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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 16 avril 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, cette page qui se tourne à Poissy dans les Yvelines, RTL vous le révélait ce matin,
00:14Stellantis va cesser sa production automobile sur ce site historique à compter de 2028,
00:21la fin d'une époque, puisque ça fait près de 90 ans que cette usine existe,
00:26pas la fin du site, promet son directeur, c'était il y a quelques minutes sur RTL, Eric Hahn,
00:32qui nous l'assure, il n'y aura pas de suppression de postes, pas de licenciement non plus,
00:39de quoi faire tout et malgré tout les syndicats qui promettent des actions dans les prochains jours.
00:45Dans l'actualité également, ce nouveau rebondissement dans l'affaire Pellicot,
00:49puisqu'on a appris que le corps de Sophie Narme avait été exhumé.
00:53Sophie Narme, c'est une des victimes potentielles de Dominique Pellicot,
00:57une jeune femme qui avait été retrouvée morte et violée il y a plusieurs années.
01:04Les arrêts maladie bientôt plafonnés, pas plus de 31 jours pour la première prescription,
01:08ça c'est une mesure qui devrait entrer en vigueur dès le mois de septembre prochain.
01:13Et puis RTL vous le confirme, les protections hygiéniques réutilisables seront bientôt remboursées
01:20pour les moins de 26 ans et pour les plus précaires.
01:23Le gouvernement l'annoncera cet après-midi, ça fait des années et des années que les associations le réclamaient.
01:29Et ce, alors qu'on découvre aujourd'hui que 4 millions de Français se passent au quotidien
01:34de certains produits d'hygiène pourtant essentiels.
01:36Tout ça à faute de moyens, c'est 30% de plus qu'en 2019.
01:41La météo, Peggy, c'est plutôt une belle journée aujourd'hui, ça va continuer demain ou pas ?
01:46Demain, ce sera plus nuageux, surtout le matin sur un quart nord-ouest du pays,
01:51mais ce sera surtout nuageux.
01:53Ces nuages sur le nord-ouest, ils vont se morceler, donc on va retrouver un ciel variable,
01:57un peu comme cet après-midi entre nuages et éclaircies,
01:59entre la Bretagne, la Vendée, l'Île-de-France et les Hauts-de-France.
02:02Ailleurs, ce sera du beau soleil après dissipation des grisailles matinales,
02:05juste un petit risque d'averse sur le relief des Alpes du Sud
02:09et le relief Corse avec des températures qui continuent de grimper.
02:12Demain, on sera entre 16 et 23 degrés sur la moitié nord
02:15et 22 à 26 degrés sur la moitié sud.
02:18Bon, écoutez, merci beaucoup le week-end.
02:21Le week-end, petite perturbation, alors surtout nuageuse,
02:24sur le nord-ouest, samedi, et qu'on va retrouver sur les régions centrales
02:27entre le Poitou et les Savoies dimanche.
02:29Et puis de part et d'autre, à chaque fois, on aura un ciel plutôt agréable
02:32avec de belles éclaircies.
02:33Bon, finalement, ce n'est pas si mal.
02:35Un moment ou un autre, ce ne sera pas mal.
02:36Voilà, on aura des éclaircies à un moment ou un autre.
02:38Merci beaucoup Peggy, les 13h03.
02:42RTL, partenaire des concerts de Céline Dion
02:46RTL, partenaire des concerts de Céline Dion
02:49et qui vous offre des places aujourd'hui
02:51pour ces concerts, des places à gagner toutes les heures.
02:55Restez bien à l'écoute et on a donc un gagnant.
02:57Bonjour Damien.
02:58Bonjour.
03:00Et bravo à vous, vous les avez gagnées,
03:02donc ces deux places pour le concert de Céline Dion.
03:04Merci beaucoup.
03:06Je suis tellement contente là.
03:11Vous êtes ultra fan de Céline Dion ?
03:13Racontez-moi.
03:14Je suis ultra fan de Céline Dion et mon copain aussi.
03:18Et il est super content parce qu'on va pouvoir aller la voir en concert.
03:22Et ça fait je ne sais pas combien de temps qu'on essaie d'avoir des places.
03:26Et c'est super compliqué d'en avoir.
03:28Et donc, merci à RTL encore une fois.
03:29Bon, et vous étiez inscrit pour les pré-ventes, tout ça ?
03:32On était inscrit pour les pré-ventes, on est sur toutes les inscriptions, sur tout.
03:37Et c'est super compliqué d'avoir les places.
03:40Et donc, on est super heureux, vraiment.
03:43Écoutez, bravo à vous.
03:46Pensez bien à nous quand vous y serez.
03:48Parce qu'effectivement, ça fait plaisir de faire deux heureux et de les entendre en tout cas.
03:54Pour ceux qui n'ont pas encore leur place, restez à l'écoute.
03:58D'ici 14h, on vous fait gagner à nouveau deux places.
04:10Et pour commencer, ces auditeurs ont la parole, on va parler des arrêts maladie.
04:15On vous l'expliquait avec Mathilde Piquet dans le journal.
04:18Ça y est, le décret est prêt.
04:20La mesure, le principe en tout cas, avait été approuvée par le Parlement lors des discussions autour du budget.
04:26Les arrêts maladie seront bientôt plafonnés.
04:29Il n'y a pas plus de 31 jours pour la première prescription.
04:33Bonne idée ou pas, on en débat avec vous.
04:35Et on va commencer avec Valérie.
04:37Bonjour Valérie.
04:38Bonjour Amandine.
04:40Vous nous appelez d'où Valérie ?
04:42Je vous appelle de Pémenade, une petite ville pas loin de Grasse dans les Alpes-Maritimes.
04:48Bon, rien que de vous entendre, on entend le soleil en même temps.
04:52Eh oui !
04:53Vous en pensez quoi de ce plafonnement, cette limitation en fait des arrêts maladie ?
04:58Oui, écoutez, moi je ne vois pas où est le problème parce que finalement, lorsque l'on a un mois
05:03d'arrêt maladie,
05:04bon, ça veut dire quand même qu'on a eu ou on a quelque chose de grave.
05:08Donc, avoir un suivi quelque part finalement, ce n'est pas un souci.
05:12Si c'est un problème, je dirais, plus de burn-out, ça permet aussi quand même de refaire le point.
05:19Donc, en soi, retourner au bout d'un mois chez son médecin pour avoir de nouveau un arrêt ou une
05:24prescription,
05:25je ne vois pas où est le problème.
05:26Par contre, là où je dirais, je me pose la question, c'est véritablement,
05:32est-ce que ça va freiner les arrêts maladie de complaisance ?
05:36Est-ce que ça va freiner les gens qui, véritablement, usent et abusent de la sécurité sociale
05:43en prenant des arrêts lorsque, bon, ils en ont besoin et pas lorsqu'ils sont malades ?
05:47Bon, ça s'accompagne normalement, et ça, ça avait été annoncé il y a quelques jours,
05:52d'un renforcement des contrôles, justement, de ces arrêts maladie.
05:55Oui, alors ça, c'est pareil.
05:57Ça vous n'y croyez pas ?
05:58Non, écoutez, moi, autour de moi, je le vois, le nombre de personnes qui sont contrôlées,
06:03ça n'empêche pas de toute manière qu'ils continuent.
06:05Mais alors, attendez, Valérie, ça veut dire que vous connaissez des personnes, aujourd'hui,
06:08qui sont, je mets des gros guillemets, faux arrêts maladie ?
06:11Ah oui, ah oui, non, non, mais, ah mais Amandine, vous paraissez étonnée,
06:15mais écoutez, c'est légion, c'est légion.
06:18Mais c'est-à-dire ?
06:20Dites-moi des exemples sans me donner des noms, mais des exemples.
06:22Alors non, je ne peux pas, parce que ça touche quelqu'un de près autour de moi.
06:26Une personne qui est en arrêt maladie, ça va faire six mois,
06:30parce que c'est une personne qui a dépassé les 60 ans,
06:34qui ne voulait plus rester dans la société,
06:37qui voulait, en fait, comment on dit, faire une entente entre le...
06:42Oui, une rupture conventionnelle, je cherchais.
06:45Voilà, que le patron ne voulait pas, en l'occurrence,
06:50puisque la personne avait encore deux ans à faire avant d'être véritablement à la retraite,
06:54et bien, cette personne, ça fait six mois et demi qu'elle est en arrêt maladie,
06:56et les gens, les gens même qui la voient, ont dit au patron,
07:02on la voit, elle se balade, elle va faire ses courses, elle est dehors, etc.,
07:06et elle n'a pas l'air du tout en dépression, parce que c'est soi-disant pour dépression.
07:09Voilà, donc des exemples comme ça, je peux vous en sortir.
07:13Oui, mais il y a bien un médecin, Valérie, qui lui a donné cet arrêt maladie.
07:16Oui, mais justement, en plus, c'est une personne qui ne réside pas normalement
07:20là où elle travaille actuellement, qui réside ailleurs,
07:23c'est le médecin qui se trouve là où elle résidait avant,
07:26enfin, je ne sais pas comment ça est possible, Amandine,
07:28mais ça l'est, ça l'est en tout cas.
07:31Donc, c'est pour ça qu'il y a quand même énormément d'abus.
07:35Est-ce que, voilà, est-ce que de y aller au bout d'un mois,
07:37ça va résoudre le problème ? J'en suis pas persuadée.
07:40Moi, je pense qu'il y a vraiment un contrôle énorme à faire
07:44au niveau, justement, des personnes qui sont en arrêt maladie chez deux,
07:48qui travaillent à côté au black, et aussi au niveau des médecins.
07:52Voilà, le problème aussi, il y a des médecins.
07:54Je vais pas me faire des amis, mais tant pis.
07:56Valérie, restez avec nous, parce qu'on est avec deux médecins généralistes.
07:59On va commencer avec Arnaud. Bonjour Arnaud.
08:01Bonjour Amandine.
08:02Vous nous appelez de Cambrai, c'est ça ?
08:05Toujours.
08:06Vous entendiez ce que disait Valérie ?
08:09Oui.
08:09Bon, ça existe, ces arrêts maladie de complaisance ou pas ?
08:13Probablement.
08:13C'est dans tout système qui propose de l'argent public
08:16ou de l'argent collectif.
08:18De toute façon, il y a des abus.
08:19Donc ça, on n'y mettra pas un terme.
08:21On peut effectivement lutter, c'est important.
08:23Mais je ne suis pas sûr que ce soit à la base du trou de la sécurité sociale,
08:27puisque c'est le but de cette loi.
08:32Vous pensez, cette limitation du temps d'arrêt maladie,
08:36en tout cas pas plus de 31 jours pour le premier,
08:40est-ce que ça va réduire le nombre d'arrêts maladie, d'après vous ?
08:43Bien sûr que non.
08:44En fait, en gros, c'est encore un texte inutile,
08:46comme l'essentiel des textes de la loi de financement de la sécurité sociale
08:49qui ont été adoptés en décembre.
08:51Pour faire simple, l'outil arrêt maladie,
08:54c'est un outil pour que le patient aille mieux.
08:56C'est prescrit à la discrétion de ce qui se passe dans le cabinet médical.
08:59C'est pour ça que l'auditrice précédente n'est pas au courant
09:02de ce qui se passe chez son proche,
09:04qui est en arrêt maladie depuis six mois.
09:05Mais il y a une raison évidente pour qu'il soit en arrêt maladie.
09:09Il y a une souffrance psychologique, peut-être,
09:10qui ne se voit pas quand elle fait ses courses.
09:12Mais en attendant, il y a un médecin qui a jugé
09:14que pour le maintien de sa santé,
09:16pour un retour éventuel au travail ensuite,
09:18qui avait besoin d'un arrêt maladie.
09:20Mais donc, quand je vous demandais s'il n'y avait pas d'arrêt maladie de complaisance,
09:22ma question était, est-ce qu'il n'y a pas certains médecins
09:25qui acceptent d'en faire,
09:28sachant très bien que leurs patients ne vont pas si mal ?
09:32Parce que Valérie, c'est ce qu'elle sous-entend, en fait.
09:34C'est que la personne dont elle nous parle,
09:37et j'allais dire peu importe qui c'est d'ailleurs,
09:39visiblement va bien,
09:41et donc que ce médecin, en connaissance de cause,
09:42aurait fait cet arrêt maladie.
09:44Pour ça, vous n'y croyez pas ?
09:45Pour vous, il n'y a pas de médecins qui font de...
09:48C'est un jeu extrêmement dangereux.
09:50Je suis moi-même en accord préalable auprès de la Sécurité sociale,
09:53parce que la Sécurité sociale a jugé l'an passé
09:55que je ne peux pas scriver trop d'arrêt maladie.
09:58Et en fait, en gros,
10:00c'est la société actuelle
10:02qui fait que les patients sont en souffrance au travail,
10:06et de regarder toujours le médecin
10:08et de le montrer du doigt,
10:08on le fait depuis des décennies,
10:09de montrer le médecin du doigt,
10:11et en fait, les contrôles se succèdent depuis des décennies.
10:14Vous êtes très contrôlé, Arnaud ?
10:16Très contrôlé, mais en fait, c'est un jeu extrêmement dangereux,
10:18puisqu'après, on peut être mis sous objectif,
10:22et éventuellement rembourser les indemnités journalières
10:24que la Sécurité sociale pourrait considérer comme des indues.
10:27C'est-à-dire qu'en gros,
10:27c'est le médecin sur son argent d'entrepreneur
10:31qui devrait rembourser l'argent à la Sécurité sociale.
10:35C'est un jeu auquel aucun médecin ne joue plus aujourd'hui.
10:38Sinon, c'est anecdotique.
10:39Autre question, vous, dans votre cabinet,
10:41est-ce que vous prescrivez souvent des arrêts maladie supérieurs à 31 jours ?
10:45Parce que je me dis que 31 jours, c'est quand même beaucoup déjà.
10:48Alors oui, tout à fait.
10:49Ça vous arrive souvent, oui ?
10:50Pour faire simple, c'est en fait un texte inutile,
10:53parce qu'effectivement, la primo-prescription d'un arrêt maladie,
10:58on ne le met jamais au-delà de 30 jours,
11:00parce que, comme l'a très bien dit l'auditrice précédente,
11:02ça veut dire qu'il y a un problème sérieux de santé,
11:04qui nécessite des réévaluations.
11:05Donc, par exemple, une dépression, ça peut être 15 jours, 3 semaines,
11:08et de toute façon, derrière, vous revoyez votre patient ?
11:10Exactement.
11:11Il y a un traitement à réévaluer,
11:13voir si l'arrêt est toujours justifié.
11:15Souvent, il l'est, parce que dans notre société, justement,
11:17les burn-out, on ne guérit pas en 2 mois, 3 mois.
11:20Donc, ça va être de toute façon un arrêt long.
11:22Et c'est là où le texte est totalement inutile,
11:24puisque de toute façon,
11:26les primo-prescriptions sont souvent plutôt courtes,
11:29et les arrêts restent au long,
11:30et donc coûteront de toute façon l'argent de la société.
11:34Et c'est un investissement pour que la société aille mieux.
11:36Et c'est là où les textes inutiles qui s'abattent sur les médecins,
11:40les empêchant d'ailleurs de s'installer,
11:41puisque les jeunes ont une terreur à l'idée de s'installer actuellement,
11:46ça n'a aucun intérêt pour la société,
11:48puisque de toute façon, la société souffre.
11:51Et que quand on a des burn-out tous les jours,
11:53j'en ai encore eu deux ce matin,
11:54des nouveaux patients qui étaient en burn-out.
11:56Et alors, vous leur avez prescrit combien, justement, d'arrêt maladie, Arnaud ?
11:59Eh bien, 3 à 4 semaines en fonction,
12:01puisque souvent, il y a un traitement qu'il faut réévaluer.
12:03On reste en contact entre deux pour voir si les traitements sont bien tolérés.
12:07Donc, j'allais dire, finalement, ça ne changera rien ?
12:09Ça ne changera rien.
12:11C'est encore de la gesticulation politique,
12:13pour dire qu'en vue des présidentielles,
12:16probablement des élections suivantes,
12:18ils ont bougé, ils ont fait des lois totalement inutiles,
12:20mais eux ont bougé.
12:21Donc, à court terme, on a l'impression que ça bouge,
12:23mais à long terme, ça ne sert à rien.
12:24Bon, Arnaud, restez avec nous,
12:26parce que c'est très éclairant votre quotidien, en fait,
12:30et ce que vous nous racontez.
12:31Valérie également, on va retrouver un autre médecin,
12:33Yann, dans un instant.
12:34A tout de suite.
12:35Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
12:38ou appelez-nous au 30 de 10.
12:4050 centimes la minute.
12:43Amandine Bégaud.
12:45RTL midi, les auditeurs ont la parole.
12:48Expliquez-moi pourquoi, chez les indépendants,
12:50il n'y a pas d'arrêt intempestif
12:52par rapport à la caisse primaire,
12:54par rapport à des salariés.
12:55Il y a quand même une question à se poser.
12:58Ah, ben, j'ai envie de répondre à Fabienne au 30 de 10,
13:01sauf erreur de ma part.
13:02Et je ne sais pas si quelqu'un me le dira,
13:04mais je crois que les indépendants,
13:05ils n'ont pas d'indemnisation au cadre d'arrêt maladie.
13:07Donc, ils ne peuvent pas faire d'arrêt maladie, en fait.
13:10Je ne sais pas si ce n'est pas une bêtise que je dis.
13:12Arnaud, vous pouvez peut-être m'aider, non ?
13:15Oui, en fait, il y a une protection sociale différente,
13:18effectivement.
13:19Les indépendants, il y a souvent une carence bien plus élevée.
13:22Chez les médecins, jusqu'à il y a peu de temps,
13:23c'était d'ailleurs 90 jours,
13:25donc forcément, le rhume, globalement, va travailler.
13:27Exactement, voilà.
13:2890 jours pour les médecins de carence ?
13:31Oui, jusqu'au Covid, à peu près.
13:34Et depuis ?
13:34Maintenant, je ne sais pas,
13:36parce que je ne suis pas souvent malade.
13:38Je crois que c'est une semaine ou 10 jours.
13:39Je ne sais pas.
13:42Bon, merci Arnaud.
13:43Restez avec nous, on est avec un autre médecin généraliste,
13:46Yann. Bonjour, Yann.
13:47Oui, bonjour.
13:48Et bienvenue sur RTL.
13:49C'est la première fois que vous nous appelez, vous.
13:52Vous êtes installé à Saint-Malo, c'est ça ?
13:54Exactement.
13:55Bon, est-ce que, comme Arnaud, vous dites,
13:58cette réforme, ce plafonnement des arrêts maladie,
14:00ça ne sert à rien ?
14:02Non seulement, ça ne sert à rien,
14:04parce que, comme disait Arnaud,
14:06c'est des cas de figure qui n'existent que très rarement.
14:09Faire des arrêts de plus d'un mois, c'est exceptionnel.
14:11Et puis, c'est surtout que, en fait,
14:13ça détourne l'attention des vrais problèmes
14:16qui se placent au sein des conditions de travail
14:18que, nous, on constate chez nos malades.
14:23On va pointer du doigt les médecins
14:25à jeter les discrédients en disant
14:26qu'il y a trop d'arrêts, que c'est trop long.
14:28Et on ne va jamais demander aux entreprises
14:30de rendre des comptes.
14:31Sauf qu'on a des gens qui sont broyés par leur boulot
14:33et que, nous, on essaye tant bien que mal de redresser.
14:36Et à aucun moment, ces employeurs
14:39qui ont un management qui est délétère
14:42pour la santé physique ou mentale de nos malades,
14:45ils ne sont inquiétés et ne sont responsabilisés.
14:47Selon vous, Yann, et Arnaud, je le sais,
14:50et plutôt sur cette ligne-là aussi,
14:52si aujourd'hui, les arrêts maladie explosent,
14:55c'est parce que les gens sont de plus en plus,
14:59j'allais dire, brutalisés au travail ?
15:02Complètement.
15:03Les études qui se sont intéressées
15:05et qui ont comparé la France par rapport aux autres pays,
15:08elles nous montrent qu'on est bon dernier
15:09dans les classements sur la souffrance au travail.
15:13Et vous, Yann, au quotidien,
15:14est-ce que vous voyez une différence
15:15entre les patients que vous voyez aujourd'hui
15:17et ceux, alors vous êtes jeune,
15:19mais ceux que vous voyez il y a quelques années ?
15:22Complètement.
15:23Le rapport au travail a changé.
15:25La jeune génération a un rapport au travail
15:28qui s'est complètement décomplexé.
15:32et ils assument, un, leur santé mentale,
15:34et deux, de dire qu'ils n'abandonneront pas
15:37leur santé physique ou mentale pour leur travail.
15:39Ça, ils vous le disent en cabinet ?
15:42Oui, oui, complètement.
15:43Alors qu'il y a quelques années, des...
15:45Ils étaient capables d'aller bosser
15:47dans des conditions qui n'étaient pas tolérables.
15:49C'est-à-dire que jusqu'à hier, certaines années,
15:51on avait dû surprésenter ils,
15:53c'est-à-dire 25% de nos patients
15:55qui allaient bosser alors qu'ils ne devaient pas aller bosser.
15:57Et ça, personne n'en parle non plus.
15:59Arnaud, vous êtes d'accord avec Yann ?
16:01Ça aussi, vous l'observez, vous ?
16:03Entièrement d'accord, oui.
16:04La société ne s'adapte pas à la nouvelle génération
16:07sur ce plan-là.
16:08Et ce n'est pas de la fainéantise ou quoi que ce soit.
16:10C'est simplement que les jeunes s'écoutent.
16:12C'est-à-dire que quand ils sont en souffrance,
16:14ils prennent, entre guillemets, un arrêt maladie.
16:16Ils consultent.
16:17Et du coup, le médecin les met en arrêt.
16:19Et eux, acceptent l'arrêt maladie.
16:22Ce qui, avant, souvent, les patients refusaient l'arrêt.
16:25Vous voulez quand même aller travailler malgré le labago,
16:28malgré la souffrance psychologique
16:30qui venait pour prendre un médicament
16:31et retourner vite être efficace.
16:33Aujourd'hui, la nouvelle génération s'écoute plus.
16:35Ce n'est pas forcément mal.
16:36C'est simplement que la société ne s'adapte pas.
16:39Arnaud, Yann, restez avec nous.
16:40On va accueillir Céline.
16:42Bonjour, Céline.
16:43Bonjour, bonjour à tout le monde.
16:45Alors, vous, vous êtes patiente.
16:47Oui.
16:47En arrêt depuis combien de temps ?
16:49Alors, moi, je suis patiente
16:51et je suis en arrêt depuis août 2025.
16:56Et j'ai hauché la tête systématiquement
16:58quand j'entendais l'un ou l'autre des médecins
17:00qui sont à l'antenne.
17:03Moi, je fais partie de ces personnes
17:05qui, pendant des années,
17:08ont mis un mouchoir sur ce qu'elles avaient
17:10parce qu'il fallait que je travaille,
17:12il fallait que j'aille travailler.
17:14Et donc, j'ai été arrêtée une première fois.
17:18J'ai été arrêtée au total trois fois,
17:19si je compte cette fois-ci.
17:22Exception que, ben, cette fois,
17:24je me suis vraiment écoutée aussi
17:26et que je me suis quand même dit
17:27que si mon médecin, souvent, me disait
17:28que j'étais à bout,
17:30il fallait peut-être que je l'écoute.
17:32Et là, effectivement,
17:33je suis en arrêt depuis le mois d'août
17:35et je rejoins...
17:36Je crois que le médecin s'appelle Arnaud.
17:38Oui.
17:39Moi, je suis désolée,
17:41mais M. Lecornu, il s'agite,
17:43mais il s'agite pour rien
17:44parce que quand moi, j'ai été...
17:46Mais j'ai clairement...
17:48J'ai ouvert mon PC,
17:49j'ai complètement explosé.
17:51J'étais en pleurs,
17:52je ne savais plus pourquoi,
17:53enfin, plus rien n'avait d'intérêt.
17:54C'est-à-dire, un jour,
17:55vous allumez votre ordinateur au bureau ?
17:57Oui.
17:57Je peux vous demander
17:58ce que vous faites dans la vie
17:59ou vous ne voulez pas...
17:59Je suis cadre pour une société bancaire.
18:04Donc, vous allumez votre ordinateur
18:05et là, vous fondez en larmes, c'est ça ?
18:07Oui, complètement.
18:09Je ne l'ai pas senti...
18:10Alors, ça faisait quelques jours
18:11que je n'étais pas bien, etc.
18:12Mais comme par habitude,
18:14ce n'est pas grave,
18:14il faut que la machine avance,
18:15j'ai des trucs à faire.
18:17Sauf que là,
18:18j'ai été incapable de faire quoi que ce soit.
18:20Et je suis partie chez le médecin.
18:24Et puis...
18:24Mais la personne, en fait,
18:26la généraliste,
18:26elle m'a arrêtée,
18:28elle m'a dit
18:28écoutez, je vous arrête pour 15 jours,
18:30on se revoit,
18:32puis on refait tout un bilan.
18:36Elle ne m'a pas arrêtée...
18:3945 jours, quoi.
18:40Ou 2 mois, quoi.
18:41En fait, c'est ce que nous disait Arnaud-Yann.
18:44C'est très rare, finalement,
18:45qu'ils arrêtent quelqu'un
18:46plus d'un mois,
18:47en tout cas, la première fois.
18:48Et puis moi, je le vois,
18:50tous les mois,
18:51on me refixe un rendez-vous
18:52parce que ce qu'il y a aussi,
18:54alors notamment pour quelqu'un comme moi,
18:56c'est que trouver un psychiatre
18:58pour le traitement médical, etc.
19:00C'est extrêmement compliqué.
19:02Impossible.
19:03Vous dites...
19:03Qu'est-ce qu'il parlait ?
19:04Arnaud ou Yann ?
19:05C'est Arnaud.
19:05Oui, pardon.
19:07Oui, en fait,
19:08le tissu psychiatrique en France
19:10est totalement détérioré,
19:12bien pire que la médecine générale.
19:13Ce qui fait qu'en fait,
19:15de toute façon,
19:16pour nous aider
19:17dans la prise en charge
19:18de nos patients,
19:19les patients n'ont pas accès au CMP.
19:21Il n'y a plus de rendez-vous
19:22avant 4-5 mois au CMP locaux.
19:25Les psychiatres en ville,
19:26c'est la même démographie
19:27que les autres médecins,
19:28donc il n'y en a plus.
19:29Et sauf que pour soigner
19:31ce que décrit Céline,
19:32alors moi, je ne suis pas médecin
19:33et je ne sais pas
19:34si c'est une dépression,
19:35un burn-out,
19:36enfin, peu importe,
19:37mais des médicaments
19:38ne suffisent pas, Arnaud.
19:39On est d'accord ?
19:40Alors, ce sont des pansements.
19:42Ça améliore la qualité de vie
19:44momentanément.
19:44Ça permet d'améliorer
19:46le devenir,
19:47mais en aucun cas,
19:48ça guérit.
19:48Il faut un suivi psychologique
19:50et c'est un travail énorme à faire
19:53et très long.
19:54Donc, les arrêts,
19:54on sait qu'ils seront longs,
19:55mais on ne les prescrit pas.
19:56En tout cas,
19:58en lâchant le patient dans la nature,
19:59ça n'a aucun intérêt.
20:00Voilà, moi, c'est exactement ça.
20:03Alors, j'ai à force,
20:05pour rien vous cacher,
20:06j'ai rendez-vous demain
20:06chez le psychiatre.
20:07Vous vous rendez compte
20:08depuis quand je suis arrêtée ?
20:08Depuis le mois d'août ?
20:09Ah oui !
20:10Et encore,
20:11parce qu'en fait,
20:12j'ai épluché,
20:14mais je pense que j'ai passé
20:15tout docto...
20:16Enfin, je ne sais pas
20:16si j'ai le droit de dire,
20:17mais bon, la plateforme...
20:17Oui, doctolib, oui, oui.
20:18Voilà, j'ai épluché tout doctolib,
20:20donc j'ai eu plein de refus,
20:22plein de refus, plein de refus,
20:23puis j'ai recommencé
20:23la semaine dernière.
20:24Je ne sais pas,
20:24je devais être...
20:27avoir de la chance
20:28et j'ai un psychiatre
20:29qui m'a contactée samedi
20:31pour me dire
20:31je peux vous recevoir
20:32vendredi 17 à 9h.
20:34Alors, je sais bien
20:35que je ne passerai pas à 9h,
20:36mais tant pis,
20:37parce qu'à un moment donné,
20:39il faut aussi prendre le relais
20:41du médecin généraliste
20:42qui, même s'il a beaucoup de savoirs,
20:44sur la gestion de la molécule
20:47que je prends, etc.,
20:48il faut pouvoir avancer.
20:49Alors, heureusement...
20:50Et guérir,
20:51parce que Arnaud nous dit
20:52c'est des pansements,
20:53donc il y a un moment où il faut guérir.
20:54Céline, je voudrais...
20:55Je voudrais juste...
20:56Qu'est-ce que vous répondez
20:56à ceux qui disent
20:58c'est bon, là,
20:59elles s'écoutent un peu trop,
21:00puisqu'on l'a employée
21:01cette expression ensemble ?
21:02Que les personnes viennent vivre
21:04la détresse, pardon.
21:05La détresse que j'ai subie
21:09pendant des mois.
21:10Je n'ai rien dit,
21:12j'ai continué à avancer
21:13sans rien dire.
21:13Puis le jour où tout explose,
21:15c'est très compliqué.
21:16J'avais...
21:17Enfin, j'ai un enfant
21:18de 9 ans
21:19qui n'a pas besoin
21:19de voir sa mère
21:20dans l'état où elle était.
21:23Honnêtement,
21:23tant qu'on n'a pas vécu ça,
21:26parce que quand on n'a qu'une envie,
21:27ce n'est plus être là,
21:29parce qu'on se dit
21:30qu'on sera mieux
21:30en étant partie,
21:33c'est que...
21:34Enfin, je ne sais pas...
21:34Vous y avez pensé à ça, Céline ?
21:36Oui.
21:37J'ai même espéré avoir
21:38une maladie grave
21:39pour pouvoir me dire,
21:41pour pouvoir justifier
21:42que je n'en pouvais plus.
21:43Et on sent que...
21:45Et c'est normal,
21:46que vous êtes encore
21:46très fragile.
21:47Oui, voilà.
21:48Donc, c'est vrai
21:49que ce n'est pas évident.
21:52Et c'est sûr
21:52qu'il y a des moments
21:53où on peut paraître
21:54où on va bien.
21:55Parce qu'il y a des moments
21:57où...
21:58Voilà.
21:58Mais après,
21:59personne ne sait
21:59que peut-être
22:00j'ai passé
22:00toute la journée
22:01couché, en fait.
22:03Voilà.
22:04Et là,
22:05encore aujourd'hui,
22:05maintenant,
22:06ça va un peu mieux.
22:06Ça va mieux,
22:07parce qu'effectivement,
22:08à force...
22:09Mais c'est un travail,
22:10comme disait
22:13le médecin
22:13qui se prénomme Arnaud,
22:15c'était un énorme
22:15travail sur soi.
22:16Il faut arriver
22:17à se regarder aussi
22:18en face.
22:19Et quand on le fait,
22:20eh bien,
22:21après,
22:21on est épuisé.
22:23Donc, non,
22:24enfin,
22:24je ne dis pas
22:25qu'il n'y a pas
22:25des personnes
22:26qui font du cinéma.
22:27Attention.
22:28Oui, oui.
22:29Mais en tout cas...
22:30Je doute fort
22:31qu'un médecin,
22:32aujourd'hui,
22:32avec les contrôles
22:33qui sont...
22:35Enfin,
22:35moi, je sais que
22:36j'en ai parlé
22:36à mon médecin
22:37à tel point...
22:37Je lui ai même dit,
22:38mais je lui ai dit,
22:39mais vous me faites des arrêts,
22:40mais vous allez avoir
22:41un contrôle.
22:41Le médecin m'a regardée,
22:42il m'a dit,
22:43alors là,
22:43c'est pas votre problème.
22:45Et quand bien même,
22:46je pense que depuis
22:47les années qu'on vous suit,
22:48on sait pourquoi
22:48on vous arrête.
22:50Moi, j'ai eu un contrôle
22:51de la sécurité sociale.
22:52Donc, je me suis présentée
22:53à la sécurité sociale.
22:56Enfin, voilà,
22:57il y a quand même
22:57eu des choses.
22:58Bien sûr,
22:59il y a des abus,
23:01mais...
23:01Enfin,
23:02le médecin,
23:03il nous connaît
23:03quand même en général.
23:05Même...
23:05Enfin, honnêtement,
23:06moi, j'ai eu été...
23:07Pas arrêtée,
23:08mais j'ai eu des gastros,
23:10des trucs comme ça,
23:10mais j'ai carrément
23:11mon généraliste
23:12qui m'a dit,
23:12tu prends ça,
23:12tu prends ça.
23:13Écoute,
23:13tu peux bosser
23:14en télétravail ?
23:15Je lui dis oui.
23:16Bon, ben,
23:16il me dit,
23:17ok, négocie avec ton boulot
23:18que tu vas rester
23:19trois jours en télétravail.
23:20Et c'est ce que j'ai fait.
23:21Et plein de fois,
23:22croyez-moi,
23:23qu'il y a eu des jours
23:24où j'ai eu des bronchites
23:26surinfectées,
23:27je ne pouvais même plus
23:27bouger la tête.
23:28Ben, j'étais chez moi
23:29en train de bosser.
23:31Donc, voilà,
23:32il y a quand même...
23:33Mais après,
23:33je rejoins aussi
23:34les médecins
23:34qui disaient
23:35le rythme de vie,
23:37la société actuelle.
23:38Mais c'est catastrophique.
23:40Moi, je suis cadre,
23:41on n'a pas d'horaire.
23:43Mais vous avez le sentiment
23:44d'avoir été broyé,
23:46vraiment.
23:46Ben, en fait,
23:47il y a des moments
23:48où je me dis
23:48que je n'aurais jamais
23:49dû postuler au poste
23:50où j'étais.
23:51Parce que...
23:52Parce que...
23:53Voilà.
23:53Mais on en arrive aussi
23:54à se sous-estimer
23:57à un point
23:57mais que vous n'avez
23:58même pas idée.
24:00C'est affreux.
24:01Mais après,
24:01parce qu'on vous explique
24:02que quand vous êtes cadre,
24:03vous pouvez vous organiser
24:04comme vous voulez.
24:04Honnêtement,
24:05ce n'est pas vrai.
24:06Moi, j'avais mon fils
24:08avec des activités
24:09le mercredi.
24:10Je l'amenais.
24:11J'étais dans le gymnase
24:14où il était
24:14en train de travailler,
24:16d'assister à des réunions,
24:17d'être dans la voiture,
24:18dire au petit
24:19tu ne parles pas
24:19parce que maman
24:20est en réunion.
24:22Aujourd'hui,
24:22avec du recul,
24:23je me dis
24:23à un moment donné,
24:24comment c'est possible ?
24:27Céline,
24:27merci beaucoup
24:28pour votre témoignage
24:29et surtout,
24:30prenez bien soin de vous.
24:32Mais c'est des témoignages rares.
24:34Merci beaucoup
24:35parce que c'est courageux
24:36aussi de prendre la parole.
24:37Restez avec nous,
24:38on va poursuivre bien sûr
24:39nos échanges autour
24:40de ce plafonnement
24:41des arrêts à maladie
24:42dans un instant.
24:43On trouvera aussi
24:44Jean-Alphonse Richard.
24:46Bonjour Jean-Alphonse.
24:46Bonjour Amandine.
24:47Le programme de l'heure du crime
24:48dans un tout petit instant.
24:49A tout de suite.
24:51Si je sais que tu m'aimes
24:53la vie que tu aimes
24:54au fond de moi.
24:55Toute la journée,
24:56RTL vous accompagne.
24:57Les emblèmes me touchent
24:58quand même
24:59du bout de ses droits.
25:01RTL,
25:01votre radio.
25:03Amandine Bégaud,
25:04RTL midi,
25:05les auditeurs ont la parole.
25:0713h32,
25:08on est ensemble
25:08jusqu'à 14h,
25:10on va continuer
25:10à échanger autour
25:11des arrêts maladie.
25:12Mais à 14h,
25:13vous le savez,
25:13c'est l'heure du crime
25:14avec Jean-Alphonse Richard
25:15et Jean-Alphonse,
25:16aujourd'hui,
25:16une enquête extraordinaire.
25:18Extraordinaire,
25:18vous n'avez entendu
25:19cette enquête nulle part ailleurs.
25:20Elle est exclusive RTL.
25:21On est en 2005
25:23avec le cadavre
25:24d'une femme retrouvée
25:24dans un tonneau en plastique.
25:26Tonneau ?
25:27Oui, un tonneau en plastique,
25:28un tonneau d'arrosage
25:29de jardin, si vous voulez.
25:30Elle a été tuée
25:31à coups de couteau.
25:32Le tonneau a été abandonné
25:33dans une forêt très profonde,
25:35en Moselle,
25:35on va le retrouver.
25:37Et évidemment,
25:38aucun signe distinctif
25:39sur cette femme.
25:40Elle est vêtue
25:40d'un débardeur
25:41et d'un soutien-gorge.
25:42Les gendarmes
25:43vont livrer une enquête
25:44incroyable
25:45qui va durer 20 ans.
25:46Ils vont aller visiter
25:47tous les magasins
25:48où les habits
25:48de cette femme
25:50auraient pu être vendus.
25:52Ils vont visiter
25:52les grandes surfaces
25:53qui vendaient le tonneau.
25:54Rien, rien, rien du tout.
25:56Mais ils ne vont pas lâcher.
25:56Jusqu'en 2024,
25:582024, c'était hier,
26:00l'ADN qui parle,
26:02la victime a été identifiée
26:04et encore mieux,
26:05surprise,
26:07on a aussi identifié
26:08l'homme qui l'aurait tué
26:10ou l'aurait fait tuer
26:12selon ses déclarations.
26:13C'est toute cette enquête
26:14que je vous raconte,
26:16enquête exclusive,
26:17la morte du tonneau,
26:18heure du crime,
26:1914h.
26:20A tout à l'heure.
26:21Jean-Alphonse,
26:22à 14h.
26:25Jusqu'à 14h,
26:27les auditeurs ont la parole.
26:29Amandine Bégaud sur RTL.
26:32Pour information,
26:33je tiens à vous préciser
26:33que je suis actuellement
26:35en arrêt dit de complaisance.
26:37Je n'ai aucun mal
26:38à me faire mettre en arrêt.
26:39Ça fait trop moque
26:40que ça dure.
26:40Et il faut peut-être
26:41aussi arrêter
26:41de toujours blanchir
26:42les médecins
26:42qui eux sont aussi,
26:44certains sont aussi
26:45dans la boucle.
26:46Arrêt de complaisance,
26:46ça ne pose aucun problème
26:48à certains.
26:48J'en suis la preuve vivante.
26:50Le message de Camille
26:51au 3210.
26:52Le message nous a tellement étonnés
26:54qu'on a rappelé Camille.
26:55Bonjour.
26:56Oui, bonjour.
26:58Vous êtes donc
26:59en arrêt maladie
27:00depuis trois mois,
27:01c'est ce que vous disiez,
27:02de complaisance.
27:04Non,
27:04j'ai été opéré,
27:06j'ai été opéré,
27:07mais là,
27:08je vous la montre.
27:09D'accord.
27:09Alors,
27:10vous avez été opéré
27:10et donc arrêté
27:12combien de temps ?
27:14Un arrêt initial
27:14d'un mois.
27:15Un arrêt initial
27:16d'un mois.
27:17Et au bout d'un mois,
27:18ça allait mieux ?
27:18Vous auriez pu reprendre ?
27:20J'aurais pu, oui.
27:21Oui ?
27:22J'aurais pu,
27:22mais étant donné
27:23que je vais bientôt
27:24arrêter le travail,
27:25je vais être en retraite,
27:25je dis, bon...
27:30tout ça pour dire
27:30que les arrêts
27:31sont faciles à avoir.
27:34Mais facile,
27:34vous allez voir
27:35toujours le même médecin,
27:36Camille ?
27:36Toujours.
27:36Toujours ?
27:37Et vous lui avez dit
27:38la vérité ?
27:39Oui.
27:39Ah, vous lui avez dit
27:40la vérité.
27:40Donc le médecin fait
27:41l'arrêt en connaissance
27:42de cause.
27:42Voilà.
27:43D'accord.
27:43Tout à fait.
27:44Et il vous arrête
27:45combien de temps
27:46à chaque fois ?
27:4615 jours.
27:4715 jours à chaque fois.
27:48Donc,
27:50la réforme
27:51dont on parle
27:51depuis tout à l'heure,
27:52plafonnée...
27:53Mais elle serait utile,
27:54mais il faudrait
27:54que les arrêts initiaux
27:55soient faits
27:56par les chirurgiens.
27:57ou par les vrais
27:58médecins généralistes.
28:00Et à partir du moment
28:00où il y a une reconduction,
28:01il y a tout un service
28:02qui doit être mis en place
28:04par la Sécurité sociale.
28:06C'est-à-dire ?
28:07Avec des contrôles,
28:08tout ça ?
28:09Oui, évidemment.
28:10Mais vous,
28:10vous n'avez pas eu
28:11de contrôle en trois mois ?
28:12Mais non.
28:12S'il n'y a pas de contrôle.
28:15S'il n'y a pas de contrôle...
28:16Moi, j'ai des amis
28:17qui ont été arrêtés
28:17pour dépression.
28:18Ils ont eu des contrôles
28:21par la prévoyance.
28:25La prévoyance
28:26au bout d'un an.
28:28Bon, alors que c'était
28:29la Sécu,
28:30on ne les a jamais vus.
28:32Mais malheureusement,
28:32ils sont...
28:34Ils font avec les moyens
28:35qu'ils font.
28:35Et votre médecin,
28:37il en fait souvent
28:38des arrêts comme ça ?
28:39Ça, je ne sais pas.
28:40Il en fait.
28:41Il en fait.
28:42Ça se peut,
28:42mais pour vous dire
28:43que c'est pas...
28:45C'est très, très, très...
28:46Regardez ce matin
28:47sur votre antenne,
28:48on a entendu un médecin
28:50un an, je crois,
28:51qui avait mis
28:5240 000 arrêts
28:53sur un...
28:5440 000 arrêts
28:55avec un million d'euros
28:56de chiffres.
28:57Oui, alors là,
28:58c'est une arnaque.
28:58Là, c'est autre chose encore.
29:00Oui, c'est autre chose.
29:01Il en avait fait un business, quoi.
29:03Oui, c'est facile.
29:05C'est très facile.
29:06C'est très facile
29:07et c'est très dommage.
29:08C'est déplorable.
29:09Parce qu'à côté de ça,
29:10on va punir des gens
29:11qui ont vraiment
29:11peut-être besoin
29:12d'arrêts,
29:14de vrais arrêts
29:14et qui, eux,
29:15sont obligés
29:16de repartir travailler
29:17et c'est là.
29:19Mais alors, Camille,
29:20c'est marrant
29:20parce que j'ai l'impression
29:21que vous culpabilisez
29:22un peu quand même.
29:23Ben oui.
29:24Après, moi,
29:24j'ai travaillé pendant 40 ans,
29:25je n'ai jamais arrêté une fois.
29:27Bon, je me dis de la merde,
29:28c'est bon,
29:28je vais...
29:29Voilà,
29:30je vais souffler,
29:31je n'en peux plus,
29:31je suis au bout.
29:33Mais c'est simple.
29:34C'est simple,
29:35d'autant plus,
29:35et tout à l'heure,
29:36il y a un monsieur
29:36qui parlait avec les jeunes.
29:37Les jeunes,
29:37ils ont moins de scrupules
29:38que nous.
29:39Les jeunes arrêtent.
29:40Ils arrêtent
29:46m'ont mal parlé,
29:46j'arrête.
29:47C'est tout.
29:49Et on se met en arrêt.
29:50Nous, voilà.
29:53Il y a des arrêts
29:54qui ne sont pas assez contrôlés.
29:55Vous, c'est un problème de...
29:56Enfin, vous dites
29:57qu'il faudrait plus de contrôles.
29:59Yann ?
30:00S'il y avait des contrôles
30:01plus efficients,
30:02oui.
30:04Avec, je pense,
30:04il y a des...
30:05Comment on peut...
30:06On explique ça ?
30:07Il y a des schémas
30:07et des tableaux de bord
30:08à établir en disant
30:09bon, là, on va pister
30:11les lombologies,
30:12on va pister tel truc,
30:14tel truc, tel truc.
30:15Évidemment qu'on ne va pas
30:15pister les contrôles.
30:16Oui, bien sûr.
30:17Les infections ont duré ici et là.
30:19Mais quelquefois,
30:19ceux-là sont pister.
30:22Mais il y a d'autres cas
30:24où...
30:24Puis on peut voir aussi
30:25qu'il y arrête souvent.
30:27Avec l'informatique,
30:27c'est très simple.
30:29Camille,
30:30merci pour ce témoignage.
30:32Yann,
30:32vous êtes, je le rappelle,
30:33médecin généraliste.
30:34Vous vous entendez.
30:35Est-ce que vous êtes aussi
30:35stupéfait que moi
30:36en entendant Camille ?
30:39Qu'il y ait des arrêts
30:40de complaisance,
30:42on le sait,
30:42ça existe.
30:43Ça a été estimé
30:44à l'heure de 2%
30:46du volume
30:46des arrêts de travail.
30:48Qu'un médecin
30:48fasse de la fraude,
30:49c'est-à-dire que son patient
30:50lui dise
30:51« j'ai pas besoin d'arrêt,
30:52mais vous mettez un arrêt ».
30:53Là, je suis quand même
30:53très étonné.
30:54Moi, c'est des cas de figure
30:55que je n'imagine pas.
30:56En tout cas,
30:57c'est des très mauvaises pratiques.
31:00On ne peut pas cautionner ça.
31:02Oui, il y a un problème
31:04d'accompagnement
31:05de la sécurité sociale
31:06dans certains arrêts
31:06qui sont longs
31:07et difficiles à interrompre.
31:09Il y a des pistes
31:12qui ont été données
31:13par le ministère
31:14de la Santé
31:15pour nous accompagner
31:16qui s'appellent
31:17SOSIJ,
31:18où on pourra
31:19solliciter l'accompagnement
31:20d'un médecin conseil
31:21pour les arrêts complexes.
31:23Donc oui,
31:23il y a des choses à faire
31:24de ce côté-là quand même.
31:25Et plus de contrôles ?
31:28Plus de contrôles,
31:29je ne sais pas.
31:32C'est une faible proportion
31:33les arrêts complexes
31:34qui nous posent problème.
31:38Non, mais plus de contrôles
31:39au niveau des patients
31:40qui sont arrêtés,
31:41vérifiés,
31:42les vérifiés,
31:43enfin,
31:44le contrôle du médecin conseil.
31:45Moi, je pense
31:46que les patients,
31:47ils sont de bonne foi.
31:48On leur fait confiance
31:49et quand les enquêtes
31:50adonymes
31:51sur les arrêts
31:54qui seraient abusifs,
31:56ça reste à la marge.
31:58Donc, déployer
31:58beaucoup d'énergie
32:00pour des arrêts
32:01qui sont très faiblement abusifs,
32:03je ne suis pas certain
32:04de se faire un bon calcul.
32:05Autant l'investissement
32:06dans la prévention
32:07et l'accompagnement
32:08sur mesure.
32:11Merci à vous Camille
32:13pour votre témoignage.
32:16On fait une petite pause ?
32:17On fait une petite pause,
32:18on se retrouve dans un instant.
32:19Contactez-nous gratuitement
32:21via l'appli RTL
32:22ou au 30 de 10.
32:2350 centimes la minute.
32:35On continue, bien sûr,
32:36tout au long de cette journée
32:38sur RTL
32:39à vous faire gagner
32:40des places
32:40pour ces concerts.
32:42Deux nouvelles places
32:43à gagner
32:44pour l'emporter.
32:45C'est très simple,
32:46vous envoyez tout de suite
32:47un SMS
32:48au 74 900
32:51avec le mot clé
32:53Céline.
32:5474 900
32:55Céline,
32:56votre numéro
32:57et c'est parti.
32:59Le tirage au sort
32:59dans quelques toutes petites minutes.
33:08On continue à évoquer ce plafonnement
33:11des arrêts maladies.
33:12la mesure pourrait, je vous le disais,
33:14entrer en vigueur
33:15dès le 1er septembre prochain.
33:17Pas plus de 31 jours
33:18pour le premier arrêt maladie.
33:19Ce serait la règle.
33:20L'objectif, c'est de lutter
33:22contre la flambée
33:24du nombre d'arrêts maladies,
33:26l'augmentation croissante.
33:29Est-ce ou non la solution ?
33:30On en débat depuis bientôt
33:31trois quarts d'heure
33:32avec vous
33:33et on en parle avec Huguette.
33:35Huguette, bonjour Huguette.
33:38Huguette ?
33:41Alors Huguette,
33:41je ne vous entends pas du tout.
33:44Donc on va essayer
33:45de vous recontacter.
33:47Huguette,
33:48et en attendant,
33:48on va accueillir Hervé.
33:49Bonjour Hervé.
33:51Oui, bonjour.
33:52Bonjour.
33:52Bonjour à vos éditrices
33:53et auditeurs.
33:55Vous nous appelez d'où Hervé ?
33:57Du nord,
33:59à côté de Carcoupou,
34:00en Loire-Atlantique.
34:01Très bien.
34:01Prêt de Nantes, donc.
34:03Oui, tout à fait.
34:03Vous en pensez quoi,
34:06vous,
34:06de ce plafonnement
34:07des arrêts maladie ?
34:09Alors moi,
34:09ce que je veux dire,
34:10c'est qu'en fait,
34:10il ne faut pas stigmatiser,
34:11il faut comprendre,
34:13analyser et trouver des solutions.
34:14J'ai entendu
34:16les deux médecins tout à l'heure.
34:17Oui, Yann R,
34:18donc ils sont toujours avec nous.
34:19Tout à fait.
34:20Moi, j'étais pris en charge
34:21pour un burn-out.
34:23Il y a combien de temps ?
34:24Par mon médecin généraliste.
34:25Il y a quatre ans.
34:28Et j'étais pris en charge
34:29par mon médecin généraliste
34:30avec lequel il y a eu
34:31un formidable échange.
34:33Et bien sûr que je suis parti
34:35sur un arrêt maladie.
34:37Cet arrêt,
34:37il s'est prolongé
34:38pendant six mois.
34:40Et dans un premier temps,
34:41vous vous souvenez
34:42de combien de temps
34:43il était ?
34:45Le premier arrêt,
34:45c'était 15 jours.
34:4615 jours.
34:47Oui, donc ce n'était pas
34:47un arrêt au-delà de 31 jours,
34:49encore une fois.
34:49Non.
34:50Oui, oui, oui.
34:50Mais par contre,
34:51après, il était reprolongé
34:52avec un début de médicament,
34:55mais à dose,
34:56je ne vais pas dire homophobatique,
34:57mais légère
34:58par rapport à la dépression.
34:59Non.
35:01Mais à un moment donné,
35:02je me suis pensé
35:03que je ne vais pas rester
35:04en arrêt maladie indéfiniment.
35:07Donc,
35:08avec mon employeur
35:09avec qui j'avais
35:09de bonnes relations,
35:10parce qu'on était
35:11dans la relation,
35:12dans la QVT,
35:12la qualité de vie au travail,
35:14dont j'ai entendu parler
35:15tout à l'heure.
35:15Donc effectivement,
35:16c'était devenu
35:17des conditions difficiles
35:18pour moi au niveau du travail.
35:19C'était plus d'objectifs,
35:21c'était plus de rendement,
35:22donc ça devenait impossible.
35:23D'où le burn-out.
35:24Je n'en veux pas d'ailleurs
35:25à l'employeur,
35:25j'en veux à personne.
35:26Et je me suis dit
35:26à un moment donné,
35:27écoute, mon gars,
35:28il faut que tu te réveilles,
35:29il faut que tu te bouges,
35:30tu ne vas pas rester
35:31pendant 3-4 ans
35:32en arrêt maladie,
35:33parce que je n'étais pas loin
35:34de la phase retraite.
35:36J'ai réorienté ma vie.
35:38Et je suis parti
35:39complètement sur autre chose.
35:41Donc vous avez fait
35:41une rupture conventionnelle
35:42avec votre entreprise ?
35:43C'est ça, c'est ça.
35:44Et j'ai changé
35:45complètement de métier.
35:46Alors j'étais,
35:46je peux le dire,
35:47j'étais dans la finance.
35:48Oui.
35:49Et je me suis dit,
35:50écoute,
35:51on va repartir
35:52sur complètement autre chose,
35:53quelque chose
35:53qui va me permettre
35:54de me reconstruire.
35:55Et je suis devenu conducteur.
35:57Conducteur de quoi ?
35:58De quart.
35:59Ah oui, rien à voir.
36:00Ah oui, rien à voir.
36:01J'ai fait une formation professionnelle
36:03et je me suis dit,
36:03mais il faut que je m'ouvre
36:04maintenant l'esprit,
36:05que je reparte sur autre chose.
36:06Ma maladie ne peut pas
36:08être soignée
36:08par des arrêts de travail.
36:10Et donc vous dites,
36:11en fait,
36:12là encore,
36:13avec ce plafonnement
36:14des arrêts maladie,
36:15on s'attaque à,
36:16en tout cas,
36:16c'est la mauvaise solution,
36:17vous dites,
36:17il faudrait repenser
36:18le système
36:20pour essayer
36:20de limiter
36:21ces arrêts
36:22à répétition
36:23et qui durent
36:23au final des mois.
36:24Tout à fait.
36:25Après,
36:26on oublie bien sûr
36:26les pathologies lourdes.
36:28Bien sûr, bien sûr.
36:28On met tout ça de côté.
36:31Mais je me dis aussi,
36:33pourquoi pas créer un organisme,
36:34alors on va dire,
36:35ça rend encore un de plus,
36:36mais un organisme
36:36qui travaillerait
36:37en liaison,
36:38en collaboration
36:38avec la Sécurité sociale
36:39et France Travail.
36:41C'est-à-dire qu'à partir de là,
36:42quelqu'un qui est
36:43en difficulté professionnelle,
36:44il faut lui trouver une solution.
36:46Ce n'est pas l'employeur
36:47qui pourra peut-être
36:47lui trouver
36:48parce qu'il n'aura rien
36:48dans sa boîte.
36:50Et par contre,
36:50c'est-à-dire qu'à un moment donné,
36:51en changeant complètement...
36:53Oui,
36:53en lui proposant d'autres choses,
36:54ouvrant d'autres perspectives,
36:56pourquoi pas une formation.
36:58Une formation
36:58et un avenir professionnel derrière.
37:00Parce que moi,
37:00quand j'ai eu ma formation,
37:01je savais que derrière,
37:02j'allais retrouver quelque chose.
37:04Quelque chose
37:04où j'allais m'épanouir.
37:06Quelque chose
37:07qui me convenait.
37:08Et aujourd'hui,
37:08vous êtes heureux
37:09dans votre travail.
37:10Ça vous aguerrit,
37:11vous diriez,
37:12d'avoir changé de métier ?
37:13Ah oui,
37:14tout à fait.
37:14Oui.
37:15Tout à fait,
37:15parce que c'est vrai
37:16que l'arrêt maladie,
37:17c'est une chose.
37:18Au début,
37:18il y en a besoin,
37:19mais après,
37:19le temps est long.
37:21Le temps est long.
37:22Les journées sont longues.
37:23Les hivers sont longues.
37:25Alors,
37:25quand vous êtes en plein été,
37:26vous vous dites,
37:27à la limite,
37:27je peux aller marcher,
37:28je peux me promener,
37:28je peux faire plein de choses.
37:29Par contre,
37:29quand vous êtes dans une période
37:30d'hiver,
37:31de brouillard,
37:31de pluie,
37:32c'est quand même moins drôle.
37:34Et ça m'a aidé.
37:35Ça m'a aidé.
37:37Et moi,
37:38je salue le travail
37:39qui a été fait par mon médecin,
37:40par mon médecin généraliste.
37:42Et là,
37:42je dis bravo,
37:43parce qu'à un moment donné,
37:44il faut s'en sortir par soi-même.
37:46On ne peut pas tout dire.
37:47Mais bravo à vous aussi,
37:48parce que vous avez finalement
37:49eu le courage
37:50de réapprendre un nouveau métier.
37:52Ah oui.
37:54Et d'être avec d'autres personnes,
37:55de vivre une nouvelle vie.
37:56C'est un peu ça.
37:57Merci en tout cas
37:58pour cette proposition
37:59et ce témoignage.
38:01Hervé Nadine,
38:02bonjour.
38:03Bonjour.
38:03Vous êtes boulangère, vous.
38:05C'est ça.
38:06J'ai des boulangeries,
38:06absolument.
38:07Et très remontée
38:08par tout ce que vous entendez,
38:09c'est ça ?
38:10Oui.
38:10Oui,
38:11je vous en supplie.
38:13Écoutez-nous,
38:14écoutez-nous les chefs d'entreprise,
38:16les artisans.
38:17Quand j'entends le médecin
38:19dire que les arrêts maladie
38:20sont à la marge,
38:21ce n'est pas vrai.
38:23Ce n'est pas vrai.
38:23Ça fait 25 ans
38:24que j'ai des boulangeries.
38:26J'ai 45 salariés.
38:29Imaginez,
38:29depuis 25 ans,
38:30je pourrais écrire un livre.
38:33Dernièrement,
38:33j'ai un salarié
38:34qui s'est fait opérer
38:35de la main,
38:36d'accord ?
38:37Donc,
38:38il a un arrêt
38:39pour,
38:40il me semble que c'est
38:40trois semaines.
38:41On a du mal
38:42à le remplacer
38:42parce que,
38:43comme dans toutes les professions,
38:44on ne trouve plus de salariés.
38:46Vous savez ce qu'il m'a proposé,
38:47ce salarié ?
38:48Il m'a proposé de venir,
38:49pardonnez-moi l'expression,
38:51mais il m'a proposé
38:51de venir travailler
38:52au black la nuit.
38:53En plus,
38:54alors qu'il est en arrêt maladie ?
38:55Bien évidemment.
38:58Il avait été opéré quand même,
38:59Nadine.
39:00Oui,
39:00il a été opéré,
39:01mais maintenant,
39:02lui,
39:02il est capable de reprendre.
39:04Oui.
39:05Sauf qu'il fait tirer sa maladie
39:07et en échange,
39:08donc il dit qu'il ne va pas bien,
39:10que sa main ne va pas mieux,
39:11etc.
39:11Et en échange,
39:12il nous a appelés
39:13en nous disant,
39:14si vous voulez,
39:15je viens de travailler la nuit.
39:17Alors,
39:17imaginez bien évidemment
39:19qu'on a dit non.
39:19Mais c'est comme ça
39:20pour tout le monde.
39:22Croyez-moi,
39:23alors je ne veux surtout
39:24pas manquer de respect
39:25aux gens qui sont gravement malades.
39:26Évidemment,
39:27on n'en parle même pas.
39:28Et je souhaiterais
39:29qu'ils soient encore plus indemnisés
39:30qu'ils le sont.
39:32Mais je peux vous assurer...
39:33Mais Nadine,
39:34je ne sais pas si vous avez entendu
39:35le ministre du Travail,
39:36il veut simplifier les choses
39:37justement pour les chefs d'entreprise.
39:39Il a appelé ça
39:40un bouton rouge,
39:41mais un moyen
39:43qui vous permettrait
39:44de signaler
39:45à l'assurance maladie
39:46que vous soupçonnez
39:47un faux arrêt maladie.
39:49Alors,
39:49c'est possible aujourd'hui,
39:50mais ils vont renforcer,
39:51paraît-il,
39:51les effectifs.
39:52Est-ce que ça,
39:52c'est la bonne solution pour vous ?
39:54Alors,
39:54ça le serait
39:56si c'était mis en place.
39:58Le problème,
39:58c'est que ce sont
39:59de belles phrases politiques,
40:00mais en fait,
40:01il n'y a rien derrière.
40:02Parce que moi,
40:02ça m'est arrivé plusieurs fois
40:03d'avoir des salariés
40:05qui étaient en maladie
40:06et je les voyais travailler ailleurs.
40:08Mais vous appeliez ?
40:10Oui,
40:10j'appelle la sécu.
40:11La sécu me dit
40:12« Ah non, madame,
40:13ce n'est pas à nous,
40:13il faut faire un courrier. »
40:14Je lui dis
40:15« Mais attendez,
40:15faire un courrier.
40:16Mais vous rigolez ou quoi ?
40:17Mais moi,
40:18je ne sais pas si demain
40:18ou après-demain,
40:19ce salarié,
40:20il sera encore. »
40:21Et puis,
40:21ça passe comme ça.
40:22Mais c'est comme ça
40:23depuis toujours.
40:24C'est comme ça
40:26depuis toujours.
40:26J'ai changé le planning
40:27à un salarié,
40:28je l'ai prévu 48 heures avant,
40:30en lui disant
40:30« Voilà,
40:31pour une question d'organisation,
40:33parce qu'il y avait
40:34un salarié absent,
40:35vous allez devoir passer
40:36l'après-midi.
40:36Ah ben,
40:37il est en maladie.
40:39Il est en maladie.
40:40Et quand les médecins
40:40vous disent
40:41« Non, non,
40:41c'est à la marge »,
40:42ce n'est pas vrai.
40:43Parce que si moi,
40:44demain,
40:44je vais chez le médecin
40:45et je lui dis
40:45« Je ne me sens pas bien,
40:46je ne dors pas la nuit,
40:47je fais que pleurer »,
40:48le médecin,
40:48il va m'arrêter.
40:49Pardonnez ma véhémence,
40:51mais je vous assure,
40:52il est temps de remettre
40:53les Français au travail
40:55et j'aimerais tellement...
40:56Alors,
40:56c'est quoi la solution
40:57pour vous Nadine ?
40:58Mais je ne sais pas,
40:59moi,
40:59je ne suis pas une femme politique.
41:01En tout cas,
41:01pour moi,
41:02la solution,
41:03peut-être qu'il faut travailler
41:04sur les jours de carence.
41:05Peut-être que sur des pathologies graves,
41:08évidemment,
41:08on ne touche à rien,
41:10voire même,
41:10pourquoi pas,
41:11baisser ces jours de carence.
41:12Ou peut-être qu'elles n'existent
41:13même pas,
41:14je ne sais pas.
41:14Mais peut-être que
41:15le jour de carence
41:16de trois mois,
41:17de trois jours,
41:18pardonnez-moi,
41:19si on le passe à cinq,
41:20peut-être que ça va changer.
41:22Vous voyez,
41:22le problème,
41:23c'est que tout est fait,
41:25tout est fait
41:26dans ce système
41:27pour que les gens
41:28restent à la maison.
41:29Tout est fait,
41:30voilà.
41:30Moi,
41:30j'ai des...
41:31Notre sujet,
41:32pardonnez-moi,
41:32mais Pôle emploi,
41:33France Travail,
41:34moi,
41:35on me propose
41:35de venir travailler chez moi,
41:36de ne pas déclarer,
41:37il passe par France Travail.
41:38Quoi ?
41:39Alors,
41:39c'était notre sujet.
41:40Oui,
41:40mais ça m'intéresse.
41:41Alors,
41:41attendez,
41:42allez-y.
41:43Écoutez,
41:43mais plein de fois,
41:45il m'est arrivé
41:45d'essayer de recruter
41:46que ce soit des vendeuses,
41:48des boulangers,
41:48des pâtissiers.
41:49Donc,
41:49je reçois des CV,
41:51je les appelle
41:51et là,
41:52on me dit,
41:52oui,
41:52non,
41:52moi,
41:53je veux bien,
41:53mais pas déclarer.
41:55Donc,
41:55les gens que France Travail
41:56vous avaient envoyés,
41:57c'est ça ?
41:58Mais eux,
41:59France Travail,
41:59ils y sont pour rien.
42:00Non,
42:00mais ça,
42:00j'ai bien compris,
42:01mais c'est donc des gens
42:02qui étaient inscrits
42:02à France Travail
42:03qui vous disaient,
42:05bon,
42:05moi,
42:05je veux bien travailler,
42:06mais au black.
42:07Mais bien sûr,
42:08mais je suis sûre
42:08qu'il y a plein de chefs
42:09d'entreprise
42:10qui m'entendent
42:10et qui doivent me remercier
42:11de dire ça
42:12parce que c'est la réalité.
42:13Alors,
42:13s'il y a d'autres chefs
42:14d'entreprise
42:14qui ont vécu
42:15les mêmes choses que vous,
42:16je veux bien
42:16qu'ils nous appellent
42:17au 3210
42:17ou qu'ils nous laissent
42:18un message sur l'application.
42:19Mais vous savez quoi ?
42:21Je vous demande de me croire.
42:22Mais je vous crois,
42:23Nadine,
42:23mais je voudrais mesurer
42:24le phénomène.
42:25Mais bien sûr,
42:26mais bien sûr,
42:27mais la France
42:28est à l'arrêt.
42:29La France est à l'arrêt.
42:30Plus personne ne veut travailler
42:32et surtout les jeunes.
42:34Et pourtant,
42:34moi,
42:34j'ai de jeunes enfants.
42:35Mes enfants,
42:36ils ont 25 et 30 ans.
42:38Je n'ai rien contre les jeunes.
42:40Bien au contraire.
42:41Moi,
42:41quand je recrute,
42:42vous savez ce que je fais maintenant
42:43concernant mes vendeuses ?
42:44Si je peux les prendre
42:45au-dessus de 50 ans,
42:47pour moi,
42:47c'est l'idéal.
42:48Parce qu'au moins,
42:49j'ai des femmes sérieuses
42:50qui ont envie de bosser.
42:51Vous voyez ?
42:52Mais tous ces jeunes...
42:54Vous savez quoi ?
42:55L'été va arriver.
42:56Vous savez quoi, Nadine ?
42:57Il faut que je fasse
42:57une toute petite pause.
42:58Je vous reprends juste après.
42:59A tout de suite.
43:03Contactez RTL par SMS
43:05au 74 900.
43:0799 centimes par SMS.
43:1112h30, 14h.
43:13RTL midi,
43:14les auditeurs ont la parole.
43:15Avec Amandine Bégaud.
43:17Et vous êtes toujours
43:17très très nombreux
43:18à réagir à cette histoire
43:20d'arrêt maladie.
43:21Le gouvernement
43:21qui veut les plafonner.
43:23Pas plus de 31 jours
43:24pour le premier arrêt maladie.
43:26La mesure pourrait rentrer
43:27en vigueur
43:27au mois de septembre prochain.
43:29Normalement,
43:30on n'avait pas prévu
43:30de faire toute l'émission
43:31sur ce sujet,
43:31mais vous êtes tellement
43:32nombreux à appeler
43:33qu'on continue.
43:34Nadine,
43:35vous êtes toujours
43:36avec nous.
43:37Vous avez des boulangeries,
43:3945 salariés
43:40et vous disiez
43:40que vous êtes effarée
43:41du nombre d'arrêts maladie.
43:43Et vous allez jusqu'à dire
43:44désormais,
43:45de toute façon,
43:45du coup,
43:46j'embauche des gens
43:47au-delà de 50 ans.
43:48Mais oui.
43:49Mais quand j'ai le choix
43:50sur un CV,
43:51mais évidemment...
43:52C'est générationnel
43:53d'après vous Nadine ?
43:55Malheureusement,
43:55en grande partie,
43:56oui.
43:57Alors je peux vous dire
43:57un truc ?
43:58Moi,
43:58donc j'ai 45 ans
43:59et j'ai l'impression
44:00d'entendre depuis 30 ans
44:02que c'est les mêmes choses.
44:04Bah écoutez,
44:05ouais.
44:07En 25 ans,
44:08j'ai vu l'évolution quand même.
44:09Vous voyez ?
44:10Ce problème a toujours existé.
44:12Mais depuis un peu moins de 10 ans,
44:16ça s'est vraiment...
44:17Le phénomène a explosé.
44:20Regardez,
44:21par exemple,
44:21le week-end de Pâques,
44:22j'ai une petite jeune fille
44:24qui a 20 ans
44:25qui travaille chez moi.
44:26Bon,
44:26dimanche et lundi,
44:27elle n'est pas venue travailler.
44:28Voyez-vous ?
44:29Sans vous prévenir ?
44:30Pardonnez-moi ?
44:31Sans vous prévenir ?
44:33Ah ben oui.
44:33Un petit coup de fil le matin,
44:34je ne me sens pas bien.
44:35Elle nous a envoyé
44:36un arrêt maladie.
44:37De deux jours,
44:37elle n'est pas venue travailler.
44:39Donc,
44:39quand elle est revenue le mardi,
44:40je lui ai dit
44:40mais alors,
44:42comment ça va ?
44:42Vous savez ce qu'elle m'a dit ?
44:44Ah non,
44:44j'avais besoin de m'arrêter.
44:45Mon corps m'a lâché.
44:47Mon corps m'a lâché.
44:48Elle a 20 ans.
44:49Ça fait un mois et demi
44:50qu'elle travaille chez nous
44:51en boulangerie.
44:51La gamine,
44:52elle s'est pris son week-end de Pâques.
44:53Et ce que je voulais vous dire
44:54tout à l'heure,
44:55c'est que là,
44:55l'été va arriver.
44:57Ah ben là,
44:57c'est l'hécatombe.
44:58Là,
44:58on n'a plus personne.
44:59Vous êtes à Marseille,
45:00dans la région de Marseille.
45:02Voilà.
45:02À partir du mois de juin,
45:04les arrêts maladies,
45:05ça y va encore plus.
45:07Juste,
45:08Nadine,
45:09on est toujours avec Arnaud
45:10qui est généraliste.
45:11Arnaud,
45:11vous êtes effaré ou pas
45:12par ce que vous entendez ?
45:13Parce que c'est quand même
45:15du témoignage de tranche de vie
45:16de Nadine là.
45:17Non,
45:18étonné,
45:18non,
45:19puisque en fait,
45:20je suis une famille d'entrepreneurs
45:21donc j'ai ce discours
45:22le dimanche à table.
45:24Mais en fait,
45:25en gros,
45:25il n'y a pas de chiffre derrière.
45:27Effectivement,
45:27je suis d'accord avec elle.
45:28Et c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
45:30Il y a une participation
45:31d'une cause générationnelle.
45:34Mais alors,
45:34est-ce que la société
45:35doit s'adapter
45:36à la nouvelle génération
45:37qui va cotiser
45:38pour nos retraites
45:39quand on sera en retraite
45:40à notre niveau ?
45:41Les règles doivent évoluer.
45:43C'est le rôle des politiques.
45:45Après,
45:46ils ne veulent pas travailler.
45:46De toute façon,
45:47ils quittent leur boulot
45:48sans arrêt maladie.
45:49Ils ne reviennent plus
45:50à la fin de la période d'essai.
45:52C'est le cas
45:53de la nouvelle génération.
45:54Tout à fait.
45:55Du coup,
45:55c'est extra-médical.
45:57Encore une fois,
45:57aucun intérêt
45:58de légiférer sur les médecins.
45:59Ils font leur boulot.
46:00Ce n'est pas facile
46:01parce qu'effectivement,
46:02si vous venez en disant
46:02que vous ne dormez plus,
46:05vous ne mangez plus,
46:05vous n'avez plus de libido
46:07et que c'est depuis
46:09qu'il y a eu
46:10une augmentation des carences,
46:11des cadences au boulot,
46:12nous,
46:13nous,
46:13on fait un déconseur
46:14que vous êtes très rôné.
46:15Bien sûr.
46:16Nadine,
46:17vous n'étiez pas
46:17contre les médecins.
46:18Mais non,
46:19mais pas du tout.
46:21Mais ce n'est pas de l'abus.
46:22Et c'est là,
46:23dans le débat actuel,
46:24c'est juste
46:24à la marge
46:27du débat actuel.
46:28C'est qu'effectivement,
46:29il y a un changement
46:30générationnel
46:31qui participe.
46:32Alors,
46:32je ne pense pas
46:32dans les mêmes proportions
46:33que Nadine,
46:34mais ça participe,
46:36c'est une certitude.
46:36Mais la société
46:37doit s'adopter.
46:39Encore une fois.
46:39Je voudrais juste
46:40entendre...
46:41Gérard,
46:42Gérard,
46:43bonjour.
46:44Bonjour.
46:44En 30 secondes,
46:46vous,
46:46vous dites qu'il faut
46:47être une prise en charge
46:49moins généreuse,
46:49c'est ça ?
46:50Évidemment,
46:51bien sûr,
46:51puisque c'est très incitatif.
46:53C'est très incitatif
46:54quand,
46:55par exemple,
46:56pas forcément
46:57pour les arrêts maladie,
46:58mais pour
47:02quelqu'un
47:02qui touche
47:02un RSA
47:03qui élève
47:04deux enfants,
47:04par exemple,
47:05il touche
47:05175 euros
47:06de moins
47:07que le SMIC.
47:08Donc,
47:08pourquoi voulez-vous
47:09qu'il aille travailler ?
47:10Et il a raison,
47:11c'est le système
47:12qui est mal fait.
47:13Les arrêts maladie,
47:14moi,
47:14je connais quelqu'un
47:16qui,
47:17au chômage,
47:18enfin,
47:18un arrêt maladie
47:19est tellement bien
47:20indemnisé par SEMQL
47:21qu'il touche plus
47:22que son salaire
47:23quand il travaille.
47:24Oui,
47:24donc c'est le système
47:25qu'il faudrait revoir.
47:26Merci beaucoup,
47:26Gérard.
47:27Je suis désolée,
47:27mais j'ai besoin
47:28d'accueillir un gagnant.
47:32RTL,
47:32partenaire des concerts
47:33de Céline Dion.
47:34Et oui,
47:35toute cette journée,
47:35on vous fait gagner
47:36des places
47:37pour les concerts
47:38de Céline Dion.
47:39On va finir cette émission
47:40sur une note positive.
47:41Bonjour, Mathilde.
47:42Bonjour.
47:43Et bravo,
47:44puisque vous gagnez
47:45donc deux places.
47:47Oui,
47:47merci beaucoup.
47:48J'en reviens pas,
47:49honnêtement.
47:50Je n'y crois pas,
47:51mais je suis très,
47:52très contente.
47:52Bon,
47:53vous aviez essayé
47:54de vous inscrire
47:55à gauche,
47:55à droite
47:56pour décrocher
47:57une place
47:57ces dernières semaines ?
47:58J'ai tout fait.
47:59J'ai mes collègues
48:00avec moi dans la pièce.
48:01Ils m'ont vue
48:01à maintes et maintes reprises
48:02essayer d'avoir
48:03des places en vain.
48:05Donc là,
48:05j'ai tenté ma chance.
48:06C'était vraiment
48:06la dernière chance.
48:07Je n'ai vu ça
48:08ce matin sur RTL.
48:10Je me suis dit
48:10j'envoie un message
48:11et je n'en reviens pas.
48:14Bon,
48:14et vous savez
48:15avec qui vous allez y aller ?
48:17Ça va être le moment
48:18là où il va falloir choisir.
48:20Vous allez avoir
48:21plein de copains
48:22tout d'un coup.
48:23On va choisir,
48:23mais en tout cas,
48:24je suis vraiment
48:25très, très contente
48:25d'avoir mes places.
48:26Bon,
48:27bravo à vous.
48:27C'est quoi votre chanson
48:28préférée
48:29de Céline Dion,
48:30Mathilde ?
48:31Dans un autre monde.
48:33Voilà.
48:36Vous vous rendez compte
48:38que vous allez la voir
48:38en vrai ?
48:40Oui.
48:41Je pense que ma famille
48:42est prête pour le karaoké
48:43ce week-end.
48:43C'est mon anniversaire,
48:44donc on va tout donner.
48:45Eh bien,
48:46vous savez quoi ?
48:46On vous a fait
48:47un beau cadeau d'anniversaire,
48:48Mathilde,
48:48ça me fait encore plus plaisir.
48:49C'est mon anniversaire.
48:49C'est mon anniversaire.
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