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  • il y a 12 heures
L'inflation fait son retour en France et partout dans le monde, à cause du conflit au Moyen-Orient. Va-t-on pour autant revivre un emballement des prix comme en 2022 ? Cette année s'annonce-t-elle négative pour notre pouvoir d'achat ? Réponses avec Fabrice Lenglart, le directeur général de l'Insee.
Et puis, quelles solutions pour aider les Français à dépenser moins ? Possiblement avec le marché de la seconde main. Reportage à Belfort chez un spécialiste de l'achat revente d'occasion.
Enfin, autre marché en plein boom : le reconditionné, qui, avec la crise du pouvoir d'achat, n'est plus tabou et s'ouvre à de nouveaux secteurs. C'est ce que nous explique Thomas Métivier, le directeur général de l'enseigne Cdiscount. Année de Production :

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Transcription
00:00Pour Vu que ça dure, vous êtes présenté par Edenred, leader des avantages aux salariés,
00:05qui améliore la qualité de vie au travail des Français, tout en soutenant l'emploi et l'économie locale.
00:42Bonjour, nouveau numéro de Pour Vu que ça dure, l'émission qui rend les co-responsables sur Public Sénat.
00:47Aujourd'hui, on vous parle de l'inflation qui fait son retour en France et partout dans le monde à
00:51cause du conflit au Moyen-Orient.
00:53Va-t-on pour autant revivre un emballement des prix comme en 2022 ?
00:56Cette année s'annonce-t-elle négative pour notre pouvoir d'achat ?
00:59Réponse dans quelques instants avec Fabrice Langlard, le directeur général de l'INSEE.
01:04Et puis, quelles solutions pour aider les Français à dépenser moins face au retour de la valse des étiquettes ?
01:09Bien possiblement avec le marché de la seconde main.
01:13Reportage à Belfort chez un spécialiste de l'achat-revente d'occasion.
01:17Enfin, un autre marché est en plein boom, le reconditionné, qui avec la crise du pouvoir d'achat n'est
01:22plus du tout tabou
01:23et qui s'ouvre à de plus en plus de secteurs. C'est ce que nous expliquera Tom Etivier, le
01:27directeur général de l'enseigne Cédiscount en fin d'émission.
01:33Le pouvoir d'achat des Français est-il menacé par le retour de l'inflation ?
01:36On en parle avec vous, Fabrice Langlard. Bonjour.
01:39Bonjour.
01:39Merci d'être avec nous sur Publix Cédins, d'être le directeur général de l'INSEE.
01:42C'est vrai qu'on a connu en France jusqu'à 6% d'inflation. C'était en 2022.
01:46Aujourd'hui, on est à 2,5% selon Eurostat au mois d'avril sur un an, 2,2%
01:52selon l'INSEE.
01:54Est-ce que retourner vers 4, 5, 6% d'inflation, est-ce que c'est de l'ordre du
01:59possible ou est-ce qu'on joue à se faire peur ?
02:02Je dirais que c'est un scénario qui est éventuellement possible d'ici la fin d'année,
02:07mais ce n'est certainement pas le scénario le plus probable.
02:10Aujourd'hui, on est, comme vous l'avez dit, un peu en dessous de 2,5%.
02:16Les chiffres de mai qui seront publiés dans quelques jours probablement feront état d'une nouvelle progression.
02:23Mais d'ici la mi-année, on devrait rester aux alentours de 2,5%, 3%.
02:29Et pour atteindre les 6% d'ici la fin de l'année prochaine,
02:34il faudrait non seulement que le baril de Brent se stabilise,
02:41mais même qu'il continue de progresser, d'une part.
02:44Et d'autre part, il faudrait que des effets de ce qu'on appelle de second tour se manifestent.
02:49C'est le fait qu'on a connu un choc sur le prix des hydrocarbures depuis la fin du mois
02:56de février,
02:57compte tenu du contexte géopolitique.
02:59Ça a provoqué un surcroît d'inflation en France sur les mois d'avril et de mars,
03:05et possiblement en mai.
03:07Mais ce niveau de ce choc sur les prix du baril,
03:11aujourd'hui, il se situe aux alentours de 100 dollars le Brent.
03:15Et donc, pour pouvoir atteindre une inflation telle que 6% d'ici la fin de l'année,
03:20il ne suffit pas que ce baril de Brent se stabilise.
03:22On peut espérer qu'il baisse d'ici là, mais qu'il continue de progresser encore plus.
03:26Et s'il allait à 200 dollars le baril ? Parce que le détroit d'Ormousse reste fermé pendant X
03:31mois encore.
03:32Là, par définition, les choses seraient très différentes.
03:34Ah, et on pourrait aller vers 6% d'inflation.
03:37Mais ça n'est pas le scénario le plus probable. En tout cas, c'est ce que je pense aujourd
03:41'hui.
03:41Si le pétrole reste toute l'année à 100 dollars, à peu près là où il est en ce moment,
03:46le baril,
03:47certains experts, certains économistes parlent d'une inflation à 4% en France à l'automne.
03:51C'est vrai ou c'est faux, factuellement ?
03:53Si le prix du baril de Brent se stabilise au niveau où il est aujourd'hui, jusqu'à la fin
03:59de l'année,
04:00ce qu'on appelle les effets de premier tour, c'est-à-dire l'effet de cette croissance forte du
04:05prix des hydrocarbours
04:06qu'on a connu ces derniers mois, va persister jusqu'à la fin de l'année, mais ne va pas
04:11s'accroître.
04:11Et donc, pour pouvoir aller au-delà des effets au-delà, il faut s'intéresser à des effets éventuels de
04:16second tour.
04:16Ah oui, c'est vrai que le second tour, c'est ce qui se transmet au reste de l'économie.
04:20Exactement.
04:21Et donc, oui ou non, si on reste à 100 dollars, encore une fois, avec le pétrole à 100 dollars
04:26toute l'année,
04:27est-ce que l'inflation finit à 4% à l'automne ?
04:29Oui ou non ?
04:29Pas nécessairement.
04:30Pas nécessairement.
04:30Pas nécessairement.
04:31Bon. Est-ce qu'on peut dire qu'avec un pétrole à plus de 100 dollars depuis maintenant quasiment trois
04:37mois,
04:38on peut parler de choc inflationniste ?
04:39Oui, on peut parler d'un choc inflationniste par définition.
04:42On a commencé le début de l'année 2026 avec une inflation en France aux alentours de 1%.
04:47Aujourd'hui, on est rendu aux alentours de 2,5%.
04:50Et ce choc, on peut parler d'un choc parce qu'en fait, cette progression d'inflation en juste quelques
04:55mois,
04:55elle est uniquement liée à la progression du prix des hydrocarbours.
05:00Mais nous ne sommes pas dans la même situation que le choc précédent inflationniste que nous avons connu.
05:04C'est justement la question que j'allais vous poser.
05:05Pourquoi on n'y serait pas ?
05:06Eh bien, on n'y est pas parce que, en fait, la situation reste différente.
05:10Il faut se souvenir de ce qui s'est passé lors du dernier choc inflationniste que nous avons connu,
05:15qui était à partir de la...
05:16Il a traumatisé les Français 6% d'inflation.
05:18On n'a pas vu ça depuis les années 80.
05:20Non seulement 6%, mais en fait, les prix en moyenne annuelle en 2022 puis 2023 ont progressé deux fois de
05:27suite de 5%.
05:28Donc, en l'espace de deux ans, les prix ont progressé de 10%.
05:31Mais ce choc inflationniste qu'on a connu à partir de la fin 2021,
05:35il était effectivement lié à un choc sur le prix des hydrocarbures,
05:39mais il se doublait d'un choc sur l'ensemble des matières premières.
05:42En particulier, il faut se souvenir des matières premières alimentaires,
05:45parce qu'en 2022, avec le début de la guerre en Ukraine, le prix du blé a fortement augmenté.
05:50Premier élément de différence.
05:51Deuxième élément de différence, en 2022, en 2023, on avait non seulement un choc sur les prix du pétrole,
05:57mais on avait un choc sur les prix du gaz sans commune mesure avec ce qu'on a observé jusqu
06:01'à présent.
06:01Dans un ratio de 1 à 5 par rapport à ce qu'on connaît aujourd'hui.
06:03Exactement, exactement.
06:05Troisième élément, toujours en 2022, avec cette explosion des prix du gaz
06:09que nous n'avons pas connue du même ordre jusqu'à présent,
06:14nous étions également dans une situation où le parc nucléaire avait du mal à délivrer,
06:18et donc où les prix de l'électricité avaient été sensibilisés par cette explosion des prix du gaz.
06:25Ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui.
06:26Les prix de l'électricité sont stables, sont même légèrement déclinants.
06:29On parle des carburants, on parle de l'énergie, mais aussi de l'alimentation,
06:32qui devrait à son tour être touchée par des hausses de prix dans les prochains mois.
06:35L'UFC Que Choisir parle de 4 à 5 % de hausses dans les mois à venir, dans les rayons.
06:39Alors, pour l'instant, on n'observe pas ça du tout.
06:43Les derniers chiffres à notre disposition sur l'inflation alimentaire, c'est plus 1,2 % sur un an.
06:49Et cette progression des prix sur un an, elle s'est même plutôt amoindrie,
06:53parce qu'il faut se souvenir qu'en mars et en avril 2025, donc il y a un an,
07:00il y avait eu d'une part un accroissement des taxes sur l'alcool et sur les produits sucrés.
07:04Et donc cet accroissement, qui maintenant a plus d'un an,
07:07sort du calcul de la progression des prix sur un an.
07:10C'est ce qu'on appelle un effet de base.
07:11Et d'autre part, là aussi, il y a un an, il faut se souvenir qu'on était dans une
07:14phase
07:15où il y avait une flambée des prix du cacao et du café dont on est sortis.
07:19Donc actuellement, sur l'inflation alimentaire, on ne voit pas à ce stade de transmission,
07:25de quelconque transmission sur le choc.
07:28Et d'autre part, les négociations qui se font pour les produits alimentaires,
07:33classiquement au niveau de la grande distribution,
07:36se passent en général une fois l'an, elles ont eu lieu, elles sont derrière nous.
07:40Donc les prochaines, à moins qu'il y ait des négociations exceptionnelles, sont plutôt prévues.
07:43Donc vous n'y croyez pas au chiffre de 4 à 5 % ?
07:45Je pense que...
07:47L'inflation alimentaire, selon l'UFC Que Choisir, d'ici l'automne, enfin l'automne ?
07:50Encore une fois, ce que je peux dire aujourd'hui, c'est qu'on n'en voit pas le début
07:54d'un signal.
07:55Et donc pour qu'un événement de ce type se produise,
07:59il faudrait qu'il y ait des chocs supplémentaires.
08:04Mais pour l'instant, on ne les voit pas.
08:06Si les Français, parfois, souvent, se sentent piégés par l'inflation,
08:09c'est vrai que c'est aussi à cause de l'explosion des dépenses contraintes
08:12qui pèsent de plus en plus.
08:14Les dépenses pré-engagées, logements, mobiles, Internet, contrats d'énergie.
08:18Et c'est pour ça que tout ça pèse de plus en plus lourd dans le budget
08:22et ça contraint le reste des dépenses.
08:23C'est vrai.
08:24L'INSEE mesure les dépenses contraintes qui sont en fait les dépenses de logement
08:28et tout ce qu'on paie, disons par abonnement,
08:30dont typiquement abonnement Internet, téléphonie, contrat d'assurance.
08:34Oui, plateforme aussi.
08:35Plateforme.
08:36Et sur très longue période, en fait, ces dépenses contraintes,
08:39c'est un fait majeur dans l'économie,
08:41alors qu'elles représentaient dans le revenu des ménages
08:43à peu près 15% dans les années 60.
08:45Ça a doublé, non ?
08:46Ça a doublé, mais ça a doublé jusqu'aux environs des années 2015.
08:50Donc depuis 2015, cette part des dépenses contraintes dans le revenu des ménages,
08:53elle est, disons, relativement stable.
08:56Mais vous avez dit un point important.
08:58Dans ces dépenses contraintes, ce ne sont pas celles qui sont les plus importantes,
09:01mais il y a effectivement les dépenses de téléphonie mobile ou d'Internet.
09:05Et il y a un élément qui s'est retourné récemment sur la dynamique des prix.
09:10C'est sur ce secteur-là, parce qu'en 2025, il faut se souvenir
09:13que les opérateurs téléphoniques étaient dans une guerre des prix à la baisse.
09:16Et donc l'année 2025 avait freiné fortement les prix.
09:21Et donc désormais, nous sommes sortis de cette phase-là.
09:24Donc c'est un élément, disons, de moins qui permet de modérer les prix.
09:28Mais ça reste quand même un poste de dépense, évidemment,
09:31beaucoup plus faible que les dépenses de logement.
09:34Ça veut dire que 2026 devrait être une année noire pour le pouvoir d'achat,
09:37avec peut-être une baisse du pouvoir d'achat en moyenne des Français ?
09:41Alors, 2026, effectivement, devrait être une année dans laquelle le pouvoir d'achat étale,
09:46voire légèrement des négatifs.
09:48Les prévisions ne sont pas encore établies par l'INSEE.
09:50L'INSEE, typiquement, va allonger son horizon de prévision
09:52et publiera dans à peu près un mois ses prévisions sur l'ensemble de l'année.
09:57Jusqu'à présent, nous avons donné des prévisions sur le début de l'année.
10:00Et ce que nous disions, effectivement, c'est que ce pouvoir d'achat devrait être à peu près nul
10:05et même mesuré par unité de consommation, c'est-à-dire mesuré à un échelon individuel,
10:09probablement négatif en acquis légèrement.
10:13Pourquoi ?
10:13À la fois parce qu'effectivement, il y a ce choc sur les prix qu'on observe,
10:18mais également du fait que les revenus d'activité,
10:21donc là je parle des salaires et de l'emploi, le marché du travail,
10:25ont eu plutôt tendance à ralentir ces derniers temps
10:28et donc également pèsent sur ce pouvoir d'achat.
10:30Avec des hausses de rémunération qui seront plus basses que l'inflation, possiblement.
10:35Alors, plus basses, en tout cas avec la forte progression des derniers mois de l'indice des prix,
10:43vous savez qu'on devrait avoir une revalorisation du SMIC en juin prochain.
10:48Ça soutiendra en tout cas le salaire des salariés les plus modestes en France.
10:53Mais effectivement, un choc inflationniste ne se traduit pas immédiatement
10:58par une revalorisation à due concurrence de l'ensemble des salaires.
11:03Et donc, il faut s'attendre effectivement, principalement à cause de ce qu'on observe
11:07sur les revenus d'activité, à ce que le pouvoir d'achat soit disons nul
11:13ou faiblement négatif en 2026.
11:16Néanmoins, il faut se souvenir que le taux d'épargne des ménages est très élevé
11:19et qu'ils ont les moyens de consommer un peu plus.
11:23En tapant dans leur épargne.
11:24En consommant un petit peu de leur épargne.
11:26Donc, en définitive, on va connaître en France une poussée d'inflation sur 2026.
11:31C'est sûr.
11:32Jusqu'où ça reste à définir ?
11:34A priori, pas comme 2022.
11:37Et 2027, tout ça est très flou, évidemment.
11:39Mais en tout cas, on connaît un choc inflationniste en France.
11:42On connaît un choc inflationniste.
11:43Toute la question est de savoir, un, comment va se résoudre la crise géopolitique actuelle
11:47et dans quel timing ?
11:49Si cette crise géopolitique ne se résout pas, disons, rapidement,
11:52effectivement, le choc sera plus, plus, plus, plus important.
11:56La dernière note de conjoncture de l'INSEE était titrée
11:58« Regains d'inflation, croissance fragilisée ».
12:02Et c'est exactement ce que nous vivons aujourd'hui.
12:04Allez, merci à vous Fabrice Langlard, directeur général de l'INSEE.
12:08Merci.
12:09Alors justement, comment aider les Français à dépenser moins en cette période d'inflation ?
12:13Le marché de l'occasion et de la seconde main peuvent être une vraie bouffée d'oxygène.
12:16Reportage à Belfort, chez un spécialiste de l'achat-revente d'occasion.
12:20Manuel Aigre.
12:22Faire ses courses, payer son loyer, remplir le réservoir.
12:25Depuis plusieurs années, les Français voient leur pouvoir d'achat fondre.
12:29Avec l'inflation, beaucoup sont désormais contraints de traquer la moindre économie
12:33et certaines enseignes se présentent aujourd'hui comme de véritables remèdes à la crise.
12:38Alors vous voyez là le rayon informatique, écran, tablette, MacBook, iMac.
12:44Et dans la foulée, on a le rayon jeux et consoles.
12:47Le gros rayon pour nous, c'est le rayon qui est juste devant, c'est le rayon téléphonie.
12:53On n'est pas la FNAC, on est chez Easy Cash, c'est que du produit d'occasion.
12:58Ici, les fournisseurs, ce sont les habitants du quartier.
13:02La boutique leur achète leurs objets avant de les revendre avec une petite marge.
13:07On achète entre 250 et 300 000 euros de marchandises à nos clients chaque mois.
13:13Les fins de mois, pour certains clients, sont quand même relativement difficiles.
13:17Certains clients viennent vendre des produits qu'ils n'utilisent plus,
13:20mais parce qu'à un moment donné, ils ont besoin d'argent,
13:23ils viennent nous vendre des produits, ils repartayent du cash,
13:25et ça leur permet de finir le mois quelque part.
13:44Et pour convaincre les clients d'acheter, encore faut-il les rassurer.
13:51Ici, chaque produit est testé, vérifié et garantie 2 ans.
13:55Et ça marche.
13:56Cette boutique a vu son chiffre d'affaires progresser de 50% depuis le début de l'année.
14:02Pour un billet de 10 euros, vous voyez, j'ai tout un panel de CD
14:06que je ne pourrais pas du tout m'offrir au prix normal.
14:12La seconde main, oui, ça a devenu la norme.
14:14Les gens n'ont plus honte aujourd'hui d'acheter des produits d'occasion.
14:17Depuis bien longtemps, les gens achetaient des voitures et des maisons d'occasion.
14:20Maintenant, acheter une console, un téléphone d'occasion, c'est dans la norme.
14:24Mais face à un marché devenu extrêmement rentable, la concurrence s'intensifie.
14:30Cash Converter, Happy Cash, Cash Express, tous veulent désormais leur part du gâteau.
14:39Il n'y a pas que le marché de l'occasion qui peut être un vrai coup de pouce.
14:42Pour les Français, d'autres solutions existent comme le reconditionnement.
14:46Bonjour Tomé Thivier.
14:47Bonjour David Jacob.
14:48Vous êtes le directeur général de Cediscount.
14:50Qu'est-ce qui se passe depuis la guerre en Iran ?
14:53Est-ce que vous avez constaté un changement dans le comportement des clients ?
14:57Est-ce qu'il y a une baisse, je ne sais pas moi, du panier moyen ?
14:59Est-ce que les achats sont plus espacés ?
15:01Il y a un changement ou pas ?
15:04Depuis l'ensemble de la guerre en Iran, on ne voit pas d'évolution majeure dans la consommation des Français.
15:10Par contre, ce qui est certain, c'est quand on regarde sur une période un petit peu plus longue,
15:13notamment depuis la période du Covid,
15:16là pour le coup, on voit vraiment que la consommation des Français a changé.
15:20Et on est un thermomètre, on va dire, intéressant pour ça,
15:24parce qu'on fait près de 3 milliards d'euros de ventes
15:25et on a près d'un Français sur trois qui nous rend visite tous les mois.
15:29Donc ça nous permet de voir ces tendances-là.
15:30Et dans les tendances qu'on voit, on voit notamment que les fins de mois arrivent plus tôt.
15:35Quelque part, nos ventes baissent.
15:36Plus on avance dans le mois, plus on est proche de la fin du mois,
15:38moins nos ventes sont importantes.
15:39Et en fait, là où on avait plutôt une baisse à partir du 20 du mois avant le Covid,
15:43aujourd'hui, ça baisse plutôt à partir du 15.
15:45Quelque part, les fins de mois arrivent un jour plus tôt.
15:49À mi-mois.
15:51Du fait de l'inflation, on sait que beaucoup de Français doivent faire des arbitrages
15:54dans leur façon de consommer.
15:56On peut dire ou pas qu'il y a moins d'achat plaisir.
15:59Est-ce qu'il y a aussi carrément des produits que les Français ont presque quasiment arrêté d'acheter ?
16:06Il y a vraiment des dynamiques assez divergentes quelque part dans la consommation.
16:10D'un côté, vous avez effectivement ce que j'évoquais.
16:12On voit que les Français ont plus de mal à boucler les fins de mois.
16:15On voit aussi qu'il y a une recherche supplémentaire de produits en promotion.
16:19On a fait un sondage à l'occasion des French Lays au début du mois d'avril.
16:25Et on a vu qu'effectivement, 80% des Français disent qu'ils souhaitent acheter davantage en promotion.
16:29Là, on voit bien qu'on a une recherche quelque part de bonne affaire qui se renforce.
16:34Et puis, de l'autre côté, on n'a jamais vendu autant de produits plus responsables.
16:38Aujourd'hui, ça fait 30% de notre activité.
16:40Vous évoquez les produits reconditionnés qui, quelque part, cochent les deux cases, le pouvoir d'achat et les produits plus
16:46responsables.
16:46Mais c'est vrai aussi pour des produits plus réparables, des produits made in France.
16:50En fait, les clients font souvent un arbitrage en faveur d'un produit plus réparable parce qu'on voit bien
16:56et on a l'expérience,
16:57quand on est dans notre consommation quotidienne, qu'aujourd'hui, malheureusement, on a souvent des lave-linges qui, au bout
17:04de 7, 8, 9 ans, ont un problème.
17:05Et si on est sûr que dans 7, 8, 9 ans, on pourra le réparer et qu'il repartira pour
17:09un tour,
17:10en fait, on voit bien que c'est un achat qui a du sens.
17:12Et si votre produit coûte 20 ou 30 euros de plus cher, en fait, ça vaut la peine de les
17:16mettre.
17:16Donc, il y a des consommateurs qui sont prêts à payer plus cher pour avoir des produits de meilleure qualité,
17:20quitte encore une fois, pour le coup, avoir une durée de vie plus longue.
17:24Voilà, c'est quelque part un investissement.
17:25Oui, tout à fait. Et nous, notre travail, c'est de donner ces informations-là,
17:28permettre à nos clients de faire des choix et puis de se battre, parce que c'est notre ADN depuis
17:3225 ans,
17:33pour que les produits plus responsables, plus réparables, reconditionnés, en fait, ils soient accessibles au plus grand nombre.
17:39Et du coup, c'est toute la logique de partenariat qu'on a aussi avec nos marques,
17:42avec les vendeurs qui vendent sur notre plateforme pour, en fait, construire ces promotions.
17:45J'évoquais les temps forts promotionnels. En fait, on va dire à nos fournisseurs,
17:49écoutez, on a envie de pouvoir proposer, par exemple, une machine à laver plus réparable.
17:54Quel est le fournisseur qui a envie de, quelque part, faire un effort pour le rendre accessible au plus grand
18:00nombre ?
18:00Parce qu'on est convaincu, et c'est vraiment notre bataille, qu'on ne doit pas forcer les Français
18:03à choisir entre, quelque part, leur pouvoir d'achat et leur désir de mieux consommer.
18:07Et que ça, c'est notre mission au quotidien de réconcilier ces deux enjeux.
18:10Sur les produits reconditionnés, il y a vraiment un engouement.
18:14C'est entrer dans les mœurs, c'est-à-dire que c'est plus tabou, j'ai envie de dire,
18:18d'acheter reconditionné,
18:19ou ça reste quand même largement cantonné aux produits techno, smartphone, tablette ?
18:24Ou non, d'ailleurs ?
18:25Non, pour le coup, on voit que ça essaie dans énormément de catégories.
18:27Donc, vous l'évoquez, les smartphones, c'est le cœur du marché.
18:31Nous, on va en vendre plusieurs millions de téléphones reconditionnés chaque année.
18:35C'est un téléphone sur trois, vendu sur Cdiscount, qui est un téléphone reconditionné.
18:38Donc, on n'est plus dans un effet de mode, on est dans une consommation qui est une consommation, quelque
18:42part, classique.
18:44On voit que ça se développe sur d'autres catégories.
18:47Je pense notamment, on le voit sur les électroménagers.
18:50Et puis, on commence à le voir sur des catégories comme la puériculture.
18:53Donc, on a des poussettes, on a du jouet.
18:55Notamment, on a une entreprise bordelaise qui s'appelle Dezio, qui va reconditionner des Legos,
19:00avec du coup des prix qui vont être parfois 30-40% moins chers que les mêmes Legos 9.
19:03Et vous êtes sûr d'avoir toutes les pièces dans la boîte, ce qui est le challenge sur les Legos,
19:06comme vous en achetez parfois d'occasion.
19:08Donc, on voit bien que c'est un mode de consommation qui est différent,
19:12mais qui en fait est tout à fait aligné avec à la fois cet enjeu de pouvoir d'achat,
19:16et puis cet enjeu d'achat plus responsable.
19:18C'est-à-dire un achat qui a du sens là où quelque part, il y a peut-être dix
19:20ans,
19:20c'était vu comme un achat un peu honteux.
19:22Aujourd'hui, c'est un achat qui a du sens parce que quelque part,
19:25ce produit que quelqu'un n'utilisait plus, moi, je vais l'utiliser.
19:28Et ça m'évite d'acheter du neuf.
19:30Oui, vous précisez que le reconditionner, ce n'est pas de la seconde main.
19:33Le reconditionner, c'est plus fiable parce que c'est remis en état par des professionnels.
19:37Tout à fait.
19:38Certifiés, pas toujours chez vous, j'imagine que oui.
19:40Oui, nous, pour le coup, c'est un élément important.
19:42On a vraiment un engagement de professionnels sur la qualité.
19:45On suit la qualité réelle des produits, notamment en regardant les retours des clients,
19:50ce qui nous permet d'assurer un haut niveau de service et puis des éléments de garantie.
19:55Qu'est-ce qu'ils sont ces professionnels d'ailleurs qui remettent en état ?
19:59Ils ont des logiques souvent très industrielles.
20:01C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, pour reconditionner des téléphones,
20:03ça veut dire que vous êtes capable de les évaluer,
20:05que vous êtes capable de les démonter, d'avoir accès à des pièces de rechange.
20:08En fait, vous avez des entreprises qui ont monté des mini-usines,
20:11parce que vous n'avez pas besoin de 5 000 m² pour le faire,
20:14mais qui sont en fait des usines de reconditionnement.
20:17Et donc, c'est important d'avoir des acteurs qui ont ce savoir-faire technique
20:21pour réussir à le faire.
20:22Par exemple, on l'a développé avec un partenaire Envie,
20:24qui est l'entreprise de l'économie sociale et solidaire,
20:27sur les trottinettes électriques.
20:28Donc en fait, on travaille avec eux.
20:30Quand on récupère des trottinettes électriques,
20:31qui sont des retours de nos clients,
20:33on leur confie pour qu'ils puissent les reconditionner
20:36et qu'ils puissent ensuite les revendre sur notre marketplace.
20:38Donc, il y a aussi un travail de la part des distributeurs
20:40de pousser à la construction de ces filières de reconditionnement,
20:44parce que tout l'enjeu, c'est de récupérer les produits,
20:47quelque part, qui ont besoin d'une seconde vie,
20:49d'avoir les bons partenaires qui savent faire ce reconditionnement,
20:51de préférence le plus près possible.
20:53On est basé à Bordeaux,
20:54donc le fait d'avoir un partenaire à Pau, c'est intéressant.
20:57Et puis derrière, d'être capable de les proposer
20:59au meilleur prix au consommateur.
21:00Ça veut dire que pour le consommateur,
21:03le reconditionner, ça permet de s'offrir des produits
21:05qu'on ne pourrait pas forcément s'acheter dans le neuf.
21:08Vous allez avoir des décotes qui vont aller
21:10suivant les catégories entre 20 et 50 %.
21:12Par exemple, on a fait du reconditionné sur des matelas
21:14avec la marque Emma.
21:16Vous allez avoir des prix qui sont plus de deux fois moins chers
21:18que le neuf.
21:19Donc en fait, on a vraiment cette dimension
21:22de rendre accessible.
21:23Et on le voit, il y a des marques
21:25qui commencent à prendre cette dynamique-là.
21:27Je pense notamment au groupe Seb
21:28qui commence à proposer des produits reconditionnés
21:30qu'en fait, ils vont récupérer et reconditionner.
21:32Et en fait, c'est aussi une façon pour les marques
21:34d'aller chercher des clients
21:35qui n'auraient pas forcément fait la montée en gamme,
21:38j'allais dire, jusqu'à cette marque-là
21:39avec un budget sur du neuf
21:40et qui du coup trouve cet accès.
21:42L'exemple d'Apple est à cet exemple éclairant.
21:45Vous avez aujourd'hui des téléphones iPhone
21:48reconditionnés à moins de 200 euros.
21:49Là où si vous achetez un iPhone 9,
21:51vous êtes minimum 600-700 euros.
21:52Vous parlez de montée en gamme,
21:53ça veut dire que certains pourraient vous dire
21:54que quelque part,
21:57quand on bascule dans le reconditionné,
21:58on perd un petit peu en qualité.
22:00Il n'y a pas ce risque-là
22:00que certains consommateurs basculent
22:02vers quelque part moins d'une qualité moindre,
22:05faute de moyens ?
22:06Nous, c'est le contraire qu'on voit
22:08avec le reconditionné.
22:08C'est-à-dire que pour le coup,
22:09on a plutôt une montée en qualité
22:11parce que du coup,
22:12les consommateurs vont pas forcément baisser
22:15le budget qu'ils avaient prévu de mettre
22:16dans cet achat-là.
22:17Mais au lieu d'acheter un produit
22:18peut-être un peu moins qualitatif,
22:20un peu moins responsable,
22:21on l'évoquait,
22:22en fait, ils vont faire le choix
22:23d'un produit de meilleure qualité,
22:25reconditionné,
22:26et reconditionné par un professionnel
22:27avec une garantie
22:28et tout ce qui va avec
22:29pour du coup pouvoir en profiter longtemps
22:32et avoir ce gage de qualité.
22:34Et sur cette garantie justement,
22:36comment garantir que les produits
22:37restent fiables et de qualité ?
22:38Comment on rassure les clients,
22:40ceux qui nous regardent,
22:41qui sont encore dubitatifs ou sceptiques ?
22:43Déjà, il y a une garantie légale
22:45et après, c'est un engagement
22:48notamment de nos partenaires vendeurs
22:49que nous, on va surveiller
22:50et c'est un des éléments importants
22:52de la confiance que Cédiscount
22:54construit avec les consommateurs français.
22:56C'est que dans tous les cas,
22:57Cédiscount intervient
22:58pour assurer que le vendeur
22:59remplisse ses obligations
23:00vis-à-vis des consommateurs
23:02et on surveille
23:03et notamment des vendeurs
23:04qui ne seraient pas au rendez-vous.
23:06Du coup, ils sont...
23:07Même pour la partie place de marché,
23:09marketplace,
23:10parce qu'on dit que la traçabilité
23:11possiblement, il y a la qualité peut-être
23:13et n'est pas totalement au rendez-vous,
23:15en tout cas,
23:15en matière de remise en état.
23:17Là, pour le coup,
23:18nous, c'est un engagement très clair
23:19qu'on a vis-à-vis des consommateurs
23:21qui nous font confiance.
23:21Ce qui vient d'acheter sur Cédiscount,
23:22c'est que nous,
23:23cette question de la qualité,
23:25c'est un élément majeur
23:26et on va être aux côtés de nos clients.
23:27S'il peut y avoir,
23:29dans certains cas,
23:30des difficultés,
23:31on intervient aux côtés de nos clients
23:32pour assurer que les vendeurs
23:36remplissent leurs obligations.
23:36Il y a besoin de rassurer encore
23:37les consommateurs,
23:39les gens qui sont inquiets
23:39et qui n'ont pas confiance.
23:40Je pense que tant que vous n'avez pas
23:42fait un premier achat,
23:43vous avez peut-être un petit doute.
23:44Et puis la réalité,
23:44c'est qu'en fait,
23:45quand vous faites un premier achat,
23:46que vous voyez que les téléphones
23:48fonctionnent très bien,
23:49que vous voyez que vous avez pu
23:51vous offrir un Lego
23:52pour 40% moins cher,
23:53en fait, vous vous dites
23:54que c'est des gens sérieux.
23:56C'est une marketplace sérieuse,
23:57c'est une place de marché,
23:58c'est un site e-commerce sérieux.
23:59Et donc, c'est un mode de consommation
24:01qui, pour moi,
24:01va rentrer dans ma consommation classique
24:04parce qu'à la fin,
24:05et je l'évoquais,
24:06c'est bon pour le pouvoir d'achat,
24:07c'est bon pour la planète également.
24:10Ça marchait,
24:11le reconditionné,
24:12qui augmente de combien par an ?
24:14Nous, entre 2023 et 2025,
24:16on a vendu deux fois et demi
24:17plus de produits reconditionnés.
24:19Voilà.
24:19Donc, il y a une vraie tendance.
24:21On est vraiment sur un changement massif
24:24des modes de consommation.
24:25C'est tout le marché
24:25qui est comme ça aussi ?
24:27Je pense qu'on fait partie
24:28des acteurs qui tirent le mieux
24:29leur épingle jeu
24:30parce qu'on a ce partenariat fort
24:32avec les vendeurs
24:32que le modèle marketplace,
24:33il permet d'aller chercher aussi
24:36des nouveaux vendeurs
24:37qui vont créer
24:39leur petite usine de reconditionnement,
24:40vont choisir des créneaux différents.
24:42J'évoquais le jouet,
24:43j'évoquais la puriculture,
24:44j'évoquais la téléphonie.
24:45On le voit arriver sur l'électroménager,
24:47on le voit arriver sur l'informatique
24:48où ça se développe assez fort.
24:50Donc, en fait,
24:51c'est aussi une porte d'accès
24:54pertinente pour ces entrepreneurs-là
24:55de toucher des clients.
24:57Et puis derrière,
24:58on a la chance,
24:58j'ai évoqué,
24:59on a un Français sur trois
24:59qui nous rend visite.
25:01Donc, quand on a un produit
25:02reconditionné à un super prix,
25:04parfois, on est sold out,
25:06en rupture dans la journée.
25:08Aujourd'hui,
25:10on peut y payer des pénuries
25:11sur du reconditionné.
25:12Bien sûr,
25:13parce qu'aujourd'hui,
25:14le challenge des reconditionneurs,
25:15c'est d'avoir de l'offre.
25:16Sur les Legos,
25:17je peux vous assurer
25:18que quand on arrive
25:18avec un produit reconditionné,
25:21on peut parfois être en rupture
25:22dans la journée.
25:23Comment vous faites
25:23pour faire des réassorts ?
25:25Du coup,
25:25c'est nos partenaires
25:26qui vont chercher
25:27à récupérer des lots.
25:29Et aujourd'hui,
25:30dans pas mal de segments,
25:32je pense notamment
25:32électroménagers,
25:33l'un des enjeux,
25:34c'est de récupérer
25:35parfois les vieux électroménagers
25:36qui dorment
25:37chez les Français.
25:38Je pense notamment
25:39aux petits électroménagers,
25:40parce qu'en général,
25:40le gros électroménager,
25:41vous ne le gardez pas,
25:41mais les petits électroménagers,
25:42il y en a certains
25:42qui ne sont plus forcément utilisés
25:44et qui pourraient être
25:45reconditionnés
25:46et remis sur le marché.
25:47Et ça,
25:47c'est une bataille
25:48qu'on doit mener aussi
25:49aux côtés des reconditionneurs
25:50parce que c'est comme ça
25:50qu'on arrive à nourrir
25:51ce marché de la seconde main.
25:52Est-ce qu'on peut avoir
25:53des produits reconditionnés
25:54tout en étant
25:55à la pointe de l'innovation
25:56ou est-ce que c'est antinomique ?
25:58Vous êtes complètement
25:59à la pointe de l'innovation.
26:00Aujourd'hui,
26:01on a en produits reconditionnés
26:02des téléphones
26:03qui sont sortis
26:04sur le marché
26:05il y a moins d'un an.
26:06Vous allez avoir
26:07la même chose
26:08par exemple sur des nouveautés.
26:09Je pense à des produits
26:10d'électroménager,
26:12notamment parce qu'en fait,
26:13vous avez une partie
26:13du reconditionné
26:14qui vont être
26:14des retours produits
26:16des clients.
26:17C'est-à-dire qu'en fait,
26:17un client va acheter le produit,
26:18va le déballer,
26:18va commencer à l'utiliser
26:20et puis comme sur Internet
26:21vous avez 15 jours
26:21pour renvoyer votre produit
26:22si vous ne vous êtes satisfait pas,
26:24directement ça va vous faire
26:25des produits reconditionnés.
26:26Alors évidemment,
26:26nous on préfère
26:27que les clients gardent les produits
26:28mais on a monté par exemple
26:29dans notre entrepôt
26:31un petit labo de reconditionnement
26:32pour être capable
26:33de reconditionner les téléphones
26:35que nous renvoient les clients.
26:36Et donc en fait,
26:37vous pouvez avoir
26:38le dernier iPhone
26:39en reconditionné
26:40parce que s'il a été ouvert
26:41par un client...
26:41Ça n'arrive pas tous les jours ça.
26:42Je vous assurais
26:43qu'ils sont vendus rapidement.
26:44Oui, ça c'est sûr.
26:45Mais pas à moins 50%.
26:47Et pas à moins 50%.
26:48Mais ça n'empêche
26:48qu'il est rendu quand même
26:5010, 15, 20% moins cher
26:51que le téléphone neuf
26:52parce qu'il a été ouvert,
26:53parce qu'il est reconditionné.
26:54Et donc on voit bien
26:55que le reconditionné
26:57n'est pas du tout antinomique.
26:58Au contraire,
26:59ma conviction,
27:00c'est qu'il permet
27:01à nos consommateurs,
27:02aux Français,
27:03de mieux consommer
27:04au meilleur prix.
27:05Si l'inflation devait revenir
27:07et s'installer,
27:08est-ce que le modèle
27:09du reconditionné
27:09pourrait devenir central
27:11dans votre activité ?
27:12Ça pèse combien aujourd'hui ?
27:13Aujourd'hui,
27:14ça doit faire
27:16plus d'une dizaine de pourcents
27:17largement de notre activité.
27:18Mais ça pourrait faire
27:19beaucoup plus.
27:19Après,
27:20il croit toujours qu'il y ait du neuf
27:21avant d'avoir du reconditionné.
27:22C'est exactement ça.
27:23Aujourd'hui,
27:23comme je l'évoquais,
27:24l'un des freins reconditionnés,
27:26c'est les filières
27:27de récupération des produits
27:28et de reconditionnement.
27:29Donc ça,
27:30évidemment,
27:30ça se développe.
27:31Et puis après,
27:32il y a un enjeu
27:33de valeur des produits
27:34parce qu'évidemment,
27:36reconditionner
27:37un bel équipement
27:38d'électroménager
27:39à 400,
27:39500 euros
27:40en valeur neuve,
27:41en fait,
27:41il y a un modèle économique
27:42pour le reconditionner
27:43si vous le vendez
27:44avec une bonne décote.
27:45Quand vous avez des produits
27:46qui sont de moins bonne qualité
27:47à la base,
27:48et c'est ce qu'on commence à avoir
27:49y compris sur la seconde main
27:50dans la mode,
27:51c'est qu'en fait,
27:51il y a un enjeu
27:52à ce que les clients
27:54achètent en neuf
27:55des produits de bonne qualité
27:56pour que d'ailleurs,
27:57on puisse les reconditionner.
27:57Et donc,
27:58c'est pour ça que par exemple,
27:58la question que vous évoquiez
27:59au début de la discussion
28:00des produits plus réparables,
28:02c'est qu'en fait,
28:02aujourd'hui,
28:03vendre des produits plus réparables,
28:04c'est permettre,
28:05un,
28:05que les clients les conservent
28:06plus longtemps,
28:07et puis que le jour
28:08où ils souhaiteront changer,
28:09eh bien,
28:10on puisse les reconditionner
28:11et les remettre sur le marché.
28:12Et tout ça est vertueux.
28:13Et tout ça,
28:13à la fin est vertueux.
28:14Et nous,
28:14on est convaincus
28:14qu'en tant que premier acteur
28:16e-commerceur français,
28:18on a un rôle majeur à jouer
28:20et notre vision,
28:22c'est vraiment d'avoir
28:23une offre large,
28:24qualitative,
28:24et d'avoir la bonne information
28:25pour les clients.
28:26Parce que ce qu'on voit,
28:27c'est qu'on te donne
28:27la bonne info.
28:28Du coup,
28:28les clients,
28:28d'ailleurs,
28:29ils font des choix
28:29qui sont des choix
28:30plus éclairés.
28:33Allez,
28:33c'est la fin de Pourvu que ça dure,
28:37l'émission qui rend
28:37les co-responsables.
28:38Émission tournée
28:39depuis le bivouac
28:40de L'Oréal France.
28:41Pourvu que ça dure,
28:41c'est aussi du replay
28:42sur publicscène.fr.
28:44A très vite.
28:58Pourvu que ça dure,
28:59vous est présenté
29:00par Eden Red,
29:01leader des avantages
29:02aux salariés,
29:02qui améliorent
29:04la qualité de vie
29:04au travail des Français
29:05tout en soutenant
29:06l'emploi et l'économie locale.
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