00:00Dans la mesure où les sondages participent maintenant de la vie démocratique,
00:05il faut faire en sorte que, d'une certaine façon,
00:08il y ait une certaine certitude vis-à-vis de ces outils,
00:10parce que les théories du complot sont des choses assez communes
00:14dans la société qui est la nôtre,
00:16et moi je suis un partisan de donner l'ensemble des éléments d'information.
00:21Ce n'est pas encore exactement le cas.
00:23La commission des sondages en France est un...
00:27Comment le dire gentiment ?
00:28Est une structure relativement faible, pour le dire vraiment avec précaution.
00:32– Ok, bon, d'accord.
00:33Vous êtes très critique sur la commission des sondages.
00:35– Je pense qu'il faudrait complètement revoir à la fois sa composition,
00:39son fonctionnement,
00:40et une partie des informations que leur donnent les instituts.
00:44– Tiens, j'ai une proposition assez concrète.
00:46Par exemple, on parle souvent de marge d'erreur,
00:49donc ça veut dire, Valéria,
00:50qu'il y a en fait une fourchette de résultats à un candidat à la présidentielle.
00:54Il y est entre 20 et 24, par exemple.
00:58Est-ce qu'il ne faudrait pas afficher la fourchette plutôt que la moyenne ?
01:02– Oui, alors on sait en effet que c'est deux points de plus, deux points de moins
01:06quand un score apparaît dans un sondage.
01:10Oui, certainement, plus on donnera d'informations,
01:12plus en effet les résultats seront interprétés de la bonne manière.
01:16C'est vrai que ces marges d'erreur,
01:18c'est aussi utilisé par les politiques qui sont sondées pour dire
01:22« Oui, mais alors là, attention, je ne suis que deux points en dessous,
01:26donc finalement, c'est à peu près pareil ».
01:28C'est vrai que c'est pour les Français qui ne maîtrisent pas tous ces rouages,
01:33ça peut être une indication intéressante
01:36et éviter en effet de se faire un petit peu enfumer par les analyses
01:40qui sont proposées par les candidats qui sont sondées.
01:45Clairement, ils disent tous qu'il ne faut pas en tenir compte,
01:48ils en tiennent tous compte.
01:50– Dans leur stratégie.
01:51– Dans leur stratégie.
01:52– Bien sûr.
01:52– Et d'ailleurs, là, on le voit dans la campagne,
01:54que ce soit dans le bloc central et la droite ou à gauche,
01:57finalement, le départage est en train de se jouer en disant
02:01« C'est celui qui émergera des sondages ».
02:04– C'est-à-dire que ça prend la place des primaires, si je vous comprends.
02:05– Voilà, la primaire n'est plus à la mode,
02:07mais entre Édouard Philippe, Gabriel Attal, peut-être Bruno Retailleau,
02:12on sent bien que ce sera cette variable-là qui sera à regarder.
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