Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts de la semaine au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Stéphanie Depierre (LCP-AN) et Alexandre Poussart (Public Sénat) reçoivent Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime et Henri Cabanel, sénateur de l'Hérault (groupe Radical). Cette semaine, on parle du projet de loi d'urgence agricole discuté à l'Assemblée, et du rapport de la commission d'enquête du Sénat qui dénonce les marges financières réalisées par la grande distribution. Année de Production :

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Générique
00:10Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:14l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement.
00:17Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
00:22Cette semaine, nous accueillons Benoît Biteau. Bonjour.
00:24Bonjour.
00:24Vous êtes député écologiste de Charente-Maritime et agriculteur bio.
00:27Et face à vous cette semaine, Henri Cabanel. Bonjour.
00:30Bonjour.
00:30Vous êtes sénateur de l'Hérault, membre du groupe RDSE au Sénat.
00:34Le groupe RDSE, c'est le groupe radical.
00:36Et je précise que vous avez également été agriculteur, viticulteur, engagé dans le bio.
00:40Au programme aujourd'hui à la loi d'urgence agricole, les députés ont commencé l'examen de ce texte,
00:45le troisième sur l'agriculture en trois ans.
00:48L'eau, la taille des élevages, le contrôle des produits importés.
00:51Les sujets sont multiples et inflammables.
00:53Et en deuxième partie, les marges dans la grande distribution.
00:57Les supermarchés font-ils trop de profits au détriment des agriculteurs qui ont du mal à s'en sortir ?
01:02Le Sénat avait lancé une commission d'enquête.
01:05Le rapport vient de sortir.
01:07Mais d'abord, le projet de loi d'urgence agricole débattu cette semaine à l'Assemblée nationale.
01:10Dario Borgogno.
01:15Elle était attendue depuis la colère des agriculteurs de l'hiver dernier.
01:19La loi d'urgence agricole arrive enfin dans l'hémicycle,
01:22présentée comme celle de la réconciliation avec le monde rural.
01:26Une réconciliation appelée de leur vœu par les agriculteurs.
01:29Jusqu'aux portes même de cette Assemblée, leur message était clair.
01:33Pour continuer à nourrir les Français dans de bonnes conditions,
01:36nous avons besoin d'eau, de moyens de production et de protection.
01:40Tout un programme décliné en 23 articles.
01:42Et les points de désaccord sont nombreux, notamment sur le modèle d'élevage.
01:46Le gouvernement pourrait être autorisé à faciliter l'installation d'exploitations intensives,
01:51comme les poulaillers géants.
01:52Quelle agriculture voulons-nous soutenir ?
01:54Une agriculture où des animaux passent toute leur vie enfermés sur du béton,
01:58sans jamais voir l'extérieur ?
01:59Ou une agriculture plus résiliente, plus autonome, ancrée dans les territoires ?
02:04Autre point sensible, la question de l'eau.
02:06Un quart des 2227 amendements déposés porte sur ce sujet.
02:10La loi prévoit de simplifier les procédures pour créer des stockages
02:14et notamment des méga-bassines, critiquées pour leurs effets sur l'environnement.
02:18Le stockage serait un remède magique.
02:21Cette solution n'en est pas une.
02:23La question de stockage, elle va devoir faire partie de nos politiques d'adaptation
02:28au réchauffement climatique.
02:30Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas.
02:32Sur les pesticides, un amendement des Insoumis a été adopté contre la volonté du gouvernement.
02:37Ce que nous proposons, c'est sont interdits à l'importation les denrées agricoles,
02:43toutes denrées, traitées avec des substances interdites en France.
02:47Oui, ça paraît du bon sens total.
02:50Vous allez créer une forme de faux espoir auprès des consommateurs.
02:53Elle n'est pas conforme aux droits européens.
02:55Les débats doivent s'étaler sur deux semaines, avant un vote solennel prévu le 2 juin.
03:00Benoît Biteau, ce projet de loi, il était attendu par certains syndicats agricoles
03:04qui ont relayé la colère des agriculteurs l'hiver dernier.
03:07Ça veut dire que ce texte, il est nécessaire ?
03:10Alors, ce texte, il est nécessaire si on part du fait qu'effectivement,
03:14il y a une colère du monde agricole, que des agriculteurs sont à l'os économiquement.
03:18Donc, on va être d'accord sur le constat, sur l'état des lieux, sur le diagnostic.
03:21Sauf que ce texte ne répond absolument pas à ce que demande le monde agricole.
03:25C'est exactement le même sujet que le projet de loi Duplon.
03:28C'est-à-dire qu'on est sur un texte qui s'adresse à une frange extrêmement faible du monde
03:33agricole,
03:34les 6% d'irrigants, parce que c'est que 6% des agriculteurs qui ont accès à l'eau
03:37d'irrigation,
03:38pour qui on va engager beaucoup d'argent public pour faire des mégabassines
03:41et continuer la fuite en avant, sans jamais répondre à une vraie problématique
03:45de gestion de l'eau cohérente.
03:47Et donc, là, on est encore sur une frange du monde agricole extrêmement restreint.
03:51sur les 3%, 3% d'éleveurs qui sont concernés par les installations classées
03:56pour la protection de l'environnement.
03:58Et donc, les 97 autres pourcents arrivent à faire de l'élevage
04:01sans être contraints par les normes ICPE.
04:05Donc, on est sur un texte qui s'adresse à cette frange de l'agriculture industrielle,
04:09mais en aucun cas répond aux difficultés du monde agricole.
04:14Et on a le même sujet que quand on parle de la politique agricole commune.
04:17On a 80% de l'enveloppe qui est captée par 20% des agriculteurs.
04:21Ça veut dire que 80% des agriculteurs se contentent des 20% de miettes
04:24que leur ont laissées les gros agriculteurs.
04:26Et on s'étonne qu'il y ait des difficultés de revenus.
04:28C'est pas en s'attaquant aux normes qu'on va régler le problème de revenus
04:31pour le monde agricole.
04:32– Henri Cabanel, à quoi va servir cette troisième loi
04:34en trois ans sur l'agriculture ?
04:36– Eh, ça sera une loi de plus.
04:38Alors, effectivement, on doit en débattre.
04:42Mais moi, ce que je regrette, c'est l'accumulation et la succession des lois
04:47les unes après les autres qui viennent après des crises ou pendant des crises.
04:54Donc, on répond à la crise.
04:56Et je crois que ce qui nous manque avant tout,
04:59c'est de ne pas se précipiter comme on le fait chaque fois après une crise.
05:04C'est de prendre un petit peu de hauteur.
05:06– Donc, celle-ci, elle est inutile ?
05:07– Elle n'est pas inutile parce que c'est une demande.
05:09Mais on répond précisément à une demande précise.
05:13Alors que l'agriculture doit répondre donc à une véritable stratégie
05:17où l'on doit effectivement dénommer les enjeux
05:23et construire une véritable stratégie et une véritable politique
05:26à moyen et long terme sur l'agriculture.
05:28Les agriculteurs ont besoin de visibilité.
05:31Et là, on répond toujours à une crise.
05:33– On est dans la réaction.
05:34– On est dans la réaction.
05:34Et il n'y a rien de pire pour le législateur que de répondre
05:38et de ne pas penser sur le fond à moyen et long terme.
05:42– Est-ce que c'est un texte qui favorise une minorité d'agriculteurs
05:45engagés dans une agriculture intensive, comme le dit Benoît Biteau ?
05:48– Moi, je ne le pense pas.
05:51Moi, d'abord, je pars du principe qu'on ne doit pas opposer les agricultures,
05:56qu'elles soient conventionnelles, durables, etc.
06:00Dans ce cadre-là, nous avons une agriculture, quand même,
06:04qui est reconnue en termes de sécurité, de santé et environnementale,
06:08comme la meilleure agriculture au monde, par rapport à notre pays agricole.
06:14Moi, c'est ma position.
06:16Mais ce que je défends, c'est qu'aujourd'hui, qu'on le veuille ou pas,
06:20nos agriculteurs diminuent, notre compétitivité diminue
06:25et chaque jour, chaque jour, il y a 27 fermes qui mettent la clé sous la porte.
06:31– On peut…
06:32– Donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on doit faire et comment doit-on réagir ?
06:36– Benoît Biteau ?
06:36– Les agriculteurs, les agriculteurs français,
06:39n'ont absolument pas peur de la compétitivité.
06:44Parce qu'on fait un métier comme ça, donc voilà.
06:46Ce qu'ils demandent, c'est de travailler avec les mêmes règles,
06:50au moins que leurs partenaires européens.
06:54Ce qui n'est pas le cas.
06:55Et cette loi vient amener, effectivement,
06:59le fait qu'on puisse avoir les mêmes règles
07:02qui nous permettent, donc, d'être un petit peu plus compétitifs
07:04par rapport, donc, à d'autres pays agricoles européens.
07:08– Mais le constat, on peut le partager.
07:11C'est-à-dire qu'effectivement, il n'y a plus d'agriculteurs qui s'installent,
07:13il y a des difficultés de revenus.
07:14Sauf que, c'est la conséquence de quoi ?
07:17C'est la conséquence des politiques successives
07:19qu'on a mises en place depuis des décennies.
07:21Et ce n'est pas nous, les écologistes, par exemple,
07:23qui sommes à l'origine de la difficulté
07:25d'installation des agriculteurs.
07:26On n'a jamais été au pouvoir sur les sujets agricoles,
07:28ni à Bruxelles, ni en France.
07:30C'est précisément les politiques publiques
07:32qui ont été imaginées, avec la FNSEA,
07:34qui murmure à l'oreille des ministres de l'agriculture successifs,
07:38et qui ont dicté les politiques publiques,
07:40qui ont mis l'agriculture dans la situation
07:41où elle est aujourd'hui, avec 50% des agriculteurs
07:44qui vont partir à la retraite,
07:45et personne pour le renouveler,
07:47avec aucune visibilité sur le revenu,
07:49aucune visibilité sur les projets pour les agriculteurs.
07:53Et donc, en vérité,
07:56tous les ingrédients manquent pour un renouvellement
07:59des générations, pour créer de l'attractivité.
08:01Et ce qu'on voudrait faire avec cette loi,
08:03c'est remettre en selle les solutions
08:06qui ont été mises en place
08:09et qui ont conduit l'agriculture
08:10dans la passe dans laquelle on est.
08:11– Les vieilles recettes selon vous.
08:12– Einstein disait,
08:13ce n'est pas avec ceux qui sont à l'origine du problème
08:15qu'on va trouver la solution,
08:16et c'est ce qu'on voudrait faire avec ce projet de loi.
08:17– Alors, l'un des points sensibles de ce débat,
08:19c'est la question de l'eau,
08:20l'eau qui se fait de plus en plus rare dans notre pays.
08:22Henri Cabanel, ce projet de loi,
08:24il facilite le stockage de l'eau pour les agriculteurs.
08:26Est-ce que vous êtes favorable à ce type de disposition,
08:29ou est-ce que vous dites,
08:30comme les détracteurs de ce texte,
08:32que c'est un texte qui favorise les méga-bassines
08:34et l'accaparement de la ressource en eau ?
08:36– Ce dont je viens d'évoquer
08:37par rapport à un peu de prise de hauteur.
08:40Et les enjeux.
08:41Les enjeux principaux sont le changement climatique
08:44et l'adaptation de notre agriculture
08:46au changement climatique.
08:47Le changement climatique,
08:49il y a des périodes de plus en plus sèches.
08:52Chez moi, dans le département de l'Hérault,
08:54on connaît ça.
08:56Chez nos voisins, les PO, encore plus.
08:58Donc, il n'y aura pas d'agriculture sans eau.
09:03Mais, pour quelle agriculture ?
09:05C'est là qu'il faut se poser la question.
09:06Et aujourd'hui, en tout cas, moi je l'ai dit plusieurs fois
09:10et j'apporterai un amendement
09:11s'il n'a pas été déposé ici à l'Assemblée nationale.
09:15Moi, je suis pour l'utilisation d'une eau,
09:18raisonnablement,
09:19pour pouvoir subvivre par rapport à l'agriculture d'un territoire.
09:25Mais attention, il faut que ça soit conditionné.
09:29Il ne faut plus amener de l'argent
09:31sans qu'en retour, il n'y ait pas quelque chose.
09:34Là, vous êtes d'accord ?
09:35Et dans ce cadre-là...
09:37Il faut quand même des réserves, des bassines ?
09:39Dans ce cadre-là,
09:41on sait très bien que,
09:42là, on vient de connaître, nous,
09:44un hiver très pluvieux
09:46où il y a des millions de mètres cubes
09:48qui sont partis à la mer.
09:50On peut, effectivement, arriver à trouver
09:52en sorte de pouvoir arriver à stocker
09:54cette eau pour permettre,
09:56dans des périodes plus sèches,
09:57de la réutiliser.
09:58À une condition,
10:00moi, en tout cas, j'y tiens,
10:01à une condition,
10:03c'est qu'on oblige,
10:05quelque part,
10:06l'agriculteur qui va demander de l'eau
10:09de restructurer son sol.
10:11Parce qu'on a un gros problème
10:12de déstructuration des sols.
10:14Parce qu'amener de l'eau dans du sable,
10:17ça n'amènera rien du tout.
10:19C'est marrant ce que vient de dire M. Cabanel,
10:21parce que moi, je suis agriculteur
10:21sur une commune qui s'appelle Sablonceau.
10:25Je ne l'ai pas volé, hein.
10:26Quand vous baladez chez moi,
10:27vous savez que le sable,
10:28il n'est pas loin.
10:28Ce n'est pas par hasard
10:29que ça s'appelle Sablonceau.
10:30Et donc, je ne peux que valider.
10:32Mais, en vérité,
10:34moi, j'ai un vrai problème
10:35et ça nous a été répété
10:36je ne sais combien de fois hier,
10:37puisque c'était la grande journée
10:39du débat sur le stockage de l'eau
10:40hier à l'Assemblée nationale.
10:42Il n'y a pas d'agriculture
10:43sans irrigation.
10:45Aujourd'hui, il y a seulement 6%
10:46des agriculteurs
10:47qui ont accès à l'eau d'irrigation.
10:48Je trouve ça proprement insultant.
10:51Mais avec le réchauffement climatique,
10:52certains agriculteurs disent
10:53qu'il va falloir de plus en plus
10:55stocker l'eau.
10:56On va y venir.
10:57Et donc, il y a...
10:58Pour le moment,
10:59dans ce texte de loi,
11:01et ça a été un de mes combats
11:03d'ailleurs dans la journée,
11:05on ne remet pas en cause
11:06les références historiques.
11:08Et donc, ça veut dire
11:09qu'on est en train de créer
11:10du stockage de l'eau
11:11pour continuer de garder l'eau
11:13dans une chasse gardée
11:14de ces 6% d'agriculteurs
11:16qui ont accès à l'eau
11:17parce qu'il y a 10 ans,
11:18il y a 20 ans,
11:18il y a peut-être 30 ans,
11:19ils ont planté le bâton là
11:20en disant
11:21là, j'ai fait un forage,
11:22là, j'ai tant de volume
11:23et maintenant,
11:24je veux disposer de ces volumes.
11:25Et comme, effectivement,
11:26on est dans un phénomène
11:27de dérèglement climatique,
11:29eh bien, ces volumes
11:30sont difficilement accessibles
11:31et donc, on veut les mettre
11:31dans des mégabacines.
11:32Mais à aucun moment,
11:33ces mégabacines n'ouvrent
11:35la porte à de l'eau
11:37pour des nouveaux entrants
11:38en agriculture.
11:39Donc, on est en train
11:40de sanctuariser
11:41pour une partie
11:42de la population agricole
11:43les volumes d'eau.
11:43Je veux juste terminer
11:44par ce que vous disiez,
11:46le dérèglement climatique.
11:47Il y a le dérèglement climatique,
11:49mais il y a aussi
11:50ce qu'on a fait
11:50sur les territoires
11:51depuis 60 ans.
11:52Qui a arraché les haies ?
11:53Qui a arraché les armes ?
11:54Qui a rectifié les cours d'eau
11:56pour que ce soit
11:57des autoroutes de l'eau
11:57qui, d'ailleurs,
11:58au bout du bout,
11:59créent des inondations
12:00parce que, chez vous,
12:02on a les extrêmes,
12:03des phénomènes de sécheresse,
12:04vous parliez de l'Aude
12:06ou des Pyrénées-Orientales,
12:08et puis, de temps en temps,
12:09des phénomènes
12:09d'inondations incroyables.
12:11C'est bien le symbole
12:13d'un territoire
12:15qui a été mal aménagé.
12:18Parce que ce n'est pas
12:19aussi manichéen
12:19que veut dire Mme Gennevard.
12:21Il n'y a pas des anti-irrigation,
12:22des anti-stockage.
12:24Moi, je suis là
12:24pour témoigner.
12:26Dans mon parcours politique,
12:27j'ai écrit des documents
12:28qui montrent
12:29à quel point
12:29le stockage peut être important.
12:31Mais il faut passer
12:31par les préalables.
12:32Ça mérite d'être terminé,
12:33la démonstration.
12:34Il faut passer par les préalables
12:35du réaménagement du territoire.
12:37C'est-à-dire que,
12:38si on veut avoir de l'eau
12:39pour les mettre dans le stockage,
12:41il va falloir reméandrer
12:42les cours d'eau,
12:42replanter les arbres,
12:43recréer les zones de crues,
12:47et ça va être d'autant plus vrai
12:49sur fond de dérèglement climatique,
12:51il va falloir l'accueillir,
12:52la ralentir, la retenir
12:53pour pouvoir en disposer
12:54ensuite pour les mettre
12:56dans les équipes de stockage.
12:57On parle de la question
12:58des pesticides également
12:59dans ce débat
12:59puisqu'Henri Cabanel,
13:00vous êtes co-signataire
13:01de la proposition de loi
13:02du plomb 2
13:03qui prévoit d'autoriser
13:05par dérogation
13:05l'utilisation de néonicotinoïdes,
13:08notamment l'acétamipride
13:09pour certaines cultures.
13:11Cette loi du plomb,
13:11il y a eu un grand débat
13:13l'année dernière
13:14et la droite et l'extrême droite
13:15dans ce texte à l'Assemblée
13:16ont voulu réintroduire
13:18ces dispositions
13:19par voie d'amendement.
13:20Cela a été déclaré irrecevable
13:22par l'Assemblée nationale.
13:24Pas de débat à l'Assemblée
13:25de nouveau sur ces questions.
13:27Vous le regrettez.
13:28Est-ce que vous dites
13:28qu'on va essayer de réintroduire
13:29cette loi du plomb au Sénat
13:31lors de l'examen
13:31de ce texte agricole ?
13:32Comme je pense
13:34que je ne doute pas
13:34un seul instant
13:35que mon collègue du plomb
13:37va user tous les moyens
13:39pour la réintroduire
13:40dans ce projet de loi.
13:43Mais là aussi,
13:43je pense qu'il faut arrêter
13:45la démagogie.
13:47Aujourd'hui,
13:48je l'ai dit tout à l'heure,
13:50on ne doit pas opposer
13:50les agricultures.
13:52Mais il faut faire un constat.
13:54Ce qu'on n'est pas capable
13:55de produire en France,
13:57on l'importe.
13:58Et si aujourd'hui,
14:00j'étais co-signataire
14:01de cette proposition de loi,
14:03j'étais en totale opposition
14:06quand M. Duplomb
14:07a fait son premier texte.
14:09Totalement en opposition.
14:10parce qu'il voulait
14:11se séparer de l'ANSES,
14:12il voulait réintroduire
14:14dans toute sa généralité
14:15la cette année.
14:16C'est un texte plus large.
14:17Etc.
14:18Moi, il y avait des lignes rouges
14:19qu'il ne fallait pas franchir.
14:20On est revenu petit à petit
14:22sur ce texte-là.
14:23Je reste dans les convictions
14:25qui sont les miennes,
14:26opposées à la surtransposition
14:28des règles européennes.
14:29Ça, ça n'est une.
14:30J'ai voté la loi en 2018
14:32concernant...
14:33C'est-à-dire être plus strict
14:34que l'Union européenne
14:35sur les pays.
14:35Et je regrette,
14:36et pour ce texte-là
14:38comme pour les autres,
14:39qu'on ne prenne pas
14:40suffisamment de temps
14:42pour étudier
14:43et faire des études
14:45d'impact dignes de ce nom.
14:46Parce qu'on se sera aperçu
14:47effectivement quelques années
14:48plus tard
14:49qu'il y a des filières
14:50qui sont donc exemptes
14:53de produits
14:54parce qu'ils n'ont pas
14:55de produits de substitution
14:56et qui sont en train
14:57donc de disparaître.
14:58Pour autant,
15:00notamment la noisette,
15:01on continuera
15:02à consommer du Nutella
15:03et à importer des noisettes.
15:05qui sont traitées
15:06par l'acétamipride.
15:07Parce que...
15:08Benoît Abito.
15:09Chacun son rôle.
15:10Et aujourd'hui,
15:11la loi a enlevé
15:13les néonicotinoïdes
15:14et notamment
15:15l'acétamipride.
15:16Mais l'ANSES,
15:17qui est l'association sanitaire
15:19qui régule donc
15:20la santé,
15:21elle ne l'a pas levée.
15:23Pas plus que l'EFSA.
15:25Donc, voilà.
15:25Ça, c'est l'Agence
15:26sanitaire européenne.
15:27La réaction de Benoît Abito
15:28sur cette question ?
15:29Moi, je n'ai pas envie
15:29de mettre dans la balance
15:31et d'opposer
15:33la capacité à produire
15:34et la santé publique.
15:35Moi, je viens
15:35d'une circonscription
15:37où il y a six fois plus
15:38de cancers pédiatriques
15:39que partout ailleurs en France.
15:40Et où le lien...
15:42La Charente-Maritime.
15:43La Charente-Maritime,
15:44la Plaine de Nice.
15:45Et où le lien
15:46entre l'utilisation
15:47des pesticides
15:47et ces cancers pédiatriques
15:48est aujourd'hui
15:49de plus en plus démontré.
15:52Moi, j'invite
15:52tous ces gens
15:53qui nous disent
15:53on a besoin
15:54de ces pesticides
15:55pour faire de l'agriculture
15:56à venir à ma permanence
15:58et rencontrer les parents
15:59de ces gamins
16:01qui vont en chimiothérapie,
16:03de rencontrer ces parents
16:04pour certains d'entre eux
16:05qui les ont conduits
16:07dans leur dernière demeure
16:09et leur dire
16:09non, mais écoutez,
16:10mesdames et messieurs,
16:12on ne peut pas faire autrement,
16:13on a besoin de pesticides
16:14pour parler d'économie agricole.
16:16Eh bien, moi,
16:16ça, je ne sais pas faire.
16:17Et j'ai invité
16:18Mme Gennevard
16:19à venir le faire avec moi.
16:20La ministre de l'Agriculture.
16:21J'attends toujours
16:22qu'elle vienne rencontrer
16:23ses parents.
16:24six fois plus
16:25de cancers pédiatriques
16:26que partout ailleurs en France.
16:27Et on voudrait
16:28nous parler d'économie.
16:29Sauf que quand on y regarde de près,
16:31et là, je reprends
16:32ma casquette d'agronome,
16:33quand moi,
16:34je vais rencontrer
16:34les agriculteurs
16:35qui n'utilisent plus
16:36d'acétamipride
16:36chez les producteurs
16:38de métraves,
16:39eh bien, ils me disent
16:40on a trouvé des solutions.
16:41À toujours d'aller voir
16:42que ceux qui utilisent
16:44des pesticides,
16:45on va avoir toujours
16:46un discours qui nous dit
16:47on ne sait pas faire autrement
16:48et ne supprimez pas
16:49les pesticides
16:50si on n'a pas de solution.
16:51Eh bien, moi,
16:51j'ai une solution
16:51qui existe depuis longtemps,
16:53l'agronome.
16:54Et moins on utilise
16:55de pesticides,
16:56moins on en a besoin.
16:57Et plus on en utilise,
16:58plus on en a besoin.
16:59On a bien compris.
17:00On va passer au second thème
17:01de cette émission.
17:01On va parler donc
17:02du revenu des agriculteurs.
17:04Alors que la commission
17:04d'enquête du Sénat
17:05sur les marges
17:06a réalisé un rapport
17:07sur la grande distribution
17:08et ses fournisseurs.
17:10Elle l'a publié ce jeudi.
17:11Les sénateurs dénoncent
17:12des pratiques commerciales
17:14des supermarchés.
17:15Écoutez les détails
17:17de ce rapport
17:17avec Clémentine Louise.
17:22C'est une guerre silencieuse
17:24mais douloureuse
17:25pour vos économies.
17:26Celle des prix.
17:28Sur les 1,85 €
17:29que coûtent ces œufs
17:30de poule élevés
17:31en plein air,
17:32savez-vous
17:32quelle est la part
17:33que touchera l'éleveur ?
17:35Selon le rapport
17:36de la commission d'enquête,
17:37les éleveurs toucheraient
17:38moins de 5 % du prix,
17:40soit 0,08 centime d'euro.
17:43L'industriel touche
17:45quant à lui 32 centimes
17:46et le distributeur
17:481,44 €.
17:50La répartition de la valeur
17:51serait donc très déséquilibrée
17:53au profit
17:53de la grande distribution.
17:55Nous avons effectivement
17:56des marges
17:57qui sont captées
17:58par la grande distribution
17:59et qu'il y a un transfert
18:00de marge des industriels
18:01vers la grande distribution.
18:03Avant, nous avions
18:04effectivement des marges
18:04plus importantes
18:05dans l'industrie agroalimentaire.
18:08Ce n'est plus le cas aujourd'hui
18:08et qu'il faut faire attention
18:10parce que cela met en danger
18:11nos industriels
18:13agroalimentaires.
18:14Le rapport montre
18:15que 30 % des industries
18:17agroalimentaires
18:18sont déficitaires
18:19et donc en danger.
18:20La commission pointe également
18:22la brutalité
18:22des négociations commerciales.
18:24Les distributeurs
18:25recourent volontiers
18:26à l'intimidation
18:27et la contrainte
18:27envers les industriels.
18:29Face à ces conclusions,
18:30le PDG de Carrefour
18:31se dit estomaqué.
18:33Ces conclusions,
18:34elles sont à la fois
18:35irrespectueuses
18:36de notre métier,
18:37toutes les caricatures
18:38sont grotesques.
18:38Deuxièmement,
18:39elles montrent
18:39à chaque fois
18:40une tendance
18:41du législateur
18:42ou en tout cas
18:43un certain nombre
18:43de parlementaires.
18:44Il y a une volonté
18:45dans ce pays
18:46de tout administrer,
18:47de tout rigidifier,
18:48de tout contrôler,
18:48de tout encadrer,
18:49de tout plafonner.
18:50La commission montre également
18:51que des marges
18:52beaucoup plus importantes
18:53sont pratiquées
18:54sur des produits sains
18:55comme les fruits
18:55et les légumes.
18:56Les produits trop gras,
18:57trop sucrés
18:58sont quant à eux
18:59beaucoup moins margés.
19:00Au terme de 6 mois d'enquête,
19:02la commission suggère
19:03entre autres
19:03de publier chaque année
19:05la comparaison
19:06entre l'évolution
19:07des prix en magasin
19:08et celle des tarifs
19:09négociés
19:10avec les fournisseurs
19:11et d'instaurer
19:12en grande surface
19:12un affichage
19:14obligatoire des marges.
19:15– Henri Cabanel,
19:17vous avez entendu
19:17le PDG de Carrefour
19:18qui accuse les sénateurs
19:19d'avoir rendu
19:19un rapport grotesque
19:20et d'avoir la volonté
19:22de tout administrer.
19:23Qu'est-ce que vous répondez ?
19:24– D'abord,
19:25je tiens à saluer
19:25l'excellent travail
19:26de mes collègues
19:27donc Antoinette Gull
19:28et Anne-Catherine Loisier.
19:30Elles ont pris du temps,
19:326 mois de travail.
19:33Elles ont auditionné
19:34presque 200 personnes
19:37et aujourd'hui,
19:39les chiffres sont parlants.
19:40Alors,
19:41on peut entendre
19:42ce que dit
19:43M. Bompard.
19:44Il n'en demeure pas moins
19:45que sur 400 agriculteurs,
19:5226 industries
19:54et 3 groupements d'achats
19:56dont fait partie M. Bompard.
20:00Là, il y a une équité
20:02visible
20:03qui met en défaut
20:05les capacités de négociation
20:07des uns et des autres.
20:08Et ce qu'on a pu retenir
20:11dans les auditions
20:12et le travail
20:12qu'ont mené mes deux collègues,
20:14c'est la peur,
20:15l'attente
20:16de tous ceux
20:16qui venaient être auditionnés
20:18par, justement,
20:19la grande distribution.
20:20Donc, je pense
20:21qu'elles l'ont dénoncée.
20:22Elles ont eu raison.
20:24La problématique
20:25de tout ça, quand même,
20:26ça part
20:28de 2008
20:29avec la création
20:30de la LME
20:30qui a permis,
20:32justement,
20:32la loi de modernisation
20:33économique
20:34en 2008
20:35qui a permis,
20:36effectivement,
20:36le regroupement
20:37de ces distributeurs
20:39pour pouvoir négocier
20:41avec la fournisseur.
20:43En centrale d'achat
20:44française européenne.
20:45Nous avons essayé
20:47au Parlement
20:48de cadrer tout ça
20:49à travers
20:50les différentes lois,
20:51notamment les lois
20:52EGALIM
20:53qui se sont succédées.
20:54Mais,
20:56force de constater
20:57que la loi
20:58ne peut pas tout
20:58et qu'à un moment donné,
20:59il y a un sentiment
21:01de malhonnêteté
21:02de certains
21:03par rapport
21:03au partage de la valeur
21:04qui a été démontré
21:05avec le travail
21:06qui vient d'être fait.
21:07Benoît Abito,
21:08ce rapport,
21:08il dénonce
21:08l'agressivité commerciale
21:10de la grande distribution
21:11dans les négociations
21:12pour faire baisser les prix.
21:13Mais au final,
21:14cela se fait
21:14au bénéfice
21:15du consommateur.
21:16C'est pour le pouvoir d'achat.
21:18Oui, oui.
21:20Ça peut être l'approche.
21:22Moi, je voulais d'abord
21:22que mon collègue
21:24saluer le travail
21:24des deux sénatrices
21:25et en particulier
21:26Antoinette Gull
21:27qui est celle aussi
21:27qui avait levé
21:28le scandale
21:29des eaux
21:30de l'Eltel
21:31et tout ça.
21:32Donc, voilà,
21:32Nestlé,
21:33Nestlé Waters
21:34et compagnie.
21:35Donc, c'est plutôt
21:36quelqu'un
21:37qui lance l'alerte
21:38sur ces sujets-là.
21:39Effectivement,
21:40ce que nous disent
21:41les grands distributeurs,
21:42Leclerc, Carrefour,
21:43c'est de dire
21:44que tout ça
21:44est au service
21:45des consommateurs.
21:46Sauf qu'on peut avoir
21:48des politiques
21:48qui vont dans le sens
21:49de proposer
21:51une alimentation
21:51le plus bas possible
21:53pour le consommateur
21:54tout en respectant
21:55les producteurs.
21:56L'exemple du pain,
21:58alors on parle
21:58beaucoup du pain
21:59notamment quand on parle
22:00du canium,
22:01c'est un petit clin d'œil
22:01à la proposition de loi
22:03qui vise à essayer
22:04de nous protéger
22:05de la contamination
22:05au canium.
22:06mais c'est un bon exemple,
22:07c'est-à-dire que sur une baguette
22:08de pain qui est autour
22:09d'un euro 20,
22:11ce qui revient
22:13à l'agriculteur,
22:14donc la matière première
22:15qui vient à l'agriculteur,
22:16c'est 6 centimes.
22:18Donc,
22:18si on voulait vraiment
22:20avoir une politique
22:21qui va dans le sens
22:22de permettre
22:23des produits
22:24pas trop chers
22:25aux consommateurs
22:26et de préférence
22:27de bonne qualité
22:27parce que c'est dit
22:29dans votre sujet d'ailleurs,
22:30les produits
22:30où ça ne marche pas,
22:31c'est les produits
22:32qui sont dangereux
22:33pour la santé,
22:33les sucrés,
22:34les salés,
22:34les gras.
22:35Donc là,
22:36on voit bien
22:36qu'ils s'en moquent
22:37à ce moment-là
22:38du bien-être
22:39des consommateurs,
22:40ils s'en moquent
22:40de la santé publique.
22:41Mais reprenons
22:43l'exemple de la baguette,
22:44si on augmentait
22:45de 6 à 12 centimes
22:47le prix de rémunération
22:49aux agriculteurs,
22:50donc on double,
22:51ça représente
22:52que 6 centimes
22:53au bout du bout
22:54si on ne répercute
22:55que ça
22:55sur le prix
22:56de la baguette.
22:57Je ne suis pas sûr
22:58que le consommateur
22:58ne soit pas prêt
22:59à payer la baguette
23:00à 1,26 euros
23:01si ça double,
23:02je parle bien
23:03de doubler
23:03la rémunération
23:04de l'agriculteur.
23:05Et c'est ça
23:06qui manque
23:06dans le raisonnement
23:09des grands distributeurs.
23:11Justement,
23:11sur le revenu
23:12de l'agriculteur
23:13Henri Cabanel,
23:15il y a eu
23:15plusieurs lois
23:16égales menées
23:17sous Emmanuel Macron
23:18depuis 2017.
23:19On a l'impression
23:20qu'elles n'ont pas
23:21servi à grand-chose,
23:21qu'elles ne sont pas
23:22vraiment appliquées,
23:23pas de contrôle.
23:23Moi, je ne dirais pas
23:24qu'elles n'ont pas
23:25servi à grand-chose.
23:25Je pense que
23:26le fait
23:27de mettre
23:30Egalim
23:30en place
23:31et de pouvoir
23:33co-construire
23:34avec tous les acteurs
23:35autour d'une table,
23:36ça partait
23:37d'un bon sentiment.
23:38Il aurait fallu
23:39continuer
23:40effectivement
23:41dans cette démarche
23:42pour savoir
23:42à un moment donné
23:43qui jouait le jeu
23:44et qui ne le jouait pas.
23:45Et heureusement
23:46qu'il y a ce genre
23:46de travaux parlementaires
23:47qui peuvent le mettre
23:49en avant.
23:50Donc,
23:50aujourd'hui,
23:51s'il n'y a pas
23:52de revenu
23:53d'agriculteur,
23:55demain,
23:55il n'y aura plus
23:56d'agriculteur.
23:58D'où,
23:58effectivement,
23:59la prise de hauteur
24:00qu'on doit avoir
24:01dans une politique agricole
24:02parler de choses essentielles.
24:04Donc,
24:04on parle de tout
24:05mais on oublie
24:06le revenu agricole
24:07qui me paraît essentiel.
24:08C'est totalement indécent
24:11de voir que
24:11pour 100 euros
24:13que dépense
24:13un consommateur,
24:158 euros
24:16reviennent
24:17à l'agriculteur.
24:18il y a un gros problème.
24:20Donc,
24:20moi,
24:21je suis pour que
24:21tout le monde
24:22puisse gagner de l'argent
24:23mais de façon raisonnable.
24:25Je vais prendre
24:26mon cas personnel.
24:28Sur le vin,
24:30on a un circuit
24:32de commercialisation
24:33chez moi
24:33où on vend
24:34le vin en vrac.
24:36Il part
24:36des caves
24:38des vignerons
24:39à 85 centimes
24:40le litre.
24:41on le boit
24:42ici
24:43dans les troquets
24:45à 8 euros
24:46le verre
24:47de 12 centilitres.
24:48Il y a
24:48un gros problème.
24:50Benoît Abito,
24:51comment on fait
24:52pour améliorer
24:52le revenu agriculteur ?
24:53Il faut des prix planchers ?
24:54Alors,
24:55les prix planchers,
24:55pourquoi pas ?
24:56Mais les prix planchers,
24:57si on ne les adosse pas
24:58à des régulations
25:00de volume,
25:01ça ne marche pas.
25:02C'est-à-dire qu'on a voulu
25:03faire disparaître
25:03les quotas,
25:04on a pensé
25:04que c'était
25:05l'économie libérale
25:06qui allait réguler
25:07les marchés
25:07et en vérité,
25:08on ne sait pas
25:09faire des prix planchers
25:10si on n'est pas incapable
25:10de réguler.
25:11Et je reviens
25:12avec le projet
25:13de loi d'urgence agricole.
25:14À quel moment
25:15dans ce projet
25:15de loi d'urgence agricole
25:16on intègre
25:17les questions de revenus
25:18et on apporte
25:19des réponses
25:20qui satisfait
25:22ce que relèvent
25:25Antoine Edgul
25:25et sa collègue
25:26dans ce rapport ?
25:27Et c'est la fin
25:27de cette émission.
25:28Merci beaucoup
25:29d'avoir participé
25:30tous les deux.
25:31Merci de nous avoir suivis
25:32et on se retrouve
25:32la semaine prochaine
25:33pour un nouveau débat
25:34sur l'actualité du Parlement.
25:41Sous-titrage Société Radio-Canada
25:41Sous-titrage Société Radio-Canada
25:43Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations