06:14été obligé d'arriver dans des conditions très protégées.
06:17Sa maman aussi a été obligée de partir de là où elle vivait.
06:20Enfin, il y a tout un contexte autour.
06:21Donc, il y a une forme de courage
06:23et qui va mettre le focus et sur la question du narcotrafic,
06:26et sur la question de la campagne à Marseille.
06:28Et incontestablement, pour le maire sortant, Benoît Payan,
06:31qui est candidat à sa réélection,
06:33ça va être, j'imagine, quand même, un atout,
06:36quelque chose qui va vraiment peser
06:37et qui va être intéressant à regarder.
06:39Alors, c'est vrai, comment va se dérouler la campagne ?
06:41On se le demande tous, avec quelqu'un sous protection.
06:44Mais bon, j'ose imaginer que ça se passera bien.
06:47C'est un coup politique pour Benoît Payan, ce soir, Stéphane Mernet ?
06:50Écoutez, pour enchaîner par rapport à ce qui a été dit,
06:52je ne sais pas s'il aura une marge de manœuvre,
06:54mais en fait, il a une légitimité et une voix qu'il porte.
06:57Il avait déjà interpellé le président de la République
06:59sur le plan Marseille-Organ, qui n'avançait pas.
07:01Il s'est présenté deux fois, aux européennes et aux législatives,
07:06un coup sous les couleurs écologistes,
07:09l'autre coup sous l'étiquette NUPES.
07:12Enfin, il a de la suite dans les idées.
07:13Il a beau avoir 22 ans, encore une fois,
07:15je pense que c'est quelqu'un qui est très identifié,
07:17qui a payé le prix du 100, j'ai envie de dire,
07:20pour avoir ce qui est aujourd'hui une vraie légitimité.
07:23Donc, c'est une voix qu'il porte,
07:25et je ne sais pas si c'est un coup politique
07:27pour Benoît Payan,
07:28mais je pense que c'est quand même
07:30quelqu'un de très identifié
07:31et qui jouera, quoi.
07:33Enfin, je veux dire,
07:34qui va compter dans cette campagne
07:36qui est quand même loin d'être gagnée,
07:37malgré tout.
07:38Benoît Payan, le gars,
07:39c'est en fabriquer que joli.
07:40Je ne sais pas qui a fait une offre des services,
07:41mais si j'avais été Benoît Payan,
07:42j'aurais tout fait pour l'avoir sur ma liste.
07:44On va dire les choses clairement.
07:45En revanche,
07:46s'intéresser sur les motivations
07:47d'Amin Kessassi,
07:49encore une fois,
07:49à lire son livre
07:50ou tout ce qu'il a fait avant,
07:51merci d'être revenu,
07:53il va peser sur des questions municipales
07:55qui ont trait au logement,
07:58de l'accompagnement des familles,
07:59de demander à faire respecter des droits
08:01qu'ils ne sont pas toujours,
08:02des moyens là
08:03où il estime que ça produit de la criminalité.
08:07Et ça, c'est dans son livre,
08:08il l'a toujours dit.
08:09Donc, au-delà de son engagement
08:10contre le narcotrafic
08:12dans sa vision très policière
08:14qu'on pourrait avoir,
08:15oui, il nous soutient
08:16pour plus de confiscations,
08:17mais effectivement,
08:18ce n'est pas du domaine municipal.
08:19En revanche,
08:20il a déjà des propos clairs
08:22sur ce qu'il veut changer
08:23sur les quartiers populaires
08:24pour éviter que des gamins
08:27ne rentrent dans le trafic.
08:29Donc, c'est ça qu'il faut écouter.
08:30Ce n'est pas dit qu'il va réussir,
08:32mais du coup,
08:32il est dans la pleine lignée
08:33d'une démarche
08:35de candidature municipale.
08:36C'est écrit dans son livre.
08:37Franck Boisil.
08:38Mais c'est justement là
08:39toute la limite.
08:40C'est-à-dire qu'à partir du moment
08:41où il sera,
08:42j'allais dire,
08:42nanti d'un mandat municipal,
08:44il va perdre une partie
08:44de sa liberté.
08:45Une partie de sa liberté d'action,
08:47une partie de sa liberté de parole
08:48parce qu'il sera tenu
08:49à une certaine solidarité
08:50avec l'équipe municipale
08:51à laquelle il appartiendra.
08:53Et si, à un moment donné,
08:54ça n'avance pas assez vite,
08:55ce qui est possible,
08:56vous parliez du logement,
08:57est-ce que depuis le drame
08:58de la rue d'Aubagne,
08:59la politique du logement
09:00a changé à Marseille ?
09:01Est-ce que depuis
09:02ce qu'on a constaté
09:03dans les écoles maternelles
09:04de Marseille
09:05qui prennent l'eau
09:06ou qui sont de véritables frigos,
09:08la politique scolaire a changé
09:09comme on aurait souhaité
09:10qu'elle change ?
09:12Donc, à un moment donné,
09:13est-ce qu'il ne sera pas
09:14prisonnier de ce mandat ?
09:15Pour le coup,
09:17Macron est descendu à Marseille,
09:18a sauvé cette ville
09:20qui devait être passée
09:22sous autorité préfectorale
09:23tellement elle a été mal gérée
09:25par des années de Godin
09:26qui a pillé l'argent
09:27des Marseillais
09:28pour le donner
09:28aux sociétés de conseil.
09:30Et donc, il y avait effectivement
09:31des rats et les plafonds
09:33des écoles primaires
09:33qui s'écroulaient.
09:35Des millions ont été
09:36déversés à Marseille
09:37et des écoles primaires neuves
09:39sont sorties de terre.
09:40Donc, un peu de changement
09:41il y a eu par rapport
09:42aux personnes qui se sont mobilisées
09:44et qui se sont plaints.
09:46Et puis, encore une fois,
09:48douter, c'est fort
09:50d'un point de vue du journalisme,
09:51c'est normal.
09:53Mais alors, on ne fait rien.
09:54On alimente le mythe
09:55de l'invincibilité
09:56du crime organisé,
09:57des mafias
09:58et de leur complicité.
09:59C'est comme dans la vérité
10:00si je mens.
10:00Il faut donner sa chance
10:01aux produits.
10:01Je vais préciser vos propos
10:02si vous voulez, Franck Bonnier.
10:03Non, non.
10:04Il faut laisser sa chance
10:05aux produits, je veux bien,
10:05mais il faut laisser sa chance
10:06à la liberté aussi.
10:07C'est-à-dire qu'à partir du moment,
10:09et je réitère,
10:10où il est dans l'équipe municipale,
10:11il ne pourra pas,
10:12si ça ne va pas assez vite,
10:14jouer le rôle de l'aiguillon,
10:16du lanceur d'alerte
10:17qu'il peut jouer aujourd'hui
10:18parce qu'il est à la tête
10:19de son association,
10:21pleinement libre
10:21de son propos
10:22et de ses actions.
10:23Benjamin Louis.
10:24Ça va être justement intéressant
10:24de voir comment il va passer
10:26de l'état
10:27de militant associatif
10:29à acteur politique.
10:30Est-ce que ça passe justement
10:31par l'engagement politique,
10:32forcément ?
10:33C'est une question.
10:33De toute manière,
10:34c'est ce que disait
10:35M. Rizoli,
10:37c'est qu'au fond,
10:39ça se voyait,
10:39il allait évoluer vers ça.
10:41C'est un politicien né,
10:42ça personne n'en doute,
10:43je crois,
10:43autour de cette table ce soir.
10:44Par contre,
10:45est-ce qu'il va avoir
10:46la marge de manœuvre
10:47pour être utile ?
10:49Et comment est-ce qu'il va
10:50s'intégrer ?
10:51Parce qu'il s'arrime
10:51quand même à un politicien
10:52professionnel,
10:53Benoît Payan,
10:54que certains d'ailleurs
10:55de ses opposants
10:55appellent le maire non élu.
10:56C'est vraiment un politicien
10:58de la politique.
10:59Et donc,
10:59comment est-ce qu'il va réussir
11:00à impulser,
11:02j'aime pas trop ce verbe,
11:03à mettre en œuvre
11:04le crime dynamique ?
11:05Voilà, le crime dynamique
11:06et toutes ces vraies intentions
11:08qu'il arrive à amener
11:10sur le terrain,
11:10est-ce que maintenant
11:11quand il va être au contact
11:12de la réalité de,
11:13ben justement,
11:14ça va pas assez vite,
11:15c'est compliqué,
11:15c'est une administration,
11:16c'est l'état profond,
11:18comment est-ce qu'il va réussir
11:19à faire bouger tout ça ?
11:20Mais les regards
11:20s'en parlaient de Benoît Payan
11:22tout à l'heure,
11:22pour le maire sortant,
11:23c'est aussi une réponse
11:24à ses adversaires
11:25qu'il qualifie souvent
11:26de trop laxiste
11:27sur les questions
11:27de sécurité et de narcotrafic.
11:29Oui,
11:29c'est incontestablement
11:30un atout pour Benoît Payan
11:32d'avoir Amine Kessassi
11:34sur sa liste.
11:34Et la question,
11:35ça va être en effet
11:36comment lui,
11:36Amine Kessassi,
11:37va réussir à ne pas juste
11:39être un produit d'appel
11:39pour une liste politique
11:42et avoir un véritable impact
11:44sur la campagne électorale
11:46et sur la politique
11:47qui sera menée
11:47éventuellement après.
11:49Mais c'est là
11:50qu'il va y avoir
11:50une certaine forme
11:51de difficulté pour lui.
11:53Pour Benoît Payan,
11:54déjà,
11:54rien que l'image,
11:55l'annonce,
11:55on l'a entendu,
11:56de ce ralliement
11:58de cette candidature
11:59sur sa liste,
12:00ça va forcément avoir
12:01un impact positif
12:02par rapport à ses adversaires.
12:03Donc c'est tout bénef,
12:05j'ai envie de dire.
12:05Mais maintenant,
12:06reste à Amine Kessassi
12:07à exister
12:08et à faire exister
12:09les combats
12:10qu'il a menés avant
12:11dans cette campagne,
12:12déjà dans la campagne
12:13et puis à trouver sa place
12:14dans une équipe municipale
12:15si tenté
12:16que Benoît Payan soit élu.
12:17Stéphane Vernet.
12:18C'est ça,
12:19moi je ne veux pas jouer
12:19les rabats-joins,
12:20mais qu'il y a un impact
12:21de sa présence
12:22aux côtés de Benoît Payan
12:23sur la campagne,
12:25que ce soit positif,
12:26ça c'est assuré
12:27et je pense qu'il a
12:28une envergure médiatique
12:30qui fait que de toute façon,
12:31c'est un plus
12:33pour Benoît Payan
12:34dans cette campagne.
12:34Mais je vous rappelle
12:35qu'à Marseille,
12:36les choses sont loin
12:37loin d'être faites.
12:38Donc avant de se dire
12:39est-ce qu'il sera libre
12:40d'agir ou pas,
12:41il faut d'abord
12:41que la liste de Benoît Payan
12:43gagne la municipalité
12:44et on en est très loin.
12:46Je veux dire,
12:46on est quand même
12:46dans un contexte
12:47où on s'approche
12:48plutôt d'une quadrangulaire
12:50et le...
12:51Le Rassemblement National
12:52notamment qui est très fort.
12:53Eh bien oui
12:54et puis avec peut-être
12:55plus de possibilités
12:57d'alliances
12:57au second tour
12:58entre la droite classique
13:00et l'extrême droite
13:02du RN
13:02qu'entre la France insoumise
13:05et une liste d'union
13:06de la gauche
13:07hors LFI
13:08sur Marseille.
13:09Parce que
13:10en cas de quadrangulaire,
13:12je ne suis pas sûr
13:13du tout
13:13que Benoît Payan
13:14arrive à l'emporter.
13:16Il faut avoir
13:17le plus de voix
13:18au deuxième tour
13:19sur quatre.
13:20Ce n'est pas fait en fait.
13:22Je pense que c'est...
13:23Effectivement,
13:24ce n'est pas du tout fait.
13:25On l'entendait ce matin
13:26demain à un reportage
13:27qui a été diffusé
13:27sur France Info.
13:28Le fait que dans
13:29les quartiers
13:30qui concernent
13:31et qui écoutent
13:32Amine Kessassi,
13:33il y a parfois
13:34jusqu'à 70%
13:36de taux d'abstention
13:37au municipal.
13:39Donc effectivement,
13:39ce n'est pas du tout gagné.
13:41Certes,
13:41ça va être un produit
13:42d'appel
13:42pour toute une communauté,
13:45mais est-ce que ça va
13:46rapporter des voix
13:48concrètement ?
13:48Ça, franchement,
13:49c'est un gros suspense.
13:50Et je crois que
13:51le dernier sondage
13:51entre Franck Alizio,
13:52le candidat du RN
13:53et Benoît Payan,
13:55on est à 50-50.
13:56Ce serait sans doute
13:57très serré.
13:58Fabrice Rizoli.
13:59Oui, finalement,
14:00j'avais bien sûr
14:02la même interrogation
14:02de vous que vous.
14:04Peut-on changer
14:04les choses de l'intérieur,
14:06à l'intérieur des partis politiques
14:07ou à l'intérieur
14:08de l'action politique
14:09ou faut-il rester à l'extérieur ?
14:11Je comprends très bien
14:11votre accorçon.
14:12Et de l'intérieur de Marseille.
14:13Oui, en plus,
14:14je suis d'accord,
14:14c'est encore plus dur qu'ailleurs.
14:16En revanche,
14:17j'avais plus d'interrogations
14:18finalement.
14:18Est-ce que c'est vraiment utile
14:19au sens électoral,
14:21soyons clairs,
14:21sur la campagne
14:22de M. Payan ?
14:25J'ai quitté pendant longtemps,
14:26j'ai fait beaucoup
14:26de porte-à-porte.
14:27Ils peuvent se mobiliser
14:28très très fortement
14:29pour faire sortir quelqu'un.
14:31C'est ce qui s'est passé
14:32en 2012
14:32pour sortir Sarkozy.
14:34Et puis,
14:34dans la même élection,
14:36quand il s'est allé
14:37s'agir de...
14:38pardon,
14:39d'aller voter
14:40pour un député,
14:41il y avait 30%
14:42de moins de participation
14:44entre les présidentielles
14:45et les législatives.
14:46Parce que les quartiers populaires
14:47ne perçoivent pas forcément,
14:49ils n'ont pas complètement tort,
14:50l'importance
14:51d'avoir une représentation
14:52politique
14:53et du discours.
14:54Donc, finalement,
14:55est-ce que c'est vraiment
14:56un coup électoral ?
14:57Ce n'est pas si sûr.
14:58Par contre,
14:59j'ai vraiment envie de vous dire
15:00que d'un point de vue
15:00de la défense des victimes,
15:02du crime organisé,
15:03etc.,
15:03l'implication de cette personne
15:05dit beaucoup
15:06et fait sens.
15:07Franck Boisier
15:07et puis Stéphane Vernet.
15:09Juste deux petites choses.
15:09D'abord,
15:10le premier dossier
15:10sur lequel on pourra peut-être
15:11voir ce que ça donne,
15:12c'est celui du logement.
15:13C'est-à-dire que
15:14quand il va aller
15:14à l'Office HLM de Marseille
15:16en disant,
15:17comme il le répète
15:17à juste titre,
15:18je ne veux pas
15:18que les victimes
15:19continuent à habiter
15:20à côté des assassins.
15:22Est-ce qu'il obtiendra
15:23les relogements,
15:23les déplacements
15:24au sein de l'Office HLM ?
15:26Ce qui me semble être
15:26une vraie question
15:28et un des premiers sujets
15:28sur lesquels il sera jugé.
15:30Et la deuxième chose,
15:31c'est qu'il y a quand même
15:31une symbolique très forte,
15:32c'est que le jour
15:33où il annonce sa candidature,
15:35c'est aussi le jour à Marseille
15:36où on juge Karim Arhat,
15:37qui est un des barons de la drogue,
15:39qui a été extradé
15:39depuis Dubaï
15:40et dont on peut considérer
15:42qu'il n'est peut-être pas étranger
15:43à ce qui est arrivé
15:44à la famille
15:45qui est sassée.
15:49En matière de logement,
15:50sachez qu'alors qu'il n'était pas
15:52encore candidat,
15:53donc peut-être ça va vous donner raison,
15:54lorsque Soukaina est morte
15:57dans sa chambre
15:58en train de faire ses devoirs
15:59de la Succa,
16:01que Sabrina, sa sœur,
16:02l'a trouvée.
16:03On rappelle,
16:03victime collatérale.
16:05Alors, je l'appelle
16:05sa victime innocente
16:06puisque pour moi,
16:07collatérale,
16:07c'est la mamie
16:08qui reçoit un obus
16:09des Américains
16:10pour se libérer du nazisme.
16:11Ici, ce n'est pas une guerre
16:12du tout légitime.
16:13Une victime innocente
16:14qui n'avait rien à voir
16:15avec le trafic.
16:16En fait,
16:17la mairie de Marseille
16:18a retrouvé un logement,
16:20a fait pression
16:20sur l'office HLM et tout.
16:22Donc, c'est arrivé dans les faits
16:23que ça marche.
16:24Est-ce que ça sera systémique,
16:25systématique ?
16:26Ce n'est pas dit.
16:26Stéphane Bernet.
16:27Non, je voulais juste rappeler
16:28qu'il y a eu aussi la réforme
16:29du mode de scrutin.
16:31Les villes de Paris,
16:32Lyon, Marseille
16:33vont voter comme les autres villes
16:34pour la première fois
16:35aux municipales.
16:36Et donc, en fait,
16:36si vous voulez,
16:37ce qui était autre...
16:38Avec deux scrutins, finalement.
16:39Oui, mais alors,
16:40deux scrutins,
16:40mais surtout pour la mairie,
16:42pour la mairie principale,
16:43c'est comme pour les autres mairies.
16:43C'est-à-dire qu'il y a
16:45la dimension,
16:46en fait,
16:47la surreprésentation
16:48d'un certain électorat
16:49dans certains quartiers
16:50n'existe plus.
16:51L'ensemble du scrutin
16:52se fait au niveau
16:52de l'ensemble de la ville
16:54comme dans les autres villes.
16:56Ça veut dire aussi
16:56que si les quartiers populaires,
16:58notamment les quartiers nord,
16:59ne se mobilisent pas
17:00et ne vont pas voter,
17:01votent moins que le centre
17:02et que le reste de la ville,
17:03forcément,
17:04vous avez une autre perspective
17:07en matière de résultats.
17:08Ça va jouer aussi.
17:09Valérie Regas ?
17:10Moi, ce que je me demande aussi,
17:11c'est comment les adversaires
17:12de Benoît Payan
17:12vont se comporter vis-à-vis
17:13d'Ami Castassi ?
17:15Est-ce qu'il va être épargné
17:16par les attaques,
17:18notamment du candidat RN
17:19Franck Aizio ?
17:20Ou est-ce qu'il va être
17:21la même cible
17:23des mêmes attaques
17:24que celles qu'on peut voir
17:24dans toute campagne électorale ?
17:25Ou est-ce que son histoire
17:26va un peu le protéger,
17:28le mettre dans une bulle à part ?
17:29Ça sera assez intéressant
17:31de voir comment il sera,
17:33comment cette annonce
17:34va être digérée
17:35et comment ils vont réagir
17:39face à ça.
17:39J'ai hâte de voir ça
17:40et rien que pour ça,
17:42cette candidature est intéressante.
17:43Comparaison n'est pas raison,
17:44mais je me souviens
17:45que quand Alice Soumaré
17:46dans le Val d'Oise
17:47s'est présentée au Régional,
17:49tout de suite,
17:50une droite très radicale,
17:51même pas l'extrême droite,
17:53a tenu des propos racistes
17:54et que rien que pour ça,
17:56ils ont perdu énormément,
17:57y compris dans leur camp.
17:59Donc, c'est très intéressant.
18:00En une minute,
18:01Fabrice Rézoli,
18:02si l'on dézoome rapidement,
18:03Almin Kessassi dit aussi
18:04qu'il veut être une vitrine
18:06dans la lutte de faire,
18:07pardon, de Marseille,
18:08une vitrine
18:08dans la lutte contre
18:09le narcotrafic en France,
18:11il a cette ambition
18:11aussi plus large
18:13au niveau national ?
18:14C'est sûr que,
18:15vu les problématiques de Marseille,
18:17s'il n'y a pas un discours fort
18:18et une volonté fort
18:19de faire des choses
18:19positives à Marseille,
18:21personne ne sait
18:22qu'à Marseille,
18:23il y a une villa
18:24qui a été confisquée
18:25à un trafiquant de cocaïne
18:26qui aujourd'hui,
18:27grâce à CRIMAL
18:27qui a fait voter une loi
18:28d'usage social
18:29et bien confisqué,
18:30cette villa est mise
18:30à disposition d'une association
18:32qui accueille des femmes battues.
18:33Et si vous voulez,
18:34il y a un exemple comme ça,
18:35il faudrait les multiplier,
18:36ça et surtout
18:37que les enquêtes
18:38de la magistrature aboutissent
18:39parce que vous parliez
18:40d'un procès très important
18:41qui arrive,
18:42il y en a d'autres,
18:43il va falloir condamner
18:44les assassins fortement
18:46si on veut diminuer
18:47le nombre d'assassinats
18:48du crime organisé
18:49à Marseille et ailleurs.
18:50Peut-être qu'on les condamner,
18:52il va falloir les faire extrader
18:53puisqu'on sait
18:54que les chefs de réseau
18:54aujourd'hui
18:55ont quitté le territoire français
18:56et sont à quelques centaines
18:58voire milliers de kilomètres
18:59de Marseille.
19:00Souvent aux Émirats notamment.
19:03Trois des leaders
19:04de la DZ Mafia
19:05sont déjà en prison,
19:06enfin en France,
19:07mais c'est vrai
19:08qu'il y en a encore extradé,
19:09mais on a remporté
19:10quelques victoires,
19:11celui qui va être jugé,
19:13rente en plan,
19:14je crois qu'il était au Maroc,
19:15on l'a fait extrader,
19:16de Dubaï aussi.
19:18Donc voilà,
19:19mais c'est surtout
19:20de la magistrature,
19:21d'efficacité de la magistrature
19:22dans les condamnations
19:22qu'on attend beaucoup.
19:24Et Amine Kessassi
19:25qui dit aussi
19:25vouloir après les élections,
19:26il l'a dit ces derniers jours,
19:28créer une association nationale
19:29des maires de France
19:30qui agissent contre le narcotrafic,
19:31Amine Kessassi
19:32qui sera donc présent
19:33sur la liste
19:34de Benoît Payan,
19:35le maire sortant de Marseille
19:36pour les municipales.
19:37On rappelle les dates,
19:37les 15 et 22 mars.
19:39Merci à vous Fabrice Rizoli
19:41d'être venu nous voir
19:41ce soir dans les informés
19:42enseignant en géopolitique
19:44des criminalités,
19:45spécialiste des mafias,
19:46président de l'association
19:47Crime Halt.
19:48On aura l'occasion
19:48de vous réinviter
19:50pour parler à nouveau
19:50de ce sujet,
19:51de toutes ses conséquences.
19:53Également,
19:5420h23 sur France Info.
19:56Partons maintenant
19:56aux Etats-Unis
19:57dans les informés
19:58deux jours après la mort
19:59d'Alex Préti
20:00à Minneapolis,
20:01tué à bout portant
20:02par la police fédérale.
20:03Cet infirmier
20:04de 37 ans
20:05manifestait
20:06contre des opérations
20:07de la police
20:08de l'immigration,
20:10la désormais célèbre
20:11ICE,
20:11dont un agent
20:12avait mortellement
20:13touché une femme
20:14René Gaud
20:14il y a deux semaines.
20:15Toujours à Minneapolis,
20:17on nous retrouve
20:17l'envoyé spécial
20:18de France Info,
20:19Olivier Poujade.
20:21Bonsoir Olivier,
20:22racontez-nous
20:22l'ambiance
20:23qui règne ce soir
20:24dans la ville.
20:25Bonsoir Victor.
20:26L'ambiance,
20:27déjà on est en début
20:28d'après-midi
20:29et puis l'ambiance
20:29c'est celle
20:30d'un lundi
20:31un peu comme les autres,
20:34j'ai envie de dire
20:34à Minneapolis,
20:35il ne faut pas imaginer
20:36une ville
20:37en état de siège
20:38absolument.
20:39Non,
20:40les habitants
20:40sont calmes,
20:42les commerces
20:42fonctionnent,
20:43certains en solidarité
20:45avec le mouvement
20:46de contestation
20:47et de protestation
20:48contre l'ICE
20:49ont décidé de fermer,
20:50c'est un signe fort
20:51quand on connaît
20:52l'importance
20:53du business aux Etats-Unis
20:55mais enfin
20:56la ville est calme
20:57en fait
20:58il faut se pencher
20:58sur une cartographie
21:00un peu plus précise
21:01pour comprendre
21:02comment ça fonctionne
21:03vous avez
21:03du côté
21:04de l'aéroport
21:05en fait
21:06l'un des deux
21:07bâtiments fédéraux
21:09qui se trouvent
21:09à Minneapolis
21:10et là
21:11c'est le quartier général
21:12en fait
21:12des agents de l'ICE
21:14dont on parle beaucoup
21:15des agents
21:15de la police des frontières
21:16et des agents
21:18de la sécurité intérieure
21:20le secrétariat
21:21secrétariat d'état
21:22à la sécurité intérieure
21:23ces trois entités
21:24en fait
21:25sont celles
21:25qui coordonnent
21:26les actions
21:27contre les migrants
21:28depuis le début
21:29il y a un chiffre
21:30qui a été annoncé
21:31plus de 10 000 migrants
21:33rien que dans le Minnesota
21:34arrêtés par
21:36les services
21:38de l'immigration
21:38depuis le début
21:39des opérations
21:40c'est un chiffre
21:41qu'on n'a pas
21:41pu vérifier
21:42qui a été donné
21:43par la Maison Blanche
21:44donc en fait
21:45de ces bâtiments-là
21:47partent les véhicules
21:48de l'ICE
21:49sur des points
21:49d'opération
21:50et ensuite
21:51des bus
21:52reviennent
21:52avec des illégaux
21:54a priori
21:55à l'intérieur
21:56de ces bus
21:57qui seront ensuite
21:58amenés
21:59à l'aéroport
22:00et transférés
22:00vers des prisons
22:02au Texas
22:03voilà
22:03ça c'est pour
22:04les opérations
22:05fédérales
22:06de l'ICE
22:07et ensuite
22:07vous avez un peu
22:08partout dans la ville
22:10bien des petits rassemblements
22:12parfois
22:12de gens
22:13qui tiennent
22:14un peu le piqué
22:15et se relaient
22:16pour montrer
22:17leur signe
22:18de contestation
22:19et de protestation
22:20leur volonté
22:21de voir
22:22de faire en sorte
22:23que ICE
22:24quitte
22:25Minneapolis
22:26et notamment
22:27sur les
22:28memorials
22:29ce qu'ils appellent
22:30des memorials
22:30c'est des points
22:31des points
22:33de recueillement
22:33en hommage
22:34aux victimes
22:35et il y en a deux
22:36depuis le début
22:37en l'espace
22:38de trois semaines
22:39vous avez
22:39le memorial
22:40René Goud
22:41qui est dans la ville
22:43où les gens
22:43se réunissent
22:44autour d'un feu
22:45de bois
22:45parce qu'il fait
22:45quand même
22:46moins de 30 degrés
22:46dehors
22:47ici
22:48mais il y a
22:49toujours
22:50des citoyens
22:51des habitants
22:51de Minneapolis
22:52qui se relaient
22:52sur ces points-là
22:54et depuis samedi
22:54c'est dans le quartier sud
22:57de Minneapolis
22:58à l'endroit
22:59où Alex Préti
23:00a été abattu
23:01de dix coups de feu
23:02on le rappelle
23:02Olivier Poujade
23:03merci en direct
23:04de Minneapolis
23:05pour France Info
23:07avec nous en ligne
23:08Romuald Ciara
23:09bonsoir
23:11bonsoir
23:11directeur de l'Observatoire
23:12politique et géostratégique
23:14des Etats-Unis
23:14au sein de l'IRIS
23:15l'Institut de relations
23:16internationales et stratégiques
23:18on peut rappeler
23:19peut-être d'abord
23:19ce que c'est que cette
23:20ICE
23:21cette police de l'immigration
23:22on l'associe
23:23depuis des mois
23:24et encore plus
23:24ces derniers jours
23:25à Donald Trump
23:26mais ce n'est pas lui
23:27il faut le rappeler
23:28qui l'a créé
23:29tout à fait
23:30ICE
23:30la police de l'immigration
23:31a été créée
23:32dans les années 2000
23:33juste après
23:34le 9 septembre
23:36le 11 septembre
23:38le 11 septembre
23:39oui pardon
23:39on dit 9-11
23:41ici aux Etats-Unis
23:42c'est pour ça que
23:42j'ai tendance à inverser
23:43par l'administration
23:45de George W. Bush
23:46alors au tout départ
23:47il s'agissait d'une police
23:48donc qui avait pour objectif
23:50de lutter
23:50contre l'immigration
23:51illégale
23:52mais également
23:53d'essayer de démanteler
23:54de potentiels
23:55réseaux terroristes
23:57au sein
23:58des populations
23:58immigrées
23:59bref
24:00il s'agissait
24:00d'une police
24:01de l'immigration
24:01comme on peut en trouver
24:02dans de très nombreux pays
24:04la plupart des agents
24:06étaient des personnes
24:07tout à fait
24:07estimables
24:09qui partageaient
24:10un certain point
24:11de vue politique
24:11certes
24:12mais qui voulaient
24:13oeuvrer au bien
24:14de leur pays
24:14les choses ont radicalement
24:15changé
24:16comme vous l'avez dit
24:17avec l'arrivée
24:18de Donald Trump
24:18puisque des milliers
24:20d'agents
24:20de ICE
24:21ont été licenciés
24:22des milliers
24:23d'autres ont donc
24:24été recrutés
24:28essentiellement
24:29parmi la jeunesse
24:30MAGA
24:31donc des recrus
24:32jeunes
24:33fanatisés
24:34il faut bien le dire
24:35en partie
24:36et certaines d'entre elles
24:37s'est recrus
24:38avec des casiers
24:39judiciaires
24:40assez importants
24:41qui se sont vus
24:42être effacés
24:44au moment
24:45du recrutement
24:47donc je dirais
24:47une police
24:48ICE
24:49qui s'est transformée
24:51progressivement
24:52depuis le retour de Trump
24:53en une police politique
24:54il faut bien le dire
24:55bras armés
24:56de cette présidence
24:59et de ce gouvernement
25:00qui essaye
25:02avec succès
25:03d'ailleurs
25:03d'instaurer aux Etats-Unis
25:04un régime semi-autoritaire
25:06sur le modèle
25:06de la Hongrie
25:07de Victor Robin
25:08que l'on a déjà
25:09bien dépassé ici
25:10Romuald Ciara
25:11vous restez avec nous
25:12bien évidemment
25:12spécialiste des Etats-Unis
25:14Benjamin Lewis
25:15Donald Trump
25:16fait de la lutte
25:18contre l'immigration
25:19sa grande priorité
25:20on voit
25:21avec le développement
25:22qu'il veut faire encore
25:23de cette police
25:24ICE
25:24il veut y consacrer
25:25des milliards
25:26et des milliards
25:26de dollars encore
25:27alors là on est encore plus
25:29que dans la lutte
25:29contre l'immigration
25:31illégale en l'occurrence
25:32parce que vous disiez
25:33vous vous rappeliez
25:34à juste titre
25:35que Donald Trump
25:36n'a pas créé ICE
25:37mais qu'est-ce qu'il est
25:38en train d'en faire
25:39il est en train d'en faire
25:39une milice politique
25:41qui s'arroge
25:43le droit
25:44d'abattre
25:45les personnes
25:45qui s'opposent à elle
25:46et qui en plus
25:48bénéficient
25:49d'une immunité totale
25:50c'est ce que l'on a appris
25:51au cours des derniers jours
25:52donc je ne sais pas
25:53comment on peut appeler ça
25:54autrement
25:54qu'une milice politique
25:56et puis vous avez rappelé
25:57le fait qu'on a recruté
25:59des centaines
25:59et des centaines
26:00de personnes
26:00en leur offrant
26:01de leur effacer
26:02leur casier judiciaire
26:03ça vous rappelle quoi ?
26:04ça me rappelle Wagner
26:05ça me rappelle
26:06vraiment des choses
26:08pas forcément glorieuses
26:11donc honnêtement
26:12c'est extrêmement préoccupant
26:14ce qu'on est en train de voir
26:14même si ce soir
26:15et on en parlera sans doute
26:16tout à l'heure
26:16Donald Trump essayait un peu
26:18de calmer le jeu
26:19de manière un petit peu
26:20surprenante
26:21mais voilà
26:22Franck Boisys
26:22il souffle le chaud et le froid
26:23ce soir Donald Trump
26:24parce qu'à la fois
26:25il dit par exemple
26:26qu'il a pu parler
26:27avec le gouverneur démocrate
26:28du Minnesota
26:29Tim Walz
26:31et puis en même temps
26:32il dénonce à nouveau
26:33les agissements
26:34des autorités démocrates
26:35en disant qu'ils sont
26:37quelque part responsables
26:38de ce qui s'est passé
26:39et dès que tout cela
26:40résulte je le cite
26:41de la résistance délibérée
26:42et hostile des démocrates
26:43comme si finalement
26:44chaque militant
26:45contre les expulsions
26:46avait une carte de parti politique
26:47ce qui est assez étonnant
26:48ce qui va être important
26:50me semble-t-il maintenant
26:50c'est l'attitude
26:51des contre-pouvoirs
26:52notamment la justice
26:53puisque le procureur
26:54du Minnesota
26:55a demandé la fin
26:56de l'intervention de l'ICE
26:58et que là
26:58c'est le pouvoir judiciaire
26:59qui entre en scène
27:00et la question qui se pose
27:02est celle d'une enquête
27:03indépendante
27:03qui va être menée
27:04sur ce qui s'est passé
27:05sachant que les images
27:06quand même
27:07qui ont été décryptées
27:08seconde par seconde
27:09si j'ose dire
27:10posent un certain nombre
27:11de questions
27:11quant à l'attitude de l'ICE
27:13sur ce monsieur
27:13qui était au sol
27:14à qui on avait ôté son arme
27:16qu'il avait le droit
27:16de porter légalement
27:17et les coups de feu
27:18interviennent
27:18si on regarde bien
27:19seconde par seconde
27:20après qu'on lui ait ôté
27:21son arme
27:22donc il y a
27:22une question qui va se poser
27:24et dans quelle mesure
27:25la justice
27:27va pouvoir agir
27:28de manière indépendante
27:30pour faire toute la lumière
27:31sur ces faits
27:33c'est ce que demande
27:34le gouverneur
27:35de l'état
27:36du Minnesota
27:37et je pense que c'est
27:38véritablement
27:39le principal enjeu
27:40maintenant
27:40parce que si la justice
27:42n'agit pas de manière indépendante
27:43on peut craindre
27:43que les débordements
27:45les mouvements
27:46continuent
27:47pour réclamer justice
27:47justement
27:48en revanche
27:49si une enquête indépendante
27:50un procureur indépendant
27:51comme sait le faire
27:52la démocratie américaine
27:53sur de gros dossiers
27:54est nommé
27:55à ce moment là
27:56on peut considérer
27:57peut-être
27:57qu'une certaine sérénité
27:58pourrait s'installer
28:00à Minneapolis
28:01Allez on poursuit la discussion
28:02dans un instant
28:03la seconde partie
28:03des informés
28:04après l'info
28:05sur France Info
28:06il est 20h32
28:06Et l'info c'est avec vous
28:13Stéphane Milhomme
28:13Et les Nations Unies
28:14saluent le retour
28:15du dernier otage israélien
28:17et appellent à la mise en oeuvre
28:18intégrale du cessez-le-feu
28:20une annonce
28:20quelques heures
28:21après l'identification
28:22par Israël
28:23du corps de cet homme
28:24remis par le Hamas
28:25le mouvement terroriste
28:26palestinien
28:27lui souligne
28:28que cette opération
28:29confirme
28:29son engagement
28:30pour le cessez-le-feu
28:31dernier échange
28:329 détenus palestiniens
28:34ont été libérés
28:35par Israël
28:35et arrivés
28:36maintenant
28:37dans la bande de Gaza
28:37le Hezbollah
28:38lui considère
28:39qu'il serait visé
28:40par toute attaque
28:41contre l'Iran
28:42déclaration
28:43de l'un des responsables
28:44du mouvement
28:45libanais pro-iranien
28:46alors que les Etats-Unis
28:47assurent qu'un de leurs
28:48porte-avions
28:48l'Abraham Lincoln
28:49est arrivé dans le Golfe
28:51pour envisager
28:52des représailles
28:52à la violente répression
28:54des manifestations
28:54des dernières semaines
28:56et notamment
28:56à Téhéran
28:57le démantèlement
28:58d'un réseau de trafic
29:00de protoxyde d'azote
29:01dans une station de ski
29:02en Savoie
29:02la gendarmerie nationale
29:04a saisi
29:04plus de 6000 bouteilles
29:06de ce produit
29:07utilisé comme gaz hilarant
29:08mais dont l'usage
29:09peut être mortel
29:10une saisie
29:11à la station
29:11Arc 1800
29:12mais aussi
29:13à Bourg-Saint-Maurice
29:14pas moins de 13 palettes
29:16ont été retrouvées
29:17dans des boxes
29:18trois personnes
29:18interpellées
29:19car une partie
29:20de ce stock
29:21était également
29:21dans leur véhicule
29:23et ces suspects
29:23attendent maintenant
29:24leur procès
29:25en détention provisoire
29:26alors que plusieurs marques
29:28de lait infantile
29:29ont retiré des produits
29:30ces derniers jours
29:31redoutant une contamination
29:32d'origine bactérienne
29:33l'association
29:34pour la santé des enfants
29:35dénonce
29:36une défaillance majeure
29:37de l'état
29:38et dépose une requête
29:39en référé
29:40selon l'APS
29:41l'état aurait dû prendre
29:42des mesures immédiates
29:43et contraignantes
29:44alors que les premières annonces
29:45ont été faites
29:46plusieurs semaines
29:47après la découverte
29:49de ces risques
29:49et puis le sport
29:51et l'euro de handball
29:52cela ne se passe
29:52pas très bien
29:53pour la France
29:54elle perd son troisième match
29:55face à l'Espagne
29:5636 à 32
29:57ce qui compromet
29:58ses chances
29:59pour une qualification
29:59en demi-finale
30:01France Info
30:0320h
30:0521h
30:06France Info
30:07les informés
30:08Victor Matel
30:10avec ce soir
30:11Valérie Gass
30:11chef du service politique
30:12de RFI
30:13Stéphane Werner
30:14rédacteur en chef délégué
30:15de Ouest France
30:16le bureau parisien
30:18Franck Boisys
30:18journaliste à Libération
30:20et Benjamin Louis
30:21correspondant en France
30:22pour la RTS
30:23la radio télévision suisse
30:25Romuald Sura
30:26est toujours en ligne
30:26avec nous
30:27directeur
30:27de l'Observatoire politique
30:29et géostratégique
30:30des Etats-Unis
30:31au sein de l'Institut
30:32de relations internationales
30:33et stratégiques
30:34l'IRIS
30:35Poursuivons notre discussion
30:37la situation à Minneapolis
30:39deux jours après la mort
30:40d'Alex Prétis
30:41cet infirmier
30:42militant de 37 ans
30:43qui manifestait
30:44contre ses opérations
30:45de la police
30:46de l'immigration
30:47l'AIS
30:47dont un agent
30:48avait tué une femme
30:50il y a deux semaines
30:50René Goud
30:51Romuald Sura
30:52ces événements
30:53ces manifestations
30:54est-ce qu'elle fragilise
30:55la position aujourd'hui
30:56du président américain
30:57de Donald Trump ?
30:59Oui et non
30:59il faut garder à l'esprit
31:02que
31:02ICE
31:03qui est une police
31:04de l'immigration
31:05mais aussi une police politique
31:06a un autre objectif
31:07c'est-à-dire
31:08de faire régner
31:09un climat
31:10de peur
31:11il faut bien le dire
31:12à travers le pays
31:13bien évidemment
31:14si vous n'êtes pas
31:15immigré illégal
31:16vous ne vous sentez pas
31:17directement visé
31:18mais quand vous assistez
31:19à ces opérations
31:20à cette violence
31:21intrinsèque
31:22à cette police
31:23cela crée
31:25un climat
31:26d'oppression
31:27si ce n'est
31:28de peur
31:28c'est l'outil
31:30favori
31:30de tous les régimes
31:31autoritaires
31:32qui tentent
31:33de se stabiliser
31:34donc
31:35si les choses
31:37s'enveniment
31:38à Minneapolis
31:39cela peut servir
31:40également la stratégie
31:41de cette administration
31:42mais jusqu'à un certain point
31:43et d'ailleurs
31:44on est en droit
31:44de se demander
31:45si Donald Trump
31:47n'essaye pas
31:48ici à Minneapolis
31:49mais auparavant
31:50dans d'autres circonstances
31:52ou d'autres situations
31:53d'arriver
31:54à une extrémité
31:56qui lui permettrait
31:57enfin
31:58de déclarer
31:59l'Insurrection Act
32:01comme il en menace
32:02les Etats-Unis
32:02depuis un bon moment
32:03bref
32:04on n'en est pas encore là
32:05par contre
32:07s'il devait y avoir
32:08encore une tragédie
32:10si les choses
32:11dérapaient
32:12oui cela pourrait
32:13le déstabiliser
32:14mais voyons
32:15les choses
32:15telles qu'elles sont
32:16plus de 50%
32:18pardon
32:1960%
32:20des Américains
32:20critiquent
32:22violemment
32:23la politique
32:24de Haïs
32:25le comportement
32:26de cette police
32:27mais
32:28plus de 50%
32:2951%
32:30des Américains
32:31si mes chiffres
32:31sont exacts
32:32continuent à supporter
32:34la politique
32:35d'immigration
32:36de Donald Trump
32:37donc il y a une petite
32:38contradiction
32:38ce n'est pas la politique
32:39de Trump
32:40envers les immigrés
32:41illégaux
32:41qui est critiquée
32:42par la majorité
32:43des Américains
32:43mais bien
32:44la violence
32:45de la police
32:47Haïs
32:48donc Donald Trump
32:50n'est pas tant
32:50déstabilisé
32:51que cela
32:52à ce moment-là
32:52et il faut quand même
32:54aussi garder à l'esprit
32:54que aussi courageux
32:55soient les manifestants
32:56de Minneapolis
32:57et aussi importants
33:00soient leurs gestes
33:01on parle de quelques centaines
33:02à quelques milliers
33:03de manifestants
33:03il n'y a pas pour l'instant
33:05d'embrasement
33:05à travers les Etats-Unis
33:06comme il y a pu en avoir
33:08après la mort de George Floyd
33:09Stéphane Vernet
33:09on a beaucoup reproché
33:10aux démocrates
33:11leur silence
33:13depuis le retour
33:13à la Maison Blanche
33:14de Donald Trump
33:15on a entendu ce week-end
33:16Barack Obama
33:16et Bill Clinton
33:17deux anciens présidents démocrates
33:19appelés au sursaut
33:21des Américains
33:22Bill Clinton
33:22notamment
33:23dire qu'il appartient
33:25à tous ceux d'entre nous
33:26qui croient en la promesse
33:27de la démocratie américaine
33:28de se lever
33:28de s'exprimer
33:29ces voix
33:29elles comptent aujourd'hui
33:30je ne veux pas dire de bêtises
33:31mais il me semble
33:31que les démocrates
33:32sont en état de sidération
33:33comme le reste du pays
33:34aussi
33:34donc en fait
33:35ils sont aussi en train
33:36de se reconstruire
33:37de se restructurer
33:38et je trouve terrible
33:40qu'ils le fassent
33:41à la faveur
33:42dans ce contexte
33:44qui est terrifiant
33:45en fait
33:45moi je voudrais revenir
33:46peut-être sur ce que disait
33:47Franck Boisis
33:48tout à l'heure
33:49sur le fait
33:50qu'il faut qu'il y ait
33:50une enquête indépendante
33:52et qu'il y ait
33:53un sursaut
33:54aux Etats-Unis
33:54il a raison
33:55le problème
33:56c'est que
33:57cette milice politique
33:58qui est utilisée
33:59par Donald Trump
34:00il l'utilise pour cibler
34:01des villes
34:02et des états démocrates
34:03délibérément
34:03c'est là qu'il met
34:04la pression
34:05et en fait
34:05sur Minneapolis
34:06je suis désolé
34:07mais
34:07les deux personnes
34:11qui ont été tuées
34:12par ICE
34:13en l'espace de quoi
34:14deux semaines
34:15trois semaines
34:15deux semaines
34:16ce sont des citoyens américains
34:18ce ne sont pas
34:18des migrants illégaux
34:19enfin bon
34:20bref
34:20il y a plein de choses
34:22à dire sur le sujet
34:23mais
34:23pour René Goud
34:24elle a été
34:26tuée
34:28tout de suite
34:29vous avez
34:30l'administration
34:31Trump
34:32qui dit quoi ?
34:33qui dit que c'était
34:33une situation
34:34de légitime défense
34:35qu'il n'y a pas lieu
34:36de faire une enquête
34:37et qu'il n'y a pas lieu
34:38de poursuivre
34:38fermez le banc
34:39il n'y a pas eu
34:40d'enquête
34:41moi j'ai cru comprendre
34:42qu'il y avait
34:42six procureurs
34:43de l'état
34:44du Minnesota
34:44qui avaient démissionné
34:45à la suite de ça
34:46pour protester
34:47contre cette violation
34:49flagrante du droit
34:50j'attends de voir
34:51ce qui va se passer
34:52dans le cas
34:52à l'exprétit
34:53parce que
34:53en fait
34:54le discours
34:54qui nous a été servi
34:55c'est que c'est
34:55un terroriste national
34:57parce qu'il était armé
34:58quand vous regardez
34:59les images
34:59à aucun moment
35:01à aucun moment
35:02on le voit filmer lui
35:03avec son téléphone
35:04pour témoigner
35:05justement de ces violences
35:06mais il ne se sert
35:06absolument pas de son arme
35:07il s'en a proche
35:08il prend un coup
35:10de gaz lacrymogène
35:11dans les yeux
35:13ou de poivre
35:14je ne sais pas
35:14il a les mains levées
35:16il y a une demi-douzaine
35:18de types
35:19qui s'acharnent sur lui
35:19il est à quatre pattes
35:20au moment où il est abattu
35:22parce qu'il n'y a pas
35:23d'autres mots
35:23alors qu'ils lui prennent
35:25son arme
35:26et je vous rappelle
35:27qu'aux Etats-Unis
35:28dans cet état-là
35:29le port d'armes
35:30est légal
35:31ce monsieur avait
35:31un port d'armes
35:32en bonne et due forme
35:33et en fait
35:34il n'y a aucune infraction
35:35de sa part
35:36et il est juste abattu
35:37alors si on nous dit
35:38qu'en fait
35:39il présentait une menace
35:40pour le pays
35:41et qu'il n'y a pas lieu
35:42de faire une enquête
35:43etc.
35:44et de poursuivre
35:46là effectivement
35:47je pense que
35:48on est au-delà
35:50du scandale
35:51et que s'il n'y a pas
35:52une réaction
35:53de l'ensemble du pays
35:54par rapport à ça
35:54il faut se poser aussi
35:56des questions
35:56sur l'état
35:57de la démocratie américaine
35:58il y a une guerre
35:59des récits
35:59incontestablement
36:00parce que ce que disait
36:01Stéphane est exact
36:02c'est que tout de suite
36:03Donald Trump a dit
36:04oui je n'aime pas
36:05qu'il y ait des coups de feu
36:06mais en fait
36:06c'était quand même
36:07il a redit ce soir
36:08il ne doit pas y avoir
36:09de morts aux Etats-Unis
36:10dans les revues
36:10du fait que
36:11que ça se soit terminé
36:12comme ça
36:13alors que toutes les images
36:14et ça c'est aussi
36:15quelque chose
36:15qui fait que
36:16la situation
36:17est ce qu'elle est
36:18c'est qu'en fait
36:18c'est filmé
36:19et qu'on voit
36:20on peut voir exactement
36:21ce qui s'est passé
36:21et qui a raison
36:22qui a tort
36:23mais ça n'empêche pas
36:24Donald Trump
36:25de continuer
36:25dans cet argumentaire
36:27et d'affirmer
36:28que finalement
36:29tout est normal
36:30et que c'est justifié
36:31donc on va voir
36:32mais c'est toujours
36:33très sensible politiquement
36:34alors c'est vrai que là
36:35c'est restreint
36:37à un Etat
36:38à une ville
36:39et il y a des protestations
36:40mais on le voyait
36:41sur les images au début
36:42qui continuent
36:43incessantes
36:44et chaque manifestant
36:47vient pour vraiment
36:48dénoncer cette situation
36:49mais si ça devait
36:51prendre un peu plus d'ampleur
36:52politiquement
36:52ça serait toujours
36:53de plus en plus difficile
36:54pour Donald Trump
36:55qui va avoir du mal
36:55à justifier cet argumentaire
36:57qui est vraiment
36:59en contradiction
36:59avec tous les faits
37:00qui sont visibles
37:01sur les vidéos
37:02Franck Boisil
37:03Sortons peut-être
37:04de l'analyse politique
37:05pour aller dans la droite ligne
37:06de ce qu'ont dit
37:06Stéphane et Valéry
37:07c'est-à-dire qu'on a eu
37:08une réponse de l'administration
37:09Trump à ce qui s'est passé
37:11qui est une réponse partisane
37:12ça veut dire
37:13qu'on s'assoit
37:14sur la neutralité de l'Etat
37:16et l'Etat de droit
37:17et ça
37:17dans une démocratie
37:18c'est gravissime
37:19imagine-t-on
37:20sur un fait divers en France
37:22sur un événement
37:24de même nature
37:25un ministre français
37:26prendre position
37:28de telle ou telle manière
37:29en France
37:30on va plutôt dire
37:30on va attendre
37:31que la justice se prononce
37:32là on a une confusion
37:34des rôles
37:34et une confusion
37:35des pouvoirs
37:36qui est extrêmement grave
37:37puisqu'on porte atteinte
37:38à la séparation des pouvoirs
37:40dans la mesure
37:40où l'exécutif
37:41s'exprime
37:42avant même
37:42que le judiciaire
37:43n'ait enquêté
37:44et là
37:45on est je crois
37:46à la racine du mal
37:47et du problème
37:47pour une nation
37:49comme les Etats-Unis
37:50qui a inventé
37:52la démocratie
37:52normalement
37:53c'est inconcevable
37:54aux Etats-Unis
37:54on est quand même
37:55en train d'assister
37:56à quelque chose
37:56d'incroyable
37:57c'est le narratif de Trump
37:59qui anticipe
38:01sur tout ce qui pourrait
38:01venir le contrarier
38:02et diffuse ce message
38:04dans les esprits
38:04c'est aussi
38:05c'est conseillé
38:07et on est en train
38:07de voir un Etat
38:08qui est en train
38:09en direct
38:10à la télévision
38:11de contredire
38:12le réel
38:13qui est aussi
38:13diffusé en direct
38:14à la télévision
38:15parce que ce que disait Stéphane
38:16c'est qu'on voit tout
38:17ce qui est quand même
38:18on l'a aussi vu
38:19dans le drame de Cran-Montana
38:20tout est filmé désormais
38:22l'un des personnages
38:23clés de son administration
38:24il envoie son conseiller
38:25à l'immigration
38:26Tom Oman
38:26il envoie son cardinal Mazarin
38:28mais il y a quand même
38:30une chose qui est assez dingue
38:31je rebondis sur ce que disait
38:32Stéphane tout à l'heure
38:33on voit effectivement
38:34et on sait que
38:35Alex Préti était armé
38:37et ça a quand même
38:38donné lieu
38:38à un paradoxe incroyable
38:40la NRA
38:41donc le lobby des armes
38:42aux Etats-Unis
38:43s'élève
38:44contre Donald Trump
38:45donc c'est vraiment
38:46s'il y a bien
38:47un lobby
38:48qu'on aurait imaginé
38:49ne pas s'élever
38:50contre le président américain
38:51actuel
38:51c'était celui-là
38:51pour dire
38:52ah non mais attendez
38:53votre logique
38:54de dire
38:55parce que ce monsieur
38:56portait une arme
38:57il était très probable
38:58qu'il tire sur les agents
38:59de ICE
39:00alors nous l'avons neutralisé
39:01cette logique-là
39:02elle est totalement erronée
39:03vous allez faire du mal
39:04aux très nombreux
39:06porteurs d'armes
39:07dans ce pays
39:07et vous allez contre
39:08le droit constitutionnel
39:09de porter une arme
39:10qui est fondamentale
39:11aux Etats-Unis
39:11donc on est vraiment
39:13chez les fous
39:13en ce moment
39:14on est en train
39:15d'assister à
39:16tout et n'importe quoi
39:17et des choses
39:18que l'on n'aurait jamais
39:19imaginé auparavant
39:19Stéphane ?
39:21non bah moi je suis
39:22enfin voilà
39:22vraiment on est chez les fous
39:23et je pense
39:24moi je pense que
39:25seuls les américains
39:27peuvent nous sauver
39:28de Donald Trump
39:28le problème c'est que
39:29je pense que
39:30je redoute
39:31qu'il cherche en fait
39:33à pousser les feux
39:34et à créer
39:35de la dissension
39:36de l'affrontement
39:37polarisé
39:38et à rendre
39:41la situation
39:41intenable
39:42pour justement
39:43pouvoir aller
39:44au bout de sa logique
39:45et faire en sorte
39:45que ce n'est pas
39:46de mi-terme
39:47c'est une des théories
39:48qui traite
39:48on rappelle
39:49les élections
39:49qui arriveront
39:50en novembre
39:50ils voudraient le faire
39:53ils ne s'y prendraient pas
39:53autrement
39:54tout à l'heure
39:55Stéphane
39:55vous disiez
39:56que
39:57les démocrates
40:00étaient en état
40:00de sidération
40:01ça va faire un moment
40:02qu'ils sont en état
40:03de sidération
40:03donc il va peut-être
40:05falloir à un moment donné
40:05quand même
40:06se réveiller
40:06de cet état de sidération
40:07qu'est-ce qu'il leur faut
40:08là il y a
40:09deux citoyens américains
40:10qui ont été tués
40:11de sang-froid
40:11par une milice politique
40:13trumpiste
40:13c'est quand même
40:14qu'est-ce qu'il leur faut
40:15de plus
40:15on a mollement
40:16Barack Obama
40:17et Bill Clinton
40:18bon malheureusement
40:19en ce moment
40:20il n'est pas très audible
40:21Bill Clinton
40:21qui s'élève
40:22pour dire que ça ne va pas
40:23mais il faut qu'ils aillent
40:25dans les manifestations
40:26en France
40:27on l'aurait vu
40:27des leaders d'opposition
40:28aller dans le cortège
40:30d'ailleurs avec Amine Kessassi
40:31c'est ce qui s'est passé
40:32il y a de nombreux politiques
40:33qui ont été défilées
40:35à Marseille
40:35pourquoi est-ce que Barack Obama
40:36n'est pas à Minneapolis
40:37en ce moment
40:38il va falloir à un moment donné
40:39qu'il y ait une opposition
40:40qui ait une colonne vertébrale
40:43pour parler poliment
40:44aux Etats-Unis
40:45Franck
40:45réponse sans doute
40:46quand même
40:47pour les mid-termes
40:47dont je ne pense pas
40:48qu'elles puissent être reportées
40:50constitutionnellement
40:51ça fait un petit peu compliqué
40:52mais
40:53l'élection de mi-mandat
40:54l'élection de mi-mandat
40:55pour laquelle
40:56pour le moment
40:56le corps républicain
40:57n'est quand même pas
40:58donné favori
40:59est-ce que
41:00plusieurs mois
41:01c'est presque une tradition
41:01pour le parti en place
41:03on va dire présidentiel
41:03perdre ses élections
41:04mais est-ce que plusieurs mois
41:05à peu près
41:05il y a une vraie question
41:06qui se pose
41:06parce qu'il y a aussi
41:07une capacité d'oubli
41:08de l'opinion publique
41:10donc est-ce qu'au moment
41:11arriveront ces élections
41:12le souvenir de ce qui s'est passé
41:13à Minneapolis
41:14sera encore présent
41:15au moment du vote
41:16il faut aussi voir
41:17comment va réagir
41:18la base de Donald Trump
41:19sur ce discours
41:20vraiment de contre-vérité
41:21qui passe très bien
41:22et ça va être intéressant
41:24de voir jusqu'où
41:24il peut pousser
41:25on disait
41:25les curseurs
41:26sur ce genre d'allégation
41:28si ça marche
41:30auprès de
41:30auprès de ses électeurs
41:31finalement
41:32qu'est-ce qu'il a à perdre
41:33la question c'est de savoir
41:34si à un moment
41:35il ne va pas dépasser
41:36ce qui est même
41:37pour certains
41:38qui sont adeptes du complot
41:39qui ont cru
41:41pour le Capitole
41:42voilà
41:42tout ce que disait
41:43Donald Trump
41:44jusqu'où il peut aller
41:45même vis-à-vis
41:46de ceux qui sont
41:47plutôt enclin à le croire
41:48et on en reparlera
41:49bien évidemment
41:49sur France Info
41:50merci Romuald Sura
41:51d'avoir été en ligne
41:52avec nous ce soir
41:52directeur de l'Observatoire
41:54politique et géostratégique
41:56des Etats-Unis
41:56au sein d'Instituts
41:57de relations internationales
41:59et stratégiques
42:00troisième et dernier thème
42:01ce soir
42:02de ses informés
42:03à la radio
42:04et à la télé
42:05avec la télé
42:05justement
42:06qui fête ses 100 ans
42:07le petit écran
42:08que l'on dit
42:08en perte de vitesse
42:09concurrencée par internet
42:10les plateformes
42:11les réseaux sociaux
42:12et bien
42:12il ne se porte pas si mal
42:14à en croire
42:14Isabelle Maurice
42:15directrice au sein
42:16du département télévision
42:17de Médiamétrie
42:187 Français sur 10
42:20regardent la télévision
42:20chaque jour
42:21ce qui représente
42:22plus de 45 millions
42:23de téléspectateurs
42:24quotidiens
42:25avec bien sûr
42:26un carrefour d'audience
42:27qui est très important
42:29au moment du prime
42:30puisque là
42:30on est près de 20 millions
42:32de téléspectateurs
42:33tous les soirs
42:33devant notre télévision
42:35donc oui
42:35un pouvoir fédérateur
42:36important aujourd'hui
42:37en moyenne
42:38de temps vidéo
42:39des Français
42:39c'est 4h14
42:40de temps vidéo
42:41et la télévision
42:42linéaire
42:43en direct
42:44ou en différé
42:44représente plus de 61%
42:46de cette consommation
42:47alors peut-être
42:47qu'on la regarde
42:48autrement aujourd'hui
42:49cette télévision
42:50en rediffusion
42:51notamment via des applications
42:52Vélérie Cass
42:53mais elle n'est pas morte
42:53la télé
42:53en 2026
42:55elle n'est pas morte
42:56mais elle est fortement
42:57en concurrence
42:58et disons que
42:58voilà
42:59il y a différentes
43:00utilisations
43:01mais oui
43:02non
43:03quand même
43:03on peut espérer
43:04qu'elle ait encore
43:04quelques belles années
43:05devant elle
43:05on peut dire peut-être
43:06Stéphane Vernet
43:07que c'est la télé
43:08en tant qu'objet
43:09en tant que meuble
43:09on se rappelle
43:10parfois de certains
43:11qui rangeaient la télévision
43:12le soir
43:12après l'avoir regardée
43:14que celle-là
43:14est en train peut-être
43:15de disparaître
43:16peu à peu
43:16oui
43:17moi je pense
43:18qu'elle est toujours
43:18très très présente
43:19dans tous les foyers
43:20en fait
43:20même si on la regarde
43:21différemment
43:22et puis
43:23c'est plus le meuble
43:23d'avant
43:24et les formats
43:25ont changé
43:26mais elle est toujours là
43:26oui bien sûr
43:27ça reste un média
43:28de partage
43:28Benjamin Louis
43:29la télévision
43:29on vit des moments
43:30ensemble
43:31des moments collectifs
43:32alors ça
43:32j'en suis moins sûr
43:33je ne sais pas
43:33si c'est encore
43:34l'outil
43:35du rassemblement
43:37des familles
43:37le soir devant
43:39la grande messe
43:39du 20h
43:41peut-être même un peu
43:41le contraire
43:42c'est que sachant
43:43que les écrans
43:43se sont multipliés
43:44et même la télé
43:45elle-même
43:45s'est démocratisée
43:46on en a une
43:47dans la chambre
43:47on en a une
43:48voilà
43:48est-ce que
43:50la télé va disparaître
43:51demain
43:52je ne crois pas
43:53et j'espère
43:53que la télé en flux
43:54va survivre
43:56parce qu'elle sert
43:56aussi énormément
43:57à toute une tranche
43:58de la population
43:59on dit que l'Europe
43:59est en train de vieillir
44:01et bien
44:01il faut quand même voir
44:02que la télé
44:03c'est parfois aussi
44:04la seule présence
44:05pour des personnes âgées
44:06des personnes isolées
44:07et la télé en flux
44:09est encore extrêmement regardée
44:10dans toute une tranche
44:11d'âge
44:12bien sûr
44:12Franck Boisiz
44:13Benjamin évoquait
44:14la grand messe
44:15des 20h
44:16ça reste
44:16les moments d'information
44:18notamment
44:18des moments
44:19qui restent encore importants
44:20pour beaucoup de gens
44:20peut-être pas la grand messe
44:22des 20h
44:22mais je pense que vous êtes bien placé
44:23pour le voir ici
44:24c'est qu'il y a au moins
44:26deux éléments
44:27qui donnent à la télévision
44:29sa raison d'être
44:30plus que jamais
44:30c'est les chaînes infos
44:31c'est-à-dire qu'aujourd'hui
44:33on le voit bien
44:34par exemple
44:34sur ce qui se passe en Iran
44:35on n'a pas d'image
44:36et c'est terrible
44:37donc les chaînes infos
44:39font partie
44:40du quotidien
44:41de nos concitoyens
44:43le deuxième élément
44:44quand même
44:44c'est quand on voit
44:45la part de marché
44:46compris les séries
44:47par rapport
44:48au cinéma de fiction
44:49au film unitaire
44:50c'est aussi assez impressionnant
44:51et la série
44:52c'est un modèle
44:53qui s'est développé
44:54pour la télévision
44:55donc à travers
44:56ces deux exemples
44:57je trouve qu'on peut voir
44:58les développements futurs
44:59mais qui se développent aussi
45:00maintenant sur les plateformes
45:01qui se développent
45:02mais à un moment donné
45:02ce que développent
45:03les plateformes
45:04c'est bien destiné
45:06à être visualisé quelque part
45:07et promu quelque part
45:09or aujourd'hui
45:10quoi de mieux
45:10que la télévision
45:11pour promouvoir les séries
45:12on parlait des moments
45:13de partage
45:14il y a le sport
45:14notamment Valérie Gass
45:15en préparant cette émission
45:16vous nous avez confié
45:17j'ai été assez étonné
45:19il faut le dire
45:19qu'un des moments
45:19que vous avez retenus
45:20dans l'histoire de la télévision
45:21c'est la disqualification
45:23du Seinbolt
45:24au final du 100 mètres
45:25en 2011
45:26on parle parfois
45:26en politique
45:27de niche parlementaire
45:28là on est sur une niche sportive
45:29mais non
45:30c'est le drame absolu
45:31on parlait
45:32oui en effet
45:32qu'est-ce qui réunit les gens
45:33devant un écran de télévision
45:34c'est un match de foot
45:35ou c'est un grand événement sportif
45:37bon moi j'aime bien l'athlétisme
45:38donc je regarde
45:39les championnats du monde
45:40des Jeux olympiques
45:41la finale du 100 mètres
45:41c'est toujours le moment
45:42qu'on attend
45:43et quand on voit
45:44celui qui est destiné
45:46à devenir le champion du monde
45:47qui est le record man du monde
45:48en titre
45:49qui survole
45:49toutes les compétitions
45:50qui fait un faux départ
45:51et qui est disqualifié
45:52avant même d'avoir couru
45:53j'avoue que
45:54quand j'ai cherché
45:55qu'est-ce qui avait pu
45:57me rester comme image
45:58un petit peu marquante
45:59ça m'est venu tout de suite
46:00un moment que vous avez retenu
46:02vos francboisistes
46:03c'est le premier pas
46:03de l'homme sur la lune
46:05regardez nous sommes
46:05en juillet 1969
46:07voilà le pied d'amstrong
46:09au centre et en bas
46:11de votre écran
46:12je tâte le sol
46:15du bout de l'orteil
46:16dit amstrong
46:17le sol est très ferme
46:19le sol qu'il compare d'ailleurs
46:21à une poussière de charbon
46:22voilà événement mondial
46:24on parlait de se regrouper
46:25pour regarder la télévision
46:26ce qui ne se fait peut-être
46:27plus ou moins
46:28là ce n'était pas le cas
46:29à Franck Bois
46:29oui alors ça parle
46:30peut-être plus au boomer
46:32qu'à la génération Z
46:33mais ça reste quand même
46:34un moment exceptionnel
46:35parce qu'on n'est même
46:35plus sur la planète
46:36mais derrière cet événement
46:39celui-là il est hors planète
46:40mais si on revient
46:40à notre bonne vieille planète
46:42je crois qu'il y a quand même
46:43un certain nombre
46:43d'événements internationaux
46:45qui se sont incarnés
46:46à la télévision
46:47et qui n'auraient pas eu
46:49le même relief
46:50la même résonance
46:51sans la télévision
46:52j'en prendrais
46:53deux sur un conflit
46:55qui est ultra médiatisé
46:56qui est le Moyen-Orient
46:57souvenez-vous
46:58le jour
46:59on est un jour
46:59de novembre 77
47:00quand il y a un avion
47:02à l'emblème
47:03du drapeau égyptien
47:04qui se pose
47:05à l'aéroport Ben-Gurion
47:06de Tel Aviv
47:06que à Noir el-Sadat
47:08en descend
47:08et que quelques heures plus tard
47:10il fait un discours
47:10à la Knesset
47:11en disant
47:12alors que la guerre
47:13de Kippour
47:13avec les égyptiens
47:14avait lieu quatre ans plus tôt
47:15je suis venu bâtir
47:17avec vous
47:17une paix durable
47:18qui dit ça
47:19au parlement israélien
47:20c'est un grand moment
47:22de télévision
47:22quand quelques années plus tard
47:24sur la pelouse
47:25de la Maison-Blanche
47:26Bill Clinton
47:27Yasser Arafat
47:28Yitzhak Rabin
47:29et Shimon Peres
47:30se retrouvent
47:31pour signer
47:32les accords d'Oslo
47:321993
47:33c'est un moment
47:36d'une intensité
47:37assez grande
47:38compte tenu
47:38du sang
47:39des larmes
47:40qu'il y a eu avant
47:41dans cette région du monde
47:42et donc
47:43je trouve que
47:43sur ce conflit
47:44qui dure depuis aussi longtemps
47:45les grands moments
47:46de son évolution
47:47se sont vécus
47:48à la télévision
47:49l'histoire du monde
47:50se fait aussi
47:51à travers l'histoire
47:51de la télévision
47:52bien sûr
47:53et un autre moment
47:53de télévision
47:54absolument marquant
47:55et celui-là
47:55j'ai en tout cas pu le vivre
47:56parce que
47:57tout ce que vous avez cité
47:58je ne l'avais pas tous vécu
47:59en tout cas consciemment
48:01mais il y a la mort
48:02de Yitzhak Rabin
48:03et ça a été
48:05un des premiers moments
48:07de bascule
48:07de l'histoire
48:08mais deux ans plus tard
48:09qui a été filmé
48:09en direct
48:10à la télévision
48:11à la télévision israélienne
48:14et on se souvient
48:14ensuite des ambulances
48:16etc
48:16c'est quelque chose
48:17d'assez marquant
48:18mais bon
48:19il y en a des millions
48:20comme ça
48:20enfin des milliers
48:21en tout cas
48:21de moments
48:22et de ces moments-là
48:24il n'y en a pas tant que ça
48:24effectivement
48:25c'est le moment
48:25où l'histoire bascule
48:26en direct à télé
48:26mais il y en a plein
48:27et aussi dans l'histoire
48:28contemporaine
48:28on peut se souvenir aussi
48:30je ne sais pas
48:30dans des moments politiques
48:31français
48:32le moment où
48:34Jérôme Cahuzac
48:35ment en direct
48:37des choses comme ça
48:38les yeux dans les yeux
48:40il y a des formules
48:41qui restent
48:41et tout ça
48:42elles restent
48:42alors pourtant
48:43je suis un grand partisan
48:44de la radio
48:44parce que je suis un journaliste
48:45radio
48:45alors évidemment
48:46je suis d'abord
48:47attaché à la radio
48:48mais en télé
48:49ces choses-là
48:49elles restent gravées
48:51dans la mémoire
48:52par le visuel
48:53et quand il y a des formules
48:54pareilles
48:55les yeux dans les yeux
48:55on s'en souvient
48:56et ça reste
48:56autre moment politique
48:58Stéphane Vernet
48:58vous avez choisi
48:59de vous souvenir
48:59du jour de vos 10 ans
49:01un grand événement
49:02ce qui nous permet
49:02déjà d'apprendre
49:03votre date de naissance
49:04certes
49:04mais aussi
49:05que vous étiez déjà
49:05mordu de politique
49:07nous sommes le 10 mai
49:081981
49:09alors non pas du tout
49:09c'était le jour de mon
49:10ah pardon
49:105,4,3,2,1
49:16François Mitterrand
49:18est élu président
49:19de la république
49:2051,7%
49:23Valéry Giscard d'Estaing
49:2448,3%
49:27déjà de passionné
49:28de politique
49:29Stéphane Vernet
49:29à l'époque
49:30pas du tout
49:30en fait
49:30c'était le jour
49:32de mes 10 ans
49:32c'était le jour
49:33de mon anniversaire
49:34j'avais 10 ans
49:34et donc
49:35vous avez cette super animation
49:37qui à l'époque
49:38était mais
49:38super moderne
49:40c'était l'avenir
49:41on disait qu'on ne ferait pas mieux
49:41à l'époque
49:42et donc moi
49:43je suis gamin
49:43j'ai 10 ans
49:44je ne connais rien à la politique
49:46mes parents ne parlent jamais
49:46de politique
49:47à la maison
49:48je regarde ça
49:49il est 20h
49:50on a le
49:51voilà
49:51et l'animation se déroule
49:52et en fait
49:53comme il se trouve que
49:53Valéry Giscard d'Estaing
49:54et François Mitterrand
49:55étaient tous les deux
49:56un peu chauves
49:56j'étais persuadé
49:58que Valéry Giscard d'Estaing
49:58a été réélu
49:59et je vois que c'est
50:00François Mitterrand
50:01qui a gagné
50:02et je fourre l'arme
50:03mes parents sont morts de rire
50:04qu'est-ce qui t'arrive
50:05et en fait
50:06vous rappelez-vous
50:07à l'époque
50:07en fait
50:07on baignait
50:08moi j'étais tout gamin
50:09c'était la guerre froide
50:10on baignait dans une espèce
50:11de climat surréaliste
50:12où tout le monde disait
50:14que si François Mitterrand
50:16gagnait
50:16on aurait des ministres
50:17communistes
50:18des chars russes
50:20déboulerait
50:21sur les Champs-Elysées
50:22et j'avais une peur
50:23mais panique
50:25de la troisième guerre mondiale
50:26enfin voilà
50:27je me voyais déjà vitrifié
50:28et le truc
50:29c'est que
50:29ça m'est resté
50:31mais ce qui n'est pas drôle
50:34par contre
50:34c'est que
50:35plus tard
50:36après la chute du mur
50:38etc
50:38qui est un autre
50:38grand moment de télévision
50:39je pensais que
50:41cette peur enfantine
50:43était pour toujours
50:44révolue
50:44puisque ce serait la paix
50:46et on n'aurait plus
50:46ce type de problème
50:47et à aucun moment
50:48je n'imaginais revivre
50:51ce type d'angoisse
50:53et que mes enfants
50:54puissent vivre
50:54ce type d'angoisse
50:55dans un monde
50:56qui est aujourd'hui
50:57en pleine bascule
50:57qui est devenu fou
50:59à nouveau
50:59Valérie Gasse
51:00chef du service politique
51:01du RFI
51:02je suis obligé
51:02de vous demander
51:03aussi un moment politique
51:04peut-être
51:04qui a retenu
51:05votre attention
51:06pendant toutes ces années
51:07de télévision
51:07alors ça va être vraiment
51:08le défaut en y pensant
51:10j'avais pensé au débat
51:11entre Macron
51:12et Marine Le Pen
51:13en 2017
51:14et quand elle avait fait
51:15comme ça
51:16à la télé
51:17ils sont là
51:17dans les campagnes
51:18ça l'avait complètement
51:19complètement
51:20voilà
51:21flinguée
51:23elle avait perdu
51:26ce débat
51:26et cette image
51:27est restée
51:28qui a été caricaturée
51:29qui est revenue
51:29et qui je crois
51:31lui collera
51:31éternellement
51:32donc voilà
51:33en moment politique
51:35ce débat
51:36je l'avais trouvé marquant
51:36Franck ?
51:37ce qui est assez intéressant
51:38c'est qu'alors
51:38qu'on se souvient
51:39qu'il y a 40 ans
51:40Daniel Balavoine décédé
51:41ce chanteur a eu
51:42une carrière remarquable
51:44du Paris-Dakar
51:44et on retient quand même
51:46dans sa carrière
51:46au-delà de ses chansons
51:47un moment politique
51:49quand il fait face
51:50à François Mitterrand
51:51à un journal télévisé
51:52qui se fâche tout rouge
51:53et qui se lève pour partir
51:54c'est ça qu'on retient
51:55beaucoup de Daniel Balavoine
51:57à côté des millions de disques
51:58qu'il a pu vendre
51:59ou de son engagement
52:00sur l'Afrique
52:00donc ce qui montre
52:01que la politique
52:02se vit
52:04se fait
52:04se construit beaucoup
52:05à la télévision
52:06me semble-t-il
52:07Est-ce qu'on a ce même rapport
52:08à la télévision en Suisse ?
52:09Benjamin Lewis
52:10on parlait tout à l'heure
52:11des grands journaux télévisés
52:12d'autres grands rendez-vous
52:13peut-être qui peuvent exister
52:14est-ce qu'il y a
52:15cette même relation
52:16exactement la même ?
52:17Mais bien sûr
52:18d'autant qu'il y a moins d'offres
52:19en tout cas
52:21il y a de la diversité
52:22mais il n'y a pas
52:22autant de chaînes
52:23qu'il y en a en France
52:25alors bien sûr
52:25en Suisse
52:26Il y a l'équivalent
52:26par exemple d'un Michel Drucker
52:27ou d'autres présentateurs
52:29qui durent comme ça
52:30pendant des années d'animateurs ?
52:31Oui bien sûr
52:32il y a eu quand même
52:33un renouvellement
52:33ces dernières années
52:34c'est vrai qu'il y a eu
52:34pas mal de retraites
52:35ou de départs en France
52:36notamment pour ne pas en citer
52:37certains
52:38très célèbres
52:39qui étaient aussi vraiment
52:41une figure
52:42et une image
52:43du téléjournal
52:45Darius Rochemin
52:45bien entendu
52:46qui honnêtement
52:47si vous demandez
52:48à n'importe quelle personne
52:49en Suisse romande
52:49s'il peut vous citer
52:51une personnalité
52:52de la télévision
52:52je pense que vous avez
52:5499% de chance
52:55qu'il vous réponde
52:56Darius Rochemin
52:56qui est une légende
52:57de la présentation du téléjournal
52:599 et 99
53:01exactement
53:01mais je l'ai fait exprès
53:02et donc
53:03juste pour revenir
53:04sur la question
53:05du rapport à la télévision
53:06c'est encore plus le cas
53:08parce qu'en Suisse romande
53:09on a un attachement
53:10à notre télévision francophone
53:11on a deux chaînes
53:13de télé publique
53:14et donc
53:14on les chérit
53:15et je l'espère
53:17elles resteront
53:17pour encore très longtemps
53:18et après avoir parlé de télé
53:19je vous invite bien évidemment
53:20à regarder à nouveau
53:22en replay
53:22en rediffusion
53:23les informés
53:23sur franceinfo.fr
53:25l'audio pour la radio
53:26est aussi disponible
53:27en un mot
53:27à la une de Libération
53:28de main frangoisise
53:29une interview de François Rudefin
53:31candidat à la primaire de gauche
53:33disant qu'il n'y a pas de fatalité
53:34la gauche peut l'emporter
53:36aux élections présidentielles
53:37et à la une de Ouest France
53:38Stéphane Vernet
53:38alors nous ça n'a rien à voir
53:40avec tout ce qu'on vient de se dire
53:41c'est les rappels de lait contaminé
53:42qui attisent l'anxiété
53:43des parents
53:44à lire dans Ouest France
53:46merci Valérie Gaze
53:47d'être venue ce soir
53:48merci à vous
53:49Benjamin, Louis
53:49merci à tous ceux
53:50qui ont préparé
53:51et réalisé cette émission
53:52les informés reviennent
53:53demain matin à 9h
53:55très bonne soirée
53:55sur franceinfo
53:56c'est parti
53:57c'est parti
53:57c'est parti
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