- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 13 avril 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, tous les regards, une nouvelle fois tournés vers le détroit d'Hormuz,
00:13puisque les Etats-Unis doivent commencer à bloquer les ports iraniens cet après-midi.
00:18Donald Trump a fixé la fin de l'ultimatum à 16h.
00:23L'Iran, de son côté, crie à la piraterie et menace de s'en prendre au port de la région.
00:28Le baril de Brent, lui, est repassé au-dessus des 100 dollars ce matin, à 102,70 dollars.
00:34Pas de perspective, donc de baisse à la pompe pour l'instant.
00:38Du côté du 1er mai, le gouvernement semble vouloir calmer le jeu,
00:42puisque la CMP, la commission mixte paritaire, cette réunion entre 7 députés et 7 sénateurs
00:48pour faire passer la proposition de loi qui devait avoir lieu demain,
00:51a priori n'aura pas lieu, en tout cas pas demain.
00:55C'est ce qu'indique une source du gouvernement ce soir.
00:59Les syndicats, eux, seront reçus au ministère du Travail.
01:02Le gouvernement a-t-il ou non raison de vouloir calmer le jeu ?
01:05On va en parler et en débattre dans un instant avec vous.
01:08Au 30 de 10, et puis on peut aussi parler du Scrabble,
01:13puisque je vous le disais, c'est aujourd'hui la journée mondiale
01:16et les Français sont fans de Scrabble.
01:17300 000 boîtes qui s'écoulent chaque année.
01:20Alors si vous jouez au Scrabble, depuis quand, comment, avec qui ?
01:24Là encore, j'attends vos témoignages, on en parlera en fin d'émission,
01:27mais vous pouvez nous appeler dès à présent au 30 de 10.
01:29La météo.
01:31Louis, on l'a vu, aujourd'hui on a cette France coupée en deux.
01:33Est-ce que demain ça s'arrange ?
01:34Oui, ça s'arrange nettement à partir de demain.
01:37On aura encore quelques averses demain, des Vosges aux Alpes,
01:40avec un petit peu de neige à partir de 1200 ou 1500 mètres.
01:43Mais dans toutes les autres régions, ça va être retour d'un temps sec.
01:46C'est vrai que quand on voit la situation aujourd'hui, on a du mal à le croire,
01:48mais les modèles nous le confirment, tous.
01:51Donc retour d'un temps sec, avec même de belles éclatations au cours d'après-midi.
01:54Alors sauf du côté de la Bretagne, où là, on considère avoir un ciel un peu plus nuageux,
01:57voire quelques gouttes de pluie.
01:59Il restera du Mistral et de la Tramontane jusqu'à 80 km heure autour du golfe du Lyon.
02:03Et avec ce soleil qui reviendra plus facilement, les températures vont repartir à la hausse.
02:07On franchira à nouveau les 15 degrés dans la moitié nord, 20 degrés dans le sud.
02:11Mercredi, quelques nuages dans le nord-ouest,
02:12mais de nouveau, à partir de jeudi et jusqu'à vendredi, voire samedi,
02:16on devrait avoir un temps sec, ensoleillé, et avec des températures au moins de 16 ans.
02:20Bon, ben c'est pas si mal finalement cette semaine.
02:22C'est pas si mal cette semaine, hormis au jour.
02:23Bon, je pense à tous ceux qui sont en vacances, les enfants des zones A et B,
02:27et ben ils peuvent en profiter.
02:28Un peu de patience, à partir de demain ça ira mieux.
02:30Merci beaucoup Louis.
02:33Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:37Amandine Bégaud sur RTL
02:39On va commencer, donc on va parler du 1er mai.
02:41Je vous le disais, le gouvernement semble vouloir tenter, en tout cas de calmer le jeu.
02:47Pas de passage en force, a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu,
02:51qui a demandé à ce que les syndicats soient reçus.
02:54Et puis, cette réunion de députés et de sénateurs,
02:57qui étaient censés faire adopter cette loi demain,
03:01est a priori reportée.
03:04Le gouvernement a-t-il raison ou non d'agir ainsi ?
03:07On va en débattre avec vous.
03:08Bonjour Victor.
03:09Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:10Et on a des messages sur les réseaux sociaux.
03:12Exactement, donc le débat du 1er mai vous agite sur la page Facebook.
03:16Caroline, quand les grandes surfaces ouvriront aussi le 1er mai,
03:19parce qu'elles vendent du pain et des fleurs,
03:20et bien les boulangers et les fleuristes viendront pleurer,
03:23mais il sera trop tard.
03:24Et puis de l'autre côté, on a Franck.
03:26Est-ce que l'on peut se dire que le monde du travail doit évoluer ?
03:29Chacun devrait pouvoir décider s'il profite d'un 1er mai pour se reposer,
03:32ou alors pour gagner plus.
03:34Merci beaucoup Victor.
03:35Vous continuez à nous appeler, à réagir au 3210.
03:37On va en parler d'abord avec Bruno.
03:38Bonjour Bruno.
03:41Bruno ?
03:42Allô, allô, est-ce que Bruno est là ?
03:43Oui, bonjour.
03:46Vous nous appelez d'où Bruno ?
03:47T'en plaît, en pével.
03:49Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:50Vous en pensez quoi de ce débat autour du 1er mai ?
03:52Écoutez, ça revient à chaque fois, sur le tapis.
03:56Et puis, alors, il faudrait un peu de sagesse de la part de tous,
04:02parce que dernièrement, enfin avant moi,
04:05il a été dit que ça laisserait le chemin libre aux grandes surfaces
04:11pour vendre du pain et du muguet.
04:13Est-ce que les grandes surfaces ont besoin de travailler le 1er mai ?
04:17Non, je ne pense pas.
04:18Par contre, les petits artisans qui ont besoin de travailler,
04:23comme nos boulanges riches et nos petits vendeurs de fleurs
04:29et qui vendent le muguet le 1er mai, ont besoin de travailler.
04:35Eux, ils ont besoin de ce jour-là.
04:37Mais les grandes surfaces n'en ont pas besoin.
04:39Donc, laisser travailler ces petits artisans et commerçants
04:44de proximité et qui en ont besoin.
04:47Parce qu'il y a des gens qui, parmi eux ou elles,
04:51il faut faire le choix au peuple qui travaille.
04:54C'est celui qui a besoin de travailler pour avoir plus.
04:58surtout les monoparentaux qui, malheureusement,
05:01ont besoin de cette peut-être journée pour gagner un peu plus
05:05et qu'ils ne soient pas les manipulés par les syndicats, les politiques.
05:11Bruno, je ne sais pas si vous avez entendu.
05:13Le gouvernement essaye, je le disais, de calmer le jeu
05:16et ne veut pas passer en force.
05:19Vous trouvez qu'il se trompe, du coup ?
05:21Alors, passer en force, pourquoi ?
05:23Parce que, il ne faut pas, non, il ne faut pas,
05:27il faut garder le respect, le respect des institutions
05:31et le respect de la voix de tout le monde.
05:34J'entendais ce matin la responsable de la CGT.
05:38Oui, Sophie Biret.
05:39Oui, je l'ai bien écoutée.
05:41Elle n'a pas tort sur toute la ligne, sauf une partie.
05:46Laisser le choix aux employés et laisser le choix aux ouvriers
05:51dans ces petites entreprises qui sont locales
05:55et qui ont envie de travailler et qui ont besoin
05:57parce que c'est leur journée en plus pour gagner un peu plus
06:02et laisser les faire.
06:04C'est vrai que dans les grandes surfaces,
06:06ça peut se négocier, mais ce n'est pas possible.
06:10Alors justement, Bruno, j'aimerais qu'on entende
06:12quelqu'un qui est directement concerné.
06:14Bonjour Stéphanie.
06:16Oui, bonjour Anandine.
06:17Vous êtes vendeuse en boulangerie, vous ?
06:20Oui, depuis fort longtemps.
06:22Alors, je suis vendeuse en boulangerie à Aigperce, dans le Puy-de-Dôme.
06:25Bon, et alors vous, vous souhaiteriez être autorisée
06:29à travailler le 1er mai ou pas ?
06:30Mais je n'y vois pas autrement.
06:34Voilà, je n'y vois pas autrement.
06:36Mais de quel droit on va m'empêcher de travailler ?
06:40Donc ça vous agace que ce débat revienne
06:42et que le gouvernement tente de calmer le jeu ?
06:44Mais bien sûr, mais il ne devrait même pas y avoir de débat.
06:49Voilà, les gens, on travaille, on va au travail.
06:52Vous allez bien travailler, vous ?
06:54Oui.
06:55On ne va pas couper.
06:56Oui, non mais ça fait partie des secteurs autorisés.
07:01Et effectivement, aujourd'hui, les boulangers peuvent ouvrir tout seuls,
07:05mais pas avec leurs salariés.
07:08Oui, mais par exemple, chez moi, mon patron est boulanger.
07:12Oui.
07:12C'est-à-dire qu'il fait la 10h du soir et il travaille jusqu'à 6h du matin.
07:16Et en plus, il va faire la vente ?
07:18Non, mais je suis complètement d'accord avec vous, Stéphanie.
07:20Donc, il faut quand même qu'ils vivent dans un monde réel, ces gens-là.
07:25Elle ne va pas manger de pain, Mme Binet, le 1er mai ?
07:28Elle dit qu'on peut l'acheter la veille et le manger.
07:30Oui, oui, bien sûr.
07:31Eh bien, j'aimerais bien la suivre, Mme Binet, le 1er mai.
07:36Non, mais l'attitude de gouvernement, Stéphanie, ça m'intéresse.
07:39Parce que le gouvernement, finalement, on a un peu l'impression qu'il fait marche arrière.
07:43Oui, parce que c'est de la politique.
07:46Mais les gens qui vont travailler le 1er mai, ils vont toucher plus d'argent.
07:49Vous croyez qu'en ce moment-là, vous croyez que...
07:52Alors, je vais parler pour moi.
07:54Vous croyez que quand moi, je vais à la station, ils disent
07:56« Oh, c'est Stéphanie, vas-y, Stéph, remplis ton réservoir. »
08:01Donc, vous gagnez double ce jour-là, Stéphanie ?
08:03Oui.
08:03Bon, et ça fait...
08:06C'est quand même un bon coup de pouce, quoi, pour la fin du mois.
08:08Oui, ce n'est pas négligeable.
08:10Alors, je ne le fais pas uniquement...
08:12Enfin, je le fais, oui, parce que voilà.
08:13Mais je suis dans une entreprise familiale
08:16où, en plus, c'est ce que je disais à Victor tout à l'heure,
08:19je ne me vois pas dire à mon patron aujourd'hui,
08:23le vendredi 1er mai, je ne viens pas.
08:26Stéphanie, on est également avec Alain.
08:28Bonjour, Alain.
08:29Oui, bonjour.
08:29Alors, vous, vous êtes traiteur.
08:31Oui.
08:32Officiellement, vous avez le droit d'ouvrir, vous, en tant que patron ou pas ?
08:36Alors, je vais vous dire...
08:40Qu'on m'interdise d'ouvrir, j'ouvrirai quand même.
08:44Je vais vous expliquer pourquoi.
08:45Le 1er mai, moi, j'ai des repas.
08:48Oui.
08:48Je vais aller chez mon boulanger.
08:50Il va me dire, excuse-moi, Alain, mais là, il n'y a plus de personnel.
08:53Je ne peux pas t'honorer tes repas.
08:55Je vais dire à mes clients, vous m'excuserez, c'est le 1er mai.
08:58Il n'y a plus de boulangerie, il n'y a pas de pain.
09:00Mais c'est quoi cette histoire ?
09:01On est endettés jusqu'au cou.
09:03On est dans la merde en France.
09:05On ne ressemble plus à rien.
09:06Et puis, on va encore interdire parce qu'il y a des gens qui décident.
09:10Mais ils vont chercher leur pain, leur croissant le 1er mai.
09:12Mais c'est quoi ?
09:12On nous interdit de travailler.
09:14Mais c'est quoi l'histoire ?
09:16On nous interdit de travailler.
09:19On nous emmerde.
09:20On paye des impôts, plus, plus, plus, mais il faut fermer.
09:23Alain, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent, le risque, en fait, c'est que si on
09:27l'autorise,
09:28ça ne se fera pas vraiment sous la forme du volontariat.
09:31C'est-à-dire qu'un salarié qui n'accepterait pas de travailler le 1er mai risquerait d'être pénalisé.
09:36C'est notamment ce que dit Sophie Binet.
09:38Oui, non, mais attendez.
09:40Les gens, on n'arrive même pas, soi-disant, à mettre de l'essence dans nos bagnoles.
09:44Vous croyez qu'il y a beaucoup de gens qui vont dire, ah ben non, moi, je pars.
09:47Ça tombe quoi, un 1er mai, un vendredi ?
09:49Cette année, je crois que c'est un vendredi, oui, c'est ça.
09:51Ah ouais, ça fait vendredi, samedi, dimanche et lundi pour ceux qui sont dans l'administration.
09:56Non, mais il faut arrêter.
09:58Il faut arrêter, il faut arrêter.
10:00Moi, je fais 13 heures tous les jours dans ma cuisine.
10:03Je n'ai pas eu de repos pendant 15 jours.
10:05J'entends ça au poste, mais j'ai honte.
10:08Mais j'ai honte, madame, vous ne pouvez pas savoir comme j'ai honte.
10:10Stéphanie, vous êtes d'accord avec Alain ?
10:12Ah ben, mais complètement.
10:13Non, en plus, comme vous dites, le 1er mai, pour nous, c'est un vendredi.
10:17Donc, vendredi, samedi, dimanche, les gens vont faire le pont.
10:20Il va y avoir des barbecues, des fêtes, des fêtes de famille, des manifestations, des traiteurs.
10:26Et on va leur dire, ah ben non, vendredi, nous, à la salée.
10:29C'est ça, c'est ça.
10:56Il va dire, la CGT, la CFDT vont descendre, monsieur, parce que moi, je ne veux pas travailler.
11:01Par contre, à la fin du mois, c'est les premiers à regarder leurs feuilles de paye.
11:04S'il manque 30 centimes, sans rire, mais dans quel monde on vit ?
11:08Merci beaucoup Alain, Stéphanie et Bruno.
11:11Et alors, pour les auditeurs qui s'interrogeraient en se disant,
11:13on n'a entendu que des gens favorables à cette proposition de loi pour le 1er mai,
11:18on n'a eu que des appels dans ce sens-là.
11:19Donc, voilà, on aura peut-être l'occasion d'y revenir d'ici la fin de la semaine.
11:25Dans un instant, on va changer de sujet, on va évoquer la maladie d'Alzheimer.
11:29Pourquoi ? Eh bien, parce que cette tombola qui est lancée par la Fondation Recherche Alzheimer
11:33arrive à sa fin.
11:34Si vous voulez y participer, sachez-le, vous pouvez vous offrir un Picasso,
11:38un vrai Picasso, pour 100 euros.
11:40A tout de suite.
11:42Pour participer à l'émission, appelez le 30 de 10, 50 centimes la minute.
11:49Amandine Bégaud, RTM Midi, les auditeurs ont la parole.
11:53Ma maman, on souffre, elle est depuis maintenant 4 ans en EHPAD,
11:57car il n'était plus possible pour elle de vivre chez elle, en toute autonomie.
12:01Voilà, alors évidemment, c'est toujours pour les patients que c'est le plus difficile,
12:05mais pour les familles, c'est à la fois l'idée, quelque part, d'un double deuil.
12:10Et voilà, c'est comme Xavier qu'on vient d'entendre,
12:13vous avez l'un de vos proches qui souffre ou qui a souffert de la maladie d'Alzheimer.
12:18N'hésitez pas à nous appeler 30 de 10, on est toujours avec Olivier Deladoucette,
12:22qui est psychiatre et gériatre, président et cofondateur de la fondation Recherche Alzheimer,
12:27qui a lancé, et on l'évoquait tout à l'heure dans le journal, une grande tombola.
12:30Vous avez jusqu'à demain pour vous offrir un Picasso pour 100 euros,
12:35des fonds qui seront bien sûr destinés à la recherche contre la maladie d'Alzheimer.
12:41Je vous redonne l'adresse du site, c'est 1picasso1 en chiffres, 100 euros, 100 aussi euros en chiffres.fr.
12:50J'ai fait le test, il reste des tickets, donc n'hésitez pas à vous connecter pour aider la recherche
12:56et peut-être aussi remporter ce tableau de Picasso d'une valeur d'un million d'euros.
13:03Olivier, on va accueillir pour commencer Isabelle. Bonjour Isabelle.
13:06Bonjour Madame.
13:07Vous nous appelez d'où Isabelle ?
13:10À côté de Meaux, en Seine-et-Marne.
13:13Et vous êtes, vous, touchée par la maladie d'Alzheimer ?
13:17Oui.
13:18Vous avez été diagnostiquée il y a combien de temps ?
13:21Eh bien, je ne sais plus exactement, c'est compliqué des fois,
13:25mais j'ai vu ma neurologue l'autre jour et je croyais que ça faisait 4 ans.
13:30Et elle m'a dit non, j'entame ma 9e année.
13:33Vous avez quel âge Isabelle ?
13:37J'ai 67 ans.
13:3967 ans.
13:40Mais elle m'a dit que ce qui me tient la tête hors de l'eau, alors j'ai les
13:47orthophonistes deux fois par semaine et je travaille ma mémoire aussi.
13:51Je fais des jeux, je fais à la maison, mais ce qui me...
13:59Ce qui m'embête de plus en plus, c'est cette fatigue, cette fatigue qui devient de plus en plus
14:05présente, de plus en plus...
14:08Moi qui étais à toujours faire les choses, à toujours bricoler, bidouiller, je fais toujours ça.
14:17Parce que je me bats, je veux me battre jusqu'à ce que je puisse le faire.
14:21Mais cette fatigue qui vous prend tout, alors vous pouvez vous reposer, mais à un moment donné, il faut aller
14:28parce que c'est comme une voiture.
14:30Si vous n'avez plus d'essence dedans, vous ne pouvez plus rouler.
14:34Mais même des fois, si vous mettez de l'essence dans cette voiture, et bien cette fatigue, elle vous prend.
14:42Et ma neurologue m'a dit malheureusement, moi j'ai toujours espoir, j'ai toujours espoir.
14:48Elle m'a dit l'autre jour, mais cette fatigue, elle va continuer à monter, à monter, à monter.
14:55Et ça c'est...
14:58C'est la première fois...
15:00C'est la première fois...
15:02Que j'ai peur.
15:05De ce que ça peut m'enlever encore.
15:08Mais je ne me bats...
15:10Je ne me lâcherai pas l'affaire.
15:12Dans la vie, il faut se battre.
15:14Et tant que je pourrais me battre, je le ferai.
15:16Mais ça devient...
15:19Vous voyez...
15:21Maintenant, je demande de l'aide.
15:24Je demande à mon mari, à mon fils, quelquefois de m'aider parce que ça devient compliqué.
15:32Ça devient mes...
15:33De l'aide pour faire quoi, Isabelle ?
15:42Dans des activités du quotidien, il y a certaines choses que vous n'arrivez plus aujourd'hui à faire ?
15:48Oui, quand la fatigue est là, même si j'ai la volonté de le faire, mais je ne...
15:55Non, c'est trop...
15:56Cette fatigue, elle vous envahit, elle vous...
16:00Elle vous...
16:01Comment dire ?
16:01Elle vous...
16:03Elle vous paralyse en fait ?
16:05Non, pas paralysée, mais elle vous...
16:07Oh là là, les mots, les mots, les mots.
16:11Elle est...
16:12Pesante.
16:13Elle est...
16:16Isabelle, restez avec nous parce que je voudrais faire réagir Olivier Deladoucette qui est psychiatre et gériatre et président de
16:23la Fondation Recherche Alzheimer et qui écoute votre témoignage.
16:27D'abord, c'est très courageux de la part d'Isabelle de prendre la parole comme ça publiquement.
16:33Les symptômes qu'elle décrit, cette fatigue immense, c'est quelque chose de très classique ?
16:39J'ai envie de demander à Isabelle, est-ce que votre moral est bon ou est-ce qu'il vous
16:48arrive parfois de vous sentir un peu triste, un peu lasse, un peu démotivée ?
16:57Le moral, des fois, il en prend un coup, mais je me donne un coup de pied aux fesses, comme
17:03on dit, mais même des fois, avec ce coup de pied aux fesses, ça démotive, mais il faut quand même
17:09le faire, il faut...
17:10Mais des fois, c'est...
17:15Pourquoi je vous pose cette question Isabelle ?
17:17C'est parce que, oui, la fatigue, elle peut exister, c'est plutôt une fatigue intellectuelle et on suggère à
17:24nos patients de se reposer, pas trop, mais de faire des siestes de temps à autre.
17:29Mais j'en sais, mais...
17:32Elle est aussi souvent liée à un état dépressif qui est très fréquent avec Alzheimer et qui n'est pas
17:41toujours diagnostiqué correctement.
17:43Quand on est déprimé, on est souvent fatigué, on est là, il y a une espèce de perte d'élan
17:50vital et on peut avoir ça avec Alzheimer et ça se soigne bien.
17:56Avec les traitements adaptés, on peut retrouver un peu l'énergie qui manque.
18:01Donc, est-ce que vous en avez parlé à votre neurologue ? Est-ce que vous avez évoqué ces moments
18:09un peu de passage à vide, de tristesse qui vous accablent pour voir s'il n'y a pas lieu
18:14d'introduire un petit traitement antidépresseur chez vous ?
18:18Non, je pense qu'il y a comme des fois une baisse de magnésium ou de trucs comme ça, mais
18:24vous savez, ça ne dure pas parce que moi, je veux faire les choses, mais des fois c'est plus
18:34fort que tout.
18:35Mais non, je ne suis pas déprimée, je sais ce que c'est que la déprime ou les choses comme
18:41ça.
18:42Et quand ça m'arrive, oui, il faut que j'aille me reposer, alors je me repose plus souvent, mais
18:48des fois, c'est comme ça, c'est la vie.
18:52Oui, mais non, alors la dame, elle a dit du courage. Non, ce n'est pas du courage. Je veux
19:00me battre. Mais le courage, il est pour les aidants. Et ça, on n'en parle pas.
19:05Mais on va en parler, Isabelle, mais je vous dis du courage parce que quand on souffre de cette maladie,
19:11moi, sincèrement, je n'ai pas souvent entendu des malades d'Alzheimer prendre la parole à la radio et nous
19:17expliquer quel était leur quotidien.
19:19On va donner la parole aux aidants, Isabelle, et vous avez raison. Bien sûr, c'est difficile aussi pour eux.
19:24Mais vous disiez à Victor, le problème aussi, c'est que les gens ne nous écoutent plus.
19:29Ah, alors, on nous écoute, mais on ne nous entend pas. On est comme si que l'on soit invisible.
19:38Parce que maintenant, les gens, quand ils savent que vous avez ça, eh bien, ils s'adressent à la personne.
19:45C'est-à-dire, moi, c'est mon mari. Et des fois, ils s'adressent à mon mari. Mais je
19:51suis là. Je suis vivante. Je ne suis pas invisible.
19:56Et vous avez l'impression de devenir invisible par moment, comme si vous ne compreniez plus, alors que vous êtes,
20:00et on l'entend très bien, complètement en état de comprendre tout ce qu'on se dit.
20:04On peut avoir une conversation tout à fait normale avec vous, Isabelle.
20:07Oui, c'est grâce à ce patch, si je peux vous parler.
20:10C'est quoi, le patch ?
20:11C'est un patch que je prends. Ça s'appelle Riva Stigmin. C'est la neurologue qui m'a donné
20:18ça. Parce que le traitement que j'avais avant me donnait des très gros maux de tête.
20:24Et ça, ce patch, je l'ai, je le change tous les jours à la même heure.
20:28Et merci, merci, merci. Parce qu'avant, je cherchais mes mots. J'étais incapable de tenir une phrase. Aujourd'hui,
20:42je peux discuter avec les gens.
20:44Complètement. Isabelle, Olivier de la Doucette, c'est quoi ce patch ?
20:48Oui, alors, Riva Stigmin, son nom commercial, c'est excellent. Et c'est très bien qu'Isabelle nous en parle,
20:55parce que ces médicaments ont donné lieu à une controverse, il n'y a pas très longtemps, il y a
21:01quelques années,
21:02où le gouvernement a décidé que ces médicaments n'étant pas utiles, on allait cesser de les rembourser.
21:12Et, n'est-ce pas, Isabelle, vous payez ?
21:14Ah non, ils ne sont pas remboursés.
21:16Non, ils ne sont pas remboursés, vous payez.
21:17Alors, nous, les médecins habitués à prescrire ces médicaments, les sociétés savantes, on a manifesté notre refus devant cette décision.
21:31Malheureusement, bon, rien n'a été, rien n'a changé, mais une étude récente a été publiée et a montré
21:40que ces médicaments,
21:42ont une vraie efficacité.
21:43Et on l'entend avec Isabelle.
21:45Et Isabelle nous le dit.
21:46Et effectivement, nous, nous voyons ça, nous voyons des patients qui prennent ce traitement,
21:51et à un moment, pour une raison ou une autre, ils sont obligés d'arrêter ou ils l'oublient,
21:55et dans le mois qui suit, ils sont beaucoup moins bien.
21:58Docteur, j'avais une petite question en entendant Isabelle, qui dit, on a l'impression parfois on devient invisible.
22:04Les gens qui savent qu'on est malade ne nous parlent plus, mais parlent à notre mari, notre compagnon, etc.
22:09Qu'est-ce que vous conseillez aux malades qui sont récemment diagnostiqués ? Est-ce qu'il faut le dire
22:14?
22:15Il faut, alors, bien sûr, il faut...
22:17Alors, c'est non, en fait, c'est compliqué.
22:20C'est très compliqué, parce que, n'oublions pas que la maladie d'Alzheimer, tout le monde, maintenant, sait plus
22:26ou moins ce que c'est,
22:27et on sait qu'on n'a pas de traitement curatif, donc c'est un processus qui est inexorable.
22:34Donc, on sait à peu près où on va quand on vous pose ce diagnostic.
22:37Donc, c'est difficile.
22:39Alors, il est recommandé de toujours le dire, mais de prendre son temps.
22:45Il ne faut pas l'asséner de façon comme ça, arbitraire, en quelques minutes.
22:50Non, on prend son temps.
22:52Moi, je demande toujours à la famille avant si le patient est prêt à entendre la nouvelle,
22:57et puis on y va petit à petit.
22:59En revanche, il faut toujours prévenir la famille, le proche, les conjoints, les enfants,
23:06et moi, je suggère également aux amis du premier cercle d'être informés.
23:11Parce qu'autrement, on est dans une espèce de mensonge où les amis disent,
23:15mais dis-moi, Paul, il est un peu bizarre ces derniers temps, il oublie les choses, il a l'air
23:20un peu fatigué,
23:21et on répond, mais non, il a eu une infection respiratoire.
23:25Bon, ça passe une fois, deux fois, puis à la troisième, les copains disent,
23:29mais il me ment, et il s'éloigne, alors qu'on peut compter sur eux.
23:34Alors qu'on a besoin d'eux, mais ça ne peut être que les traits proches.
23:38Restez avec nous, docteur Isabelle, aussi, restez avec nous, si vous le voulez bien,
23:41on va continuer à échanger avec vous, et puis donner aussi la parole, vous le disiez, à des aidants,
23:46mais à 14h, vous le savez, comme chaque jour, c'est l'heure du crime.
23:48Bonjour Jean-Alphonse Richard.
23:49Bonjour Amandine.
23:50Et aujourd'hui, vous nous emmenez à Lacanot, en Gironde.
23:52Oui, sur une route de Gironde, une voiture sur le bas-côté, alors il n'y a pas vraiment eu
23:56de choc,
23:57mais cette voiture, elle s'est embrasée brutalement dans la carcasse.
24:00On va finir par découvrir, parce que ça va être très long, découvrir et retirer un cadavre.
24:05C'est celui de Nicolas Ribes, 56 ans, marié, il a deux filles.
24:09Il n'a jamais eu de problème avec la justice et il n'a jamais eu de problème avec personne.
24:12Un accident, donc, mais les gendarmes ont des doutes.
24:15Alors tout ça va durer très longtemps.
24:17Des questions qui vont mener les enquêteurs vers un couple,
24:20car finalement, le mari tranquille ne l'est peut-être pas autant que ce qu'on a dit.
24:24Donc ce n'est peut-être pas un accident, quoi.
24:26On va découvrir des mois plus tard que la victime a deux balles dans le corps.
24:31Ah oui.
24:31Donc effectivement, c'est un meurtre ou un assassinat.
24:34Qui a tué Nicolas Ribes et pourquoi ?
24:37Donc cette affaire que je vous présente aujourd'hui, l'affaire Nicolas Ribes,
24:40les feux mortels de l'amour.
24:4214h, à tout à l'heure.
24:43À tout à l'heure, Jean-Alphonse, nous on continue d'évoquer cette maladie d'Alzheimer
24:46et puis on parlera après dans un registre beaucoup plus léger du Scrab.
24:50Mais le Scrab, docteur, et on en reparlera après,
24:52c'est aussi bon pour lutter contre Alzheimer.
24:55À tout de suite.
25:1112h30, 14h.
25:12RTL midi, les auditeurs ont la parole.
25:15Avec Amandine Bégaud.
25:16Ma maman en a souffert, elle est décédée en janvier.
25:19Mon beau-père en a souffert, il est décédé il y a une dizaine de jours.
25:23Je vous confirme que c'est une maladie qui est terrible,
25:25qui est très difficile pour les personnes elles-mêmes,
25:27qui est très difficile pour la famille, pour les proches
25:30et sur laquelle, malheureusement, on n'avance pas beaucoup en termes d'accompagnement.
25:35Le message de Mireille au 3210, c'est vrai qu'on a tous dans notre entourage plus ou moins proche
25:39quelqu'un qui souffre ou qui a souffert de la maladie d'Alzheimer.
25:42C'est aussi pour ça que je tenais à vous entendre sur ce sujet.
25:46Le docteur Olivier de la Doucette, qui est président de la Fondation Recherche Alzheimer,
25:51est toujours avec nous.
25:52Isabelle aussi, qui est touchée elle-même par la maladie auditrice,
25:57toujours en ligne avec nous.
25:59Et on va retrouver Pascal.
26:00Bonjour Pascal.
26:01Oui, bonjour madame.
26:02Vous nous appelez d'où, Pascal ?
26:04Vous, c'est votre conjoint qui a souffert de cette maladie ?
26:10Tout à fait.
26:11Ça lui a pris en mai 2008 et il en est malheureusement parti le 10 juillet 2014.
26:18Il avait quel âge, Pascal ?
26:20Eh bien écoutez, nous avions 15 ans de différence.
26:23Donc quand il est parti, j'avais 58 ans, donc il devait avoir 73 ans.
26:27Il aurait eu 85 ans cette année.
26:31Vous avez entendu, j'imagine, le témoignage d'Isabelle,
26:35qui est toujours d'ailleurs en ligne avec nous.
26:37Est-ce que vous avez retrouvé certains aspects de cette maladie en l'entendant ?
26:43Une chose que mon époux avait malheureusement, c'est que ça lui a fait peur.
26:48Alors heureusement, on était là pour lui, sa fille, sa petite-fille.
26:52Et puis je suis très bien entourée au point de vue amie.
26:55Donc on ne l'a absolument pas cachée.
26:58Tout le monde l'a su.
26:59Comme ça, au moins, il n'y avait pas de réflexion idiote dans le genre,
27:03il me fait la tête.
27:04Non, il n'a plus sa tête.
27:06Voilà.
27:07Et ça a duré 6 ans.
27:10Isabelle disait que c'est aussi très dur pour les proches, pour les aidants.
27:14Oui, c'est très dur pour les aidants.
27:16Mais bon, on se marie pour le meilleur et pour le pire.
27:20Donc malheureusement, pendant 6 ans, ça a été un peu le pire.
27:24Mais moi, je l'ai gardé à la maison.
27:26Enfin, je l'ai gardé.
27:27Ce n'est pas très joli comme terme.
27:28Mais plein de personnes m'avaient dit, tu devrais le placer.
27:32Certainement pas.
27:33Donc j'ai arrêté de travailler.
27:36Et je suis restée avec lui jusqu'au dernier moment.
27:40Oui, vous avez arrêté de travailler parce qu'il fallait une disponibilité 24 heures sur 24.
27:44Parce qu'il fallait qu'il soit avec moi.
27:47Sans moi, il avait peur.
27:49Donc il n'aurait pas pu rester tout seul à la maison.
27:51Au début, on l'a fait.
27:53Ce n'était pas facile.
27:54Je l'installais.
27:55On lui faisait sa toilette avec des aidants.
27:58Mais j'ai vu qu'il était complètement perdu.
28:02Il avait un regard comme s'il n'y avait plus rien dedans.
28:07Mes amis peuvent en témoigner.
28:08Il avait le regard complètement perdu.
28:11Pascal, restez avec nous.
28:12On va accueillir Mireille.
28:13Mireille, bonjour.
28:15Bonjour.
28:16C'est vous qu'on entendait dans le message tout à l'heure.
28:18Votre maman a été atteinte de cette maladie.
28:20Elle est décédée en janvier.
28:22Votre beau-père est également atteint.
28:24Il est décédé, lui, il y a une quinzaine de jours.
28:27Quand Pascal parle de la peur, la peur du patient face à cette maladie,
28:33vous nous le confirmez, ça ?
28:36La peur, elle est pour les gens autour.
28:39Elle est pour la personne quand elle le sait.
28:42Mon beau-père, quand on lui a dit, quand il en a eu conscience,
28:47il était déjà bien atteint.
28:48Donc, on lui disait.
28:50Et il oubliait dans les cinq minutes qui se suivait.
28:52Donc, ce n'est pas tellement qu'il avait peur.
28:53Par contre, c'était compliqué parce qu'il ne retenait pas ce qu'on lui disait.
28:58Il disait que c'était moche.
29:00Cinq minutes après, il nous demandait, mais c'est quoi la maladie que j'ai ?
29:04Et puis, on lui redisait.
29:05Ça, c'était mon beau-père.
29:06Et ma maman, elle, on ne lui a jamais dit parce qu'on lui a dit qu'elle avait des
29:10pertes de mémoire.
29:11Enfin, le gériatre lui a dit qu'elle avait des pertes de mémoire.
29:14Mais qu'on allait faire ce qu'il fallait pour qu'on puisse l'accompagner.
29:19Et on a mis tout ce qu'on a pu en place.
29:22On a mis les infirmières, la femme de ménage, le portage de repas,
29:28tout ce qu'on pouvait mettre en place jusqu'au moment où c'est devenu impossible de la laisser toute
29:32seule à la maison.
29:35Et on l'a placée parce qu'il n'y a pas d'autre solution.
29:38Enfin, il n'y a pas, sauf si vous avez quelqu'un qui demeure à la maison.
29:41Oui, comme Pascal qui a arrêté de travailler pour s'occuper de son compagnon.
29:44Mais c'est vrai que ce n'est pas jouable.
29:46Et j'imagine que vous, vous avez un travail, une famille.
29:50Donc, on n'a pas choisi la meilleure solution, on a choisi la moins pire.
29:54Et on a fait en sorte qu'elle soit placée à côté de chez nous.
29:58Avec ma soeur, on allait la voir qui était même plusieurs fois.
30:01On a toujours été très, très présents.
30:03Pour mon beau-père, c'est pareil.
30:04On a toujours été très présents.
30:06Mais on l'a placée.
30:07Enfin, son épouse et ses enfants ont décidé de le placer.
30:12Parce que si on ne l'avait pas fait, ma belle-mère ne serait plus là aujourd'hui.
30:18Docteur, effectivement, c'est épuisant pour les aidants.
30:22Et on dit souvent d'ailleurs aux aidants,
30:24si vous ne voulez pas partir avant lui,
30:26il va falloir le placer, comme le dit Mireille.
30:32Oui, vous savez, on parle beaucoup du burn-out.
30:35On parle du burn-out dans le milieu professionnel.
30:38Nous, le burn-out des aidants, c'est une notion qui existe depuis 20 ans.
30:43Dès lors qu'on parle des aidants, de ces malades d'Alzheimer,
30:46parce qu'on sait que c'est vraiment une maladie qui vous consomme
30:50physiquement et psychologiquement.
30:52Et donc, quand on est aidant, il faut connaître ses limites.
30:56Il faut se faire aider.
30:57Ne pas culpabiliser.
30:59Pardon ?
30:59Ne pas culpabiliser.
31:00Ne pas culpabiliser, bien entendu.
31:03Et voilà, se renseigner,
31:07accepter qu'on puisse faire intervenir des gens quand c'est possible.
31:12Il y a des traitements aussi pour apaiser les patients.
31:15Enfin, il y a des choses à faire.
31:16Mais pour les aidants, je crois que ce qui est indispensable,
31:21c'est vraiment être capable d'avoir la lucidité sur soi-même
31:26et connaître ses limites.
31:29parce que ce que je vois qui est un peu paradoxal,
31:32où on parle beaucoup de cette société qui abandonne les plus âgés,
31:36dans le cadre de la maladie d'Alzheimer, moi, je vois beaucoup de gens
31:39qui en font trop.
31:41à l'inverse, ils vont trop loin, ils s'épuisent et il faut justement les aider à déléguer un peu,
31:50à comprendre un petit peu mieux ce qui se passe, etc.
31:52Donc, il y a vraiment une interaction entre le patient et l'aidant qui est très étroite.
31:58Alzheimer, ce n'est pas la maladie d'un individu,
32:01c'est la maladie d'une famille en réalité.
32:03On estime qu'il y a quatre aidants par malade, en moyenne.
32:07Quatre aidants par malade.
32:09Quatre aidants par malade.
32:10Moi, je parle des proches familiaux,
32:13ça peut être des aidants aussi qui sont salariés,
32:15mais donc c'est vraiment une maladie qui demande énormément de présence.
32:20Jean-Philippe, bonjour.
32:22Bonjour.
32:24Votre maman avait la maladie d'Alzheimer, je crois.
32:28Oui.
32:28Vous vous reconnaissez dans les témoignages qu'on vient d'entendre ?
32:34Tellement.
32:35Je me reconnais complètement, je reconnais toutes les phases.
32:40Je voulais aussi témoigner de mon admiration pour Isabelle qui a témoigné
32:48et pour cette femme qui a accompagné son mari jusqu'au bout.
32:53Parce que j'ai dans mon entourage des gens qui n'ont pas fait
32:57et qui n'ont pas eu ce courage et cette abnégation.
33:03Oui, moi, je me reconnais complètement dans les phases d'accompagnement
33:08de ma mère qu'on a accompagnée en essayant de la garder chez elle
33:11pendant deux ans avec des aidants qui venaient,
33:14des infirmières qui venaient trois fois par jour,
33:16des gens qui venaient faire le ménage,
33:18des gens qui venaient faire à manger,
33:21jusqu'à ce que ce soit plus possible.
33:23Et c'est compliqué de prendre la décision de la placer
33:28parce que moi, j'ai une sœur.
33:30Elle n'était pas forcément prête tout de suite.
33:34Il y a des enfants qui sont prêts plus tôt que les autres.
33:37Et puis, du coup, il y a des enfants qui veulent continuer à s'épuiser,
33:41à accompagner les gens.
33:42Et ça pose des problèmes dans les fratries.
33:45Moi, j'ai eu la chance de m'entendre très, très bien avec ma sœur,
33:47donc ça n'a pas posé de problème.
33:50Heureusement, j'ai eu d'autres personnes dans ma famille
33:51qui ont réussi à la convaincre qu'il fallait passer à autre chose
33:55parce que sinon, on allait s'épuiser.
33:59Et puis, ma mère est tombée.
34:00Elle s'est cassée la clavicule.
34:02Elle ne se souvenait plus où elle habitait après son hospitalisation.
34:06Donc, c'est là qu'on a décidé que ce serait moins douloureux pour elle
34:09puisqu'elle ne se souvenait plus où elle habitait
34:11de la placer dans un établissement juste à côté de chez moi,
34:14à peine à 10 minutes de chez moi.
34:18Mais oui, c'est compliqué.
34:19Je revis ça avec ma femme qui, elle aussi, sa mère est en...
34:24C'est votre belle-mère.
34:26Ma belle-mère, oui.
34:27Et donc, je vois la difficulté qu'il y a
34:29parce que ma famille, ils sont trois frères et sœurs.
34:31Donc, je vois les difficultés que ça pose dans les fratries aussi
34:37de prendre les décisions, de placer les gens.
34:39Il y en a qui veulent, il y en a qui ne veulent pas.
34:42La culpabilité, comme disait la dame avant.
34:44La culpabilité des enfants.
34:46Certains qui en font plus, certains qui en font trop,
34:48certains qui en font moins, mais qui se culpabilisent parce que...
34:52Oui, mais chacun est comme il est.
34:55Merci beaucoup, en tout cas, Jean-Philippe, pour votre témoignage.
34:58Docteur, avant de vous libérer,
34:59juste à partir de quel instant, enfin à quel moment,
35:02on doit s'inquiéter, pour soi ou pour un proche d'ailleurs,
35:05se dire, tiens, c'est peut-être ça ?
35:08Alors là, je ne peux pas vous répondre en quelques minutes,
35:11mais disons que, bon, se plaindre de sa mémoire, c'est normal.
35:17Après 55 ans, tout le monde se plaint de sa mémoire.
35:20Ce n'est pas parce qu'on perd ses clés ou qu'on ne sait plus où on est les
35:22amis ?
35:22Absolument, ça peut arriver à tout le monde, donc ce n'est pas le sujet.
35:26Le sujet, c'est quand ces plaintes se répètent et deviennent massives.
35:31Quand vous oubliez vos clés, ça arrive à tout le monde.
35:34Vous oubliez que vous avez des clés, c'est une autre histoire.
35:38Vous oubliez le prénom d'un copain que vous n'avez pas vu depuis six mois,
35:41ce n'est pas grave.
35:42Vous oubliez le prénom de votre petit-fils, c'est autre chose, vous voyez ?
35:46Donc, ce sont des oublis qui se répètent, qui sont importants
35:50et qui s'accompagnent souvent aussi d'un espèce de décrochage
35:55très lent et progressif de la vie en général.
35:58Les gens se retirent petit à petit.
36:00Et à ce moment-là, vous me disiez, sur une simple prise de sang, on peut...
36:04Alors aujourd'hui, on peut dans certains hôpitaux, et c'est tout nouveau,
36:08c'est vraiment justement une des avancées de la recherche,
36:11c'est que maintenant, avec une prise de sang,
36:14on peut vous dire si vous avez, oui ou non, la maladie d'Alzheimer.
36:17Avant, il fallait faire une ponction lombaire.
36:20Maintenant, c'est une prise de sang.
36:22Alors, on vous fera avant quand même un IRM, un bilan de mémoire, etc.
36:25Mais ensuite, si on a un doute, prise de sang,
36:28et on vous dit si vous l'avez ou non.
36:30Et c'est tout nouveau, et ce sont les progrès de la recherche
36:34qui permettent tout ça.
36:36Recherche qu'il faut aider, je le rappelle,
36:39avec cette tombeau-là que vous avez lancée,
36:41Fondation Recherche Alzheimer,
36:43100 euros pour un Picasso,
36:46c'est jusqu'à demain, 14h.
36:49Allez-y, dites-moi d'un mot.
36:50Voilà, alors, demain, on tire au sort à 14h chez Christie's.
36:53Il reste encore quelques billets à vendre,
36:56et il faut aller sur le site,
36:58un Picasso, 100 euros,
37:001 et 100 en chiffres.
37:02Voilà, et j'aimerais vraiment
37:04que ce Picasso revienne à un Français.
37:07Bon, ben, vous nous tenez au courant du gagnant
37:09dès demain. Isabelle, qui était avec nous
37:12et qui a très courageusement pris la parole,
37:14je vous embrasse très fort Isabelle,
37:15prenez soin de vous.
37:17Dans un instant, on va parler d'un tout autre sujet,
37:19mais qui entretient aussi la mémoire,
37:21c'est le scrap, vous confirmez docteur,
37:22c'est très bon pour prévenir la maladie d'Isabelle.
37:25Excellent pour la mémoire.
37:25A tout de suite.
37:26Vous souhaitez nous contacter ?
37:28Appelez-nous au 3210.
37:3050 centimes la minute.
37:33Jusqu'à 14h.
37:35Les auditeurs ont la parole.
37:37Amandine Bégaud sur RTL.
37:40Oui, bonjour.
37:41Je viens d'entendre vos annonces
37:42concernant la journée du Scrabble.
37:43Donc aujourd'hui, écoutez,
37:44mon épouse et moi,
37:45on est aux environs de 3500 parties.
37:48Donc, on fait du Scrabble régulièrement.
37:50Ah, super thème.
37:52Le Scrabble, je joue tous les jours
37:55et ce, depuis plus de 30 ans.
37:57J'adore ce jeu.
37:58Je vais même créer une association,
38:01un club de Scrabble,
38:02là où j'habite,
38:03parce que j'aime tellement ça.
38:05Et les Français sont fans de Scrabble.
38:07Scrabble, vous dites comme vous voulez.
38:09Je crois que les deux se valent.
38:12Ils se vendent chaque année.
38:13Moi, j'ai été hallucinée par ces chiffres.
38:15300 000 boîtes de Scrabble en France.
38:18On en parle parce que c'est aujourd'hui
38:20la journée mondiale
38:21et on va commencer avec Francine.
38:23Bonjour, Francine.
38:25Oui, bonjour.
38:26Bonjour à tous.
38:26Vous nous appelez d'où ?
38:28De Valenciennes.
38:29Bon, et alors vous,
38:30vous êtes fan de Scrabble ?
38:31Ah oui, depuis longtemps.
38:33On a commencé,
38:35il y a une quarantaine d'années,
38:36avec mon mari,
38:37on nous avait offert le Scrabble
38:38avec un plateau tournant.
38:41et puis, il y a à peu près
38:43une quinzaine d'années,
38:44on a commencé à jouer,
38:45lui et moi, en ligne.
38:47On avait chacun notre tablette.
38:49Et puis, après,
38:51j'ai commencé à jouer
38:52avec des personnes inconnues.
38:54Et c'est là que j'ai rencontré,
38:55enfin, j'ai rencontré,
38:57j'ai commencé à jouer avec Chloé,
38:59qui habite en Dordogne.
39:00Et ça fait 10 ans,
39:02ça fera 10 ans au mois de juin.
39:03Vous jouez depuis 10 ans ensemble
39:05et vous ne vous connaissiez pas au départ ?
39:07Ah non, non, non, pas du tout.
39:08Et aujourd'hui, vous vous êtes vue ?
39:10Ou jamais ?
39:10Ah non, non, pas encore, non.
39:12Bien que je suis allée en vacances,
39:13pas très loin de chez elle,
39:14mais je ne sais pas où j'ai y allé.
39:16Et puis, voilà.
39:19Mais on tchate un petit peu
39:21parce qu'on peut toujours tchater.
39:23Bien sûr, ce n'est plus le même jeu
39:25du Scrabble, le vrai Scrabble
39:27avec lequel on jouait avant
39:29parce qu'il n'existe plus.
39:31Le Mattel,
39:32je ne sais pas si j'ai le droit de le dire.
39:34Pourquoi il n'existe plus ?
39:36Parce que je pense qu'ils n'ont plus
39:38la licence pour jouer.
39:40À l'époque,
39:41j'avais même signé la pétition
39:43avec beaucoup de personnes
39:44pour que ça reste en ligne.
39:46Et maintenant,
39:47je joue avec une autre application.
39:49Je ne sais pas si je peux la mettre.
39:50Ah, d'accord.
39:51Oui, non, c'est pas les applications,
39:52mais le vrai jeu,
39:53il existe, le vrai jeu physique.
39:54Oui, oui, oui.
39:55Oui, oui, non, non,
39:55j'ai eu peur parce que je...
39:56On ne peut plus jouer en ligne.
39:58Oui, d'accord.
39:59On ne peut plus jouer en ligne.
39:59Voilà.
40:00Donc, je joue avec une autre application,
40:02avec Claudie,
40:03et puis,
40:05ça va faire 10 ans en mois de juin.
40:07Bon, ben, c'est génial.
40:08Je voudrais qu'on entende aussi
40:09Marie-Jean Lièvre.
40:10Bonjour.
40:11Bonjour.
40:12Bon, alors, vous,
40:12vous faites partie d'un club.
40:14Oui.
40:15Il y a plus de 25 ans,
40:16justement,
40:18c'était la semaine dernière
40:19que j'ai compté.
40:20C'est entre 25 et 30 ans.
40:22Ah, oui.
40:23Oh,
40:24c'est toute une histoire.
40:26Qu'est-ce qui vous plaît,
40:27là-dedans,
40:28dans le Scrab, d'abord ?
40:29Alors, dans le Scrab,
40:30d'abord,
40:31moi, j'appelle ça
40:31du remue-ménage.
40:33Oui.
40:34Et puis,
40:36ça nous permet
40:38de,
40:40bon,
40:41entre autres,
40:41de se retrouver,
40:43de jouer avec les mots,
40:45de jouer avec les lettres,
40:47de combattre.
40:51C'est pas de combattre,
40:53de battre,
40:53mais enfin,
40:54de se...
40:54C'est tactique,
40:55quand même.
40:57Oui,
40:57c'est très tactique
40:58puisqu'il faut compter
41:00avec les lettres
41:01qui coûtent cher,
41:02les cases doubles,
41:04les triples,
41:05les scrables,
41:07voilà.
41:07Parfois,
41:08on peut faire juste un petit mot
41:09mais faire beaucoup de points.
41:10Bien placé.
41:11plus de points
41:12qu'un long mot.
41:14Et on joue,
41:15donc,
41:16en duplicate.
41:18C'est-à-dire ?
41:19C'est-à-dire,
41:20c'est comme en concours,
41:23en tournoi de scrables,
41:24nous jouons tous
41:26avec une grille devant nous
41:28et les lettres.
41:29Excuse-moi.
41:32Et la responsable tire,
41:34donc,
41:35sept lettres
41:36et nous,
41:37nous avons,
41:38nous tirons,
41:39nous prenons
41:39les sept mêmes lettres.
41:41Ah, tout le monde
41:42a les mêmes lettres,
41:42d'accord.
41:42Voilà,
41:43tout le monde a les mêmes lettres.
41:44Donc,
41:45on met une tri en route.
41:46Bon,
41:47nous,
41:47on met deux minutes et demie,
41:48ça va être
41:49ce qui est convenu.
41:51Et on pose
41:54le mot
41:54qui compte
41:56le plus
41:58et chacun repart
41:59donc avec
42:00la même grille
42:01et les mêmes lettres
42:02qui restent sur la tablette.
42:04Marilyn est aussi avec nous.
42:06Bonjour, Marilyn.
42:07Bonjour.
42:08Vous aussi,
42:08vous faites partie
42:09d'un club de scrables.
42:10J'ai eu la chance
42:11et l'infini bonheur
42:12d'être intégré
42:13dans un club classique.
42:14Moi,
42:15je suis aveugle
42:15depuis ma naissance,
42:17mais ça fait très,
42:18très, très longtemps
42:18que je joue au scrables.
42:21Et parce qu'un club classique,
42:23c'est-à-dire qu'il y a
42:23des clubs aussi
42:24de scrables en braille ?
42:25Non,
42:26c'est le jeu
42:26qui est en braille.
42:27Ah,
42:27donc votre jeu
42:28est en braille
42:29et vous jouez
42:29avec des voyants.
42:30Et je joue
42:31avec les voyants
42:32et c'est beaucoup plus,
42:35comment dire,
42:36c'est beaucoup plus amusant
42:37pour moi
42:38parce que
42:39je suis obligé
42:40de faire marcher
42:42ma mémoire
42:42à toute vitesse
42:43pour faire les mêmes mots
42:44qu'eux.
42:45Et il faut que j'essaye
42:46d'aller à la même vitesse,
42:47mais ça,
42:48c'est un peu plus difficile.
42:50Et vous y allez régulièrement ?
42:52Toutes les semaines.
42:53Toutes les semaines,
42:54ah oui.
42:55Qu'est-ce qui vous plaît
42:56dans le scrabble ?
42:58C'est le fait
42:59de jouer avec les lettres,
43:02jongler avec les mots,
43:03faire des collages,
43:05faire des nénuples,
43:08c'est-à-dire qu'on double
43:09le mot de chaque côté
43:11ou triple le mot
43:12de chaque côté.
43:13Et puis,
43:14des fois,
43:15je trouve un mot
43:16que les autres
43:17n'ont pas trouvé.
43:18Alors je dis,
43:18youpi !
43:22Marie-Lyne,
43:23restez avec nous.
43:24Je crois que vous devez
43:24rejoindre votre club de scrabble.
43:25Mais si vous avez encore
43:26deux, trois petites minutes,
43:27on se retrouve dans un instant.
43:28A tout de suite.
43:30Gardez RTL
43:31toujours avec vous.
43:32Plus d'infos,
43:33plus de musique.
43:34Téléchargez l'appli RTL.
43:43Je joue beaucoup au scrabble.
43:45Je joue avec des amis
43:46une fois par semaine.
43:47Et je joue dans un club
43:48le jeudi après-midi.
43:50Et je joue aussi sur ma tablette.
43:51Dès que j'ai deux minutes,
43:52je joue.
43:53Je joue et là,
43:53j'ai appelé à jouer très vite.
43:54Et comme Martine,
43:56vous êtes très très nombreux
43:57à nous appeler
43:58pour nous livrer
43:59votre passion
44:00pour le scrabble.
44:01C'est la journée mondiale
44:01aujourd'hui.
44:02300 000 boîtes
44:04de scrabble
44:05vendues chaque année
44:06en France.
44:07On était à l'instant
44:08avec Marie-Lyne.
44:09Marie-Lyne,
44:10vous jouez
44:10dans un club.
44:12Vous êtes
44:12non-voyante
44:13et vous jouez
44:15avec un jeu
44:16en braille
44:16mais avec des personnes
44:17voyantes.
44:18Vous me disiez
44:19youpi !
44:20quand j'arrive
44:20à trouver un mot
44:21que les autres
44:21n'ont pas trouvé.
44:22Est-ce que vous diriez
44:23Marie-Lyne
44:24que ça vous maintient
44:26quelque part
44:27un peu dans
44:28je ne sais pas
44:30vous avez l'impression
44:31que c'est un petit coup
44:32de fouet ce scrabble ?
44:34Absolument.
44:34Oui.
44:35Et en plus de ça
44:36et bien comme moi
44:37j'ai l'habitude
44:38de faire travailler
44:39énormément ma mémoire
44:40et bien ça m'aide
44:41à avoir encore plus
44:42de mémoire
44:43et à avoir un peu
44:44plus de concentration
44:45par rapport
44:46à ma grille de scrabble.
44:48Je dois avoir
44:48ma grille dans ma tête
44:49et puis faire mémoire
44:51par rapport
44:51à toutes les lettres
44:52qui sont tirées.
44:53Oui parce que la mémoire
44:53effectivement c'est comme
44:54un muscle
44:55ça s'entretient.
44:56Je vous laisse filer
44:57Marie-Lyne
44:57parce que vous rejoignez
44:58votre club
44:59je crois
45:00absolument
45:01profitez-en bien
45:02bonjour Pascal
45:04bonjour et merci
45:05d'avoir sélectionné
45:06mon appel
45:07pour la première fois
45:08je te ravi
45:08et merci de votre entretien.
45:10C'est la première fois
45:11qu'on vous a à l'antenne
45:12vous nous appelez
45:13Pascal ?
45:14Eh bien Bourges
45:15c'est renseignement
45:16le printemps
45:16donc j'espère
45:17qu'on aura
45:18beaucoup de monde
45:19pour cette période
45:21de concert
45:21qui débute demain
45:23et qui est jusqu'à dimanche
45:24et normalement
45:25il ne devrait pas
45:26faire trop mauvais.
45:27Oui ça c'est ce que nous disait
45:28Louis Baudin tout à l'heure.
45:29Bon le Scrabble
45:30mise à part
45:31le printemps de Bourges
45:32vous y jouez beaucoup ?
45:33Eh bien moi j'ai joué
45:36excusez-moi
45:36je joue tous les soirs
45:39avec madame
45:39Tous les soirs ?
45:40Voilà
45:41oui tous les soirs
45:42j'entretiens la mémoire
45:44et puis les
45:44etc
45:45et je sors mon dictionnaire
45:47que j'ai conservé
45:49étant étudiant
45:50et je
45:51j'adore
45:51chercher dans le dictionnaire
45:53et ça me
45:54voilà
45:54Et ça fait longtemps
45:55que vous y jouez ?
45:57Oh ça fait depuis
45:58on va dire 6 ans
45:59Ah oui
46:00oui c'est pas si nouveau
46:01et comment vous avez
46:02découvert ça Pascal ?
46:03Parce que c'est pour
46:05un passe-temps
46:06le soir
46:07puisque la télévision
46:08ne me donne pas toujours
46:09de bonnes idées
46:10de la regarder
46:12donc
46:13donc voilà
46:14c'est un passe-temps
46:16que j'adore
46:16j'adore jouer
46:17avec les lettres
46:19et les mots
46:19et jongler quoi
46:20Oui oui
46:21C'est ça qui me
46:22voilà
46:23Jongler c'est
46:23ça me passionne
46:24Le bon terme
46:25Voilà
46:26Nicole est également avec nous
46:27Bonjour Nicole
46:28Oui bonjour Nicole
46:29Bonjour Armandine
46:30excusez-moi
46:32Mais vous inquiétez
46:33vous êtes la bienvenue
46:34vous jouez au moins
46:36une fois par jour
46:37vous ?
46:37Ah oui oui oui
46:38alors pour moi
46:39c'est vraiment une détente
46:40et je trouve que
46:42ça lie un peu
46:44les maths
46:45et les mots
46:47Oui il faut calculer
46:48les scores
46:48Voilà
46:49Voilà moi je suis pas
46:50très douée en maths
46:51au départ
46:51mais depuis que je joue
46:53comme ça régulièrement
46:54j'ai appris à calculer
46:56un peu plus vite
46:57et puis
46:58j'adore jouer
47:00que ce soit
47:01sur un plateau
47:02en famille
47:02avec des amis
47:03mais le plus souvent
47:05tous les jours
47:06bon
47:06j'essaye de me limiter
47:08parce que c'est quand même
47:08une addiction
47:09donc j'essaye de me limiter
47:11en soirée
47:12mais bon
47:13si j'ai un petit peu
47:14de temps devant moi
47:14je peux très bien jouer
47:16un peu le matin
47:16un peu le midi
47:17Vous jouez en ligne aussi ?
47:19Alors moi je joue en ligne
47:20j'ai découvert ça
47:21en fait depuis le confinement
47:23Oui
47:23Et alors est-ce que
47:24comme Francine
47:25qui est toujours avec nous
47:26vous jouez depuis des années
47:27avec les mêmes personnes
47:28sans les connaître ?
47:29Alors oui
47:30mais justement
47:33sans connaître
47:34mais aussi
47:34ça permet de faire des liens
47:36parce qu'en fait
47:36on peut discuter
47:38et il se trouve
47:39que je joue
47:40avec un monsieur
47:41donc depuis 2020
47:42donc c'est un genre
47:44d'amitié
47:44comme ça
47:45C'est presque un site
47:47de rencontres
47:47Alors ça peut
47:49Alors ça peut aussi
47:50Vous avez fait déjà
47:51des rencontres
47:52grâce au Scrabble ?
47:53Non non
47:54parce que bon
47:54parfois c'est quand même
47:55un peu de la drague lourde
47:57là je n'aime pas du tout
47:58mais il y a vraiment
48:00des jolies histoires
48:02avec des dames aussi
48:04voilà
48:05on s'échange
48:06on se dit un petit coucou
48:07on se félicite
48:08bravo
48:08bonne partie
48:10non non
48:11mais c'est
48:12c'est vraiment
48:13très très bien
48:13et moi je sais
48:14que je me suis améliorée
48:15au niveau
48:17du calcul
48:19et oui
48:20c'est vraiment
48:20une détente
48:21je trouve que ça
48:23a développé
48:24mes facultés
48:24d'observation
48:25parce que je complète
48:26aussi avec un autre jeu
48:27ça s'appelle
48:29le mot
48:29mot mélanger
48:30donc
48:30et ça m'aide également
48:32par rapport au Scrabble
48:35bon bah écoutez
48:36merci beaucoup Nicole
48:37merci aussi à Francine
48:38si jamais vous voulez jouer
48:39toutes les deux
48:39Victor vous mettra
48:41en contact
48:42ça peut être sympa
48:43aussi de faire
48:44le club des auditeurs
48:46en ligne
48:46autour du Scrabble
48:48je trouve que c'est
48:48une bonne idée
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