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  • il y a 22 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 07 avril 2026.

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00:01Les auditeurs ont la parole. Amandine Bégaud sur RTL.
00:05Et on parle une nouvelle fois prix du carburant avec cette question, faut-il ou non bloquer les prix ?
00:11C'est en tout cas ce que propose Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT.
00:15Elle était l'invité d'RTL Midi il y a quelques minutes, vous l'avez sans doute entendu.
00:19Alors bonne idée ou pas, on va en débattre avec vous.
00:22Et Pauline Jaco, bonjour Pauline.
00:23Bonjour à tous.
00:24Du service économie d'RTL qui m'a rejoint en studio.
00:27On va accueillir Fabrice pour commencer. Bonjour Fabrice.
00:30Oui, bonjour Alain.
00:32Et vous nous appelez d'où Fabrice ?
00:33Je vous appelle de la Savoie.
00:35Et alors vous, vous êtes plutôt pour ou contre ce blocage des prix ?
00:39Ah ben totalement contre parce que j'ai écouté l'intervention de madame Binet
00:43qui, le respect que j'ai pour elle, humainement sur le fait qu'elle défend des convictions,
00:49mais elle est hors sujet et hors sol.
00:51Parce que ce soir, ils vont se présenter pour réclamer, entre guillemets, un blocage à 1,70.
01:00Qui va créer quoi ?
01:01Qui va créer quoi à 1,70 ?
01:03Une pénurie sur laquelle on a des réserves de trois mois.
01:07C'est-à-dire que les Français, nos concitoyens, normal, si on baisse à 1,70,
01:11vont se ruer sur les pompes à essence, les jerrycans, les CLA,
01:15et vont faire leur petite réserve.
01:17C'est pas comme ça qu'il faut y aller.
01:19Et à un moment ou à un autre, il faut peut-être que le gouvernement,
01:22qui est à l'agonie, parce qu'il faut quand même dire,
01:26et heureusement, sur les auditeurs à la parole,
01:28on a la possibilité de pouvoir s'exprimer,
01:33ce gouvernement est à l'agonie.
01:34Il n'a plus des solutions, entre guillemets, pour le carburant,
01:38sur lesquelles ils ont fait profit.
01:39Parce que la guerre, entre guillemets, leur fait profit.
01:42Derrière, à 1,70, vous savez très bien que les personnes vont aller faire des stocks,
01:49comme dans tous les magasins, comme les rayons que vous voyez,
01:52dans tous les magasins des supermarchés.
01:54Fabrice, prenons point par point.
01:56Juste le gouvernement et les profits que vous évoquez,
02:00ça a été chiffré par le ministre du Budget la semaine dernière,
02:03à un peu plus de 200 millions d'euros, sauf erreur de ma part.
02:06Le surplus lié à la hausse des prix du carburant,
02:11le surplus de rentrée fiscale.
02:13Mais cet argent, et c'est ce que dit le gouvernement,
02:15il a déjà quasiment été dépensé dans les aides.
02:18Donc il n'y a pas de cagnotte, comme certains...
02:21Notre gouvernement a tout dépensé, de toute façon,
02:24de manière, même si on ne parle pas du carburant,
02:27il a tout dépensé.
02:28Donc on serait en sujet.
02:29Mais vous Fabrice, vous êtes confronté ?
02:32Vous êtes confronté ?
02:33Ça vous pèse ?
02:34Vous utilisez beaucoup votre voiture ou pas Fabrice ?
02:36Alors, ce n'est pas la question.
02:38Vous voyez, ma femme, elle est aide-soignante.
02:40Et moi, je suis un ancien fonctionnaire de police.
02:43Et j'ai été faire mes emplettes ce matin,
02:46après le week-end de Pâques.
02:47Et rien que sur la station essence,
02:50j'ai constaté que les personnes venaient avec leur région et cannes,
02:54venaient remplir et tout ça.
02:55Et pourtant, on est quand même à plus de 2 euros.
02:58Donc ça veut dire que les gens font déjà des provisions
03:00parce qu'ils pensent que ça va encore remonter ?
03:01Bien sûr, à 2 euros.
03:02À 2 euros.
03:03Alors, imaginez si on met la barre.
03:05Madame Binet le propose.
03:07Et je la respecte sur le fait de sa proposition.
03:09Mais je peux vous assurer qu'au bout de 5 minutes, ce soir, elle va claquer la porte.
03:13Ils n'obtiendront rien.
03:151,70, moi, je vous dis, c'est, enfin, je vous dis, non, je vous dis, j'exprime,
03:21mais à un moment ou à un autre, et c'est cette TVA de 20 à 5
03:25qui ne lèvera aucun Français.
03:28Sur ceux qui sont à la zone touristique,
03:30parce que moi, j'aime bien les gens qui disent,
03:33oui, on ne peut plus remplir notre carburant ni rien.
03:36Excusez-moi, je suis en Savoie et j'ai bien vu les touristes,
03:39les encombrements de routes ou n'importe quoi, ça ne les empêche pas de rouler.
03:42Je vous le dis tout de suite.
03:43Non, peut-être pas tous, mais...
03:45Alors, pas les revenus modestes.
03:47Bien sûr, nous, on a tous les jours.
03:49Les gens qui ont tous les mets peuvent se permettre le fond.
03:50Ça ne leur changera pas grand-chose.
03:52Donc, on a vu la pénurie quand même,
03:54soit ça sous récence, après lundi de Pâques,
03:56où ce matin, c'était difficile de remettre du carburant.
03:59Moi, le 1,70, c'est très bien,
04:01mais je pense que cette barre,
04:03plus Mme Dinet est hors sol,
04:05parce qu'elle est une ancienne gouvernement
04:07qui est martite en cervicalisme.
04:10Non, moi, je pense qu'à un moment ou un autre,
04:12il faut baisser simplement pour ne léser personne,
04:16ni les routiers, ni les ambulanciers, ni les forces de l'ordre,
04:19toutes ceux, les infirmières libérales et tout ça,
04:22baisseront cette taxe-là.
04:23On met la TVA à 5,5 pendant un mois, deux mois,
04:27avant que M. Trump et Siela fassent le nécessaire derrière.
04:31Mais on verra au niveau du pétrole,
04:33vous verrez que derrière,
04:35tout s'arrangera.
04:37Fabrice, je voudrais donner la parole aussi à Denis,
04:39mais restez avec nous, parce que ça m'intéresse,
04:41que vous dites... Bonjour Denis.
04:44Bonjour Amandine.
04:44Vous êtes taxi, vous, c'est ça ?
04:46Oui, moi je suis taxi.
04:48Oui, c'est ça.
04:49Et bien moi, le carburant 1,70, ça me conviendrait.
04:52Vous êtes pour le blocage des prévots ?
04:54Bien sûr, bien sûr, tout le monde en profiterait.
04:57La TVA, il y a, bon, les professionnels,
04:59on la récupère, entre guillemets,
05:01mais là, 1,70, tout le monde la récupère.
05:05Tout le monde en profite.
05:07Donc, effectivement, les gens se ruent
05:10aux stations pour remettre 5 litres,
05:12mais c'est comme ça, c'est l'humain qui est.
05:14C'est comme ça, on ne pourra jamais rien y perdre.
05:17Il faut utiliser le monde comme il est.
05:19Mais, pour une fois, il faut que l'État se dise
05:22bon, allez, voilà, on essaie d'aider les Français.
05:27Et puis, voilà.
05:28C'est ce qui aurait de plus juste,
05:31en égalité, de mettre le prix du carburant 1,70.
05:35Et puis, les gens, quand ils auront vu
05:36que le plein est fait,
05:38ils ne vont pas y retourner 15 fois
05:39faire du gasoil ou de l'essence.
05:41Oui, ils ne vont pas stocker des camions-citernes non plus.
05:45Denis, juste, vous,
05:47avec cette flambée des prix du carburant,
05:49j'imagine que ça pèse
05:51pour un chauffeur de taxi.
05:54Ah bah, oui, ça pèse.
05:55Et puis, on fait très attention parce que...
05:57Vous l'avez chiffré, ça, Denis, à peu près ?
06:00Non, pas encore.
06:02Non, non, non.
06:03Je n'ai même pas envie
06:05parce que c'est un coût à se démoraliser.
06:08Vous faites combien de pleins, vous, par semaine ?
06:115.
06:125 pleins, ah oui, d'accord.
06:13Oui, à 130 euros, oui.
06:16Et qui étaient quoi ?
06:18Normalement, ils étaient à 100 euros, à peu près,
06:20110 à tout casser.
06:21Donc, ça veut dire que par semaine, déjà,
06:23ça vous coûte, allez, 100...
06:26Oui, on tire sur autre chose,
06:28on fait moins de choses
06:29et puis on sert tout ce qu'on peut serrer
06:32parce qu'il faut passer la tempête, c'est tout.
06:36Ça va revenir un jour, ça reviendra pour l'instant
06:39et c'est comme ça.
06:41Alors, peut-être qu'on va me dire
06:42que je suis un grand rêveur,
06:43mais c'est pas...
06:44Voilà, il y a un moment, il faut...
06:47Ouais, on se plaint, ok, d'accord.
06:50Si le carburant est à 1,70, ça reste raisonnable.
06:54Tout le monde en profite, tout le monde,
06:56même ceux qui ne roulent pas beaucoup,
06:57parce que la TVA, tout le monde ne va pas en profiter.
07:01Denis, Pauline Jaco, je le disais,
07:02qui est journaliste au service Éco, est avec nous.
07:05Pauline, quels sont les arguments,
07:07pour ou contre, j'allais dire,
07:08le blocage des prix ?
07:09Parce que c'est un sujet qui revient régulièrement
07:10depuis plusieurs semaines.
07:11Oui, c'est un sujet qui revient beaucoup.
07:13On l'a déjà fait en France, d'ailleurs,
07:14vous vous rappelez au moment du Covid,
07:15pour les masques notamment.
07:17Là, sur le carburant, il y a plusieurs problèmes.
07:19Alors, ce que dit le gouvernement,
07:21et Roland Lescure notamment,
07:22il l'a dit à ce micro avec vous, Amandine,
07:24si on bloque les prix,
07:25le problème, c'est à quel prix
07:27on va bloquer ce carburant ?
07:28Aujourd'hui, parce qu'il y a beaucoup
07:30de concurrence en France,
07:31il y a des stations qui sont plus chères que d'autres.
07:33Donc, qu'est-ce que vous choisissez ?
07:35Est-ce que vous choisissez le prix le plus bas,
07:37comme ce que beaucoup d'auditeurs
07:38ont l'air de penser effectivement,
07:39mais dans ces cas-là, les stations
07:41ne gagnent plus beaucoup d'argent
07:43et organisent la pénurie ?
07:44C'était les mots du ministre de l'économie.
07:46Oui, certains vont même dire
07:47que ça ne vaut plus le coup qu'on vende de l'essence.
07:49Donc là, en l'occurrence,
07:51on serait face à un vrai risque de pénurie en France.
07:55On voit quand même notamment
07:56que Total qui plafonne les prix,
07:58il y a des ruptures de stock,
08:00beaucoup dans leurs stations-services.
08:02Et si vous faites un prix trop haut,
08:03ça n'a aucun intérêt
08:04puisque vous êtes contre-productif.
08:06Cette question, en fait,
08:07elle est très compliquée.
08:08Et c'est vrai que là,
08:10il y a beaucoup d'arguments pour et contre.
08:12Et chacun y voit un peu son propre intérêt forcément.
08:15Vous vouliez ajouter quelque chose, Denis ?
08:18Je pense que l'État peut combler
08:21les personnes qui vont vendre du carburant
08:23et qui vont être un petit peu à perte,
08:25peut combler,
08:26peut gérer le manque à gagner.
08:28Mais avec quel argent, Denis ?
08:30Il n'en a plus.
08:31Non, mais attendez,
08:33attendez.
08:33S'ils nous aident,
08:34c'est avec quel argent ?
08:36Ah, oui.
08:37Oui, quand il n'y a plus d'argent,
08:39il n'y a plus d'argent.
08:40Que ce soit pour aider
08:42les revendeurs de carburant
08:43ou nous,
08:44s'il n'y en a plus,
08:45il n'y en a plus.
08:45Moi, on me parle d'aide.
08:46Ok, d'accord.
08:47Donc, il y a de l'argent.
08:48Non.
08:49Eh bien, voilà.
08:50C'est le chien qui se mord la queue, là.
08:52Denis, restez avec nous.
08:53Fabrice aussi,
08:54parce que Fabrice,
08:54je voulais vous entendre
08:55le témoignage de votre épouse.
08:57Vous disiez qu'elle était aide-soignante.
08:58Je voulais voir avec vous
09:00si elle attend ou pas des aides.
09:02Vous restez avec nous.
09:03A tout de suite.
09:03Merci beaucoup, Pauline.
09:05Pour participer à l'émission,
09:07appelez le 30 de 10.
09:0850 centimes la minute.
09:13Amandine Bégaud,
09:14RTL Midi,
09:15les auditeurs ont la parole.
09:17Et on continue à évoquer
09:19cette proposition de Sophie Binet,
09:21la patronne de la CGT,
09:22qui propose de bloquer
09:23tout simplement
09:24les prix des carburants
09:25pour, eh bien,
09:28soulager les automobilistes.
09:30On en débat avec vous.
09:33Fabrice,
09:34vous êtes toujours avec nous.
09:35Je me permets de revenir vers vous
09:37puisque vous me disiez
09:38que votre épouse
09:39était aide-soignante,
09:40c'est ça ?
09:41Exactement.
09:42Vous m'avez touché
09:43dans votre commentaire
09:45en disant
09:46qu'elle était aide-soignante
09:47et que la priorité,
09:49même si le carburant
09:51serait à 2,50,
09:52je pense que
09:53dans sa conscience professionnelle,
09:55quel qu'il soit,
09:56elle sera toujours
09:57près de ses patients.
09:58Quoi qu'il arrive.
09:59Quel qu'il soit.
10:00Quel qu'il soit.
10:01Elle sera toujours là.
10:02Et si moi,
10:03je dois la mener
10:03pour ses patients,
10:05c'est la priorité.
10:06Vous voyez,
10:07c'est humain.
10:10C'est humain.
10:10Tout simplement.
10:11Mais j'imagine
10:12que pour elle,
10:13c'est un sujet d'inquiétude,
10:14cette hausse des prix du carburant.
10:15Oui,
10:15parce que ça travaille en 12 heures,
10:17c'est pas forcément
10:18des personnes
10:19qui sont aidées,
10:20mais ils vont,
10:21ils vont travailler,
10:22ils sont là
10:22parce qu'ils sont
10:24sous la responsabilité
10:25aussi des familles
10:25qui ont placé
10:26leurs personnes en EHPAD,
10:28qui ont travaillé en EHPAD.
10:31Mais c'est important.
10:32Et quel que soit
10:33le prix du carburant,
10:34OK,
10:35on va se battre
10:35sur le 1,70,
10:36le CIO,
10:37mais est-ce que c'est vraiment
10:38le fond du problème ?
10:40Comme je vous ai dit,
10:42je pense qu'on a un gouvernement
10:43à l'agonie
10:45qui attend mai 2026
10:47en impatience de se dire
10:49qu'on n'a plus les solutions.
10:50Et je pense qu'ils ont
10:51plus les solutions
10:52pour nos Français,
10:53nos concitoyens,
10:54tout le monde,
10:55ils baissons les taxes.
10:57Faites plaisir à tout le monde.
10:59Arrêtons de cibler
11:00certaines personnes.
11:01Arrêtons de dire
11:02on va donner à l'un à l'autre.
11:05On l'a dit à l'antenne,
11:06les cartonneries
11:07n'avaient pas le droit.
11:08Non, tout le monde
11:09Sauf que baisser les taxes,
11:10vous savez, Fabrice,
11:12ça profite aussi
11:13et souvent plus d'ailleurs
11:15à ceux qui ont le plus
11:16de moyens.
11:17Ça veut dire qu'on aide
11:18aussi les gens
11:19qui n'en ont pas forcément besoin.
11:20Oui, mais on ne l'aidera
11:21personne et on ne ciblera
11:23pas certaines personnes.
11:24On n'a pas le droit
11:25dans notre pays
11:26de cibler certaines personnes.
11:28Vous savez très bien
11:29qu'en politique,
11:30on n'a pas le droit
11:30de cibler certaines personnes.
11:32Voilà, tout simplement.
11:33C'est pour ça
11:33que j'ai voulu réagir
11:34et moi, je sais que
11:35ma compagne
11:36m'entend peut-être
11:37à l'ÉPAT
11:38actuellement
11:39et de me dire
11:40qu'à un moment ou à un autre,
11:41je vais me battre pour être
11:42parce qu'elle ira toujours
11:44auprès de ses passions.
11:45Elle se battra
11:46malgré le prix du carburant
11:47et peut-être que ce soir,
11:49les syndicatistes
11:50sacront la porte
11:50et si et là
11:51parce que le gouvernement
11:52est à l'agonie.
11:53Merci en tout cas
11:54pour votre témoignage, Fabrice,
11:55qui est extrêmement touchant
11:56et n'hésitez pas
11:57à dire à votre compagne
11:58qu'elle peut nous appeler
11:59à tout moment
12:00où elle le souhaite
12:02aujourd'hui
12:02ou un autre jour
12:03pour évoquer ce sujet-là
12:04parce que c'est vrai
12:05que les aides-soignantes,
12:06on en a beaucoup parlé
12:07et qu'elles sont
12:08en première ligne
12:09sur cette question-là.
12:11Merci beaucoup, Fabrice.
12:13Bonjour, Pierre.
12:14Oui, bonjour.
12:15Vous nous appelez
12:15de Saint-Malo.
12:16Oui, voilà.
12:17Bon, vous,
12:18vous êtes plutôt d'accord
12:18avec Sophie Binet.
12:19Bien sûr,
12:20mais Sophie Binet,
12:21ce n'est pas assez
12:22ce que la demande.
12:23Vous vous rendez compte,
12:24les distribuateurs,
12:25ils ne prennent que
12:2518 centimes par litre,
12:27eux, ils ne se plaignent pas.
12:29Mais l'État,
12:29pourquoi on ne lui laisse pas
12:30que 20, 30 centimes,
12:31ça suffirait ?
12:32Il y a des taxes sur tout
12:33en France.
12:34Il faut arrêter
12:35le massacre du communisme.
12:3758% de ce que vous gagnez,
12:39l'État le prend.
12:40Vous vous rendez compte ?
12:42C'est-à-dire que
12:42quand vous dégraissez,
12:43par exemple,
12:44le mammouth de l'État,
12:45on pourrait faire des économies
12:46pour baisser les taxes.
12:48Donc, vous avez un système
12:49en France,
12:50on est taxé partout
12:51sur les pièces de voiture.
12:52On est taxé au amour
12:53parce que là,
12:54sur les pièces de voiture,
12:55il y a du pétrole.
12:56Il y a du pétrole partout,
12:57dans les vêtements.
12:58Il y a du pétrole
12:59dans tous les sens.
13:00C'est-à-dire que
13:01quand vous avez des pays,
13:02regardez,
13:03vous prenez l'Irlande,
13:0324% de charges sociales,
13:0512% d'impôts,
13:06les caisses débordent.
13:08Tant plus vous taxez,
13:08tant moins il y aura
13:09de choses dans les caisses.
13:10Les gens se privent aujourd'hui.
13:11Qu'est-ce qu'ils veulent ?
13:12Ils veulent que les gens
13:12tombent dans la misère
13:13parce que la voiture,
13:16c'est la liberté.
13:17Les gens ont peut-être
13:17le droit de se promener.
13:18Pas que la liberté,
13:20c'est aussi une nécessité
13:21pour plein, plein de gens
13:22qui ne peuvent pas
13:23faire autrement.
13:24Oui, oui.
13:25Alors, quand vous voyez,
13:26par exemple,
13:26vous avez un pays,
13:28alors ils ne savent pas
13:29comment dire.
13:30Mais il faut déjà
13:30qu'ils se regardent,
13:31les gens, les taxeurs,
13:32parce qu'il va falloir
13:33un jour ou l'autre,
13:34le pays va tomber.
13:35C'est très bien
13:363 500 milliards.
13:37Ce n'est pas en taxant
13:38l'essence.
13:39Moi, je redécollerai
13:41l'économie en mettant
13:42les minimums de taxes
13:43sur le carburant.
13:44Donc vous supprimez
13:45ou vous baissez
13:46les taxes sur le carburant ?
13:48Je laisserai à l'État
13:49que 20-30 centimes par litre.
13:51Les distributeurs
13:52gagnent que 18 centimes
13:53et ils arrivent.
13:54L'État qui ne fait rien
13:55et qui ne fout rien,
13:56prend 1,20 euros par litre.
13:57Sauf que le gouvernement
13:59dit que ça coûterait
14:008 milliards d'euros, ça.
14:01Après, ces 8 milliards,
14:03il faut bien les trouver ailleurs.
14:04Mais non,
14:04mais vous allez vendre
14:05plus de pétrole,
14:06vous allez gagner plus d'argent
14:07qu'aujourd'hui.
14:09Ah oui, vous pensez
14:09que c'est un cercle vertueux ?
14:11Bien sûr, c'est un faux.
14:13C'est-à-dire,
14:13tant plus vous taxez,
14:14tant plus vous réduisez
14:15la consommation.
14:16Et tant moins,
14:16il y a de taxes
14:17qui rentrera dans l'État.
14:18Bon, et bloquer les prix, Pierre,
14:20vous trouvez que c'est
14:20une bonne idée ?
14:21Mais bloquer les prix,
14:22il faut laisser, par exemple,
14:23une marge à l'État
14:24de 20-30 centimes.
14:25Il n'a pas besoin
14:26de bloquer les prix.
14:26Les prix, il faut les laisser libres.
14:28Les gens sont à 2-3 centimes,
14:29vous n'allez quand même
14:30pas aller voir les stations.
14:31Toi, tu vends trop cher.
14:32Toi, tu vends trop cher.
14:32Non, ça, c'est de la rigolade.
14:35L'État, quand il multiplie
14:36l'EDF de multiplier par 10,
14:38est-ce qu'il bloque les prix ?
14:39Non ?
14:40Non ?
14:40Et puis, c'est une super taxe.
14:41Vous voyez,
14:42tout le monde ne dit rien là-dessus.
14:43Parce que maintenant,
14:43l'EDF, elle est taxée
14:44comme le pétrole.
14:45On est bien d'accord.
14:46Donc, ce qui donne à comprendre,
14:48tant plus vous taxerez les gens,
14:50tant plus vous aurez
14:51moins de rentrées d'argent.
14:52C'est tout, c'est simple.
14:53Ils vont à l'envers,
14:54ces gens-là.
14:55C'est-à-dire,
14:55ils ne savent pas compter.
14:56Ils disent,
14:57un pain au chocolat,
14:58ça coûte 15 centimes.
14:59On a entendu ça.
15:01Donc, ce qui donne à comprendre,
15:02il faut détacher
15:03tout ce système
15:04qui part à l'État.
15:05Et l'État gagne,
15:06mais il gagnerait plus
15:07s'il mettrait moins de taxes
15:08sur tout, d'ailleurs.
15:09Donc, s'il y avait moins de taxes
15:10sur le carburant,
15:11je résume et vous me dites
15:12si j'ai bien suivi
15:13ce que vous me disiez.
15:13S'il y avait moins de taxes
15:14sur le carburant,
15:15vous pensez que les gens
15:17consommeraient plus,
15:18c'est-à-dire achèteraient
15:19plus d'essence,
15:20consommeraient plus
15:21parce qu'ils iraient
15:22faire leurs courses,
15:23ne limiteraient pas
15:23leurs déplacements
15:24et que finalement,
15:25à l'arrivée,
15:25l'État s'y retrouverait.
15:26Oui.
15:27Regardez, en Amérique,
15:28le pétrole est en dessous
15:30d'un euro.
15:30Oui, mais ça a augmenté
15:32et eux, ils produisent.
15:33Nous, on n'en a pas de pétrole.
15:35Oui.
15:35On a du gaz de 6,
15:37mais les écoles
15:37n'ont pas voulu
15:38qu'on le fasse.
15:38C'est encore un autre sujet, Pierre.
15:40Oui, mais c'est du pétrole,
15:42je suis désolé.
15:43Vous avez raison.
15:44Ce qui donne à comprendre,
15:45il faut arrêter de massacre.
15:47L'État massacre tout le monde.
15:48Vous voyez ce que je veux dire ?
15:49Quand on voit les élections
15:50qui viennent de se passer,
15:51ce n'est pas demain matin
15:52que ça va changer.
15:53Et quand j'entends les gens
15:54innocents qui parlent
15:55à la radio,
15:56avant moi,
15:57mais attendez,
15:58mais quand vous avez déjà
15:5958% de ce que vous gagnez
16:00qui part en PIB à l'État,
16:02et puis les gens disent
16:03« Ah ben non, on ne peut pas. »
16:04Ah ben non, on réussit.
16:04Mais attendez,
16:05c'est un massacre communiste
16:07la France.
16:07Là, moi, je me mets à 20-30%,
16:09mettons pas 20-30%,
16:10mais 20-30 centimes,
16:11mettons 30 centimes de lit
16:13à l'État.
16:14Et le restant,
16:15il faut enlever les taxes.
16:16Vous allez voir
16:16que la croissance va revenir.
16:18Tout ce que vous faites
16:19est à base de pétrole.
16:21Votre stylo que vous avez
16:22dans la main,
16:22il est à base de pétrole.
16:23Vous savez très bien.
16:24Donc, vous allez avoir
16:26des articles
16:26que vous allez acheter
16:27moins cher.
16:28Les salaires ne suivent plus
16:29le cours de la vie aujourd'hui.
16:30Les gens s'appauvrissent.
16:31Ça veut très très bien
16:32que les gens
16:33en PIB,
16:35on a perdu des rangs.
16:38Alors, il faut trouver
16:39un système
16:39pour faire démarrer
16:40la croissance.
16:41Relancer la croissance.
16:43Pierre, je voudrais
16:44entendre également
16:45Jérôme.
16:45Bonjour Jérôme.
16:47Bonjour.
16:48Vous nous appelez
16:48d'où d'ailleurs ?
16:50Du Pays Basque.
16:51Du Pays Basque.
16:52Vous vouliez réagir
16:53aux professionnels
16:54des travaux publics
16:55qui ont bloqué ce matin
16:56le périphérique de Nantes.
16:58Oui.
16:59Vous travaillez
17:00dans quel secteur ?
17:01Alors, moi,
17:02je suis dans le BTP
17:03et dans le transport.
17:04D'accord.
17:04J'ai deux casquettes.
17:07Et donc, moi,
17:08je suis d'accord
17:09avec le fait
17:10de manifester.
17:11Ça, je suis complètement
17:12d'accord.
17:13Après, je pense
17:14qu'on ne tape pas
17:15sur les bonnes personnes.
17:16C'est-à-dire ?
17:18En France,
17:19aujourd'hui,
17:19donc là,
17:19nous, on se plaint
17:20parce qu'on n'a le droit
17:21à rien,
17:22on n'a pas d'aide.
17:23Et moi,
17:24le premier,
17:24ça me désole.
17:26Mais aujourd'hui,
17:27moi, par exemple,
17:27lors de mon activité,
17:28je suis amené
17:29à faire le carburant
17:30en Espagne.
17:31En Espagne,
17:31on a des aides
17:34en Espagne pour ça.
17:35Pourquoi on a des aides ?
17:36Parce qu'en Espagne,
17:37il y a encore un peu
17:37d'argent dans les caisses.
17:38En France,
17:39on n'en a plus.
17:40On n'en a plus.
17:40Ça veut dire que vous,
17:42transporteur français,
17:42pardon Jérôme,
17:43vous avez des aides
17:44en Espagne ?
17:45Je fais le gazole
17:46en Espagne,
17:47oui,
17:47je peux avoir des aides
17:49en Espagne,
17:49oui, bien sûr.
17:50Mais parce que c'est
17:51le prix à la pompe
17:52qui a été baissé,
17:53c'est ça ?
17:53Le prix à la pompe,
17:55oui, en gros,
17:55le prix à la pompe
17:56a été baissé.
17:57Pourquoi ?
17:58Il ne faut pas oublier
17:58qu'en France,
17:59quand il y a eu le Covid,
18:00on a eu le PGE,
18:02en fait.
18:02Ça veut dire que
18:04chaque entreprise,
18:05en fonction,
18:06par rapport au déficit
18:07qu'il y avait eu,
18:07avait le droit
18:08à des aides,
18:09des crédits,
18:10on ne parlait pas de taux,
18:11on ne parlait de rien du tout,
18:12il fallait débloquer l'argent
18:13pour sauver nos entreprises.
18:14Oui, c'était le quoi
18:14qu'il en coûte.
18:16Exactement.
18:16Aujourd'hui,
18:17il y a énormément d'entreprises
18:18qui ont fermé,
18:18qui n'ont pas remboursé
18:20ces PGE.
18:21Et aujourd'hui,
18:22je ne défends pas l'État,
18:23mais aujourd'hui,
18:23on pleure, en fait.
18:24Aujourd'hui,
18:25on pleure parce qu'il n'y a
18:25plus d'argent
18:26dans les caisses de l'État.
18:28Et pour moi,
18:29je pense également
18:30que le problème,
18:31il n'est pas là.
18:31Je pense que nous,
18:32les petites PME,
18:34on est le fer de lance
18:35de l'économie française
18:37et on est taxé énormément.
18:40Et à côté de ça,
18:42je vois que l'argent
18:43n'est pas bien distribué.
18:45Quand on voit que,
18:46je ne vais pas rentrer
18:47dans la politique,
18:48mais quand on voit
18:48qu'il y a trop d'aides,
18:50le chômage,
18:51tout ça et tout,
18:52pour moi,
18:53ça va trop loin.
18:55Aujourd'hui,
18:56nous, entrepreneurs,
18:57on se retrouve.
18:57On n'a plus les moyens,
19:00les caisses de l'État
19:00sont vides.
19:01Si l'Espagne ou l'Italie
19:03a pu aider
19:06les automobilistes
19:06et toutes les entreprises,
19:08c'est parce qu'eux,
19:08ils ont encore les moyens.
19:09En fait,
19:10il faudrait assainir
19:11vraiment les finances
19:12de l'État
19:14et envisager.
19:14Mais alors,
19:15tout ça,
19:15ça va prendre un temps fou,
19:16Jérôme,
19:16pour le coup.
19:17Aujourd'hui,
19:18en France,
19:18un travailleur à mi-temps
19:20gagne mieux
19:20que quelqu'un
19:21qui travaille à temps complet.
19:23Ce n'est pas normal.
19:23Depuis tout à l'heure,
19:25j'écoute les auditeurs parler.
19:28Qui c'est qui se plaît ?
19:28Ce sont tous des chefs d'entreprise
19:30qui se plaignent.
19:30Il n'y a aucune personne...
19:32On tape sur les mains,
19:33en fait.
19:34Et pour moi,
19:35ce n'est pas normal.
19:36Et pour revenir à la...
19:37L'Espagne nous aide.
19:38Pourquoi ?
19:38Parce qu'elle n'a pas aidé
19:39ses entreprises
19:40avec les PGE et tout ça.
19:41Et aujourd'hui,
19:42ils ont les fonds
19:43pour aider les entreprises
19:44espagnoles et françaises
19:45Sauf qu'à l'époque,
19:46Jérôme,
19:46j'imagine,
19:47vous,
19:47vous avez eu droit
19:49à un PGE ?
19:49Non.
19:50Non, non, non.
19:51J'en ai pas eu besoin.
19:52On s'est arrêté
19:52uniquement trois semaines
19:53et on a serré les dents.
19:54Et voilà.
19:55J'aurais pu le faire.
19:56Mais rétrospectivement,
19:57vous vous dites
19:58que l'État a eu tort
19:59d'aider toutes ces entreprises.
20:00Sauf qu'est-ce qu'il aurait fallu
20:02laisser mourir
20:03toutes ces entreprises ?
20:05Pas forcément,
20:06mais peut-être,
20:06par contre,
20:07obliger,
20:07sécuriser ces PGE,
20:08en fait.
20:09Moi,
20:10je connais des entreprises
20:10qui en ont profité
20:11pour faire des bâtiments
20:12industriels,
20:12des choses comme ça.
20:13Ils ont fermé,
20:13mais ils ont gardé
20:14les bâtiments
20:15au frais de l'État.
20:16Donc aujourd'hui,
20:17on ne peut pas...
20:18Moi, le premier,
20:18j'aimerais bien avoir
20:19des aides pour le gasoil
20:20en France.
20:20Mais on ne peut pas
20:21avoir le beurre
20:21et l'argent du beurre, quoi.
20:22Je pense que c'est compliqué,
20:23oui, effectivement.
20:24Aujourd'hui,
20:24c'est compliqué, oui.
20:25David est également avec nous.
20:27Merci beaucoup, Jérôme.
20:28Bonjour, David.
20:29Bonjour, bonjour à tous,
20:30bonjour à tout le monde.
20:31Bon, vous,
20:32vous vouliez aussi réagir
20:34au blocage de ce matin
20:36dans la région de Nantes ?
20:37Oui,
20:38alors je ne suis pas du tout
20:39dans la région de Nantes,
20:40mais enfin,
20:41il était temps
20:42que ça commence légèrement
20:43à bouger
20:43parce que moi,
20:45je suis dans le milieu
20:45de l'automobile,
20:46mais je travaille
20:46avec énormément de gens
20:47qui travaillent dans le BTP.
20:50C'est ça.
20:51Moi, je suis artisan,
20:51voilà, je suis artisan
20:52dans le milieu de l'auto.
20:54Qu'est-ce que vous faites ?
20:55Je monte des pneumatiques
20:56en Seine-et-Marne
20:57pour le compte
20:58et de l'entreprise.
20:59Enfin, je suis à mon compte,
21:00mais voilà,
21:01pour une franchise.
21:02Je vois tous les jours
21:04le carburant qui augmente.
21:05Alors, on ne parle que de ça
21:06en ce moment
21:06et c'est vrai.
21:07Je suis désolé d'être...
21:09Moi, je suis très énervé
21:10parce qu'on nous prend
21:10réellement pour des cons,
21:11excusez-moi,
21:12mais c'est vrai.
21:13On a des professionnels
21:15du bâtiment actuellement.
21:17Je leur monte leur pneumatique,
21:18les mecs qui nous regardent,
21:19ils ne gagnent plus qu'une.
21:20Ils nous disent clairement
21:21qu'on est en train
21:22de faire des chantiers
21:22qu'on a prévus
21:23il y a 4-5 mois en arrière
21:24et en fait, on arrive,
21:26on est en train de perdre de l'argent
21:27mais il faut bien qu'on continue.
21:28Et moi, dans mon cas aujourd'hui,
21:29dans ma petite structure,
21:30je suis tout petit,
21:32je suis en train de subir
21:33exactement les mêmes choses.
21:34Dans ma 2,30€,
21:35le carburant, le diesel,
21:37à la base,
21:37le diesel depuis 40 ans,
21:38c'est le carburant
21:39le moins cher.
21:39Le moins cher, bien sûr.
21:40Aujourd'hui, c'est le plus cher.
21:42Alors, est-ce que parce que
21:42tout le monde roule au diesel ?
21:43La plupart, on est à 70% de diesel
21:45dans le parc français.
21:46Est-ce que c'est pour taper
21:47la majorité ?
21:48Moi, je ne comprends pas.
21:49On doit absolument nous forcer
21:51à passer sur l'électrique.
21:52Par exemple, si on parle
21:53de ce sujet-là,
21:54on veut nous pousser à l'électrique
21:55mais attendez, l'électrique,
21:56c'est une solution
21:56mais ce n'est pas la solution.
21:58Tout le monde n'a pas accès
21:59à la prise.
22:00Tout le monde n'a pas
22:0030 000 balles à mettre
22:01dans une voiture.
22:02Et puis, je suis désolé,
22:04mais aujourd'hui,
22:05on a une solution
22:06qui peut être envisageable.
22:08D'autres pays l'ont fait
22:09à côté de nous.
22:10On n'est pas plus cons
22:10que les Italiens
22:11ni plus cons que les Italiens.
22:12C'est quoi ?
22:12Mais c'est les DAX
22:13mais on n'a pas les moyens de ça.
22:14Alors, on n'a pas les moyens
22:15mais à ce moment-là,
22:16je ne sais pas,
22:17il faut peut-être leur couper
22:18la fourchette aussi à nos ministres.
22:19Il faut peut-être
22:20leur faire comprendre aussi
22:21qu'à un moment donné,
22:21la vie, ce n'est pas
22:22d'aller se balader
22:23à droite à gauche
22:23et de faire comme certains.
22:25Je vais prendre certains exemples,
22:27d'aller manger dans des sublimes restaurants
22:28pour après se mettre
22:29dans des tentes,
22:30montrer qu'on est,
22:32comment dire,
22:32on est avec les sans-abri
22:33parce qu'on aime ça ?
22:34Je veux parler de Sandrine Rousseau
22:35par exemple.
22:36Oui, alors elle n'est pas
22:36au gouvernement en l'occurrence.
22:38Mais quand vous dites David...
22:39Oui, elle est quand même députée,
22:40je suis désolé.
22:40Quand vous dites
22:41on nous prend pour des cons,
22:42c'est qui le on ?
22:43Mais le gouvernement !
22:45Excusez-moi,
22:46mais quand on prend un pétrolier,
22:48on va prendre une marge.
22:49Quand on voit que sur un litre
22:50de carburant,
22:502,30 euros,
22:51l'État se sert à 1,20 euros
22:53sur un litre,
22:54il va où lui ?
22:55Attendez, moi je vais vous dire un truc.
22:57En tant que chef d'entreprise,
22:58en tant que chef d'entreprise,
22:59j'aurais fait autant d'erreurs
23:00que notre gouvernement,
23:01ça aurait été la tôle.
23:03Je serais parti,
23:04j'aurais été obligé
23:05de me justifier
23:07de tout ce que je fais.
23:08Eux, on ne leur dit rien.
23:09Les mecs, on ne leur dit rien.
23:10Ils se servent abondamment
23:12273 millions d'euros
23:15de recettes au mois de mars.
23:16Alors c'est en fonction
23:17de l'augmentation.
23:19Mais attendez,
23:19je vous rappelle qu'en 2018,
23:201,50 euros,
23:21on gueulait tous dans les rues.
23:22Là, on est à 2,40 euros.
23:25Personne ne dit rien.
23:26Alors on a les mecs du BTP à Nantes
23:29qui ont commencé une petite action,
23:31mais ça va s'essouffler
23:32parce qu'aujourd'hui,
23:33on n'a pas les moyens,
23:34nous non plus,
23:35en tant que peuple,
23:36de s'arrêter,
23:37de faire des grèves.
23:38Alors le monsieur tout à l'heure
23:39disait,
23:40c'est les patrons qui gueulent.
23:41Mais bien sûr qu'on gueule,
23:41on est taxé à 60% dans ce pays.
23:43On n'en peut plus,
23:44on est étouffé,
23:45on fait quoi ?
23:45Merci beaucoup.
23:47Merci beaucoup David.
23:48Je ne veux pas du tout vous couper,
23:49mais on doit marquer
23:50une toute petite pause.
23:52On aura l'occasion
23:53de reparler,
23:53on attend, je le rappelle,
23:54de nouvelles annonces
23:55du gouvernement,
23:56de nouvelles aides.
23:57A tout de suite.
24:14On est ensemble en effet
24:16jusqu'à 14h
24:17et ensuite comme chaque jour,
24:18vous retrouverez
24:18Jean-Alphonse Richard
24:19et l'heure du crime.
24:20Bonjour Jean-Alphonse.
24:21Bonjour Amandine.
24:22Aujourd'hui,
24:22vous nous emmenez dans l'Aveyron
24:23avec la disparition
24:25complètement incompréhensible
24:26d'un habitant qui était aimé
24:27de tout le monde.
24:28C'est vrai,
24:29c'est le moins qu'on puisse dire.
24:30Il s'appelle Georges Mechler,
24:3161 ans,
24:32apiculteur et boulliste.
24:33Voilà,
24:33tout le monde l'aime cet homme.
24:35Évidemment,
24:36dans le petit village de Brasques,
24:37c'est dans le sud Aveyron.
24:40Disparition invraisemblable
24:41parce qu'effectivement,
24:42il y a quelque chose d'étrange
24:43qui va se produire,
24:44c'est qu'on va continuer
24:44à voir sa voiture circuler
24:46dans ce village.
24:47Alors,
24:47il y a un ami qui est au volant,
24:49c'est un ami de Georges Mechler,
24:50en tout cas,
24:50il se dit être un ami.
24:52C'est un ancien pizzaiolo,
24:53ancien cuisinier,
24:54il est bouddhiste,
24:55il est fan férus d'ésotérisme
24:58et de sciences occultes.
25:00Eh bien,
25:00la suite,
25:00la suite est vraiment,
25:01elle appartient à quelque chose
25:03de beaucoup moins souriant
25:04et effectivement,
25:05elle appartient au feu de l'enfer,
25:06la suite de cette histoire
25:08et à la barbarie.
25:09Un corps totalement martyrisé
25:11dont il ne reste que quelques grammes d'os.
25:14En quelle horreur !
25:15Je ne vous en dis pas plus.
25:15Qu'est-ce qui s'est passé
25:16dans cette petite maison
25:18en bordure de forêt ?
25:20Georges Mechler est le cuisinier du diable
25:22lors du crime,
25:2414h.
25:24A tout à l'heure.
25:25C'est de découvrir ça.
25:26A tout à l'heure,
25:27Jean-Alphonse,
25:27on sera là,
25:28bien sûr,
25:29fidèles au rendez-vous à 14h.
25:30En attendant,
25:31on poursuit nos discussions,
25:32on va parler 1er mai.
25:35Amandine Bégaud,
25:36RTL Midi,
25:37les auditeurs ont la parole.
25:39Bonjour,
25:40c'est Jean-Marc Boulanger,
25:42pâtissier.
25:42Je pensais que ce problème
25:43du 1er mai était résolu,
25:44mais apparemment,
25:45il n'en est rien.
25:46Moi,
25:46mes salariés,
25:47je leur propose
25:47s'ils veulent travailler ou pas.
25:49Ce n'est pas une obligation.
25:50S'ils travaillent,
25:50ils sont payés double.
25:51Des fois,
25:51ça les arrange.
25:53Le message de Jean-Marc
25:54au 3210,
25:55eh bien non,
25:56cette histoire de 1er mai
25:57n'est pas réglée
25:58et ça revient d'ailleurs
25:59très fort dans l'actualité
26:00puisque le 10 avril prochain,
26:03une proposition de loi
26:04sera débattue à l'Assemblée
26:06pour autoriser les boulangers
26:08et les fleuristes
26:09à faire travailler leurs salariés.
26:12Et pourquoi on en parle aujourd'hui ?
26:13Parce que Gabriel Attal,
26:14qui est à l'origine d'ailleurs
26:15de cette proposition de loi,
26:16a lancé une pétition hier
26:18pour ou contre le travail.
26:20Le 1er mai,
26:21on en débat avec vous
26:21et on va commencer avec Chloé.
26:23Bonjour Chloé.
26:24Bonjour.
26:25Vous aussi,
26:25vous êtes patronne d'une boulangerie.
26:27Qui se trouve où ?
26:28Ergie Gaberic,
26:29à côté de Quimper.
26:30À côté de Quimper.
26:31Alors expliquez-moi,
26:32d'abord,
26:33vous avez reçu,
26:34je crois,
26:36cette pétition.
26:37Oui,
26:38on a reçu la pétition
26:39avec un QR code
26:41affiché au magasin.
26:43Donc dessus,
26:44il y a marqué
26:45« Ne nous laissez pas
26:46dans le Petra ».
26:47Et vous,
26:47vous êtes plutôt favorable
26:49à travailler
26:51le 1er mai ?
26:53Bien sûr,
26:54nous on est volontaires,
26:56mais justement,
26:57j'en ai parlé
26:58à mes salariés ce matin,
26:59il y en a une
26:59qui m'a dit de suite
27:00« Ah bah oui,
27:00moi je viens
27:01et tout le 1er mai,
27:02on est bien payés
27:03ce jour-là ».
27:04Donc voilà.
27:06Sauf que c'est interdit
27:07pour l'instant.
27:08Voilà,
27:08donc nous pour l'instant
27:09avec mon mari,
27:09on s'est dit
27:10qu'on allait ouvrir
27:11tous les deux ponts.
27:12Et ouvrir tous les deux,
27:13c'est possible ?
27:14Ça suffit ?
27:16Oui,
27:16on va commencer très tôt,
27:18on va finir un peu tard
27:19et puis voilà,
27:20c'est la vie d'un artisan.
27:23Oui,
27:24mais vous vous demandez
27:26à ce que cette loi soit votée,
27:28vous souhaiteriez pouvoir
27:29faire travailler vos salariés ?
27:31Bien sûr,
27:32ça fait combien d'années
27:33que les boulangers
27:34sont verts
27:35à cette date-là ?
27:38Je trouve qu'il y a assez
27:41de gens qui ne travaillent pas,
27:42alors ceux qui sont demandeurs
27:43à travailler,
27:44je ne vois pas pourquoi
27:45on les interdirait.
27:47Je vais vous faire échanger,
27:49Chloé,
27:49avec Nicolas.
27:49Bonjour Nicolas.
27:51Bonjour Amandine.
27:52Et vous nous appelez d'où Nicolas ?
27:53De Chaumont,
27:54en Haute-Marne.
27:55Alors vous,
27:55c'est votre mari,
27:56je crois,
27:57qui est boulanger ?
27:58Oui,
27:58il est salarié,
28:00boulanger,
28:00effectivement.
28:02Et alors le truc,
28:03c'est qu'il a un jour
28:05de repos fixe,
28:06c'est le jour de la fermeture
28:06de la boulangerie
28:07et son deuxième jour
28:08est flottant,
28:09ça dépend des semaines.
28:10Et quand il y a un jour férié,
28:12comme par exemple hier,
28:13il était mis en repos,
28:14donc il n'a pas profité
28:15du férié.
28:17Donc c'est déjà le cas
28:18pour tous les fériés.
28:19Alors maintenant,
28:20on va supprimer en plus
28:21le 1er mai.
28:23Donc du coup,
28:23il n'y a plus du tout
28:24de férié pour les salariés
28:26des boulangeries.
28:27Mais attendez,
28:28ça veut dire que hier,
28:30lundi de Pâques,
28:31il travaillait ou il ne travaillait pas ?
28:32Je n'ai pas compris.
28:33Il ne travaillait pas
28:34parce que c'était
28:34son jour de repos.
28:35Ah, il lui a mis
28:36son jour de repos.
28:37D'accord.
28:38Comme à chaque férié.
28:40Mais ça ne compte pas
28:41comme un jour férié.
28:42Enfin, je suis pardon.
28:43Non, non,
28:44il n'est pas payé du coup.
28:45Il n'est pas payé.
28:45Oui.
28:46Mais c'est un jour de repos.
28:48Oui, mais il n'est pas payé plus
28:49parce qu'il ne travaille pas plus.
28:50Mais c'est un jour férié,
28:51il ne travaille pas.
28:52Il ne travaille pas.
28:53Mais du coup,
28:54les autres salariés,
28:55par exemple,
28:55vous qui ne travaillez pas
28:56par exemple le samedi et le dimanche,
28:57vous avez eu en plus le lundi.
28:59Moi, j'ai travaillé par exemple.
29:01Oui, mais regardez,
29:01moi, j'ai travaillé.
29:02Non, non, mais voilà.
29:03Non, mais c'est intéressant.
29:04Nous, ici à RTL,
29:07je vais vous expliquer
29:08assez basiquement.
29:09Si vous travaillez
29:10le lundi de Pâques,
29:11par exemple,
29:11vous avez ce qu'on appelle
29:12un jour de récup,
29:13un jour de récupération.
29:14On n'est pas payé plus,
29:15mais on a un jour de récupération.
29:17Ceux qui ne travaillent pas,
29:18ils ne travaillent pas.
29:18C'est un jour férié.
29:21Oui, comme moi,
29:22avant, quand je travaillais
29:22à l'hôpital,
29:23c'était pareil aussi.
29:24Mais là, quelle différence ?
29:25Du coup, je ne comprends pas
29:25sur votre mari.
29:27Alors, tout simplement,
29:29c'est que vous,
29:30vous avez un devoir,
29:31on va dire,
29:32de continuité de l'information.
29:33Vous ne pouvez pas couper
29:34l'antenne pendant une journée.
29:35Comme moi,
29:36quand j'étais infirmier à l'hôpital,
29:37je ne pouvais pas laisser
29:38mes patients une journée.
29:39Donc, c'était une obligation
29:42pour que ça fonctionne.
29:43Mais là, la boulangerie,
29:45elle peut fermer une journée.
29:46D'ailleurs, c'est ce que fait
29:47la boulangerie où travaille mon mari.
29:48Il ferme ce jour-là
29:49et puis c'est tout.
29:50Mais sur le 1er mai,
29:52l'idée n'est pas
29:53de ne plus le rendre férié.
29:56L'idée, c'est que les boulangers
29:57puissent faire travailler
29:58leurs salariés.
30:00À condition que les salariés
30:01le souhaitent,
30:02ça se passerait sur la base
30:02du volontariat
30:03et ils seraient payés double.
30:05Est-ce que votre mari,
30:06il serait prêt
30:07à travailler ou pas
30:08sur la base du volontariat
30:10et être payé double ?
30:13Je pense.
30:14Alors, lui, il est marocain.
30:15Donc, il a été l'habitude
30:16de travailler 365 jours par an.
30:19Donc, ça ne lui poserait
30:21pas forcément de problème.
30:22Mais nous, on a quand même
30:23une longue histoire
30:24de lutte des travailleurs.
30:26Et le 1er mai,
30:27c'est le symbole
30:28de toute cette lutte,
30:29de toute cette histoire
30:30des luttes.
30:31Donc, abolir,
30:34faire baisser cette barrière,
30:35c'est la coupe
30:37qui fait déborder le vase.
30:38C'est ça qui vous gêne.
30:38C'est le symbole.
30:39Oui, mais les boulangeries
30:42travaillent quand même
30:43depuis des siècles
30:45et des siècles
30:46les jours fériés.
30:47Oui, le dimanche.
30:48Voilà, ce n'est pas forcément
30:49abolir quelque chose.
30:51Je pense que les boulangeries,
30:52c'est déjà depuis très longtemps
30:53que c'est comme ça.
30:54Alors, il y a des boulangeries
30:56justement qui ferment
30:56le 1er mai.
30:57Comme je vous dis,
30:58celle où travaille mon mari,
30:58c'est le cas.
30:59Et ma foi,
31:01les clients qui viennent
31:02habituellement,
31:03ils viennent la veille
31:03et puis ils achètent leur pain
31:04pour deux jours
31:05et ça ne change rien
31:06sur leur chiffre d'affaires
31:07ou quasiment rien.
31:08Le pain, il est peut-être moins bon.
31:10Alors, nous, justement,
31:11ce qui change,
31:12c'est que les grandes surfaces
31:13ne sont pas ouvertes
31:14ces jours-là.
31:14Et c'est là, nous,
31:15on y gagne finalement
31:16parce qu'il n'y a que
31:17les artisans d'ouvert,
31:18les personnes qui se font
31:20volontaire à travailler.
31:21Et du coup, finalement,
31:22on a beaucoup de monde
31:23des alentours
31:24qui viennent
31:25parce qu'ils veulent du pain
31:26ou autre ce jour-là,
31:28mais ils veulent ce service.
31:29Et le risque, Chloé, par contre,
31:31si on autorise
31:32les boulangers
31:33à faire travailler
31:34leurs salariés,
31:35c'est que les grandes enseignes
31:36de boulangerie
31:38qui ne sont pas des artisans,
31:40vous fassent de la configurance
31:41et soient ouverts.
31:43Oui, je pense qu'ils s'en sortent
31:45toujours très bien
31:45avec les lois, eux.
31:46Les artisans, beaucoup moins.
31:48Oui.
31:48On va accueillir Jean-Marc.
31:50Bonjour, Jean-Marc.
31:51Bonjour.
31:52Vous aussi,
31:52vous êtes boulanger,
31:53pâtissier ?
31:54Oui.
31:55Où ça ?
31:56À Villeneuve-sur-Yonne.
31:57Bon.
31:58Et alors, vous,
31:59comment vous vous positionnez
32:00par rapport à tout ça ?
32:02Moi, ça fait plus de 40 ans
32:03que je travaille
32:04le 1er mai,
32:06excepté l'année dernière
32:07puisque d'un seul coup,
32:08on s'est mis
32:08à nous en interdire.
32:11Moi, j'étais choqué
32:12parce qu'on nous a autorisé
32:15le 1er mai
32:16depuis des années
32:16et des années.
32:17D'un seul coup,
32:18il y a quelqu'un
32:18qui s'est levé le matin
32:19et qui a dit
32:19« Stop ! »
32:21On n'a plus le droit
32:21de travailler le 1er mai.
32:22Alors, ce n'est pas
32:23que c'était autorisé,
32:24c'est que personne...
32:25C'était toléré.
32:26Voilà, c'était toléré,
32:27exactement.
32:27Et l'année dernière,
32:28il y a eu un certain nombre
32:29de boulangers
32:29qui se sont fait sanctionner
32:30parce qu'ils faisaient
32:31travailler leurs salariés.
32:32Oui, mais on a découvert
32:34ça d'un seul coup.
32:34C'est ça que j'ai du mal
32:35à comprendre.
32:37Et d'autre part,
32:39moi, j'ai eu une discussion
32:40avec Dominique Horac,
32:41notre président,
32:42qui m'a dit
32:43« Ne t'inquiète pas,
32:44pour l'année prochaine,
32:45on s'en occupe. »
32:46Moi, je pensais
32:47que c'était réglé.
32:49Oui, mais là,
32:51on est en train
32:52de s'en occuper
32:52à trois semaines
32:53de l'échéance.
32:55Vous avez prévu
32:55d'ouvrir, vous,
32:56Jean-Marc,
32:57le 1er mai ?
32:57Ah, ben non.
32:58Moi, tant qu'on ne me dit pas
32:59que vous êtes autorisé,
33:01oui, parce que moi,
33:01je suis célibataire.
33:03Donc, ça veut dire
33:03que si demain,
33:05on ne nous autorise pas
33:06à ouvrir...
33:06Moi, je ne peux pas
33:07travailler tout ça.
33:08Je ne peux pas...
33:08Oui, oui.
33:08Vous ne pouvez pas
33:09être au four et...
33:11Oui, voilà.
33:12Non, ce n'est pas possible.
33:13Moi, si je n'ai pas
33:14de personnel, je ferme.
33:15Donc là,
33:16s'il n'y a pas une loi
33:17là-dessus,
33:17je suis obligé de fermer.
33:19Alors, il ne faut pas
33:20penser qu'à nous
33:20et à nos salariés.
33:21Il faut penser
33:21à la clientèle.
33:22Moi, je sais que j'ai
33:23beaucoup de gens
33:24qui me disent
33:24qu'on est content
33:25d'avoir du bon pain frais
33:26et des gâteaux frais
33:27le 1er mai
33:29parce que tout le monde
33:30était...
33:30C'est la fête,
33:30le 1er mai.
33:31Alors, ils n'ont pas
33:32le droit d'avoir
33:32leurs gâteaux
33:33et puis leur viennoiserie
33:34le matin.
33:34Enfin bon, vous voyez,
33:37je ne sais pas.
33:38Quand il y a eu le Covid,
33:39on était content
33:39qu'on soit ouvert,
33:40nous les boulangers.
33:41On était soi-disant
33:42indispensables.
33:42D'un seul coup,
33:43vous pouvez fermer.
33:45Jean-Marc et Chloé,
33:46restez avec nous.
33:47On va poursuivre le débat
33:48dans un tout petit instant.
33:49A tout de suite sur RTL.
34:01Et on continue à évoquer
34:03ce débat autour du 1er mai.
34:06Faut-il autoriser les boulangers
34:07mais aussi les fleuristes
34:09à faire travailler
34:10leurs salariés
34:11s'ils le souhaitent ?
34:12Vous êtes plutôt pour.
34:14Globalement,
34:15on est toujours avec
34:16Chloé et Jean-Marc
34:18qui sont tous les deux
34:19boulangers.
34:20Bonjour Jean-Luc.
34:21Oui, bonjour.
34:22Alors vous,
34:22vous n'êtes pas boulanger ?
34:24Non, moi j'étais restaurateur
34:25avant de changer de branche.
34:28Et voilà,
34:29donc moi,
34:30quand on choisit le commerce,
34:33on sait qu'on va travailler
34:34les jours fériés,
34:35on sait qu'on va travailler
34:36le dimanche.
34:38Et ça fait partie
34:39de la vie du commerce
34:40et ça fait partie
34:41de la vie d'un commerçant.
34:43Voilà.
34:44Donc moi,
34:44je trouve ça
34:45complètement aberrant.
34:46Moi,
34:46quand j'étais dans la restauration,
34:48mes salariés étaient demandeurs
34:50de travailler le dimanche,
34:52les gens fériés
34:53parce qu'ils étaient payés double.
34:55Et en plus,
34:55voilà,
34:56nous,
34:57il y avait toujours
34:58une petite enveloppe en plus.
34:59Donc ils gagnaient toujours
35:00très bien leur vie
35:01parce que nous,
35:02on gagnait bien notre vie.
35:03Vous dites,
35:04laissons-les travailler
35:05à condition,
35:06bien sûr,
35:06que personne ne soit forcé.
35:08Non,
35:08mais alors voilà.
35:09Par contre,
35:09il faut que ça soit
35:10sur la base du volontariat,
35:11que les gens soient payés double.
35:13et puis voilà.
35:14Mais il faut arrêter
35:16de toujours vouloir interdire.
35:18Voilà.
35:19Moi,
35:19j'ai des enfants
35:19qui sont dans le commerce.
35:21Il y en a qui aiment bien
35:22travailler les jours fériés.
35:23Il y en a qui,
35:24j'en ai un qui travaille
35:257 jours sur 7
35:26et il y a des employés
35:28qui veulent travailler
35:28même 7 jours sur 7 presque
35:30tellement ils gagnent de l'argent.
35:31Donc à un moment,
35:33le commerce,
35:34c'est ça.
35:35Ça fait partie
35:35de la vie du commerce.
35:36Et moi,
35:37je trouve triste
35:38que quand on se balade,
35:40on arrive dans des villes
35:41où il n'y a plus
35:41un commerce d'ouvert le dimanche,
35:43il n'y a plus un commerce d'ouvert
35:44les jours fériés.
35:46Et c'est un problème d'ailleurs
35:47pour les commerçants
35:49parce que déjà,
35:49c'est un manque de gains.
35:52Et c'est très triste
35:54pour les villes.
35:55Oui,
35:56c'est des centres-villes
35:58qui effectivement
35:59voient les commerçants
36:00fermés.
36:01Vous dites ce qu'ils souhaitent,
36:03laissons-les travailler.
36:04Bien sûr,
36:05mais moi,
36:05je dis que même
36:06les restaurants,
36:07quand on va dans des villes
36:08le dimanche
36:09ou les jours fériés,
36:10si vous voulez faire un restaurant,
36:12si vous voulez manger quelque chose,
36:13il n'y a que McDo
36:14ou les Chinois d'ouvert.
36:16Tous les petits restaurants,
36:17ils sont fermés
36:17parce qu'ils sont obligés
36:18de fermer.
36:19Et moi,
36:20je trouvais ça,
36:20ça me choque
36:21et je trouve ça désolant.
36:23Jean-Luc,
36:24je voudrais donner la parole
36:24à Bruno également.
36:25Bonjour Bruno.
36:26Oui,
36:27bonjour Amandine Bégou,
36:28bonjour à tous.
36:29Bonjour Jean-Luc.
36:30Vous êtes d'accord
36:32avec ce que disait Jean-Luc ?
36:33Ah oui,
36:34tout à fait.
36:34Moi,
36:35j'ai été élevé dans un commerce
36:36qui a fait
36:37Topop et Mûre
36:38à Templeuve
36:38chez mes grands-parents
36:40et mes parents
36:40et on a travaillé
36:42dans d'autres commerces.
36:43Nous étions ouverts
36:447 jours sur 7,
36:46infatigables
36:46et rien ne nous empêchait.
36:49Mais vous comprenez
36:50les syndicats
36:51qui disent
36:51le 1er mai,
36:52c'est sacré ?
36:53Alors oui,
36:54le 1er mai est sacré
36:56parce qu'il y a eu
36:57une histoire derrière,
36:58il y a de l'historique,
36:59il y a eu des morts
37:01n'oublions pas
37:02pour Migny
37:03et autres.
37:05Donc,
37:05il y a eu
37:05une escalade
37:06de violences
37:07qui,
37:08est-ce que ça a vraiment
37:09un rapport
37:10au travail
37:11ou,
37:12mais il y a eu
37:12quand même des gens
37:13qui se sont fait tirer dessus
37:15par la garde
37:16de l'époque.
37:18Mais,
37:19ce que je dis
37:20à travers ça,
37:21c'est qu'on doit laisser
37:22le choix
37:24aux salariés
37:25et aux employés.
37:26Il y a des entreprises,
37:28elles ne demandent qu'une chose,
37:29c'est de travailler
37:307 jours sur 7,
37:31jour et nuit,
37:33parce qu'ils ont du travail,
37:34mais ils ne peuvent pas
37:35parce que les lois
37:36les en empêchent.
37:38À quand le législateur
37:39prendra
37:41ses responsabilités
37:42et dira
37:44à condition
37:45que les employés
37:46et les salariés
37:47soient d'accord.
37:50Et que les syndicats
37:51arrêtent de mettre
37:52leur nez.
37:53Parce que j'ai entendu
37:55tout à l'heure
37:56une responsable syndicale
37:57de la CGT.
38:00Oui,
38:01je suis d'accord,
38:02il faut des cadres.
38:04Il faut des cadres.
38:05Il faut des cadres.
38:06Mais ce n'est pas à moi,
38:07ce n'est pas à vous
38:07et ce n'est pas à eux
38:08non plus de le cadrer.
38:09Il faut le demander.
38:10Je voudrais juste
38:11entendre Jean-Luc encore.
38:13Merci beaucoup Bruno.
38:14Bonjour Jean-Luc.
38:15Je vous laisse
38:15le mot de la fin
38:17sur ce sujet.
38:19Oui,
38:20il a tout à fait raison.
38:22Il a tout dit.
38:23Je veux dire
38:23à l'auditeur d'abord
38:24il a vraiment tout dit.
38:26Et le 1er mai,
38:27c'est une fête.
38:28Chez nous,
38:28c'est une fête.
38:29Il y a beaucoup de fêtes
38:30autour du muguet,
38:31autour de la nourriture.
38:35Et voilà,
38:35c'est une fête.
38:36Donc si on ne peut pas,
38:37si les boulangers
38:38ne peuvent pas ouvrir,
38:38si les restaurateurs
38:39ne peuvent pas ouvrir,
38:40si personne ne peut ouvrir,
38:41il n'y a plus de fêtes.
38:43Voilà,
38:43il n'y a plus de fêtes.
38:44Donc c'est vrai
38:44que le 1er mai,
38:45c'est une fête
38:47pour les salariés
38:50des entreprises
38:50qui sont fermées,
38:51mais pas pour le commerce.
38:52Pour le commerce,
38:53c'est une fête,
38:53mais c'est une fête
38:54qui nous permet
38:55de gagner de l'argent.
38:57Donc voilà,
38:58c'est tout le monde
38:59en travail,
38:59mais dans la fête,
39:00le commerce,
39:01c'est ça.
39:01On ne peut pas mélanger
39:03le commerce.
39:04Quand on dit,
39:04c'est une passion le commerce.
39:06Donc on ne compte pas
39:07ses heures,
39:07on ne compte pas
39:08les trucs comme ça.
39:08Mais encore une fois,
39:09il faut que tout le monde
39:10gagne de l'argent
39:10et surtout les salariés
39:12parce que si les salariés
39:13ne gagnent pas d'argent,
39:14si on n'a pas les salariés,
39:15nous,
39:15on ne gagne pas d'argent.
39:16Donc il faut les récompenser.
39:18Merci beaucoup Jean-Luc
39:19et on aura sans doute
39:20l'occasion de revenir
39:20sur ce sujet
39:21puisque je vous le disais,
39:22la proposition de loi
39:23sera débattue à l'Assemblée
39:24le 10 avril prochain.
39:25Dans un instant,
39:27on va parler
39:27de ces produits sains
39:29qui ne le sont pas
39:30vraiment en fait.
39:31A tout de suite.
39:33Merci d'écouter RTL.
39:38RTL,
39:39votre radio.
39:43Amandine Bégaud,
39:44RTL midi,
39:45les auditeurs ont la parole.
39:47Vous voyez mes copines
39:48qui allaient acheter
39:49tous les midis
39:50une petite boîte
39:51de carottes râpées.
39:52Alors je leur disais toujours
39:53mais attendez,
39:54vous pouvez stocker
39:55des carottes
39:56dans le bac à légumes
39:58de votre frigo d'air.
39:59Une râpe ordinaire
40:00avec une carotte,
40:01vous en faites un bon bol.
40:04Ça vous coûte
40:0410 fois moins cher
40:05que de l'acheter.
40:06Alors là,
40:06je n'ai jamais compris ça.
40:08Elle a bien raison,
40:09cette auditrice.
40:11Effectivement,
40:12il vaut mieux
40:12faire ses carottes râpées
40:13soi-même
40:14que les acheter
40:16parfois toutes faites
40:17puisque dans bien des cas,
40:19elles sont bourrées
40:19d'additifs.
40:20C'est ce que révèle
40:21une grande enquête
40:22de l'association Foodwatch
40:23qui a passé au peigne fin
40:25des produits
40:26qui ont l'air sains
40:27mais qui ne le sont pas vraiment.
40:29Exemple donc
40:30de ces carottes râpées.
40:32Ça nous a donné
40:33envie d'évoquer
40:34avec vous
40:35ces produits
40:35ultra transformés.
40:37Est-ce que vous faites
40:37attention ou pas
40:38aux étiquettes ?
40:39On va en parler
40:39avec vous Sonia.
40:40Bonjour Sonia.
40:41Bonjour Amandine,
40:42bonjour à tous.
40:43Vous nous appelez d'où ?
40:44Alors moi,
40:45je vous appelle
40:45Lille-Kirch-Grafenstatton
40:46donc c'est en Algérie.
40:50C'est à côté d'où ?
40:52De Strasbourg.
40:52À côté de Strasbourg.
40:53Vous,
40:54vous faites très attention
40:55aux étiquettes ?
40:57Oui,
40:57alors depuis peu
40:58parce qu'avant
40:58effectivement,
40:59j'étais de celles
40:59qui achetaient du tout fait,
41:01des carottes râpées
41:02en boîte,
41:03etc.
41:04et je me suis retrouvée
41:05avec du glucose sucré.
41:07Donc ça m'a vraiment fait
41:08un électrochoc.
41:09c'est ça ?
41:10Du diabète sucré,
41:10pardon,
41:11excusez-moi.
41:11Du diabète sucré
41:12et ça m'a vraiment fait
41:13un électrochoc
41:14et je me suis dit
41:16j'arrête tout ça
41:17et donc par exemple,
41:18cet après-midi,
41:19au lieu d'acheter
41:20de la salade en sachet,
41:22je suis allée m'acheter
41:22ma salade toute fraîche,
41:23je me l'avais faite moi-même
41:24et depuis,
41:26ça va beaucoup mieux,
41:27plus de diabète
41:28et du poids perdu,
41:30prêt pour l'été.
41:32Et ça fait combien de temps ?
41:34Alors ça fait six mois
41:36où vraiment
41:36je fais très attention
41:37donc j'ai une application
41:38effectivement sur mon téléphone
41:41qui fait que
41:42je suis maintenant
41:43en train de faire mes courses
41:44à regarder sur les codes barres
41:47si c'est un produit sain,
41:48etc.
41:49Et vraiment,
41:50maintenant j'en suis arrivée là.
41:51Alors ce n'est pas
41:51une obsession non plus.
41:53Voilà,
41:54j'en suis pas non,
41:55parce que je sais
41:55que ça peut se transformer
41:56en maladie aussi.
41:57Bien sûr.
41:58Voilà,
41:58j'en suis pas là
41:59mais je fais attention.
42:00C'est vrai que votre exemple
42:01des carottes râpées...
42:01Et vous cuisinez beaucoup plus
42:02que vous ne faisiez quoi ?
42:03Voilà,
42:03exactement.
42:04Je me suis mise à la cuisine
42:05alors c'est encore tout récent
42:08mais je m'y mets tout doucement
42:09et franchement
42:10c'est un vrai plaisir.
42:11Après,
42:12c'est vrai que je travaille
42:13à la maison aussi maintenant
42:15et du coup j'ai le temps.
42:16Voilà,
42:17parce que je ne vais pas non plus
42:18jeter la pierre
42:19sur celles qui achètent
42:20les produits tout faits
42:21parce que c'est vrai
42:22que quand on n'a que 30 minutes
42:23pour déjeuner
42:24je peux comprendre
42:25que c'est pratique
42:26d'acheter ces choses-là
42:28mais c'est du poison.
42:29Voilà,
42:30pour moi c'est vraiment du poison.
42:31On me l'a fait comprendre
42:32en tout cas
42:32et je me suis rendu compte.
42:33Oui,
42:34vous avez vu les résultats
42:35exactement.
42:36Les résultats de vos analyses.
42:38C'est vrai que du sucre
42:38il y en a partout
42:39c'est la folie quand même.
42:41Même dans des produits salés
42:42en fait.
42:43Parce que pareil
42:43on se dit
42:44pour faire attention
42:45on va manger des fruits
42:46mais trop de fruits
42:47c'est pas bon non plus
42:48parce que
42:49trop de sucre aussi.
42:50Donc c'est vrai
42:50qu'il s'agit après
42:51de faire attention
42:52à tout ça
42:53et de se renseigner
42:54et de faire ce qu'on peut.
42:56Après comme dit
42:56je ne rejette pas la pierre.
42:58il ne faut pas culpabiliser non plus.
42:59Je ne culpabilise pas.
43:00C'est important de savoir.
43:01Sonia,
43:02on était aussi avec Frédéric.
43:03Bonjour Frédéric.
43:04Bonjour.
43:05Alors vous,
43:05vous n'achetez aucun plat
43:07enfin vous faites tout
43:08depuis 15 ans.
43:10Oui,
43:10c'est ça
43:11depuis à peu près
43:11même plus que ça
43:12depuis les années 2000
43:13en fait.
43:15J'ai fait partie
43:16d'une amas
43:17pour les légumes
43:19pendant très longtemps.
43:21Là,
43:21mes enfants,
43:21enfin un de mes enfants
43:23est parti
43:23donc ça fait beaucoup
43:24de légumes
43:24donc je vais à la ferme.
43:27Une ferme bio
43:28où je vais dans les usines.
43:30Voilà
43:30et j'achète
43:30que des produits
43:31enfin que des légumes
43:32de saison
43:33et que ce qui est produit
43:34sur la ferme.
43:36Et à l'arrivée,
43:37c'est un...
43:39Vous trouvez ça
43:40plus économique ?
43:41Ça ne vous fait
43:42finalement pas perdre
43:43tant de temps que ça ?
43:44Moi,
43:44ça ne me fait pas perdre
43:45de temps.
43:45j'adore cuisiner.
43:47Bon,
43:47après,
43:48voilà,
43:48ça c'est un goût.
43:50C'est le bien manger.
43:52C'est ce que j'ai voulu
43:52transmettre à mes enfants.
43:54Ma fille est partie
43:55de la maison.
43:56Maintenant,
43:57elle...
43:58En fait,
43:59elle prend des pas...
43:59Alors,
44:00ce qui est aussi
44:00la particularité,
44:01c'est que je prends aussi...
44:03Je me dirige également
44:04dans les supermarchés
44:05au rayon
44:06zéro gaspille.
44:08Et je prends ça
44:08en priorité.
44:10Voilà.
44:11Et donc,
44:12là,
44:13je suis entrée
44:13au travail,
44:13par exemple.
44:14Et bien,
44:14sur mon heure de déjeuner,
44:15ça m'a pris 20 minutes,
44:17j'ai préparé un bourguignon.
44:18Voilà,
44:18j'ai épluché trois carottes,
44:20un oignon.
44:21J'avais acheté
44:21en zéro gaspille
44:22du jarret de bœuf,
44:23charolais.
44:25Et voilà,
44:25c'est en train de mijoter
44:26et je suis à mon travail.
44:28Et en plus,
44:28ça sent bon.
44:29Ça vous nous donne les faim
44:30avec...
44:30Il y a Jean-Alphonse Richard
44:31qui m'a rejoint en studio
44:32et ça nous fait saliver.
44:35Voilà.
44:36Merci beaucoup,
44:37Frédéric et Sonia
44:38à toutes les deux
44:39pour vos témoignages
44:41et faites bien mijoter
44:43tout ça,
44:44Frédéric,
44:44pour que ce soit prêt
44:45pour ce soir.
44:46Dans un instant,
44:47donc,
44:47Jean-Alphonse Richard
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