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  • il y a 15 minutes
Avec Général Vincent Desportes (ancien directeur de l'Ecole de Guerre) et Adel Bakawan (directeur de l'Institut européen pour les études du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-25##

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Transcription
00:01Et oui, l'Etat est-il dépassé face à ce fléau des rêves parties ?
00:04Les teufeurs font-ils désormais la loi ?
00:06En tout cas, des rassemblements illégaux se sont multipliés un peu partout en France.
00:10Ce week-end, certains sont toujours en cours dans la Drôme, dans le Morbihan ou encore dans l'Hérault.
00:15Dans l'Aveyron, 200 personnes occupent illégalement depuis vendredi une prairie privée à la Roquette,
00:21c'est près de Villefranche de Rouergue.
00:22Les syndicats agricoles dénoncent l'inaction de l'Etat.
00:25Ils ont décidé carrément de bloquer l'accès au terrain.
00:28Bonjour Germain Albersi.
00:30Bonjour.
00:31Et bienvenue sur Sud Radio.
00:32Vous êtes vous-même agriculteur et vous faites partie de ceux qui ont mis en place ce blocage autour de
00:39cette rêve partie.
00:41Expliquez-nous déjà un petit peu comment il fonctionne.
00:43Comment vous avez bloqué cet accès à la zone de cette rêve partie ?
00:48Disons que ça a été une réaction assez rapide des agriculteurs locaux.
00:52Quant au petit matin, ils ont entendu ce qu'on peut appeler de la musique dans les bois autour de
00:59leur ferme.
01:00Les locaux ont réagi assez rapidement.
01:03La mairie a été très efficace aussi, a fait livrer des blocs de béton et les saliciels des accès ont
01:10été bloqués.
01:11Pour te dire, aujourd'hui, il reste un accès qui est gardé par la gendarmerie pour des questions de sécurité.
01:17Vous doutez bien qu'on ne veut pas prendre de nous la responsabilité.
01:20D'abord, déjà, quand on voit l'état dans lequel certaines personnes pourraient avoir été sur le site vendredi dans
01:28la journée,
01:30nous ne voulons pas prendre la responsabilité et bloquer totalement le site.
01:33Mais aujourd'hui, personne ne peut y accéder en véhicule.
01:35Personne ne peut y accéder en véhicule parce que d'autres toffeurs étaient en train d'arriver, arrivaient à ce
01:41moment-là ?
01:42Oui, on peut imaginer que l'action qui a été menée localement a permis de limiter le nombre de voitures
01:50qui arrivaient sur place.
01:51Et dans les minutes qui ont suivi le blocage, la gendarmerie qui était déjà sur place a contrôlé des personnes,
01:59notamment en provenance de Bordeaux.
02:00Donc, on voit que ça brasse du monde et qu'ils viennent de très loin.
02:03Qu'ils viennent de très loin.
02:05Vous l'avez dit, vous avez été sur site vendredi.
02:07Les toffeurs sont toujours présents aujourd'hui.
02:09C'est ça ?
02:11Oui, c'est statu quo.
02:13Il y a toujours le même noyau de personnes, j'ai envie de dire.
02:18Mais il y a eu très peu de personnes qui s'y ont ajouté du fait que l'accès est
02:21très difficile aujourd'hui.
02:23Cette repartie illégale, elle se déroule sur une parcelle d'un de vos collègues,
02:27des terres qui devaient nourrir une partie du bétail, c'est ça ?
02:31Oui, c'est ça.
02:32C'est une parcelle à la prairie.
02:34Donc, contre un masque, peuvent dire certains, il se trouve que l'herbe de la prairie, c'est une culture.
02:40Nous ne sommes pas une région de Sérénière, nous sommes une terre d'élevage.
02:43Et cette herbe, elle était destinée à nourrir nos troupeaux.
02:46J'imagine la détresse et la colère de votre collègue face à ce qu'il vit en ce moment.
02:51C'est dramatique pour lui.
02:55Dramatique, oui, c'est quelque chose qui est difficile à vivre parce que c'est le travail des mois passés
03:01pour cultiver cette herbe, pour la fertiliser.
03:06Et puis, c'est du stock qui n'aura pas stylère.
03:08Et puis, au-delà de ça, c'est le manque de respect pour le monde agricole.
03:13Je veux dire, on n'imagine pas une autre profession qui verrait piétiner son outil de travail sans réagir.
03:19Vous avez réussi à discuter, à échanger avec cette offer une nouvelle fois.
03:24Vous étiez sur place vendredi dernier.
03:25Quels ont été vos échanges avec eux ?
03:29Oui, on a passé difficilement.
03:33On a l'impression qu'en fait, le concept même de free party, rêve party, un peu de ça,
03:40je ne sais pas comment ils appellent ça, moi je mets tout le même sac.
03:43J'ai l'impression que ce concept-là, par principe, il faut que ce soit illégal.
03:49J'ai l'impression qu'il n'y a aucune volonté de ces gens-là.
03:51C'est-à-dire que vous sentez que ça les amuse, ça les excite, d'une certaine manière, que ce
03:54soit illégal ?
03:56En fait, je pense que c'est le concept.
03:58C'est être en dehors de la société, c'est être en dehors des règles de la société.
04:03Et on a l'impression que même si ce n'est pas très difficile de trouver des grands parkings,
04:11des aérodromes qui servent très peu dans nos régions, à certains endroits,
04:16ce n'est pas très compliqué.
04:17Il y en a plein les cartes, j'ai envie de dire.
04:19Il faut avoir des autorisations en tout cas, dans ce cas-là.
04:21Oui, mais dans ce cas-là, c'est du terrain public, ce n'est pas du terrain privé.
04:26On parle d'une vingtaine de gendarmes présents sur place, des drones carrément, une surveillance.
04:31Vous parlez aussi avec les gendarmes, vous échangez, ils vous disent quoi ?
04:35Oui, alors on a beaucoup discuté avec les gendarmes sur la première journée.
04:40Ce qu'ils nous ont dit, c'est que les services de l'État et la justice avaient pris des
04:47arrêtés
04:47qui nous semblent tout à fait justifiés.
04:50C'est-à-dire que les participants vont, à la sortie du site, recevoir une amende de troisième catégorie.
04:59Parce qu'à partir du moment où le propriétaire de la parcelle porte plaid,
05:04ça devient un rassemblement illégal et tout participant à un rassemblement illégal est verbalisable.
05:09Donc le fait qu'on ait bloqué l'essentiel des accès
05:13va imposer à tous les participants de sortir par l'accès, le seul qui reste.
05:18Et ils vont donc passer devant la compagnie gendarmerie qui les attend.
05:21Qui les attend. En tout cas, ils sont toujours sur place.
05:24On verra ce que ça donne. Vous avez bon espoir qu'à ce soir, ça soit fini ?
05:29Disons, on est sur un long week-end.
05:31On imagine que oui, ça va se vider tranquillement dans la soirée.
05:38Nous, on est satisfait que ça n'avait pas pris plus d'ampleur que ça déjà.
05:41Parce qu'on a eu peur sur le démarrage.
05:43Maintenant, on est aussi satisfait que l'État prenne la sociabilité
05:46et que les gens qui font ce genre de choses soient verbalisés.
05:49Est-ce que le préfet a prévu de faire évacuer d'ailleurs rapidement le site ?
05:53Ou alors on va attendre que ces gens-là rentrent gentiment chez eux ?
05:57Je n'ai pas l'impression qu'il ait été prévu de faire évacuer.
06:02Ce n'est pas les échos que j'ai eus.
06:04Est-ce que vous-même, est-ce que vous attendez davantage d'indurcissement d'une certaine manière
06:13de la répression vis-à-vis de ces rêves partis illégal ?
06:17Je parlais du projet de loi Riposte qui est examiné en ce moment au Parlement.
06:22Il doit être voté d'ailleurs, adopté demain du côté du Sénat.
06:25Il prévoit notamment de créer véritablement un délit pour les participants de ces rêves partis.
06:31Six mois de prison jusqu'à 7500 euros d'amende.
06:34Il faut véritablement sévir face non seulement aux organisateurs de ces rêves partis,
06:39mais également aussi vis-à-vis des participants eux-mêmes.
06:44Je pense que là, le seul truc qu'on nous dit en gros,
06:48c'est que les services de l'État vont saisir le matériel.
06:51Bon, je pense qu'il y a du business derrière tout ça,
06:53parce que si des gens ont organisé ça et sont prêts, comme à chaque fois,
06:57j'ai envie de dire, à se faire saisir le matériel,
06:59ça veut dire qu'ils ont gagné l'argent quelque part ailleurs.
07:01Donc oui, il faut que la loi se durcisse,
07:03parce que visiblement aujourd'hui, la loi ne dissuade pas.
07:09Après, je ne suis pas juriste.
07:10Non, non, bien sûr, mais vous êtes confronté à cette dure réalité.
07:17Et c'est vrai que c'est une question qu'on peut se poser,
07:18parce que cibler les organisateurs, c'est la tendance,
07:22en général, sur ces rêves partis.
07:24Et là, ce projet de loi, il apporte quand même un peu plus d'indurcissement,
07:28comme je disais, vis-à-vis des participants aussi.
07:32Bon, on verra en tout cas ce qu'il en est.
07:33Germain Albebspi, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio Agriculteur.
07:38Donc, vous êtes exactement du côté de...
07:43De l'autre secteur de Villefrages de Rouergue.
07:45Oui, juste à côté, donc là où il y a cette rêve partie,
07:47en espérant que vous puissiez de nouveau récupérer ces terres le plus rapidement possible.
07:53Merci à vous et bon courage pour la suite.
07:55Il est 9h14 sur Sud Radio.
07:58Lui, on continue d'en parler, d'ailleurs, de ce sujet.
08:00On sera d'ailleurs avec...
08:01Alors là, on était du côté de l'Aveyron.
08:07Dans un instant, on va aller du côté de la Drôme.
08:09Là aussi, on a une rêve partie illégale.
08:12Là aussi, on est inquiet et on en a marre.
08:14On sera avec le maire de la commune qui subit cette rêve partie dans la Drôme.
08:19Et puis, vous nous appelez 0826 300 300,
08:22notamment sur cette question, j'ai envie de vous entendre.
08:23Parce que, voilà, les organisateurs, oui, ok, ils sont sanctionnés.
08:27Mais est-ce qu'il faut aussi davantage sanctionner les participants eux-mêmes ?
08:330826 300 300, on aura Sylvie dans un instant avec nous aussi
08:36pour donner son avis à ce sujet.
08:37A tout de suite.
08:399h10 Sud Radio, la vérité en face, Benjamin Glaze.
08:43La vérité en face, 9h17.
08:46Et cette question face au rêve partie, au phénomène des rêve parties,
08:50l'État est-il impuissant ?
08:51On était tout à l'heure sur une rêve partie qui a lieu en ce moment.
08:54Une rêve partie illégale du côté de l'Aveyron.
08:57Tout de suite, on part dans la Drôme.
08:58Là aussi, on a une rêve partie.
09:00Ça se passe précisément du côté de Salles-sous-Bois.
09:03Nous sommes avec le maire de la commune.
09:06Il est avec nous ce matin.
09:08Bonjour, monsieur le maire.
09:10Bonjour.
09:11Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
09:13Bernard Doutre, racontez-nous un petit peu.
09:16Déjà, présentez-nous votre village.
09:18Il ressemble à quoi exactement ?
09:21Écoutez, nous, on est un très beau village.
09:23C'est un village en Drôme-Provençal.
09:26Très calme, très paisible.
09:28Où on n'a pas l'habitude d'avoir de la publicité comme ça.
09:33Oui.
09:33Bon, vous en seriez bien passé, j'imagine, forcément.
09:36On parle de 1500 personnes, 1500 tuffeurs,
09:40qui se sont réunis depuis vendredi dans votre commune.
09:44Où sont-ils exactement ?
09:46Et comment ça se passe ?
09:47Quelle est la situation sur place en ce moment ?
09:48Oui, il y a environ 1500 à 2000 personnes
09:51qui se sont réunies sur une propriété privée,
09:54donc à l'extrême nord de la commune.
09:57En plus, c'est vrai qu'il fait une température
10:00qui est assez importante.
10:03Et puis surtout, ils se sont installés
10:04sur une propriété privée,
10:05sur des pâturages dédiés aux chevaux.
10:07Et voilà, donc, vous imaginez,
10:112000 personnes, 1500 à 1000 personnes
10:13depuis déjà pratiquement 72 heures.
10:16En termes d'hygiène, en termes environnemental,
10:20ce n'est pas ce qu'on fait de mieux.
10:23Vous êtes en contact avec la propriétaire,
10:25j'imagine, de cette exploitation ?
10:28Oui, oui.
10:28Oui, oui.
10:29On a samedi, avec madame la préfète de la Drôme,
10:33on a rencontré les plus proches,
10:36la propriétaire,
10:37et puis il y a même quelques rivains
10:39qui sont particulièrement touchés par le bruit,
10:42parce que des baffes à fond,
10:45et puis surtout, bon,
10:47plein de personnes qui arrivent de partout,
10:51des voitures garées de partout,
10:53des gens qui laissent leur voiture à des kilomètres,
10:57ils montent à pied,
10:58c'est assez désolant.
11:01Bon, heureusement, bien sûr,
11:02les forces de l'ordre sont en action actuellement.
11:06Là, je suis donc avec eux sur un poste,
11:09donc il y a pas mal de sorties,
11:11des gens qui bougent, qui partent.
11:13Tous les acteurs de cette rêve-partie
11:17sont contrôlés et sont verbalisés.
11:20Ils sont verbalisés.
11:21La préfète a pris une arrêté préfectorale,
11:23tout le monde est verbalisé.
11:24Tout le monde est verbalisé.
11:26Voilà.
11:26Ça, c'est important, effectivement.
11:27C'est ce qu'on nous disait aussi du côté de l'Aveyron,
11:30verbalisation pour tout le monde.
11:32C'est ça l'idée.
11:33Ça veut dire qu'on parle,
11:34on va y revenir sur ce projet de loi
11:36qui est discuté en ce moment à l'Assemblée nationale,
11:38mais ça veut dire que, déjà, à ce niveau-là,
11:40c'est une première réponse, en tout cas.
11:43Je pense que c'est une première réponse.
11:44Maintenant, savoir si les amendes seront honorées,
11:49ça, je ne peux pas vous le dire.
11:50Bien sûr.
11:50Mais quand même, je pense que sur le lot,
11:53parce qu'il y a des gens qui travaillent quand même
11:57dans ces trucs-là.
12:00À côté de ça, il y a les noyaux durs.
12:01Le noyau durs, c'est presque des professionnels,
12:05ceux qui viennent, les organisateurs,
12:07les choses comme ça.
12:08C'est là-dessus qu'il faudrait vraiment taper.
12:11Pas de violence ?
12:13Non, non, non.
12:15Apparemment, pas de violence.
12:16Tout se passe dans le calme.
12:19En tout cas, vous avez dû être bien impressionné,
12:21vendredi, quand vous avez vu arriver
12:23tout ce monde dans votre village.
12:24Bernard Doutre.
12:25Oui, oui.
12:26On est impressionné,
12:27mais quand même, on sait faire face.
12:31A priori, fin de cette Rêve-Party
12:33dans les prochaines heures ?
12:36Pardon, je ne vous ai pas entendu, excusez-moi.
12:38Non, vous êtes très occupé, je répète.
12:40Vous espérez justement que la Rêve-Party
12:43puisse se conclure rapidement,
12:45les derniers toffers puissent partir
12:47le plus rapidement possible dans les prochaines heures ?
12:48On estime que la Rêve-Party devrait,
12:52en grande partie, se terminer d'ici ce soir.
12:54Mais on pense que le noyau dur,
12:56les organisateurs, tout ça,
12:58vont libérer la place demain, quoi.
13:01Et c'est là qu'on verra vraiment
13:03les dégâts qu'ils ont occasionnés.
13:06Parce qu'en termes d'hygiène...
13:07Certains d'entre eux disent qu'ils vont nettoyer.
13:08Je ne sais pas si vous avez entendu.
13:09Oui, non, non, mais attendez.
13:11Je ne peux pas vous envoyer la photo
13:14vu du ciel,
13:15mais c'est une emprise sur plusieurs hectares.
13:19Imaginez-vous des centaines de voitures
13:21dans les bois,
13:22dans les gens qui vont aux toilettes.
13:24Il n'y a pas de toilettes depuis trois jours
13:27avec des dizaines de chiens de partout.
13:31Non, je pense que ça va être dans un état
13:33qui est assez pitoyable, quoi.
13:35Voilà.
13:36Malgré leur bonne volonté.
13:37Je ne mets pas en cause leur bonne volonté
13:39pour nettoyer.
13:40Mais bon, ce n'est pas possible,
13:41à mon avis,
13:42de laisser un terrain propre à ce niveau-là.
13:45Amende pour tous,
13:47pour l'ensemble des participants.
13:48Alors, les organisateurs,
13:49ce sera autre chose.
13:50Oui.
13:52La préfète a pris un arrêté,
13:53donc tout le monde est verbalisé.
13:56Et je pense que, surtout,
13:59ils vont essayer de saisir le matériel
14:01des organisateurs.
14:02Est-ce qu'il faut créer un délit ?
14:05C'est l'objet de la loi
14:07qui est discutée en ce moment au Parlement,
14:08qui sera votée demain du côté du Sénat
14:11avant de retrouver l'Assemblée nationale.
14:12Est-ce qu'il faut créer un délit
14:13pour les participants ?
14:15On parle d'un délit,
14:17avec des participants qui seraient passibles
14:19de six mois de prison,
14:197500 euros d'amende.
14:21Est-ce que ça serait plus dissuasible ?
14:22Vous y êtes favorable ?
14:23Ou pas vous qui êtes confrontés,
14:25là, en ce moment même,
14:25à ce rêve-partie ?
14:26Moi, je ne suis pas juriste, moi.
14:31Je pense qu'il faudrait encadrer,
14:33il faudrait pouvoir encadrer
14:36ces manifestations.
14:37Il faudrait qu'elles soient,
14:38je dirais, encadrées,
14:40peut-être avec des autorisations,
14:42avec tout ce qui va autour.
14:43Mais je pense que, aussi,
14:45ça fait partie du jeu de l'interdit.
14:47Donc, tout ce qui est interdit,
14:49il y a un peu plus
14:52un peu plus de...
14:53C'est ça, je pense.
14:55Ça ne marchera pas,
14:56parce qu'il y a la part
14:58de l'interdit là-dedans.
15:00Merci beaucoup, Bernard Doutre,
15:02d'avoir pris le temps
15:03de répondre à mes questions
15:05sur Sud Radio.
15:06Bonne journée à vous,
15:07surtout, bon courage,
15:08avec, vous nous l'avez dit,
15:09a priori, la fin de cette rêve-partie
15:12par chez vous,
15:13dans la Drôme provençale.
15:14Ça se boit, a priori,
15:16prévu pour ce soir.
15:17Merci et bon courage à vous.
15:19Sylvie est avec nous,
15:20au 0826-300-300.
15:22Bonjour, Sylvie.
15:24Bonjour, comment allez-vous ?
15:25Ça va, et vous ?
15:26Du côté de NERA qui vous êtes.
15:28Voilà, c'est ça, c'est ça.
15:30Désolée, je vous ai fait attendre
15:31un petit peu, Sylvie,
15:32mais j'avais en tout cas
15:33envie de vous entendre,
15:34puisque vous avez appelé
15:35le 0826-300-300.
15:37Vous en pensez quoi
15:38de ces rêves-parties ?
15:39Est-ce qu'il faut davantage
15:40sanctionner ?
15:40Je ne sais pas,
15:41j'en parlais tout à l'heure.
15:42Les participants eux-mêmes,
15:44les toughers au-delà
15:45des organisateurs,
15:45vous en pensez quoi,
15:46de ça, Sylvie ?
15:47Alors, moi, je suis pour et contre.
15:50Alors, je suis contre dans le cadre
15:51où c'est fait dans des terrains privés,
15:54parce que, par exemple,
15:55sur les terrains des agriculteurs,
15:57là, c'est une catastrophe,
15:58parce que les agriculteurs,
16:00ils viennent de planter,
16:02tout est abîmé,
16:04donc voilà.
16:05Après, dans l'autre sens,
16:06je suis pour,
16:07parce qu'en fait,
16:08il faut quand même les laisser,
16:09un peu ces jeunes, vivre.
16:10La vie est assez dure.
16:13Il faut quand même qu'ils s'amusent.
16:14Mais pourquoi ?
16:15Pourquoi le gouvernement
16:16ne leur donne pas
16:17des terrains publics,
16:20des autorisations
16:22pour qu'ils puissent faire ?
16:23Comme ça,
16:23il n'y aurait pas de problème.
16:24Ça éviterait que les gens
16:26soient montés les uns
16:27contre les autres
16:28et puis créer encore un délit.
16:31Alors, un délit de prison,
16:33moi, ça me fait rire
16:34parce qu'on va mettre
16:36des toughers en prison
16:37alors qu'on ne fait pas
16:38de délit de prison
16:39pour les pédocriminels
16:41qui sont dans les écoles.
16:43Donc, il faut arrêter ça aussi.
16:45Donc, pour qu'on leur donne
16:47un terrain public,
16:49oui, qu'ils aillent s'amuser.
16:50Ils ont besoin de s'amuser,
16:51ces jeunes.
16:52Mais que les terrains privés,
16:55non, pas du tout.
16:55Je ne suis pas d'accord.
16:56Voilà.
16:58Donc, on va dire un avis
17:01nuancé, en tout cas.
17:02Oui.
17:03Ça veut dire que pour vous,
17:04il faudrait autoriser
17:07certains de ces rassemblements,
17:08finalement, ces répartis,
17:10les autoriser, quoi.
17:11Mais bien sûr,
17:12il faut les autoriser.
17:12Mais dans d'autres endroits,
17:14bien sûr que c'est...
17:15Sur des domaines publics.
17:17On a bien,
17:18dans les communes,
17:19on a bien des endroits,
17:20des espaces
17:21qui sont réservés
17:21aux gens du voyage.
17:23Pourquoi,
17:23dans certaines communes,
17:24il n'y aurait pas
17:25des domaines publics
17:27avec autorisation ?
17:28Parce que je suppose
17:29que ces jeunes,
17:30il ne faut pas croire,
17:31ce n'est pas des débiles,
17:33ce n'est pas des toxicos,
17:34tout ça,
17:34les organisateurs,
17:35ce sont des gens
17:36qui sont cadrés,
17:37qui doivent demander
17:38des autorisations.
17:39On doit leur refuser.
17:40Donc,
17:41qu'est-ce qu'ils font ?
17:41Ils ont besoin
17:42de se vider un peu l'esprit.
17:45Eh bien,
17:46ils font des teufs
17:47où ils peuvent
17:47un peu partout.
17:49Donc,
17:49c'est encore,
17:49je trouve,
17:50c'est encore
17:51monter les uns
17:52contre les autres.
17:53Du coup,
17:54on monte la campagne
17:55contre des teufeurs.
17:58Moi,
17:58je ne trouve pas ça normal.
18:00C'est au niveau
18:01du gouvernement,
18:03ils devraient laisser
18:04des domaines publics.
18:06Il y en a plein.
18:07Qui sait,
18:07tout à l'heure,
18:08qui disait,
18:08il y a des aéroports
18:10qui sont maintenant
18:11qui ne servent plus.
18:12Nous,
18:13on a l'aéroport d'Agen,
18:14ils ne servent plus.
18:16Bon,
18:16vous me direz,
18:16c'est en ville,
18:17donc ça ne se fait pas.
18:18Mais en extérieur,
18:20il y a toujours,
18:20il y a toujours possibilité,
18:21il y a toujours.
18:22Mais,
18:23bien sûr,
18:23encore une fois,
18:24le gouvernement
18:25ne veut pas donner
18:26d'autorisation
18:27pour ces jeunes.
18:28Et après,
18:28on va critiquer,
18:29c'est des drogués,
18:30c'est des crados,
18:31c'est des puns,
18:32c'est ceci,
18:32c'est cela.
18:33Non,
18:34c'est des gens
18:34qui travaillent.
18:35Vous avez donné votre avis,
18:37en tout cas,
18:37Sylvie,
18:38et je vous remercie.
18:38Vous avez appelé
18:390826 300 300,
18:40le standard de Sud Radio.
18:43Merci à vous.
18:43Merci à vous.
18:45Bonne journée.
18:45Moi aussi.
18:46Au revoir.
18:46Qui sera chaude aussi
18:46de votre côté,
18:47effectivement.
18:48Oui, très chaude.
18:49Nous,
18:49on a des 40 de température.
18:50Eh ben oui,
18:51bon courage.
18:52On s'hydrate.
18:53On reste au frais
18:54autant que possible.
18:55Voilà.
18:55Au revoir.
18:56Bonne journée.
18:56Merci Sylvie,
18:57au revoir.
18:58Allez,
18:589h27 sur Sud Radio.
19:01On a un gagnant.
19:02Oui,
19:02on a un gagnant
19:03à notre grand jeu.
19:05Qui a gagné ?
19:06C'est Johan qui a gagné.
19:08Il est de Begle.
19:09Bonjour Johan.
19:10Ouais,
19:11trop bien,
19:11merci.
19:12Ah,
19:13vous savez,
19:13est-ce que vous avez gagné,
19:14bien sûr ?
19:15Ah ouais,
19:15le parc Astérix.
19:16Eh oui,
19:17alors pour ceux
19:17qui n'ont pas entendu
19:18tout à l'heure
19:19le lancement du jeu,
19:21effectivement,
19:21vous avez gagné
19:22votre séjour
19:23pour 4 personnes en famille
19:24au parc Astérix
19:25avec la nuit d'hôtel,
19:27le dîner
19:28et les petits déjeuners.
19:297 univers inspirés
19:30des aventures
19:31du célèbre gaulois.
19:3350 attractions
19:34à faire
19:35au parc Astérix.
19:36Je ne sais pas
19:36si vous allez toutes les faire,
19:38mais quelques-unes au moins.
19:40J'espère qu'on va tout faire.
19:41Ah oui,
19:41ça serait cool.
19:42En famille ?
19:44Oui,
19:44en famille,
19:44c'est ça,
19:45voilà,
19:45exactement.
19:46Bon,
19:46en tout cas,
19:47profitez bien,
19:47profitez bien de ça.
19:49Faites-vous plaisir
19:50et Sud Radio
19:51qui a le bonheur
19:51de vous offrir des cadeaux
19:52tous les jours.
19:53Je vous souhaite
19:54un bon parc Astérix,
19:55mon cher Johan,
19:56et puis pour toute la famille.
19:57Merci à tous,
19:58c'est génial.
19:59Merci Sud Radio,
19:59génial.
20:00Avec grand plaisir.
20:01Allez,
20:019h28 sur Sud Radio,
20:03on revient dans un instant,
20:05on a parlé de l'actualité en France,
20:06l'actualité,
20:07elle est aussi à l'international,
20:09avec ces derniers mots
20:11du chef de la diplomatie américaine
20:13qui dit qu'un accord
20:15entre les Etats-Unis et l'Iran
20:17est toujours d'actualité.
20:19Ça pourrait se faire
20:20finalement assez rapidement.
20:21Est-ce qu'il faut le croire
20:22ou pas ?
20:23Où ça peut nous mener tout ça ?
20:25On va en débattre
20:26dans un instant
20:27avec mes deux invités.
20:28A tout de suite.
20:299h10,
20:30Sud Radio,
20:31la vérité en face,
20:32Benjamin Glaze.
20:34La vérité en face,
20:35on ouvre les débats ce matin
20:36à propos de l'international.
20:39La fin de la guerre au Moyen-Orient
20:40est-elle proche ?
20:41Chamedi encore,
20:42Donald Trump parlait d'un accord
20:43largement négocié hier.
20:44Son secrétaire d'Etat,
20:46Marco Rubio,
20:46annonçait même une possible nouvelle
20:48dans les heures à venir.
20:49Toujours rien ce matin.
20:51Le président américain
20:52a tendance à plutôt temporiser.
20:54Alors l'espoir d'un accord imminent
20:55n'est-il qu'un mirage ?
20:56Il faut en parler.
20:57Ce matin,
20:58je reçois le général
20:58Vincent Desportes.
21:00Bonjour général.
21:01Merci d'être avec nous ce matin.
21:02Ancien directeur de l'école de guerre,
21:04auteur du livre
21:05Le piège américain
21:06et puis ce livre également
21:08Stratégie,
21:08les essentiels.
21:09Qui vient de sortir.
21:10Qui vient de sortir.
21:11On comprend tous les échecs de Trump.
21:12La pensée et l'action.
21:14On parlait des échecs peut-être de Trump.
21:16Déjà,
21:17on ne sait pas s'il a déjà perdu la bataille
21:18d'une certaine manière.
21:19A la première très sûrement.
21:20La première très sûrement.
21:22On verra en ce qui concerne
21:23les négociations.
21:24Et puis avec nous également
21:25Adèle Bacawan.
21:26Bonjour.
21:27Merci à vous également
21:28d'être avec nous ce matin
21:29sur Sud Radio.
21:30Vous êtes directeur de l'Institut européen
21:31pour les études du Moyen-Orient
21:33et de l'Afrique du Nord.
21:35J'aimerais qu'on parle.
21:36Alors la dernière information en date
21:39puisqu'on suit cela
21:40vraiment minute par minute
21:42d'une certaine manière.
21:44La dernière information en date
21:46et bien ce sont ses propos.
21:48Ses propos du chef de la diplomatie américaine
21:51Marco Rubio.
21:52Un accord est toujours possible.
21:54Il l'a déclaré il y a quelques heures.
21:55C'était cette nuit.
21:56Il y a un accord peut-être pour aujourd'hui.
21:59Est-ce qu'il est raisonnable véritablement
22:00d'y croire général Vincent Desportes ?
22:02Je crois qu'il ne faut surtout pas
22:04avoir une date en tête.
22:08Par contre, il est très probable
22:10qu'on n'arrivera non pas à un accord.
22:11Ce n'est pas le but,
22:12mais à un début d'agrément
22:14pour commencer des négociations
22:17qui pourraient éventuellement déboucher
22:19sur une solution finale.
22:20On en est là.
22:21On ne cherche pas un accord.
22:23On cherche un moyen
22:24de commencer à pouvoir parler sérieusement.
22:26Ce qui présuppose quand même
22:28un préaccord.
22:29C'est ça.
22:30Pas un accord, mais un préaccord.
22:31Alors quand je dis qu'on va y arriver,
22:34les Américains et Trump le veulent absolument.
22:37Le Trump a absolument besoin
22:39de cette pause de 60 jours
22:41dans laquelle on va trouver
22:42la coupe du monde de football
22:44et le 250e anniversaire
22:48de la fondation des Etats-Unis.
22:50Ça, c'est une date importante, oui.
22:52Bien sûr, c'est une date importante
22:53pour plusieurs raisons.
22:53Et une des raisons,
22:55c'est que si la guerre reprend,
22:57l'Iran a dit
22:57qu'elle utiliserait
23:00cette République
23:00avec des moyens nouveaux.
23:03Et un moyen
23:04qu'elle pourrait utiliser,
23:05évidemment,
23:05c'est le terrorisme
23:06qu'elle connaît
23:07et pratique bien.
23:09L'Amérique sera vulnérable.
23:10Elle aura des centaines
23:11de milliers
23:12d'Américains
23:13et d'étrangers
23:14sur son sol
23:15pendant cette période
23:16de deux mois.
23:17Et je pense que ce serait
23:18prendre un risque considérable
23:20effectivement
23:20que de se relancer
23:22aujourd'hui
23:22dans des hostilités.
23:25Adèle Bacawan,
23:26si j'entends bien,
23:27effectivement,
23:27le général Vincent Desportes,
23:28on est encore loin
23:29d'une résolution
23:30de ce conflit,
23:31d'une fin de la guerre
23:32au Moyen-Orient.
23:33On n'est que sur un début
23:34de début d'étape,
23:35c'est ça ?
23:36Écoutez, déjà,
23:37on ne négocie pas un accord.
23:39On négocie un mémorandum.
23:41C'est différent.
23:41C'est-à-dire
23:42le cadre d'un accord.
23:44Les Américains
23:45et les Iraniens
23:45ne se parlent pas
23:46directement.
23:47Ils se parlent
23:48par l'intermédiaire
23:49des Pakistanis
23:49et des Qataris.
23:51Donc, c'est très important
23:52de noter.
23:53Un.
23:54Deux.
23:55Parce qu'il y a
23:56des intermédiaires
23:57et parce qu'ils sont
23:58très, très, très loin
23:59de signer un accord.
24:00Est-ce que parce qu'un accord
24:01a besoin
24:02de beaucoup,
24:02beaucoup de temps,
24:03il négocie déjà
24:04l'ordre de jour
24:05d'un accord ?
24:06Donc, même sur l'ordre de jour,
24:08ils ne sont pas d'accord
24:09pour une raison très simple.
24:10Parce que les Américains
24:11ont deux priorités
24:13qui n'ont rien à voir
24:14avec les deux priorités iraniennes.
24:16Pour les Iraniens,
24:18d'abord,
24:18c'est la fin de la guerre.
24:21Ensuite,
24:21c'est la réouverture
24:23du détroit d'Hormoz.
24:24C'est paradoxal
24:24parce que ce sont
24:26les Iraniens
24:26qui ont fermé
24:27le détroit d'Hormoz
24:28en premier
24:29et après,
24:30ce sont les Américains.
24:31Et pourquoi
24:31les Iraniens ?
24:32parce que, tout simplement,
24:33cette guerre,
24:34c'était un drame
24:36pour les Iraniens.
24:38Un drame.
24:39Le chef des Nations Unies
24:40nous parle de
24:4130 millions d'Iraniens
24:42exposés à la pauvreté extrême
24:44à cause de cette guerre.
24:45Le vice-président iranien
24:47nous dit
24:4712 millions d'emplois
24:49détruits
24:49à cause de cette guerre.
24:51Et ensuite,
24:52économiquement,
24:53on sait très bien
24:54que l'Iran,
24:55comme l'Arabie Saoudite,
24:56comme les Émirats,
24:57comme le Qatar,
24:57c'est un pays putrolier.
24:59Il n'y a que du putrole,
25:00il n'y a pas autre chose.
25:0190% de l'économie du pays,
25:04c'est du putrole.
25:06Et 90% de ce putrole
25:07se trouve sur l'île du Karg.
25:09Et 90% de ce putrole
25:11est bloqué
25:12à cause du blocus américain.
25:13Donc, il ne faut plus...
25:14Alors, ça,
25:15c'est les deux priorités
25:17iraniennes inclus.
25:18Et l'Iran qui veut mettre
25:19la main sur ce détroit d'Hormuz,
25:20au final.
25:20Oui, ça, c'est bien évidemment ça.
25:22Bien sûr, bien sûr,
25:23ça, on y revient.
25:24Alors, donc,
25:24les deux priorités iraniennes
25:26acceptées par Donald Trump.
25:28En revanche,
25:28les deux priorités
25:29américaines
25:30ne sont pas acceptées
25:31par les Iraniens.
25:32La première priorité,
25:33et je m'arrête,
25:34parce que je sais
25:35que j'ai détaillé un peu,
25:36c'est le programme atomique.
25:38Les Iraniens
25:39ne sont pas disposés
25:40à discuter maintenant
25:41dans ce pré-accord
25:43ou dans ce mémorandum
25:44de leur programme atomique.
25:46Et la deuxième priorité
25:47de Donald Trump,
25:48c'est les 440 kilos uranium.
25:51Les Iraniens
25:51ne sont absolument pas disposés
25:53à discuter
25:54ces 400 kilos uranium enrichis.
25:57et donc,
25:58Donald Trump
25:58est totalement bloqué.
26:00Donald Trump
26:01complètement bloqué.
26:02Général Vincent
26:04Desportes,
26:05ça veut dire que,
26:06clairement,
26:06il y a encore énormément
26:07de points de désaccord.
26:09Même pour faire
26:10ce mémorandum,
26:12finalement,
26:13c'est difficile,
26:14c'est compliqué.
26:15C'est compliqué,
26:17les points de blocage
26:18viennent d'être indiqués.
26:19C'est compliqué aussi
26:20parce qu'en interne,
26:22Trump est évidemment
26:23extrêmement critiqué
26:24et en particulier
26:25les Républicains
26:26et les Magas
26:27disent,
26:28attention,
26:29là,
26:29on a fait une guerre
26:30pour rien,
26:31l'Amérique est devenue
26:32un tigre de papier,
26:33ce que Trump reprochait
26:34auparavant
26:35à l'OTAN.
26:37Et finalement,
26:37on va sortir de cette guerre
26:38dans une position
26:40beaucoup moins bonne
26:40que celle
26:41dans laquelle
26:42on y était entré.
26:43ce qui est vrai
26:44par ailleurs.
26:45Mais en même temps,
26:47il y a ces points de blocage
26:48mais Trump veut vraiment
26:49y arriver.
26:50Je crois que les militaires
26:51américains
26:51lui ont expliqué
26:53qu'on peut refrapper,
26:54il n'y a aucun problème
26:55mais il n'y a aucune assurance
26:56qu'une nouvelle campagne
26:58de cinq semaines
26:58de bombardement
27:00parvienne à un autre résultat
27:02que les premières
27:02cinq semaines.
27:03Donc,
27:04Trump est vraiment
27:05dans le piège
27:05dans lequel
27:06il s'est mis
27:07lui-même
27:08et je pense
27:09que
27:10comme il a besoin
27:11de cette pause
27:12de 60 jours,
27:13il va mettre
27:14de l'eau
27:14dans son vin
27:15quelles que soient
27:16les critiques
27:16en interne.
27:18De toute façon,
27:19il faut qu'il décide
27:20là,
27:21pas dans les minutes
27:22mais dans les quelques jours
27:23qui viennent.
27:24J'y vais ou j'y vais pas.
27:26On ne peut pas rester
27:26comme ça éternellement
27:28bien sûr.
27:28Oui.
27:29Trump a
27:30un courtuité.
27:33Il s'est donné
27:34sept jours.
27:35Six à sept jours
27:36aux Iraniens
27:37pour eux
27:38qu'ils tranchent.
27:39Et pourquoi les Iraniens ?
27:40Parce que Donald Trump
27:41dans sa version
27:42ce n'est pas lui
27:43qui bloque.
27:44Ce sont les Iraniens
27:45qui bloquent.
27:46Et parce que
27:46tout simplement
27:47au sein du régime
27:48vous avez
27:48quatre pôles
27:49du pouvoir.
27:50Vous avez vu
27:50le maréchal Mounir
27:51le Pakistanais
27:52lorsqu'il était à Téhéran ?
27:54Normalement
27:54dans un état
27:57normal
27:57vous rendez visite
27:59à un état
28:00dans un état
28:00vous allez rencontrer
28:01le chef
28:02et après
28:03vous rentrez chez vous.
28:04Vous allez négocier
28:04par exemple
28:05en Arabie Saoudite
28:06avec Mohamed Mousselman
28:07en Égypte
28:09avec maréchal Sissi
28:10aux Etats-Unis
28:11avec Donald Trump
28:12et après vous rentrez
28:12chez vous.
28:13Le pauvre maréchal
28:15Mounir
28:15il devait rester
28:16pendant des heures
28:17et des heures
28:18pour rencontrer
28:18le chef du parlement
28:19parce que c'est un pôle
28:20de pouvoir
28:21le président de la république
28:22parce que c'est un autre
28:23pôle de pouvoir
28:25Wahidi
28:25c'est le chef des gardiens
28:26c'est un autre pouvoir
28:27et il n'a pas pu rencontrer
28:29Mouchtaba
28:29le guide suprême.
28:31Et donc
28:31ces pôles-là
28:32ils sont en compétition
28:33lorsque vous négociez
28:34avec un pôle
28:35l'autre n'est pas d'accord
28:36lorsque vous négociez
28:37avec l'autre
28:37l'autre n'est pas d'accord
28:38et vous avez un guide
28:40la mission historique
28:41du guide
28:42depuis 79
28:43jusqu'à aujourd'hui
28:44une des premières missions
28:45c'est trancher
28:46seulement aujourd'hui
28:47le guide
28:48pour la question
28:49de santé
28:50on sait
28:50il a été frappé
28:51et pour la question
28:52de sécurité
28:53c'est l'homme
28:54le plus recherché
28:55sur la planète
28:56n'est-ce pas
28:56il n'est pas toujours
28:58accessible
28:58et donc les Iraniens
29:00comme les Américains
29:01les deux sont bloqués
29:02ils n'arrivent pas
29:02à trancher
29:03et ensuite
29:04Donald Trump
29:04a un vrai problème
29:05le problème
29:06c'est
29:06l'accord de Barack Obama
29:09qui a été signé
29:10avec les Iraniens
29:10maintenant son modèle
29:12son contre modèle
29:13c'est
29:13enfin son modèle
29:14à ne pas reproducer
29:16le modèle
29:17de Barack Obama
29:17il a deux critiques
29:19la première
29:19c'est que Barack Obama
29:21a donné accès
29:21à tort
29:22ou à raison
29:23vous n'êtes pas là
29:24pour dire
29:24il a raison
29:25ou il a tort
29:25mais c'est sa version
29:26il a donné l'accès
29:27à la bombe nucléaire
29:28aux Iraniens
29:29et il a donné accès
29:31à beaucoup
29:31des milliards
29:32et des milliards
29:33d'argent
29:33aux Iraniens
29:34moi
29:34je dois bloquer
29:35l'accès
29:36à la bombe nucléaire
29:37moi
29:38Donald Trump
29:38je dois bloquer
29:39l'accès
29:39à l'argent
29:40général Vincent Deporte
29:42est-ce qu'encore aujourd'hui
29:43on en est donc au stade
29:44des négociations
29:44bien sûr
29:45est-ce qu'encore aujourd'hui
29:46Donald Trump
29:46peut se trouver
29:47une porte de sortie
29:48on va dire
29:49pas trop honteuse
29:50d'une certaine manière
29:51pour lui
29:52écoutez
29:52vous savez
29:53et ce serait quoi
29:54ce serait quoi
29:54dans ce cas-là
29:55écoutez
29:55tout est dans le discours
29:57chez Trump
29:57l'important pour lui
29:59effectivement
29:59c'est qu'il arrive
30:00à transformer
30:01l'absence de victoire
30:03en succès
30:03c'est son affaire
30:04bon on sait
30:05comme il est doué
30:06pour faire
30:06ce genre de choses
30:07mais il est clair
30:08qu'aujourd'hui
30:08il ne peut pas
30:10parvenir
30:10à un succès brillant
30:12mais on comprend bien
30:13qu'il faut quand même
30:15qu'il arrive encore
30:16à tordre un peu plus
30:16le bras des Iraniens
30:19avant d'arrêter
30:20cette trêve
30:20de moi
30:23de moi
30:24non il est dans
30:24une très mauvaise situation
30:25et tout va être
30:26dans la communication
30:27enfin on sait
30:27qu'il est très bon
30:28dans ce domaine-là
30:29peut-être y arrivera-t-il
30:30oui avec les Iraniens
30:31eux qui sont très bons
30:32en négociation
30:32aussi on a parlé
30:33de l'accord
30:34sur le programme nucléaire
30:35les Iraniens ont l'habitude
30:36de négocier
30:38peut-être de gagner
30:38un peu de temps aussi
30:39il joue là-dessus
30:40oui absolument
30:42à deux conditions
30:43la réouverture de Détra Dormuz
30:45et la fin de la guerre
30:47pourquoi il parle
30:48de la réouverture de Détra Dormuz
30:49j'ai lu ce matin
30:50un article
30:51le dernier article
30:53des gardiens
30:54de la révolution islamique
30:55dans l'agence
30:57Tasnim
30:58Tasnim
30:58c'est l'agence
30:59vraiment
31:00c'est vrai
31:00non officiel
31:01mais c'est l'agence
31:02la plus proche
31:03des gardiens
31:03de la révolution
31:04notamment du Vahidi
31:05vous savez
31:05cet article
31:06c'est 8 paragraphes
31:08il y a 13 fois
31:10la référence
31:10à l'économie
31:11et à l'argent
31:12pourquoi ?
31:13parce que le pays
31:14est en panne
31:14le pays ne fonctionne plus
31:15il n'y a plus d'argent
31:16il n'y a rien
31:17ils ont besoin d'argent
31:18d'argent
31:19d'argent
31:1913 fois
31:20et pourtant
31:20on a tendance
31:21à entendre le discours
31:22de l'Iran
31:23joue la montre
31:23l'Iran ne peut plus
31:24jouer la montre
31:24on ne peut pas
31:25le président de la république
31:27parle de faillite
31:28même avant cette guerre
31:29le président
31:30voulait vider
31:31Téhéran
31:32de ses habitants
31:32de 18 millions
31:33habitants
31:34à Téhéran
31:34parce qu'il n'y avait plus
31:36rien
31:36même avant la guerre
31:37et donc oui
31:38l'Iran est en grande
31:39difficulté
31:40mais par contre
31:41bien évidemment
31:41Donald Trump aussi
31:42est en grande
31:43difficulté
31:44la difficulté
31:45est réciproque
31:46seulement
31:46il y a des conditions
31:48et je m'arrête
31:49des conditions
31:49objectives
31:50qui déterminent
31:52la décision iranienne
31:53comme la décision
31:54de Donald Trump
31:54et il ne faut jamais
31:55oublier un élément
31:56très important
31:57c'est que les pays
31:59du Golfe
31:59il y a une semaine
32:01ont demandé
32:02notamment
32:02Mohamed Salman
32:03a demandé
32:04à Donald Trump
32:05pour dire
32:05que c'est la période
32:06du hajj
32:07le pèlerinage
32:08musulman
32:08il y a des millions
32:09et des millions
32:10de musulmans
32:10à la Mecque
32:11si vous relancez
32:13les attaques
32:13les espaces aériens
32:15au Moyen-Orient
32:16seront bloqués
32:17et les musulmans
32:17ne peuvent pas entrer
32:18et paradoxalement
32:20Donald Trump
32:20donne une semaine
32:22aux Iraniens
32:22pour apporter la réponse
32:23il y a un point
32:24il y a un point d'accord
32:24entre les Etats-Unis
32:26et l'Iran
32:26c'est que
32:27les deux acteurs
32:28ont besoin
32:29de trouver
32:29une sortie
32:30le plus rapidement
32:31possible
32:32c'est-à-dire
32:32si ces négociations
32:33peuvent aussi avancer
32:34rapidement
32:35on verra ce qu'il en est
32:36en tout cas
32:36vous avez parlé
32:37de la situation
32:38au Moyen-Orient
32:39est-ce que ce conflit
32:40finalement
32:41ne va pas
32:42complètement bouleverser
32:43la place des Etats-Unis
32:44dans cet endroit-là
32:46effectivement
32:47dans cette sphère-là
32:48du Moyen-Orient
32:49dans un instant
32:50on va parler aussi
32:51d'Israël
32:51il faut parler d'Israël
32:52puisque les bombardements
32:54se poursuivent
32:54sur le Liban
32:56Israël
32:57qui a divisé
32:57le Hezbollah
32:59milice
33:00pro-iranienne
33:01est-ce que ça doit être aussi
33:02ça doit faire partie
33:03d'une certaine manière
33:04de cet accord
33:05que vont trouver
33:05les Etats-Unis
33:06et l'Iran
33:07s'il y arrive
33:07on va parler de tout cela
33:09dans un instant
33:09restez avec nous
33:119h10
33:12Sud Radio
33:13la vérité en face
33:14Benjamin Glaze
33:179h46
33:17sur Sud Radio
33:19on poursuit
33:19les débats
33:20bien entendu
33:21à propos
33:21de cette guerre
33:23qui se poursuit
33:24malgré le cessez-le-feu
33:25en tout cas
33:25entre l'Iran
33:26et les Etats-Unis
33:27un écor
33:28va-t-il bientôt
33:29voir le jour
33:29en tout cas
33:30ça négocie
33:31vous l'avez dit
33:32tous les deux
33:33je rappelle mes invités
33:34ce matin
33:34général Vincent Déporte
33:36ancien directeur
33:36de l'école de guerre
33:37auteur du livre
33:38Stratégie
33:39les essentiels
33:41c'est chez Odile Jacob
33:42et puis Adèle Bakawan
33:43directeur de l'Institut Européen
33:44pour les études
33:45du Moyen-Orient
33:46et de l'Afrique du Nord
33:46vous êtes l'auteur
33:47de la décomposition
33:48du Maghreb
33:49c'est chez Talandier
33:50du Moyen-Orient
33:50du Moyen-Orient
33:51je dis du Maghreb
33:52je me suis trompé
33:53tout à fait
33:53vous avez raison de corriger
33:54du Moyen-Orient
33:56bien évidemment
33:56voilà deux lectures
33:57à conseiller
33:58effectivement
33:58pour tout comprendre
33:59à ce qui se passe
33:59en ce moment
34:00au Moyen-Orient
34:01notamment entre les Etats-Unis
34:03et l'Iran
34:04il y a une question
34:04qui se pose
34:05c'est quel sera
34:06l'après
34:06dans cette région
34:07si importante du monde
34:08le Moyen-Orient
34:10et notamment
34:10quelle sera la place
34:11des Etats-Unis
34:12dans cette sphère-là
34:14général Vincent Déporte
34:15est-ce qu'on peut dire
34:16que déjà
34:16la place des Etats-Unis
34:18au Moyen-Orient
34:19est remise en question ?
34:21bien sûr
34:21elle est remise en question
34:22là l'excellent ouvrage
34:24de mon collègue
34:25c'est la décomposition
34:26du Moyen-Orient
34:26il a été décomposé
34:28il va se recomposer
34:29mais il ne se recomposera pas
34:31suivant les mêmes lignes
34:33et la place des Etats-Unis
34:34va être profondément diminuée
34:36il est clair
34:37que les Etats-Unis
34:38ont déçu
34:39tous ceux
34:39qui lui avaient confié
34:41leur défense
34:42les Etats-Unis
34:43ont été incapables
34:44de tenir
34:44les promesses
34:46alors cette dégradation
34:48est déjà un peu ancienne
34:49d'où cette décomposition
34:51est déjà un peu ancienne
34:52mais là c'est le coup de grâce
34:53à la prééminence
34:55des Etats-Unis
34:56dans cette région
34:57alors on en parlera
34:58peut-être aussi après
34:59mais il y a aussi
35:00une destruction
35:01de la prééminence
35:02des Etats-Unis
35:03comme une des grandes puissances
35:05mondiales
35:05avec un rééquilibrage
35:07avec la Chine
35:08mais on voit bien
35:09que les Etats-Unis
35:10ont déjà beaucoup perdu
35:12dans cette affaire-là
35:13leur crédibilité
35:15leur fiabilité
35:16et leur crédibilité
35:17hélas
35:18hélas
35:18parce que nous en sommes aussi
35:19nous Européens
35:20des victimes
35:20on a pris un sacré coup
35:22justement vous en parliez
35:23la question de la fiabilité
35:25ça c'est important
35:26Adèle Bakawan
35:27clairement
35:28les Etats-Unis
35:28l'ont perdu
35:29cette confiance-là
35:31que certains pays
35:33du Moyen-Orient
35:33placés
35:34en puissance américaine
35:35le général
35:37a raison
35:37le désengagement
35:39américain
35:40précède
35:41ce qui se passe
35:42actuellement
35:42ça se fait
35:45sur 25 années
35:46je l'ai abordé
35:47dans mon livre
35:48mais
35:48c'est pas
35:49le sujet
35:49de notre débat
35:51aujourd'hui
35:52mais pour cette guerre
35:53oui
35:53les Américains
35:54ont perdu
35:55la confiance
35:55des amis
35:57les plus proches
35:58les pays du Golfe
35:58les Émirats
36:00l'Arabie Saoudite
36:01le Qatar
36:01Bahreïn
36:02le Kouaït
36:03le Sultan Adouman
36:05écoutez
36:05les Iraniens
36:06ont frappé
36:07à 85%
36:09les pays du Golfe
36:10seulement à 15%
36:11Israël
36:1285%
36:14c'est énorme
36:14et pourquoi
36:15ils étaient lourds
36:16de mots frappés
36:17et pourquoi
36:17ils ont encore peur
36:19ces pays
36:20d'où la République
36:20islamique d'Iran
36:21parce qu'ils savent
36:21très bien
36:22qu'ils ont construit
36:23un modèle
36:23leur modèle
36:24sur trois piliers
36:25sécurité
36:27stabilité
36:27et développement
36:28sécurité
36:29stabilité
36:30c'était le parapluie
36:31américain
36:31et le développement
36:33c'était leur pétrole
36:34aujourd'hui
36:35ni la sécurité
36:37ni la stabilité
36:38ni le développement
36:39aucun de ces piliers
36:40est au rendez-vous
36:41au contraire
36:42le modèle
36:43est totalement abîmé
36:44profondément abîmé
36:46et pourquoi
36:46parce que tout simplement
36:47leur développement
36:49n'a pas été protégé
36:50par les deux piliers
36:51sécurité
36:52et stabilité
36:52les Iraniens
36:54enfin les Américains
36:55étaient
36:57d'une manière
36:58extraordinairement
36:59payés
37:00par les Saoudiens
37:01par les Imeriens
37:02par les Qataris
37:02seulement
37:03pour avoir
37:04ce parapluie
37:05sécurité
37:06et stabilité
37:06et au moment
37:07où ils avaient besoin
37:08de ça
37:08les Américains
37:09n'étaient pas au rendez-vous
37:10et donc oui
37:11la méfiance
37:12n'est pas
37:14situationnelle
37:15et désormais
37:16structurelle
37:17ces diplomates
37:18golfiens
37:19avec qui je discute
37:20régulièrement
37:21ils nous disent clairement
37:23oui d'accord
37:24on gardera
37:24de très bonnes relations
37:26avec Washington
37:26mais désormais
37:28nous sommes dans
37:29l'obligation
37:29de diversifier
37:32de diversifier
37:33notre
37:33nous parapluie
37:35nos garanties
37:35de sécurité
37:36etc
37:37etc
37:38mais aussi
37:38nous projeter
37:40nous-mêmes
37:40autant que golfiens
37:42parce qu'il ne faut pas oublier
37:42ces 60 millions
37:44oui l'Iran
37:45c'est 90 millions
37:46mais là
37:47c'est 60 millions
37:47et il ne faut pas oublier
37:49que les pays du Golfe
37:50réunis
37:51ont un budget de défense
37:53à peu près
37:53125 milliards de dollars
37:55or la république islamique
37:56d'Iran
37:56ne dépasse pas
37:5720 milliards de dollars
37:58donc
37:59ils sont dans
38:00dans ce que j'appelle
38:02la révision
38:03de ce qui n'a pas fonctionné
38:05Général Vincent Desportes
38:06et la France
38:07dans tout ça
38:07quelle voie
38:08a-t-elle aujourd'hui
38:09dans le cadre
38:10de ce conflit
38:12alors
38:12la place de la France
38:14il faut évidemment
38:15parler de la place de l'Europe
38:15parce que c'est quand même
38:16très lié
38:17bien sûr
38:18et tout ça
38:18on voit bien
38:18que c'est le vide
38:20qui est laissé
38:20par les Etats-Unis
38:21aujourd'hui
38:21les Etats-Unis
38:22avaient deux grandes zones
38:23dont ils étaient
38:24non pas responsables
38:25mais qu'ils protégeaient
38:26c'était d'une part l'Europe
38:27et d'autre part
38:27le Moyen-Orient
38:28plus quelques îles
38:29éparses dans le Pacifique
38:31et on voit bien
38:32que leurs deux grands pôles
38:34d'alliances
38:35sont en train
38:36de considérer
38:37qu'ils ne sont plus fiables
38:38et que donc
38:39on est en train
38:40de prendre de nouvelles mesures
38:41alors on l'a dit
38:43pour les pays du Golfe
38:44l'Europe c'est la même chose
38:46l'Europe c'est la même chose
38:46il y a une instabilité
38:47vous avez vu
38:48Trump dit
38:49je t'enlève
38:49Pete Exek dit
38:51je t'enlève
38:514000 soldats
38:52le même jour
38:53on parle de la Pologne
38:54Trump dit
38:55ben moi j'en rajoute 5000
38:56donc il n'y a aucune fiabilité
38:57on ne sait pas où on est
38:58on voit bien donc
38:59que la démarche américaine
39:01impose de l'autonomie
39:02de l'autonomie
39:03de l'autonomie stratégique
39:05tant au pays du Golfe
39:06qu'à l'Europe
39:07et là-dedans
39:08la France
39:08évidemment
39:09a un jeu à jouer
39:10puisque la France
39:11est le pays
39:12qui depuis
39:13de tout temps
39:14a dit
39:14attention
39:15la force d'un pays
39:16repose sur son autonomie
39:18que vous n'avez pas
39:19parce que vous êtes devenus
39:20vous européens
39:21des vassaux
39:22et donc je dirais
39:22que la crédibilité
39:23de la France
39:24en termes de relations
39:26internationales
39:26s'affirme
39:27dans cette affaire-là
39:28d'ailleurs elle le montre
39:29elle est aussi la seule
39:30puissance en Europe
39:32capable
39:33d'avoir un geste militaire
39:35significatif
39:35on a vu
39:36le porte-avions
39:37Charles de Gaulle
39:38et dans le Golfe d'Omane
39:39notons que ce n'est pas
39:40une force française
39:40c'est une force européenne
39:41puisqu'il y a
39:42des frayettes
39:43en particulier britanniques
39:45et donc on voit bien
39:46que la France
39:47a retrouvé
39:48pas une place naturelle
39:50de leader
39:50mais une place
39:52tout à fait importante
39:54au sein de l'Europe
39:55et au sein
39:56du concert des nations
39:58si on reprend
39:58le vieux terme
39:59du congrès de Vienne
40:00voilà
40:01une place diplomatique
40:02d'une certaine manière
40:03sûrement
40:04une place diplomatique
40:05la France
40:06ne compte pas seule
40:07et je crois
40:08que cette nouvelle
40:09visibilité de la France
40:10devra être mise
40:10au profit de l'Europe
40:11puisque la France
40:12n'est rien sans l'Europe
40:13et donc cette Europe
40:14devra se renforcer
40:15bien comprendre
40:16que les Etats-Unis
40:17comme les pays du Golfe
40:18on va rester très amis
40:19avec les Etats-Unis
40:20mais désormais
40:21ils ne sont plus fiables
40:22nous devons trouver
40:23notre nomie
40:23stratégique et opérationnelle
40:25Adel Bakawan
40:26est-ce que finalement
40:26Donald Trump
40:27n'a pas doublement
40:28échoué déjà
40:29à travers cette guerre
40:31lancée
40:31contre l'Iran
40:33perte d'influence
40:34dans une zone
40:35qui était quand même
40:35une zone d'influence
40:36importante pour les Etats-Unis
40:38et puis est-ce qu'ils n'ont pas
40:39finalement
40:40renforcé
40:40d'une certaine manière
40:41le régime iranien ?
40:43Ah si
40:44si si si si
40:45je suis catégorique
40:47après
40:48la guerre des 12 jours
40:50la République
40:50je qualifie
40:51la République islamique
40:52d'Iran
40:52comme un processus
40:54de descente
40:55aux enfers
40:55on était vraiment
40:57dans ce processus
40:58on a eu le mouvement
40:59de contestation
41:00au mois de janvier
41:01n'est-ce pas
41:01fin décembre
41:02début janvier
41:03des millions
41:04d'Iran
41:04dans la rue
41:0530 000
41:06Iraniens
41:07massacrés
41:07par le régime
41:08le régime
41:09était ultra
41:10fragilisé
41:10le régime
41:11était encerclé
41:13par Israël
41:14par les pays arabes
41:16par les Etats-Unis
41:17et on était à la table
41:19de négociation
41:19vous savez
41:19juste rapidement
41:20un petit rappel
41:22à la table de négociation
41:24on avait
41:25énormément
41:26de programmes
41:26en négociation
41:27on avait le programme
41:28atomique
41:29on avait les 440 kg
41:30uranium enrichi
41:32on avait le programme
41:33balistique
41:33on avait le programme
41:35ce que j'appelle
41:35milicien
41:36c'est-à-dire
41:37les proxys
41:38iraniens
41:39au Moyen-Orient
41:39au Irak
41:40au Liban
41:41au Gaza
41:42au Yémen
41:43etc
41:44et on négociait
41:46tout ça ensemble
41:47pourquoi ?
41:48parce que le régime
41:49la république islamique
41:50d'Iran
41:50était ultra
41:51fragilisé
41:52et au moment
41:53où il était
41:53ultra fragilisé
41:54Donald Trump
41:55a quitté
41:55la table
41:56de négociation
41:57pour frapper
41:58pourquoi Donald Trump
42:00a frappé ?
42:00parce qu'il pensait
42:01qu'en frappant
42:02il va faire capituler
42:04les gardiens
42:05de la révolution
42:05le problème
42:06c'est qu'aujourd'hui
42:06et puis on soutient aussi
42:07à l'allié israélien
42:08qui est un allié
42:10majeur
42:10pour les Etats-Unis
42:11seulement les Iraniens
42:12ils sont devenus
42:13tellement forts
42:14tellement renforcés
42:15aujourd'hui
42:16non seulement
42:16ils ne capitulent pas
42:17au contraire
42:18ils tentent à imposer
42:20à Donald Trump
42:20leur agenda
42:21merci beaucoup
42:22merci c'était passionnant
42:23Adèle Bakawan
42:24je rappelle que vous êtes
42:25directeur de l'Institut européen
42:27pour les études du Moyen-Orient
42:28et de l'Afrique du Nord
42:29auteur du livre
42:30La décomposition du Moyen-Orient
42:32c'est chez Talandier
42:33et puis merci beaucoup
42:34général Vincent Deporte
42:35d'avoir été avec nous ce matin
42:36sur Sud Radio
42:36ancien directeur
42:37de l'école de guerre
42:39auteur du livre
42:40Stratégie les essentiels
42:41c'est chez Odile Jacob
42:43de beaux conseils
42:44de lecture
42:45si vous voulez tout comprendre
42:46sur ce qui se passe en ce moment
42:47sur le Moyen-Orient
42:48et notamment
42:48sur la stratégie
42:49de Donald Trump
42:50qui a beaucoup perdu
42:51déjà dans ce conflit
42:53merci messieurs
42:54merci à vous deux
42:55passez une très belle journée
42:56il est 9h56
42:58sur Sud Radio
42:59elle est là dans ce studio
43:00dans un instant
43:00vous retrouvez
43:01bien évidemment
43:03Valérie Exper
43:03bonjour Valérie
43:04bonjour Benjamin
43:05et bien écoutez
43:06on va revenir
43:06sur la suppression
43:08enfin
43:09sur la non suppression
43:11des zones
43:12à faible émission
43:14le conseil constitutionnel
43:15donc a censuré
43:16cette suppression
43:18donc on va y revenir
43:19dans un instant
43:20dites nous
43:20si vous êtes concerné
43:21si vous avez une voiture
43:22qui ne pourra bientôt
43:23plus rouler
43:24on va revenir également
43:25sur votre débat
43:26Trump
43:27tempère les espoirs
43:28d'un accord rapide
43:29avec l'Iran
43:30et puis les entreprises
43:33qui aujourd'hui
43:34n'en peuvent plus
43:35et se rebellent
43:37contre la taxation
43:39justement
43:40trop de taxes
43:41pour les entreprises
43:420 826 300 300
43:43à tout de suite
43:44à tout de suite
43:45à tout de suite
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