- il y a 18 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Hortense Crépin du 28 avril 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Hortense Crépa.
00:09Vous avez la parole dans un instant, on vous attend au 30 de 10 pour parler des erreurs médicales.
00:13Mais d'abord votre rappel des titres avec le chômage en baisse au premier trimestre selon les chiffres dévoilés par
00:19France Travail.
00:20Moins 1,2% pour les chômeurs de catégorie A, ce sans aucune activité.
00:25Après la disparition en Loire-Atlantique depuis fin mars d'une mère de famille Manon Rolando et l'enlèvement de
00:31son bébé de 15 mois près de Nantes,
00:33on apprend que le compagnon de cette agricultrice vient d'être interpellé en Algérie avec leur fille Manon Rolando, elle,
00:39est toujours introuvable.
00:41Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son troisième mois, l'armée israélienne qui combat le Hezbollah ordonne
00:46l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.
00:49Et puis en football, finale avant l'heure pour le PSG en Ligue des Champions, Paris tenant du titre reçoit
00:54le Bayern Munich à 21h en demi-finale allée de la compétition.
00:57Ce sera à vivre sur RTL.fr et l'application RTL dès 22h30.
01:01La météo, Peggy Broch, demain c'est dans l'ouest que ça se gâte.
01:05Et oui, on aura un ciel bien couvert sur toute la façade atlantique dès le matin avec du vent, des
01:10rafales jusqu'à 70 km près de la Manche.
01:12Mais le vent, on l'aura aussi à l'intérieur des terres entre le Grand Est en allant vers la
01:17Bretagne.
01:17Donc ciel couvert sur la façade atlantique avec des averses, des averses localement orageuses de la Bretagne à la Charente
01:24-Maritime.
01:25On a également un ciel plus nuageux entre la Normandie et le centre-val de Loire.
01:29Et puis quelques averses possibles sur les Alpes frontalières, un peu de grisaille sur le Languedoc-Roussillon.
01:34Mais partout ailleurs, c'est sec et lumineux.
01:36Et dans l'après-midi, ça restera couvert avec de l'instabilité orageuse de la Bretagne à la Charente-Maritime.
01:42Ailleurs, ce sera du beau temps, jusqu'à un risque d'averses orageuses sur les Pyrénées et les Alpes.
01:47Et des températures qui sont en hausse demain matin, souvent comprises entre 9 et 14 degrés.
01:52L'après-midi, pareil, légère hausse, globalement comprise entre 21 et 25 degrés au nord comme au sud.
01:58Et jusqu'à 27 dans le sud-ouest.
01:59Merci Péguy.
02:02Jusqu'à 14h, Hortense Crépin vous donne la parole sur RTL.
02:09Ma fille Amandine est morte en 2016 à l'hôpital de Fontainebleau à cause de fautes graves et expertisées en
02:16long et en large.
02:17Et malgré ça, j'affronte depuis 10 ans un mur d'indifférence.
02:21Récemment, il y a eu un livre qui a parlé de 30 000 morts par an.
02:24Il n'y a eu aucune réaction des institutionnels.
02:27Tout le monde s'en fout.
02:28Le message laissé sur le répondeur RTL par Fabien, puisqu'on parle aujourd'hui des erreurs médicales.
02:35Après ce rapport alarmant de la Cour des comptes qui montre que les établissements de santé, les hôpitaux, les cliniques
02:41ne déclarent en fait que 2 à 5% de leurs erreurs médicales.
02:45C'est pourtant une obligation d'informer la Haute Autorité de Santé depuis plus de 20 ans.
02:51Bonjour Frédéric.
02:53Oui bonjour, Hortense.
02:54Merci de nous appeler. Dans les auditeurs ont la parole, vous nous appelez d'où Frédéric ?
02:58De Lyon, de la banlieue lyonnaise, vers Saint-Exupéry, vers l'aéroport.
03:02D'accord. Et alors vous, vous avez été victime d'une erreur médicale ?
03:06Oui, une erreur médicale. J'ai un léger handicap à une jambe, j'ai une arthrodèse, c'est-à-dire
03:11que mon genou est bloqué.
03:13Ma jambe est bloquée droite.
03:14D'accord.
03:14Et j'ai eu un accident de vélo en 2015. J'avais déjà donc ma jambe bloquée.
03:19Je faisais du vélo quand même et je me recasse la jambe.
03:22Mais au-dessus du coup de l'articulation, au-dessus de l'arthrodèse.
03:28J'arrive à l'hôpital avec les pompiers, je passe une radio, on voit la fracture.
03:33On décide de me plâtrer immédiatement.
03:35Donc voilà, je suis plâtré, je suis un petit peu dans les vapes.
03:37J'ai de la morphine, du gaz hilarant pour la douleur.
03:41Et je vois qu'on me plâtre la jambe pliée.
03:43Mais ma jambe ne plie plus depuis 20 ans.
03:46Donc je leur dis, non, non, il y a un problème, il y a une erreur, ma jambe est pliée,
03:50il y a quelque chose.
03:51Ils me disent que c'est normal.
03:53Je me dis, bon, c'est peut-être pour tenir la jambe en attendant d'être opérée.
03:57Et là, le médecin vient me voir et il me dit, bon, c'est bon, on se revoit dans trois
04:02mois.
04:03Et dans ma tête, je me dis, ce n'est pas possible, je n'ai pas de genou, ma jambe
04:06est pliée.
04:06Donc je demande, je suis sur mon brancard, prêt à rentrer dans l'ambulance.
04:11Et je leur dis, non, non, ma jambe ne plie pas, j'ai une arthrodèse, ma jambe ne plie pas.
04:17Et on m'appelle à un orthopédiste qui regarde la radio et qui me dit, c'est tout bon, rentrez
04:21chez vous.
04:23Donc effectivement, je suis ramené chez moi.
04:25Je contacte mon chirurgien historique, on va dire, en lui envoyant les photos.
04:31Je n'ai pas de chance à ce moment-là, on est en plein pont du 14 juillet.
04:35Et je ne suis opéré finalement qu'une semaine plus tard pour réaligner.
04:38Mon médecin ne comprend pas d'ailleurs comment on a pu faire une telle erreur.
04:42Un fémur cassé, c'est une ostéosynthèse, c'est-à-dire qu'on remet des plaques, des vis à l
04:47'intérieur pour réaligner la jambe.
04:49On ne plâtre jamais un fémur cassé.
04:52Le résultat de tout ça, c'est que comme je suis resté dans une position qui n'était pas le
04:58moment,
04:58c'est resté dans une position qui n'était pas bonne pendant plusieurs jours,
05:02c'était un terrain facile pour les infections, et j'ai chopé la staphylococque.
05:07Donc vous avez eu un staphylococque doré.
05:09Est-ce que vous avez ensuite, à la suite de ça, entamé des démarches pour dénoncer ça ?
05:14Alors, j'ai pris des renseignements.
05:18Déjà, ce n'était pas une erreur médicale pour le médecin, vu que j'étais parti de chez eux.
05:22J'étais parti, je n'ai pas été déclaré comme erreur médicale.
05:25Je sais bien ce que vous disiez, il y a à peine 5% qui sont déclarés.
05:28Et moi, je n'ai pas été déclaré comme erreur médicale.
05:30On m'a simplement renvoyé chez moi avec un plâtre.
05:33Et non, je n'ai pas fait de démarche, parce qu'on m'a dit,
05:37c'est le dernier qui est intervenu sur ta jambe qui va être sanctionné.
05:42C'est-à-dire le médecin qui a sauvé ma jambe déjà deux fois,
05:45qui a risqué d'être sanctionné, parce que le dernier à avoir ouvert la jambe, c'était lui.
05:51Et on se sent comment quand on constate ça,
05:55quand on constate qu'on a été la victime d'une erreur médicale ?
05:58Alors, au début, tout ce que je voulais, c'était déjà de remettre la jambe comme il faut.
06:03C'était la première chose.
06:06Je ne voyais pas, déjà, je vis avec ce handicap depuis des années,
06:10je vis très bien avec.
06:11Je travaille, je faisais du vélo, donc je vivais très bien.
06:15Mais là, je me dis, ce coup-ci, on risque de me couper la jambe,
06:18on risque de, quand on me dit que j'ai un staphylocoque doré,
06:22qu'on va voir comment il est à l'intérieur,
06:24je me dis, je vais me réveiller, je n'aurai plus de jambe.
06:27C'est là qu'on se rend compte que l'erreur médicale aurait pu faire des dégâts.
06:30Quand après, je suis sous antibio pendant trois mois,
06:33et où je pense, à un moment donné, à l'hôpital,
06:35me dire que, parce que je me dis, c'est ce soir, ça y est, c'est fini,
06:39je me vois partir.
06:41Finalement, ça n'a pas été le cas, et c'est tant mieux.
06:43On se dit, oui, l'erreur de quelqu'un
06:46qui peut être mal fait son boulot ce soir, était fatigué,
06:50arrivait peut-être aussi, attention, je ne jette pas la pierre,
06:53arrivait peut-être après plusieurs jours de garde,
06:56peut faire une erreur.
06:57Est-ce que vous avez encore confiance, aujourd'hui,
07:01en vous soignant, dans le fait de vous rendre à l'hôpital,
07:05aux urgences, aujourd'hui, après ce qui vous est arrivé ?
07:08C'est un peu possible.
07:10Je ne suis jamais malade.
07:11Je ne veux pas être malade.
07:12En fait, quand j'ai quelque chose, je dis non, non, ça va.
07:16J'ai dû me faire opérer d'une hernie il y a quelques temps.
07:22J'ai vraiment été jusqu'au bout du bout du bout,
07:25parce que je ne voulais pas retourner à l'hôpital.
07:28Déjà, j'avais peur de reshopper une infection.
07:31J'ai peur de m'endormir et de ne pas me réveiller.
07:34Non, non, j'étais paniqué, alors que finalement,
07:36c'était juste une fracture, comme il en arrive des dizaines
07:39tous les jours, je pense, en France.
07:42Vous êtes entré pour une simple opération qui s'est révélée après ?
07:46Une fracture.
07:47Combien il y a de fractures par jour de gens qui tombent en vélo, en moto,
07:51qui ont des accidents de la circulation ou autre,
07:54qui tombent d'un escabeau et qui se cassent une jambe ?
07:56Je n'ai pas compris ce qui lui est arrivé.
08:00Mais vraiment, je n'ai pas la faute sur le médecin que j'ai vu ce soir-là.
08:06Les urgences étaient remplies, étaient pleines.
08:09Ce médecin qui a regardé la radio sûrement de travers,
08:13parce que je vous jure que je vous montre la radio aujourd'hui,
08:15vous voyez la fracture.
08:16Vous voyez, il n'est pas en place.
08:18Lui, il ne l'a pas vue.
08:19Mais j'étais dans le couloir, dans le brancard,
08:21et j'ai vu ce médecin se faire menacer de mort
08:24par un patient qui attendait depuis déjà plus d'heures sûrement.
08:30Donc, pour moi, les urgences médicales arrivent
08:33parce qu'on a un problème de gestion de nos hôpitaux en France.
08:35C'est comme ça, en tout cas, que je le vois.
08:37Et je ne pouvais pas, et ce médecin qui est peut-être, je ne sais pas,
08:40en quatrième, en cinquième année,
08:42je n'allais pas lui briser sa carrière pour une erreur sur une radio.
08:46Il aurait pu me tuer, peut-être.
08:48Mais vous voyez, je n'ai pas pu.
08:50Je ne pouvais pas.
08:52Ce n'était pas possible pour moi.
08:54Restez avec nous, Frédéric.
08:55On va également, parce que vous êtes nombreux à nous appeler au 3210,
08:58et le standard est toujours ouvert pour vous accueillir,
09:01pour parler de ce sujet sur les erreurs médicales.
09:05On va accueillir France, qui a également composé le 3210.
09:09Bonjour, France.
09:10Bonjour.
09:10Vous nous appelez d'où ?
09:12De Vernon, dans l'heure.
09:13En Normandie.
09:14Donc, bienvenue, France.
09:16Dans les auditeurs, on la parole.
09:17Vous aussi, j'imagine que vous avez entendu à l'instant le témoignage de Frédéric.
09:21Vous avez également été victime d'une erreur médicale.
09:24Est-ce que vous pouvez nous raconter ?
09:25Oui, moi, ça fait dix ans que je veux faire admettre.
09:30Enfin, c'était en partie admise.
09:32Je vais vous raconter le début.
09:34Je vais faire des cours.
09:34Je me cogne contre un plomb.
09:36Une douleur.
09:36Oh, les pompiers sont venus me chercher.
09:39On m'amène aux urgences.
09:40À l'établissement où j'ai travaillé pendant 40 ans, je suis aide-soignante.
09:46Donc, pour moi, ce n'était pas grand-chose.
09:48Une fracture du col du fémur.
09:50Bon, je passe au bloc.
09:52On me fait une rachianesthésie.
09:54Bon.
09:55Puis, je connaissais bien le médecin qui m'a fait la rachianesthésie quand j'étais en activité.
10:00Et puis, bon, après, je vais dans le service de chirurgie.
10:05Et j'ai beaucoup souffert.
10:07J'ai appelé plusieurs fois.
10:09J'ai demandé l'anesthésiste qui n'est pas venu me voir.
10:11Pourtant, elle est venue voir une patiente à côté de moi.
10:14Bon.
10:14Ensuite, on m'a envoyée en un centre de réadaptation à Louvier, près de Vernon.
10:22Et puis là, écoutez, j'ai vécu un cauchemar.
10:25Mais vraiment un cauchemar.
10:26Je ne pouvais plus manger.
10:27Tout mon corps était en mouvement.
10:29Les écrans, c'était toutes les couleurs.
10:32Du bruit dans les oreilles.
10:33Je ne pouvais pas manger.
10:34J'ai perdu 10 kilos.
10:35Il n'y avait pas de médecin.
10:37On transmettait aux infirmiers nos problèmes.
10:42Et les médecins nous donnaient beaucoup d'anti-inflammatoires.
10:45Mais ça ne calmait pas.
10:49Et donc, aujourd'hui, vous ne pouvez plus marcher normalement, c'est ça ?
10:53Je ne peux plus marcher normalement aujourd'hui.
10:56Écoutez, je vais vous dire quand même, entre deux, j'ai rencontré par des amis une neurologue.
11:03Heureusement, parce que je serais morte, je ne pouvais pas m'alimenter.
11:06Tout mon corps était en mouvement.
11:08Alors, heureusement que j'ai eu des amis dans la profession pour me sauver, parce que je serais morte quand
11:13j'étais en centre de réadaptation.
11:15Tout mon corps se pliait, l'estomac, tout, je ne pouvais pas manger.
11:20Donc, j'ai des amis qui m'en dirigeaient vers une neurologue.
11:23Depuis que j'étais sur Rivotril, ça a été beaucoup mieux.
11:27Ensuite, par des amis encore, j'ai été à Strasbourg voir un professeur qui m'a fait faire toutes les
11:34analyses auto-immunes, maladies orphelines.
11:37Tout était bon.
11:40Moi, j'avais une bonne santé, j'allais rarement chez le médecin.
11:44Et il m'a dit par téléphone, ça vient de l'intervention.
11:47Mais alors, les médecins se soutiennent, il n'y en a pas un qui écrit.
11:50Et alors, justement, France, vous nous disiez qu'avant votre retraite, vous travailliez justement dans le domaine médical.
11:59Vous étiez aide-soignante, c'est ça ?
12:01Oui, pendant 40 ans.
12:02Et alors, justement, quand on voit cette règle qui impose, normalement, aux établissements de santé, aux hôpitaux, aux cliniques,
12:10de déclarer les erreurs médicales, est-ce que vous, dans votre vie professionnelle, vous avez pu constater que c'était
12:18le cas ?
12:19Ou au contraire, que ce n'était pas le cas ?
12:20Je rappelle ces chiffres dévoilés par la Cour des comptes.
12:24Seulement 2 à 5% des établissements de santé déclarent leurs erreurs médicales.
12:29Comment ça se passait quand vous étiez en activité ? Est-ce que vous me disiez que ce n'était
12:33pas le cas, alors ?
12:33Ah non, ce n'était pas le cas.
12:35C'est-à-dire ?
12:35Ah non, non, non, c'était caché.
12:37Ah oui.
12:38Et c'est encore le cas.
12:39Et alors, est-ce que vous avez ensuite attaqué l'établissement qui avait fait l'opération ? Comment ça s
12:45'est passé ?
12:46Alors, bon, j'ai pris bien sûr un avocat et puis un médecin expert qui m'a fait une expertise
12:51assez importante.
12:53Et puis, je suis passée à la CCAI. Vous savez ce que c'est ?
12:57Alors, on va expliquer pour les auditeurs qui ne connaissent pas justement France.
13:00La commission de conciliation et d'indemnisation.
13:02D'accord.
13:02Voilà. Donc, c'est-à-dire que j'ai reçu le dernier rapport. Le dernier rapport, il est faux. Mais
13:10il n'y a pas de recours possible.
13:15Donc, il n'y a plus appui. Vous n'avez pas pu...
13:18C'est le taux d'invalidité.
13:20D'accord. Alors, restez avec nous France. On va continuer à parler de ce sujet, des erreurs médicales ensemble.
13:26Dans les auditeurs ont la parole. On revient dans un instant. A tout de suite sur RTL.
13:40J'ai eu un problème, justement, après une opération. On m'a laissé une compresse. Cette compresse, je l'ai
13:47gardée pendant 10 ans.
13:48J'avais toujours des problèmes de santé. J'avais du mal à marcher. Et on me disait toujours, c'est
13:53dans votre tête, madame.
13:55Ça m'a prise dans la rue. Je n'ai pas pu faire un pas l'un devant l'autre.
13:58Et on m'a emmenée à l'hôpital. Et à l'hôpital, on m'a trouvé une compresse.
14:03Le message laissé par Jeannine sur le Répondeur RTL. On est ensemble jusqu'à 14h. Vous avez la parole.
14:09On parle des erreurs médicales avec ce rapport alarmant de la Cour des comptes qui donne ce chiffre effrayant.
14:15Les établissements de santé, les offices ou les cliniques ne déclarent que 2 à 5% de leurs erreurs médicales.
14:22Bonjour Victor Darkas.
14:23Bonjour Hortense. Bonjour à tous.
14:24Ça fait énormément réagir les auditeurs sur les réseaux sociaux.
14:27Exactement. Sur notre page Facebook, Véronique nous écrit
14:30« Mon papa est décédé suite à un manque d'hygiène à l'hôpital, une infection staphylocoque dorée.
14:35Les maladies nosocomiales sont malheureusement trop fréquentes.
14:38Christelle, mon fils est cérébraux lésés suite à une erreur de dosage d'un anesthésiant handicapé aujourd'hui à plus
14:44de 80%.
14:45Nous n'avons toujours pas eu d'indemnisation après 16 ans de procédure.
14:49Et puis Noël, le monde médical comme le monde judiciaire a toujours beaucoup de mal à accepter et à reconnaître
14:55ses erreurs.
14:56Merci Victor. Bonjour Jeannine.
14:59Bonjour.
15:00On vient de vous entendre à l'instant. C'est vous qui nous avez laissé ce message sur le Répondeur
15:04RTL.
15:06Vous nous appelez d'où Jeannine ?
15:08Alors je suis dans Lyon.
15:11Dans Lyon, très bien. Alors Jeannine, on entendait…
15:13J'ai 84 ans.
15:1484 ans. Alors justement, racontez-nous un petit peu ce qui vous est arrivé.
15:18On a entendu votre message sur le Répondeur pour résumer un petit peu les choses.
15:23Vous avez une compresse qui a été oubliée.
15:26C'était dû à une compresse qui a été oubliée suite à une hernie inguinale.
15:32D'accord. Vous étiez opérée pour une hernie.
15:35Oui. Cette opération a été faite à l'hôpital d'Henri-Mondor à Créteil.
15:39D'accord.
15:39Donc un grand hôpital, bien sûr. Et on me l'a retrouvée dix ans plus tard. J'avais toujours mal
15:44au ventre. Alors je disais toujours aux médecins, j'ai mal au ventre. Mais à l'époque, je faisais une
15:49dépression nerveuse, une grosse dépression nerveuse. Donc bien sûr, quand je disais que j'avais mal, c'était dans la
15:54tête.
15:55Arrivée un peu plus tard, dans Lyon justement, où on avait notre maison, cette douleur m'a prise dans la
16:01rue. Je n'ai pas pu faire un pas l'un devant l'autre. Et à l'époque, on avait
16:05des médecins assez facilement. Et un médecin qui est venu, qui m'a fait rentrer directement à l'hôpital.
16:11Il ne comprenait pas. Donc ils m'ont donné un petit comprimé pour que j'ai plus mal. Et arrivé
16:16là-bas, le chirurgien, il me dit mais non, vous n'avez rien, madame. Vous n'avez rien.
16:20Et même en partant sur le billet, en route, je l'avais rencontré. Il me dit non, on va regarder
16:25mais vous n'avez rien. Et bien sûr, on m'a ramené au lit.
16:30Et ils avaient trouvé une compresse. Elle était grosse comme une petite orange.
16:34Comment on se sent, Janine ? Parce que là, ça a été la fin de 20 ans d'errance médicale,
16:40comme on appelle ça, de ne pas savoir ce que vous aviez.
16:43Et comment on se sent, justement, quand on voit enfin ce qui s'est passé ? J'imagine que...
16:50J'ai eu très peur. Parce qu'au début, l'infirmière qui m'a ramenée à la chambre n'a
16:54pas voulu me le dire.
16:56Donc c'est le chirurgien qui est venu en personne me prévenir que j'avais ça.
17:01Donc ils ont donné à voir si ce n'était pas cancéreux, si ce n'était pas devenu cancéreux et
17:07tout.
17:07Mais ils étaient très contrariés de savoir qu'on m'avait toujours dit que c'était dans ma tête.
17:13Mais comme je faisais la dépression, ça pouvait aussi être dans ma tête.
17:17Donc après, je me disais, bon, c'est dans ma tête. Je disais comme tout le monde.
17:21Mais quand ça m'a pris dans la rue, au milieu de la rue, les voitures continuaient à rouler, là,
17:26ça fait peur.
17:27Est-ce que vous vous êtes retournée contre l'hôpital qui vous avait opéré de cette hernie, justement ?
17:32Alors oui, mais dans l'assurance, j'ai un truc où je peux avoir quelqu'un qui peut me défendre.
17:39Et en fin de compte, ils m'ont donné une petite prime légère en compensation.
17:45Parce qu'ils disaient que même en portant plainte, ça donnerait, il faudrait j'attendre au moins dix ans.
17:51Et encore, ce n'était pas sûr que je sois indemnisée pour ce que j'avais eu.
17:55Mais j'aurais pu y rester.
17:57Restez avec nous, Janine. On va également accueillir Roger, qui a composé également le 3210.
18:02Bonjour, Roger.
18:03Bonjour.
18:04Vous nous appelez de vous, Roger ?
18:06De Haute-Savoie, de Thiers.
18:08De Haute-Savoie, très bien.
18:09Vous aussi, vous avez été victime d'une erreur médicale ?
18:14Oui, j'ai eu deux aléas thérapeutiques.
18:16En 2007, j'ai été opéré d'une chirurgie de bannétale, à cœur ouvert.
18:23Et donc, j'ai contracté un staphylococque doré en cours d'opération, qui m'a immobilisé plusieurs mois, plus de
18:35deux mois, avec un centre de rééducation cardiaque.
18:40Enfin bon, voilà.
18:41Et est-ce que vous vous êtes...
18:42Oui, allez-y, pardon, je vous en prie.
18:44Oui, et plus récemment, donc, j'ai été opéré d'une gonaroplastie.
18:52J'avais des douleurs au genou, et le chirurgien, donc, m'a dit que la seule solution, c'était la
18:58mise en place d'une prothèse totale au niveau du genou.
19:02Et pendant l'opération, donc, voilà, donc, le chirurgien, malencontreusement, m'a sectionné un ligament, le ligament collatéral.
19:16Donc, vous n'avez pas été victime d'une, mais bien de deux erreurs médicales.
19:20Deux erreurs médicales, effectivement.
19:22Et vous vous êtes retourné contre les établissements qui...
19:25Contre le premier, oui, je me suis retourné, donc, j'ai eu une petite indemnisation, mais enfin, qui, bon, ça
19:34s'est arrêté là, quoi.
19:36Et lors de la deuxième, là, donc, c'est en cours, concernant, donc, la gonaroplastie, la mise en place et
19:47le sectionnement du ligament.
19:50J'ai donc vu, ça traîne, ça traîne, plusieurs expertises.
19:56Et je peux vous assurer une chose, c'est qu'il est difficile de faire valoir ses droits contre le
20:06corps médical.
20:07Alors, justement, Janine, je vous entendais acquiescer.
20:11Vous confirmez ce que dit Roger ?
20:13Ah, oui, oui, ça, je confirme, parce que, moi, c'était Henri Mondor et on a trouvé ça à Auxerre.
20:19Donc, vous voyez, entre deux, c'était quelque chose de...
20:21Il n'y avait pas moyen, hein.
20:23Ils ont toujours raison, les hôpitaux, tout le temps.
20:25Et Roger, vous confirmez ?
20:28Comment ?
20:28Vous confirmez ce que vient de dire Janine ?
20:31Oui, bien sûr.
20:32Je peux vous dire que, donc, c'est ce que je me répète, mais bon,
20:35qu'il est difficile de faire valoir ses droits, donc, quand le corps médical se bloque.
20:43J'ai eu, donc, une dernière expertise là, et dans le compte-rendu, il m'a été signifié que mon
20:50opération avait été faite dans les règles de l'art.
20:55Oui, alors, on va accueillir également...
20:58Merci beaucoup, Roger et Janine, pour vos témoignages.
21:01On va accueillir également Fabien, qui a composé le 3210.
21:06Bonjour, Fabien.
21:07Oui, bonjour, Hortense.
21:09Vous nous appelez d'où ?
21:10De Tomry, en Seine-et-Marne, à côté de Fontainebleau.
21:14D'accord.
21:14Et vous aussi, vous avez été victime d'une erreur médicale, ou quelqu'un de votre famille ?
21:20Oui, c'est ma fille, Amandine.
21:22Elle est morte en 2016, à l'hôpital de Fontainebleau.
21:25Elle avait 14 mois.
21:27Elle avait une gastro-entérite, elle était déshydratée, en perte de poids,
21:32et ils ne l'ont pas surveillée, et elle est morte.
21:36Alors...
21:36Et voilà, je dis ça brutalement, mais...
21:40Non, mais vous allez nous raconter ça, Fabien.
21:43On va revenir dans un instant et on va continuer à parler de ce sujet
21:46sur lequel vous êtes nombreux à nous appeler sur RTL.
21:50On est ensemble, je vous le rappelle, jusqu'à 14h, avant que vous ne retrouviez Jean-Alphonse Richard,
21:54pour l'heure du crime, qui parlera aujourd'hui de l'affaire Marie-France Lacasse-Dieu,
21:58la diablesse des Landes, comme elle était surnommée,
22:00condamnée à 20 ans de prison pour avoir tenté d'assassiner ses deux petits-enfants
22:03et son compagnon en les droguant, avant de mettre le feu chez elle.
22:06Ce sera retrouvé dès 14h, dans l'heure du crime.
22:09Mais nous, nous sommes ensemble, vous avez la parole sur RTL,
22:12et on continue à parler des erreurs médicales avec votre témoignage.
22:16Fabien, on revient dans un instant.
22:17A tout de suite sur RTL.
22:24Le matin.
22:26Le midi.
22:29Le soir.
22:31C'est RTL.
22:3412h30, 14h.
22:36RTL midi, les auditeurs ont la parole.
22:38Avec Hortense Crépin.
22:40J'en ai subi une à l'âge de 13 ans.
22:42J'ai fait une chute de roller d'environ 3 mètres.
22:45J'ai du coup consulté un chirurgien au vu des grosses douleurs que j'avais,
22:48qui m'a bien expliqué que du coup, je devais me faire opérer,
22:51tout en coupant la croissance.
22:52Ça a été difficile déjà d'accepter ça,
22:54mais j'ai eu la surprise le soir même d'avoir le chirurgien dans la chambre,
22:58tout en s'excusant de m'être opéré pour rien.
23:01Il s'était trompé de radio.
23:03J'ai subi du coup 13 opérations.
23:04Le message de Donovan sur le répondeur RTL.
23:08Nous sommes ensemble jusqu'à 14h.
23:09Vous avez la parole, vous nous appelez au 3210 sur RTL.
23:13Nous parlons des erreurs médicales et de ce rapport alarmant de la Cour des comptes
23:17qui estime que les établissements de santé, les hôpitaux, les cliniques
23:21ne déclarent que 2 à 5% de leurs erreurs médicales.
23:24Et juste avant, il y a quelques minutes, nous étions avec vous, Fabien.
23:28Vous êtes toujours en ligne avec nous.
23:30Je rappelle ce que vous nous racontiez pour résumer les choses.
23:34Vous nous disiez que votre fille est décédée à 14 mois.
23:37Il y a 10 ans, elle était entrée à l'hôpital pour une gastro.
23:41Elle était déshydratée.
23:43Elle n'a pas été surveillée, c'est ça ?
23:46Et ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ?
23:47Absolument.
23:48Eh bien, après son décès, ça a été un parcours du combattant.
23:54D'autant qu'au tout début, une autopsie a conclu à une maladie cardiaque
23:58qui a écrasé toute enquête.
24:01Et il a fallu que cette maladie cardiaque soit retoquée.
24:04Et tout ça prend des années.
24:07Et maintenant, on a des expertises qui disent
24:10non, il n'y a pas de maladie cardiaque.
24:12Amandine est morte parce qu'elle n'a pas été surveillée.
24:15C'est extrêmement simple et extrêmement brutal.
24:18Et c'est un long combat pour vous ?
24:23Vous voyez, quand on parle de combat,
24:26il faut dire, contre qui on se bat ?
24:30On se bat contre les institutions de la République
24:34qui se foutent de nous.
24:37Et je veux dire, c'est un combat.
24:39On est deux contre tous les autres.
24:42Et c'est pas juste, quoi.
24:47Mais c'est un combat que vous poursuivez depuis dix ans
24:51pour votre fille, Fabien.
24:52Et vous n'êtes pas seule à poursuivre ce combat
24:54après le décès d'un enfant.
24:57Je voudrais qu'on accueille Liliane.
24:59Et vous allez pouvoir échanger peut-être avec Liliane aussi.
25:01Bonjour, Liliane.
25:02Bonjour.
25:03Vous nous appelez d'où, Liliane ?
25:05Alors, moi, j'habite de le Finistère.
25:07Depuis la Bretagne.
25:08Donc, racontez-nous, Liliane, justement.
25:10Vous avez entendu le témoignage de Fabien.
25:12Je crois que vous avez également perdu un enfant
25:15à cause d'une erreur médicale.
25:16C'est bien ça ?
25:17Non, c'est pas ce que je peux dire.
25:20C'est pas une erreur médicale.
25:21C'est-à-dire que ma fille était déjà malade.
25:23Elle avait une MAV,
25:25c'est-à-dire une malformation artériovéneuse,
25:28pour laquelle elle avait été embolisée deux fois.
25:31Donc, c'était le cerveau.
25:33Et donc, ma fille était cohérente, malade, certes.
25:38Mais elle avait des maux de tête, des céphalées insupportables.
25:41Jusqu'au mois de juillet, le 11 juillet 2017.
25:45J'avais dit 2016 à Victor.
25:47J'étais tellement...
25:48Enfin, enfin...
25:49Bouleversée.
25:50Bouleversée, voilà.
25:51Elle a été transportée par les pompiers
25:54jusqu'à l'hôpital de Valence, aux urgences.
25:57Et là, elle est restée avec juste une médication,
26:02pas d'électroencéphalogramme, rien du tout.
26:05Parce que c'était...
26:06On ne va pas dire que c'était inhabitué,
26:08mais on connaissait son parcours.
26:11Et donc, c'est que le lendemain matin,
26:15donc dix heures après son admission,
26:19on lui a administré un épileptique,
26:22parce qu'elle faisait des crises d'épilepsie,
26:25à une dose massive qu'elle pourrait faire la faire dormir.
26:31Donc, après, je ne vous lis pas tout le dossier,
26:33mais elle n'a été transportée aux urgences de Lyon que le 13,
26:39parce qu'elle a été en réanimation.
26:42Et à Lyon, on s'est aperçu qu'elle faisait une hémorragie
26:45intra-parencytameuse et ventriculaire sur rupture de la MAV.
26:49Alors, c'est quelque chose de très, très complexe,
26:51qui ne parle peut-être pas forcément à nos auditeurs,
26:53mais en tout cas, on a détecté quelque chose
26:55qui n'avait pas été jusque-là détecté, c'est ça ?
26:57Voilà.
26:58Ça n'a pas été détecté aux urgences de l'hôpital de Valence.
27:02Donc, elle a été transportée à Lyon en réanimation.
27:05Et puis, moi, j'habitais à 600 kilomètres à l'époque,
27:08donc je suis allée le lendemain,
27:11et je ne trouvais plus de cohérence dans les propos de ma fille.
27:14Dans les propos de ma fille.
27:16Donc, au bout d'une semaine, on l'a remise à l'hôpital de Valence,
27:19et de là, elle a été emmenée dans une maison de repos,
27:25mais enfin bon.
27:26Et je suis revenue la voir,
27:30et je ne reconnaissais plus ma fille.
27:32Elle était certes malade, mais cohérente.
27:34Elle avait toute sa tête, on va dire ça comme ça.
27:36Et quand je l'ai retrouvée,
27:38eh bien, ma fille n'était plus la même du tout.
27:41Donc, sa soeur, qui est infirmière,
27:43a saisi la commission des usagers,
27:46et puis, avec mon genre et mon petit-fils,
27:49ils se sont déplacés,
27:51ont vu des médecins, etc., etc.
27:53Elle n'a pas voulu que je l'accompagne,
27:54parce qu'à la sortie de l'établissement où était ma fille,
27:58n'étant plus cohérente,
27:59elle ne pouvait plus assumer sa vie de famille,
28:01sa maison et tout ça.
28:03Donc, j'ai accueilli ma fille, mon gendre,
28:06et leur petit chien, en l'occurrence,
28:08puisque mon petit-fils, étant déjà adulte,
28:10avait son chélui.
28:12Donc, vous les avez accueillis chez vous, donc ?
28:14Oui, parce que ma fille faisait des crises d'épilepsie,
28:16journellement.
28:17Et elle est donc restée chez vous
28:18jusqu'à sa disparition,
28:20qui est intervenue combien de temps après ?
28:22Quatorze mois.
28:23Quatorze mois.
28:23Et donc, justement,
28:25quatorze mois pendant lesquels
28:26elle avait toujours ces crises d'épilepsie.
28:30Elle faisait des crises d'épilepsie.
28:31Est-ce que vous avez ensuite pu vous retourner
28:34contre les établissements ?
28:37Est-ce que vous avez entamé des démarches
28:39qui sont peut-être toujours en cours ?
28:40Ma fille a fait des démarches
28:42et l'hôpital a refuté toute erreur de leur part,
28:49alors que ma fille avait fait un dossier béton.
28:51Et quand vous entendez, justement,
28:53le témoignage de Fabien,
28:54Fabien, vous êtes toujours en ligne avec nous.
28:57Voilà, c'est très complexe aussi
28:59quand on entend tout ce que Liliane vient de nous raconter.
29:02C'est très complexe et il faut...
29:05J'employais le terme de combat tout à l'heure,
29:07mais voilà, vous me dites,
29:07il faut déjà savoir contre qui on part en combat.
29:10Eh bien, écoutez, c'est David contre Goliath, c'est tout.
29:13C'est ça, Fabien, David contre Goliath,
29:14vous êtes d'accord avec Liliane ?
29:16Voilà.
29:16On ne peut pas contre-démouler un vent.
29:19Oui, oui, tout à fait, oui.
29:21Oui, oui, oui.
29:23Vous disiez, Fabien,
29:25Liliane, on va juste redonner la parole à Fabien
29:27pour qu'il puisse justement éclairer
29:29sur le témoignage que vous venez de faire.
29:32Oui, un mur de silence.
29:34Oui, c'est ça.
29:34Les gens font le dos rond,
29:37attendent que ça passe,
29:38et nous, on bataille sans arrêt.
29:42Et en face, c'est l'inertie.
29:44Ils ne répondent pas.
29:46Ils ne reconnaissent rien.
29:48Ils attendent que ça passe.
29:51Et malheureusement,
29:53les erreurs médicales,
29:54vous savez, il y a un buzz chaque année.
29:56Là, en l'occurrence, il y a la Cour des comptes.
29:58Il y a 15 jours, il y a eu le livre du professeur
30:01qui a parlé de 30 000 morts par an.
30:04Bon, c'est à vérifier,
30:07mais ça, c'est un chiffre incroyable.
30:10Il n'y a eu aucun commentaire
30:12de qui que ce soit dans les institutionnels,
30:15les politiques.
30:16Que font les politiques ?
30:17Est-ce que vous arrivez quand même
30:19à encore avoir,
30:20et Liliane et Fabien,
30:21je vous pose la question à tous les deux,
30:23à avoir encore confiance dans l'hôpital
30:25si vous devez aller vous faire soigner,
30:27si vous devez aller aux urgences ?
30:28Est-ce que vous avez encore confiance
30:30en l'institution hospitalière ?
30:32Alors moi, en ce qui me concerne,
30:33j'ai mon autre fille qui est infirmière
30:36et qui me raconte,
30:37bon, entre mère et fille,
30:39mais elle m'a dit,
30:40maman, la médecine et la famille de demain
30:43me font peur.
30:44Et vous, Fabien ?
30:46De toute façon,
30:48quand on n'a pas le choix
30:49et qu'il faut y aller à l'hôpital,
30:51on y va.
30:52Mais j'ai peur qu'il faille compter
30:54un peu sur la chance
30:56ou la non-malsance.
30:59Il faut être au bon endroit
31:00au bon moment
31:01et pas, comme Amandine,
31:02au mauvais endroit,
31:03au mauvais moment.
31:06Il y a des protocoles
31:08qui permettent normalement,
31:09quelle que soit la motivation du soignant,
31:14des protocoles qui tiennent les gens.
31:15et pour Amandine,
31:16ils se sont assis dessus.
31:19La surveillance...
31:20Oui, en tout cas,
31:21c'était très intéressant,
31:22en tout cas,
31:22de pouvoir entendre vos témoignages
31:24à tous les deux.
31:24Liliane et Fabien,
31:25je vous remercie infiniment
31:26d'avoir contacté RTL,
31:28d'avoir composé le 3210.
31:30C'était très fort
31:30d'entendre vos témoignages
31:31et surtout essentiel.
31:33On revient dans un instant
31:35pour parler d'un tout autre sujet.
31:37Cette fois,
31:38on l'entendait dans le journal,
31:39les enseignes de fast-food
31:40de poulets fleuristes
31:41dans tout le pays.
31:42Pour le meilleur
31:43ou pour le pire ?
31:43A vous de nous le dire.
31:44A tout de suite sur RTL.
31:46Envoyez-nous vos messages
31:47sur l'application RTL
31:48ou appelez-nous
31:49au 3210.
31:5050 centimes la minute.
31:53Jusqu'à 14 heures,
31:56Hortense Crépin
31:57vous donne la parole
31:57sur RTL.
32:00C'est l'uniformisation
32:01de la malbouffe.
32:03Je conçois que c'est pas cher,
32:04mais bon,
32:05c'est l'élevage en batterie
32:06avec toutes les incidences
32:07que ça peut avoir
32:09au niveau de la santé.
32:10Moi, je mange
32:11pour moins de 4 euros.
32:12Je me suis fait cuire
32:13deux carottes.
32:14La viande,
32:14c'est pas obligatoire.
32:15Le problème,
32:16c'est qu'on trouve ça
32:17à tous les coins de rue.
32:18Il n'y a pas de diversité
32:19et puis bon,
32:20il n'y a pas de qualité.
32:22Le message de Françoise,
32:24fidèle auditrice de RTL
32:25sur notre répondeur
32:27puisque l'on parle aujourd'hui
32:29des fast-foods de poulet
32:31qui se développent
32:32dans tout le pays.
32:33Vous avez peut-être entendu
32:35cette enquête ce matin
32:37dans RTL événements
32:38et ensuite à nouveau
32:39dans le journal
32:40de Johanna Chabas
32:41sur l'implantation,
32:43la polémique qui enfle
32:44à Saint-Ouen
32:45en Ile-de-France
32:46puisque la mairie s'oppose
32:47à l'ouverture
32:48d'un master poulet,
32:49une chaîne de restauration rapide
32:50qui ne fait que de la volaille.
32:524 euros le demi poulet.
32:55C'est pas cher,
32:56c'est rapide.
32:57Est-ce que ça vous plaît ?
32:59Nathalie est avec nous
33:01et a composé le 3210.
33:02Bonjour Nathalie.
33:03Oui, bonjour.
33:04Vous nous appelez d'où ?
33:06Je vous appelle
33:06D'Artang-en-Ré.
33:08Très bien.
33:08Dans quelle région ?
33:09À côté de Pornic,
33:10dans l'Atlantique.
33:11Très bien.
33:12Alors vous,
33:12est-ce que vous êtes une adepte
33:14ou pas du tout
33:14de ces enseignes de fast-food ?
33:16Alors, dites-nous.
33:17Ah, pas du tout.
33:18Pas du tout.
33:19Déjà, ça me fait très peur.
33:20Ça me fait très peur
33:21par rapport
33:22où on va nous faire manger
33:24de la merde.
33:25D'accord.
33:25Comme disait Jean-Pierre Coff,
33:27vous dites ça.
33:28Voilà.
33:29Tout à fait.
33:29Parce que je trouve que
33:30ça va être des poulets
33:32qui vont arriver du Brésil,
33:34je ne sais trop quel pays,
33:36où il n'y a aucune norme
33:38comme nous on a en France,
33:39que ce soit ce que je trouve lamentable,
33:42inadmissible.
33:43et qu'est-ce qui va se passer ?
33:44Eh bien, dans 10 ans,
33:45dans 15 ans,
33:46on va avoir tous nos ados
33:48à 30 ans, 35 ans
33:49qui auront des cancers,
33:51qui auront des choses,
33:51qui seront malades.
33:52Pourquoi ?
33:53Parce qu'ils ont bouffé
33:53de la merde pendant des années.
33:55C'est ce qui me fait très, très peur.
33:57Je peux vous le dire.
33:58Est-ce qu'il faudrait pour vous
33:59taxer justement,
34:00pour éviter tout ça,
34:02taxer certaines de ces enseignes
34:03de fast-food ?
34:04Ah mais c'est pas taxer,
34:06c'est leur interdire.
34:08Nous, nous avons des normes.
34:10Nous avons des normes en France.
34:12Nos agriculteurs,
34:13nos paysans,
34:14ils ont des normes
34:15qu'on ne respecte pas
34:17quand on fait venir
34:18d'autres produits
34:19de d'autres pays.
34:20Je trouve ça inadmissible
34:22qu'on puisse vendre du poulet
34:24à 4 euros le poulet.
34:26Moi, j'habite la campagne,
34:28j'ai une grande chance,
34:29c'est de pouvoir acheter
34:30toute ma viande
34:32chez les agriculteurs,
34:33chez les paysans du coin.
34:35Je la paye beaucoup plus cher
34:37que vrai.
34:38Oui, c'est parce que
34:38vous pouvez aussi vous le permettre,
34:40ce qui n'est pas le cas
34:41de tous nos éditeurs.
34:42Restez avec nous Nathalie
34:43parce que j'aimerais
34:44qu'on puisse justement
34:45accueillir,
34:46et ça va être intéressant
34:47de vous entendre dialoguer
34:48tous les deux,
34:48qu'on puisse accueillir Loïc
34:50dans les auditeurs
34:50où on a la parole.
34:51Bonjour Loïc.
34:52Oui, bonjour Hortense.
34:53Merci de nous avoir appelés
34:54au 3210.
34:55Vous nous appelez d'où Loïc ?
34:56Moi, j'habite à Londres.
34:58D'accord, très bien.
34:59Alors, vous, est-ce que
35:00vous êtes un adepte
35:01ou pas du fast-food
35:04et plus particulièrement
35:05du fast-food de poulet ?
35:07Alors, moi, ça m'arrive
35:08d'aller dans les fast-food,
35:10mais pas dans ceux
35:11de poulet frit.
35:12D'accord, pas encore.
35:13Mais les fast-food,
35:13vous y allez combien de fois
35:15par semaine, par mois ?
35:17On va dire qu'on peut y aller
35:18deux fois dans le mois,
35:19mais nous, c'est plus
35:20les fast-food burgers.
35:22D'accord, très bien.
35:23Et quand vous entendez Nathalie
35:24à l'instant qui nous expliquait
35:26que pour elle,
35:26ce n'était pas question,
35:28est-ce que vous comprenez ?
35:30Est-ce que vous entendez
35:32le fait que quand vous allez
35:34dans un fast-food,
35:34vous n'aurez pas une viande
35:35de la même qualité
35:36que celle que vous pourrez
35:37trouver chez un producteur
35:39comme ceux chez lesquels
35:42Nathalie achète sa viande ?
35:45Tout à fait.
35:46Surtout si on parle
35:47des fast-foods,
35:49poulet frit, tout ça.
35:50Oui, là, il y a un gros souci,
35:52c'est qu'on ne saura pas du tout
35:53la provenance de la viande.
35:54Mais ça ne vous effraie pas
35:55pour autant ?
35:55Vous y allez quand même ?
35:57Dans ceux-là,
35:58je n'y vais pas trop.
35:59D'accord.
36:00Parce que ça vous effraie
36:01un petit peu ?
36:02Quelque part, oui,
36:03mais je me dis qu'en même temps,
36:06malheureusement,
36:06ça pousse comme des champignons
36:08dans les petites villes.
36:09Il y en a,
36:09vous me disiez,
36:10vous dans la région
36:11dans laquelle vous habitez,
36:12vous envoyez,
36:13il y en a qui se sont développés,
36:15qui ont ouvert ?
36:16Oui, il y en a qui ouvrent
36:17et malheureusement,
36:18ils sont toujours
36:19à des points un peu stratégiques,
36:21pas très loin des écoles,
36:22des collèges,
36:23donc ça, on sait aussi
36:25la clientèle qui vise.
36:27Et oui,
36:29il y a des jours où vous passez
36:30devant un magasin
36:30qui est fermé,
36:31une semaine après,
36:32vous avez un vendeur de poulet
36:35qui s'est monté
36:36et vous ne savez même pas
36:36combien de temps ça a pris.
36:38Mais pour autant,
36:39vous pouvez vous rendre
36:40dans des fast-food quand même ?
36:42Oui, parce que c'est pratique.
36:44Vous savez,
36:45quand vous sortez à 15 heures
36:46après les courses,
36:48il n'y a plus beaucoup
36:48de restaurants qui vous accueillent.
36:51Et le prix aussi,
36:52j'imagine que c'est peut-être
36:53un argument qui penche
36:55pour pouvoir s'y rendre ?
36:57Alors, pour certains,
36:58j'imagine que oui,
36:59mais pour moi, non.
37:01Mais pour certains,
37:02j'imagine que le prix,
37:03c'est attractif.
37:04D'ailleurs,
37:05il joue beaucoup là-dessus.
37:06Et c'est bon ?
37:08Les poulets frits,
37:09honnêtement,
37:10c'est très gros.
37:11D'accord.
37:12Alors, Loïc,
37:13je ne vous conseille pas.
37:15Restez avec nous,
37:16on va accueillir
37:16quelqu'un qui cuisine
37:18justement du poulet.
37:20Bonjour Sébastien.
37:21Oui, bonjour.
37:22Vous nous appelez d'où ?
37:23De Lyon.
37:24De Lyon, très bien.
37:26Alors, vous,
37:26vous travaillez
37:27dans un de ces restaurants
37:29qui cuisinent
37:29du poulet frit rôti ?
37:31Non, non,
37:32je travaille dans la restauration collective.
37:33D'accord,
37:33en restauration collective.
37:35Et alors, justement,
37:35est-ce que vous,
37:37vous êtes adepte
37:38de ce type
37:40de restauration
37:40qui commence
37:41à se développer
37:42dans le pays
37:42ou pas du tout ?
37:43Non, je ne suis pas
37:44adepte du tout de ça.
37:45Après, je ne dis pas
37:45que je n'y vais jamais
37:46dans les fast-foods,
37:47mais j'y vais de temps en temps
37:48parce que je me trouve
37:48sur la route
37:49et que c'est pratique
37:50à trois heures
37:50de l'après-midi,
37:51comme disait
37:53l'auditeur précédent.
37:55Et vous comprenez
37:56cette mode,
37:57en tout cas ?
37:58Alors, je la comprends
37:59sans la valider.
38:01Alors, je la comprends
38:02parce qu'en fin de compte,
38:03oui,
38:03il s'y retrouvait
38:03communiquement les enfants,
38:05surtout les jeunes,
38:07mais d'un autre côté,
38:08puis ça les remplit.
38:10Quelque part,
38:10quand vous allez manger
38:11deux ailerons de poulet
38:13ou des tenders,
38:14comme ils appellent,
38:15free to,
38:16ça remplit l'estomac.
38:17Mais par contre,
38:18deux heures après,
38:18vous avez faim.
38:19Et en plus,
38:20culinairement parlant,
38:21il n'y a rien.
38:22Oui, c'est aussi
38:24du poulet transformé
38:25pour vous, c'est ça ?
38:27En grande partie.
38:28Sur les 100 grammes
38:29d'un tenders,
38:30je suppose qu'il y a,
38:31allez, on va dire,
38:32dans les 80 grammes
38:33de poulet,
38:34les 20 grammes
38:34de panure,
38:35de friture,
38:36de tout ce que vous voulez.
38:37Ce que dénonce beaucoup,
38:38ce qu'expliquait
38:40Johanna Chavez
38:40dans son enquête,
38:41que la filière du poulet
38:43dénonce notamment
38:44le fait que ce ne sont pas
38:45forcément des poulets
38:46qui sont à la fin
38:47à la grande majorité
38:49élevée en France.
38:50Restez avec nous.
38:52Sébastien Gérald
38:52a également composé
38:53le 3210.
38:54Bonjour Gérald.
38:56Oui, bonjour à tous.
38:57Vous nous appelez de Metz,
38:58c'est ça ?
38:59Oui, je metz
39:00et je suis restaurateur à Metz.
39:01D'accord.
39:02Et alors vous,
39:02est-ce que vous êtes justement
39:03en tant que restaurateur
39:04confronté à ces chaînes
39:05de fast-food de poulet
39:07qui se développent ?
39:08Est-ce que c'est
39:08votre concurrence maintenant ?
39:10Non, la plus grande
39:11en tant que moi,
39:11je suis restant un Canadien.
39:12Donc, c'est pas là.
39:13En fin de compte,
39:14c'est fast-food,
39:15en fin de compte,
39:15tous ces produits achetés maintenant
39:17avec l'ouverture du Mercosur,
39:18on ne peut pas contrôler,
39:19on prend tellement de contrôle
39:21que c'est compliqué
39:22et le tarif.
39:23Donc, le poulet est pratiquement
39:24l'un des produits
39:25les moins chers.
39:26Donc, on essaie de faire des choses,
39:27on ne sait pas d'où ça vient.
39:28Souvent, les choses sont déjà
39:29faites en amont.
39:30Donc, en fin de compte,
39:31il n'y a plus qu'à...
39:32Et en fin de compte,
39:32il n'y a pas l'amour de la cuisine.
39:34Vous savez, quand on cuisine,
39:36vous savez,
39:36dans les fast-foods-là,
39:37il n'y a personne
39:38qui est cuisinier.
39:40C'est juste pour leur expliquer,
39:41il faut mettre les frites,
39:46c'est tout ce qui est fast-foods,
39:47ils n'arrêtent pas
39:48et on est à mal bouffe.
39:49Mais les jeunes reviennent
39:49quand même, justement.
39:51Et c'est ce qu'on constate,
39:52c'est que 4 euros le demi-poulet,
39:54ils mangent sa vite
39:56et pour pas cher
39:57et ils reviennent quand même.
39:59C'est une décision aussi du KFC.
40:01Donc, les jeunes d'aujourd'hui,
40:02ils n'ont pas été...
40:03Je veux dire, comme nous,
40:04comme moi, j'ai 65 ans.
40:06Donc, je n'ai pas du tout...
40:07J'ai vu, en fin de compte,
40:08les premiers fast-foods,
40:09c'était les McDo.
40:09Et après, tout doucement,
40:10c'est arrivé avec les kebabs
40:11et tout le reste.
40:15Il faut de savoir
40:16s'il vient du Mercosur,
40:18s'il vient du Brésil,
40:19s'il vient d'ailleurs,
40:20sans le sens,
40:20sans le savoir.
40:21Est-ce que ce n'est pas
40:22un problème aussi d'éducation,
40:23d'habitude alimentaire
40:25dans les familles ?
40:28Effectivement,
40:28maintenant, les salariés,
40:29on ne cuisine plus tellement
40:29puisque souvent,
40:30dans le temps,
40:31les parents cuisinaient.
40:32Maintenant, les deux travaillent.
40:34Donc, effectivement,
40:34il y a du va-vite,
40:35il y a du fait-vite.
40:36On prend ce qu'il y a à prendre.
40:38Tout n'est pas ouvert
40:39les après-midi.
40:40Donc, c'est comme un McDo.
40:41Avant, on avait le McDo.
40:42Maintenant, on parle plus de McDo.
40:43On parle du prix du KSV,
40:44on parle du cric,
40:45on parle de plein de choses.
40:46Mais je trouve que,
40:47franchement,
40:47la malmouffe,
40:48ce n'est pas trop bon.
40:49C'est sûr que c'est intéressant
40:514 euros et quelque chose.
40:52Mais tout le monde
40:53va essayer de faire
40:53des prix plus bas.
40:54Là, ils ont une pub à la télé.
40:56Ils font aussi des prix
40:56pour 5 balles.
40:58Je ne sais plus,
40:58il y a le poulet,
40:59il y a les frites,
40:59il y a la boisson.
41:00Pour peu cher,
41:01on peut manger
41:04dans ces enseignes
41:05qui se développent.
41:07Merci beaucoup, Gérald,
41:09de nous avoir appelés
41:10depuis Metz,
41:12depuis le Grand Est.
41:13On revient dans un instant
41:16sur RTL
41:16pour parler d'un autre sujet
41:18et souhaiter un très joyeux anniversaire
41:20à un certain Jacques Dutronc.
41:22A tout de suite.
41:29Bonne journée
41:30sur RTL
41:33RTL
41:34Votre radio
41:36RTL midi
41:37Les auditeurs ont la parole
41:39Puisque vous partez
41:41en voyage
41:44Puisque nous nous quittons
41:46ce soir
41:48Et on fête aujourd'hui
41:49les 83 ans
41:51de Jacques Dutronc
41:52ici en duo
41:53avec celle
41:54qui a été
41:55la femme de sa vie
41:56Françoise Hardy
41:57qui est, elle,
41:58disparue
41:59en 2024
42:00Jacques Dutronc
42:02qui fête
42:02ses 83 ans
42:04On a tous
42:05une chanson préférée
42:06de Jacques Dutronc
42:07et on en parle ensemble
42:08au 3210
42:09Bonjour Jean-François
42:10Bonjour
42:11Vous nous appelez d'où ?
42:13Alors moi je m'appelle
42:13le petit village Terrance
42:14il n'y a même pas
42:1510 minutes de Montpellier
42:16D'accord
42:17Et alors vous
42:17votre chanson préférée
42:19de Jacques Dutronc
42:19c'est quoi ?
42:20Alors moi c'est
42:20Le Petit Jardin
42:21Le Petit Jardin
42:22Très bien
42:23Alors on va essayer
42:23de la trouver
42:24Et bien la voilà
42:24Regardez
42:25Voilà
42:28Voilà tout à fait
42:28Le Petit Jardin
42:30de Jacques Dutronc
42:30Jacques Dutronc
42:31c'est qui
42:31ou c'est quoi pour vous ?
42:33Est-ce que vous l'avez
42:33déjà vu en concert ?
42:36Il y a une raison toute simple
42:37c'est parce que
42:38comme il est très très rare
42:39il se fait très rare
42:40on le voit quasiment jamais
42:41quand ils font un concert
42:43ou quand il fait un concert
42:43c'est beaucoup à Paris
42:45ou avec son fils
42:46etc
42:46Et donc moi à Montpellier
42:48il vient très rarement
42:49donc même jamais
42:50donc Paris ça fait un peu loin
42:52quand on est à Montpellier
42:52donc on n'a pas la chance
42:54de le voir
42:54mais s'il venait à Montpellier
42:55j'irais de suite
42:56à la Grotte-Botte
42:57ou ailleurs
42:57Il incarne quoi pour vous
42:59Jacques Dutronc ?
43:00Alors pour moi
43:01il incarne tout simplement
43:02le fait que je l'ai toujours connu
43:04c'est-à-dire que je suis né
43:05il était déjà là
43:06et puis j'ai vécu
43:07j'ai grandi
43:08en écoutant entre autres
43:09ses chansons
43:10il a fait partie
43:11de mon univers musical
43:14quand j'allumais les radios
43:15il y avait Jacques Dutronc
43:15qui passait
43:16comme d'autres aussi
43:17Au cinéma également aussi
43:18je regardais
43:19je faisais le compte
43:2040 rôles au cinéma
43:21Jacques Dutronc
43:22dont un César en 91
43:23pour Van Gogh
43:24de Maurice Piala
43:24c'était aussi
43:25quelqu'un de multiforme
43:26Ah oui
43:27j'ai pas dû voir
43:27tous les films
43:28j'en ai vu pas mal aussi
43:29Van Gogh
43:30je l'ai vu etc
43:30et plein d'autres films aussi
43:32et donc oui
43:33au cinéma
43:34il était très très crédible
43:35il est toujours très crédible
43:37voilà
43:37parce qu'il est pas mort
43:38et puis
43:39et puis oui
43:40ses films sont magnifiques aussi
43:41c'est aussi ce côté
43:42un peu mystérieux
43:44les lunettes noires
43:45le blouson
43:46le cigare
43:47c'est aussi ça
43:47qui fait qu'on apprécie
43:49le personnage
43:50oui oui tout à fait
43:51c'est ça
43:52et puis bon
43:53il a quand même su
43:54se renouveler un peu
43:55en faisant
43:55les veilles canailles
43:56par exemple
43:56c'est très très bien
43:57avec Johnny Hallyday
43:59et Eddie Mitchell
44:00absolument
44:00la dernière tournée
44:01de Johnny
44:01où ils étaient
44:02ce trio
44:03oui tout à fait
44:04il en a fait deux
44:04en plus
44:05c'était très très bien
44:06avec son fils
44:06qui est apparu aussi
44:07voilà
44:08et puis il a accepté
44:09de faire une tournée
44:09avec son fils
44:10j'ai trouvé ça très bien
44:11parce que c'était
44:12très moderne
44:13la relève est assurée
44:14pour vous
44:15Thomas Dutron
44:15je le rappelle
44:16fils de Jacques Dutron
44:17et de François Zardy
44:17la relève est bien assurée
44:19ils ont repris des chansons
44:20de Jacques Dutron
44:20ensemble dans leur album
44:22oui oui
44:22Thomas Dutron
44:23reprend bien la relève
44:24alors Thomas Dutron
44:25a un avantage
44:25c'est qu'il reprend la relève
44:28mais il est aussi capable
44:29de faire ses propres titres
44:30à lui
44:30de se
44:32on se dirait
44:33d'avoir sa propre carrière
44:34c'est pas juste un artiste
44:35qui reprend son père
44:36et puis qui se
44:37qui vit à travers
44:38les chansons de son père
44:38il est aussi capable
44:39de faire les deux
44:40c'est ça qui est bien
44:40comme David Aïdé
44:41fait pareil aussi
44:42c'est ça qu'on admire
44:43qu'on admire aussi
44:44on accueille également
44:46Fabrice
44:46qui a composé
44:48le 3210
44:48bonjour Fabrice
44:49oui bonjour
44:50à tous
44:51voilà
44:52alors votre chanson
44:53préférée de Jacques Dutron
44:55alors
44:56contrairement
44:56à votre auditeur précédent
44:58j'ai du mal
44:59à vraiment
45:01avoir une chanson
45:02préférée
45:02d'accord
45:02alors l'une de vos préférées
45:04il y en a tellement
45:05allez on va y aller
45:05la fille du père Noël
45:07la fille du père Noël
45:08qui a été reprise aussi
45:09par Clara Luciani
45:10donc ça montre aussi
45:11peut-être ce côté
45:13ce côté de transmission
45:15c'est ça aussi
45:16c'est que ça parle encore
45:17aujourd'hui
45:17Jacques Dutron
45:19bah oui oui
45:20ça parle beaucoup
45:20parce que vous regardez
45:21maintenant même des artistes
45:23de nouveaux artistes
45:24reprennent beaucoup
45:25de chansons
45:25d'anciens
45:26d'anciens artistes
45:27et c'est ce qui fait
45:29le charme justement
45:29de cette chanson française
45:30et c'est ce qui vous plaît
45:31chez Jacques Dutron
45:32qu'est-ce qu'il a
45:33qu'est-ce qu'il a
45:34que les autres
45:35n'ont pas forcément
45:36bah déjà son style
45:37il est unique
45:38ses lunettes noires
45:39le cigare
45:40il peut aussi bien
45:41se promener avec
45:41une veste de costume
45:42qu'avec un perfecto
45:43qu'avec voilà
45:45il est dans son style
45:46dans son style
45:47il est unique
45:48dans l'interprétation
45:49de ses chansons aussi
45:50même peut-être
45:50le voyer sur scène
45:51c'était son style
45:52à lui
45:53vous l'avez vu sur scène
45:54vous avez eu l'occasion
45:55de voir en concert
45:55non non
45:55comme auditeur précédent
45:57j'ai pas eu cette chance
45:57alors je crois
45:58parce que j'habite Colmar
45:59je crois qu'il était venu
46:01peut-être une fois
46:02au festival
46:03La Farovin
46:05mais non
46:06j'aurais aimé
46:07aller voir
46:07à l'époque
46:08quand il a fait
46:09avec les vieilles canailles
46:10mais malheureusement
46:11voilà
46:12j'ai pas pu
46:12et comme disait
46:14le précédent auditeur
46:15c'était beaucoup
46:16des concerts
46:16sur la région parisienne
46:18bien sûr
46:19mais peut-être
46:19que vous aurez l'occasion
46:20de pouvoir le voir
46:22j'espère
46:22qu'il a fait des concerts
46:24avec son fils
46:26son fils Thomas
46:27et j'aimerais
46:28qu'on puisse accueillir
46:29pour clore
46:30cette petite page
46:31pour les 83 ans
46:32de Jacques Dutron
46:33Corinne
46:33bonjour Corinne
46:35bonjour
46:35alors je crois
46:36que vous êtes aussi
46:37une grande admiratrice
46:38de Jacques Dutron
46:39est-ce que vous pourriez
46:40nous chanter
46:41votre chanson préférée
46:42de Jacques Dutron
46:44on va essayer
46:45alors allez-y
46:46on vous écoute
47:00donc c'est le petit jardin
47:02tout à fait
47:03et Jacques Dutron
47:04c'est qui
47:05pourquoi
47:05oui dites-moi
47:06c'est toute ma jeunesse
47:08j'ai 75 ans
47:11avec quelqu'un
47:12qui chantait
47:13qui avait un répertoire
47:14très décalé
47:15par rapport à ce qui se faisait
47:16à l'époque
47:16il y avait toujours
47:17des chansons un peu à part
47:19donc c'est ça
47:20qui le rendait remarquable
47:22et puis j'aimais beaucoup
47:23aussi François Zardy
47:24donc c'était un couple
47:25un peu mythique
47:26un couple mythique
47:27absolument
47:27et donc on fête en tout cas
47:29un très joyeux anniversaire
47:31à Jacques Dutron
47:32pour ses 83 ans
47:33voilà exactement
47:34je voulais lui souhaiter
47:35un très joyeux anniversaire
47:37et bien écoutez
47:37merci beaucoup Corinne
47:39merci à Jean-François
47:40merci à Fabrice
47:41joyeux anniversaire
47:42à Jacques Dutron
47:43de la part de toute l'équipe
47:44de RTL Midi
47:46des auditeurs
47:46ont la parole
47:47on va se retrouver
47:49demain
47:49dans un instant
47:50vous retrouvez
47:50Jean-Alphonse Richard
47:51pour l'heure du crime
47:52aujourd'hui
47:52l'affaire Marie-France
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