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  • il y a 3 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 07 mai 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et beaucoup de sujets à apporter aujourd'hui avec vous dans les auditeurs ont la parole.
00:14On peut parler de cet antavirus, ce bateau de croisière, vous êtes déjà nombreux à nous poser des questions.
00:20Continuez, appelez-nous, 30 de 10, on va faire de la pédagogie.
00:24Essayez de vous répondre avec le professeur Peffers-Majah, infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris, qui est avec nous,
00:30pour tenter de nous éclairer autour de ce nouveau virus.
00:36On peut revenir aussi, bien sûr, sur ces chiffres autour de la santé dentaire.
00:40Près de 6 millions de Français qui vivent aujourd'hui dans un désert dentaire.
00:43Si vous avez vous-même du mal à trouver un dentiste, à vous soigner, là encore, appelez-nous, 30 de
00:4910.
00:49Si vous êtes dentiste également, expliquez-nous pourquoi vous avez fait le choix de ne pas vous installer, par exemple,
00:55dans une région sous-dotée.
00:57J'attends vos appels et vos témoignages.
01:00Dans l'actualité, aussi, les aveux de cet homme soupçonné d'avoir tué la jeune Chloé, cette adolescente de 15
01:07ans, 14 ans, pardon, retrouvée morte hier sur le chemin de son collège.
01:11Il a donc reconnu les faits, il est toujours en garde à vue.
01:14Il s'agit d'un individu de 23 ans.
01:17Et puis, 127 personnes interpellées, 11 blessées, dont une grièvement.
01:20C'est le bilan des incidents d'hier en région parisienne après la qualification du PSG en finale de la
01:26Ligue des Champions.
01:27Les Parisiens qui affronteront Arsenal, donc, le 30 mai prochain à Budapest.
01:33Ce sera, bien sûr, à suivre sur RTL et en direct sur M6.
01:36À voir sur M6 cette finale de la Ligue des Champions à partir de 18h.
01:41Le débrief, toutes les réactions, ça, ce sera, bien sûr, sur RTL à l'issue du match.
01:45Et puis, à propos de foot, je vous signale, bien sûr, cette demi-finale retour de la Ligue Conférence.
01:51Strasbourg affronte le Rayo Vallecano après une défaite 1-0 à l'allée.
01:58La météo avec vous, Peggy.
01:59Je n'étais pas sûre du score.
02:00D'où ma petite voix.
02:01Je regardais Brice et Damien en régie qui me disent oui de la tête.
02:05Bon, ça va.
02:06On ne s'est pas planté.
02:07Mieux aujourd'hui ?
02:08Est-ce que ce sera encore mieux demain ?
02:10Oui, ce sera encore mieux demain.
02:12On en profite.
02:14On arrive à avoir de plus belles éclaircies demain globalement sur tout le pays le matin.
02:19En tout cas, ce sera bien lumineux.
02:21L'après-midi, on va retrouver un ciel variable entre nuages et éclaircies dans la plupart des régions.
02:25Et puis, on aura des averses sur la côte atlantique, localement orageuses sur les Pyrénées.
02:30Des orages également attendus sur les reliefs du Massif Central, des Alpes et du Jura.
02:35Ailleurs, on aura un temps calme et même très ensoleillé près de la Méditerranée.
02:39Avec des températures fraîches le matin, 3 à 8 degrés en général, jusqu'à 13 près de la Méditerranée.
02:44Et l'après-midi, la hausse se poursuit.
02:47On sera même légèrement au-dessus des normales par endroits.
02:49Pas de grand-chose, 1 ou 2 degrés, pas plus.
02:51Mais on sera entre 18 et 22 degrés au nord et 20 à 24 degrés au sud.
02:56Bon, et alors le week-end ? Parce que c'est important.
02:58Il y en a qui sont en week-end dès demain.
02:59Alors, samedi, ça va à peu près dans la plupart des régions.
03:03On va retrouver encore de belles éclaircies, même si ça tourne à l'orage dans la journée,
03:06sur la Bretagne, également sur les Pyrénées.
03:09Puis on attend des averses sur les reliefs de l'Est.
03:12Mais ailleurs, on aura un temps calme, encore bien lumineux et chaud.
03:16En tout cas, deux saisons, voire légèrement au-dessus.
03:19Dimanche, malheureusement, ça se gâte, puisque c'est le retour d'un temps pluvieux et orageux,
03:23avec des averses qui seront bien marquées sur les régions au nord de la Loire.
03:27Une baisse des températures, quelques orages, là où le soleil résistera,
03:31ce sera vraiment dans les plaines du sud-ouest.
03:34Et on va retrouver aussi des averses orageuses sur les Pyrénées.
03:37Et malheureusement, tout ça annonce un début de semaine encore bien pluvieux et orageux.
03:42On va profiter de la journée d'aujourd'hui et de celle d'aujourd'hui.
03:45Et de, exactement.
03:46Merci beaucoup Peggy, il est 13h04.
03:49Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
03:53Amandine Bégaud sur RTL
03:56Bonjour, je m'appelle Jean-Luc, j'appelle de Vendée.
03:58J'appelle concernant le nouveau virus, l'antavirus.
04:02J'entends tous les scientifiques essayent de nous rassurer en disant
04:05« il ne se passe rien, tout va bien ».
04:07Ça me fait penser à Covid, où on nous disait « tout va bien, tout va bien ».
04:11Ou Tchernobyl, où le nuage s'était arrêté au-dessus de la France.
04:15Et comme Jean-Luc, vous êtes nombreux à vous poser des questions,
04:19à nous avoir soit écrit via l'application RTL
04:22ou laisser un message sur l'application ou au 3210,
04:26pour vous interroger sur cet antavirus.
04:28Vous entendez ce mot depuis le début de la semaine.
04:31Effectivement, ça rappelle à un certain nombre d'entre nous des mauvais souvenirs,
04:34celui du Covid, en tout cas ça y fait penser.
04:37On a donc voulu, dans les auditeurs ont la parole aujourd'hui,
04:39prendre le temps de faire un peu de pédagogie.
04:42Vous expliquez ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas,
04:45et on va faire ça avec le professeur Nathan Peffers-Majah.
04:48Bonjour.
04:49Bonjour.
04:49Et merci beaucoup d'être en direct avec nous et nous accorder ces quelques minutes.
04:53Vous êtes infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris.
04:57Un mot d'abord, je ne sais pas si vous avez entendu le message à l'instant de cet auditeur,
05:01Jean-Luc, qui dit « les médecins, tout le monde essaye de nous rassurer,
05:05mais on a déjà connu ça avec le Covid.
05:07Tchernobyl, ce sont des choses qui n'ont rien à voir,
05:09mais vous nous rassurez pour nous rassurer ou dites-nous ? »
05:14Non, mais je pense que c'est une question très pertinente
05:16parce qu'effectivement, ce que le Covid a montré,
05:18c'est qu'il faut être très prudent devant des virus.
05:21Il y a quand même des différences avec le Covid qu'il faut signaler.
05:24La première, c'est que c'est un virus qui est connu.
05:26C'est un virus qui circule depuis des décennies,
05:28qu'on connaît, qui a déjà donné lieu à des transmissions interhumaines
05:32et des petites épidémies en Amérique du Sud,
05:34qui pour l'instant ont toujours été très limitées.
05:36Donc, on voit que c'est un virus dont certaines formes peuvent se transmettre
05:40d'un homme à l'autre, ce qu'on appelle une transmission interhumaine
05:42ou d'une femme à l'autre,
05:44mais ça a toujours été des petites épidémies.
05:46Ça n'a jamais pris de grosse ampleur
05:47parce que cette transmission, elle ne doit pas être très efficace,
05:50en fait, entre humains.
05:53Donc là, il s'agit d'une croisière.
05:56C'est une croisière, c'est probablement des gens qui sont très confinés,
05:59de fait, de la croisière et qui sont en contact rapproché.
06:02Donc, ça a pu se transmettre de personne à une autre.
06:05Mais ces épidémies s'arrêtent et on a quand même des décennies d'expérience là-dessus.
06:08Donc, c'est un peu différent.
06:09Alors que le Covid, vous le savez, on était avec un nouveau virus
06:11dont on ne savait rien au début.
06:13Donc certes, il faut rester prudent,
06:15mais on a des éléments quand même rassurants,
06:17de fait, de par l'expérience antérieure.
06:20Restez avec nous, on a une question de Franck.
06:21Bonjour Franck.
06:23Bonjour Amandine, bonjour professeur.
06:24Vous nous appelez de Mayenne.
06:26Ça vous inquiète justement, ce lien entre antavirus et Covid ?
06:30Moi, ça m'inquiète un peu parce que c'est surtout le fait que,
06:33déjà, on ne sait pas d'où il est parti.
06:35Je ne pense pas.
06:36Je pense que le professeur doit mieux savoir que nous d'où il est parti.
06:40Et moi, ce qui m'inquiète aussi un peu,
06:42c'est que ça veut dire que comme on parle du Covid,
06:44le Covid, ils ont réussi à trouver le vaccin.
06:46Mais tant mieux, assez rapidement, j'ai trouvé toujours ça un peu bizarre.
06:51Et là, je me pose aussi cette question.
06:54Moi, le vaccin a été trouvé assez rapidement pour le Covid.
06:58Ça veut dire qu'ils ont trouvé le vaccin dans, on va dire,
07:02d'habitude, il faut quelques années quand même pour trouver un vaccin,
07:06que ce soit pour la rougeole ou pour n'importe quelle maladie qu'il y a eu.
07:10Il a fallu du temps pour trouver un vaccin, nous sommes bien d'accord.
07:14Mais moi, ce qui m'inquiète un peu, c'est que là, il y en a quand même eu deux,
07:18c'est-à-dire un couple qui est décédé, sur une croisière, exactement.
07:22Mais à savoir si l'Europe ne va pas être touchée.
07:25Si l'Europe, le monde et tout ça ne va pas être touché.
07:27Alors, il y a plein de questions, Franck, dans ce que vous dites.
07:30Et on va prendre le temps avec le professeur Péferd Smadja d'y répondre.
07:33Et puis si vous en avez d'autres, vous réintervenez.
07:35Franck, le micro reste ouvert.
07:37D'abord, professeur, est-ce qu'on sait d'où il est parti ?
07:41Alors, oui, alors effectivement, pour l'instant,
07:43moi, je n'ai pas toutes les réponses comme tout le monde.
07:45Mais ce qu'on sait, c'est que c'est une croisière qui partait d'Amérique du Sud
07:48où c'est un virus qui est connu pour circuler.
07:50C'est un virus qui se transmet, les antivirus, des rongeurs à l'homme, en général.
07:54Et donc, il y a des endroits où il y a déjà eu des épidémies.
07:56Et donc, ce qu'on peut supposer, c'est que c'est une personne de cette croisière
07:59qui a été contaminée en Amérique du Sud,
08:00où le virus circule probablement par un rongeur.
08:03Parce qu'en général, c'est comme ça que ça arrive.
08:04Et qu'ensuite, dans ce contexte un peu particulier de croisière,
08:08où les gens sont très rapprochés pendant longtemps,
08:10il y a eu une transmission entre les personnes humaines de cette croisière.
08:14L'autre idée, c'est que ce soit un rongeur au sein de la croisière
08:17qui les transmis à plusieurs personnes.
08:19Mais voilà, c'est les deux hypothèses.
08:21Et après, la réponse pour ça, c'est un peu la même que celle d'avant.
08:23C'est-à-dire qu'une fois qu'on sortira de la croisière
08:25avec des gens qui, d'ailleurs, sont dépistés et sont suivis,
08:28pour l'instant, les épidémies, quand elles ont été en dehors d'un bateau,
08:32elles ont été très limitées à quelques cas,
08:35à quelques dizaines de cas au maximum.
08:37Ça n'a jamais explosé.
08:39Et on est d'accord que quand on trouve ce type de virus,
08:41bien sûr, il y a des gens en ce moment, je ne sais pas qui et où,
08:44mais qui cherchent à savoir quelle est l'origine,
08:47parce que c'est important de comprendre
08:48où est-ce qu'a commencé cette épidémie-là.
08:51Bien sûr.
08:51Déjà, il y a énormément de ressources médicales,
08:55de recherches, d'agences de santé
08:57qui sont en train de chercher d'où ça a pu venir,
08:59qui sont en train de faire des tests,
09:00qui sont en train de suivre les personnes qui ont été exposées,
09:02en plus d'essayer de traiter les personnes malades.
09:05Mais donc, après, le fait que ce soit une croisière,
09:08vous avez suivi, c'est compliqué,
09:09où est-ce que le bateau va accoster, etc.
09:11Donc, il y a des complexités.
09:12Mais en tout cas, en France, par exemple,
09:13il y a des gens qui peuvent, s'ils sont aussi en contact,
09:17qui sont ensuite suivis et surveillés
09:19s'ils ont été en contact avec des personnes qui auraient eu le virus.
09:22Donc, ça, c'est des choses qui sont en cours.
09:24Et puis, après, il y a une question très intéressante sur la vaccination,
09:26je pense, où on peut revenir.
09:27Oui, je voulais revenir là-dessus.
09:29Quand Franck dit, moi, j'ai été très surpris
09:30de voir que le vaccin contre le Covid arrive si vite.
09:33D'abord, il n'est pas arrivé si vite que ça.
09:35Et qu'est-ce que vous répondez à Franck ?
09:38Oui, oui.
09:38Non, mais je pense que c'est une bonne question.
09:39Et puis, ça répond à beaucoup d'interrogations.
09:41Moi, je pense qu'il y a deux points qui sont importants.
09:43Comme vous dites, il n'est pas arrivé si vite.
09:44Ça n'a pas été instantané.
09:46Ça a pris des mois.
09:46Et l'autre chose, ce qu'il faut se rendre compte,
09:48c'est que quand il y a eu le Covid,
09:49toute la recherche médicale et scientifique, quasiment,
09:52s'est concentré sur le SARS-CoV-2 et le Covid.
09:54On n'a jamais vu cette situation.
09:56En fait, je ne sais pas si on se rend bien compte,
09:59mais toutes les équipes de recherche,
10:00et vous voyez, qui vont de l'autre virus
10:03à d'autres maladies, à d'autres spécialités,
10:05se sont mises à faire la même chose.
10:07Donc, sur le virus, on a fait beaucoup plus d'études,
10:09en un ou deux ans, sur cette maladie,
10:11que sur des maladies pendant des décennies.
10:13Parce que, vous voyez, il y a ça qui a joué quand même.
10:16Et puis, on a bénéficié d'une technologie vaccinale,
10:19qui est celle de l'ARN messager,
10:20qui existait déjà avant, qui était en cours de test,
10:23et qui permet une grande rapidité d'adaptation.
10:25Et donc, tout ça a fait que ça a été rapide,
10:27et c'est une bonne nouvelle.
10:29Et là, d'ailleurs, il y a des vaccins
10:30qui sont déjà en cours d'évaluation pour le antivirus,
10:33avant même cette épidémie.
10:34Et si jamais la chose devait prendre de l'ampleur
10:37parce qu'on doit rester prudent,
10:38ces vaccins pourraient peut-être être accélérés
10:40du fait d'une épidémie plus importante que les autres.
10:43Parce que, comme vous le disiez,
10:44c'est un virus qu'on connaît depuis des décennies.
10:45Oui, tout à fait.
10:46Franck, merci beaucoup pour vos questions.
10:48Merci, Pierre.
10:49Merci, Amandine.
10:49On va accueillir François.
10:50Bonjour, François.
10:52Oui, bonjour, bonjour.
10:53Vous aviez, vous aussi, une question ?
10:56Oui, bien sûr, j'ai une question.
10:57Voilà, parce qu'on parle de rongeurs.
10:58Moi, je pense que c'est des rats, sans doute,
11:00sur le bateau, parce que vous avez beaucoup de rats
11:02avec les corps des bateaux quand ils sont accostés,
11:04surtout en hiver.
11:05Et je crois reconnaître ce bateau-là,
11:07quand j'ai vu à la télé,
11:08il est souvent accosté en Normandie.
11:10Enfin, ils sont similaires.
11:12Alors, vous savez quoi, ça ?
11:13On va vérifier ça, François.
11:14Je vais demander à Victor de chercher cette info.
11:18Il passe l'hiver accosté dans le port de Caen
11:20parce que c'est moins cher que les autres ports.
11:22Enfin, qu'importe.
11:23Donc, c'est-à-dire, je voudrais poser une question,
11:25parce que le rat, on boit une canette, par exemple,
11:29il a uriné sur la canette.
11:31Est-ce qu'on peut mourir en buvant la canette sans verre ?
11:34C'est-à-dire en direct, comme ça, à la bouche.
11:36Donc, cet antivirus ?
11:38Oui, un rat contaminé avec cet antivirus, c'est ça ?
11:41Oui.
11:41S'il urine sur une canette et qu'on voit cette canette ?
11:44Bon, professeur, là, moi, je...
11:47Professeur ?
11:48Je ne sais pas.
11:49Pour la transmission,
11:51alors, en général, c'est effectivement
11:53avec des excréments ou des urines de rongeurs infectés
11:56et ce virus qui est dans les excréments et les urines
11:58se transmet par inhalation.
12:00Donc, théoriquement, c'est possible.
12:02Après, en pratique, là, de toute façon,
12:05si c'est des rats qui l'ont transmis dans la croisière,
12:06bon, ils sont dans la croisière.
12:07Et puis, comme vous le voyez,
12:10ce n'est pas une infection qu'on voit tous les jours.
12:12Donc, il y a des rats qui sont porteurs
12:15et nous, ça nous est arrivé de traiter des gens
12:17avec des antivirus dans le service,
12:18qui avaient voyagé.
12:18Donc, à Paris, à l'Opilat-Bichard.
12:20Voilà, c'est ça, mais pas là, au cours de cette épidémie,
12:23mais c'est un virus qu'on voit parfois donner des cas.
12:25Donc, c'est théoriquement possible.
12:26Ça reste un risque tout à fait exceptionnel.
12:29Donc, c'est des infections qui sont extrêmement rares.
12:31En dehors d'épidémies en Amérique du Sud, effectivement.
12:34Et là, on a cette épidémie dans une croisière
12:36qui est très particulière,
12:37pour laquelle il faut rester prudent.
12:39Mais on a l'impression que ça ne pourra pas aller
12:41beaucoup plus loin que des transmissions
12:43au sein de cette croisière
12:45et avec les personnes contactes.
12:46Parce qu'il y a déjà un grand investissement
12:48de la communauté médicale et scientifique
12:49pour suivre tout le monde.
12:50Et puis, il y a l'expérience d'épidémies précédentes
12:53où ça ne se transmet pas si bien
12:55entre les êtres humains.
12:57Bon, professeur, vous restez avec nous à l'instant.
12:59La Commission européenne insiste sur un point.
13:02Il n'y a pas lieu de s'inquiéter,
13:03dit un porte-parole.
13:05Le risque sanitaire pour les Européens est faible,
13:08explique-t-il.
13:09On a encore quelques petites questions, professeur.
13:11Vous restez avec nous.
13:24Et on continue à répondre à vos questions
13:27parce que vous êtes nombreux à nous avoir interpellés
13:29sur cette affaire d'antavirus.
13:31Certains s'inquiètent, s'interrogent.
13:33Bon, on a décidé de faire les choses simplement,
13:36d'appeler le professeur Peffers-Majah
13:40qui est infectiologue à l'hôpital Bichat à Paris
13:42et qui continue de vous répondre.
13:44L'idée, c'est vraiment de vous expliquer
13:46ce qu'on sait ou pas de ce virus.
13:48Françoise, bonjour.
13:50Bonjour Amandine.
13:50Vous allez bien ?
13:51Oui, très bien.
13:52Un clin d'œil à Brice.
13:54Oui.
13:54Alors moi, je ne suis pas inquiète.
13:56La question que je me pose,
13:57peut-on tenir, professeur, la leçon
14:00par rapport au coronavirus ?
14:02Le bateau est un cluster potentiel.
14:04Des cabines, salles à manger, personnel.
14:08Il y a sûrement 160 membres de personnel,
14:11164 passagers.
14:12Pourquoi ne maintient-on pas ce bateau
14:15à quai dans un port ou en mer
14:18et avec une période d'immobilisation ?
14:22Ça serait plus simple à gérer
14:23que d'inviter les gens à se confiner strictement.
14:27En France, vous savez ce que ça veut dire.
14:28Le confinement strict.
14:30Inviter une personne à se confiner
14:32pendant une à six semaines,
14:34je me demande honnêtement, professeur,
14:36comment on peut mettre cette mesure en place ?
14:39Le bateau immobilisé,
14:41ça serait peut-être une mesure plus simple.
14:44Alors, professeur,
14:45effectivement, on ne sait pas encore très bien
14:47comment vont être...
14:47Ça va dépendre de chaque pays,
14:49si j'ai bien compris,
14:50la prise en charge des patients
14:51à bord de ce bateau.
14:52Tout ça chapeauté par la Commission européenne.
14:55Mais effectivement, professeur,
14:56est-ce qu'on n'aurait pas pu laisser
14:57ce bateau à quai X semaines ?
15:00Alors, je pense que,
15:01comme vous le savez,
15:02il y a des choses qui sont purement scientifiques,
15:06médicales, techniques.
15:07Et puis, il y a des paramètres politiques.
15:10Enfin, moi, je n'ai aucune connaissance
15:12sur le droit qui s'applique sur des bateaux.
15:13Je pense que chaque pays est responsable
15:15de ses ressortissants.
15:16Enfin, vous voyez, d'autres complexités.
15:17Sur un plan purement médical,
15:19confiner tout le monde un certain temps,
15:21le temps de la durée d'incubation,
15:22probablement, c'est le plus radical.
15:23D'un autre côté, ce que je peux vous répondre,
15:26c'est qu'à nouveau,
15:28c'est qu'ayant déjà observé ce virus
15:30et cette souche de transmission interhumaine
15:33sur plusieurs clusters,
15:35et il y a une expérience de ça
15:37depuis au moins 20 à 30 ans,
15:40on sait que ces clusters,
15:41la transmission se fait peu
15:43et qu'à chaque fois, c'est quelques cas.
15:44Pourtant, dans des contextes
15:45où il y a des contacts entre les gens.
15:47Donc, en fait, c'est des contacts très proches,
15:49c'est-à-dire des gens qui dorment ensemble
15:50pour être très clairs, par exemple ?
15:52Voilà, c'est ça.
15:54Souvent, c'est dans le foyer,
15:56au sein de la famille, etc.
15:58Donc, on a quand même cette expérience
16:00où, visiblement,
16:01on parlait, vous savez, beaucoup
16:02pendant le Covid, du R0,
16:04c'est le nombre de personnes
16:04qu'une personne contamine
16:06sans traitement particulier
16:07ou sans confinement.
16:09Ce R0, on ne l'a pas mesuré,
16:10il y a des choses qu'on ne connaît pas,
16:12mais on voit des épidémies précédentes
16:14qui les limitaient
16:15et que ces épidémies,
16:16elles se limitent d'elles-mêmes
16:17sans même confinement.
16:19Parce qu'en fait,
16:20avant même qu'on sache
16:21que ça se transmette
16:22de manière interhumaine,
16:23les gens qui avaient ce virus,
16:24ils n'avaient aucune recommandation particulière
16:26et même sans ça,
16:27ça se transmettait peu.
16:28Donc, on peut s'appuyer là-dessus
16:29pour être un peu rassuré.
16:31Après, je suis d'accord avec vous,
16:32il faut absolument rester prudent
16:34et ça, c'est la leçon du coronavirus.
16:35Il faut être très prudent
16:36et donc là, j'espère que ces personnes
16:39seront bien informées, contactées,
16:41qu'on leur donnera les mesures,
16:42les moyens de se confiner
16:44de la façon la plus stricte possible,
16:48de manière à jouer la prudence.
16:50Mais on a quand même des éléments rassurants
16:52sur l'expérience avec ce virus.
16:54On n'est pas dans le cas
16:54d'un virus inconnu
16:55dont on ne connaît pas
16:56le pourcentage,
16:57le nombre, enfin la puissance
16:59de transmission un peu.
17:01François, ça vous rassure ?
17:03Vous avez une autre question ?
17:04Oui, mais vous savez,
17:05j'ai écouté hier soir
17:06Anne-Sophie Lapix
17:07qui recevait un médecin
17:09et qui est le porte-parole
17:11de l'OMS
17:11qui se veut rassurante.
17:13Professeur, moi je veux bien
17:14qu'on me rassure,
17:16mais on a un certain nombre
17:17de paramètres,
17:18c'est le point d'interrogation.
17:19Vous dites que cette souche
17:21est connue.
17:21Il y a quand même
17:22une quarantaine de souches
17:23et une souche peut évoluer,
17:25vous êtes d'accord avec moi ?
17:26Moi, je ne suis pas scientifique
17:27du tout.
17:28Une souche peut évoluer.
17:29Là, on a des paramètres
17:31vraiment inconnus.
17:33Cette souche,
17:34on la connaît,
17:34la souche des Andes,
17:35effectivement,
17:35après elle peut
17:36sans doute évoluer, oui.
17:38Ah non, mais vous avez raison.
17:40Je pense que ce qui est important,
17:41c'est de dire
17:41qu'il y a des choses
17:42qu'on ne connaît pas.
17:42Il y a des choses inconnues
17:43et ça, il faut l'admettre.
17:44C'est important de le dire
17:45parce que c'est peut-être
17:46l'erreur qu'on a tous fait,
17:47j'allais dire,
17:47médecins et journalistes
17:48aussi au tout début du Covid
17:50où certains ont asséné des choses
17:52et puis on s'est aperçu,
17:53voilà,
17:54il valait peut-être mieux dire
17:54qu'on ne sait pas.
17:55Oui, voilà.
17:56Donc, moi, là-dessus,
17:57il faut être réglé.
17:58Je vous dis,
17:58le R0 du antivirus,
17:59on ne connaît pas.
18:00On sait qu'il y a eu
18:00un certain nombre d'épidémies
18:02avec la souche Andes
18:04et qu'elles ont été,
18:05des Andes,
18:05qu'elles n'ont pas été majeures,
18:07qu'il n'y a pas eu
18:08de flambée de cas.
18:09Après, on ne peut pas
18:11éliminer qu'une souche mute,
18:12qu'un virus se comporte différemment,
18:15que le contexte soit différent.
18:16Et donc, c'est pour ça que,
18:18je dis,
18:18il faut rester prudent,
18:19il faut observer les choses,
18:21il faut solliciter les agences
18:22et que les gens suivent
18:24les recommandations
18:24qui sont données.
18:25Mais vous voyez bien
18:25que c'est de toute façon
18:26hors de ma décision
18:27de savoir ce qu'il faut faire
18:28des personnes de ce bateau.
18:30Donc, c'est vrai que
18:31sur un plan théorique,
18:31je comprends votre question.
18:33Sur un plan pratique,
18:34on va voir ce que mettent
18:35en place les agences,
18:36la Commission européenne
18:37et puis on va surveiller ça
18:39de très près
18:40parce qu'il y a des inconnus
18:41et vous avez raison
18:41de le souligner.
18:42Et j'avais une autre question,
18:43professeur.
18:44Vous dites que vous avez
18:44déjà traité plusieurs cas
18:46à l'hôpital Bichat à Paris
18:47qui n'a rien à voir
18:48avec cette histoire
18:48par le passé.
18:50Comment ça se manifeste
18:51et comment c'est soigné ?
18:54C'est une très bonne question.
18:56Effectivement,
18:56nous, on a traité des cas
18:57d'autres souches,
18:58donc pas des souches
18:59de transmission interhumaine
19:00et c'est des cas
19:01où il n'y a pas eu
19:01de transmission
19:02au sein du service.
19:03Donc, il y a différentes formes
19:05de ce virus
19:05qui a plusieurs,
19:06comme vous dites,
19:07plusieurs types.
19:08Il y a des formes
19:08qui sont plutôt retrouvées
19:09en Europe et en Asie
19:10qui sont des formes
19:11principalement rénales
19:13du foie et du rein
19:15avec des insuffisances rénales,
19:17c'est peut-être
19:17le plus classique.
19:18Et puis,
19:18des formes qu'on retrouve
19:20en Amérique du Sud
19:21qui la correspondent
19:21à cette croisière
19:22où c'est plus des problèmes
19:24cardiaques et respiratoires,
19:25des formes qu'on appelle
19:26cardio-respiratoires
19:26qui sont probablement
19:27plus sévères,
19:28plus fulminantes
19:29et donc qui donnent
19:30soit des pneumonies
19:31avec des besoins d'oxygène
19:32comme ce qu'on a vécu
19:33pendant le Covid,
19:34soit même des défaillances cardiaques
19:35avec des nécessités
19:36de réanimation.
19:38Donc, voilà,
19:38il y a un peu
19:39ces deux formes.
19:39Mais on sait soigner ça.
19:41Là, ils étaient sur un bateau,
19:42donc c'est plus compliqué.
19:45la question,
19:46c'est est-ce qu'il y a
19:46un traitement spécifique
19:47très efficace ?
19:48La réponse est non.
19:49Comme beaucoup de virus
19:51et le Covid en fait partie,
19:52on n'a pas de traitement
19:53antiviral radical
19:54sur ces infections
19:55virales aiguës souvent.
19:56En revanche,
19:57pour tout ce qui est
19:58soins de soutien,
19:58c'est-à-dire apporter
19:59de l'oxygène y compris
20:00avec des mesures invasives,
20:02l'intubation,
20:03beaucoup d'oxygène
20:03et pallier un cœur
20:05qui ne fonctionne pas
20:06avec des mesures de réanimation,
20:07on sait soigner les gens
20:08pour des défaillances
20:09cardiaques et respiratoires,
20:10ça ne veut pas dire
20:10que ça marche à tous les coups,
20:12mais là, en l'occurrence,
20:13il n'y a pas de traitement.
20:14Ce n'est pas comme une bactérie
20:15avec des antibiotiques,
20:16les virus.
20:17Et ça, les gens l'ont bien compris
20:18avec le Covid,
20:19on n'a pas de traitement
20:20antiviral radical.
20:21Il faut qu'on vienne
20:23en soutien des défaillances
20:24d'organes éventuelles
20:26avec des soins parfois
20:27très lourds
20:27qui doivent être mis en œuvre.
20:29Bonjour Monique.
20:31Monique.
20:32Bonjour.
20:32Oui, je vous entends.
20:33Non, pardon,
20:33moi je ne vous entendais pas,
20:34c'est pour ça.
20:35Vous, vous vouliez
20:37plutôt nous faire part
20:37d'une expérience sur un bateau,
20:39rien à voir avec ce bateau-là,
20:40mais expliquez-nous.
20:42Moi, j'ai fait une croisière
20:43autour du monde
20:44il y a 7 ans
20:45pour mes 50 ans de mariage
20:46et il y a eu 3 morts
20:48à bord du bateau
20:49et on a tous été contaminés,
20:51on n'a jamais su
20:52ce qui s'était passé.
20:53Moi, je suis allée 3 fois
20:54à Europe Assistance
20:55autour du monde
20:56et quand j'ai appelé
20:57le commandant
20:58à bord du bateau,
20:59j'ai exigé
21:00qu'il enlève
21:01la ventilation dans ma chambre
21:03et il ne voulait pas,
21:04moi, ils étaient 10
21:05autour de mon lit,
21:06j'ai exigé
21:07et quand ils ont enlevé
21:08la ventilation,
21:08c'était noir de noir
21:10et moi, je dis
21:10que les bateaux
21:12n'ont pas été entretenus,
21:14vous voyez ce que je veux dire
21:15et ça, moi, j'en veux
21:16à la compagnie de bateaux
21:18parce que comme nous sommes
21:19montés sur le bateau
21:20le 3 janvier
21:21pour partir 4 mois,
21:23il y avait encore
21:24toutes les gardantes de Noël
21:25et tout,
21:25ils n'avaient pas désinfecté
21:27ce bateau
21:27et moi, je vous dis,
21:28il y a eu 3 morts.
21:30Professeur,
21:31Monique nous parle
21:32de ce bateau
21:33et bien sûr,
21:34on ne peut pas vérifier
21:35ni appeler la compagnie
21:37nous,
21:38peu importe.
21:39Non, non, non,
21:39mais c'est important
21:40de rappeler
21:41qu'effectivement,
21:41sur un bateau,
21:42on est un peu confiné
21:43et donc, de fait,
21:44les virus et autres
21:46circulent.
21:47On est d'accord, Professeur ?
21:49Monique a raison
21:50de souligner un point
21:51qui est très important
21:52dans les maladies infectieuses,
21:53c'est de façon générale
21:53ce qu'on appelle l'hygiène,
21:55c'est-à-dire la qualité de l'air,
21:57vous savez,
21:57dans le Covid,
21:58la qualité des ventilations,
22:00mais c'est aussi
22:00le lavage des mains,
22:01c'est aussi la qualité
22:02de la nourriture,
22:03les filières de...
22:04Je vais vous interrompre
22:05ce que je voulais vous dire,
22:06j'étais malade
22:062 mois sur 4,
22:08quand je descendais
22:09en excursion,
22:10je n'ai jamais toussé.
22:11Quand je remontais
22:12sur le bateau,
22:13c'était l'enfer.
22:15Non, mais c'est une remarque importante
22:16et c'est vrai
22:18pour plein de raisons.
22:20C'est un lieu de transmission
22:22entre humains de virus
22:24ou d'autres agents infectieux
22:25très particulier
22:26et de façon générale,
22:29l'hygiène est un point
22:30très important
22:31de la lutte
22:31contre les maladies infectieuses.
22:32C'est pas ma première croisière,
22:33mais là,
22:34le tour du monde,
22:35ça m'a suffi.
22:36Merci beaucoup,
22:37en tout cas,
22:38Monique,
22:39Françoise,
22:40François,
22:40pour vos témoignages,
22:42vos questions aussi.
22:43Professeur Péffers-Majah,
22:45merci beaucoup
22:45d'avoir pris le temps
22:46d'expliquer,
22:48de faire aussi
22:49de la pédagogie.
22:51Je rappelle que vous êtes
22:51infectiologue
22:52à l'hôpital Bichat
22:53à Paris.
22:55Dans un instant,
22:55tout autre sujet,
22:56même si on va rester
22:57dans la santé,
22:58puisqu'on va parler
23:00des soins dentaires
23:01et notamment
23:02des déserts dentaires.
23:03Près de 6 millions
23:03de Français
23:04qui vivent
23:04dans un désert dentaire,
23:05c'est-à-dire
23:06sans dentiste
23:07ou avec très peu
23:08ou trop peu.
23:09si vous avez galéré
23:10déjà ou si vous galérez
23:12toujours à trouver
23:13un dentiste,
23:13à vous faire soigner
23:14les dents,
23:15vous nous appelez,
23:15j'attends vos témoignages
23:16au 3210.
23:17Et puis Jean-Alphonse Richard
23:18a fait irruption,
23:19j'allais dire,
23:20dans ce studio.
23:20Bonjour Jean-Alphonse.
23:21Pour vous voir,
23:22bien sûr,
23:22Amandine,
23:23bonjour.
23:23Le programme
23:23de l'heure du crime,
23:24c'est dans un tout petit instant.
23:26A tout de suite.
23:44Nous sommes ensemble
23:46jusqu'à 14h.
23:47On va parler
23:47soins dentaires
23:48dans un instant
23:48et la galère
23:49pour un bon nombre
23:50d'entre vous
23:50de trouver un dentiste.
23:52Et puis à 14h,
23:53vous aurez rendez-vous
23:54avec Jean-Alphonse Richard.
23:55Bien sûr,
23:55comme chaque jour,
23:56l'heure du crime.
23:57Jean-Alphonse,
23:57on repart aujourd'hui
23:58aux Etats-Unis
23:59avec une professeure
24:01machiavélique.
24:02Oui,
24:03c'est l'affaire Pamela Smart,
24:0522 ans,
24:05prof dans un lycée
24:06pas très loin de Boston.
24:08Elle allait fêter
24:08son premier anniversaire
24:09de mariage.
24:10Son mari,
24:1024 ans,
24:11est retrouvé assassiné.
24:12Une balle dans la tête.
24:14Pamela Smart,
24:14elle a un alibi parfait.
24:16Mais les policiers doutent.
24:17La prof était très liée
24:18à un petit groupe d'élèves.
24:20Il vouait une admiration
24:21sans borne.
24:21Il y a même un élève
24:22de 16 ans,
24:23un adolescent,
24:24qui était son jeune amant.
24:25Alors,
24:26si elle avait planifié
24:27tout ça avec l'assassinat
24:28de son époux,
24:29c'est une possibilité.
24:30En tout cas,
24:30ce serait un plan machiavélique
24:31et diabolique.
24:33Que vont trouver
24:34les enquêteurs ?
24:35Je vous dis tout.
24:36Dans l'ordre du crime,
24:37vous allez voir,
24:37c'est très surprenant.
24:38L'affaire Pamela Smart,
24:40leçon mortelle au lycée.
24:42C'est à 14h.
24:43Ça donne envie.
24:44Et on sera là,
24:45bien sûr,
24:45tout à l'heure
24:46à 14h.
24:47Jean-Alphonse,
24:47pour l'heure,
24:47il est 13h31.
24:50Jusqu'à 14h.
24:52Les auditeurs ont la parole.
24:54Amandine Bégaud sur RTL.
24:57Ça va faire bientôt deux semaines
24:59que je vis avec des gencives
25:01enflammées.
25:02Je me soigne comme je peux.
25:03Je n'ai pas de dentiste
25:04pas avant le mois de juin.
25:05Je vous parle.
25:06Il me faut de l'antibiotique
25:07pour ces gencives-là.
25:08Je n'ai pas de dentiste.
25:10Voilà ce qu'on vit.
25:11Le message de Marie-Evelyne
25:14au 30 de 10
25:15qu'on retrouvera d'ailleurs
25:16dans quelques minutes
25:18qui, comme beaucoup d'entre vous,
25:20n'arrive pas à trouver un dentiste.
25:22Près de 6 millions de Français
25:23vivent dans un désert médical.
25:2527% des Français
25:26ne vont pas chez le dentiste
25:27tous les ans
25:28et souvent,
25:28c'est faute de praticiens
25:30près de chez eux.
25:32On en parle d'abord
25:32avec Patricia.
25:33Bonjour Patricia.
25:34Bonjour.
25:35Vous nous appelez d'où, Patricia ?
25:37Des Deux-Sèvres.
25:39Bon, et alors vous,
25:39expliquez-moi,
25:40qu'est-ce qui vous arrive ?
25:41Oh, ça a été un parcours
25:43plus que du combattant.
25:44J'avais un bridge
25:45qui s'est décollé,
25:46donc il y avait juste besoin
25:48de le recoller.
25:49J'ai passé,
25:51écoutez bien,
25:515 ans
25:52à chercher un dentiste
25:54qui accepte de le faire.
25:565 ans ?
25:575 ans, oui,
25:58j'ai bien dit 5 ans.
25:59J'ai fait tous les dentistes
26:00des Deux-Sèvres.
26:01Je suis allée jusqu'au
26:02département Limitrof.
26:04Je ne suis pas cliente,
26:05donc on ne vous prend pas.
26:07Vous imaginez
26:08un bridge qui s'en va,
26:09donc,
26:10j'ai eu beaucoup de chance,
26:11je n'ai pas eu d'infection,
26:13mais au lieu d'avoir
26:13un tout petit bridge,
26:14j'ai perdu une dent
26:16qui s'est détériorée.
26:18J'ai eu,
26:19dans mon malheur,
26:20j'ai eu la chance
26:20d'avoir une de mes filles
26:22qui habite la région lyonnaise,
26:24parce que vous,
26:24vous nous appelez d'où,
26:25Patricia ?
26:26De Bressuire,
26:27le nord des Deux-Sèvres.
26:28Le nord des Deux-Sèvres,
26:29d'accord.
26:30À côté de la Vendée,
26:31si vous voulez.
26:31D'accord, oui, oui.
26:32Pas loin du Puy-du-Fou,
26:34si vous préférez,
26:35Cholet, Puy-du-Fou.
26:36Et j'ai une de mes filles
26:37qui habite dans la région lyonnaise
26:39et qui m'a dit,
26:40écoute, maman,
26:41ce n'est plus possible,
26:42c'est trop dangereux,
26:43je vais essayer de voir
26:44avec ma dentiste
26:45si elle peut te prendre
26:46entre deux.
26:47à l'époque,
26:47je travaillais encore,
26:49j'ai donc pris
26:49une semaine de vacances
26:52pour aller là-bas
26:53à 7 heures de route quand même.
26:54Vous avez traversé la France,
26:56pris des jours de congé
26:56pour aller vous faire soigner,
26:57mais c'est fou.
26:58Exactement.
26:59Et j'ai fait ça
27:00deux fois de suite,
27:01voilà,
27:02et puis ça m'a coûté
27:04énormément d'argent.
27:05J'imagine.
27:05Au lieu d'avoir juste
27:06un recollage
27:08qui était anodin,
27:10ça m'a coûté
27:10beaucoup de frais.
27:12Plus les frais de déplacement,
27:14plus...
27:14Non, mais c'est fou.
27:15Voilà, tout à fait.
27:16Non, mais je ne sais pas
27:16si vous imaginez.
27:18Alors, faire du préventif,
27:20effectivement,
27:21aller chez le dentiste
27:21une fois par an,
27:22mais ça serait merveilleux.
27:23Comment on fait ?
27:24On ne peut pas.
27:25On ne peut y aller
27:26qu'en catastrophe.
27:28Et aujourd'hui,
27:29vous avez retrouvé
27:29un dentiste près de chez vous ?
27:31Non.
27:32Non, il n'y en a pas ?
27:32Non, non.
27:34Je vais essayer
27:34de retourner chez ma fille
27:35pour prendre un rendez-vous
27:37et puis prendre...
27:38En fait, il faut combiner
27:39un séjour chez votre fille
27:40et en même temps
27:41avoir le rendez-vous.
27:42Exactement.
27:43Non, mais c'est lunaire.
27:45Ah, c'est lunaire, oui, oui.
27:46Mais vous savez,
27:47on parle des chirurgiens dentistes,
27:48mais les dermatoses,
27:50c'est la même chose.
27:52Les cardiologues,
27:53c'est la même chose.
27:53Enfin, il n'y a pas...
27:55C'est un problème.
27:56On ne peut plus faire
27:57de préventif aujourd'hui.
27:58Ce n'est plus possible.
28:00Ce n'est plus possible.
28:01Restez avec nous,
28:02Patricia.
28:02On va accueillir
28:03Marie-Evelyne.
28:04Bonjour, Marie-Evelyne.
28:06Marie-Evelyne ?
28:08Alors, on va la retrouver
28:09sans doute.
28:10Elle a dû s'absenter.
28:12Marie-Evelyne,
28:13on va d'abord rejoindre Nicolas.
28:16Bonjour, Nicolas.
28:18Bonjour.
28:19Bonjour.
28:20Vous êtes dentiste, vous.
28:22Oui.
28:23Dentiste où, ça ?
28:24Alors, moi,
28:25je suis dans les Landes.
28:26Dans les Landes.
28:26Vous avez, j'imagine,
28:27entendu le témoignage
28:28de Patricia, là,
28:29qui a mis cinq ans
28:30à trouver un dentiste
28:31et qui a dû finalement
28:32traverser toute la France.
28:33Enfin, je trouve ça
28:33complètement dingue.
28:35Alors, oui,
28:35je pense beaucoup à Patricia
28:38parce que mon papa
28:39n'a pas été dentiste
28:40dans les Deux-Sèvres.
28:42Et en fait,
28:44quand il a pris sa retraite,
28:47bien sûr,
28:47comme ses autres confrères,
28:48ils n'ont pas été remplacés.
28:50Voilà.
28:51Faute de dentistes
28:54sortant des facultés
28:55ou de dentistes
28:59qui voulaient venir
29:00s'installer dans les Deux-Sèvres.
29:01C'est ça,
29:01parce qu'en fait,
29:02je le rappelais tout à l'heure
29:03dans le journal
29:04avec le président
29:05du Conseil national
29:06de l'ordre des chirurgiens dentistes
29:07les chiffres.
29:07En 2013,
29:08on avait un peu plus
29:09de 40 000 dentistes.
29:11Aujourd'hui,
29:11il y en a presque 50 000.
29:14Donc,
29:14il y a de plus en plus
29:15de dentistes,
29:16mais ils sont mal répartis
29:17sur le territoire.
29:18Il y a des endroits
29:18où ils ne veulent plus
29:19s'installer, en fait.
29:20Je suis d'accord avec vous.
29:22Est-ce que vous voulez
29:23aller fonder une famille
29:25et élever vos enfants
29:26dans des endroits
29:28qui n'ont pas de commodité,
29:29pas d'école,
29:30pas de quoi que ce soit ?
29:33Pour bien connaître
29:34les Deux-Sèvres,
29:36c'est un débarquement formidable,
29:38mais à côté de ça,
29:40vous êtes un petit peu
29:42loin de tout,
29:42notamment à Bressuire
29:44ou à Samexan.
29:47Je ne jetais pas la pierre
29:48à ces dentistes
29:49qui ne veulent pas
29:50aller s'installer
29:51dans ces territoires-là.
29:52Je vous entends bien.
29:53Mais je comprends complètement
29:55qu'effectivement,
29:55quand il n'y a pas d'école,
29:57je dis n'importe quoi,
29:58pas d'hôpital,
29:59pas d'autres médecins,
30:01et qu'on a des enfants
30:02en bas âge
30:02ou qu'on a envie
30:03de fonder une famille,
30:04on se dit
30:04je ne vais pas forcément
30:05aller m'installer là.
30:06Vous, donc,
30:07vous êtes dans les Landes,
30:08dans un territoire
30:09où on manque de médecins
30:10ou pas ?
30:11Non.
30:11Nous, on est à l'exilibre.
30:12Oui.
30:13Et vous, malgré tout,
30:16vous avez des grosses journées.
30:17On a beaucoup,
30:18beaucoup de demandes
30:19parce qu'en fait,
30:21on récupère tous les gens
30:24de, on va dire,
30:25de l'Est des Landes
30:26et du Gers
30:28et du Lot-et-Garonne
30:30qui n'ont pas forcément
30:33la possibilité
30:34de prendre rendez-vous.
30:36Et donc,
30:37quand on vous appelle,
30:39parce que Patricia,
30:39par exemple,
30:40elle a appelé
30:40tous les dentistes
30:42du département
30:43et au-delà
30:44et qu'on vous dit
30:45mais je n'arrive pas,
30:45il faut absolument
30:46que je trouve quelqu'un,
30:47vous prenez
30:48ou vous ne prenez pas ?
30:49Alors, c'est très compliqué.
30:51Nous, on applique
30:52une politique
30:53au sein du cabinet
30:54qui est que
30:55quand on a nos patients
30:57enregistrés dans le fichier,
30:59si vous avez un problème,
31:01vous appelez le matin,
31:02vous serez reçu le soir.
31:03D'accord,
31:03ce qui est déjà bien.
31:04Mais si on n'est pas patients
31:05chez vous ?
31:06C'est beaucoup plus compliqué.
31:09Mais,
31:09et là,
31:10je vais mettre
31:11un petit calou
31:12dans la chaussure
31:13de nos chers
31:17Doctolibs.
31:18en fait,
31:19on a tellement
31:20de rendez-vous
31:21qui sont manqués
31:22qu'on pourrait dégager
31:23énormément
31:24de place
31:27pour des gens
31:28en urgence.
31:29Mais ça veut dire
31:30que des gens
31:31qui prennent rendez-vous
31:32et qui ne viennent pas ?
31:33Bien sûr.
31:34Sans prévenir ?
31:35Oui.
31:36Sur une journée,
31:37je crois que vous disiez
31:38une journée complète,
31:39vous avez entre 15 et 20 rendez-vous,
31:40c'est ça ?
31:41Oui.
31:42Combien de rendez-vous
31:43pas honorés ?
31:44Alors,
31:45ce n'est pas comme ça
31:46que ça s'est passé.
31:46J'avais appelé Éric Brunet
31:48il y a 4 ans ou 5 ans.
31:50Sur un samedi matin
31:51où j'avais 8 rendez-vous
31:53de consultation,
31:54j'avais eu 5 lapins.
31:56Oui.
31:57Donc,
31:57ça dépend des jours.
31:58Il y a des fois
31:58où c'est beaucoup,
31:59en fait.
32:00Oui,
32:00mais c'est impactant
32:02pour les gens
32:02qui ont mal.
32:02Bien sûr.
32:03Surtout.
32:05C'est juste
32:06une éducation des gens.
32:06Qu'est-ce qu'on peut faire
32:07contre ça ?
32:08On avait parlé
32:08de cette taxe lapin.
32:11C'est le gouvernement
32:12qui en avait parlé.
32:14Ça serait la solution ?
32:15Non.
32:16Non ?
32:16Non,
32:17il faut simplement
32:18éduquer les gens.
32:19Et leur dire
32:20que s'ils veulent
32:20des rendez-vous
32:21de dentistes,
32:21il faut honorer
32:22ceux qu'ils ont prêts,
32:23en fait.
32:23Bien sûr.
32:24Et des commandés
32:25qui ne peuvent pas venir.
32:28Parce que
32:28dans une journée,
32:30on a
32:31sur 20 rendez-vous,
32:33on a
32:34deux plages
32:35qui ne vont pas
32:36être honorées.
32:37Oui,
32:37donc c'est quand même
32:38beaucoup.
32:38Et là,
32:39nous,
32:39on peut recevoir.
32:40Bien sûr.
32:42Oui,
32:42parce que j'imagine
32:43qu'il y en a plein
32:43qui peuvent même
32:44venir à la dernière minute
32:45en disant,
32:46vous leur dites
32:47j'ai une place
32:47dans une heure
32:48et ils sont là.
32:49Nicolas,
32:50restez avec nous.
32:51On a retrouvé
32:51Marie-Evelyne
32:52qui,
32:52elle,
32:52cherche un dentiste
32:53depuis deux semaines
32:54et ce sera dans un instant.
32:55on va tout de suite
32:56sur RTL.
32:58Envoyez-nous vos messages
32:59sur l'application RTL
33:00ou appelez-nous
33:01au 30 de 10.
33:0250 centimes la minute.
33:04Jusqu'à 14 heures.
33:06Les auditeurs ont la parole.
33:08Amandine Bégaud
33:09sur RTL.
33:11Mon conjoint est en dentiste.
33:12On est obligé
33:13de prendre en charge
33:14des patients
33:15dont les praticiennes
33:16ne souhaitent pas
33:17gérer les problématiques,
33:19notamment les jeunes.
33:20Puisque,
33:21bon,
33:21la Sécurité sociale
33:22a mis en place
33:22ce qu'on appelle
33:23un examen du codentaire.
33:25Nous,
33:25on est s'immagé.
33:26On voit entre 25 et 30 patients
33:28par jour
33:28et ce n'est pas tenable.
33:30Le message de Christine
33:31au 30 de 10.
33:33On évoque effectivement
33:35cette galère
33:36pour bon nombre d'entre vous
33:38pour vous faire soigner les dents.
33:40Près de 6 millions de Français
33:41qui vivent aujourd'hui
33:41dans un désert dentaire.
33:43Et on a retrouvé Marie-Evelyne.
33:44Bonjour Marie-Evelyne.
33:46Bonjour madame.
33:47Vous nous appelez d'où,
33:48Marie-Evelyne ?
33:49Je suis orléanelle.
33:51Je vous appelle actuellement
33:53de Lourdes
33:54où j'essaie de prier
33:54pour me guérir.
33:57Un peu d'humour.
33:58Vous gardez le sourire
33:59et vous avez raison.
34:00Il faut aussi voir
34:01le bon côté des choses.
34:02Mais bon,
34:03ça fait deux semaines,
34:04vous nous disiez
34:05dans le message
34:05qu'on entendait tout à l'heure
34:06que vous avez
34:06les gencives
34:08enflammées.
34:09Eh oui.
34:09Qu'est-ce qui vous arrive alors ?
34:12Eh bien,
34:13donc,
34:14la gencive est enflammée
34:15suite
34:18comment dirais-je ça ?
34:19J'avais mangé
34:20et c'est resté.
34:22Vous savez,
34:22parfois,
34:22on a des trucs
34:23qui se poincent
34:24entre les dents.
34:25J'ai pris du fil dentaire
34:27pour pouvoir enlever.
34:29J'ai enlevé
34:29et puis après,
34:30j'ai vu qu'il restait
34:31encore un bout.
34:32Et je me suis permis,
34:33je suis franche,
34:34parce que chrétienne,
34:35catholique,
34:35pratiquant,
34:36je n'ai pas à mentir.
34:37J'ai pris
34:40quoi on va dire ?
34:41Vous savez,
34:41les attaches
34:42de,
34:42comment on appelle ça ?
34:44De sachets plastiques.
34:45Quand on veut mettre
34:46des trucs au congélateur,
34:47vous voyez les petites attaches blancs.
34:48Oui.
34:49J'ai lavé sous la main,
34:50j'ai pris,
34:51j'ai mis entre la,
34:52entre le trou
34:53et je crois que je me suis
34:56fait un petit mal
34:58en mettant ça
34:59entre la dent
34:59et la gencive
35:00et ça a saigné.
35:01D'accord.
35:02Tout de suite,
35:02j'ai fait,
35:03comme je suis
35:04une ancienne aide-soignante,
35:06j'ai fait tout de suite
35:07mon antifamé.
35:08avec de la lodon
35:09où il y a un antifamé
35:10de grand,
35:11c'est pas l'être
35:11très simple
35:12et tout.
35:14Le saillement est passé
35:15et tout petit à petit,
35:17j'ai commencé
35:17à avoir mal.
35:18Un coup,
35:19deux coups
35:19et là,
35:20un petit type
35:21de rien du tout,
35:22ça a pris
35:22jusqu'à la gencive
35:24du dessus.
35:25C'était le bas,
35:26le dessus a pris.
35:27Et donc,
35:28ça,
35:28ça vous est arrivé
35:29à Lourdes
35:29ou à Orléans ?
35:31À Lourdes.
35:31À Lourdes,
35:32ok.
35:32Vous avez appelé
35:33tous les dentistes autour ?
35:34J'ai appelé,
35:35non,
35:35je connais un dentiste
35:36que j'ai appelé
35:37qui a l'habitude
35:38de prendre,
35:38l'autre ou les autres,
35:39ils sont tout le temps
35:40sous-bouqués,
35:41donc je les appelle
35:43qu'il faut être franche.
35:44Mais celui qui a encore
35:46du cœur qui vous prend,
35:47je l'ai appelé,
35:48il m'a dit,
35:48là,
35:49je ne sais pas,
35:50pas avant juin.
35:51Pas avant juin ?
35:53Oui.
35:53Et alors,
35:54en attendant,
35:55ça vous souffrait ?
35:56Eh bien oui,
35:57donc c'est de là
35:58qu'elle me...
35:58Je l'ai rappelé,
35:59j'ai dit vraiment,
36:00je veux bien attendre
36:01tout ce que vous voulez,
36:03c'est une grosse souffrance,
36:04j'ai mal jusqu'au crâne.
36:05et tout,
36:06la gencive s'est enflammée,
36:08je ne mange pas,
36:09ça veut dire que
36:09je me suis privée
36:10de nourriture
36:11pendant une semaine.
36:12Rien ne peut passer
36:13parce que tout de suite,
36:14dès que je mange,
36:15les douleurs commencent.
36:17Oui,
36:17parce que la nourriture
36:18tombe dessus
36:18et comme je fais des efforts
36:20pour manger,
36:21eh bien je réveille.
36:22Donc,
36:23je ne mangeais pas
36:24et tout.
36:25alors j'ai dit
36:25si vous voulez,
36:26je vais attendre
36:27et tout
36:27et elle m'a dit non.
36:29Donc du coup,
36:29elle m'a dit
36:30bon,
36:30je vous conseille
36:31d'aller aux urgences
36:32à table.
36:33Oui.
36:33Je ne connais pas.
36:35Alors je me suis renseignée
36:36à peine...
36:38En train,
36:39c'est à 10 minutes
36:40mais il faut payer le train
36:41et en bus,
36:43c'est une heure de train
36:44mais vous payez un euro.
36:46Donc vous y êtes allée ?
36:47Donc je suis allée
36:49et c'est de là
36:50que la dame m'a dit
36:52qu'elle ne prend pas
36:54les personnes
36:55à la carte de sécu.
36:57C'était privé.
36:58Ah, c'était privé.
36:59Donc vous n'aviez pas de...
37:02Non.
37:02Vous n'avez pas de mutuelle,
37:03c'est ça ?
37:06Non,
37:06elle ne prend pas
37:06la carte de sécu,
37:07elle m'a dit.
37:08Ah, c'est sans...
37:09Il n'y a pas de remboursement sécu,
37:10d'accord, ok.
37:11Non, rien du tout.
37:11D'accord.
37:12Et donc du coup,
37:12vous avez dit non ?
37:13Alors,
37:14j'ai dit non
37:14parce que c'est 80 euros.
37:1680 euros, ok.
37:16Même si avec ma souffrance,
37:19c'est-à-dire que je me suis vengée
37:20dans la mesure où
37:21je ne suis pas
37:21une consommatrice
37:22de sécu.
37:24Il le savait,
37:25il m'a même déjà appelé
37:26plusieurs fois.
37:27J'ai dit oui,
37:28je me soigne toute seule.
37:30Bon,
37:30je fais attention quand même
37:31à ma santé.
37:32Voilà pourquoi
37:33vous ne me voyez pas
37:33toutes les 5 secondes.
37:35Dans une année,
37:35peut-être si on m'a vue,
37:37je dis bien dans une année,
37:39peut-être qu'on ne m'a pas vue
37:40ou peut-être au bout de 2 ans
37:41on me voit une fois.
37:43Bon,
37:43et alors du coup là,
37:44Marie-Evelyne,
37:45en attendant,
37:45vous prenez du paracétamol,
37:47c'est ça ?
37:47Voilà,
37:48pour la douleur.
37:50Et puis,
37:51ça n'allait pas non plus
37:52puisque je vous dis,
37:52c'est juste à la tête.
37:54Et vous êtes en déjoint là
37:55du coup ?
37:55Non,
37:56du coup,
37:56j'ai réfléchi,
37:58j'ai dit,
37:58oh,
37:59quoi qu'il y a une aide-soyante
38:00à oublier,
38:01il faut prendre
38:02des sachets de glaçons.
38:04Oui.
38:05Parce que j'ai pris de là,
38:06il y a des choses
38:06que j'ai oubliées
38:07que j'avais l'habitude.
38:08Alors,
38:09j'ai pris des sachets
38:09de glaçons,
38:10je me suis mis plein,
38:11plein,
38:12plein la tête,
38:12j'ai attaché la tête,
38:13j'ai mis un gros bonnet,
38:15après j'ai pris un foulard
38:16et j'ai bien attaché la tête
38:18et ça a fait,
38:19en fait,
38:20c'est le sang qui montait.
38:21Ça vous a soulagé du coup ?
38:23Ah oui,
38:24énormément même,
38:25grâce à ces glaçons-là.
38:27Mais je ne suis toujours pas soignée
38:28parce qu'il faut de l'antidiotique.
38:30Je ne suis pas soignée.
38:32Merci beaucoup Marie-Evelyne
38:34pour votre témoignage
38:35et bon courage.
38:36J'espère que ça va finir
38:39par s'arranger.
38:40Je voudrais qu'on accueille
38:41Christian.
38:42Bonjour Christian.
38:43Oui.
38:43Vous nous appelez d'où ?
38:45De Bourg.
38:46De Bourg-en-Bresse.
38:47Et alors vous,
38:48qu'est-ce qui vous est arrivé ?
38:49Racontez-moi.
38:50Ben,
38:51moi je me suis fait faire
38:52deux appareils
38:54dentaires
38:55et donc
38:5815 jours
38:59et ils me les ont
39:01mal fait.
39:03Et j'en ai eu
39:05de ma poche
39:06pour
39:062000.
39:08Oh là,
39:08mais vous n'avez pas rappelé
39:09le dentiste
39:10qui vous les a fait ?
39:11Comment ?
39:12Vous n'avez pas rappelé
39:13le dentiste
39:13qui vous les a fait ?
39:15Ah ben si,
39:15mais il n'y avait plus de dentistes.
39:17Comment ça,
39:18il n'y avait plus de dentistes ?
39:20Elle n'avait plus de dentistes
39:23où il était.
39:25Elle était.
39:25Elle était partie ?
39:27Ben oui.
39:28Ah,
39:28mais partie où ?
39:31Les gens travaillent
39:33en même temps maintenant.
39:34D'accord.
39:35Ah,
39:35mais elle n'était plus là
39:35sur le moment,
39:36mais elle était là
39:36un autre jour.
39:37Non ?
39:38Non,
39:39non plus.
39:39Alors j'ai trouvé,
39:40j'ai eu un ami
39:41qui était
39:42prothésiste dentaire
39:43qui m'a
39:46resserré
39:47et recollé
39:48et comme
39:50l'appareil
39:50était cassé en deux.
39:52Oui.
39:53Donc autrement,
39:54j'allais mettre
39:55de la colle
39:56de la superbu.
39:59Ah oui.
40:01Et là,
40:01ça va mieux ?
40:03Ah ben là,
40:04depuis qu'il me les a refaits,
40:06oui.
40:07D'accord.
40:07Il m'a dit,
40:07il faudra quand même
40:09trouver un dentiste.
40:10Et alors,
40:10vous avez trouvé depuis ?
40:11Non.
40:12Ah,
40:13et vous avez essayé de trouver ?
40:15Enfin,
40:15vous avez cherché ?
40:16Oui.
40:17Complets,
40:17complets.
40:18Oui,
40:18partout,
40:18on vous dit que ce n'est pas possible.
40:20Ben oui.
40:20Oui.
40:21Alors en France,
40:22c'est incroyable
40:23qu'on ne peut pas soigner.
40:25Oui,
40:26non mais vous êtes
40:27très nombreux
40:28à nous appeler
40:29pour ça.
40:29Merci beaucoup Christian
40:30pour votre témoignage.
40:31Je voudrais qu'on accueille Malik
40:32à présent.
40:33Bonjour Malik.
40:34Oui,
40:34bonjour.
40:34Vous nous appelez d'où ?
40:36Je vous appelle
40:37de Méricoura.
40:38Très bien.
40:39Dans le Pas-de-Calais.
40:39Dans le Pas-de-Calais.
40:40Et vous alors,
40:41expliquez-nous,
40:41qu'est-ce qui vous est arrivé ?
40:43Alors moi,
40:45à la base,
40:45je suis diabétique.
40:48Donc en théorie,
40:49il faudrait
40:50deux consultations
40:51par an.
40:53Oui.
40:53Mais la dernière fois
40:55que j'ai eu
40:56une vraie consultation,
40:57ça remonte à 12 ans
40:58quand j'habitais encore
41:00à Mayenne.
41:01Parce que là,
41:01vous n'en trouvez pas ?
41:02Il n'y en a pas.
41:03Dans le Pas-de-Calais ?
41:03Ah oui ?
41:04Il n'y en a pas.
41:05Dans le Pas-de-Calais,
41:06oui,
41:06parce qu'à Méricour,
41:09il y avait
41:10quatre chirurgiens
41:12dentistes.
41:12Oui.
41:13Et en gros,
41:15si je dis quatre,
41:15en gros,
41:16c'est trois
41:16parce qu'il y a deux
41:17qui sont sur le même cabinet.
41:21Et deuxième.
41:22Et la troisième,
41:24le troisième cabinet,
41:25il est parti à la retraite.
41:27Et il n'est pas remplacé.
41:29Oui.
41:30Donc du coup,
41:32ça fait deux ans,
41:33j'ai eu une rage dedans.
41:36Doctolib,
41:36c'est même pas la peine.
41:39Pour finir,
41:40j'ai élargi un peu,
41:42sous le conseil
41:43de mon médecin,
41:44on a élargi
41:45aux communes voisines.
41:48Et il y a un mois,
41:49j'ai eu un rendez-vous.
41:51Donc je suis arrivé
41:52au cabinet dentaire,
41:54le chirurgien a dit
41:56il n'y a pas moyen,
41:58il faut une extraction
42:00tout de suite.
42:02Or,
42:02je n'étais pas préparé
42:03à l'extraction,
42:04mais bon,
42:05on a dû la faire.
42:05S'il fallait encore
42:06attendre un rendez-vous,
42:08j'imagine, oui.
42:09Donc il y a fait tout de suite.
42:10Et le délai
42:11pour avoir un rendez-vous,
42:12c'est combien de temps
42:12chez vous alors ?
42:13Le minimum,
42:14c'est entre
42:15huit et neuf mois.
42:16Oui.
42:18Huit et neuf mois.
42:19Nicolas,
42:19vous êtes toujours avec nous
42:20dans Tisse dans les Landes.
42:21Vous,
42:22si je vous appelle aujourd'hui
42:23pour prendre rendez-vous,
42:25quand il y aura de la place,
42:26c'est quand ?
42:29Mi-juin.
42:30Mi-juin ?
42:30Même si je ne suis pas patiente ?
42:32Si vous n'êtes pas patiente,
42:34c'est mi-juin.
42:34D'accord.
42:35Si je ne suis pas patiente,
42:36c'est mi-juin.
42:36Si je suis patiente
42:37et qu'il y a une urgence,
42:38ça peut être,
42:39vous m'avez dit,
42:40presque jour même.
42:40Vous vous appelez à 9h,
42:42on vous verra à 19h.
42:46Et coller soi-même
42:47son appareil dentaire
42:48comme voulait le faire Christian,
42:50je crois qu'on avait,
42:51ça ne s'est pas du tout indiqué,
42:52on est d'accord.
42:53Alors,
42:53voilà,
42:55moi j'ai bien écouté.
42:56Bon,
42:56mais Christian,
42:57le problème,
42:58de sa dentiste
42:59qui est parti,
43:00Christian,
43:01il était peut-être
43:01dans un centre dentaire ?
43:03Oui.
43:04Oui.
43:04Les centres dentaires,
43:07Dentego,
43:07Dentalia,
43:08dans ce que vous voulez,
43:09c'est à fuir ?
43:10Non,
43:11après ça c'est...
43:12Non,
43:13c'est à fuir
43:13puisque de toute façon,
43:15ça va fermer,
43:17c'est des gens
43:17qui ne fonctionnent
43:18que sur le chiffre
43:20et donc,
43:21c'est à fuir.
43:23Oui,
43:23sauf que,
43:24alors je veux me faire
43:24l'avocat du diable Nicolas,
43:25mais quand on cherche un dentiste,
43:26on prend ce qu'on trouve.
43:28Exactement.
43:30Donc ça veut dire,
43:31vous dites qu'il y en a
43:31qui font du business là-dessus ?
43:33Non,
43:34ce n'est pas ce que je dis.
43:35Je dis que quand vous allez au restaurant,
43:37vous regardez les avis.
43:39Oui,
43:39mais vous imaginez
43:40les cinq ans,
43:42enfin moi,
43:42la galère de Patricia,
43:44cinq ans comme ça
43:46à chercher un dentiste,
43:47je n'aurais pas eu cette patience.
43:49c'est un truc de fou
43:50parce que nous,
43:51on a des gens
43:52qui viennent en camping-car
43:54pour se faire soigner
43:55chez nous.
43:55Des gens qui viennent
43:56en camping-car ?
43:57Oui,
43:59du Lot-et-Garonne
44:00pour venir se faire soigner
44:01dans les Landes.
44:02Ah oui.
44:03Donc,
44:03il y a presque un tourisme,
44:05je ne sais pas si,
44:05ce n'est pas le bon mot
44:06parce que ce n'est pas du plaisir,
44:07mais...
44:08C'est exactement ça.
44:10Et pour Marie,
44:13je ne comprends pas
44:14qu'à Lourdes,
44:17nous,
44:17on est en ville thermale,
44:20si on ne dépanne pas les gens
44:22ou on ne soigne pas les gens,
44:24en fait,
44:25la ville thermale,
44:26elle ne sert à rien.
44:27Bien sûr.
44:28Restez avec nous, Nicolas,
44:29on se retrouve dans un instant.
44:30A tout de suite.
44:35Bonne journée sur RTL.
44:54Et on continue à évoquer
44:55cette galère
44:56pour bon nombre d'entre vous,
44:57de vous faire soigner les dents.
44:59Près de 6 millions de Français,
45:00je vous le disais,
45:01qui vivent aujourd'hui
45:01dans ce qu'on appelle
45:02un désert dentaire.
45:04C'est souvent,
45:05effectivement,
45:06difficile.
45:07On va retrouver
45:08Éric.
45:09Bonjour, Éric.
45:10Bonjour.
45:11Vous nous appelez d'où, Éric ?
45:13Alors, moi,
45:13je suis actuellement
45:17entre Alençon et Laval.
45:19Parce que vous êtes routier,
45:20c'est ça ?
45:20Voilà.
45:20Voilà.
45:21Et sinon,
45:22j'allais dire en vrai,
45:23vous habitez où ?
45:24Moi, j'habite autrement,
45:26j'habite auprès de Guirande.
45:27D'accord.
45:28Très bien,
45:28en Loire-Atlantique.
45:29Et alors,
45:30vous avez du mal
45:31à vous faire soigner les dents ?
45:33Alors, moi,
45:33vu mon...
45:34Comment ça s'appelle ?
45:36Juste le métier que je fais,
45:37c'est un peu compliqué
45:38parce que je pars à la semaine.
45:40Maintenant,
45:40j'ai des tournées
45:41qui sont un peu plus régulières.
45:43Je sais,
45:44ça me libère tous les 15 jours
45:45un lundi ou un samedi.
45:48Mais même par rapport à cela,
45:51si vous voulez,
45:51c'est très dur
45:52d'être suivi par un dentiste.
45:54Et puis moi,
45:55le dernier dentiste que j'ai eu,
45:58il m'a fait...
45:59j'ai posé des...
46:00Comment ça s'appelle ?
46:01Des bridges,
46:02des pivots qui sont partis,
46:04des couronnes qui sont parties.
46:06Alors donc,
46:06j'ai pris une décision radicale
46:08en début d'année.
46:10Et du coup,
46:10moi,
46:11je suis parti en Hongrie.
46:12En Hongrie ?
46:13Pourquoi en Hongrie ?
46:15Eh bien,
46:15parce qu'en Hongrie,
46:17si vous voulez,
46:19je me suis fait...
46:20Ça s'est passé en deux fois.
46:23Là,
46:24j'ai été pour la première fois.
46:25On m'a mis...
46:25On m'a mis six implants en bas
46:29et six implants en haut.
46:30Là,
46:30j'ai une mâchoire...
46:32Enfin,
46:32j'ai un appareil provisoire.
46:33Et quand je vais y retourner,
46:35ils vont me mettre
46:36les deux appareils fixes.
46:38Bon.
46:39Et qui...
46:39Enfin,
46:40vous aviez été conseillé
46:41pour aller là-bas
46:42quand vous vous êtes retrouvé en Hongrie ?
46:45Eh bien...
46:46Non,
46:46mais ce n'est pas la porte à côté,
46:47quoi.
46:47Vous auriez pu choisir,
46:48je ne sais pas,
46:48l'Allemagne ou...
46:49Eh bien,
46:50la Hongrie,
46:51ça fait partie de l'Europe.
46:53Oui.
46:55Et au niveau...
46:56J'avais été aussi...
46:58Parce que j'avais des personnes
47:00qui étaient parties là-bas
47:01pour se faire soigner
47:02et qui avaient été...
47:04qui avaient été faire faire
47:05la même chose.
47:06Mais j'imagine que ça vous coûte
47:07de l'argent,
47:08plus que si vous étiez soigné
47:09en France.
47:10Alors,
47:10écoutez,
47:11j'avais déjà mis 12 000 euros
47:13avec le dentiste que j'avais.
47:15Entre les bridges,
47:16les dents sur pivot,
47:17les couronnes,
47:18j'avais déjà mis en disant
47:2012 000 euros.
47:22C'était toujours une galère pour...
47:24Il y avait toujours quelque chose.
47:26Donc,
47:26c'est pour ça que j'ai pris
47:28une décision radicale.
47:30Donc,
47:31voilà.
47:33Nicolas,
47:33vous qui êtes dentiste,
47:35vous nous disiez que vous,
47:36vous aviez des patients
47:37qui venaient en camping-car.
47:39Mais vous aviez déjà entendu
47:41des patients qui vont...
47:42Enfin,
47:42français qui vont en Hongrie
47:43se faire soigner ?
47:44Oui.
47:45Oui ?
47:46Ah oui,
47:46c'est courant ?
47:46Oui.
47:47Alors,
47:48nous,
47:49on est des dentistes des champs.
47:51On a des tarifs
47:52qui sont très,
47:53très maîtrisés.
47:54Mais j'ai entendu ça
47:55de curistes parisiens.
47:57D'accord.
47:59Ok.
47:59Qui disaient qu'ils allaient
48:00en Hongrie
48:01et ainsi de suite
48:02ou en Bulgarie.
48:03Vous conseillez,
48:04vous,
48:04en tant que dentiste ?
48:06Alors,
48:08bizarrement,
48:09c'est ça le problème.
48:11C'est le suivi.
48:12Ben oui.
48:13S'il y a un problème,
48:14on ne peut pas faire la lecture.
48:15Il faut repartir en Hongrie.
48:17Parce que personne
48:18ne mettra le doigt
48:20dans quelque chose
48:22dont on ne connaît pas
48:23la provenance,
48:24la manière dont ça a été fait,
48:26et ainsi de suite.
48:27Voilà.
48:27Vous vouliez dire autre chose,
48:28Eric ?
48:29Alors,
48:30parce que moi,
48:31le premier rendez-vous,
48:32je l'ai eu,
48:32c'était...
48:32J'ai eu sur Paris,
48:33parce qu'ils ont une antenne
48:34à Paris.
48:35Ah, d'accord.
48:35Et si on a le moindre problème,
48:38on retourne sur Paris.
48:40Donc,
48:41ça veut dire
48:41que c'est une dentiste français
48:42qui pratique en Hongrie.
48:45C'est des dentistes français
48:46qui vous soignent,
48:47Eric ?
48:47Ah, ben,
48:48ils parlent très bien le français.
48:49Mais ils sont français ?
48:51Alors,
48:52je pense que là-bas,
48:54il doit y avoir
48:54des dentistes...
48:57Il doit y avoir
48:58les membres de la direction
48:59qui sont français
49:00avec des dentistes français,
49:01oui.
49:01Oui,
49:02certainement.
49:03Et donc là,
49:04qu'ils vont faire du business
49:05ailleurs,
49:05on est d'accord ?
49:06Eh ben,
49:06c'est un moyen
49:07de moins payer de charges,
49:09de taxes,
49:10de tout.
49:11Je voulais aussi
49:12qu'on entende Christine.
49:13Bonjour, Christine.
49:15Bonjour.
49:16Oui,
49:16merci d'avoir patienté
49:17votre conjoint
49:18et dentiste
49:19et il se démène
49:20autant qu'il peut
49:20pour prendre
49:21tous les patients possibles,
49:22c'est ça ?
49:23Écoutez,
49:23alors,
49:24moi,
49:24mon conjoint
49:25est dentiste
49:25dans le Vaucluse,
49:26quand même,
49:27c'est pas l'enfer,
49:27c'est pas le fin fond
49:28de la Creuse
49:30et j'adore la France,
49:31mais bon.
49:32Et en fait,
49:32on bataille
49:33pour pouvoir gérer
49:34effectivement
49:36une patientelle
49:37qui est la nôtre,
49:37mais même
49:38celle d'autres
49:40praticiens
49:40qui,
49:40quand même,
49:41démissionnent un petit peu
49:42sur les choses
49:43et c'est là où je voulais en venir.
49:44Le métier a changé,
49:45c'est-à-dire,
49:46il faut que,
49:47quand même,
49:47le métier de dentiste
49:48devienne lucratif.
49:49« Excusez-moi,
49:50le confrère de mon conjoint
49:51doit un petit peu partager,
49:53je suppose,
49:54mon point de vue. »
49:55Voilà.
49:56Et donc,
49:56écoutez,
49:57nous,
49:57on fait de l'omnipratique,
49:58mon conjoint fait de l'omnipratique
50:00et je vous dis,
50:00on est à 15 kilomètres d'Avignon.
50:02Et pour autant,
50:03on n'arrive pas à gérer,
50:04malheureusement,
50:05comment dire,
50:05tout cet afflux de patientelle.
50:07Alors,
50:08là,
50:08actuellement,
50:08on est dans le cadre
50:10d'un élargissement du cabinet,
50:12mais il faudrait qu'on trouve
50:14un jeune,
50:15enfin,
50:15jeune ou un moins jeune,
50:16en tout cas,
50:17un chirurgien dentiste
50:19ou une M. Oudam,
50:21peu importe,
50:22qui puisse accepter
50:24de gérer
50:25comme on le fait
50:26au quotidien.
50:27Écoutez,
50:28entre 25 et 30 patients
50:29par jour,
50:31voilà,
50:32pour faire,
50:33on est des soignants,
50:34on n'est pas des commerciaux,
50:35c'est ce que je disais
50:36tout à l'heure
50:36à l'interlocuteur
50:39que j'ai eu au téléphone.
50:40Merci beaucoup,
50:41Christine,
50:41pour votre témoignage.
50:42Et si jamais
50:43il y a un auditeur
50:43qui nous entend
50:44qui a envie d'aller
50:44s'installer du côté d'Avignon,
50:46on vous mettra en relation
50:48dans un instant sur RTL,
50:49l'heure du crime,
50:50Jean-Alphonse Richard
50:51et on part aux États-Unis.
50:51et on part aux États-Unis.
50:51et on part aux États-Unis.
50:51et on part aux États-Unis.
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