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  • il y a 4 heures


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00:01Si les inégalités entre hommes et femmes se creusent petit à petit tout au long de la scolarité jusqu'aux
00:07études supérieures,
00:08une fois arrivés dans la vie active, le fossé est immense.
00:11Sept chercheurs français sur dix sont des hommes.
00:16À quelques encablures de l'université Paris-Saclay, nous partons à la rencontre de Bérangère Dubrul,
00:22directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la turbulence.
00:27Vas-y, vas-y, démarre.
00:30C'est parti.
00:32Voilà, là, il y a plein de bulles.
00:34Donc là, c'est excellent.
00:35Vous voyez le turbulent ?
00:36Donc ce que vous voyez là, vous voyez de la turbulence.
00:39Donc c'est la même turbulence qui existe dans l'atmosphère, dans l'océan, au sein même de la Terre.
00:46Le but de cette expérience, c'est d'essayer de comprendre comment, dans les systèmes naturels,
00:53il peut se produire des changements soudains de circulation à grande échelle.
00:57C'est quand même très concret parce que ça changerait complètement le climat de la façade ouest de la France.
01:03Et on viendrait à un climat beaucoup plus continental comme celui qu'on observe à Montréal.
01:09Tout se passe bien.
01:11La manip est super, elle marche super bien.
01:14Magnifique.
01:15Il y a un très très beau seau.
01:16Et là, dans toute cette jungle-là, il y a notre précurseur de singularité.
01:22Super.
01:23Et c'est ça qu'on cherche.
01:24Eh bien, c'est ça qu'on cherche.
01:25C'est trop beau ça.
01:27Tu vois, c'est pour ça que je fais de la science depuis 30 ans, Nicolas.
01:30C'est un très très beau signal.
01:31Très important.
01:32Magnifique.
01:33Si aujourd'hui, elle concentre ses travaux sur les singularités des turbulences,
01:37c'est à l'âge de 8 ans qu'est née sa vocation pour la recherche,
01:40en découvrant la photo d'une femme, Marie Curie,
01:43à côté de grands scientifiques comme Louis Pasteur, Thomas Edison ou Albert Einstein.
01:48C'est en voyant des femmes scientifiques et œuvrées dans les sciences
01:52que les jeunes filles d'aujourd'hui peuvent s'imaginer en fait être en état.
01:57Et à l'heure actuelle, il y a trop peu de femmes.
01:59Que ce soit dans les médias, quand on interroge des scientifiques,
02:01c'est souvent des hommes.
02:03Même dans l'imaginaire, tous ces grands savants qui ont des prix et tout ça,
02:07vous verrez, c'est souvent des hommes.
02:09À titre personnel, j'ai eu de la chance.
02:11Dans mon enfance, j'étais beaucoup dans un environnement avec beaucoup de garçons.
02:14Donc en fait, ça ne m'a pas gênée parce que j'étais habituée.
02:16Mais je dois avouer que des fois, de me retrouver dans une conférence
02:19à être la seule femme parmi 50 hommes,
02:22c'est un peu pesant parce qu'on ne peut pas avoir tout à fait le même rapport.
02:28Celle qui a été élue femme scientifique de l'année en 2022
02:31estime qu'il est grand temps que les choses évoluent
02:33pour donner aux femmes la place qu'elles méritent.
02:36Selon elle, cela doit passer par l'instauration de quotas lors des études.
02:40Une partie des femmes s'émeut de ça
02:42parce que si on est arrivé là à cause du quota,
02:44c'est qu'on était moins bonnes qu'un homme et tout ça.
02:46Mais toutes les études montrent que, par exemple, il y a une étude suivante
02:48qui montre qu'à post égal, à niveau égal,
02:51en général, la femme a un CV deux fois supérieur à celui d'un homme
02:54pour arriver au même niveau.
02:56Donc à un moment, il faut amorcer la pompe.
02:58Et le meilleur moyen d'amorcer la pompe, c'est les quotas.
03:02Mais déjà, la première chose que je ferais,
03:03parce qu'il y a une histoire de vocabulaire,
03:05c'est que je n'appellerais pas ça des quotas, moi.
03:07J'appellerais ça des corrections de biais.
03:09Parce que c'est juste une correction d'un biais statistique.
03:12Donc je fais une correction de biais, c'est statistique,
03:15pour rétablir ce qui est juste la justice.
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