00:00BFM Bourse, l'éco du monde.
00:03Et on retrouve Michel Ruimi, Lévy Capital Partners. Bonjour Michel.
00:08Bonjour Antoine.
00:09Bon, le gros morceau du jour, évidemment, c'est l'inflation américaine.
00:12Bon, il y avait les commandes aux usines et la confiance de l'Université du Michigan.
00:15C'était un gros, gros menu, mais l'inflation au-delà des 3%, au plus haut depuis deux ans,
00:22ça reste quand même le chiffre marquant de la journée.
00:25Oui, tout à fait, mais il faut trouver des choses positives malgré tout.
00:30En effet, si l'inflation est au-dessus de la cible, on voit que l'inflation sous-jacente a faiblement
00:36progressé
00:37et que ça veut dire que la hausse des prix de l'énergie ne s'est pas encore propagée à
00:44l'ensemble, je dirais, de l'économie.
00:46Mais à mon sens, ça ne saurait tarder.
00:49Ça va mettre vraisemblablement plusieurs mois à se répercuter sur les autres secteurs de l'économie.
00:54Si l'on voit maintenant les autres statistiques, on voit que l'activité industrielle, elle, tient mieux que prévu
01:01et le moral des ménages se dégrade beaucoup plus que prévu.
01:06Ça signifie, à mon sens, que le consommateur américain commence à sentir le poids de la situation
01:13et à être moins prêt à croire au scénario d'atterrissage en douceur.
01:19Donc le message central, à mon sens, de ces trois signaux est qu'il ne raconte pas la même chose
01:25puisque l'inflation n'est pas domptée, l'activité industrielle résiste, la confiance des ménages s'effrite.
01:32Et donc, ça veut dire que l'économie américaine n'est pas en récession, mais elle n'est pas non
01:36plus sortie d'affaires sur l'inflation.
01:38Et ce mixte est mauvais pour les marchés qui rêvent, eux, d'une baisse des taux,
01:43alors que cela donne à la Fed, à Fédéral Réserve, le juge de se temporiser un peu,
01:49mais pas celui de rassurer complètement les acteurs.
01:52Allez, il nous reste une minute.
01:54L'enjeu de la semaine prochaine sera l'emploi américain, de toute évidence.
01:58Tout à fait, oui, oui, parce qu'il sera crucial parce qu'on voudra savoir s'il confirme ou infirme
02:05le rebond de mars
02:07et savoir si c'était un contre-pied statistique ou pas.
02:10Et c'est là que ça peut se louer, c'est qu'aujourd'hui, en fonction des chiffres qui vont
02:17être diffusés,
02:19eh bien l'emploi va rester là, la variable qui va repricer toute la courbe des taux en une séance,
02:25pratiquement.
02:25Merci beaucoup Michel Rumi, Lévy Capital Partners.
Commentaires