Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Jeudi 2 avril 2026, retrouvez Philippe Zaouati (CEO, Mirova) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Musique
00:10Le dernier quart d'heure de Smart Bourse chaque soir, c'est le quart d'heure thématique.
00:13Le thème ce soir, c'est celui de la finance durable, de la finance durable en 2026,
00:18à l'heure des enjeux de souveraineté et d'autonomie stratégique pour l'Europe notamment.
00:22Nous en parlons avec Philippe Zawati à mes côtés, le président de Mirova.
00:26Bonsoir Philippe.
00:27Merci beaucoup d'être là, ravi de discuter avec vous de ce sujet de la finance durable,
00:32mais qu'on a exploré pendant des années.
00:34Quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, la finance durable est installée dans le paysage de l
00:38'investissement
00:39et Mirova en a été plus qu'un promoteur.
00:41Vous faites partie de ces sociétés de gestion pionnières dans l'univers de la finance durable.
00:47Je ne veux pas refaire tous les épisodes parce qu'il y a eu ces phases d'enthousiasme,
00:51ces phases de critique, de défiance, etc.
00:53Mon point était de dire que la finance durable est là.
00:55elle doit s'adapter aux enjeux du monde tel qu'il se développe aujourd'hui,
00:59ce nouvel ordre économique mondial.
01:02Et ma question était effectivement, comment est-ce que la finance durable s'adapte à ce besoin grandissant
01:06de cette quête de souveraineté et d'autonomie qu'on a en Europe aujourd'hui ?
01:11Je crois d'abord que c'est important effectivement de commencer par ça,
01:13de dire que les dix dernières années, elles n'ont pas été du tout des années inutiles.
01:18et que ce qu'on a construit dans cet écosystème de la finance durable,
01:22c'est quelque chose d'important.
01:23C'est important sur plein de questions, sur la question de la régulation,
01:27sur la question des données, sur la question de l'expertise, de la formation, de l'éducation.
01:31On a aujourd'hui un écosystème qui pense finance durable, impact, ESG,
01:37dans tous les rayons, dans tous les endroits du système financier.
01:41Donc on part de là, je crois.
01:43Simplement, effectivement, le monde a changé radicalement ces deux, trois dernières années, complètement.
01:49Et donc aujourd'hui, raconter qu'on fait de l'investissement exclusivement
01:54avec un angle climat ou un angle Green Deal en Europe par exemple,
01:58c'est disons pour le moins difficile et voire peu crédible.
02:03Et donc, moi, je suis convaincu personnellement
02:07qu'il ne faut surtout pas se ratatiner dans une niche quelque part
02:13et se dire, voilà, moi je veux rester durable, vert, green, à fond.
02:19Et donc, je...
02:20Il faut embrasser le sujet.
02:20Je ne regarde pas ce qui se passe dans le monde.
02:22Moi, je pense qu'il faut regarder ce qui se passe dans le monde.
02:24Ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, c'est la technologie,
02:26c'est la sécurité, c'est la souveraineté, c'est la géopolitique.
02:30Et donc, si la finance durable ne tisse pas, en fait,
02:33ces thèmes habituels avec cela, alors elle disparaît.
02:36Quels sont les points d'intersection ?
02:37Est-ce que c'est majeur ?
02:39Est-ce que finance durable se confond en grande partie
02:43avec les enjeux de souveraineté, de résilience, d'autonomie stratégique ?
02:48Est-ce qu'il y a des limites aussi, peut-être, à cette rencontre, si je puis dire,
02:53entre la finance durable et ses enjeux modernes ?
02:55Il y en a de façon évidente.
02:56On a cru pendant 10-15 ans que le multilatéralisme allait résoudre
03:02les grands problèmes environnementaux, les grands problèmes de la planète
03:05et notamment le climat.
03:06On n'a plus de multilatéralisme.
03:07Donc, dire qu'on est autonome stratégiquement,
03:11c'est d'une certaine façon un premier aveu d'échec,
03:13au sens où on se restreint à un endroit.
03:15Mais pour autant, on a des signes que cette transition, elle est là,
03:21elle progresse, et même que quelquefois,
03:23elle vient utiliser la géopolitique et la situation en cours.
03:28Regardez, par exemple, prenons ce qu'a dit le Cornu il y a deux jours.
03:32Donc, il dit, OK, on a plus de revenus grâce ou à cause de la crise pétrolière,
03:39et donc, on ne va pas utiliser ces revenus pour donner des chèques à tout le monde,
03:43on va les utiliser pour accélérer l'électrification de la France.
03:47Donc, vous avez finalement, alors c'est un peu triste à dire,
03:49c'est vrai que c'est un peu déprimant de certaines façons,
03:51de se dire ce que le multilatéralisme et 10 ans de politique climatique
03:55n'a pas réussi à faire, c'est une guerre qui réussit à l'erreur.
03:58Certes, c'est ça.
03:59Mais en tout cas, si moi je cherche l'objectif à la fin,
04:03je me dis, j'essaye de pousser aujourd'hui à ce qu'on aille
04:06vers cette électrification, vers cette évolution,
04:08et donc, d'une certaine façon, tous les moyens sont bons,
04:11en espérant évidemment que les crises et les guerres s'arrêtent.
04:14On pensait qu'on allait faire la transition énergétique
04:16pour sauver la planète et le climat.
04:19On le fera peut-être avant tout pour se sauver nous-mêmes économiquement, Philippe.
04:23Pour se sauver économiquement, et puis aussi,
04:25il y a cette question de qui sont ceux qui vont réussir à sauver le climat.
04:30Aujourd'hui, on sait que ce n'est pas les Américains,
04:32tout à part les Américains tels qu'ils sont gouvernés aujourd'hui.
04:35Alors, il y a le modèle chinois d'un côté, très industriel,
04:37avec effectivement des avancées importantes sur les énergies renouvelables,
04:43l'électricité, etc.
04:44Mais il y a un modèle européen.
04:46Ce modèle européen, il a une vocation plus universelle.
04:49Il a un modèle démocratique aussi.
04:52Il a ce modèle social qui va avec,
04:54qui intersectionne le social et l'environnement.
04:57Et donc, si on veut que ce qu'on imagine comme transition arrive,
05:01il faut défendre le modèle européen.
05:02Et pour défendre le modèle européen, aujourd'hui,
05:05une des armes que l'on a, il n'y en a pas 36,
05:07une des armes, c'est l'épargne.
05:09On est un continent qui épargne beaucoup.
05:11La France, je n'en parle même pas, on est à 20% d'épargne en France.
05:14Et aujourd'hui, cette épargne-là, elle va dans du court terme,
05:17beaucoup, et aussi beaucoup pour financer la tech américaine.
05:21Comment est-ce qu'on arrive à convaincre les épargnants européens
05:25qu'il faut réinvestir en Europe ?
05:27C'est tout ça, l'idée de l'autonomie stratégique.
05:28Ce modèle européen, il souffre dans la comparaison du monde actuel.
05:34Mais j'entends votre point et j'y adhère.
05:37Je pense qu'on essaye de préserver quelque chose d'un peu plus respirable
05:41au sens démocratique, au sens climatique, peut-être.
05:44Dans la bataille actuelle, ce n'est pas facile de défendre ce modèle.
05:48Disons qu'il faut le défendre d'une façon différente, surtout.
05:51Moi, je ne pense pas qu'il faille revenir sur les fondements du modèle.
05:53Il faut revenir sur la façon dont on le défend.
05:56On est parti du principe que ce modèle, il se défendait tout seul,
05:58sans rien faire, et que, par définition, d'une certaine façon,
06:02peut-être avec un peu de... une certaine arrogance, il faut peut-être le dire,
06:06on le considère comme meilleur que les autres,
06:08et que donc, parce qu'il est meilleur que les autres,
06:10il n'a pas besoin d'être défendu.
06:11Eh bien, ça ne marche pas.
06:12Parce qu'il y a d'autres modèles qui existent,
06:14et que même si on pense que notre modèle, philosophiquement ou théoriquement,
06:18il est meilleur que les autres, eh bien, il a besoin d'être défendu.
06:21Défendu, ça veut dire l'autonomie stratégique,
06:23ça veut dire défendu en autonomie énergétique,
06:26défendu en autonomie industrielle, défendu en autonomie alimentaire.
06:30Pour la première fois, la France est négative dans son...
06:34dans ses importations et exportations d'aliments.
06:38Enfin, c'est quand même incroyable.
06:39C'est un pays qui est basé sur l'agriculture depuis très longtemps.
06:42Donc, autonomie, évidemment, alimentaire, autonomie informationnelle.
06:45On est aujourd'hui en risque énorme qu'on ne maîtrise plus l'information au sein du continent,
06:50et qu'une information libre ne soit plus là,
06:52et vous êtes bien placé pour le savoir.
06:55Et donc, investir dans tout ça,
06:58et évidemment aussi investir dans la sécurité,
07:01et donc y compris dans la défense.
07:02On va revenir à l'épargnant, mais le lien se fait naturellement, Philippe.
07:08Est-ce que la finance durable, le cadre réglementaire,
07:12notamment, qui accompagne la finance durable depuis plusieurs années maintenant,
07:16est-ce que ce cadre réglementaire, il est aussi à jour ?
07:18Vous citez le secteur de la défense.
07:20Ça fait partie des exclusions historiques, évidemment, de l'ESG,
07:25avec le tabac, l'alcool,
07:27des secteurs qui sont historiquement exclus de ces stratégies.
07:31Les frontières ont bougé, les choses ont changé.
07:34Les frontières bougent.
07:35Et je vois de plus en plus de gérants appliquant des stratégies ESG,
07:40qui, en demandant l'accord de leurs clients,
07:43sont prêts à investir dans les questions de sécurité,
07:45de défense,
07:48ou à travers l'énergie, dans le nucléaire,
07:51Je pense que les frontières bougent
07:53et qu'il faut tenir compte de la situation du monde tel qu'il est
07:56et aussi des besoins des épargnants.
07:58Aujourd'hui, un épargnant qui veut investir en Europe,
08:00il faut le convaincre.
08:01Et donc, aujourd'hui, la seule logique qu'on peut lui donner,
08:03c'est qu'il faut réinvestir dans l'armement,
08:06au sens large, industriel, technologique et militaire du continent européen.
08:11Et ça doit pouvoir se retrouver dans une stratégie durable.
08:13Moi, je pense que oui.
08:15Je pense que la finance durable a quelque chose à dire sur ces sujets.
08:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:22on peut investir différemment des autres sur ces questions.
08:27On peut apporter une expertise, une connaissance,
08:31une vision des choses
08:32qui va intégrer les facteurs environnementaux, sociaux,
08:35et y compris démocratiques,
08:37dans la façon dont on investit.
08:38Typiquement, investir dans une entreprise de défense
08:42qui est basée en France
08:43et une qui est basée aux États-Unis ou en Chine,
08:47ce n'est pas la même chose.
08:48Parce que vous avez un cadre réglementaire différent
08:50et donc vous avez une approche différente.
08:52Donc, je crois que la finance durable
08:53a quelque chose à dire là-dessus.
08:55Et il y a un engagement possible avec ces entreprises.
08:57Quand vous êtes actionnaire,
08:58il y a un engagement possible.
08:59Si la base actionnariale,
09:01je les cite,
09:02d'un Thalès,
09:03d'un Dassault Aviation,
09:04d'un Safran ou d'un Airbus aussi pour la partie militaire,
09:07si de nouveaux investisseurs viennent au capital
09:10avec cette idée
09:11qu'il faut défendre aussi...
09:14Enfin, la finance durable passe aussi par ce type d'investissement.
09:17Ça veut dire qu'il y a un nouvel engagement aussi avec ces entreprises.
09:19Il faudra faire un nouvel engagement.
09:20Cet engagement se fera avec les entreprises,
09:22mais se fera aussi beaucoup avec les gouvernements.
09:24Parce que les donneurs d'ordre, à la fin,
09:26ce sont les gouvernements.
09:28Et donc, la façon dont ces gouvernements,
09:29en quelque sorte,
09:30redirigent leur industrie militaire au niveau européen,
09:34ça sera une discussion à voir avec eux.
09:36Mais aujourd'hui,
09:37la question de la défense et de la sécurité,
09:39elle dépasse très, très largement
09:40la question de l'armement.
09:42Vous voyez bien que c'est quelque chose
09:42qui est en train de se disséminer,
09:44de se diffuser partout.
09:45Quand vous avez la polémique,
09:47enfin,
09:47ou la bataille entre anthropiques
09:50et le gouvernement américain,
09:51vous n'êtes pas sur l'armement.
09:52Vous êtes sur un sujet aujourd'hui
09:54qui est cœur,
09:54qui est la tech.
09:55Donc, vous investissez dans la tech
09:56et vous posez la question
09:57de savoir quelle va être l'intersection
09:59entre la tech et l'armement.
10:00Et ça, c'est vrai sur beaucoup d'autres sujets.
10:03Donc, on est sur des frontières
10:04qui sont beaucoup moins rigides
10:07qu'elles n'ont plus l'être dans le passé.
10:09Bon, comment on parle à l'épargnant
10:11de cette situation-là ?
10:12Alors, soit en direct,
10:13soit à travers des intermédiaires.
10:15Toute la chaîne, évidemment,
10:17d'intermédiation de la finance
10:18et de la gestion de l'épargne.
10:20Philippe,
10:22comment on mobilise
10:23ces capitaux privés
10:24et comment on leur explique,
10:26effectivement,
10:26qu'ils ont un intérêt direct,
10:28financier,
10:29notamment,
10:30à investir dans ces stratégies-là ?
10:32Eh bien, il faut leur expliquer
10:33la thèse d'investissement qu'on a.
10:35La thèse d'investissement,
10:36c'est qu'aujourd'hui,
10:36nous sommes au début
10:38d'un mouvement énorme
10:41d'investissement
10:41dans les capacités européennes.
10:43Parce que c'est obligatoire.
10:44Parce que l'Europe
10:45ne survivra pas sans ça.
10:46Et donc, on le voit bien.
10:47Il y a tout un tas,
10:48effectivement,
10:48d'initiatives européennes
10:50qui ont été prises
10:51sur l'industrie,
10:52sur l'armement,
10:53sur d'autres secteurs.
10:55Et donc, nous,
10:56on pense qu'il faut jouer ça.
10:58qu'il faut y croire.
10:59Et que plus on va y croire,
11:01et plus on va mettre
11:01de l'épargne là-dedans,
11:03plus il y a une chance
11:04de succès
11:05de ces stratégies-là.
11:06Et que les épargnants
11:07y auront un intérêt
11:09propre,
11:09eux-mêmes,
11:10parce qu'ils vivent en Europe.
11:11Et donc,
11:12il y a une double raison,
11:13en quelque sorte,
11:14de vouloir investir
11:14dans cette économie européenne.
11:17Alors, après,
11:18moi,
11:19je pense personnellement
11:20qu'il faudrait
11:21qu'il y ait un avantage fiscal
11:22à investir en Europe.
11:23Je ne suis pas
11:24un grand fan
11:25des avantages fiscaux,
11:26mais je pense qu'aujourd'hui,
11:27il faudrait qu'il y ait
11:28un message très fort
11:29qui soit passé
11:30par les autorités,
11:33les gouvernements européens
11:33pour dire
11:34qu'on veut
11:35que l'épargne reste ici.
11:37Et aujourd'hui,
11:37ce message-là...
11:38un produit européen...
11:39Il y a un label Europe
11:40qui est en train
11:40d'être travaillé,
11:41mais le label
11:42ne sert pas à grand-chose
11:43tout seul.
11:43Un label sans incitation,
11:45on le sait,
11:46n'a pas un impact énorme
11:47sur les marchés.
11:49Il faut une incitation
11:50à investir en Europe
11:51aujourd'hui.
11:52Pourtant,
11:52on a des champions.
11:55On a un stock d'épargne massif.
11:57On a un stock d'épargne massif.
11:58On a des acteurs,
11:59aujourd'hui,
11:59de la gestion d'actifs
12:00qui sont parmi les leaders mondiaux
12:01et qui sont renforcés.
12:03Et des champions sur les marchés côtés,
12:04j'entendais.
12:04On a des champions
12:04sur les marchés côtés.
12:04Dans la transition énergétique,
12:06dans la défense.
12:07On se plaint
12:08de ne pas avoir de gaffes.
12:09On a sans doute raté
12:10ce virage-là,
12:11mais d'autres virages,
12:12on a réussi à les prendre.
12:13Il y a largement de quoi
12:14investir en Europe aujourd'hui.
12:15Et alors,
12:16sur les marchés côtés,
12:17et puis évidemment,
12:18sur le non-côté aussi,
12:20de la même façon.
12:21Donc,
12:21on a besoin d'avoir
12:22ce message-là.
12:23Et aujourd'hui,
12:24c'est une des discussions
12:26autour de toute la démarche
12:29savings,
12:30épargne de la Commission européenne.
12:32Donc,
12:32l'union des marchés de capitaux,
12:33on dit l'union
12:34de l'épargne
12:35et de l'investissement.
12:36Et je trouve que c'est bien.
12:37Je trouve que ce changement
12:38sémantique est important.
12:39Dis quelque chose.
12:40Parce qu'on est parti
12:41d'une idée de...
12:41On va créer un grand marché
12:43de capital européen.
12:44C'est quelque chose
12:44d'un peu théorique,
12:45d'un peu financier.
12:45Ça fait un peu boîte-noir.
12:46Et là,
12:46on se dit,
12:47non mais à quoi ça sert en fait ?
12:48Donc,
12:48il y a l'épargne d'un côté.
12:49Des épargnants,
12:50il faut effectivement
12:51rémunérer leur capital
12:52et leur épargne.
12:53Et puis,
12:53il y a l'investissement.
12:57Ça,
12:57et c'est ça
12:58le gros enjeu aujourd'hui.
12:59Et donc,
12:59on va s'inscrire là-dedans,
13:00nous,
13:01chez Mirova,
13:01en essayant de pousser
13:03ces produits
13:03sur l'autonomie stratégique.
13:05Bon,
13:06chaque crise
13:06est une piqûre de rappel
13:08salutaire
13:09pour l'Europe.
13:09Chaque crise...
13:11Je ne veux pas vous dire
13:12chaque crise
13:12est une opportunité.
13:13Mais on est là quand même.
13:15Non,
13:15c'est difficile
13:16parce qu'on reste
13:17sur un marché financier
13:18qui est malgré tout
13:19extrêmement fragmenté.
13:20On le sait bien,
13:21avec des fiscalités nationales,
13:22avec des grandes difficultés
13:24à créer des acteurs
13:26européens majeurs
13:27dans le domaine financier.
13:28Et donc,
13:29voilà,
13:30je ne dis pas
13:31que c'est facile,
13:32mais je crois que...
13:34Mais il y a à construire.
13:35Il y a matière
13:35à bâtir et à construire.
13:36Et je crois qu'il y a
13:36une vraie prise de conscience
13:37que cette question
13:38de l'épargne,
13:39au-delà,
13:39à côté des sujets
13:40industriels,
13:41énergétiques, etc.,
13:42est un vrai sujet
13:43d'autonomie stratégique.
13:44Merci beaucoup, Philippe.
13:45Merci d'être venu
13:46discuter avec nous
13:47de la finance durable
13:48à l'heure de 2026
13:49dans ce nouvel ordre mondial
13:51et face à ces enjeux
13:53de souveraineté
13:53et d'autonomie stratégique
13:54en Europe.
13:55Philippe Zawati,
13:56le président de Mirova,
13:57a été l'invité
13:58de ce dernier quart d'heure
13:58de Semain Pense.
13:59Sous-titrage Société Radio-Canada
14:04Sous-titrage Société Radio-Canada
14:08Sous-titrage Société Radio-Canada
14:09Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations