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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-01-26##

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News
Transcription
00:00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour cette France dans tous ses états en ce lundi 26 janvier 2026.
00:00:16J'ai à ma gauche Maud Koffler qui veille sur la bonne tenue de cette émission et nous obtient des interventions pertinentes de la part des personnalités de la République.
00:00:27Et en face de moi Julien Delmas va s'assurer d'une réception radiophonique au top et encore ici dans cette maison essentielle, le rôle d'Emmanuel Galasso qui vous attend au 0826 300 300 parce qu'il sait que vous bouillez l'impatience d'intervenir, de poser vos questions ou de témoigner ou donner votre avis sur les sujets du jour.
00:00:51Quels sont ces sujets du jour ? Pas mal d'interdictions. Faut-il interdire le port du voile musulman ou mineur sur la voie publique ?
00:01:00Restons-nous bien dans l'esprit de la loi de 1905 et sur les principes de laïcité. Nous en débattons à 12h10 avec Christophe et Hoche Duval, juriste, essayiste, spécialiste des questions d'immigration.
00:01:11Est-il urgent d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans ? Le gouvernement engage la procédure accélérée pour que le texte entre en vigueur dès la rentrée de septembre 2026.
00:01:20Nous aurons l'avis de Vincent Louau, sénateur horizon d'Indre-et-Loire. Faut-il interdire à Trump, là j'extrapole un petit peu, d'embêter l'Europe et la France ?
00:01:30Non. Que pèse la France aux yeux des Américains ? Ça c'est le vrai sujet. L'Europe a-t-elle eu raison de tenir tête à Donald Trump ?
00:01:37Le journaliste québécois Stéphane Bureau nous dira ce qu'il en pense. Il est québécois, il est canadien, mais il est de culture française.
00:01:43Il est bien placé pour arbitrer ce débat passionnant. Les parents doivent-ils payer pour les enfants ?
00:01:50Un adolescent de 17 ans qui avait mis feu au gymnase de la Chapelle-Lin, c'est sa maman qui va devoir payer les 384 380 euros de dédommagement à la mairie.
00:02:05Elle va voir comment ça se présente avec les assurances et avec la loi.
00:02:09L'Algérie est-elle une démocratie ? C'est ce que pense la députée écologiste Sabrina Sebailly.
00:02:16On va décrypter précisément ce qu'est une démocratie et ce qu'il ne l'est pas. L'Algérie n'est pas dans le seul cas.
00:02:21C'est bon le kebab quand il est préparé avec des produits de qualité ?
00:02:25Mais attention, un kebab peut en cacher un autre, car au blanchiment d'argent sale, aussi des maires ont-ils produit des arrêtés municipaux
00:02:33pour essayer d'endiguer ce phénomène qui ne touche pas que les kebabs, d'ailleurs aussi les barbeurs.
00:02:39Maud Coffler nous parlera de cette députée qui a envisagé la décapitation du roi d'Espagne en pleine séance du Parlement européen.
00:02:55Le Louvre, alors c'est plus le musée du Louvre, c'est le moulin du Louvre.
00:03:02Et puis Maud, vous nous parlez d'une dernière perle, je vous la laisse l'annoncer.
00:03:05Je ne l'ai pas sous les yeux, je suis très mal de mon travail.
00:03:07De quoi vous voulez nous parler ?
00:03:09Je vais vous parler, alors attendez, vous mettez dans l'embarras, Périco.
00:03:13Si, si, si, si, si.
00:03:16Si, pardon, c'est très gênant.
00:03:18Oui, la parité, parce qu'il y a la nouvelle loi sur la parité dans les communes de moins de 1 000 habitants.
00:03:21C'est une commune, il y a 11 conseillers municipaux, 6 femmes, 5 hommes, et la maire ne peut pas se présenter en tête de liste,
00:03:26sinon elle perturbe la parité, vous voyez.
00:03:27Non, non, non, sujet très important.
00:03:29Voilà, et puis alors, est-ce qu'on aura ou non un petit leçon de M....
00:03:34Mais de M. Michel Sardou, d'où nous fêtons l'anniversaire aujourd'hui.
00:03:38Aujourd'hui, bon anniversaire Michel Sardou, et il va nous parler du temps de l'époque, la chanson c'est ?
00:03:43Ah, ça s'appelle, vous restez avec nous et vous écouterez une très jolie chanson pas très connue.
00:03:48Et surtout, au vu de ce que je vous ai proposé comme sujet, je ne doute pas que vous aurez des avis importants et pertinents à nous transmettre.
00:03:55Vous appelez Emmanuel Galasso, 0 826 300 300. Bienvenue sur Sud Radio.
00:04:00Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:04:05En organisant des grandes rafles, c'est-à-dire en essayant d'attraper le plus d'étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices.
00:04:14Arnaud Clarsfeld, on connaît Arnaud Clarsfeld, sa verbe, sa fougue, et il a utilisé le mot rafle pour parler de mesures, pour juguler l'immigration.
00:04:29Et évidemment, cette déclaration d'Effray la chronique suscite des émois, des indignations, voilà, ça fait un petit scandale.
00:04:36Est-ce qu'on peut remettre les choses à leur place ? Arnaud Clarsfeld est le fils de Serge et de Béaté Clarsfeld.
00:04:45Il est le petit-fils d'Arnaud Clarsfeld. Il porte le prénom de son grand-père qui fut déporté à la suite d'une rafle à Nice en 1943 et qui est mort en camp de concentration.
00:04:59Alors on dit, mais comment Arnaud Clarsfeld peut-il utiliser le mot rafle ?
00:05:04On comprend le sujet qu'il soulève, à savoir le peu d'efficacité du gouvernement français pour traiter un sujet qui est l'immigration.
00:05:16Aux Etats-Unis, effectivement, nous avons une décision gouvernementale du président Trump avec l'ICE, la police, de l'immigration, et deux énormes tragédies.
00:05:26Deux personnes ont été tuées, une femme et un homme récemment encore.
00:05:29Alors évidemment, cette forme de pratique policière suscite évidemment l'indignation générale.
00:05:38Et est-ce qu'on peut dire à Arnaud Clarsfeld que le sujet qu'il soulève est fondé, que sa colère est légitime ?
00:05:44Mais que, attention, l'indignation et encore plus l'exaspération sont mauvaises conseillères.
00:05:51Il s'agit bien entendu de traiter le problème de l'immigration en France qui est la principale préoccupation des Français,
00:05:56qui est au cœur du débat politique et qui sera certainement l'enjeu essentiel de la prochaine campagne pour l'élection du président ou de la présidente de la République.
00:06:05Et que pour autant, cette mesure pour réguler l'immigration, avoir une immigration choisie, que la France n'accueille que les gens qu'elle peut recevoir,
00:06:16auxquels elle peut accorder des conditions dignes de résidence et d'existence, évidemment, est un enjeu essentiel politique, humain, économique et social.
00:06:26Bien sûr, le gouvernement ne prend pas les mesures qu'il faut.
00:06:30Et lorsque le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a pris cette loi, le Conseil constitutionnel est passé derrière en disant que ce n'est pas conforme à la Constitution.
00:06:39Voilà. La France a besoin aujourd'hui, comme aux États-Unis, d'une loi puissante, nette, forte, efficace.
00:06:46C'est l'intérêt de la nation, c'est la préoccupation des Français et c'est une mesure tout à fait républicaine.
00:06:51La France restera une terre d'accueil, c'est la République des droits de l'homme, mais qu'elle doit considérer qu'elle ne peut accueillir des gens que si elle leur assure des conditions de vie décentes
00:07:00et des gens qui acceptent la loi de la France et que s'ils viennent s'intégrer, ils acceptent les principes et les valeurs de la République.
00:07:06Donc la colère d'Arnaud Klarsfeld est totalement légitime, elle est fondée, son indignation est tout à fait compréhensible.
00:07:14Peut-être que le mot rafle qu'il a voulu en tant que provocation, on le connaît, imaginons que Arnaud Klarsfeld ne soit pas un petit-fils de déporté,
00:07:23le scandale encore plus fort et plus violent que ça aurait fait, et bien voilà, on en est là, il y a une chose, il y a la forme dont on s'exprime,
00:07:31la façon dont on s'exprime et le fond du sujet, aujourd'hui le fond du sujet c'est qu'il faut trouver une solution politique au problème de l'immigration en France
00:07:38et qu'Arnaud Klarsfeld l'a souligné à sa façon, même si le mot qu'il a utilisé est un petit peu brutal.
00:07:43Deux propositions de loi ou projets de loi qui sèment le trouble, en tout cas qui font débat,
00:07:49l'une interdisant le port du voile pour les mineurs dans la rue, l'autre interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs également,
00:07:55tout ça vous fait forcément réagir, alors n'hésitez pas à nous appeler sur Sud Radio où on donne la parole en direct, 0 826 300 300, à tout de suite.
00:08:04Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:08:09Il n'y a pas que le port du voile qui déclenche la polémique.
00:08:12Plus de voile pour les mineurs.
00:08:14Le port du naperon, lui, plus discret, serait accepté, contrairement au port du plaid qui, lui, serait désormais interdit.
00:08:21Il est interdit à tout parent d'imposer à sa fille mineure ou de l'autoriser à porter dans l'espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelue.
00:08:28Port du rideau, port de la nappe, port du plaid.
00:08:31Cette proposition fait suite au rapport frères musulmans et islamisme politique en France.
00:08:35On ne peut pas non plus se voler la face.
00:08:37La radicalisation de celles qui, par exemple, portent ostensiblement le couvre-lit.
00:08:41Ce que tu dis n'a aucun sens.
00:08:42C'était la proposition de loi la plus médiatisée de la niche parlementaire des Républicains qui se tenait à l'Assemblée jeudi dernier,
00:08:48même si le texte n'a pas encore été étudié, faute de temps.
00:08:51Porté par le président du groupe, Laurent Wauquiez, ce texte prévoit l'interdiction du port du voile pour les jeunes filles mineures,
00:08:56et ce même en cas d'accord des parents.
00:08:58Mais cette loi a-t-elle des chances de passer ?
00:09:00On en parle avec Christophe Feoche-Duval. Bonjour.
00:09:03Bonjour Christophe Feoche-Duval.
00:09:05Je rappelle que vous êtes juriste et CII, spécialiste des questions d'immigration.
00:09:09Et là, nous touchons à un sujet extrêmement sensible,
00:09:13quel que soit d'ailleurs le camp politique que l'on représente,
00:09:17puisque c'est le port du voile sur la voie publique,
00:09:20non pas dans cet aspect de la laïcité qui fait que, dans l'espace, dans les établissements publics,
00:09:26il faut observer la neutralité. Là, on serait sur la voie publique.
00:09:32En un premier temps, Christophe Feoche-Duval,
00:09:34est-ce que ça touche à certains principes constitutionnels ou pas, ce projet de loi ?
00:09:40Bonjour Sud Radio. Merci de m'accueillir quelques minutes.
00:09:44Effectivement, parlons vrai.
00:09:45Il est évident que ce sujet touche des libertés constitutionnelles.
00:09:51Et c'est pour ça qu'évidemment, bien sûr, l'avis des juristes est forcément important,
00:09:54parce que, comme l'a dit d'ailleurs Gabriel Attal, je crois qu'il a raison,
00:09:58je vais en parler dans un instant, il se dessine un arc anti-voilement
00:10:02qui va aujourd'hui, c'est très intéressant, de Renaissance jusqu'au Rassemblement National.
00:10:08Et Gabriel Attal a dit qu'il y avait une voie de passage constitutionnelle possible.
00:10:13Évidemment, quand on dit une voie de passage, ça veut dire forcément,
00:10:16c'est pas une porte très très large, mais ça veut dire qu'il y a une possibilité.
00:10:21Et il faut l'aborder avec sérénité, parce que toutes les questions du droit constitutionnel, d'abord,
00:10:26doivent s'apprécier de manière sereine.
00:10:29Et les citoyens, à la fin, sont les derniers constituants, et c'est ça qui compte.
00:10:33Alors, le texte de M. Wauquiez, effectivement, a fait pchite.
00:10:37Ça a été dit par votre collaboratrice.
00:10:41Il a fait pchite parce qu'il était inscrit dans une niche parlementaire
00:10:43où ils avaient un fait un peu bourrage d'ordre du jour, on va dire.
00:10:46Il y a d'autres textes qui sont sur la table.
00:10:49Alors, il y a une PPL, proposition de loi, ça veut dire,
00:10:53notamment de Valérie Boyer, il y en a une de Julien Audoul.
00:10:57Il y en a une plus ancienne, mais elle est un peu tombée maintenant en désuétude,
00:11:00quand ils s'entendaient bien, entre Valérie Pécresse et Éric Ciotti.
00:11:03Et puis, il y a surtout ce fait nouveau en mai dernier
00:11:06que le président de Renaissance, ancien Premier ministre, Gabriel Attal,
00:11:11a posé la question sur la table.
00:11:13Et je crois qu'il a bien fait, du point de vue juridique, constitutionnel,
00:11:16et de la problématique de ce voile qu'on voit apparaître.
00:11:20Christophe Héoche Duval, le débat est ancien.
00:11:23Tout était parti en 89 d'un établissement scolaire de Creil
00:11:27où trois jeunes filles étaient arrivés avec un voile.
00:11:29Le ministre de l'Éducation nationale de l'époque s'était défaussé.
00:11:32Il s'appelait Lionel Jospin.
00:11:34Il l'avait renvoyé sur le Conseil d'État.
00:11:35Et finalement, on avait laissé la liberté aux proviseurs d'apprécier la situation.
00:11:39Est-ce que cette loi, telle qu'elle est proposée aujourd'hui
00:11:42pour l'instradiction du voile aux mineurs sur la voie publique,
00:11:47est-ce qu'elle entre dans l'esprit de la loi de 1905
00:11:49sur la séparation des Églises et de l'État ?
00:11:51Ou est-ce que c'est un chapitre supplémentaire ?
00:11:53C'est une nouvelle étape dans cette appréciation
00:11:55de ce que l'on appelle la laïcité ?
00:11:57Pour moi, je pense qu'elle a une possibilité d'être un sous-tiroir
00:12:03de la loi du 9 décembre 1905
00:12:06qui souvent est présentée comme la loi de séparation de l'Église et d'État.
00:12:10C'est un fait.
00:12:11C'est une loi aussi qui a fondé un principe constitutionnel
00:12:13qui est celui de la laïcité.
00:12:14Et de la protection des cultes.
00:12:15Et de la protection des cultes.
00:12:16Et de la protection des cultes.
00:12:17Et de la protection des cultes.
00:12:18Mais la laïcité n'est pas le sujet
00:12:20lorsqu'on parle évidemment de l'interdiction du port
00:12:24de certains signes ostensibles extérieurs dans l'espace public.
00:12:28C'est plutôt, je dirais, le terrain également de la loi de 1905
00:12:32de la liberté de conscience
00:12:34quand on s'adresse à des mineurs
00:12:37et je dirais à des mineurs qui,
00:12:39comme l'a de ce point de vue très bien relevé Gabriel Attal,
00:12:43contrairement à la proposition de loi de M. Wauquiez,
00:12:46qui lui interdirait le port uniquement du voile.
00:12:49Il ne faut pas en faire une obsession.
00:12:51Mais uniquement du voile pour tous les mineurs de moins de 18 ans.
00:12:54Gabriel Attal a bien vu qu'il y avait dans le code civil
00:12:56de notre patrimoine juridique national
00:12:58une distinction, on va dire, entre les enfants qui ont,
00:13:03les enfants et les jeunes,
00:13:04qui n'ont pas encore l'âge de raison légal
00:13:06et ceux qui ont l'âge de raison jusqu'à 18 ans.
00:13:10C'est le signe de l'émancipation.
00:13:12C'est-à-dire la césure et l'état 16 ans.
00:13:14On ne peut pas, effectivement, constitutionnellement,
00:13:16à mon sens, de juriste,
00:13:18intadir, notamment le voile,
00:13:21à des mineurs de 16 à 18 ans.
00:13:23Ils ont acquis une conscience.
00:13:25C'est cette conscience que l'état a le devoir de protéger
00:13:27à l'égard des enfants les plus vulnérables,
00:13:30vulnérables de pression,
00:13:31qui ne sont pas toujours que, d'ailleurs, parentales,
00:13:33au passage.
00:13:34Et donc, au contraire, Gabriel Attal a raison de penser
00:13:37qu'il y a une voie de passage constitutionnelle
00:13:38entre, on va dire, les jeunes mineurs
00:13:40jusqu'à 16 ans.
00:13:42– La nuance était nue.
00:13:44La nuance était nue.
00:13:45Vous êtes d'accord, juridiquement.
00:13:47– Alors, elle était nue ?
00:13:48– Elle est au contraire très importante
00:13:50parce que le droit constitutionnel est fait,
00:13:52évidemment, d'une possibilité d'intervenir
00:13:54dans ce domaine qui est sensible,
00:13:56mais à partir du moment où c'est proportionné
00:13:58et nécessaire.
00:13:59La proportionnalité serait plus compliquée
00:14:01à démontrer au Conseil constitutionnel
00:14:02entre l'âge de 16 et 18 ans.
00:14:05Elle est totalement, au contraire,
00:14:06plaidable jusqu'à 16 ans.
00:14:08Et la nécessité, justement, intervient
00:14:10parce que la conscience et la vulnérabilité
00:14:12des jeunes, entre, on va dire, 5 ans,
00:14:16on voit des fillettes de 5 ans.
00:14:17Moi, j'en ai vu, je suis témoin dans la rue
00:14:18d'avoir vu des fillettes de 5 ans voilées
00:14:20jusqu'à, voilà, l'âge, comme je le disais,
00:14:23l'âge de l'émancipation.
00:14:24– Christophe Eugdival,
00:14:25comment vous faites dans la rue
00:14:28quand vous êtes représentant de la force publique
00:14:29pour savoir si c'est 16, 17, 18 ?
00:14:32Vous interpellez tout le monde.
00:14:33Au faciès, vous dites,
00:14:34oh, celle-là, elle doit avoir plutôt
00:14:3617 ans et demi ou 18 ans.
00:14:38Vous reconnaissez que la complication
00:14:41d'application de cette loi est réelle,
00:14:43même si c'est une nécessité.
00:14:44On est bien d'accord.
00:14:45Je ne conteste pas le fond.
00:14:47Je dis, l'application ne va pas être simple.
00:14:49– L'application ne va pas être simple, absolument.
00:14:52Et d'ailleurs, c'est aussi le choix
00:14:53du terrain de la sanction.
00:14:55Je ne crois absolument pas, pour le coup,
00:14:57à la sanction pénale.
00:14:58Elle est un peu grotesque.
00:14:59D'ailleurs, quelque part, la loi Chirac,
00:15:01qui a interdit le voile intégral aux majeurs,
00:15:04aux femmes majeures, dans l'espace public,
00:15:07est extrêmement mal appliquée, mis en œuvre.
00:15:12C'est une amende de 35 euros.
00:15:14Ça n'a pas grand sens.
00:15:15Mais ça a eu un impact psychologique.
00:15:16Il ne faut pas oublier que les lois,
00:15:18d'un point de vue civisme aussi,
00:15:20ne sont pas que des lois, forcément,
00:15:22qui cherchent la sanction ou le bâton.
00:15:24Elles ont des valeurs pédagogiques.
00:15:25Et moi, je dis que la loi Chirac,
00:15:27peut-être qu'aujourd'hui,
00:15:28on voit encore quelques phénomènes,
00:15:29malheureusement, dans tel ou tel quartier
00:15:31où des femmes sont voilées intégralement.
00:15:33Elle veut interpeller.
00:15:34N'empêche qu'elle est entrée dans les mœurs.
00:15:35Voilà.
00:15:35Elle veut interpeller la pédagogie des lois.
00:15:37La loi Chirac veut interpeller.
00:15:40Alors, quant aux enfants de mineurs,
00:15:42puisque vous évoquez,
00:15:42effectivement, c'est vrai que la distinction
00:15:44entre 14, 16 ou 17 ans est peut-être délicate.
00:15:48Mais enfin, écoutez,
00:15:49faisons appel au discernement de nos agents de police,
00:15:52qui, évidemment, repèreraient surtout
00:15:54ce que sont les enfants.
00:15:55Quand je vois, effectivement, moi-même témoin,
00:15:57visuellement, des jeunes fillettes
00:15:59dont je peux très bien dire facilement
00:16:01qu'elles ont entre 5 et 10 ans,
00:16:03je sais repérer à peu près l'âge.
00:16:05Je pense qu'un agent de police n'est pas plus crétin.
00:16:07Vous imaginez quand même, Christophe Eugdival,
00:16:09un agent de police,
00:16:10un fonctionnaire de police,
00:16:12dans un quartier sensible,
00:16:13interpellant une jeune fille
00:16:14qui porterait le voile de façon illégale.
00:16:17Il intervient, il verbalise.
00:16:18Vous imaginez le contexte que ça peut engendrer.
00:16:21Donc, tout ça est un sujet extrêmement, extrêmement fragile.
00:16:25Tout à fait.
00:16:26C'est pour ça, d'ailleurs,
00:16:26moi, je ne recommande pas la sanction pénale
00:16:28qui était celle du projet de loi Wauquiez.
00:16:32Je crois qu'il faut plutôt aller
00:16:33vers des mesures d'ordre éducatif.
00:16:35Il faut agir sur l'autorité parentale.
00:16:38Il faut qu'en vérité,
00:16:39ça enclenche une sorte de rapport
00:16:40qui soit fait à l'autorité administrative,
00:16:44réfectorale, à l'autorité scolaire,
00:16:46à l'autorité parentale.
00:16:48Et puis voilà, il y a une discussion qui est faite,
00:16:50il y a une pression qui est faite.
00:16:51Auprès des parents,
00:16:52vous devez protéger et laisser tranquille
00:16:54la liberté de conscience des enfants
00:16:56jusqu'à l'âge de l'émancipation.
00:16:58Si on ne fait pas ça,
00:17:00nous aurons rapidement un phénomène qui va s'étendre.
00:17:03Je regrette vraiment que le ministère de l'Intérieur
00:17:05ne le chiffre pas davantage.
00:17:06C'est un peu désolant.
00:17:07Vous avez cité le rapport sur les frères musulmans.
00:17:11C'est très indigent en données statistiques.
00:17:14Mais on sait quand même aujourd'hui,
00:17:16par un sondage IFOP très récent,
00:17:17que 45% des jeunes femmes de 15,
00:17:20c'est à partir de 15,
00:17:21de 15 à 25 ans,
00:17:23portent le voile.
00:17:24Alors, qu'elles en font une affaire de religion,
00:17:27c'est possible,
00:17:28mais l'espace public doit se distinguer
00:17:30de ce qui est la mosquée,
00:17:32de ce qui est la maison,
00:17:33etc.
00:17:34Sans oublier,
00:17:37le Conseil constitutionnel sera là,
00:17:39extrêmement vigilant,
00:17:40bien entendu,
00:17:41sur cette loi.
00:17:43Est-ce que nous sommes d'accord
00:17:44que la priorité des priorités,
00:17:45c'est l'éducation nationale,
00:17:47émanciper les consciences,
00:17:48éduquer,
00:17:49instruire,
00:17:50et faire comprendre qu'en République française,
00:17:52le voile n'a, j'allais dire,
00:17:54philosophiquement pas sa place.
00:17:55On ne peut pas l'interdire,
00:17:56puisque nous respectons les cultes,
00:17:58mais à condition qu'ils ne mettent pas en péril
00:18:00nos valeurs de citoyenneté,
00:18:02de fraternité,
00:18:03et d'égalité.
00:18:04Je pense que l'essentiel,
00:18:05il est là.
00:18:06C'est pour ça que,
00:18:07comme je vous le disais,
00:18:08effectivement,
00:18:08le terrain pénal n'est pas le bon choix.
00:18:10Celui qui a fait la proposition
00:18:11de loi Wauquiez,
00:18:12de ce point de vue,
00:18:13je ne le valide pas,
00:18:14et je pense qu'il a,
00:18:15il créerait des ennuis
00:18:16avec le Conseil constitutionnel,
00:18:17mais en faire une interdiction civique
00:18:19liée au vivre ensemble en France,
00:18:22posée sur des bases objectives,
00:18:24moins de 16 ans,
00:18:26d'ailleurs ne pas limiter ça
00:18:27à la question du voile,
00:18:28mais en fait,
00:18:28au port de tout signe extérieur,
00:18:31distinctif et discrétal,
00:18:33éminent et clivant
00:18:33de nature idéologique,
00:18:35religieuse ou politique,
00:18:36ça s'entend,
00:18:37et le sanctionner uniquement
00:18:38par des mesures éducatives
00:18:39et pédagogiques,
00:18:40comme vous le dites,
00:18:41effectivement,
00:18:42l'école saisie de ce texte
00:18:44pourra faire de la pédagogie
00:18:45auprès de la maternelle,
00:18:46je l'ai dit,
00:18:47jusqu'au collège,
00:18:48il y aura l'action possible
00:18:49auprès des parents,
00:18:50s'il y en avait des parents
00:18:51jusqu'à un certain point
00:18:52et qu'il y a des outils
00:18:53dans le code civil
00:18:54qui permettent d'aller jusqu'à
00:18:55prendre des mesures
00:18:57relativement à l'autorité parentale,
00:18:59parce que c'est une violence
00:19:00qui est faite auprès d'enfants.
00:19:02Vous vous souvenez,
00:19:03Christopher Gduval,
00:19:04dans le débat du deuxième tour
00:19:05de la présidentielle de 2022,
00:19:07Marine Le Pen annonce
00:19:08face à Emmanuel Macron
00:19:09qu'elle interdira le voile
00:19:11pour les mineurs,
00:19:13ou je crois que le voile en général,
00:19:14sur la voie publique.
00:19:16La réaction a été que,
00:19:18massivement,
00:19:18nos compatriotes,
00:19:19nos concitoyens musulmans
00:19:21sont allés voter
00:19:22pour Jean-Luc Mélenchon
00:19:23qui a dit,
00:19:23regardez,
00:19:24c'est moi qui,
00:19:25voilà,
00:19:25attention à ce qu'il n'y ait pas
00:19:27une mauvaise interprétation
00:19:28et une récupération
00:19:29d'une loi qui,
00:19:31pour l'instant,
00:19:31est dans un esprit républicain,
00:19:33même si son application
00:19:34relève ensuite
00:19:35de précisions juridiques,
00:19:37attention à ce qu'il n'y ait pas
00:19:37récupération
00:19:39par ceux qui,
00:19:40justement,
00:19:40n'aiment pas forcément
00:19:40la laïcité républicaine.
00:19:43C'est vrai.
00:19:44Encore une fois,
00:19:44je rappelle que ce n'est pas
00:19:45une affaire de laïcité,
00:19:46c'est une affaire
00:19:47de liberté de conscience
00:19:48et de protection
00:19:49de la conscience
00:19:50des enfants
00:19:50qui sont vulnérables
00:19:51par définition.
00:19:53Quant au rappel
00:19:54que vous faites,
00:19:54je n'entrerai pas
00:19:55dans aucun débat,
00:19:56mais je rappelle
00:19:57qu'il n'y a pas si longtemps,
00:19:59dans les années 1905-1910,
00:20:01il y avait des arrêtés municipaux
00:20:02d'une famille politique
00:20:04qui ne devraient pas démentir
00:20:06la personne que vous avez citée
00:20:07et qui voulaient interdire
00:20:09le port de la soutane
00:20:10dans la rue.
00:20:10C'était un arrêté municipal
00:20:11de Grémolin-Bisset,
00:20:12très célèbre,
00:20:13très amusant,
00:20:14ou une affiche...
00:20:15Et c'était la gauche.
00:20:16À l'époque,
00:20:16c'était la gauche
00:20:17de l'hémicycle
00:20:17qui préconne.
00:20:20Et que cherchait-elle à faire
00:20:22à sa manière,
00:20:23soi-disant,
00:20:24une liberté de la conscience
00:20:26dans l'espace public ?
00:20:27Moi, je vous le renvoie
00:20:27à la balle.
00:20:28Je crois que le fait nouveau,
00:20:30c'est véritablement
00:20:31cet arc antivoilement
00:20:32qui se dessine
00:20:33désormais entre le parti
00:20:34et le parti de renaissance.
00:20:36C'est une nouveauté.
00:20:38Voilà.
00:20:38Et donc, c'est le signe
00:20:39d'un démarrage
00:20:40de consensus
00:20:41dans l'opinion publique.
00:20:42Et puis, s'il faut aller
00:20:42jusqu'au référendum,
00:20:43les Français seront souvent.
00:20:45Justement,
00:20:45quelle est la suite là,
00:20:46la suite juridique parlementaire ?
00:20:48Il y a une prochaine étape ?
00:20:49Comment ça va se passer ?
00:20:51La prochaine étape,
00:20:52surtout, je l'espère,
00:20:52c'est la mise par écrit
00:20:53d'une proposition de loi
00:20:54de Gabriel Attal
00:20:55qui, à mon avis,
00:20:57serait celle qui,
00:20:58profitant du niche parlementaire
00:20:59du mouvement renaissance,
00:21:01aurait le plus de chances
00:21:01probablement
00:21:02d'aller jusqu'à son terme.
00:21:04parce que je pense
00:21:05qu'elle trouvera des thèmes
00:21:06qui ne sont pas clivants.
00:21:07Elle trouvera des thèmes
00:21:08qui seront géodiquement,
00:21:09constitutionnellement
00:21:10plus acceptables.
00:21:11Et je pense
00:21:12qu'elle peut faire
00:21:12un ralliement,
00:21:13on va dire,
00:21:14du centre à la droite
00:21:17et donc, par conséquent,
00:21:19donner ses chances.
00:21:20Peut-être se réserve-t-il
00:21:21ce débat pour la présidentielle ?
00:21:23C'est possible.
00:21:24Je crois que ce sujet
00:21:25ne sera pas absent
00:21:26de la présidentielle.
00:21:27Ça, c'est certain.
00:21:28Christophe H. Duhal,
00:21:29merci.
00:21:30Ne doutez pas
00:21:31que nous aurons certainement
00:21:32besoin de faire appel
00:21:33à vos compétences
00:21:33pour suivre ce dossier
00:21:35extrêmement sensible.
00:21:36A bientôt.
00:21:37Autre projet de loi
00:21:38portant sur l'interdiction
00:21:39des réseaux sociaux
00:21:40au moins de 15 ans cette fois.
00:21:41Le sujet arrive aujourd'hui
00:21:43dans l'hémicycle
00:21:43de l'Assemblée nationale.
00:21:44Ce sera le sujet
00:21:45qui, juste après les perles,
00:21:46et on en a pas mal,
00:21:47on en a de jolies,
00:21:49des perles aujourd'hui.
00:21:50Alors n'hésitez pas
00:21:50à réagir,
00:21:51à nous appeler en direct
00:21:52sur Sud Radio
00:21:520826 300 300.
00:21:54A tout de suite.
00:21:55Ces états,
00:21:56les perles du jour.
00:21:57Le roi des cons
00:21:58au pays des emmerdeurs.
00:22:00Un petit con
00:22:01qui prend la tête,
00:22:02d'accord ?
00:22:02Le sujet de la responsabilité
00:22:04des parents
00:22:04dans les actes commis
00:22:05par leurs enfants
00:22:06pose toujours question
00:22:07et là en particulier,
00:22:08Perico.
00:22:08Eh oui, mon vaste programme.
00:22:10Les parents doivent-ils payer
00:22:11pour les enfants ?
00:22:12Eh bien, c'est ce qu'a décidé
00:22:14un tribunal pour enfants.
00:22:16Il s'avère qu'un adolescent
00:22:17de 17 ans,
00:22:17il fait au gymnase
00:22:18de La Chapelle-Lin
00:22:19en l'Ordre-Atlantique
00:22:21en décembre 2023.
00:22:23La mère du délinquant
00:22:24a été condamnée
00:22:25à payer la somme
00:22:25de 384 580 euros
00:22:28en dédommagement.
00:22:30Ainsi, on a décidé
00:22:31le tribunal pour enfants
00:22:32comme je vous le disais.
00:22:33L'assurance,
00:22:33donc l'assurance civile
00:22:34familiale de la maman
00:22:36va devoir s'acquitter
00:22:38de la dite somme
00:22:39de la dépense
00:22:40mais elle pourra se retourner
00:22:42contre la maman
00:22:43puisqu'il s'agit d'un délit.
00:22:45Comme la loi
00:22:45n'a pas été respectée,
00:22:47elle pourra demander
00:22:48le remboursement.
00:22:49Ce n'est pas une somme modeste,
00:22:50384 580 euros.
00:22:54C'est la première fois
00:22:55que les choses
00:22:55sont ainsi clairement posées.
00:22:57Il y a déjà eu des conflits,
00:22:58il y a déjà eu
00:22:58des dédommagements.
00:22:59Mais là,
00:23:00payer la totalité
00:23:00d'un gymnase,
00:23:01effectivement,
00:23:02on sent que la justice
00:23:02a décidé qu'il fallait
00:23:04à un moment donné
00:23:04responsabiliser les parents.
00:23:06On dit souvent
00:23:06oui, mais bon,
00:23:07on passe à côté.
00:23:09Là, je pense que
00:23:09les choses sont en train
00:23:10de se préciser.
00:23:11Je ne sais pas
00:23:11si c'est bien
00:23:12ou si c'est mal.
00:23:12Je sais qu'en tout cas
00:23:13qu'il faut responsabiliser
00:23:14les parents
00:23:14et que là,
00:23:15pour le coup,
00:23:16un tribunal de la République
00:23:17a décidé
00:23:17que la maman
00:23:17était responsable
00:23:18de la crétinerie,
00:23:20la connerie
00:23:21comme on dit,
00:23:22de son gamin.
00:23:23Alors,
00:23:23est-ce qu'elle est solvable ensuite ?
00:23:25Est-ce que l'assurance
00:23:25se retournera ?
00:23:26À suivre.
00:23:26La parité s'impose désormais
00:23:29dans les communes
00:23:30de moins de 1 000 habitants.
00:23:32C'est depuis une loi
00:23:32de mai 2025.
00:23:34Et il y a des cas de figure
00:23:35où ça pose problème.
00:23:36Ah, carrément,
00:23:37c'est l'une des lois
00:23:37les plus absurdes
00:23:38que le Parlement ait voté.
00:23:39Une des lois les plus contraignantes
00:23:40pour les communes
00:23:41de moins de 1 000 habitants
00:23:41pour lesquelles la parité
00:23:43n'est pas vraiment une priorité
00:23:44à croire que ceux
00:23:44qui l'ont voté
00:23:45n'ont jamais mis les pieds
00:23:46dans une mairie de village
00:23:47et ne comprennent rien
00:23:48aux enjeux des élections municipales.
00:23:49La loi sur la parité
00:23:50portée par l'ancienne députée
00:23:51Modem et le dit
00:23:52Jacques-Ylaforge
00:23:53impose la parité
00:23:54dans les communes
00:23:55qui jusqu'ici
00:23:56utilisaient un scrutin majoritaire
00:23:57autorisant le panachage.
00:23:59C'est-à-dire qu'on pouvait
00:24:00rayer certains noms
00:24:01qui figuraient sur une liste
00:24:02ou en ajouter.
00:24:03Désormais,
00:24:04la tête de liste
00:24:05devra panacher autrement
00:24:06homme-femme-homme-femme
00:24:07au nom d'une diversité
00:24:09dont les habitants
00:24:09se fichent pas mal
00:24:10parce que pour eux
00:24:11l'important
00:24:11ce n'est pas d'être représenté
00:24:13par des conseils
00:24:13composés d'hommes et de femmes
00:24:15mais par des conseils
00:24:16composés d'hommes
00:24:19leurs intérêts
00:24:20face à des politiques
00:24:21nationales mortifères
00:24:22comme celle-ci.
00:24:23Alors forcément
00:24:24dans de nombreuses communes
00:24:25ça pose problème
00:24:25en Corrèze
00:24:26à Brice Lagayarde
00:24:27la mère sortante
00:24:30Nathalie Duranton
00:24:30entendait être candidate
00:24:32à sa réélection
00:24:32en mars prochain
00:24:33mais elle ne pourra pas
00:24:34être tête de liste
00:24:35faute de volontaires féminins
00:24:37c'est toute l'absurdité
00:24:38de cette nouvelle règle
00:24:39qui empêche une femme
00:24:40de redevenir même.
00:24:41Oui, il y a 6 hommes
00:24:42sur cette liste
00:24:44à l'Iniac
00:24:46je crois
00:24:46à la commune de Corrèze
00:24:47il y a 6 hommes
00:24:48et 5 femmes
00:24:49si elle était délit
00:24:50ça fait une femme de plus
00:24:51bon effectivement
00:24:53alors la loi sur la parité
00:24:54si, elle est importante
00:24:55mais la façon
00:24:56de...
00:24:57Pas dans les communes
00:24:57de moins mille habitants
00:24:58franchement c'est pas normal
00:24:59Rappelons Maude
00:25:00que ce n'est pas
00:25:01le suffrage universel
00:25:03qui élit le maire
00:25:04c'est le conseil municipal
00:25:05et même si
00:25:06madame Duranton
00:25:07est 2 secondes de liste
00:25:08rien n'empêche
00:25:09son conseil municipal
00:25:10qui sera pas loin
00:25:11non non
00:25:12de l'élire mère
00:25:13tout simplement
00:25:13Oui, oui, bien sûr
00:25:14si les choses sont bien faites
00:25:15Le pouvoir en Algérie
00:25:17n'est pas ce que l'on croit
00:25:20une dictature intelligente
00:25:21Tout est bon pour soigner
00:25:22son électorat
00:25:23quitte à affirmer
00:25:23l'impensable Perico
00:25:24Oui, c'est une députée
00:25:26écolo
00:25:26Sabrina Semaï
00:25:28qui a dit
00:25:28l'Algérie
00:25:29est une démocratie
00:25:30alors
00:25:30on doit rentrer précisément
00:25:32dans la définition
00:25:33de la démocratie
00:25:34l'Algérie
00:25:35connaît
00:25:36applique
00:25:36c'est une république
00:25:37voilà
00:25:38socialiste
00:25:40démocratique
00:25:41qui applique
00:25:42le suffrage universel
00:25:43ainsi que l'Iran
00:25:46et ainsi que la Russie
00:25:47il y a bien
00:25:47le suffrage universel
00:25:48les gens
00:25:49les citoyens
00:25:50vont bien voter
00:25:50mettre leur butin
00:25:51dans les urnes
00:25:52des élites
00:25:52c'est ensuite
00:25:53ce qui se passe
00:25:53on se souvient même
00:25:54qu'en Algérie
00:25:55en 91
00:25:56c'est le front islamique
00:25:58du salut
00:25:58qui avait remporté
00:25:59les élections législatives
00:26:00de façon totalement légale
00:26:02et totalement démocratique
00:26:03et l'armée
00:26:04avait pris le pouvoir
00:26:05pour empêcher
00:26:05le fils
00:26:06et d'accéder
00:26:08au pouvoir en Algérie
00:26:08et les démocrates français
00:26:10avaient soutenu l'armée
00:26:11en se pinçant le nez
00:26:12là-dessus
00:26:13est-ce qu'on a
00:26:14est-ce qu'on a le son
00:26:15de cette députée ?
00:26:16c'est une démocratie
00:26:17l'Algérie
00:26:17aujourd'hui vous diriez ?
00:26:18est-ce qu'il y a des élections ?
00:26:20oui
00:26:20on peut toujours critiquer
00:26:22on peut toujours critiquer
00:26:23ce qui dysfonctionne
00:26:24après oui
00:26:25moi je considère
00:26:26aujourd'hui
00:26:26que c'est une démocratie
00:26:26alors c'est une démocratie
00:26:28si la volonté du peuple
00:26:30est appliquée
00:26:30si les droits de l'homme
00:26:31sont respectés
00:26:32si la liberté de conscience
00:26:34est appliquée
00:26:34au vu des récents éléments
00:26:36je crois que
00:26:37madame Sabrina Sebaï
00:26:38se prononce un petit peu
00:26:40trop vite
00:26:40et je pense que
00:26:41s'il y a bien
00:26:42le suffrage universel
00:26:43en Algérie
00:26:44l'Algérie n'est pas
00:26:45le symbole aujourd'hui
00:26:46d'une démocratie parlementaire
00:26:48et d'une pays
00:26:48où les droits d'homme
00:26:49sont respectés
00:26:49voilà on peut dire
00:26:50Maud
00:26:53Maud Maud
00:26:54Maud Maud
00:26:55alors que le roi d'Espagne
00:26:56s'exprimait
00:26:57à la tribune
00:26:57du Parlement européen
00:26:58une députée européenne
00:27:00a commis
00:27:01voilà
00:27:02elle s'est filmée
00:27:03elle s'est fait
00:27:03une espèce auto-selfie
00:27:04en évoquant
00:27:06la décapitation
00:27:07de Louis XVI
00:27:07oui c'était
00:27:08mercredi dernier
00:27:10alors que le roi d'Espagne
00:27:11était à Strasbourg
00:27:11pour célébrer
00:27:12les 40 ans
00:27:12de l'adhésion
00:27:13de son pays
00:27:13à l'Union Européenne
00:27:14une députée européenne
00:27:15de la France Insoumise
00:27:16a trouvé de bons tons
00:27:17de se filmer
00:27:18dans l'hémicycle
00:27:19ce qui est déjà
00:27:19strictement interdit
00:27:20et cette vidéo
00:27:21a déclenché
00:27:21une vague d'indignation
00:27:22sur les réseaux sociaux
00:27:23pour une raison simple
00:27:24écoutez
00:27:25c'est le roi qui parle
00:27:29le roi d'Espagne
00:27:30on est le 21 janvier
00:27:32aujourd'hui
00:27:32nous le 21 janvier
00:27:35les rois
00:27:36aïe aïe aïe
00:27:39voilà
00:27:39les lues insoumises
00:27:40Leila Chaibimim
00:27:41de la main
00:27:41un geste de décapitation
00:27:43en plein discours
00:27:44du roi d'Espagne
00:27:45et en plein Parlement européen
00:27:46on connaissait bien sûr
00:27:47les valeurs humanistes
00:27:48de la France Insoumise
00:27:49ça se confirme
00:27:49et surtout l'inculture
00:27:51puisque comme vous le savez
00:27:51le régime d'Espagne
00:27:52ne ressemble en rien
00:27:53à celui que connue la France
00:27:54c'est une parenthèse
00:27:55mais pour paraphraser au diar
00:27:56je ne parle pas aux élus
00:27:57de la France Insoumise
00:27:58ça les instruit
00:27:58Leila Chaibimim
00:27:59n'en est pas à son premier
00:28:00coup d'éclat
00:28:01elle avait suscité un tollé
00:28:02en se filmant
00:28:03dans les couloirs du Parlement européen
00:28:04en mai dernier
00:28:05ouvrant les casiers
00:28:06de plusieurs élus
00:28:07ceux de Jordan Bardella
00:28:08François-Xavier Bellamy
00:28:09ou encore Mario Maréchal
00:28:10sous prétexte de dénoncer
00:28:11l'influence des lobbies
00:28:12dans cette vidéo
00:28:13on l'entendait également dire
00:28:15je vérifie au cas où
00:28:16il y aurait un truc à piquer
00:28:17ce qui n'a pas fait rire
00:28:18les principaux concernés
00:28:19c'est tout pour moi
00:28:20Alors faisons remarquer
00:28:21que l'attitude
00:28:23de cette députée européenne
00:28:24est totalement absurde
00:28:26elle est ridicule
00:28:26la monarchie espagnole
00:28:28est une monarchie constitutionnelle
00:28:30comme la Belgique
00:28:31où est le Parlement européen
00:28:32comme le Danemark
00:28:33comme la Suède
00:28:33comme la Norvège
00:28:35qui sont des démocraties
00:28:36constitutionnelles
00:28:37voilà
00:28:37donc je ne vois pas le rapport
00:28:39et je lui rappellerai
00:28:40à cette chère députée écologiste
00:28:42que 21 janvier
00:28:43est également l'anniversaire
00:28:45je l'avais dit
00:28:45vous vous souvenez ce jour-là
00:28:4621 janvier
00:28:47l'anniversaire
00:28:48la mort de Louis XVI
00:28:49et de Lénine
00:28:49et ça n'a pas empêché Lénine
00:28:52qui est considéré
00:28:53comme le grand penseur
00:28:54du marxiste-léninisme
00:28:55d'être à l'origine
00:28:56de millions de morts
00:28:58de millions de morts
00:28:59j'aurais préféré
00:29:00que cette députée
00:29:01s'indigne
00:29:02du léninisme
00:29:04et de ses dégâts
00:29:05que de s'inquiéter
00:29:06de savoir
00:29:06si le roi d'Espagne
00:29:07représente ou pas
00:29:08la démocratie
00:29:09quant au signe
00:29:10de la décapitation
00:29:11je pensais
00:29:12que les écolos
00:29:13étaient contre
00:29:14la peine de mort
00:29:14je ne savais pas
00:29:15qu'on pouvait la
00:29:16venant d'une élue
00:29:17française
00:29:18vis-à-vis du roi d'Espagne
00:29:19c'est gravissime
00:29:19pendant une séance
00:29:21du Parlement européen
00:29:22ça engage la France
00:29:22je pense que c'est
00:29:23une insulte à la démocratie
00:29:25une insulte à l'Europe
00:29:26et une insulte
00:29:27à sa fonction
00:29:28de députée
00:29:29ce soir c'est kebab
00:29:30comme d'habitude
00:29:31je mange de la journée
00:29:31j'ai grave la dalle
00:29:32ce qui n'est pas un
00:29:33pas deux
00:29:33mais trois kebabs
00:29:34bon j'ai quand même payé
00:29:3550 balles
00:29:3550 balles de kebab
00:29:36ça fait mal quand même
00:29:37quel enfer
00:29:38une enquête révèle
00:29:39ou plutôt rappelle
00:29:39qu'un vaste réseau
00:29:40de blanchiment d'argent
00:29:41s'opère grâce au kebab
00:29:43notamment Perico
00:29:44oui oui oui
00:29:44le kebab c'est bon
00:29:45quand c'est préparé
00:29:46avec des bons produits
00:29:46mais attention
00:29:47un kebab peut être
00:29:47caché à un autre
00:29:48gare au blanchiment
00:29:50d'argent sale
00:29:51ainsi des maires
00:29:52comme à Fer en Tardenois
00:29:53ou à Clermont-sur-Oise
00:29:54ont pris des arrêtés municipaux
00:29:56parce qu'il n'y a pas
00:29:56que les kebabs
00:29:56il y a d'autres commerces
00:29:57des artisanats
00:29:58les barbeurs notamment
00:29:59enfin voilà
00:29:59c'est dommage
00:30:00parce que bon
00:30:01le kebab c'est de la cuisine
00:30:03de rue
00:30:04ça représente une culture
00:30:05une tendance
00:30:06si en plus
00:30:06voilà
00:30:07mais c'est pas toujours
00:30:08de la bonne bouffe
00:30:09alors si en plus
00:30:10les fast-food
00:30:10doivent être maintenant
00:30:11les instruments
00:30:13de blanchiment
00:30:14de l'argent sale
00:30:15et d'autres artisanats
00:30:17de rue
00:30:17on essaie de relancer
00:30:18le commerce de proximité
00:30:19si c'est pour que ce soit
00:30:20un repère de mafieux
00:30:20ça va poser un gros problème
00:30:21j'espère que là aussi
00:30:23le législateur
00:30:24et les autorités
00:30:25de la République
00:30:25seront en prendre
00:30:26les mesures qui s'imposent
00:30:27pour établir la vertu
00:30:28au sein de ce pays
00:30:29ma chère Maude
00:30:30nous parviennent
00:30:31de nouvelles informations
00:30:32en provenance du Louvre
00:30:33je travaille au Louvre
00:30:34en tant qu'agent
00:30:36de poste de contrôle
00:30:36et intervention du Louvre
00:30:37ah bah vous tombez bien vous
00:30:38il n'y a pas de risque zéro
00:30:39je suis déconnée
00:30:40l'enquête concernant
00:30:41le cambriolage du Louvre
00:30:42plombe un peu plus
00:30:43la direction du musée
00:30:44oui à chaque jour
00:30:45suffisent à peine
00:30:46on a des révélations
00:30:47et là c'est un rapport
00:30:48de la préfecture de police
00:30:49qui signale que l'ensemble
00:30:50des moyens dédiés
00:30:51à la sûreté du Louvre
00:30:53comme vétuste
00:30:53et inadapté
00:30:54inadapté au lieu
00:30:56et que vu la superficie
00:30:58il y avait un manque
00:31:00de moyens
00:31:00un manque de procédure
00:31:02et qu'en tout cas
00:31:03tout ça est en deçà
00:31:04du niveau de sécurité
00:31:06et qui c'est un petit peu honteux
00:31:07finalement la direction du Louvre
00:31:09avait l'air de le savoir
00:31:10et à essayer de taire le maximum
00:31:11j'espère que là aussi
00:31:12la lumière sera faite
00:31:13sans
00:31:13j'allais dire
00:31:14compromis
00:31:15ni négligence
00:31:16et c'est l'anniversaire
00:31:23de l'immense
00:31:24Michel Sardou
00:31:25ça nous tenait un peu à coeur
00:31:26quand même
00:31:27de le célébrer
00:31:28de lui souhaiter
00:31:29un joyeux anniversaire
00:31:29on l'aime beaucoup
00:31:30Michel Sardou
00:31:30on peut ne pas aimer
00:31:31parce que c'est un chanteur
00:31:32qui a pris des positions politiques
00:31:33engagé
00:31:34voilà
00:31:34quel chanteur ne l'est pas aujourd'hui
00:31:35mais il n'y a aucun problème
00:31:36on a le droit d'avoir des excès
00:31:37et je rappelle quelques chiffres
00:31:38Perico
00:31:39100 millions d'albums vendus
00:31:40quand même
00:31:40Michel Sardou
00:31:4114 albums classés numéro 1 en France
00:31:43et 50 ans de carrière
00:31:44qu'il a achevé par une très belle tournée
00:31:46l'année dernière
00:31:47bien sûr
00:31:48et la prochaine fois
00:31:48on écoutera Jean Ferrain
00:31:49qui lui aussi
00:31:50voilà
00:31:51chacun son chanteur bien aimé
00:31:53allez vous restez bien avec nous
00:31:54nous allons parler maintenant
00:31:56du projet de loi
00:31:56portant sur l'interdiction
00:31:57des réseaux sociaux
00:31:58au moins de 15 ans
00:31:59on en parle avec le sénateur
00:32:01Vincent Louau
00:32:01n'hésitez pas à nous appeler
00:32:02comme d'habitude
00:32:03au 0826 300 300
00:32:05à tout de suite
00:32:05le projet de loi
00:32:10portant sur l'interdiction
00:32:12des réseaux sociaux
00:32:12au moins de 15 ans
00:32:13arrive dans l'hémicycle
00:32:14de l'Assemblée nationale
00:32:15aujourd'hui
00:32:15il est défendu par le gouvernement
00:32:17et le groupe Renaissance
00:32:18au nom de la santé
00:32:19des plus jeunes
00:32:19mais est-ce vraiment
00:32:21à l'état d'interdire
00:32:22l'accès des mineurs
00:32:22à Instagram
00:32:23Snapchat
00:32:23et TikTok
00:32:25et comment cette interdiction
00:32:27pourra-t-elle être appliquée
00:32:28on en parle avec le sénateur
00:32:29Horizon
00:32:30Vincent Louau
00:32:30bonjour
00:32:31bonjour
00:32:32bonjour Vincent Louau
00:32:33merci d'être sur Sud Radio
00:32:35à cette heure
00:32:36le sujet est ancien
00:32:39anime à la fois
00:32:40les consciences
00:32:40et les engagements politiques
00:32:42on voit les ravages
00:32:44des réseaux sociaux
00:32:45tout simplement
00:32:46d'abord de l'écran
00:32:47on se souvient
00:32:49de cet ouvrage
00:32:50la fabrique
00:32:51du crétin numérique
00:32:52pour l'utilisation
00:32:54des écrans
00:32:54mais là l'écran
00:32:55va plus loin
00:32:55il introduit
00:32:58dans la vie familiale
00:32:59et dans la conscience
00:33:00des enfants
00:33:00des informations
00:33:02et des considérations
00:33:03qui sont nocives
00:33:04tout simplement
00:33:04pour le bien-être
00:33:06pour la république
00:33:07pour la démocratie
00:33:08est-ce qu'il était temps
00:33:09Vincent Louau
00:33:10vous qui êtes sénateur
00:33:11Horizon
00:33:11dans j'allais dire
00:33:13le socle
00:33:13le socle commun
00:33:14d'où part ce projet de loi
00:33:16est-ce qu'il était temps
00:33:17de légiférer
00:33:18il est plus que temps
00:33:21c'est une promesse
00:33:21qui date de 2022
00:33:23du président de la république
00:33:24donc oui
00:33:25il est temps
00:33:25de légiférer
00:33:26et d'essayer
00:33:29de trouver des solutions
00:33:29parce qu'attendre
00:33:30l'Europe
00:33:30sur ce sujet là
00:33:31ne va pas être suffisant
00:33:32et ne va pas être
00:33:33à la hauteur
00:33:34des engagements
00:33:34est-ce qu'il y a déjà
00:33:36d'autres pays européens
00:33:37où des mesures similaires
00:33:38ont été prises
00:33:39de mémoire non
00:33:42mais tout le monde réfléchit
00:33:44à trouver une solution
00:33:46mais en fait c'est marrant
00:33:47parce que tout le monde
00:33:48attend toujours
00:33:48que l'Europe dégaine
00:33:50un peu en premier
00:33:50mais le problème
00:33:51pour trouver un consensus
00:33:53sur un sujet comme ça
00:33:54au niveau européen
00:33:55on voit toute la difficulté
00:33:56de l'Europe
00:33:56à ne pas arriver
00:33:57à résoudre des problèmes
00:33:58qui sont somme toute
00:33:59assez simples
00:34:00et encore une fois
00:34:02et pas tout à fait
00:34:03à la hauteur
00:34:03de ce qu'on attend
00:34:04vous nous donnez
00:34:04en une phrase
00:34:05une des explications
00:34:06du fiasco européen
00:34:07je respecte
00:34:08le rêve européen
00:34:09je considère seulement
00:34:10au vu des éléments
00:34:11qui a des failles
00:34:12dans le système
00:34:13et quelques lacunes
00:34:14celle-là en est une
00:34:15attendre qu'un pays bouge
00:34:17pour bouger le premier
00:34:18est-ce que la France
00:34:19est peut-être le pays
00:34:20où malgré tout
00:34:20l'impact des réseaux sociaux
00:34:22compte tenu
00:34:23de la configuration sociologique
00:34:24est le plus violent
00:34:25le plus nocif
00:34:27non je pense que là
00:34:29toute l'Europe
00:34:30est touchée
00:34:31par ce phénomène
00:34:32de société
00:34:33tous les grands pays
00:34:35sont touchés
00:34:35je pense que c'est un problème
00:34:36qui est global
00:34:37à une mondialisation
00:34:38folle
00:34:39avec un système
00:34:40d'algorithmes
00:34:41et un système
00:34:42de réseaux sociaux
00:34:42qui nous dépassent
00:34:43complètement
00:34:44nous les hommes
00:34:45et les femmes politiques
00:34:45donc aujourd'hui
00:34:47il est temps
00:34:47encore une fois
00:34:48d'essayer
00:34:49et je dis bien
00:34:49le tout c'est de commencer
00:34:50à trouver des solutions
00:34:51qui sont opérables
00:34:52et qui ne sont pas juste
00:34:53des déclarations d'intention
00:34:54avec des systèmes
00:34:55qui ne seraient pas opérables
00:34:56et pas robustes
00:34:58contre tous ceux
00:34:59qui vont dire
00:35:00on va vous demander
00:35:00votre identification
00:35:02on va vouloir tout fliquer
00:35:05non
00:35:05c'est pas le sujet
00:35:06le sujet
00:35:07c'est protéger
00:35:08vraiment nos enfants
00:35:09Vincent Lowe
00:35:10quel est le point
00:35:11dans les impacts
00:35:12sur les réseaux sociaux
00:35:12quel est le point
00:35:14quel élément
00:35:14le plus inquiétant
00:35:15le plus ravageur
00:35:16le plus tragique
00:35:17celui qui fait le plus
00:35:18de mal à la jeunesse
00:35:19c'est la communication
00:35:21d'idéaux nocifs
00:35:23d'images fallacieuses
00:35:24de fake
00:35:25alors
00:35:27le premier point
00:35:29il y a l'addiction
00:35:30l'addiction
00:35:31sur des images
00:35:34des vidéos
00:35:34qui font quelques secondes
00:35:35où vous scrollez
00:35:36en fait
00:35:37et vous devenez addict
00:35:38sur le fait
00:35:39de faire dérouler
00:35:40un menu déroulant
00:35:41où on va vous imposer
00:35:43un contenu
00:35:44qui est lié
00:35:45à ce que vous regardez
00:35:45d'habitude
00:35:46et ce qu'on veut
00:35:47vous imposer
00:35:47parce que bien sûr
00:35:48personne n'est derrière
00:35:50les algorithmes
00:35:50donc on va vous imposer
00:35:52la vision
00:35:52de certaines choses
00:35:53la deuxième problématique
00:35:54c'est la montée
00:35:55en puissance exponentielle
00:35:57de l'intelligence artificielle
00:35:59sur les contenus vidéo
00:36:00où vous pouvez faire dire
00:36:01tout et n'importe quoi
00:36:02à tout le monde
00:36:03que la création
00:36:04de contenu
00:36:04en fait
00:36:05est venue
00:36:06d'une telle facilité
00:36:07que n'importe quel
00:36:09petit groupe
00:36:10de pression
00:36:11peut créer un contenu
00:36:12qui va perturber
00:36:13la connaissance
00:36:16et le fait
00:36:17de s'informer
00:36:18pour nos jeunes
00:36:19je rappelle
00:36:20que nos jeunes
00:36:21surtout les très jeunes
00:36:22n'ont pas du tout
00:36:25la même façon
00:36:25de s'informer
00:36:26ils ne regardent pas
00:36:26la télé
00:36:27de la même façon
00:36:28ils vont chercher
00:36:30du contenu
00:36:31en fonction
00:36:31de ce qu'ils ont envie
00:36:33un peu de voir
00:36:34et les algorithmes
00:36:35les entraînent
00:36:37dans toujours plus
00:36:39d'un style de contenu
00:36:40donc
00:36:41à nous
00:36:43à nous
00:36:44de préserver
00:36:45nos enfants
00:36:45et encore une fois
00:36:47de trouver des solutions
00:36:48qui sont opérables
00:36:50pour autant
00:36:51comme vous le dites
00:36:51c'est une promesse
00:36:52du président de la république
00:36:53promesse de campagne électorale
00:36:54de 2022
00:36:55on est en 2026
00:36:57il a fallu
00:36:58il a fallu 4 ans
00:36:59vous me direz
00:37:00il y a peut-être
00:37:00eu d'autres priorités
00:37:01entre temps
00:37:01la dissolution
00:37:02et on sait
00:37:03les complications
00:37:04au niveau parlementaire
00:37:06est-ce que
00:37:08on aurait quand même pu
00:37:09on aurait vu les dégâts
00:37:10on aurait quand même pu
00:37:12s'en inquiéter avant
00:37:13qu'est-ce qui fait
00:37:13qu'il a fallu attendre 4 ans
00:37:14pour que cette mesure
00:37:15arrive sur le
00:37:16sur le bureau de l'assemblée
00:37:17je ne sais pas
00:37:19on a toujours peut-être
00:37:20mieux à faire
00:37:21il y a peut-être
00:37:22des urgences
00:37:22qui sont plus importantes
00:37:23je ne sais pas
00:37:23je ne suis pas là
00:37:24pour juger
00:37:24ce n'est pas moi
00:37:25qui suis aux manettes
00:37:26de tout ce gentil bazar
00:37:28ce que je constate
00:37:29juste aujourd'hui
00:37:30c'est que sur un sujet
00:37:32qui peut paraître simple
00:37:33qui est compliqué
00:37:33parce que tous les sujets
00:37:34peuvent paraître simples
00:37:35mais sont compliqués
00:37:36on n'est pas foutu
00:37:37de trouver une solution
00:37:38et moi j'ai envie de vous dire
00:37:39nos populations
00:37:40et nos électeurs
00:37:42et notre population
00:37:43à la fin nous jugera
00:37:44pour notre incapacité
00:37:45à résoudre des problèmes
00:37:46qui sont somme toute
00:37:47assez simples
00:37:48je suis désolé
00:37:48encore une fois
00:37:49on trouve une solution
00:37:50pour amener un label
00:37:52un label d'âge
00:37:55pour s'inscrire
00:37:56sur les réseaux sociaux
00:37:57on doit être en capacité
00:37:59aujourd'hui
00:38:00avec la technologie
00:38:01de trouver des solutions
00:38:02nos enfants nous accuseront
00:38:03nous sommes d'accord
00:38:04si nous ne faisons rien
00:38:05ma question était
00:38:05un petit peu
00:38:06entre guillemets
00:38:06sournoise
00:38:07est-ce que vous pensez
00:38:08qu'il y a des lobbies
00:38:09du côté des GAFAM
00:38:11qui auraient tendance
00:38:12à préférer
00:38:13qu'on reporte
00:38:14ce genre d'interdiction
00:38:15puisque je pense
00:38:15qu'accès des réseaux sociaux
00:38:17aux jeunes
00:38:18et aux mineurs
00:38:19il y a un impact
00:38:20économique et financier
00:38:21indéniablement
00:38:22oui mais je pense
00:38:24que les GAFAM
00:38:25ont aussi une image
00:38:27à défendre
00:38:28et que les GAFAM
00:38:29n'ont pas tout à fait
00:38:30intérêt
00:38:31à ce qu'on voit
00:38:32le pire
00:38:33chez eux
00:38:34qui va emmener
00:38:36notre société
00:38:36vers des positionnements
00:38:39de nos jeunes
00:38:40qui peuvent être
00:38:40très destructeurs
00:38:41vous savez
00:38:42on peut voir
00:38:43le côté à court terme
00:38:45de dire
00:38:45on augmente le flux
00:38:46on a un système
00:38:47qui marche super bien
00:38:48on a des supports
00:38:49publicitaires
00:38:50qui sont au rendez-vous
00:38:51et à la fin
00:38:51le truc se retourne
00:38:53contre toi
00:38:53et tu te retrouves
00:38:55submergé
00:38:56par une image
00:38:57qui deviendrait
00:38:58désastreuse
00:38:59on voit bien
00:38:59sur d'autres sujets
00:39:01les impacts
00:39:02chez Chine
00:39:04par exemple
00:39:04que vous avez tous vu
00:39:05de retrouver
00:39:06certaines poupées
00:39:07et qui attaquent
00:39:08l'image
00:39:08de la marque
00:39:10en fait
00:39:10donc vous voyez
00:39:11vous pouvez être
00:39:12très puissant
00:39:13et à la fin
00:39:13avoir des angles
00:39:14de fragilité
00:39:15qui apparaissent
00:39:17donc aujourd'hui
00:39:18les GAFAM n'ont pas
00:39:19intérêt
00:39:19là-dessus
00:39:21à ne pas être
00:39:24à la manœuvre
00:39:24et je peux vous dire
00:39:25moi j'ai rencontré
00:39:26les GAFAM
00:39:27qui sont dans
00:39:29des associations
00:39:29américaines
00:39:30pour justement
00:39:31préserver
00:39:31nos jeunes
00:39:34et nos enfants
00:39:34et ils sont aussi là
00:39:36pour amener
00:39:38du label
00:39:38sur l'intelligence
00:39:39artificielle
00:39:40c'est-à-dire que
00:39:41Google a réfléchi
00:39:42depuis très longtemps
00:39:43à labelliser
00:39:43les images
00:39:44pour pouvoir les reconnaître
00:39:45entre une vraie image
00:39:46et une fausse image
00:39:47vous voyez tout ce qui se passe
00:39:48aujourd'hui en Iran
00:39:49et aujourd'hui
00:39:50vous n'arrivez même plus
00:39:50à trier le vrai du faux
00:39:52et la difficulté
00:39:54en fait
00:39:54c'est d'avoir
00:39:54une caractérisation
00:39:55quand vous achetez
00:39:57un fromage de chèvre
00:39:59en Touraine
00:40:00il est haussé
00:40:01il a un label
00:40:02c'est parfaitement clair
00:40:03et aujourd'hui
00:40:04il faut qu'on labellise
00:40:05l'âge de nos enfants
00:40:06certaines images
00:40:08certaines vidéos
00:40:09certaines plateformes
00:40:11mettent directement
00:40:12que l'algorithme
00:40:14a repéré
00:40:15que la vidéo
00:40:17était issue
00:40:17de l'intelligence artificielle
00:40:18et nous restons
00:40:19très vigilants
00:40:19sur l'authenticité
00:40:20du Sainte-Mort
00:40:21de Touraine
00:40:22au Lécure
00:40:23un appel de régime
00:40:24contrôlée
00:40:24mon cher sénateur
00:40:25d'André Loire
00:40:25même problématique
00:40:27que pour tout à l'heure
00:40:27j'en parlais
00:40:28de l'introduction
00:40:29des voiles
00:40:30aux mineurs
00:40:31sur la voie publique
00:40:32quelle avait être
00:40:34la nuance
00:40:35est-ce que c'est facile
00:40:35à appliquer
00:40:36on décide que
00:40:37les mineurs
00:40:38n'ont plus accès
00:40:38aux réseaux sociaux
00:40:39donc 17-18 ans
00:40:41quelle est la logistique
00:40:42quel est le logiciel
00:40:43qui peut remettre
00:40:44à faire la part des choses
00:40:45et de s'assurer
00:40:46que cette loi
00:40:46est appliquée
00:40:47et applicable
00:40:47le logiciel
00:40:50il est simple
00:40:50il n'est pas aux plateformes
00:40:52d'avoir les données
00:40:53personnelles
00:40:53de nos enfants
00:40:54notamment de style
00:40:55passeport
00:40:57ou carte d'identité
00:40:58c'est à l'état
00:40:59d'amener un label
00:41:00c'est-à-dire que
00:41:01sur une personnalité
00:41:03il a un label
00:41:04un certificat
00:41:05inviolable
00:41:06qui ne détient pas
00:41:06les données
00:41:07et qui permettent
00:41:08de labelliser la personne
00:41:09comme étant majeur
00:41:10pour pouvoir accéder
00:41:11au contenu
00:41:13et aux plateformes
00:41:14après
00:41:15toute la difficulté
00:41:17encore une fois
00:41:17c'est d'accepter
00:41:19la technologie
00:41:20c'est-à-dire que
00:41:21moi je veux bien
00:41:24qu'on soit
00:41:25très
00:41:25très à cheval
00:41:27sur nos grands principes
00:41:28mais notamment
00:41:28à la CNIL
00:41:29aujourd'hui
00:41:30votre téléphone
00:41:31voit votre visage
00:41:32en permanence
00:41:32parce que vous pouvez
00:41:34très bien
00:41:35faire ouvrir
00:41:36votre ordinateur
00:41:37par votre papa
00:41:37qui vous laisse
00:41:38la session ouverte
00:41:39et vous avez accès
00:41:40à toutes
00:41:41les choses
00:41:42aujourd'hui
00:41:43le contrôle
00:41:44quasi direct
00:41:45de la personne
00:41:46qui est devant
00:41:46un téléphone
00:41:49se fait
00:41:49de façon
00:41:50visuelle
00:41:52on peut contrôler
00:41:53l'identité
00:41:54donc je pense
00:41:54qu'il ne faut pas
00:41:55qu'on se mette
00:41:56de limites
00:41:56sur l'utilisation
00:41:57de la technologie
00:41:58sous prétexte
00:41:59de vouloir protéger
00:42:00les données personnelles
00:42:01alors que vous savez
00:42:02très bien
00:42:02moi je faisais
00:42:04une recherche
00:42:04sur Google
00:42:05et automatiquement
00:42:06ma page Facebook
00:42:07une heure après
00:42:08m'a porté
00:42:09la publicité
00:42:10qui allait bien
00:42:10de ma recherche Google
00:42:11qui n'avait rien à voir
00:42:12et qui était sur mon ordinateur
00:42:14Vincent Lou
00:42:14est-ce que vous sentez
00:42:15un consensus républicain
00:42:16sur ce projet de loi
00:42:17qui dépasse les clivages partisans
00:42:18est-ce qu'on pensait
00:42:19qu'il y a une vraie conscience
00:42:20au niveau du Parlement
00:42:21des députés
00:42:22et des sénateurs
00:42:22sur le fait
00:42:23qu'il faut aboutir
00:42:24à une mesure efficace
00:42:25et rapide ?
00:42:26Non bah bien sûr
00:42:26bien sûr
00:42:27alors là
00:42:28j'ai envie de vous dire
00:42:29si on n'est pas foutu
00:42:30de trouver un consensus
00:42:31pour protéger nos enfants
00:42:33
00:42:33la démocratie parlementaire
00:42:35sera encore plus atteinte
00:42:36que ce que je crois
00:42:37donc
00:42:38bien sûr
00:42:40des propositions de loi
00:42:41ont été faites
00:42:42je pense qu'il faut
00:42:42qu'on trouve un atterrissage
00:42:44sur la façon de le faire
00:42:45et encore une fois
00:42:46là on n'est pas
00:42:48sur un sujet clivant
00:42:49comme la fin de vie
00:42:49notamment
00:42:50donc oui
00:42:51j'espère que là
00:42:51on va avoir la raison
00:42:53qui va l'emporter
00:42:53pour les enfants
00:42:56Les sujets sont nombreux
00:42:57qui rassemblent
00:42:57les députés
00:42:58et les sénateurs
00:42:59en ce moment
00:42:59sur l'intérêt de la France
00:43:00Merci Vincent Lou
00:43:01d'avoir été avec nous
00:43:02vous restez sur Sud Radio
00:43:03je vais recevoir
00:43:04Stéphane Bruno
00:43:05qui est le bureau
00:43:07Stéphane Bureau
00:43:08et pas Bruno
00:43:09Stéphane Bureau
00:43:10journaliste québécois
00:43:12canadien
00:43:12il est bien placé
00:43:13pour savoir
00:43:14quels sont les enjeux
00:43:15entre l'Europe
00:43:16et les Etats-Unis
00:43:16est-ce que M. Trump
00:43:17et M. Macron
00:43:19entretiennent des relations
00:43:20saines
00:43:21est-ce qu'il faut tenir tête
00:43:22à l'impérialisme yankee
00:43:24et est-ce que le Canadien français
00:43:26a son mot à dire
00:43:27et comment il vive la situation
00:43:28vous restez avec nous
00:43:29vous appelez Emmanuel Galasso
00:43:30au 0826 300 300
00:43:32il attend vos questions
00:43:33et Stéphane Bureau
00:43:35se fera une joie
00:43:36et une passion
00:43:38de vous y répondre
00:43:38avec la pertinence
00:43:39qui est la sienne
00:43:40à tout de suite
00:43:40En ce lundi 26 janvier
00:43:52il est 13h03
00:43:52et Péric Olegas
00:43:54reçoit
00:43:54avec grand bonheur
00:43:56et beaucoup de respect
00:43:57notre confrère
00:43:59et collègue quelque part
00:44:00Stéphane Bureau
00:44:01journaliste québécois
00:44:02donc canadien français
00:44:04donc québécois
00:44:05créateur du podcast
00:44:07Contact
00:44:08Stéphane Bureau
00:44:10je rappelle que vous êtes
00:44:11un journaliste
00:44:12très expérimenté
00:44:13que vous avez été
00:44:13correspondant de Radio-Canada
00:44:15aux Etats-Unis
00:44:16à Texan
00:44:16en Arizona
00:44:17ensuite vous êtes venu
00:44:19en Europe
00:44:20vous êtes donc
00:44:21un observateur
00:44:22habilité
00:44:23et patenté
00:44:23sur les liens
00:44:24entre l'Europe
00:44:25et l'Amérique
00:44:25entre la France
00:44:26et les Etats-Unis
00:44:27entre le président Trump
00:44:29et le président Macron
00:44:30évidemment vos avis
00:44:31seront recueillis
00:44:32avec beaucoup d'intérêt
00:44:34et je sais que vous êtes
00:44:35comme dans cette émission
00:44:36et comme dans cette antenne
00:44:37un adepte du Parlez-Vrai
00:44:38ce qui vous a prouvé
00:44:39mon maître Jean-François Cannes
00:44:41dont je faisais l'éloge
00:44:42vendredi dernier
00:44:43était aussi un des
00:44:45j'allais dire
00:44:46un des confidents
00:44:47de Radio-Canada
00:44:48avec qui j'ai souvent collaboré
00:44:50et il me disait
00:44:51c'est une radio
00:44:51où on peut dire
00:44:52les choses librement
00:44:53et on peut dire
00:44:54les choses totalement
00:44:55bien entendu
00:44:56vous nous appelez
00:44:56chers auditeurs
00:44:57au 0 826 300 300
00:45:00Emmanuel Galasso
00:45:01va recueillir vos appels
00:45:02et je ne doute pas
00:45:03un seul instant
00:45:04que l'échange
00:45:04que je vais avoir
00:45:05avec Stéphane Bureau
00:45:06vous incitera à réagir
00:45:08soit pour donner votre avis
00:45:09soit pour poser une question
00:45:10car nous allons approcher
00:45:11cette actualité
00:45:13qui nous tourmente
00:45:14qui nous perturbe
00:45:15depuis plusieurs semaines
00:45:16pour ne pas dire plusieurs mois
00:45:17avec
00:45:17entre guillemets
00:45:19compatriotes
00:45:20c'est un français de culture
00:45:21même si sur un autre continent
00:45:23il est important pour nous
00:45:24Stéphane Bureau
00:45:25de savoir
00:45:25qu'est-ce que l'on pense
00:45:27au Québec
00:45:27vous êtes originaire de Montréal
00:45:29vous n'habitez plus Québec
00:45:30mais vous êtes québécois
00:45:31qu'est-ce que l'on pense
00:45:32de ce côté
00:45:33de l'Atlantique
00:45:34de cette belle province
00:45:35de culture française
00:45:35qu'est-ce que l'on pense
00:45:36de la France
00:45:37qu'est-ce que l'on pense
00:45:38de l'Europe
00:45:38est-ce que vous êtes vous aussi
00:45:39inquiet sur ce qui est en train
00:45:40de se passer
00:45:41sur cette planète
00:45:42inquiet
00:45:43rarement en fait
00:45:45je suis plutôt optimiste
00:45:46et je pense que nous vivons
00:45:47c'est le titre d'ailleurs
00:45:48d'un plateau que j'anime
00:45:49à la télé publique au Canada
00:45:50nous vivons une époque formidable
00:45:52elle est hors gabarit
00:45:53je ne pensais jamais
00:45:55être aux premières loges
00:45:56de quelque chose
00:45:57d'aussi intéressant
00:45:58et évidemment
00:45:59un peu anxiogène
00:46:00alors ce qu'on pense
00:46:02alors d'abord
00:46:02il n'y a pas de on
00:46:03la pensée aujourd'hui
00:46:05est éclatée
00:46:05les opinions sont éclatées
00:46:07sinon souvent polarisées
00:46:08on le voit avec l'affaire Trump
00:46:09on le voit en France aussi
00:46:10tout est polarisé
00:46:12c'est vrai aussi du Québec
00:46:13c'est-à-dire que nous avons
00:46:14souvent des visions
00:46:15irréconciliables des choses
00:46:17alors il y a
00:46:18naturellement
00:46:19pour ce qui est de la France
00:46:20une place particulière
00:46:21au cœur des Québécois
00:46:22ou dans le cœur des Québécois
00:46:23c'est
00:46:24alors j'aime pas
00:46:25la mère patrie
00:46:26même si historiquement
00:46:27c'est vrai
00:46:27parce qu'on est aujourd'hui
00:46:28bien plus nord-américain
00:46:30que nous ne sommes français
00:46:31et j'aime aussi dire
00:46:32que nous sommes divisés
00:46:33par une langue commune
00:46:34on parle la même langue
00:46:35mais pas tout à fait
00:46:36et donc
00:46:38il y a cet espace français
00:46:39qui existe
00:46:40dans notre fantasmagorie
00:46:41on aime ce pays
00:46:42on y vient d'ailleurs
00:46:43beaucoup
00:46:44pour le visiter
00:46:45en vacances
00:46:45parce qu'on a de la famille
00:46:46parce qu'aujourd'hui
00:46:48les français sont aussi
00:46:49très présents
00:46:50chez nous au Québec
00:46:50vous le savez probablement
00:46:51c'est une costaude communauté
00:46:54d'expatriés français
00:46:55qui vivent pour l'essentiel
00:46:56à Montréal
00:46:57mais ailleurs
00:46:57donc une opinion
00:46:59très favorable évidemment
00:47:00on suit la politique française
00:47:02à distance
00:47:02beaucoup moins
00:47:03que la politique américaine
00:47:04qui est aujourd'hui
00:47:05devenue
00:47:06alors vous me pardonnerez
00:47:07ce vilain mot
00:47:08que je n'aime pas
00:47:08et qui est un anglicisme
00:47:09c'est devenue
00:47:10la politique domestique
00:47:11c'est vraiment
00:47:14ce qui se passe
00:47:14en ce moment au Québec
00:47:15les Québécois
00:47:16les Canadiens
00:47:17suivent la politique américaine
00:47:19comme si c'était
00:47:19non seulement
00:47:20une extension de la leur
00:47:21mais comme si
00:47:22elle précédait
00:47:23leur politique
00:47:23parce que c'est passionnant
00:47:25évidemment
00:47:25parce que c'est inquiétant
00:47:27parce qu'on est tous
00:47:29à se demander
00:47:29ce que sera le prochain chapitre
00:47:31et ce prochain chapitre
00:47:32pourrait-il être
00:47:33bienvenu
00:47:34au menu
00:47:35des américains
00:47:36parce que c'est la crainte
00:47:37de tous les Canadiens
00:47:37d'être avalés
00:47:38alors je ne crois pas moi
00:47:40à l'idée
00:47:40que les États-Unis
00:47:42ne fassent jamais
00:47:42main basse
00:47:43sur le Canada
00:47:44mais on s'en parlait
00:47:45je pense rapidement
00:47:46jeudi
00:47:47vous et moi
00:47:47la déstabilisation
00:47:50la fragilisation
00:47:51du pays
00:47:52c'est certainement
00:47:53inscrit quelque part
00:47:54dans le livre
00:47:57de M. Trump
00:47:57avec deux cibles
00:47:58le Québec
00:47:59parce qu'il y a une ambition
00:48:01vous le savez
00:48:01vers la souveraineté
00:48:02vers l'indépendance
00:48:03et c'est de nouveau
00:48:04au programme au Québec
00:48:05ça sera inscrit probablement
00:48:06dans notre actualité prochaine
00:48:08mais il y a aussi
00:48:09des mouvements
00:48:10ne vous faites pas
00:48:10toutes les missions
00:48:10en 10 minutes
00:48:11vous avez balayé
00:48:126 chapitres d'un coup
00:48:13et c'est votre talent
00:48:15et votre embêtant
00:48:16c'est parfait
00:48:17que vous l'ayez
00:48:18mais j'allais vous dire
00:48:18les Albertains aussi
00:48:19aujourd'hui
00:48:19parce qu'on l'oublie
00:48:20ont cette envie
00:48:22d'indépendance
00:48:23et le secrétaire
00:48:24au Trésor
00:48:24Scott Besant
00:48:25a soufflé
00:48:26sur les braises
00:48:26de l'indépendantisme
00:48:28albertain
00:48:29ce qui est très surprenant
00:48:30mais à ne pas
00:48:31je dirais décorréler
00:48:32du discours
00:48:33de Marc Carnet
00:48:34la semaine dernière
00:48:35qui a beaucoup déplu
00:48:36à M. Trump
00:48:37moins qu'à Saskatchewan
00:48:38peut-être
00:48:39ou dans l'Ontario
00:48:39vous voyez comme quoi
00:48:40chaque État canadien
00:48:41a aussi ses particularités
00:48:42ses provinces
00:48:43il y a vraiment
00:48:44un mouvement
00:48:45une volonté
00:48:47pour une partie
00:48:48non négligeable
00:48:49de la population
00:48:49en Alberta
00:48:50de faire ces sessions
00:48:51parce qu'ils sont
00:48:52très différents
00:48:53des autres Canadiens
00:48:54Alors Stéphane Mureau
00:48:55vous faites allusion
00:48:56à ce particularisme
00:48:58québécois
00:48:58qui sont
00:48:59vos concitoyens
00:49:00vos compatriotes
00:49:01sont de culture française
00:49:02et sociologiquement
00:49:03évidemment des américains
00:49:04avec une très forte influence
00:49:05bien entendu des Etats-Unis
00:49:06et d'ailleurs
00:49:07lorsque nous nous rencontrons
00:49:08on voyait bien
00:49:09que vous avez des mœurs
00:49:09américaines
00:49:10sur le plan alimentaire
00:49:11voilà
00:49:12et en même temps
00:49:13vous avez un fonds
00:49:14culturel français
00:49:15qui vous fait raisonner
00:49:15un peu différemment
00:49:16de quelqu'un
00:49:18de l'Utah
00:49:20de l'Alabama
00:49:20ou de l'Ontario
00:49:21ou de l'Ontario
00:49:23je me souviens
00:49:25qu'à un moment donné
00:49:25il y a eu
00:49:26des politiciens québécois
00:49:27qui avaient proposé
00:49:28leur attachement
00:49:29du Québec
00:49:30tout seul
00:49:30qui deviennent
00:49:32le 50ème État
00:49:32ils n'étaient pas majoritaires
00:49:33mais il y a eu
00:49:34cette idée à un moment donné
00:49:35est-ce que le Québec
00:49:36intégrerait les Etats-Unis
00:49:37pour devenir non plus
00:49:38une province
00:49:38mais un État
00:49:39mais si on remonte
00:49:40loin en arrière
00:49:41Benjamin Franklin
00:49:41un des pères
00:49:43de l'indépendance
00:49:44a courtisé
00:49:45le Québec
00:49:46en 1770
00:49:49et espérait
00:49:51que nous nous joignions
00:49:52aux 13 colonies
00:49:54ce n'est pas arrivé
00:49:55il y avait une église
00:49:56qui était très réfractaire
00:49:58et puis
00:49:59le fait que nous soyons
00:50:00francophones
00:50:00a fait la différence
00:50:01c'est-à-dire que
00:50:01nous ne voulions pas travailler
00:50:02je faisais allusion
00:50:03évidemment au grand
00:50:04Benjamin Franklin
00:50:04n'oublions pas
00:50:05que le destin des Etats-Unis
00:50:06depuis 1776
00:50:07avec le marquis de Lafayette
00:50:08est étroitement lié
00:50:09à l'histoire de France
00:50:11et peut-être un jour
00:50:11pourra-t-on retrouver
00:50:13cette cohésion
00:50:14et cette amitié si forte
00:50:15Stéphane Bureau
00:50:17aujourd'hui nous sommes
00:50:18dans un moment de tension
00:50:20entre le bloc américain
00:50:21le président Trump
00:50:22le Premier ministre canadien
00:50:24a fait une déclaration
00:50:25extrêmement courageuse
00:50:26qui lui a valu l'exclusion
00:50:27d'ailleurs de ce club
00:50:29de la paix
00:50:30prévu par M. Trump
00:50:31il a fait preuve
00:50:32d'insolence
00:50:32et d'insoumission
00:50:34est-ce que cette déclaration
00:50:35est à votre avis
00:50:37dans la juste voie
00:50:39d'une position équilibrée
00:50:40entre le rapport
00:50:41entre les Etats-Unis
00:50:42et l'Europe
00:50:42et la situation du Canada
00:50:44au sein du continent américain
00:50:45sinon que c'était
00:50:46un appel à l'Europe
00:50:47il y a tout ce qu'il a appelé
00:50:49les puissances moyennes
00:50:50à s'unir
00:50:50pour être capable
00:50:51de résister
00:50:52aux hégémonies
00:50:54d'aujourd'hui
00:50:54à ces superpuissances
00:50:56qui n'ont plus aucun complexe
00:50:57que ça soit
00:50:58la superpuissance chinoise
00:50:59russe
00:51:00ou américaine
00:51:01qui était
00:51:02nous le pensions
00:51:03alliées
00:51:03mais qui évidemment
00:51:04a des intérêts aujourd'hui
00:51:06qui sont présentées
00:51:08de manière plus transparente
00:51:09parce que les américains
00:51:10ont dit aujourd'hui
00:51:11la règle du droit international
00:51:13a été violée
00:51:14foulée au pied
00:51:15par les américains
00:51:16je dis ils le font
00:51:17depuis 75 ans
00:51:18absolument
00:51:19mais en maquillant
00:51:20les apparences
00:51:20quand on a bombardé
00:51:22le Cambodge
00:51:23sans jamais lui avoir
00:51:23déclaré la guerre
00:51:24alors là il y a eu
00:51:25beaucoup
00:51:26beaucoup de monde
00:51:26parce qu'aujourd'hui
00:51:27il proclame ça
00:51:28avant c'était dit
00:51:29alors c'est la différence
00:51:31comme dans les rues
00:51:32de Ménéapolis
00:51:32c'est aussi la différence
00:51:33en d'autres temps
00:51:34une bavure
00:51:35alors est-ce que c'est
00:51:35vraiment une bavure
00:51:36est-ce que c'est choisi
00:51:37d'une certaine façon
00:51:38ce genre de réaction
00:51:39mais on aurait
00:51:40à tout le moins
00:51:40de temporiser
00:51:41on aurait dit
00:51:41écoutez
00:51:42il faut ce qu'il faut
00:51:43c'est tendu
00:51:44l'objectif évidemment
00:51:45est de renvoyer
00:51:46chez eux
00:51:47ces gens qui n'ont pas
00:51:48vocation à vivre
00:51:48aux Etats-Unis
00:51:49mais c'est inadmissible
00:51:50ce qui s'est passé
00:51:50or aujourd'hui
00:51:51dans le théâtre politique
00:51:52qui est mis en scène
00:51:53par Donald Trump
00:51:54non ce n'est pas
00:51:55ce n'est pas un problème
00:51:56c'est au contraire
00:51:57la démonstration
00:51:58violente
00:51:59mais de la volonté
00:52:01implacable
00:52:02de l'administration
00:52:03je reviens à ce que
00:52:04Carnet a dit
00:52:05fini la période
00:52:07de transition
00:52:07que nous croyons vivre
00:52:09nous sommes en rupture
00:52:10alors rupture avec quoi
00:52:12c'est là que je pose
00:52:13la question
00:52:13est-ce que réellement
00:52:14Trump est une rupture
00:52:15il en est une
00:52:17sur le côté
00:52:18encore une fois
00:52:18transparent
00:52:19il fait des choses
00:52:20que les Américains
00:52:21en d'autres temps ont fait
00:52:22mais espéraient
00:52:23ou arrivaient
00:52:23à maquiller
00:52:24et avec beaucoup plus
00:52:25d'outrecuidance
00:52:26et une gourmandise
00:52:27qu'est-ce qu'on reproche
00:52:29entre autres à Trump
00:52:30quand il se présente
00:52:30à Davos
00:52:31il parle au GATA
00:52:33de la finance internationale
00:52:35de la même manière
00:52:36que s'il y avait été
00:52:36à un meeting politique
00:52:37au Wisconsin
00:52:38mêmes éléments de langage
00:52:39mêmes obsessions
00:52:41il ne fait aucune différence
00:52:42parce qu'en tout temps
00:52:43il ne parle qu'à ses électeurs
00:52:45à ce plancher
00:52:46béton
00:52:47à ses clients
00:52:48j'allais dire
00:52:48à ses clients
00:52:49c'est un business man
00:52:50tout à fait
00:52:51il les respecte
00:52:52il sait comment leur parler
00:52:53c'est 40-41%
00:52:54d'appui indéfectible
00:52:55alors imaginez aujourd'hui
00:52:57Emmanuel Macron
00:52:58qui regarde son vis-à-vis américain
00:53:00qui était à quoi
00:53:0114, 15, 16%
00:53:03dans les sondages
00:53:03François Hollande
00:53:04guerre fait mieux
00:53:05était lui aussi
00:53:06allé très très très bas
00:53:07dans les sondages
00:53:08quoi qu'il fasse
00:53:09Trump est à peu près
00:53:10à 40-41%
00:53:11c'est extrêmement frustrant
00:53:13de le disqualifier
00:53:14c'est que
00:53:14Donald Trump
00:53:16est conscient
00:53:16de son quota électoral
00:53:17alors qu'Emmanuel Macron
00:53:18pense qu'il en a
00:53:1951
00:53:20alors qu'il en a
00:53:21à peine 20
00:53:21voilà
00:53:22c'est la différence
00:53:23qui les séparera
00:53:25c'est peut-être pour ça
00:53:25qu'il porte des verres fumés
00:53:26pour teinter sa réalité
00:53:28des rébales en plus
00:53:29Stéphane Bureau
00:53:31est-ce que
00:53:32vous considérez
00:53:33que l'Europe
00:53:33la France
00:53:35il y a eu un temps
00:53:36de sidération
00:53:36par rapport au comportement
00:53:37de la mairie
00:53:38de Donald Trump
00:53:39tout d'un coup
00:53:40il y a un sursis
00:53:41une prise de conscience
00:53:42c'est tardif
00:53:43ou c'était normal
00:53:44que ça prenne du temps
00:53:44parce qu'on est habitué
00:53:45à cette complicité
00:53:46atlantiste
00:53:47et là tout d'un coup
00:53:48il y a une fracture
00:53:48c'est plus notre ami
00:53:49c'est plus notre alli
00:53:50c'est plus notre protecteur
00:53:51vous pensez que
00:53:52ça a mis du temps
00:53:52à se mettre en place
00:53:53qu'il y a eu un délai
00:53:55un retard au démarrage
00:53:56alors je vais
00:53:57probablement provoquer
00:53:58plusieurs de vos auditeurs
00:53:59mais je ne sais pas
00:54:00si ça s'est mis en place
00:54:01c'est-à-dire qu'on s'est tous
00:54:03réjouis la semaine dernière
00:54:04de ce qu'il avait
00:54:05rétropédalé
00:54:07qu'il y avait une reculade
00:54:08or on ne sait pas
00:54:12parce qu'il a réussi une chose
00:54:13certainement
00:54:14c'est monopoliser
00:54:15toutes les conversations
00:54:15faire en sorte qu'à Davos
00:54:17il n'y en ait que
00:54:17pour le Groenland
00:54:18et un peu pour l'Ukraine
00:54:19d'ailleurs à l'invitation
00:54:21du président
00:54:21parce que Zelensky
00:54:22ne devait pas y apparaître
00:54:23donc on s'est tous dit
00:54:25ben ça y est
00:54:26on a fait front
00:54:26on a parlé d'une voix
00:54:27on a un peu roulé
00:54:29les mécaniques
00:54:29et il a vu
00:54:31il a vu de quoi
00:54:31on était capable
00:54:32il a reculé
00:54:34alors je ne suis pas
00:54:35absolument certain
00:54:36qu'il ait reculé
00:54:37sur la foi
00:54:37de ce que nous ayons
00:54:38serré les coudes
00:54:39alors évidemment
00:54:40l'idée qu'on est
00:54:41suspendu
00:54:42à Bruxelles
00:54:43le traité
00:54:44qui avait été signé
00:54:45sur lequel on s'était
00:54:46entendu l'été dernier
00:54:47de commerce
00:54:49entre les Etats-Unis
00:54:49et l'Union Européenne
00:54:50c'est un peu vexatoire
00:54:52parce que c'était
00:54:52très très favorable
00:54:53aux Etats-Unis
00:54:54à telle enseigne
00:54:55que le Rassemblement
00:54:56national
00:54:57Jordan Bardella
00:54:57est monté au créneau
00:54:58en disant
00:54:59ce traité
00:55:01heureusement
00:55:01nous l'avons déchiré
00:55:03traité de servitude
00:55:05comment il était décrit
00:55:07tout à fait
00:55:08alors donc
00:55:09il y a probablement
00:55:10quelque chose
00:55:10qui a peut-être
00:55:11un peu surpris
00:55:11les Américains
00:55:12mais je ne pense pas
00:55:14que la riposte concertée
00:55:16le discours de Macron
00:55:18ou de Carnet
00:55:19ait franchement
00:55:20fait peur
00:55:20à Trump
00:55:21parce qu'on compare
00:55:22la réponse des Européens
00:55:23à celle des Chinois
00:55:24or les Chinois
00:55:25ne pèsent pas
00:55:26de la même manière
00:55:27sur le destin
00:55:27des Américains
00:55:28que les Européens
00:55:29ça ne veut pas dire
00:55:29qu'on ne pourrait pas le faire
00:55:30mais à cause
00:55:31des terres rares
00:55:32à cause de cette vulnérabilité
00:55:34extrême
00:55:35pour les prochaines années
00:55:36oui les Chinois
00:55:37les Chinois ont fait plier
00:55:37mais remarquez la différence
00:55:40remarquez la différence
00:55:41les Chinois n'ont jamais rien dit
00:55:42ne se sont absolument pas
00:55:44vantés de leur succès
00:55:44on continue à en parler
00:55:46je reçois Stéphane Bureau
00:55:47vous avez vu l'échange
00:55:48la ferveur de ce journaliste
00:55:50la pertinence de ses propos
00:55:51vous nous appelez
00:55:52au 0 826 300 300
00:55:54quelle que soit votre question
00:55:55vous imaginez bien
00:55:56cette thématique vous passionne
00:55:57relations internationales
00:55:58l'Europe
00:55:59la France
00:55:59les Etats-Unis
00:56:00Trump
00:56:00Macron
00:56:01quelle que soit votre idée
00:56:02ou si vous avez quelque chose à dire
00:56:03appelez-nous au 0 826 300 300
00:56:06Stéphane Bureau
00:56:07répondra à votre intervention
00:56:08vous êtes sur Sud Radio
00:56:09à tout de suite
00:56:10vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:16et moi je suis très bien
00:56:17parce que je reçois Stéphane Bureau
00:56:19Stéphane
00:56:20en fait le E a été retiré
00:56:22le jour du matin
00:56:23parce que des gens m'ont dit
00:56:24non on dit Stéphane
00:56:25non c'est bien Stéphane
00:56:25non c'est ma mère
00:56:26qui a réalisé
00:56:27que nous étions trop nombreux
00:56:28de Stéphane en 1964
00:56:29et donc a retiré le E
00:56:31et j'ai été baptisé
00:56:32S-T-E-P-H-A-N
00:56:34c'est vrai que c'est un prénom
00:56:35qui vient bien à la culture
00:56:36anglo-saxonne
00:56:36il y en a
00:56:37et qui est totalement français
00:56:38je rappelle que c'est une évolution
00:56:39du mot Etienne
00:56:40tout à fait
00:56:41donc
00:56:44M. Bureau
00:56:45vous représentez ici
00:56:46l'intelligence
00:56:48québécoise
00:56:50l'observation
00:56:52nord-américaine
00:56:53de ce vieux continent
00:56:54vous vous souvenez
00:56:55des discours
00:56:56de Dominique de Villepin
00:56:56ce vieux continent
00:56:57oui le vieux continent
00:56:58qui est un petit peu
00:56:58en souffrance
00:56:59avec le grand allié
00:57:01avec le grand frère
00:57:02américain
00:57:03qu'il a toujours protégé
00:57:05et là
00:57:06M. Trump
00:57:06nous tape sur les doigts
00:57:07avec des échanges
00:57:08un petit peu viriles
00:57:09quelques fois
00:57:09avec nos chefs d'État
00:57:10notamment le président de la République
00:57:11on disait tout à l'heure
00:57:13oui vous dites
00:57:13non seulement
00:57:14il y a eu un retard au démarrage
00:57:15mais y a-t-il eu seulement
00:57:16un retard
00:57:17vous êtes en train
00:57:18de dire
00:57:19Stéphane Bureau
00:57:20que pour l'instant
00:57:21l'Europe et la France
00:57:22n'ont pas réagi
00:57:23à l'aune de ce qu'elles auraient dû faire
00:57:25par rapport
00:57:26au comportement
00:57:27ou que
00:57:27non je dis surtout
00:57:28que pour l'instant
00:57:29cette petite réaction
00:57:30donne à l'Europe
00:57:31l'impression
00:57:32d'avoir fait peur à Trump
00:57:33j'en suis pas absolument convaincu
00:57:35et s'il a
00:57:36changé apparemment
00:57:38d'opinion
00:57:38sur la question du Groenland
00:57:39jeudi
00:57:40quand il s'est présenté
00:57:41à Davos
00:57:42je ne pense pas
00:57:43que ça soit
00:57:43parce que
00:57:44les Européens
00:57:45M. Macron en tête
00:57:46et ou
00:57:46le premier ministre canadien
00:57:48carné
00:57:49a dit
00:57:50non c'est terminé
00:57:52nous allons nous tenir debout
00:57:53on se rassure comme on peut
00:57:54on se rassure comme on peut
00:57:55alors tant mieux
00:57:55mais tant mieux
00:57:56nous n'avons que le verbe
00:57:57pour l'instant
00:57:58on ne va pas envoyer
00:57:59et c'est un peu le souci
00:58:00c'est ce que dénonce d'ailleurs Trump
00:58:01et ce que faisait
00:58:02avec une certaine arrogance
00:58:03disons-le
00:58:04le secrétaire au Trésor
00:58:05Besant
00:58:05en disant
00:58:06M. Macron
00:58:08avant d'essayer
00:58:09de nous épouvanter
00:58:10s'il vous plaît
00:58:10d'abord peut-être
00:58:11vous vous assurez
00:58:11que vous ayez un budget
00:58:12chez vous
00:58:13puis ensuite les Européens
00:58:15vous partirez peut-être
00:58:16en comité décidé
00:58:17de ce que vous ferez
00:58:18et vous reviendrez
00:58:19dans combien de semaines
00:58:20de mois ou d'années
00:58:21avec une solution
00:58:21effectivement c'est très ironique
00:58:23mais ils mettent le doigt
00:58:25sur quelque chose
00:58:25c'est-à-dire
00:58:26le grand talent
00:58:28à dire les choses
00:58:29mais les gestes
00:58:31qui souvent
00:58:32se font attendre
00:58:33Stéphane Bureau
00:58:33vous vous souvenez
00:58:34de la déclaration
00:58:34du vice-président américain
00:58:36Vince à Munich
00:58:37il vient nous donner
00:58:37une leçon
00:58:38de morale éthique
00:58:40politique
00:58:40quelquefois
00:58:42à juste titre
00:58:42il y a peut-être
00:58:43des points qu'il a soulevés
00:58:44qui sont légitimes
00:58:45qui méritaient de le signaler
00:58:46pour autant
00:58:47c'est quand même
00:58:48l'Europe est en train
00:58:50de renier
00:58:50ces serments
00:58:51ces valeurs
00:58:52c'est nous les américains
00:58:53qui sont les porteurs
00:58:54de la libérité
00:58:55de la égalité
00:58:56de la fraternité
00:58:57hallucinant
00:58:57d'ailleurs ça avait fait scandale
00:58:59ça avait traumatisé
00:58:59la classe politique
00:59:00alors je pense que
00:59:01sur la question par exemple
00:59:03de la liberté d'expression
00:59:04ils tenaient quelque chose
00:59:05le problème
00:59:06c'est qu'ils sont en train
00:59:07de faire la démonstration
00:59:08de leur côté
00:59:08qu'ils n'y croient pas davantage
00:59:10c'est-à-dire qu'ils ont longtemps
00:59:11au cœur de la promesse
00:59:13de Donald Trump
00:59:13c'était de libérer la parole
00:59:14et de dire
00:59:15cette liberté d'expression
00:59:16qui est menacée
00:59:16et je crois qu'ils avaient raison
00:59:18il faut la protéger
00:59:19or aujourd'hui
00:59:20ils la battent en brèche
00:59:22de leur côté
00:59:22c'est-à-dire que
00:59:23la liberté d'expression
00:59:24est toujours à géométrie variable
00:59:25selon que le point de vue exprimé
00:59:27fait notre affaire ou non
00:59:28et en ce moment
00:59:29les américains
00:59:30Trump
00:59:30n'est pas parfaitement favorable
00:59:32à la liberté d'expression
00:59:33quand ce qui est dit
00:59:35lui déplaît
00:59:35c'est une valeur
00:59:36philosophique
00:59:37c'est une valeur fondamentale
00:59:39alors c'était
00:59:40vrai dans leur discours d'hier
00:59:42aujourd'hui
00:59:43je le répète
00:59:44elle est à géométrie variable
00:59:45quand ce qui est dit
00:59:47en phase 2
00:59:47ne fait pas leur affaire
00:59:48ils veulent les faire taire
00:59:49ce sont des radicaux
00:59:50d'extrême gauche
00:59:51toute personne
00:59:52qui ne pense pas comme eux
00:59:52c'est malheureux
00:59:55et débile
00:59:55mais quand il est venu
00:59:56faire la leçon aux Européens
00:59:58je pense qu'il avait raison
00:59:59de le faire
00:59:59et je pense qu'on tient
01:00:00pour acquis ici
01:00:01quelque chose
01:00:02qui s'appelle
01:00:02la liberté d'expression
01:00:03et qui pour autant
01:00:04n'est pas toujours
01:00:06dans les faits avérés
01:00:07Stéphane Burussa
01:00:08a ouvert un débat
01:00:09constructif et passionnant
01:00:10sur les thèmes
01:00:11qu'il a soulevés
01:00:12et celui de la civilisation
01:00:13qu'est-ce que c'est
01:00:14qu'une civilisation
01:00:14J'ai besoin que vous me disiez
01:00:16c'est une question
01:00:18je ne vais pas dire
01:00:19qui me hante
01:00:19mais qui traverse
01:00:20beaucoup nos esprits
01:00:21est-ce que
01:00:21les citoyens
01:00:23du nord américain
01:00:25toutes nations confondues
01:00:26le Canada
01:00:27les Etats-Unis
01:00:29est-ce que dans cette société
01:00:30dans cette sociologie
01:00:31il y a des gens
01:00:32qui considèrent
01:00:32que les gars-femmes
01:00:33alors que c'est le territoire
01:00:34d'origine
01:00:34les gars-femmes sont un danger
01:00:36pour le libéralisme
01:00:37pour la liberté
01:00:38cette espèce de mainmise
01:00:40d'une forme de capitalisme
01:00:41sur nos consciences
01:00:42sur nos esprits
01:00:42est-ce qu'il y a aussi
01:00:43cette préoccupation
01:00:44de l'autre côté
01:00:45de l'Atlantique
01:00:45alors je vous fais deux réponses
01:00:46d'abord vous disiez
01:00:47en Amérique
01:00:49là où il y a tous ces pays
01:00:50d'une certaine façon
01:00:51vous parliez du Canada
01:00:51et des Etats-Unis
01:00:52mais je vous fais
01:00:52l'hypothèse qu'il y a
01:00:54plusieurs pays aux Etats-Unis
01:00:55on parle des Etats-Unis
01:00:56et c'est vrai
01:00:56on ne pense pas
01:00:57en Californie
01:00:58comme on pense
01:00:59en Louisiane
01:01:00on ne pense pas
01:01:01au Texas
01:01:01comme on pense
01:01:02en Oregon
01:01:02donc il y a plusieurs
01:01:04merci de cette précision
01:01:05parce que le fédéralisme
01:01:06est une valeur mal comprise
01:01:07en France
01:01:07le fédéralisme
01:01:08il est réel
01:01:08aux Etats-Unis
01:01:09et je vous dirais
01:01:10qu'il est même morphologique
01:01:11c'est-à-dire
01:01:11morphologique et géologique
01:01:13on passe d'un Etat à l'autre
01:01:15et des fois
01:01:15sur une distance très courte
01:01:16on voit qu'on n'est plus
01:01:17exactement
01:01:18dans le même paysage
01:01:19dans la même géographie
01:01:20au Canada
01:01:20c'est la même chose
01:01:21avec des provinces
01:01:22plutôt que des Etats
01:01:22alors à la deuxième question
01:01:24ou à la première
01:01:24que vous posiez
01:01:25évidemment
01:01:26il y a plein de gens
01:01:26qui sont extrêmement alarmés
01:01:28de ce qui se passe
01:01:29de ce que ce sont
01:01:30des Etats dans l'Etat
01:01:31qui se sont créés
01:01:32avec les GAFAM
01:01:33des puissances
01:01:34qui
01:01:35c'est avéré aujourd'hui
01:01:36sont plus puissantes
01:01:37que bien des petits pays
01:01:38et même des puissances
01:01:39moyennes
01:01:40et derrière tout ça aussi
01:01:43c'est la question
01:01:43de l'intelligence artificielle
01:01:45parce qu'au coeur
01:01:46de la politique
01:01:47de Donald Trump
01:01:49et de ceux
01:01:49qui l'entourent
01:01:50en particulier
01:01:51son art
01:01:53des cryptos
01:01:54David Sachs
01:01:56c'est cette idée
01:01:57qu'il ne faut
01:01:57absolument pas
01:01:58réglementer
01:01:59l'intelligence artificielle
01:02:01que la seule façon
01:02:02de gagner
01:02:03cette compétition
01:02:04cette course aux armements
01:02:05contre les Chinois
01:02:06particulièrement
01:02:06c'est en ne bridant pas
01:02:08sinon
01:02:08à minima
01:02:09les grands acteurs
01:02:11de l'intelligence artificielle
01:02:13avec tous les risques
01:02:14et il y a chez nous
01:02:15à Montréal
01:02:15Joshua Bengio
01:02:16qui est un des
01:02:17grands penseurs
01:02:18de l'intelligence artificielle
01:02:19une des têtes
01:02:21et qui lui
01:02:22fait partie des pessimistes
01:02:23qui dit
01:02:24le génie
01:02:25est probablement
01:02:26sorti de la bouteille
01:02:27nous sommes à risque
01:02:29peut-être même
01:02:29comme espèce
01:02:30vous en convenez
01:02:31vous-même
01:02:31Stéphane Bureau
01:02:32j'aimerais avoir
01:02:33la compétence
01:02:33pour faire ce genre
01:02:34de prophétie
01:02:34ce que je peux
01:02:36vous observez
01:02:36en tout cas le phénomène
01:02:37évidemment
01:02:38évidemment
01:02:39ce que je peux
01:02:40avec certitude
01:02:41vous dire
01:02:41c'est que les Américains
01:02:43comme les Chinois
01:02:43sont convaincus
01:02:45d'abord qu'il n'y aura
01:02:46jamais de rattrapage
01:02:47pour les autres acteurs
01:02:48alors quand en France
01:02:50en Allemagne
01:02:50ou ailleurs
01:02:51on dit
01:02:51il faut investir
01:02:52pour rattraper
01:02:53et ça sera verrouillé
01:02:55derrière
01:02:55ça sera un monopole
01:02:57technologique
01:02:57les technologies
01:02:59appartiendront aux Américains
01:03:00et aux Chinois
01:03:00et je pense qu'il n'y aura
01:03:02que très peu de place
01:03:03sinon aucune
01:03:03pour tous ceux
01:03:04qui n'ont pas pris
01:03:05le bateau à temps
01:03:06le vrai Big Brother
01:03:07serait là finalement
01:03:08complètement
01:03:09et je pense que
01:03:10c'est non seulement
01:03:11un avantage concurrentiel
01:03:13en termes de commerce
01:03:14c'est un avantage concurrentiel
01:03:15en termes de domination
01:03:17du monde
01:03:17militairement parlant aussi
01:03:18vous écoutez ce que
01:03:20dit Stéphane Bureau
01:03:20c'est passionnant
01:03:21c'est pas forcément rassurant
01:03:22c'est pertinent
01:03:23et ce sont des propos
01:03:24qu'on n'entend pas toujours
01:03:25forcément de ce côté-ci
01:03:26de l'Atlantique
01:03:27vous restez avec nous
01:03:28sur Sud Radio
01:03:28vous nous appelez
01:03:29au 0 826 300 300
01:03:31Emmanuel Galasso
01:03:32attend votre appel
01:03:33et Stéphane Bureau
01:03:34sera tout à fait ravi
01:03:35de répondre à vos inquiétudes
01:03:37à vos interrogations
01:03:38à vos considérations
01:03:39parce que
01:03:39auditeurs de Sud Radio
01:03:40vous êtes comme nous
01:03:41passionnés par ces sujets
01:03:42on a envie de savoir
01:03:43surtout à quelle sauce
01:03:44on va être mangé
01:03:44et comment va finir
01:03:46ce grand bal
01:03:46est-ce qu'on va faire
01:03:47une grande ronde
01:03:48autour de l'Atlantique
01:03:50ou est-ce qu'on va
01:03:51se regarder en chaîne
01:03:51fusil encore
01:03:53pendant quelques temps
01:03:53à tout de suite
01:03:54vous nous retrouvez
01:03:54sur Sud Radio
01:03:55dans quelques instants
01:03:56ça s'est passé
01:03:57dans les vrais
01:03:58midi 14h
01:03:59Sud Radio
01:04:01la France
01:04:02dans tous ses états
01:04:03nous sommes avec
01:04:04Stéphane Bureau
01:04:05sur Sud Radio
01:04:06on attend vos appels
01:04:07au 0 826 300 300
01:04:09Stéphane Bureau
01:04:10vous regardez ça
01:04:13alors vous êtes en France
01:04:14j'entends bien
01:04:15mais avec l'oeil
01:04:15d'un observateur
01:04:17et d'un journaliste
01:04:18donc du continent américain
01:04:20je tiens à cette dimension
01:04:22parce que votre vision
01:04:23elle est de là-bas
01:04:23ça va se finir
01:04:26ça va se finir comment
01:04:27qu'est-ce qu'attend Trump
01:04:28en fait si on voulait
01:04:29lui faire plaisir
01:04:30il attend quoi
01:04:31il n'attend pas
01:04:32la dissolution
01:04:32de l'Union Européenne
01:04:33il attend une soumission
01:04:35telle qu'elle était
01:04:35jusqu'à présent
01:04:36ou au contraire
01:04:37en bon monoréiste
01:04:39qu'il est
01:04:40il voudrait larguer
01:04:41l'Europe
01:04:41et ne plus s'occuper
01:04:42ou il veut quand même
01:04:43garder un contrôle
01:04:44c'est ça qu'on a du mal
01:04:45à comprendre
01:04:45je pense qu'il n'y a pas
01:04:47du tout d'ambition
01:04:48à bousiller
01:04:50toute l'histoire
01:04:52des relations
01:04:52entre les Etats-Unis
01:04:53et l'Europe
01:04:54il y a certainement
01:04:56cette ambition
01:04:57à marquer l'histoire
01:04:58durablement
01:04:58je crois qu'on sous-estime
01:05:00alors il y a la vanité
01:05:01du personnage
01:05:02mais on sous-estime
01:05:03beaucoup justement
01:05:04dans cette vanité
01:05:05l'envie qu'a Donald Trump
01:05:06de marquer
01:05:07par-delà ses grands coups
01:05:08de gueule
01:05:08de marquer l'histoire
01:05:10et pour eux
01:05:11c'est cette idée
01:05:12alors quand il parle
01:05:13d'effacement civilisationnel
01:05:14de l'Europe
01:05:15quand Jenny Vance
01:05:16vient faire la leçon
01:05:17aux Européens
01:05:18sur ce que devrait être
01:05:19leur orgueil civilisationnel
01:05:21je pense que pour Trump
01:05:22c'est l'idée
01:05:23d'avoir été
01:05:25l'amorce
01:05:26d'un réveil
01:05:27alors certains diront
01:05:28mais ce réveil
01:05:29il est odieux
01:05:29c'est un réveil
01:05:31de l'intolérance
01:05:33mais pour Trump
01:05:34il y a certainement
01:05:35ce souhait
01:05:35alors je crois
01:05:36que ce n'est pas du tout
01:05:38de mettre un terme
01:05:38aux relations
01:05:39avec l'Europe
01:05:39soumission plus grande
01:05:41entre vous et moi
01:05:43les Américains
01:05:44ont toujours su
01:05:45se faire bien entendre
01:05:46en Europe
01:05:46récemment je rappelais
01:05:48qu'on parlait
01:05:49de l'administration Biden
01:05:50comme de cette
01:05:51administration bienveillante
01:05:52qui avait à coeur
01:05:53les relations
01:05:54transatlantiques
01:05:56mais qui a bousillé
01:05:58qui a fait un coup
01:05:59de germac terrible
01:06:00à la France
01:06:00le contrat des sous-marins
01:06:02avec l'Australie
01:06:03entre autres
01:06:03mais c'est énorme
01:06:04c'est énormissime
01:06:05et à chaque fois
01:06:06que je rappelle
01:06:06on dit
01:06:06oui mais
01:06:07je dis écoutez
01:06:08c'était signé
01:06:10nous étions là-bas
01:06:12en Australie
01:06:13acquis
01:06:14c'était la fierté
01:06:15de la France
01:06:15et c'était une
01:06:16très très très belle affaire
01:06:18et du jour au lendemain
01:06:19les Australiens
01:06:20avec l'appui des Britanniques
01:06:21aussi d'ailleurs
01:06:22négocient avec les Américains
01:06:24qui viennent à ravir
01:06:25le contrat
01:06:26et on dit
01:06:27c'était de bons alliés
01:06:28alors
01:06:28je dis
01:06:29non seulement ça
01:06:30mais même l'affaire Alstom
01:06:31et le fait de pousser
01:06:32l'Ukraine
01:06:33à rentrer dans l'OTAN
01:06:34d'ailleurs là-dessus
01:06:34je voudrais votre avis
01:06:35est-ce que Trump
01:06:36son obsession
01:06:37qu'on dit
01:06:37mais qu'à quel juge
01:06:38joue-t-il
01:06:39est-ce que c'est pas
01:06:39un agent russe
01:06:40son obsession
01:06:41son obsession
01:06:42c'est bien que Poutine
01:06:43n'aille pas dans les bras
01:06:43de Xi Jinping
01:06:44c'est de garder
01:06:45plutôt la Russie
01:06:46dans l'air occidentale
01:06:48plutôt que de la pousser
01:06:48dans les bras
01:06:49de l'Asie
01:06:50je rappelle que ça a déjà été
01:06:51un projet partagé
01:06:53par l'Europe
01:06:54et enfin je pense jamais
01:06:55vraiment par les Américains
01:06:56de faire en sorte
01:06:57que la Russie
01:06:58puisse participer
01:06:59à une logique
01:07:00à tout le moins
01:07:00de marché
01:07:01européenne
01:07:02de l'Atlantique à l'Oural
01:07:03disait le général de Gaulle
01:07:04bien entendu
01:07:05et aujourd'hui
01:07:06c'est irrecevable
01:07:07comme idée
01:07:08j'ai eu des conversations
01:07:09avec d'anciens diplomates
01:07:11français
01:07:12qui en privé
01:07:14vous confirmeront
01:07:14que oui
01:07:15ça a été saboté
01:07:16par les Américains
01:07:17qui ne voulaient rien entendre
01:07:18et il y a une détestation
01:07:19primaire des Anglais
01:07:20à l'endroit de la Russie
01:07:21depuis deux siècles
01:07:22alors on peut reprocher
01:07:23beaucoup de choses
01:07:24à la Russie
01:07:24elle est ce qu'elle est
01:07:25elle est clairement
01:07:26la nation qui a agressé
01:07:28l'Ukraine
01:07:28dans le cas qui nous intéresse
01:07:29mais il y a des rendez-vous
01:07:30peut-être aussi
01:07:31qui ont été loupés
01:07:32avec la Russie
01:07:33Stéphane
01:07:33ça ne s'invend pas
01:07:34nous avons Stéphane
01:07:35Stéphane
01:07:36qui nous appelle
01:07:37de roman sur l'Ukraine
01:07:37bonjour Stéphane
01:07:38c'est comme ça
01:07:39que je dois prononcer
01:07:39ou non ?
01:07:40Stéphane, Stéphane ?
01:07:41Oui, bonjour M. Lagasse
01:07:42oui, c'est comme ça Stéphane
01:07:43bonjour Stéphane
01:07:45c'est la même racine patronymique
01:07:47je veux dire Stéphane
01:07:47c'est Stéphane
01:07:50c'est une façon de dire Stéphane
01:07:51non, non
01:07:52Stéphane
01:07:52c'est typiquement
01:07:53d'origine serbe
01:07:54d'accord
01:07:55oui, oui, oui
01:07:56je veux dire
01:07:56mais c'est Étienne
01:07:57quand même au départ
01:07:57oui, on peut
01:07:59on peut remonter un petit peu
01:08:01mais non, non
01:08:01mais oui, oui
01:08:02alors on écoute votre question
01:08:04à Stéphane
01:08:06à Stéphane Bureau
01:08:06Stéphane
01:08:07après c'est pas forcément
01:08:08on va dire
01:08:09non, non
01:08:09votre observation
01:08:11oui, oui
01:08:12après c'est pas forcément
01:08:13une question
01:08:14c'est plus on va dire
01:08:15allez, un avis
01:08:17plus global
01:08:17plus général
01:08:18de la discussion
01:08:19que vous avez
01:08:20en ce moment
01:08:21quand vous évoquez
01:08:22des gens
01:08:23notamment comme
01:08:23comme J.D.
01:08:24c'est la vision
01:08:25qu'il peut avoir
01:08:26pour les Etats-Unis
01:08:26vous parliez de Trump
01:08:27tout à l'heure
01:08:28et je pense que
01:08:29la venue de Trump
01:08:30pour les Etats-Unis
01:08:31c'est
01:08:31il y a quelque chose
01:08:32de beaucoup plus
01:08:33structurel en fait
01:08:34qui se met en place
01:08:35et je pense que
01:08:36l'avenir des Etats-Unis
01:08:37si vraiment
01:08:38en tout cas
01:08:39si je l'espère
01:08:40sera pour
01:08:42pas sera aux côtés
01:08:42de J.D. Vance
01:08:43parce que je pense
01:08:44que c'est
01:08:45il va faire partie
01:08:46des grands de ce monde
01:08:47et je considère
01:08:49ce gars là
01:08:50comme
01:08:51comme ceux
01:08:53auprès desquels
01:08:53moi je me revendique
01:08:54c'est à dire
01:08:54des vrais nationalistes
01:08:56conservateurs
01:08:56comme peuvent l'être
01:08:58des Boutines
01:08:59comme peuvent l'être
01:09:00des Georges Escu
01:09:02si on ne l'avait pas
01:09:04empêché
01:09:04de devenir
01:09:05président
01:09:06justement
01:09:07de la Roumanie
01:09:08des gens comme ça
01:09:09et qui s'inscrivent
01:09:10dans une logique
01:09:11vraiment nationaliste
01:09:12et Orban
01:09:13et le Premier ministre
01:09:14Hongrois aussi
01:09:14vous le mettez dedans
01:09:15je suppose
01:09:15dans ce lot
01:09:16Victor Orban
01:09:17oui oui
01:09:18Victor Orban aussi
01:09:19mais il y a vraiment
01:09:20chez J.D. Vance
01:09:22notamment aux Etats-Unis
01:09:23cette volonté
01:09:24en fait
01:09:25de remettre
01:09:25le vivant
01:09:26et les valeurs traditionnelles
01:09:31les valeurs familiales
01:09:32au sein de la société
01:09:34comme ce que fait
01:09:36Koutine
01:09:36comme ce que fait
01:09:37ce que voulait faire
01:09:38Georges Escu
01:09:38et je pense que
01:09:40c'est vers ce type
01:09:41de personnes
01:09:42qu'il faut aller
01:09:45justement
01:09:45voter
01:09:46Stéphane
01:09:46vous écoutez
01:09:47Stéphane
01:09:48excusez-moi
01:09:48vous écoutez
01:09:49vous entendez
01:09:49le message
01:09:50de ces gens-là
01:09:50c'est ce que vous voulez
01:09:51nous dire
01:09:51vous le recevez
01:09:53ce message
01:09:53je m'y retrouve
01:09:54parce que le problème
01:09:55de la France
01:09:55et le problème
01:09:56on peut parler
01:09:57après perorer
01:09:57pendant des heures
01:09:58sur les problèmes
01:09:59les relations internationales
01:10:00et autres
01:10:00mais je pense que
01:10:01le but principal
01:10:03et la vision principale
01:10:04et ce vers quoi
01:10:05il faut qu'on tente
01:10:05tous
01:10:06c'est justement
01:10:07de remettre
01:10:07au sein de la société
01:10:08déjà qu'on arrête
01:10:09d'avoir à la bouche
01:10:11le mot laïcité
01:10:12parler de véritable
01:10:14identité de la France
01:10:15qui est chrétienne
01:10:15catholique
01:10:16qu'on est vraiment
01:10:17au pouvoir
01:10:18des gens nationalistes
01:10:19conservateurs
01:10:20qui n'ont que
01:10:21pour deux seuls
01:10:21l'intérêt de leur propre pays
01:10:23ce que font
01:10:24Poutine
01:10:24ce que fait
01:10:25ce que probablement
01:10:27ce que probablement
01:10:29va faire
01:10:29chez Divent
01:10:30où des gens
01:10:31comme Georges Escu
01:10:31auraient pu le faire
01:10:32à la place de Simeon
01:10:33et ce que faisait
01:10:34De Gaulle à l'époque
01:10:35donc c'est vers ces gens-là
01:10:36et notamment
01:10:36des gars comme
01:10:37le RN
01:10:38ou les gros conquêtes
01:10:39pour moi
01:10:39qui sont des
01:10:40patriotes en carton
01:10:41donc Stéphane
01:10:42vous croyez au néo
01:10:43je vais le résumer
01:10:44comme ça
01:10:44vous croyez au néo
01:10:46conservatisme
01:10:47ce sont des valeurs
01:10:47qui vous parlent
01:10:48je vais demander
01:10:49non
01:10:49non pas du tout
01:10:51si on parle de néo
01:10:52conservatisme
01:10:53moi ça c'est pas du tout
01:10:54alors d'accord
01:10:55apportez la nuance
01:10:56parce que
01:10:56surtout dans le registre
01:10:58américain
01:10:59le néo conservatisme
01:11:00dit quelque chose
01:11:00de très différent
01:11:01non non non
01:11:01le néo conservatisme
01:11:04pas du tout
01:11:04moi je suis pas là-dedans
01:11:05je suis dans le nationalisme
01:11:06conservateur
01:11:07c'est à dire
01:11:08c'est l'intérêt de la France
01:11:11où on n'est pas
01:11:11assujettis
01:11:12parce que si vous me parlez
01:11:13de néo conservatisme
01:11:14c'est la démarche
01:11:14que CNews peut avoir
01:11:15justement
01:11:16de soumission
01:11:16encore aux américains
01:11:17vous voyez
01:11:18c'est pas
01:11:19dans cet aspect-là
01:11:20que moi je m'appris
01:11:21c'est ce que pouvait être
01:11:22le général de Gaulle
01:11:23compris
01:11:24Stéphane
01:11:25Stéphane
01:11:25la réaction de Stéphane
01:11:27beaucoup de choses
01:11:28d'abord
01:11:28beaucoup de choses
01:11:28il faut quand même rappeler
01:11:30que Vladimir Poutine
01:11:31aime dire
01:11:32que Moscou
01:11:33est la troisième Rome
01:11:34donc il incarne
01:11:35quelque chose
01:11:36d'une tradition
01:11:37qui peut-être
01:11:37se serait effacée
01:11:38ailleurs en Europe
01:11:39et c'est pas
01:11:41un accident
01:11:41s'il le fait
01:11:42sur J.D. Vance
01:11:44là aussi
01:11:46c'est un choix
01:11:47conséquent
01:11:48qu'a fait
01:11:48lors de la convention
01:11:50républicaine
01:11:51Donald Trump
01:11:51en juillet 2024
01:11:52il choisissait pas
01:11:54un colistier
01:11:55il choisissait
01:11:55un dauphin
01:11:56on pense que
01:11:57l'horizon de Trump
01:11:59commence et s'arrête
01:11:59avec lui
01:12:00c'est peut-être
01:12:01la seule exception
01:12:02le choix de J.D. Vance
01:12:03c'était aussi
01:12:05de dire
01:12:05il y a quelqu'un
01:12:05qui pourrait me succéder
01:12:07et incarner
01:12:08ce que j'essaie de faire
01:12:10la révolution
01:12:11qu'il pense incarner
01:12:12mais je pense
01:12:13qu'il y a quelque chose
01:12:13d'assez révolutionnaire
01:12:14certains diront
01:12:15contre-révolutionnaire
01:12:16c'est la thèse
01:12:17de Boc Côté
01:12:18même si Marco Rubio
01:12:19on le sent
01:12:20à la gai aussi
01:12:21je crois qu'ils sont
01:12:22dans deux clubs
01:12:23totalement différents
01:12:23c'est pour ça
01:12:24Rubio n'est pas du tout
01:12:25de la même eau
01:12:26que J.D. Vance
01:12:26on est bien d'accord
01:12:27c'est aussi
01:12:28une des choses
01:12:28que fait avec talent
01:12:30Trump
01:12:30c'est comme
01:12:32le cabinet de Lincoln
01:12:33on disait
01:12:33c'était
01:12:35est-ce que c'était
01:12:36a bunch of rivals
01:12:37ou a cabinet of rivals
01:12:39cette idée
01:12:40qu'il avait mis
01:12:40des gens
01:12:40qui étaient en concurrence
01:12:41les uns avec les autres
01:12:42divisé pour Morinier
01:12:43on est suivi
01:12:44il y a un peu de ça
01:12:45dans la logique
01:12:45de ce cabinet
01:12:46et Rubio et Vance
01:12:48alors en apparence
01:12:49s'entendent bien
01:12:50je pense que les deux
01:12:51sont beaucoup trop futés
01:12:52pour donner l'impression
01:12:54qu'il y a
01:12:54ou qu'il y a quelque chose
01:12:56comme un conflit
01:12:56mais c'est deux visions
01:12:57du monde très différentes
01:12:58et Vance est certainement
01:13:00philosophiquement
01:13:01plus proche de Trump
01:13:03complètement
01:13:03et je dirais même
01:13:04que c'est lui
01:13:05qui vient protéiner
01:13:07les approximations
01:13:09de Trump
01:13:10c'est-à-dire que c'est lui
01:13:10qui structure
01:13:11celui qui a su
01:13:12pendant la campagne
01:13:13d'ailleurs
01:13:13expliquer les coups de gueule
01:13:14de Trump
01:13:15à chaque fois que Trump
01:13:16sortait par exemple
01:13:17sur cette histoire
01:13:18des immigrants
01:13:19qui bouffaient
01:13:20des animaux domestiques
01:13:21alors qu'est-ce
01:13:22qu'a fait Trump
01:13:23c'est improbable
01:13:24d'essayer de justifier
01:13:26et d'expliquer
01:13:26mais en fait ce qu'il a dit
01:13:28c'est une provocation
01:13:29pour rappeler à tous
01:13:31que le problème central
01:13:32de cette campagne
01:13:33devrait être celui
01:13:34de l'immigration
01:13:34Donc il reformule
01:13:35les aberrations de Trump
01:13:36de façon acceptable
01:13:37c'est un rôle
01:13:37dialectique très important
01:13:38Absolument
01:13:39et plus encore
01:13:40je pense qu'il a lui
01:13:41une vision
01:13:42beaucoup plus idéologique
01:13:43que celle de Trump
01:13:44qui a un instinct puissant
01:13:46rappelons quand même
01:13:47que Trump n'est
01:13:47que le symptôme
01:13:49de quelque chose
01:13:49qu'il dépasse
01:13:50j'emploie toujours
01:13:50la même image
01:13:51il fait du surf
01:13:52sur un puissant tsunami
01:13:54Alors y a-t-il
01:13:55du nationalisme conservateur
01:13:56dans le trumpisme
01:13:57Il y en a plein
01:13:58mais je pense que
01:13:59c'est le
01:14:00Donc l'observation
01:14:00Stéphane
01:14:01quelque part
01:14:01elle correspond à une réalité
01:14:02Et Jelly Vance
01:14:03l'incarne
01:14:03il a parfaitement raison
01:14:04Alors évidemment
01:14:05il y a une réaction vive
01:14:06parce que c'est considéré
01:14:08comme une vision
01:14:10patriarcale
01:14:11frontière raciste
01:14:12frontière raciste
01:14:14c'est amusant
01:14:14comme formule
01:14:15mais il y a un peu de ça
01:14:16il y a un peu de ça
01:14:16il y a beaucoup
01:14:17beaucoup de réactions
01:14:18et c'est ce qu'on voit
01:14:19d'ailleurs en ce moment
01:14:19live en direct
01:14:22tous les jours
01:14:22au Minnesota
01:14:23parce que le Minnesota
01:14:25est l'incarnation
01:14:27depuis 75-80 ans
01:14:29aux États-Unis
01:14:30du progressisme
01:14:32c'est d'ailleurs
01:14:33une immigration scandinave
01:14:34c'est une tradition
01:14:36ouvrière
01:14:37et agraire
01:14:40puissante
01:14:40avec des politiques
01:14:42Donc c'est un état de gauche
01:14:43on va dire
01:14:43parmi tous les états américains
01:14:45c'est celui qui est le plus à gauche
01:14:46ou classable à gauche
01:14:47c'est le plus haut ratio
01:14:48de demandeurs
01:14:50de statuts
01:14:51de réfugiés
01:14:51par habitant
01:14:52dans l'ensemble
01:14:53du territoire américain
01:14:54c'est pour ça qu'il est dans le collimateur
01:14:55de l'ice
01:14:55il y a aussi cette histoire
01:14:57liée à la communauté somalienne
01:14:59cette histoire de corruption
01:15:01de malversation
01:15:02on parle de 250 millions
01:15:03d'argent fédéral
01:15:04qui auraient été volés
01:15:05détournés
01:15:06peut-être même
01:15:07d'un milliard
01:15:08à Davos la semaine dernière
01:15:09Trump était rendu
01:15:10à 19 000 milliards
01:15:11Ça choque l'opinion américaine
01:15:12ça ou non ?
01:15:13Oui tout à fait
01:15:13ça a choqué
01:15:13Plus que chez nous
01:15:14ça choquerait
01:15:15on sait aujourd'hui
01:15:15les dimensions de l'affaire
01:15:16Les gabegies
01:15:17C'est de la gabegie
01:15:19mais au cube
01:15:20on parle vraiment
01:15:21de quelque chose d'énorme
01:15:23mais évidemment
01:15:23c'est devenu aussi
01:15:24l'incarnation
01:15:26d'une immigration
01:15:27mal
01:15:28ou sinon pas du tout contrôlée
01:15:29parce que ça serait le fait
01:15:30que des Somaliens
01:15:31alors ça fait dire au Trump
01:15:33et c'est extraordinaire
01:15:35comme formule
01:15:35vous imaginez à Davos
01:15:36il dit
01:15:36les Somaliens finalement
01:15:38sont moins cons
01:15:39qu'on ne l'aurait présumé
01:15:40parce qu'ils nous ont bien roulés
01:15:42mais ça c'est le compliment
01:15:43façon Trump
01:15:44Ça c'est du Trump pur
01:15:45Vous êtes sur Sud Radio
01:15:47nous sommes sur Sud Radio
01:15:48avec Stéphane Bureau
01:15:49l'échange est passionnant
01:15:51on y apprend des choses
01:15:52qu'on n'entend pas souvent
01:15:53sur les médias français
01:15:54vous allez revenir souvent
01:15:55Stéphane Bureau
01:15:56sur Sud Radio
01:15:57vous nous retrouvez
01:15:58dans quelques instants
01:15:58vous nous appelez au
01:15:590 826 300 300
01:16:01Emmanuel Galasso
01:16:02a autant votre appel
01:16:03et on répondra à vos questions
01:16:05ou on écoutera vos observations
01:16:06telles qu'on vient de faire
01:16:07jusqu'à présent
01:16:07A tout de suite
01:16:08Oui vous êtes bien sur Sud Radio
01:16:16et je reçois Stéphane Bureau
01:16:18journaliste québécois
01:16:19créateur du podcast
01:16:20Contact
01:16:21qui a été correspondant
01:16:22du Canada
01:16:23de Radio Canada
01:16:24aux Etats-Unis
01:16:25donc il connait bien
01:16:25la société nord-américaine
01:16:27et là il est en France
01:16:29depuis quelques années
01:16:30et très à l'écoute
01:16:31et très expert
01:16:32y compris sur notre politique intérieure
01:16:33et je demande
01:16:34si avec votre recul
01:16:35vous ne seriez pas plus compétent
01:16:37et plus fin dans vos observations
01:16:38que certains commentateurs français
01:16:40on en reparlera une prochaine fois
01:16:42quand on vous ravitera
01:16:43Plus fin j'en doute
01:16:43mais peut-être que je pense ailleurs
01:16:45sur le spectre
01:16:47Et c'est très intéressant
01:16:48Stéphane Bureau
01:16:49d'avoir vos paramètres
01:16:51vos codes
01:16:51votre sens de l'observation
01:16:55par rapport à d'autres enjeux
01:16:56en tout cas vous êtes là
01:16:59au milieu de l'Atlantique aujourd'hui
01:17:00pour faire une image
01:17:02une métaphore
01:17:02entre ce qui se passe
01:17:03dans la société américaine
01:17:05au Canada
01:17:06en France
01:17:06en Europe
01:17:07on a vu que bon
01:17:08il reste encore beaucoup à faire
01:17:09et que pour l'instant
01:17:10le président Trump
01:17:11n'est pas très inquiété
01:17:12je vais parler du
01:17:13je voudrais qu'on parle du Québec
01:17:14la belle province
01:17:15de culture française
01:17:17que nous avons perdue
01:17:18lorsque nous avons abandonné
01:17:19sur les plaines d'Abraham
01:17:201759
01:17:221759
01:17:23voilà
01:17:23c'était monsieur de Montcalm
01:17:24qui représentait la France
01:17:25et on avait conclu
01:17:27que le prix du château de Versailles
01:17:30avait valu la perte
01:17:31comme disait Voltaire
01:17:32de ces quelques arpents de neige
01:17:33qu'est-ce qui se serait passé
01:17:35si vous étiez resté français
01:17:36peut-être qu'on se porterait mieux
01:17:37voilà
01:17:37je ne sais pas
01:17:38peut-être qu'un jour
01:17:39il y aura une forme
01:17:39de réunification au moins culturelle
01:17:41pas nationale
01:17:42bien entendu
01:17:42peut-être qu'on regarderait
01:17:43la télévision française
01:17:44chez nous là-bas
01:17:45comme on le fait
01:17:45en Guadeloupe
01:17:46ou en Martinique
01:17:47pensant que la métropole
01:17:48c'est Paris
01:17:48alors aujourd'hui
01:17:49la métropole ce n'est plus Paris
01:17:50alors est-ce qu'on a
01:17:51une patrie commune
01:17:52disons qu'on a une matrie
01:17:53une matrie commune
01:17:55d'ailleurs vous-même
01:17:57les bureaux
01:17:57est-ce que vous connaissez
01:17:58votre origine géographique
01:17:59en France
01:17:59c'est le Poitou
01:18:00je pense que c'est peut-être
01:18:01le Poitou
01:18:02mais la généalogie
01:18:04et moi
01:18:04on ne fait franchement
01:18:05pas bon ménage
01:18:06il y a encore beaucoup
01:18:06de bureaux dans le Poitou
01:18:07et je sais que beaucoup
01:18:08de bureaux
01:18:08alors je pense que
01:18:10mais pardon à tout
01:18:11j'ai passé deux ans et demi
01:18:12de ma prime jeunesse
01:18:13avec mon papa à Lyon
01:18:14j'ai passé mes premières
01:18:15années d'enfance ici
01:18:16donc mon père faisait
01:18:17son doctorat
01:18:18à l'université à Lyon
01:18:19donc vous avez aussi
01:18:20un oracinement français
01:18:21bien évidemment
01:18:21alors
01:18:22cher frère québécois
01:18:24et moi je suis basse
01:18:25vous voyez
01:18:26donc je me mets dans le l'eau
01:18:27mais on a traversé
01:18:28l'Atlantique avec des bateaux
01:18:29et on est allé
01:18:31sur les côtes du Canada
01:18:32depuis très longtemps
01:18:32il y a une île au basque
01:18:33chez nous
01:18:34mais tout à fait
01:18:35donc voilà
01:18:35nous partageons des valeurs
01:18:37et en tout cas
01:18:37peut-être un passé commun
01:18:38voire un destin commun
01:18:39comment le québécois
01:18:40que vous êtes
01:18:41même si vous êtes en France
01:18:42comment vous voyez
01:18:43la France
01:18:43vous la trouvez affaiblie
01:18:45vous l'avez connue
01:18:46glorieuse
01:18:47grande
01:18:47généreuse
01:18:48vous la trouvez
01:18:49un petit peu malade
01:18:50est-ce que vous avez mal
01:18:52à la France
01:18:52si je peux me permettre
01:18:53de vous poser la question
01:18:54comme ça
01:18:55répondez en toute franchise
01:18:56si le parlons vrai
01:18:56vous n'êtes pas obligé
01:18:57d'être désobligeant
01:18:58vous pourriez dire
01:18:58voilà oui
01:18:58j'ai une petite attitude
01:19:00j'ai fait le choix
01:19:01d'être ici
01:19:01de vivre ici
01:19:02de passer du temps ici
01:19:03de bosser ici
01:19:04parce que c'est un pays
01:19:05que j'aime d'amour
01:19:06et c'est un pays
01:19:07qui s'aime très mal
01:19:08c'est-à-dire qu'on aime
01:19:09le détester
01:19:09on aime dire
01:19:10qu'il est misérable
01:19:11c'est entendu et répété
01:19:12je peux comprendre
01:19:13parfaitement les raisons
01:19:13politiquement
01:19:14il faut simplement
01:19:16regarder les dernières semaines
01:19:17sinon les derniers mois
01:19:18pour se dire
01:19:19c'est pas possible
01:19:204 mois de débat
01:19:22pour accoucher
01:19:23de ce budget
01:19:25de compromis
01:19:26c'est le ratatinement
01:19:28de la volonté politique
01:19:29alors je comprends
01:19:30que M. Lecornu
01:19:31avec un génie certain
01:19:32a réussi à manœuvrer
01:19:33entre toutes les mines
01:19:34qui étaient devant lui
01:19:35mais le total
01:19:37c'est que c'est un pays
01:19:374 mois
01:19:39où on n'a rien fait d'autre
01:19:40que de parler de budget
01:19:40et c'est quand même
01:19:42assez basique
01:19:42d'avoir un budget
01:19:43alors si on exclut
01:19:45et c'est fondamental
01:19:46la question politique
01:19:48ça reste un pays formidable
01:19:50c'est un pays
01:19:51où on peut encore penser
01:19:52c'est un pays
01:19:52où on aime penser
01:19:53c'est un pays
01:19:54où la langue claque
01:19:54elle claque bien
01:19:55où on continue
01:19:57à réfléchir
01:19:58je pense sincèrement
01:19:59mais toutes ces choses
01:20:00comptent
01:20:00toutes ces choses
01:20:01comptent
01:20:01où le débat est vif
01:20:03où il est possible
01:20:03d'ailleurs de s'engueuler
01:20:05et ensuite aussi
01:20:06d'être amis
01:20:07pas toujours
01:20:09vous avez vu à l'Assemblée
01:20:10quelquefois
01:20:10il y a des tensions
01:20:11qui sont loin de l'amitié
01:20:11je le conçois
01:20:13et je conçois
01:20:13qu'il y a des tensions
01:20:14politiques qui soient
01:20:15irréconciliables
01:20:16et qu'il n'y ait pas
01:20:16d'amitié possible
01:20:17mais du respect peut-être
01:20:18alors il y a plein de raisons
01:20:19d'aimer la France
01:20:19mais
01:20:20enfin comme je le dis souvent
01:20:22si la France
01:20:23était aussi grande
01:20:24qu'elle s'est parlée
01:20:25ça serait la première
01:20:25puissance au monde
01:20:26mais malheureusement
01:20:28la grenouille
01:20:29le bœuf français
01:20:30Stéphane
01:20:31alors il y a un basque
01:20:33qui reçoit un Québécois
01:20:34il était normal
01:20:35que quelqu'un nous appelle
01:20:35de Catalogne
01:20:36c'est Claude
01:20:37qui nous appelle
01:20:37de Perpignan
01:20:38bonjour Claude
01:20:38oui bonjour Thérico
01:20:40bonjour Stéphane Bureau
01:20:41une question courte
01:20:44pour Stéphane Bureau
01:20:44et si par exemple
01:20:46Trump
01:20:47voulait annexer le Canada
01:20:48mais avec un statut
01:20:49spécifique pour le Québec
01:20:51qu'est-ce qui se passerait ?
01:20:53dans un premier temps
01:20:53je pense qu'il n'y a pas
01:20:54beaucoup d'appétit
01:20:55ni au Québec
01:20:56ni au Canada
01:20:57pour être absorbé
01:20:58et comme je le disais
01:20:59en début d'entretien
01:21:00je pense que le projet
01:21:01Trump
01:21:01c'est plutôt
01:21:02de faire éclater le Canada
01:21:04ou de le fragiliser
01:21:05pour mieux négocier
01:21:06avec lui
01:21:06ce n'est donc pas un hasard
01:21:08je me répète
01:21:09mais si M. Bessent
01:21:10le secrétaire au Trésor
01:21:11jeudi dernier
01:21:12soufflait sur les braises
01:21:14du sentiment
01:21:15nationaliste albertain
01:21:18en disant
01:21:19si les Albertains
01:21:20voulaient choisir
01:21:20l'indépendance
01:21:21et qui sait peut-être
01:21:22devenir un État américain
01:21:23on les accueillerait
01:21:25parce qu'ils nous ressemblent
01:21:26ce sont des conservateurs
01:21:27il y a beaucoup de pétrole
01:21:29beaucoup de gaz
01:21:30c'est un État richissime
01:21:32ou une province richissime
01:21:33éventuel État américain
01:21:35donc quand on parle
01:21:35du 51e État
01:21:37ce n'est pas nécessairement
01:21:38le Canada avalé d'un coup
01:21:39et pour le Québec
01:21:41c'est un vrai problème
01:21:42c'est-à-dire que
01:21:43pour la première fois
01:21:44il y a à Washington
01:21:45quelqu'un qui
01:21:46ne jouerait pas
01:21:48la carte Canada
01:21:49s'il y avait
01:21:49une campagne référendaire
01:21:50rappelez-vous
01:21:51qu'en 95
01:21:52enfin je ne sais pas
01:21:53si vous vous en rappellerez
01:21:53parce que c'est un petit peu local
01:21:55mais quand le Québec
01:21:56a choisi
01:21:57de tenter
01:21:58l'aventure
01:21:59de la souveraineté
01:22:00avec le référendum
01:22:02Bill Clinton
01:22:03était venu à Ottawa
01:22:04plaider la cause du Canada
01:22:05alors on ne parlait pas
01:22:06d'ingérence
01:22:07mais ça en était évidemment
01:22:08parce que les Américains
01:22:09historiquement
01:22:09ont toujours été attachés
01:22:10au Canada fort et uni
01:22:11aujourd'hui
01:22:12je pense que Trump
01:22:13même s'il n'est pas du tout
01:22:14informé
01:22:15sur le projet
01:22:17nationaliste québécois
01:22:18se réjouirait
01:22:20et il y a certainement
01:22:20autour de lui
01:22:21de ses conseillers
01:22:22qui savent
01:22:22que ça sera une option
01:22:24bientôt d'ailleurs
01:22:25au calendrier électoral
01:22:26il est très probable
01:22:27que le parti québécois
01:22:29qui incarne
01:22:29ce référendum
01:22:31soit élu
01:22:32d'ici octobre prochain
01:22:33avec la promesse
01:22:34de tenir un référendum
01:22:35un troisième
01:22:36alors il y a ce paradoxe
01:22:38un président
01:22:39qui ne serait pas opposé
01:22:40qui ne jouerait pas
01:22:41contre les forces souverainistes
01:22:42mais
01:22:43le chef du parti québécois
01:22:45qui ni de près
01:22:46ni de loin
01:22:47ne veut être associé
01:22:48à Trump
01:22:48parce que c'est un repoussoir
01:22:50les Québécois
01:22:51sont en réaction
01:22:52épidermique
01:22:53il y a une unanimité
01:22:55mais à 80%
01:22:57d'opposition
01:22:58viscérale
01:22:59à Trump
01:23:00au Québec
01:23:00parce qu'on écarne
01:23:03aussi
01:23:03un certain progressisme
01:23:05alors je ne dis pas
01:23:06qu'il n'y a pas
01:23:06des fans au Québec
01:23:07il y a une base
01:23:07de gens
01:23:08qui apprécient
01:23:09Trump
01:23:09mais
01:23:11de là à devenir
01:23:11citoyen américain
01:23:12c'est autre chose
01:23:13Stéphane Bureau
01:23:13on n'est pas
01:23:14à un paradoxe près
01:23:15vous vous souvenez
01:23:15lorsqu'il y a eu
01:23:16les deux référendums
01:23:17en 60 et surtout
01:23:18en 95
01:23:19toute l'élite politique
01:23:20française
01:23:21était à la délégation
01:23:22du Québec
01:23:23rue Pergolaise
01:23:24pour célébrer
01:23:25le référendum
01:23:26qui était attendu
01:23:26comme une victoire
01:23:27et il y avait
01:23:28dans l'assistance
01:23:28je me souviens
01:23:29de Michel Rocard
01:23:29Philippe Séguin
01:23:30de profond
01:23:31comme un français
01:23:31qui considérait
01:23:32que le fait
01:23:33que la Bretagne
01:23:34la Corse
01:23:34le Pays Basque
01:23:35ait pu avoir
01:23:35un statut particulier
01:23:36c'était inadmissible
01:23:37c'était la France
01:23:38une idée indivisible
01:23:39par contre
01:23:39on était tout à fait d'accord
01:23:40pour débloquer le Canada
01:23:41et que l'indépendance du Québec
01:23:42aurait été quelque chose
01:23:43de profondément légitime
01:23:44vous trouvez ce double discours
01:23:45assez paradoxal ou non ?
01:23:47je vous dirais que le Canada
01:23:48a reconnu
01:23:48l'indépendance du Kosovo
01:23:50sans aucun souci
01:23:51alors qu'une bonne partie
01:23:52de la communauté internationale
01:23:54ne l'a pas fait
01:23:55sans jamais se soucier
01:23:57de ce que ce précédent
01:23:58accordé au Kosovo
01:23:58pourrait aussi peut-être
01:23:59être applicable au Québec
01:24:00donc on n'est pas
01:24:02une contradiction près
01:24:03dans la famille
01:24:04ou dans les familles politiques
01:24:05sinon que
01:24:07vive le Québec libre
01:24:09de Gaulle
01:24:10retentit encore
01:24:11très fort au Québec
01:24:12a été revisité
01:24:14et un peu corrigé
01:24:16par l'actuel Premier ministre
01:24:17M. Legault
01:24:17qui est à la faveur
01:24:18d'un voyage
01:24:19au printemps dernier
01:24:19disait
01:24:20en fait c'était pas un appel
01:24:21à l'indépendance
01:24:22que lançait le général de Gaulle
01:24:24quand il était sur le balcon
01:24:25de l'hôtel de ville
01:24:26à Montréal
01:24:26c'était plutôt une manière
01:24:28de dire
01:24:28prenez votre destin économique
01:24:30en main
01:24:30alors ça c'est du révisionnisme
01:24:32je vous l'assure
01:24:32on pense bien que le général de Gaulle
01:24:34avait autre chose en tête
01:24:35voilà
01:24:36et que ça a créé
01:24:36une rupture diplomatique
01:24:37assez violente
01:24:38il a remonté sur le bateau
01:24:39le soir même
01:24:39pour rentrer à Paris
01:24:40pour autant
01:24:41est-ce qu'il faut continuer
01:24:44de cette collusion
01:24:45québéco-française
01:24:46aujourd'hui dans ce tourment
01:24:47est-ce qu'il y a des raisons
01:24:48justement de dire
01:24:49écoutez
01:24:49nous gardons des valeurs communes
01:24:52sur la liberté
01:24:52la démocratie
01:24:53et que l'Europe doit être
01:24:55une amie de l'Amérique
01:24:56est-ce qu'on peut dépasser
01:24:58cet équivage d'aujourd'hui
01:24:59mais je dirais
01:25:00on n'a pas à la rêver
01:25:00cette collusion
01:25:01franco-québécoise
01:25:03parce que c'est une relation
01:25:04unique et particulière
01:25:05le délégué général du Québec
01:25:08a le statut d'ambassadeur
01:25:09alors que nous ne sommes pas
01:25:10un état
01:25:11c'est un cadeau
01:25:12qui a été consenti
01:25:13par le général de Gaulle
01:25:15on a vraiment
01:25:16pignon sur rue à Paris
01:25:17il y a
01:25:19une
01:25:19je dirais
01:25:20des échanges
01:25:21forts et nombreux
01:25:22entre les deux
01:25:23je veux dire
01:25:24non pas pays
01:25:24mais les deux gouvernements
01:25:26une représentation
01:25:27aujourd'hui nationale
01:25:28française au Québec
01:25:29ça compte
01:25:30aujourd'hui
01:25:30c'est des dizaines
01:25:32de milliers
01:25:32sinon peut-être
01:25:33même davantage
01:25:34100 000 et plus
01:25:35français
01:25:36qui vivent au Québec
01:25:37c'est plus du tout
01:25:39mystérieux le Québec
01:25:39aujourd'hui en France
01:25:40quand on m'entend
01:25:42alors évidemment
01:25:42on reconnait mon accent
01:25:43au premier coup
01:25:44mais c'est pas
01:25:46rédhibitoire
01:25:47comme ça l'a déjà été
01:25:47il y a une époque
01:25:48où on ne comprenait
01:25:50rien à ce qu'on disait
01:25:51parce que le ray
01:25:51sous-titrage
01:25:52dans certains frais
01:25:53évidemment parce que
01:25:54le ray français
01:25:54ce n'est pas musclé
01:25:55alors en Gaspésie
01:25:56c'est vrai qu'en Gaspésie
01:25:56on a du mal à comprendre
01:25:57c'est un peu plus compliqué
01:25:58c'est plus compliqué
01:25:58et parfois même
01:25:59entre nous
01:26:00il y a quelques difficultés
01:26:01Stéphane Bureau
01:26:01merci pour votre
01:26:03précieuse présence
01:26:04à cette antenne
01:26:05je conclurai par
01:26:06vive le Québec
01:26:07vive la France
01:26:07on ne va pas aller au-delà
01:26:08mais ça a décidé
01:26:09et je vous attends
01:26:11pour continuer cet échange
01:26:12parce que nous aurons
01:26:13certainement d'autres informations
01:26:14et d'autres configurations
01:26:16à décrypter
01:26:17avec votre silence
01:26:18et votre culture
01:26:19merci
01:26:20quant à nous
01:26:20on se retrouve demain
01:26:21on se retrouve demain
01:26:22et là c'est vive
01:26:23Brigitte Laélibre
01:26:24qui va nous parler
01:26:26de sentiments
01:26:26et de tendresse
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