- il y a 7 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 06 avril 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Les auditeurs ont la parole.
00:03Amandine Bégaud sur RTL.
00:05Je suis un petit peu étonné de tickets restaurant, de pouvoir les utiliser le dimanche.
00:11Si les gens sont obligés de l'utiliser le dimanche, ils ne pourront pas manger le lundi
00:14parce qu'il n'y aura pas un ticket restaurant de plus.
00:17Ça n'amène pas un centime de plus.
00:19Je ne me demande pas si on se moque un peu du monde là.
00:22Le message d'Yves au 30 de 10 est comme lui.
00:25Oui, appelez-nous, réagissez à cette mesure annoncée ce week-end par le ministre du Commerce et des PME Serge
00:33Papin
00:34qui souhaite que les tickets restaurant soient utilisables le dimanche, utilisables au restaurant ou en supermarché.
00:41L'idée, c'est de redonner du pouvoir d'achat aux Français dans un contexte de crise du carburant.
00:46Bonne idée ou pas, on va en parler avec vous et on commence avec Alexandre.
00:49Bonjour Alexandre.
00:50Bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs.
00:52Vous nous appelez d'où ?
00:53De Metz.
00:54De Metz. Et vous avez des tickets restos, vous ?
00:57Oui, oui, j'en ai, mon épouse en a.
01:00Alors l'avantage, c'est que je vais pouvoir vous parler des tickets restos en France et au Luxembourg.
01:04Donc moi, j'ai des tickets restos en France, donc j'ai le droit à utiliser 25 euros par jour.
01:09Le fait de pouvoir les utiliser dimanche, écoutez, moi je trouve ça bien.
01:12Bien pour moi et puis bien pour les commerçants surtout.
01:15Qu'est-ce que vous répondez à Yves qui dit, ben oui, mais ils ne pourront pas manger le lundi
01:19?
01:20On pourra aussi manger le lundi parce qu'on a le droit à 25 euros par jour.
01:24Si on mange pour 10 euros le dimanche et 10 euros le lundi, ça va aussi.
01:28Voilà, il faut expliquer.
01:29On ne mange pas tous les jours forcément pour la même somme non plus.
01:32On peut manger très peu cher un jour et puis garder pour faire une petite cagnotte pour un autre jour.
01:36Très peu cher, soit chez un restaurateur ou soit faire des courses, s'acheter un plat déjà tout fait quand
01:41on n'a vraiment pas le temps et qu'on n'a qu'une demi-heure pour manger.
01:44Donc non, je trouve ça très bien.
01:45Je trouve ça très bien.
01:46Et ce qu'il faudrait même, c'est pouvoir les augmenter parce que suivant les entreprises, les entreprises, ils participent
01:52à hauteur de 60, 50 ou 40%.
01:54S'ils pouvaient y participer plus et puis être défiscalisés de leur part, ben ça serait encore plus intéressant.
02:01Oui, parce que ça, ça redonnerait du pouvoir d'achat vraiment.
02:04Ça, ça serait du vrai pouvoir d'achat.
02:06Je prends l'exemple de mon épouse.
02:07Elle a du ticket restaurant au Luxembourg.
02:10Donc au Luxembourg, vous pouvez utiliser 75 euros par jour et le montant des tickets restaurant, c'est minimum 15
02:16euros.
02:16Quant en France, c'est 10 euros.
02:18Ah oui.
02:19Et vous pouvez les utiliser aussi bien chez le commerçant, effectivement, pour faire ses courses pour manger que dans un
02:25restaurant.
02:26Justement, l'augmentation du plafond, c'est ce que demandent les restaurateurs.
02:29On entendait tout à l'heure Alain Fontaine, qui est le président de l'association des maîtres restaurateurs.
02:33Et lui, il disait, ce qui serait intéressant, c'est de permettre aux Français de pouvoir, effectivement, utiliser 50, 60,
02:4070 euros au restaurant.
02:43Oui, bon, après, 25 euros, je trouve que c'est déjà pas mal.
02:46Quand vous arrivez à trouver un restaurant avec un plat du jour à 13 euros ou à 15 euros, c
02:49'est déjà bien.
02:50Et aujourd'hui, si vous augmentez le plafond à 50 euros, ben là, par contre, vous n'allez l'utiliser
02:55qu'une fois.
02:55Parce que vos tickets restaurant, ce n'est pas non plus 900 euros par mois.
02:59Bien sûr.
03:00Voilà, parce qu'aujourd'hui, on peut peut-être imaginer l'idée d'une petite cagnotte.
03:05C'est-à-dire que, certains jours, vous mangez pour 3, 4 euros.
03:09Et puis, comme ça, vous gardez de l'argent pour l'utiliser, par exemple, pour une occasion.
03:13J'en sais rien.
03:14Oui, à ce moment-là, de faire un montant lissé sur le mois, comme pour une carte bleue, par exemple.
03:18Exactement.
03:19Oui, pourquoi pas.
03:20Pourquoi pas.
03:21Mais ce qui est vraiment intéressant pour du vrai pouvoir d'achat, c'est de pouvoir les augmenter.
03:25Que l'employeur puisse augmenter sa part de participation et qu'il puisse un peu défiscaliser.
03:30Et là, ça serait vraiment intéressant.
03:31Et le dimanche, je trouve ça très bien.
03:34Oui, vous applaudissez cette mesure.
03:36Oui, surtout qu'aujourd'hui, un ticket restant, ce n'est plus les tickets papiers.
03:40C'est une carte.
03:40Donc, vous l'utilisez comme une carte bleue.
03:42Et sincèrement, ça fait plus plaisir de sortir une carte bleue que de voir de l'argent débité sur son
03:48compte.
03:49Oui, oui, oui.
03:50On va écouter Paul.
03:53Bonjour, Paul.
03:54Bonjour.
03:55Oula, Paul, vous nous appelez de Vitré, je crois.
03:58Voilà, c'est bon.
03:58Ça sonne chez vous.
04:00Oui.
04:00Oui, vous êtes sur haut-parleur ?
04:01Oui.
04:02Il faut l'enlever, le haut-parleur.
04:03Oui, c'est mieux parce que je ne vous entends pas très, très bien.
04:06Là, je ne suis plus sur haut-parleur.
04:07Là, je vous entends bien.
04:09Vous, vous en pensez quoi de cette idée ? Bonne ou mauvaise idée ?
04:12Alors, moi, je trouve que c'est une mauvaise idée.
04:15Alors, déjà, la première remarque, c'est de dire, j'avais fait tout à l'heure, on entend sur les
04:21médias que ça va être fait.
04:23Je ferai remarquer que c'est un projet et non pas une décision.
04:27Les décisions, c'est nos électeurs, enfin, nos représentants.
04:32Oui, le gouvernement aimerait que la loi soit votée avant l'été.
04:34Voilà. Bon, ça, ce n'est pas trop important.
04:37Moi, j'ai réagi surtout, je voudrais rappeler le but du ticket repas.
04:43C'est faciliter, enfin, améliorer les repas des salariés, quelque part, qui se nourrissent mieux.
04:50Et dans ce sens-là, ok, c'est très bien.
04:55Mais là, on détourne complètement ce but-là.
04:58On nous dit, déjà, amélioration du pouvoir d'achat.
05:01Ça, c'est une fumisterie.
05:03Aujourd'hui, le salarié, il a déjà ce pouvoir d'achat, puisqu'il a les tickets.
05:07Qu'est-ce que ça va améliorer de les autoriser le dimanche et dans les grandes surfaces ?
05:13Donc, on détourne l'intérêt.
05:15Ça ne devient plus une aide à une meilleure santé, quelque part.
05:20Ça devient une amélioration du revenu.
05:22Et si c'est une amélioration du revenu, il faut fiscaliser.
05:25Il faut faire payer des charges sociales, contrairement à ce que disait la personne précédente.
05:33On va encore supprimer les cotisations et après dire qu'il n'y en a pas assez.
05:38À un moment, il faut savoir arrêter.
05:40Donc, le ticket repas s'est fait pour mieux manger sur le temps de travail.
05:46Je dirais, point final.
05:48Oui, en fait, l'idée, c'est pour ceux qui ne les utiliseraient pas forcément tout le temps de pouvoir
05:53leur permettre.
05:54Oui, mais quand on ne les utilise pas tout le temps, ça veut dire qu'on prend un petit sandwich
05:58ou quelque chose comme ça le midi.
06:00C'est contraire à l'objectif de départ du ticket restaurant.
06:06Et moi, je crois qu'il faut garder la nature d'origine du ticket restaurant.
06:12Et si c'est pour pouvoir manger autre et tout ça, ça devient du pouvoir d'achat.
06:18Et dans ce cas-là, il faut payer les cotisations, il faut l'intégrer dans le revenu, donc charges sociales,
06:25fiscalisation, etc.
06:27Et puis, en plus, là, on va favoriser les grandes surfaces au détriment des brasseries, des petits restaurants qui assurent
06:35les repas le midi.
06:36Mais c'est déjà le cas en grandes surfaces.
06:38On peut déjà utiliser les tickets resto, Paul.
06:40Oui, mais ça avait été mis, je crois que c'est suite au Covid, ça avait été mis, j'allais
06:45dire, à l'époque, ça se justifiait.
06:50Mais maintenant, c'était du provisoire.
06:52Et vous voyez, le provisoire, on le généralise.
06:54Vous, vous trouvez ça dommage que ce soit toujours possible de les dépenser en grande surface ?
06:59Non, je ne suis pas d'accord, non.
07:01Oui, vous n'êtes pas d'accord ?
07:02Non.
07:04Et si on continue mon raisonnement un tout petit peu plus loin, ça va devenir un élément du pouvoir d
07:10'achat.
07:10Et vous allez voir que dans deux ou trois ans, on va dire élément du pouvoir d'achat.
07:13Donc, il faut fiscaliser, il faut mettre des charges sociales.
07:16On y va toujours par petites touches.
07:19Et on finit par complètement déformer ce qui a été fait à l'origine.
07:25Restez avec nous, Paul.
07:26On va continuer à échanger avec Alexandre, mais on va accueillir aussi Thierry, Sébastien et Cédric dans un instant.
07:32Échanger sur ce sujet.
07:33A tout de suite.
07:34Vous souhaitez nous contacter ?
07:36Appelez-nous au 3210.
07:3850 centimes la minute.
07:41Amandine Bégaud.
07:43RTM midi, les auditeurs ont la parole.
07:46J'appelle concernant l'information pour l'utilisation des titres au restaurant le dimanche.
07:50Personnellement, je trouve que c'est une bonne idée.
07:52Maintenant, encore faudrait-il voir au niveau des commerçants afin qu'ils peuvent, entre guillemets, débloquer l'utilisation de la
07:59carte le dimanche.
08:01Et vous êtes nombreux, comme Guillaume, à réagir à ce projet, cette proposition de loi du gouvernement,
08:08ce projet de loi plutôt, pardon, du gouvernement qui souhaite faire passer la mesure d'ici à cet été,
08:14permettre à chacun d'utiliser ses tickets restos le dimanche.
08:18On en débat avec vous et le moins qu'on puisse dire, c'est que la mesure ne fait pas
08:21l'unanimité.
08:22Bonjour Thierry.
08:23Bonjour Amandine, bonjour aux auditeurs.
08:25Vous nous appelez d'où Thierry ?
08:27La Charenta.
08:27Et d'abord, est-ce que vous, vous avez des tickets restos ?
08:30Non, non, je n'en ai pas.
08:31Mais si je les avais, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas les utiliser le dimanche à ma
08:36guise.
08:37Alors à la limite, je serais même pour, il faudrait changer de nom en fait, il faudrait que ça s
08:40'appelle les tickets alimentaires.
08:41Parce qu'au moins, parce que à partir du moment où les gens s'en servent pour se nourrir, je
08:45ne vois pas où est le problème.
08:47Parce que s'ils vont dans un restaurant, il faut qu'ils complètent.
08:49Et les gens aujourd'hui n'ont peut-être pas les moyens d'aller au restaurant.
08:51Donc s'ils veulent aller dans une grande surface ou dans une boulangerie, ça c'est un sandwich et une
08:55bouteille d'eau pour manger.
08:56Et bien, ils utilisent leur ticket restaurant, je ne vois pas où est le problème.
08:59Et Alain Fontaine, tout à l'heure le président de l'association française des maîtres restaurateurs, nous le disait.
09:03Il y a beaucoup de Français aujourd'hui qui, grâce à ces tickets restos, nourrissent une partie de leur famille.
09:09Mais bien sûr. Et moi, je serais même pour le fait qu'il n'y a même pas de montant.
09:13C'est-à-dire que si une personne veut utiliser 90 euros aujourd'hui d'un coup pour faire ses
09:17courses, de toute façon, il va les utiliser dans le mois.
09:19Donc il est utilisé en une fois ou en dix fois, où est le problème ?
09:22Donc vous, vous dites bravo en fait.
09:24Mais bravo et puis à un moment, laissons les gens faire ce qu'ils veulent de leur argent.
09:29C'est quand même leur argent à un moment.
09:32Si vous interdisez, de toute façon, les personnes concernées n'iront pas au restaurant.
09:36Il faut bien qu'on se mette en tête ça, d'abord par souci de temps et puis par souci
09:39financier.
09:40Donc s'ils veulent utiliser leur ticket restaurant ou leur ticket alimentaire, que je préfère comme nom parce que c
09:45'est plus large.
09:46Oui, mais je pense que dans l'imaginaire collectif, ticket alimentaire, ça fait un peu ticket de rationnement.
09:50Oui, en même temps que je le disais, avec ce que vous dites, vous avez raison.
09:54Mais pareil, l'appellation ticket restaurant, elle est faussée aujourd'hui.
09:57Oui, ça c'est sûr.
09:59Quand vous allez à Auchan, Carrefour, Leclerc ou peu importe, c'est un restaurant.
10:02Et pourtant, vous allez acheter à manger pour nourrir votre famille, vous nourrir vous.
10:05Et puis les gens n'ont pas le temps, des fois, ils n'ont qu'une demi-heure, sandwich.
10:08Enfin non, laissons-les faire ce qu'ils veulent de leur ticket restaurant, la somme qu'ils veulent par jour,
10:13le dimanche, à minuit, à 2h du matin, à 4h, quand ils veulent.
10:18Bon, écoutez, merci Thierry pour votre témoignage.
10:21Bonjour Sébastien.
10:23Oui, bonjour.
10:24Et bienvenue sur RTL, je crois que c'est la première fois que vous nous appelez.
10:27Oui, tout à fait.
10:28Vous nous appelez d'où Sébastien ?
10:30Je suis très privilégié sur le basset d'Arcachon.
10:32Non, vous habitez là-bas ou vous êtes en week-end là-bas ?
10:35Ah non, j'habite là-bas.
10:36Oh là là.
10:37Comme quoi, comme dirait Zimbaud, la misère est meilleure au soleil.
10:40Non, mais c'est vrai que c'est quand même agréable, il faut reconnaître.
10:43Voilà, donc je suis, excusez-moi l'interme, je suis un peu en décalage, je suis un peu atterré du
10:47débat.
10:49Pourquoi donner des tickets resto ouverts le dimanche ?
10:52T'as qu'à faire les cours le samedi ou le lundi.
10:54S'il y a un magasin qui est fermé, t'y vas pas.
10:56Donc en fait, notre gouvernement nous prenne pour des âgneaux, pour des moutons, voilà.
11:02Mais non, mais ils disent que les gens iront peut-être au restaurant.
11:05Ah bien sûr, parce que vous, vous allez au restaurant, j'ai un ticket resto le dimanche à lundi ?
11:09Je pense pas.
11:11Non, non, non, mais moi j'ai pas de ticket resto en l'occurrence.
11:14Non, mais vous voyez, c'est dans l'image.
11:17C'est à un moment donné, on va faire un débat toute la journée
11:19parce que le gouvernement nous autorise à pouvoir consommer des tickets resto le dimanche.
11:25Non, mais on est où ?
11:26Aujourd'hui, bientôt le carburant, le gazole va passer à 3 euros.
11:30Et nous, on nous dit, allez au resto avec vos tickets resto.
11:33Non, mais je sais pas.
11:36Vous avez quoi, le sentiment qu'ils sont complètement en décalage, c'est ça ?
11:39Ou alors ils le font exprès.
11:40Ils espourent la situation, peut-être.
11:42Je sais pas.
11:42Je sais pas.
11:43Non, non, moi j'ai des doutes parce qu'à aujourd'hui, ça bout.
11:46À un moment donné, faut pas oublier que les gélos jaunes, c'était 1,60 le gasoil, ils étaient sur
11:50les ronds-points.
11:51Ah, c'est vrai que les pauvres, ils ont calmé avec la violence.
11:54Aujourd'hui, il y en a 2,29 euros.
11:57Ah, 2,09 euros parce que Total, jusqu'à mardi, va préserver Vincent Tine.
12:01Mais comment on va faire pour aller bouffer ?
12:04Vous, vous faites quoi dans la vie, Sébastien ?
12:06Non, mais comment on va aller travailler ?
12:06Non, mais moi je suis dans le commerce, etc., etc.
12:09Et là, je fais des activités.
12:11Je fais chandellis intérieures.
12:12J'ai pas mal de missions, mais j'ai chandellis.
12:14Mais aujourd'hui, c'est compliqué.
12:15Aujourd'hui, on réfléchit.
12:16Est-ce que je vais aller faire 40 kilomètres aller-retour pour travailler, pour rien faire ?
12:24Vous vous posez aujourd'hui la question ?
12:26Ah, mais c'est pas aujourd'hui.
12:27Oui, depuis quelques semaines.
12:29Mais rendez-vous compte de ce qui se passe aujourd'hui.
12:32Le débat...
12:33Mais où est le débat du gouvernement en disant, l'effet d'annonce du gouvernement ?
12:38Ouais, les gars, vous avez un petit réseau pour les dépenser le dimanche.
12:42Non, mais ça veut dire quoi, ça ?
12:43Qu'est-ce que vous voudriez, vous, Sébastien ?
12:46Je sais pas, en Espagne, ils ont débloqué quelques milliards pour aider la population pour le carburant.
12:51En France, on dit qu'on n'a pas d'argent.
12:53Même les infirmières libérales, elles ne veulent pas pouvoir soigner leurs patients.
12:59On est où ? On va où ? Je sais pas.
13:02Mais vous souhaiteriez des aides, même si on n'en a pas les moyens ?
13:07Non, mais des aides, oui.
13:08Des aides, ils les ont.
13:11Ils les ont.
13:12Il y a des aides pour les transporteurs, pour les pêcheurs et les agriculteurs, c'est tout.
13:16Oui, mais pour débloquer 10 milliards d'euros pour faire un porte-avions,
13:21alors qu'aujourd'hui c'est As-Bin, parce qu'aujourd'hui c'est plus machin,
13:24là, les ronds, on les a.
13:26Oui, mais c'est 10 milliards sur 20 ans, c'est pas 10 milliards maintenant tout de suite.
13:30Eh bien alors, débloquons 10 milliards sur 10 ans pour aider les gens qui ont besoin d'aller travailler,
13:35parce que les gens ont besoin d'aller travailler.
13:37On ne demande pas l'aumône, on veut juste aller bosser.
13:39Mais Sébastien, je prends votre cas précis, vous gagnez combien vous aujourd'hui ?
13:44Aujourd'hui ? Ma situation aujourd'hui officiellement, c'est, je suis au chômage,
13:50donc avec quelques missions, officiellement je touche 980 euros et j'ai 700 euros de loyer.
13:56Ah oui ? Donc effectivement, la moindre augmentation du prix du carburant chez vous,
14:01elle a une incidence directe ?
14:04Moi, je ne roule pas au contour, je roule, j'ai une voiture qui a 10 ans,
14:07mais là, elle a le truc instantané, le litre instantané, je roule à moins de 5 litres.
14:13Donc je fais ça, alors, voilà.
14:16Moi, arrivé à mon âge, à 54 ans, avec ce que j'ai vécu, arrivé aujourd'hui,
14:21il ne faut pas s'étonner que les jeunes n'ont pas envie de faire d'enfant.
14:25Ça, c'est clair.
14:26Voilà.
14:27Excusez-moi, je suis un peu cru, mais...
14:28Non, non, mais merci pour votre témoignage,
14:31parce que c'est important aussi de vous entendre et de vous entendre réagir à ça.
14:37Et effectivement, cette annonce, elle est faite en pleine crise du carburant, ce n'est pas anodin.
14:40Oui, mais remets-vous compte, on n'a pas de carburant, ça coûte cher,
14:44et bien on lui dit, ben ouais, va utiliser tes 750 de tickets restos pour aller au resto le dimanche.
14:50Non, non, ils sont ravis, là.
14:53Et au lieu d'aller au Japon, il peut faire des trucs en audio, en télétravail.
15:00Au Japon, le voici quand, c'est bon à un moment donné, parce que là, il ne s'exime pas.
15:04Donc vous parlez du voyage d'Emmanuel Macron au Japon et...
15:07Mais pourquoi tu as besoin d'aller au Japon alors qu'il n'y a pas de carburant ?
15:12C'est deux avions, des rafades, avoir avisé ailleurs, c'est bon, quoi.
15:15Oui, sauf que ce voyage, il était prévu, et que c'est de la diplomatie, c'est aussi important.
15:20Ça va peut-être faire travailler des contrats pour les entreprises françaises du travail.
15:25Madame Bégaud, je suis entièrement d'accord avec vous.
15:28Mais aujourd'hui, quand on est en état de guerre, de guerre civile, il y a des priorités.
15:34Vous, vous avez le sentiment de ne pas être entendu aujourd'hui ?
15:36On n'a pas entendu, mais vous allez voir.
15:38Pas considéré ?
15:39Ah mais non, non, non.
15:41Considéré, non.
15:42C'est surtout qu'il nous prend pour des...
15:45Et voilà, je ne veux pas te le dire.
15:47Et voilà, il nous prend pour des ânes.
15:49Il attend, il attend que ça passe.
15:50C'est à son avis, il s'en fout.
15:53Merci beaucoup, Sébastien, pour...
15:55Merci de moi d'avoir été un petit peu cru.
15:56Mais non, mais je vous en prie, je vous en prie, et la parole est libre sur RTL.
16:00Donc, dans le respect de chacun, on peut dire ce qu'on a à dire.
16:04Merci beaucoup, en tout cas, et n'hésitez pas à nous rappeler.
16:07Oui, et par contre, je vous souhaite un gros bisou à Philippe.
16:10À Philippe Guedrivière ?
16:11Ah ben oui, c'est bon.
16:12Oui, bon, je lui ferai un gros bisou.
16:15Promis.
16:16Bonjour, Cédric.
16:17Bonjour, Amandine.
16:18Et vous nous appelez d'où, Cédric ?
16:20Le Bourg-en-Bresse.
16:21Bon, vous, vous en pensez quoi de ces annonces sur les tickets restos ?
16:26Eh ben moi, justement, je pense que, pour le coup, c'est un effet d'annonce.
16:30Pour plusieurs raisons.
16:31D'abord, parce que, alors, le ticket restaurant, soyons clairs, ça ne concerne pas forcément tout le monde.
16:37Aller faire ses courses le dimanche, alors 98% des grandes surfaces sont ouvertes que dimanche matin.
16:43Ça veut dire qu'il nous reste quand même du lundi au samedi pour aller faire les courses.
16:48Par ailleurs, dans les restaurants, etc., ils prennent déjà des tickets restos le dimanche.
16:51Ça, je peux vous l'assurer.
16:53Et dernière chose, la plus importante, je ne suis pas convaincu que les gens, aujourd'hui, ils attendent de savoir
16:59si on peut aller.
17:00Je suis un peu d'accord avec la personne qui parlait avant.
17:02Avec Sébastien.
17:03Oui, avec Sébastien, avec un point, peut-être, de virulence.
17:07Mais disons que je ne suis pas convaincu que les gens, aujourd'hui, on leur dise, vous pouvez aller faire
17:12vos courses le dimanche.
17:13Honnêtement, ce n'est pas ce qu'ils attendent.
17:15La vraie annonce aurait été de dire, par exemple, servez-vous de vos tickets restos pour aller mettre de l
17:18'essence, pour aller mettre du carburant.
17:20Ah oui, transformer de tickets restos en tickets carburants.
17:23Oui, c'est ça, la vraie.
17:24C'est ça, une vraie décision.
17:27Parce qu'aujourd'hui, les gens, ils ont du mal à mettre du carburant pour aller travailler la semaine.
17:32Ils ne vont pas utiliser leur voiture pour aller utiliser leur ticket restaurant le dimanche.
17:36Je pense que le gouvernement, voilà, c'est juste un effet d'annonce.
17:40Ils sont à contre-courant total.
17:42Ils n'ont pas les solutions pour, parce que vous l'avez justement dit, il n'y a plus d
17:46'argent.
17:47Et ils n'ont pas la solution, aujourd'hui, pour contrer tout ça.
17:53Donc, qu'est-ce qu'ils font ?
17:54Ils font des effets d'annonce.
17:55Mais, objectivement, cette annonce, elle est totalement absurde.
18:01Moi, je la trouve totalement absurde.
18:02Je ne suis pas convaincu.
18:03Voilà, les gens, ce n'est pas ce qu'ils ont envie d'entendre.
18:04On va faire des courses le dimanche, honnêtement.
18:07Cédric, restez avec nous.
18:08On va accueillir Pascal.
18:10Bonjour, Pascal.
18:11Oui, bonjour, Bandine.
18:13Vous, vous y êtes plutôt favorable.
18:15Écoutez, comme j'ai dit à votre collègue, là, au Standard,
18:20et comme vient de le dire l'auditeur qui est encore en ligne, je pense,
18:23c'est effectivement un effet d'annonce, un effet de manche.
18:26Je ne pense pas que les travailleurs aient attendu, qu'on leur conseille ou qu'on leur dise d'aller
18:34faire les étudiants de dimanche.
18:36Ça se fait déjà depuis longtemps dans les restaurants, d'accord ?
18:39Et d'autre part, donc moi, il y a une trentaine d'années, je bénéficiais de chaque restaurant,
18:44puisque, bon, je travaillais en horaire décalé.
18:47Je ne bénéficiais pas, à l'époque, de restaurants d'entreprise.
18:51Donc, j'avais les carnets de tickets-restaurants.
18:54Soit je les utilisais, donc, pour manger quand je le travaillais,
18:58ou sinon, je les cagnottais, je les mettais de côté.
19:01Et quand il arrivait les fêtes de fin d'année,
19:03Noël, jour de l'an, donc pour les repas,
19:06je m'en servais pour régler l'addition, enfin, pour régler la facture,
19:11parce qu'à l'époque, j'habitais à Fonteneur-Rose,
19:13et je faisais les courses de fin d'année
19:15chez un très, très célèbre et très coûteux traiteur de l'Avenue Boudon à Sceau.
19:19Oui, mais normalement, il n'était pas censé accepter autant de tickets-restaurants,
19:22si je peux me permettre.
19:23Oui, mais il les prenait, Amandine.
19:24Il les prenait.
19:25Il les prenait quand même ?
19:26Oui, donc je pense qu'aujourd'hui, il prend les gentils.
19:29Pardon, Cédric, vous dites quoi ? Tout le monde les prend ?
19:31Je dis, tout le monde les prend aujourd'hui.
19:33Dans n'importe quel...
19:34Moi, je n'ai plus de tickets-restaurants aujourd'hui,
19:37mais j'en ai eu, je veux dire, il y a dix ans,
19:39quand j'allais manger au resto le dimanche,
19:41ou dans une pizzeria,
19:42il les prenait, mais par exemple, au supermarché,
19:45on est d'accord, on ne peut pas aller au-delà de la limite imposée par jour.
19:48On est d'accord, on est d'accord.
19:49Ça dépendait du marché, je pense.
19:51Oui, je pense qu'on va séparer, on va dire, les supermarchés et les super-rettes.
19:57Parce que dans une super-rette, je vous garantis que vous pouvez les utiliser.
20:00Et par ailleurs, encore une fois,
20:02quel intérêt d'aller faire ces courses le dimanche matin
20:04quand on peut y aller du lundi au samedi
20:06et qu'actuellement, on est en problème de carburant ?
20:08C'est-à-dire que c'est vraiment un effet d'annonce.
20:11Il n'y a pas de valeur ajoutée à ce truc.
20:15Et Cédric, je suis complètement d'accord avec vous.
20:17Il ferait mieux de les convertir en carburant.
20:22Exactement, exactement.
20:23Là, ce serait une vraie amie.
20:25Je suis vraiment d'accord avec vous.
20:28Et c'est un sujet, je pense, qui ne devrait même pas être discuté.
20:31Est-ce qu'on peut les utiliser du dimanche ou pas ?
20:33Je pense qu'il y a d'autres choses plus importantes.
20:35Vous voyez ?
20:36Bon, Cédric et Pascal, j'aurais aimé qu'on entende aussi des restaurateurs.
20:39S'il y en a qui nous écoutent, appelez-nous au 3210.
20:43Dites-nous si vous, vous pensez que ça peut faire venir des clients dans vos restaurants,
20:47le fait comme ça d'autoriser ces tickets restaurants.
20:51Le dimanche, vous nous appelez.
20:53Toute l'équipe du Standard vous attend au 3210.
20:56On va aussi revenir sur les aides à domicile.
20:58Le gouvernement veut changer les règles.
21:00Jusqu'ici, à partir de 70 ans, vous étiez exonéré de charges patronales
21:06lorsque vous employez quelqu'un à domicile.
21:08Eh bien, le gouvernement repousse cet âge à 80 ans.
21:13Ça veut dire que si vous avez moins de 80 ans, votre salarié à domicile va bientôt vous coûter plus
21:18cher.
21:18Est-ce que ça va changer quelque chose pour vous ?
21:21Est-ce que vous allez moins avoir recours à votre aide à domicile ?
21:25Ou votre jardinier, vous nous appelez.
21:27Là encore au 3210.
21:28A tout de suite.
21:32Toute la journée, RTL vous accompagne.
21:38RTL, votre radio.
21:42Amandine Bégaud.
21:43RTL midi, les auditeurs ont la parole.
21:46Il est bientôt 13h30 sur RTL, à 14h comme chaque jour.
21:50Vous retrouvez Jean-Alphonse Richard pour l'heure du crime au programme aujourd'hui.
21:53« La mort étrange du PDG de Total, Christophe Margerie ».
21:58C'était en octobre 2014.
22:00Le PDG de Total qui trouve la mort à Moscou dans le crash de son avion privé.
22:06Les enquêtes russes et françaises s'accrochent à la thèse de l'accident.
22:10Et pourtant, pourtant, nous expliquera Jean-Alphonse, c'est sans doute, peut-être en tout cas, plus compliqué que ça.
22:16Ça c'est pour 14h donc, l'heure du crime.
22:19Pour l'heure, nous on va parler des aides à domicile avec ce projet.
22:22Et plus qu'un projet d'ailleurs, puisque visiblement les choses sont faites.
22:25Le gouvernement qui a décidé de reculer l'âge à partir duquel vous êtes exonéré de charge patronale
22:34si vous employez des personnes à domicile.
22:36Aujourd'hui, c'est à partir de 70 ans bientôt.
22:38Ce sera à partir de 80 ans.
22:41Bonjour Jean-François.
22:43Bonjour Amandine.
22:44Vous allez bien ?
22:44Je suis sur la digue avec la mer autour.
22:47Vous avez un beau temps ?
22:48Non mais bleu, c'est la couleur d'Europe 1.
22:50Alors on ne parle pas du bleu, mais il fait un temps magnifique.
22:53Les gens sont heureux, malgré la situation anxiogène et pouvantable de ce gouvernement à la ramasse.
22:58Vous êtes chez vous à Antibes ?
22:59Je suis à Antibes et nous avons Amandine.
23:02Alors c'est merveilleux, tout change.
23:03Dites-moi, qu'est-ce qui tout change ?
23:06Tout change.
23:06On est bien quand on a RT.
23:08Allez, Amandine Bégaud.
23:09On est bien, forcément.
23:09Plus le soleil, tout va bien.
23:11Mais tout va bien.
23:12Bon, alors je suis encore en colère.
23:14Oui, parce que c'est un décret, donc pas de vote, comme ça c'est très bien.
23:19On n'en parle pas, terminé.
23:20Alors, ce que je voulais quand même rappeler, c'est que les personnes âgées, on ne peut pas les renvoyer
23:24à domicile quand elles sont locataires.
23:26On ne peut pas les renvoyer.
23:27Avant, c'était 70 ans.
23:29Maintenant, c'est à partir de 65.
23:30Donc là, on a avancé.
23:32Voyez, on comprend bien pourquoi.
23:33Point de suspension.
23:34On a avancé de 5 ans.
23:36Donc le locataire qui ne paie pas, ça dure des années, on l'a dans son appartement.
23:39Ce n'est pas grave.
23:40On s'y fait, les propriétaires sont réussissimes.
23:42Point final.
23:43Non, mais là, vous ironisez, mais...
23:45J'ironise.
23:46Ce n'est pas tout à fait le même sujet, mais bon.
23:48Non, mais le sujet, c'est que si, parce que maintenant, c'était 70 ans, on est exonéré de charges
23:53sociales.
23:54Donc là, c'est le contraire.
23:55On va à 80 maintenant.
23:56Exactement.
23:57Vous voyez, c'est pour ça que j'ai parlé avant, 65 ans.
23:59Là, on va à 80 parce que ça arrange le gouvernement.
24:02On fait les fonds de tiroirs.
24:03Et ça veut dire que, en fait, maintenant, ce qui va se passer, c'est qu'on ne va plus...
24:08Moi, le premier, je ne vais plus employer ni à Montluçon dans la liée, ni ici, je ne vais plus
24:12employer quelqu'un plein pot parce que je vais payer plus cher.
24:15Il y aura une partie qui sera au black.
24:17Et point final.
24:18Et vous pensez que c'est ça le risque ?
24:20Enfin, écoutez, et les associations qui emploient des gens ?
24:24Moi, je fais appel à deux associations.
24:26Il y a les secrétaires.
24:27Elles travaillent.
24:28Vous croyez que les gens, ils vont être d'accord, qu'ils vont être d'accord de payer ?
24:30On repousse à 80 ans ?
24:32Mais c'est quoi, ça ?
24:33C'est de l'escroquerie.
24:34C'est malhonnête.
24:35C'est très malhonnête.
24:37Jean-François, on va accueillir Aude qui est aide à domicile.
24:41Bonjour, Aude.
24:42Oui, bonjour.
24:42Bonjour, Amandine.
24:43Ça vous inquiète, ça ?
24:45Oui, énormément parce que moi, je suis payée par mes employeurs.
24:51Et moi, j'ai vu les tarifs augmenter avec mon association.
24:58Moi, ça fait 15 ans que je suis aide à domicile.
25:00Moi, j'ai commencé, aux personnes âgées, ça leur coûtait à peu près une moyenne de 23 euros de l
25:07'heure.
25:08D'accord.
25:08Plein pot, je sens bien sans rien.
25:10Et aujourd'hui ?
25:11Maintenant, c'est passé à 30 euros.
25:13D'accord.
25:15Et elles sont de moins en moins aidées.
25:18Et plus vous avancez dans l'âge, et moins vous êtes aidées.
25:21Bon, alors là, en tout cas, à plus de 80 ans, elles continueront à être aidées et accompagnées.
25:26Oui, mais beaucoup, beaucoup, beaucoup moins.
25:29Et ça veut dire que si on y va des heures en moins chez les personnes, c'est des aides
25:34en moins et qu'elles ne peuvent pas faire chez elles.
25:36Et c'est compliqué.
25:37Quand vous avez une personne de 75 ans qui est malade et qui ne peut pas trop bouger, qui ne
25:43peut pas faire son repas, des choses comme ça, comment va-t-elle faire pour manger ?
25:47Donc, si on ne va pas tous les jours ou au moins deux à trois fois par semaine, comment les
25:52personnes vont faire si elles ne peuvent plus avoir les associations et avoir les aides de l'État ?
25:56Alors, ce n'est pas toutes les aides de l'État, encore une fois, je le dis, elles étaient exonérées
26:01de charges patronales.
26:03Oui.
26:03Donc, ça concerne quand même 350 000 seniors exonérées jusqu'ici de charges patronales.
26:09Pour rendre compte que toutes ces personnes, ça veut dire que nous, l'aide à domicile ou toutes les aides
26:14à côté, et tout ça, ne pourront plus être payées ou quoi que ce soit.
26:19Donc, ça veut dire qu'il y a peut-être des personnes qui vont devoir être au chômage.
26:22Ça fait plus 15%.
26:24Juste, Jean-François, je reviens vers vous.
26:27Vous dites, moi, maintenant, dans ces cas-là, je le fais au black.
26:29Oui.
26:30Si on fait les comptes, c'est donc plus 15% ce que ça va vous coûter à peu près.
26:36C'est en tout cas comme ça que chiffrait tout à l'heure Pauline Jaclot dans le journal.
26:40Oui.
26:40Sauf que vous avez droit à des crédits d'impôt, on est d'accord ?
26:44Oui, à des crédits d'impôt.
26:46Donc, si vous ne déclarez plus, vous n'aurez plus de crédit d'impôt ?
26:49Bien sûr que non.
26:50Donc, l'un dans l'autre, à mon avis, ça ne vaut pas le coup.
26:54D'autant que c'est illégal, je le rappelle.
26:55Mais ça ne vaut pas le coup de prendre quelqu'un sans le déclarer, malgré tout.
27:01Non, mais je ne vais pas payer plein pot maintenant que je n'aurai plus les charges patronales qui seront
27:05déduites.
27:06Je ne sais pas, je vous pose la question.
27:07Parce que du coup, si vous ne payez pas plein pot, vous n'aurez plus droit à votre crédit d
27:11'impôt l'un dans l'autre.
27:12J'aurai droit à mon crédit d'impôt sur la somme que je déclarerai, puisque j'emploierai donc la déclarer.
27:17Mais j'y gagnerai, puisqu'il y aura quelques heures qui seront payées comme ça, de la main à la
27:21main.
27:21D'accord, donc vous déclarerez une partie.
27:24Bien sûr, je déclarerai une partie pour avoir un crédit d'impôt, même minime, mais pour avoir un crédit d
27:28'impôt.
27:30Bien sûr.
27:32Et je ne serai pas le seul à le faire.
27:34Déjà, quand on avait parlé de réduire ces aides, j'ai des amis autour de moi qui m'avaient dit,
27:38on fera ça.
27:42Julien est également avec nous. Bonjour Julien.
27:44Oui, bonjour.
27:45Alors vous, vous êtes paysagiste.
27:47Oui, tout à fait.
27:48Et donc vous rentrez dans ces aides à domicile.
27:52Alors oui et non.
27:54Oui et non. Alors expliquez-moi.
27:55Bon, moi je suis micro-entrepreneur, donc c'est moi qui fixe mes tarifs.
28:00Donc je suis indépendant, sauf que le souci, là on commence par faire ce décret.
28:08Mais je rappelle aussi qu'il y a un peu plus d'un an, on voulait rabaisser la défiscalisation d
28:16'impôt.
28:17C'est-à-dire là, mes clients, ils ont le droit à 50% de défiscalisation.
28:21Oui.
28:23Et l'État voulait baisser le plafond de défiscalisation.
28:27Alors ça, pour l'instant, ça n'a pas été touché. Dans le dernier budget qui a été voté, le
28:31crédit d'impôt est maintenu.
28:32Oui, ils ont fait un rétro-pédalage. Ils sont revenus en arrière.
28:35Mais bon, on sait très bien, pertinemment, que ça va se poursuivre dans ce sens.
28:41Là, on commence doucement et puis on va aller dans ce sens-là.
28:44Donc c'est moins de confort pour les clients, c'est moins de confort pour tout le monde, pour les
28:50entrepreneurs aussi.
28:53Mais vous, vous pensez que certains de vos clients vont renoncer ?
28:57Ah oui, je pense, oui.
28:59Si ça leur coûte 15% plus cher ?
29:01Ils feront 15% d'appels au moins aux entreprises, ce qui est logique.
29:08Il faut rester dans le budget et là, le budget est serré.
29:10Donc 15% de plus, ça va faire 15% de moins pour eux et puis les gens qui sont
29:17concernés qui vont travailler chez eux.
29:19Merci beaucoup, Julien, pour votre témoignage.
29:22Aude, Emmanuel et Jean-François, restez avec nous parce qu'on va avoir une question de Marie-France
29:25et je crois que je vais avoir besoin de vous pour lui répondre.
29:27A tout de suite.
29:39C'est au sujet des charges patronales pour les aides à domicile des personnes âgées.
29:44Le gouvernement est pathétique.
29:46Il prend aux plus vulnérables toujours, mais pas aux plus riches.
29:51Le message de Marie-Paul au 3210, vous réagissez à cette décision du gouvernement
30:00de repousser l'âge pour bénéficier d'exonérations de charges patronales
30:05en cas d'emploi de personnes à domicile.
30:07Jusqu'ici, c'était à partir de 70 ans.
30:10Là, l'idée, c'est que ce soit après 80 ans.
30:12On va en parler avec vous, Marie-France.
30:14Bonjour.
30:15Oui, bonjour.
30:16Vous nous appelez d'où, Marie-France ?
30:18Duval-d'Oise, dans le 95.
30:20Et alors, vous aviez une question, vous.
30:22Allez-y.
30:23Oui, je crois que moi, je ne suis pas dispensée de charges patronales
30:27parce que j'ai deux employés à domicile que je paye en chèque en CESU.
30:34Et lorsque je paye mon jardinier 22 euros de l'heure, j'ai calculé que ça me revient
30:40plus de 34 euros de l'heure.
30:43Alors, je ne comprends pas.
30:45Peut-être que moi, je ne fais pas partie des gens exonérés, mais ça m'a fait réagir
30:51parce que je me suis dit, si je suis exonérée, pourquoi je paye aussi cher ?
30:55Alors, il y a Jean-François qui est avec nous, qui est bien plus spécialiste que moi.
30:59Alors, je ne suis pas spécialiste.
31:00Mais vous l'expérimentez, Jean-François.
31:03Alors, moi, je l'ai expérimenté depuis sa création en 1995.
31:06Voilà, depuis la création.
31:08Alors, je pense, chère Marie-France, d'ailleurs, vous avez une voix que vous ne paraissez pas
31:1183 ans, peut-être pour ça que vous ne bénéficiez pas des charges patronales.
31:14J'en suis.
31:17Mais je pense que vous n'avez peut-être pas fait la demande parce que maintenant, il
31:20faut faire la demande et puis, il faut peut-être cliquer sur l'ordinateur.
31:23Il y a certainement une case parce que vous devez bénéficier de cela.
31:27C'est ça, vous devez signaler votre âge, en fait, Marie-France.
31:30C'est ça.
31:31Parce que moi, j'emploie quelqu'un, par exemple, à domicile.
31:34Effectivement, je fais comme vous par ses yeux, mais n'ayant pas dépassé les 70 ans,
31:39je ne fais pas cette précision.
31:41Mais j'imagine qu'il faut préciser que vous avez plus de 70 ans.
31:43Oui, mais moi, je ne vais pas s'en rendre.
31:47Alors, attendez, Marie-France, on ne vous entend pas bien.
31:49Je ne comprends rien.
31:51Attendez, c'est un peu haché, là.
31:52Oui, on ne vous a pas entendu.
31:54Oui, je me dis que je ne sais pas aller sur l'ordinateur.
31:57Donc, c'est ma belle-fille qui me fait la déclaration tous les mois.
32:01Donc, elle n'a peut-être pas cliqué sur le bon truc.
32:03Qui vous fait à votre nièce ? C'est ça ?
32:06Non, ma belle-fille.
32:07Ah, votre belle-fille, pardon.
32:08Alors, il faut que votre belle-fille signale votre âge.
32:11Et oui, absolument, absolument.
32:15Super, je vais faire l'économie.
32:17Et peut-être même, Marie-France,
32:19mais peut-être que vous pouvez demander un rappel sur les sommes qu'ils vous ont prises.
32:24Vous pouvez demander.
32:25En tout cas, vous pouvez demander.
32:26Je ne suis pas sûre qu'on vous l'accorde.
32:27Mais effectivement, qui ne tente rien à rien.
32:30Et la bonne nouvelle, Marie-France, c'est que comme vous avez plus de 80 ans,
32:32quoi qu'il arrive, vous allez pouvoir continuer à en profiter.
32:36Et effectivement, ça va changer la donne, Jean-François, quand même.
32:38Mais absolument, c'est une différence énorme.
32:42Mais il faut qu'elle demande le rappel, parce que parfois, l'administration est curieuse.
32:45Donc, on peut lui accorder, peut-être sur 3 ans, non pas sur 13 ans, mais peut-être sur 3
32:51ans, un rappel.
32:52Il faut qu'elle demande.
32:53Elle sera tranquille, elle saura.
32:54Et Marie-France, ça ne vous empêchera pas d'avoir un crédit d'impôt ?
32:58Ça, c'est deux choses différentes.
33:00Ah, ben écoutez, franchement, je m'y attendais.
33:04Bon, je suis désolée, je vous laisse, Marie-France, parce qu'on vous entend très mal.
33:08C'est très haché.
33:09Mais si on a pu vous aider, tant mieux.
33:11Et merci à Jean-François pour les explications.
33:15Evelyne, bonjour.
33:17Bonjour, Amandine.
33:19Vous en pensez quoi, de cette réforme ?
33:22Ah, ben moi, je trouve ça inadmissible.
33:24Oui.
33:24Parce que, par exemple, moi, j'ai l'ADM et l'A.
33:27Oui.
33:27Donc, j'emploie qu'une fois par semaine, parce que je n'ai pas les moyens de faire plus, une
33:32personne pour pouvoir me faire un peu de ménage.
33:37Et un repassage, parce que le repassage, pour moi, c'est devenu complètement impossible.
33:43Oui.
33:43Et je fais, bon, j'essaye de faire un peu de ménage, l'aspirateur, la serpillière, et mon mari me
33:51dit, c'est pas propre, quoi.
33:54Bon, voilà, il repasse derrière moi.
33:58Mais le problème, c'est que quand je la déclare au CESU, l'autre jour, quand je l'ai déclaré,
34:02j'ai dit, mais c'est pas possible.
34:03J'ai presque 50% de charges.
34:05Ben oui, c'est, oui.
34:06Mais parce que vous, vous avez moins de 70 ans, Evelyne.
34:09Ben oui.
34:09Donc, vous, de toute façon, vous payez les charges patronales.
34:12Oui, mais bon, là, j'en ai jusqu'à mes 80 ans, malgré ma vue, et à un moment donné,
34:17je verrai plus du tout.
34:18Donc, je vais être obligée de l'apprendre plus longtemps, plus souvent.
34:21Et je fais comment ?
34:22Oui, non, mais je suis d'accord avec vous.
34:24Je trouve ça inadmissible qu'on tape toujours sur les anciens.
34:27Les anciens, ils vont pas dans la rue.
34:29Les anciens, ils crient pas, comme certaines populations, et ils ont raison, en même temps, quelques fois.
34:35Bon, mais les anciens, ben oui, c'est facile.
34:40On sait qu'on n'aura pas trop de retours, on n'aura pas des manifestations dans la rue, on
34:46n'aura pas, voilà.
34:47Et c'est facile de taper sur les anciens.
34:49Mais les anciens, ils vont pas boucher le trou parce qu'ils paieront des charges patronales des CESU.
34:58Ça rapporte 100 millions d'euros, visiblement, à l'État.
35:02Bon, ben alors, 100 millions, ça m'étonne.
35:05Bon, enfin bon.
35:06C'est le chiffre qui nous a été donné.
35:08Il y a 350 000 personnes qui sont concernées.
35:10Et de décaler cette...
35:12À partir de 70 ans ?
35:14Ben, là, de le mettre à 80 ans, ça fait 350 000 seniors entre 70 et 80 concernés.
35:21Et la mesure permettrait au gouvernement de faire 100 millions d'euros d'économies.
35:25Je vous répète les chiffres que nous a donnés Pauline Jaco tout à l'heure.
35:30Je veux bien l'entendre, mais j'y crois pas.
35:33Je pense pas que ça fasse une somme aussi importante.
35:36Parce que, tout simplement, les personnes âgées, on n'a pas un argent fou.
35:40Et moi, je vous dis, je la prends qu'une fois par semaine parce que j'ai pas les moyens
35:43de faire plus.
35:43Parce que vous n'avez pas les moyens de faire plus.
35:45Donc, évidemment, avec ma DMLA, ce serait bien qu'elle vienne, par exemple, deux ou trois fois par semaine.
35:50Comme ça, ma maison serait toujours impeccable.
35:52Le problème, c'est que c'est pas... Je peux pas.
35:55On peut pas.
35:56Merci beaucoup, Evelyne, pour votre appel.
35:59On va retrouver Marianne. Bonjour, Marianne.
36:01Bonjour à tous.
36:03Vous avez été auxiliaire de vie, je crois, chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
36:07Oui, c'est exact.
36:09Et je pense que, malheureusement, la maladie n'attend pas l'âge.
36:14On a des personnes de 70 ans qui sont pas très riches.
36:20Je dirais même, quelques-uns sont pauvres.
36:23Et ils ont beaucoup de besoins, si ce n'est les personnes atteintes de diabète,
36:29qui ont eu des membres coupés, des personnes qui ont eu le cancer.
36:34Parce que quand on a le cancer, on est loin d'être active.
36:40Au contraire, on n'a plus de force.
36:43On est complètement anéanti.
36:47Et je suis en colère parce qu'on nous supprime des choses comme ça.
36:53Alors que j'ai entendu récemment que les dames qui allaient avoir des bébés,
37:00le monsieur allait avoir des congés par retour.
37:05Mais depuis quand ça se passe comme ça, nous, je vois, on a toujours travaillé avec nos enfants
37:12à mettre à la biarderie, gérer les horaires, courir à la nourrice, courir pour faire des courses.
37:21Et on ne faisait pas les courses le dimanche.
37:24Jamais.
37:25Mais pourquoi encore s'arrêter à un âge ?
37:30Si on veut faire quelque chose, qu'on prenne au moins le temps de voir les revenus de cette personne.
37:38Moi, j'ai vu qu'une personne qui n'avait pas beaucoup de moyens,
37:42je suis allée chez elle une fois.
37:45J'étais obligée de faire intervenir une assistante sociale.
37:49tellement c'était sale, sa santé est mauvaise, c'était très mauvais pour sa maladie.
37:58Alors qu'on laisse les 50% à ces personnes qui en ont besoin.
38:04Mais dans la catégorie des anciens, il y en a qui ont eu des bons travaux.
38:10Oui, il y en a qui ont les moyens et d'autres beaucoup moins, on le sait.
38:13Alors, on veut pour une fois que l'on fasse la part des choses.
38:16À partir d'un certain niveau, on est d'accord pour que ça se fasse, mais pas toujours.
38:23Merci beaucoup, Marianne, pour votre appel.
38:27Voilà ce qu'on pouvait dire.
38:28On verra si la position du gouvernement évolue ces prochains jours sur ce dossier des aides à domicile.
38:35Dans un instant, on va changer de sujet.
38:37Tout à fait autre chose, puisqu'on part pour la lune.
38:41À tout de suite.
38:55Je suis très intéressée par cette mission Artemis.
39:01Je me souviens que c'était en juillet 1969, la mission spatiale américaine Apollo 11.
39:08Et c'était le premier homme qui avait posé le pied sur la lune.
39:12Mais là, c'est encore une autre dimension, puisqu'on parle de la face cachée.
39:16Je suis très curieuse d'avoir des images.
39:18Néanmoins, ça reste la grande inconnue, la lune.
39:22Le message de notre fidèle auditrice Françoise, au 3210, sur cette mission Artemis.
39:29Je vous le disais, c'est le jour J.
39:32Aujourd'hui, les astronautes de la mission Artemis vont faire le tour de cette lune.
39:38Une première depuis 1972.
39:41Et on en parle avec vous, Philippe.
39:43Bonjour, Philippe.
39:44Oui, bonjour, Amandine.
39:45Bonjour, tout le monde.
39:46Vous nous appelez d'où, Philippe ?
39:48J'appelle Dudou.
39:49À vous, au cours.
39:50Et vous êtes, vous, un passionné d'astronomie ?
39:54Tout à fait.
39:55Bon, comment vous le vivez, vous, cette mission Artemis ?
40:00Alors, moi, je trouve que c'est super enthousiasmant,
40:03parce qu'on est face à une grande exploration humaine,
40:07comme les navigateurs du XVIe siècle,
40:09comme quelqu'un qui fait un tour du monde à la voile tout seul.
40:12Et là, on sort de la planète, donc ça prend encore une autre dimension.
40:16Et on va pouvoir apprécier ça pleinement,
40:18puisque, bon, en 69, je n'étais pas né.
40:21En 72, je l'étais pour la dernière mission,
40:23mais j'étais trop petit pour m'en rendre compte.
40:25Mais aujourd'hui, on va pouvoir suivre ça,
40:28non pas avec les images de l'époque,
40:29mais avec des images 4K, un son de qualité en direct.
40:33Enfin, c'est fantastique, quoi.
40:34Oui, ça vous fait rêver, vous ?
40:36Oui, complètement.
40:37Et je ne sais pas si vous entendiez tout à l'heure,
40:39dans le journal, David Elbaz, qui est astrophysicien,
40:42qui nous disait qu'en fait, ça, c'est une étape
40:44avant de marcher à nouveau sur la Lune.
40:46Ça vous fait rêver, ça ?
40:48Oui, complètement.
40:50On va revoir l'homme, on va dire, sortir de sa planète.
40:54Et comme je disais il y a quelques secondes,
40:57avec des images d'une autre qualité par rapport à celle de 69,
41:01et là, on aura des moyens pour tout suivre en direct.
41:03Ça va être une aventure incroyable, je suis impatient.
41:07Philippe, on a un autre Philippe avec nous.
41:09Philippe Hénard-Réjos, bonjour.
41:11Bonjour.
41:12Et merci beaucoup d'être en ligne avec nous.
41:13Vous êtes rédacteur en chef du magazine Ciel et Espaces.
41:16Vous aussi, comme l'autre Philippe,
41:18vous êtes tout impatient de découvrir tout ça ?
41:22Oui, parce que comme l'autre Philippe,
41:24moi, j'avais 5 ans en 1972,
41:27donc j'ai vu, je me rappelle,
41:28c'est les plus anciens souvenirs que j'ai,
41:30des derniers hommes sur la Lune,
41:32et ça a déterminé toute ma carrière,
41:35puisque maintenant, je suis journaliste spécialisé dans l'astronomie et l'espace.
41:39C'est en voyant ces images que ça vous a donné envie ?
41:43Absolument, absolument.
41:45Ça a tout déterminé.
41:47Je suis comme l'autre Philippe, astronome amateur aussi.
41:51Et cette nuit, pendant que je travaillais,
41:53puisque pour mon médias et l'espace,
41:55on met des articles en ligne en permanence sur Artemis II,
41:58pendant que je travaillais en face de ma fenêtre,
42:00j'avais la Lune, et je regardais la Lune,
42:02et je me disais, il y a un vaisseau, évidemment,
42:03il est trop petit pour que je puisse le voir,
42:05mais il y a un vaisseau qui est en train de s'approcher
42:08avec 4 humains à bord autour de la Lune.
42:10Et alors, ce qui est assez exceptionnel,
42:12c'est que ces 4 astronautes vont voir
42:15la face cachée de la Lune,
42:16celle qu'on ne voit jamais.
42:18Oui, alors, ils vont la voir,
42:20et ils vont voir, alors,
42:22ils vont voir à peu près entre un cinquième
42:25et un quart de la face cachée,
42:26parce que le reste sera dans la nuit,
42:29c'est comme ça, avec la phase lunaire.
42:31Mais le quart qu'ils vont voir,
42:33je pense qu'aucun des astronautes des missions Apollo
42:36ne l'a vu de près,
42:38parce qu'à l'époque,
42:39en fonction des sites d'atterrissage,
42:41la phase de la Lune était telle
42:42que cet endroit-là de la Lune,
42:44il était dans la nuit.
42:45Donc, ils l'ont survolé, mais ils n'ont rien vu.
42:48Donc, ils vont pouvoir observer des cratères,
42:51des curiosités géologiques,
42:54qui sont certes cartographiées par des sondes
42:57depuis des dizaines d'années
42:59et qui sont bien connues des géologues,
43:00mais ce sera les premiers yeux humains
43:02à voir cette partie de la Lune.
43:05Philippe Héné-Réjos,
43:08pardon, Héné-Réjos,
43:09j'écorche votre nom, pardonnez-moi.
43:11On va accueillir Marc
43:12et vous allez pouvoir échanger avec lui.
43:14Bonjour Marc.
43:15Oui, bonjour, bonjour Amandine,
43:17bonjour les auditeurs,
43:18bonjour tout le monde.
43:18Alors, vous, vous n'êtes pas du tout fasciné par tout ça ?
43:21Alors, je suis fasciné par...
43:23Je suis capable de rester des heures
43:25à regarder un ciel étoilé,
43:26je trouve ça fantastique.
43:27Par contre, moi, ça me pose vraiment problème.
43:29Je comprends que depuis un axomandre,
43:32l'espace fasse rêver,
43:33que ça fasse peut-être même avancer la science,
43:35mais aujourd'hui, on dépense des milliards
43:37pour aller sur la Lune,
43:38alors qu'on n'est même pas capable
43:38de régler les problèmes d'urgence ici sur Terre.
43:40Il y a des gens qui ne mangent pas leur feuille,
43:42il y a des crises climatiques majeures,
43:43il y a des populations en grande difficulté,
43:45malgré ça,
43:46on met des moyens énormes
43:48dans la conquête spatiale.
43:49Alors, je ne dis pas qu'il faut tout arrêter,
43:50mais je pense qu'à un moment,
43:51il faut remettre les priorités dans le bon ordre.
43:54Pour moi, la priorité,
43:55c'est d'abord de s'occuper de notre planète,
43:56parce qu'on n'est pas sans l'ignorer,
43:58il y a des gens qui y vivent.
44:00Philippe et Narejoz,
44:01qu'est-ce que vous avez envie de répondre à Marc ?
44:03J'imagine que l'exploration spatiale...
44:07Oui, allez-y.
44:07Je connais cet argument depuis longtemps,
44:09et effectivement,
44:10on dépense des milliards
44:11pour l'exploration spatiale
44:13et pour la connaissance,
44:14mais si on le rapporte
44:16à chaque être humain de chaque pays,
44:18que ce soit les Etats-Unis ou l'Europe,
44:19je crois que c'est de l'ordre
44:20de 4 ou 5 euros ou dollars
44:22par an et par tête.
44:24Alors, ce n'est pas grand-chose.
44:25Par contre,
44:26si on veut faire...
44:27Si je peux me permettre...
44:28Attendez, Marc,
44:29laissez-le expliquer,
44:29après vous répondrez.
44:30Si on veut faire vraiment des économies,
44:32on peut aussi arrêter
44:34les guerres un peu stupides
44:35qui, elles,
44:36ne se comptent pas en milliards,
44:37mais en centaines,
44:38voire en milliers de milliards,
44:39qui n'apportent rien de bon,
44:40si ce n'est de la dévastation
44:42et du malheur encore plus.
44:44Et je ne suis pas certain
44:45qu'abandonner un programme d'exploration
44:50qui vise à augmenter notre connaissance
44:53et qui assouvit notre envie de savoir
44:56soit le meilleur moyen.
44:58Je ne pense pas que cet argent
45:00serait reversé, si vous voulez,
45:01à la fin dans le monde.
45:02Parce que si ça devait être le cas,
45:03ça serait déjà le cas.
45:05Marc, allez-y, répondez.
45:07Non, non, je ne suis pas du tout d'accord.
45:08Pour moi,
45:09ce n'est pas un argument
45:09qui tient la route.
45:10Effectivement,
45:11on pourrait arrêter toutes les guerres,
45:12sauf que les guerres,
45:12ce n'est pas forcément
45:13les gens qui les décident.
45:14Alors que là,
45:15on décide véritablement
45:16d'aller conquérir l'espace
45:17parce que peut-être qu'un jour,
45:19on aura besoin de cet espace.
45:20Je suis désolé,
45:21mais aujourd'hui,
45:21ce n'est pas de ça
45:22dont on a besoin.
45:23Et quand monsieur me dit
45:24que c'est peut-être 5 euros
45:25de reverser par personne,
45:26peut-être que pour monsieur,
45:275 euros,
45:28ce n'est pas grand-chose.
45:29Mais pour beaucoup d'êtres humains
45:30sur la planète,
45:315 euros, c'est énorme.
45:32Bon, ben merci Marc.
45:33On vous aura entendu.
45:35Jean-Marc, bonjour.
45:36Oui, bonjour Nandine.
45:37Il nous reste 30 secondes.
45:39Vous, vous avez hâte
45:40de voir tout ça ?
45:41Oui, parce que ça me rappellera
45:43les souvenirs de la première...
45:44J'ai vu le premier
45:45à l'unissage en 69,
45:48lorsque j'étais tout jeune.
45:50En ce qui concerne,
45:51on pense aussi
45:52pour les retombées économiques.
45:54Le principe était
45:55que pour un dollar investi,
45:57il y en avait 1 000
45:58qui étaient retombés
45:58en technologie moderne.
46:01Tout ce qui était ordinateur,
46:03par exemple, informatique,
46:04ça a été relancé
46:06grâce à la conquête spatiale.
46:09Bon, l'emploi maintenant,
46:10c'était fait dans un but pacifique.
46:13Bon, à savoir aussi
46:13que maintenant,
46:14toutes les grandes nations,
46:16Chine, Inde, comprise,
46:18se sont mis à vouloir conquérir la Lune
46:22et c'est comme si ce ne sont pas
46:23des philanthropes,
46:24à partir de là,
46:25c'est dans un but bien précis,
46:27je suppose.
46:28Merci beaucoup, Jean-Marc,
46:30pour votre témoignage.
46:32Philippe et Narijos,
46:33je vous remercie aussi
46:34de nous avoir éclairés.
46:36Je rappelle le titre
46:36de votre dernier livre,
46:38Ils ont marché sur la Lune,
46:39c'est publié aux éditions Belin.
46:42Sous-titrage Société Radio-Canada
46:42Merci.
46:42Merci.
Commentaires