- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 15 avril 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, le tollé de la grande distribution contre le projet du gouvernement d'encadrer leur marge sur
00:13le carburant.
00:14Ils dénoncent une mesure inapplicable et complètement inefficace.
00:18Ça aurait pour conséquence de faire baisser le litre de carburant d'un ou deux centimes seulement d'après vous.
00:25Et vous, qu'en pensez-vous ? On va en débattre dans un instant au 30 de 10.
00:32Dites-nous ce que vous attendez du gouvernement sur ce sujet des carburants.
00:36Comment aussi au quotidien vous vous êtes ou non adaptés ?
00:39J'attends vos témoignages des pêcheurs.
00:42En tout cas, eux bloquent depuis ce matin un dépôt de carburant à Colombelle dans la banlieue de Caen.
00:47Ils réclament de nouvelles aides pour faire face à la flambée des prix du carburant.
00:52Dans l'actualité également, ces chiffres cartels vous dévoilent 41 enlèvements liés aux crypto-monnaies répertoriées depuis le début de
01:01l'année.
01:01Ça fait presque trois chaque semaine.
01:04Hier, une mère et son fils s'en séquestrés pendant plus de 20 heures ont été libérés par le GIGN.
01:09Et puis, deux jours après la mort d'un jeune homme de 13 ans tué par bas à la ville,
01:16Franche-sur-Saône, près de Lyon,
01:18on apprend qu'un mineur de 15 ans va être présenté cet après-midi à un juge en vue de
01:21sa mise en examen pour homicide volontaire.
01:26C'est ce qu'indique le parquet de Lyon qui a requis son placement en détention.
01:31La météo avec vous, Peggy.
01:33Bon, on a compris, ça se couvrait sur un gros car nord-ouest aujourd'hui et demain.
01:39Alors demain, on va retrouver quand même les traces de la perturbation d'aujourd'hui.
01:43En effet, entre l'Auvergne et la Lorraine, avec surtout des nuages, il reste quelques gouttes mais pas grand-chose.
01:49Et on a surtout beaucoup de brouillard et de grisaille le matin sur un large car nord-ouest.
01:54D'ailleurs, ce sera ensoleillé.
01:55Et dans l'après-midi, c'est une France coupée en deux avec un ciel variable entre nuages et éclaircies
01:59sur toute la moitié nord.
02:00Peut-être quelques gouttes très localisées sur le nord-est.
02:03Et sur toute la moitié sud, un beau soleil, une petite averse possible sur les Alpes du Sud,
02:08d'où le relief Corse, avec des températures qui seront comprises entre 4 et 16 degrés demain matin.
02:14L'après-midi, on est entre 16 et 21 degrés.
02:16Donc on est vraiment proche des normales, même un peu au-dessus par endroits.
02:2020 à 23 dans le sud, jusqu'à 26 près de la Méditerranée.
02:23Et pour la suite, on a une petite idée de notre week-end.
02:25Vendredi, globalement, un temps sec, même si on a quelques faibles pluies sur la Pointe-Bretonne et du côté de
02:30la Manche.
02:31Et des températures qui sont en hausse, une moyenne de 22 au nord, 24 au sud.
02:35On a une petite perturbation, surtout nuageuse, samedi sur le nord-ouest.
02:39Ailleurs, ce sera sec.
02:40Et dimanche, alors on devrait retrouver un temps plus calme, même s'il restera quelques averses,
02:44notamment sur les reliefs, un ciel variable entre nuages et éclaircies.
02:48Et des températures en baisse, mais proches des normales de saison.
02:50Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
02:53Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:57Amandine Bégaud sur RTL.
03:00Les artisans, les commerçants, les professions libérales en ont vraiment ras-le-bol.
03:04Je crois que le gouvernement se fout de notre gueule.
03:06On subit la hausse, on est obligé d'aller travailler.
03:09On a beau mettre des petites astérix sur nos devis,
03:12comme quoi si les matières premières augmentent, on va augmenter le devis.
03:16Mais les clients, ils sont comme nous, ils ont du mal à faire à la fin du mois.
03:19On est pris en tenaille.
03:20Les marges, elles ne s'y sont plus.
03:22Le message de Christophe au 3210 sur cette question des carburants.
03:26Christophe, qu'on va retrouver en direct.
03:27Bonjour.
03:29Oui, bonjour Amandine.
03:30Vous nous appelez de Macon, je crois.
03:32Oui, c'est ça.
03:34Vous êtes artisan et on vous entendait dire qu'ils se foutent de nous.
03:39Je crois, je crois, oui.
03:41Parce que, je vais vous dire une chose.
03:43En mars 2012, le baril est à 124 dollars, on payait le gasoil 1,46.
03:49En juin 2014, le baril est à 111 dollars, on payait le gasoil 1,31.
03:56Et là, aujourd'hui, le baril est à 95 dollars.
04:00Donc, je ne sais pas.
04:01Et on le paye plus de 2 euros.
04:02Ah bah oui, 2,35 chez nous.
04:07Donc, nous, les couvreurs, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ?
04:09Il faut qu'on prenne notre vélo, qu'on mette l'échelle sur le port de bagage
04:12et puis qu'on se déplace en vélo.
04:14Non, on ne peut plus tenir.
04:15Mais quand vous dites « ils se foutent de nous », c'est qui le « ils » ?
04:19Ah, c'est tous les gouvernements successifs.
04:22Successifs.
04:23Ce n'est pas possible.
04:24Ils ne savent pas gérer.
04:25Ils ne savent pas gérer.
04:25Il faut qu'ils donnent ça à les chefs des entreprises.
04:28Ils vont gérer la France.
04:29Ils savent faire.
04:30Vous savez, on est des artisans.
04:31On n'a pas été à l'école longtemps.
04:33Moi, je suis sorti à 16 ans de l'école.
04:35Donc, je ne suis peut-être pas bon en orthographe, mais je sais compter.
04:38Mais moi, pour eux, nos politiques, ils ne savent pas compter.
04:41Ce n'est pas possible.
04:41Ce n'est pas possible.
04:42Pour amener la France où on en est, ce n'est pas possible.
04:45Vous savez, l'artisanat, elle a vraiment ras-le-bol.
04:48Tout le monde, tous les artisans, jettent l'éponge.
04:51On n'arrête plus à travailler de salariés.
04:53Le travail est de plus en plus compliqué.
04:55J'ai un fils qui allait reprendre l'entreprise.
04:57Il se pose pas mal de questions.
04:59Donc, je n'en sais rien.
05:00On ne sait plus comment faire.
05:01Honnêtement, avec mon épouse, on se demande si c'est un service à lui rendre de lui donner l'entreprise.
05:06Donc, c'est vraiment ras-le-bol l'artisanat.
05:09L'artisanat, pas que l'artisanat.
05:12Les professions libérales.
05:13Tout le monde a ras-le-bol.
05:14Tout le monde, tout le monde, tout le monde.
05:17Ces prix du carburant, à quel point ça pèse aujourd'hui, Christophe, sur votre activité à vous ?
05:23Un fourgon, c'est simple.
05:25Nous, on fait beaucoup de déplacements.
05:27Mon fourgon, on se met le plein à 117 euros.
05:31On est presque à 150.
05:33Et vous faites des pleins tous les combien ?
05:35Presque tous les jours.
05:37Donc, forcément, à la fin du mois, ça fait une sacrée note.
05:40Peut-être pas tous les jours, mais tous les deux jours.
05:42Tous les deux jours, mais c'est énorme.
05:44Vous avez chiffré, là, sur le mois de mars, par exemple, ou pas ?
05:48Non, on n'a pas chiffré, mais alors, l'année dernière, on est passé, on avait, l'année dernière, sur
05:54le chiffre d'affaires, on avait 22 000 euros de gasoil.
05:58À l'année.
05:59Alors, cette année, je ne sais pas comment ça va donner, mais non, mais on y voit, on y voit,
06:03c'est pas possible.
06:04Qu'est-ce que vous attendez, Christophe, du gouvernement ? Qu'est-ce que vous souhaiteriez qu'il fasse ?
06:10Qu'est-ce que vous voulez qu'on attende ?
06:11Il y a longtemps qu'on n'attend plus rien.
06:13Ça fait cinq ans qu'on va voir nos députés et qu'on leur explique que ça ne va pas.
06:17Ça fait cinq ans.
06:19J'ai écrit une lettre au Premier ministre, je lui ai dit ce que ça allait pas, vous savez ce
06:22qu'il m'a dit ?
06:23Eh bien, c'est le préfet qui m'a écrit, qui m'a dit qu'il fallait que j'aille
06:25lui expliquer, mais ça fait déjà cinq ans qu'on leur explique.
06:27C'était à quel Premier ministre, Christophe, que vous avez écrit ?
06:29C'était Bayrou.
06:30Oui, et donc il a demandé au préfet de vous répondre ?
06:34Ben voilà.
06:35Et vous avez été reçu par le préfet ?
06:36J'ai dit à ne pas y aller, je n'ai pas été au préfet.
06:39Pourquoi faire ? Ça fait cinq ans qu'on leur explique, ça ne va pas.
06:42Vous savez, dans le bâtiment, on a la prive Rénov'.
06:46C'est aussi un bordel sans nom, ce prive Rénov'.
06:48On a autre chose à foutre que de faire de la paperasse, et puis c'est une arnaque pas possible.
06:53Vous voyez, ben, l'État se fait arnaquer de loin en large avec ce prive Rénov'.
06:58Et personne n'y voit, je ne sais pas, mais il faut ouvrir les yeux, il faut ouvrir les yeux,
07:03j'en sais rien.
07:03Moi, je ne sais plus quoi faire, on ne sait plus quoi dire, on ne sait plus quoi faire.
07:07Restez avec nous, Christophe, on va accueillir Florence. Bonjour Florence.
07:10Bonjour.
07:11Vous nous appelez d'où, Florence ?
07:13Libère Osbergienne.
07:15Donc, dans l'Est.
07:15À côté de Strasbourg, oui.
07:17Vous êtes exploitante agricole, c'est ça ?
07:19C'est ça, tout à fait, oui.
07:21Expliquez-nous, vous en pensez quoi de ce projet de décret du gouvernement d'encadrer les marges des distributeurs ?
07:29On entendait la grande distribution qui était « Vendez-vous ».
07:31Est-ce que pour vous, ça pourrait être une solution ?
07:33Moi, justement, le matin, j'ai eu mon GNR, mon gasoil non roulant, donc uniquement pour les machines agricoles.
07:39Justement, on discutait avec le fournisseur, c'est une petite entreprise familiale,
07:42et il me dit « Mais nous, on n'a déjà pas beaucoup de marge. »
07:45Oui.
07:45Donc, qu'est-ce qu'ils veulent ? On crève aussi ?
07:47Ça va être tout pareil.
07:48Moi, j'ai eu l'année dernière 900 euros pour 1000 litres.
07:51Aujourd'hui, j'ai eu pour 1500 euros.
07:52Mais l'entreprise, il faut qu'elle vive, quoi.
07:54L'année dernière, à la même période, vous payez 900 euros pour 1000 litres.
07:58Oui.
07:591500 aujourd'hui.
08:00Oui, c'est ça.
08:01Alors, on a beau avoir des aides, mais on les raconte, on nous ses aides.
08:03Moi, je viens de payer la MSA, je vais devoir payer tout ce qui est engrais sur mes cultures,
08:08les semences et tout ça, mais on n'a pas d'aide, quoi.
08:11Mais pourtant, le gouvernement a promis des aides pour les agriculteurs.
08:14Ah ben, pour le moment, moi, je n'ai rien et il faut tout que je sorte.
08:17Ah oui ?
08:17Vous voyez, c'est ça le problème aussi.
08:18Donc, la trésorerie, on ne l'a pas encore parce qu'on n'a pas encore non plus affauché notre
08:22blé qui est en train de pousser,
08:23notre maïs qui va être semé.
08:24Tout ça, nous, on l'aura plus tard.
08:25On a dû sortir des frais.
08:27À un moment, on n'y arrive plus.
08:28Notre trésorerie n'arrive plus à suivre.
08:30Et donc, vous dites que ça ne sert à rien, cette histoire d'encadrement des marges,
08:35puisque ça risque de mettre en difficulté un certain nombre de structures, c'est ça ?
08:39C'est ça.
08:39C'est surtout les fournisseurs aussi de fioul, quoi.
08:41Je veux dire, pas que nous, mais je pense aussi aux petites entreprises, quoi.
08:44Mais qu'est-ce qu'il faut faire, d'après vous, du coup ?
08:46Ben, baisser la TVA, tout simplement.
08:48Il faut arrêter que, comme disait Christophe tout à l'heure,
08:50que l'État s'en mette plein les poches et qu'ils se foutent de nous, quoi.
08:52Il y en a marre, mais ça, c'est à tous les niveaux.
08:54Mais sauf que, par exemple, je pense à une entreprise, Christophe,
08:57la TVA sur le carburant, vous la récupérez ?
08:59À la fin de l'année.
09:01Oui, il la récupère.
09:03Donc, pour vous, ça ne changerait rien ?
09:05Ben non, mais ça ne change rien.
09:07Oui, si on baisse la TVA, pour vous, ça ne règle pas le problème.
09:10Mais non, mais on a combien de plaques sur un litre d'essence ?
09:12Oui.
09:13C'est énorme.
09:13Et pourquoi tous les pays frontaliers, ils baissent l'essence,
09:17beaucoup l'Italie, l'Espagne, les pays nordiques baissent l'essence,
09:20et nous, on n'y arrive pas.
09:21Parce qu'on est en déficit de je ne sais pas combien.
09:23Et on ne peut pas passer, parce qu'on ne peut pas se le permettre.
09:26Voilà pourquoi.
09:27Mais de toute façon, il n'y aura bientôt plus personne.
09:29Vous savez, le bâtiment, ça sera comme les docteurs.
09:32Il n'y aura bientôt plus l'artisan.
09:33Et puis, pour qu'ils fassent attention,
09:36parce que vous n'avez pas, vous appelez Bill Gates ou n'importe lequel,
09:39il y a toujours une tuile au-dessus de leur tête et une prise au bout du lit.
09:42Donc, il faudra toujours un artisan pour aller chez ces gens-là.
09:47Christophe et Florence, restez avec nous.
09:49On va continuer ce débat, évoquer effectivement ces baisses de taxes.
09:53Est-ce que ce serait possible, souhaitable, envisageable ?
09:56On en débat dans un tout petit instant.
09:58A tout de suite sur RTL.
10:11Je trouve ça inadmissible que le gouvernement souhaite encadrer les marges des distributeurs sur le carburant.
10:17Aujourd'hui, dans une situation où quand on fait le plein à la pompe, on fait essentiellement plein de taxes.
10:20Et je pense que l'État-providence est terminé.
10:23Et l'État ferait mieux s'occuper de ses comptes publics,
10:25de remettre tout ça en ordre plutôt que venir interférer dans les entreprises privées
10:29qui, elles, gèrent bien leur budget.
10:31Le message de Christophe au 3210 serait remonté, comme beaucoup d'ailleurs,
10:35contre ce projet de décret du gouvernement d'encadrer les marges des distributeurs sur le carburant.
10:41On en parle avec vous.
10:42Florence et Christophe sont toujours avec nous.
10:44On va accueillir Jean-Jacques.
10:45Bonjour Jean-Jacques.
10:46Bonjour Amandine.
10:47Vous nous appelez d'où ?
10:48De Magny, dans les Deux-Sèvres, à côté de New York.
10:51Est-ce que, comme Christophe, vous dites que c'est n'importe quoi ce projet de décret ?
10:57Je n'ai pas la même position que Christophe qui, lui, est artisan.
11:01Moi, je suis retraité.
11:03Alors, retraité, j'entends par là que je ne roule pas sur l'ordre pour autant.
11:10Mais je serai artisan ou je travaillerai.
11:13Oui, ça me poserait problème.
11:15Ça vous pèse, vous, aujourd'hui, au quotidien, Jean-Jacques, ces prix des carburants, oui ?
11:19Oui, parce que même si je ne travaille pas, je profite de mon temps.
11:24Et du coup, je fais une croix sur beaucoup de sorties ou de déplacements.
11:32Pourquoi, par exemple ?
11:34Du loisir, aller faire de la photo, aller en montagne pour faire de la randonnée.
11:41Vous voyez, cet après-midi, ma femme va aller récupérer ma petite-fille chez ma fille.
11:48Elles font chacune la moitié du chemin.
11:50Elles ne vont pas faire l'une ou l'autre le chemin entier.
11:52Pour économiser, justement, du carburant.
11:54Pour économiser du carburant.
11:57Oui, on fait attention.
12:00On fait attention.
12:01On fait nos courses à pied quand on peut, quand ce n'est pas des grosses courses.
12:04Et puis, on s'adapte.
12:06Après, pour ce qui est de la mesure que veut mettre en place le gouvernement,
12:11moi, je pense que les distributeurs vont faire ce qu'il faut pour ne pas dépenser plus d'argent ou
12:17en perdre.
12:18Et pour moi, ce n'est pas la bonne solution.
12:20Qu'est-ce qu'il faudrait faire, d'après vous, Jean-Jacques ?
12:22Comme beaucoup disent, ça coûterait peut-être de l'argent à l'État.
12:27Mais faire un geste significatif pour les Français, les consommateurs, c'est baisser la TVA.
12:32Il y a déjà la TVA sur le carburant.
12:35La TVA s'applique aussi sur la TICPE.
12:38Donc, on la paye deux fois quand on achète du carburant.
12:41Donc, je pense que si le gouvernement, comme d'autres pays l'ont fait, baissait la TVA,
12:47ça se verrait tout de suite à la pompe.
12:49Et je pense que le moral des Français remonterait un peu.
12:54Jean-Jacques, on va rester avec nous.
12:5740 litres de gasoil à 20%.
13:00Si ça passe à 5%, ça fait 11 euros de gagnés sur un plat.
13:04Mais ça fait des milliards en moins dans les caisses de l'État.
13:07Jean-Jacques, restez avec nous.
13:08Anthony, bonjour.
13:10Bonjour.
13:11Vous nous appelez d'où, Anthony ?
13:13De Froire, dans le 54.
13:15Bon, baisser les taxes, c'est la solution, d'après vous ?
13:18Pour moi, ça serait...
13:19Oui, ça peut être la solution.
13:21Mais est-ce qu'on a les moyens de le faire ?
13:23Est-ce que la France a les moyens de le faire ?
13:26Le gouvernement dit que ça coûte, par exemple la TVA, 8 milliards d'euros.
13:31Oui, mais à l'heure actuelle, un habitant français coûte 7 euros...
13:37Sa dette est de 7,31 euros par jour, je crois.
13:41Ça fait un habitant, par an, il est 2 670 euros, je crois.
13:46On est trop endettés pour le faire, donc, vous pensez ?
13:48Mais bien sûr.
13:49Nos enfants, ils n'ont même pas encore travaillé.
13:51Pour leur retraite, ils sont déjà à moins 50 000.
13:55Donc, vous, vous dites qu'il ne faut pas d'aide, pas de baisse de la TVA ?
13:58Il faut quelque chose, mais comment il faut faire, ça, je ne sais pas.
14:03Mais après, en baissant la TVA, ça va être des sous en moins pour l'État, je suis d'accord.
14:07Mais après, ça va être des sous en moins pour nous plus tard.
14:12Vous, au quotidien, ça vous pèse, cette hausse des prix des carburants ?
14:16J'ai la chance que mon patron me paye mes pleins d'essence.
14:21Donc, je ne suis pas trop pénalisé par rapport à ça, mais je vois les pleins, ça augmente, oui.
14:28Et votre patron, lui, ça ne le pénalise pas ?
14:30Il ne vous en parle pas.
14:32Non.
14:34Après, pour moi, la France, à l'heure actuelle, on n'a pas les moyens d'aider tout le monde.
14:40On ne peut pas aider l'Ukraine, on ne peut pas.
14:44Financièrement, il faut qu'on s'occupe de nous.
14:46Avant de s'occuper des autres.
14:47Jean-Jacques, vous entendez ce que dit Anthony ?
14:50Oui, complètement.
14:52Je suis d'accord avec lui, mais quelle solution si on n'augmente pas la TVA ?
14:56Si on ne la baisse pas.
14:58Oui, si on ne la baisse pas.
14:59Quelle solution il y a ?
15:01Est-ce qu'on continue à laisser les Français, comme ça, aller travailler et se dire un jour
15:06« Je ne peux plus aller travailler parce que je ne peux plus mettre de l'essence dans mon réservoir
15:11? »
15:12On fait comment ?
15:13C'est ça ?
15:14Je pense qu'il faut baisser une partie de la TVA, lâcher un peu de l'Est et puis ce
15:24sera significatif pour tout le monde.
15:27On ne peut pas laisser comme ça, ce n'est pas possible.
15:30D'autant plus qu'au final, je pense que, alors je me trompe peut-être, mais je pense que l
15:36'État va perdre de l'argent.
15:37Avant l'augmentation du carburant, les gens se déplaçaient, consommer du carburant, ça coûtait une certaine somme à l'État.
15:44Maintenant, le carburant a augmenté, les gens consomment moins. Est-ce qu'en ayant un carburant qui a augmenté et
15:53les gens consomment beaucoup moins,
15:55faisons plus attention, est-ce que la rentrée d'argent est la même ? Est-ce que l'État ne
15:59perd pas de l'argent, justement ?
16:01Oui, c'est un peu ce qu'avait expliqué le ministre de l'économie quand il était venu répondre aux
16:07auditeurs ici sur RTL.
16:08Effectivement, dans un premier temps, l'État gagne peut-être un peu d'argent, mais au bout d'un moment,
16:16effectivement, ça pèse plus sur l'économie que ça ne rapporte.
16:19Forcément, parce qu'à force, en tant que consommateur, à force de faire attention, d'économiser sur les trajets et
16:28tout, on consomme forcément moins de carburant.
16:30Alors, même s'il est cher, ça va faire moins de rentrées à l'État. Donc, il y a peut
16:35-être une bascule à faire, un juste milieu à trouver là-dessus.
16:39Nicolas, bonjour.
16:41Bonjour.
16:41Vous nous appelez d'où, vous, Nicolas ?
16:43De la région d'Angers, dans le Ménélois.
16:45Bon, qu'est-ce que vous pensez, vous, de ce projet de décret du gouvernement ?
16:48Ridicule.
16:49Oui.
16:50Ça le mérite d'être là.
16:51Ah, ben, on a encore des quiches.
16:53Pourquoi ?
16:53Il faut savoir que les super-rues, les leclerc et tout ça, se font un ou deux centimes par litre.
16:59Bon, on va bloquer un ou deux centimes maximum.
17:01Allez, on leur dit, vous ne faites plus de marge du tout, vous vendez à prix coûtant.
17:04On va gagner deux centimes par litre, c'est rien.
17:06Ça y est, deux centimes.
17:08Le seul truc, là, et là, j'invite les auditeurs à bien m'écouter, il faut savoir que le gouvernement
17:14se fait 47,34% de taxes par litre de carburant.
17:18Oui.
17:19Je vais arrondir à 50%, vous me suivrez des quelques pourcentages que j'ajoute, c'est pour le calcul.
17:2550%, quand il y avait un litre de carburant à 1,50€, l'État gagnait 75 centimes d'euros par
17:31litre.
17:33Maintenant, le litre de gasoil est passé à plus de 2€.
17:37C'est-à-dire que sur plus de 2€, 50%, il gagne 1€.
17:40Sur un litre, sur un plein de 40 litres, c'est 10€ supplémentaires que l'État se met dans la
17:46poche.
17:47Je ne demande pas à l'État de gagner moins.
17:49On ne demande pas à l'État de gréver son budget, ce n'est pas le cas.
17:53J'entendais tout à l'heure, vous disiez, c'est une perte de 8 milliards.
17:56Non, c'est moins de bénéfices.
17:58C'est le même bénéfice qu'avant.
17:59Je ne vais pas me faire l'avocat du gouvernement, mais ce qu'ils expliquent, et c'est un peu
18:03ce que disait aussi Jean-Jacques,
18:04c'est-à-dire qu'effectivement, aujourd'hui, il y a plus de rentrées fiscales,
18:10et d'ailleurs, ça a été chiffré il y a quelques semaines par le ministre du Budget,
18:14qui disait que tout le surplus fiscal avait d'ores et déjà été redistribué en aide.
18:20Un, c'est ce qu'il disait, et deux, ce que dit Jean-Jacques,
18:25le truc, c'est que tout ça, ça a des répercussions sur tout un tas de secteurs de l'économie.
18:31Quand vous entendez, par exemple, Jean-Jacques dire qu'il se prive de certaines sorties, etc.
18:36Donc, à l'arrivée, tous ces gens qui auraient dû payer des choses à l'État,
18:41ces activités économiques, ça fait moins de rentrées pour l'État.
18:44Donc, en fait, c'est une espèce de balance.
18:46Imaginez les Français avec cette taxe-là que l'État se prend en supplément.
18:49C'est 10 euros de plus par plein de carburant.
18:53Les Français vont payer plus cher à la pompe,
18:55et en plus, ils vont devoir se sucrer sur les vacances, sur les voyages, sur les sorties, sur les trucs
18:59comme ça.
18:59Comment voulez-vous que ça aille en France ?
19:01Il faut peut-être que l'État arrête de nous prendre pour des quiches,
19:04et puis qu'il baisse, enfin qu'il ne baisse pas,
19:07qu'il gagne exactement ce qu'il gagnait auparavant.
19:09Il faudrait remettre, en fait, une taxe flottante, c'est ce que vous dites.
19:11Mais bien sûr, mais bien sûr, et qu'il gagne 75 centimes comme avant.
19:14Ça ne va pas baisser le budget de l'État.
19:16Mais ils ne vont pas se faire de bénéfices supplémentaires.
19:18Et on va pouvoir continuer à vivre un petit peu comme avant.
19:21Nous aussi, on va tous faire attention à nos vacances.
19:24Vous avez déjà renoncé à certaines choses ?
19:27On regarde nos vacances pour cet été.
19:29On s'y prend un peu tardivement cette année,
19:30mais c'est vrai que tout le monde est un petit peu dans l'expectative.
19:33Quand on regarde pour aller dans le sud de la France,
19:36c'est 300 euros aller-retour d'autoroutes et de carburant.
19:40Qui va partir et dire, allez, on flambe 300 euros comme ça, sans profiter de rien ?
19:46Non, tout le monde réfléchit.
19:48C'est le seul moyen.
19:49Il faut que l'État gagne comme avant.
19:52Qu'il ne fasse pas de bénéfices supplémentaires sur le dos de la guerre.
19:55Nicolas, on est aussi avec Corinne.
19:57Bonjour Corinne.
19:58Bonjour.
19:59Vous nous appelez d'où Corinne ?
20:00200 coins dans le chair.
20:02Bon, qu'est-ce que vous en pensez vous ?
20:04Moi je pense un peu, le auditeur précédent Nicolas,
20:07il a vraiment dit tout ce que je pense exactement par rapport à l'État.
20:10L'État, l'État, l'État.
20:11Voilà.
20:12Et vous avez le sentiment que la seule solution, ce serait de baisser ses taxes ?
20:17Oui, moi je pense que ce serait déjà pas mal.
20:19Ça serait déjà un petit peu une participation par rapport à nous,
20:22tout ce qu'on participe déjà tous les jours.
20:25Parce qu'à un moment donné, les retraités, les sens,
20:28même si on ne travaille plus, ça va devenir un grand, gros problème.
20:32Vous, ça pèse déjà sur votre budget ?
20:33Oui, oui, oui.
20:34Parce qu'en plus, on a des enfants qui n'habitent pas à côté de chez nous.
20:37Ils sont un peu loin.
20:38Et on va forcément les voir beaucoup moins qu'avant.
20:40C'est évident.
20:42Corinne, le problème aussi, enfin le problème,
20:44l'un des arguments de ceux qui disent qu'il ne faut pas baisser les taxes,
20:46c'est que baisser les taxes, ça profite à tout le monde
20:49et pas forcément à ceux qui en ont le plus besoin.
20:52Oui, à tout le monde, surtout les plus petits.
20:55Je pense à nous, les gens dans le tas, comme on dit.
20:59Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait des aides plus ciblées ?
21:02Non, non, les aides plus ciblées, non, je ne pense pas.
21:05Parce que qui va bénéficier ?
21:08Ça me paraît un peu compliqué.
21:10Moi, je préférerais que ça soit plus ciblé au sens général du terme.
21:14Voilà, baisser les taxes.
21:17Nicolas, vous aussi, c'est vrai, la TVA, si on baisse la TVA pour tout le monde,
21:21ça profite à tout le monde, même à ceux qui ont largement les moyens d'absorber cette hausse de prix
21:25?
21:26Eh bien, ceux-là, peut-être qu'ils consommeront un peu plus, peut-être que, je ne sais pas.
21:30Ça fera repartir le système monétaire français aussi.
21:32Là, on va dans un blocage, on est en train de nous taxer, on va se restreindre.
21:36Donc, on va rentrer dans un engrenage encore pire qu'avant, où on va moins consommer.
21:40Donc, on a beau aider les pêcheurs, les agriculteurs, les routiers et tout ça,
21:44mais on pourra plus acheter de poissons, on pourra plus acheter de viande.
21:47C'est bien de les aider, c'est très bien, au contraire.
21:50Je fais une petite parenthèse, vous avez mis de l'économie, il y a une semaine et demie.
21:53Oui, il y a une quinzette de jour à peu près.
21:56Juste avant l'annonce des aides, le ministre s'était engagé à aider, à venir aider,
22:02tout ce qui était soins des infirmiers libéraux et tout ça.
22:06Les aides à domicile et les infirmiers libéraux.
22:08Et deux jours après, ils ont annoncé, et le ministre de l'économie a annoncé les aides,
22:12il n'a pas du tout parlé, et ça c'est honteux, honteux de la part d'un ministre.
22:16Je le dis, clairement.
22:17Les politiques, ils nous demandent à ce qu'on leur fasse confiance.
22:20Comment on peut leur faire confiance quand ils disent quelque chose ?
22:23Un vendredi, qu'ils ne tiennent pas leur parole deux jours après.
22:25Oui, c'est ce que disait, je ne sais pas si vous avez entendu dans le journal,
22:28le représentant du syndicat des infirmiers libéraux, justement,
22:31qui dit qu'on a l'impression d'être complètement roulé dans la farine.
22:33Eh bien, je suis tout à fait d'accord avec vous.
22:35Un politique ne doit pas mentir.
22:37Soit une dix, la journée, c'est un mensonge.
22:40Quand on dit quelque chose le vendredi, qu'on ne tient pas sa parole le lundi,
22:43non, mais quand on ne peut pas tenir sa parole, on ne reste pas en place.
22:47Merci Nicolas.
22:48Bonjour Alain.
22:49Bonjour Amandine.
22:50Vous allez bien ?
22:52Ça va, très bien.
22:53Boucher à Morteau, je le rappelle, et fidèle auditeur de RTL.
22:57Qu'est-ce que ça vous inspire, tout ce débat autour des prix des carburants ?
23:02Ah ben, les décisions du gouvernement me font encore bien sourire, quoi.
23:05Mais à force de sourire, c'est...
23:06Heureusement qu'il ne fait pas froid que je n'ai pas les lèvres gersées,
23:08parce que ça me ferait très mal, sinon.
23:11Ça fait sourire jaune, c'est ce que vous voulez dire.
23:13Oui, oui, voilà, oui.
23:14Mais le gouvernement veut encore s'en prendre aux distributeurs,
23:18soit c'est sa façon de penser,
23:19mais moi je vais suggérer autre chose au gouvernement.
23:21À chaque fois qu'il y a quelque chose, le gouvernement nous dit toujours
23:24« Oui, on ne peut pas faire, parce que Bruxelles nous l'impose,
23:27et ici et ça, on remarine toujours à Bruxelles. »
23:30Eh ben moi, je demande au gouvernement de se plier à Bruxelles.
23:35Moi, je veux que le gouvernement se plie à Bruxelles,
23:37parce que Bruxelles impose un taux de TVA de 15,7% sur le carburant,
23:40et en France, on nous met un taux de TVA de 20% sur le carburant.
23:44Donc ils disent la TVA minimale, c'est ce que dit l'Union Européenne,
23:47sur le carburant doit être de 15,7%.
23:50On doit être un des seuls pays où on est à 20%.
23:53Oui, mais sauf qu'encore une fois, Alain, pardon,
23:56on revient sur la même histoire, on n'a plus les moyens.
24:00Ah non, on n'a plus les moyens.
24:01Ce n'est pas nous, le peuple français, qui avons géré le pays.
24:04Je veux dire, moi, je fais 16 heures par jour dans ma boucherie,
24:06je suis la très bonne vache à l'aide, M. Macron.
24:08Je peux vous garantir que j'en paye.
24:10J'en paye tellement, j'en ai tellement marre d'être la vache à l'aide, M. Macron,
24:13que j'en ai mis en vente, ma boucherie,
24:16et j'arrête d'être la vache à l'aide, M. Macron.
24:18Il y en a marre.
24:19Et je pense que tout le peuple qui travaille en a marre.
24:22C'est M. Macron et ses gouvernements successifs, ainsi que celui qui est en place là,
24:27qui nous mettent dans cette situation-là.
24:29Alain, pardon, je vous coupe deux secondes.
24:31On paye notamment le Covid et ce fameux quoi qu'il en coûte.
24:34Il y a des tas et des tas d'entreprises qui ont été aidées,
24:37des salariés à qui on a maintenu les salaires,
24:40alors même qu'ils ne pouvaient pas venir travailler,
24:42avec des conditions bien plus favorables que dans tout un tas de pays.
24:49Et aujourd'hui, on en paye l'addition.
24:51Et là, je me fais porte-voix.
24:54J'imagine qu'il y a des millions de Français qui étaient bien contents d'en profiter.
24:57Oui, mais Amandine, il y a des pays qui n'ont pas fait le quoi qu'il en coûte
25:00et qui ont eu des meilleurs résultats que nous à la sortie du Covid.
25:04Donc c'était une erreur, ce quoi qu'il en coûte,
25:06puisqu'on en paye encore aujourd'hui les conséquences.
25:08C'est ce que vous dites ?
25:09C'était une très mauvaise gestion, oui.
25:11Oui, oui, c'était une très mauvaise gestion.
25:13Je veux dire, sinon, on a jeté de l'argent
25:18par les fenêtres.
25:20Ce n'est pas sympa ce que je dis,
25:22mais à force, il faut donner de l'argent
25:24à des gens qui produisent et qui enrichissent le pays.
25:27Mais à un moment donné,
25:28il va falloir arrêter de donner de l'argent
25:29à des gens qui ne produisent pas et qui n'enrichissent pas.
25:33Moi, je veux qu'on me prend de l'argent.
25:35On n'arrête pas de m'en prendre.
25:36On m'en prend, on m'en prend, on m'en prend, on m'en prend, on m'en prend.
25:39Mais je n'ai rien en cadeau, moi.
25:41Je n'ai rien en cadeau.
25:42En ce moment, ce n'est pas de ma faute.
25:44C'est comme ça, j'habitais déjà ma maison
25:46avant d'acheter ma boucherie à Morteau.
25:47Donc, j'habite à 45 kilomètres de ma boucherie.
25:50Il nous faut deux voitures.
25:51Une pour moi, une pour mon épouse,
25:53pour mon automagasin,
25:54parce que moi, j'arrive à 4h30,
25:55je repars à 8h30 le soir.
25:56Et oui, vous voyez, je fais des petites journées.
25:59Et mon épouse, il y a le matin.
26:00En ce moment, on en est à quasiment 900 euros de carburant par mois.
26:05900 par mois.
26:06Oui, c'est faux.
26:07Merci beaucoup, Alain, pour votre témoignage.
26:10Et merci pour votre fidélité aussi.
26:13Dans un tout petit instant,
26:14on va complètement changer de sujet.
26:16On aura bien sûr l'occasion de revenir sur ces histoires de carburant.
26:19Sans aucun doute, dans les jours qui viennent,
26:20on va parler des médicaments génériques.
26:22Nous en consommons, nous, Français,
26:24deux fois moins que nos voisins allemands.
26:26Et pourtant, si on consommait un point de plus chaque année,
26:29un point seulement.
26:30Ça ferait 20 millions d'euros d'économie.
26:33Si on était au même niveau que les Allemands,
26:35800 millions d'euros d'économie pour les caisses de la sécu.
26:39Et puis, on sera bien sûr avec Jean-Alphonse Richard,
26:41qui m'a rejoint dans ce studio.
26:42Bonjour, Jean-Alphonse.
26:43Bonjour, Amandine.
26:43Le programme de l'heure du crime, c'est juste après ça.
27:05Et on est ensemble jusqu'à 14h.
27:07On va parler médecins génériques dans un instant.
27:11Médecins génériques, ça, ça n'existe pas encore.
27:13Bientôt.
27:13Quoique bientôt.
27:14Mais vous reconnaissez donc la voix de Jean-Alphonse Richard et la musique.
27:17Le générique de l'heure du crime.
27:19Jean-Alphonse, aujourd'hui, une affaire assez étonnante.
27:23Du sexe et du sang avec les amants meurtriers du Minitel Rose.
27:27Ah oui, c'est une histoire incroyable.
27:30Vous allez voir, une espèce de scénario très improbable.
27:33Patrick Sarrazin, Daniel Guillet, au milieu des années 90,
27:36ils se sont rencontrés sur le Minitel Rose.
27:38Alors juste, on s'arrête une demi-seconde là-dessus.
27:40C'est l'ancêtre qui décide de rencontrer en ligne le Minitel.
27:42On a oublié aujourd'hui les fameux 36-15, etc.
27:45À l'époque, Internet, évidemment, n'existait pas.
27:47Un couple qui va se jeter à corps perdu,
27:50et c'est le cas de le dire, je ne fais pas de mauvais jeu de mots,
27:52dans l'échangisme et les pratiques les plus extrêmes sexuelles,
27:55des amants qui vont devenir assassins.
27:58Ils vont tuer à deux reprises,
28:00au terme de scénarios parfaitement diaboliques.
28:03Et dans un des cas au moins,
28:04ils avaient quasiment réussi le crime parfait.
28:07Voilà, c'est l'histoire que je vais vous raconter.
28:08Diabolique du Minitel Rose, quoi.
28:10Exactement, on les a également surnommés comme ça.
28:12Patrick Sarrazin, Daniel Guillet, les tueurs du Minitel Rose.
28:1514h, à tout à l'heure.
28:16À tout à l'heure, vous nous avez donné envie de vous écouter.
28:20Je vous attends.
28:20Jean-Alphonse, à tout à l'heure.
28:23Jusqu'à 14h,
28:25Les auditeurs ont la parole.
28:27Amandine Bégaud sur RTL
28:30Je voulais témoigner par rapport au générique,
28:32parce que moi, je ne suis absolument pas contre.
28:34J'en prends quand j'ai besoin,
28:36sauf pour une fibromyalgie qui m'a été diagnostiquée en 2021,
28:40et pour laquelle le générique n'a eu aucun effet.
28:43J'ai perdu quand même deux mois,
28:44alors qu'en prenant l'original,
28:46mes douleurs ont disparu instantanément.
28:50Nous consommons deux fois moins de médicaments génériques
28:54que nos voisins allemands,
28:56et pourtant, ça pourrait faire des économies à la sécurité sociale.
29:01C'est ce qu'assure en tout cas le syndicat des médicaments génériques
29:05qui était avec nous tout à l'heure dans le journal.
29:08On vient d'entendre le message de Sylvie au 3210.
29:11Vous continuez à nous appeler pour donner votre avis sur ces médicaments génériques.
29:15Pourquoi est-ce que vous n'en prenez pas ?
29:17Pourquoi est-ce qu'on en prend moins que les Allemands ?
29:19Si vous êtes aussi médecin, pharmacien, infirmier,
29:22j'attends vos témoignages, Sylvie, qu'on va retrouver dans un instant.
29:25Mais d'abord, je voudrais entendre Gisèle.
29:26Bonjour Gisèle.
29:27Oui, bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs.
29:30Vous nous appelez de Gisèle ?
29:31De Pontoise.
29:32Bon, et alors vous, qu'est-ce que vous en prenez, des médicaments génériques ?
29:37Ah ben non.
29:38Non ?
29:38Je refuse catégoriquement.
29:40L'autre jour, je suis allée chez médecin
29:42qui m'a donné une ordonnance.
29:43Donc je suis restée sur Paris pour mon médecin traitant.
29:47Arrivée à la maison, je constate que ce sont des génériques.
29:50Et bien le lendemain, je suis retournée à Paris, dans la pharmacie,
29:53et j'ai fait un véritable scandale.
29:55Parce qu'elle ne m'a pas prévenu.
29:57Elle a mis tout ça dans un paquet.
29:59Nivez ni connu, je t'embrouille.
30:01Et c'est la santé.
30:01Ben pas, je t'embrouille, c'est la règle maintenant.
30:04On vous donne quand il y a de génériques, on le donne.
30:06Sauf contre-indication du médecin.
30:07Il faut le dire.
30:09Le pharmac...
30:10Parce que je ne vais pas tous les ans chez les pharmaciens.
30:13C'est l'obligation du pharmacien de prévenir le patient.
30:17Le patient le doit choisir.
30:19Les molécules de base sont peut-être les mêmes.
30:22Par contre, il y a des molécules, je ne sais pas,
30:25qu'on rajoute qui sont différentes.
30:29Je veux le médicament authentique, original,
30:32qui a fait ses preuves.
30:34Mais le générique, Gisèle, il a fait ses preuves aussi.
30:37C'est le même médicament ?
30:40Ben la preuve que l'on.
30:41Mais pourquoi, la preuve de quoi ?
30:43Sylvie, son témoignage à l'instant sur le répondeur,
30:47elle a perdu deux mois parce qu'elle a pris du générique.
30:49Alors attendez.
30:50Et quand elle a repris le vrai, c'était guéri tout de suite.
30:52Sylvie, on va la retrouver.
30:53Juste, on est aussi avec Laurence.
30:55Bonjour Laurence.
30:56Bonjour.
30:57Qui est pharmacienne.
30:58Bonjour.
30:58Vous nous appelez de Marseille, je crois.
31:00Oui, tout à fait.
31:01Vous allez bien sûr nous expliquer le rapport que vos patients au quotidien ont avec les génériques
31:07et ce que vous, vous constatez en tant que pharmacien.
31:09Mais ce que dit Gisèle, d'abord, on est d'accord, le générique, c'est le même médicament que le
31:15médicament originel.
31:17C'est exactement la même chose.
31:18La seule différence qu'il peut y avoir, ce sont les excipients, c'est-à-dire l'enrobage, le véhicule,
31:24si vous voulez.
31:24Mais c'est exactement la même molécule, le même dosage, la même forme galénique, c'est-à-dire si c
31:30'est décomprimé, c'est décomprimé, etc.
31:32Et il n'y a que l'excipient.
31:33Alors imaginons, vous allez avoir du maltose à la place du lactose, mais c'est tout.
31:38C'est exactement la même chose.
31:40Et parfois, certaines personnes vont vous dire qu'ils ne réagissent pas bien à un générique,
31:46mais parfois, c'est aux principes qu'ils ne vont pas bien réagir.
31:49Donc, l'efficacité est strictement la même à 100%.
31:53Gisèle, vous entendez ?
31:54Oui, j'ai entendu, mais j'ai entendu aussi le message de Sylvie.
31:58Oui, mais pardon, Sylvie, c'est un cas personnel.
32:00Laurence, elle est pharmaciens, elle s'appuie sur les études scientifiques qu'on a.
32:08Je pense que si c'était vrai.
32:11Parce que là, la pharmacienne a dit qu'il n'y a pas de différence, mais la différence, c'est
32:15les excipients.
32:16Donc, s'il y a une différence, ça ne peut pas être les mêmes.
32:19Mais l'excipient, vous savez ce que c'est ? C'est ce qui emballe le...
32:24Oui, mais ils avaient dit aussi, il y a longtemps, que les molécules de base étaient les mêmes,
32:29mais les produits qu'on rajoutait après n'étaient différents.
32:32L'excipient.
32:33Oui, vous parlez d'excipient.
32:35Et j'ai une collègue, alors pour dire que c'est moins cher, j'ai une collègue, j'avais, elle
32:41avait un traitement tout le temps.
32:44Elle a fait renouveler son ordonnance.
32:46Elle s'est aperçue à la maison qu'on lui avait donné du générique au lieu du vrai médicament.
32:51Elle compare les prix.
32:53Le générique était plus cher.
32:55Ah, c'est impossible.
32:56Ah ben...
32:57Dites-nous.
32:58Alors, il y a 20 ans peut-être, mais aujourd'hui, c'est absolument impossible.
33:02Ah ben, il n'y a pas 20 ans, puisque je suis en traite depuis 6 ans, donc c'est
33:07un petit peu plus de 6 ans.
33:08Et elle en est, c'est impossible.
33:10Aujourd'hui, c'est impossible.
33:11Laurence, aujourd'hui, le générique, il est en moyenne combien de fois moins cher ?
33:16Alors, ce n'est pas une moyenne.
33:18En fait, le générique est réellement moins cher que le principe, sauf si le laboratoire a décidé de s'aligner
33:24sur le prix du générique le plus cher.
33:26Du coup, il y a certains laboratoires qui ont fait ce choix de baisser leur prix afin de ne pas
33:33mourir, entre guillemets.
33:35À ce moment-là, ça va faire partie de ce que l'on appelle le tarif forfaitaire de référence ou
33:41de remboursement, comme vous voulez.
33:42Et le patient peut, effectivement, avoir le princeps s'il ne veut pas le générique, si c'est exactement le
33:50même prix.
33:50Par contre, s'il veut absolument le princeps, s'il ne veut pas le générique, on a la possibilité de
33:57le lui délivrer, mais il devra faire l'avance des frais.
34:00Oui, il n'y a pas de tiers payant.
34:02Voilà, on appelle ça tiers payant contre générique.
34:05C'était une loi de 2012, je crois.
34:07Et maintenant, le patient a la possibilité.
34:11Après, il se fait rembourser directement par son assurance sociale et sa complémentaire.
34:16Ça, ce n'est pas un souci.
34:17Mais donc, il fait l'avance des frais.
34:19C'est ce qu'on appelle tiers payant contre générique.
34:21Et juste une dernière question, Laurence, et puis on poursuivra le débat après.
34:24Mais juste un mot, Gisèle nous disait que le pharmacien doit informer le patient.
34:27C'est vrai, ça ?
34:28Au général, c'est tellement automatique.
34:31Honnêtement, quand vous dites que le taux de pénétration des génériques est beaucoup plus important en Allemagne qu'en France,
34:37je peux bien vous croire, mais nous, toutes les ordonnances, ou quasiment, sont génériquées.
34:42Et les patients, maintenant, ils sont habitués.
34:44Il y a quelques années, franchement, ça a été compliqué.
34:47Aujourd'hui, ce n'est vraiment plus le cas.
34:49Donc, je ne vois pas pourquoi il y aurait eu une telle différence.
34:52Mais bon, bref, je ne sais pas.
34:53Non, on va en reparler dans un instant, Laurence.
34:55A tout de suite sur RTL.
35:10J'aurais voulu savoir, on dit que les génériques au niveau des médicaments sont les mêmes que les originaux.
35:17Généralement, quand on paye quelque chose moins cher, ce n'est pas pareil.
35:20Donc, j'aimerais qu'on m'explique et je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas.
35:24Alors, ça, c'est le message de Robert au 3210 qui s'interroge sur le prix des génériques.
35:29Si je résume, s'ils sont moins chers, c'est que ce n'est pas pareil et sous-entendu, peut
35:33-être moins bien, moins efficace.
35:35Laurence, vous êtes pharmacienne à Marseille, vous êtes toujours avec nous.
35:39Comment on explique que les génériques soient moins chers et tout aussi efficaces ?
35:43Au départ, vous avez le laboratoire qui va alors inventer, entre guillemets, une molécule, un médicament.
35:49Il va y avoir des années de recherche.
35:51Donc, dans le prix du médicament, vous allez avoir la synthèse du médicament, les molécules, etc.
35:57Et le poids de la recherche.
35:59Et puis, au bout d'entre 10 et 20 ans, je ne saurais pas vous dire exactement, le brevet, en
36:07quelque sorte, tombe dans le domaine public.
36:09Et d'autres laboratoires ont le droit de le copier strictement.
36:12Sans la recherche.
36:13Voilà.
36:14Donc, dans le prix qui va sortir, il n'y a pas le poids de la recherche.
36:17Il n'y a plus que la façon et le prix des produits utilisés.
36:24Laurence, restez avec nous, parce qu'on va continuer à évoquer ces chiffres et à faire la comparaison avec l
36:29'Allemagne.
36:29Mais je voudrais d'abord qu'on entende Delphine.
36:31Bonjour, Delphine.
36:32Bonjour.
36:33Vous êtes, vous aussi, pharmacienne.
36:34Alors, à l'autre bout de la France, par rapport à Laurence, puisque vous êtes à Saint-Malo, c'est
36:37ça ?
36:38Oui, tout à fait.
36:40Vous étiez étonnée par les chiffres qu'on donnait.
36:43C'est-à-dire, 44% des médicaments qu'on consomme aujourd'hui en France sont des médicaments génériques.
36:51Et en Allemagne, on est à 82%.
36:54Oui, en fait, je voulais juste rectifier.
36:57Je pense qu'en fait, il y a deux choses différentes.
36:59Et d'ailleurs, c'est ce qu'a expliqué Sébastien Michel que j'ai entendu tout à l'heure.
37:03En fait, c'est le taux de pénétration du médicament générique.
37:06C'est-à-dire la proportion de médicaments génériques au global, tous médicaments confondus.
37:11Donc, le taux de pénétration, il est de 44%.
37:14Alors, je ne sais pas si en Allemagne, il est de 80, peut-être.
37:17Mais en tout cas, en France, nous, ce qu'on a l'habitude d'évoquer, en tout cas en tant
37:21que pharmacien,
37:22c'est le taux de substitution.
37:24C'est-à-dire la proportion de personnes qui vont accepter de prendre le médicament générique.
37:30Comme on l'a entendu, c'est souvent ceux qui en prennent le moins, qui en parlent le plus.
37:34Donc, on a fini de se battre avec cela.
37:36Et là, pour le coup, les chiffres du GERF nous donnent quand même des valeurs autour de 80, voire 87
37:42% de taux de substitution.
37:44Donc, on n'est pas mauvais élèves.
37:46Mais en revanche, c'est vrai que dans le panel des médicaments dont on dispose,
37:51eh bien, peut-être que c'est de ce côté-là qu'il faudrait intervenir.
37:56Et le président auditeur a raison.
37:58Il y a bien une relation avec le prix, mais ce n'est pas la qualité du produit.
38:01Ce qui nous pénalise, c'est surtout la quantité.
38:04Et du coup, voilà, à force de tirer les prix vers le bas,
38:08on arrive avec des pénuries, justement, y compris des médicaments génériques.
38:12Et pouvoir les avoir et avoir une possibilité immense de pouvoir poursuivre le traitement du patient sans interruption.
38:19Voilà, c'est vraiment...
38:21Il y a bien une notion de prix, mais justement, le prix, il est plutôt au déprimant de la quantité.
38:27Exactement.
38:27Mais sur l'efficacité du médicament.
38:29Laurence, vous, vous aviez une autre explication sur cette comparaison entre la France et l'Allemagne ?
38:34Alors, au départ, ils ont génériqué avant nous.
38:38Oui.
38:38Ils ont eu une substitution bien supérieure à la nôtre,
38:42parce que nous, tous les médicaments sont en, au départ, les principes, sont en non-fantaisie.
38:49Alors qu'en Bretagne ou en Allemagne, ils ont commercialisé, dès le départ, les produits, certains, sous les noms-fantaisie,
38:59mais surtout aussi sous les noms des DCI, le nom des molécules.
39:03De la molécule.
39:04Donc, par exemple, si je prends l'exemple du doliprane, en Allemagne, c'est du paracétamol, déjà.
39:08Par exemple, alors après, il doit y avoir aussi avec du...
39:12Alors, le doliprane, ce n'est pas vraiment un bon exemple, parce qu'on le générique.
39:14Pardon.
39:15Il n'y a pas d'obligation.
39:15Le paracétamol, ce n'est pas un générique ?
39:19Non.
39:20C'est un autre débat.
39:21C'est un autre débat.
39:21Pas sur la liste des médicaments génériques.
39:23Par contre.
39:24Voilà, c'est ça.
39:24C'est subtil.
39:25Donc, Marc-André a raison, et tout à fait.
39:28Mais en fait, comme eux, au départ, ils avaient des noms en DCI, donc en molécules,
39:33ça a été beaucoup mieux accepté et plus rapidement, parce qu'ils ont seulement à coller G, E,
39:39pour générique, pour les médicaments.
39:41Et les gens, ça ne les a pas perturbés.
39:44Oui, la boîte les a perturbés, certainement, mais pas le nom.
39:47Aujourd'hui, quand...
39:48Maintenant, c'est fini.
39:49Mais je ne sais pas, quand quelqu'un, on lui prie du clamoxyle et que nous lui délivrons
39:54de l'amoxyciline, il va falloir lui dire, attention, c'est exactement la même chose.
39:58Voilà.
39:59Et au départ, nous, les gens, ils ont été très, très réticents à ce genre d'argument.
40:05Mais aujourd'hui, avec l'histoire du serpéant contre générique, ils ont été, entre guillemets,
40:11forcés d'accepter.
40:12Et honnêtement, moi, je consomme du générique et je vais très bien.
40:15Sans poser question.
40:16Je crois qu'il faut revenir sur toutes ces croyances.
40:21Alors, il existe des cas où, effectivement, les excipients peuvent poser problème, mais
40:25ils posent le même problème dans des médicaments qu'on va dire princesses, puisqu'on n'a
40:29pas inventé des excipients pour les médicaments génériques.
40:32Ce sont exactement les mêmes excipients qui existent déjà pour les médicaments.
40:36Donc, voilà.
40:37Mais après, on a fini, nous, de se battre parce qu'on a passé beaucoup de temps, beaucoup
40:42de pédagogie pour expliquer tout ça.
40:43Donc, c'est vrai que maintenant, ce qu'il nous faut, c'est plus de générique.
40:47C'est arrêter de baisser les prix pour qu'on ait plus de ruptures.
40:50Et je crois que c'est ça qu'il faut absolument qu'on essaie d'améliorer.
40:53Tous les ans, il y a des molécules qui sortent.
40:54Mais comme les laboratoires ont de moins en moins de moyens, on est un peu limité dans
40:58notre progression.
40:59Et c'est ça qui va faire changer ces chiffres.
41:02Après, il y a des laboratoires qui freinent des quatre pieds aussi et qui vont changer
41:06une petite chose dans le brevet pour reculer le moment où le produit va pouvoir tomber,
41:13entre guillemets, dans le domaine public.
41:14Et du coup, ça, ça génère des retards.
41:18Et comme dit madame, effectivement, on a un gros souci en France.
41:22C'est le prix du médicament.
41:23Il est vraiment trop bas.
41:24Ce qui fait que les laboratoires vont avoir tendance à aller vendre ailleurs.
41:29Mais bon, ça, c'est un autre débat.
41:30Oui, mais puis si on augmentait le prix, ce n'est pas ça qui va arranger les histoires
41:34de déficit de la Sécu.
41:35C'est ça le problème aussi.
41:36Ou alors, il faut arrêter de les rembourser.
41:37C'est le volume qui va faire faire des économies à la Sécu.
41:42Mais pour l'instant, ce n'est pas sa stratégie.
41:44La stratégie, c'est de baisser les prix qui n'est pas du tout une stratégie payante.
41:49Mais on continue quand même.
41:51Par contre, le fait de génériquer, nous, les pharmaciens, on générique à peu près
41:56à 90 %, ce qui est énorme.
41:58Et on s'est battus pendant des années.
42:01Et ça va mieux.
42:02Ah ben oui, là, ça va mieux.
42:04Parce que ça y est, c'est rentré.
42:05Et puis, on a tous eu un discours identique.
42:07Au départ, je ne sais pas quel est l'âge de ma consoeur.
42:10Mais au départ, ça a été franchement compliqué, fatigué en usant.
42:13Mais maintenant, là, ça y est, c'est rentré dans les morts.
42:16Bon, Laurence Delphine, restez avec nous.
42:17On se retrouve dans un tout petit instant.
42:22Le matin.
42:24Le midi.
42:26Le soir.
42:33Et on continue d'évoquer ces médicaments génériques.
42:39Bonjour, Sylvie.
42:40Oui, bonjour, Amandine.
42:42Vous nous appelez d'où, Sylvie ?
42:44Alors, moi, je suis dans l'heure entre Gisor et Vernon.
42:47Oui.
42:48Et je voulais témoigner.
42:49Moi, je n'ai aucun a priori sur les génériques.
42:52La preuve, c'est qu'on m'avait diagnostiqué.
42:55Alors, j'ai dit 2021 dans mon message.
42:56Je me suis trompée, c'est en 2019.
42:58Oui.
42:59Une fibromyalgie.
43:01Donc, je suis...
43:03Quand on me l'a diagnostiqué, on m'a prescrit un traitement.
43:06Je suis allée à la pharmacie.
43:07On ne m'a pas signalé quoi que ce soit.
43:09Et moi, j'ai pris ce qu'on m'a donné.
43:10Parce que, comme je vous dis, je n'ai aucun a priori sur les génériques.
43:13Sauf qu'au bout d'un mois, j'étais toujours dans le même état.
43:17Je me suis dit, bon, peut-être que c'est long un petit peu à agir.
43:20Et au final, au bout de deux mois, j'ai repris l'original.
43:25Et là, en 15 jours, mes douleurs étaient passées.
43:27Donc, j'ai vraiment perdu deux mois.
43:29Et je trouve ça dommage.
43:31Alors, maintenant, je continue à prendre l'original, bien sûr.
43:36Donc, je pense que je suis remboursée sur la base d'un générique.
43:40Mais quand je vais à la pharmacie, j'ai la différence.
43:45C'est de ma poche.
43:46Alors, ce n'est pas grand-chose.
43:47Je crois que c'est un petit peu moins de 3 euros.
43:49Ce n'est pas énorme.
43:49Mais quand bien même ce serait plus, je le paierais.
43:51Parce que les douleurs ont disparu.
43:54Donc, c'est très bien.
43:55Delphine, qui est pharmacienne à Saint-Malo, est avec nous.
43:58Delphine, ça arrive, ça, sur certains...
44:00Ça peut arriver ou pas ?
44:02Ah oui.
44:03Je ne peux pas discréditer la dame qui a cette maladie,
44:07qui est très invalidante.
44:09Et je n'ai pas d'explication scientifique.
44:13Parce que c'est un cas particulier.
44:16Il y en a plusieurs, un des cas particuliers.
44:18Mais là, je n'ai pas d'explication.
44:20Pourquoi ?
44:20Puisqu'en fait, normalement, pour pouvoir être un médicament générique,
44:24le médicament doit avoir la même absorption,
44:26la même efficacité, évidemment.
44:28Les mêmes...
44:29Donc, pourquoi dans le corps de madame,
44:31ça n'a pas eu la même efficacité ?
44:33Alors, voilà.
44:34Mais vous avez déjà eu des patients qui vous ont signalé des choses comme ça ?
44:37Ça arrive ?
44:38Oui.
44:39Alors, que ça arrive dans le ressenti du patient, oui.
44:42Que ça arrive vraiment dans la pharmacologie du médicament,
44:47je ne peux pas le prouver.
44:49Et il faudrait faire des études très poussées pour pouvoir le prouver.
44:51Donc, voilà.
44:53Nous, on va dire qu'il y a quand même des cas où, voilà,
44:58le médicament générique n'est pas bien supporté.
45:00Alors que ce soit sans aucun préjugé, psychologiquement ou vraiment viscéralement,
45:07il est inutile de se battre.
45:09Et on a des solutions.
45:10C'est-à-dire que ça n'empêche pas les personnes de prendre leur traitement,
45:14soit complètement à leur charge, soit avec un dépassement,
45:17soit avec un remboursement à la hauteur, effectivement, du médicament générique.
45:22Mais en fait, en France, on a quand même la chance de pouvoir choisir aussi.
45:26Donc, la personne qui ne veut pas de médicament générique,
45:28ça n'empêche pas le traitement,
45:29ça empêche juste la prise en charge par le biais du tiers payant.
45:33Donc, voilà.
45:34On est quand même dans un pays, on va dire, encore un petit peu riche.
45:37Voilà.
45:37On a des médicaments pas chers,
45:39mais dans la mesure où on peut se soigner, on pénalise personne.
45:42Nathalie, bonjour.
45:44Bonjour.
45:45Vous êtes infirmière, je crois.
45:46Alors, je suis infirmière en pratique avancée.
45:49Ça veut dire quoi ?
45:50Alors, en fait, j'étais infirmière libérale pendant 20 ans
45:53et j'ai refait deux années d'études à l'université
45:56pour avoir un master qui augmente mes compétences d'infirmière.
46:00D'accord.
46:01Et donc, vous exercez ?
46:02Voilà.
46:03J'exerce à Martinier-Ferchaud, dans une maison de santé.
46:06Et donc, je suis amenée à renouveler les médicaments régulièrement
46:09des patients qui ont des pathologies chroniques.
46:12Donc, on travaille aussi beaucoup avec les pharmacies, les médecins.
46:15Et alors, est-ce que, comme Laurence et Delphine,
46:17vous dites qu'aujourd'hui, ça y est, c'est rentré quand même vraiment dans les mœurs ?
46:21Alors, pour moi, la plupart des patients ne sont pas contre les génériques.
46:26Par contre, le frein qui a été au départ, c'est des changements simples de couleur de boîte,
46:33de couleur de médicaments, qui a créé des erreurs dans les prises de médicaments,
46:37dans les observations thérapeutiques.
46:39Et ça, du coup, ça a été un frein.
46:41C'est qu'après, les patients ont dit, mais oui, mais ils sont tous blancs, les médicaments,
46:44et on ne sait pas ce qu'on prend.
46:46Sinon, les patients qui refusent un petit peu les génériques, effectivement,
46:49soit ils ont des certitudes, ou des préjugés,
46:52ou un entourage avec une histoire,
46:56et qui font qu'ils n'ont pas envie de le prendre.
46:58On le respecte, il n'y a pas tout fait,
47:00mais effectivement, comme disaient les pharmaciens,
47:01il n'y a pas d'études qui ont prouvé ça.
47:03On a aussi, quelquefois, un effet placebo sur la modification d'une boîte,
47:07d'un médicament, sur certaines pathologies,
47:10et il faut en tenir compte, ce n'est pas interdit.
47:15Merci beaucoup, Nathalie, pour votre témoignage.
47:17Laurence et Delphine, merci à vous.
47:19Je remercie aussi Sylvie et Gisèle,
47:21et je m'excuse auprès de Jean-Pierre, qu'on n'a pas eu le temps d'entendre.
47:24On arrive à la fin de cette émission.
47:26Vous avez rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard,
47:28l'heure du crime, et au programme aujourd'hui, Jean-Alphonse.
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