- il y a 8 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 24 avril 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, aujourd'hui, le moral des Français au plus bas depuis 2022,
00:14le début de la guerre en Ukraine, moins 5 points au mois d'avril selon l'INSEE,
00:20conséquence bien sûr, sans doute, du conflit au Moyen-Orient.
00:24Et vous, est-ce que vous avez le moral en ce moment, confiance ou pas en l'avenir ?
00:30Vous nous appelez au 3210, dites-nous aussi quels sont vos petits trucs et astuces
00:35pour retrouver le sourire ou au contraire, ce qui vous plombe le moral.
00:38On va en parler, vous avez la parole, dans quelques toutes petites minutes.
00:42On va revenir aussi sur ces annonces pour lutter contre la crise du logement.
00:45Annonce du Premier ministre hier, les partoirs thermiques seront bien sûr
00:49au taux de retour sur le marché de la location.
00:52Les propriétaires de logements classés F ou G vont pouvoir les remettre à la location
00:58à condition de s'engager à la rénover d'ici 5 ans.
01:02Là encore, qu'en dites-vous ? Bonne idée ou pas ?
01:04Est-ce que c'est la solution pour lutter contre la pénurie de logements ?
01:08Vous nous appelez au 3210.
01:10Dans l'actualité, également, ce procès qui touche à sa fin,
01:15le procès du meurtre d'Agnès Lassalle,
01:17cette professeure d'Espagnol qui avait été tuée en plein cours par l'un de ses élèves.
01:23On attend les réquisitions puis le verdict d'ici ce soir.
01:27Ce matin, c'était les plaidoiries des partis civils.
01:32Écoutez son compagnon, celui qui avait dansé devant son cercueil
01:35lors de ses optèques, Stéphane Voirin.
01:38Je me sens apaisé.
01:41Je voulais, j'espérais surtout des paroles sincères qui ne sont pas arrivées,
01:45qui arriveront peut-être un jour, je l'espère.
01:47Et surtout, ne pas oublier que nous sommes tous parents et que ce n'est pas facile
01:50et que c'est surtout la faute de quelqu'un qui a fait quelque chose de mal
01:54et va devoir assumer une responsabilité.
01:57Et c'est surtout le message qu'il faut passer à ceux qui, un jour,
02:00pourraient se sentir légitimes de ramener un couteau pour faire le mal.
02:06Eh bien, non.
02:08Il faut faire face à vos responsabilités
02:10et en recherche de solutions pour qu'un jour, tout ça s'arrête.
02:13Stéphane Voirin au micro-Hertel de Philippe Demaria.
02:15Et puis ce palmarès des villes où il fait bon vivre avec des animaux,
02:19on le disait à ces Grenoble, qui arrivent en tête devant Boulogne-Billancourt et Lille.
02:22Alors, si vous habitez dans l'une de ces trois villes,
02:24dites-nous ce qu'elles ont de plus par rapport aux autres.
02:28Plus largement, qu'est-ce qu'une ville où il fait bon vivre avec des animaux ?
02:31Qu'est-ce que vous souhaiteriez voir mise en place dans votre commune ?
02:33Quelle initiative ? Vous nous appelez au 3210 et on en parlera d'ici quelques minutes.
02:38Ensuite, la météo, grand soleil, température quasi-estivale aujourd'hui, Anthony, on l'a dit.
02:43Et alors, pour ce week-end ?
02:44Ça va durer pour ce week-end.
02:45C'est ça qui est quand même assez anormal,
02:47c'est qu'on est 3 à 7 degrés au-dessus des moyennes de saison
02:50et que ça va durer au moins jusqu'à mardi ou mercredi, peut-être au-delà.
02:54Bon, c'est encore un peu loin pour le dire.
02:55Alors demain, petit changement quand même à l'ouest.
02:58On va retrouver quelques nuages.
02:59Nuages qui seront assez compacts dans le sud-ouest
03:02et notamment au sud de la Garonne.
03:03C'est ce qu'on appelle des entrées maritimes
03:05parce que le vent va tourner à l'ouest.
03:07Et donc ce vent qui passera de l'est à l'ouest
03:09va faire baisser un peu les températures demain
03:11uniquement dans le quart sud-ouest.
03:13Vous aurez 2 à 6 degrés de moins qu'aujourd'hui.
03:15Exemple à Biarritz, plus que 18 degrés demain.
03:18À Bordeaux, 22 contre 27 aujourd'hui.
03:20Ça reste doux pour la saison.
03:22On aura un petit voile de nuages aussi
03:24qui sera plus dense qu'aujourd'hui
03:25sur la Bretagne, la Normandie.
03:27Et ce voile pourrait gagner au fil des heures
03:29les Hauts-de-France, l'Île-de-France.
03:30Ça ternira un peu le bleu du ciel
03:33ailleurs dans tout l'est du pays
03:35jusqu'à la Méditerranée.
03:36Ce sera encore tout bleu demain
03:37et on aura globalement sur le pays
03:39entre 20 et 26 degrés.
03:41Donc un peu comme aujourd'hui l'après-midi
03:42après encore une petite fraîcheur matinale.
03:45Et puis dimanche, ça y est,
03:46ces nuages de l'ouest vont se rétracter sur l'océan.
03:49Ce sera tout bleu encore quasiment partout.
03:51Parfois un petit voile
03:52et quelques averses ou quelques orages en montagne
03:54sur les Alpes et les Pyrénées.
03:56Les températures de dimanche après-midi,
03:5823 de moyenne au nord, 24 au sud.
04:00Au sud, ça ressemble à début juin quand même.
04:02Il faut le dire, il faut le dire quand même.
04:04C'est très chaud pour la saison.
04:05Merci beaucoup Anthony.
04:07Il est bientôt 13h05.
04:09Jusqu'à 14h.
04:12Les auditeurs ont la parole.
04:13Amandine Bégaud sur RTL.
04:16J'écoute la radio.
04:18La radio, c'est de la gaieté.
04:20C'est des voix qui sont fort sympathiques.
04:22La radio me permet de garder mon optimisme
04:25pour bien se porter.
04:27Écoutons la radio.
04:28Et voilà le truc,
04:30l'astuce de Françoise,
04:32notre fidèle auditrice du Val d'Oise.
04:34Écoutez la radio pour se remonter le moral.
04:36Françoise, qu'on va retrouver dans un instant
04:38pour évoquer cette confiance des ménages,
04:41je vous le disais,
04:41en chute libre,
04:42à moins 5 points au mois d'avril d'après l'INSEE,
04:45qui rappelle que c'est la plus forte baisse
04:47depuis 2022
04:48et le début de la guerre en Ukraine.
04:50Et vous ?
04:51Avez-vous ou pas le moral ?
04:52On en parle avec vous, Thierry, d'abord.
04:54Bonjour, Thierry.
04:55Bonjour, Thierry.
04:56Alors, comment vous allez, vous ?
04:58Je vais faire une petite consultation de psy aujourd'hui.
05:01Nickel.
05:02Je pense qu'à un moment,
05:04on confond un petit peu
05:04la baisse de morale et la fatalité.
05:08Parce que le moral,
05:09moi, je pars du printemps.
05:10Moi, pour me rassurer,
05:11je me dis toujours
05:12qu'il y a plus de malheureux que moi, en fait.
05:14Donc, je me satisfais de ce que j'ai
05:15et puis ça va, quoi.
05:17Puis, on profite de la vie.
05:18Tout n'est pas rose,
05:19tout n'est pas facile.
05:21Mais puis là, on est au printemps,
05:22donc c'est vrai que c'est plus compliqué.
05:23Vous m'auriez appelé au mois de décembre,
05:24je n'aurais pas eu la même...
05:26Oui, ce soleil,
05:28il fait quand même du bien aussi.
05:30Je veux dire,
05:30quand vous êtes au mois de décembre,
05:31quand vous levez le matin,
05:32vous partez au boulot,
05:32il fait nuit,
05:32vous rentrez, il fait nuit.
05:34On ne pète pas le feu.
05:35On n'a pas le moral à fond, quand même.
05:37Alors que là, non, il fait beau.
05:38Les hirondelles arrivent.
05:40Oui, la vie est difficile.
05:41Oui, le gasoil est à 2,20 euros le litre.
05:43Mais bon, il faut sortir de là
05:45et puis regarder un peu ce qu'on a de positif.
05:49La vie est belle, quand même.
05:50On est quand même dans un pays développé
05:53qui a des bons côtés, des mauvais,
05:54comme partout.
05:55Mais on se plaint toujours, en fait.
05:57Le français, on se plaint toujours.
05:58Et c'est vrai que le moral,
06:00oui, des fois, il est un petit peu en baisse,
06:01mais on trouve un moyen de se relever.
06:04Puis on regarde ses enfants
06:04puis on se dit, on est là pour eux.
06:06Donc on se met un coup de pied au derrière
06:07puis on y va, quoi.
06:09Vous avez raison, c'est du bon sens.
06:10Ce que vous dites, malgré tout,
06:11ce qu'on disait tout à l'heure,
06:12c'est que cet indicateur de l'INSEE
06:15qui existe depuis des années,
06:16il est assez révélateur
06:18de la situation de notre pays.
06:20Il a souvent des conséquences
06:21sur la consommation
06:23et on entendait très bien
06:23à la fois des clients
06:25et des commerçants à Tours
06:27qui disaient que c'est vrai
06:28qu'en ce moment,
06:29les gens n'achètent pas.
06:31Oui, mais Amandine,
06:32si on se rappelle début juillet,
06:34on verra bien que les campings sont pleins,
06:36qu'il y a du monde sur les routes
06:38et parce que les Français,
06:39on se fait des parenthèses.
06:39À un moment, je dis,
06:40on ferme les yeux,
06:41on dit, allez, c'est bon, on y va,
06:42on va profiter un peu de la vie
06:43parce que sinon,
06:44on va tous chercher un arbre,
06:45on prend tous une corde
06:46et puis on se jette tous dans le vide.
06:49Non, c'est vrai que c'est compliqué.
06:51Je ne dis pas que tous les matins,
06:52je voulais aller avec la banane.
06:53Ça serait mentir.
06:53C'est compliqué,
06:55c'est difficile,
06:56mais bon...
06:56Mais il faut trouver des raisons
06:58d'être...
06:59Les enfants, déjà.
07:01Oui, mais vous avez raison.
07:02Puis la vie,
07:02puis la vie,
07:03puis on est un...
07:03Je veux dire,
07:05comme on dit,
07:05tout n'est pas simple,
07:06mais bon,
07:07on a de quoi manger,
07:08de quoi boire,
07:10il fait beau,
07:11on a un toit sur la tête,
07:12c'est bon, quoi.
07:14Arrêtons de râler,
07:14mais vous n'avez pas tort.
07:15Thierry, cette semaine,
07:16déjà, on a un auditeur
07:17qui nous a dit,
07:18il y en a marre d'entendre
07:18tous les jours,
07:19les gens râler,
07:20mais bon.
07:21Mais moi aussi,
07:21je râle, des fois.
07:22Moi aussi, je râle.
07:23Je suis français,
07:23donc je râle, forcément.
07:25Mais après,
07:26je regarde aussi...
07:27Voilà,
07:28prenons la vie du bon côté.
07:29Il y a une chanson comme ça
07:30ou peut-être une phrase
07:31qui dit,
07:31prenons un peu la vie du bon côté,
07:32arrêtons de regarder
07:33que les trains qui arrivent à retard,
07:34regardons tous ceux
07:35qui arrivent à l'heure.
07:36C'est...
07:37Voilà.
07:37Merci Thierry pour votre appel.
07:39Gardez le sourire
07:40et votre optimisme,
07:41ça fait du bien.
07:42Bonjour Marc.
07:43Bonjour.
07:44Bonjour Amandine,
07:45bonjour les auditeurs.
07:45Alors, vous,
07:46comment vous allez déjà ?
07:48Moi, perso,
07:49je vais très bien.
07:50Oui.
07:50Vous avez un bon moral,
07:52ça va ?
07:53Oui,
07:53j'ai toujours été
07:56de relativement optimisme.
07:58Optimiste,
07:58effectivement,
07:59on sait que le climat social,
08:00il est compliqué.
08:01On sait qu'on est
08:03dans un merveilleux pays,
08:04la France,
08:04où les gens ne sont jamais satisfaits.
08:08Le climat international
08:09est plus inquiétant
08:10que le climat social
08:11parce que depuis des décennies,
08:13c'est compliqué chez nous.
08:14Maintenant,
08:15fautes réalistes,
08:16on est des râleurs.
08:17Moi, j'ai eu la chance
08:18de pas mal voyager
08:18dans des pays
08:19où la misère,
08:20elle est réelle.
08:21Il faut qu'on arrête
08:22de se regarder le nombril
08:24parce qu'on râle
08:26parce qu'on n'a pas
08:27le dernier yaourt
08:28qu'on a l'habitude
08:28de prendre tous les jours
08:29en grande surface.
08:30On râle parce qu'on va passer
08:31dans une zone blanche
08:32et qu'on n'a pas le wifi
08:32pendant 10 secondes.
08:33Voilà, il y a un moment
08:34où il faut faire peinture
08:35de l'humidité.
08:36Après, je pense à ces Français
08:38qu'on a beaucoup d'ailleurs
08:39entendus sur RTL
08:39ces dernières semaines
08:40pour qui l'augmentation
08:42du prix des carburants
08:43a un vrai impact
08:44sur le pouvoir d'achat.
08:46Ceux qui, depuis des années
08:47maintenant,
08:47parce que ça remonte
08:48à la guerre en Ukraine,
08:50voient les prix augmenter
08:51quand ils font leurs courses
08:53le samedi.
08:54Ceux qui ont du mal
08:55finiquement à joindre
08:57les deux bouts
08:58à la fin du mois,
09:00à qui on a rajouté
09:01quelque chose.
09:01Sincèrement, eux,
09:02je comprends
09:03qu'ils n'aient pas confiance.
09:05Non, mais c'est pareil
09:06pour moi.
09:07Moi, je travaille
09:09tous les jours sur la route.
09:11Je fais attention
09:12à mes trajets.
09:12Je reste un métrager.
09:15Mais il n'empêche
09:16que, de toute façon,
09:17on ne sera de toute façon
09:19jamais satisfait.
09:20C'est ainsi.
09:21C'est la nature de l'homme.
09:24Le français, il est râleur.
09:25C'est comme ça.
09:25C'est ainsi.
09:26Il y a des choses
09:26beaucoup plus graves.
09:28Malheureusement,
09:29et c'est triste à dire,
09:30mais je pense que
09:31le pire est malheureusement
09:33devant nous
09:34plutôt que derrière.
09:35Moi, je suis un pragmatique.
09:37J'ai pris l'habitude
09:38de vivre au jour le jour.
09:40J'ai 61 ans.
09:41Il me reste peut-être
09:42une ou deux décennies en forme,
09:43donc je ne vais pas les gâcher.
09:44Après, à côté de ça...
09:45Ça veut dire quoi,
09:46vivre au jour le jour, Marc ?
09:47Qu'est-ce que vous ne faites pas,
09:49par exemple ?
09:51Je ne me projette jamais
09:52à plus d'un mois ou deux.
09:54C'est-à-dire que,
09:54alors, je vais me projeter
09:55quand il s'agit d'organiser
09:56un voyage.
09:57C'est une évidence.
09:57Et encore,
09:58il m'est arrivé
09:58de partir sur un coup de tête.
10:00Mais globalement,
10:01j'évite de m'imaginer
10:04ce que ce sera,
10:05ce que sera ma vie
10:06dans six mois
10:06ou dans un an.
10:07Je ne veux pas.
10:08Je ne veux pas
10:08parce qu'effectivement,
10:09si on commence
10:10à se poser des questions
10:11sur ce que je faisais
10:12quand j'avais 20 ans
10:12dans les années 80,
10:13parce qu'on pouvait se projeter.
10:15On savait que,
10:16dans les années 80,
10:18on pouvait trouver
10:19facilement du travail,
10:20on pouvait facilement
10:21se forger un avenir,
10:22on pouvait facilement
10:22s'imaginer dans sa maison
10:24avec une famille,
10:25avec des enfants.
10:26Aujourd'hui,
10:26c'est extrêmement compliqué
10:27de se projeter
10:28dans le jour d'avenir.
10:28Alors, moi,
10:29encore moins à 62 ans.
10:30Oui, mais à 62 ans,
10:31vous ne pensez pas
10:31à votre retraite ?
10:33Pas du tout.
10:34Pas du tout.
10:34Donc, vous ne l'avez pas
10:35préparé non plus ?
10:36Pas du tout.
10:38Je m'en fiche royalement.
10:39Aujourd'hui,
10:40ce qui importe pour moi,
10:41j'ai plein de belles choses.
10:44Je suis grand-père,
10:45je suis un heureux grand-père
10:45depuis trois mois.
10:47Je suis un passionné de ciné.
10:48Un petit garçon
10:48ou une petite fille ?
10:49Petite fille,
10:50Olympe, magnifique.
10:51Olympe, très joli prénom.
10:52Je suis un passionné de ciné,
10:54de lecture, de nature,
10:55dès que l'occasion se présente,
10:56je pars pêcher.
10:57Je vis dans un petit village normand
10:58qui est un petit coin de paradis.
11:00Enfin, bref,
11:01j'ai envie de dire
11:02que tout va bien.
11:03Mais si je commence
11:03à me dire
11:04que malheureusement,
11:05à cause de la crise,
11:07j'ai été propriétaire.
11:08Aujourd'hui,
11:08je suis locataire
11:09parce que je ne suis pas
11:10matérialiste pour Doron.
11:11Mais si je commence
11:11à me poser des questions
11:12à savoir,
11:13mince,
11:13je travaille dans l'immobilier.
11:14Aujourd'hui,
11:15c'est compliqué.
11:16Il se peut que dans six mois
11:17ou dans un an,
11:18je n'arrive pas à vendre une maison.
11:20Qu'est-ce que je vais devenir ?
11:21Non,
11:21je ne me pose pas cette question.
11:22Je ne veux pas me poser
11:23ce genre de questions.
11:24Je n'ai pas envie
11:25de me pourrir la vie.
11:26J'ai toujours eu cette philosophie
11:27et moi,
11:28ça me va très bien.
11:29Et aujourd'hui,
11:29je suis heureux.
11:30Il fait beau.
11:32Sincèrement,
11:32je ne me suis jamais senti
11:33aussi bien épanoui
11:34qu'il y a depuis
11:35passé l'âge de 50 ans.
11:36Je vis seul.
11:37Mais ça s'entend,
11:38Marc.
11:38Écoutez,
11:39on entend que vous êtes
11:40quelqu'un d'heureux,
11:41d'apaisé.
11:43Complètement.
11:44Oui,
11:44ce n'est pas juste un discours.
11:46C'est très agréable
11:46de vous écouter.
11:47On va marquer une mini-pause.
11:49On se retrouve
11:49dans un tout petit instant,
11:51Marc et Thierry.
11:51Restez avec nous
11:52parce que je crois
11:52qu'il va falloir peut-être
11:53remonter le moral
11:54de deux, trois autres.
11:54À tout de suite.
11:56Envoyez-nous vos messages
11:57sur l'application RTL
11:58ou appelez-nous
11:59au 30 de 10.
12:0050 centimes la minute.
12:04Amandine Bégaud.
12:05RTL midi.
12:06Les auditeurs ont la parole.
12:08Je suis quelqu'un positif.
12:09Je vois le verre
12:10à moitié plein
12:11plutôt qu'à moitié vide.
12:12Je me dis que
12:13tous les matins déjà,
12:14quand on a la chance
12:15de pouvoir se lever,
12:16il y a tellement de gens
12:16qui n'y arrivent pas.
12:17Quand on a la chance
12:18de pouvoir manger,
12:19beaucoup de gens
12:20ne mangent pas à leur faim.
12:21Il suffit de regarder
12:21un petit oiseau chanté
12:22au bord de la fenêtre
12:23pour dire que la vie est belle.
12:24Malgré l'amorosité ambiante,
12:25je cherche à justement
12:26contaminer dans le bon sens
12:28les gens de cette joie de vivre.
12:30Le message de Philippe
12:31au 32 10
12:32qui essaye de remonter
12:33le moral de ceux
12:33qui l'ont dans les chaussettes.
12:35La confiance des ménages
12:36est en effet en chute libre
12:37en moins 5 points
12:38au mois d'avril.
12:39C'est ce qu'a annoncé
12:40ce matin l'INSEE.
12:41C'est la plus forte baisse
12:42depuis 2022
12:44et le début de la guerre
12:45en Ukraine.
12:46Marc et Thierry
12:47sont toujours avec nous.
12:48On va rejoindre Patrick.
12:49Bonjour Patrick.
12:50Bonjour Alain.
12:51Bonjour les auditeurs.
12:53Qu'est-ce qui vous plombe
12:54le moral vous ?
12:55Oh là là !
12:56Qu'est-ce qui me plombe le moral ?
12:57Alors en fait,
12:58c'est même pas
12:59depuis 2022,
13:00c'est depuis 2019
13:02le Covid quoi.
13:03Déjà, je pense que
13:04tous les Français
13:04en ont pris un bon coup quoi.
13:06Et puis après,
13:07bon, maintenant,
13:08il y a la guerre en Ukraine,
13:09il y a la guerre
13:11partout,
13:11au Moyen-Orient,
13:12tout ça.
13:13C'est fatigant,
13:14c'est usant.
13:14Ça vous inquiète
13:15vraiment au quotidien ?
13:17Ouais.
13:17Ouais, ouais.
13:18C'est inquiétant
13:19dans la mesure où
13:19vous allumez la télé,
13:21bon, il y a pas mal
13:21de chaînes d'info
13:22et toutes les chaînes d'info
13:23font peur aux gens.
13:24En fait,
13:25il y a les guerres,
13:26alors ils parlent
13:26de la bombe atomée
13:27qui parle de ceci.
13:29On n'est pas en guerre,
13:30mais on subit
13:31les effets de la guerre
13:32ici en France.
13:33Parce que, bon,
13:34évidemment,
13:34le carburant qui a augmenté,
13:36maintenant,
13:37ça va être les provisions
13:37qui vont augmenter,
13:38je comprends,
13:38parce que les routiers
13:39vont,
13:40ça va être plus cher.
13:41On vit dans un monde,
13:42maintenant,
13:43je ne sais pas
13:43si c'est l'an 2000
13:44qui a fait ça
13:45ou si c'est l'arrivée
13:46d'Internet ou tout ça,
13:47mais on vit dans un monde
13:48où tout le monde a peur.
13:50Vous recevez un coup de téléphone,
13:51vous êtes toujours arnaqué,
13:52vous avez toujours l'impression
13:53que vous allez vous faire arnaquer.
13:55C'est quelqu'un
13:55qui se fait passer
13:56pour votre banquier,
13:57vous avez un colis en attente,
13:59et là, malheureusement,
14:00si vous avez
14:02la malchance
14:03de donner votre numéro
14:04de carte bleue,
14:04c'est fini pour vous, quoi.
14:06C'est vrai.
14:06C'est plein d'insécurité
14:08qui se cumulent.
14:10Patrick, vous disiez
14:11on allume les chaînes d'info
14:13aujourd'hui,
14:13c'est la guerre partout, etc.
14:15Vous les regardez,
14:15les chaînes d'info ?
14:17Pas spécialement
14:17parce que j'essaye
14:20de regarder les bonnes nouvelles.
14:23Mais malheureusement...
14:23Non, mais parce que
14:24c'est assez paradoxal.
14:25Vous êtes nombreux
14:26à dire effectivement
14:27aujourd'hui,
14:28on allume la télé,
14:29on voit...
14:30C'est vrai que les chaînes d'info,
14:31pour le coup,
14:32elles ne parlent en ce moment
14:33que de la guerre.
14:34Mais pourquoi elles le font aussi ?
14:36Parce que ça fait
14:36des audiences assez records.
14:38C'est-à-dire que
14:40actuellement,
14:41les chaînes d'info
14:43font des audiences
14:44meilleures que d'habitude.
14:46Ah oui, je comprends.
14:49Mais quand on parle
14:50du moral des Français,
14:51on a peur.
14:51Quand on voit des enfants
14:52qui s'entretuent à l'école,
14:53des élèves
14:54qui tuent leurs professeurs,
14:56des flics comme là,
14:57il y a deux ou trois jours,
14:59des policiers
15:00qui tapent sur un mec
15:01en pleine rue...
15:01Oui, les CRS à Nice.
15:03Ça fait peur.
15:03Ça fait peur parce que...
15:04Oui, ils vont être jugés,
15:05mais on se demande
15:06dans quelle vie on vit.
15:08Moi, j'ai 67 ans.
15:10Franchement,
15:10quand on était jeune,
15:11quand on était gamin,
15:12on s'amusait,
15:13on faisait des cabanes,
15:14on s'éclatait.
15:15Maintenant, il n'y a plus rien.
15:16Qu'est-ce qu'il y a
15:16que des réseaux sociaux ?
15:18Tout le monde se fait piéger
15:19par les réseaux sociaux.
15:20Tout le monde...
15:20Enfin, on ne parle que de ça maintenant.
15:22On ne parle plus de...
15:23Des bonnes nouvelles,
15:23on n'en a pas beaucoup finalement.
15:25Bon, et comment vous vous redonnez
15:26un peu de morale ?
15:27Un petit coup de bouche ?
15:28Eh bien, moi, un peu de morale.
15:29Ça va parce que j'ai la chance
15:30de pouvoir partir des fois.
15:33Un exemple, comme là,
15:34j'ai parti à l'île de la Réunion
15:35pendant 40 jours.
15:36Ah, ça fait du bien ça.
15:38Ah ouais,
15:38et puis le volcan en éruption,
15:39c'était formidable.
15:40Ah, vous l'avez vu l'éruption ?
15:41Oui, vous êtes allé ?
15:43Ah ouais, ouais.
15:43J'ai pris des photos,
15:44j'ai pris des vidéos,
15:45j'étais...
15:45Je me suis rapprochée...
15:46Parait-il que c'était très impressionnant ?
15:47Moi, j'ai vu les images
15:48de lave sur la route, là.
15:50Ah oui, ben...
15:51Ben, j'ai reculé mon billet d'avion
15:53et c'est pris pour ça.
15:54J'ai dit, je ne rentre pas en métropole.
15:55Après tout, je suis à la retraite,
15:56je peux profiter.
15:57Et là, j'ai reculé mon billet d'avion.
15:58Bon, ben, ça a été.
15:59Mais je l'ai vu.
16:00J'ai vu des choses
16:01que je ne reverrai peut-être jamais.
16:02Et donc, ça,
16:03je l'ai fait partager
16:04à plein de monde,
16:04même à des gens
16:06que je connais bien,
16:06tout ça.
16:07Mais j'ai partagé des vidéos,
16:08des photos.
16:09Ben, ça, ça m'a ressourcé.
16:11Bon, ben, moi,
16:12j'habite en Normandie,
16:12c'est bien,
16:13parce qu'on a la chance
16:13de ne pas être loin de la mer.
16:15Bon, ben, des fois,
16:15je vais pêcher des coques
16:16ou alors je vais me promener
16:17en bordure de mer.
16:18Mais j'essaie d'oublier.
16:19Mais c'est vrai que c'est compliqué
16:20parce qu'à chaque fois
16:21qu'on parle à quelqu'un,
16:22on parle toujours de la même chose.
16:23La guerre,
16:25les augmentations et tout.
16:26On a du mal
16:27à se retrouver une vie
16:28comme on avait avant.
16:29Bon, et alors,
16:29Victor vient de me transférer
16:31les photos que vous lui avez envoyées
16:32effectivement de la réduction.
16:33C'est magnifique.
16:34Ah oui, non,
16:35puis en plus,
16:36là, je suis rentré
16:36il n'y a pas longtemps
16:37et j'ai pris les dernières photos
16:38que j'ai prises.
16:38Là, je suis monté carrément
16:39au cratère
16:40et là, j'ai pris des photos.
16:42Je vais lui envoyer à Victor
16:42parce que franchement,
16:43ces photos-là,
16:44elles sont magnifiques.
16:45J'ai pas eu peur,
16:47mais c'est bien.
16:48Puis moi,
16:48ça fait 30 ans
16:48que je vais à la Réunion.
16:50Bon, ben,
16:50vous nous avez bien remis le moral
16:54avec vos petites anecdotes.
16:57Merci beaucoup, Patrick.
16:58Bonjour, Evelyne.
17:00Bonjour.
17:01Vous nous appelez d'où, Evelyne ?
17:03Je vous appelle de Montpellier.
17:05Oui, bon ben, bienvenue.
17:06Je suis ravie
17:07de pouvoir échanger avec vous.
17:08C'est la première fois
17:08que j'appelle RTL
17:09et ça fait bien des fois
17:11que je voulais vous appeler.
17:12Mais je voulais vous appeler plus tôt.
17:14Mais oui,
17:15et là,
17:15le thème de l'émission me parle.
17:17C'est vrai ?
17:17Alors, effectivement,
17:18les trois premières personnes
17:20ont, comment dirais-je,
17:21un optimisme relatif
17:22mais qui, comment dirais-je,
17:24que j'entends.
17:25Et puis, le monsieur, là,
17:26est beaucoup pessimiste,
17:27effectivement,
17:28mais pour se protéger,
17:30je pense qu'il ne faut pas
17:30écouter tout le temps
17:31ou regarder la télévision.
17:33De temps en temps,
17:34il faut se protéger.
17:35Moi, je parlerai
17:36de la réalité
17:38des difficultés,
17:39aujourd'hui,
17:39rencontrées sur le terrain.
17:41Oui.
17:42Voilà.
17:42Donc, je suis retraitée
17:43et jusqu'à présent,
17:45je n'avais pas besoin
17:45d'avoir un complément
17:46de salaire
17:48pour pouvoir
17:49l'assurer,
17:50ce quotidien.
17:51Je trouve que
17:52des réparations
17:53de véhicules inopinées,
17:57des soins dentaires,
17:58d'implants,
17:58des choses comme ça
17:59où on n'a pas
18:00de remboursement
18:00par la mutuelle,
18:02on est obligé
18:02de faire face
18:03et puis l'augmentation
18:04du coût de la vie.
18:05Donc, effectivement,
18:06ça rend quand même
18:07un peu,
18:07je pense que ça participe
18:08aujourd'hui
18:09aux nouveaux indicateurs
18:11que vous avez donnés
18:12aujourd'hui.
18:13Vous êtes à la retraite
18:14depuis combien de temps ?
18:15Depuis 5 ans.
18:17Depuis 5 ans
18:17et je peux me permettre
18:18de vous demander
18:18quel niveau de retraite
18:20vous avez de pension ?
18:22À peu près ?
18:23Oui, à peu près 2000 euros
18:24mais voilà,
18:25avec un loyer.
18:26Avec un loyer, d'accord.
18:28Parce que vous disiez
18:29un loyer de combien ?
18:30500 euros
18:31sans les charges.
18:32Sans les charges.
18:33Non, mais parce que vous disiez
18:35avant, j'y arrivais,
18:36c'est ça ?
18:37Oui, c'est clair.
18:38Mais avant,
18:39au tout début
18:39de votre retraite en fait ?
18:41Mais même là,
18:41jusqu'à l'année dernière,
18:43je trouve que c'était
18:45beaucoup facile.
18:45J'arrivais,
18:46on pouvait partir,
18:47j'ai un fils handicapé,
18:48on pouvait partir
18:49une ou deux fois
18:50dans l'année,
18:51dans la famille,
18:52hors région.
18:53Mais je trouve
18:54qu'aujourd'hui,
18:54effectivement,
18:55et aujourd'hui,
18:55il va y avoir
18:55le prix de l'essence,
18:56mais je trouve
18:57que c'est très difficile
19:00de gérer le quotidien.
19:02Voilà,
19:02je trouve effectivement,
19:03je regarde le budget
19:04pour la nourriture,
19:06c'est amplifié,
19:08mais je ne suis pas
19:09effectivement
19:09une pessimiste.
19:11Mais c'est intéressant
19:12de noter que
19:14depuis un an,
19:15un an et demi.
19:16Oui.
19:17Donc,
19:18c'est quelque chose
19:18d'assez récent.
19:19Je suis bénévole
19:20dans une association
19:21de malades psychiques
19:22et je peux vous dire
19:23que les proches
19:24de ces familles
19:24rencontrent des difficultés
19:25réelles.
19:26Là,
19:27c'est du réel.
19:28On a beau dire,
19:29bon,
19:29il faut passer,
19:30la vie,
19:31ça vaut la peine
19:31d'être vécue,
19:32mais il faut assurer
19:33le quotidien.
19:34Il faut assurer
19:35le quotidien.
19:36Ce sont des familles
19:37avec des proches
19:38qui ont simplement
19:40la hache,
19:40l'aide handicapée adulte.
19:41Je peux vous dire
19:42que pour vivre
19:43aujourd'hui correctement,
19:44c'est difficile.
19:46C'est très difficile.
19:48Voilà.
19:48Et ça vous apporte
19:50quoi d'être bénévole
19:52dans cette association,
19:53Evelyne ?
19:54Ça me permet
19:55d'aider les personnes
19:56aujourd'hui.
19:56Je suis en mesure
19:57de pouvoir leur donner
19:58des conseils,
20:00les diriger,
20:01de les aider personnellement
20:04avec des formations
20:05que j'ai acquises.
20:07Et puis,
20:07je reçois énormément.
20:09En échange,
20:09je reçois.
20:10Je donne,
20:10mais je reçois.
20:11C'est peut-être pas facile
20:12au quotidien,
20:13mais malgré tout,
20:14ça fait partie des choses
20:15qui vous apportent.
20:17Exactement.
20:18oui,
20:18oui.
20:18J'écoute aussi RTL,
20:20j'écoute les grosses têtes
20:20pour me divertir.
20:23Je dois vous le dire,
20:24de temps en temps,
20:24quand je monte dans ma voiture,
20:26c'est quelque chose
20:27qui me fait vraiment
20:28du bien
20:29et je tiens à le dire.
20:30Voilà.
20:32Écoutez,
20:32Evelyne,
20:33merci beaucoup
20:33et vous allez voir,
20:35on va être avec Françoise
20:36qui a un peu
20:37la même solution aussi.
20:38Écoutez RTL
20:39pour se faire du bien.
20:41Evelyne,
20:41vous nous rappelez maintenant,
20:42vous l'avez fait une fois.
20:43je vais vous rappeler,
20:44je vais vous rappeler.
20:45Bon,
20:45voilà.
20:45N'hésitez pas
20:46et merci.
20:47je suis une fidèle auditrice
20:49de votre émission notamment.
20:50Bon,
20:50c'est très gentil.
20:51Merci beaucoup Evelyne.
20:52Bonjour Françoise.
20:53Bonjour Amandine.
20:54Autre fidèle,
20:55vous allez bien ?
20:56Je vais très bien.
20:57Bon,
20:58vous entendiez Evelyne
20:58qui dit,
20:59moi j'écoute les grosses têtes
21:00parfois pour me redonner
21:01un peu de morale.
21:01c'est hilarant.
21:02Même Julien Courbet,
21:03il y a des situations
21:04qui sont cocasses.
21:07Alors bien évidemment,
21:08la guerre est à nos portes.
21:09Vous avez de la musique
21:10autour de vous là,
21:11Françoise ?
21:12Oui,
21:12vous savez ce que c'est ?
21:13Louisa,
21:14Soleil Bleu.
21:15Ah oui,
21:15d'accord,
21:16mais sauf que du coup
21:17je vous entends super bien.
21:19pardon,
21:20mais effectivement,
21:23j'arrive pas à...
21:24Il faut couper Françoise.
21:26J'adore les petits jingles
21:27de RTL
21:28et ses petites pauses musicales
21:30et la radio,
21:31c'est génial.
21:32Parce que dans une journée,
21:33même s'il y a des infos moroses,
21:35moi ce qui me perturbe beaucoup,
21:37c'est tout ce qui est maltraitance
21:39sur les petits enfants,
21:41les féminicides.
21:42Mais je me dis,
21:43à mon niveau,
21:44c'est un constat.
21:45Et lorsqu'on se lève le matin,
21:47si on commence à avoir
21:49tout le négatif
21:51de ce qui se passe,
21:52on est fichu, quoi.
21:53Enfin, je veux dire,
21:55il y a plein de petits bonheurs
21:56dans une journée.
21:57À l'arrêt de bus,
21:58vous vous rendez compte,
21:58à Mandine,
21:59vous vous posez
22:00quelques instants
22:01que vous regardez les gens,
22:02je peux vous dire
22:03que vous engagez
22:04facilement la conversation.
22:05Les gens ne demandent que ça.
22:07Mais les gens ne demandent que ça.
22:08Mais alors,
22:08j'allais vous dire,
22:10ce n'est pas forcément facile
22:11aussi d'engager la conversation
22:13comme ça dans la rue
22:14selon où on est.
22:15Moi, hier,
22:16je suis tombée sur une dame
22:17dans la rue
22:17qui avait un chien
22:18et qui a commencé à me parler.
22:19Bon, il se trouve
22:20qu'elle savait
22:20que je travaillais à RTL,
22:22etc.
22:22et on a fait tout un bout
22:24de chemin ensemble
22:25et c'était très sympa
22:26mais je me dis
22:28que finalement,
22:28c'est très difficile
22:29d'arriver comme ça
22:30à échanger.
22:32Ah oui,
22:32vous ne croyez pas ?
22:33Comme parler anglais,
22:34moi, j'ai un anglais
22:35très moderne.
22:36J'ai dit hier,
22:37François.
22:37Oui,
22:38mais bon,
22:38quand des touristes
22:39me demandent leur chemin,
22:40j'arrive et je dis
22:41« I don't speak English very well »
22:43et personne ne se moque de moi.
22:45Je veux dire,
22:46on se met plein de barrières,
22:47Amandine.
22:48Les enfants s'en mettent
22:49beaucoup moins.
22:50Et une petite anecdote.
22:52Dans l'autobus
22:53sur Argenteuil,
22:54il y a à peu près un mois,
22:56il y a un petit enfant
22:56qui demande à sa maman,
22:57il avait ici 7 ans,
22:59« Mais maman,
22:59pourquoi on dit allô
23:01quand on téléphone ? »
23:02Et là,
23:02à ce moment-là,
23:03il y a deux personnes
23:03dans le bus
23:04qui prennent leur téléphone
23:05et qui disent
23:06« Allô, allô,
23:07je t'entends pas bien. »
23:08Il dit « Tu vois, maman ?
23:09Allô, allô,
23:10mais il n'y a pas d'eau ici. »
23:11Et il s'est mis à chanter
23:14à Amandine
23:14« Allô, allô, allô »
23:16sur différents tons
23:17et sa maman dit
23:17« Mais tais-toi,
23:18tu déranges les gens. »
23:19Et là,
23:20j'étais étonnée,
23:22deux personnes ont dit
23:22« Mais non,
23:23ils ne nous dérangent pas. »
23:24Et du coup,
23:26ce petit garçon,
23:27il a fait rire
23:28une partie du bus
23:30et il a continué
23:31mais c'était joli
23:32ce qu'il a fait.
23:32C'était un petit sketch
23:34et il n'arrêtait pas
23:35après de dire
23:35« Allô, allô, allô, allô. »
23:37Et il dit
23:38« Mais c'est amusant
23:38de dire allô. »
23:39Un peu de légèreté
23:41dans la vie du quotidien,
23:42c'est ça aussi
23:42qui fait du bien.
23:43Et finalement,
23:44vous savez,
23:44Amandine,
23:45au coin de la rue,
23:46c'est une aventure finalement.
23:49Parfois,
23:49on part très très loin
23:50mais je pense
23:51que c'est
23:52en tant qu'adulte
23:53qu'on se met des barrières
23:54et puis
23:54je ne sais pas quoi.
23:57Non mais vous avez raison
23:57sans doute, Françoise.
23:59C'est vrai.
23:59Et moi,
24:00j'ai parlé avant de marcher.
24:01J'ai marché
24:01il y a 18 mois,
24:02je parlais avant.
24:03Ça ne m'étonne pas.
24:06J'ai de beaux restes.
24:09Merci beaucoup
24:10en tout cas, Françoise.
24:10C'est toujours un plaisir
24:12de vous avoir
24:13et d'échanger
24:14avec vous.
24:15Bonjour Didier.
24:17Bonjour Amandine.
24:18J'espère que vous allez bien
24:19depuis le temps.
24:19Tout va bien.
24:21Je voudrais faire
24:22un petit coucou à Françoise
24:23parce que je connais
24:23très bien François.
24:24Vous êtes venu visiter
24:25les locaux d'RTL
24:27ensemble
24:28et assister à l'émission.
24:29J'en profite d'ailleurs
24:30pour dire qu'avant
24:31la fin de la saison
24:32d'ici le mois de juillet,
24:34on refera ça
24:35avec quelques auditeurs.
24:37Pas avec vous
24:37parce que vous l'avez
24:38déjà fait Didier.
24:39Pardon.
24:39Il faudrait qu'il y en ait
24:40des nouveaux.
24:41Oui, mais bon,
24:42même si je ne suis pas nouveau,
24:43ce n'est pas grave.
24:44Je vais apporter ce qu'il faut.
24:45Bon, ça c'est bien.
24:46Oui, parce que vous êtes
24:48traiteur,
24:48il faut le rappeler
24:49et vous nous aviez
24:50apporté de très bons gâteaux.
24:51Est-ce que vous,
24:52dans votre activité,
24:53vous sentez comme ça
24:54ce moral aujourd'hui
24:55des Français un peu plombés ?
24:56Alors, Amandine,
24:58oui.
24:58Oui.
25:00Vous savez,
25:01les réceptions,
25:02on est 50,
25:03on passe à 20.
25:04Ah oui,
25:05ça vous le voyez
25:05vraiment au côté de ça.
25:06Ah oui,
25:06c'est question argent,
25:08c'est question tout ça.
25:09Vous savez,
25:10je vais vous dire sincèrement,
25:11j'écoute votre antenne
25:12tous les jours,
25:13même le midi,
25:13pour vous,
25:14etc.
25:15Et je vais vous dire sincèrement,
25:16quand j'ai entendu
25:17dans la semaine
25:18que tous les gens
25:19avaient retiré
25:20leur argent
25:21du livret A,
25:22il y en a certains
25:23qui l'ont pressé
25:23dans l'assurance vie,
25:24mais il y en a d'autres
25:25qui l'ont besoin.
25:27Vous savez,
25:28aujourd'hui,
25:28l'activité,
25:29aujourd'hui,
25:30est devenue très morose
25:31en tout.
25:32Les entreprises,
25:33c'est catastrophique.
25:35Vous savez,
25:35tout à l'heure,
25:36j'ai été chercher
25:36de la marchandise,
25:37j'avais,
25:38quoi,
25:39allez,
25:414 articles,
25:4270 euros.
25:434 articles,
25:4470 euros,
25:45vous avez acheté quoi ?
25:4570 euros.
25:47Je vais vous faire
25:47une confidence,
25:48j'ai acheté des framboises,
25:50vous connaissez bien
25:51dans la table,
25:52j'ai acheté 24 barquettes,
25:54j'ai acheté
25:55la ciboulette,
25:57j'ai acheté
25:58des tomates rives
26:01et puis,
26:02le quatrième,
26:03je crois que
26:04c'était
26:05la côte de bœuf.
26:06Ah oui.
26:07C'était en promo.
26:08Oui,
26:08mais c'était en promo.
26:09Elle était à 12 balles
26:11le kilo,
26:11ça ne va pas très loin.
26:13mais bon,
26:13quand même,
26:13vous avez pris
26:14des beaux produits,
26:15les framboises,
26:16ça coûte cher.
26:17Voilà,
26:17oui,
26:18mais bon,
26:18là,
26:18ça a diminué.
26:19Avant,
26:19c'était à 3 euros,
26:20maintenant,
26:20elle est à 80 centimes.
26:22Il faut dire ce qu'il en est.
26:23Non,
26:23c'est parce qu'aujourd'hui,
26:25vous savez,
26:25moi,
26:26je m'inquiète pour les gens
26:27parce qu'on dit
26:27qu'on est à 5%,
26:28mais ça va venir à 10%
26:30parce que les gens
26:31sont tellement moroses partout.
26:33Regardez,
26:33je vous prends un exemple.
26:35Ce matin,
26:37mon fils m'appelle,
26:38il me dit,
26:39t'as encore pris une prune,
26:40t'as encore pris une prune rue royale.
26:43Vous vous rendez compte
26:44que la mairie de Paris
26:45n'est même pas capable
26:47de dire que
26:48il y a les travaux
26:49au milieu de la rue,
26:50donc on est obligé
26:51de prendre la voie de bus
26:52pour y passer.
26:53Oui.
26:54Eh bien,
26:54c'est pas grave,
26:55il sanctionne les gens
26:56quand même pareil.
26:57Alors,
26:57comment voulez-vous
26:57avoir le moral tous les jours ?
26:59Bon,
26:59Didier,
26:59restez avec nous,
27:00on se retrouve dans un instant.
27:01A tout de suite.
27:03Toute la journée,
27:05RTL vous accompagne.
27:06Le ménage
27:08It's just a new vision
27:18Jusqu'à 14h,
27:19RTL midi,
27:20les auditeurs ont la parole.
27:22Avec Amandine Bégaud.
27:24Dans la vie,
27:25la vie,
27:25il ne faut pas s'en faire.
27:28Moi,
27:29je ne m'en fais pas.
27:32Ces petites misères
27:34seront passagères,
27:36tout ça s'arrangera.
27:38choix musical
27:39d'Alexandre de Saint-Aignan
27:41qui est sur la rédaction
27:42en chef aujourd'hui.
27:43Maurice Chevalier,
27:43vous l'aurez reconnu sans doute
27:45pour certains d'entre vous.
27:47On parle de la confiance,
27:48du moral des ménages
27:50en chute libre,
27:51moins 5 points
27:51au mois d'avril
27:52d'après l'INSEE.
27:54C'est la plus forte baisse
27:55depuis 2022
27:56et le début de la guerre
27:57en Ukraine.
27:58Vous êtes très nombreux
27:59à nous appeler sur ce sujet
28:00à la fois pour nous donner
28:02les raisons
28:02de ce moral un peu plombé.
28:04et il faut bien reconnaître
28:05qu'on a toutes les raisons
28:08pour l'expliquer
28:09et puis aussi
28:10pour nous donner
28:11vos trucs,
28:11vos astuces
28:12pour retrouver un peu
28:13le moral
28:14dans ces temps compliqués.
28:16Didier,
28:16on est toujours avec vous.
28:17Je le rappelle,
28:18vous êtes traiteur
28:19et alors,
28:20on me disait
28:20au début de notre discussion,
28:22je le vois très honnêtement
28:23au quotidien,
28:24une réception pour 50 personnes.
28:25Avant,
28:26aujourd'hui,
28:26c'est devenu une réception
28:27pour 20 personnes.
28:28C'est exact.
28:29C'est exact.
28:30Et le problème,
28:31c'est qu'il change
28:31les produits en plus.
28:33Ah bon ?
28:33Les produits qui...
28:34Ah oui,
28:34ils changent des produits,
28:35des produits qui sont chers,
28:36par exemple,
28:36comme la viande rouge,
28:37etc.,
28:37on passe tout de suite
28:38directement à la viande blanche.
28:40Ah oui,
28:41vous savez,
28:42vous avez des viandes
28:43qui coûtent très très très cher.
28:44Bon,
28:45je vais prendre le sommum,
28:46le filet de bœuf,
28:47par exemple,
28:48mais sinon,
28:48vous avez d'autres viandes rouges
28:49qui coûtent moins cher,
28:50mais bon,
28:50ce n'est pas pareil.
28:52Une viande blanche,
28:53vous prenez un suprême de pintade,
28:55cuit au vin rosé
28:57avec un peu de céleri,
28:58c'est formidable,
28:59mais ça coûte moins cher.
29:00Bien sûr.
29:01Et ça,
29:01vous l'observez depuis quand,
29:02Didier ?
29:03J'imagine.
29:04Depuis un an.
29:05Ah oui,
29:05depuis un an ?
29:06Ah oui,
29:06je veux,
29:07les gens n'ont plus les moyens
29:09comme ils l'avaient avant.
29:10Ah non.
29:11Et ils vous le disent
29:13ouvertement ?
29:14Ah,
29:14ils me le disent directement.
29:15Ah,
29:15ils me le disent directement.
29:16Vous savez,
29:17on va abaisser le prix
29:18parce qu'on ne peut pas.
29:18Là,
29:19j'en ai un le 9 mai,
29:21ça fait trois fois
29:22qu'on fait le menu.
29:23Ah oui ?
29:24Ah oui,
29:25oui.
29:25Et pourtant,
29:26bon,
29:27vous savez,
29:28un repas de mariage,
29:29maintenant,
29:30avec les vins et tout,
29:30il faut compter 85 euros.
29:32Alors,
29:33vous savez,
29:33bon,
29:33même si les gens fournissent
29:34le vin et tout,
29:35le tout,
29:36on tourne toujours
29:36à 50 euros.
29:38Et du coup,
29:39vous voyez des répercussions
29:40sur votre chiffre d'affaires,
29:41à vous ?
29:42Ah oui,
29:43oui,
29:43oui.
29:43Ça touche énormément.
29:46Énormément.
29:47Et puis,
29:48voilà,
29:48on est obligé de faire avec
29:49parce que vous avez des gens
29:51qui annulent complètement.
29:52Vous avez plein de gens.
29:56On vous tient au courant.
29:58Puis voilà,
29:59c'est tout.
30:00Là,
30:00l'autre jour,
30:00il y avait une dame
30:01qui avait demandé des gâteaux,
30:02tout ça.
30:02Elle a dit,
30:03monsieur,
30:03je suis désolé.
30:03Pourtant,
30:04c'est dans des prix raisonnables.
30:054,50 la part,
30:06ce n'est pas très cher.
30:07Eh bien,
30:08je vous tiens.
30:08Elle m'a dit,
30:08non,
30:09je ne peux pas.
30:10Je vais faire du plan à la maison
30:11et puis les enfants,
30:12ils seront contents.
30:12Et voilà.
30:13Et du coup,
30:14vous avez essayé aussi
30:15de repenser votre offre
30:16pour vous adapter à...
30:18Ah oui,
30:18oui.
30:19Alors,
30:19donc,
30:20bien sûr,
30:20j'ai adapté beaucoup de choses.
30:22Mais vous savez,
30:23vous avez quand même
30:24des marges à respecter.
30:25Bien sûr.
30:25Parce que le problème,
30:26il est là.
30:27C'est ça.
30:28On voit bien
30:29quand vous voyez une viande
30:31qui coûte tout de suite
30:3314,
30:3315,
30:3420,
30:3422 euros le kilo.
30:36Tout de suite,
30:37vous faites presque marche arrière
30:38un petit peu.
30:39Les gens,
30:39quand vous la ramenez ça,
30:42vous savez,
30:42quand vous faites un mariage,
30:43en général,
30:44on prend une viande de qualité,
30:47on fait un filet de bœuf en croûte
30:48ou chose comme ça.
30:50Le filet de bœuf,
30:51c'est 35 balles le kilo.
30:52Bien sûr.
30:54Donc,
30:54vous voyez ce que je veux vous dire.
30:55Alors,
30:56tout le truc,
30:57bon ben,
30:57on réduit un petit peu
30:59sur les légumes,
31:00on réduit sur la viande
31:01ou comment dirais-je,
31:04on réduit sur la viande,
31:05on en met moins
31:06parce que normalement,
31:07on doit mettre 250 grammes
31:08à peu près.
31:09Bon ben,
31:10on met 180 grammes.
31:11Et bien non,
31:11je peux faire des tranches plus petites
31:12et puis on reste là-dessus
31:13et ceci et cela.
31:14Vous voyez,
31:15quand on diminue le poids,
31:18vous diminuez la quantité.
31:19C'est logique.
31:21Donc,
31:21automatiquement,
31:23c'est compliqué un tout petit peu
31:25pour les gens.
31:25Bon,
31:26puis moi,
31:26vous savez,
31:27moi,
31:27je suis un peu généreux
31:29parce que moi,
31:29180 grammes pour des gens,
31:32vous savez,
31:32ça me fait de la peine.
31:33Alors,
31:33je laisse toujours à 200 grammes.
31:34Vous mettez un peu plus.
31:37Didier,
31:38on est avec un autre traiteur,
31:40Angélique.
31:40Bonjour,
31:41Angélique.
31:42Bonjour.
31:43Vous nous appelez d'où,
31:45Angélique ?
31:45De REC sur M.
31:47Et est-ce que vous constatez,
31:48comme Didier,
31:49qu'effectivement,
31:51vos clients ont tendance
31:52à réduire leurs commandes ?
31:55Ah oui,
31:56c'est depuis,
31:57comme disait Didier,
31:57c'est depuis un an à peu près.
31:59on voit que c'est vraiment
32:01beaucoup plus calme.
32:04Avant,
32:04les gens,
32:04ils faisaient des petites réceptions
32:05chez eux,
32:06ils ne voulaient pas s'embêter,
32:08ils faisaient des petites réceptions
32:08chez eux
32:10en comité restreint
32:12pour dix,
32:12une dizaine de personnes.
32:13Ils passaient par un traiteur,
32:15maintenant,
32:15ils font eux-mêmes.
32:17Après,
32:18tout ce qui est mariage,
32:19etc.,
32:20communion,
32:20baptême,
32:21les gens essayent de restreindre aussi,
32:23de faire à domicile
32:24au lieu de louer des salles,
32:25etc.
32:25C'est de plus en plus fréquent.
32:27Et vous datez tout ça d'il y a un an.
32:29Mais qu'est-ce qui s'est passé
32:30il y a un an ?
32:32Je pense que
32:34tout ce qui est,
32:35je ne sais pas,
32:36c'est peut-être sur les réseaux,
32:37etc.,
32:38l'amorosité ambiante
32:39par rapport
32:40à tout ce qu'on voit
32:42à la télé,
32:42aux informations,
32:43je ne sais pas.
32:44Plus qu'il y a deux ans
32:45ou qu'au moment de la guerre
32:46en Ukraine ?
32:47Ah oui.
32:48Ah oui.
32:49Je le sens depuis une année.
32:50Les prix ont explosé,
32:52en fait.
32:53Sur le bœuf,
32:54sur les poulets,
32:55etc.
32:56ça a explosé les prix.
32:59Et Angélique,
33:00est-ce que ça plombe
33:02votre morale,
33:02tout ça ?
33:03Pas du tout.
33:03Non ?
33:03Pas du tout,
33:04du tout.
33:04Non,
33:04non,
33:05du tout.
33:05Non.
33:06Comment vous faites
33:07pour faire face ?
33:08J'ai une botte secrète.
33:10J'ai un enfant
33:11handicapé de 30 ans
33:13qui me...
33:14C'est mon moteur,
33:15en fait.
33:15Donc,
33:17j'ai ma famille,
33:19j'ai ma fille,
33:20deux petites filles
33:21qui sont en pleine santé.
33:22et je me suis dit
33:23que si on se lève
33:24tous les matins
33:25et qu'on est encore en vie,
33:26déjà,
33:26c'est une bonne chose.
33:27Et mon fils,
33:28qui a été très très malade
33:30est encore avec nous
33:31et c'est ça mon moteur.
33:34Certains pourraient se dire
33:35que c'est dur.
33:36Malgré tout,
33:37c'est vous
33:37ce qui vous stimule.
33:39Ah oui,
33:39oui,
33:39oui,
33:40oui,
33:40c'est vraiment
33:42ma stimulation première,
33:43c'est mon fils
33:43et ma fille
33:44et mes petits-enfants.
33:46Vous avez dit tout à l'heure
33:47en standard,
33:47on essaye de garder
33:48une bulle autour de nous.
33:50Oui,
33:50en fait,
33:52tout ce qui est
33:52information,
33:53etc.,
33:53moi je regarde
33:54mais une fois
33:55que la télé est fermée,
33:56je n'y pense plus.
33:57Moi,
33:57ça ne me mine pas du tout.
33:58Après,
33:59quand ça me touchera personnellement,
34:00oui,
34:01mais j'essaye
34:02de ne pas y penser.
34:04Merci beaucoup,
34:05Angélique,
34:06pour votre témoignage.
34:07On va continuer,
34:08bien sûr,
34:09à évoquer ce sujet
34:10et puis je vous rappelle,
34:11à 14h,
34:12vous avez rendez-vous
34:13avec Jean-Alphonse Richard,
34:14comme chaque jour,
34:15l'heure du crime
34:16et aujourd'hui,
34:16c'est l'affaire
34:18Sophie Chehen,
34:18une jeune femme
34:19de 20 ans
34:20disparue à Laval
34:21en Mayenne,
34:21c'était en 1996,
34:23près de 30 ans
34:23après sa disparition,
34:25aucun indice
34:26n'a permis
34:26de la retrouver
34:27ni identifier
34:28un coupable.
34:29Ça,
34:30ce sera à 14h,
34:30nous,
34:31on se retrouve
34:31dans un instant,
34:32à tout de suite.
34:33Contactez-nous gratuitement
34:34via l'appli RTL
34:35ou au 30 de 10.
34:3650 centimes la minute.
34:40Jusqu'à 14h,
34:42Amandine Bégaud
34:43vous donne la parole
34:44sur RTL.
34:46Il en faut peu
34:48pour être heureux,
34:49vraiment très peu
34:50pour être heureux,
34:51il faut se satisfaire
34:53du nécessaire.
34:55Un peu d'eau
34:56fraîche
34:57et de verdure
34:58que nous prodigue
35:00la nature.
35:00Extrait,
35:01vous l'aurez reconnu
35:02du livre de la jeune voix.
35:03Ça,
35:03ça peut aussi
35:05parfois redonner le moral
35:06en tout cas
35:06ponctuellement
35:07de chanter.
35:09Tiens,
35:09pourquoi pas ?
35:10On continue
35:11à évoquer cette confiance,
35:12ce moral des ménages
35:13en chute libre,
35:14moins 5 points
35:15au mois d'avril.
35:16On est au plus bas niveau
35:17depuis la guerre
35:19en Ukraine,
35:20le début de la guerre
35:21en Ukraine
35:21en 2022.
35:22Bonjour Claude.
35:24Oui,
35:24bonjour.
35:25Vous nous appelez d'où Claude ?
35:27À côté de Bordeaux.
35:28Est-ce que vous aussi
35:29vous constatez
35:30autour de vous
35:31ou même vous-même
35:32une baisse de morale ?
35:35Moi,
35:36personnellement,
35:37je n'ai pas
35:38une baisse de morale.
35:40Certainement pas.
35:42Bon,
35:42du Pouzou non plus.
35:44Dans l'entourage
35:45que j'ai,
35:46c'est des chefs
35:48d'entreprise,
35:48c'est des retraités.
35:50Non,
35:51pas plus que ça
35:52parce qu'on a
35:53beaucoup borlingué
35:53et je peux vous dire
35:55quand même
35:56qu'en France,
35:56on est un beau pays.
35:59Quand on râle
36:0010 heures,
36:01on a attendu
36:0210 heures aux urgences.
36:03Ben oui,
36:04mais vous avez attendu
36:0510 heures aux urgences
36:06parce que vous n'alliez pas
36:07mourir
36:08et puis
36:10vous avez attendu
36:1110 heures aux urgences
36:12mais vous avez été pris en charge
36:14et vous avez été soigné
36:15et vous n'avez rien raqué.
36:19Moi,
36:20j'ai travaillé
36:21et j'ai circulé
36:22beaucoup,
36:23beaucoup,
36:24beaucoup,
36:2477 pays
36:25en 40 ans.
36:26Ah ouais ?
36:26Et qu'est-ce que vous faisiez ?
36:27C'était pour votre travail ?
36:29Oui,
36:29ouais,
36:29ouais,
36:30c'était pour mon travail.
36:31Vous faisiez quoi ?
36:32Je travaillais.
36:33D'accord.
36:35À 20 ans,
36:36le jour de mes 20 ans,
36:37je sautais sur Colvésie.
36:38Donc après,
36:39vous voyez quoi.
36:40Sur quoi ?
36:41Je n'ai pas entendu,
36:42pardon.
36:43Sur Colvésie,
36:43Colvésie.
36:44Voilà.
36:46en 78,
36:47en mai 78.
36:48Donc,
36:49j'avais 20 ans,
36:49ce jour-là.
36:50Donc après,
36:51après,
36:52j'ai travaillé.
36:53Et pour vous dire
36:54que vous alliez
36:55chez les,
36:56dans les hôpitaux,
36:58ben,
36:58les hôpitaux,
36:59c'était crédit carte
37:00à Singapour,
37:01aux Etats-Unis,
37:03n'importe où.
37:04En Afrique,
37:05en Afrique,
37:05vous n'aviez pas d'argent,
37:06vous ne faisiez pas soigner
37:08et voilà.
37:09Et maintenant,
37:10et maintenant,
37:13ils soignent
37:13parce qu'avec ce qu'ils ont,
37:15les pauvres gens.
37:16Et ce qui me blasse,
37:18moi,
37:18ce qui m'ennuie,
37:19c'est très correct,
37:20c'est que les Français,
37:21on est quand même
37:22de moins en moins
37:23bien vus partout.
37:24Mais après,
37:26le moral y est,
37:27il ne faut pas rêver.
37:28Et ceux qui ne sont pas bons,
37:30qui n'ont pas le moral,
37:31allez faire un tour
37:32dans les hostos
37:33à Bordeaux,
37:33à côté de Bordeaux,
37:34il y a un qui s'appelle
37:35la Tour de Gacy.
37:36C'est les accidents de la route
37:37et les accidents
37:39de toute la vie et tout.
37:42Vous voyez,
37:43allez faire un tour,
37:43les gens,
37:44du coin.
37:45Et vous allez voir
37:46si vous n'allez pas ressortir
37:47avec le moral.
37:48Vous avez les deux bras,
37:48les deux jambes.
37:49C'est sûr,
37:50c'est plus cher.
37:50Avec par exemple,
37:51l'essence,
37:52elle est plus chère.
37:52Avec moi,
37:53j'en mets moins.
37:54Oui,
37:54mais Claude,
37:55vous n'avez pas besoin
37:56forcément.
37:58Je pense aux gens
37:58qui travaillent.
37:59On entendait par exemple
38:00des aides à domicile.
38:01Elles n'ont pas le choix.
38:03Elles ne gagnent pas beaucoup
38:04et il faut qu'elles remplissent
38:05leurs...
38:06Mais c'est ça
38:07que je trouve
38:08anormal.
38:08C'est ceux-là
38:09qu'il faut payer plus.
38:10C'est ceux-là
38:10qui, sans doute,
38:12doivent avoir
38:13une vraie baisse de morale
38:14et il y a de quoi.
38:16Déjà,
38:17moi,
38:18j'ai beaucoup de respect
38:18pour ces personnes.
38:20Pour ces personnes,
38:21mais c'est évident.
38:22Mais c'est le système
38:24qui est comme ça.
38:25Parce que,
38:26à l'arrivée,
38:27quand vous payez
38:28la facture d'une heure
38:29de cette dame-là
38:31à un organisme
38:32qui...
38:33Ce n'est pas le salaire
38:34qu'elle va avoir.
38:35C'est loin de ça.
38:37Je comprends
38:38qu'ils n'aient pas le moral.
38:39Je comprends.
38:41Mais j'en connais
38:42qui gagnent
38:421 000 euros par mois.
38:441 000 euros par mois
38:45qui...
38:47Je vois qu'ils mettent
38:48du carburant.
38:48Ils me disent
38:49« Bientôt,
38:50on va travailler
38:50pour aller payer. »
38:51Mais ils sont ravis.
38:52Ils sont ravis
38:53d'aller travailler
38:54parce que ça leur plaît.
38:55Bon,
38:56écoutez,
38:56merci Claude.
38:57Et ça faisait du bien
38:58aussi de vous entendre.
39:00Françoise,
39:01bonjour.
39:01Bonjour,
39:02enfin.
39:03Enfin,
39:03vous attendez.
39:04Depuis le temps
39:04que j'essaye de vous joindre.
39:06c'est vrai ?
39:07Ah bah,
39:07écoutez,
39:08une fois,
39:09j'ai eu une personne
39:09au téléphone.
39:10C'était quand la fille
39:11de Gilles Berbeco
39:12avait reproché
39:12au radio
39:14de ne pas passer
39:15les chansons de son père.
39:15Ah oui,
39:16c'est il y a longtemps.
39:17J'avais chanté.
39:19Ah oui ?
39:19Et la dame me dit
39:19« Oh là,
39:20vous avez une belle voix. »
39:21Et depuis,
39:22je dis « Mais c'est pas possible. »
39:23Et aujourd'hui,
39:23j'ai eu Victor.
39:24J'ai dit
39:24« Je n'ai pas déjeuné. »
39:27Je déjeune en écoutant RTL.
39:29C'est bien ça, Françoise.
39:30Il est interdit
39:30de me téléphoner
39:31de 13h à 15h.
39:33Parce qu'à 14h à 15h,
39:35j'ai l'heure du crime.
39:37Bon,
39:37vous,
39:37vous avez l'air
39:38d'avoir le moral
39:39quand je vous entends.
39:40j'ai la pêche.
39:411600 euros de retraite
39:42par mois.
39:43Ah,
39:43c'est pas beaucoup.
39:43700 euros de loyer.
39:45Mais comme je disais
39:45à la personne
39:46que j'ai eu au téléphone,
39:47je vis dans la nature,
39:49les bois.
39:50Je fais de la marche
39:51tous les jours,
39:52une heure et demie de marche.
39:53J'ai 77 ans bientôt.
39:55J'ai 10 ans de moins
39:56que la personne
39:57qui vous a appelée
39:58tout à l'heure
39:58qui a dit
39:59que dans le temps,
39:59on fabriquait nos jouets,
40:01on faisait...
40:01Ben oui,
40:02ben voyez,
40:02c'était ça
40:03la belle époque.
40:05Ça vous manque
40:05cette époque ?
40:06Ah oui.
40:07Écoutez,
40:07moi,
40:08mon père,
40:08il n'était pas pauvre
40:09et il gagnait bien sa vie.
40:10Enfin,
40:10il était matelot.
40:12Eh ben écoutez,
40:12ma poupée,
40:13c'était un morceau de bois.
40:16La poussette,
40:17un carton
40:18avec une ficelle au bout
40:19et je me promenais
40:20comme ça
40:21dans les...
40:22Voilà.
40:23Eh ben voilà,
40:23c'était ça.
40:24Et aujourd'hui,
40:25les enfants,
40:26ils ont tout,
40:27tout, tout,
40:27tout,
40:28on leur achète.
40:28Et quand je les vois
40:29crier dans les magasins
40:31jusqu'à ce qu'on leur sait,
40:32de...
40:32Je ne comprends pas.
40:33Ah non,
40:34non,
40:34non,
40:34moi je suis heureuse.
40:35J'ai la verdure.
40:37Je pensais à vous justement
40:38parce que tous les samedis,
40:40je vais acheter mes oeufs à pied
40:41en traversant les bois.
40:43Des oeufs,
40:44mais alors des bons oeufs bio.
40:45Ah,
40:45vous allez les acheter où ?
40:47Au loge,
40:48en Joseph,
40:48mais c'est de 10h à midi.
40:50Et là,
40:50vous voyez les poules,
40:52vous voyez,
40:52il y a un mouton
40:53avec sa maman
40:55et les légumes,
40:56tous les légumes.
40:57mais Françoise,
40:58vous disiez 1 600 euros
40:59de retraite,
41:00700 euros de loyer.
41:02700 euros de loyer.
41:03700 euros, pardon.
41:04Donc ça veut dire
41:04qu'il vous reste moins de 900 euros
41:05par mois
41:07pour manger.
41:08Oui.
41:09J'imagine,
41:09je ne sais pas,
41:10vous avez une voiture ?
41:11J'ai une voiture.
41:12Dernièrement,
41:13j'étais en Bretagne.
41:14J'ai fait l'aller-retour
41:15Bretagne,
41:16l'autoroute.
41:17L'autoroute,
41:17l'essence,
41:18la voiture,
41:18l'assurance.
41:19Je la sors une fois par semaine.
41:21Je fais tout à pied.
41:22J'habite à côté de...
41:24Je n'habite pas le village.
41:25J'habite à côté
41:26du musée de la Toile de Jouy,
41:27mais je fais tout à pied.
41:29Et là,
41:30vous voyez,
41:30je fais un repas par jour,
41:32une demi-baguette le matin.
41:34Là,
41:34je vais déjeuner
41:35et ce soir,
41:36comme je déjeune tard,
41:37le soir,
41:37je n'ai pas faim.
41:38Si j'ai faim,
41:39je mange deux yaourts.
41:40Mais ça,
41:40c'est en raison
41:41de votre budget ?
41:43Ah non,
41:44non,
41:44pas du tout.
41:45C'est un rythme
41:46que j'ai pris.
41:47La demi-baguette le matin,
41:48vous savez,
41:48ça tient avec le beurre salé,
41:50celle de Guérande.
41:52Et là,
41:52je vais déjeuner.
41:55Et là,
41:56vous voyez,
41:56l'heure qu'il est,
41:57en général,
41:57je déjeune toujours
41:58vers 13h30
41:59et ce soir,
42:00je vais manger deux yaourts.
42:01Bon,
42:02écoutez,
42:02Françoise,
42:03gardez le sourire.
42:04Quand je me réveille,
42:05j'ai faim
42:05et c'est le repas
42:06que je préfère,
42:07le petit déjeuner.
42:08Vous avez raison.
42:09Françoise,
42:10gardez le sourire.
42:11Je voudrais qu'on entende
42:12Thérèse également.
42:13Bonjour Thérèse.
42:14Bonjour Amandine.
42:15Je suis contente
42:16de vous entendre.
42:16Moi aussi.
42:17Voilà,
42:18il y a longtemps
42:18que je voulais vous avoir
42:20et puis bon,
42:21voilà,
42:21je suis passée
42:22toujours à l'as.
42:23Bon,
42:23non.
42:23Voilà.
42:24Écoutez,
42:24moi,
42:25je suis très contente
42:26de vivre.
42:26J'ai avoir 92 ans.
42:28Évidemment,
42:29j'ai aimé la vie,
42:30la vie parce que
42:31j'ai tellement travaillé,
42:32j'ai tellement connu de choses
42:34et puis maintenant,
42:36malheureusement,
42:36je ne vois presque plus clair
42:38et je ne peux plus sortir seule
42:40et ça,
42:41ça me désole
42:41mais j'écoute tout.
42:44Je fais du yoga,
42:45je fais de la gym,
42:48j'écoute les grosses têtes,
42:50j'écoute les,
42:51comment dirais-je,
42:52les auditeurs tous les jours
42:54bien sûr
42:54et Éric Jean-Jean.
42:56Oui,
42:57ah oui,
42:57vous êtes,
42:58mais attendez,
42:58bientôt 92 ans,
43:00vous faites du yoga et de la gym ?
43:01Oui,
43:0192,
43:02oui.
43:02Yoga et gym ?
43:03J'aime beaucoup aussi
43:04la grande librairie
43:05qui nous apprend beaucoup de choses.
43:08Oui,
43:08avec Auguste en rettenant.
43:09Il y a des choses avec IA,
43:10je ne comprends plus rien.
43:12Ah bah oui,
43:13mais bon.
43:13Et attendez,
43:13le yoga,
43:14donc vous faites ça
43:15chez vous ?
43:16Oui,
43:17oui,
43:17ah oui,
43:18j'avais appris à Paris
43:19avec une amie
43:20qui était kiné
43:21et elle nous apprend
43:22des magnifiques respirations,
43:27visualisations
43:27et puis et tout
43:28et je trouve que ça m'a
43:30beaucoup,
43:30beaucoup apporté.
43:32D'ailleurs,
43:32je pense que si je suis encore là,
43:34c'est grâce à ça.
43:35Bon bah écoutez,
43:36merci beaucoup Thérèse,
43:37j'étais ravie de vous entendre
43:38et rappelez-nous,
43:38on échangera à nouveau,
43:40ça fait plaisir d'entendre,
43:43on entend le sourire
43:43dans votre voix.
43:44Alors oui,
43:45c'est vrai qu'il y a plein de raisons
43:46de s'inquiéter
43:46cette guerre au Moyen-Orient,
43:48la guerre en Ukraine,
43:48oui,
43:49les prix des carburants,
43:50c'est parfois difficile
43:52et je le sais pour certains d'entre vous,
43:53vous nous le dites souvent,
43:55de terminer le mois,
43:56de faire vos courses,
43:57oui,
43:58oui,
43:58mais vous l'avez entendu,
43:59parfois on peut aussi
44:00un tout petit peu retrouver le sourire
44:01avec des choses simples.
44:03Voilà,
44:03j'espère que ça vous aura peut-être
44:05un tout petit peu réconforté
44:06pour certains d'entre vous.
44:08On se retrouve dans un tout petit instant,
44:09on va parler d'un autre sujet,
44:11le logement
44:11et ses annonces hier du Premier ministre.
44:14Bonne idée ou pas
44:15de remettre sur le marché
44:16des passoires thermiques,
44:17je vous attends,
44:17à tout de suite.
44:4013h52 sur RTL pour terminer l'émission,
44:42je voulais qu'on revienne sur ces annonces
44:44sur le logement,
44:45ça fait partie des préoccupations
44:47des Français,
44:48on sait à quel point
44:49c'est difficile aujourd'hui souvent
44:50de trouver un appartement à louer,
44:53notamment dans certaines villes
44:55extrêmement tendues.
44:57Sébastien Cornu,
44:58le Premier ministre,
44:58a fait une série d'annonces hier,
45:00fini notamment l'interdiction
45:01de louer des passoires thermiques.
45:03Les propriétaires de logements
45:04classés F ou G
45:06vont pouvoir remettre leurs biens
45:08sur le marché
45:09à condition de s'engager
45:10à les rénover d'ici 3 à 5 ans.
45:12Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
45:13Est-ce que c'est la solution
45:14pour lutter contre la crise du logement ?
45:17On va en parler avec
45:18Laure et Laurence
45:19qui sont toutes deux agents immobiliers.
45:21Bonjour Laure.
45:22Bonjour.
45:23Alors c'est intéressant Laure
45:24parce que vous avez
45:25la double casquette.
45:26Vous êtes agent immobilier ?
45:27Oui.
45:28C'est ça ?
45:28Où ça ?
45:30Dans le 92.
45:31Un petit peu sur Paris
45:32mais beaucoup dans le 92.
45:33En Ile-de-France.
45:34Et vous êtes par ailleurs
45:36propriétaire de trois studios.
45:37Oui.
45:38On va dire que ce sont des studettes.
45:39Des studettes ?
45:40Et agréables à habiter.
45:42D'accord.
45:42Donc qui sont classés quoi ?
45:44Qui sont classés D.
45:45D'accord.
45:46Donc ça vous n'avez pas de...
45:48Je ne suis pas concernée
45:49par cette remise en cause
45:50du DPE.
45:50Tout à fait.
45:51Et est-ce que vous pensez
45:52que ça va remettre
45:54comme le pense le gouvernement
45:56des appartements
45:57sur le marché
45:57de la location ?
45:58Oui, oui et oui.
46:00Pour différentes raisons.
46:02La première c'est que
46:03je pense que les personnes
46:04qui ont des faibles revenus
46:05préfèrent encore habiter
46:07un logement F ou G
46:08plutôt que de dormir dans la rue.
46:10Moyennant un loyer adapté
46:11bien sûr.
46:12Et puis de toute manière
46:13les DPE, F et G
46:15depuis que cette classification existe
46:17les propriétaires ont continué
46:19à les louer.
46:20Le plus souvent
46:20s'en est déclaré du reste.
46:22Ah bon ?
46:23Et l'eau blague en fait ?
46:24J'en connais plein.
46:25Tout à fait.
46:26Et puis j'allais rajouter
46:27quelque chose.
46:28C'est que le mode de calcul
46:29du DPE, il était fantaisiste.
46:31Un logement qui était chauffé
46:32à l'électricité,
46:33qui est chauffé à l'électricité,
46:35était pénalisé.
46:36Il était classé F ou G
46:37alors qu'il n'y a rien
46:38de plus écolo
46:39que l'électricité.
46:40Donc le gouvernement
46:41a fait marche arrière
46:42il y a 3 ou 4 ans.
46:43Ces mêmes logements
46:44ont été reclassifiés
46:46en DPE, E, voire D.
46:48Donc c'était à mon sens
46:50une loi qui était vertueuse.
46:54C'était pour éviter
46:54les déperditions de chaleur
46:56et loger dignement les gens.
46:57Mais elle a été mal pensée
46:59et elle a été mal appliquée.
47:01Donc là, si maintenant
47:02ces logements
47:03qui étaient avant
47:04classés F et G
47:06reviennent sur le marché
47:07de la location,
47:08ce n'est pas une mauvaise chose.
47:09Est-ce que les gens
47:09vont faire des travaux ?
47:10Est-ce que les propriétaires
47:10vont vraiment faire
47:11des travaux ou pas ?
47:13En partie.
47:14Pas complètement,
47:14bien évidemment.
47:15Il y a toujours des roublards.
47:16Mais en partie,
47:18je pense que ça va les aider
47:19parce que c'est venu brutalement
47:20quand même cette chose-là.
47:22Alors, je disais,
47:23l'idée c'est de lutter
47:24contre cette crise du logement
47:25et que c'est vrai que parfois
47:26dans les grandes villes
47:27et notamment à Paris
47:28et en région parisienne,
47:29on se retrouve avec des situations
47:31complètement ubuesques
47:32où il y a des dizaines
47:33et des dizaines de personnes
47:34sur le même appartement
47:35à louer.
47:36Vous, vous le constatez
47:37tous les jours ça ?
47:38Ah, mais tout à fait.
47:39À Paris,
47:40lorsque je mets une annonce
47:41pour louer une de mes petites studettes,
47:44j'ai peut-être 80 contacts.
47:4680 ?
47:47Oui.
47:48Ah oui ?
47:48C'est bien simple,
47:49les gens se mettent des alertes
47:50donc l'annonce est à peine en ligne
47:52que j'ai déjà des appels.
47:53Donc, je suis obligée
47:54de faire une sélection,
47:55bien évidemment.
47:57Mais si je puis me permettre
47:59la hantise de la location
48:01et ce qui justifie pas mal
48:03de difficultés à se louer,
48:04c'est quand même Airbnb.
48:05Ah oui ?
48:06Déjà, c'est la hantise
48:08des copropriétés
48:09parce que les gens
48:09vous massacrent
48:11les parties communes
48:12en deux temps, trois mouvements
48:13mais c'est surtout
48:14qu'à Paris
48:15comme dans les villes de province,
48:17beaucoup de logements
48:18sont désignés
48:20pour faire du SBNB
48:21et puis les jeunes
48:22ou les moins jeunes d'ailleurs
48:23ne peuvent pas que l'être.
48:24Et c'est ça qui est aussi responsable
48:25de la pénurie de logements ?
48:26Oui, tout à fait.
48:27À mon sens.
48:27À mon sens,
48:28très modeste, c'est ça.
48:29C'est intéressant
48:30puisqu'on est aussi avec Laurence.
48:32Bonjour Laurence.
48:33Bonjour Amandine.
48:34Vous êtes agent immobilier ?
48:36Également, oui.
48:37Et vous avez aussi un logement
48:39dans quelle région, Laurence ?
48:41Dans le 44, sur la côte.
48:42Loire-Atlantique.
48:43Loire-Atlantique, voilà.
48:44Donc nous, nous sommes concernés
48:46par les locations saisonnières
48:47et puis par les locations aussi,
48:49on a une pénurie de locations à l'année.
48:52Vous avez un logement, vous,
48:53qui est classé F, je crois ?
48:55C'est ça.
48:55Je suis actuellement,
48:56je vis dedans.
48:57Oui.
48:58Je l'avais mis en location
48:59auparavant à l'année.
49:00Je ne l'en ai plus
49:01à cause de la note énergétique.
49:02C'est un logement
49:03qui est super.
49:04C'est juste que c'est une petite surface
49:06et c'est un immeuble ancien.
49:08Donc c'est très mal noté
49:10et je pourrais difficilement faire mieux.
49:12Bon, j'ai changé les radiateurs, mais...
49:14Donc vous ne pouvez pas faire les travaux ?
49:16Non, non.
49:17C'est un bâtiment classé.
49:18On ne peut pas faire
49:18d'isolation par l'extérieur.
49:21Voilà.
49:21Donc, je vais le mettre en Airbnb.
49:23D'accord.
49:23Ah oui, parce qu'en Airbnb,
49:24il n'y a pas cette histoire de classement.
49:26C'est ça.
49:26C'est parfait.
49:27Et beaucoup de logements
49:29sur Saint-Brévin,
49:29parce que je suis à Saint-Brévin
49:30et à l'entour,
49:32nous avons ce problème.
49:34Ce problème
49:34parce qu'on a des maisons classées,
49:36des maisons anciennes,
49:37des logements assez anciens
49:39qui ne sont pas insalubres du tout.
49:40Non.
49:41On a une douceur quand même
49:43sur la côte.
49:44On n'a pas des hivers très rudes.
49:45Malgré tout,
49:46on ne peut pas louer
49:48les appartements.
49:49C'est déplorable.
49:51Et ceux qui...
49:52Les propriétaires
49:53qui sont déjà en F ou G,
49:55qui ne louent plus leur appartement,
49:56ils ne vont pas remettre
49:57leur appartement sur le marché
49:59et faire les travaux
49:59dans les cinq ans à venir
50:01parce qu'il n'y a déjà pas de locataire.
50:03Donc, on ne va pas mettre un locataire.
50:05Les délogés,
50:06il faut les retrouver,
50:07les reloger
50:08pour le temps des travaux.
50:09C'est impossible.
50:11Donc, en fait,
50:11c'est une fausse solution.
50:12Mais vous, vous dites
50:13que ça ne sert à rien
50:14cette mesure qui a été annoncée.
50:15Ce n'est pas ça
50:16qui va permettre
50:16de remettre
50:17des centaines de milliers
50:18de logements
50:19sur le marché ?
50:20Non.
50:21Parce que les propriétaires
50:21sont quand même conscients
50:22qu'il va falloir le faire.
50:23Ils le feront de toute façon.
50:24Mais s'il n'est déjà pas loué,
50:26ils ne vont pas mettre
50:27de locataire
50:28pendant le temps des travaux.
50:29Vous voyez,
50:30ils vont refaire les travaux
50:31et ils mettront
50:31le locataire après.
50:32Donc, c'est que déplacer,
50:34reporter le problème.
50:36Le problème, il est là.
50:37Il faut le résoudre.
50:38Et ce n'est pas en faisant ça
50:39qu'on contraint encore davantage
50:41les propriétaires
50:43qui ne veulent plus de contraintes,
50:44qui sont déjà submergés
50:46de contraintes.
50:47Ça devient infernal.
50:49Moi, je ne peux pas
50:49financièrement, en tout cas,
50:51remettre mon appartement
50:52en état
50:53pour le louer.
50:53Je préfère t'arrêter dedans
50:55ou le mettre en Airbnb.
50:56Merci beaucoup,
50:57Laurence et Laure,
50:58pour vos témoignages.
50:59C'était deux témoignages différents
51:02dans deux régions différentes
51:05sur cette question.
51:06De quoi peut-être vous aider,
51:08vous,
51:08à faire votre opinion.
51:09C'est en tout cas ça,
51:10le principe des auditeurs.
51:11On la parle.
51:12La semaine prochaine,
51:12c'est Hortense.
51:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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