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  • il y a 14 heures
Le 20 mai, la commission des affaires sociales du Sénat organisait une table ronde sur le sujet de l’hantavirus. Les spécialistes sont revenus sur les origines de l’hantavirus, ses symptômes, les traitements et la recherche scientifique dont il fait l’objet. Interrogés par les sénateurs sur la transmission et la létalité du virus, les spécialistes ont tous déploré un manque de connaissance sur ce virus rare. Didier Lepelletier, directeur général de la santé, et Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat, ont décrypté les actions mises en œuvre par l’Etat dans le rapatriement des croisiéristes français du MV Hondius et dans la gestion des cas-contacts. Karine Lacombe est revenue sur la coopération européenne en matière de recherche en santé. Enfin, Gilles Pialoux a déploré le contexte géopolitique international particulièrement handicapant pour l’OMS. Année de Production : 2025

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00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:13Virus rare et encore largement méconnu, l'antavirus inquiète.
00:00:17Alors les sénateurs ont réuni médecins, infectiologues et responsables de santé publique
00:00:22pour dresser un état des lieux des connaissances sur cette maladie.
00:00:26Les experts ont également détaillé la gestion par l'État du rapatriement des croisiéristes français
00:00:32qui étaient sur le navire, foyer de l'épidémie.
00:00:35Ils ont aussi évoqué la coopération internationale en matière de santé.
00:00:39On écoute.
00:00:40Juste quelques mots en tant que directeur général de la santé.
00:00:44Vous savez que le ministère de la Santé, au sein de la DGS, héberge un centre de crise sanitaire
00:00:50qui est une évolution issue du rétexte de la crise Covid.
00:00:55puisque ce centre a été créé en mars 2024, il existait au préalable bien évidemment une sous-direction au sein
00:01:01de la DGS
00:01:02qui s'appelait la sous-direction VSS, un veille et sécurité sanitaire, dans lequel il y avait déjà une organisation,
00:01:09une structure
00:01:10et dont je vais citer l'acronyme, mais que vous allez sûrement reconnaître, qui est le CORUS.
00:01:13Cette structure de 17 à 20 personnes qui régule et assure la réponse et la gestion immédiate avec les acteurs
00:01:24de terrain sur des émergences.
00:01:26Le centre de crise sanitaire, lui, héberge, en plus du CORUS, une structure de coordination transversale,
00:01:33et notamment vers l'international, mais aussi vers l'interministériel, puisque dès lors qu'il y a une crise,
00:01:38que ce soit Grand Montana, que ce soit Shido, que ce soit actuellement, bien évidemment, Ebola,
00:01:44nous travaillons en collaboration interministérielle avec les centres de crise d'autres ministères,
00:01:48notamment le CDCS, le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères et internationales,
00:01:55mais ça peut être aussi le COGIC, qui est le centre de crise du ministère de l'Intérieur,
00:01:59avec qui nous avons des relations très proches.
00:02:03Donc ce centre de crise, sous ma direction, et sous celle du cabinet de la ministre,
00:02:08et dans le cas de cette crise également, sous la coordination du Premier ministre lui-même,
00:02:13qui nous a réunis cinq jours d'affilée au début de cette crise antivirus,
00:02:19pour assurer une cohérence dans les décisions politiques et d'en assurer, bien évidemment, tout le déploiement.
00:02:25Et donc ça, on s'y emploie.
00:02:27Et vous l'avez peut-être vu dans le terme de la communication de cette crise.
00:02:32Parfois, il y a des crises épidémiques, puis il y a des crises de communication, de médiatisation à l'extrême.
00:02:36Et sans faussement rassurer, il faut être très clair, très calme,
00:02:41si on ne l'est pas, la population ne le sera pas.
00:02:44D'autant plus que la population a une certaine résilience et compréhension de ce qu'ils ont vécu pendant,
00:02:49et on l'a vécu en tant que citoyen pendant la crise de Covid, et qui n'est pas finalement
00:02:53si loin.
00:02:55Et donc il y a cette cohérence de communication, puisque vous l'avez vu,
00:02:58c'est la ministre de la Santé elle-même qui s'exprime sur les sujets,
00:03:02en conférence de presse, ou par des tweets, ou par des communiqués de presse.
00:03:05La DGS, elle, s'exprime par des supports de communication, mais qui sont notre quotidien,
00:03:11lorsqu'il y a des situations sanitaires exceptionnelles ou autres,
00:03:14par des DGS urgents, qui s'adressent à l'ensemble des professionnels de santé,
00:03:20par des mines-centres, qui sont un petit peu des éclairages,
00:03:23et des recommandations de mise en oeuvre sur le territoire à destination des DG et des ARS.
00:03:28Et il y a enfin un MARS, qui sont des messages d'alerte rapide sanitaire,
00:03:35à destination des DG, des hôpitaux,
00:03:39et qui sont en général très vite diffusés au directeur qualité,
00:03:42et puis ensuite au chef de service d'infectiologie ou de prévention et de contrôle de l'infection,
00:03:48ce qui était ma position quand j'étais au CHU de Nantes,
00:03:50avant de prendre cette fonction.
00:03:52Donc toute cette organisation-là est à la charge, bien évidemment, opérationnelle de la DGS,
00:03:59via son chorus, dans cet écosystème dont je viens de vous parler.
00:04:03Et puis je voulais remercier deux des trois experts, mais sans oublier Gilles aussi,
00:04:09c'est que quand on a une émergence comme ça, alors l'antavirus, on va y revenir,
00:04:14vous allez l'expliquer, c'est une maladie qu'on connaît, surtout sur l'ancien monde,
00:04:18avec certaines formes, on connaissait moins celle-ci,
00:04:20peu de publications scientifiques, 2007, 2020, sur lesquelles on s'appuie,
00:04:26mais on a besoin, quand on est une administration centrale ou un ministre,
00:04:31qui est très souvent questionné d'ailleurs, question au Parlement,
00:04:36d'avoir des éléments de réponse.
00:04:38Alors certes, il y a la mesure de gestion que l'on prend en arbitre,
00:04:41et c'est une décision politique de prendre telle ou telle mesure,
00:04:43mais souvent elles sont éclairées, et elles sont éclairées par la science.
00:04:46Et en tous les cas, c'est vraiment la volonté de la ministre Stéphanie Ritz de s'entourer d'expertise.
00:04:52Et on a un groupe, on a constitué un groupe, la ministre a constitué un groupe d'experts,
00:04:57dont tous les deux faites partie, pour avoir toute l'analyse de la littérature,
00:05:02sur les modélisations possibles qui nous aident, avec des modélisateurs.
00:05:05Il y a la NRS MIE, peut-être que vous connaissez avec Yazdan, Yazdan Pana,
00:05:09ou ses représentants, mais il y a aussi la Société, la Santé publique France,
00:05:16qui nous éclaire sur l'épidémiologie, sur des classements, sur des définitions,
00:05:21sur de l'épidémiologie également.
00:05:23Il peut y avoir aussi le Centre national de référence,
00:05:25qui nous éclaire sur qu'est-ce que ce virus, quel est son comportement,
00:05:30est-ce qu'il est séquencé, est-ce que c'est un nouveau virus
00:05:35dont on connaît moins les modes de transmission,
00:05:38et donc on est plus en difficulté sur les mesures à proposer,
00:05:42si ce n'est faire des mesures vraiment de précaution.
00:05:45Et on a également des infectiologues, on a la COREB,
00:05:49donc le professeur Xavier Lescure vous expliquera ce qu'est la COREB.
00:05:53Donc toutes ces instances-là nous alimentent très régulièrement par des notes,
00:05:57on les presse parfois dans des délais très contraints,
00:05:59et on les réunit régulièrement, toutes les semaines,
00:06:02pour faire le point de l'actualité, préparer des éléments de langage,
00:06:05mais aussi préparer des décisions de mesures, de contrôle.
00:06:09Voilà ce que je pouvais dire en introduction.
00:06:12Merci, le professeur Lescure.
00:06:14Merci, mesdames et messieurs.
00:06:16Merci de votre invitation.
00:06:18Je vais essayer d'être concis,
00:06:19puis je vais répondre évidemment à toutes les questions qui me seront posées.
00:06:23Xavier Lescure, je suis infectiologue avec une formation de santé publique,
00:06:26je travaille à l'hôpital Bichat, comme ça a été dit,
00:06:27je suis aussi responsable de la COREB.
00:06:29Je vais essayer de rapidement vous expliquer ce que c'est.
00:06:32C'est en gros une mission de coordination nationale
00:06:35qui est chargée de l'animation du risque épidémique biologique
00:06:39au niveau des établissements de santé de référence,
00:06:42en métropole et au niveau hexagonal,
00:06:44au niveau hexagonal et au niveau ultramarin, excusez-moi.
00:06:47En gros, c'est un contact régulier avec la direction générale de santé
00:06:51et le CCI CORUS avec SPF, ANRS et toutes les instances
00:06:55qui s'occupent de cette préparation pandémique et de la réponse.
00:06:59En gros, nous, on a trois missions.
00:07:00C'est d'abord la rédaction des procédures et des référentiels techniques
00:07:04adaptables sur le terrain en fonction des recommandations ministérielles.
00:07:09Le deuxième, c'est de l'animation de réseau et donc c'est une nourriture
00:07:14et des échanges quasi perpétuels toute l'année
00:07:17pour que le réseau soit entraîné, qu'il se connaisse
00:07:19et qu'il sache répondre en temps et en heure.
00:07:22Et le troisième, c'est des formations, c'est du maintien en compétences
00:07:25et c'est des formations notamment peut-être en urgence
00:07:27quand on a des émergences comme celle-ci.
00:07:30Et donc, on a un petit noyau de six personnes
00:07:32et on a 17 ESR sur tout le pays qui tissent le territoire national
00:07:40avec des relais dans chaque établissement,
00:07:42des infectiologues, des virologues, des réanimateurs,
00:07:45des hygiénistes, des directeurs, des administratifs,
00:07:49des cadres de santé.
00:07:51Je suis donc clinicien et je vais essayer de vous expliquer,
00:07:54même si je pense qu'aujourd'hui, vous connaissez tous la maladie,
00:07:57mais peut-être les principales caractéristiques qui nous occupent,
00:08:02notamment sur, un, les modes de transmission,
00:08:05peut-être par rapport aux protocoles sanitaires
00:08:09qui ont été mis en place.
00:08:10En fait, maintenant, vous savez, et Didier Le Pelletier l'a dit,
00:08:14en gros, il y a deux formes de la maladie en Europe et en Asie
00:08:17qui donnent une atteinte rénale et potentiellement hémorragique
00:08:21avec une certaine gravité non négligeable de 1 à 5 %.
00:08:25Et la forme, entre guillemets, du Nouveau Monde,
00:08:28dans les Amériques, Nord et Sud,
00:08:29qui donne plutôt une atteinte cardiopulmonaire,
00:08:32plutôt pulmonaire, d'ailleurs, que cardiaque.
00:08:35C'est la même famille de virus.
00:08:38Et la caractéristique, c'est que le virus se trouve dans un réservoir animal
00:08:43qui est essentiellement les rongeurs, mais aussi certains,
00:08:45certains poissons, certains reptiles.
00:08:49Et l'infection à l'homme est accidentelle.
00:08:52Et donc, c'est en général, soit par un contact direct avec un animal,
00:08:55soit par aérosolisation de déjection, urine, fécès, etc.
00:09:00Et à l'occasion, par exemple, de travaux ruraux,
00:09:03puisque c'est quand même là où on a des rats,
00:09:05même si à Paris, par exemple, dans les grandes villes,
00:09:07il y a aussi beaucoup de rats.
00:09:08Donc, ce n'est pas uniquement une maladie rurale en théorie.
00:09:12Vous pouvez, par aérosolisation et inhalation,
00:09:16vous contaminer par le virus.
00:09:19Et puis, dans de rares cas,
00:09:21mais c'est le cas qui a occupé et qui occupe encore le navire MV Ondus,
00:09:27certaines souches, dont est uniquement la souche andine,
00:09:30est transmissible par voie interhumaine,
00:09:33c'est-à-dire qu'un humain infecté peut le transmettre à un autre humain.
00:09:37Cette transmission est peu efficace.
00:09:41On ne connaît pas encore très bien les modes de transmission,
00:09:43puisqu'on l'a dit, c'est une maladie rare,
00:09:45c'est une maladie négligée, qui est peu étudiée, qui est récente.
00:09:48Donc, on n'a pas toute la science et la connaissance concernant cette maladie,
00:09:51mais a priori, c'est une transmission plutôt par la salive, par les gouttelettes.
00:09:55C'est peu efficace.
00:09:56Et tous les clusters, toutes les petites épidémies qui ont lieu en Amérique latine
00:10:01montrent que ça fait 5, 10, 15, 30, 4 cas au maximum.
00:10:06C'est des événements extrêmement contaminateurs, des mariages, etc.
00:10:09Et ça s'éteint assez rapidement.
00:10:11Et dès qu'on met en place des mesures de barrière universelle,
00:10:16entre guillemets, on casse la transmission et on éteint les épidémies assez rapidement.
00:10:21Malgré tout, quand on a démarré, on n'avait pas le virus séquencé.
00:10:26Et c'était dans un bateau qui exacerbe l'exposition et la transmission.
00:10:31Donc, on a pris des principes de précaution importants.
00:10:34La cinétique virale par rapport à la transmission.
00:10:37En gros, on a peu de données, mais ce qu'on peut en dire aujourd'hui,
00:10:41c'est que c'est une maladie.
00:10:43On va y revenir de l'endothélium, c'est à dire de la paroi des vaisseaux.
00:10:47On est on s'infecte par aérosol et par voie respiratoire.
00:10:52Ensuite, le tropisme du virus pour la cellule, c'est la cellule endothéliale,
00:10:56c'est à dire celle qui est dans la paroi des vaisseaux.
00:11:00Quand cette cellule est infectée, soit par l'inflammation,
00:11:03soit par l'infection directe du virus.
00:11:05Elle entraîne des dégâts qui vont rendre cette paroi perméable.
00:11:11Et donc, il va y avoir une espèce de suffusion et une perte de liquide sanguin
00:11:17dans des organes qui normalement devraient rester.
00:11:21Et donc, c'est ça qui génère l'œdème.
00:11:25Et cette pathologie endothéliale explique le fait que la réplication virale,
00:11:31la multiplication du virus, d'après les quelques données qu'on a,
00:11:34commence par le sang, puisque c'est l'endroit cible du virus.
00:11:38Et ce qui est intéressant et ce qui est assez confortable avec le peu de données qu'on a,
00:11:43c'est que cette réplication virale commence, ce qui est classique,
00:11:47en général, 7 à 10 jours avant les premiers signes cliniques.
00:11:52Et ce qu'on a observé toujours sur des données peu robustes,
00:11:56parce que peu de patients, c'est que sur des modélisations, sur des lissages de courbe,
00:12:02les patients ensuite peuvent excréter du virus au niveau de la salive, des urines, des fessesses,
00:12:082 à 3 jours avant les premiers signes cliniques.
00:12:11Donc, on a un marqueur biologique précoce qui précède les premiers signes cliniques.
00:12:16Les premiers signes cliniques sont atypiques, sont banaux, banals.
00:12:22C'est un syndrome pseudoripal.
00:12:24On est un petit peu fatigué.
00:12:25On a mal au ventre, on a mal à la tête et on peut avoir de la fièvre.
00:12:29Et puis, 2, 3 jours après, on va faire l'atteinte viscérale.
00:12:32Si on est entre guillemets en Europe, dans l'ancien monde,
00:12:35on va faire l'atteinte rénale, potentiellement hémorragique, 1% de mortalité.
00:12:39Si on a contracté une souche américaine,
00:12:43je vais, vous voulez que j'accélère un peu ?
00:12:45Non, c'est bon.
00:12:46Si on a contracté une souche américaine, on va faire une maladie pulmonaire
00:12:51et avec une sévérité plus importante,
00:12:53de l'ordre de 25, 30, voire plus de létalité, de mortalité.
00:12:59Dans la prise en charge des malades,
00:13:02ce qu'il faut dire aussi, et vous le savez probablement aujourd'hui,
00:13:04et c'est en lien avec les protocoles sanitaires, le suivi, la durée de la surveillance,
00:13:08c'est que cette expression clinique commence par un long silence
00:13:12qui est ce qu'on appelle la durée d'incubation,
00:13:14la période qui sépare le contact avec le virus des premiers signes cliniques.
00:13:19Et quand on regarde très attentivement cette durée d'incubation,
00:13:22si on a des marqueurs biologiques,
00:13:24l'incubation, elle sera, elle aura un critère virologique.
00:13:27Si on s'en limite à la clinique,
00:13:30cette durée d'incubation est en médiane au maximum,
00:13:33enfin, les cas vont survenir,
00:13:36la plus grosse probabilité de survenue,
00:13:38c'est entre la deuxième et la troisième semaine,
00:13:40mais elle peut s'espacer entre une à six semaines
00:13:43après le contact avec le virus.
00:13:45C'est très long pour une maladie infectieuse.
00:13:50Ensuite, sur la mortalité, je l'ai dit,
00:13:53la guérison en général peut occurer quelques séquelles,
00:13:57mais il y a très peu données,
00:13:58mais a priori, ça peut engendrer, comme le Covid long,
00:14:00des troubles hormonaux décrits par les Sud-Américains.
00:14:03Le traitement, on l'a dit,
00:14:05pas de traitement spécifique antiviral.
00:14:08Des traitements, ça donne beaucoup d'inflammation.
00:14:12Donc, on peut avoir possiblement des traitements immunomodulateurs
00:14:14qui vont modifier cette réponse très inflammatoire à l'autre.
00:14:17En théorie, on peut avoir des traitements
00:14:19pour protéger cette paroi des vaisseaux,
00:14:21mais on n'a absolument aucune preuve formelle d'efficacité
00:14:23ou quoi que ce soit pour protéger l'endothélium.
00:14:26Mais tout ça est théorique.
00:14:27On n'a rien sur l'étagère et on n'a pas de vaccin non plus.
00:14:30Donc, les traitements sont ce qu'on appelle les traitements de support.
00:14:33Et quand les formes sont très graves,
00:14:34le traitement de support, c'est la réanimation,
00:14:36l'intubation, voire le poumon artificiel.
00:14:42La prévention de la transmission est liée
00:14:45au mode de transmission dont on a parlé.
00:14:47C'est peu transmissible,
00:14:48mais aujourd'hui, on est maximaliste
00:14:50et on se protège au niveau des aérosols respiratoires
00:14:53plutôt gouttelettes, donc un masque,
00:14:55et par contact direct des gants et des lavages des mains.
00:14:59Et je reviendrai, je pourrais revenir éventuellement
00:15:01sur les protocoles sanitaires qui ont été mis en place
00:15:03et vous donner l'éclairage du terrain.
00:15:10Merci beaucoup de me donner la parole.
00:15:16Mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs,
00:15:19je vais plutôt, moi, vous parler de l'état de la recherche
00:15:21et de la coopération européenne,
00:15:24puisqu'on a vu qu'en fait, on n'est pas du tout
00:15:26face à une crise potentiellement sanitaire isolée en France,
00:15:29mais qu'en fait, toute l'Europe a été concernée
00:15:32par les rapatriés du bateau
00:15:34et également les cas contacts dans les avions.
00:15:38Donc, moi, je m'exprime à plusieurs titres.
00:15:41Alors, tout d'abord, au titre de clinicienne
00:15:43et je me suis occupée, il y a plusieurs années,
00:15:45de cas de personnes infectées par un antivirus
00:15:49du côté qui a été acquis, du côté des Ardennes,
00:15:52en deux jeunes personnes qui se sont infectées
00:15:56en vidant une cave inondée,
00:15:58donc en contact avec des déjections,
00:15:59qui ont fait plutôt des formes rénales.
00:16:01Je suis également épidémiologiste,
00:16:03donc spécialiste de la transmission des maladies infectieuses,
00:16:06mais surtout, la raison pour laquelle je pense être ici,
00:16:10c'est parce que je m'occupe d'un gros réseau
00:16:11de préparation aux pandémies européennes
00:16:14qui s'appelle Proact EU Response,
00:16:16dont l'objectif est de préparer l'Europe
00:16:19à l'évaluation rapide de nouveaux traitements
00:16:24en cas d'émergence,
00:16:26exactement comme ce qu'on voit aujourd'hui.
00:16:27Et ce projet Proact EU Response a une déclinaison française
00:16:31qui est financée par l'ANR,
00:16:33qui s'appelle Open Remy,
00:16:35et qui organise le territoire,
00:16:38l'hexagone, mais également les territoires ultramarins,
00:16:41pour pouvoir répondre aux potentielles menaces sanitaires.
00:16:45Et ces travaux se menant en collaboration
00:16:47avec la CORREB, dont le professeur Lescure s'occupe.
00:16:50Donc, comme vous l'avez bien vu,
00:16:52en fait, les antivirus justifient vraiment
00:16:53une vigilance sanitaire et scientifique particulière.
00:16:56On vous a dit que c'était des virus à transmission zoonotique
00:17:01qui sont responsables de formes graves.
00:17:03Et l'Organisation mondiale de la santé
00:17:04classe justement ces agents
00:17:06comme des agents émergents à haut risque,
00:17:08ce qui implique un renforcement de la surveillance,
00:17:11de la capacité diagnostique
00:17:12et de la préparation aux flambées épidémiques
00:17:15dans une logique One Health,
00:17:17c'est-à-dire qui associe la santé humaine,
00:17:19la santé animale et l'environnement.
00:17:20Et pour la France et l'Europe, en fait,
00:17:22l'enjeu actuellement, c'est pas du tout
00:17:24d'une pandémie à grande ampleur comme le Covid.
00:17:26Et vous l'avez bien vu ces dernières semaines.
00:17:28Mais en fait, ça nécessite d'être préparé
00:17:31à un agent rare, grave,
00:17:32qui dépend de réservoirs animaux
00:17:34et qui est difficile à étudier
00:17:35par les méthodes classiques d'évaluation clinique.
00:17:38Donc, on pourra revenir sur ce sujet
00:17:39si ça vous intéresse.
00:17:41Et je pense que la stratégie européenne
00:17:43que l'on doit construire doit reposer
00:17:45sur quatre piliers.
00:17:46D'abord, la recherche biomédicale,
00:17:47la surveillance intégrée.
00:17:49Et on voit que Santé publique France,
00:17:51par exemple, comme l'ICIDICI,
00:17:54participe vraiment très activement
00:17:55à cette surveillance,
00:17:56mais également une coopération européenne
00:17:58avec une capacité à activer rapidement
00:18:00des essais cliniques quand un foyer émerge
00:18:03pour apporter une réponse thérapeutique,
00:18:04en particulier quand on n'en a pas encore,
00:18:06comme c'est le cas avec les antivirus.
00:18:08Donc, en termes de recherche,
00:18:09le premier pilier, ça va être les traitements.
00:18:11Sur le plan vaccinal,
00:18:12il y a plusieurs candidats vaccins
00:18:14qui ont été testés, des vaccins inactivés,
00:18:17des vaccins ADN, des vaccins protéiques recombinants,
00:18:20des vaccins à vecteurs viraux.
00:18:21Et puis, des approches beaucoup plus récentes
00:18:24qu'on a appris à connaître avec la COVID-19
00:18:26qui sont des vaccins à ARN messager.
00:18:29Actuellement, tous ces vaccins
00:18:30sont au stade de développement,
00:18:32soit préclinique, soit en phase 1.
00:18:34Et pour l'antavirus, qui est très particulier,
00:18:37on a un essai de phase 1
00:18:38qui est en cours aux Etats-Unis.
00:18:42Et ce vaccin, pardon,
00:18:44cet antivirus Andes est le seul à transmission interhumaine,
00:18:48comme vous l'a dit tout à l'heure.
00:18:49Donc, en fait, les questions très pratiques
00:18:51qui se posent au niveau de la recherche vaccinale,
00:18:55ça va être comment accélérer le passage
00:18:56dans des essais de phase 2 et 3
00:18:58pour que ces vaccins arrivent
00:19:02plutôt dans le cadre d'une épidémie.
00:19:05Donc, cette fois-ci, pas comme traitement,
00:19:06mais pour prévenir potentiellement
00:19:08la population exposée, sachant que pour évaluer
00:19:11correctement un vaccin,
00:19:12il faut vacciner des milliers de personnes.
00:19:14Il faut que ces milliers de personnes
00:19:15soient elles-mêmes exposées au virus
00:19:18pour voir si ce vaccin est efficace.
00:19:20Donc, on voit bien que ça a été avec le COVID,
00:19:21mais on voit aussi que c'est beaucoup plus compliqué
00:19:23avec les antivirus qui infectent peu de personnes.
00:19:26Ce qui veut dire qu'il faut étudier
00:19:29des critères de jugement qui sont différents.
00:19:32On ne va pas étudier une efficacité clinique,
00:19:36mais plutôt une efficacité biologique.
00:19:38Est-ce que dans le sang, on aura assez d'anticorps
00:19:40et dont on voit in vitro que ces anticorps
00:19:44neutralisent le virus ?
00:19:46Donc ça, pour les vaccins,
00:19:48vous voyez que ça ne va pas être évident
00:19:49de mener à terme le développement d'un vaccin.
00:19:53En ce qui concerne les anticorps monoclonaux,
00:19:55là aussi, on a une recherche d'anticorps monoclonaux.
00:19:58On a quelques cocktails d'anticorps monoclonaux.
00:20:00Là aussi, uniquement en phase préclinique
00:20:03et là aussi, principalement aux Etats-Unis.
00:20:04Et ces anticorps monoclonaux ont la chance
00:20:08de pouvoir être actifs sur plusieurs antivirus,
00:20:13dont le virus Andes,
00:20:14mais aussi, ce qui nous, peut-être,
00:20:16nous concerne plus directement,
00:20:18les antivirus que l'on trouve en Europe.
00:20:22Là aussi, ce qui est le gros intérêt
00:20:24de ces anticorps monoclonaux,
00:20:25c'est qu'au-delà du traitement,
00:20:27parce qu'on sait que dans les infections virales
00:20:29de ce type-là, il faut agir très tôt,
00:20:30et souvent, les patients arrivent un peu tard
00:20:32quand on les diagnostique.
00:20:33Au-delà du traitement, ce qui est très intéressant,
00:20:35c'est plutôt la prophylaxie pré-exposition
00:20:38ou la prophylaxie post-exposition.
00:20:40Mais effectivement, cette recherche est encore
00:20:43à l'état assez préliminaire sur le plan clinique.
00:20:46On a aussi ce qu'on appelle les petites molécules.
00:20:49Donc, l'une des molécules que l'on a pas mal utilisées,
00:20:52mais sans vraiment de preuves cliniques,
00:20:54c'est la ribavirine,
00:20:55qui est un peu un médicament repositionné
00:20:57qu'on a utilisé dans plein d'autres infections.
00:20:59Et il y en a un pour lequel on a un vrai problème,
00:21:02qui est le seul ayant montré une vraie activité
00:21:04in vitro échelle animale,
00:21:05qui est le favipiravir.
00:21:07Et le problème du favipiravir,
00:21:09c'est qu'on n'a pas de producteur actuellement
00:21:11à l'échelle mondiale,
00:21:12alors que c'est le seul traitement
00:21:14dont on a montré une efficacité pré-clinique
00:21:16et dans les modèles animaux.
00:21:18Et donc, il y a un gros travail au niveau européen
00:21:21pour essayer de se procurer ce médicament
00:21:23et surtout de relancer sa fabrication.
00:21:25Et puis voilà, je ne vais pas vous parler
00:21:26des autres pistes de recherche
00:21:27parce que ça reste très, très préliminaire.
00:21:30Il y a également des traitements adjuvants,
00:21:32mais là aussi, rien de vraiment spécifique
00:21:35à l'antavirus.
00:21:37Je vais...
00:21:38Je peux encore continuer 2-3 minutes, OK ?
00:21:42Oui, oui, c'est ce que je vois.
00:21:43Donc, je fais très attention.
00:21:45Alors, évidemment, vous avez compris
00:21:47qu'on a très peu de cas, fort heureusement.
00:21:49On a des contacts qui, pour l'instant,
00:21:50pour aucun d'entre eux, n'est devenu infecté.
00:21:53Donc, ça, c'est plutôt également une très bonne nouvelle.
00:21:56Mais ça rend très difficile, en fait,
00:21:58l'évaluation clinique de molécules
00:22:00avec les essais, avec la méthodologie d'essais cliniques
00:22:03telle qu'on la connaît maintenant,
00:22:04c'est-à-dire des essais randomisés.
00:22:07Donc, un groupe de patients prend le traitement,
00:22:09l'autre groupe de patients bénéficie
00:22:11du standard de traitement.
00:22:12Et puis, on compare si le traitement fait mieux
00:22:13que le standard de traitement.
00:22:15Et donc, quand on a aussi peu de cas
00:22:17comme ce qu'on vient de voir dans le bateau,
00:22:18là, c'est très compliqué de mener ce type d'essais,
00:22:20à moins de le mener dans les pays
00:22:22où le virus est plus endémique,
00:22:23c'est-à-dire en Argentine ou au Chili.
00:22:28Le pilier actuellement qui est extrêmement important
00:22:31et qui a été activé dès le début
00:22:33de l'alerte OMS sur le bateau,
00:22:36c'est cette coopération européenne
00:22:37dont la mise en place a vraiment tiré,
00:22:40vient vraiment des leçons que l'on a tirées
00:22:43de ce que l'on a vécu pendant la Covid-19.
00:22:45On est tous partis un peu dans le désordre
00:22:47de la bataille contre le virus.
00:22:49Et cette coopération européenne
00:22:51qui a été financée en grande partie
00:22:53par l'Union européenne,
00:22:54mais également par chacun des pays.
00:22:56Et la France y a participé
00:22:57par l'intermédiaire de France 2030,
00:23:00les grands investissements
00:23:02pour la santé de demain.
00:23:04Donc, ces gros consortiums européens,
00:23:08donc moi, je coordonne
00:23:09le consortium Proacte e-Response
00:23:11et je co-coordonne
00:23:12le consortium français Open Rémy.
00:23:15Tout notre objectif,
00:23:17c'est de mettre en place
00:23:18des essais thérapeutiques
00:23:19avec des nouvelles méthodes
00:23:21d'évaluation de traitement
00:23:22qui bénéficient des dernières découvertes
00:23:24en termes de statistiques
00:23:25pour pouvoir apporter très vite
00:23:27en cas d'épidémie,
00:23:28même localisée,
00:23:30une réponse sur l'efficacité des traitements.
00:23:32Donc, en fait,
00:23:34pour des agents aussi rares,
00:23:35ces plateformes européennes sont décisives
00:23:37parce que vous voyez,
00:23:38en France, on a un cas.
00:23:39Que voulez-vous qu'on fasse
00:23:40en termes de recherche sur un cas ?
00:23:42Quand on se met au niveau européen,
00:23:44on a déjà beaucoup plus de cas
00:23:46et puis surtout,
00:23:47on a beaucoup, beaucoup plus de contacts.
00:23:49Donc, on pourra vous expliquer,
00:23:50Xavier vous l'a dit,
00:23:51comment est-ce que le suivi
00:23:52de ces contacts en France
00:23:53s'est organisé
00:23:54et comment on a immédiatement
00:23:57branché sur le suivi de ces contacts
00:23:58des protocoles de recherche
00:24:01observationnels
00:24:02et potentiellement interventionnels
00:24:03avec des médicaments
00:24:04s'il s'avérait qu'on devait les traiter.
00:24:07Donc, en fait,
00:24:08la France a vraiment tout intérêt
00:24:09à s'inscrire dans ces dispositifs
00:24:11pour pouvoir vraiment,
00:24:13au moment venu,
00:24:13mobiliser la recherche,
00:24:14les essais thérapeutiques,
00:24:15les mesures de santé publique
00:24:18pour faire face
00:24:19à toutes ces menaces.
00:24:20Et on voit quand même,
00:24:21en cinq ans,
00:24:21on a eu la COVID,
00:24:23on a eu Mpox,
00:24:24il ne faut pas oublier,
00:24:25on vient d'avoir
00:24:26antavirus,
00:24:27on est encore dedans
00:24:27et on a quand même
00:24:29cette menace Ebola,
00:24:30même si elle est plus lointaine,
00:24:31qui doit inspirer une vigilance.
00:24:33Merci beaucoup,
00:24:34madame.
00:24:34Je donne la parole
00:24:35maintenant au professeur Pielou.
00:24:38Merci,
00:24:39mesdames et messieurs,
00:24:40de nous inviter.
00:24:41C'est toujours un honneur
00:24:42d'être devant
00:24:43la représentation nationale.
00:24:45Alors,
00:24:45vous m'avez mis
00:24:46un petit cahier des charges
00:24:47assez chargé.
00:24:49On va commencer par
00:24:50l'évaluation du risque épidémique
00:24:52par l'OMS.
00:24:53Alors,
00:24:53évidemment,
00:24:54c'est une opinion,
00:24:56sachant qu'il est difficile
00:24:57d'analyser,
00:24:58même si on a l'impression
00:24:58qu'on est redescend
00:25:01de la crise,
00:25:03on est quand même
00:25:03encore dedans,
00:25:04largement,
00:25:05avec notamment
00:25:05les sujets de contact,
00:25:06comme ça a été dit tout à l'heure.
00:25:08L'OMS fait ce qu'il peut,
00:25:10déjà,
00:25:10dans les moyens
00:25:11qui lui sont attribués.
00:25:12Je crois que c'est un élément
00:25:13qu'il faut rappeler.
00:25:14Ça a été rappelé
00:25:15par Karine.
00:25:17On est à des crises
00:25:18qui se succèdent.
00:25:19Et moi,
00:25:20je m'exprime plus,
00:25:22en tant que clinicien,
00:25:23bien sûr,
00:25:24mais je travaille depuis longtemps
00:25:25sur un site
00:25:27qui s'appelle
00:25:27VIH.org,
00:25:28mais qui maintenant
00:25:28s'occupe des maladies émergentes
00:25:29grâce d'ailleurs
00:25:30à la NRS-MIE.
00:25:32Et je suis parti
00:25:33d'un groupe
00:25:34de recherche
00:25:34à NRS-MIE
00:25:35sur les infodémies.
00:25:37Et pour l'anecdote,
00:25:38on a eu
00:25:38notre première réunion
00:25:39de crise,
00:25:40puisque c'est un groupe
00:25:40de recherche,
00:25:41ce n'est pas un groupe
00:25:41qui est censé se réunir.
00:25:42On s'est réunis,
00:25:43justement,
00:25:44avec un certain nombre
00:25:45de chercheurs
00:25:45en sciences de la communication
00:25:47autour de ce qui se passait
00:25:48et de voir ce qu'on pouvait faire
00:25:50pour essayer
00:25:50d'analyser
00:25:52et,
00:25:53actuellement,
00:25:53de vacciner,
00:25:54comme on dit,
00:25:54c'est notre terme,
00:25:56la population
00:25:56par rapport aux fake news
00:25:58qui, évidemment,
00:25:58ont circulé.
00:26:00Mais là,
00:26:00j'ai eu quelques éléments
00:26:01de remise au vert
00:26:02qui travaillent
00:26:02avec l'Hermont-Ferrand,
00:26:03à Polytech
00:26:04et au CNRS
00:26:05qui sont plutôt réconfortantes
00:26:06sur le taux
00:26:07de discours complotistes
00:26:09autour de cette information-là.
00:26:10Mais c'est un sujet
00:26:10que je suis de très près.
00:26:12Donc, l'OMS,
00:26:13pour revenir à l'OMS,
00:26:14c'est juste rappeler
00:26:15qu'on est dans une situation
00:26:16quand même compliquée
00:26:17sur le plan politique international
00:26:18pour suivre cette crise
00:26:20pour deux raisons.
00:26:21La première,
00:26:22c'est qu'effectivement,
00:26:23l'OMS s'est vu,
00:26:24comme vous le savez,
00:26:24mieux que moi,
00:26:25amputé de 18%
00:26:26avec un budget
00:26:27qui est moins de la moitié
00:26:28que celui de la PHP.
00:26:29C'est une expression importante.
00:26:314,6 contre 10 millions.
00:26:33Et puis surtout,
00:26:34la sortie de l'Argentine
00:26:34et des États-Unis
00:26:36de l'OMS
00:26:38qui va rendre compliquée
00:26:39la surveillance
00:26:40de ces virus
00:26:43des Amériques
00:26:44ou pour certains
00:26:45du Nouveau Monde.
00:26:47Et je le dis,
00:26:48moi,
00:26:48une fiabilité
00:26:49qu'on peut considérer
00:26:50douteuse
00:26:51sur les données épidémiologiques
00:26:53puisque la veille épidémiologique
00:26:54nord-américaine,
00:26:55notamment,
00:26:56et Argentine aussi,
00:26:57a été ratiboisée.
00:26:58Je n'ai pas rentré
00:26:59sur le détail.
00:26:594 000 personnes
00:27:00disparues du CDC,
00:27:02des données
00:27:03qui sont disparues.
00:27:04Et pour prendre
00:27:05comme exemple,
00:27:07il faudra m'expliquer
00:27:08ce qu'en font
00:27:08les spécialistes
00:27:09qui sont à Ushuaia
00:27:10en train de mettre
00:27:12des pièges à ras.
00:27:13Si on regarde bien
00:27:14l'histoire,
00:27:15il n'y a aucune probabilité,
00:27:17je pense,
00:27:18mes confrères,
00:27:19on convient non,
00:27:20il n'y a aucune probabilité
00:27:21que le cas supposé index,
00:27:25donc l'homme de 69 ans
00:27:28qui est décédé,
00:27:29puisse être contaminé à Ushuaia
00:27:31puisque, par définition,
00:27:32il était malade
00:27:334 à 5 jours après
00:27:34sur le bateau.
00:27:35Et puis,
00:27:36on a l'impression,
00:27:37juste pour s'amuser
00:27:39sur cette affaire-là
00:27:40qui n'est pas drôle,
00:27:41c'est que le principal but
00:27:43de l'Argentine,
00:27:44c'est de se dédouaner
00:27:45du démarrage
00:27:46de cette crise
00:27:47et notamment en expliquant
00:27:49que le fameux,
00:27:50maintenant que tout le monde
00:27:51connaît,
00:27:51le rach pygmé
00:27:52d'hérisières sauvages
00:27:53à longue queue
00:27:54qui a fait le tour du monde,
00:27:56finalement,
00:27:57ne serait pas présent
00:27:59en Argentine
00:27:59mais serait présent au Chili
00:28:00et qui est donc une façon
00:28:01de pousser vers le nord du pays
00:28:03et vers le Chili.
00:28:04C'est un détail
00:28:04mais c'est important
00:28:05la géopolitique
00:28:05et je ne sais pas
00:28:06pourquoi ils sont à Ushuaia,
00:28:08je pense qu'il faut chercher
00:28:08au nord du pays
00:28:09et peut-être que
00:28:10cette mission
00:28:11va se développer
00:28:12sur d'autres pays
00:28:14limitrophes.
00:28:15Alors chronologiquement,
00:28:16l'OMS a bien déroulé
00:28:17la gestion de crise,
00:28:18enfin moi,
00:28:18c'est mon analyse,
00:28:21avec un risque global
00:28:22qui a été évalué faible
00:28:23et qui reste faible
00:28:24depuis le 9 mai.
00:28:27Alors après,
00:28:28quand on travaille
00:28:29sur l'image,
00:28:30c'est à peu près pareil
00:28:31sur la politique gouvernementale,
00:28:33on le dira tout à l'heure,
00:28:34il y a toujours un déficit
00:28:34entre ce qui est affiché
00:28:35et la réalité.
00:28:36par exemple,
00:28:37le fait que le risque
00:28:38soit considéré
00:28:39comme faible
00:28:40par l'OMS
00:28:41à juste titre
00:28:42est un peu anachronique
00:28:44avec le fait
00:28:44que le directeur général
00:28:45de l'OMS
00:28:46se dépasse lui-même
00:28:47pour superviser
00:28:48l'appontage
00:28:51qui n'a pas eu lieu
00:28:52aux Canaries
00:28:53et évidemment,
00:28:53ça donne un déficit
00:28:55d'image
00:28:55en quelque chose
00:28:55qui est à la fois
00:28:57à risque faible
00:28:58mais à image très forte.
00:29:00Alors,
00:29:01quelles critiques
00:29:01on peut faire à l'OMS ?
00:29:02Elles sont minimes,
00:29:03elles sont surtout de forme.
00:29:06C'est vrai que
00:29:06la limite de l'OMS
00:29:08et ça a été un peu dit,
00:29:09c'est d'imposer
00:29:10une harmonisation
00:29:11des pratiques d'hygiène
00:29:12à 19 nationalités.
00:29:14On a bien vu
00:29:14que c'est difficile,
00:29:15il y a un effort
00:29:16de coopération européenne
00:29:18sur la recherche
00:29:18mais on a bien vu
00:29:20que chaque pays,
00:29:20d'ailleurs y compris
00:29:21les Etats-Unis,
00:29:21vont adapter eux-mêmes
00:29:24leurs techniques
00:29:25de quarantaine
00:29:25et tout ça donne
00:29:27je dirais
00:29:27un aspect un peu brouillon.
00:29:30Donc voilà.
00:29:31Et puis il y a eu aussi
00:29:32la question épidémiologique
00:29:34du navire qui a poursuivi
00:29:35sa route,
00:29:36est-ce que c'était
00:29:36une bonne décision
00:29:37avec 25 personnes à bord ?
00:29:40Et puis ça a été dit
00:29:41par Karine
00:29:41et là je insisterai sur ça
00:29:42mais on y reviendra,
00:29:43sur la poche intégrée
00:29:45One Health,
00:29:45moi je me suis intéressé
00:29:46aux antivirus
00:29:47en dehors du fait
00:29:48qu'on a eu fait
00:29:49du moins quelques cas
00:29:49venus des Vosges
00:29:50dans le service
00:29:51avec les virus
00:29:52qui nous concernent
00:29:53en Europe et en Chine
00:29:55parce que précisément
00:29:56c'est une caricature
00:29:57de One Health,
00:29:58c'est-à-dire que si on le prend
00:29:59que avec l'aspect
00:30:00médico-médical,
00:30:01on ne comprend pas
00:30:01et qu'il faut la santé environnementale,
00:30:03l'impact de l'environnement
00:30:04sur la diffusion
00:30:05de ces rongeurs,
00:30:06c'est un modèle
00:30:06et les Chinois
00:30:07ont beaucoup travaillé
00:30:08sur ça.
00:30:08J'ai regardé
00:30:09en venant sur le programme,
00:30:12enfin le site
00:30:12Clinical Trial Goof
00:30:14qui permet de voir
00:30:15un peu les essais,
00:30:16il y a 22 essais
00:30:16autour des antivirus
00:30:18en tout mélangé,
00:30:19y compris deux essais français
00:30:20d'ailleurs,
00:30:21une cohorte
00:30:22et puis un autre
00:30:22dont j'ai oublié,
00:30:23mais il y a aussi
00:30:23deux études sur One Health,
00:30:25sur l'aspect One Health.
00:30:27Alors traitement de la crise
00:30:28par les médias,
00:30:29bon, à part la fois,
00:30:29je suis jugé parti
00:30:30parce que j'ai été
00:30:30beaucoup sollicité,
00:30:32comme Karine d'ailleurs
00:30:33et Xavier,
00:30:34on a été beaucoup sollicité.
00:30:36Je trouve que,
00:30:39globalement,
00:30:39et en en discutant
00:30:40avec d'autres,
00:30:41Antoine Flau
00:30:42ou Jean-Daniel Lelievre,
00:30:45on a eu une communication
00:30:45différente
00:30:46entre la communication écrite
00:30:47et la communication
00:30:48des informations continues,
00:30:49mais ça,
00:30:49c'est fréquent
00:30:50dans les situations de crise.
00:30:53Je trouve que
00:30:54le problème numéro un
00:30:56qui a été à la fois
00:30:57dans le discours politique
00:30:58mais dans le discours
00:30:58des experts
00:30:59et dans le discours médiatique,
00:31:01c'est de coller,
00:31:02enfin,
00:31:02parce que la question
00:31:03de coller au Covid
00:31:04alors que le comparateur,
00:31:05ce n'est pas le Covid,
00:31:06le comparateur,
00:31:07pour moi,
00:31:07c'est soit le SRAS,
00:31:09soit Ebola.
00:31:09Ça a été mal interprété
00:31:10quand Antoine Flau
00:31:11a dit que ça se rapproche
00:31:13de l'Ebola,
00:31:14mais il parlait
00:31:15du taux de mortalité
00:31:16et je crois que là-dessus,
00:31:16il faut le soutenir.
00:31:17Et moi,
00:31:18le modèle M-POX
00:31:19me va assez bien
00:31:20puisque M-POX,
00:31:21c'est une histoire
00:31:21qui pourrait être celle
00:31:22qu'on est en train d'écrire,
00:31:24c'est-à-dire en gros
00:31:24un virus qu'on connaît
00:31:25depuis les années 50,
00:31:26des épidémies
00:31:27de quelques dizaines de cas
00:31:28dans la région des Grands Lacs,
00:31:29l'RDC justement
00:31:30dont on parle actuellement
00:31:32avec l'Ebola.
00:31:34Une petite alerte américaine
00:31:36qui aurait dû quand même,
00:31:37en 2003,
00:31:38l'importation de rongeurs
00:31:40de manière illégale
00:31:41qui va contaminer
00:31:4371 personnes
00:31:44par le M-POX
00:31:44aux Etats-Unis,
00:31:45ça aurait dû être une alerte.
00:31:48En l'occurrence,
00:31:48les rongeurs
00:31:49ont contaminé
00:31:50les chiens de prêts
00:31:52et qui ont contaminé
00:31:52les humains.
00:31:53Et puis,
00:31:54après 160 000 cas,
00:31:5729 décès
00:31:58en 2022,
00:32:00on a tous bossé,
00:32:01certes,
00:32:02beaucoup chez des hommes
00:32:03ayant des relations sexuelles
00:32:04avec des hommes,
00:32:05mais personne n'a prévu
00:32:06ce saut épidémiologique
00:32:09qui a fait passer
00:32:10des petites épidémies
00:32:10circonscrites
00:32:11à une épidémie
00:32:12très importante
00:32:13qui a été,
00:32:14heureusement,
00:32:14là,
00:32:15on avait un vaccin
00:32:15qui était dans le
00:32:16dans la réserve militaire.
00:32:20On avait un vaccin efficace
00:32:21et on voit bien
00:32:21que les courbes aux Etats-Unis,
00:32:23la Courbe de santé publique France,
00:32:24on a fait un modèle
00:32:25d'efficacité vaccinale.
00:32:27Ça a été une bonne chose,
00:32:28mais c'est une alerte
00:32:29et je pense qu'il faut
00:32:29prendre cette alerte
00:32:30au sérieux
00:32:31sur la possibilité
00:32:32que pour différentes mutations,
00:32:35passages de zoonotiques
00:32:37à d'autres espèces,
00:32:38etc.
00:32:41Le plus de l'accès aux médias,
00:32:43c'est de pouvoir rentrer,
00:32:44enfin,
00:32:44pour moi,
00:32:45en tout cas,
00:32:45de pouvoir rentrer
00:32:46dans des médias grand public
00:32:47à forte audience
00:32:48avec du temps pour parler
00:32:49et pouvoir justement
00:32:50parler du financement
00:32:51de l'OMS,
00:32:53de la position
00:32:56des Etats-Unis actuellement
00:32:57qui est un réel problème
00:32:59sur la santé publique
00:33:00et de faire passer
00:33:03des messages,
00:33:03notamment,
00:33:04y compris le message
00:33:05de One Health.
00:33:06Alors,
00:33:06mon regret,
00:33:07c'est la focalisation
00:33:10sur un discours
00:33:11médico-médical
00:33:12et hygiéniste,
00:33:13alors qu'il faudrait,
00:33:15je ne suis pas en train
00:33:16de donner des leçons,
00:33:17mais je pense que la constitution
00:33:18de notre panel
00:33:19est une illustration,
00:33:20ne le prenez pas
00:33:21comme une critique,
00:33:22est une illustration
00:33:23du fait qu'on est
00:33:24dans une vision restreinte
00:33:25et qu'il faudrait,
00:33:27à côté de nous,
00:33:28un anthropologue,
00:33:29il y en a qui se sont exprimés
00:33:30dans le monde
00:33:30de manière très claire,
00:33:32il faudrait un vétérinaire,
00:33:34un spécialiste
00:33:35de l'environnement
00:33:36avec une vision
00:33:37un peu comme ça,
00:33:38internationale.
00:33:39Je n'ai pas dit
00:33:39que vous ne le feriez pas,
00:33:40mais on ne va pas rester
00:33:42entre un infectiologue.
00:33:44Et il y a aussi
00:33:45des gens qu'il va falloir
00:33:46peut-être convoquer,
00:33:47c'est les voyagistes.
00:33:49Alors,
00:33:49j'imagine qu'il y a
00:33:50un travail qui se fait
00:33:51au niveau gouvernemental
00:33:52sur ça,
00:33:52mais il y a un vrai sujet.
00:33:53C'est-à-dire que
00:33:54de plus en plus
00:33:54des gens du Nord
00:33:56vont dans des pays
00:33:57du Sud
00:33:57ou même d'Afrique
00:33:59dans des régions
00:34:00de plus en plus excentrées,
00:34:02malgré les recommandations.
00:34:03J'ai regardé
00:34:04sur le ministère
00:34:04des Affaires étrangères.
00:34:05Ils ont modifié
00:34:06leur fiche le 14 avril
00:34:07pour ce qui est de l'Argentine.
00:34:09Et il y a les antivirus
00:34:10qui sont tout à fait exprimés
00:34:12avec des éléments.
00:34:13Je ne sais pas
00:34:14si ça existait avant,
00:34:15mais donc ces informations-là,
00:34:16mais elles ne sont pas véhiculées
00:34:17par les voyagistes.
00:34:20Et je pense qu'il y a
00:34:21un travail à faire là-dessus.
00:34:23Et d'avoir
00:34:24une approche pluridisciplinaire
00:34:26ou à NL,
00:34:27ça nous permettra
00:34:28de répondre aux questions
00:34:28que les gens se posent.
00:34:29Est-ce que ça peut sortir
00:34:30de l'espèce ?
00:34:31Pourquoi c'est que
00:34:32celui des Andes
00:34:33qui est transmissible
00:34:34de manière interhumaine ?
00:34:35Est-ce que c'est figé
00:34:36dans le marbre ?
00:34:37Voilà.
00:34:37Sur la gestion,
00:34:38pour finir,
00:34:38des autorités nationales,
00:34:41là aussi,
00:34:41c'est difficile.
00:34:42Il y a un excellent papier
00:34:43du Monde du 17-18 mai
00:34:45qui reprend le fil
00:34:46de l'action gouvernementale
00:34:48et que globalement,
00:34:49la gestion a été
00:34:50bien maîtrisée.
00:34:52Après,
00:34:52il y a toujours le problème
00:34:53de...
00:34:53Vous l'avez dit,
00:34:54M. le Président,
00:34:55qu'il n'y avait qu'une voix
00:34:56qui parle,
00:34:57c'est la ministre.
00:34:58Donc,
00:34:58du coup,
00:34:58on n'entend pas
00:35:00Santé publique France,
00:35:02l'ANSES,
00:35:03qui ont peut-être aussi
00:35:04des positions
00:35:05par rapport à ça.
00:35:06Et puis,
00:35:07il y a des zones
00:35:07sur lesquelles,
00:35:08moi,
00:35:08je n'ai pas d'informations.
00:35:09Alors,
00:35:09peut-être que vous,
00:35:10vous les avez.
00:35:12C'est...
00:35:13Quel est le travail
00:35:13que font le groupe Sagir,
00:35:16je ne sais pas,
00:35:17qui est l'Office français
00:35:17de la biodiversité
00:35:18qui s'occupe précisément
00:35:19de la détection
00:35:20des agents pathogènes
00:35:21dans la faune sauvage.
00:35:22Et par exemple,
00:35:23les eaux usées.
00:35:23Moi,
00:35:24je me suis posé
00:35:27à Xavier,
00:35:28je me suis dit,
00:35:28mais est-ce qu'on sait
00:35:29ce qu'il y a
00:35:29dans les eaux usées
00:35:30en dessous de Bichat ?
00:35:31Et on a beaucoup travaillé
00:35:32sur les eaux usées
00:35:33pendant le...
00:35:34On a deux éléments.
00:35:35On a au Bépine
00:35:36et puis on a le site
00:35:37officiel SUMO,
00:35:39surveillance microbiologique
00:35:40des eaux usées.
00:35:40Et là,
00:35:41c'est une question
00:35:41qui m'intéressait.
00:35:43Après,
00:35:44l'alignement
00:35:45de prise en charge
00:35:46des cas contacts
00:35:47a été un peu
00:35:47en deux temps,
00:35:48puisqu'on a d'abord
00:35:49traité les cinq,
00:35:50puis après les 22,
00:35:51mais on a vu
00:35:52que les 22
00:35:53n'étaient pas homogènes
00:35:53puisqu'il y avait
00:35:54à fort risque.
00:35:55C'est deux avions différents.
00:35:56Et puis,
00:35:57je voudrais revenir
00:35:57sur ce qu'a dit Xavier
00:35:58pour insister.
00:35:59C'est-à-dire que
00:36:01notre rôle à nous
00:36:02de communicants
00:36:02et votre rôle à vous
00:36:03de politique aussi,
00:36:04c'est de tenir compte
00:36:05de l'incertitude.
00:36:06Et plusieurs fois,
00:36:08Xavier a formulé
00:36:09que tout ça
00:36:09a reposé
00:36:10sur très peu de données.
00:36:11Je vous rappelle
00:36:11qu'on décortique
00:36:13le papier
00:36:13sur l'épidémie
00:36:15en Argentine
00:36:16de 31 cas
00:36:17en ce décès
00:36:17qui est extrêmement bien fait,
00:36:18mais ce n'est jamais
00:36:19que 31 cas
00:36:19en 2018-2019.
00:36:21Et tout ce qui a été dit
00:36:22sur la circulation virale,
00:36:24le signal dans le sang
00:36:25avant, etc.,
00:36:26les muqueuses et tout ça,
00:36:28c'est un papier
00:36:28sur 131 cas au Chili
00:36:30et on est obligé
00:36:31de faire avec
00:36:31cette incertitude-là,
00:36:32ce qui fait que moi,
00:36:34en tant que communicant
00:36:34et en tant qu'infectiologue,
00:36:36on est plutôt
00:36:37dans l'humilité,
00:36:38sachant que le cas
00:36:39d'Argentin
00:36:40est peut-être
00:36:40la même chose
00:36:41que le cas
00:36:41du bateau
00:36:42à ce qu'on appelle
00:36:43un super spider.
00:36:44On a vu ça
00:36:45pendant le Covid,
00:36:46c'est-à-dire des gens
00:36:46qui contaminent
00:36:47beaucoup de personnes
00:36:48avec une expression
00:36:49virale très importante.
00:36:51Et puis,
00:36:51dernier point,
00:36:52vous m'avez dit
00:36:52la transparence
00:36:53et la crédibilité
00:36:54de l'action publique.
00:36:54Bon, ça,
00:36:55c'est un sujet difficile,
00:36:56ça mériterait
00:36:57un devoir de philosophie
00:36:58politique
00:36:58que je ne sais pas faire,
00:36:59mais il y a une coïncidence,
00:37:01je finirai sur ça,
00:37:02il y a une coïncidence,
00:37:02c'est que le 5-7 avril,
00:37:04le jour où
00:37:06le premier patient index
00:37:08présentait les symptômes,
00:37:08je crois,
00:37:09se tenait
00:37:10sous l'égide
00:37:11du président de la République
00:37:12un sommet One Health Summit
00:37:13à Lyon
00:37:14en marge du G7
00:37:15et qu'il y a eu
00:37:16un certain nombre
00:37:16de décisions
00:37:17indépendamment
00:37:18de cette histoire
00:37:18d'antavirus
00:37:18qui ont été prises
00:37:19pour augmenter
00:37:21la surveillance,
00:37:22faire des échanges
00:37:22européens
00:37:23et Karine en a parlé,
00:37:25accroître la recherche,
00:37:27anticiper sur la veille sanitaire
00:37:29sur le monde animal
00:37:30et qu'on espère
00:37:31que cette décision
00:37:34va être amplifiée
00:37:35dans leur application
00:37:35par l'alerte
00:37:38antavirus.
00:37:39Merci beaucoup.
00:37:41Ce que je vous propose,
00:37:42on va donner la parole
00:37:42à nos sénateurs
00:37:43et ce sera l'occasion
00:37:44à travers les réponses
00:37:45que vous apporterez
00:37:46peut-être de compléter
00:37:47sur ces attentes de sujets
00:37:49et ou en tous les cas
00:37:50d'ouvrir
00:37:51d'autres débats.
00:37:53Je vais commencer
00:37:53par Elisabeth Donneau.
00:37:57Merci, Président.
00:37:58Merci, Professeur,
00:37:59pour tous ces propos
00:38:00qui nous éclairent.
00:38:03Même si ces derniers jours,
00:38:04on a été aussi
00:38:05à même de lire
00:38:06pas mal de presse
00:38:08là-dessus.
00:38:08Et comme vous le dites,
00:38:09Professeur Lacombe,
00:38:12une crise sanitaire
00:38:14en amène une autre
00:38:15puisqu'on est plus
00:38:16en train de parler
00:38:16d'Ebola en ce moment
00:38:17dans la presse
00:38:18que de l'antavirus.
00:38:20Chaque pays, en fait,
00:38:21a défini ses propres règles
00:38:23et vous nous l'avez dit,
00:38:25pour gérer les patients
00:38:26contaminés
00:38:27et les cas contacts.
00:38:28Les protocoles
00:38:29sont globalement
00:38:30assez proches en Europe,
00:38:32mais ça,
00:38:32c'est l'affaire de l'OMS
00:38:33qui a pu vraiment
00:38:35coordonner les choses.
00:38:36Alors qu'aux Etats-Unis,
00:38:38vous l'avez aussi énoncé,
00:38:41la réponse
00:38:41était différente.
00:38:44Et le directeur
00:38:46de l'OMS
00:38:46a jugé
00:38:47qu'elle était même
00:38:47risquée.
00:38:49Le ministre de la Santé
00:38:50a par ailleurs
00:38:51indiqué
00:38:52que le protocole français
00:38:53était le plus rigoureux
00:38:54d'Europe.
00:38:54Donc,
00:38:55j'ai plusieurs questions
00:38:56à ce propos.
00:38:57Faut-il craindre
00:38:58une résurgence
00:38:59de l'épidémie
00:39:00du fait de protocoles
00:39:01qui n'auraient pas été
00:39:02assez stricts
00:39:02dans d'autres pays d'Europe
00:39:03ou aux Etats-Unis,
00:39:05notamment,
00:39:06où l'administration Trump
00:39:07n'a d'abord préconisé
00:39:09qu'un auto-isolement ?
00:39:10Il semble revenir là-dessus
00:39:11ces derniers jours,
00:39:12mais à voir.
00:39:13Plus largement,
00:39:14quels sont aujourd'hui
00:39:15les scénarios d'évolution
00:39:16les plus probables
00:39:17de l'épidémie ?
00:39:18Enfin,
00:39:18pourquoi le ministère
00:39:19de la Santé
00:39:20a-t-il très vite
00:39:21réévalué
00:39:21les conditions d'isolement
00:39:22des personnes identifiées
00:39:23comme cas contacts
00:39:24qui avaient été renvoyées
00:39:25à domicile
00:39:26dans un premier temps
00:39:27et qui ont été rappelées
00:39:28pour une quarantaine
00:39:29à l'hôpital ?
00:39:30La première doctrine
00:39:32a-t-elle été jugée
00:39:33imprudente
00:39:34ou insuffisante
00:39:35sur la base
00:39:36de quels éléments ?
00:39:37Ensuite,
00:39:38la ministre de la Santé
00:39:39s'est voulue rassurante
00:39:40sur la disponibilité
00:39:41de masques FPP2
00:39:42en cas de prolongation
00:39:43et de propagation
00:39:44de l'épidémie.
00:39:45En fait,
00:39:46cette question,
00:39:46elle est relative
00:39:47à l'ensemble des épidémies.
00:39:48Donc,
00:39:49c'est pour ça que je la pose,
00:39:50même si aujourd'hui,
00:39:51on n'est plus rassuré
00:39:52sur l'antavirus.
00:39:53Elle a indiqué
00:39:54que les stocks stratégiques
00:39:55de l'État
00:39:55permettaient de couvrir
00:39:56trois mois de fonctionnement courant
00:39:58sans que l'on sache
00:39:58à quel scénario épidémique
00:40:00correspondrait cette couverture.
00:40:01Peut-être pourriez-vous
00:40:03nous éclairer sur ce point.
00:40:05Malgré ces annonces,
00:40:06les professionnels de santé
00:40:07sont confrontés
00:40:08aux inquiétudes des Français.
00:40:09La DGS a recommandé
00:40:10aux professionnels
00:40:11de reconstituer
00:40:12leurs réserves de masques
00:40:13et en quelques jours,
00:40:14les commandes
00:40:14par les établissements
00:40:15de santé
00:40:15et également par les pharmaciens
00:40:17et ma collègue Corinna
00:40:18pourront témoigner
00:40:20ont été multipliés
00:40:22par cinq.
00:40:23Dans ce contexte,
00:40:24le prix unitaire du masque
00:40:25aurait triplé
00:40:26chez certains fournisseurs.
00:40:27On l'avait déjà vu
00:40:27pendant la période Covid,
00:40:28mais là,
00:40:29ça semble se répéter.
00:40:30Comment cette question
00:40:31est-elle traitée
00:40:32par le ministère
00:40:32pour éviter une mise
00:40:33sous tension inutile
00:40:34des approvisionnements
00:40:35tout en étant capable
00:40:36d'anticiper sérieusement
00:40:38un éventuel besoin de masque
00:40:39dans les officines ?
00:40:41Merci.
00:40:41Merci beaucoup.
00:40:42Je continue avec...
00:40:44Je voulais juste dire
00:40:45qu'on signale
00:40:45que le son est coupé
00:40:46sur le site du Sénat.
00:40:48On n'a que l'image.
00:40:49D'accord.
00:40:51Bon, écoutez,
00:40:51messieurs,
00:40:52je vous laisse travailler.
00:40:53Anne-Sophie Romani.
00:40:56Merci beaucoup.
00:40:58Je salue bien évidemment
00:41:00la mobilisation rapide
00:41:01du monde de la recherche
00:41:02en réponse
00:41:03au premier cas confirmé
00:41:05dans ta virus.
00:41:05Je suis derrière, pardon.
00:41:06Ce n'est pas très agréable
00:41:07pour vous.
00:41:09Malgré cette mobilisation,
00:41:12le peu de cas recensés
00:41:13dont vous avez parlé,
00:41:15cette faible contagiosité
00:41:17du virus,
00:41:17est-ce que ce ne sont pas
00:41:20finalement des obstacles
00:41:21au développement
00:41:21de nouveaux traitements
00:41:22et en l'absence
00:41:24d'épidémies plus fortes,
00:41:25les laboratoires privés
00:41:26ne sont peut-être pas
00:41:27suffisamment incités
00:41:28à investir
00:41:29dans une recherche coûteuse
00:41:31et la recherche publique
00:41:32peut avoir un intérêt
00:41:33à prioriser
00:41:35d'autres enjeux.
00:41:36Et puis,
00:41:37ma deuxième question,
00:41:37et vous y avez
00:41:38un peu répondu,
00:41:39professeur Pialou,
00:41:40et de manière
00:41:42peut-être
00:41:45légèrement anxiogène,
00:41:46c'est que face
00:41:47à cette forte médiatisation
00:41:49de l'antavirus
00:41:50ces derniers jours
00:41:50et puis de manière
00:41:52plus large
00:41:53à chaque période
00:41:54épidémique
00:41:55un peu
00:41:57qui sorte du cadre,
00:41:58je dirais,
00:41:59on parle d'épidémies
00:42:00un peu plus rares
00:42:02et peut-être
00:42:03plus
00:42:07anxiogènes.
00:42:08et dans ce contexte
00:42:10où la crise
00:42:10du Covid-19
00:42:11a brutalement
00:42:12marqué l'opinion publique
00:42:13parce que je pense
00:42:14qu'aujourd'hui
00:42:15on pâtit aussi
00:42:17de la crise
00:42:18du Covid-19
00:42:19qui nous a profondément
00:42:20marqués,
00:42:21comment en tant
00:42:21que médecin infectiologue
00:42:23vous pouvez expliquer
00:42:25et rassurer la population
00:42:26tout en distinguant
00:42:27les risques sanitaires
00:42:29réels
00:42:29d'un possible
00:42:30emballement médiatique ?
00:42:32On voit bien
00:42:32que la parole
00:42:33scientifique aujourd'hui
00:42:35a du mal
00:42:36à passer au-dessus
00:42:37des emballements
00:42:38médiatiques
00:42:39et des emballements
00:42:40sur les réseaux sociaux.
00:42:41Est-ce que les connaissances
00:42:43scientifiques actuelles
00:42:44permettent d'écarter
00:42:45le risque
00:42:46d'une propagation
00:42:47plus large
00:42:47du virus
00:42:49ou certaines formes
00:42:49de vigilance
00:42:50doivent être
00:42:52maintenues ?
00:42:54Merci beaucoup.
00:42:55Je donne la parole
00:42:55à Anne Suisse.
00:42:59Merci,
00:43:00Monsieur le Président.
00:43:00Alors,
00:43:01moi,
00:43:01mes questions
00:43:02elles sont...
00:43:03Il y en a deux.
00:43:04Une première
00:43:05qui est celle
00:43:07de se dire
00:43:08la leçon...
00:43:09On s'est dit
00:43:10la leçon du Covid,
00:43:11la leçon
00:43:11aussi du Mpox,
00:43:15mais pas seulement
00:43:16en termes,
00:43:17j'allais dire,
00:43:19de communication
00:43:19et de transmission,
00:43:20mais en termes
00:43:22d'action.
00:43:25Après,
00:43:25on parlait
00:43:26de scénarios.
00:43:28OK,
00:43:28des scénarios.
00:43:29Moi,
00:43:29j'ai posé une question
00:43:31là-dessus
00:43:31au gouvernement
00:43:32la semaine dernière.
00:43:33C'est quels sont
00:43:34les protocoles
00:43:35d'action
00:43:36si jamais
00:43:36il y a une épidémie ?
00:43:37C'est-à-dire
00:43:37que qu'est-ce
00:43:39qu'on pourrait faire
00:43:41et qu'est-ce
00:43:41que vous avez pensé ?
00:43:43Est-ce que vous pouvez
00:43:43nous le dire ?
00:43:43Parce qu'on parle
00:43:44du mot anxiogène,
00:43:45évidemment.
00:43:45En général,
00:43:46on cache
00:43:47ce qui se passe
00:43:48en vérité.
00:43:49C'est pour ça
00:43:49que les gens
00:43:50deviennent
00:43:50complètement,
00:43:50d'ailleurs,
00:43:51complotistes,
00:43:52parce qu'on a peur
00:43:53que les gens
00:43:54aient peur.
00:43:54On a peur
00:43:55que les gens
00:43:55aient peur.
00:43:56Donc,
00:43:56on protège
00:43:57les gens
00:43:57en leur disant
00:43:57moins,
00:43:58en leur disant
00:43:58n'ayez pas peur,
00:43:59qui a évidemment
00:44:00un effet
00:44:00contre-productif.
00:44:02On a vu
00:44:02la dernière fois
00:44:03sur le Covid
00:44:05quelqu'un
00:44:05comme Merkel
00:44:06qui,
00:44:06au lieu de faire
00:44:07des annonces
00:44:09type
00:44:09« je viens
00:44:11vous dire
00:44:12en chef de guerre
00:44:13toutes les semaines
00:44:13ce qu'il va falloir faire »,
00:44:14qui expliquait
00:44:15ce qui était possible
00:44:16qui arrive
00:44:17dans les semaines à venir.
00:44:18Et quand elles
00:44:20leur disaient ça,
00:44:21parce que ce n'était
00:44:21pas à nous,
00:44:21c'était plutôt aux Allemands,
00:44:23en fait,
00:44:24c'était beaucoup
00:44:24moins anxiogène
00:44:25que quand on dit
00:44:27« on verra
00:44:27ce que le chef
00:44:30va dire »
00:44:31sans comprendre
00:44:32forcément
00:44:32l'évolution
00:44:33de la maladie.
00:44:34Donc là,
00:44:35je parle de démocratie
00:44:36sanitaire,
00:44:36c'est-à-dire
00:44:37que la communication,
00:44:37spécialement la communication
00:44:38dans une démocratie,
00:44:40c'est aussi
00:44:42une forme
00:44:42d'appropriation
00:44:43de l'action
00:44:44de la part
00:44:44des gens
00:44:45qui peuvent être
00:44:46concernés
00:44:46à un moment donné
00:44:47par une épidémie.
00:44:48Et ça,
00:44:49je trouve qu'on a
00:44:50encore du mal
00:44:50en France
00:44:51à le faire.
00:44:51Et encore une fois,
00:44:52là,
00:44:53quel que soit
00:44:54le risque
00:44:54petit,
00:44:55important,
00:44:56que moi,
00:44:57je n'ai pas
00:44:58entendu
00:44:58une volonté
00:45:00du fait
00:45:01que les gens
00:45:01puissent s'approprier
00:45:03cette situation
00:45:04et les différentes
00:45:05possibilités variables
00:45:07de comment
00:45:08eux,
00:45:09ils pourront
00:45:09réagir.
00:45:10Que ce soit,
00:45:11Gilles Bialou
00:45:11parlait tout à l'heure
00:45:12du fait
00:45:12qu'on oubliait
00:45:14toujours
00:45:14de mettre
00:45:15pas seulement
00:45:15des scientifiques
00:45:16dans un groupe
00:45:18d'experts,
00:45:19mais aussi
00:45:20d'autres.
00:45:21On l'a un peu fait
00:45:21avec le Covid.
00:45:22Par exemple,
00:45:24nous,
00:45:24au niveau
00:45:25de la ville
00:45:25de Paris,
00:45:26on avait mis
00:45:27des chefs
00:45:28d'établissements
00:45:28commerciaux,
00:45:30on avait mis
00:45:31plein de gens
00:45:31différents,
00:45:32de manière aussi
00:45:33à ce qu'on puisse
00:45:34fabriquer un mode
00:45:35d'action ensemble
00:45:36et de présager
00:45:37les choses.
00:45:38Je raconte ça
00:45:39parce que je sais
00:45:39que c'est un peu
00:45:40long,
00:45:40M. le Président,
00:45:41mais en même temps
00:45:43parce que je pense
00:45:43que c'est le plus important
00:45:45quand on ne sait
00:45:46pas grand-chose.
00:45:47C'est de permettre
00:45:48aux gens
00:45:48de pouvoir
00:45:49anticiper eux-mêmes
00:45:50et d'accompagner
00:45:52ce mouvement-là,
00:45:53quel qu'il soit,
00:45:54qu'il soit grave
00:45:55ou qu'il soit pas grave.
00:45:56Et la deuxième chose,
00:45:57et je m'arrêterai après,
00:45:58c'est sur la question
00:45:59de l'Europe,
00:46:01du pôle européen.
00:46:02Pourquoi est-ce qu'on n'a
00:46:04toujours pas de pôle
00:46:05public du médicament ?
00:46:07Je le dis
00:46:08parce que,
00:46:08évidemment,
00:46:09c'est facile à dire,
00:46:10c'est compliqué à mettre
00:46:11en place,
00:46:12etc.,
00:46:12mais j'ai l'impression
00:46:13qu'il y a un travail
00:46:14européen qui se fait,
00:46:15mais quand même,
00:46:17et qui a l'air important
00:46:18et qui se fait aussi
00:46:19dans une vision
00:46:20One Health,
00:46:21qui est évidemment
00:46:22complètement essentielle,
00:46:24mais en revanche,
00:46:25il y a quand même
00:46:26un manque
00:46:27d'impôts au public
00:46:27pour arriver
00:46:29à fabriquer
00:46:30des médicaments
00:46:31très vite
00:46:32et à le faire
00:46:33au niveau européen.
00:46:34Donc, ça,
00:46:35où est-ce que ça en est ?
00:46:37Est-ce que c'est dans
00:46:37les tuyaux ?
00:46:38Est-ce que pas ?
00:46:39Merci.
00:46:39Merci.
00:46:40Je continue
00:46:41avec Olivier Henault.
00:46:44Merci,
00:46:44M. le Président.
00:46:45Merci pour ces exposés.
00:46:47Je crois que le son
00:46:48est revenu.
00:46:50nous sommes des amateurs
00:46:53de Charlie Chaplin,
00:46:54mais nous ne pratiquons
00:46:55pas le cinéma muet.
00:46:56Je voulais vous rassurer.
00:46:58Je vais...
00:46:59Voilà, oui.
00:47:01Non, on a besoin
00:47:02de transparence.
00:47:03Allez, la question.
00:47:04Beaucoup de questions
00:47:05ont été déjà posées.
00:47:06Moi, je voulais revenir
00:47:07sur la question
00:47:08du taux de mortalité.
00:47:11Parce que,
00:47:12autant,
00:47:1231 cas,
00:47:14ça m'a paru
00:47:15assez peu,
00:47:16mais 11 décès,
00:47:17ça m'a paru
00:47:18beaucoup.
00:47:19Et est-ce que
00:47:20c'est le taux de mortalité
00:47:23qui pourrait être celui
00:47:26dans le cadre
00:47:26du développement
00:47:27de la maladie ?
00:47:29En quoi c'est significatif ?
00:47:31Voilà.
00:47:32Merci.
00:47:33Merci.
00:47:34La parole,
00:47:34qu'elle y fait,
00:47:35qu'elle y fait.
00:47:36Merci,
00:47:36M. le Président.
00:47:37Merci,
00:47:38Mme,
00:47:38Messieurs,
00:47:39pour votre présentation
00:47:41qui est des plus claires.
00:47:43Et je réitère,
00:47:45mais je m'adresse surtout
00:47:49à la façon dont cette crise
00:47:51a été gérée
00:47:52du point de vue pratique
00:47:53pour les cas contacts.
00:47:55J'ai envie de regretter,
00:47:56mais comme on est entre nous,
00:47:58même si on est écouté,
00:47:59le fait qu'on n'ait pas été plus loin,
00:48:02M. le directeur général,
00:48:03dans la sensibilisation du grand public
00:48:06et profiter de cette crise
00:48:09dont on ne connaissait pas l'issue au début,
00:48:11même s'il y avait des indicateurs épidémiologiques
00:48:14qui étaient plutôt rassurants,
00:48:17d'informer le grand public,
00:48:19de revenir un peu sur les gestes barrières
00:48:21et tout ça,
00:48:22qu'on a eu tendance à oublier.
00:48:24On passe devant des distributeurs
00:48:26de gel hydroalcoolique
00:48:29sans dire bonjour,
00:48:30sans rien toucher.
00:48:32C'est oublié.
00:48:34Je pense qu'on aurait pu profiter
00:48:35de cet épisode
00:48:37pour responsabiliser les gens
00:48:40sans les informer,
00:48:42sans les affoler,
00:48:42comme je dis,
00:48:43parce que la prévention,
00:48:44c'est ça aussi.
00:48:45Alors, j'ai deux questions.
00:48:48La première,
00:48:50qu'est-ce que ça aurait changé
00:48:51si le virus,
00:48:53pardon,
00:48:54si la souche responsable
00:48:56de notre patiente,
00:48:58Henriat,
00:48:58d'ailleurs,
00:48:58si vous voulez bien nous donner aussi
00:49:00des nouvelles de cette patiente,
00:49:02M. Lescure,
00:49:03qu'est-ce que ça aurait changé
00:49:04dans l'attitude
00:49:05si on était tombé sur un mutant ?
00:49:08Et ma deuxième question
00:49:09qui est plus sur la recherche,
00:49:13bon,
00:49:14je ne vous apprends rien
00:49:14sur les voyages,
00:49:18etc.
00:49:18Est-ce qu'on doit se contenter
00:49:20ou est-ce qu'on se contente,
00:49:21pardon,
00:49:21des quelques cas
00:49:23qui sont en France
00:49:24et que nous avons au CNR,
00:49:27à Pasteur,
00:49:28ou vous échangez
00:49:29les souches
00:49:31avec vos collègues
00:49:32sud-coréens,
00:49:33notamment,
00:49:35et argentins,
00:49:36même s'il y a un certain déni
00:49:39à ce niveau-là.
00:49:39Merci.
00:49:40Merci.
00:49:41Pour terminer,
00:49:41Corinne Ferré.
00:49:42Oui, merci.
00:49:44Vous pardonnerez
00:49:45mon ignorance,
00:49:46mais ma question
00:49:48était assez simple.
00:49:49Je voulais savoir
00:49:49si,
00:49:50dans le cadre
00:49:51des recherches
00:49:52et des analyses
00:49:53que vous faites,
00:49:54vous vous appuyez
00:49:55sur l'intelligence artificielle.
00:49:57Et sinon,
00:49:58est-ce que vous pensez
00:49:59que ça pourrait être
00:49:59aussi une méthode,
00:50:01ou en tout cas
00:50:02un outil pertinent ?
00:50:04Vous nous avez indiqué
00:50:04qu'il y a aujourd'hui
00:50:05très peu de cas.
00:50:06C'est très bien,
00:50:07et tant mieux.
00:50:08Mais en même temps,
00:50:08c'est compliqué pour vous
00:50:10de pouvoir avoir
00:50:13une analyse
00:50:14et des propositions
00:50:16qui pourraient avoir
00:50:18un certain intérêt
00:50:19et une pertinence
00:50:20parce que
00:50:21peu de cas
00:50:22aujourd'hui connus
00:50:23et sur lesquels
00:50:24vous pouvez vous appuyer
00:50:25pour faire des recherches.
00:50:27Merci beaucoup.
00:50:27Alors,
00:50:28je vais vous redonner la parole.
00:50:29On va refaire le même sens.
00:50:30Essayez de prendre
00:50:31les sujets
00:50:32qui vous concernent
00:50:32plus particulièrement.
00:50:33Et puis,
00:50:34il y a quand même
00:50:34quelques questions
00:50:35qu'on peut traiter
00:50:36en globalité
00:50:37parce qu'elles sont
00:50:37un peu redondantes.
00:50:39et puis,
00:50:40c'est peut-être l'occasion aussi,
00:50:41s'il y avait des points
00:50:41tout à l'heure
00:50:42de précision à apporter,
00:50:43de le faire maintenant.
00:50:45Monsieur Le Pelletier.
00:50:46Oui,
00:50:46merci.
00:50:47Je vais essayer de répondre.
00:50:48J'ai noté au fur et à mesure
00:50:50vos questions
00:50:51et puis,
00:50:51je laisserai
00:50:53mes confrères
00:50:55répondre
00:50:55sur les aspects
00:50:57recherche,
00:50:57traitement.
00:50:59Je reviendrai
00:51:00sur la première question
00:51:01que vous avez posée,
00:51:02Madame,
00:51:02sur le protocole français
00:51:04et le fait
00:51:05qu'il soit
00:51:05parmi les plus stricts.
00:51:07effectivement,
00:51:08mais dans toutes
00:51:09les incertitudes scientifiques
00:51:10qui ont été évoquées
00:51:11au départ,
00:51:13effectivement,
00:51:14il était très,
00:51:15très important
00:51:16de repérer
00:51:17finalement
00:51:18l'ensemble
00:51:19des croisiéristes
00:51:21pour ceux
00:51:22qui étaient sur le bateau
00:51:22ou des passagers,
00:51:23ceux qui étaient
00:51:24sur les vols
00:51:24pour les mettre
00:51:25en isolement
00:51:26le plus vite possible.
00:51:27Donc,
00:51:28sur le bateau,
00:51:28c'était assez facile
00:51:29puisque vous avez suivi
00:51:31tous le parcours
00:51:32de ce navire
00:51:33qui battait
00:51:35pavillon
00:51:35hollandais
00:51:36puisque finalement
00:51:37les passagers,
00:51:39donc il y avait
00:51:39147 passagers
00:51:40mais y compris
00:51:41à bord,
00:51:42y compris
00:51:42le personnel de bord,
00:51:44mais 88
00:51:46voyageurs
00:51:47croisiéristes
00:51:47ont été débarqués
00:51:48et finalement
00:51:49transférés
00:51:50dans leurs pays
00:51:52respectifs,
00:51:53les Anglais
00:51:5320,
00:51:55les Espagnols
00:51:5614,
00:51:57la France 5,
00:51:58vous le savez,
00:51:59avec un avion
00:51:59sur le Bourget
00:52:01et qui tout de suite
00:52:01étaient
00:52:04pris en charge
00:52:05dans un hôpital
00:52:06préparé,
00:52:07ce qu'on appelle
00:52:07un ESR,
00:52:07un établissement
00:52:09spécialisé
00:52:10en risque
00:52:11biologique
00:52:12dans lequel
00:52:13en particulier
00:52:13tu travailles
00:52:14puisque ces
00:52:155 croisiéristes
00:52:16ont été
00:52:17placés
00:52:18en isolement
00:52:18à l'hôpital
00:52:20Bichat
00:52:21et vous le savez aussi,
00:52:22c'est que pendant le vol,
00:52:24un des 5 passagers
00:52:25s'est déclaré
00:52:26symptomatique
00:52:27et actuellement
00:52:28en réanimation
00:52:29mais tu pourras donner
00:52:30Xavier
00:52:30des nouvelles
00:52:32puisque vous avez
00:52:32posé la question
00:52:33de ces nouvelles.
00:52:35Il y avait
00:52:35d'autres
00:52:36finalement
00:52:36à partir de l'alerte
00:52:37OMS
00:52:37d'autres contacts
00:52:40on peut appeler
00:52:40peut-être le cercle 1
00:52:41ceux qui étaient
00:52:42sur le navire
00:52:42les plus exposés
00:52:43c'est un milieu
00:52:43confiné
00:52:45on a des données
00:52:47très disparates
00:52:47sur le fait
00:52:48qu'ils étaient
00:52:48enfermés
00:52:48dans leur chambre
00:52:49dans leur chambre
00:52:50quid des gens
00:52:52qui sont allés
00:52:52se conforter
00:52:53les uns
00:52:53et les autres
00:52:53qui sont allés
00:52:54prendre des repas
00:52:55ensemble
00:52:55quelque part
00:52:56les considérer
00:52:57à haut risque
00:52:57ça je pense
00:52:58que ça fait
00:52:58un consensus
00:52:59international
00:52:59après sur les vols
00:53:01donc vous le savez
00:53:01il y a eu deux vols
00:53:02qui ont concerné
00:53:04des ressortissants français
00:53:05ou des personnes
00:53:06qui avaient
00:53:07des vols
00:53:08sur le territoire
00:53:09c'est le premier vol
00:53:10donc du 25 avril
00:53:12entre
00:53:13Sainte-Hélène
00:53:14qui était une des îles
00:53:14je vous rappelle
00:53:15cette croisière-là
00:53:15est partie
00:53:17de Chouaïa
00:53:17mais elle avait
00:53:18des escales
00:53:19c'était une croisière
00:53:20où il y avait
00:53:21des descentes
00:53:22c'était une croisière
00:53:23animalière
00:53:24on va dire
00:53:25et il y avait
00:53:26ce vol
00:53:26entre Sainte-Hélène
00:53:28et Johannesburg
00:53:29qu'a pris
00:53:30la femme
00:53:30du premier cas
00:53:31cette néerlandaise
00:53:33qui voulait rejoindre
00:53:33Johannesburg
00:53:34pour vite
00:53:34prendre un autre vol
00:53:35Johannesburg
00:53:36Amsterdam
00:53:37pour se faire
00:53:38prendre en charge
00:53:38à Amsterdam
00:53:39et dans ce vol-là
00:53:41un avion
00:53:42de 25 rangs
00:53:433 places
00:53:44et 3 places
00:53:45il y avait
00:53:458 Français
00:53:48donc ces Français
00:53:49ont ensuite
00:53:50pris
00:53:51le second vol
00:53:52dans lequel
00:53:54cette personne
00:53:55néerlandaise
00:53:56a pu monter
00:53:57mais finalement
00:53:58comme le vol
00:53:58avait un petit peu
00:53:59de retard
00:53:59et qu'elle a fait
00:54:00un malaise
00:54:01elle a été transférée
00:54:03finalement à l'hôpital
00:54:05en Afrique du Sud
00:54:06mais dans ce vol-là
00:54:07il y avait
00:54:0814 personnes
00:54:10qui arrivaient
00:54:11à Amsterdam
00:54:12avaient finalement
00:54:13un vol
00:54:15sur la France
00:54:16pas tous
00:54:17des ressentissants français
00:54:18mais en tout cas
00:54:1814 personnes
00:54:19et en plus
00:54:19il y avait
00:54:205 autres personnes
00:54:21qui elles
00:54:22étaient
00:54:24à destination
00:54:24d'Amsterdam
00:54:25mais qui n'avaient pas
00:54:26finalement
00:54:26de passeport français
00:54:27mais qui n'avaient pas
00:54:29immédiatement
00:54:29de vol-retour
00:54:30sur la France
00:54:31à partir du moment
00:54:32où c'était Amsterdam
00:54:32pour des raisons diverses
00:54:34etc.
00:54:34Donc au total
00:54:35il a fallu effectivement
00:54:36repérer
00:54:36ces personnes
00:54:39écrire sur le plan
00:54:40réglementaire
00:54:41des arrêtés
00:54:42pour les mettre
00:54:43en isolement
00:54:44à l'hôpital
00:54:45et donc effectivement
00:54:47comme on vous l'a dit
00:54:49une durée
00:54:50d'incubation
00:54:51en tout cas
00:54:51de positivité
00:54:53possible
00:54:53jusqu'à 6 semaines
00:54:54et vous avez souvent
00:54:55lu
00:54:5642 jours
00:54:58donc
00:54:59dans
00:55:01les prises
00:55:02de décisions
00:55:02qu'il faut prendre
00:55:02assez rapidement
00:55:03au départ
00:55:04effectivement
00:55:05le ministère
00:55:05de la santé
00:55:06a pris la décision
00:55:07de les considérer
00:55:08tous
00:55:09à haut risque
00:55:10et de les mettre
00:55:10en isolement
00:55:12à l'hôpital
00:55:13pour garantir
00:55:15finalement
00:55:15le risque
00:55:16soit de diffusion
00:55:17mais les rares papiers
00:55:19dont vous avez parlé
00:55:19chilien
00:55:20argentin
00:55:21montrent quand même
00:55:22que c'est
00:55:22des transmissions
00:55:24qui se font
00:55:25dans des conditions
00:55:26assez rapprochées
00:55:28par exemple
00:55:28dans le papier
00:55:29chilien
00:55:30de 2007
00:55:31qui a suivi
00:55:32de manière prospective
00:55:3376 personnes
00:55:34qui avaient
00:55:35une infection
00:55:36à antivirus
00:55:38ont finalement
00:55:39interrogé
00:55:40un mois avant
00:55:40et 7 jours après
00:55:42un panel
00:55:43de 476
00:55:44contacts
00:55:45dont 16
00:55:46se sont révélés
00:55:47positifs
00:55:48certains d'entre eux
00:55:49avec un lien
00:55:51très immédiat
00:55:52avec un environnement
00:55:53donc des rongeurs
00:55:54ou leur environnement
00:55:55deux assez mixtes
00:55:56et puis 12
00:55:56où on avait plutôt
00:55:57l'impression
00:55:58que c'était
00:55:58de la transmission
00:55:59croisée
00:56:00de personne à personne
00:56:02et effectivement
00:56:03quand on regarde
00:56:04ces 12 personnes
00:56:06et qu'on compare
00:56:07un petit peu
00:56:08par rapport aux autres
00:56:08aux 460
00:56:09autres contacts
00:56:10qui eux
00:56:10se sont révélés
00:56:11négatifs
00:56:11quelles étaient
00:56:12les différences
00:56:12finalement
00:56:13qui pouvaient
00:56:14prédire
00:56:14le risque
00:56:15d'infection
00:56:16on voyait très bien
00:56:17que le fait
00:56:17de dormir
00:56:18dans la même chambre
00:56:20peut-être d'avoir
00:56:21des relations sexuelles
00:56:21peut-être d'avoir
00:56:22des baisers profonds
00:56:23était un facteur
00:56:24de risque
00:56:24d'infection
00:56:25mais par contre
00:56:26le fait de dormir
00:56:26dans une chambre
00:56:27dans l'habitat
00:56:28mais une autre chambre
00:56:29était un facteur
00:56:30protecteur
00:56:30donc on voit bien
00:56:31que ça
00:56:31même si c'est
00:56:32des chiffres
00:56:33qui sont
00:56:34à prendre
00:56:35avec précaution
00:56:36et les auteurs
00:56:36des papiers
00:56:37le disent
00:56:38ça confirme
00:56:39quand même
00:56:39qu'on a l'impression
00:56:40que c'est une transmission
00:56:40qui n'est pas si facile
00:56:42d'ailleurs
00:56:42est-ce qu'on peut le considérer
00:56:43mais vous allez le dire
00:56:44il n'y a pas de virus
00:56:45autour de la table
00:56:45est-ce que c'est vraiment
00:56:46un virus respiratoire
00:56:47non tu l'as dit
00:56:48Xavier
00:56:48c'est un virus
00:56:50atropisme endothélial
00:56:51vasculaire
00:56:51et ce sont les complications
00:56:52de l'extravasation capillaire
00:56:54qui donne
00:56:54des l'odème pulmonaire
00:56:55et qui parfois
00:56:56peut donner
00:56:57un arrêt cardiaque
00:56:58puisque comme il n'y a plus
00:56:59assez de liquide
00:57:00c'est comme
00:57:00le coeur est un muscle
00:57:02est une pompe
00:57:03elle peut se désamorcer
00:57:05donc voilà un peu
00:57:06les conditions
00:57:07et donc effectivement
00:57:07dans ces deux vols
00:57:09et une fois que les personnes
00:57:10étaient repérées
00:57:12contactées
00:57:13mises en isolement
00:57:14chez elles
00:57:15le temps d'organiser
00:57:16bien évidemment
00:57:17c'est pas une hésitation
00:57:18c'est pas un retour
00:57:19c'était une période
00:57:20où en fait
00:57:21on était en train
00:57:22de les repérer
00:57:23de vite les contacter
00:57:24de leur demander
00:57:25de se mettre
00:57:26en auto-isolement
00:57:27à la maison
00:57:28ce qu'elles ont
00:57:28pratiquement
00:57:29toutes faites
00:57:30et ensuite
00:57:31de les placer
00:57:32dans des ESR
00:57:34le plus proche
00:57:35possible
00:57:36de leur domicile
00:57:36puisque vous savez
00:57:37qu'il y en avait
00:57:38à Lyon
00:57:39à Bichat
00:57:41à Rouen
00:57:42et donc
00:57:42à l'IHU
00:57:43à Marseille
00:57:44et donc
00:57:44les personnes
00:57:45ont été
00:57:47isolées
00:57:47comme cela
00:57:48et donc à date
00:57:49à part
00:57:50une des cinq
00:57:51qui était croisiériste
00:57:52et qui est en réanimation
00:57:53tous les autres
00:57:54contacts
00:57:54sont à ce jour
00:57:56hospitalisés
00:57:56ont été prélevés
00:57:57à de nombreuses reprises
00:57:58parce qu'on les prélève
00:58:00pour des PCR
00:58:01dont on vous a parlé
00:58:02tout à l'heure
00:58:03pour regarder
00:58:03cette Viremi
00:58:05ils ont tous eu
00:58:06entre
00:58:06quatre et cinq
00:58:08prélèvements
00:58:09depuis leur isolement
00:58:11et à ce stade
00:58:12tout est négatif
00:58:13et d'ailleurs
00:58:14sur la répartition
00:58:16des croisiéristes
00:58:17à ce stade
00:58:18tous les cas
00:58:19il y en a onze
00:58:21sur l'ensemble
00:58:22des pays
00:58:23qui ont rapatrié
00:58:23des croisiéristes
00:58:24tous sont en lien
00:58:25avec la croisière
00:58:26ça ne veut pas dire
00:58:27ça ne veut pas dire
00:58:28qu'on n'aura pas
00:58:29selon les modalités
00:58:31de prise en charge
00:58:32et d'isolement
00:58:32dans les différents pays
00:58:33quelqu'un
00:58:34qui va se positiver
00:58:35ce qui pourrait aussi
00:58:36arriver chez nous
00:58:37même si on est
00:58:38dans un délai
00:58:38vous avez bien compris
00:58:39que pour les croisiéristes
00:58:40c'est depuis le 10 mai
00:58:41et donc ça court
00:58:42jusqu'à 42 jours
00:58:42et pour les autres
00:58:45passagers des vols
00:58:46la date commence
00:58:48au retour par leur vol
00:58:49qui était le 25 avril
00:58:50donc on voit bien
00:58:51qu'il y a des dates
00:58:51qui vont arriver
00:58:53prochainement
00:58:53et à ce jour
00:58:55et tu l'as dit Xavier
00:58:56la probabilité
00:58:57elle est la plus forte
00:58:57entre la deuxième
00:58:58et la troisième semaine
00:58:59donc on va dépasser
00:59:00ce délai là
00:59:01d'accord
00:59:01donc voilà un petit peu
00:59:02sur les protocoles
00:59:04les protocoles internationaux
00:59:06sont très variés
00:59:07bien évidemment
00:59:07donc tout l'enjeu
00:59:08c'est d'essayer d'avoir
00:59:08un peu une cohérence européenne
00:59:10mais chaque état
00:59:11est libre
00:59:11d'avoir la politique
00:59:12qu'il souhaite mener
00:59:13et en tous les cas
00:59:14la politique française
00:59:15est excessivement cohérente
00:59:17depuis le début
00:59:18on parlait tout à l'heure
00:59:19de participation
00:59:23de la population
00:59:24j'ai vu passer
00:59:25des enquêtes
00:59:2682% des français
00:59:27jugent que
00:59:29la manière
00:59:29dont la France
00:59:30a géré
00:59:31cet isolement
00:59:32de ces 25 contacts
00:59:34est justifiée
00:59:36donc voilà
00:59:37on a une adhésion
00:59:38et on a suffisamment
00:59:39communiqué
00:59:40par l'intermédiaire
00:59:41de la ministre
00:59:42par des tweets
00:59:42on a fait des communiqués
00:59:43de presse
00:59:43on a fait une conférence
00:59:44de presse
00:59:45donc tout ça
00:59:45est relayé
00:59:46bien évidemment
00:59:46par la presse
00:59:47mais dans une très grande
00:59:48transparence
00:59:49parce que tout ce que
00:59:50vous avez pu lire
00:59:52est ce qu'on a mis
00:59:55en place
00:59:55alors effectivement
00:59:56les protocoles
00:59:57si vous regardez
00:59:58les protocoles anglais
00:59:59c'était une hospitalisation
01:00:00pendant 72 heures
01:00:01le temps d'avoir
01:00:02des PCR
01:00:04et ensuite de faire
01:00:05l'auto-isolement
01:00:05à domicile
01:00:07si vous prenez
01:00:07les espagnols
01:00:08les espagnols
01:00:08donc leurs 14
01:00:11ont été hospitalisés
01:00:12dans un hôpital militaire
01:00:13à Madrid
01:00:14ensuite c'est les modalités
01:00:16de suivi derrière
01:00:16qui ont pu varier
01:00:17mais toutes les positions
01:00:18initiales ont été
01:00:19vraiment de contrôler
01:00:21le fait que les patients
01:00:22avaient des prélèvements
01:00:24négatifs
01:00:24à leur retour
01:00:25sur leur sol
01:00:27alors l'évolution
01:00:28de l'épidémie
01:00:28donc bien je vous l'ai dit
01:00:30s'il y a un positif
01:00:31parmi les personnes
01:00:33qui sont en isolement
01:00:34hospitalier
01:00:35ou en auto-isolement
01:00:35chez eux
01:00:36selon les pays
01:00:36et qui se positif
01:00:38dans la période
01:00:38des 42 jours
01:00:39ça sera une évolution
01:00:41individuelle
01:00:42d'une personne
01:00:43mais qui normalement
01:00:44est dans les conditions
01:00:47de non-transmission
01:00:48un des objectifs
01:00:49très forts
01:00:50de la politique
01:00:50du gouvernement
01:00:51était de
01:00:52oui c'est une maladie rare
01:00:53oui on a des intérêts
01:00:54scientifiques
01:00:55on ne peut pas se permettre
01:00:56d'avoir un cas secondaire
01:00:57sur le territoire
01:00:57et ça justifie
01:00:58en grande partie
01:00:59les mesures
01:00:59que l'on a prises
01:01:01en termes de diffusion
01:01:02épidémique sur le territoire
01:01:03nos 25 contacts
01:01:05ils sont tous
01:01:05en isolement
01:01:06dans des conditions
01:01:07assez strictes
01:01:08avec des professionnels
01:01:09habitués
01:01:10à prendre en charge
01:01:11ce type de patients
01:01:12à haut risque infectieux
01:01:13et donc la probabilité
01:01:14qu'il y ait un cas secondaire
01:01:16sur le territoire
01:01:17est excessivement faible
01:01:18puis après
01:01:19la dernière question
01:01:20que j'avais notée
01:01:21c'est sur les masques
01:01:22mais qui ressort
01:01:23à chaque
01:01:24à chaque
01:01:25à chaque épidémie
01:01:27ou à chaque émergence
01:01:28il y a un stock
01:01:29stratégique
01:01:30de masques
01:01:32les chiffres
01:01:33habituellement
01:01:34on ne les communique
01:01:35pas mais ce stock
01:01:36est assez conséquent
01:01:37avec à la fois
01:01:40une incitation
01:01:41finalement aux citoyens
01:01:42à avoir des stocks
01:01:42de masques chez lui
01:01:43mais c'est ce qu'on a fait
01:01:44tous quand on était
01:01:45dans le Covid
01:01:45donc là
01:01:46je pense qu'une population
01:01:48est capable
01:01:48de s'approprier ça
01:01:49en post-Covid
01:01:51et de le réactiver
01:01:51assez rapidement
01:01:53il y a un stock
01:01:54effectivement
01:01:54pour l'ensemble
01:01:55des professionnels
01:01:55de santé
01:01:57et des administrations
01:01:58qui est établi
01:02:01pour 10 semaines
01:02:02vous l'avez dit
01:02:03pour 3 mois
01:02:04mais c'est surtout
01:02:04c'est pas tellement
01:02:05le stock initial
01:02:05le stock initial
01:02:06oui c'est le temps
01:02:06de mettre en oeuvre
01:02:08les mesures
01:02:09mais c'est surtout
01:02:09derrière la capacité
01:02:11finalement d'approvisionnement
01:02:12et de flux continu
01:02:13de fabrication
01:02:14et donc là
01:02:14on a toutes les assurances
01:02:15on a 19 fournisseurs
01:02:16dont 15 sont opérationnels
01:02:17et qui sont capables
01:02:18de fabriquer énormément
01:02:19de masques chaque semaine
01:02:20donc je dirais
01:02:21que le sujet du masque
01:02:23n'est pas un sujet
01:02:25on a vraiment
01:02:26quel que soit le type de masque
01:02:27vous avez cité
01:02:28les masques chirurgicaux
01:02:29qui correspondent
01:02:30à une certaine norme
01:02:33européenne
01:02:33et d'autorisation
01:02:34de mise sur le marché
01:02:35puis des masques
01:02:36de protection respiratoire
01:02:37les APR
01:02:38que sont les masques faciaux
01:02:40les FFP2
01:02:41pour des conditions
01:02:42plus particulières
01:02:43de transmission
01:02:44quand on a vraiment
01:02:44des aérosols
01:02:45ou qu'on travaille
01:02:45en milieu très confiné
01:02:46et qu'on fait des gestes
01:02:47très particuliers
01:02:48aérosolissant
01:02:49sur les voies respiratoires
01:02:50que ce soit
01:02:50de l'oxynothérapie
01:02:51de l'extubation
01:02:52de l'intubation
01:02:52de la kiné expiratoire
01:02:53donc là effectivement
01:02:54il faut mettre
01:02:54ce type de masque
01:02:56donc là
01:02:57vraiment
01:02:57le stock de masques
01:03:00stratégiques
01:03:00de l'Etat
01:03:01est absolument
01:03:03opérationnel
01:03:03voilà ce que je peux dire
01:03:05sur beaucoup
01:03:05on continue
01:03:06monsieur l'esquire
01:03:07oui
01:03:08donc je vais répondre
01:03:09à quelques questions
01:03:11qui me semblent
01:03:11être dans mon scope
01:03:12la première question
01:03:14c'est
01:03:14alors on en a parlé
01:03:15des établissements
01:03:16de santé de référence
01:03:17ultra sécurisés
01:03:18et pour les patients
01:03:19et pour les soignants
01:03:20je rassure
01:03:21le professeur Pialou
01:03:23le traitement
01:03:24des eaux usées
01:03:24est parfaitement
01:03:26maîtrisé à Bichat
01:03:27c'est à dire
01:03:27qu'il y a une expression
01:03:28du virus dans les urines
01:03:29et dans les sels
01:03:30mais justement
01:03:31dans les ESR
01:03:32on a un traitement
01:03:33des excrétats
01:03:34spécifiques
01:03:35et ils ne vont
01:03:35justement pas
01:03:36dans les eaux usées
01:03:37ils sont traités
01:03:38à part
01:03:38et détruits
01:03:39pour éviter
01:03:40tout risque
01:03:41de contamination
01:03:41de l'environnement
01:03:43mais je rappelle
01:03:44que les ESR
01:03:46ce n'est pas
01:03:46tous les établissements
01:03:47de santé de référence
01:03:48pour le moment
01:03:49ils sont extrêmement
01:03:49mobilisés sur antavirus
01:03:51mais il faut qu'il le soit
01:03:52aussi sur de possibles
01:03:53cas d'Ebola
01:03:54et donc
01:03:55ces deux crises
01:03:56l'une plus médiatique
01:03:59que sanitaire
01:04:00puisque des épidémies
01:04:01il y en a
01:04:01tous les jours
01:04:02tout autour de la planète
01:04:03elle a été
01:04:05exacerbée par un bateau
01:04:06et ultra médiatisé
01:04:07avec une irrationnalité
01:04:09voire une hystérie
01:04:10dans certains cas
01:04:11qu'il faut faire retomber
01:04:13et puis on a une vraie crise
01:04:15sanitaire
01:04:16avec une vraie épidémie
01:04:17dans un milieu
01:04:18très à risque
01:04:19Gilles a parlé
01:04:20de One Health
01:04:20on est en plein dedans
01:04:23on déforeste
01:04:24on décline
01:04:25la biodiversité
01:04:27on concentre
01:04:28et on exacerbe
01:04:29les contacts
01:04:29entre la faune sauvage
01:04:30et les êtres humains
01:04:32et donc
01:04:33on est de plus en plus
01:04:34à risque
01:04:35d'émergence
01:04:37de nouveaux virus
01:04:38etc.
01:04:39donc ça c'est l'histoire
01:04:40des maladies infectieuses
01:04:41et son évolution
01:04:41et là
01:04:42c'est vrai que ça peut
01:04:43paraître un peu
01:04:45anxiogène
01:04:46mais
01:04:47c'est l'évolution
01:04:48de la vie sur Terre
01:04:50elle est juste
01:04:51un tout petit peu
01:04:52accélérée
01:04:52par le changement massif
01:04:54au niveau systémique
01:04:55climatique
01:04:56écologique
01:04:57etc.
01:04:57et évidemment
01:04:58la crise médiatique
01:05:00et le contexte géopolitique
01:05:01fait que
01:05:02ça exacerbe
01:05:03encore un peu plus
01:05:04les réactions
01:05:05ou l'interprétation
01:05:07de ces événements
01:05:07qui sont accélérés
01:05:09mais qui sont
01:05:09parfaitement naturels
01:05:10le deuxième point
01:05:12c'est sur
01:05:12la réévaluation
01:05:13des contacts
01:05:13pour vous montrer
01:05:14qu'on est en lien
01:05:15avec les autorités
01:05:16de santé
01:05:17c'est que
01:05:18les protocoles
01:05:19ont été co-construits
01:05:20ils ont été
01:05:21réfléchis ensemble
01:05:22et ils ont été
01:05:22appliqués
01:05:23avec des échanges
01:05:25permanents
01:05:27donc je peux
01:05:27un vous dire
01:05:28que sur
01:05:29les discussions
01:05:30initiales
01:05:31des contacts
01:05:32avec un
01:05:33potentiel
01:05:34vu de loin
01:05:34changement de pied
01:05:35entre un auto-isolement
01:05:36puis un isolement
01:05:37en ESR
01:05:38en fait ce qui est clair
01:05:39c'est qu'il y avait
01:05:40un une attente
01:05:42parce qu'avant
01:05:43d'agir
01:05:43il faut réfléchir
01:05:44enfin il vaut mieux
01:05:45réfléchir
01:05:46et avant d'agir
01:05:47il vaut mieux agir
01:05:49que réagir
01:05:50et donc
01:05:51ça nous a laissé
01:05:52enfin c'est ce temps-là
01:05:53qui a fait
01:05:55qu'on a laissé
01:05:58les personnes
01:05:59contact
01:05:59dans le temps
01:06:00de la
01:06:02de l'identification
01:06:03de ces personnes
01:06:04effectivement
01:06:04pendant quelques jours
01:06:05on leur a demandé
01:06:05de s'auto-isoler
01:06:07et cette décision
01:06:09a été prise aussi
01:06:10parce que
01:06:10dans cette période
01:06:11de temps
01:06:12on a constaté
01:06:13que l'auto-isolement
01:06:14était extrêmement difficile
01:06:16à mettre en place
01:06:16en pratique
01:06:17avec des gens
01:06:19qui avaient des soins programmés
01:06:20avec des gens
01:06:21qui avec des enfants
01:06:22qui allaient à l'école
01:06:23etc.
01:06:23qui avaient des examens
01:06:24et donc c'était
01:06:25c'était extrêmement compliqué
01:06:26pour eux
01:06:27et très inconfortable
01:06:28finalement de s'auto-isoler
01:06:30dans une situation
01:06:31qui est quand même
01:06:31pas anodine
01:06:32c'est à dire
01:06:33un contact possible
01:06:34c'est avec une durée prolongée
01:06:37donc en tant que soignant
01:06:39et en tant que responsable
01:06:40de la Corèbe
01:06:40cette décision
01:06:42m'a paru
01:06:42totalement adaptée
01:06:44et proportionnelle
01:06:46en parlant des contacts
01:06:47je peux vous donner
01:06:48des nouvelles
01:06:48de ces contacts
01:06:49puisque avec la Corèbe
01:06:51on a des liens
01:06:51avec les différents ESR
01:06:53qui ont en charge
01:06:54ces contacts
01:06:54c'est sûr que c'est
01:06:55une situation
01:06:56assez inédite
01:06:57on fait du soin
01:06:58d'humanité
01:06:59parce qu'on n'a pas
01:07:01à prendre en charge
01:07:02des problèmes cliniques
01:07:03donc ça réconforte aussi
01:07:05sur ce qu'on peut apporter
01:07:07et on n'a pas
01:07:08à prendre en charge
01:07:10une maladie
01:07:11on a à prendre en charge
01:07:13un individu
01:07:14qui n'est pas malade
01:07:15et donc ça aussi
01:07:16les équipes
01:07:18même si elles ont été
01:07:19pressurisées
01:07:19en fait
01:07:21renouent avec
01:07:21le soin d'humanité
01:07:22et je pense que c'est
01:07:23une très bonne injection
01:07:24de rappel
01:07:26donc on les entoure
01:07:27on les enveloppe
01:07:28on les rassure
01:07:28vous avez parlé
01:07:29d'empathie
01:07:30mais c'est aussi
01:07:30ce qu'on fait
01:07:32tous les jours
01:07:33avec ces gens
01:07:33qui sont extrêmement
01:07:35compréhensifs
01:07:36et en fait
01:07:37on a une alliance
01:07:38thérapeutique
01:07:39avec ces gens
01:07:39c'est sûr
01:07:40qu'elle n'est pas constante
01:07:41elle est flottante
01:07:42elle est fluctuante
01:07:43mais on fait ce qu'on
01:07:44on fait ce qu'on peut
01:07:45et je pense
01:07:46qu'on fait ensemble
01:07:48avec ces personnes
01:07:49qui peuvent être
01:07:50potentiellement des patients
01:07:51et ils ont bien compris
01:07:52depuis que la patiente
01:07:53était hospitalisée
01:07:54en réanimation
01:07:55que c'était une maladie grave
01:07:57et qu'il n'était pas
01:07:57question de prendre
01:07:59le moindre risque
01:07:59comme disait le DGS
01:08:00d'un cas secondaire
01:08:02sur le territoire
01:08:05je voulais aussi rebondir
01:08:07sur les leçons
01:08:08du Covid
01:08:10les historiens
01:08:11des épidémies
01:08:12notamment Patrick Boucheron
01:08:14qui vient de sortir
01:08:15un livre très intéressant
01:08:16sur la peste noire
01:08:18quand j'étais conseiller
01:08:19ministériel
01:08:20en 2022
01:08:21était venu au cabinet
01:08:22pour les petits déjeuners
01:08:23du mercredi
01:08:23une fois par mois
01:08:24pour nous rappeler
01:08:25qu'on n'apprenait rien
01:08:26ou très peu
01:08:27des pandémies
01:08:28on apprend des épidémies
01:08:30mais on apprend
01:08:31très peu des pandémies
01:08:31parce que c'est tellement
01:08:32douloureux
01:08:33c'est tellement brutal
01:08:34qu'il y a une sidération
01:08:36psychologique individuelle
01:08:37et collective
01:08:38et que vu le changement
01:08:40systémique auquel on fait face
01:08:41il nous conseillait
01:08:43de changer ce paradigme
01:08:44et de proactivement
01:08:46essayer de retenir
01:08:47des leçons
01:08:47et pas que dans les mots
01:08:49vous avez entièrement raison
01:08:50dans les gestes
01:08:50et dans les actions
01:08:51et ça c'est plus difficile
01:08:52mais on peut en reparler
01:08:55c'est un sujet
01:08:56très intéressant
01:08:57sur lequel je pense
01:09:00on a encore
01:09:01des progrès à faire
01:09:02et sur le plan sanitaire
01:09:03et sur le plan médiatique
01:09:05et sur le plan politique
01:09:08vous avez parlé
01:09:09de madame Merkel
01:09:10et j'ai deux petites remarques
01:09:13et on a parlé d'empathie
01:09:15avec le premier ministre
01:09:16lundi dernier
01:09:18en 8
01:09:19et de transparence
01:09:22l'empathie ça ne touche pas
01:09:24et ça ne concerne pas
01:09:25que les soignants
01:09:26ça concerne aussi les politiques
01:09:27ça concerne les citoyens
01:09:28quand on se parle
01:09:29entre nous
01:09:30et c'est vrai que
01:09:31les pays qui ont été gérés
01:09:33en tout cas dans les leçons
01:09:33du Covid
01:09:34les pays qui ont été gérés
01:09:35par des femmes
01:09:36vous avez parlé
01:09:37de madame Merkel
01:09:37mais on peut parler aussi
01:09:38de Jacinda Arden
01:09:40en Nouvelle-Zélande
01:09:41ou de Erna Solberg
01:09:42en Norvège
01:09:43ont montré
01:09:44sur des résultats
01:09:45très entre guillemets
01:09:47durs
01:09:47dans le sens
01:09:48scientifiquement parlant
01:09:49c'est à dire
01:09:49la mortalité
01:09:50et la surmortalité
01:09:51induites par l'épidémie
01:09:52que tous ces pays
01:09:54gérés par des femmes
01:09:54et il y en a d'autres
01:09:55je ne cite pas tous
01:09:56sont parmi les pays
01:09:58qui s'en sont tirés le mieux
01:09:59sur le bilan global
01:10:01de la pandémie
01:10:01et je pense que
01:10:02les femmes
01:10:03qui probablement
01:10:04de par plein de critères
01:10:06sans détailler
01:10:09sont beaucoup plus habituées
01:10:11à l'écoute
01:10:11à l'empathie
01:10:13au travail ensemble
01:10:15et je pense que
01:10:16ce sont des caractéristiques
01:10:17importantes pour gérer
01:10:18des crises
01:10:18et des crises pandémiques
01:10:20vous avez parlé
01:10:21de One Health
01:10:21Gilles en a parlé
01:10:22je pense que
01:10:23vous avez été sensible
01:10:24je voudrais juste rappeler
01:10:25que le gouvernement
01:10:26avait mis en place
01:10:27un conseil scientifique
01:10:29chargé de l'anticipation
01:10:30qui avait une composante
01:10:31très One Health
01:10:32et je trouve regrettable
01:10:33que ce conseil
01:10:35ce conseil scientifique
01:10:36dont je faisais partie
01:10:37mais je ne pense pas
01:10:37avoir de biais cognitif
01:10:39massif
01:10:40je trouve que c'est dommage
01:10:41que nous n'ayons pas
01:10:43été renouvelés
01:10:44parce que justement
01:10:45ce n'est pas un conseil scientifique
01:10:47qui était chargé
01:10:47de la réponse aux crises
01:10:48et le One Health
01:10:49ça ne se fait pas
01:10:50dans la réponse
01:10:50ça peut se faire
01:10:51mais probablement
01:10:53c'est trop tard
01:10:54c'est dans l'anticipation
01:10:55la préparation
01:10:56et l'acculturation
01:10:58de tout un chacun
01:10:59pour se rendre compte
01:11:00qu'on vit à peu près tous
01:11:02dans le même environnement
01:11:03et qu'il faut le préserver
01:11:06la souveraineté européenne
01:11:07ce n'est pas mon sujet
01:11:09de prédilection
01:11:09mais je peux vous dire
01:11:10que c'est massif
01:11:11en termes de traitement
01:11:14antibiotiques
01:11:14antiviraux
01:11:15on le vit tous les jours
01:11:16et sur des infections
01:11:17bactériennes banales
01:11:18on est de temps en temps
01:11:19en rupture de stock
01:11:21et ça c'est un vrai souci
01:11:22la létalité
01:11:24on en a parlé
01:11:2530%
01:11:2635%
01:11:27le dénominateur
01:11:28est très faible
01:11:29mais pour le moment
01:11:30la létalité du bateau
01:11:32confirme à peu près
01:11:33le 30%
01:11:34noté dans la littérature
01:11:35même si le dénominateur
01:11:36est de 11%
01:11:39je me dépêche
01:11:40les nouvelles
01:11:41de la patiente
01:11:41à Bichat
01:11:43juste un mot
01:11:44pour ces nouvelles
01:11:45et une remarque
01:11:49connexe
01:11:50la patiente
01:11:51est toujours en réanimation
01:11:52avec un pronostic vital engagé
01:11:57et elle a des complications
01:11:59de réanimation
01:11:59évidemment je ne vais pas rentrer
01:12:00dans les détails
01:12:01mais je vais juste revenir
01:12:02sur l'épisode de l'ECMO
01:12:03qui a été détaillé
01:12:06par moi-même
01:12:07lors de la conférence de presse
01:12:09qui a fait l'objet
01:12:10d'un article
01:12:11dans le canard enchaîné d'hier
01:12:12qui était
01:12:15grévé d'erreurs
01:12:16donc il faudra dire
01:12:17aux journalistes
01:12:18qu'il était mal informé
01:12:19sur notamment
01:12:19ma candidature
01:12:21à la DGS
01:12:22comme quoi il faut
01:12:23toujours faire attention
01:12:24à ses sources
01:12:25mais il y a d'autres articles
01:12:26dans ce journal
01:12:27qui montrent
01:12:28des grossières erreurs
01:12:29et je voulais juste
01:12:30revenir là-dessus
01:12:31c'est que
01:12:32un, il se trouve
01:12:32que la patiente
01:12:33a eu finalement
01:12:34une ECMO
01:12:35mais c'était une question
01:12:35de jour
01:12:36et surtout
01:12:37je voulais rappeler
01:12:38ma position
01:12:38c'est-à-dire
01:12:39un, les gens
01:12:41qui travaillent
01:12:42les gens qui font
01:12:43font aussi des erreurs
01:12:44et donc c'était une erreur
01:12:45parce qu'effectivement
01:12:46elle n'était pas sous ECMO
01:12:47les gens qui font moins
01:12:49et qui sont moins
01:12:49autour de la crise
01:12:50sont plus habilités
01:12:52entre guillemets
01:12:52à faire des critiques
01:12:54voire des critiques
01:12:55non constructives
01:12:58pourquoi j'ai parlé d'ECMO
01:12:59un, parce que c'est une
01:13:00particularité de cette maladie
01:13:01parce que dans la fuite capillaire
01:13:03en fait on peut rien faire
01:13:03sauf dériver
01:13:04la circulation vasculaire
01:13:06des poumons
01:13:06en attendant que ça passe
01:13:08et que c'est un signe
01:13:09de gravité
01:13:10et que c'est une caractéristique
01:13:11de la prise en charge
01:13:12de maladie
01:13:13tant qu'on n'a pas
01:13:13de traitement antiviral
01:13:14ni immunomodulateur
01:13:15et la deuxième raison
01:13:17c'est que mon travail
01:13:18c'est d'être en anticipation
01:13:21pour sécuriser
01:13:22la prise en charge
01:13:22du malade
01:13:23mais en l'occurrence
01:13:23cela a été fait
01:13:24par des réanimateurs
01:13:25et moi je suis infectiologue
01:13:25et moi je suis dans mon rôle
01:13:28en tant que référent REB
01:13:30d'anticiper la procédure
01:13:32d'ECMO
01:13:32qui est sanguine
01:13:34c'est une procédure
01:13:34invasive sanguine
01:13:35donc potentiellement contaminante
01:13:37pour les soignants
01:13:37et donc moi j'étais en anticipation
01:13:39de la pose
01:13:40de cette dérivation vasculaire
01:13:42et c'est vrai
01:13:43qu'à 4 heures
01:13:43de sommeil par nuit
01:13:46des messages
01:13:46qui tournent en boucle
01:13:47avec des fils incessants
01:13:49on a parlé d'ECMO
01:13:50dans un échange
01:13:51pour moi c'était ECMO
01:13:52alors que c'était justement
01:13:53elle n'est pas encore sous ECMO
01:13:55bref
01:13:56l'erreur est humaine
01:13:58dernier point
01:13:59sur les mutants
01:13:59et les virus
01:14:00aujourd'hui
01:14:01on a des informations
01:14:02juste pour dire
01:14:03qu'il y a 5 virus
01:14:04qui ont été séquencés
01:14:06il y avait un consortium
01:14:07international
01:14:07qui devait donner
01:14:09des résultats hier
01:14:10les séquences ont été déposées
01:14:12mais aujourd'hui
01:14:13là à date
01:14:13je n'ai pas les résultats
01:14:14définitifs
01:14:15mais je pense que
01:14:16s'il y avait eu
01:14:16le moindre mutation
01:14:18potentiellement
01:14:19lié à une modification
01:14:20de la transmissibilité
01:14:22j'aurais eu l'information
01:14:23et deuxièmement
01:14:24le critère
01:14:25pour analyser
01:14:26une épidémie
01:14:27c'est un
01:14:28le virus
01:14:28oui
01:14:28mais c'est aussi
01:14:29les critères épidémiologiques
01:14:31et là
01:14:31de ce qu'on voit
01:14:32c'est que
01:14:33plus d'un mois
01:14:34passé sur un bateau
01:14:35de façon confinée
01:14:36on n'a que
01:14:37entre guillemets
01:14:3811 cas sur 150 personnes
01:14:39ça veut dire
01:14:40qu'on est sur une transmissibilité
01:14:41un taux d'attaque
01:14:42à 7%
01:14:43qui est parfaitement cohérent
01:14:44avec le virus
01:14:45que l'on connaît
01:14:46merci beaucoup
01:14:47madame Lacombe
01:14:50pour ma part
01:14:51je vais me concentrer
01:14:52sur les questions
01:14:53que vous avez posées
01:14:53sur les traitements
01:14:54et la recherche
01:14:55vous avez parlé
01:14:56d'obstacles
01:14:57au développement
01:14:57de traitements
01:14:58donc Xavier
01:14:59vous parlez
01:15:00effectivement
01:15:00de souveraineté européenne
01:15:02c'est vrai
01:15:02qu'on voit
01:15:03et on l'a vu
01:15:04pendant le Covid
01:15:05que quand on fait face
01:15:06à des menaces sanitaires
01:15:07il y a tout le temps
01:15:08un moment
01:15:08où on est
01:15:09à court de traitement
01:15:10alors pourquoi
01:15:11on sait très bien
01:15:12que la France
01:15:13est totalement désindustrialisée
01:15:14sur ce plan là
01:15:15l'Europe
01:15:15à son niveau
01:15:16n'est pas tellement mieux
01:15:17et si je vous ai parlé
01:15:18tout à l'heure
01:15:18du favipiravir
01:15:19pour vous donner
01:15:21plus de détails
01:15:22en fait
01:15:22le favipiravir
01:15:23est un antiviral
01:15:24qui était fabriqué
01:15:25par un japonais
01:15:27qui s'appelle Toyoma
01:15:28qui a décidé
01:15:29d'arrêter
01:15:29parce qu'en fait
01:15:30comme vous l'avez dit
01:15:31vous-même
01:15:32quand on a peu
01:15:32de débouchés
01:15:33pour un antiviral
01:15:34et bien
01:15:34pour un industriel
01:15:35ça n'a aucun intérêt
01:15:36il y a actuellement
01:15:37un génériqueur indien
01:15:39qui fabrique
01:15:40le favipiravir
01:15:41et évidemment
01:15:42pas du tout
01:15:42en quantité nécessaire
01:15:43pour créer
01:15:44des stocks stratégiques
01:15:45alors qu'on aurait besoin
01:15:46d'avoir
01:15:46des stocks stratégiques
01:15:48de cet antiviral
01:15:49qui fonctionne
01:15:50en tout cas in vitro
01:15:51sur beaucoup de virus
01:15:52potentiellement graves
01:15:54donc on a un vrai défi
01:15:56sur ce plan là
01:15:56il va falloir
01:15:57qu'on trouve une solution
01:15:58sachant que
01:15:59en dehors de la fabrication
01:16:01de ces médicaments
01:16:02il y a plusieurs dispositifs
01:16:03européens
01:16:04qui travaillent
01:16:04au sujet
01:16:05de l'identification
01:16:07de molécules
01:16:08à utiliser
01:16:08dans un cadre d'urgence
01:16:11donc on a un mécanisme européen
01:16:12qui s'appelle
01:16:12ERA
01:16:14qui je crois
01:16:15que vous avez invité
01:16:16voilà
01:16:18quelqu'un
01:16:18qui finalement
01:16:19n'est pas venu
01:16:20mais ERA
01:16:20son but
01:16:21c'est de préparer
01:16:23l'Europe
01:16:23aux pandémies
01:16:24de demain
01:16:24sur le plan médicamenteux
01:16:26et au sein d'ERRA
01:16:26il y a un organisme
01:16:28qui s'appelle
01:16:29le CTCM
01:16:30qui lui
01:16:31identifie les molécules
01:16:32travaille avec les industriels
01:16:33pour justement
01:16:35monter des stocks stratégiques
01:16:36de médicaments intéressants
01:16:38et le CTCM
01:16:39à l'occasion
01:16:40de la crise antivirus
01:16:41et je pense
01:16:42qu'elle l'a fait déjà
01:16:43sur Ebola
01:16:44se réunit régulièrement
01:16:45avec les scientifiques
01:16:46pour qu'on les aide
01:16:47à identifier
01:16:48les bonnes molécules
01:16:48et que nous donne
01:16:49justement
01:16:50pour ces gros réseaux
01:16:51de recherche
01:16:52dont je vous ai parlé
01:16:53nous mettent en contact
01:16:54avec les industriels
01:16:55pour les évaluer
01:16:55il y a également
01:16:57au niveau européen
01:16:58ce qu'on appelle
01:16:58les CORC
01:16:59donc les CORC
01:17:00qui est un acronyme
01:17:02pour Collaborative
01:17:04Open Research Consortium
01:17:06donc pour chacun
01:17:06des virus
01:17:07qui ont été identifiés
01:17:08enfin des agents pathogènes
01:17:09sont principalement
01:17:10des virus
01:17:11qui ont été identifiés
01:17:11par l'OMS
01:17:12comme étant les virus
01:17:14émergents potentiels
01:17:15de demain
01:17:15responsables
01:17:16de futures pandémies
01:17:17possiblement
01:17:18ces CORC
01:17:19justement
01:17:20sont là
01:17:20pour coordonner
01:17:21la recherche
01:17:22de la science fondamentale
01:17:23jusqu'au développement
01:17:24de médicaments
01:17:25et donc
01:17:25la France
01:17:27par l'intermédiaire
01:17:28de la NRS
01:17:29et Mieux
01:17:29est responsable
01:17:30d'un de ces CORC
01:17:32sur les phylovirus
01:17:33qui sont
01:17:33le groupe de virus
01:17:35à quel appartient
01:17:35Ebola
01:17:36etc.
01:17:38Et donc voilà
01:17:39ce que je peux vous dire
01:17:40et un autre dernier point
01:17:42sur obstacle
01:17:42au développement
01:17:43de traitement
01:17:43je l'ai dit tout à l'heure
01:17:45quand on a très peu de cas
01:17:46c'est vrai que c'est très difficile
01:17:47d'évaluer l'efficacité
01:17:48d'un traitement
01:17:49on est obligé
01:17:50de se référer
01:17:52à l'efficacité in vitro
01:17:54et dans les modèles animaux
01:17:56ça me permet
01:17:56de faire le point
01:17:58plutôt avec l'intelligence artificielle
01:17:59alors c'est une très bonne
01:18:02interrogation
01:18:03qui me fait dire
01:18:05que l'intelligence artificielle
01:18:06évidemment maintenant
01:18:07est absolument indispensable
01:18:09et on utilise
01:18:09l'intelligence artificielle
01:18:10dans différents domaines
01:18:12de la recherche
01:18:12alors justement
01:18:13comme on a très peu de cas
01:18:15on modélise
01:18:16l'efficacité
01:18:17des médicaments
01:18:17avec l'aide
01:18:19de l'intelligence artificielle
01:18:20l'intelligence artificielle
01:18:22nous aide aussi
01:18:22à optimiser
01:18:23les médicaments
01:18:24que ce soit les antiviraux
01:18:25mais également
01:18:26les anticorps monoclonaux
01:18:27et on a par exemple
01:18:28en France
01:18:28des petites entreprises
01:18:30alors je cite
01:18:31Deep Top entre autres
01:18:32mais il y en a d'autres
01:18:33académiques ou privés
01:18:34qui ont vraiment
01:18:36cette fonction là
01:18:36par exemple
01:18:37à Sorbonne Université
01:18:38une entité académique
01:18:39qui travaille sur ça
01:18:40c'est la Sky
01:18:42et donc l'intelligence artificielle
01:18:44est extrêmement utile
01:18:45pour l'optimisation
01:18:46des médicaments
01:18:47ce qui permet
01:18:48d'aller beaucoup plus vite
01:18:49justement
01:18:49quand le génie chimique
01:18:51utilise l'intelligence artificielle
01:18:52on développe un médicament
01:18:53beaucoup plus rapidement
01:18:54et puis enfin
01:18:55l'intelligence artificielle
01:18:56aide aussi
01:18:57alors il y a beaucoup
01:18:58d'autres
01:18:58utilisations
01:18:59mais quelque chose
01:19:01qui nous concerne beaucoup
01:19:02c'est la surveillance
01:19:03de l'infodémie
01:19:04grâce à l'intelligence artificielle
01:19:06on a des moteurs
01:19:07sur internet
01:19:08qui nous permettent
01:19:08de détecter
01:19:09les signaux faibles
01:19:10de radicalisation
01:19:11d'émergence
01:19:12de concepts
01:19:14complotistes
01:19:15etc
01:19:15il y a des projets
01:19:17en France
01:19:18et à l'Europe
01:19:19qui sont financés
01:19:20par nos fonds publics
01:19:23l'ANR
01:19:24finance
01:19:24différents projets
01:19:25de ce type là
01:19:26l'Union Européenne
01:19:27par les mécanismes
01:19:29Horizon Europe
01:19:30finance
01:19:31par exemple
01:19:32dans le projet
01:19:32dont je m'occupe
01:19:33Proact
01:19:33toute une dimension
01:19:34sur l'utilisation
01:19:35de l'intelligence artificielle
01:19:36dans l'infodémie
01:19:37donc ça c'est effectivement
01:19:38un point absolument essentiel
01:19:42qu'est-ce que je peux ajouter
01:19:44d'autres
01:19:44sur les questions
01:19:45que vous posiez
01:19:45peut-être une dernière
01:19:46parce que je laisserai
01:19:47Gilles parler
01:19:48de tout ce qui est
01:19:49les leçons
01:19:50du Covid
01:19:51politique
01:19:51la préparation politique
01:19:52etc
01:19:52le stress post-traumatique
01:19:55Covid
01:19:55suite au Covid
01:19:57la parole scientifique
01:19:58moi je vais peut-être
01:19:59finir par
01:20:00vous parler de la coopération
01:20:01en matière de recherche
01:20:02alors c'est vrai
01:20:03qu'on avait
01:20:04de tout temps
01:20:05une coopération importante
01:20:06avec nos collègues américains
01:20:07qui a été
01:20:09franchement malmenée
01:20:10ces deux dernières années
01:20:12je ne sais pas
01:20:13comment elle va pouvoir
01:20:14survivre
01:20:14mais en même temps
01:20:15on en a tiré une leçon
01:20:16qui est qu'on coopère
01:20:18beaucoup mieux
01:20:19au niveau européen
01:20:21on a également
01:20:22si je parle de la France
01:20:24une coopération
01:20:25de très longue date
01:20:25en termes de maladies infectieuses
01:20:27avec le Brésil
01:20:28et on voudrait s'appuyer
01:20:29sur cette coopération
01:20:30avec le Brésil
01:20:31pour justement
01:20:32travailler
01:20:32avec nos collègues argentins
01:20:35si c'est possible
01:20:35et vous savez que
01:20:36ce qui se passe en Argentine
01:20:38est quand même assez proche
01:20:38de ce qui se passe
01:20:39aux Etats-Unis
01:20:39mais en tout cas
01:20:40avec le Chili
01:20:41et j'ai discuté
01:20:42depuis quelques jours
01:20:43de la possibilité
01:20:44que la NRS
01:20:45MIE puisse travailler
01:20:46avec le Chili
01:20:46sur des essais antivirus
01:20:48puisque c'est justement
01:20:49là-bas
01:20:49où on a le plus de cas
01:20:51donc il serait logique
01:20:52que ce soit là-bas
01:20:52qu'on mène
01:20:53une recherche intégrée
01:20:55sur les antivirus
01:20:55en apportant nous
01:20:57toute notre expérience
01:20:58des essais thérapeutiques
01:20:59et puis bien sûr
01:20:59le Chili
01:21:01nous apporterait
01:21:02tout ce que
01:21:03les connaissances épidémiaux
01:21:05les cas
01:21:05etc.
01:21:07donc effectivement
01:21:07chaque crise
01:21:08est l'occasion
01:21:09de montrer
01:21:09combien la coopération
01:21:10internationale
01:21:11est absolument indispensable
01:21:13merci beaucoup
01:21:13et nous terminons
01:21:14avec le professeur Pialou
01:21:15alors qu'est-ce
01:21:16qu'il me reste
01:21:17juste revenir
01:21:18sur la mortalité
01:21:19parce que ça a été posé
01:21:20c'est vrai que
01:21:21le dénominateur
01:21:22est faible
01:21:22mais on ne peut pas
01:21:25empêcher les gens
01:21:26d'avoir peur
01:21:27je sais que là
01:21:28il y avait l'histoire
01:21:29de la gestion
01:21:29sur de la peur
01:21:31compte tenu
01:21:32des chiffres
01:21:33qui sont affichés
01:21:33dans les revues générales
01:21:35si on regarde
01:21:36que les antivirus
01:21:37des Etats-Unis
01:21:38enfin des Amériques
01:21:38pardon
01:21:39on est 35
01:21:4021%
01:21:4144%
01:21:4212%
01:21:43enfin
01:21:43on est quand même
01:21:44dans un taux
01:21:44absolument exceptionnel
01:21:45de mortalité
01:21:45et on ne peut pas
01:21:47contrairement à ce que
01:21:48j'ai parfois entendu
01:21:49dire
01:21:49oui c'est parce qu'ils ont
01:21:50des systèmes sanitaires
01:21:51qui sont moins efficaces
01:21:52que les nôtres
01:21:52la réanimation à Buenos Aires
01:21:54elle fonctionne
01:21:55plutôt assez bien
01:21:56donc voilà
01:21:57donc ça
01:21:58c'est compliqué
01:21:59parce que
01:22:00vous avez dit tout à l'heure
01:22:01vous avez fait une référence
01:22:02madame derrière
01:22:03au fait qu'on était
01:22:05plutôt anxiogène
01:22:06et le débat sur le Covid
01:22:08nous on était du côté
01:22:09on nous appelait
01:22:09les enfermistes
01:22:10avec Karine
01:22:11c'est-à-dire qu'on était
01:22:11du côté pro-masque
01:22:12pro-vaccin etc
01:22:13ça nous a valu
01:22:14surtout à elle
01:22:15beaucoup d'ennuis
01:22:16et qui se poursuivent
01:22:17là on n'est pas
01:22:18entre rassuristes
01:22:18et ceux qui veulent
01:22:20enfermer
01:22:20il n'y a personne
01:22:21à enfermer
01:22:21mais il y a
01:22:23rassuristes
01:22:23pour rassurer
01:22:25et je pense que
01:22:26la question des masques
01:22:27à titre personnel
01:22:28est une erreur
01:22:29je trouve que
01:22:29communiquer sur la réserve
01:22:30de masques
01:22:31c'est quelque chose
01:22:31d'anxiogène
01:22:32puisqu'on est en train
01:22:33de dire
01:22:33il n'y a pas de risque
01:22:35il ne se passera rien
01:22:36le bateau
01:22:38ils ont été essentiellement
01:22:39dans des contacts
01:22:40rapprochés
01:22:42les 34 cas
01:22:43en pentagonie
01:22:44les 76% des cas
01:22:45c'était par contact
01:22:46rapproché
01:22:46ça a été dit
01:22:47par le directeur général
01:22:48de la santé
01:22:49et par plusieurs
01:22:50d'entre nous
01:22:50mais il restait
01:22:51quand même
01:22:52une petite transmission
01:22:53soit goutte LED
01:22:54soit aérosol
01:22:55la preuve c'est
01:22:55qu'ils sont dans
01:22:56des champs
01:22:56à pression négative
01:22:57et qu'on met
01:22:57des FFP2
01:22:58à Bichat
01:22:59donc sur cette question
01:23:01
01:23:02la gestion de la peur
01:23:03je crois qu'on ne peut pas
01:23:04on ne peut pas être
01:23:05forcément rassurant
01:23:06et il faut faire attention
01:23:08je dis ça sur le politique
01:23:08de ne pas avoir
01:23:09les mêmes discours
01:23:10qu'on a eu
01:23:11sur le Covid
01:23:12ou de prendre des discours
01:23:13justement
01:23:14qui sont exactement
01:23:15le contre-pied du Covid
01:23:16sous-entendu
01:23:17on a fait une erreur
01:23:18sur les masques
01:23:18on se souvient parfois
01:23:20des bêtisiers
01:23:21donc la communicante
01:23:22la responsable de communication
01:23:24du président de la république
01:23:25qui disait
01:23:25il n'y a pas besoin de masques
01:23:26et le soir
01:23:26vous avez le président de la république
01:23:27avec un masque
01:23:28au milieu des militaires
01:23:29dans l'Est
01:23:30du coup on dit
01:23:31on a suffisamment de masques
01:23:33les gens comprennent pas
01:23:34pourquoi on communique
01:23:35sur les masques
01:23:36alors qu'il n'y a pas besoin
01:23:36de masques
01:23:37voilà
01:23:38moi c'est mon analyse
01:23:39par rapport à ça
01:23:40l'autre chose aussi
01:23:41dont on n'a pas parlé
01:23:42c'est qu'on a une expérience
01:23:44en France
01:23:44des antivirus
01:23:46dits du Nouveau Monde
01:23:47avec la Guyane
01:23:48on ne parle pas du tout
01:23:49de la Guyane
01:23:49ils ont aussi un CNR
01:23:50ils ont aussi une expérience
01:23:52alors évidemment
01:23:52c'est pas le virus des Andes
01:23:54c'est un autre
01:23:55qui s'appelle
01:23:55Signe Nombré
01:23:56c'est bizarre comme appellation
01:23:58ça s'appelle
01:23:59son nom
01:24:00et ils ont fait
01:24:01ce que Anne a souligné
01:24:04c'est à dire
01:24:04de la sensibilisation
01:24:06au personnel
01:24:07les plus exposés
01:24:08du dépistage animalier
01:24:09ils ont fait
01:24:10des analyses sérologiques
01:24:12sur les gens
01:24:12qui avaient des pathologies
01:24:13respiratoires
01:24:13ou cardiaques
01:24:14inexpliquées
01:24:15ils ont trouvé
01:24:15très peu de positifs
01:24:16je crois qu'ils ont
01:24:171,6 positif
01:24:18de mémoire
01:24:19sur
01:24:201,42 positif
01:24:21sur 420 prélèvements
01:24:23donc ils ont fait ce travail-là
01:24:24c'est dommage
01:24:24qu'on d'ailleurs
01:24:25on parle pas plus
01:24:26de la Guyane
01:24:26qui elle a une expérience
01:24:28enfin c'est les français
01:24:29qui ont une expérience
01:24:30de ces virus-là
01:24:32et puis ils ont fait
01:24:33et puis il y a des pays
01:24:34qui font des expériences
01:24:35effectivement
01:24:35One Health
01:24:36le Brésil
01:24:36a un programme
01:24:37de diversification
01:24:38de reforestation
01:24:39de reforestation
01:24:40à viser justement
01:24:41dans certaines régions
01:24:43des antivirus
01:24:44ce que fait aussi
01:24:45un peu la Guyane
01:24:49qu'est-ce qu'il reste d'autre ?
01:24:51Ah oui je voulais juste dire aussi
01:24:52qu'il y a quand même
01:24:53beaucoup à cheval
01:24:55avec la question du LIA
01:24:56LIA est utilisé aussi
01:24:57pour les génomes
01:24:59parce qu'on en a discuté
01:25:00entre nous
01:25:01dans une réunion
01:25:02d'infectiologues
01:25:03il n'y a pas beaucoup de génomes
01:25:05pour se faire une idée claire
01:25:06on parle de
01:25:06voilà j'ai regardé
01:25:07il y a peut-être
01:25:08quelques dizaines de génomes
01:25:09d'antivirus
01:25:10qui circulent
01:25:11souvent c'est les génomes partiels
01:25:13c'est-à-dire
01:25:13c'est pas tout le génome
01:25:14et donc
01:25:15il y a des gens
01:25:15qui utilisent l'IA
01:25:16alors parfois
01:25:17à mauvais escient
01:25:17en disant
01:25:18j'ai vu ça
01:25:19sur les sites complotistes
01:25:20moi j'ai repris les génomes
01:25:21et il y a 0,8% de mutation
01:25:23donc on nous a menti
01:25:24puisqu'on nous dit
01:25:24qu'il n'y a pas de mutation
01:25:25le but de la mutation
01:25:26c'est de savoir
01:25:27s'il y a un impact
01:25:27sur la transmissivité
01:25:28sur la pathogénicité
01:25:29c'est pas le fait
01:25:30de la comptabiliser
01:25:31donc effectivement
01:25:32il va y avoir ce partage
01:25:33des génomes
01:25:33qui va être très important
01:25:34et puis finalement
01:25:35personne n'a répondu
01:25:37à la question des scénarios
01:25:37vous avez été deux
01:25:38à poser la question
01:25:39des scénarios
01:25:40comme disait Pierre Dac
01:25:42ce qui est dur
01:25:43dans les prévisions
01:25:43c'est que ça concerne l'avenir
01:25:45donc je dirais
01:25:47qu'il peut y avoir
01:25:49une contamination
01:25:50imaginons
01:25:51que ce couple
01:25:53soit rentré
01:25:53dans ces fameux bateaux
01:25:54qu'on voit partout
01:25:55qui inondent les ports
01:25:56avec 18 étages
01:25:584500 personnes
01:25:59etc
01:25:59on aurait évidemment
01:26:01quelque chose
01:26:01de beaucoup plus conséquent
01:26:03donc ça c'est
01:26:03la première hypothèse
01:26:04surtout si
01:26:05les croisiéristes
01:26:07et les voyagistes
01:26:08de cette région du monde
01:26:09ne font pas
01:26:10une information loyale
01:26:11et ça évidemment
01:26:12c'est la responsabilité
01:26:13soit des autorités
01:26:14internationales
01:26:15soit des autorités
01:26:16du pays
01:26:16mais l'Argentine
01:26:17c'est 5%
01:26:19le touriste
01:26:20c'est 5%
01:26:20de son budget
01:26:22et ils sont vraiment
01:26:23accrochés
01:26:23à démontrer
01:26:24que c'est surtout
01:26:25pas de chez eux
01:26:25que c'est parti
01:26:26parce que toutes les croisières
01:26:27qui passent le long
01:26:29qui partent de Ushuaïa
01:26:30jusqu'à Buenos Aires
01:26:31font plein de descentes
01:26:33et surtout des descentes
01:26:34vers des lieux
01:26:35très
01:26:36donc l'une des hypothèses
01:26:38c'est d'autres épidémies
01:26:40circonscrites
01:26:40probablement comme celle-ci
01:26:42avec peut-être
01:26:43l'histoire des super bateaux
01:26:44en allant de plus en plus loin
01:26:45dans des contrées
01:26:46qui sont contaminées
01:26:47et puis il y a
01:26:48le saut d'espèce
01:26:48parce qu'on n'a pas parlé
01:26:49beaucoup de H5-1
01:26:50mais on a l'habitude
01:26:51du saut d'espèce
01:26:53et puis le dernier truc
01:26:54c'est qu'on est dans
01:26:54une mutation ARN
01:26:56c'est-à-dire qu'on n'a pas
01:26:57de visibilité
01:26:58sur comment ces mutations
01:26:59vont arriver
01:26:59on a après avec le Covid
01:27:00et est-ce que ces mutations
01:27:02vont influencer
01:27:03sur l'adaptation
01:27:04à d'autres animaux
01:27:06d'autres rongeurs
01:27:07ou peut-être
01:27:07d'autres espèces
01:27:08et l'adaptation
01:27:10à l'homme
01:27:11qui dépasserait
01:27:11le seul cas
01:27:13du virus des andes
01:27:15Face aux sénateurs
01:27:16les spécialistes
01:27:17ont insisté
01:27:18sur la nécessité
01:27:19de renforcer
01:27:19la recherche
01:27:20et la coopération
01:27:21internationale
01:27:22pour mieux comprendre
01:27:23l'antavirus
01:27:24et anticiper
01:27:24d'éventuelles
01:27:26nouvelles crises sanitaires
01:27:27Voilà 100% Sénat
01:27:28c'est terminé
01:27:29Je vous souhaite
01:27:30une très belle journée
01:27:31sur les chaînes parlementaires
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