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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 mai 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui ce drame à Angers, deux militaires sont morts dans un accident de plongée la
00:15nuit dernière,
00:17deux jeunes gens qui ont été retrouvés en arrêt cardiaque.
00:21Dans l'actualité également l'OMS qui n'exclut pas une transmission d'homme à homme sur ce navire de
00:26croisière touché par une épidémie d'antavirus.
00:28Le bateau est toujours bloqué au large du Cap Vert, on pensait que l'Espagne était prête à l'accueillir,
00:34c'est ce qu'avait annoncé l'OMS, et bien non, disait il y a quelques minutes le ministre de
00:41la Santé espagnol.
00:43J'aimerais vous entendre sur les recommandations de l'Académie de médecine qui propose de rendre obligatoire la vaccination contre
00:50la grippe
00:50et ce pour tous les soignants, question d'éthique dit-elle, question économique aussi,
00:55car la grippe a un coût chaque année, pour ou contre une vaccination obligatoire,
01:01vous nous appelez au 30 de 10 bien sûr pour réagir.
01:04Et puis on va continuer à évoquer ce sujet trop longtemps tabou,
01:08le plaisir féminin au cœur du film Pour le plaisir qui sort demain au cinéma.
01:13Rime Kirissi qui a réalisé ce film est l'invité d'RTL midi.
01:16Je vous attends, mesdames notamment, si vous avez trop longtemps souffert de ça,
01:20si vous n'en avez jamais parlé, appelez-nous, faites comme Alexandra Lamy dans ce film,
01:25dites oui, je veux jouir.
01:27Vous nous appelez 32 10, la météo.
01:30Avec vous Peggy, on l'a dit, gris aujourd'hui, orageux même par endroit, ça va continuer comme ça demain
01:36?
01:36Eh bien oui, on a le même type de temps, encore bien gris, avec de nombreuses averses sur la majeure
01:40partie du pays,
01:41une limite pluie-neige qui s'abaisse à 1800 mètres sur les Alpes du Nord.
01:44On aura de la neige également dans l'après-midi sur les Pyrénées à 2100 mètres.
01:49Là où finalement on n'aura pas de pluie, ce sera près de la Méditerranée.
01:54On va garder un temps sec et ensoleillé, puis ce sera plus calme aussi près de la Manche,
01:58même si les nuages seront nombreux.
01:59Côté température, on sera souvent entre 8 et 10 degrés demain matin sur la plupart des régions,
02:03jusqu'à 14 près de la Méditerranée.
02:05Et les maximales seront quasi homogènes, on sera globalement entre 14 et 17 degrés sur le pays,
02:11jusqu'à 21 près de la Méditerranée.
02:13Et la suite de la semaine, pareil ?
02:15Alors, petite accalmie, jeudi et vendredi, je parle d'accalmie,
02:18parce que malheureusement, ça repart samedi et dimanche avec de nombreux orages.
02:22Youpi !
02:23Merci !
02:24Vous allez aller au cinéma voir pour le plaisir.
02:26Oui, et puis je ne vois pas d'amélioration en vue, même début de semaine prochaine.
02:30C'est génial, vous avez fait ma journée, merci.
02:32Merci beaucoup Peggy.
02:35Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:39Amandine Bégaud sur RTL.
02:41Et la voix que vous entendez, c'est celle de Rime Kérissi,
02:44qui est avec nous, réalisatrice comédienne et scénariste.
02:49Et vous signez donc ce film qui sort demain pour le plaisir,
02:51avec Alexandra Lamy et François Cluzet.
02:53Pour ceux qui nous rejoignent, je rappelle le pitch.
02:56En gros, c'est l'histoire d'une femme,
02:58jouée incarnée par Alexandra Lamy,
03:00qui, la cinquantaine à peu près,
03:03et qui au bout de 20 ans de mariage,
03:05explique à son mari, François Cluzet,
03:07qu'elle n'a jamais eu de plaisir dans leur relation sexuelle.
03:11C'est un film sur le plaisir féminin.
03:14Et on découvre tous les tabous qui existent autour de cette question.
03:18Rime Kérissi, vous avez accepté de jouer le jeu d'échanger avec les auditeurs.
03:22On va commencer avec des auditrices.
03:23Lisa. Bonjour, Lisa.
03:24Bonjour, Amandine. Bonjour, Rime.
03:26C'est un plaisir de pouvoir vous parler.
03:28Vous nous appelez d'où, Lisa ?
03:30De Rouen.
03:31Et vous avez quel âge ?
03:3350 ans.
03:34Ça vous parle, cette histoire de plaisir féminin ?
03:37Oui, ça me parle.
03:39Ça a été un sujet extrêmement compliqué
03:42pendant 25 ans, je dirais, un petit peu plus.
03:48Comment vous expliquer vite fait ?
03:50J'ai un passif.
03:53En fait, un passif est médical et d'enfance, on va dire, pour faire bref,
04:01qui m'a complètement bloquée à ce niveau,
04:04puisque le passif médical m'a occasionné d'importantes douleurs.
04:09Donc, ça a été un sujet que j'ai préféré mettre ça sous le tapis,
04:14faire ce qu'on me demandait de faire.
04:16Donc, par là, j'entends ce que vous comprenez parfaitement,
04:19c'est-à-dire que mon ex-mari, quand il voulait, j'acceptais.
04:24Et vous faisiez semblant ?
04:25Je faisais semblant.
04:27Oui, je faisais semblant.
04:28Ben oui, sinon, c'était très difficile.
04:31Comme dans le film, il y a un moment, on entend 10 femmes sur 10 ont déjà fait semblant.
04:34Oui, 10 femmes sur 10 simulent.
04:36Mais après, quand je vous entends, ça faisait un moment que vous étiez plus contrainte
04:42que dans une volonté.
04:44Et c'est sûr que ça bloque naturellement le lâcher-prise.
04:48Et la notion même de consentement, même au sein d'un couple, elle est essentielle.
04:53Et de temps en temps, nous, femmes, on se dit qu'on a un devoir conjugal,
04:57alors qu'aujourd'hui, il faut se libérer de ça.
04:59Le désir, c'est ce qui peut nous amener au plaisir.
05:03Sans ça, ça ne fonctionne pas.
05:05Qu'est-ce qui a été le déclic, Lisa ?
05:08Alors, mon divorce.
05:10Génial, bravo !
05:11Parce qu'à un moment, j'ai dit stop, en fait.
05:13C'est juste plus possible.
05:15Il y avait un ensemble de choses également.
05:16Bien sûr.
05:18Une prise en charge médicale.
05:20Une nouvelle rencontre, puisque je suis à nouveau.
05:23Et heureusement, heureusement, dans le sens, je suis heureuse maintenant
05:27avec un homme qui était extrêmement compréhensif,
05:32qui a tout compris.
05:33Tout est parfaitement compris.
05:35Et je n'ai jamais eu à faire semblant,
05:37puisque quand je ne voulais pas, je ne le faisais pas simplement.
05:41Et que quand je le faisais, c'est que j'en avais envie.
05:44Donc, voilà.
05:45Et vous atteignez l'orgasme avec lui, alors que pendant 25 ans...
05:48Maintenant, oui, parce qu'aussi, il y a eu cette prise en charge médicale.
05:52Encore une fois, il y avait un blocage.
05:55Enfin, c'était des douleurs.
05:56Donc, quand ça, ça a été levé...
05:59Oui, c'est comme des spasmes, en fait, où vous vous bloquiez.
06:02Bien sûr.
06:02Oui, oui.
06:03C'est très connu, ça aussi.
06:05C'est extrêmement douloureux.
06:07Et si on n'a pas l'écoute, si on n'a pas le respect,
06:12si on n'a pas la compréhension, on se bloque encore plus.
06:14Évidemment.
06:15Mais ce n'est pas le sujet qu'on va aborder.
06:17Moi, j'aurais adoré avoir votre invité, Rime, en copine,
06:21pour pouvoir en parler.
06:22C'est vrai, mais vous n'en avez jamais parlé avec une copine ?
06:24Mais jamais.
06:24Mais c'est là où le film, je me permets juste de faire un lien avec le film,
06:29on a fait une tournée province,
06:30et en fait, on s'est rendu compte que grâce à ce film,
06:32parce que c'est difficile d'en parler,
06:34mais quand on va voir un film de manière plus ou moins anodine,
06:37on parle du sujet du film,
06:38et là, en l'occurrence, le film pour le plaisir,
06:40c'est comme un médiateur, il nous permet, en fait,
06:43déjà de se voir représenté à l'écran,
06:45et de se dire, je ne suis pas toute seule,
06:47ce n'est pas forcément ma faute.
06:49Et quand on est en couple et qu'on va voir ce film,
06:52derrière, ça ouvre le débat,
06:53et peut-être des ébats dans des conditions très différentes,
06:56de dire, mais alors toi, est-ce que tu as un problème ?
07:00Ou dire, écoute, tu sais quoi, moi, en fait,
07:02Alexandra Lamie, c'est un peu moi.
07:04Et où, finalement, on est avec sa copine, on en parle.
07:07Mais ce film, moi, j'aurais adoré le voir à l'âge de 19 ans,
07:11parce qu'il m'aurait aussi donné une éducation sexuelle très différente
07:14sur ces fausses croyances qu'on peut avoir,
07:16sur ce devoir, conjugal ou pas,
07:19mais de faire plaisir à l'autre.
07:21Il faut d'abord apprendre à se connaître
07:25et s'aimer,
07:26et c'est comme ça que ça peut marcher.
07:27Et Rime, Elisa, je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi,
07:30mais on a encore beaucoup dans l'imaginaire collectif.
07:33Un homme qui prend du plaisir, c'est quelque chose de normal,
07:36et il est fort.
07:37Une femme qui prend du plaisir,
07:41ce n'est pas forcément une fille bien.
07:42En tout cas, si elle prend du plaisir et qu'elle n'est pas en couple,
07:45c'est-à-dire qu'elle n'est pas mariée,
07:46on a quand même des croyances qui nous disaient
07:47qu'il fallait attendre le mariage pour avoir un acte sexuel.
07:51Donc on est quand même dans une culpabilité de se dire
07:53est-ce que je suis une fille bien, pas bien,
07:54est-ce que je suis dans le péché ?
07:55Et ça, ça joue énormément en nous pour pouvoir se lâcher.
07:59Et il y a une inégalité massive entre les hommes et les femmes
08:03où les hommes qui consomment le sexe sont des donjons
08:06et les femmes des traînées.
08:08Lisa, restez avec nous, on va accueillir Elisabeth.
08:10Bonjour Elisabeth.
08:11Bonjour Amandine.
08:12Vous nous appelez d'où Elisabeth ?
08:14Je vous appelle de la Moselle.
08:15Et je peux me permettre de vous demander votre âge ?
08:1856 ans.
08:1956 ans.
08:20Ça vous parle tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure ?
08:23Je ne me sens pas tout à fait concernée
08:25parce que moi, je n'ai jamais eu de problème.
08:28Ça fait 35 ans que je suis avec mon mari
08:31et on n'a jamais eu de tabouffe.
08:34J'ai pu prendre mon orgasme comme je voulais.
08:36Il a toujours été à mon écoute.
08:38Donc c'est sûr que là, quand j'entends le témoignage précédent...
08:41Mais c'est quelque chose qui se fait à deux en fait, Elisabeth.
08:43Mais bien sûr.
08:44Et n'oublions pas que c'est une femme sur trois.
08:46Donc on est quand même vraiment heureux
08:47que les deux tiers aient pu avoir accès au plaisir à 19 ans
08:51ou à 20 ans ou 50 ans.
08:54Mais il y a quand même en fait une éducation de notre propre corps
08:57qui fait qu'on n'est pas toutes avec les mêmes cartes.
09:00Comme je disais au standard,
09:02j'ai d'abord appris moi à découvrir mon corps.
09:04Parce que si déjà on ne connaît pas son corps,
09:06c'est sûr que ça va être dur de guider son partenaire
09:08pour atteindre le plaisir, l'orgasme, etc.
09:12Et c'est quelque chose dont vous avez tout de suite parlé ?
09:14Enfin, ensemble, à deux ?
09:17Ah oui, oui, on l'a tout de suite.
09:19Et comme je disais au standard,
09:21maintenant, on va de temps en temps même en sex shop.
09:25C'est mon mari qui m'achète des gadgets.
09:27On s'amuse à deux.
09:29Donc vraiment, il n'y a pas de tabouf.
09:31Bravo.
09:32Mais on va aller voir le film
09:34parce que quand on a vu la bande-annonce,
09:36on a dit tiens, là au moins, on va s'éclater.
09:38Ah génial, génial, génial.
09:40Mais je suis trop contente.
09:41Écrivez-moi derrière pour me dire ce que vous en avez pensé
09:43pour de vrai.
09:44D'accord, ok, pas de souci.
09:45Bon, et on précise, c'est un film pour les femmes,
09:47mais pour les hommes aussi.
09:48Ah bien sûr, mais il y a beaucoup d'hommes
09:49qui ont amené leurs femmes justement
09:51parce qu'ils avaient besoin de libérer la parole
09:53et ils ne savaient pas trop comment.
09:55Donc c'est un film pour les hommes,
09:56pour les femmes de tout âge,
09:57à partir des adolescents.
09:59Donc on peut y aller aussi avec sa fille
10:01avec qui on a du mal à parler.
10:02On peut y aller avec son fils pour l'éduquer.
10:04On a eu beaucoup de familles
10:05qui sont venues voir ce film
10:06parce que l'éducation sexuelle,
10:08c'est quand même quelque chose
10:09qui est difficile de pouvoir embrayer
10:10une conversation entre le poulet et le dessert.
10:13T'es là, à quel moment t'en parles ?
10:14Et le film, il te permet ça.
10:16Et Elisabeth, justement,
10:17c'est un sujet dont vous parlez avec vos amis ou pas ?
10:20Ou par le passé ?
10:22Oui, oui, on parle, etc.
10:24D'ailleurs, comme je suis assez ouverte sur le sexe,
10:27j'ai tout de suite la réputation
10:29d'être une obsédée, malheureusement.
10:32Comment on aime le sexe ?
10:34Et vous sentez comme ça que, oui,
10:36c'est un sujet dont les femmes ont du mal à parler ?
10:39Oui, oui, oui.
10:40Je vois la différence même avec ma sœur, etc.
10:43C'est pas toujours la même chose.
10:45Je vois même aussi maintenant avec nos enfants.
10:48J'ai l'impression, des fois, je dis,
10:49mince, ils sont beaucoup plus coincés,
10:51plus réservés que nous
10:52quand on aborde le sujet.
10:55Bon, Elisabeth, je voudrais qu'on entende un homme
10:57quand même dans ce débat.
10:58Bonjour Thierry.
10:59Bonjour.
11:00Vous nous appelez d'où, Thierry ?
11:02Du Nord.
11:03Et vous avez quel âge ?
11:0570 ans.
11:06Est-ce que vous avez été surpris, vous,
11:08par ces chiffres qu'on évoquait ?
11:10Non, je ne suis pas surpris
11:12parce que, c'est ce que je disais dans mon message,
11:17le problème, je crois,
11:19c'est un problème d'éducation.
11:21Parce qu'autant on apprend effectivement
11:24un peu de sexualité à l'école,
11:27mais c'est basique et physique.
11:30Absolument.
11:31Mais on ne parle pas du problème des préliminaires
11:37pour amener la femme à se sentir bien,
11:42se laisser aller,
11:43et finir par l'orgasme.
11:47Mais il n'y a aucune notion de plaisir effectivement
11:48dans l'éducation sexuelle qui est faite.
11:50Et pendant très longtemps,
11:52même le clitoris était gommé des manuels scolaires,
11:54alors que c'est le seul organe qu'on a
11:56qui nous donne du plaisir.
11:58Donc si on ne le voit pas,
11:59comment on peut savoir comment on s'en sert ?
12:01Voilà.
12:02Et Thierry, vous,
12:03vous avez été confronté à ça ?
12:07Vous avez échangé avec des femmes sur ce sujet ?
12:11C'est-à-dire que quand j'étais tout jeune,
12:17adolescent et étudiant,
12:20je faisais comme tout le monde.
12:21Je me laissais aller.
12:23Et puis voilà.
12:25Et puis après, j'ai compris.
12:27J'ai compris quand je me suis mis en couple
12:30et que ma compagne de l'époque
12:34m'a effectivement expliqué
12:36que ça ne venait pas comme ça.
12:38Génial.
12:39Et une fois encore,
12:40c'est la communication qui est la clé.
12:41C'est quelque chose qui s'est fait à deux,
12:42donc Thierry.
12:45Forcément.
12:46Forcément,
12:47puisqu'on n'a pas cette ouverture d'esprit
12:52par ailleurs,
12:53par la société.
12:55Complètement.
12:56On n'en parle pas assez.
12:58Mais c'est pour ça que je voulais absolument
12:59qu'on en parle aujourd'hui sur RTL.
13:01Je trouvais que le prétexte du film
13:03était un bon moyen d'en parler.
13:05Merci beaucoup Thierry pour votre appel.
13:07Lisa,
13:08juste qu'est-ce que vous diriez
13:09à ces femmes,
13:11une sur trois,
13:12qui n'ont jamais pris de plaisir ?
13:16Que je les comprends,
13:17mais que ce n'est pas une fatalité.
13:19Génial.
13:20À condition de...
13:22Je crois que j'allais faire...
13:23C'est un jeu de mots foireux,
13:25donc je ne vais pas le faire,
13:26mais il faut...
13:27Il faut prendre le taureau par les cordes.
13:29Voilà.
13:30Bravo.
13:30Et s'il y a un souci avec le mari,
13:32soit il faut parler,
13:33soit si le dialogue n'est pas possible,
13:36peut-être envisager une séparation.
13:38Parce que voilà.
13:39S'il y a des problèmes médicaux,
13:40voir un médecin.
13:42S'il y a d'autres problèmes,
13:43voir un thérapeute.
13:44Enfin, il ne faut pas se laisser...
13:46Il ne faut pas se laisser couler.
13:48Oui, mais il y a forcément une solution.
13:51Et effectivement,
13:52d'aller voir ce film,
13:53ça peut être le début de quelque chose.
13:56Merci beaucoup, Lisa.
13:57Merci, Elisabeth et Thierry.
13:58Merci beaucoup, Rime,
14:00qui est ici.
14:00Un bonheur.
14:01Venu nous voir sur RTL.
14:02Pour le plaisir,
14:03ça sort donc demain au cinéma.
14:05Allez le voir avec Alexandra Lamy
14:07et François Cluzet,
14:07qui forment un couple formidable.
14:09Ils sont très beaux,
14:10tous les deux,
14:10dans ce film.
14:11Vous passerez un très bon moment.
14:13Merci beaucoup, Rime.
14:14Dans un instant,
14:15on va parler d'un tout autre sujet,
14:16la vaccination.
14:17Faut-il rendre la vaccination
14:19contre la grippe
14:19obligatoire pour tous les soignants ?
14:21Vous réagissez,
14:23on en débat.
14:23Dans un instant,
14:24à tout de suite.
14:26Envoyez-nous vos messages
14:27sur l'application RTL
14:28ou appelez-nous au 30 de 10.
14:3050 centimes la minute.
14:32Amandine Bégaud,
14:33RTL Midi,
14:34les auditeurs ont la parole.
14:36Bonjour, je m'appelle Sylvie,
14:38je suis infirmière
14:39depuis maintenant bientôt 40 ans.
14:41Alors moi,
14:41je me vaccine
14:42contre la grippe tous les ans.
14:43il n'y a pas de souci,
14:44mais par contre,
14:44il y en a marre
14:45parce qu'il n'y a déjà
14:46plus de soignants
14:46et on va encore
14:47leur imposer quelque chose.
14:49Et si les gens
14:49n'ont pas le libre choix,
14:51ils vont encore partir.
14:52Ça va encore être
14:53un désert médical
14:53plus que ça ne l'est.
14:55Et franchement,
14:55je suis vraiment opposée
14:57à ce qu'on nous oblige
14:58à nous vacciner.
14:59Le message de Sylvie
15:00au 30 de 10,
15:01elle est infirmière,
15:02se fait vacciner
15:03contre la grippe chaque année,
15:05mais contre une obligation vaccinale.
15:08C'est pourtant
15:08ce que propose
15:09une nouvelle fois
15:09l'Académie nationale de médecine
15:11qui recommande
15:11la vaccination gratuite
15:14et obligatoire
15:15contre la grippe
15:15pour tous les soignants.
15:17Question d'éthique,
15:19dit-elle,
15:20question économique aussi,
15:21car la grippe a un coût,
15:221 à 2 milliards d'euros
15:25chaque année.
15:26Êtes-vous pour
15:26ou contre
15:27cette vaccination obligatoire
15:29pour tous les soignants ?
15:30On va en débattre avec vous.
15:31J'attends vos appels,
15:32que vous soyez
15:33médecin, infirmier,
15:34aide-soignant
15:34ou patient,
15:36tout simplement,
15:36vous nous appelez.
15:37au 3210.
15:38On va commencer
15:39avec deux médecins généralistes,
15:40Marie et Christian.
15:41Bonjour à tous les deux.
15:43Bonjour.
15:44Marie,
15:44je commence avec vous.
15:45C'est la première fois
15:45que vous nous appelez d'ailleurs.
15:48Bienvenue sur RTL.
15:50Expliquez-nous.
15:51Vous,
15:51vous êtes médecin généraliste.
15:52D'abord,
15:53est-ce que vous vous faites vacciner
15:54contre la grippe ou pas ?
15:55Alors,
15:56moi,
15:56j'essaie toujours
15:57de faire des choses
15:57qui ont du sens.
15:58Quand j'ai tenté
15:59des questions de ce vaccin,
16:01j'ai regardé un petit peu
16:02les documents
16:03du Lancet en particulier
16:04qui est assez validé.
16:06La revue scientifique,
16:07oui.
16:07En préférence,
16:08oui,
16:08c'est ça.
16:09Et je vois que
16:10les vaccins contre la grippe
16:11ont en général
16:12une efficacité.
16:13Alors,
16:13le maximum que j'ai vu
16:14selon les années,
16:15c'est 60%.
16:17C'est souvent 40-50%.
16:19C'est même tombé
16:19à 20% à un moment.
16:21Donc,
16:22je me suis dit,
16:22là,
16:22ça s'occupe en fait
16:24parce que ce qu'on attend
16:25d'un vaccin,
16:25c'est qu'il protège.
16:26Et là,
16:26c'est vraiment extrêmement faible.
16:28ça ne protège ni moi
16:29ni les autres.
16:31Et voilà.
16:32Donc,
16:32en tout cas,
16:33que des personnes
16:34veuillent se faire vacciner,
16:35oui.
16:36Moi,
16:36je n'ai pas estimé
16:39utile
16:40de me faire vacciner.
16:41Et sachant
16:42que je veux
16:42une hygiène de vie,
16:44que je fais des choses
16:44qui permettent
16:45d'avoir une très bonne immunité.
16:47ce qui fait qu'en fait,
16:48pour l'instant,
16:48je n'adore pas la grippe
16:49donc je ne la transmets pas non plus.
16:50Donc,
16:50je ne veuille pas l'intérêt
16:51de bouleverser
16:52mon système immunitaire
16:54de cette façon-là.
16:55Et pour protéger
16:55vos patients ?
16:57Alors là,
16:58c'est à la demande aussi.
16:59Je trouve que
16:59les personnes à risque
17:01qui ont des problèmes
17:03de santé,
17:04soit par l'âge,
17:05soit par certaines...
17:05Oui,
17:06mais vous,
17:06en tant que soignant,
17:07si vous êtes vacciné,
17:08vous protégez vos patients ?
17:10Non,
17:10justement.
17:11C'est un leurre
17:12à ce niveau-là.
17:12C'est ça qui m'embêtait.
17:13C'est pour ça que je me dis
17:14que là,
17:15obligé à faire ce vaccin
17:16qui est un vaccin
17:18qui est très peu efficace,
17:20je ne vois pas
17:21en quoi ça protège
17:22mes patients.
17:22Alors Christian,
17:23vous,
17:24vous êtes plutôt
17:25pour la vaccination.
17:27Ce que vous entendez,
17:28ça vous fait bondir ?
17:29Oui,
17:29oui.
17:30Donc,
17:30je respecte parfaitement
17:31les arguments
17:31de mon confrère.
17:32On a quand même
17:332 à 6 millions de personnes
17:34qui sont contaminées.
17:35On a quand même
17:3610 000 morts,
17:37dont 150 enfants.
17:38Et sur les 150 enfants,
17:40on a 50% des enfants
17:41qui sont en bonne santé.
17:42Le principe
17:43d'un soignant
17:44de se vacciner,
17:46c'est que tous les vaccins
17:48n'empêchent pas une maladie,
17:49en particulier
17:50le vaccin de la grippe.
17:51Il l'atténue,
17:52il la modère.
17:54Soit on fait une forme mineure,
17:56soit on n'est pas hospitalisé.
17:59Et surtout,
17:59l'autre élément,
18:00c'est que si on croit au vaccin,
18:03eh bien,
18:03on sait très bien
18:04qu'on est beaucoup moins contaminant.
18:06Il n'y a pas de perfection,
18:07ce n'est pas du 100%.
18:08Mon confrère a raison
18:09quand elle dit
18:10que c'est plus ou moins efficace,
18:11on est d'accord.
18:12Mais on est sûr
18:13que ça diminue
18:15le risque de maladie grave
18:17chez le soignant,
18:18donc le fait
18:19qu'il ne soit plus opérationnel,
18:20donc le fait
18:21qu'il ne soit plus
18:22en train de soigner.
18:23Et surtout,
18:24il risque de contaminer,
18:25sa responsabilité est engagée.
18:26Moi, je suis médecin expert,
18:28entre autres,
18:28et je peux vous dire
18:29que quand on soigne
18:31des gens âgés,
18:32j'étais chef de service
18:33d'immunité de 130 lits,
18:34quand on soigne des gens âgés
18:35et qu'on n'est pas vacciné,
18:37qu'on ne se protège pas,
18:38eh bien,
18:38on contamine.
18:38Et si on le contamine,
18:39on tue.
18:41J'exagère un petit peu,
18:42je caricature.
18:43Non, non, mais vous...
18:44Donc pour vous,
18:44elle doit être obligatoire
18:45pour tous les soignants,
18:46cette vaccination ?
18:49En France,
18:49quand on commence à dire
18:50c'est obligatoire,
18:51vous avez une levée de bouclier.
18:53C'est le principe
18:54de se payer aux 360 fromages.
18:57Mais parce que moi,
18:58je suis affolée par un chiffre,
19:00Christian,
19:01et Marie aussi,
19:02vous répondrez,
19:0319% aujourd'hui seulement
19:04de soignants vaccinés
19:06à l'hôpital,
19:0719%,
19:07donc des gens
19:08qui sont effectivement
19:09au contact
19:10de personnes fragilisées.
19:11J'imagine qu'attraper la grippe
19:13quand on est déjà hospitalisé,
19:15fragilisé,
19:16ça a plus de conséquences
19:18possiblement dramatiques
19:19que pour quelqu'un
19:21qui est en bonne santé,
19:2219%,
19:22alors que quand on regarde
19:25la moyenne des Français,
19:27on est au-dessus, hein ?
19:29Oui, oui.
19:29Les soignants se vaccinent
19:30moins que les Français.
19:32Je suis pour l'obligation.
19:34On a en France
19:36un profil anti-vaccin
19:39et en particulier,
19:40bien dommage,
19:41et en particulier
19:42chez les soignants.
19:44Je respecte parfaitement
19:45ce que dit mon confrère,
19:46je suis tout à fait tolérant,
19:48mais je pense
19:48qu'il est préférable
19:49pour les gens
19:50qui vont être exposés
19:52à la grippe,
19:53donc,
19:53qui peuvent potentiellement
19:55contaminer,
19:56de se vacciner.
19:57C'est une histoire aussi
19:58d'éthique personnelle,
19:59de responsabilité personnelle
20:00et de dire
20:01je fais le bien
20:01plutôt que le mal.
20:03Marie ?
20:03Oui, alors...
20:06Alors,
20:07est-ce que je ne sais pas
20:08en faisant pas ça,
20:09je ne le pense pas,
20:10sinon je ne le ferai pas,
20:11de la mesure où
20:12je pense que ça fait
20:13je ne sais pas
20:14combien d'années
20:14et que personnellement
20:15je n'ai pas attrapé
20:16la grippe.
20:17Et en fait,
20:18la grosse question,
20:19c'est que moi j'ai une pratique
20:21en gardant
20:22certaines médecines
20:23traditionnelles
20:24et mes patients
20:25globalement
20:25n'attrapent pas
20:27la grippe non plus.
20:27Donc en fait,
20:28la question est plutôt
20:30sur quoi on va...
20:31Mais pardon,
20:32Marie,
20:32comment vos patients...
20:33Enfin,
20:34comment vous pouvez dire
20:35que mes patients
20:35n'attrapent pas la grippe ?
20:36Comment ils font ?
20:37Eh bien,
20:38si on regardait
20:38la statistique
20:39du nombre de mutations
20:40qui attrapent la grippe
20:41dans ceux
20:42qui ne sont pas vaccinés,
20:42parce que ceux qui sont vaccinés,
20:44ça va rejoindre
20:45les statistiques
20:47classiques officielles.
20:48Moi,
20:49alors c'est une population
20:50qui est,
20:50comment dire,
20:52particulière
20:53parce que c'est des gens
20:53qui veulent se prendre en main,
20:54qui ont une bonne hygiène de vie,
20:55qui essayent de faire des choses
20:57au niveau alimentaire,
20:58etc.
20:58et de cette façon-là,
21:01on peut aussi
21:02éviter la grippe
21:03de façon,
21:04est-ce que c'est plus efficace
21:06ou tout aussi efficace
21:07ou moins efficace ?
21:08Je ne peux pas l'affirmer.
21:09La seule chose
21:10que je peux constater,
21:11c'est que dans mon cabinet,
21:12que moi-même
21:12et ma famille,
21:13la grippe,
21:14on passe un petit peu à travers
21:16et que dans mes patients aussi.
21:18Donc ça pose la question
21:19pour moi
21:19qui est plus large
21:20de ces obligations.
21:21Mais vous n'avez pas
21:22le sentiment
21:22de mettre en danger vos patients,
21:23en fait ?
21:24C'est ça, Marie,
21:24ce que vous nous dites ?
21:25Oui, pas du tout.
21:25Je sais que je ne les mets pas en danger.
21:27Et moi, je ferais la question
21:28un peu plus loin,
21:29si vous me permettez.
21:29Oui, allez-y.
21:30Aussi, petit à petit,
21:32dans ma pratique
21:33et dans les recommandations
21:34qu'on nous a mis
21:35dans les formations
21:35que j'ai faites,
21:37je me suis dit
21:37qu'il y a un gros souci
21:38en France
21:39qui fait que les études,
21:41alors je ne parle pas
21:41des études statistiques
21:42qui sont relevées,
21:43donc là,
21:44on sait à peu près
21:44les pourcentages,
21:45mais les études sont faites
21:47globalement,
21:48sont financées par les labos.
21:49C'était une formation
21:50des leaders de la médecine
21:51où on me disait
21:5185% à l'époque,
21:53c'était il y a 20 ans,
21:5585% des études
21:56étaient financées
21:56par les labos.
21:57Maintenant, c'est plus.
21:58Et là, ça me pose
21:59beaucoup de soucis
22:00parce que ça veut dire
22:01qu'on sélectionne
22:03les sujets
22:03qui doivent être
22:05un billet de sélection
22:09dans les études
22:10qui sont faites
22:11qui fait que ça va aller
22:12dans un certain sens.
22:13Et maintenant, par exemple...
22:14Oui, mais Marie,
22:14aujourd'hui,
22:15les études,
22:15elles sont internationales.
22:16On compare d'un pays
22:17à un autre.
22:18On ne peut pas imaginer
22:19qu'il y a un grand labo
22:21qui...
22:21Ah, les labos sont mondiaux
22:23et en effet,
22:25ce problème-là
22:26est malheureusement
22:26un grand problème actuel.
22:28Je vais vous dire,
22:28moi, je dirais
22:29qu'actuellement,
22:30il serait juste
22:31de dire,
22:32non pas parler
22:32au nom de la science
22:33parce qu'actuellement,
22:35il y a beaucoup de sujets
22:35qui ne sont plus étudiés
22:37sous prétexte
22:37qu'il faudrait faire
22:38avec des cohortes énormes,
22:40avec des moyens financiers
22:41énormes
22:41que n'ont que les labos.
22:43Donc, des études
22:43qui ne sont pas faites
22:45et qui donc vont dire
22:47qu'elles ne sont pas efficaces
22:47simplement parce qu'elles ne sont pas faites.
22:48Marie, pardon,
22:49c'est dangereux quand même
22:50d'avoir ce genre de propos.
22:52Je ne sais pas, Christian,
22:53ce que vous en pensez,
22:54mais...
22:54Moi, je suis...
22:56Non, juste laissez-moi
22:57parler, Christian,
22:58s'il vous plaît.
22:59Allez-y, Christian.
22:59Excusez-moi.
23:00Non, non, allez-y.
23:00Oui, donc,
23:01je suis tout à fait respectueux
23:02de ce que dit mon confrère,
23:04mais bon,
23:05les informations que j'ai,
23:07c'est l'École nationale
23:07de santé publique,
23:09c'est les CHU,
23:10c'est comme vous dites,
23:11les informations internationales,
23:13tout le monde vaccine,
23:14tout le monde doit vacciner.
23:15Est-ce qu'il y a des laboratoires
23:17qui ont de temps en temps
23:18un côté malfaisant ?
23:19Il ne faut pas être innocent,
23:21mais grosso modo,
23:24les statistiques sont là
23:25pour dire le vaccin saume.
23:27Il y a des gens en France
23:28qui disent le vaccin est toxique.
23:30Non, il faut que les gens
23:31qui nous entendent sachent
23:32que tous les vaccins sautent.
23:35Je vais vous dire
23:35une expérience personnelle.
23:36J'ai un certain âge,
23:37je me suis dit,
23:38je me suis fait une grippe
23:39il y a deux mois.
23:40Je ne me vaccine pas
23:41contre l'optomococque
23:42alors que je suis très vaccin.
23:44je me suis tapé une pneumonie.
23:46En plus,
23:46les antibiotiques
23:47ne marchent pas très bien.
23:48Donc, je me suis vite
23:49vacciné contre l'optomococque.
23:51Voilà.
23:51Je recommande la vaccination.
23:53Et Christian,
23:54vous êtes d'accord avec moi,
23:55il n'y a pas de super pouvoir
23:56pour éviter la grippe.
23:57Ça n'existe pas.
23:58Non, non, non, non, non.
23:59Alors, il faut remettre
24:01les choses.
24:04Peut-être que les médecins
24:05ne se vaccinent pas,
24:06pas beaucoup.
24:07Mais tout le monde,
24:08tous les médecins
24:08recommandent la vaccination.
24:10Ça veut dire,
24:11je fume,
24:11mais je vous interdis de fumer.
24:12OK ?
24:13Voilà, c'est ça.
24:14Les médecins n'ont pas forcément
24:15un bon comportement,
24:16ce qu'ils ont.
24:17Mais par contre,
24:18la recommandation scientifique
24:19pour les CHU,
24:21pour l'administration,
24:23pour un haut niveau international,
24:24c'est vaccinez-vous.
24:26Et puis,
24:26l'autre point important,
24:27c'est que ceux qui sont
24:28contre les vaccins,
24:29demain,
24:30ils ont un cancer.
24:31Vous savez que les techniques
24:32actuellement contre les cancers
24:34sont des vaccinations.
24:35Et tout le monde
24:36se précipite actuellement,
24:38et à juste raison,
24:39pour être protégé
24:40par une vaccination
24:41contre le cancer.
24:42Donc,
24:43arrêtons
24:43d'être anti-vaccin
24:46parce que le vaccin
24:47a sauvé le monde
24:48et sauvera encore plus le monde.
24:51Christian-Marie,
24:52restez avec nous
24:52parce qu'on va poursuivre
24:53le débat avec les auditeurs,
24:55accueillant notamment
24:55Joseph, Nicolas et Jean-François
24:57dans un tout petit instant.
24:59Et puis,
24:59Jean-Alphonse Richard
25:00qui vient nous rejoindre
25:01dans ce studio.
25:02Bonjour, Jean-Alphonse.
25:02Bonjour, Amandine.
25:03L'heure du crime,
25:04comme tous les jours,
25:05à 14h,
25:06vous nous donnez le programme
25:06dans un instant.
25:07A tout de suite sur RTL.
25:10Toute la journée,
25:11RTL vous accompagne.
25:2312h30, 14h.
25:24RTL midi,
25:25les auditeurs ont la parole.
25:27Avec Amandine Bégaud.
25:28Il est 13h30 sur RTL.
25:30On continue, bien sûr,
25:31dans un instant,
25:32dans notre débat
25:32autour de la vaccination,
25:33vaccination contre la grippe.
25:35Faut-il ou non
25:36la rendre obligatoire
25:36pour tous les soignants ?
25:38C'est ce que propose
25:38l'Académie nationale de médecine.
25:41Pour ou contre,
25:42vous nous appelez au 3210.
25:43On en débat dans un instant.
25:44Mais Jean-Alphonse Richard
25:45est là pour l'heure du crime
25:47à 14h,
25:49comme chaque jour sur RTL.
25:50Et Jean-Alphonse,
25:51vous nous emmenez aujourd'hui
25:51aux Etats-Unis.
25:52Oui, à New York,
25:53la région de New York
25:54avec l'architecte Rex Hurman.
25:5763 ans,
25:58il avait son bureau à Manhattan,
26:00marié, deux enfants.
26:01Il habite à Long Island,
26:03vous savez,
26:03c'est à une heure à peu près
26:04de New York
26:05avec des plages interminables.
26:07Et en 2010,
26:08c'est sur l'une de ces plages
26:09à Gilgo Beach
26:10qu'on avait retrouvé
26:11une dizaine de cadavres.
26:12La plupart des jeunes femmes,
26:14des prostituées,
26:15il va falloir 15 ans
26:16pour arrêter Rex Hurman.
26:19Je vous conseille d'aller voir
26:20tout de suite sa photo
26:21sur Internet
26:22parce qu'il est particulièrement effrayant.
26:24Pourtant,
26:24architecte,
26:25pignon sur rue,
26:26c'est un notable.
26:28Colosse au visage patibulaire,
26:29suspecté d'être le tueur
26:31de Gilgo Beach,
26:32on va d'ailleurs
26:32le surnommer l'ogre.
26:34Alors comment
26:34on est remonté jusqu'à lui
26:36et que révèle
26:36son abominable confession ?
26:38C'est Rex Hurman,
26:39le fossoyeur de Gilgo Beach,
26:4114h à tout à l'heure.
26:42Effectivement,
26:43je viens de regarder
26:43sur mon téléphone.
26:44Il peut empêcher de dormir.
26:46Oui, il peut,
26:46effectivement.
26:47À 14h,
26:48tout à l'heure,
26:48l'heure du crime,
26:49bien sûr,
26:49comme chaque jour.
26:50Merci beaucoup,
26:51Jean-Alphonse.
26:51On sera là,
26:52il est 13h32.
26:54Jusqu'à 14h,
26:56les auditeurs ont la parole.
26:58Amandine Bégaud sur RTL.
27:00Je suis médecin généraliste
27:02pour le vaccin contre la grippe.
27:04Évidemment,
27:04les Français sont contre.
27:05C'est comme quand on leur envoie
27:06le test colorectal,
27:08il y a 50% seulement
27:09qu'ils font.
27:10La grippe,
27:10c'est une pneumonie,
27:11donc ce n'est pas
27:13quand on leur dit ça,
27:14déjà,
27:14ça va beaucoup mieux.
27:15Donc,
27:16s'il faut faire le vaccin
27:17à tous les soignants,
27:18évidemment,
27:1820% des soignants le font.
27:20Je suis sidéré.
27:22Le message de Jean-Michel
27:23au 3210,
27:24effectivement,
27:2519% seulement des soignants
27:26à l'hôpital
27:27vaccinés contre la grippe.
27:29Faut-il aller jusqu'à rendre
27:30ce vaccin obligatoire ?
27:31C'est en tout cas
27:32ce que recommande
27:33l'Académie nationale de médecine.
27:35On est toujours avec
27:36Christian et Marie
27:37qui sont tous les deux médecins,
27:39médecins généralistes.
27:40Et on va accueillir
27:41Joseph.
27:42Bonjour Joseph.
27:43Bonjour Amandine.
27:45Vous nous appelez
27:45d'où Joseph ?
27:46De Béthune,
27:47à côté de Béthune,
27:48la beuverière.
27:49Vous en pensez quoi ?
27:51C'est une bonne idée
27:51ou pas de rendre
27:52cette vaccination obligatoire ?
27:54La vaccination obligatoire,
27:55pour moi,
27:55ce n'est pas une bonne idée
27:56parce que déjà,
27:57on va creuser le trou
27:58de la sécurité sociale.
28:01D'accord ?
28:02Par le fait...
28:02Oui, pourquoi ?
28:03En vaccinant les soignants ?
28:05Tout à fait,
28:06parce que le vaccin,
28:07malheureusement,
28:08comme vous voyez,
28:09dans certaines époques,
28:11donc dans certaines années,
28:13on a des personnes
28:15qui ne développent pas
28:17des maladies,
28:18mais qui ne sont pas
28:19forcément protégées
28:20puisque le vaccin
28:20ne correspond pas forcément
28:21à la souche
28:22qui est en cours
28:23dans l'année.
28:24Oui, mais alors Joseph,
28:25j'ai regardé les chiffres
28:26en préparant l'émission.
28:28La grippe,
28:28aujourd'hui,
28:29ça coûte 1 à 2 milliards d'euros.
28:31Vacciner l'ensemble
28:32des soignants,
28:33ce serait entre 20
28:34et 30 millions d'euros.
28:36Oui, d'accord.
28:37Donc, ça coûte moins cher
28:38quand même de vacciner.
28:39Oui, ça coûte moins cher,
28:40mais d'autre part,
28:41on va avoir aussi...
28:42On va peut-être aller...
28:44Les gens ne veulent pas
28:45être vaccinés,
28:46donc on va décourager
28:47des vocations
28:48et contribuer aussi peut-être
28:49à des vagues
28:50de démission de personnel.
28:53C'est ce que nous disait
28:53tout à l'heure Sylvie
28:54qui est infirmière, oui.
28:56Oui, on risque
28:57de créer des soucis
28:58en fin de compte.
28:59Dans les soignants,
28:59avoir beaucoup moins
29:00de personnes
29:00qui vont soigner.
29:02D'accord ?
29:03Et après,
29:03il y a une chose
29:04qui me surprend,
29:05c'est l'Académie de médecine.
29:07Donc derrière,
29:08ce sont des professeurs,
29:10des médecins,
29:10des docteurs.
29:11D'accord ?
29:11Ont-ils déclaré
29:13un conflit d'intérêts
29:14ou pas
29:14avant de faire publication ?
29:16Ça s'imagine quand même,
29:18Joseph,
29:18que c'est assez contrôlé.
29:20Je ne sais pas,
29:21on n'en a pas de traces.
29:22Bon, Christian,
29:23vous êtes toujours avec nous.
29:24Absolument.
29:25Oui, vous allez...
29:26C'est terrible d'entendre ça.
29:26C'est terrible.
29:27C'est terrible,
29:27on est d'accord.
29:28Ah, terrible.
29:29Le point important,
29:30c'est que les gens
29:31entendent bien.
29:32La vaccination n'empêche pas
29:33la maladie,
29:34mais elle la diminue
29:35et surtout,
29:36elle évite les formes graves.
29:38D'accord ?
29:38C'est un point important.
29:39Deuxièmement,
29:40quand vous êtes un soignant,
29:41vous êtes exposé à la maladie
29:42que vous soyez infirmière
29:43ou médecin,
29:43donc vous êtes contaminant
29:45potentiellement.
29:46Donc le fait
29:47de ne pas se vacciner,
29:48ça veut dire
29:49qu'on va contaminer
29:50encore plus,
29:51ce qui est quand même
29:51à l'encontre
29:52du serment d'Hippocrate,
29:54primum de ne serrer.
29:55La première chose,
29:55c'est de ne pas nuire.
29:56Enfin,
29:57quand on parle
29:58des médecins hospitaliers
29:59ou des personnes soignantes,
30:0120% seulement se vaccinent.
30:03Moi,
30:04dans mon entourage,
30:04puisque j'avais une activité
30:05et hospitalière et libérale,
30:07je peux vous dire
30:08que l'immense majorité
30:09des médecins
30:10qui étaient autour de moi
30:10dans ma ville
30:11se vaccinaient.
30:12Donc,
30:13il faut aussi parler
30:14des médecins en ville
30:15qui, eux,
30:16se vaccinent.
30:17Et voilà,
30:18je crois que c'est très important.
30:19Et comment vous expliquez,
30:20vous, Christian,
30:21qu'un certain nombre
30:22de soignants
30:23de l'hôpital,
30:24et je pense aussi bien
30:25aux aides-soignants
30:26qu'aux infirmiers
30:28ne veulent pas
30:29se faire vacciner.
30:29Joseph disait,
30:30et c'est aussi
30:30ce que nous disait Sylvie,
30:32le risque,
30:32c'est que si on rend
30:33tout ça obligatoire,
30:34on va avoir
30:34une vague de démission.
30:36Vous y croyez ça ?
30:37Je pense que les gens
30:39ne mettront pas
30:40leur carrière
30:40qu'ils ont si difficilement
30:42obtenue
30:42parce que d'être médecin,
30:44infirmière,
30:44aide-soignante,
30:45c'est difficile au quotidien.
30:47Il y a une passion.
30:49Donc,
30:49ce n'est pas parce qu'on va
30:50leur demander de se vacciner
30:51qu'ils vont abandonner
30:51leur job.
30:52Peut-être qu'il y aura
30:53quelques-uns qui abandonneront
30:54pour différentes raisons,
30:55mais l'immense majorité
30:57resteront en place.
30:58Et puis,
30:58l'autre point important,
30:59c'est qu'on se rendra compte
31:00qu'un soignant
31:02qui est vacciné
31:03sera moins contaminé
31:04et moins contaminant.
31:05Et quand il est moins contaminé,
31:07il fera moins de formes graves
31:09et il n'ira pas en réanimation.
31:11Je pense que
31:12le réalisme va s'imposer.
31:14Il faut arrêter de dire
31:15quand on veut quelque chose,
31:17tout le monde va démissionner.
31:18Non, non.
31:19À un moment donné,
31:20il faut...
31:20Et puis,
31:21c'est la responsabilité
31:21des soignants.
31:23Vous soignez les gens.
31:24Vous avez de l'affection
31:25pour les gens.
31:25Vous êtes bienveillant
31:26pour les gens.
31:27Vous n'allez pas
31:27leur coller la grippe.
31:29Donc,
31:29vaccinez-vous.
31:30Alors,
31:31faisons de la pédagogie,
31:32mais...
31:32pédagogie,
31:33mais un peu ferme.
31:34Oui.
31:35Du coup,
31:36ça passe par l'obligation.
31:37C'est ce que vous soutenez.
31:39Bonjour, Nicolas.
31:41Nicolas ?
31:42Oui, je suis là.
31:43Bonjour, pardon.
31:44Non, je ne vous entendais pas.
31:45Vous êtes-vous cadre infirmier ?
31:46C'est ça.
31:47Oui.
31:48Alors,
31:48vous en pensez quoi ?
31:49Pour ou contre,
31:49cette vaccination obligatoire ?
31:51Pour, bien sûr.
31:52Je suis pour.
31:54Chaque année,
31:54lorsque je fais passer
31:55le petit papier dans le service
31:56pour savoir qui souhaite
31:58se faire vacciner,
31:59puisque ce n'est pas obligatoire,
32:00effectivement,
32:00ça tourne autour
32:01des 19 et des 20 %
32:02des soignants,
32:03et encore,
32:04sont inclus à l'intérieur
32:06les secrétaires,
32:07les secrétaires médicales
32:08qui, parfois,
32:08pour certaines,
32:09ne voient même pas de question.
32:10Et moi,
32:12ce qu'elles m'invoquent,
32:13les infirmières,
32:14c'est,
32:14oh,
32:15je ne vois pas l'intérêt,
32:16ou je ne sais pas trop.
32:18Et quand j'entends
32:19que ça coûterait plus cher
32:20à la sécu
32:21de vacciner tout le monde,
32:22que, enfin...
32:23Non, c'est faux,
32:24je le redis,
32:2520 à 30 millions d'euros
32:26pour la vaccination
32:27contre 1 à 2 milliards d'euros
32:28la grippe.
32:29Parce que la grippe,
32:30il y a tous les arrêts de travail
32:31liés à la grippe,
32:32toutes les hospitalisations
32:33liées à la grippe,
32:33enfin, effectivement,
32:34c'est un coût faramineux.
32:35Exactement.
32:35En fait,
32:36on ne se rend pas compte
32:37de ce que coûte aujourd'hui
32:38une journée d'hospitalisation,
32:40parce qu'on a le système
32:41magique de la sécu,
32:42mais une journée d'hospitalisation,
32:43c'est en moyenne 1 000 euros.
32:44Et si on va en réas,
32:45c'est entre 5 000 et 15 000.
32:47Tu dis un vaccin,
32:48c'est quoi ?
32:48C'est 6, 7 euros.
32:49Ça ne coûte rien.
32:50Et chiche, chiche,
32:52les infirmières,
32:52elles démissionnent
32:53si on les oblige
32:53à les vacciner.
32:54Je n'y crois pas.
32:55C'est vrai,
32:55vous n'y croyez pas ça, Nicolas ?
32:57Pas du tout.
32:58Pas du tout.
32:58C'est intéressant
32:59parce que vous,
33:00vous vous faites vacciner
33:02et vous faites circuler
33:03ce petit papier
33:03pour savoir
33:04qui veut se faire vacciner.
33:05Tout à fait.
33:06Vous dites,
33:07il y a 20% à peu près
33:08qui acceptent,
33:09donc c'est la moyenne
33:10effectivement.
33:12Quand vous discutez avec elles,
33:13que vous leur dites
33:14mais si,
33:14il faut le faire,
33:15effectivement,
33:15comme nous disait Christian,
33:16le devoir d'un soignant,
33:17c'est de soigner,
33:18de protéger.
33:19Qu'est-ce qu'elles vous répondent ?
33:21Qu'est-ce qu'ils vous répondent d'ailleurs ?
33:23Elles ne se sentent pas forcément concernées
33:26parce que ça fait longtemps
33:28qu'elles n'ont pas eu de grippe
33:30ou parce qu'elles n'ont pas
33:31de personnes fragiles à la maison.
33:32En général,
33:33les soignants qui sont vaccinés,
33:34c'est parce qu'ils ont
33:35ou des enfants asthmatiques
33:37ou des personnes
33:38déprimées à la maison.
33:39Mais en fait,
33:40elles ne se sentent pas concernées.
33:41Et je pense qu'effectivement,
33:44rajouter que la grippe
33:45est une pneumonie,
33:46que ça peut tuer,
33:47ça peut aussi tuer des enfants,
33:48je pense que c'est important.
33:50Et ça veut dire
33:51que c'est un problème
33:51de connaissance,
33:53d'éducation ?
33:54Tout à fait.
33:55Oui, pourtant,
33:55il y a des campagnes.
33:56Sans arrêt,
33:56j'ai l'impression
33:57que c'est quelque chose
33:58dont on parle.
33:59Bien sûr.
33:59Et vous essayez de les raisonner,
34:01de les convaincre ou pas ?
34:02Oui, mais malheureusement,
34:03quand on a des médecins
34:04et pardon pour Marie
34:07qui a parlé,
34:09mais quand on a des médecins
34:11qui nous disent
34:12que potentiellement,
34:14ils ne seront pas efficaces
34:15ou potentiellement,
34:16lorsqu'on mange équilibré,
34:17ça va passer.
34:19Pour moi,
34:20c'est une gestion des risques.
34:21Je veux dire,
34:22une infirmière,
34:23on lui demande
34:23de se laver les mains
34:24avant d'avoir un soin,
34:25elle ne se pose pas la question,
34:26elle le fait
34:26pour diminuer le risque.
34:28Bien sûr,
34:28le risque est là.
34:29Bien sûr,
34:30le risque est là.
34:30mais elle le diminue.
34:31Et en se faisant vacciner,
34:33bien sûr,
34:33elle peut attraper la grippe,
34:34bien sûr,
34:35elle peut la transmettre,
34:36mais elle diminue le risque.
34:37Et pour moi,
34:38c'est le vaccin contre la grippe,
34:39c'est un EPI,
34:41clairement.
34:41C'est comme une paire de gants,
34:42c'est comme un lavage des mains.
34:43C'est quoi, EPI ?
34:44C'est une protection individuelle.
34:48D'accord,
34:48un geste,
34:49donc...
34:50Vous savez,
34:51c'est comme des lunettes
34:51qu'on met pour éviter
34:52les éclaboussures,
34:53c'est comme un casque.
34:54Quand on prend une moto,
34:55on met un casque,
34:55on n'a pas prévu de tomber,
34:57on croise les doigts
34:58pour ne pas tomber
34:59et pourtant,
34:59on a quand même le cas
35:00qu'on ne grogne pas.
35:01Pour moi,
35:01le vaccin,
35:01c'est pareil.
35:03Nicolas,
35:03vous restez avec nous,
35:04on poursuit le débat
35:04dans un tout petit instant.
35:06Pour ou contre
35:06cette vaccination
35:08contre la grippe
35:10obligatoire
35:10pour les soignants ?
35:11On continue le débat
35:12dans un instant.
35:13A tout de suite sur RTL.
35:14Contactez-nous gratuitement
35:15via l'appli RTL
35:16ou au 3210.
35:1750 centimes la minute.
35:19Carfou.
35:20Amandine Bégaud.
35:21RTL midi.
35:22Les auditeurs ont la parole.
35:24Je viens d'entendre
35:26le témoignage
35:26d'un auditeur
35:27qui dit que
35:28pour les soignants,
35:29il n'est pas pour
35:30la vaccination, etc.
35:31Je suis infirmière libérale.
35:32Moi, j'estime
35:33que c'est hyper important
35:34que nous nous vaccinions
35:35afin de protéger
35:37déjà nos patients
35:38par conscience professionnelle
35:39et par éthique
35:39et en même temps,
35:41même pour nous,
35:42protéger nous.
35:43Moi, par exemple,
35:44je fais chaque fois
35:44le vaccin
35:45et cette année,
35:46j'ai fait une grosse pneumonie
35:47mais je pense que
35:47si je n'avais pas eu le vaccin,
35:49ça aurait été pire.
35:50Le message de Bénédicte
35:51au 3210.
35:52Faut-il ou non
35:53rendre le vaccin
35:54contre la grippe
35:55obligatoire pour les soignants ?
35:57C'est en tout cas
35:57ce que recommande
35:58une nouvelle fois
35:58l'Académie nationale
36:00de médecine.
36:01Question d'éthique,
36:02dit-elle,
36:02mais aussi question
36:03d'économie.
36:05La grippe coupe
36:05chaque année
36:061 à 2 milliards d'euros
36:08dans notre pays.
36:1019% seulement
36:11des soignants
36:13sont vaccinés.
36:13Bonjour Jean-Paul.
36:15Oui, bonjour.
36:16Oui, bonjour.
36:17Et bienvenue
36:18parce que je crois
36:18que c'est la première fois
36:19que vous nous appelez.
36:20Oui, tout à fait.
36:21Vous nous appelez d'où Jean-Paul ?
36:23Alors, moi,
36:24j'appelle Dépoux,
36:24oui,
36:24dans le département
36:25du Mordillat.
36:26Vous êtes soignant
36:27vous ou pas ?
36:28Non, pas du tout.
36:29Je travaille
36:30dans le domaine
36:30du recyclage
36:31et j'ai affaire
36:32aussi avec du public.
36:35Vous êtes favorable
36:36ou pas
36:37à cette vaccination
36:38obligatoire ?
36:39Non, pas obligatoire.
36:41Non, je suis favorable
36:42à la vaccination.
36:42Je pense que vous êtes...
36:43Jean-Paul, pardon,
36:44je vous interromps.
36:44Je pense que vous êtes
36:45sur Eau Parleur.
36:46Ah non, non,
36:47je suis sur Eau Parleur.
36:49Ah, je ne vous entends
36:50pas super bien.
36:50Vous ne pouvez pas...
36:52Alors, attendez,
36:53je vais peut-être
36:53vous retirer.
36:55On va voir
36:56si ça fonctionne.
36:57Le mieux,
36:58quand vous nous appelez...
37:00Allez-y.
37:01Oui, vous m'en rendez mieux ?
37:02Oui, c'est un peu mieux.
37:03Oui, oui.
37:03Oui.
37:04Pardon.
37:05Alors, vous disiez
37:06une obligation,
37:07un vaccin obligatoire,
37:08vous n'êtes pas
37:08tout à fait favorable.
37:10Non, je ne suis pas
37:10très favorable
37:11parce que je pense
37:12qu'il faut laisser
37:13un petit peu
37:14quand même
37:14une possibilité
37:16aux gens
37:16d'avoir le choix.
37:17Après,
37:18est-ce que
37:18pour rapport aux patients,
37:20est-ce que
37:21quand c'est des soignants,
37:23peut-être avoir
37:24l'avis aussi
37:25des patients
37:26si on souhaite
37:26avoir un soignant
37:27qui est vacciné
37:28ou pas ?
37:29Ça peut permettre
37:30aussi de voir
37:31vraiment l'utilité
37:33pour le vaccin
37:34et à quel point
37:35les gens sont influencés
37:36par rapport à ça.
37:37Et alors,
37:37c'est-à-dire que vous,
37:38Jean-Paul,
37:38si vous arriviez à l'hôpital,
37:39vous préfériez avoir
37:40un soignant vacciné ?
37:42Alors,
37:43non,
37:44pas forcément.
37:46À partir du moment
37:47où j'ai vu,
37:50c'est peut-être
37:51ressortir un peu
37:52du contexte,
37:52mais dans le domaine
37:53de la vaccination,
37:53quand on a vu
37:54comment ça s'était passé
37:55avec la période
37:56de Covid
37:57où on nous avait dit
37:58que ça protégeait,
37:59que ça permettait
38:00de ne pas transmettre
38:01et puis après,
38:02on nous a dit
38:02finalement non.
38:04Non,
38:04mais encore une fois,
38:05Jean-Paul,
38:05ils insistent
38:06pour le redire,
38:07Christian l'a rappelé
38:08à plusieurs reprises,
38:09un vaccin,
38:10effectivement,
38:10n'empêche pas
38:11la maladie,
38:12il empêche
38:13les formes graves.
38:14C'est-à-dire qu'au lieu,
38:17et Christian nous le disait
38:18très bien,
38:19au lieu de vous retrouver
38:21en réanimation
38:22ou d'en décéder,
38:23vous êtes un peu moins touché.
38:26Oui,
38:27alors je suis d'accord
38:28avec vous,
38:29sauf que bon,
38:30il y a aussi des gens
38:30qui réagissent mal
38:31aussi à la vaccination
38:32et ça peut aussi
38:35rendre des gens malades
38:37plutôt que de les protéger.
38:41Des gens malades ?
38:42Ben oui,
38:43parce qu'on a vu,
38:43il y a toujours
38:44des effets secondaires
38:45à un vaccin,
38:46il n'y a pas forcément
38:46que des effets positifs.
38:49Il y a une forme
38:50de protection
38:51mais qui n'est pas
38:52une protection
38:54vraiment à 100% efficace.
38:56Mais oui,
38:56mais c'est le principe
38:57du vaccin
38:58et là,
38:59effectivement,
38:59si c'était 100% efficace,
39:00ce serait peut-être plus simple
39:01mais bon,
39:02ça reste quand même
39:04le meilleur moyen
39:05de se protéger.
39:06Vous vous faites vacciner,
39:08vous Jean-Paul,
39:08ou pas du tout ?
39:10Non,
39:10je ne suis pas fait vacciner.
39:11Non,
39:12je n'ai pas fait
39:13le Covid
39:14ni la grippe
39:16parce que
39:17pour l'instant,
39:18moi,
39:18j'ai passé les années
39:20sans avoir
39:20de problème.
39:21Après,
39:23j'essaye de faire en sorte
39:24que mon corps
39:25ait les défenses
39:27immunitaires
39:27nécessaires
39:28pour pouvoir me dire
39:29en fait,
39:30il faut quand même
39:30laisser une part aussi
39:31à l'organisme
39:33de quoi se défendre
39:35de manière naturelle.
39:37Christian,
39:38vous êtes toujours
39:38avec nous,
39:39médecin généraliste.
39:41vous êtes précieux.
39:43Les effets secondaires,
39:44c'est quoi ?
39:45C'est une petite fièvre ?
39:46Alors,
39:47le vaccin contre la grippe
39:48est le plus anodin.
39:49La vaccination en général
39:50est un acte médical
39:51à cause des problèmes
39:52de contre-indications.
39:53mais on a délégué
39:55aux infirmières
39:55et aux pharmaciens
39:57la vaccination
39:57contre la grippe
39:58parce qu'il y a
39:59très très peu
40:00d'effets secondaires.
40:01Ça,
40:01c'est le premier point.
40:02Le jeu en voit la chandelle.
40:03C'est-à-dire que
40:04pour un vaccin
40:04quasiment anodin,
40:05enfin,
40:06s'il y a très très peu
40:06d'effets secondaires,
40:07je crois que c'est 0,4%,
40:08et encore,
40:10eh bien,
40:10on a une efficacité.
40:11Il faut rappeler aux gens
40:12que la vaccination
40:13n'empêche pas la maladie.
40:14Il faut rappeler aux gens
40:15que le fait d'être vacciné
40:17leur évitera,
40:18un,
40:19d'aller en réanimation,
40:20deux,
40:20de mourir,
40:21trois,
40:21de contaminer leur entourage.
40:23Pour les soignants,
40:24on parle,
40:25il y a des médecins libéraux,
40:26les généralistes
40:27ont la première ligne
40:28de combat
40:28en ville
40:29contre la grippe
40:30et les épidémies.
40:32Et donc,
40:33eux,
40:33ils sont vaccinés,
40:34ça j'en suis sûr.
40:35Là,
40:35vous dites 20%
40:36pour l'hôpital,
40:37sûrement,
40:38mais je suis sûr
40:38que la proportion
40:40de médecins généralistes
40:41en ville
40:41est considérablement
40:42plus importante.
40:43Pourquoi ?
40:44Parce que c'est
40:45la première ligne de combat.
40:46Parce que c'est ceux
40:46qui sont exposés.
40:48Qui sont les plus exposés.
40:49Bien sûr.
40:50Et on parlait tout à l'heure
40:51du coût économique
40:52de la grippe,
40:53mais c'est un coût
40:55pour la société
40:55quand,
40:56effectivement,
40:57il y a une grosse poussée
40:58d'épidémies
40:59de grippe.
41:00On a un engagement
41:01des hôpitaux
41:01qui ne sont déjà
41:02pas forcément
41:03très accessibles
41:04selon les zones.
41:06Bref,
41:06c'est toute une chaîne
41:06qui se bloque.
41:09On parle de 10 000 morts,
41:10Madame Bégo,
41:10on parle de 10 000 morts.
41:11Si il n'y avait pas
41:12de vaccination importante,
41:14on aurait 20 000,
41:1430 000.
41:15On n'aurait pas
41:16150 enfants.
41:17On aurait 1 000 enfants.
41:18Et donc,
41:18ça serait une catastrophe.
41:19La vaccination est stratégique.
41:21Il faut essayer
41:22d'avoir une politique
41:22qui permette
41:23de convaincre les Français
41:24avec beaucoup de pédagogie
41:25et les soignants
41:26et la population
41:28qu'il faut se vacciner.
41:30Vacciner.
41:31Je voulais entendre Aurélie aussi.
41:33Bonjour Aurélie.
41:34Bonjour Anandine.
41:35Vous êtes infirmière,
41:36vous ?
41:36Où ça ?
41:38Sur Rouen.
41:39En libéral
41:40ou à l'hôpital ?
41:41Non, à l'hôpital.
41:42À l'hôpital.
41:43Vous vous faites vacciner
41:45contre la grippe ?
41:46Tous les ans.
41:46Oui.
41:47Tous les ans,
41:48mais parce que j'ai aussi
41:49des antécédents médicaux
41:50qui font que
41:51je n'ai pas envie
41:51de l'attraper.
41:52Et si ce vaccin
41:54était obligatoire,
41:55est-ce que vous pensez
41:55que c'est une bonne chose ?
41:56J'ai l'impression
41:57qu'on recommence
41:58comme pour le Covid.
42:01De nouveau,
42:02on oblige les soignants
42:04à se soigner,
42:06donc à se vacciner.
42:08Alors,
42:08est-ce que c'est pour leur santé
42:10ou est-ce que c'est parce
42:11qu'il y a déjà
42:11une pénurie
42:12de personnels soignants
42:14dans les hôpitaux
42:14et donc un soignant
42:16qui est absent
42:17parce qu'il est malade,
42:19c'est encore
42:19du personnel en moins ?
42:21Non, mais c'est aussi
42:21ce qu'on disait
42:22pour protéger.
42:23Les deux arguments
42:24avancés par l'Académie
42:25nationale de médecine,
42:26c'est une question
42:26d'éthique,
42:27le rôle du soignant
42:28c'est d'abord
42:28de protéger
42:29et pas de contaminer
42:30et puis une question
42:32économique
42:32avec ce coût
42:33de la grippe
42:33qui peut aller
42:34jusqu'à 2 milliards
42:35d'euros par an
42:36et vous le disiez,
42:37ça fait moins
42:38de personnel
42:38dans les hôpitaux,
42:39moins de place aussi
42:40si les lits sont occupés.
42:42C'est ça
42:43et c'est aussi
42:44le problème
42:44des personnes âgées.
42:46Pourquoi est-ce
42:46que les personnes âgées
42:47ne les obligent pas
42:48non plus à se vacciner ?
42:50Vous dites
42:50si on oblige
42:51les soignants,
42:52il faudrait obliger
42:53aussi les personnes âgées ?
42:54Mais oui,
42:55parce qu'en fait
42:56les personnes âgées
42:57sont aussi des personnes
42:58qui sont diminuées
42:59au niveau immunitaire
43:00et donc en fait
43:01ils sont fragilisées.
43:02Donc c'est des personnes
43:04qu'on retrouve aussi
43:04en réa.
43:05Christian,
43:06juste un dernier mot
43:07et je vous remercie
43:07infiniment
43:08d'avoir joué
43:09notre consultant
43:10pendant toute cette émission.
43:11La vaccination
43:12elle est très fortement
43:13recommandée
43:14pour les plus de 65 ans
43:15on est d'accord ?
43:16Et pour les moins de 5 ans.
43:17Et pour les moins de 5 ans.
43:18Vous connaissez
43:19la part de personnes
43:20de plus de 65 ans
43:21qui se vaccinent ?
43:22On est au-delà
43:23des 50%.
43:25Ah oui,
43:25le côté obligatoire
43:27pour la population
43:27de se vacciner
43:28il faut être très pédago
43:29et très pédagogique
43:31c'est très important
43:32parce que si on est autoritaire
43:34alors il y aura
43:34une très grosse méfiance.
43:35Pour la population
43:36je ne parle pas
43:37pour les soignants
43:37les soignants
43:38on a une responsabilité
43:39engagée
43:40donc on doit se vacciner
43:41à chacun sa responsabilité
43:43et voilà.
43:44Mais pour la population
43:45il faut convaincre
43:46convaincre
43:46convaincre
43:47et bien sûr
43:48on dépasse 50%
43:49des personnes âgées
43:51qui sont vaccinées
43:51c'est sûr
43:52Merci beaucoup Christian
43:54Merci beaucoup
43:55Merci à Aurélie
43:56Marie, Joseph
43:57et Nicolas
43:58qui ont participé
44:00à ce débat
44:01dans un instant
44:01on va reparler
44:02réforme des retraites
44:04vous êtes un certain nombre
44:05on entendait Michel
44:05tout à l'heure
44:06dans le journal
44:07c'est lui qui nous a alerté
44:08à nous expliquer
44:09qu'avec la suspension
44:10de la réforme des retraites
44:11vous deviez partir là
44:12bientôt
44:12mais vous êtes toujours
44:13dans le flou
44:14pourquoi ?
44:14Parce que le décret
44:15n'a pas été publié
44:16le décret d'application
44:17à tout de suite
44:22Merci d'écouter RTL
44:31Amandine Bégaud
44:32RTL Midi
44:33les auditeurs ont la parole
44:35Je suis né en 1965
44:37je suis en carrière longue
44:39normalement
44:40je devais terminer
44:40en octobre
44:41suite à la réforme
44:42de la retraite
44:43avec la suspension
44:44je ne dois faire
44:45que 171 trimètres
44:47au lieu de 12
44:48donc ça me ferait
44:49terminer en juillet
44:50l'information m'est donnée
44:52sur le site
44:53Info-retraite
44:54que c'est bien juillet
44:55que je peux partir
44:56et par contre
44:57sur le site
44:58de l'assurance retraite
44:59c'est octobre
45:01Le message de William
45:03au 3210
45:04et comme lui
45:05comme Michel aussi
45:05que vous avez peut-être
45:06entendu tout à l'heure
45:07dans le journal
45:08vous êtes plusieurs
45:08à nous arreter
45:09sur ce petit couac
45:11autour de la réforme
45:12des retraites
45:13la suspension
45:14plus précisément
45:15normalement
45:16vous êtes censé
45:16pour un certain nombre
45:17ça concerne 15 000 personnes
45:18en France
45:19partir dans les mois
45:21qui viennent
45:21septembre
45:22octobre
45:22ou novembre
45:23mais vous ne savez
45:24toujours pas
45:25si vous allez pouvoir
45:26et surtout
45:26à quelles conditions
45:27pourquoi ?
45:28Parce que le décret
45:29d'application
45:29n'a toujours pas été publié
45:31Pierre Herbulot
45:32du service
45:33économie d'Hertel
45:34nous disait tout à l'heure
45:34que le ministère
45:36dit que ça va être fait
45:37qu'il ne faut pas
45:37trop s'inquiéter
45:38toujours est-il
45:38qu'en attendant
45:39ça pose un certain
45:41nombre de questions
45:42Bonjour Philippe
45:43Bonjour Amandine
45:44Vous nous appelez d'où
45:45Philippe ?
45:46Beaufort-en-Vallée
45:47dans le Maine-et-Loire
45:48Bon et alors vous
45:49vous êtes dans cette
45:49situation-là
45:50expliquez-moi
45:52Alors avant la réforme
45:53des retraites
45:54que j'aurais dû partir
45:55au 31 décembre
45:57de cette année
45:59et avec la suspension
46:00donc je peux gagner
46:01trois mois
46:03et justement
46:04j'ai eu la carte
46:04de ce matin
46:05au téléphone
46:06qui m'ont dit
46:06que donc les décrets
46:07n'étaient pas encore
46:10signés
46:10donc pour l'instant
46:12rien
46:13ne me permet
46:15de partir
46:16donc au 1er octobre
46:18prochain
46:18voilà
46:18D'accord
46:19donc pour l'instant
46:19c'est pas acté
46:21vous travaillez
46:23dans quel domaine ?
46:24Je suis poissonnier
46:25dans la grande distribution
46:27Donc j'imagine
46:28que ça pose des problèmes
46:29à la fois pour vous
46:29et pour votre employeur
46:30ça de savoir
46:31parce qu'octobre et décembre
46:32c'est pas la même affaire
46:34Oui bien sûr
46:34bon décembre
46:35bon enfin
46:36ça fera trois mois
46:37mais de mon côté
46:38moi je me projette
46:39plutôt pour l'après
46:42pour l'après
46:44en partant
46:45au 1er octobre
46:46je me projetais
46:47pour
46:49une nouvelle
46:50fin
46:50une nouvelle vie
46:51associative et autres
46:52et là
46:53même si c'était
46:53que trois mois
46:54donc ce serait toujours
46:55trois mois de gagné
46:58Excusez-moi
46:59Non non non
46:59j'ai cru comprendre
47:01c'est ce que nous disait Michel
47:02que même
47:03on n'est pas forcément
47:04capable du coup
47:05pour l'instant
47:05de lui donner
47:06le montant exact
47:06de sa pension
47:08Là de mon côté
47:10je pense pas
47:11qu'il y aura
47:12beaucoup de différences
47:14peut-être
47:16mais je me suis pas encore
47:18enfin
47:19j'ai pas encore regardé
47:20vraiment par rapport à ça
47:21mais c'est surtout
47:22par rapport à ces trois mois
47:25si je peux gagner
47:26trois mois
47:26je cours pas
47:27après ces trois mois
47:27mais si je peux gagner
47:28trois mois
47:28au bout de 43 années
47:30je pense que bon
47:31trois mois
47:32c'est pas négligeable
47:33je suis aussi
47:34comme l'auditeur précédent
47:36en carrière longue
47:3843 années
47:39donc voilà
47:42ça vous tracasse
47:43ça vous inquiète
47:44ça vous énerve
47:47non
47:47ça pourrait
47:48un petit peu
47:49me titiller
47:50parce que je pense
47:50que c'est peut-être
47:51des mesures
47:53je dirais pas
47:54de fumisterie
47:55mais bon
47:56d'enfumage
47:58peut-être
47:59des combines
48:00électoralistes
48:01pour essayer
48:02de sauver
48:02peut-être
48:02monsieur Lecornu
48:04à l'époque
48:05bon
48:06je vais pas
48:07je vais pas
48:07me mettre en colère
48:08mais bon
48:09ça me
48:10bon
48:10a priori
48:11je vous le redis
48:12c'est ce que nous disait
48:12Pierre Herbulot
48:13ça devrait être signé
48:14dans les semaines
48:15qui viennent
48:15mais effectivement
48:16en attendant
48:17ça pose problème
48:18merci beaucoup
48:19Philippe
48:19pour votre témoignage
48:20bonjour Alain
48:22bonjour
48:22Amandine
48:23bonjour à tous
48:24vous ça vous met
48:25en colère ça
48:26je me mets en colère
48:27parce que je suis
48:28un petit peu agacé
48:29parce que
48:30c'est dans la continuité
48:31de la façon de faire
48:33de notre gouvernement
48:35oui
48:36je trouve que
48:37trouver un terrain
48:38d'entente
48:39et puis
48:40et puis ne pas
48:41ne pas faire en sorte
48:43qu'il y ait
48:44une concrétisation
48:45c'est une nouvelle fois
48:46oui
48:47comme je reprends
48:48l'expression
48:49de votre auditeur
48:50juste avant
48:51c'est de l'enfumage
48:52c'est juste
48:54histoire de conserver
48:55le poste
48:56mais il faut penser
48:57quand même
48:57à nos entreprises
48:58qui ne peuvent pas
48:59se projeter
49:00parce qu'aujourd'hui
49:01les salariés
49:02sont incapables
49:04dans l'état actuel
49:05de se projeter eux-mêmes
49:07et donc il y a
49:08des métiers
49:09dont
49:10la transition
49:11entre un salarié
49:12et un autre
49:13celui qui va remplacer
49:14est importante
49:15et prend du temps
49:16parfois il y a des métiers
49:17très techniques
49:18et les entreprises
49:19vont à nouveau
49:20qui sont déjà
49:21dans les
49:21qui traversent
49:23beaucoup de difficultés
49:24on a une supplémentaire
49:26qui à mon sens
49:27pourrait être
49:28largement évité
49:29la loi
49:30effectivement
49:30un départ en retraite
49:31ça s'anticipe
49:32au niveau de l'entreprise
49:34certains qui nous écoutent
49:35doivent se dire
49:35bon bah 3 mois
49:36ça ne change rien
49:37qu'ils partent en octobre
49:37ou en décembre
49:38je reprends le cas de Philippe
49:39pour des entreprises
49:40ça peut poser problème
49:41mais bien sûr
49:42parce qu'il y a des
49:43il y a des formations
49:44qui nécessitent
49:46qui nécessitent
49:47plus de 3 mois
49:48d'accompagnement
49:49d'un salarié
49:52qui va prendre le poste
49:53d'un
49:53d'un
49:54d'un futur retraité
49:56et qui
49:57il y a des métiers
49:58très techniques
49:59qui nécessitent
50:00une formation
50:01plus ou moins longue
50:03et qui peut parfois
50:04et souvent
50:04dans certaines entreprises
50:06je parle de la chimie
50:07je parle de
50:08de l'agroalimentaire
50:09qui nécessitent
50:10d'avoir
50:11des formations
50:12de plus de 3 mois
50:13je trouve que
50:13ce sont des
50:14ce sont des points de détail
50:16j'ai envie de vous dire
50:17Amandine
50:18les gens
50:18qui nous
50:20le législateur
50:21ceux qui nous dirigent
50:22sont complètement
50:25hors du
50:26hors du monde
50:28ils ne comprennent pas
50:29hier
50:29je souriais
50:31vaguement
50:31en voyant
50:32monsieur Lecornu
50:33monsieur Darmanin
50:33à l'acheter
50:34une baguette de pain
50:34dans une boulangerie
50:35mais ça m'a fait
50:36tendrement rire
50:37parce qu'il y a
50:38tellement plus important
50:39et bien
50:407 détails
50:41même 3 mois
50:42c'est important
50:43pour les entreprises
50:44et pour les salariés
50:45Merci beaucoup
50:46Alain
50:46pour votre appel
50:47merci aussi à vous
50:49Philippe
50:50on va surveiller
50:51ces décrets d'application
50:52je vous le disais
50:53Pierre Herblot
50:54nous dit que c'est
50:54sans doute une question
50:55de semaine
50:56on verra bien sûr
50:57tout ça
50:58en tout cas
50:59visiblement
51:00c'est ce que disait
51:00le ministère
51:01ça n'est pas oublié
51:02merci à tous
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