- il y a 9 heures
Ce vendredi 3 avril, Christopher Dembik a reçu Laurent Lamagnere, directeur général adjoint d’AlphaValue, dans l'émission Tout pour investir, la masterclass, sur BFM Business. Retrouvez l'émission tous les vendredis à 11h.
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00:00Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
00:04On se retrouve avec Laurent Lamanier, directeur général adjoint d'Alpha Value.
00:08Je suis ravi de vous accueillir.
00:09La dernière fois que je vous ai eu en plateau, vous avez eu la tâche très compliquée d'explicer de
00:13manière pédagogique les ventes à découvert.
00:15Ça a été excellent.
00:16On a discuté, on a échangé un peu par la suite et vous m'avez dit que vous avez une
00:19spécialité, notamment parmi tant d'autres,
00:21mais aussi d'investir sur les bourses des pays du Golfe et également d'Afrique du Nord.
00:26Et c'est vrai que c'est une zone finalement qui est très peu couverte, très peu connue.
00:30Et je vous avoue, à titre personnel, moi-même, je pense que je vais beaucoup apprendre lors de cet échange.
00:35Premier point, bien évidemment, parce qu'on s'intéresse aux pays du Golfe Persique.
00:39Donc automatiquement, il y a bien sûr cette thématique actualité sur la guerre en Iran.
00:43Est-ce que quel a été déjà l'impact initial ?
00:46On sait qu'il y a eu des bourses qui ont été fermées.
00:48Est-ce qu'on voit qu'il y a des flux de capitaux sortants de la part des investisseurs ?
00:50Est-ce que selon vous, c'est temporaire ?
00:52Et après, on ira un peu plus dans la pédagogie pour comprendre l'investissement sur le temps long.
00:58Alors effectivement, nous, on a une filiale à Tunisie qui couvre effectivement à la fois les marchés du Golfe Persique,
01:07mais aussi les marchés plus traditionnels d'Afrique du Nord.
01:13Alors pour répondre à votre question, c'est vrai qu'on a eu évidemment un impact assez neutre.
01:17Et si on prend les deux grands marchés, qui sont essentiellement le marché des Émirats et le marché saoudien,
01:23on a eu deux réductions un peu différentes.
01:25Le marché émirati a beaucoup plus baissé que le marché saoudien pour deux raisons.
01:31La première, c'est que c'est les Émirats qui ont essentiellement reçu l'essentiel des attaques.
01:37Donc c'est une première chose.
01:38Et leur capacité d'export, évidemment de pétrole, est beaucoup plus impactée,
01:43enfin est plus impactée que celle des Saoudiens.
01:46Donc on a eu mécaniquement un impact un peu négatif.
01:50Alors, pour revenir à votre question sur le plus long terme,
01:53nous, nous pensons toujours que, enfin, il est clair que si la guerre avec l'Iran s'arrête
01:58et qu'on revient au statut antérieur, il y a énormément de potentiel pour nous,
02:03notamment sur la zone des Émirats.
02:04Pourquoi ? Parce que, un, la valorisation est relativement attrayante.
02:08Et vous savez que les Émirats s'étaient un peu positionnés, on va dire, stratégiquement,
02:12pour devenir la Suisse ou le Singapour de la zone, en attirant énormément de capitaux.
02:18Et cette thématique nous semble effectivement assez porteuse sur le long terme.
02:24Voilà, la question, c'est pourront-ils le faire ?
02:26Donc la guerre en Iran, selon vous, ne rabat pas les cartes sur le fait que c'est une zone,
02:30aujourd'hui, qui peut être la Suisse, effectivement, de la zone.
02:33Alors, il y a un très gros départ, même chez nous, en interne,
02:37puisque certains disent l'idée que les Émirats étaient cette zone de sécurité
02:42à la fois juridique, fiscale, enfin, de tous les points de vue,
02:48la proximité avec l'Iran a complètement rebattu ces cartes,
02:53et ça, ça ne reviendra jamais.
02:54Et auquel cas, si c'est le cas, effectivement,
02:56tous les investissements qui ont été faits sont à risque,
03:00notamment l'immobilier, vous savez que le marché immobilier émirati,
03:04à la fois à Dubaï, mais aussi à Abu Dhabi, est très important.
03:08Les promoteurs immobiliers ont une place très importante dans les indices boursiers,
03:12et donc, si on devait avoir un reflux des investissements étrangers sur ces zones,
03:17là, effectivement, la dynamique changerait.
03:20Moi, j'ai plutôt le sentiment, ou l'espoir, pourrait-on dire,
03:23que la solution, la situation va se normaliser,
03:26et qu'à terme, les Émirats récupèrent.
03:31Alors, l'Arabie saoudite cherche un petit peu à reprendre aussi ce positionnement,
03:36mais que cette zone-là reste un havre qui attire l'investissement étranger.
03:41J'ai un peu envie de vous rejoindre, parce que je connais assez bien,
03:44notamment la bourse de Tel Aviv, qui a très, très bien performé.
03:47Alors, certes, si on regarde depuis vraiment le début du conflit,
03:49ça doit être moins 2%, mais elle a eu aussi des bonnes performances,
03:53et finalement, la proximité et les attaques avec l'Iran,
03:57à la toute fin, ne font pas que les investisseurs fuient le pays.
03:59Donc, ça peut tout à fait s'appliquer aux Émirats Arabes Unis à un certain stade,
04:02parce qu'ils offrent un cadre, dans tous les cas,
04:04qui est propice pour que les investisseurs restent.
04:06Voilà. Alors, sachant que le marché est un peu différent,
04:09puisque le marché Tel Aviv est très tech et défense.
04:13Avec plein d'entreprises qui sont cotées au Nasdaq.
04:15Exactement. Alors que sur la bourse, notamment des Émirats,
04:20vous avez beaucoup, à Abu Dhabi, de titres qui appartiennent encore à la famille régnante,
04:26et puis d'autres sociétés qui sont venues de ce côté,
04:29mais l'essentiel de la capitalisation boursière reste encore lié à la famille régnante.
04:33Donc, toute la stratégie d'Abu Dhabi et des Émirats en général,
04:38est d'attirer, de continuer d'attirer des capitaux extérieurs.
04:40Et là, c'est vrai que la question reste ouverte.
04:43Alors, quand on investit sur cette zone,
04:45soit par exemple les Émirats, voire même l'Arabie Saoudite,
04:48vous l'avez dit, on a bien sûr des entreprises de l'immobilier,
04:51mais on a quel autre type typologie d'entreprise ?
04:53Là, je vous avoue que, Dhabi, parfois je pose des questions,
04:55je connais la réponse, mais là, je vous avoue que je vais découvrir.
04:58Donc, il y a deux types.
05:00Donc, comme je le disais, évidemment, les grandes sociétés pétrolières,
05:03vous avez Aramco, vous avez Adnok.
05:06Donc, je le disais, à Abu Dhabi, vous avez aussi IHC,
05:09la très grande holding qui fait quasiment 240 milliards de dollars,
05:12qui détient, j'allais dire, les actifs de la famille princière.
05:19Donc, ça, c'est les grands actifs chimiques et pétrochimiques.
05:23Vous avez aussi des sociétés de télécom très importantes,
05:27que ce soit en Arabie Saoudite, avec Saoudi Télécom, qui a changé de nom, mais SC,
05:33ou Eti Salat, et beaucoup de banques.
05:38Voilà.
05:38Donc, vous avez un panorama assez complet, j'allais dire, en Arabie Saoudite,
05:44un peu moins aux Émirats, puisque vous n'avez moins cette production industrielle,
05:49avec notamment les engrais.
05:51Vous savez qu'en Arabie Saoudite, vous avez une très, très grosse société
05:53dans les métaux et les phosphates, qui s'appelle Mahaden.
05:56Voilà.
05:56Donc, c'est vrai que la bourse saoudienne est peut-être plus diversifiée,
06:01un peu plus diversifiée, en tout cas, en termes de secteur,
06:04que les bourses, puisqu'il y en a deux, des Émirats.
06:07On est sur des niveaux de valorisation qui sont plutôt attrayants ?
06:11On a un ratio court sur bénéfice autour de combien dans ces...
06:13Alors, ça dépend.
06:15Aujourd'hui, c'est vrai que sur le marché émirati,
06:19on est tombé sur la base des titres que nous suivons.
06:22Donc, nous ne suivons pas la totalité des titres sur ces marchés.
06:24Donc, les chiffres que je peux vous donner sont liés à nos valorisations.
06:28On est aux alentours de 8 fois et demi aujourd'hui sur le marché émirati.
06:34Donc, effectivement...
06:35Alors, attention, il y a des très grandes disparités entre les titres.
06:38Ça, c'est une moyenne.
06:39Alors qu'on est beaucoup...
06:40C'est classique sur ce type de marché, ces grandes...
06:41C'est assez classique, en fait.
06:43Là encore, vous avez une forte pondération bancaire.
06:46Donc, les banques sont souvent moins bien valorisées que le reste du secteur.
06:50Donc, ça tire mécaniquement les ratios à la baisse.
06:53Alors qu'en Arabie Saoudite, où les niveaux de valorisation sont plus élevés,
06:56les sociétés, notamment cycliques, pèsent plus et donc tirent les PE vers le haut.
07:02Donc, on est autour de 15 fois et demi, 16 fois pour le marché saoudien.
07:06Est-ce que vous avez observé des investisseurs...
07:08Vos clients sont institutionnels, essentiellement, dans cela.
07:11Est-ce que vos clients se sont interrogés du fait de cette exposition,
07:14effectivement, à cette zone ?
07:15Est-ce qu'ils se sont dit, on fait le dos rond,
07:17ce qui est peut-être la bonne stratégie ?
07:18Ou est-ce que vous avez eu vraiment des inquiétudes plus importantes ?
07:21Non, pour le moment, il y a beaucoup d'attentisme.
07:24Alors, l'essentiel des clients qui couvrent cette zone, évidemment,
07:26sont des clients locaux, donc qui sont essentiellement gérés par notre filiale tunisienne.
07:32Mais les échos que j'en ai, c'est qu'effectivement,
07:34beaucoup d'attentisme à ce stade.
07:36Et peut-être un regain d'intérêt sur les autres marchés,
07:42notamment sur le Maroc, qui est vu, selon nous, à juste titre,
07:47comme une sorte de pôle de stabilité dans le reste de notre couverture, en tout cas.
07:53Venons sur le Maroc, justement.
07:55Alors, de mémoire, j'avais vu, c'était en fin d'année, ça a pu évoluer.
07:58Mais sur le Maroc, qui est un marché boursier, un marché frontière,
08:02c'était, je crois, l'un des rares grands marchés frontières
08:04qui était, en revanche, un peu cher.
08:06Parce que je crois que c'était aussi un sujet que...
08:08Absolument.
08:09C'est un marché qui a toujours été cher, historiquement.
08:12C'est structurel.
08:13Et là encore, je pense, parce qu'il y a deux raisons.
08:16Alors, un élément qu'on n'a pas invoqué, qui est très important, je pense,
08:19sur les pays du Golfe, c'est que vous n'avez pas de risque de change,
08:21ni sur la monnaie, ni sur le contrôle d'échange.
08:25Donc, si vous investissez demain, que ce soit en Arabie Saoudite, au Qatar,
08:29ou dans les Émirats, vous pouvez récupérer votre argent sans souci.
08:34Et comme la monnaie locale est liée au dollar,
08:38évidemment, vous ne prenez pas de risque de change.
08:39C'est moins le cas dans les autres pays.
08:41J'en profite juste pour rebondir sur ça.
08:43On a à la fois des institutionnels et des particuliers qui nous regardent.
08:46Alors, quels moyens, si on veut investir sur la zone, justement, de la péninsule,
08:50le plus simple, c'est les fonds ?
08:52Ça reste des fonds ?
08:52Alors, ça reste des fonds.
08:54Nous, on ne traite pas directement,
08:57mais c'est vrai que nos clients institutionnels nous demandent plus du stock picking.
09:00Donc, on a, nous, des listes, évidemment, de valeurs favorites
09:03que, bêtement, je n'ai pas appris à amener avec moi.
09:06Mais notamment, on a une liste de 20 valeurs favorites
09:08qu'on garde de façon dynamique dans le temps
09:10et qui a des performances assez spectaculaires sur cette zone.
09:15Et sur le Maroc, avant que je vous coupe ?
09:17Pardon.
09:17Donc, oui, sur le Maroc, un marché plus diversifié
09:22et qui, comme je le disais, est vu comme un pôle de stabilité,
09:24donc qui attire beaucoup de capitaux.
09:27Et j'ajoute que, quand on regarde depuis trois ans,
09:29en fait, c'est la zone qui a les meilleures croissances bénéficiaires
09:33dans notre univers hors golf
09:36et qui est portée aussi, vous savez qu'ils accueilleront
09:38la Coupe du monde de foot en 2030.
09:40Et donc, vous avez toute une série d'investissements massifs
09:42qui sont en train d'être faits au Maroc
09:44et donc qui tirent la croissance économique.
09:46Et on pense que cette dynamique va continuer.
09:49En termes de secteur, on a bancaire, on a quoi d'autre sur la bourse ?
09:52Alors là, c'est aussi beaucoup très diversifié.
09:55La plus grosse capitalisation est bancaire,
09:58mais on a des sociétés agricoles, des sociétés métallurgiques.
10:03On a un peu tout le panel pour avoir un indice relativement diversif.
10:09On a encore un contrôle d'échange, non ?
10:11Et comment on gère cet aspect ?
10:12Il y a encore un contrôle d'échange,
10:13mais si vous prévenez en amont,
10:16si vous faites les choses dans les règles,
10:17vous pouvez évidemment récupérer votre argent
10:20sans souci quand vous êtes un étranger.
10:25Vous êtes aussi présent sur d'autres marchés
10:27qui sont moins connus du côté de la Méditerranée,
10:30de ce côté-ci de la Méditerranée.
10:32Vous me parliez notamment de l'Égypte, etc.
10:34Ça reste ce type de marché.
10:37Autant je comprends assez bien,
10:38notamment par exemple les pays du Golfe,
10:40parce que je vois le potentiel, etc.
10:42En termes d'investissement, je comprends assez bien.
10:43Il y a des noms que tout le monde connaît,
10:45comme ça, Sodia ou Ramco.
10:47Mais par exemple, quelle est la typologie d'investisseurs,
10:50outre bien sûr les investisseurs locaux,
10:51qui investissent sur la bourse égyptienne ?
10:53Qu'est-ce qu'on y trouve en opportunité
10:54qu'on ne fera pas ailleurs typiquement ?
10:57Alors, si on revient au cas de l'Égypte,
10:59c'est assez intéressant.
11:00C'est un marché qui est relativement peu cher,
11:03mais qui connaît une situation économique
11:06assez problématique.
11:10Il y avait cette thématique
11:11que certains clients veulent jouer,
11:14qui est de dire
11:15vous allez avoir un programme de privatisation,
11:18notamment d'actifs qui sont détenus par l'armée.
11:20Et donc ça, c'est vrai que c'est potentiellement
11:23quelque chose d'intéressant,
11:24puisqu'il va y avoir beaucoup d'acteurs
11:25qui vont être intéressés
11:26pour aller acheter ces actifs-là.
11:29En revanche, à court terme,
11:30ça nous semble maintenant plus problématique.
11:32Pourquoi ?
11:32Puisque les acheteurs naturels de ces actifs
11:34sont beaucoup de sociétés du Golfe.
11:37Et il est à craindre qu'aujourd'hui,
11:38l'appétence de ces sociétés du Golfe
11:42soit moindre pour des actifs étrangers.
11:44On pense qu'ils auront plutôt tendance,
11:46à court terme,
11:47à réinvestir leur cash flow
11:48dans les marchés locaux,
11:51soit pour remettre en route
11:53les puits qui ont été arrêtés
11:54ou reconstruire un petit peu
11:57les dégâts de la guerre.
11:58Donc à très court terme,
11:59attention à l'Égypte.
12:00Alors, pour revenir à votre question
12:02plus fondamentalement,
12:03c'est toujours intéressant
12:04de diversifier son portefeuille.
12:07Et donc, voilà,
12:09on peut avoir l'intérêt
12:09d'une diversité géographique
12:11qui est importante.
12:13Deux points quand même sur l'Égypte
12:14qu'il faut avoir en tête.
12:16Le pays importait massivement
12:18pour son électricité du gaz
12:19à la fois du Qatar et d'Israël.
12:21Donc dans les deux cas,
12:22aujourd'hui, on a des soucis
12:24et le gouvernement commence
12:25à rationner l'électricité.
12:28Et deuxièmement,
12:29la hausse du pétrole
12:30et surtout l'écartement
12:31des spreads de marge
12:33fait que le kérosène
12:34est devenu très cher.
12:35Et donc ça,
12:36ça risque d'impacter selon nous
12:37assez fortement
12:38la saison touristique.
12:40Or, que ça soit le Maroc,
12:42la Tunisie ou l'Égypte,
12:43ce sont des pays
12:44qui sont très dépendants
12:45pour leur rentrée monétaire
12:47en devise étrangère
12:49du tourisme.
12:50Et donc là,
12:50c'est quand même,
12:51à court terme,
12:52une question
12:53qu'il faut avoir en tête.
12:55On peut avoir
12:56des rentrées touristiques,
12:57des rentrées monétaires
12:58liées au tourisme
12:59qui soient plus faibles.
13:00Notamment sur l'Égypte,
13:02je crois que la devise,
13:03alors je n'ai pas regardé récemment,
13:04mais elle est quand même
13:05très fluctuante
13:06et plutôt tendanciellement
13:07baissière.
13:08Il y a eu des problèmes
13:08d'inflation extrêmement importants.
13:10C'est certainement
13:11beaucoup plus important,
13:12justement,
13:13cet effet de taux de change
13:14sur l'Égypte
13:14que sur les autres zones
13:15que vous avez évoquées.
13:16Comment on le gère
13:17en tant qu'investisseur ?
13:19Alors, nous,
13:20j'allais dire,
13:20nos clients sont institutionnels,
13:22donc c'est eux
13:23qui gèrent leur exposition,
13:25leur couverture de chambre.
13:27Mais comme je le disais,
13:28il est vraiment très important
13:29d'avoir conscience
13:30de ce risque
13:31au moment où on investit.
13:33On a la même chose
13:34sur le dinar tunisien
13:35qui a glissé.
13:36Il se trouve
13:37que les banques tunisiennes
13:38ont besoin de dollars
13:39pour acheter,
13:40comme ils n'ont pas d'actifs
13:41à la différence de la Turquie
13:42qui vend de l'or
13:42pour pouvoir acheter des dollars.
13:46Ces pays-là
13:47n'ont souvent pas
13:47beaucoup de choses
13:48autres à vendre,
13:49donc elles ont tendance
13:50à laisser un peu filer
13:51leur monnaie
13:53pour récupérer du dollar.
13:55Alors, pour finir,
13:56question un peu de débutant,
13:57mais disons que je sois
13:57d'ailleurs institutionnel
13:58ou particulier,
13:59je m'intéresse à cette zone
14:01dans le souci de diversification.
14:02J'ai deux questions en une.
14:03Un,
14:04est-ce qu'il y a des points
14:05d'entrée aujourd'hui
14:06ou est-ce que finalement
14:07le contexte reste un peu compliqué ?
14:09Et deux,
14:09surtout,
14:11quelle est la zone
14:12qui est la plus intéressante
14:13où le pays,
14:14le marché boursier
14:15qui vous paraît,
14:15en tout cas à long terme,
14:16le plus intéressant
14:17pour une première initiation
14:18à cette zone géographique
14:19qui est quand même
14:20très méconnue
14:20de ce côté-ci ?
14:22Alors,
14:23sur la partie
14:25hors
14:26pétromonarchie,
14:27je pense que
14:29si on est comme moi
14:30un peu prudent
14:31et
14:32entre guillemets
14:33père de famille,
14:35le Maroc reste
14:36en tout cas
14:36pour les deux,
14:37trois prochaines années
14:38une très bonne opportunité,
14:39même si elle est plus chère
14:40que le reste des marchés,
14:42on a une croissance
14:43qui est relativement
14:46entre guillemets
14:47assurée,
14:47en tout cas
14:48plus que les autres zones.
14:49Encore une fois,
14:50je pense qu'il faut aller voir
14:51stock par stock
14:52parce qu'il y a des diversités.
14:53C'est vraiment le stock picking
14:54qui va se faire là,
14:55d'accord.
14:55Et en plus,
14:56j'allais dire,
14:57c'est notre raison d'être,
14:57nous,
14:58notre métier,
14:58c'est de choisir.
15:00Bien connaître les enjeux.
15:00Voilà, absolument.
15:01Alors,
15:01il faut évidemment connaître
15:03les grands enjeux
15:04des régions,
15:05mais c'est vraiment
15:05le stock picking
15:06qui va faire la différence.
15:07Et pour les pétromonarchies,
15:09moi,
15:10je continue de penser
15:13que si cette guerre
15:14se résout,
15:15les Émirats arabes unis,
15:16le marché aujourd'hui
15:17avec le niveau de valorisation
15:19qui est le sien
15:20est quand même
15:20offre des perspectives
15:22assez attrayantes,
15:23mais je comprendrais
15:24qu'on attende
15:24d'avoir un peu plus
15:25de visibilité
15:26sur ce qui va se passer
15:27du côté du détroit d'Hormuz
15:29et de la mer Rouge
15:31pour investir.
15:33Oui,
15:33tout le monde fait un peu
15:34le dos rond
15:34dans ce domaine-là.
15:36Merci beaucoup,
15:37Laurent Lamanière,
15:38vous êtes directeur général
15:39adjoint d'Alpha Vialu.
15:40C'était passionnant,
15:41effectivement,
15:41de vous retrouver
15:42également pour cette zone.
15:43cette zone.
15:43C'est une zone
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