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Le 1er avril, la mission d’information du Sénat sur la diplomatie climatique auditionnait François Hollande, député et ancien président de la République. Le Sénat a lancé, à l’initiative du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI, Renaissance) une mission d’information intitulée “La diplomatie climatique française à l’épreuve d’un monde en tension”. Elle a déjà entendu Valérie Masson-Delmotte, ancienne membre du GIEC. François Hollande a fait le récit, devant les sénateurs, des circonstances qui ont mené à l’adoption de l’Accord de Paris, qui fait encore figure de précurseur en termes de diplomatie climatique. Il a comparé la situation de 2015 à celle de 2026, en mettant l’accent sur les changements. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
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00:00:10Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous permet de plonger au
00:00:14cœur de l'actualité sénatoriale.
00:00:16Aujourd'hui nous allons vivre l'audition de François Hollande, l'ancien président de la République, sur la question de
00:00:22la diplomatie climatique,
00:00:23suivie de celle de la climatologue Valérie Masson-Delmotte, l'occasion de comprendre la réussite de la COP21 signée à
00:00:30Paris en 2015,
00:00:32mais aussi les déceptions qu'elle a pu susciter ces dernières années. On regarde.
00:00:36Monsieur le Président de la République, je propose que nous démarrions.
00:00:39En sachant que cette audition est captée, donc, Monsieur le Président, mes chers collègues,
00:00:44c'est un honneur pour nous de vous accueillir aujourd'hui pour participer aux travaux de la mission d'information
00:00:47sur la diplomatie climatique.
00:00:50Je rappelle que cette émission résulte d'une demande du groupe RDPI. D'ailleurs, je salue votre rapporteur qui en
00:00:54est à l'origine.
00:00:56Monsieur le Président, je sais que vous avez un temps limité parce qu'il y a des débats, je crois,
00:01:00importants actuellement à l'Assemblée,
00:01:02je crois, sur la situation et l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Donc ce n'est pas neutre.
00:01:06On a souhaité vous accueillir parce que vous êtes le signateur de la COP21 en 2015.
00:01:11Tous les intervenants nous ont parlé de cet accord historique, ce que nous pensions nous parler nous-mêmes.
00:01:15Il nous semble important de vous entendre. Je vais d'ailleurs citer le secrétaire général de l'ONU de l
00:01:20'époque,
00:01:20Monsieur Ban Ki-moon, qui avait dit « L'accord de Paris est un triomphe monumental pour les gens et
00:01:25notre planète ».
00:01:26Je crois que c'est important de le rappeler. De par vos fonctions, vous avez été à l'initiative de
00:01:29cet accord.
00:01:30Suivi au niveau des chefs d'État, vous avez suivi les négociations, trouvé les compromis.
00:01:34Il nous semblait intéressant de vous entendre, à la fois sur les raisons qui vous ont poussé à investir autant
00:01:38ce sujet,
00:01:40à la fois aussi, vous nous parlez peut-être des souvenirs que vous en gardez, de ces travaux,
00:01:43les difficultés que vous avez rencontrés, les points de compromis, comment ils ont pu être noués,
00:01:47toujours quel était le sens et l'objectif de ce travail collectif,
00:01:52et puis aussi votre regard après 10 ans, puisque ça fait maintenant 10 ans,
00:01:56et de voir à la fois les évolutions, à la fois les manques, à la fois les propositions qu'on
00:02:01peut aussi apporter,
00:02:02puisque notre idée, c'est bien sûr que notre mission d'information puisse délivrer des propositions,
00:02:07je veux dire, à la fois au niveau du Sénat, mais également plus largement à nos compatriotes,
00:02:12et puis aussi peut-être un dernier mot sur la question de comment les Français se sont ou non,
00:02:16d'ailleurs justement, appropriés cet accord-là, comment ils vivent, et ce qu'il faudrait peut-être ajouter.
00:02:22J'ai, voilà, pris la parole pour vous présenter cela.
00:02:24Je vais maintenant, je vous propose de prendre une dizaine de minutes pour un peu, à la fois,
00:02:29tenter de répondre à quelques-unes de mes questions et plus largement votre présentation.
00:02:31Ensuite, nous aurons notre rapporteur qui prendra quelques questions,
00:02:34et puis après, l'ensemble de nos collègues présents, que je remercie d'être là,
00:02:37pourront aussi s'exprimer en vous interrogeant.
00:02:43Monsieur le Président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs,
00:02:49je me prête bien volontiers à cet exercice,
00:02:51parce que l'accord de Paris a certes été historique,
00:02:55mais est aujourd'hui bousculé par un certain nombre d'événements,
00:02:59et qui ne sont pas de nature tous climatique, mais de nature politique.
00:03:05Déjà, en 2013, quand s'était posé la question de savoir s'il y avait un pays
00:03:11qui se présentait comme candidat pour organiser cette conférence,
00:03:16prévue donc à la fin de l'année 2015,
00:03:19la France était la seule nation qui avait considéré qu'elle pouvait prendre ce risque,
00:03:26car c'était un risque au regard de ce qu'avait été l'échec de Copenhague.
00:03:30Mais précisément parce que nous pouvions tirer un certain nombre de leçons de Copenhague,
00:03:36nous avons engagé ce que vous appelez, c'est le sens de votre travail,
00:03:40une diplomatie climatique.
00:03:44Pourquoi y avait-il eu l'échec à Copenhague en 2009 ?
00:03:50Parce qu'il avait été pensé qu'au dernier moment,
00:03:57la présence des chefs d'État les plus influents, les plus importants,
00:04:02serait de nature à faire accord entre toutes les parties prenantes,
00:04:06et à permettre la ratification possible d'un traité par les pays membres de cette Convention.
00:04:18En réalité, cette méthode avait échoué, au-delà même des personnalités qui étaient concernées,
00:04:26parce que quand un texte n'a pas été élaboré avec suffisamment de précaution,
00:04:32de prévention pour certains, en tout cas d'association des pays qui peuvent être les plus décisifs,
00:04:40et même de ceux qui n'étant pas les plus riches, mais sont quand même les plus nombreux,
00:04:45il ne peut pas y avoir de dénouement favorable.
00:04:48Donc dès lors que nous avions pris la décision d'organiser la conférence,
00:04:53j'avais demandé au ministre des Affaires étrangères, à l'époque, Laurent Fabius,
00:04:58accompagné d'un certain nombre de personnalités, vous les connaissez,
00:05:02Laurent Stubiana, Nicolas Hulot, et les ministres de l'écologie qui se succédaient,
00:05:08de s'engager dans une diplomatie qui était celle de la France,
00:05:15mais qui était aussi celle des pays européens qui voulaient nous accompagner.
00:05:20Et ce qui a fait que pendant deux ans, il y a eu, à travers les voyages que j'ai
00:05:25pu faire moi-même,
00:05:28ou que les ministres concernés ont pu multiplier,
00:05:32il y a eu la mobilisation d'un certain nombre de pays qui étaient déterminants.
00:05:40Le premier était les Etats-Unis.
00:05:42Il se trouve que la présidence Obama était encline à favoriser l'adoption d'un tel accord,
00:05:50d'autant qu'Obama avait été un des progrès de l'échec.
00:05:54Deuxièmement, la Chine,
00:05:56si Xi Jinping, à l'époque, arrivait aux responsabilités,
00:06:00il y est toujours,
00:06:02mais le contexte a sans doute changé,
00:06:05mais la Chine avait compris qu'à la fois pour des intérêts qui étaient les siens
00:06:10et pour aussi la cohésion de son pays
00:06:15et enfin pour l'image qu'il souhaitait donner de la Chine,
00:06:21qu'il y avait avantage à entrer dans un processus.
00:06:25Mais au-delà de ces deux grands pays,
00:06:27qui sont les deux pays les plus émetteurs de CO2,
00:06:30il était important d'avoir une diplomatie qui précisément,
00:06:34et c'est le sens aussi de votre question,
00:06:37précisément associé des groupes liés à des continents,
00:06:43liés à des catastrophes,
00:06:46je pense aux pays qui il y a,
00:06:50c'est-à-dire aux pays qui ont un littoral qui commence à être submergé,
00:06:54de façon à ce qu'on puisse prendre appui sur la détresse,
00:06:57souvent, sur en tout cas l'inquiétude de ces pays,
00:07:00pour justifier un accord qui était regardé comme devant engagé.
00:07:07Enfin, la diplomatie a consisté,
00:07:12avec les Nations unies et avec les négociateurs qui étaient liés aux Nations unies,
00:07:17à demander, c'était je pense un bon principe,
00:07:21à chacune des nations de s'engager par écrit,
00:07:25de manière à ce que la somme de tous les engagements puisse laisser croire ou espérer
00:07:31que le réchauffement ne montrait pas à 2 degrés Celsius,
00:07:36il y avait même l'objectif de 1,5 degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industriel
00:07:40à la fin du XXIe siècle.
00:07:43Donc c'était cette façon de faire qui permettait de faire converger
00:07:47les efforts des uns et des autres et d'en faire l'affaire de tous.
00:07:52Bon, nous avions néanmoins plusieurs obstacles.
00:07:57Le premier était les pays producteurs d'énergie.
00:08:02Mais je dois dire que les conflits qui se passaient déjà à cette époque
00:08:05faisaient qu'ils n'étaient pas forcément dans la meilleure des positions
00:08:09pour résister à cette pression, à la nôtre.
00:08:13Et puis, il y avait aussi des pays africains
00:08:18qui considéraient, non sans raison,
00:08:21que s'il y avait des engagements qui leur étaient demandés,
00:08:24et ils leur aient été demandés,
00:08:26ça pouvait nuire à leur propre développement.
00:08:29Avec l'argument, vous avez, vous, les pays développés,
00:08:35outrageusement fait souffrir la planète,
00:08:38absorber tout ce que les matières,
00:08:41et notamment les énergies fossiles, pouvaient recéler.
00:08:45Et puis maintenant, vous nous demandez de faire des efforts.
00:08:48Tout, la question que nous avons posée,
00:08:51de savoir s'il n'était pas possible d'avoir un fonds
00:08:54qui puisse indemniser ou compenser,
00:08:57en tout cas favoriser la transition.
00:08:59Alors, je reviens à la démarche
00:09:03pour essayer de faire avancer vos travaux.
00:09:05La diplomatie climatique, donc, c'est pas une affaire de circonstances,
00:09:11c'est une affaire de constance.
00:09:14Deuxièmement, c'est une affaire de chef d'État et de gouvernement,
00:09:17mais aussi de société civile.
00:09:19Nous n'aurions pas réussi les accords de Paris
00:09:21s'il n'y avait pas eu de mobilisation
00:09:24d'organisations non-gouvernementales,
00:09:27d'opinions aussi,
00:09:30et de collectivités locales,
00:09:32qui se sont pleinement engagées.
00:09:34Et je dois même ajouter des entreprises
00:09:36qui ont, pour beaucoup, compris
00:09:37quel était l'avantage, y compris pour leur propre marché,
00:09:41de pouvoir être partie prenante de l'accord.
00:09:46Donc, la troisième considération,
00:09:49c'est que si on veut, nous, la France,
00:09:53continuer à agir en matière de diplomatie climatique,
00:09:56dans un contexte qui a radicalement changé,
00:09:59il faut prendre appui sur les pays du Sud,
00:10:02parce que ce sont eux qui sont à la fois les plus concernés,
00:10:05même s'ils n'ont pas les seuls
00:10:07à être frappés par le réchauffement,
00:10:09mais les seuls qui, au-delà des conflits qui existent,
00:10:13des différences idéologiques ou des oppositions
00:10:17que nous pouvons avoir à l'échelle du monde,
00:10:19ce sont les seuls qui ont pour objectif,
00:10:22quand même, de pouvoir faire la transition
00:10:25et de pouvoir s'adapter et de devoir anticiper.
00:10:29Et c'est ce qui, d'ailleurs,
00:10:30a été la suite de la COP 21.
00:10:33Je reviendrai après la COP 21,
00:10:35mais si on peut regarder ce qui a été fait en continuité,
00:10:38même s'il y a eu, non pas des reculs,
00:10:40mais il y a eu, quand même, des lenteurs,
00:10:42notamment sur la question de la fin des énergies fossiles.
00:10:46La question des fonds, la question des indemnisations,
00:10:50des pertes et dommages, tout ça a pu avancer.
00:10:54C'est ça qui fait qu'il faut qu'il y ait un intérêt
00:10:56à la négociation.
00:10:58Alors je termine, parce que je veux répondre à vos questions.
00:11:02À l'évidence, il y a eu quand même la COP elle-même
00:11:05et qui s'est réunie à Paris.
00:11:08Il se trouve qu'en novembre 2015,
00:11:12il y a eu les attentats
00:11:15du Stade de France,
00:11:16Bataclan, Terrasse.
00:11:18La question s'est posée
00:11:19de savoir si nous devions reporter
00:11:22la COP
00:11:23pour des raisons
00:11:25de sécurité, pour des raisons aussi
00:11:30de confiance
00:11:31Je pense que les acteurs principaux
00:11:34vont réunir plusieurs milliers de personnes à Paris.
00:11:37Ce n'était pas simple.
00:11:39Est-ce que nous devions
00:11:40maintenir ce rendez-vous ?
00:11:43Et j'ai considéré,
00:11:45je n'ai pas été le seul, heureusement,
00:11:47qu'il fallait
00:11:49maintenir non seulement la date,
00:11:51mais
00:11:52la venue de tous les chefs d'État étrangers.
00:11:56sans faire de lien de causalité,
00:11:58je pense que le drame
00:11:59qui nous a frappés
00:12:01a donné
00:12:02à cette conférence
00:12:05un sens particulier.
00:12:08Ne serait-ce que parce qu'il y avait eu
00:12:12cette tragédie,
00:12:13ce coup qui nous était porté,
00:12:15il fallait réussir.
00:12:17Ça créait une obligation
00:12:19de résultat.
00:12:20Ce qui fait que
00:12:21tous les pays sont,
00:12:23avec les chefs d'État,
00:12:24sont venus,
00:12:25mais que ce ne sont pas eux
00:12:27qui ont finalement
00:12:28été présents
00:12:30le jour où
00:12:30il y a eu l'accord.
00:12:32Ils n'étaient plus là.
00:12:34Et il valait mieux
00:12:35qu'ils ne soient pas là.
00:12:37Parce qu'il y a toujours
00:12:37des récalcitrants.
00:12:39Mais
00:12:41l'accord était suffisamment avancé
00:12:43pour que rien ne puisse
00:12:45en empêcher
00:12:46le dénouement.
00:12:48Et donc c'est ce qui s'est produit.
00:12:51Ce qui fait qu'il y a toujours,
00:12:52dans un acte diplomatique,
00:12:54une affaire de circonstance.
00:12:57Malgré tout l'engagement
00:12:58que nous pouvons porter,
00:13:00cette circonstance aurait pu être défavorable.
00:13:02Elle s'est trouvée,
00:13:04hélas, favorable.
00:13:07Peut-être un dernier mot
00:13:08sur ce qui se passe aujourd'hui
00:13:12et quelles sont les leçons
00:13:14que l'on peut en tirer.
00:13:16C'est qu'à cette époque,
00:13:18par rapport à la question du président,
00:13:21la question climatique,
00:13:23elle était très présente,
00:13:24bien sûr,
00:13:25dans les sociétés civiles.
00:13:29et les chefs d'État et de gouvernement
00:13:31en étaient conscients.
00:13:33Mais quand il y a eu l'accord de Paris,
00:13:35ça n'a pas été non plus
00:13:36un soulèvement général
00:13:37et des manifestations de bonheur
00:13:39qui se sont multipliées
00:13:41à travers la planète.
00:13:43Parce que précisément,
00:13:44il y avait d'autres événements
00:13:45qui arrivaient,
00:13:46d'autres tensions.
00:13:48C'est qu'après qu'on a considéré
00:13:50que, finalement,
00:13:51l'accord pouvait être historique.
00:13:55Et qu'aujourd'hui,
00:13:59avec les guerres,
00:14:00avec les divisions du monde,
00:14:04avec la question aussi
00:14:05des carburants, du pétrole,
00:14:09la question climatique
00:14:10peut toujours faire les frais.
00:14:13Il y a toujours de bonnes raisons
00:14:15de ne pas aller
00:14:18vers le respect des engagements.
00:14:20Soit parce qu'il y a
00:14:21une crise économique,
00:14:22soit parce qu'il y a
00:14:22une crise sanitaire,
00:14:23soit parce qu'il y a
00:14:23une crise sécuritaire.
00:14:26Et donc,
00:14:26la diplomatie climatique,
00:14:28c'est de dire que
00:14:30ce qu'on fixe comme objectif
00:14:32à moyen,
00:14:32mais même à long terme,
00:14:34au-delà de tout ce qui peut se produire,
00:14:37doit être maintenu,
00:14:41respecté,
00:14:42pour qu'il y ait cette confiance
00:14:44qui puisse être gardée
00:14:45dans ce qui est peut-être
00:14:47aujourd'hui
00:14:48le seul domaine
00:14:50où,
00:14:51au-delà de tout ce qui nous sépare
00:14:52des uns et des autres,
00:14:54nous pouvons nous retrouver.
00:14:55C'est-à-dire qu'on soit
00:14:56dans une dictature,
00:14:57ce qui n'est pas le cas en France,
00:14:59ou qu'on soit dans une démocratie,
00:15:00qu'on soit dans un pays
00:15:02qui est agressé,
00:15:04dans un pays
00:15:04qui est agresseur,
00:15:07il y en a,
00:15:08il y a au moins un domaine
00:15:10qui, finalement,
00:15:11nous intéresse tous,
00:15:13en tout cas les peuples,
00:15:14c'est de savoir
00:15:15si nous pouvons encore habiter
00:15:17la même planète
00:15:17dans des décennies.
00:15:21Merci beaucoup,
00:15:22M. le Président.
00:15:24Je vais maintenant laisser la parole
00:15:25à notre rapporteur
00:15:26pour une série de questions,
00:15:28puis après,
00:15:28on passera
00:15:29à un collègue.
00:15:30Alors,
00:15:31ce que je propose,
00:15:31M. le Président,
00:15:32bonjour M. le Président de la République,
00:15:33chers collègues,
00:15:34c'est peut-être
00:15:35de le faire en deux séries de questions
00:15:37pour passer ensuite
00:15:38la parole à mes collègues
00:15:39qui, je suis sûr,
00:15:40ont également des questions à poser.
00:15:42Alors,
00:15:42merci M. le Président
00:15:43pour ces premières réponses.
00:15:45Je vous propose,
00:15:47je souhaiterais pouvoir évoquer avec vous
00:15:49finalement
00:15:50ce que l'on nous a beaucoup dit
00:15:52depuis le début de ces auditions,
00:15:54c'est-à-dire
00:15:54la remise en cause
00:15:56finalement des premiers découpages
00:15:57nord-sud,
00:15:58vous avez évoqué le sud tout à l'heure,
00:16:00cette nécessité peut-être
00:16:01de re-questionner
00:16:03les alliances traditionnelles
00:16:04que nous avions en 2015
00:16:05qui avaient fait
00:16:07de cet accord
00:16:08un succès diplomatique majeur,
00:16:10même si vous l'avez dit,
00:16:12dans les rues,
00:16:12il n'y avait pas encore
00:16:13les liesses populaires
00:16:14à ce moment-là,
00:16:14mais enfin,
00:16:15depuis,
00:16:16c'était assez structurant
00:16:17et fondateur.
00:16:18Et est-ce qu'on n'est pas passé
00:16:19aujourd'hui dans le climat
00:16:20de tension que nous avons
00:16:23davantage à la recherche permanente
00:16:25d'une forme de compromis fragile
00:16:27autour de ces sujets ?
00:16:28Alors, je vais citer effectivement
00:16:30le retrait des Etats-Unis,
00:16:32la montée en puissance de la Chine,
00:16:33ces puissances de l'Indo-Pacifique
00:16:35qui du coup font aussi
00:16:36sur un autre endroit de la planète,
00:16:37mais qui m'est cher,
00:16:38vous le savez,
00:16:39qui est ce grand océan Pacifique,
00:16:42font peser quelques pressions aussi
00:16:43sur ces Etats océaniens,
00:16:44vous les avez cités,
00:16:45qui sont condamnés finalement
00:16:46à l'adaptation du fait
00:16:47de ces effets de changement climatique.
00:16:49Est-ce que la diplomatie française,
00:16:50la France,
00:16:51du coup,
00:16:51ne doit pas rechercher
00:16:52de nouveaux partenariats,
00:16:53de nouvelles alliances ?
00:16:55Et c'est intéressant
00:16:56d'avoir l'avis
00:16:57de notre ancien président
00:16:58de la République,
00:16:59qui encore une fois
00:17:00a lancé
00:17:01et a réussi
00:17:02ce succès diplomatique
00:17:03à l'époque.
00:17:03Voilà pour la première question,
00:17:05s'il vous plaît.
00:17:07Pardon.
00:17:09Vous avez raison,
00:17:10monsieur le rapporteur.
00:17:12Nous étions dans
00:17:13un moment politique
00:17:14qui faisait que les Etats-Unis,
00:17:18la Chine
00:17:20et certains pays développés,
00:17:22pas tous.
00:17:22Il a fallu
00:17:23que le Canada
00:17:24change de gouvernement
00:17:25à ce moment-là.
00:17:27L'Australie
00:17:27était aussi
00:17:28un moment,
00:17:30un problème.
00:17:32il y a eu
00:17:33une conjonction
00:17:34d'éléments politiques
00:17:36qui ont favorisé
00:17:37l'accord incontestablement.
00:17:39La Russie,
00:17:40qui avait déjà
00:17:40commencé
00:17:41à envahir l'Ukraine
00:17:43avec ses proxys,
00:17:46a été préoccupée
00:17:46par d'autres
00:17:49sujets
00:17:49que la question
00:17:51même
00:17:51du gaz,
00:17:53etc.
00:17:53Donc elle n'a pas été
00:17:54un acteur
00:17:55du tout
00:17:56d'empêchement,
00:17:57bien sûr,
00:17:58ni de facilité.
00:18:02Aujourd'hui,
00:18:04nous sommes avec
00:18:05le retrait américain
00:18:06qui est beaucoup
00:18:06plus grave
00:18:06que le premier
00:18:07parce que
00:18:07quand Donald Trump
00:18:09a été élu
00:18:10pour la première fois,
00:18:11dans le premier échange
00:18:12que j'ai eu,
00:18:13j'étais encore président
00:18:13de la République,
00:18:15lui, il arrivait,
00:18:16il m'avait donc
00:18:19informé
00:18:20que les Etats-Unis
00:18:20allaient se retirer
00:18:22des accords de Paris.
00:18:24Je lui ai demandé
00:18:24les raisons,
00:18:25je pense qu'il y en avait
00:18:26deux.
00:18:28La première raison,
00:18:28c'était qu'Obama
00:18:29les avait signés
00:18:32et la seconde raison,
00:18:33c'est que les Chinois
00:18:34en étaient,
00:18:35à ses yeux,
00:18:36les bénéficiaires
00:18:38et que ça coûtait
00:18:39aux Etats-Unis
00:18:39pays producteurs
00:18:41de gaz
00:18:43et de pétrole.
00:18:45Mais
00:18:46je pense que
00:18:47ce n'était pas si grave
00:18:48parce que dans
00:18:48l'accord de Paris,
00:18:49il y avait une clause
00:18:50qui faisait que
00:18:52la retraite
00:18:53était effective
00:18:54au bout d'un certain temps
00:18:55qui correspondait
00:18:55justement
00:18:56à la fin du mandat
00:18:58de Donald Trump,
00:18:59du premier.
00:19:00Quand Biden
00:19:00est arrivé
00:19:02aux responsabilités
00:19:04de son pays,
00:19:04nous avons repris
00:19:05donc la discussion
00:19:06et les engagements
00:19:08américains.
00:19:09Même si
00:19:10aussi,
00:19:11on ne peut pas penser
00:19:12que les démocrates
00:19:13sont forcément
00:19:13toujours
00:19:14les plus déterminés
00:19:17à aller vers
00:19:18le respect
00:19:20des engagements
00:19:20climatiques.
00:19:21Ce sont les entreprises
00:19:22américaines
00:19:23qui font peut-être
00:19:24le plus
00:19:24pour les engagements
00:19:25climatiques
00:19:25parce qu'elles y voient
00:19:26aussi leur intérêt.
00:19:28Mais aujourd'hui,
00:19:29avec le deuxième
00:19:30retrait américain,
00:19:32c'est vrai
00:19:32que ça a conduit
00:19:34un certain nombre
00:19:34de pays
00:19:35à se mettre
00:19:36un peu plus
00:19:37à distance.
00:19:37Bon,
00:19:38d'abord,
00:19:39les pays
00:19:39de l'Amérique latine,
00:19:42l'Argentine en particulier,
00:19:43mais d'autres.
00:19:45Et même
00:19:47l'idée
00:19:48qui pourrait,
00:19:49qui pourtant
00:19:50s'était imposée
00:19:50qu'il y avait
00:19:52une responsabilité
00:19:53humaine
00:19:53dans le réchauffement
00:19:54climatique
00:19:54a été
00:19:56recommencé
00:19:56à être
00:19:57mise en cause.
00:19:59Alors,
00:19:59quelles sont
00:19:59les nouvelles alliances ?
00:20:01Bon,
00:20:01d'abord,
00:20:04il y a
00:20:06de plus en plus
00:20:07de pays
00:20:07qui ont pris
00:20:07conscience,
00:20:08on a parlé
00:20:09des pays
00:20:10qui sont touchés
00:20:11par la montée
00:20:13des eaux,
00:20:13mais il y a aussi
00:20:15des pays
00:20:15qui sont touchés
00:20:15par la fonte
00:20:16des glaciers,
00:20:18même si pour certains
00:20:19la fonte des glaciers
00:20:20est une opportunité
00:20:21d'investissement.
00:20:23Et puis,
00:20:24il y a les pays
00:20:25asiatiques
00:20:26qui sont de plus
00:20:27en plus victimes
00:20:28de récurrences
00:20:29de catastrophes.
00:20:32Donc,
00:20:32et je pense aussi
00:20:34aux pays
00:20:34comme le Brésil
00:20:35qui,
00:20:36ayant accueilli
00:20:37une COP,
00:20:39a eu à justifier
00:20:40ces investissements,
00:20:42y compris
00:20:42en matière énergétique.
00:20:44Mais,
00:20:45nos alliés,
00:20:46je pense,
00:20:47c'est vraiment
00:20:48les pays
00:20:49du Sud
00:20:50et c'est là
00:20:50que,
00:20:51même si
00:20:52ces pays
00:20:53du Sud
00:20:53sont très
00:20:54eux-mêmes
00:20:56divisés,
00:20:57même dans les BRICS,
00:20:59mais ces pays-là
00:21:01ont tous conscience
00:21:02que ce qui se joue
00:21:04à l'échelle
00:21:04de la planète,
00:21:05c'est d'abord
00:21:05sur leur sol
00:21:09ou sur leur littoral.
00:21:10Donc,
00:21:12je pense que
00:21:12c'est la première alliance.
00:21:14La deuxième alliance,
00:21:15c'est avec les pays
00:21:16les plus fragiles
00:21:17et les plus pauvres
00:21:17parce que
00:21:18ces pays
00:21:19ne peuvent pas
00:21:19s'en sortir
00:21:20s'il n'y a pas
00:21:22au plan mondial
00:21:23un système
00:21:24de refinancement
00:21:25de tout ce qui peut
00:21:26être l'investissement
00:21:27climatique.
00:21:30Et enfin,
00:21:31si je pouvais
00:21:33évoquer
00:21:33une alliance
00:21:34un peu
00:21:35étrange,
00:21:36c'est avec
00:21:37toutes les entreprises
00:21:37qui sont eux-mêmes
00:21:38engagées dans la décarbonation
00:21:40et qui ont
00:21:41vocation
00:21:41à produire
00:21:43des innovations
00:21:44qui peuvent
00:21:45justement
00:21:45pour les pays
00:21:47du Sud
00:21:48être des facteurs
00:21:49d'expansion
00:21:52pour ces entreprises
00:21:54et de progrès
00:21:54pour les pays
00:21:55qui les accueillent.
00:21:56Donc,
00:21:57je crois
00:21:58qu'on est obligé
00:21:59d'avoir des alliances
00:22:00un peu différentes
00:22:00de ce qui était
00:22:01le cas
00:22:03au moment
00:22:04de la COP
00:22:04de Paris,
00:22:05c'est-à-dire
00:22:05des alliances
00:22:05avec des pays
00:22:06qui n'étaient pas
00:22:07à ce moment-là
00:22:07très influents
00:22:09ou très moteurs
00:22:11mais qui sont
00:22:12les plus nombreux
00:22:13et qui attendent
00:22:14des fonds
00:22:16de la part
00:22:16notamment de l'Europe
00:22:19et d'avoir
00:22:20une alliance
00:22:21avec les acteurs
00:22:22publics,
00:22:23j'ai évoqué
00:22:24les régions,
00:22:24les collectivités locales
00:22:25et les acteurs privés
00:22:26qui sont
00:22:29tellement engagés
00:22:30dans la transition
00:22:31qu'ils ont
00:22:32intérêt
00:22:33à ce que l'on
00:22:34poursuive
00:22:34dans les
00:22:36objectifs
00:22:37climatiques.
00:22:39La Chine,
00:22:40alors juste un mot
00:22:41sur la Chine,
00:22:41la Chine,
00:22:42c'est vrai,
00:22:43Trump n'avait pas
00:22:44tout à fait tort,
00:22:45la Chine,
00:22:46elle avait anticipé
00:22:47tout ce qu'allait être
00:22:50la transition
00:22:51et de ce qu'allait être
00:22:52le développement
00:22:53des énergies
00:22:53renouvelables.
00:22:54Aujourd'hui,
00:22:55tous les panneaux
00:22:56eux-mêmes,
00:22:57parce qu'ils sont
00:22:58bien sûr
00:23:00gênés par ce qui se passe
00:23:01comme nous tous,
00:23:02par ce qui se passe
00:23:02au Détroit,
00:23:04d'Hormuz,
00:23:05mais ils ont développé
00:23:06tellement d'énergies
00:23:07renouvelables
00:23:08qu'ils ont
00:23:09une autonomie
00:23:10beaucoup plus forte
00:23:11que les d'autres.
00:23:14Merci,
00:23:15M. le Président.
00:23:16Alors,
00:23:17pour la deuxième
00:23:19question,
00:23:19M. le Président,
00:23:20parce que je sais
00:23:20qu'après,
00:23:21mes collègues auront
00:23:21d'autres questions,
00:23:24je ne peux pas
00:23:24ne pas parler
00:23:25des outre-mer,
00:23:25M. le Président
00:23:26de la République,
00:23:27et vous l'évoquiez,
00:23:28cette capacité
00:23:29d'innovation
00:23:30de nos entreprises
00:23:31françaises,
00:23:31on peut même
00:23:31parler de champions
00:23:32français aujourd'hui,
00:23:33en tout cas autour
00:23:34de cette nouvelle
00:23:35économie liée au climat.
00:23:38vous parliez
00:23:39des positions stratégiques
00:23:40que l'on pourrait
00:23:40avoir auprès
00:23:41des États
00:23:42qui sont
00:23:43dans une certaine
00:23:44urgence
00:23:45pour l'adaptation
00:23:47aux effets
00:23:48du changement climatique.
00:23:49Ne pensez-vous pas
00:23:50qu'y compris
00:24:06aujourd'hui à côté
00:24:07finalement peut-être
00:24:08d'un atout stratégique
00:24:09de cette France présente
00:24:10sur non pas tous les océans
00:24:11mais sur tout l'océan.
00:24:14Vous disiez
00:24:14lorsque vous êtes venu
00:24:15en Polynésie française
00:24:16que vous êtes allé
00:24:16au bout de la France.
00:24:19Mais justement,
00:24:21au regard de ces questions
00:24:22climatiques,
00:24:23est-ce que nos îles
00:24:23ne sont pas un peu
00:24:24oubliées aussi,
00:24:25alors qu'il y a
00:24:26de véritables laboratoires
00:24:27d'innovation,
00:24:28d'adaptation,
00:24:29puisque ce sont des...
00:24:31Comment dire ?
00:24:32C'est une question
00:24:33de résilience
00:24:33et de vie tout court
00:24:34dans ces îles françaises
00:24:36au milieu de ces océans
00:24:37anglo-saxons.
00:24:40Votre interpellation,
00:24:42elle revient aussi
00:24:44à faire évoluer
00:24:45ce qu'est la diplomatie française,
00:24:47c'est-à-dire
00:24:47de confier
00:24:49au territoire ultramarin
00:24:52un rôle
00:24:53dans la promotion
00:24:56de nos intérêts
00:24:58ou de nos objectifs.
00:25:00Or, vous savez
00:25:01qu'il y a toujours
00:25:02des réticences.
00:25:04Or, je pense,
00:25:05j'ai essayé
00:25:06de le promouvoir,
00:25:07qu'il faut insérer
00:25:09nos territoires
00:25:12d'outre-mer,
00:25:14ultramarins,
00:25:15dans les organisations
00:25:17régionales,
00:25:18dans les organisations
00:25:19qui travaillent
00:25:21notamment
00:25:21sur les questions
00:25:22climatiques.
00:25:23Il faut leur donner
00:25:25une capacité
00:25:26à décider,
00:25:27une capacité
00:25:28à dialoguer,
00:25:30à négocier.
00:25:31C'est très important.
00:25:32de manière
00:25:33à les insérer,
00:25:35puisque
00:25:35ils sont
00:25:37géographiquement
00:25:38insérés,
00:25:39mais politiquement
00:25:40insérés.
00:25:40Deuxièmement,
00:25:42je l'ai constaté,
00:25:43il y a beaucoup
00:25:44d'innovations
00:25:45en matière
00:25:47écologique,
00:25:48en matière
00:25:49d'investissement
00:25:51pour imaginer
00:25:53ce que peuvent être
00:25:54les énergies
00:25:55renouvelables en particulier
00:25:56sur les territoires
00:25:58ultramarins.
00:25:59Donc là aussi,
00:26:01ça peut être
00:26:01pour nous
00:26:02un champ
00:26:03d'expérimentation
00:26:03intéressant.
00:26:04Et deuxièmement,
00:26:06si on y met
00:26:08les moyens nécessaires,
00:26:09une façon
00:26:10de communiquer
00:26:11encore davantage
00:26:12avec les grandes
00:26:13régions
00:26:14dans lesquelles
00:26:14vous êtes inséré.
00:26:16La Polysie
00:26:17étant un cas
00:26:17assez particulier
00:26:18parce que la Polysie,
00:26:19c'est quand même
00:26:19grand comme l'Europe.
00:26:20Donc à partir de là,
00:26:22vous couvrez quand même
00:26:23un espace
00:26:23assez large
00:26:24et un espace
00:26:26déterminant
00:26:27pour la question
00:26:29plus largement
00:26:30de l'influence
00:26:31des uns
00:26:32et des autres
00:26:32et notamment
00:26:33de la Chine.
00:26:34Donc c'est très important
00:26:35que la Polysie,
00:26:36par exemple,
00:26:37puisse avoir
00:26:38un champ
00:26:39d'action
00:26:40qui permette
00:26:41de convaincre
00:26:41toute la grande
00:26:43région
00:26:45océanienne
00:26:46de l'importance
00:26:48de ce que l'on peut faire
00:26:49en termes d'investissement.
00:26:50Merci.
00:26:52Merci.
00:26:53En sachant,
00:26:54j'en profite
00:26:54parce que c'est vrai
00:26:54que la délégation
00:26:55c'est interne
00:26:56de l'Outre-mer
00:26:56dans ses travaux
00:26:57travaille en ce moment
00:26:58sur l'insertion
00:26:58justement
00:26:59de nos Outre-mer
00:27:00dans leurs différents bassins
00:27:01et moi je suis rapporteur
00:27:02de celle
00:27:02sur le bassin pacifique.
00:27:04Donc nous y travaillons
00:27:05en ce moment
00:27:05donc c'est exactement cela
00:27:06mais on discute souvent
00:27:07avec Téva.
00:27:08Je propose de passer
00:27:08maintenant aux questions
00:27:09donc maintenant
00:27:10Sophie-Briand-Guillemont
00:27:11va ouvrir le bal.
00:27:14Merci Monsieur le Président.
00:27:15Monsieur le Président
00:27:15de la République,
00:27:16vous avez commencé
00:27:17par énoncer le fait
00:27:18que la diplomatie climatique
00:27:19était une affaire
00:27:20de constance.
00:27:22Est-ce que vous considérez
00:27:23que la diplomatie climatique
00:27:24française a bien gardé
00:27:25le cap depuis 10-11 ans ?
00:27:28Je pense en particulier
00:27:28aux baisses budgétaires
00:27:30sur l'aide publique
00:27:31au développement
00:27:31qu'on connaît
00:27:32depuis 2 ans
00:27:33et qui sont massives
00:27:34et qui auront des conséquences
00:27:35sur la finance climat.
00:27:36Et ensuite,
00:27:37vous avez énoncé
00:27:38le fait que l'accord de Paris
00:27:40était aussi une affaire
00:27:41de circonstances.
00:27:42Or nous ne sommes plus du tout
00:27:44en 2026
00:27:45dans le même monde
00:27:46qu'en 2015.
00:27:47Est-ce que vous pensez
00:27:48que la méthode Paris
00:27:49qui était à la fois
00:27:50les circonstances
00:27:50mais aussi un travail
00:27:52de fond mené
00:27:53par la diplomatie française
00:27:54peut se reproduire
00:27:55aujourd'hui ?
00:27:58Alors,
00:27:59sur la constance,
00:28:02d'abord,
00:28:04il y a eu,
00:28:05mais ce n'est pas propre
00:28:06simplement au sujet climatique,
00:28:09il y a eu beaucoup
00:28:10de variations saisonnières
00:28:12dans l'action publique.
00:28:15Et que tantôt,
00:28:16la question climatique
00:28:17a été mise au premier rang
00:28:18et tantôt,
00:28:19elle a été reléguée.
00:28:21Or,
00:28:22c'est ça qui fait problème.
00:28:24C'est-à-dire que
00:28:24nous savons qu'il y avait
00:28:26toujours des problèmes
00:28:27de moyens.
00:28:27Et ce qui compte,
00:28:29c'est la cohérence
00:28:31et la continuité.
00:28:33Et notamment pour nos partenaires
00:28:35qui veulent savoir
00:28:35si on est prêt
00:28:37à s'engager davantage
00:28:38ou si on a simplement eu
00:28:42une volonté
00:28:43qui disparaît
00:28:43avec le président en place
00:28:45ou le gouvernement en place.
00:28:48quand l'administration Trump
00:28:50s'est retirée
00:28:51d'un grand nombre
00:28:53d'organisations
00:28:54ou d'un grand nombre d'aides,
00:28:57je pense que l'Europe
00:28:58a commis une faute majeure,
00:29:00même si elle n'avait pas
00:29:01forcément autant de moyens
00:29:02que l'administration américaine.
00:29:04Mais quand les États-Unis
00:29:06se retiraient
00:29:07de régions,
00:29:09de continents,
00:29:10pas simplement
00:29:10sur les questions climatiques,
00:29:11sur les questions sanitaires,
00:29:12sur les questions médicales,
00:29:14etc.,
00:29:15il fallait absolument
00:29:16prendre la place.
00:29:17C'était,
00:29:18en termes d'influence,
00:29:19c'était un enjeu considérable.
00:29:21Et là,
00:29:23ça s'est fait sans doute
00:29:24pour certains pays,
00:29:25mais ça ne s'est pas fait
00:29:27avec l'Europe.
00:29:28Et la France,
00:29:29en plus,
00:29:29dans les contraintes budgétaires
00:29:31qui commençaient
00:29:32à revenir,
00:29:34elle a réduit
00:29:35l'aide publique au développement.
00:29:36L'aide publique au développement,
00:29:37c'est pour beaucoup
00:29:38une aide climatique.
00:29:40et comme les fonds,
00:29:43les fonds tels qu'ils avaient été prévus
00:29:44au moment de l'accord de Paris,
00:29:46n'ont pas tous été réunis,
00:29:47il y a visiblement eu
00:29:50une promesse
00:29:50qui n'a pas été tenue.
00:29:52Ce qui fait que c'est plus difficile
00:29:53encore pour convaincre
00:29:54des pays
00:29:54de faire des efforts
00:29:56d'adaptation
00:29:56quand ils ont aussi peu
00:29:57de ressources.
00:29:59Ça, c'est pour la conscience.
00:30:01Oui,
00:30:01je conviens
00:30:03que ce qui est important,
00:30:05c'est d'avoir
00:30:06des objectifs
00:30:08de long terme
00:30:08et de ne pas varier.
00:30:11Sur les circonstances,
00:30:13oui,
00:30:14nous sommes dans
00:30:15un tout autre monde
00:30:17et comme on le voit,
00:30:19chaque fois que,
00:30:20et c'est particulièrement
00:30:22évident en ce moment,
00:30:23chaque fois qu'il y a une crise,
00:30:26il y a toujours
00:30:27des phénomènes de prix.
00:30:30Généralement,
00:30:31de prix
00:30:33des énergies fossiles.
00:30:35On l'a vu
00:30:36pour la crise ukrainienne.
00:30:38D'une autre façon,
00:30:39pendant la crise sanitaire,
00:30:40ça s'était posé différemment,
00:30:42qui était le problème
00:30:43de l'accès.
00:30:44Mais,
00:30:45et on le voit bien
00:30:46en ce moment
00:30:46avec la crise
00:30:49iranienne.
00:30:53Chaque fois
00:30:53qu'il y a donc
00:30:55une augmentation
00:30:56de prix,
00:30:58nous commençons
00:30:59à céder
00:31:00sur un certain
00:31:00nombre d'objectifs
00:31:02et à dire,
00:31:03bon,
00:31:03ben,
00:31:03finalement,
00:31:04il faut quand même
00:31:05qu'on aide
00:31:06les énergies fossiles.
00:31:07Je vois que des centrales
00:31:08au charbon se réouvrent,
00:31:10en Italie,
00:31:11notamment.
00:31:12Et donc,
00:31:13c'est ça notre vulnérabilité.
00:31:15Bien sûr qu'il faut
00:31:15des systèmes d'amortissement,
00:31:17il faut des systèmes
00:31:17de compensation.
00:31:19Mais si,
00:31:20et on en aura
00:31:21d'autres crises,
00:31:21si on ne tient pas
00:31:23sur la constance,
00:31:25malgré les circonstances,
00:31:29on ne fera pas
00:31:30changer les comportements.
00:31:32Alors,
00:31:32changer les comportements,
00:31:33ce n'est pas
00:31:33infliger des prix
00:31:34qui sont insupportables.
00:31:36Changer les comportements,
00:31:37c'est dire qu'on va
00:31:37vers quand même
00:31:39la fin des énergies fossiles.
00:31:40C'est pour ça
00:31:40que l'échec
00:31:41de la COP
00:31:43au Brésil,
00:31:44alors que devait être
00:31:45acté
00:31:47la fin
00:31:48des énergies fossiles,
00:31:49ben,
00:31:50c'est...
00:31:51ça n'égaye pas
00:31:52de dire
00:31:52que ça sera
00:31:52la fin demain,
00:31:53mais on va
00:31:54vers un monde
00:31:55sans énergies fossiles,
00:31:56bon,
00:31:57c'est une circonstance
00:31:59assez cruelle.
00:32:03Merci.
00:32:04Ronan Dotec.
00:32:06Oui,
00:32:06merci,
00:32:07M. le Président,
00:32:08M. le Président.
00:32:09On a eu l'occasion
00:32:09de travailler.
00:32:10On a quelques souvenirs
00:32:12de cette séquence.
00:32:15Peut-être une question
00:32:16un petit peu provocatrice,
00:32:18mais qui fait totalement écho
00:32:20à ce que vient de dire Sophie,
00:32:21c'est-à-dire que
00:32:23le paradoxe
00:32:23ou la surprise
00:32:24depuis 10 ans,
00:32:25c'est qu'on a
00:32:25des pays extrêmement
00:32:26vulnérables
00:32:28au changement climatique,
00:32:29je pense notamment
00:32:30à l'Afrique
00:32:30ou à l'Amérique du Sud,
00:32:32et des pays
00:32:32qui, malgré tout,
00:32:33ne sont pas obligatoirement
00:32:35en soutien
00:32:37sur des accords
00:32:38très ambitieux
00:32:39sur le climat.
00:32:40Et très clairement,
00:32:41en discutant
00:32:41avec des ministres
00:32:42africains,
00:32:43par exemple,
00:32:44ils font finalement
00:32:45passer le développement
00:32:46avant l'enjeu climatique.
00:32:49Et du coup,
00:32:50ma première question
00:32:51serait de dire
00:32:51est-ce que,
00:32:52finalement,
00:32:53on n'aurait pas intérêt
00:32:54aujourd'hui
00:32:55en termes de stratégie
00:32:56diplomatique
00:32:57à non pas raisonner
00:32:58d'abord climat,
00:32:59mais raisonner d'abord
00:33:01développement commun
00:33:03entre un certain nombre
00:33:04d'espaces,
00:33:06espaces européens
00:33:07et africains,
00:33:09espaces Europe,
00:33:11Asie,
00:33:12et notamment Chine,
00:33:13sur la sortie
00:33:13des fossiles,
00:33:14et d'avoir plutôt
00:33:15une stratégie
00:33:16qui est sur
00:33:17du développement
00:33:18partagé
00:33:18et des intérêts
00:33:19bien compris communs
00:33:21qui auront
00:33:22un impact positif
00:33:23sur la question
00:33:24climatique,
00:33:25mais qu'en mettant
00:33:26la question climatique
00:33:27en premier
00:33:28et au vu de l'État,
00:33:30vous l'avez évidemment
00:33:31raconté,
00:33:32de la planète,
00:33:33on voit qu'on a du mal
00:33:34aujourd'hui à avancer
00:33:35vu le nombre de pays
00:33:35qui bloquent.
00:33:36Donc ça,
00:33:37c'était un peu
00:33:37mon premier point.
00:33:38Le deuxième point,
00:33:40je crois qu'il faut
00:33:42quand même dire
00:33:44à quel point
00:33:45la diplomatie française
00:33:46a été puissante
00:33:47dans l'accord
00:33:50de Paris.
00:33:51Cette capacité
00:33:52de mobilisation
00:33:53et peu de pays
00:33:54au monde
00:33:54avaient effectivement
00:33:55la capacité
00:33:56d'arracher
00:33:58cet accord.
00:34:00Ce qui fait
00:34:00que maintenir
00:34:01les moyens
00:34:02de la diplomatie
00:34:03française
00:34:03peut aussi être
00:34:04pour notre commission
00:34:05une des conclusions
00:34:07de cette mission
00:34:07d'information.
00:34:08Et qu'à partir
00:34:10de là,
00:34:10et vous l'avez dit,
00:34:11M. le Président,
00:34:13c'est vrai
00:34:13que dans l'accord
00:34:14de Paris,
00:34:15il y a eu
00:34:16cette dynamique
00:34:16de l'agenda
00:34:17de l'action
00:34:18des acteurs
00:34:18non étatiques.
00:34:20J'ai eu le plaisir
00:34:21et l'honneur
00:34:21d'écuyer
00:34:22le Président
00:34:22de la République
00:34:23sur le sommet
00:34:23qu'on avait organisé
00:34:24à Lyon
00:34:25avec la région
00:34:26Rhône-Alpes
00:34:27et Bernard Soulages
00:34:28qui a été le grand sommet
00:34:28des collectivités
00:34:29à quelques semaines
00:34:31de la COP.
00:34:32Mais n'a-t-on pas fait
00:34:34une erreur
00:34:36un peu stratégique,
00:34:36on en a un peu parlé
00:34:37à l'époque,
00:34:38en finalement
00:34:40laissant
00:34:41à l'ACNUC
00:34:42et à l'ONU
00:34:43cet agenda
00:34:44de l'action
00:34:44sur laquelle
00:34:44la France
00:34:45était énormément
00:34:46mobilisée,
00:34:46avec comme jamais
00:34:47une mobilisation
00:34:48des entreprises,
00:34:49des collectivités,
00:34:51alors que l'ONU
00:34:52n'est pas fait
00:34:53pour gérer
00:34:53des acteurs
00:34:54non étatiques.
00:34:55Et du coup,
00:34:55est-ce que vous pensez
00:34:56qu'on a un moyen,
00:34:58alors que c'était
00:34:58une diplomatie
00:35:00d'influence très forte
00:35:01et qui existe encore,
00:35:02peut-être là
00:35:03de garder la France
00:35:04plus au cœur
00:35:05du dispositif
00:35:06de suivi
00:35:07de l'accord de Paris ?
00:35:07En fait,
00:35:08ma deuxième question,
00:35:09c'est un peu celle-là.
00:35:09Est-ce qu'on est
00:35:10encore finalement
00:35:11aujourd'hui,
00:35:12dix ans après
00:35:13ce succès évident,
00:35:14au cœur
00:35:15de la diplomatie
00:35:16climatique,
00:35:17que ce soit
00:35:18il y a l'ONU
00:35:18bien sûr
00:35:18et les États,
00:35:19mais il y avait
00:35:19aussi cet agenda
00:35:20de l'action
00:35:21qu'on n'a peut-être
00:35:23pas suivi suffisamment
00:35:24dans les dix ans
00:35:25qui ont suivi ?
00:35:26Monsieur le Président.
00:35:29C'est fait.
00:35:33D'abord,
00:35:35prenons
00:35:38les négociations
00:35:39de manière optimiste,
00:35:41malgré tous les reculs,
00:35:43malgré
00:35:44les circonstances.
00:35:46Ça avance quand même
00:35:47sur la question
00:35:49climatique.
00:35:51Il y a eu un traité
00:35:51sur les océans.
00:35:54On ne pensait pas
00:35:55qu'on pourrait y arriver
00:35:57dans le contexte
00:35:58qu'on connaît
00:35:58avec les présences
00:36:00des uns et des autres
00:36:02sur les mers,
00:36:03sous les mers.
00:36:05Donc,
00:36:05il y a quand même
00:36:06toujours
00:36:08une dynamique
00:36:09qui fait que
00:36:10ça avance
00:36:10pour qu'on ne soit pas
00:36:11dans une espèce
00:36:12de désespoir.
00:36:13Il y a quand même
00:36:14des mouvements
00:36:16qui se font
00:36:17et qui se traduisent.
00:36:17Mais c'est vrai
00:36:19qu'il y a
00:36:19un certain nombre
00:36:20de pays
00:36:21qui se sont rétractés
00:36:23parce que pour eux,
00:36:24c'est d'abord
00:36:25le développement
00:36:25qui compte
00:36:28et le climat
00:36:29peut être vécu
00:36:31comme une prétention
00:36:33des pays
00:36:33les plus développés
00:36:34à leur imposer
00:36:35un modèle
00:36:36et en plus
00:36:36une technologie
00:36:37si on peut
00:36:39bien le rapporter.
00:36:41Donc,
00:36:42je suis assez d'accord.
00:36:43Il faut lier
00:36:43développement
00:36:44au climat.
00:36:45C'était quand même
00:36:46avec l'Agence française
00:36:48de développement.
00:36:48C'était bien
00:36:49la démarche
00:36:50qui était suivie.
00:36:51Vous aurez sans doute
00:36:52à auditionner
00:36:52le prochain directeur
00:36:54de l'Agence française
00:36:57de développement.
00:36:58La perte
00:36:59de ces moyens
00:37:00et quel que soit
00:37:01le mérite
00:37:02du prochain directeur
00:37:04me paraît
00:37:05être quand même
00:37:06un problème
00:37:07pour tenir
00:37:08sur nos objectifs
00:37:10climatiques
00:37:11et nos objectifs
00:37:12de développement.
00:37:14Donc,
00:37:15oui,
00:37:15nous avons aussi
00:37:16quand même
00:37:17une difficulté
00:37:18avec l'Afrique.
00:37:18c'est que
00:37:19nous avons perdu
00:37:20du terrain
00:37:20pour ne pas dire
00:37:21davantage
00:37:22dans une grande partie
00:37:23de l'Afrique de l'Ouest
00:37:24et que dans l'Afrique
00:37:26de l'Est
00:37:26il y a des conflits
00:37:27qui font que
00:37:28la question climatique
00:37:29n'est quand même
00:37:30pas prioritaire
00:37:31et pourtant.
00:37:34Mais que l'Afrique
00:37:35peut être aussi tentée
00:37:36de relancer
00:37:38les exploitations
00:37:39les explorations
00:37:40et les exploitations
00:37:42d'énergie fossile.
00:37:44On le voit bien
00:37:45au Mozambique,
00:37:46on le voit bien
00:37:46au Soudan,
00:37:47c'est un des enjeux
00:37:48de la guerre d'ailleurs.
00:37:49Bon, alors,
00:37:50je suis d'accord,
00:37:51il faut absolument
00:37:52qu'avec l'Afrique
00:37:53on arrive à trouver
00:37:54dans ses différentes
00:37:55composantes
00:37:56des moyens
00:37:57de retrouver
00:37:58le développement.
00:37:59Et c'est avec l'Europe
00:38:00qu'il faut le faire
00:38:01parce que
00:38:02je pense que si
00:38:03un jour
00:38:04on va peut-être
00:38:04sur la diplomatie
00:38:05par rapport à l'Afrique
00:38:06mais
00:38:08il y a des domaines
00:38:09où il vaut mieux
00:38:09que la France
00:38:10soit accompagnée
00:38:10pour qu'elle puisse
00:38:12avoir
00:38:13l'accueil le meilleur
00:38:15et pas la suspicion
00:38:16qui est parfois
00:38:18à tort attachée.
00:38:21Donc je crois
00:38:22que là aussi
00:38:22c'est une bonne piste.
00:38:23Sur la diplomatie
00:38:25puisque vous avez aussi
00:38:26ce sujet large
00:38:29c'est bien quand même
00:38:30d'avoir des diplomates
00:38:31des diplomates professionnels
00:38:33des diplomates
00:38:34qui s'adaptent
00:38:35aux orientations
00:38:37des gouvernements
00:38:39et je dois dire
00:38:40que le corps diplomatique
00:38:42lorsqu'il s'est agi
00:38:43de s'engager
00:38:45sur le climat
00:38:45ce n'était pas forcément
00:38:47au départ
00:38:48leur première mission
00:38:49mais ils s'y sont
00:38:51vraiment mis
00:38:52et ont fait
00:38:53le travail
00:38:54de conviction
00:38:56ils se sont mis
00:38:56à voir
00:38:57quels étaient
00:38:58les points
00:38:58qui pouvaient
00:38:59intéresser
00:38:59les pays
00:39:00dans lesquels
00:39:00ils étaient en poste
00:39:01pour montrer
00:39:03que la France
00:39:06développait
00:39:06des arguments
00:39:07qui pouvaient
00:39:08être entendus
00:39:08par leur pays
00:39:09d'accueil
00:39:11donc
00:39:14il y avait toujours
00:39:15eu aussi
00:39:15de la part
00:39:16de la diplomatie française
00:39:18une culture
00:39:18du développement
00:39:19donc quand en plus
00:39:20on pouvait y ajouter
00:39:21le climat
00:39:22donc il faut reconnaître
00:39:23qu'on n'aurait
00:39:24sans doute pas réussi
00:39:25s'il n'y avait pas eu
00:39:27cette mobilisation
00:39:29du corps diplomatique
00:39:32après
00:39:33il y a la France
00:39:36il se trouve
00:39:37que je le dis souvent
00:39:37la France
00:39:39elle a une bien meilleure image
00:39:40que nous-mêmes
00:39:41nous en pensons
00:39:43la France
00:39:43ça compte
00:39:45dans le monde
00:39:47peut-être parce que
00:39:48ça tient
00:39:50à notre histoire
00:39:51à notre capacité
00:39:53à développer
00:39:55une culture
00:39:56des droits
00:39:58des missions
00:39:59que nous nous sommes attribués
00:40:00mais en matière
00:40:01de climat
00:40:02maintenant
00:40:02la France
00:40:03elle a
00:40:04si elle veut bien
00:40:06utiliser cet argument
00:40:07elle a une place
00:40:09et elle doit
00:40:11d'abord être
00:40:12leader en Europe
00:40:13là-dessus
00:40:14ce qui n'a pas toujours été
00:40:15dans ces dernières années
00:40:17le cas
00:40:17et elle doit
00:40:19emmener
00:40:20les Européens
00:40:21qui
00:40:22pour certains d'entre eux
00:40:23sont quand même aussi
00:40:24en point
00:40:25il faut que nous
00:40:26puissions utiliser encore
00:40:27l'image
00:40:27de l'accord de Paris
00:40:28parce que
00:40:28ça reste
00:40:29dans les
00:40:30dans les consciences
00:40:31pour que nous
00:40:32puissions
00:40:34en faire
00:40:34quand même
00:40:36notre bénéfice
00:40:38sur l'ONU
00:40:38c'est très juste
00:40:39c'est-à-dire que
00:40:40l'ONU
00:40:42c'était d'ailleurs
00:40:43pour partie légitime
00:40:44c'est accaparé
00:40:45l'accord de Paris
00:40:46l'a pris
00:40:47à son compte
00:40:49sauf que
00:40:50c'est dommage
00:40:51mais l'ONU
00:40:52n'a plus les moyens
00:40:53n'a plus la capacité
00:40:54n'a plus
00:40:55l'autorité
00:40:57pour faire valoir
00:40:58ces arguments
00:40:59et donc
00:41:02mais
00:41:03je peux comprendre
00:41:04aussi
00:41:05les Nations Unies
00:41:06qu'est-ce qu'il leur reste
00:41:08quand
00:41:09la résolution
00:41:10des conflits
00:41:11leur échappe
00:41:11quand les moyens financiers
00:41:13leur sont
00:41:13enlevés
00:41:14parce que
00:41:14c'est quand même
00:41:15ça dont il s'agit
00:41:16il y a une crise financière
00:41:17de l'ONU
00:41:17qui va bientôt apparaître
00:41:19donc il leur reste
00:41:20et tant mieux
00:41:21il leur reste précisément
00:41:24la surveillance
00:41:25la sauvegarde
00:41:26des traités
00:41:27donc
00:41:27il faut
00:41:28essayer d'avoir
00:41:29nous-mêmes
00:41:30la diplomatie
00:41:31qui correspond
00:41:32à ce que nous
00:41:33pensons être
00:41:34notre influence
00:41:34et de le faire
00:41:35avec
00:41:36les Nations Unies
00:41:37aussi
00:41:38délabrées
00:41:39soit
00:41:39l'institution elle-même
00:41:41délabrées
00:41:42parce que
00:41:42certains veulent la détruire
00:41:44c'est quand même ça
00:41:45qui est en cause
00:41:47l'ONU
00:41:48peut
00:41:48ne plus être
00:41:50une organisation
00:41:51qui est la moindre
00:41:54décision
00:41:54et la moindre influence
00:41:56Merci Monsieur le Président
00:41:57je vais maintenant
00:41:58la passer la parole
00:41:58à Michel Légreau
00:42:01Merci Monsieur le Président
00:42:03c'est un honneur
00:42:04de vous recevoir
00:42:05dans le cadre
00:42:06de cette mission
00:42:07la COP21
00:42:08demeure
00:42:09l'acte diplomatique
00:42:10multilatéral
00:42:11le plus significatif
00:42:12de ce siècle
00:42:13sur le climat
00:42:14et vous en êtes
00:42:15l'architecte politique
00:42:17dix ans après
00:42:18le bilan est ambivalent
00:42:20l'accord de Paris
00:42:21a changé
00:42:21la trajectoire mondiale
00:42:22nous ne sommes pas
00:42:23nous ne sommes plus
00:42:24à plus de 4 degrés
00:42:26mais plus de 2,7 degrés
00:42:29si les conditions
00:42:31déterminées
00:42:31sont respectées
00:42:32mais les engagements
00:42:34peinent à se traduire
00:42:35en actes
00:42:35d'ailleurs la COP30
00:42:37de Bellem
00:42:38en novembre dernier
00:42:39n'a même plus mentionné
00:42:40explicitement
00:42:41la sortie
00:42:41des énergies fossiles
00:42:42vous vous êtes engagé
00:42:44le 12 décembre 2015
00:42:46à réviser
00:42:47les contributions
00:42:48déterminées
00:42:49déterminées françaises
00:42:50avant 2020
00:42:51cet engagement
00:42:52n'a pas été tenu
00:42:53sous votre mandat
00:42:54et la France
00:42:55n'a soumis
00:42:55ses nouvelles contributions
00:42:56qu'en 2020
00:42:58dans un cadre européen
00:43:00sans relèvement significatif
00:43:02de l'ambition nationale
00:43:03à qui incombe
00:43:05cette responsabilité
00:43:06à votre successeur
00:43:07aux contraintes européennes
00:43:09ou à une architecture
00:43:10de l'accord
00:43:11qui ne prévoyait
00:43:11aucune sanction
00:43:12pour les retardataires
00:43:14de plus
00:43:15vous avez annoncé
00:43:16en clôture
00:43:17de la COP21
00:43:18votre engagement
00:43:19pour une coalition internationale
00:43:20pour le prix du carbone
00:43:22cette coalition
00:43:23ne s'est jamais concrétisée
00:43:25la France
00:43:25ne dispose toujours pas
00:43:27dix ans après
00:43:27d'une tarification
00:43:29carbone effective
00:43:30à la hauteur
00:43:31des recommandations
00:43:32scientifiques
00:43:32quel a été
00:43:34le principal obstacle
00:43:35la résistance industrielle
00:43:37les contraintes
00:43:38de compétitivité
00:43:40ou l'absence
00:43:41de volonté politique
00:43:42dans le suivi
00:43:43post-COP
00:43:44merci beaucoup
00:43:45merci
00:43:48alors
00:43:49aussi louable
00:43:50soit l'accord
00:43:51de Paris
00:43:52ces engagements
00:43:54n'étaient pas contraignants
00:43:55nous avons fait
00:43:56comme si
00:43:57tout ce que nous avaient
00:43:59adressé les pays
00:44:00le nôtre
00:44:01tout autant
00:44:02était
00:44:03des obligations
00:44:05qui
00:44:06si
00:44:07elles n'étaient pas respectées
00:44:08pouvaient
00:44:10encourir des sanctions
00:44:10non
00:44:12c'était
00:44:13une proclamation
00:44:14c'était une volonté
00:44:15que chacun respecte
00:44:16ses engagements
00:44:17mais
00:44:17il n'y avait pas
00:44:19de contrepartie
00:44:20qui pouvait être imaginée
00:44:22s'il y avait
00:44:23des faux engagements
00:44:25mais
00:44:26au delà
00:44:27des engagements
00:44:27qui n'ont pas tous
00:44:28été tenus
00:44:29même si certains
00:44:29l'ont été
00:44:30et qu'il y a eu
00:44:31moins d'émissions
00:44:32quand même
00:44:33il faut aussi
00:44:34admettre
00:44:35ses progrès
00:44:37c'est que
00:44:38nous avons sous-estimé
00:44:39à Paris
00:44:39l'ampleur
00:44:40du réchauffement
00:44:42quand je dis nous
00:44:43nous ne sommes pas
00:44:44des scientifiques
00:44:44mais
00:44:45le GIEC
00:44:46lui-même
00:44:47avait
00:44:48fait ses calculs
00:44:50ce sont des calculs
00:44:51scientifiques
00:44:51avec des pressions
00:44:52politiques
00:44:53quand même
00:44:53on sait en ce moment
00:44:54c'est pas si facile
00:44:56à l'intérieur du GIEC
00:44:57mais
00:44:59il y avait
00:44:59l'idée
00:45:00qu'on pouvait
00:45:01aller vers
00:45:01donc
00:45:02moins de degrés
00:45:04à la fin du siècle
00:45:05mais on sera
00:45:06déjà
00:45:07à 1,5
00:45:09là
00:45:10dans quelques
00:45:10années
00:45:11parce que
00:45:13nous avons sous-estimé
00:45:14l'ampleur
00:45:15du réchauffement
00:45:16donc
00:45:18ce qui relève
00:45:19de la responsabilité
00:45:20de la France
00:45:22je pense
00:45:23qu'il y a
00:45:25nous avons fait
00:45:27après
00:45:27des textes
00:45:29pour faire en sorte
00:45:29que nos engagements
00:45:30soient tenus
00:45:32ensuite
00:45:33comme je l'ai dit
00:45:34il y a toujours
00:45:34des aléas
00:45:35qui font
00:45:35qu'on prenne
00:45:37moins d'engagement
00:45:38que d'autres
00:45:38mais
00:45:40globalement
00:45:40c'est pas
00:45:41l'Europe
00:45:41qui est la plus
00:45:43coupable
00:45:43quand on regarde
00:45:44le niveau des engagements
00:45:46et leur respect
00:45:47sur le prix du carbone
00:45:49vous avez raison
00:45:51moi je pense
00:45:52que c'est
00:45:53l'arme essentielle
00:45:54que le carbone
00:45:55ait un prix
00:45:56et qu'ensuite
00:45:57on puisse
00:45:59facturer
00:46:00aux consommateurs
00:46:02et aux producteurs
00:46:03ce qui est
00:46:04le coût réel
00:46:05à la fois
00:46:06le coût direct
00:46:07et le coût indirect
00:46:08sur la planète
00:46:10la coalition
00:46:11elle aurait dû
00:46:12être européenne
00:46:13bon
00:46:14et c'est là
00:46:14qu'on a eu
00:46:15ces difficultés
00:46:17alors
00:46:17l'Europe
00:46:18néanmoins
00:46:19a continué
00:46:20à travailler
00:46:20sur le prix du carbone
00:46:21sur une taxation carbone
00:46:23ou sur une norme carbone
00:46:25aux frontières
00:46:26bon
00:46:27je pense que c'est par ce moyen là
00:46:28qu'on pourra y parvenir
00:46:31est-ce que ça pourra se faire
00:46:32à 27
00:46:32ça c'est une question
00:46:33qui ne vaut pas simplement
00:46:34pour le climat
00:46:35qu'est-ce qu'on peut faire
00:46:36à 27
00:46:37bon
00:46:38surtout quand on a
00:46:38quelques pays
00:46:39qui sont des
00:46:41des récalcitrants
00:46:42c'est pour ne pas dire
00:46:43davantage
00:46:44donc
00:46:44c'est pour ça que l'idée
00:46:45de coalition est la bonne
00:46:46mais c'est par ce moyen là
00:46:48qui est le moyen le plus efficace
00:46:49qu'on pourra y parvenir
00:46:52merci monsieur le président
00:46:54je vais passer par le nom
00:46:55Jean-Luc Ruel
00:46:58merci
00:46:59président
00:46:59merci monsieur le président
00:47:02de la république
00:47:02je voulais revenir
00:47:03sur
00:47:04le changement
00:47:06de contexte
00:47:06entre
00:47:07les accords de Paris
00:47:08et aujourd'hui
00:47:09je pense que
00:47:10c'est évidemment
00:47:12évidemment
00:47:13très différent
00:47:14d'abord
00:47:15on a eu
00:47:15la situation
00:47:17des états-unis
00:47:19et on a
00:47:21le problème
00:47:22de la Chine
00:47:22donc
00:47:24les états-unis
00:47:25s'étaient retirés
00:47:25une première fois
00:47:26de l'accord de Paris
00:47:26en 2017
00:47:28ils sont revenus
00:47:29sous Biden
00:47:30sont repartis
00:47:31en 2025
00:47:33ce qui est
00:47:34ce qui est encore
00:47:35plus grave
00:47:35alors
00:47:36naturellement
00:47:37je pense qu'on n'avait
00:47:38pas anticipé
00:47:39le départ
00:47:40d'un partenaire
00:47:41ou d'un
00:47:41d'une partie
00:47:42aussi importante
00:47:43de l'accord
00:47:45après
00:47:46et on peut se demander
00:47:48si la diplomatie
00:47:49climatique
00:47:50peut fonctionner
00:47:50durablement
00:47:51sans les états-unis
00:47:52c'est une première question
00:47:53puis dans le même temps
00:47:53on a le problème
00:47:55de la Chine
00:47:56qui était un partenaire
00:47:58essentiel
00:47:58de l'accord de Paris
00:48:01depuis
00:48:02il est devenu
00:48:03premier émetteur mondial
00:48:05tout en étant
00:48:06par ailleurs
00:48:07le premier investisseur
00:48:08en matière de renouvelables
00:48:09alors comment est-ce
00:48:11qu'on peut
00:48:11alors
00:48:12donc le contexte
00:48:14a vraiment changé
00:48:15tant en ce qui concerne
00:48:16les états-unis
00:48:16avec la Chine
00:48:17et ce sont quand même
00:48:19ces pays
00:48:19sont des éléments
00:48:21essentiels
00:48:24du tour de table
00:48:27ensuite
00:48:31sur l'Afrique
00:48:32ça a été évoqué
00:48:33tout à l'heure
00:48:35bon
00:48:36naturellement
00:48:36on a une demande
00:48:39de plus grande justice climatique
00:48:41on va pas dire
00:48:42de réparation
00:48:42mais c'est presque ça
00:48:44avec des financements
00:48:46avec des financements
00:48:47accrus
00:48:47plutôt sous forme
00:48:49de dons
00:48:49donc pour rejoindre
00:48:50ce que disait mon collègue
00:48:51effectivement
00:48:54les chefs d'état africains
00:48:56ou les peuples africains
00:48:57ont plutôt en perspective
00:49:00les problématiques
00:49:01de développement
00:49:02et on peut aussi
00:49:04comme ça a été dit
00:49:06on peut allier
00:49:07une approche
00:49:08sur le développement
00:49:09et une approche
00:49:10climatique
00:49:12donc
00:49:13et dans le même temps
00:49:15alors
00:49:15donc ça c'est
00:49:16c'est un point
00:49:17et dans le même temps
00:49:18nous notre influence
00:49:19en Afrique
00:49:20a baissé
00:49:21naturellement
00:49:23et on s'appuie
00:49:25quand même
00:49:26notre influence française
00:49:28était aussi basée
00:49:29enfin
00:49:29comme notre influence
00:49:30politique
00:49:31d'une manière générale
00:49:32sur le poids
00:49:33qu'on avait
00:49:34ou sur le soutien
00:49:35qu'on avait
00:49:36de nos pays africains
00:49:37donc là
00:49:38on a perdu
00:49:39de la force
00:49:40et
00:49:42est-ce qu'on peut
00:49:43vraiment conserver
00:49:44ces alliances climatiques
00:49:45mais est-ce qu'il ne faut
00:49:46avec nos pays africains
00:49:47ou est-ce que l'on ne doit pas
00:49:49est-ce que l'on ne doit pas
00:49:52retravailler
00:49:54retravailler cette approche
00:49:55et puis un dernier petit point
00:49:57donc
00:49:58et là je pense à des choses
00:49:59comme les thèses
00:50:00d'Esther Dufault
00:50:01etc
00:50:01la dette de l'Occident
00:50:03vis-à-vis de Thiers-Monde
00:50:04où là
00:50:05on a de l'argent palpable
00:50:06on sait de quoi
00:50:07enfin
00:50:07on pourrait avoir
00:50:08de l'argent mesurable
00:50:10de l'argent mesurable
00:50:12bon après
00:50:13il faut trouver des accords
00:50:14mais au moins
00:50:15ça pourrait permettre
00:50:17de régler également
00:50:18les problèmes
00:50:18des problématiques
00:50:20de développement
00:50:20et puis de co-gérer
00:50:21peut-être quelque chose
00:50:22sans tomber
00:50:23dans un néocolonialisme
00:50:24climatique
00:50:25bon
00:50:25enfin une dernière
00:50:27petite remarque
00:50:28c'est
00:50:29aujourd'hui
00:50:31bon
00:50:32les accords de Paris
00:50:34ont plus de 10 ans
00:50:36on voit que
00:50:37ce modèle
00:50:38de rassemblement
00:50:39s'essouffle
00:50:40s'essouffle
00:50:41donc il faudrait
00:50:42certainement
00:50:43réformer
00:50:43enfin il faudrait
00:50:44vraisemblablement
00:50:45réformer l'architecture
00:50:46de cette espèce
00:50:47de gouvernance
00:50:50climatique
00:50:51je ne sais pas
00:50:52ce que vous en pensez
00:50:52comment on pourrait le faire
00:50:53vers quoi
00:50:54ça fait déjà
00:50:554 questions
00:50:56dans la question
00:50:56excuse moi
00:50:57monsieur le président
00:50:58non non
00:50:59il n'y a pas de soucis
00:50:59merci beaucoup
00:51:02alors est-ce qu'on peut faire
00:51:03de la diplomatie
00:51:04sans les Etats-Unis
00:51:05il vaudrait mieux
00:51:06parce que
00:51:07il va y avoir
00:51:08beaucoup de domaines
00:51:09où les Etats-Unis
00:51:11vont nous quitter
00:51:13si j'ai bien compris
00:51:13même l'alliance atlantique
00:51:15ne va pas forcément
00:51:17d'elle-même
00:51:17pour
00:51:18Donald Trump
00:51:20donc oui
00:51:20il faut
00:51:22agir
00:51:22sans les Etats-Unis
00:51:24ensuite
00:51:25je dirais
00:51:25il faut agir
00:51:26sans l'administration
00:51:27américaine
00:51:29telle qu'elle est
00:51:29mais il y a
00:51:30beaucoup d'Etats
00:51:31qui continuent
00:51:33d'investir
00:51:34dans
00:51:34les renouvelables
00:51:36ou dans
00:51:37la transition
00:51:38et qui sont conscients
00:51:39de
00:51:40là où il y a eu
00:51:42des incendies
00:51:42considérables
00:51:44des intempéries
00:51:46qu'il faut agir
00:51:48enfin
00:51:50même les
00:51:51les plus grandes
00:51:51compagnies pétrolières
00:51:53ou gazières
00:51:54américaines
00:51:55sous Biden
00:51:56et c'est encore vrai
00:51:58sous Trump
00:52:00ont commencé
00:52:01à investir
00:52:01massivement
00:52:02dans les renouvelables
00:52:03parce qu'elles
00:52:04savent bien
00:52:04ces compagnies
00:52:05que ça va se terminer
00:52:06un jour
00:52:08et donc
00:52:09ce mouvement-là
00:52:11quoi qu'en fasse
00:52:13Trump
00:52:14ce mouvement-là
00:52:15va se poursuivre
00:52:16donc
00:52:17la diplomatie
00:52:18doit prendre un tour
00:52:19un peu différent
00:52:21de regarder
00:52:21ce que font
00:52:22les
00:52:23grands
00:52:23les grands États
00:52:25de voir
00:52:26ce que font
00:52:27certaines compagnies
00:52:28et
00:52:30de continuer
00:52:31à afficher
00:52:32nous
00:52:32l'objectif
00:52:33parce que
00:52:34ce que craignent
00:52:35un certain nombre
00:52:35de ces compagnies
00:52:38américaines
00:52:39c'est qu'elles
00:52:41perdent
00:52:42le leadership
00:52:43sur la technologie
00:52:44que les Chinois
00:52:46ont
00:52:46visiblement
00:52:49adapté
00:52:50et anticipé
00:52:52et si on vient
00:52:54sur la Chine
00:52:54c'est vrai
00:52:56premier émetteur
00:52:57et plus grand
00:52:58producteur
00:52:58d'énergie
00:53:00renouvelable
00:53:01la Chine
00:53:03continue
00:53:04à produire
00:53:06avec
00:53:07les énergies
00:53:09des autres
00:53:10c'est-à-dire
00:53:11que
00:53:11c'est ça
00:53:12leur habileté
00:53:12c'est-à-dire
00:53:13qu'ils
00:53:15construisent
00:53:15encore
00:53:16des centrales
00:53:16qui polluent
00:53:17tout en
00:53:19évitant
00:53:20qu'elles soient
00:53:20sur leur propre
00:53:21sol
00:53:21et pour nous
00:53:22fabriquer
00:53:23des produits
00:53:23qui en termes
00:53:24de carbone
00:53:25contiennent
00:53:26le pire
00:53:26donc là
00:53:28est-ce que
00:53:28l'Europe
00:53:29montre un peu
00:53:30de force
00:53:33et de consistance
00:53:34pour dire
00:53:34que ce n'est pas
00:53:35acceptable
00:53:35ce double jeu
00:53:37et cette manière
00:53:39à la fois
00:53:39de faire
00:53:41produire
00:53:42de l'énergie
00:53:42ailleurs
00:53:42que sur son sol
00:53:43et de se
00:53:44parer
00:53:45des plumes
00:53:46de l'exemplarité
00:53:47et de nous envoyer
00:53:48leurs produits
00:53:49en plus
00:53:49carbonés
00:53:50donc
00:53:52par rapport
00:53:52à la Chine
00:53:53franchement
00:53:53il faut montrer
00:53:54un peu plus
00:53:55de résistance
00:53:58ensuite
00:53:58sur la gouvernance
00:53:59oui
00:53:59c'est une question
00:54:00puisqu'elle a été
00:54:01posée tout à l'heure
00:54:02qui doit
00:54:04comment faire
00:54:05pour que cette gouvernance
00:54:07ne soit pas
00:54:08finalement
00:54:10insaisissable
00:54:10parce que c'est un peu ça
00:54:12on ne sait pas qui
00:54:14et même
00:54:14pendant la COP 21
00:54:16on ne savait pas
00:54:16qui avait l'autorité
00:54:17c'était
00:54:18le pays
00:54:19haute
00:54:19c'était
00:54:21celle
00:54:22qui avait
00:54:23cette charge
00:54:23au titre
00:54:24de la conférence
00:54:26pour l'ONU
00:54:27est-ce que c'était
00:54:27Ban Ki-moon
00:54:28donc c'est vrai
00:54:29qu'à un moment
00:54:30il faudrait
00:54:30essayer de faire
00:54:33un comité
00:54:34pour dire
00:54:34voilà ce que va être
00:54:35la gouvernance
00:54:36maintenant
00:54:36et pour
00:54:39faire avancer
00:54:40la cause
00:54:41éventuellement
00:54:41donc à travers
00:54:42les COP
00:54:42ou des traités
00:54:43et de faire
00:54:45la vérification
00:54:45mais vous avez bien compris
00:54:47que peu de pays
00:54:48acceptent l'idée
00:54:49de la vérification
00:54:51et pourtant
00:54:52c'est absolument
00:54:53nécessaire
00:54:55commettez-moi moi
00:54:55de poser
00:54:56à mon tour une question
00:54:57vous avez évoqué
00:54:58le fait
00:54:59qu'il fallait
00:54:59de la constance
00:55:00qu'il fallait
00:55:00des circonstances
00:55:01qu'il fallait
00:55:01des coalitions
00:55:03et qu'il y avait
00:55:03une dimension aussi
00:55:04diplomatique
00:55:05et de souveraineté
00:55:07mais
00:55:09quand
00:55:09plus on écoute
00:55:10plus nous faisons
00:55:11d'audition
00:55:11je ne parle pas
00:55:12de la vôtre
00:55:12mais je pense
00:55:13notamment
00:55:13ça tout à l'heure
00:55:14où c'est beaucoup
00:55:15de concepts
00:55:16et je pense
00:55:16que la coalition
00:55:17qui manque
00:55:17c'est celle des gens
00:55:18j'ai envie de dire
00:55:19parce que
00:55:20chacun se souvient
00:55:21en tout cas
00:55:21beaucoup se souviennent
00:55:22effectivement
00:55:22du coup de marteau
00:55:23par exemple
00:55:24à Paris
00:55:24de cet accord historique
00:55:26mais quand à la fin
00:55:27on rentre dans
00:55:29la finance climat
00:55:30un centre de concepts
00:55:31le nord
00:55:32le sud
00:55:32pour beaucoup de français
00:55:34qu'est-ce qu'il en reste
00:55:34et je pense que
00:55:35et j'aimerais
00:55:35avoir votre avis
00:55:36là-dessus
00:55:37c'est finalement
00:55:37comment aussi
00:55:38on peut reprendre
00:55:38le narratif
00:55:39ou le récit
00:55:40pour que chaque français
00:55:41mais plus largement
00:55:42mais dans cette coalition
00:55:43les gens se disent
00:55:44finalement
00:55:44ça avance
00:55:45et qu'est-ce que moi
00:55:46je peux faire
00:55:46à mon niveau
00:55:46parce que souvent
00:55:48on a le sentiment
00:55:48que c'est compliqué
00:55:50ou soit on ne peut rien faire
00:55:51ou c'est restrictif
00:55:52et c'est beaucoup d'interdit
00:55:53donc je pense
00:55:54voilà
00:55:54est-ce qu'il ne faudrait pas
00:55:55une coalition des gens
00:55:56finalement
00:55:57face à aussi
00:55:58cette gouvernance
00:55:59un peu opaque
00:56:00qui dirait
00:56:00il faut pousser
00:56:01cette société civile
00:56:03mais à la fois
00:56:04organisée
00:56:04mais pas seulement
00:56:06alors d'abord
00:56:07il y a
00:56:08la place de l'école
00:56:10parce que ça
00:56:11c'est
00:56:12c'est peut-être
00:56:13la grande innovation
00:56:14c'est que beaucoup
00:56:14de générations nouvelles
00:56:17se sont
00:56:18avec l'accord
00:56:19sans le connaître
00:56:20dans ses détails
00:56:21mais se sont intéressées
00:56:23à la question climatique
00:56:25et les enseignants
00:56:26eux-mêmes
00:56:26se sont quand même
00:56:27bien
00:56:28engagés
00:56:30donc la prise de conscience
00:56:31elle est maintenant réelle
00:56:33et la connaissance même
00:56:34des sujets
00:56:35a progressé
00:56:37je parle dans cette génération
00:56:40ensuite
00:56:42pour ce qui concerne
00:56:43plus largement
00:56:46les gens
00:56:48ils sont eux-mêmes
00:56:50contradictoires
00:56:51mais nous le sommes tous
00:56:52c'est-à-dire
00:56:53on est conscient
00:56:54qu'il faut faire des efforts
00:56:56mais que
00:56:58quand il s'agit
00:56:59de prendre des petits colis
00:57:00qui viennent de Chine
00:57:00on les achète
00:57:03quand il s'agit
00:57:04d'avoir un problème
00:57:05de carburant
00:57:06on préfère
00:57:07que les taxes se baissent
00:57:08quand il s'agit
00:57:10de ne pas utiliser
00:57:11sa voiture
00:57:11et de prendre l'électrique
00:57:13on est quand même
00:57:14devant des réalités
00:57:15de pouvoir d'achat
00:57:16donc
00:57:18c'est cette contradiction
00:57:19qu'il faut essayer
00:57:20de régler
00:57:23et c'est pour ça que
00:57:25même si on peut comprendre
00:57:26qu'il y ait des mouvements
00:57:29quand des conjonctures changent
00:57:31si on n'a pas
00:57:32la perspective
00:57:34et la perspective
00:57:36que ça va aller mieux
00:57:38parce que
00:57:39la lutte contre
00:57:40la chambre climatique
00:57:41ne peut pas être
00:57:41une lutte perdue
00:57:42si on dit
00:57:42on est là simplement
00:57:44on résiste
00:57:46ça sera de plus en plus chaud
00:57:48ce qui est vrai
00:57:50mais
00:57:51on n'y arrivera jamais
00:57:52non
00:57:53il faut retrouver
00:57:55si on veut emmener
00:57:56une société
00:57:57ça ne vaut pas simplement
00:57:58pour le climat
00:57:59il faut lui montrer
00:58:00que ça peut
00:58:02aller dans le sens
00:58:03avec toutes les difficultés
00:58:04mais aller dans le sens
00:58:05désiré
00:58:07et c'est pour ça
00:58:08que les étapes de succès
00:58:10sont des éléments
00:58:12de confiance
00:58:14après
00:58:15comme je le disais
00:58:16quand il y a eu
00:58:17l'Europe
00:58:18qui a fait
00:58:18un Green Deal
00:58:20et qu'ensuite
00:58:21on le découpe
00:58:23en morceaux
00:58:23ça ne favorise pas
00:58:25forcément
00:58:26la confiance
00:58:27qu'on a
00:58:27dans les institutions
00:58:28mais je pense
00:58:30quand même
00:58:30pour emmener
00:58:30les peuples
00:58:32le nôtre en particulier
00:58:33il faut d'abord
00:58:34lui dire
00:58:35que la France
00:58:36a été motrice
00:58:37que la France
00:58:38est toujours là
00:58:38que la France
00:58:39elle est attendue
00:58:40sur ces questions là
00:58:41comme sur d'autres
00:58:42mais sur cette question là
00:58:43en particulier
00:58:44et que ça
00:58:46que si on s'y met tous
00:58:47à l'échelle du monde
00:58:48mais à l'échelle
00:58:49de chacun
00:58:50ça peut fonctionner
00:58:52il faut redonner
00:58:53de la confiance
00:58:53c'est comme pour tout
00:58:55merci
00:58:56Martin de Ciderac
00:58:57pour la dernière question
00:58:59merci beaucoup
00:59:00monsieur le président
00:59:01merci
00:59:01de partager avec nous
00:59:03évidemment
00:59:04un état des lieux
00:59:05de par votre expérience
00:59:07vous êtes revenu
00:59:09sur les accords
00:59:10de Paris
00:59:10comment tout cela
00:59:11avait pris
00:59:12forme
00:59:13ou pas
00:59:13ce qui a fonctionné
00:59:15moins fonctionné
00:59:16moi je voulais vous poser
00:59:17une question
00:59:18deux questions
00:59:19d'ailleurs
00:59:20en réalité
00:59:20puisque vous évoquiez
00:59:23dans vos propos
00:59:24au détour
00:59:25des réponses
00:59:26que vous avez apportées
00:59:27à nos collègues
00:59:27la diplomatie européenne
00:59:30moi j'ai une question
00:59:31c'est quoi selon vous
00:59:32la diplomatie européenne
00:59:34qui l'incarne
00:59:34aujourd'hui
00:59:35véritablement
00:59:36pour quel intérêt
00:59:37au bénéfice de qui
00:59:38donc j'ai envie de dire
00:59:40c'est une seule question
00:59:41mais qui moi m'intéresse
00:59:43j'aurais aimé avoir
00:59:44avec votre expertise
00:59:45et votre expérience
00:59:48ce que vous en pensez
00:59:50deuxième question
00:59:51aussi vous avez parlé
00:59:53évidemment
00:59:53et nous le partageons
00:59:54sinon cette mission
00:59:55d'information
00:59:56n'aurait pas lieu
00:59:57cette envie
00:59:58d'une diplomatie française
00:59:59climatique forte
01:00:01audible
01:00:02et qui puisse faire avancer
01:00:04un certain nombre
01:00:04de sujets
01:00:05qui nous semblent
01:00:06éminemment importants
01:00:08mais au fond
01:00:09cela suppose aussi
01:00:10une vision claire
01:00:11de ce que nous souhaitons
01:00:13véritablement
01:00:13comment nous-mêmes
01:00:14nous nous voyons
01:00:15à un moment donné
01:00:15vous disiez
01:00:16parfois nous-mêmes
01:00:17nous sommes très critiques
01:00:18vis-à-vis de nous-mêmes
01:00:19alors que les autres
01:00:20nous perçoivent différemment
01:00:21et il est vrai
01:00:22que nos collègues
01:00:23je pense tous
01:00:24ont des expériences similaires
01:00:25que la mienne
01:00:26lorsque je me déplace
01:00:27je sens qu'il y a
01:00:29effectivement
01:00:30une forme de respect
01:00:31vis-à-vis de ce que
01:00:33heureux d'ailleurs
01:00:34c'est très heureux pour nous
01:00:34de ce que la France
01:00:35aujourd'hui peut représenter
01:00:37sur le plan international
01:00:38je pense quand même
01:00:40à un moment donné
01:00:41que la question se pose
01:00:42et je l'ai observé
01:00:43à plusieurs reprises
01:00:44dans nos ambassades
01:00:45notamment en Europe
01:00:46ou même ailleurs
01:00:48lorsque nos partenaires
01:00:51de l'Union européenne
01:00:52s'expriment
01:00:53ils parlent souvent
01:00:54pour leur pays
01:00:55c'est-à-dire
01:00:56ils se présentent
01:00:57comme italiens
01:00:57comme allemands
01:00:58comme autrichiens
01:01:00que sais-je
01:01:00nous nous représentons
01:01:02toujours
01:01:02nous nous présentons
01:01:03comme européens
01:01:05alors du coup
01:01:06moi ma question
01:01:07et c'est la dernière
01:01:09promis
01:01:11diplomatie européenne
01:01:12versus diplomatie française
01:01:13au bénéfice de qui
01:01:15qui fait quoi
01:01:15qui est leader
01:01:16aujourd'hui dans cette affaire
01:01:17et évidemment
01:01:18ma question
01:01:19porte plus spécifiquement
01:01:20sur la diplomatie climatique
01:01:21qui nous réunit aujourd'hui
01:01:23et dans cette audition
01:01:23ce sera la dernière question
01:01:25par ailleurs
01:01:25puisque le privilège
01:01:26viendra au rapporteur
01:01:27de poser la dernière question
01:01:28mais allez-y monsieur le président
01:01:29pour cette double question
01:01:32bon
01:01:33votre première question
01:01:35s'éloigne du climat
01:01:36pour revenir
01:01:38tout ça est enregistré
01:01:39je le rappelle
01:01:39à une réalité
01:01:41qui quelquefois
01:01:43n'est pas forcément
01:01:44à l'avantage
01:01:45de l'Union européenne
01:01:47pourquoi
01:01:47parce que
01:01:50qui représente l'Europe
01:01:51qui parle au nom de l'Europe
01:01:55le président du conseil européen
01:01:57c'était une des évolutions
01:01:59que le traité
01:02:00le fameux traité de 2005
01:02:03qui n'a pas été ratifié
01:02:04par le peuple français
01:02:06mais enfin c'était ça
01:02:07qui est devenu le traité de Lisbonne
01:02:08etc.
01:02:11ayant participé au conseil européen
01:02:12le président du conseil européen
01:02:14n'est un primus inter pares
01:02:16mais enfin
01:02:17n'a pas véritablement vocation
01:02:20à représenter l'Europe
01:02:21à l'international
01:02:22à porter une diplomatie
01:02:24la présidente de la commission européenne
01:02:27s'arroge souvent ce rôle
01:02:28elle l'a
01:02:31incontestablement
01:02:31au plan commercial
01:02:32bon
01:02:33on a vu
01:02:34ce qu'elle en avait fait
01:02:36mais
01:02:36c'était sa compétence
01:02:40et au sein de sa commission
01:02:41il y a un personnage
01:02:43qui est le haut représentant
01:02:44pour la politique extérieure
01:02:45de sécurité commune
01:02:47dont
01:02:48on entend quelquefois la voix
01:02:50mais qui n'a pas
01:02:52véritablement autorité
01:02:53et puis il y a
01:02:56le conseil
01:02:58des ministres
01:02:59des affaires étrangères
01:03:00qui au mieux
01:03:01fait des communiqués
01:03:02mais qui n'a pas
01:03:03véritablement
01:03:04une portée
01:03:05avec une incarnation
01:03:08donc
01:03:08c'est vrai
01:03:09pour les sujets
01:03:11de politique extérieure
01:03:11en général
01:03:12c'est vrai aussi
01:03:13pour
01:03:13pour le climat
01:03:16parce que
01:03:17quand on y réfléchit bien
01:03:19l'Europe
01:03:19elle n'avait pas été bâtie
01:03:20pour ça
01:03:21elle avait été faite
01:03:23c'était
01:03:24la volonté
01:03:25j'allais dire
01:03:26de tous ceux
01:03:27qui ont
01:03:27qui ont présidé la France
01:03:28pendant longtemps
01:03:30elle a été faite
01:03:31pour avoir un marché
01:03:32pour avoir une monnaie
01:03:33pour avoir une place
01:03:34pour avoir une économie
01:03:36je ne sais pas si ce
01:03:38pari a été totalement réussi
01:03:39mais enfin
01:03:39c'était quand même ça
01:03:40l'enjeu
01:03:40et c'est plus récemment
01:03:43qu'on se dit
01:03:45est-ce qu'on ne doit pas
01:03:46avoir une puissance
01:03:47par la politique
01:03:49et pas simplement
01:03:50par l'économie
01:03:51ou est-ce que l'économie
01:03:52ne doit pas être le support
01:03:53d'une expression politique
01:03:56mais
01:03:56c'est là qu'on rentre
01:03:57dans les difficultés
01:03:58c'est-à-dire que
01:04:00ça aurait pu être jouable
01:04:01avec une Europe
01:04:03à 8 ou à 12
01:04:04à 27
01:04:06avec des contradictions
01:04:07qui sont
01:04:09profondes
01:04:09maintenant
01:04:10c'est encore plus compliqué
01:04:12donc moi
01:04:13j'en suis arrivé
01:04:14à l'idée
01:04:15que
01:04:17ça vaut pour le climat aussi
01:04:18qu'il faut faire
01:04:20des coalitions
01:04:21à l'intérieur même
01:04:22de l'Europe
01:04:25pour que vous
01:04:27puissions exprimer
01:04:28quelque chose
01:04:28de cohérent
01:04:29de fort
01:04:30que ce soit
01:04:31si c'est la question
01:04:32de la défense
01:04:33ou la question même
01:04:34du climat
01:04:34de dire
01:04:35qui veut faire
01:04:35avec nous
01:04:37et ça compte
01:04:40et dans cette coalition
01:04:41d'ailleurs
01:04:41on peut trouver
01:04:42des pays
01:04:42qui ne sont
01:04:43pas membres
01:04:44de l'Union Européenne
01:04:45le Royaume-Uni
01:04:46en particulier
01:04:47donc
01:04:48c'est pour ça
01:04:49qu'on ne peut plus
01:04:49raisonner
01:04:50comme on a
01:04:51pu l'imaginer
01:04:53par ailleurs
01:04:55mais néanmoins
01:04:56sur la
01:04:57mise en oeuvre
01:04:58d'une politique climatique
01:04:59je parle d'une mise en oeuvre
01:05:00à ce moment-là
01:05:00pas d'une diplomatie
01:05:01c'est la Commission Européenne
01:05:03qui est celle
01:05:04qui agit
01:05:05et le Parlement Européen
01:05:07qui vote
01:05:08donc
01:05:09pour la mise en oeuvre
01:05:10j'allais dire
01:05:11c'est plus simple
01:05:12enfin sur la France
01:05:14puisque c'est
01:05:15une autre question
01:05:19qu'est-ce que
01:05:21qu'est-ce qu'on a
01:05:22comme élément
01:05:23de puissance
01:05:23nous
01:05:24la France
01:05:25on l'a
01:05:27sur le plan
01:05:28de la défense
01:05:29ça ne tient pas
01:05:29simplement
01:05:30à la force
01:05:30de dissuasion
01:05:31ça tient
01:05:31à notre
01:05:33historique
01:05:34et
01:05:34et pas simplement
01:05:36à l'effort budgétaire
01:05:38qu'est-ce qui compte
01:05:39en matière de défense
01:05:40pour ceux qui veulent
01:05:42éventuellement
01:05:43mettre en cause
01:05:44nos intérêts
01:05:45c'est est-ce que vous êtes capable
01:05:47d'utiliser la force
01:05:48ou pas
01:05:48c'est pas simplement
01:05:50d'avoir
01:05:50un nombre de chars
01:05:51d'avions
01:05:52de missiles
01:05:53est-ce que vous êtes prêt
01:05:54à accepter
01:05:56la force
01:05:57c'est pas si évident
01:05:58la France
01:05:59par
01:06:00par ses actes
01:06:02montrait
01:06:02qu'elle y était
01:06:04peut-être en Europe
01:06:05davantage prête
01:06:05que d'autres
01:06:06donc ça nous rend
01:06:09plus audibles
01:06:10sur un certain nombre
01:06:11de sujets
01:06:11deuxièmement
01:06:12parce que la France
01:06:13et ça vaut
01:06:14pour les présidents
01:06:15qui se sont succédés
01:06:15un principe
01:06:17qui est à la fois
01:06:17principe européen
01:06:19bien sûr
01:06:19mais
01:06:21d'indépendance
01:06:22sur un certain nombre
01:06:22de sujets
01:06:23ça ça compte
01:06:24ça nous permet
01:06:25d'ailleurs
01:06:25d'avoir des relations
01:06:26avec des pays
01:06:27qui pourraient
01:06:29dans le système
01:06:29d'alliance
01:06:30ne pas considérer
01:06:30que nous sommes
01:06:32tout à fait fiables
01:06:33si
01:06:34la France
01:06:35elle est reconnue
01:06:35pour ça
01:06:36et enfin
01:06:38la France
01:06:40elle est
01:06:41notamment
01:06:41sur la question
01:06:41climatique
01:06:42elle est identifiée
01:06:43par elle-même
01:06:44elle a longtemps
01:06:45été sur le développement
01:06:46aussi
01:06:46parce qu'on en faisait
01:06:47quand même
01:06:47plus que d'autres
01:06:49y compris en intégrant
01:06:50les chiffres
01:06:50sur l'outre-mer
01:06:51mais
01:06:52elle avait une politique
01:06:54qui
01:06:55j'espère qu'elle l'a toujours
01:06:57enfin une politique
01:06:57qui était
01:06:58de se proposer
01:06:59au monde
01:07:00et sans
01:07:01forcément
01:07:02nous imposer
01:07:04en termes
01:07:05de retour
01:07:06commercial
01:07:07et donc
01:07:08sur le climat
01:07:09je pense que
01:07:10c'est un des sujets
01:07:11sur lesquels
01:07:12évidemment
01:07:12les présidents
01:07:14prochains
01:07:15j'espère
01:07:16pourra
01:07:17essayer
01:07:18de trouver
01:07:19des formes
01:07:20d'alliances
01:07:21avec des pays
01:07:22qui ne sont
01:07:23d'accord
01:07:23sur rien
01:07:23autrement
01:07:24que sur
01:07:24la question
01:07:25climatique
01:07:26et qui verront
01:07:27en la France
01:07:27une puissance
01:07:28en tant que telle
01:07:29en plus
01:07:31il se trouve
01:07:32que nous
01:07:32nous avons
01:07:34c'est comme ça
01:07:34la géographie
01:07:36où nous avons
01:07:36des montagnes
01:07:37nous avons
01:07:37des littoraux
01:07:39nous avons
01:07:40des territoires
01:07:40ultramarins
01:07:41nous sommes
01:07:43parfaitement
01:07:44conscients
01:07:45de ce que ça représente
01:07:46la dégradation
01:07:47de ce qu'est
01:07:48notre environnement
01:07:49donc c'est pour ça
01:07:50que je crois
01:07:51et vous avez raison
01:07:52de souligner
01:07:53quand on va
01:07:53à l'étranger
01:07:55on le sent bien
01:07:56qu'on attend
01:07:56de la France
01:07:59c'est pas forcément
01:08:00à notre avantage
01:08:01on n'est pas les meilleurs
01:08:02sur le plan du commerce extérieur
01:08:04mais on est quand même
01:08:05encore les meilleurs
01:08:06si on veut bien
01:08:08utiliser nos moyens
01:08:09sur la question politique
01:08:12merci
01:08:13merci monsieur le rapporteur
01:08:15merci monsieur le président
01:08:16dernière question
01:08:17effectivement monsieur le président
01:08:18de la république
01:08:19merci encore
01:08:19pour le temps
01:08:20que vous nous consacrez
01:08:20dans le cadre
01:08:21de cette mission
01:08:24question peut-être
01:08:25plus légère
01:08:25mais on sait
01:08:26qu'aussi
01:08:26en la matière
01:08:27la forme
01:08:28conditionne souvent
01:08:29le fond
01:08:30on nous a beaucoup
01:08:31parlé
01:08:31de la question
01:08:32à la fois
01:08:33de la multiplicité
01:08:34des sommets
01:08:35liés au climat
01:08:36à l'océan
01:08:37et c'est un bonheur
01:08:38à la biodiversité
01:08:40est-ce qu'il n'y a pas lieu
01:08:42aussi peut-être
01:08:43dans un souci
01:08:43de mobilisation
01:08:44davantage
01:08:44et de meilleure lecture
01:08:45de visibilité
01:08:46pour les concitoyens
01:08:48de finalement
01:08:49rassembler
01:08:51ces questions
01:08:52liées à la préservation
01:08:53de la nature
01:08:53à l'écologie
01:08:56autour de
01:08:56de rendez-vous
01:08:58on va dire
01:09:00communs
01:09:00c'est une première question
01:09:02pour éviter
01:09:03peut-être
01:09:03parfois
01:09:04l'effet de dispersion
01:09:04mais ça permet aussi
01:09:06de se concentrer
01:09:07et de se spécialiser
01:09:08quel est votre avis
01:09:08sur le sujet
01:09:09et on nous a parlé aussi
01:09:10du rythme des COP
01:09:11et on a entendu
01:09:13jusqu'à aujourd'hui
01:09:14plusieurs versions
01:09:15tantôt
01:09:17qui nous indiquaient
01:09:18qu'il fallait conserver
01:09:19ce rythme annuel
01:09:19parce que sinon
01:09:20on perdrait finalement
01:09:21l'occasion
01:09:22de reparler de ce climat
01:09:23alors qu'il y a
01:09:24une forme de mouvement
01:09:25inéluctable
01:09:27et si on n'en parle pas
01:09:28tous les ans
01:09:29ce serait perdre
01:09:30finalement du terrain
01:09:32et à l'inverse
01:09:33on nous dit aussi
01:09:33que chaque année
01:09:34finalement
01:09:34on court après
01:09:35des décisions
01:09:36on court après
01:09:37un effet
01:09:38pardonnez-moi
01:09:38peut-être un peu
01:09:39marketing aussi
01:09:40parce qu'il faut absolument
01:09:42avoir décidé
01:09:42quelque chose
01:09:43et quand on ne décide pas
01:09:44mais qu'on ne perd pas
01:09:45forcément du terrain
01:09:46finalement c'est une
01:09:47COP mitigée
01:09:48quel est votre
01:09:49sentiment
01:09:50sur ce rythme
01:09:51on nous parle
01:09:52peut-être
01:09:53parmi les solutions
01:09:53de grandes COP
01:09:54et entrecoupées
01:09:55de petites COP
01:09:56thématiques
01:09:57voilà
01:09:58quel est votre avis
01:09:58et j'ai envie de vous dire
01:10:00pardonnez-moi pour
01:10:00ce petit trait d'humour
01:10:01vous président
01:10:03que pousseriez-vous
01:10:04dans le cadre
01:10:05d'une négociation internationale
01:10:07pour donner cette nouvelle
01:10:07impulsion finalement
01:10:08au climat
01:10:09parce qu'on voit bien
01:10:10que la raréfaction
01:10:11de l'argent public
01:10:11les difficultés
01:10:13qu'il y a aujourd'hui
01:10:13les tensions
01:10:14appellent peut-être aussi
01:10:15à changer un peu de méthode
01:10:17ou en tout cas de forme
01:10:17voilà
01:10:18merci en tout cas
01:10:19et merci encore
01:10:19pour votre temps
01:10:20bon rassurez-vous
01:10:21je ne veux pas vous faire
01:10:22la nafore sur moi
01:10:23président
01:10:23en matière climatique
01:10:25mais j'ai bien compris
01:10:26je vous en remercie d'ailleurs
01:10:28mais je pense
01:10:30que vous avez donné
01:10:30la réponse
01:10:33jusqu'à présent
01:10:34il y a eu
01:10:34de grandes copes
01:10:36et de petites copes
01:10:36il y a des bonnes copes
01:10:37et des mauvaises copes
01:10:38si je puis dire
01:10:38bon
01:10:40parce que
01:10:40parce que
01:10:42c'est difficile
01:10:43de créer
01:10:44la pression
01:10:47on parle
01:10:48de la cope
01:10:48de Paris
01:10:49et on ne parle pas
01:10:50de la cope
01:10:50de Lima
01:10:51qui était juste
01:10:51avant Paris
01:10:53mais malgré tout
01:10:54la cope
01:10:54de Lima
01:10:55elle a permis
01:10:56Paris aussi
01:10:56donc il faut se dire
01:10:58et c'est pour ça
01:10:58que je suis d'accord
01:10:59avec la dernière proposition
01:11:00il faut qu'on se dise
01:11:02tous les 5 ans
01:11:02on fait une grande cope
01:11:04qui doit être préparée
01:11:05par des copes
01:11:07qui ont moins
01:11:08d'ambition
01:11:09mais qui doivent
01:11:10tendre
01:11:11vers des décisions
01:11:12beaucoup plus lourdes
01:11:14à un moment donné
01:11:16et comme je parlais
01:11:17de diplomatie
01:11:17c'est-à-dire de constance
01:11:19dans l'action
01:11:19c'est-à-dire de se dire
01:11:21sur un temps
01:11:22présidentiel
01:11:23par exemple
01:11:24pendant 3 à 4 ans
01:11:25de travailler
01:11:26pour la grande cope
01:11:27en participant
01:11:28à toutes
01:11:28les petites copes
01:11:30si je peux
01:11:31m'exprimer ainsi
01:11:32ensuite
01:11:33il faut qu'il y ait
01:11:33des événements réguliers
01:11:34en dehors des copes
01:11:35sur des sujets
01:11:37très très très précis
01:11:39pour que
01:11:40la conscience mondiale
01:11:42ne soit pas
01:11:43perdue
01:11:44les glaciers
01:11:46les zones littorales
01:11:49les pays désertiques
01:11:50parce que
01:11:51c'est comme ça
01:11:52qu'on arrive
01:11:52à mettre l'accent
01:11:53sur le risque
01:11:56pour la planète
01:11:57parce que nous sommes
01:11:57tous concernés
01:11:58quand une zone
01:11:59devient désertique
01:12:00ou nous sommes tous
01:12:01concernés
01:12:01quand un glacier
01:12:04fond
01:12:04donc je crois
01:12:06que ce serait ça
01:12:06la bonne démarche
01:12:08de garder
01:12:09cette mobilisation
01:12:11et enfin
01:12:12parce que
01:12:14on parlait
01:12:15des ONG
01:12:16on parlait
01:12:16de la société civile
01:12:17il faut bien
01:12:18qu'elle trouve
01:12:18des ressources
01:12:19et des démonstrations
01:12:21de son action
01:12:22de son efficacité
01:12:23mais je trouve
01:12:24très bien
01:12:25que le Sénat
01:12:26grâce à votre mission
01:12:28contribue
01:12:29à cette
01:12:31prise de conscience
01:12:31et peut-être
01:12:32cette prise de décision
01:12:33au futur
01:12:33pour le prochain
01:12:35président de la République
01:12:36et c'est terminé
01:12:37pour cette audition
01:12:38de François Hollande
01:12:39l'ancien président
01:12:39de la République
01:12:40mais tout de suite
01:12:41on enchaîne
01:12:41avec l'audition
01:12:42de la climatologue
01:12:43Valérie Masson-Delmotte
01:12:45qui apporte
01:12:46un regard spécialiste
01:12:47sur la question
01:12:48de la diplomatie climatique
01:12:49vous aviez des questions
01:12:50également
01:12:51qui portent
01:12:51sur la place
01:12:52de l'expertise
01:12:53scientifique
01:12:54dans les négociations
01:12:55internationales
01:12:56donc là
01:12:57c'est vraiment
01:12:57un point
01:12:58de préoccupation
01:12:59majeure
01:13:00actuellement
01:13:02il y a en fait
01:13:03une remise en cause
01:13:04de la place
01:13:05de l'expertise
01:13:05scientifique
01:13:07marginalisée
01:13:08par rapport
01:13:08aux tensions
01:13:09géopolitiques
01:13:11dans le cycle
01:13:12actuel du GEC
01:13:12moi je n'y suis pas
01:13:13impliqué
01:13:14pour le septième
01:13:15cycle d'évaluation
01:13:16qui a démarré
01:13:16avec notamment
01:13:18un rapport spécial
01:13:18sur les villes
01:13:19en cours
01:13:19de préparation
01:13:21je peux souligner
01:13:22que
01:13:25le calendrier
01:13:26du septième
01:13:27cycle du GIEC
01:13:27n'a pas pu être
01:13:29consolidé
01:13:30il n'a pas pu être
01:13:31consolidé
01:13:32parce qu'il y a
01:13:32un blocage
01:13:33d'un certain
01:13:34nombre de pays
01:13:35qui cherchent
01:13:36notamment
01:13:37à retarder
01:13:38la publication
01:13:39du septième
01:13:40cycle d'évaluation
01:13:41du GIEC
01:13:41par rapport
01:13:42au prochain bilan
01:13:43mondial
01:13:44de l'accord
01:13:45de Paris
01:13:45sur le climat
01:13:46donc
01:13:47la réunion
01:13:48prévue
01:13:49en 2028
01:13:50c'est un risque
01:13:51majeur
01:13:51parce que ça
01:13:52conduirait à faire
01:13:53un bilan mondial
01:13:53de l'accord
01:13:54de Paris
01:13:54sans ce qui est
01:13:55considéré
01:13:55comme la meilleure
01:13:57source de connaissances
01:13:58et notamment
01:13:59pour les aspects
01:13:59liés à l'atténuation
01:14:00ça a été aussi
01:14:02le cas
01:14:02pour les négociations
01:14:03sur la production
01:14:04de plastique
01:14:05sur le transport
01:14:06maritime
01:14:07et dans le cadre
01:14:08du programme
01:14:08des Nations Unies
01:14:09pour l'environnement
01:14:10actuellement
01:14:11une marginalisation
01:14:12de l'expertise
01:14:12scientifique
01:14:13bien sûr
01:14:14dans tout le cadre
01:14:15des négociations
01:14:16internationales
01:14:17environnementales
01:14:18mais néanmoins
01:14:19on peut souligner
01:14:20l'impact
01:14:21des évaluations
01:14:22scientifiques
01:14:23donc ce que l'on
01:14:25peut noter
01:14:25c'est que
01:14:27l'impact
01:14:27des rapports
01:14:28du GIEC
01:14:28a été très important
01:14:30ils appuient
01:14:31en fait
01:14:32les politiques
01:14:33publiques
01:14:34mises en oeuvre
01:14:35dans un ensemble
01:14:36de pays
01:14:36ils permettent
01:14:37de faire monter
01:14:38le socle
01:14:39de connaissances
01:14:40de compréhension
01:14:41ils ont joué
01:14:42sur la structure
01:14:43des efforts
01:14:44d'atténuation
01:14:45notamment
01:14:46les investissements
01:14:48dans un ensemble
01:14:49de technologies
01:14:49qui permettent
01:14:51de décarboner
01:14:51la production
01:14:52d'électricité
01:14:53ou les mobilités
01:14:54donc l'énergie
01:14:55les transports
01:14:56et on le voit
01:14:57au niveau mondial
01:14:58ce sont des ruptures
01:14:59technologiques
01:15:00qui permettent
01:15:02d'éviter
01:15:03des émissions
01:15:04de gaz à effet de serre
01:15:04de manière très nette
01:15:06ce qu'on peut
01:15:07également souligner
01:15:08c'est une montée
01:15:09en puissance
01:15:09de la compréhension
01:15:11de ce qui permet
01:15:12de construire
01:15:13des efforts
01:15:14d'adaptation
01:15:16coordonnés
01:15:17et une des avancées
01:15:18de la COP30
01:15:19d'ailleurs
01:15:19c'est de commencer
01:15:20à définir
01:15:21des indicateurs
01:15:22pour l'objectif
01:15:23mondial
01:15:24d'adaptation
01:15:25ce point là
01:15:26est fondamental
01:15:27parce qu'il y a
01:15:28actuellement
01:15:28un décalage
01:15:29entre les besoins
01:15:30d'adaptation
01:15:30et ce qui est
01:15:31réellement mis en oeuvre
01:15:32c'est pour ça
01:15:32que les impacts
01:15:33s'aggravent
01:15:34les efforts
01:15:35d'adaptation
01:15:36ont souvent été
01:15:36réactifs
01:15:37c'est à dire
01:15:37on est touché
01:15:38par un événement
01:15:38extrême
01:15:39on en tient compte
01:15:40mais pas du tout
01:15:41à la hauteur
01:15:42des transformations
01:15:43nécessaires
01:15:44pour pouvoir
01:15:44se préparer
01:15:45à l'aggravation
01:15:46des caractéristiques
01:15:47climatiques futures
01:15:48donc une adaptation
01:15:49par anticipation
01:15:51et là
01:15:52c'est vraiment
01:15:52le point clé
01:15:53on a besoin
01:15:54de s'appuyer
01:15:54sur les connaissances
01:15:55scientifiques
01:15:56les plus robustes
01:15:57la compréhension
01:15:58de leurs limites
01:15:58et des incertitudes
01:15:59pour éclairer
01:16:01des stratégies
01:16:01des investissements
01:16:02majeures en fait
01:16:03en termes
01:16:04d'adaptation
01:16:05donc là
01:16:06c'est également
01:16:06le point
01:16:07qui est en train
01:16:07de monter en puissance
01:16:10alors j'ai quelques points
01:16:12de vigilance
01:16:12notamment parce que
01:16:14il y a des dimensions
01:16:15d'équité
01:16:16c'est à dire
01:16:16tous les pays
01:16:17n'ont pas les mêmes
01:16:18forces scientifiques
01:16:19et donc cela peut
01:16:21rendre plus délicat
01:16:22la participation
01:16:24de tous
01:16:24avec les mêmes
01:16:26niveaux
01:16:26d'expertise
01:16:28scientifique
01:16:28c'est pour cela
01:16:30que la question
01:16:31de la participation
01:16:32la plus diverse
01:16:33dans les évaluations
01:16:34par exemple
01:16:35du GIEC
01:16:35est très importante
01:16:37l'autre point
01:16:38que je voulais souligner
01:16:40c'est que
01:16:40on a également
01:16:42parfois
01:16:42des positionnements
01:16:45politiques
01:16:46qui rejettent
01:16:47le constat
01:16:49scientifique
01:16:49dans différents pays
01:16:51et pour différentes
01:16:52raisons
01:16:52et ça
01:16:53c'est vraiment
01:16:54quelque chose
01:16:54qui est particulièrement
01:16:56difficile
01:16:56donc parmi
01:16:58les questions
01:16:59que vous avez
01:17:00soulignées
01:17:00il y a bien sûr
01:17:02la position
01:17:03de l'administration
01:17:04américaine
01:17:04actuelle
01:17:05donc c'est une position
01:17:07de déni
01:17:07complet par rapport
01:17:08aux enjeux
01:17:09climatiques
01:17:10sauf du côté
01:17:11de l'Arctique
01:17:11où le réchauffement
01:17:13de l'Arctique
01:17:13le recul
01:17:14notamment de la glace
01:17:16de mer
01:17:16est perçu
01:17:16comme une opportunité
01:17:19associée aux routes
01:17:20maritimes
01:17:20ou à l'exploitation
01:17:21de nouvelles ressources
01:17:23et donc
01:17:24la position
01:17:25américaine
01:17:26c'est une position
01:17:28de censure
01:17:29par rapport
01:17:29aux connaissances
01:17:30scientifiques
01:17:31qui ont été
01:17:31effacées
01:17:32sur les sites
01:17:32gouvernementaux
01:17:33c'est une position
01:17:36donc de
01:17:37sécession
01:17:38donc sortir
01:17:40du GIEC
01:17:41de l'IBES
01:17:41les cadres
01:17:42d'évaluation
01:17:42climat-biodiversité
01:17:44scientifique
01:17:44sortir de l'Union
01:17:46internationale
01:17:47de la conservation
01:17:47de la nature
01:17:48sortir de la convention
01:17:49des Nations Unies
01:17:50sur le changement
01:17:51climatique
01:17:52c'est également
01:17:53des attaques
01:17:55sur la production
01:17:56de connaissances
01:17:57vraiment inédites
01:17:58donc des scientifiques
01:17:59qui ont été licenciés
01:18:00sans cause
01:18:01avec des recherches
01:18:02par mots-clés
01:18:03des coupes budgétaires
01:18:05donc en fait
01:18:06c'est
01:18:08affaiblir
01:18:09tout ce qui a été
01:18:10mis en place
01:18:11au niveau fédéral
01:18:11américain
01:18:12qui permettait
01:18:13de construire
01:18:13des sciences du climat
01:18:14au meilleur niveau mondial
01:18:16notamment du côté
01:18:17de la NASA
01:18:17de l'agence américaine
01:18:19océan atmosphère
01:18:20du département
01:18:20de l'énergie
01:18:21de l'agence
01:18:23de protection
01:18:23de l'environnement
01:18:24qui avait construit
01:18:25une expertise
01:18:26vraiment au meilleur
01:18:27niveau international
01:18:29donc en fait
01:18:30c'est extrêmement important
01:18:31de deux manières
01:18:33d'abord en fait
01:18:34ça affaiblit
01:18:35la production
01:18:36de connaissances
01:18:36scientifiques
01:18:37dans le monde
01:18:38puisqu'en fait
01:18:39on a un des leaders
01:18:40mondiaux
01:18:40qui affaiblit
01:18:42les efforts
01:18:43d'observation
01:18:44de compréhension
01:18:45de processus
01:18:46de modélisation
01:18:46on ne va pas voir
01:18:47les effets
01:18:48tout de suite
01:18:48mais c'est vraiment
01:18:49une perte nette
01:18:50qui a assez peu
01:18:52d'analogues historiques
01:18:53la deuxième chose
01:18:54c'est que les Etats-Unis
01:18:55jouaient un rôle
01:18:56stabilisateur
01:18:57dans les négociations
01:18:58notamment sur le climat
01:19:00et notamment
01:19:01par l'appui
01:19:02aux connaissances
01:19:03scientifiques
01:19:04dans le cadre
01:19:05des négociations
01:19:06donc leur absence
01:19:08affaiblit
01:19:09le soutien
01:19:09aux faits scientifiques
01:19:10et leur soutien
01:19:12entraîne
01:19:13des reconfigurations
01:19:14de positionnement
01:19:15des autres pays
01:19:16dans les négociations
01:19:17internationales
01:19:19et enfin
01:19:19la remise en cause
01:19:20de l'expertise scientifique
01:19:21pour moi
01:19:22c'est vraiment
01:19:22une question fondamentale
01:19:23sur les relations
01:19:24science-société
01:19:27c'est une attaque
01:19:28également
01:19:28sur la liberté académique
01:19:30puisqu'en fait
01:19:31les scientifiques
01:19:32fédéro-américains
01:19:33n'ont plus le droit
01:19:33de correspondre librement
01:19:35avec leurs collègues
01:19:36européens
01:19:37par exemple
01:19:37ils n'ont plus le droit
01:19:39de s'exprimer librement
01:19:40dans les médias
01:19:41je pense que ça peut aussi
01:19:43avoir des effets redoutables
01:19:44sur l'attractivité
01:19:45de la science
01:19:46pour les jeunes scientifiques
01:19:48avec des risques
01:19:50de perte
01:19:50d'une génération entière
01:19:51le fait de ne pas avoir
01:19:53d'offre de thèse
01:19:54ou de post-doctorat
01:19:55sur ces thématiques
01:19:56va affaiblir
01:19:58en fait
01:19:58la capacité
01:19:59à former
01:20:00les jeunes générations
01:20:01de scientifiques
01:20:02dans ce domaine
01:20:05j'ai également vu
01:20:06que vous aviez
01:20:06des questions
01:20:07sur la désinformation
01:20:08et la montée
01:20:10du climato-scepticisme
01:20:11alors c'est pas du scepticisme
01:20:13en fait
01:20:13c'est vraiment
01:20:14une attaque brutale
01:20:15ancrée dans le choix
01:20:17de politiques
01:20:18favorables
01:20:19aux énergies fossiles
01:20:20et hostiles
01:20:21aux technologies propres
01:20:23qui se déploient
01:20:24partout dans le monde
01:20:25y compris aux Etats-Unis
01:20:26parce qu'elles sont efficaces
01:20:27et qu'elles offrent
01:20:29des bénéfices
01:20:30par exemple
01:20:31du côté de la qualité
01:20:32de l'air
01:20:33ou de la santé
01:20:34donc c'est ce positionnement-là
01:20:36qui est vraiment important
01:20:37à comprendre
01:20:37et la désinformation
01:20:40au départ
01:20:41elle prenait des formes
01:20:42qui visaient à nier
01:20:44la réalité du réchauffement
01:20:45la gravité des impacts
01:20:47la fiabilité des modèles
01:20:49ou l'attribution
01:20:50maintenant
01:20:51elle prend bien
01:20:51d'autres formes
01:20:52cette désinformation
01:20:54elle vise
01:20:54à saper
01:20:55notamment
01:20:56la crédibilité
01:20:57des approches
01:20:59qui permettent
01:20:59de décarboner
01:21:00toutes les alternatives
01:21:01aux énergies fossiles
01:21:02elles visent
01:21:03à les rendre clivants
01:21:04à freiner leur adoption
01:21:06notamment en Europe
01:21:07ça a été identifié
01:21:08et d'ailleurs
01:21:09le changement climatique
01:21:10est le premier marqueur
01:21:11de désinformation
01:21:11en Europe
01:21:12on voit que ça commence
01:21:14également à toucher
01:21:15aux questions
01:21:16d'adaptation
01:21:17et notamment
01:21:18il y a un foisonnement
01:21:19de désinformation
01:21:20très net
01:21:21au moment
01:21:22des événements extrêmes
01:21:23qui posent même
01:21:24des questions
01:21:25de compréhension
01:21:26de l'alerte
01:21:27et de mise en danger
01:21:28des personnes
01:21:31on a vraiment
01:21:32des enjeux
01:21:32parce qu'il n'y a pas
01:21:33de cadre
01:21:34qui permet
01:21:36de rendre
01:21:37aux responsables
01:21:38des plateformes
01:21:39qui laissent
01:21:41circuler
01:21:41cette désinformation
01:21:42sur le climat
01:21:43il y a des choses
01:21:44un petit peu plus précises
01:21:46du côté de la santé
01:21:48parce qu'on comprend bien
01:21:49que la désinformation
01:21:50est un danger
01:21:51pour la santé
01:21:52côté climat
01:21:53il y a vraiment
01:21:53un vide
01:21:54et je pense que
01:21:55c'est une forte vulnérabilité
01:21:57dans nos sociétés
01:21:58et puis il y a également
01:21:59une vulnérabilité
01:22:00des citoyens
01:22:01par rapport
01:22:01à la désinformation
01:22:03qui demande
01:22:04une attention particulière
01:22:05c'est une faille
01:22:07en fait
01:22:07c'est une vulnérabilité
01:22:09par rapport
01:22:09à toute forme
01:22:10d'ingérence
01:22:11et donc nous
01:22:12on a des réflexions
01:22:13qui portent
01:22:13sur la manière
01:22:14dont on peut
01:22:14renforcer
01:22:15l'esprit critique
01:22:16finalement
01:22:17non pas en faisant
01:22:18du fact-checking
01:22:19sur la désinformation
01:22:20qui circule
01:22:21mais en expliquant
01:22:22également
01:22:23d'où vient
01:22:24cette désinformation
01:22:25par quelle méthode
01:22:26elle se propage
01:22:27pour qu'on ait
01:22:28des citoyens
01:22:29plus avertis
01:22:30en fait
01:22:31et moins vulnérables
01:22:32et vous aviez
01:22:34également des questions
01:22:35sur la place
01:22:36de la France
01:22:37dans la diplomatie
01:22:38climatique internationale
01:22:39donc moi
01:22:40la perception
01:22:41que j'ai
01:22:41sur cet aspect là
01:22:42c'est que la France
01:22:43elle est reconnue
01:22:44comme un acteur clé
01:22:46notamment comme
01:22:47pays haute
01:22:48de l'accord de Paris
01:22:48sur le climat
01:22:50que son positionnement
01:22:51il est aussi évalué
01:22:52de l'extérieur
01:22:53par rapport
01:22:54à la cohérence
01:22:55entre ce qui est
01:22:55mis en oeuvre
01:22:56c'est-à-dire la capacité
01:22:57de la France
01:22:57à tenir ses propres
01:22:58engagements
01:22:59et son positionnement
01:23:02extérieur
01:23:04je pense qu'il y a
01:23:05des enjeux majeurs
01:23:07de repenser
01:23:08les alliances
01:23:09et ce qui a été
01:23:10particulièrement frappant
01:23:11pour moi
01:23:12comme observatrice
01:23:13extérieure
01:23:13de la COP30
01:23:14c'est une forme
01:23:15de marginalisation
01:23:16de l'Europe
01:23:17qui s'est trouvée
01:23:18isolée
01:23:18par exemple
01:23:19sur l'intégrité
01:23:20de l'information
01:23:21scientifique
01:23:22cette déclaration
01:23:24à l'initiative
01:23:25du Brésil
01:23:26elle s'est également
01:23:27trouvée isolée
01:23:28par rapport
01:23:28aux enjeux
01:23:29liés
01:23:29finalement
01:23:30aux taxes carbone
01:23:31aux frontières
01:23:32les Etats-Unis
01:23:33ayant bouleversé
01:23:34les relations commerciales
01:23:36et n'étant pas là
01:23:37l'Union Européenne
01:23:38en fait
01:23:38s'est trouvée
01:23:39assez exposée
01:23:39sur cette thématique là
01:23:41alors que pourtant
01:23:42je pense qu'on a
01:23:43un ensemble d'alliances
01:23:44qui pourraient être faites
01:23:45en s'appuyant
01:23:46sur deux aspects
01:23:48la science
01:23:50l'attachement à la science
01:23:51qui est présente
01:23:51dans de très nombreuses
01:23:52régions du monde
01:23:53en développement
01:23:53qui s'appuie
01:23:55sur les connaissances
01:23:55scientifiques
01:23:56pour leur développement
01:23:57et puis d'autre part
01:23:58les aspects
01:23:59de justice climatique
01:24:00et de droits humains
01:24:02et on le voit
01:24:03avec la décision
01:24:03de la Cour internationale
01:24:04de justice
01:24:05on le voit
01:24:06avec les impacts
01:24:07du changement climatique
01:24:08les réponses
01:24:09et la manière
01:24:09de les porter
01:24:12cela est fondamentalement
01:24:13un enjeu
01:24:14à la fois
01:24:15de protection
01:24:16du système climatique
01:24:17et de protection
01:24:18des droits humains
01:24:18fondamentaux
01:24:19et donc la France
01:24:21en fait
01:24:21par ses valeurs
01:24:22par son héritage
01:24:23par sa diversité
01:24:25de contextes géographiques
01:24:27donc dans l'hexagone
01:24:29et dans les territoires
01:24:30d'outre-mer
01:24:30elle peut en fait
01:24:32jouer un rôle clé
01:24:33d'alliance
01:24:35avec un ensemble
01:24:36de pays
01:24:36qui sont exposés
01:24:37à des risques
01:24:39comparables
01:24:39et qui pourraient porter
01:24:42ensemble
01:24:42ces types
01:24:44de valeurs
01:24:45conjointement
01:24:47je précise également
01:24:48que toute la place
01:24:49qui n'est plus occupée
01:24:50par les Etats-Unis
01:24:51notamment sur l'aide
01:24:52humanitaire
01:24:53et d'autres volets
01:24:53ça laisse beaucoup
01:24:54de place à la Chine
01:24:55dont les émissions
01:24:57de gaz à effet de serre
01:24:58ont commencé
01:24:58à diminuer
01:24:59ou stagnent
01:25:00qui investit massivement
01:25:02sur les technologies
01:25:03dites propres
01:25:05mais qui ne portent pas
01:25:06nécessairement
01:25:07les mêmes valeurs
01:25:08et notamment
01:25:09l'attachement
01:25:09au droit humain
01:25:10ou à la démocratie
01:25:11que nous portons
01:25:12nous-mêmes
01:25:12et c'est pour cela
01:25:14que réfléchir
01:25:15aux relations diplomatiques
01:25:16sur le climat
01:25:16ancré dans ces valeurs-là
01:25:18pourrait être un atout
01:25:19pour la France
01:25:26Et la question numéro 9
01:25:28pour conclure
01:25:30votre première intervention
01:25:31si vous avez des recommandations
01:25:34d'ores et déjà
01:25:37Ah oui
01:25:37alors j'avais effectivement
01:25:39un point
01:25:39qui me semblait important
01:25:41sur le volet
01:25:42de diplomatie climatique
01:25:45il me semble que
01:25:47la France
01:25:48part son réseau scientifique
01:25:50d'aide au développement
01:25:51notamment avec
01:25:52l'Institut de recherche
01:25:52pour le développement
01:25:53le CIRAD
01:25:54donc elle dispose
01:25:55en fait
01:25:56d'institutions
01:25:57scientifiques
01:25:58de recherche
01:26:00avec les Sud
01:26:01pour les Sud
01:26:02qui ont mis
01:26:04le développement
01:26:04durable au cœur
01:26:05de leur réflexion
01:26:06mais j'ai l'impression
01:26:08que ces compétences-là
01:26:09ces connaissances fines
01:26:11en fait
01:26:11des écosystèmes
01:26:12scientifiques
01:26:13ne sont pas
01:26:14toujours mobilisés
01:26:16en appui
01:26:17à une réflexion
01:26:18un peu stratégique
01:26:19de la diplomatie
01:26:20climatique française
01:26:22c'est parfois
01:26:23dans l'autre sens
01:26:24j'ai l'impression
01:26:25que parfois
01:26:25il y a
01:26:26des accords commerciaux
01:26:28des alignements
01:26:29stratégiques
01:26:30et ensuite
01:26:31on va aller construire
01:26:33des collaborations
01:26:34scientifiques
01:26:34dans ce cadre-là
01:26:35mais on peut aussi
01:26:36imaginer
01:26:37de s'appuyer
01:26:38sur la diplomatie
01:26:39scientifique
01:26:40en tant que telle
01:26:41c'est-à-dire
01:26:42les scientifiques
01:26:43qui collaborent
01:26:43entre eux
01:26:44qui travaillent
01:26:44depuis longtemps
01:26:45dans différents pays
01:26:46pour avoir
01:26:47leur retour
01:26:47d'expérience
01:26:48et pour nourrir
01:26:49la réflexion
01:26:50sur la stratégie
01:26:51de la diplomatie
01:26:52environnementale
01:26:53ou climatique
01:26:55et cet enjeu
01:26:56de diplomatie
01:26:57scientifique
01:26:57pour moi
01:26:58c'est un enjeu
01:26:58fondamental
01:26:59parce que
01:26:59la diplomatie
01:27:00scientifique
01:27:01c'est-à-dire
01:27:01la science
01:27:02à vocation
01:27:03universelle
01:27:03les collaborations
01:27:04scientifiques
01:27:05ça fait partie
01:27:06de la manière
01:27:07dont on produit
01:27:08des connaissances
01:27:09mais la diplomatie
01:27:10scientifique
01:27:11c'est aussi
01:27:11en fait
01:27:12fondamentalement
01:27:12la place
01:27:13de la science
01:27:14dans les sociétés
01:27:15c'est le partage
01:27:17des connaissances
01:27:17c'est la science
01:27:18qui répond
01:27:19aux besoins
01:27:19des sociétés
01:27:20c'est vraiment
01:27:20dans ce sens-là
01:27:21que je pense
01:27:22cette notion
01:27:23de diplomatie
01:27:26scientifique
01:27:26et je pense
01:27:27que c'est le moment
01:27:28de le repenser
01:27:29de le relancer
01:27:30de manière
01:27:32très ouverte
01:27:33Et voilà
01:27:34c'est terminé
01:27:34pour 100% Sénat
01:27:36l'émission
01:27:36qui vous permet
01:27:36de plonger au cœur
01:27:37de l'actualité sénatoriale
01:27:39très bonne journée
01:27:40sur les antennes
01:27:40de Public Sénat
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