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  • il y a 7 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 22 avril 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, la reprise des tensions, une nouvelle fois dans le détroit d'Ormuz, l'Iran dit avoir
00:14intercepté deux navires.
00:17Voilà qui fait repartir à la hausse le cours du baril de Brent.
00:21On est tout près des 100 dollars, pas ou peu d'espoir de voir les prix des carburants baisser à
00:27la pompe ici en France.
00:28En tout cas pour l'instant hier, le Premier ministre a annoncé une nouvelle série d'aides, notamment pour les
00:34grands rouleurs.
00:36Alors Philippe Tabarro nous a à peu près expliqué tout à l'heure sur RTL, le ministre des Transports, qui
00:41allait y avoir droit.
00:42En gros, il faut toucher moins de 17 000 euros par an si vous êtes seul, moins de 50 000
00:48euros pour un couple avec deux enfants
00:50et réaliser au moins 15 kilomètres, enfin une trentaine de kilomètres par jour ou plus de 8 000 kilomètres par
01:00an pour des activités professionnelles.
01:02Bref, si vous souhaitez revenir sur ces aides, si vous nous dites que c'est insuffisant, que vous regrettez de
01:08ne pas être concerné,
01:09vous nous appelez au 3210 et on en reparle bien sûr dans les éditeurs, on la parole.
01:15Dans l'actualité également, Yannick Alenot qui part en guerre contre le protoxyde d'azote.
01:20Le chef qui a perdu son fils il y a 4 ans dans un brutal accident de voiture, un chauffard
01:25l'avait renversé.
01:26Il était ivre et sous l'emprise de stupéfiants, il lance une action en justice contre deux entreprises
01:35qu'il accuse de vendre justement du protoxyde à destination des jeunes.
01:40Et puis on l'apprend à l'instant, une bonne nouvelle pour tous les amateurs de basket.
01:43Figurez-vous que la France organisera pour la première fois la Coupe du Monde, ce sera en 2031.
01:50La météo, Peggy.
01:51On l'a compris pour cet après-midi, du soleil essentiellement sur le nord et sur l'est et demain
01:57?
01:58Demain du soleil quasiment partout.
01:59Alors on a juste la trace de cette perturbation qu'il y a aujourd'hui qu'on retrouvera demain matin
02:04avec des nuages et quelques averses entre les Charentes, le Massif Central, le Languedoc-Roussillon.
02:08Mais on a une belle amélioration dans la journée avec le retour d'éclaircie.
02:12On aura juste quelques averses très éparses, très localisées sur le Massif Central et la région PACA.
02:17Un risque d'averses orageuses sur les Pyrénées mais partout ailleurs c'est du grand bleu.
02:20Alors ce sera un peu frais encore au nord, surtout sur le nord-est.
02:23Demain on se couvre 1 à 4 degrés, jusqu'à 9 sur le reste de la moitié nord et 11
02:28à 16 dans le sud.
02:29Et les maximales, elles sont encore en hausse.
02:32On atteint ou on dépasse les 20 degrés partout.
02:34On sera entre 20 et 24 degrés en général et 24 à 27 dans le sud-ouest.
02:38Bon c'est encore un peu loin mais notre week-end ?
02:40Il sera beau le week-end.
02:41Globalement, on aura juste des averses orageuses sur les Pyrénées.
02:44Peut-être un peu de nuages sur l'ouest du pays mais vraiment des nuages de beau temps et plein
02:48soleil partout ailleurs avec encore une belle douceur.
02:50Merci beaucoup Peggy pour ces jolies nouvelles.
02:53Il est 13h03.
03:02Moi ce que je crois c'est que ça existe dans notre pays malheureusement.
03:05Et vous avez aujourd'hui des jeunes gays qui se font discriminer, qui se font agresser parfois physiquement.
03:09Mais je pense que ça ne représente pas du tout ce qu'est notre pays.
03:12Je pense qu'on est un pays qui est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant que ce qu'on croit
03:15parfois nous-mêmes.
03:16Et quand on regarde le chemin qui a été parcouru, il y a un peu plus de 10 ans, il
03:19y avait le débat sur le mariage pour tous.
03:20Il y avait une forme de déchirure dans le pays sur ce sujet-là.
03:23Quand je suis devenu Premier ministre et que j'ai été le premier chef de gouvernement à assumer son homosexualité,
03:27j'ai vu aussi à quel point c'était devenu quelque chose de banal.
03:30Et ça, ça dit beaucoup de notre pays qui est plus ouvert et plus tolérant que ce qu'il croit
03:33lui-même.
03:34Les propos ce matin sur RTL de Gabriel Attal.
03:37La France, dit-il, est un pays beaucoup plus ouvert et beaucoup plus tolérant qu'on ne le pense.
03:41Ça vous fait beaucoup réagir et on va échanger avec vous sur ce sujet.
03:47Avec vous d'abord, Franck-Louis, bonjour.
03:49Oui, bonjour.
03:51Je peux vous demander de nous dire d'où vous appelez ?
03:54Alors, je suis à côté de Besançon.
03:56Très bien.
03:57Vous avez été étonné, surpris par les propos de l'ancien Premier ministre ?
04:02Alors, étonné, oui, totalement.
04:04Parce que malgré que nous soyons un pays ouvert,
04:09je m'aperçois de plus en plus que j'ai l'impression qu'on arrive de plus en plus en
04:14arrière.
04:15Ah oui ?
04:16C'est-à-dire ?
04:16C'est-à-dire que moi, ça fait 4 ans que je vis l'enfer par rapport à mon voisinage.
04:23Donc, au tout début, ça a été...
04:25Donc, je suis marié depuis 9 ans.
04:29Je peux vous demander votre âge, Franck-Louis ?
04:31J'ai 46 ans.
04:32D'accord.
04:32Je sais, je ne les fais pas.
04:34À la voix, ce n'est pas forcément facile à dire.
04:37Merci beaucoup.
04:37Je ne vous vois pas.
04:40Mais voilà.
04:41Donc, vous êtes marié depuis 9 ans ?
04:43Voilà.
04:43Ça va faire 4 ans que je subis l'enfer avec des personnes de mon voisinage.
04:49Donc, au tout début, ça a été des agressions verbales.
04:54Mais vraiment extrêmes.
04:57Mais lié à votre homosexualité ?
04:58Totalement.
04:59Et maintenant, c'est carrément des peines de mort.
05:02Ah bon ?
05:02Oui.
05:03Des menaces de mort ?
05:04Des menaces de mort, oui.
05:05Mais ils vous disent quoi ?
05:08Les propos, je ne pourrais même pas vous les dire tellement ça risque de choquer.
05:15Et donc, des voisins que vous connaissez ?
05:17Que je connais, oui, parce que ce sont des voisins à moi.
05:20Oui.
05:20Vous habitez dans une maison ou dans un immeuble ?
05:22Dans une maison.
05:23Dans une maison.
05:24Donc, c'est les maisons autour ?
05:25Voilà.
05:26Mais le problème, c'est que j'ai porté quelques fois plainte qui ont toujours été cassées sans suite.
05:36Parce que faute de preuves.
05:37Mais faute de preuves, pourquoi ?
05:40Faut-il encore que les services de l'ordre prennent les preuves, etc.
05:47C'est-à-dire, quand vous allez porter plainte, vous allez à la gendarmerie ?
05:51Je vais à la gendarmerie.
05:52Et qu'est-ce qu'ils vous disent ?
05:54Il nous faut des preuves.
05:55Oui.
05:56Et vous leur en fournissez ?
05:57Je leur en fournis.
05:59C'est quoi comme preuve, par exemple ?
06:01Eh bien, les preuves vidéo, audio.
06:03Ah oui.
06:04Voilà.
06:05Donc, il y a quand même des preuves.
06:06Et même par rapport au procureur de la République, il n'y a pas assez de preuves.
06:10Mais par rapport aux menaces de mort, on va t'égorger comme une truie, ne t'inquiète pas.
06:16On m'a même clairement dit que mon mari avait un amant.
06:19On l'avait suivi, etc.
06:23Donc, j'ai dit, tiens, tu pourrais me le présenter ?
06:26Eh bien, ça serait sympa, peut-être qu'on pourrait peut-être bien s'entendre à Troyes.
06:31Non, mais vous voyez à quel gré de connerie on en est en France.
06:34Donc, en fait, j'ai l'impression que...
06:37C'est une petite commune dans laquelle vous habitez ?
06:39C'est une petite...
06:41Ouais, une commune de 3 000 habitants, à peu près.
06:44Et avant ça, Franck-Louis, vous n'aviez jamais été...
06:48Jamais, jamais, jamais.
06:49En fait, j'ai une famille qui a toléré même la famille de mon mari.
06:53On n'a jamais eu aucun problème, même par rapport à nos amis, notre famille, notre propre famille.
06:59Je vais vous dire même quelque chose.
07:01Mon papy qui est décédé, lorsque je vais présenter mon...
07:08J'ai eu que 3 hommes dans ma vie.
07:13Et la première fois qu'il a vu mon premier amour, il a appelé ma maman.
07:18Il a dit, ça me rend si triste de les voir si gays.
07:22Et j'ai trouvé ça tellement beau que j'ai décidé de m'appeler Franck-Louis parce que Louis, c
07:30'était son prénom.
07:32Et moi, c'est mon deuxième sur prénom.
07:35Donc vous avez ajouté ce prénom à votre nom tous les jours.
07:37Voilà. Et maintenant, je m'appelle Franck-Louis.
07:39Franck-Louis, je voudrais qu'on entende également le témoignage de Benoît. Bonjour Benoît.
07:43Totalement.
07:44Oui, bonjour Amandine.
07:46Vous nous appelez d'où, vous, Benoît ?
07:47De Chivreval, un petit village de 500 habitants.
07:50Est-ce que vous vous retrouvez en partie dans le témoignage de Franck-Louis ?
07:55Non, par rapport à ce que j'ai écouté son témoignage, moins.
07:57Au début, oui, quand on s'est installé dans le village.
07:59Donc vous aussi, vous êtes marié ?
08:01Oui, marié depuis 5 ans, 19 ans dans les communes.
08:05C'est vrai qu'au début, ils ont eu du mal à nous adopter en tant que voisin en face.
08:13Ils nous insultaient en permanence.
08:15Ah oui ? Vous avez connu ça aussi, donc ?
08:17Oui. Mais après, on lui a fait comprendre que voilà.
08:22Et maintenant, on s'entend super bien avec le voisin en face.
08:26Et bon, le seul souci, voilà, comme je disais à la radio, c'est que nous, voilà, le maire, il
08:33était, bon, il était homophobe, il n'a pas voulu nous marier.
08:37Mais je pense qu'au milieu rural, je pense par rapport à un monsieur qui a 3000 habitants, c'est
08:43vrai que le milieu rural, c'est plus dur à se faire accepter.
08:47En tant que gay, moi je peux vous dire, je me cache, je me balade, je ne me cache pas,
08:51je me balade avec mon mari main à main.
08:53On a les gens, ils ont des préjugés sur nous.
08:57Ah oui, tiens !
08:58Ah, vous sentez que les gens vous regardent bizarrement ?
09:00Ah oui, bah oui, on est tout à fait différents.
09:03Et Benoît, quand vous dites que le maire a refusé de nous marier, il y a 4 ans ?
09:07Oui.
09:08Ah oui, donc, normalement, il n'a pas refusé de vous marier, aujourd'hui c'est la loi.
09:11Ah oui, il a refusé, j'ai eu le droit au premier adjoint.
09:15Ah oui ?
09:16Normalement, vous m'entendez ?
09:16Oui, allez-y Franck-Louis, oui, on vous entend.
09:18Alors, excusez-moi, je suis... bonjour, monsieur.
09:23Bonjour à vous, monsieur.
09:25Enchanté.
09:27Déjà, oui, c'est vrai qu'un maire n'a pas le droit de refuser de se marier.
09:31C'est juste pour vous dire que nous, on a été le premier couple homo à être mariés dans le
09:38village.
09:39Et le maire ne savait pas comment faire.
09:41Ah oui ?
09:41Il était tout gêné.
09:44Et attendez, dans vos deux cas, ça fait 4 ans que vous êtes...
09:47Enfin, vous, peut-être un peu plus, Franck-Louis.
09:49Vous m'avez dit 9 ans que vous êtes mariés.
09:50Mais Benoît, c'est récent.
09:52Oui, bah le maire était perdu.
09:54Le maire était perdu.
09:55Le maire était vraiment paumé.
09:56Il ne savait même pas ce qu'il fallait qu'il fasse comme message.
10:00Voilà, exactement.
10:01Et c'est pour ça que, moi, de mon côté, excusez-moi de vous couper, ça ne se fait absolument
10:05pas.
10:06Je suis allé directement vers le maire et son adjointe, sa secrétaire, et je lui ai dit, détendez-vous, vous
10:13ne vous inquiétez pas, on ne va pas se galocher devant tout le monde.
10:18Et là, ça l'a fait rire tout de suite, et là, ça l'a détendu.
10:23Et on est admis par tout le monde dans le village.
10:27Mais vraiment, on est admis par tout le monde.
10:28Eh, vous savez, Amandine, excusez-moi de vous couper la parole, moi, sur le livret de famille, ils ont marqué
10:33Madame Arnaud Benoît.
10:35Non.
10:36Eh, ben, comme nous, comme nous.
10:38Ah, vous voyez ?
10:39Oui, non, mais attendez, ça me paraît fou, on est en 2026, le mariage pour tous, je n'ai pas
10:44en tête la date, mais ça fait plus de 20 ans.
10:49Ben oui.
10:50Oui, mais on marque encore Madame, moi, je sais que sur le livret de famille, j'ai fait encore rectifier,
10:55ils marquent Madame Arnaud Benoît, j'ai mon nom de famille et mon prénom.
10:59Et voilà, ils ne savent pas rectifier la mentalité, voilà, et on peut leur dire apparemment des merveilles.
11:07Voilà, et encore, comme disait M. Attal, c'est vrai que ça s'améliore au niveau, on va dire, gay,
11:15mais voilà, il n'y a pas tout qui est fait pour...
11:18On va revenir, Benoît et Franck Louis, dans un instant sur Gabriel Attal, justement, quand il dit mon homosexualité n
11:24'est pas un frein pour être élu, est-ce que c'est aussi ce que vous pensez ?
11:28On va y revenir dans un instant, restez avec nous.
11:31La loi du mariage pour tous, adoptons le mariage pour tous, elle date de 2013, 17 mai 2013, donc ça
11:37fait quand même 13 ans.
11:38A tout de suite.
11:52Et on continue à échanger, après les propos ce matin sur RTL de Gabriel Attal, la France est un pays
11:58beaucoup plus ouvert et beaucoup plus tolérant qu'on ne le pense, a dit l'ancien Premier ministre, évoquant son
12:05homosexualité.
12:06Il en parle largement dans son livre qui sort cette semaine, En Hommes libres, et c'est aussi pour ça
12:11qu'on en a parlé.
12:13Est-ce que vous trouvez, vous aussi, que les choses évoluent dans le bon sens en France ?
12:17Est-ce qu'être homosexuel n'empêche pas d'accéder à l'Elysée, par exemple ?
12:22Est-ce que vous avez vécu, vous, dans votre vie, des discriminations, que ce soit au quotidien ou au travail
12:26?
12:27On est toujours avec Franck Louis et Benoît, on va retrouver Maxime. Bonjour Maxime.
12:31Bonjour.
12:32Et bienvenue, parce que c'est la première fois que vous nous appelez, je crois.
12:35Oui, c'est la première fois, oui.
12:37Vous nous appelez d'où d'ailleurs, Maxime ?
12:39De Dijon.
12:40De Dijon, vous avez quel âge ?
12:42J'ai 39 ans.
12:43Et alors vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que la France est un pays beaucoup
12:46plus tolérant, plus ouvert qu'on ne le pense en la matière ?
12:49Pas forcément, je trouve. Alors oui, il y a eu pas mal d'avancées, avec le mariage pour tous, l
12:55'ouverture de la PMA.
12:56Mais je trouve que, comme disaient les auditeurs précédents, au niveau regard et tout, je trouve qu'on réglisse plus
13:02qu'autre chose.
13:03Et ça, vous le constatez au quotidien, vous ?
13:05Alors moi, pour ma part, non pas forcément, mais on l'entend beaucoup sur les réseaux sociaux, aux différents médias,
13:12les différentes agressions homophobes qu'on peut avoir.
13:16Je trouve qu'il y en a quand même de plus en plus. Donc dire que la France est un
13:19pays qui est de plus en plus ouvert, je ne suis pas sûr.
13:22Et vous avez déjà eu peur, vous, ou pas, dans la rue ? Peur de vous faire agresser ? Peur
13:27de...
13:27À certains moments, oui. Pas tout le temps, mais à certains moments, oui.
13:33Et vous trouvez que c'est important qu'on ouvre ce débat, qu'on en parle aussi ?
13:37Ah oui, c'est très important, oui. Après, est-ce que ça changera l'image de tout le monde ?
13:43Je ne suis pas sûr, mais c'est important d'en parler dans tous les cas, oui.
13:47Dominique est également avec nous. Bonjour Dominique.
13:50Bonjour Bandide, bonjour à tous.
13:51Quel regard vous vous portez sur tout ça ?
13:54Oui, je pense que les meurtres ont beaucoup évolué. On connaît tous des homosexuels, que ce soit dans la famille,
14:00que ce soit parmi les amis.
14:01Et ça ne pose pas débat. Et on n'a pas besoin même d'affirmer sa sexualité, il n'y
14:06a pas de souci.
14:07Donc vous avez un interlocuteur tout à l'heure qui a dit, mais j'ai dit au maire, on ne
14:11va pas quand même se galocher devant tout le monde pendant qu'on se marie.
14:14Mais pourquoi pas ? Puisque les hétéros le font.
14:17Oui, mais le maire visiblement était réticent.
14:20Moi je suis assez stupéfaite de savoir qu'un maire ne voulait pas les marier.
14:26Oui, vous avez encore des gens qui sont un peu, j'allais dire, arriérés par rapport à ça.
14:32Mais j'allais dire, on aura gagné, vraiment c'est un grand pas, quand ce sera un non-débat.
14:37C'est-à-dire qu'on n'aura pas besoin de s'affirmer hétérosexuel ou homosexuel.
14:41On n'aura pas besoin de faire une marche des fiertés.
14:44Et qu'effectivement, ça sera passé dans les mœurs.
14:47Et c'est en train de passer dans les mœurs.
14:48Regardez, Bertrand Delanoé a été élu maire de Paris.
14:52Bon, il y a eu quelques idiots qui se sont moqués.
14:55Mais mis à part ça, il a été réélu.
14:57Et c'était un excellent maire.
14:59Et personne après ne le rédivisait sa sexualité.
15:02Ça ne devrait même pas être un sujet.
15:04Mais non, c'est de l'intime.
15:05Il ne devrait même pas en parler dans son livre ?
15:08J'allais dire concrètement, c'est du ressort de l'intime.
15:11J'allais dire, il n'a pas besoin...
15:13S'il doit s'afficher comme homosexuel, c'est qu'il estime que ce n'est pas « normal »
15:19ou que c'est quelque chose de différent.
15:22Non.
15:22C'est simplement, on peut être homosexuel comme on peut être hétérosexuel sans avoir besoin de l'afficher pratiquement, de
15:33s'en excuser ou de parer quelque chose.
15:34Oui, alors sauf que je vais vous dire, Dominique, j'ai l'impression que le passage obligé désormais pour tout
15:39candidat à la présidentielle,
15:41et j'allais vous dire, ce n'est pas nouveau, mais c'est d'en dévoiler un peu plus sur
15:45sa vie privée.
15:46Il y a quelques jours, Jordan Bardella s'affichait en une de Paris Match avec cette princesse.
15:55Finalement, c'est un peu la même chose, non ?
15:57Oui, non, mais c'est une démarche différente puisque M. Attal vous dit,
16:04oui, mais la France est beaucoup plus ouverte, il n'y a pas besoin de se prononcer là-dessus.
16:07Il dit simplement, ben voilà, je suis avec M. Stéjourné, point barre.
16:11Voilà, on n'a pas besoin d'avoir un débat là-dessus.
16:15Parce qu'effectivement, j'allais dire, l'immense majorité des Français est totalement tolérante à totalement intégrer l'homosexualité
16:24comme quelque chose de tout à fait « normal », entre guillemets.
16:29Donc il n'y a pas de souci, il n'y a pas de débat là-dessus.
16:31Il ne va pas perdre des votes parce qu'il est homo.
16:36Et je vous dis, on a tous des amis, on a tous des membres de famille qui sont homosexuels.
16:42Et je veux dire, ça ne fait pas débat, on ne se moque pas d'eux.
16:44Et on les considère comme s'ils nous présentaient quelqu'un du sexe opposé.
16:49Il n'y a pas de problème.
16:50Dominique, Nicolas est avec nous.
16:52Bonjour Nicolas.
16:54Bonjour Amandine.
16:55Alors vous, vous avez fondé une association LGBT, je ne sais pas quel est le nom de l'association.
17:00La Bulle Arc-en-Ciel à Chaumont, Haute-Marne.
17:02Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Dominique d'abord ?
17:06Ça ne devrait pas être un sujet en fait ?
17:08Alors, ça ne devrait pas être un sujet, mais le fait est que c'est un sujet.
17:14Et là, le fait de dire, vivons heureux, vivons cachés, ou en tout cas, ils ne devraient pas s'afficher,
17:20etc.,
17:21je l'entends relativement souvent.
17:23Et malheureusement, ça c'est une forme d'invisibilisation.
17:26Et l'invisibilisation, c'est carrément nier l'existence d'une personne,
17:30c'est l'empêcher d'avoir accès aux droits, c'est de renforcer les discriminations.
17:33Ça pose énormément de problèmes, ce discours de, ça ne devrait pas être un sujet.
17:38Parce que c'est un sujet.
17:38Parce que des agressions homophobes, il y en a souvent.
17:42Des discriminations, il y en a toujours.
17:44Y compris, moi-même qui suis marié, dans les formulaires, j'ai toujours,
17:49on me demande mon nom de jeune fille, mon nom d'épouse.
17:51Vous avez été surpris en entendant les témoignages de Franck-Louis et de Benoît
17:55dans leur petite commune rurale ?
17:58Non, je n'ai pas été surpris.
18:00Non, pour vous c'est...
18:01Tout comme je n'ai pas été surpris de la déclaration de Gabriel Attal.
18:05Parce que ma foi, ça rejoint un petit peu de La Fontaine
18:08qui disait qu'on soit puissant ou misérable.
18:11Parce que chacun a son expérience de l'homophobie
18:14par rapport à son statut social, par rapport à sa catégorie socioprofessionnelle.
18:19Et tout le monde, bien sûr, ne vit pas son homosexualité.
18:23De la même façon, effectivement, chez les adolescents, chez les jeunes adultes,
18:26ils ont beaucoup plus de discrimination.
18:29Selon vous travaillez dans tel ou tel milieu professionnel,
18:32vous allez subir ou non de la discrimination.
18:34Donc, une expérience personnelle de dire
18:38« Moi, je n'ai pas été discriminé, donc tout va bien »,
18:40c'est carrément biaisé comme raisonnement.
18:43Il y a 37%, je le rappelais dans le journal,
18:45là c'est des chiffres qu'on a eus aujourd'hui,
18:4737% des salariés LGBT
18:49qui estiment avoir été victimes de discrimination par leur direction.
18:54Ça, ce sont les chiffres de 2025.
18:55C'est 12 points de plus qu'en 2024.
18:58Ça veut dire que le phénomène est en hausse, pour le coup,
19:00les discriminations au travail.
19:03Oui, bien sûr, et du coup, on voit effectivement
19:04que dans les chiffres, factuellement,
19:07l'homophobie, en tout cas, l'homophobie,
19:09on va dire, je ne parle pas des agressions,
19:12mais des réflexions.
19:14Alors, mon mari, avant, était dans le bâtiment,
19:16il en prenait plein la tête tous les jours,
19:18mais ses collègues, c'était « Ah, je rigole, quoi ! »
19:21C'est une blague.
19:22Et à chaque fois, c'est « Ah, c'est une blague ! »
19:24Oui, mais une blague 15 fois par jour, c'est compliqué.
19:28Et maintenant, il a changé de voie professionnelle,
19:31et ça va beaucoup mieux.
19:32Donc, comme je vous disais, selon la catégorie
19:36socioprofessionnelle, on ne le subit pas du tout
19:37de la même façon.
19:38Et nous, dans l'association, on en a tous les jours
19:41des témoignages.
19:41Là, j'ai encore reçu le témoignage d'un jeune homme
19:44que je n'ai pas encore croisé actuellement,
19:45qui n'a que 13 ans, qui a annoncé son orientation sexuelle
19:49à sa mère et qui est complètement rejetée.
19:51Alors, il n'a pas été viré de chez lui,
19:53mais là, il le vit comme un drame.
19:56Donc, ça existe.
19:57C'est quelque chose qui existe encore.
19:59Est-ce que vous pensez que ça peut être un frein
20:03pour une carrière politique ?
20:04Est-ce qu'un candidat à la présidentielle
20:06qui afficherait son homosexualité
20:08aurait moins de chances d'être élu ?
20:12Alors, ça dépend du cas.
20:14Mais dans le cas de Gabriel Attal,
20:17on est en plein dans ce qu'on appelle
20:20le syndrome du Larbin.
20:22Ce n'est pas du tout péjoratif.
20:23Non, ce n'est pas péjoratif.
20:25C'est une notion psychologique
20:27qui fait que quand on appartient à une minorité,
20:29on va essayer de se rapprocher le plus possible
20:32au stéréotype de la pensée dominante
20:35pour mieux se faire accepter.
20:37Donc, grosso modo,
20:38quand on est un homme homosexuel,
20:40d'accord, très bien,
20:41mais en couple, sage,
20:42on va pas la guépraye dans les propres sur soi,
20:44on a un costume, on est cravate,
20:46on est beaucoup mieux accepté.
20:47Et on le fait souvent sciemment
20:49pour pouvoir se faire accepter des autres.
20:51Et c'est aussi un problème
20:53parce que chacun est comme il est.
20:56Après, il est peut-être comme ça.
20:57C'est peut-être pas...
20:58Bien sûr.
20:59Là, vous...
21:01J'allais dire,
21:02vous tirez des plans sur la comète,
21:03mais peut-être que dans la...
21:04Enfin, politique ou pas politique,
21:05il serait comme il y a des études sociologiques là-dessus.
21:07Oui, oui, oui, mais en l'occurrence,
21:08sur le cas de Gabriel Attal,
21:10il serait peut-être exactement pareil
21:12s'il faisait une toute autre activité.
21:14Mais ce que je veux dire,
21:15c'est que du coup, ça passe mieux.
21:16C'est...
21:17Il aurait, je ne sais pas,
21:18des tatouages, des boucles d'oreilles
21:20ou je ne sais pas quoi,
21:20des signes un peu plus distinctifs.
21:22Ça passerait sûrement un peu plus mal.
21:23Oui, mais vous ne pensez pas
21:24que ce serait la même chose pour n'importe qui,
21:26quelle que soit sa sexualité,
21:27s'il avait des percings,
21:29des tatouages partout ?
21:30Est-ce que...
21:31Est-ce que les Français seraient prêts
21:32à élire un président de la République
21:35entièrement tatoué ?
21:37Alors, on va prendre quelque chose
21:38de plus concret,
21:39peut-être plus que raciaturale.
21:41Un homosexuel qui serait efféminé.
21:42qui serait très efféminé.
21:45Parce que...
21:45Parce que...
21:46Un homme efféminé,
21:48on en connaît tous.
21:49Ce n'est pas des manières,
21:50c'est quelque chose de naturel chez eux.
21:52Donc...
21:52Et eux, évidemment,
21:53ils seraient...
21:54Et ils sont bien plus discriminés.
21:56Et ça, c'est aussi ce que vous retenez
21:58de votre association,
21:59enfin, de vos observations
22:00via votre association.
22:01Nicolas, restez avec nous.
22:03On va accueillir Nathalie.
22:03Bonjour Nathalie.
22:06Nathalie ?
22:06Bonjour.
22:07Oui, pardon.
22:08Oui, vous en prie.
22:09J'étais en train de couper mon parleur,
22:11c'est pour ça.
22:12Bonjour.
22:12Bonjour, bienvenue.
22:14Vous nous appelez d'où ?
22:16Alors, je vous appelle
22:16du centre de la France,
22:18au sud de Bourges.
22:19Oui.
22:20Et alors, vous,
22:21vous êtes transgenre, c'est ça ?
22:23Alors, moi, je suis une femme transgenre.
22:25Je suis intervenu déjà plusieurs fois
22:27sur l'antenne.
22:29Alors, évidemment,
22:31comment dire,
22:31moi, je suis totalement solidaire
22:33des problèmes des homosexuels.
22:36Moi, je suis bisexuel,
22:37donc je suis quand même un petit peu concerné aussi.
22:40Ce que je veux dire,
22:41c'est qu'on parle des LGBT.
22:44Alors, bien sûr,
22:45historiquement,
22:45ça concerne d'abord l'homosexualité,
22:48mais les transgenres sont un petit peu oubliés.
22:52Alors, je ne veux pas faire
22:54ma revendicatrice de service.
22:56Ce n'est pas du tout ce que je veux dire.
22:58Mais je sais par les réseaux,
23:00parce que je suis abonné
23:01à plein de publications comme ça
23:03sur les réseaux,
23:04qu'effectivement,
23:06les discriminations
23:07et surtout les agressions
23:09contre les personnes
23:12homosexuelles
23:12ou transsexuelles
23:13ont considérablement augmenté.
23:15Vous, au quotidien, Nathalie,
23:17vous le constatez,
23:17vous, dans votre vie ?
23:18Alors, moi,
23:19je n'ai aucun problème.
23:20Franchement,
23:22parce que les gens me connaissaient avant,
23:23ils me connaissent depuis.
23:25Là, je suis retraité,
23:26mais avant,
23:27j'avais une activité indépendante.
23:28Je n'ai pas perdu une seule cliente.
23:29Donc, ce que dit Gabriel Attal,
23:33globalement,
23:33pour la masse générale des Français,
23:36c'est vrai.
23:37Les gens sont quand même
23:38plutôt tolérants.
23:39Il faut le reconnaître.
23:40Ce qui est dangereux,
23:42c'est les gens
23:42qui peuvent agresser
23:45brusquement
23:45sur un effet d'aubaine.
23:48Et puis, surtout,
23:49les guets-tapants.
23:50Parce que, malheureusement,
23:51il y a des guets-tapants
23:52qui sont faits
23:53quand des couples homosexuels,
23:55homo-femmes,
23:55sont repérés.
23:57Et c'est vrai aussi
23:58pour les transgenres.
23:59C'est pareil.
24:00Et malheureusement,
24:01ça aboutit à des morts chez nous.
24:02On n'en parle pas assez.
24:04Mais il y a eu effectivement
24:06des choses graves.
24:09Et ça, c'est pour la discrimination
24:11au niveau du quotidien.
24:16Mais il y a aussi des discriminations
24:18au niveau des administrations.
24:19Et ça, c'est beaucoup plus problématique.
24:22Et pour avoir sa nouvelle carte d'identité,
24:26pour avoir sa nouvelle carte vitale,
24:29moi, j'ai rencontré des difficultés.
24:32Bon, maintenant, c'est du passé
24:33parce que c'était il y a quelques années.
24:34Mais je tiens à dire qu'aujourd'hui,
24:37l'État français impose
24:40une taxe de 50 euros
24:42aux personnes transgenres
24:44pour changer d'identité.
24:45C'est-à-dire pour avoir
24:46une nouvelle carte d'identité
24:47qui corresponde à leur genre.
24:51Pour changer carte d'identité,
24:52il faut repayer, en fait,
24:55les timbres fiscaux.
24:56C'est ça, le timbre fiscal ?
24:57Non, non, ça ne concerne pas
24:58le timbre fiscal.
24:59Ça concerne une taxe
25:00qui est à payer au tribunal
25:02quand on change d'identité.
25:04Et c'est spécifique
25:05pour les personnes transgenres.
25:07Et en faisant ça,
25:08la République française
25:10viole les lois européennes.
25:11Merci beaucoup, Nathalie.
25:13Je suis désolée, je vous coupe.
25:14Mais je voulais aussi entendre Marie.
25:15Mais merci beaucoup, Nathalie,
25:16pour votre témoignage.
25:17Marie, bonjour.
25:18Oui, bonjour.
25:20Qu'est-ce que ça vous inspire,
25:21ce débat ?
25:23Moi, personnellement,
25:25par rapport à l'homophobie en France,
25:28je ne me positionnais pas.
25:29Moi, ça ne me poserait pas de problème
25:30qu'un président homosexuel.
25:33En revanche, je trouve
25:34qu'on ne porte pas beaucoup le débat
25:36par rapport à l'international.
25:38Ma question est,
25:39s'il devait aller en tant que président
25:41dans des pays
25:42où c'est fortement réprimé,
25:43comment ça se passe ?
25:44Est-ce qu'il pourrait y aller ?
25:46Est-ce qu'il y aurait un comportement
25:47à son égard ?
25:49Il y a encore tout un tas de pays,
25:51l'Arabie Saoudite,
25:52le Sénégal,
25:52où il y a eu des condamnations à mort
25:54il y a quelques jours.
25:55Oui, je ne pense pas, non.
25:56Juste, Nicolas, vous avez peut-être
25:57la réponse à cette question.
25:59C'est vrai qu'elle se pose,
25:59cette question-là ?
26:02Nicolas ?
26:03Comment il serait reçu ?
26:03Oui, allô ?
26:06Comment il serait reçu
26:06dans les autres pays ?
26:07Dans un pays qui sanctionne
26:09l'homosexualité.
26:11Et qui ne sont pas
26:11plus autant mis à l'index.
26:14Oui, oui, oui.
26:15Et c'est vrai que c'est un problème.
26:16Je pense que du coup,
26:17il y aura un gros travail
26:18de diplomatie à faire.
26:20Et je pense que la diplomatie,
26:21en tout cas les relations internationales,
26:23passeront avant ces considérations.
26:25Mais ça peut aussi permettre
26:28d'avancer sur ces questions-là
26:30et que ça devienne aussi
26:31des enjeux de négociation,
26:33pourquoi pas diplomatique,
26:35avec certains pays.
26:36Merci beaucoup, en tout cas,
26:38pour vos témoignages à tous.
26:40Sur cette question,
26:41on va changer de sujet
26:41dans un instant,
26:42puisqu'on va parler du carburant
26:43et de ces aides annoncées
26:45par l'État.
26:45Est-ce que c'est à la hauteur ?
26:46Est-ce que c'est suffisant ?
26:48Je vous attends au 3210.
26:49On retrouvera aussi
26:49Jean-Alphonse Richard.
26:50Bonjour Jean-Alphonse.
26:51Bonjour Amandine.
26:52Le programme de l'heure du crime
26:53dans un tout petit instant.
26:54A tout de suite.
26:59Le matin, le midi,
27:00le soir,
27:02c'est RTL.
27:0912h30, 14h.
27:10RTL midi,
27:11les auditeurs ont la parole.
27:13Avec Amandine Bégaud.
27:14Et on va évoquer, bien sûr,
27:16dans un instant,
27:17les prix du carburant
27:18et ces aides annoncées hier
27:20par le gouvernement
27:21et pour les gros rouleurs.
27:22Mais d'abord,
27:22le programme de l'heure du crime
27:24avec vous, Jean-Alphonse.
27:25Et à 14h aujourd'hui,
27:27l'affaire Michel Gillet.
27:28Michel Gillet, 46 ans,
27:30divorcés, 3 enfants.
27:31Elle habite un petit village
27:33en Dordogne,
27:33pas très loin de Périgueux.
27:35Et puis, on aime bien
27:36cette femme qui est discrète
27:37et que tout le monde
27:38l'appelle dans ce village
27:39Miquette.
27:39Voilà.
27:40Elle fait l'unanimité.
27:41Un jour d'été,
27:42pourtant,
27:42on la retrouve massacrée
27:44chez elle,
27:44sur sa terrasse,
27:45frappée,
27:46étranglée.
27:46On a voulu faire croire
27:47à un simulacre de viol.
27:49Et puis, on a très vite
27:50la certitude que celui
27:51qui l'a tuée,
27:53c'est un familier,
27:54c'est quelqu'un
27:54qui la connaissait.
27:55Il y a beaucoup de colère
27:56dans ce crime.
27:56Quelqu'un qui avait
27:57peut-être disputé
28:00avec elle,
28:01un homme,
28:01un employé communal,
28:02il s'appelle Pascal Labarre.
28:04Il va tout avouer
28:05dans le détail,
28:06avec vraiment
28:06beaucoup de détails.
28:07Il ne va rien oublier.
28:09Mais que cachent
28:10vraiment ses aveux
28:11totalement inespérés ?
28:12Est-ce que c'est lui
28:13qui a tué
28:14Michel Gillet,
28:15alias Miquette ?
28:17L'enquête.
28:17Et évidemment,
28:18les réponses.
28:19Vous saurez tout
28:19dans l'heure du crime.
28:20A 14h, à tout à l'heure.
28:21A tout à l'heure,
28:22Jean-Alphonse,
28:2314h.
28:32Je trouve ça
28:33complètement consternant
28:34et aberrant
28:35qu'ils arrêtent
28:35de donner des aides
28:36et qu'ils baissent
28:37tout simplement le gasoil.
28:38Dans les autres pays
28:39de l'Union Européenne,
28:40comme l'Italie,
28:41l'Espagne,
28:42le gasoil n'est pas aussi cher.
28:43Si eux,
28:43ils y arrivent,
28:44pourquoi pas nous ?
28:45Alors, on entend parler
28:46d'aide pour tout
28:47et rien,
28:47mais il faut arrêter
28:48de donner des aides
28:49et réfléchir un peu plus.
28:51Le message de Cécile
28:52au 3210.
28:53Cécile qui réagissait
28:54à ces aides
28:55annoncées hier soir
28:57par Sébastien Lecornu
28:58pour faire face
28:58à la flambée
28:59des prix du carburant.
29:01Pardon, excusez-moi,
29:02je m'étouffe.
29:02Cécile qu'on va retrouver
29:03tout de suite.
29:04Bonjour.
29:05Oui, bonjour.
29:06Vous nous appelez d'où,
29:07Cécile ?
29:08Alors, je vous appelle
29:09du Tarn-et-Garonne
29:10dans un petit village
29:11qui s'appelle
29:12Castelmeran.
29:13à côté de Castel-Sarazin,
29:16la ville de notre cher chanteur
29:21Pierre Perret.
29:22Pierre Perret,
29:22oui, bien sûr.
29:23Voilà.
29:24Donc, vous,
29:24vous travaillez dans un EHPAD,
29:27c'est ça ?
29:27Oui, tout à fait.
29:28Oui, c'est ça.
29:28Combien de kilomètres
29:29de chez vous ?
29:30Une vingtaine de kilomètres.
29:32Il me faut en gros
29:3325 minutes
29:34pour me rendre
29:34à mon travail.
29:35Donc, vous faites
29:35combien de kilomètres
29:36par jour ?
29:3640 ?
29:38Oui, à des retours,
29:39une quarantaine de kilomètres,
29:40c'est ça.
29:41OK.
29:42Vous, vous ne pouvez pas
29:43bénéficier de cette aide
29:44gros rouleur ?
29:45Alors, apparemment, si.
29:47Oui.
29:48Puisque même mon mari,
29:49lui aussi,
29:50fait une vingtaine de kilomètres
29:51pour avoir accès
29:52à son travail.
29:54On ne va pas y cracher de chez,
29:55je ne vais pas vous mentir.
29:57Mais,
29:58ce que je disais,
29:59en fait,
30:00c'est que tout le monde
30:00Parce que vous êtes
30:00dans les bons critères, Cécile.
30:03On a à peu près compris.
30:04En gros, il faut soit
30:06faire plus de 8000 kilomètres
30:07par an
30:07pour son activité professionnelle
30:10ou habiter
30:11à au moins 15 kilomètres
30:12de son lieu de travail.
30:13Donc, déjà,
30:13ça, vous cochez cette case.
30:1520 kilomètres
30:15de votre lieu de travail.
30:16Tout à fait.
30:16Et après,
30:17ce sont des questions
30:18de ressources,
30:19de revenus.
30:20Donc, vous me disiez,
30:20vous êtes mariée.
30:21Oui.
30:22Vous avez des enfants.
30:23Oui, deux enfants.
30:24Donc, il faut gagner
30:25moins de 50 000 euros à deux.
30:26Et c'est le cas.
30:27Bon.
30:28Ben voilà.
30:28Donc, vous pouvez demander
30:29l'un et l'autre cette aide.
30:30Tout à fait.
30:31Bon.
30:32Après, comme je vous dis,
30:33on ne va pas y cracher dessus.
30:34Mais moi, je pense aux autres
30:35qui ne peuvent pas l'avoir
30:36et qui peuvent en avoir besoin
30:39malgré tout.
30:40On ne peut pas faire...
30:42Tout le monde ne peut pas faire
30:42du télétravail.
30:44Il y a dans les départements
30:46comme le nôtre
30:47qui est un département
30:47assez agricole,
30:48on a besoin de faire
30:49des kilomètres
30:50pour aller travailler,
30:51pour aller acheter à manger,
30:53pour aller voir le médecin,
30:54pour n'importe quoi.
30:56Et...
30:57Et vous auriez voulu quoi,
30:58alors, Cécile ?
30:59Moi, ce que j'aurais voulu,
31:01c'est qu'il faut arrêter
31:02de donner des aides
31:03avec des critères,
31:04c'est pourquoi
31:05des pays y arrivent,
31:07pourquoi pas nous ?
31:08Ah, mais c'est les taxes, donc.
31:09Mais voilà.
31:10Oui, mais sauf que nous,
31:11Cécile,
31:12on n'a plus les moyens,
31:13on n'a pas d'argent.
31:15Cette guerre,
31:15elle a déjà coûté,
31:16vous avez vu,
31:17hier,
31:176 milliards d'euros.
31:20Il va manquer
31:216 milliards d'euros
31:22déjà dans les caisses.
31:23Donc, on ne peut pas,
31:24en plus,
31:25enlever la TVR ?
31:27Oui, mais il n'y a pas
31:28que la guerre.
31:29Il y a plein d'autres choses
31:30qui pompent de l'argent
31:31de l'État.
31:31Il y a des choses
31:32qu'il faudrait peut-être arrêter.
31:33Pourquoi les autres pays
31:34y arrivent ?
31:35Peut-être parce qu'ils ont
31:36une politique différente ?
31:37Parce qu'ils n'ont pas
31:38le même déficit que nous,
31:39tout simplement.
31:41Mais il me semblait
31:42que l'Italie avait
31:43un assez grand déficit.
31:45Eh bien, elle avait,
31:45mais aujourd'hui,
31:46ça va mieux,
31:46parce que Giorgia Meloni,
31:48après un certain nombre
31:49de mesures,
31:49qui n'ont pas du tout
31:50été populaires à l'époque,
31:52qui sont très contestés
31:53par beaucoup,
31:54mais effectivement,
31:55en tout cas,
31:55du point de vue du déficit,
31:56il y a plein d'autres choses
31:57qui ne vont toujours pas en Italie,
31:58mais du point de vue des saisites,
31:59ça va être mieux.
32:00Pourquoi ne pas faire pareil ici ?
32:03Pourquoi ne pas serrer
32:04un petit peu la ceinture
32:06dans certaines aides ?
32:08Oui, vous dites
32:09qu'il faudrait supprimer
32:10des aides d'autres choses
32:11et les consacrer au carburant.
32:13Enfin, en tout cas...
32:14Pas forcément au carburant,
32:16mais peut-être qu'il faudrait
32:17arrêter de donner
32:18à certaines choses
32:20et à certaines personnes
32:21et se consacrer
32:22à autre chose.
32:24Bon, en tout cas...
32:26On fait des aides pour tout.
32:27On sort des aides pour tout,
32:29mais cet argent
32:30pour ces aides,
32:31ils sortent d'où ?
32:32La France est en déficit.
32:34On est en négatif.
32:35L'État, il n'a pas d'argent.
32:37Cet argent, il sort d'où ?
32:38On prend des aides,
32:39mais on les prend de où ?
32:41Quel argent ?
32:42Les nouvelles aides ?
32:43Mais pas que pour le carburant,
32:45pour plein de choses.
32:46On entend le mot aide pour tout.
32:48Pour tout et n'importe quoi.
32:49Cet argent,
32:50on le sort d'où ?
32:51Puisque l'État
32:52n'a plus d'argent,
32:53il le sort d'où,
32:55cet argent ?
32:55Alors, il aide
32:57ceux qui ont besoin d'aider,
32:58mais pensons à la France,
33:00au français,
33:01et après,
33:02et dans les autres.
33:04Isabelle est également avec nous.
33:05Cécile, vous restez avec nous.
33:06Bonjour Isabelle.
33:07Merci.
33:08Oui, bonjour.
33:09Alors vous,
33:10vous êtes porteuse de journaux ?
33:12Oui.
33:12Oui, local, oui.
33:14Donc, combien de kilomètres par jour ?
33:1690.
33:17Bon, à priori,
33:18vous allez pouvoir bénéficier
33:19de cette aide grand rouleur.
33:21Oui.
33:22Oui.
33:22Parce que, bon,
33:23on a moins de 50 000 euros
33:24avec mon mari.
33:25Oui.
33:26Oui.
33:27Et donc,
33:28c'est un soulagement pour vous ?
33:30Vous dites que ce n'est pas assez ?
33:32Qu'est-ce que vous en pensez ?
33:33Ils disent 20 centimes.
33:35Pour moi,
33:36c'est insuffisant.
33:39Parce que quand on fait...
33:41Parce que,
33:42vous savez,
33:42dans une voiture,
33:44vous avez encore l'entretien.
33:46Alors,
33:47on enlève 20 centimes.
33:48Mais pour moi,
33:49c'est rien.
33:50C'est rien pour moi.
33:51Moi,
33:52je reste toujours au même...
33:53Je fais...
33:54Vous voyez,
33:55je fais 90 kilomètres
33:56fois 30.
33:58Ça fait 2700 kilomètres.
34:00Oui.
34:01Oui, c'est ça.
34:022700 kilomètres par mois.
34:04Mais pour moi,
34:05qu'est-ce que c'est 20 centimes ?
34:06C'est rien.
34:07Oui,
34:08mais ça dépend,
34:092700.
34:10Votre plan,
34:11il était à combien ?
34:12Vous vous souvenez ?
34:13Écoutez,
34:15hier,
34:16je n'ai pas pu faire
34:17un plan complet
34:18parce que,
34:18vous savez,
34:19moi,
34:20en ce moment,
34:20on a les moyens
34:21un peu justes.
34:23J'ai mis 60 euros,
34:27j'avais 24 litres.
34:2924 litres ?
34:30C'est du gazole ?
34:31Oui.
34:32Oui.
34:33Parce que chez nous,
34:34en Alsace,
34:36il peut atteindre
34:37jusqu'à 2,40 le litre.
34:39Là,
34:40moi,
34:40j'ai payé
34:412,25 hier.
34:43Et vous vous souvenez
34:44combien vous le payez
34:45début mars ?
34:48Début mars,
34:49j'en avais,
34:50pour un plan,
34:51j'avais à peu près
34:51entre 70 et 90 euros.
34:55Et au litre,
34:56il était à quoi ?
34:57Il était à combien le litre ?
35:011,80.
35:02Oh,
35:03pas tout à fait,
35:03à 80 il était.
35:05Bon,
35:051,80 mettons,
35:06donc il a pris 60 centimes
35:07si je vous écoute,
35:08en tout cas autour de chez vous.
35:09Bon,
35:10je sais bien que 20 centimes
35:12le litre,
35:12ça peut paraître peu,
35:13mais c'est déjà…
35:14Bon,
35:15c'est un petit coup de pouce.
35:16Oui.
35:18Alors,
35:19c'est vrai que nous,
35:20on reçoit quelque chose
35:21au niveau de l'entreprise,
35:22mais…
35:23À l'entreprise,
35:24vous aide aussi ?
35:25Mais pas beaucoup,
35:26parce que eux,
35:27eux,
35:28c'est du domicile
35:29jusqu'au dépôt.
35:31Et après,
35:32dans la tournée,
35:33quand on fait les tournées,
35:35ça,
35:35ils ne le comptent pas.
35:37Donc,
35:38il faut bien rouler.
35:40Bien sûr.
35:40Si vous voulez faire…
35:41J'ai 250 clients par jour,
35:43je ne vais pas aller faire
35:44rapier, hein ?
35:45Ça, c'est sûr.
35:46Isabelle,
35:47Cécile,
35:47restez avec nous.
35:48On poursuit le débat
35:48dans un instant.
35:49À tout de suite.
35:50Contactez-nous gratuitement
35:51via l'appli RTL
35:52ou au 30 de 10.
35:5450 centimes la minute.
35:56Jusqu'à 14 heures.
35:58Les auditeurs ont la parole.
36:00Amandine Bégaud sur RTL.
36:03On donne toujours des aides
36:04aux mêmes.
36:05Les exploiters,
36:06les infirmières libérales,
36:07les taxis.
36:08Et les artisans,
36:09ils ne disent jamais rien.
36:10Mais eux aussi,
36:10ils ont besoin de leurs véhicules.
36:11Eux aussi,
36:12ils les utilisent tous les jours.
36:13Ils mettent de l'essence,
36:14ils ont du gros matériel
36:15et on n'a toujours
36:16jamais aucune aide.
36:17Et je pense qu'il faut
36:18vraiment arrêter
36:18avec les aides
36:19parce que tout le monde
36:20en a besoin.
36:21Donc,
36:21plutôt que d'aider
36:22les uns et pas les autres,
36:24on réfléchit,
36:24comme disait l'auditrice d'avant,
36:25on réfléchit un petit peu mieux.
36:27Le message d'Agnès
36:28qui était avec nous.
36:29Bonjour Agnès.
36:31Agnès ?
36:32Oui ?
36:33Oui, bonjour.
36:33C'est vous qu'on entendait
36:34dans le message ?
36:35Non, c'est une autre Agnès,
36:36pardon.
36:36Voilà, je pense que c'est
36:37une autre Agnès,
36:38mais ce n'est pas grave.
36:39Moi, je suis commerçante
36:40ambulante sur les marchés,
36:41donc ça rejoint un petit peu
36:44les artisans.
36:45Oui, c'est pour ça
36:46que je faisais le lien,
36:46mais la voix est différente,
36:48je reconnais,
36:48mais je ne vous en ai pas
36:49entendu.
36:51Bon, est-ce que vous,
36:53parce qu'en fait,
36:54là où il y a quiproquo,
36:56c'est bon nombre d'entre vous
36:58et d'entre nous,
36:59je vous le dis,
36:59on a eu du mal à comprendre
37:00ces nouvelles aides annoncées,
37:02en fait,
37:02on s'était tous fixés
37:03sur les professions,
37:05finalement,
37:05qu'importe,
37:06j'allais dire,
37:07les professions,
37:09c'est plutôt des niveaux
37:10de revenus
37:12et un nombre de kilomètres
37:15parcourus chaque année.
37:17Moi, ça tombe bien
37:17que je vous ai,
37:18parce que je n'arrive pas
37:19à comprendre.
37:20Alors, expliquez-moi,
37:21vous, vous faites
37:21combien de kilomètres
37:22par jour ?
37:23Alors, nous,
37:23on fait les marchés,
37:24il y a trois véhicules
37:25qui roulent tous les jours.
37:26Donc, déjà,
37:27est-ce que ça va être
37:27sur l'ensemble des kilomètres
37:29des trois véhicules
37:30ou par véhicule ?
37:31On fait environ
37:3220 000 kilomètres par an,
37:34mais l'essence étant payée
37:35par la société...
37:36C'est ce que j'allais dire,
37:37vous êtes une société.
37:38C'est là la différence.
37:41Ah ben oui, mais...
37:42Les trois camions,
37:44les trois véhicules...
37:45C'est 1 000 euros par mois
37:45en plus en ce moment.
37:461 000 euros en plus ?
37:48Ben, tous les jours
37:49pour faire les marchés.
37:50Là, je vois,
37:50quand on est de Nantes,
37:51ce matin,
37:52on est au marché
37:52de Port-Nichet.
37:53Bon, Nantes-Port-Nichet,
37:55c'est 75 kilomètres,
37:57donc 150 allers-retours.
37:58Moi, mon mari,
37:59par exemple,
37:59le mardi,
38:00fait le marché de Chaland.
38:01Mardi, là,
38:02il n'a pas été à Chaland
38:03parce qu'on ne peut pas
38:03se permettre
38:04de faire 200 kilomètres
38:05pour aller au marché.
38:07Ah oui,
38:07vous renoncez carrément
38:08à aller sur certains marchés ?
38:10Ah ben,
38:11on fait des marchés
38:11alentours,
38:12mais on ne peut pas
38:13faire des marchés
38:14comme ça.
38:16c'est difficile
38:18d'être ambulant
38:19sur un marché
38:19puisqu'on travaille
38:20au tirage au sort.
38:22Donc, on n'est pas sûr
38:23d'avoir une place.
38:24Donc, on ne va sur des marchés
38:25qu'où on est abonné.
38:26Le problème,
38:27c'est qu'on se dit
38:29déjà le matin,
38:30on a 40 euros d'essence
38:31pour faire l'aller-retour.
38:34Bon, je ne vais pas me plaindre,
38:35mais je ne vous dis pas
38:36que la crise,
38:36on la ressent
38:37au plus proche
38:39sur les marchés aussi,
38:40surtout que nous,
38:40on ne fait pas
38:41de l'alimentaire.
38:41Vous vendez quoi
38:42sur les marchés ?
38:43Du linge de maison.
38:44Et alors,
38:45est-ce que vous trouvez
38:46que les gens achètent moins
38:47ou pas ?
38:48Ah, mais c'est
38:49des relevés de prix
38:50en ce moment.
38:50Ah ouais ?
38:52C'est-à-dire ?
38:53Tout le monde
38:54nous demande les prix,
38:54mais que ce soit
38:55en maroquinerie,
38:56en chaussures.
38:57Si c'est du 10 euros,
38:59on se laisse à peu près
39:00tenter.
39:01Dès que vous attaquez
39:02des articles,
39:02bon, à 50 euros,
39:04à 100 euros,
39:05parce que moi,
39:05j'ai des housses de couettes,
39:06voilà,
39:07qui montent,
39:07c'est des budgets
39:09difficiles à sortir
39:10et on le comprend.
39:11Et ça,
39:11vous le voyez
39:12depuis le début
39:13de cette guerre en Iran ?
39:15Ah ben,
39:15ça a même commencé
39:16depuis la guerre en Ukraine.
39:18Oui,
39:18mais ça s'est de nouveau
39:20accéléré, là ?
39:21Ah ben,
39:22oui,
39:22la seule chose
39:23qui peut nous sauver,
39:24c'est un peu de soleil.
39:24Le soleil,
39:25les gens retrouvent le moral.
39:27Donc ça,
39:28on n'est pas dépendants.
39:29Mais le problème,
39:30c'est que nous,
39:30là,
39:30depuis le mois de mars,
39:31ça nous coûte tous les jours,
39:32tous les jours,
39:33tous les jours.
39:34Et ça tire,
39:35parce que de l'autre côté,
39:36on ne peut pas augmenter nos prix.
39:37Bon,
39:38là,
39:38nous,
39:38on est sur la côte atlantique.
39:39Bon,
39:40Pondichet,
39:40je pense que c'est assez connu,
39:41c'est à côté de la boule.
39:43Les Parisiens viennent d'arriver en vacances.
39:45Nous,
39:45c'est vraiment ce qui nous sauve d'habitude.
39:47Là,
39:47c'est pas possible.
39:48On n'a pas un beau temps,
39:50il fait froid,
39:50on ne fait rien.
39:51Et en plus,
39:52on a la trésorerie qui se vide.
39:54Bon,
39:55alors du coup,
39:55vous,
39:56votre entreprise,
39:56je ne suis pas sûre
39:57qu'elle soit concernée
39:58par ces aides.
39:59Effectivement,
40:00parce que là,
40:00on parlait au niveau de particuliers
40:03ou de personnes qui sont en libéral.
40:05Vous,
40:05dans votre cas,
40:06je pense que ça ne rentre pas
40:06dans les nouvelles aides.
40:08Alors,
40:09même si ça rentrait dans les aides,
40:10parce qu'avant,
40:10on avait le droit à l'aide,
40:11parce que moi,
40:12je suis salarié de l'entreprise.
40:13Mais on avait le droit aux aides
40:15de 100 euros.
40:16Donc là,
40:16je fais des kilomètres
40:17pour aller chercher mon véhicule.
40:19Sauf que je suis payé au SMIC,
40:21mais avec l'ancienneté,
40:22j'ai 20% de plus,
40:24parce qu'on a les années
40:25d'ancienneté qui comptent.
40:26Et donc,
40:27du coup,
40:27vous gagnez trop,
40:28c'est ça,
40:28pour toucher l'aide ?
40:29Je n'ai jamais eu d'aide.
40:30Jamais.
40:31Avec un salaire net
40:33de 1750 euros par mois
40:35au bout de 20 ans d'entreprise,
40:37mon mari est retraité
40:38et il a 1350 euros par mois,
40:40on n'a aucune aide.
40:42Parce qu'on est au-dessus
40:43des 17 000.
40:45Ouais.
40:4617 000,
40:47c'est pour
40:48quelqu'un de seul,
40:49la barrière de 17 000.
40:51À deux,
40:51sans enfants,
40:52je ne sais pas.
40:52J'ai deux avec enfants,
40:54c'est 50 000.
40:55Ouais.
40:56Mais les enfants,
40:57ils sont élevés,
40:57heureusement.
40:58Bon,
40:58ça doit être 30 000 et quelques
40:59à deux,
41:00tout seuls,
41:00à peu près.
41:01Eh ben,
41:02voilà,
41:02juste au-dessus
41:03de ce qu'on a.
41:06Non,
41:06mais bon,
41:07enfin,
41:07c'est vrai qu'aider,
41:09c'est bien.
41:10Moi,
41:10il y a une chose
41:11que je ne comprends pas
41:11et je n'ai jamais pu poser
41:12la question
41:13quand vous aviez
41:13des intervenants,
41:14c'est les départements
41:16qui sont responsables
41:17des routes
41:17et des transports.
41:19Les départements
41:20savent pertinemment
41:21en région parisienne,
41:22on a des moyens
41:23de substitution.
41:24On peut avoir des bus,
41:26on peut avoir des...
41:27Bon,
41:28nous,
41:28on est en pleine campagne.
41:29On ne peut pas sortir
41:30de notre campagne
41:31si ce n'est par
41:32les transports solidaires
41:33qu'on est obligés
41:33de payer.
41:34Les départements
41:35savent très bien
41:36que là où il n'y a pas
41:36de transport,
41:37qu'ils aident les habitants.
41:39Ah,
41:39vous vous demandez
41:40est-ce que les départements
41:41aident les habitants
41:42sur l'essence ?
41:43Pourquoi pas ?
41:43Écoutez,
41:43l'idée en tout cas
41:44est lancée.
41:45S'il y a des responsables,
41:47des élus de départements
41:48qui nous écoutent,
41:49ça les fera peut-être réagir.
41:51Merci beaucoup Agnès,
41:52on se retrouve dans un instant.
42:14Il est 13h50 sur RTL,
42:17encore 10 petites minutes
42:17d'émission
42:18et je voulais absolument
42:19qu'on revienne
42:20sur ces chiffres
42:20dont on parlait
42:21avec Hortense Crépin,
42:22les Français de plus en plus
42:23mauvais en science.
42:24Les acquis par exemple
42:25des élèves en fin de collège
42:26continuent de reculer.
42:28Moins 6 points
42:29selon une étude
42:29publiée par le ministère
42:31de l'Éducation nationale.
42:32On en parle avec vous Benoît.
42:34Bonjour Benoît.
42:36Benoît.
42:37Dites-moi.
42:38Oui, bonjour.
42:39Bonjour Amandine.
42:40Vous allez bien ?
42:41Bien, merci.
42:42Bon, fidèle auditeur,
42:43professeur de mathématiques.
42:45C'est ça.
42:45Vous êtes surpris vous
42:46par ces chiffres ?
42:47Oh, par ironie je pourrais dire
42:49ah bon, comment ça se fait ?
42:50Non, c'est pas possible.
42:52Ben oui, non, pas du tout surpris
42:54parce qu'en fait,
42:56je pense qu'on ne s'intéresse plus
42:57qu'à un rectangle
42:58qui fait 15 cm de long
42:59sur 7 ou 8 cm de large.
43:01À partir de là,
43:02tout le reste nous dépasse.
43:03Mais ça veut dire quoi ?
43:06Vous avez des élèves
43:07de terminale de mémoire ?
43:08Non ?
43:08J'ai des élèves de terminale
43:09première, oui.
43:10Enfin, lycée.
43:11Quand je vois ce qu'on récupère
43:12en venant du collège.
43:14Vous les récupérez en seconde.
43:15Mais ça veut dire que
43:16avant, on apprend plus
43:18qu'on apprenait
43:19il y a 10 ou 15 ou 20 ans ?
43:20Ben, les horaires ont fondu
43:22aussi dans différentes matières.
43:23D'accord ?
43:24Depuis une certaine ministre
43:26de l'éducation nationale
43:27qui est maintenant commissaire
43:28à la Cour des Comptes.
43:29Oui, Najat Vallaud-Belkacem.
43:31Pour ne pas la citer.
43:332016, à l'époque,
43:35elle voulait même combattre,
43:36je crois, l'élitisme.
43:38Combattre l'élitisme.
43:39Voilà ce qu'il y avait
43:40dans son dossier de presse
43:41que j'ai retrouvé là tout à l'heure.
43:43Que voulez-vous ?
43:44On a donné l'autonomie.
43:45On a fondu les horaires
43:47dans différentes matières.
43:49Et à partir de là,
43:50un professeur qui peut-être
43:51à l'époque au collège
43:52n'avait que trois classes,
43:53eh bien, maintenant,
43:55il en a quatre.
43:56Ça manque, ça manque,
43:57ça masque aussi
43:58le manque de professeurs
43:59et d'attractivité du métier.
44:01Mais c'est vrai que,
44:04eh bien, oui,
44:05c'est très difficile.
44:06Vous savez,
44:06dans les dernières nouvelles,
44:07l'autre jour,
44:07je vous posais un petit problème
44:08qui était 1 plus 6,
44:09moins 2, moins 5.
44:10Vous m'avez répondu 0.
44:11Là, je vais vous en soumettre
44:12une autre.
44:12Attendez, il faut que je note
44:13en même temps
44:14parce que vous avez mélangé
44:14un peu la fin de l'émission.
44:16Elle aussi, doucement.
44:16Plus compliqué que le dernier
44:16puisque j'ai corrigé des copies.
44:18Dites-moi un peu, Amandine
44:19et tous les auditeurs,
44:20combien ça fait
44:20en première spécialité maths ?
44:223 fois 0.
44:23Ben, 0 ?
44:25Ben non, ça fait 3.
44:263 fois 0 ?
44:27Égal 3, ben oui.
44:29Ben non.
44:30Mais non,
44:303 fois 0, ça fait 0.
44:32Mais non,
44:33mais ça me désespère.
44:33Mais c'est ce que j'ai vu
44:34dans les copies,
44:35en corrigeant les copies
44:36pendant les vacances
44:37parce qu'un prof
44:38travaillait aussi
44:38pendant les vacances.
44:39Mais c'est peut-être
44:40qu'ils ont répondu
44:40par réflexe.
44:42Mais c'est cela, oui.
44:43Allez.
44:44Bon, ce n'est pas non plus
44:44la majorité,
44:45mais quand même,
44:46vous voyez ça, quoi.
44:46Oui, on se pépinte
44:47en première, effectivement.
44:49Et vous posez des questions
44:50sur les acquis du collège.
44:51Oui, et puis peut-être
44:52aussi de primaire.
44:54Mais ce n'est pas forcément
44:55de la faute non plus
44:56des élèves.
44:56Il y a aussi une idée
44:57de qu'il est interdit
44:58maintenant, grosso modo,
44:59de faire des gammes.
45:00De notre temps,
45:01on apprenait que
45:012 plus 2, ça faisait 4
45:03et que 2 fois 3, ça faisait 6.
45:04Ils le refont à nouveau
45:05en primaire, pardon.
45:07Eh bien, espérons que
45:09dans ce cas-là,
45:09j'attends avec impatience
45:10que ça monte
45:12jusque chez nous en lycée,
45:13mais peut-être que
45:13je serai en retraite
45:14à cette époque-là.
45:15Benoît, il y a Renaud
45:16qui est avec nous.
45:17Vous êtes enseignant,
45:17vous, en primaire.
45:19Oui, c'est bien cela.
45:20Bonjour, Abadine.
45:21Bonjour, Renaud.
45:22On est d'accord en primaire,
45:23on apprend à nouveau
45:24de plus 2, de plus 3,
45:25de plus 4.
45:26Enfin, on les fait,
45:26ces répétitions,
45:27l'étape de multiplication et tout.
45:29Alors, il y a le systématique
45:30qui revient depuis
45:32un an ou deux, on va dire.
45:34Avant, c'était plutôt,
45:36il fallait les faire découvrir
45:38par eux-mêmes, on va dire.
45:40Mais, donc moi,
45:41pour répondre à la question
45:43qu'on avait eue sur les sciences
45:46en général chez les Français,
45:48moi, je voulais faire un point
45:49sur les programmes
45:52à destination de la jeunesse,
45:54l'évolution qu'il y a eu,
45:55on va dire,
45:56sur les 30 dernières années.
45:58On est passé de programmes,
46:00on va dire, de qualité
46:00à des programmes maintenant
46:05qui sont ultra,
46:08comment dirais-je,
46:10ultra rythmés,
46:11qui amènent une baisse
46:13de la concentration.
46:14Donc là, il y avait une étude
46:15de 2011 qui montrait
46:16que l'arrivée de ces programmes
46:20amenait une planification
46:21des actions à moindrie
46:22chez les enfants.
46:23En fait, on leur donne
46:24juste un aperçu,
46:25c'est ça en science aujourd'hui.
46:26Je ne parle pas des maths,
46:27mais pour le reste, en primaire,
46:29franchement, c'est léger.
46:29Non, en fait,
46:33on revoit toutes les notions
46:34d'abstraction.
46:36Si, par exemple,
46:38je vous dis,
46:39est-ce que 2 plus 5,
46:40ça peut faire 3 ?
46:42Oui.
46:43Normalement, un enfant
46:44est censé dire non,
46:45c'est forcément une augmentation,
46:47par exemple.
46:48Et donc,
46:48toutes ces abstractions-là,
46:50par exemple,
46:50il y avait Cédric Villani
46:51qui avait sorti un rapport
46:53en 2018 sous Blanquer,
46:55les 21 mesures pour les maths.
46:58C'était un super rapport,
47:00mais une fois qu'on est passé
47:01à ce que M. Blanquer soit parti,
47:04on n'entend plus parler
47:04de ce rapport-là.
47:06On avait Georges Charpak
47:07qui était prix Nobel de physique aussi,
47:09qui a créé la main à la pâte,
47:11maintenant 30 ans,
47:12qui concerne les sciences.
47:14C'est eux qui doivent décerner
47:15des prix pour des mémoires
47:18de professeurs
47:19qui parlent de science.
47:20Ce n'est même pas l'État.
47:23Parce qu'on voit bien
47:24qu'il y a eu un...
47:25dans le projet de loi de finances
47:28à destination de la jeunesse
47:29en 2026,
47:30on perd 1 milliard d'euros
47:32pour les programmes
47:32de 3 à 30 ans.
47:34Donc, on voit bien
47:34que ce n'est pas la priorité,
47:36finalement,
47:37et c'est une conséquence.
47:38Renaud,
47:39je voudrais qu'on écoute
47:41un regard belge,
47:42si j'ose dire.
47:43Fabrizio Bucela,
47:44bonjour.
47:45Bonjour.
47:45Écoutez,
47:46belge,
47:46mais au Maroc.
47:47Je suis au lycée français.
47:48Au Maroc,
47:49lycée français René Descartes
47:51pour faire des conférences
47:52sur la quantique.
47:52Je peux vous inscrire
47:53qu'ici,
47:53j'ai rencontré des élèves
47:55qui connaissent super bien
47:56la science,
47:56qui adorent la science
47:57et qui sont super motivés
47:58et dynamiques.
47:59C'est rassurant.
48:00Vous êtes, je le rappelle,
48:01physicien,
48:01professeur à l'Université
48:02Libre de Bruxelles
48:03et habitué des grosses têtes
48:05désormais sociétaires.
48:06On vous retrouve
48:06avec notre plus grand plaisir
48:09régulièrement.
48:09Comment vous expliquez
48:10que les Français
48:11soient si mauvais en science,
48:12Fabrizio ?
48:14Alors,
48:15si vous voulez,
48:15je pense que ces rapports,
48:17ce n'est pas spécifique
48:18à un pays.
48:20Je vous fiche mon biais
48:21qu'on ferait
48:21la même étude en Belgique.
48:23On n'aurait sans doute pas
48:24des résultats extrêmement différents.
48:26Alors,
48:27il y a, à mon avis,
48:28un décrochage
48:30entre la science
48:31et une partie
48:33de la jeunesse
48:34parce qu'on n'arrive plus
48:35à faire passer le message
48:36que, en fait,
48:36la science,
48:37c'est la vie.
48:38En fait,
48:38la science explique la vie.
48:40Elle explique tout.
48:41Elle explique
48:42depuis pourquoi
48:43l'eau coule
48:44dans un robinet
48:45jusqu'à la fusion
48:48de deux trous noirs,
48:49jusqu'à comment fonctionne
48:51un laser.
48:51Et, à mon avis,
48:53là,
48:54il y a aussi
48:55une part,
48:56sans vouloir être méchant,
48:58mais une part
48:58de responsabilité
48:59du politique
49:00qui,
49:00d'une manière
49:01ou d'une autre,
49:03ne prend jamais
49:04en compte
49:05les avis
49:06de la communauté
49:07scientifique.
49:08Et donc,
49:08à un moment donné,
49:10globalement,
49:10chez tout le monde,
49:11on se dit que,
49:12finalement,
49:13la science,
49:13excusez-moi l'expression,
49:14on s'en tamponne un peu
49:15le coquillard,
49:16dit cause,
49:16en fait,
49:17quelque part,
49:17personne ne s'en préoccupe
49:18et personne n'en tient compte.
49:20Fabrizio,
49:21il y a peut-être
49:21plein d'auditeurs
49:22qui nous écoutent
49:23et qui se disent
49:23mais oui,
49:24c'est super important,
49:25comment réintéresser
49:26nos enfants,
49:27nos ados
49:28à toutes ces questions-là ?
49:29Qu'est-ce que vous avez
49:29comme conseil
49:30très concret
49:31à leur donner ?
49:32Alors,
49:33vraiment,
49:34pour moi,
49:35le conseil
49:36très concret
49:36à leur donner,
49:37c'est un,
49:38s'intéresser
49:38à toutes les choses
49:39du quotidien.
49:40Donc,
49:41la science
49:41intervient vraiment
49:42dans tout notre quotidien.
49:44Le fait que les spaghettis
49:45ne se brisent pas
49:46en deux morceaux,
49:47c'est de la science.
49:47S'il pleut,
49:48est-ce qu'il faut courir au marché ?
49:49C'est de la science,
49:50entre guillemets,
49:50des questions
49:51qui peuvent être
49:51un peu loufoques
49:52mais qui sont
49:53les questions du quotidien.
49:54Et l'autre élément,
49:55c'est toujours se rappeler
49:56qu'en vérité,
49:58ce que nous considérons
49:59aujourd'hui de la magie
50:00sera de la science demain.
50:02Ça,
50:02je le dis tout le temps
50:02à mes étudiants.
50:03Et ce qui est aujourd'hui
50:05de la science
50:05était de la magie hier.
50:07C'est-à-dire
50:07ce qu'on n'explique pas aujourd'hui,
50:09on l'expliquera demain ?
50:10On l'expliquera demain
50:11ou voir même
50:12ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui.
50:13Aujourd'hui,
50:18avec les particules
50:19avec la physique quantique
50:20et ce n'est pas interdit
50:21que demain,
50:22c'est-à-dire dans 200,
50:23dans 300 ans,
50:24on puisse éventuellement
50:25envoyer des objets
50:27de taille visible
50:28à travers des parois.
50:30Donc,
50:30il faut bien se dire
50:31que ce qui nous paraît
50:32aujourd'hui mystérieux,
50:34eh bien,
50:34en fait,
50:34demain sera
50:36de l'ordre de la science.
50:37Parce que si vous étiez
50:38à l'époque des Romains
50:38et que vous disiez
50:39qu'on pouvait s'appeler
50:40depuis le Maroc
50:41en passant
50:42jusque Paris
50:43voire en faisant
50:44une visioconférence,
50:45vous aurez pris
50:46pour un sorcier.
50:46Bien sûr.
50:47Donc oui,
50:47la science d'aujourd'hui,
50:48c'était la magie de hier.
50:49Bon,
50:50écoutez,
50:50merci parce que
50:51vous nous avez
50:51un peu éclairé
50:53et redonné le goût
50:54de tout ça,
50:55Fabrizio.
50:56En tout cas,
50:57c'est ce qui m'anime
50:57tous les jours.
50:58Oui,
50:59peut-être que c'est aussi
51:00dans la façon
51:01dont on parle des sciences.
51:02Il faut peut-être
51:03un peu égayer tout ça.
51:04Ce n'est pas forcément
51:05sérieux,
51:05on peut le faire
51:06avec le sourire.
51:07On peut le faire,
51:08on doit le faire
51:09avec le sourire.
51:10C'est ce que vous faites
51:10tous les jours.
51:12Fabrizio Bucela,
51:13merci beaucoup.
51:13On vous retrouve
51:14bien sûr très vite
51:15dans les grosses têtes.
51:16Merci à vous,
51:17Renaud,
51:18Benoît,
51:18je m'excuse auprès de Thierry
51:19qu'on n'a pas eu
51:19le temps de prendre.
51:21Dans un instant,
51:22vous allez retrouver
51:23Jean-Alphonse Richard.
51:24Merci à vous.
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