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  • il y a 5 heures
Ce vendredi 3 avril, Jérôme Tichit a reçu Clarisse Maillet, directrice générale d'Aérometal, Cyril Florès, président du Groupe Bordet, et Olivier Dalle, fondateur d'Environnement Massif Central, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:03BFM Business, la France a tout pour réussir, émission spéciale depuis le top à fête, Jérôme Tichyte.
00:13Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:16Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:20Et cette semaine, vous le voyez, une émission délocalisée.
00:23Nous sommes au CESE à Paris, le Conseil économique, social et environnemental à l'occasion du top à fête.
00:28C'est la huitième édition. Cette émission a été enregistrée lors du top à fête, c'était le 28 mars.
00:34Et c'est l'occasion de faire un bilan de ces échanges, puisque c'est le principe du top à
00:38fête, de ces échanges entre les patrons de grands groupes et les patrons de nos PME françaises.
00:43Et les PME, eh bien, trois sont avec moi aujourd'hui sur ce plateau pour parler notamment de solutions de
00:48recyclage et de solutions environnementales.
00:51Je recevrai Clarisse Maillet, directrice générale d'Aérométal, entreprise spécialisée dans le recyclage de métaux industriels.
00:59Aérométal qui est basé en Saône-et-Loire, tout près de Chalon-sur-Saône.
01:02Toujours en Bourgogne, on parlera du groupe Bordet, installé en Côte d'Or depuis 1860.
01:07Son président, Cyril Flores, nous expliquera son activité de création de biocharbon et de biohuile à partir de résidus de
01:15bois.
01:15Mais aussi, il nous parlera de sa nouvelle usine qui ouvrira dans la Nièvre l'année prochaine.
01:20Enfin, je recevrai Olivier Dalle, le fondateur d'Environnement Massif Central, une entreprise lausérienne qui trie et qui recycle notamment
01:27des déchets ménagers plastiques.
01:28Il nous expliquera tout. Un secteur qui est en pleine expansion.
01:33Bonjour Clarisse Maillet.
01:34Bonjour Jérôme.
01:35Vous êtes la directrice générale, je le disais, d'Aérométal.
01:38Donc avec vous, on va parler de recyclage de métaux industriels comme le nickel, le molybden, le cobalt et le
01:45titane.
01:45L'entreprise, je le disais, est basée en Saône-et-Loire, donc en région Bourgogne-Franche-Comté.
01:50Alors ces métaux, comment ça marche ? Vous les récupérez auprès de qui et qu'est-ce que vous en
01:54faites ?
01:54Nous recyclons les métaux critiques et stratégiques. Ce sont des métaux qui sont rares dans la croûte terrestre et qui
02:00rentrent dans des secteurs de pointe comme l'aéronautique, le médical, la défense et le nucléaire.
02:06Donc on va sourcer sur toute la France ces métaux directement auprès des grands donneurs d'ordre ou des sous
02:13-traitants qui vont usiner ou qui vont fabriquer des pièces.
02:16Donc nous, on récupère les rebuts neufs d'industrie. On va venir les analyser unitairement pour pouvoir les remettre dans
02:23le process de fabrication.
02:24Et là, on parle de souveraineté nationale puisque c'est important pour nous de garder le métal en France pour
02:30pouvoir approvisionner les grandes entreprises comme Airbus pour l'aéronautique, Framatome pour le nucléaire.
02:37Donc nous allons venir analyser unitairement chaque pièce, la découper, la préparer et elle sera ensuite refondue par une fonderie
02:46pour refaire soit la même pièce, soit une pièce différente mais avec le même alliage puisque nous recyclons des alliages
02:53métalliques.
02:54On reparlera dans un instant plus en détail de votre activité, de votre modèle économique mais aussi de votre agrandissement
03:00avec depuis un an un nouveau site près de Chalons-sur-Saône.
03:03Mais tout d'abord, le bilan de votre matinée ici au Topafep. Vous avez vu qui et qu'est-ce
03:08que ça a donné ?
03:09Alors, c'était une matinée extraordinaire puisque nous avions trois rendez-vous avec des donneurs d'ordre. Nous avions un
03:17rendez-vous avec Veralia, Saint-Gobain et puis Forvia.
03:21Et nous avions également quatre rendez-vous avec des PME. Donc nous avons pu échanger.
03:26Concernant les grands donneurs d'ordre, on a été très très bien accueillis. Le Topafep est très très bien organisé.
03:34Et au début, on se disait 7 minutes, ça va être court. Mais finalement, on a été droit à l
03:38'essentiel, droit au but.
03:40Ça a permis de vraiment sortir la quintessence de ce qu'on avait à dire.
03:44Et on a eu des personnes qui étaient très à l'écoute et on repart très satisfaits.
03:49Et c'est des perspectives de business et des perspectives de collaboration technique ou technologique ? C'est quoi le
03:56Topafep ?
03:56Alors, c'est plus une collaboration commerciale et vraiment venir en sous-traitance de ces grands groupes puisqu'on a
04:04quand même une grande part de sous-traitance.
04:06Nous, les TPE, PME à l'égard de ces grands groupes. On en parlera certainement tout à l'heure avec
04:10le Livre Blanc.
04:11Mais c'était vraiment leur apporter une solution d'économie circulaire.
04:15On va continuer ce premier tour de table. Bonjour Cyril Flores.
04:19Bonjour Jérôme.
04:20Vous êtes vous aussi à la tête d'une entreprise implantée en Bourgogne-Franche-Comté.
04:24C'est le groupe Bordé qui est installé précisément à Leglet. C'est en Côte d'Or depuis 1860.
04:30Alors, qu'est-ce qu'on fait dans le groupe Bordé depuis 166 ans ?
04:35Alors, depuis 166 ans, le groupe Bordé, au départ, c'est un industriel producteur de charbon de bois.
04:43A l'origine, charbon de bois et acide acétique.
04:48A l'origine, on produisait du charbon de bois pour la combustion.
04:52Aujourd'hui, avec l'évolution des besoins, aujourd'hui, le charbon de bois, on est en train de transformer nos
05:01marchés
05:03pour pouvoir adresser des marchés de décarbonation.
05:09On a commencé par des marchés de combustion.
05:12On va aller vers des marchés de filtration de l'eau, des marchés de dépollution de biogaz également,
05:20pour pouvoir avoir une utilité au travers de nos activités.
05:26Et dans quelques instants, on parlera plus en détail de ce pivot d'une partie de vos activités,
05:31même d'une nouvelle usine que vous allez construire dans le département voisin de la Nièvre.
05:35Mais la même question qu'a Clarisse Maillet.
05:38Et le bilan, vous, de cette matinée ici, ce samedi matin, au Top à Feb,
05:42vous avez rencontré qui et de quoi avez-vous parlé ?
05:45Alors, on a rencontré 3, 4 grands patrons.
05:49On a rencontré Total, on a rencontré Engie, Suez et également Febz.
05:56L'idée, c'est déjà d'échanger autour du projet, de regarder l'appétence autour de notre projet,
06:04autour de cette nouvelle page qu'on est en train d'écrire,
06:07car bordé 166 ans, on repart comme une start-up.
06:12L'idée, c'est également de pouvoir trouver des partenaires,
06:16des partenaires qui vont nous appuyer pour pouvoir développer un champion français dans le charbon actif.
06:24Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce qu'ils étaient à l'écoute ?
06:28Est-ce qu'ils ont compris le pivot de votre activité ?
06:31Et est-ce qu'il y aura des suites ?
06:33Je pense qu'ils ont compris le pivot de l'activité.
06:36Est-ce qu'il y aura des suites ? Je l'espère.
06:39Est-ce qu'il y a un intérêt ?
06:41Pour certains, je pense qu'il y a eu un intérêt important.
06:45Je continue ce tour de table avec vous, Olivier Dalle, bonjour.
06:49Bonjour Jérôme.
06:49Vous êtes le fondateur et le dirigeant d'Environnement Massif Central,
06:53une entreprise que vous avez créée en Lozère en 1997.
06:56Depuis 2004, le siège est à Mande.
06:58Votre activité, c'est le tri de déchets,
07:01à viser ensuite de recyclage, donc de valorisation de ces déchets.
07:04Expliquez-nous ce que vous faites chez Environnement Massif Central.
07:07Donc notre société a été créée en 1997,
07:10après ma sortie de la faculté, avec 80 000 francs.
07:14Et ma volonté a toujours été de créer une dynamique économique
07:17dans le plus beau département de France,
07:19mais le moins peuplé aussi.
07:20Je suis d'accord.
07:21Voilà.
07:22Et donc, j'avais fait un DBSS,
07:26et j'ai étudié l'eau, l'air et les déchets.
07:30Et donc après mon DBSS, on devait faire un stage de 6 mois,
07:33et là, j'ai fait une étude technico-économique
07:35sur la création d'une société pour revaloriser les déchets.
07:38Donc je suis allé très large,
07:41et donc on a travaillé sur tout type de déchets,
07:44que ce soit les déchets ménagers,
07:46jusqu'au bois, carton, ferraille et plastique.
07:49Et maintenant, depuis une dizaine d'années,
07:52on s'oriente plus sur le recyclage de plastique.
07:56Et notre spécialité, c'est vraiment la mise en œuvre d'unités
08:00pour traiter les plastiques.
08:02Et donc, il y a autant de typologies de plastiques.
08:07Et donc, on ne traite pas des big bags
08:09comme on peut traiter des bouteilles,
08:10comme on peut traiter des bidons.
08:11Donc on a vraiment une spécialité dans cette typologie de choses,
08:15mettre en place des lignes.
08:16Et surtout, nous, c'est qu'on les exploite.
08:18Et on est un laboratoire à l'échelle 1
08:20au niveau du département de la Lauser,
08:21où on a toute une série de technologies bien différentes.
08:24Donc ça va des robots automatiques.
08:26On trie de 1,50 m les morceaux de plastique.
08:29On peut trier de 1,50 m jusqu'à 15 mm.
08:32Et donc, c'est avec différentes technos, des robots.
08:36On a un très gros partenariat avec la société Pélincesté à Pertuis,
08:39qui nous fournit toutes les machines de tri optique.
08:42Et on travaille aussi sur des petites granulométries.
08:45Donc on fait de la séparation d'ensymétriques,
08:47de la séparation aérolique.
08:49Voilà, différentes technos.
08:50Et ça nous permet d'éprouver nos lignes
08:53avant de pouvoir les mettre en place.
08:55Et vous êtes en pleine expansion avec de nouveaux bâtiments
08:58et de nouvelles lignes de production.
08:59On en reparlera.
09:00Même question qu'à mes deux premiers invités.
09:02Vous avez rencontré qui lors de cette 8e édition du Top Afep ?
09:06Et quel est le premier bilan à l'instant T que vous en faites ?
09:09Alors le Top Afep, pour moi, il y a certains enfants
09:12qui rêvent de rencontrer Mbappé, Roldaldo ou autres.
09:16Et bien moi, je rêvais de rencontrer Robert Peugeot,
09:19quand même descendant de la famille Peugeot.
09:22Je rêvais de rencontrer Patrick Pouyanné, patron, grand patron,
09:27très charismatique.
09:28Je rêvais de rencontrer la société FIV avec M. Sanchez,
09:32qui était fondateur de la locomotive à vapeur en 1800 et quelques.
09:36Et M. Palmieri, la Société Générale.
09:39Et vous les avez tous vus, les quatre ?
09:41Ah oui, je les ai tous vus.
09:43Et c'est vrai que 7 minutes, ça passe vite.
09:46C'est intense.
09:47Et c'est émotionnellement bien.
09:50Parce que c'est quand même des gens qu'on voit à la télé,
09:53qu'on voit dans les journaux.
09:54Et on se dit qu'on est là avec eux et on discute.
09:56Et qu'ils ne descendent pas souvent à Mande, pas trop ?
09:59Malheureusement, par contre, on a un très bel aérodrome
10:01et ils seront les bienvenus quand ils veulent.
10:03L'aérodrome qui a servi de scène finale au film La Grande Vadrouille.
10:06Et alors, est-ce qu'il y aura du bilan quand même ?
10:09Est-ce que ça, c'est une belle rencontre ?
10:11C'est un rêve, certes.
10:12Mais est-ce qu'il y aura des suites derrière ?
10:14Ah oui, je compte bien.
10:17On a présenté notre société.
10:19Alors nous, en plus, on en parlera seulement un petit peu plus tard,
10:22mais on est en pleine levée de fond.
10:23Parce que le but du jeu, c'est de dupliquer notre modèle économique.
10:26Donc voilà, on croise les doigts.
10:28On y croit.
10:29On pense qu'on les a séduits.
10:30Et on est sûr qu'ils ont été intéressés par nos process.
10:34Je reprends la présentation de vos activités un peu plus dans le détail.
10:37Je reviens avec vous, Clarisse Maillet, directrice générale d'Aerométal.
10:40Donc on a compris le recyclage et la valorisation des métaux industriels.
10:45Quelques chiffres clés sur votre entreprise.
10:47Le chiffre d'affaires.
10:48Je crois qu'il y a beaucoup à l'international d'ailleurs.
10:51Oui, il y a beaucoup à l'international puisque nos clients principaux sont les fonderies.
10:55Et que l'essentiel des fonderies aujourd'hui est en Europe.
10:58Alors un peu dans le sud de l'Europe, en Italie.
11:00Et puis également hors Europe pour la Grande-Bretagne.
11:04Donc le chiffre d'affaires final, ça fait combien ?
11:06Dans le chiffre final, on est en moyenne à 15 millions d'euros puisqu'on a indexé sur les cours.
11:10Donc on a un chiffre d'affaires qui varie entre 14 et 17.
11:13Donc généralement, on est à 15 millions en moyenne.
11:16Les effectifs de l'entreprise Aérométal ?
11:19Aujourd'hui, nous sommes 23 collaborateurs.
11:21Donc nous avons déménagé, puisque je pense qu'on va en parler après, sur un nouveau site.
11:27Et donc ce nouveau site a été dessiné par nos collaborateurs.
11:31On leur a demandé de dessiner leur usine idéale.
11:34Et donc c'est ce qui a été fait, puisqu'on travaillait sur 4500 mètres carrés.
11:38Et avec le Covid, on avait perdu une partie du chiffre d'affaires qu'on faisait avec l'aéronautique.
11:44Et on n'a pas laissé tomber l'activité.
11:47Donc on a continué à chercher.
11:49On a travaillé avec d'autres activités.
11:50On a développé d'autres activités.
11:51Et post-Covid, quand l'aéronautique a été relancée,
11:55on n'avait plus de place pour réceptionner la matière issue de l'aéronautique.
11:59Donc c'est pour ça que ça nous a demandé de réfléchir sur un agrandissement.
12:03Donc cet agrandissement a été pensé pour être vraiment le plus écologique possible.
12:09Et on a fait intervenir un ergonome pour la qualité de vie au travail.
12:14Donc c'est un bâtiment qui fait 9500 mètres carrés
12:17et qui est totalement autonome au niveau de l'énergie et de l'hydrique.
12:21Et c'est un bâtiment qui est dans la zone qui s'appelle Sonor, à Viray-le-Grand.
12:27C'est l'ancienne friche Kodak, je crois.
12:29Tout à fait.
12:29Et c'est le symbole aussi de la réindustrialisation.
12:33Que quand une entreprise meurt,
12:35et on sait qu'elle est morte dans des conditions difficiles pour la région,
12:38on en parlait sur ce plateau même il y a quelques semaines
12:41avec Sébastien Martin, ministre de l'Industrie,
12:44il y a des industries certes qui ne sont plus là,
12:46mais d'autres sont là pour prendre le relais
12:48et pour écrire une nouvelle page de l'industrie.
12:50Tout à fait.
12:51Alors le ministre Sébastien Martin était mon binôme
12:54sur le territoire d'industrie du Grand Chalon.
12:56C'est un habitant de...
12:57Enfin, il est originaire de Saône-et-Loire.
12:59Voilà, de Saône-et-Loire.
13:00Donc ce qui était important pour nous,
13:02c'était d'avoir ce site clé en main,
13:04France 2030 du territoire d'industrie,
13:06parce qu'on est territoire d'industrie sur le Grand Chalon.
13:08Et ce qui était intéressant,
13:09c'est que ça nous a permis d'accélérer notre implantation,
13:13puisque toutes les études géologiques d'urbanisme
13:18avaient été réalisées par le Grand Chalon.
13:21Donc on a économisé 18 mois sur notre projet.
13:24Donc c'est pour ça qu'au niveau de la CPME nationale,
13:27je suis également présente de la section industrie
13:29et on prône la mise en place des sites clés en main
13:32pour les TPE-PME et notamment des sites clés en main
13:36de moins de 2 hectares.
13:37Et vous sortez un livre blanc en faveur de la réindustrialisation
13:41avec quelques idées claires, chocs,
13:43pour que l'on remonte un peu la part du PIB, de l'industrie,
13:47parce qu'on est à 9% et votre objectif,
13:50c'est de monter à combien ?
13:51On est à 13%.
13:52À quelle échéance ?
13:53À échéance 2035.
13:56L'objectif, il a été fixé par Amir Reza Tofighi,
13:59qui est notre président de la CPME nationale,
14:02qui m'a donné pour mission, il y a un an,
14:04de rédiger un livre blanc sur la relance industrielle en France,
14:07comment on pouvait relancer l'industrie,
14:09comment les TPE-PME peuvent s'inscrire dans cette relance industrielle.
14:13Alors, on a commencé à regarder quelques chiffres.
14:16Les TPE-PME, c'est 34% des emplois.
14:18C'est plus d'un million d'emplois dans l'industrie.
14:21Et c'est également 19% des frais de recherche.
14:25On dépense quand même 19% de la recherche dans l'industrie.
14:29C'est important aussi de le ramener à la journée d'aujourd'hui,
14:33puisque le top à fait, c'est la rencontre
14:36entre les grandes entreprises et les TPE-PME.
14:39Il faut savoir que 38% de la sous-traitance est de la sous-traitance de spécificité.
14:44On était, il y a quelque temps de ça, dans de la sous-traitance de capacité.
14:48Aujourd'hui, les grands groupes s'appuient sur les TPE-PME
14:51pour aller sur de la technicité, sur un savoir-faire qu'ils n'ont plus forcément.
14:56Donc, la réindustrialisation, l'équipe de France industrielle,
15:00elle doit se faire avec les TPE-PME et les grands groupes.
15:03On doit vraiment agir ensemble dans une équipe nationale.
15:07On reste donc dans la région de Bourgogne.
15:09Je me retourne avec vous, Cyril Flores.
15:11Donc, on a bien compris le cœur de votre activité.
15:14Mais avant de reparler du pivot que vous êtes en train de faire,
15:18un mot quand même sur votre cœur d'activité.
15:22La pyrolyse, expliquez-nous en quelques mots simples,
15:25comment est-ce qu'on crée du biocharbon et des biohuiles
15:29à partir de cette pyrolyse ?
15:31Et le procédé que vous avez mis au point pour, je crois,
15:33faire dans le même four les deux, en fait, c'est ça ?
15:38La pyrolyse de bois, on utilise l'intrant,
15:42c'est du bois que l'on récupère en circuit court.
15:46Donc, c'est des déchets de bois qui proviennent de Syrie.
15:51Le bois est pyrolyisé dans le four,
15:53il est brûlé dans le four en absence d'oxygène.
15:56Lorsque l'on pyrolyse du bois, on obtient trois produits.
16:00Le premier produit, c'est du charbon, du biocharbon,
16:03du charbon vert, charbon végétal également appelé.
16:06Le deuxième produit, c'est du gaz, du Syngaz,
16:10qui est recyclé à l'intérieur de l'usine,
16:12qui est recyclé à l'intérieur du four
16:14pour le maintenir en température,
16:17donc pour ramener toute l'énergie au niveau du four
16:20et également au niveau de la chaudière
16:22pour pouvoir le transformer en fumée
16:25qui nous permettent de sécher.
16:27Donc, on est dans un circuit fermé.
16:29Dès lors qu'on lance la pyrolyse,
16:3524 heures sur 24, 7 jours sur 7,
16:38on n'utilise plus ou on utilise très peu d'énergie,
16:41autre que l'énergie que l'on produit.
16:43La pyrolyse de bois, c'est également des biohuiles qui sont produits,
16:48donc des biohuiles pareilles qui sont des biohuiles végétales,
16:51qui peuvent venir également substituer les produits pétro-sourcés.
16:56Et la pyrolyse, enfin, c'est du charbon, du biochar,
16:59que l'on sort, qui est le troisième produit.
17:01Et les produits que vous sortez, ils sont à destination de qui ?
17:05Qui sont vos clients ?
17:07Alors, à l'origine, c'était de la combustion.
17:10Donc, combustion, c'est barbecue, c'est restaurant,
17:13c'est également les hauts fourneaux.
17:16Aujourd'hui, le virage que l'on a pris,
17:18c'est dans la décarbonation,
17:21c'est de travailler dans le charbon actif
17:23pour entrer dans la filtration,
17:25filtration de l'eau.
17:26Donc, nos clients, ce sont, pour pouvoir filtrer l'eau,
17:30l'eau usée, potabiliser l'eau.
17:32Donc, ça peut être Suez, ça peut être Veolia,
17:34ça peut être toute eau qui doit être filtrée des micropolluants.
17:39Et cette diversification vers le traitement de l'eau,
17:43ça passe par le projet CARBO,
17:46C-A-R-B-A-P-O-S-E-A-U,
17:48que vous portez avec le CNRS et avec le groupe Suez.
17:51Exactement.
17:53Cette diversification, ou cette nouvelle page plutôt,
17:55plutôt que diversification,
17:58au départ, nous avions une usine industrielle
18:03à destination de l'industrie.
18:05Aujourd'hui, c'est une industrie à destination de l'humain.
18:09Donc, la filtration de l'eau,
18:11la purification du biogaz également,
18:13donc pour la souveraineté.
18:15Donc, le projet CARBO est une première pierre dans ce projet.
18:19C'est le développement de charbon filtrant pour potabiliser l'eau.
18:26Quelques chiffres clés, Cyril Flores, sur votre activité.
18:29Le chiffre d'affaires et les effectifs.
18:31Chiffre d'affaires aujourd'hui, 2025, 6,2 millions.
18:35Effectif, 40 personnes.
18:36Une quarantaine de personnes.
18:38Vous avez du mal à recruter ou pas ?
18:40Ce n'est pas simple de recruter en région, en Côte d'Or.
18:45Le glais, c'est compliqué de recruter, en effet.
18:49Rapidement, une autre de vos actualités qui, pour vous, compte,
18:51c'est cette deuxième usine qui devrait avoir le jour en 2027.
18:54Et donc, vous allez dans le département voisin de la Nièvre,
18:58précisément à Decize, pour une deuxième usine.
19:01C'est bien cela ?
19:02Tout à fait. On reste toujours en Bourgogne.
19:05On part dans la Nièvre.
19:06Le projet, c'est avant tout la rencontre avec un industriel
19:10qui avait besoin de se décarboner.
19:13Un industriel qui est parmi les 50 émetteurs de CO2
19:19qui doivent rentrer dans un programme pour se décarboner.
19:23Ça, c'est la jeunesse du projet.
19:26Ça a donné quoi ?
19:28Ça a donné une nouvelle usine que l'on travaille sur Decize,
19:35en effet, dans la Nièvre.
19:38Cette nouvelle usine, qui est une montée en échelle de l'usine actuelle,
19:43ça va nous permettre, dans le temps, de pouvoir déployer des usines
19:46pour pouvoir récupérer du charbon végétal.
19:49Et ce charbon végétal sera à destination de la filtration de l'eau.
19:54Ça, c'est un pilote.
19:56Olivier Dalle, vous aussi, vous êtes en pleine extension.
19:59Géographique, mais vous, vous restez sur la même zone.
20:02Mais au fil des années, depuis 1997, vous avez construit de nouveaux bâtiments,
20:06de nouvelles lignes de production.
20:08Le dernier en date, je crois que c'était en 2025,
20:10un bâtiment de 4000 carrés pour le surtis d'emballages ménagers.
20:14On va parler de financement, c'est important, 18 millions d'euros.
20:17Comment est-ce qu'on finance une telle expansion ?
20:21Alors, en 2025, nous avons investi 18 millions d'euros sur une nouvelle usine de surtis des emballages ménagers.
20:28C'est une nouvelle technologie.
20:30C'est une usine qu'on appelle No End.
20:32C'est-à-dire qu'il n'y a que trois personnes.
20:34Une personne qui alimente l'usine, une personne qui reçoit les produits finis et une personne qui supervise le process.
20:41Et cette année, en 2026, nous investissons 15 millions d'euros pour créer des nouvelles lignes concernant les plastiques durs
20:49issus des déchetteries.
20:50Et tout cet argent, on le trouve comment ?
20:52C'est des subventions, c'est des aides ?
20:55C'est une levée de fonds dont vous nous avez parlé.
20:57Alors, quelle est l'ampleur de cette levée de fonds ?
21:00Alors, actuellement, nous ne sommes pas encore en levée de fonds.
21:03Les 18 millions d'euros, c'était un partenariat avec Citeo qui a investi chez nous.
21:07C'est-à-dire qu'ils ont investi toutes les machines et nous, on a construit la carrosserie et on
21:11a fourni le terrain et on fait l'exploitation.
21:14Donc, ils ont investi sur tout ce qui était process à hauteur de 10 millions d'euros et nous, de
21:19notre part, 8 millions d'euros.
21:21Et cette année, 15 millions d'euros.
21:23Nous avons 7 millions qui viennent de l'ADEME et 8 millions d'euros qui viennent de notre fonds propre.
21:28Donc, comme j'ai tendance à toujours dire, je suis très, très riche.
21:32Jérôme, sachez-le, mais de crédit.
21:34Oui, parce qu'évidemment, il faut bien trouver l'argent.
21:37Et la levée de fonds dont vous nous parlez, c'est quand et quel est votre objectif ?
21:41Voilà, la levée de fonds, c'est un nouveau terrain que nous voulons d'acquérir à Combrondes, dans le 63.
21:46Dans le Puy-de-Dôme, oui.
21:47Voilà, 9 hectares.
21:48Et là, c'est là où on veut développer les différents process que nous avons mis en place.
21:54Et donc, oui, nous allons lever des fonds pour nous accompagner.
21:58Alors, par contre, une chose très importante pour moi, c'est que je veux que cette société reste familiale.
22:03J'ai mon fils de 21 ans qui est en train d'être formé.
22:05Victor, qui est juste à côté.
22:06Voilà, voilà, tout à fait.
22:07Qui est en train de se former et qui prendra la succession.
22:10Donc, on ne cherche pas des partenaires dormants.
22:13On cherche des partenaires actifs.
22:15Mais surtout, sachez qu'à la direction, ça sera toujours familial.
22:20Les chiffres clés, pareil, le chiffre d'affaires et vos effectifs à l'instant T.
22:25Alors, c'est comme madame.
22:26Aujourd'hui, notre chiffre, parce que nous, on est très lié au cours du pétrole et des matières premières.
22:31Donc, on varie entre 23 et 30 millions d'euros.
22:34Donc, on peut dire un 25 millions d'euros.
22:36Nous sommes 100 salariés.
22:40Et la même question.
22:42On a beaucoup parlé des territoires, que ce soit en Bourgogne, en Occitanie.
22:46Est-ce que c'est difficile de faire venir travailler, de recruter dans des territoires qui ne sont pas des
22:52grandes métropoles ?
22:54Alors, oui.
22:55Mais il faut savoir que la laser, c'est une terre d'expérimentation et c'est une terre d'accueil.
23:00Et donc, nous avons plus de 10 nationalités différentes chez nous.
23:03On a un service RH qui est composé de 3 personnes.
23:06Et donc, ils cherchent énormément et on assiste les gens.
23:09C'est-à-dire que régulièrement, on a une personne qui va voir nos salariés, leur demander si tout va
23:12bien, s'ils ont besoin de quoi que ce soit.
23:14Donc, notre but, c'est vraiment de fidéliser.
23:16Après, il y a un intéressement.
23:18On fournit beaucoup de choses.
23:19On a un très gros travail de RSE.
23:22Et donc, on essaie de mettre nos salariés dans les meilleures conditions et aussi beaucoup, beaucoup de formation.
23:26Le temps passe vite avec tous les trois.
23:2830 secondes chacun pour nous parler du programme Étincelle.
23:31Ce programme qui aide les PME à scaler, à passer à l'échelle.
23:36Vous en êtes tous, je crois, les bénéficiaires.
23:38Un mot, Cyril Flores, sur ce programme.
23:40Est-ce qu'il est important pour votre entreprise ?
23:44Très important pour notre entreprise.
23:45Il nous permet d'aller à la rencontre, aujourd'hui, top à fait, d'aller à la rencontre des grands
23:49patrons.
23:50Il nous permet également d'ouvrir d'autres administrations, d'autres opportunités.
23:57C'est un programme qui, on pense, est en train de nous faire accélérer.
24:01Le bilan aussi d'Étincelle pour vous, Environnement Massif Central, Olivier Dalle ?
24:05Moi, c'est fabuleux et je ne vais vraiment pas être à la mode, mais je tiens à saluer notre
24:09président Emmanuel Macron
24:10qui a vraiment donné un essor à toutes les PME.
24:12Je tiens à saluer aussi Bruno Le Maire et je tiens à saluer aussi le président de la BPI
24:16qui sont là et qui nous soutiennent et qui nous encouragent à développer notre pays et à développer nos entreprises.
24:21Même remerciement de votre côté, Clarisse Maillet ?
24:23Même remerciement.
24:24Nous, ça nous a vraiment aidés puisque ça nous a permis de rencontrer des institutionnels
24:28dont on n'avait pas forcément la connaissance.
24:32Et ça nous a permis d'accélérer sur certains aspects.
24:36Merci beaucoup à tous les trois.
24:38Alors, quelques infos avant de nous quitter.
24:40Je précise qu'on a beaucoup parlé de PME.
24:42Je vous rappelle, je vous annonce, le grand rendez-vous annuel de BFM Business.
24:474 PME, ce sera à Station AF le mercredi 27 mai.
24:50On aura toute une journée d'émission spéciale.
24:52Et puis, on parlait de l'Ausère.
24:54Je prends quelques secondes pour parler d'un autre entrepreneur lausérien
24:57que l'on suit depuis longtemps sur BFM Business.
24:59C'est Julien Tufféry qui produit avec toute son équipe des jeans à Florac dans le sud du département.
25:04Son actualité depuis quelques jours, c'est un tout nouveau magasin physique à Paris.
25:08C'est Rue des Blancs-Manteaux.
25:09Allez-y, il faut soutenir les PME de nos territoires.
25:13Madame, Messieurs, merci beaucoup d'avoir participé à cette France à tout pour réussir spéciale
25:17depuis le Top AFEP ici au CESE à Paris.
25:20L'émission, vous le savez, est diffusée en télé, en radio.
25:24Le site est l'appli de BFM Business.
25:26Très bonne journée, très bon week-end de Pâques.
25:28Et donc, à très bientôt sur BFM Business.
25:34La France a tout pour réussir sur BFM Business.
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