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  • il y a 2 mois
Regardez "On refait le monde" avec Patrice Geoffron, professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l'énergie et directeur du centre de géopolitique de l'énergie, Martial You, éditorialiste économique à RTL, et Erwan Benezet, journaliste au service économie du "Parisien-Aujourd'hui en France" et auteur du livre "Le grand bazar de l'énergie" (éditions Arthaud).
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 01 avril 2026.

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Transcription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:09Jamais, jamais en France, le litre de diesel n'avait été aussi cher.
00:13Il a atteint 2,25 euros aujourd'hui selon les calculs de l'agence France Presse.
00:19Le litre de sans plomb est lui à 2 euros en moyenne.
00:23Choc pétrolier ou pas, les automobilistes voient leur facture s'envoler.
00:26Certains professionnels perdent de l'argent et s'inquiètent pour leur activité.
00:30Le gouvernement, sans moyens, débloque ses aides au compte-gouttes.
00:33Combien de temps peut-on tenir ? A quand le retour à la normale ?
00:36Y a-t-il des profiteurs de crise ?
00:38On se pose toutes ces questions avec nos invités.
00:41Patrice Joffron, professeure d'économie à Paris-Dauphine, spécialiste de l'énergie et directeur du centre de géopolitique de l
00:46'énergie.
00:47Bonsoir.
00:48Bonsoir.
00:48Martial You, notre éditorialiste économique de RTL et auteur des Dindons, comment on vole les classes moyennes aux éditions Robert
00:55Laffont.
00:56Bonsoir.
00:56Et Erwann Benezet, journaliste au service économie du Parisien aujourd'hui en France et auteur du livre « Le grand
01:02bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud.
01:04Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:10Je vais trouver une alternative qui me fait économiser. J'ai 120 kilomètres à faire aller-retour tous les jours
01:16et donc je pars à la semaine et je couche sur le lieu de mon travail qui me fait économiser
01:2290 euros par semaine.
01:26Voilà, on en est là, c'est le répondeur d'RTL. Alors ce n'est pas une impression, les prix
01:30sont au plus haut. Jamais, jamais le carburant à la pompe n'avait été aussi cher alors que le brut,
01:35le baril de pétrole,
01:36alors il n'est plus haut mais il était à 120 dollars hier, il est plutôt à 102 aujourd'hui,
01:43il est déjà monté à 150. Alors pourquoi à la pompe c'est aussi haut ? On n'amortit plus
01:47?
01:47Alors ce qui est haut particulièrement c'est le diesel parce qu'il y a une partie du diesel qui
01:51vient jusqu'à nous qui est coincée dans le détroit et ce diesel auparavant il était plutôt raffiné en Russie
01:58et du fait de l'embargo,
02:00il y a un embargo sur le diesel depuis je crois février 2023, il a fallu trouver d'autres solutions.
02:05Il y a une partie des solutions qui sont dans le détroit d'Hormuz notamment en Arabie Saoudite et donc
02:09qui de fait sont dans la situation qu'on a bien à l'esprit désormais.
02:13Mais ça explique d'ailleurs que le diesel soit monté en flèche et soit sensiblement au-dessus au moment où
02:18on se parle.
02:18Oui parce qu'ils étaient à peu près au même niveau au début de la crise.
02:20Voilà et structurellement le diesel est plutôt légèrement en dessous et là il a monté très vite parce qu'on
02:26a plus de dépendance dans cette zone en termes de raffinage.
02:30Et une hausse aussi rapide en un mois pour le gazole, 50 centimes, c'est inédit ?
02:37Alors c'est inédit avec cette violence mais ce n'est pas totalement surprenant encore une fois compte tenu du
02:43bazar ambiant.
02:44La perspective du blocage du détroit d'Hormuz elle est dans l'air à des degrés divers depuis une bonne
02:49quarantaine d'années.
02:50On n'imaginait pas, on imaginait que ça puisse arriver un jour mais en tout cas on a de fait
02:54été surpris par la soudaineté.
02:57C'est un peu comme si les Iraniens avaient utilisé leur bombe atomique.
03:01De fait c'est ça.
03:02Le trafic a chuté de 95%.
03:05Les navires qui passent sont des navires qui sont autorisés par l'Iran.
03:09L'Iran d'ailleurs exporte un peu plus de son pétrole notamment vers la Chine que ça n'était le
03:13cas auparavant.
03:14Pour ce qu'on peut en savoir, 1,5 million de barils versus 1,2 million auparavant.
03:21Voilà donc ils ont la main sur ce détroit qui est un des points chauds.
03:24Il y en a 4 ou 5 au niveau mondial et c'est sans doute le plus sensible.
03:27Alors ça ne décourage pas ces prix les automobilistes de faire le plein.
03:30Environ 10% des stations sont en rupture totale ou partielle.
03:33Ça c'est le gouvernement qui l'a confirmé.
03:36Pourquoi Martialiou ? C'est parce qu'on se précipite dans les stations et que du coup par peur, par
03:40crainte, il n'en est plus ?
03:42Il y a eu en tout cas au tout début effectivement un rush parce que les gens avaient peur en
03:48voyant le prix augmenter
03:49qu'il y ait une rupture à un moment donné ce qui n'est pas arrivé parce qu'il n
03:53'y a pas de raison que ça arrive.
03:54C'est-à-dire qu'il faut bien se rendre compte que globalement sur le carburant consommé en France,
03:59il n'y en a que 12 à 15% qui vient vraiment du Proche-Orient.
04:03Alors c'est vrai qu'on en importe beaucoup pour le diesel, c'est ce qu'expliquait à l'instant
04:08Patrice.
04:09Mais en l'occurrence il y a eu ce phénomène de peur qui a pu conduire à des ruptures d
04:15'approvisionnement dans certaines stations.
04:17Et là il y a un nouveau phénomène maintenant qui est la distorsion de concurrence, si on veut aller par
04:21là,
04:22entre Total Energy qui est indiqué, qui plafonnait évidemment ces prix, et puis les autres.
04:26Donc évidemment on est plutôt chasseur de bons plans et de petits prix en ce moment sur l'essence
04:31et on va là où c'est le moins cher et c'est là que vous créez une rupture d
04:35'approvisionnement
04:36qui en général au bout de 3-4 jours est réapprovisionnée assez vite quand même.
04:39Alors avec ces prix, l'État est évidemment sollicité.
04:43Pour l'instant on est à 70 millions d'aides pour le mois d'avril,
04:4850 millions aux transporteurs, 14 millions aux agriculteurs et 6 millions aux pêcheurs.
04:52Erwan Benezet, est-ce que c'est vraiment le minimum qu'on puisse faire ?
04:57Alors tout dépend là encore de quel point de vue on se place, du point de vue des finances publiques.
05:03Ça on sait qu'on ne peut rien faire.
05:04C'est déjà beaucoup, on l'a suffisamment répété.
05:06Dans la situation, si on pèse le pour et le compte justement, est-ce que 70 millions c'est un
05:10début
05:11comparé à nos voisins ? On est les moins dix ans ?
05:16Est-ce qu'on est les moins dix ans par rapport à nos voisins ?
05:19En tout cas, l'État préfère en avoir encore sous le pied au cas où la situation s'aggraverait encore
05:25plus
05:27plutôt que de lâcher les chevaux trop vite et ensuite de ne vraiment se retrouver avec
05:31strictement rien à donner aux consommateurs et aux automobilistes.
05:35Je pense qu'aujourd'hui, c'est une stratégie prudentielle de la part du gouvernement.
05:39Et c'est un cas d'école intéressant.
05:41C'est-à-dire qu'on passe notre temps à dire la France est surendettée, a un déficit colossal.
05:47Bon ben là, on voit dans quelle situation on se retrouve quand on est surendetté.
05:50C'est-à-dire qu'on n'a plus les moyens de faire ce que font les Espagnols,
05:53qui sont beaucoup plus généreux que nous, évidemment, actuellement sur les tarifs d'essence.
05:59Mais tout simplement parce qu'ils ont, au cours des dernières années, eu une situation économique qui s'est améliorée.
06:04Donc ils ont aussi une possibilité, un peu plus de poire pour la soif, plus que nous qui sommes à
06:08sec, véritablement.
06:09Il y a un autre point qui rejoint ce que vous disiez tout à l'heure.
06:13Vous faisiez allusion au run oil, donc à ce moment où les gens se précipient dans les stations-service.
06:18La première raison pour laquelle ils se sont précipités, c'était d'abord les prix, au départ.
06:23Ils savaient que ça montait et donc ils sont allés dans les stations-service avant que le carburant coûte encore
06:28plus cher.
06:28Aujourd'hui, il y a une autre raison, qui est la crainte de la pénurie d'approvisionnement.
06:33Parce que le goût, la communication du gouvernement est en train de changer légèrement.
06:38En l'état actuel, aujourd'hui, on n'a pas de risque de rupture d'approvisionnement.
06:43Ce qui veut dire que ça pourra arriver plus tard.
06:45Ce qui veut dire que là, les automobilistes vont dans les stations non plus, même quand les prix sont très
06:50hauts,
06:51vont dans les stations pour faire le plein parce qu'ils ont besoin d'essence, mais ça leur coûte très
06:55très cher.
06:55C'est le syndrome du paquet de pâtes. On craint de manquer de pâtes, on se précipite dans les rayons.
07:01Ou du papier de toilette, on en connaît.
07:03Voilà, il n'y a plus de pâtes et on est persuadé d'avoir eu raison.
07:06Alors je dis que les premières aides sont venues pour les agriculteurs, les transporteurs et les pêcheurs.
07:12Les prochaines pourraient être destinées au métier du secteur ou du soin.
07:18Nous sommes en ligne avec Anne Cousin, directrice du pôle relations sociales et RH réseau à l'Union nationale des
07:24aides à domicile.
07:25Bonsoir. Les aides à domicile font partie des professionnels qui font beaucoup de route ?
07:31Oui, absolument. Dans les services d'aide et de soins à domicile non lucratifs que je représente aujourd'hui pour
07:38UNA,
07:39on compte près de 200 000 salariés, environ 175 000 qui réalisent des interventions au domicile de personnes âgées ou
07:45handicapées
07:46ou encore de familles en difficulté, déplacements très nombreux.
07:50Ils interviennent au domicile de plusieurs personnes aidées dans la même journée.
07:53Ils assurent le transport parfois pour aller à des rendez-vous médicaux, etc.
07:58Au total, ce sont plusieurs centaines de millions de kilomètres qui sont effectués pour assurer ces interventions à domicile.
08:05Est-ce que vous avez des échanges avec le gouvernement sur l'aide qu'il pourrait vous apporter, apporter à
08:11vos professionnels ?
08:12Alors, pour le moment, aucun.
08:16On est effectivement dans une situation particulièrement difficile dans notre branche.
08:22Les flottes de véhicules se développent progressivement, mais ce n'est pas encore une pratique qui est généralisée.
08:29Et les professionnels travaillent essentiellement en utilisant leurs véhicules personnels.
08:33Oui, on ne roule pas plusieurs dans le même véhicule pour se rendre...
08:39C'est compliqué.
08:41Exactement, c'est très compliqué.
08:43On est dans un contexte d'exercice assez difficile, également d'un point de vue salarial.
08:49Et les indemnités kilométriques qui sont prévues par notre convention collective ne suffisent plus pour les professionnels à couvrir leurs
08:56frais réels.
08:57Alors, qu'est-ce que vous demandez, vous, au gouvernement ? Vous connaissez le contexte financier.
09:02Oui, tout à fait.
09:03Alors, d'un côté, déjà, dans un premier temps, avec les partenaires sociaux de la branche,
09:06on a signé la semaine dernière la revalorisation de ces indemnités kilométriques,
09:10mais on a des délais de mise en œuvre qui sont liés à notre cadre administratif particulier d'exercice,
09:15ne permettra pas de répondre à cette situation de manière satisfaisante dans l'immédiat.
09:19Sur le terrain, les employeurs sont nombreux à tenter de remédier du mieux possible à cette situation,
09:25par exemple en accordant des avances sur frais aux intervenants pour leur permettre de faire le plein.
09:30Les aides qui ont été annoncées par le gouvernement vendredi dernier,
09:33vous en parliez pour plusieurs secteurs qui sont également durement touchés par la flambée du prix des carburants,
09:38les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs routiers.
09:41Malheureusement, aucune annonce pour le moment pour les services et les professionnels de l'aide et du soin à domicile,
09:46qui sont pourtant qualifiés d'essentiels en dernier lieu encore le 17 mars dernier,
09:51alors qu'il s'agit pour eux de garantir la réalisation de leur mission auprès de nos concitoyens les plus
09:57fragiles.
09:57Donc pour le moment, c'est silence radio de la part du gouvernement.
10:01Et il y a eu une ouverture de Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement ce matin,
10:06c'est pour ça que, bon, gardez espoir, la prochaine fois c'est pour vous en principe,
10:10Merci beaucoup Anne Cousin.
10:13Martial, c'est une bonne stratégie, l'aide au compte-gouttes, comme ça on gagne une semaine ?
10:18On ne gagne pas une semaine, mais disons qu'on fait passer l'idée qu'il y a des choix
10:23à faire
10:23et qu'on ne peut plus arroser de façon globale comme on l'a connu en 2022-2023.
10:30Maintenant, moi j'ai fait un calcul de coin de table pour essayer de voir un petit peu à quoi
10:35ça correspondait,
10:36cette cagnotte fiscale.
10:40Attendez, je vous le demanderai tout à l'heure parce que là c'est l'heure de la pub.
10:43On va faire les calculs dans quelques instants.
10:44Alors ne vous inquiétez pas, à tout de suite.
10:47Et avant la pub d'ailleurs, après la pub plutôt, il y a le rappel des titres de Nathalie, à
10:50tout de suite.
11:04Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Nathalie Michel.
11:07Un homme d'une vingtaine d'années mis en examen après la tentative d'attentat déjoué devant Bank of America
11:13à Paris.
11:14Il a été placé en détention provisoire.
11:16Il est soupçonné d'avoir recruté des adolescents, trois adolescents, pour déposer l'engin explosif artisanal qui avait été retrouvé
11:23devant la banque.
11:25Emmanuel Macron attendu au Vatican la semaine prochaine.
11:27L'Elysée annonce que le président français ira à la rencontre du pape Léon XIV les 9 et 10 avril.
11:33Une première depuis l'élection l'an dernier du successeur du pape François.
11:38En Méditerranée, ce nouveau drame parmi les candidats à l'exil qui tentent la traversée en direction de l'Europe.
11:46Une embarcation au large de Lampedusa, les gardes-côtes italiens ont pu secourir 58 personnes dont 5 enfants.
11:53A Cap Canaveral, décollage imminent pour la fusée de la NASA.
11:57Le lancement de la mission Artemis 2 est prévu à minuit 24h française.
12:02Trois astronautes américains et un Canadien vont passer 10 jours en orbite autour de la Lune.
12:07Une première depuis plus de 50 ans.
12:08Merci Nathalie, on se retrouve à 20h.
12:12Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:17Le grand gagnant dans cette affaire c'est qui ? C'est l'Etat.
12:21Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'Etat
12:26et qui en a besoin en plus actuellement.
12:29Et ça c'est Dominique Schellcher le 5 mars, il est président directeur général des coopératives U.
12:34Donc le président de U a lancé ça dès le début, dès le début de la crise.
12:38Et la petite musique de l'Etat qui profite de la crise n'a cessé de monter.
12:43Total Énergie est aussi pointée du doigt.
12:45Alors à qui profite la crise ?
12:46A quel moment faudra-t-il partager ?
12:49On en débat avec nos invités.
12:51Patrice Joffron, professeure d'économie à Paris-Dauphine.
12:53Martial You, notre éditorialiste économique à RTL.
12:56Et Erwan Bénezé, journaliste au service économique du Parisien Aujourd'hui en France.
13:00Écoutez Laurent Wauquiez ce matin.
13:02La première chose qui est pour moi indispensable, c'est que l'Etat ne peut pas se faire des recettes
13:08supplémentaires
13:08à l'occasion de cette crise et de l'explosion du prix du baril.
13:11L'évaluation aujourd'hui, c'est entre 2 à 3 milliards d'ores et déjà avec les premières semaines d
13:16'explosion du prix du baril.
13:17Et donc ce que je demande, c'est que cet argent soit intégralement redonné aux automobilistes sous forme de baisse
13:23de taxes.
13:24Voilà Laurent Wauquiez qui est le chef des députés LR donc à l'Assemblée.
13:28Martial You, vous avez commencé votre calcul tout à l'heure.
13:31Alors ce matin, la ministre de l'énergie, Maude Bréjon, a répondu à Laurent Wauquiez.
13:36Elle a assuré que le surplus ne se comptait pas en milliards parce que les Français consomment moins.
13:41On va expliquer les mécanismes.
13:42Alors qui a raison ?
13:43Alors on va prendre un papier, un crayon.
13:45On vend 114 millions de litres d'essence, enfin de carburant en France par jour.
13:50Là, la hausse qu'on connaît actuellement fait rentrer en moyenne entre l'essence et le diesel à peu près
13:585 centimes à chaque fois dans les caisses de l'État en plus qu'avant.
14:02Ça c'est les taxes TVA et assise.
14:04L'assise elle ne bouge pas, elle est toujours la même.
14:06Donc c'est vraiment la TVA.
14:07Plus que la TVA.
14:08Et donc là, ça nous amène en gros à 171 millions de surplus sur un mois écoulé.
14:15Moi je compte 150 parce que je pense qu'il y a eu effectivement au début le rush vers les
14:20stations-service et puis qu'à partir de maintenant, les gens vont se rationner, vont consommer sans doute un tout
14:25petit peu moins.
14:26Oui, il a fait son calcul, Laurent Wauquiez.
14:27Je pense qu'il fait de la politique, il ne fait pas des mathématiques.
14:30C'est un calcul politique.
14:32Et juste pour se faire une idée, parce que vu qu'on a déjà enclenché 70 millions d'aides, il
14:37reste 80 millions.
14:38J'ai calculé 80 millions, si vous voulez, en voiture électrique, si on veut en mettre à disposition de nos
14:43aides-soignantes.
14:44Oui, parce qu'il y en a question de leur permettre de louer.
14:4725 000 euros, la voiture électrique, ça nous fait 3 000 voitures qu'on peut mettre en circulation.
14:52Ou si on veut équiper nos boulangers de fours électriques professionnels, c'est 50 000 euros, j'ai demandé à
14:57la Fédération, le prix d'un four électrique.
14:59Donc ça fait 1 500 fours qu'on peut financer.
15:01Vous voyez, ce n'est pas énorme, ce n'est pas bisant, ce n'est pas avec ça qu'on
15:04va changer la donne.
15:04Patrice Geoffron, vous vouliez commenter ce chiffre ?
15:08Oui, en fait, depuis 10 ans, il faut qu'on ait à l'esprit qu'on a subi 3 chocs
15:12très violents.
15:13Le premier, c'est ce qui a donné lieu à la crise des Gilets jaunes.
15:15Le prix du Paris l'avait doublé, en 2022, la crise, le début de la guerre en Ukraine, et puis
15:21à l'heure actuelle.
15:22Et donc, premier élément, si l'État s'enrichissait à chaque fois qu'il y a ce genre de crise,
15:27nous serions très riches, ce n'est pas le cas.
15:30Alors, pourquoi ce n'est pas le cas ?
15:31Notamment parce que chacun de ces chocs a un effet sur la croissance économique.
15:36Et donc, ça veut dire qu'on va perdre, on ne sait pas très bien, parce qu'on est à
15:39peine peut-être à la mi-temps de ce choc.
15:42Donc, il y aura, à l'évidence, moins de croissance en France.
15:45Et moins de croissance, c'est moins de TVA, moins d'impôts sur les sociétés, moins d'impôts sur le
15:50revenu, moins de tas de choses qui...
15:52Voilà, et donc les chiffres que j'entends, notamment de Laurent Wauquiez ou du RN par ailleurs, sont absolument invraisemblables.
15:57Oui, Marine Le Pen qui dit, oui, vous voyez, vous avez une cagnotte, vous voyez, elle existe la cagnotte.
16:02Parce que c'est vrai qu'on a entendu parler de surplus par le gouvernement lui-même, Sébastien Le Corneur
16:06a dit qu'il allait utiliser le surplus de recettes fiscales pour financer l'électrification de notre économie.
16:14C'était peut-être une maladresse ?
16:17C'est ça ? On peut dire ça comme ça ?
16:19Vous l'y terminez ?
16:20Non, non, mais je crains que nous soyons d'accord.
16:22En fait, c'est toujours toute chose égale par ailleurs.
16:26Tout dépend du périmètre.
16:28Effectivement, si on prend juste les nouvelles rentrées, vous parliez des 5 centimes supplémentaires,
16:33évidemment, il y a quelques millions de plus pour les caisses de l'État.
16:35Mais en fait, on ne vit pas du tout en vase clos.
16:37Et derrière, il y a l'effet plutôt macroéconomique de l'impact sur la consommation
16:43qui fait que ça coûtera bien plus cher aux finances publiques que ça va rapporter.
16:47Puis ensuite, il y a l'utilisation de cet argent.
16:49La déclaration de Matignon, puisque c'est venue du Premier ministre,
16:57en plus à l'AFP au milieu de la nuit, tout ça était un peu étrange
17:00et certainement, à minima, maladroit.
17:04Elle sème le trouble parce qu'effectivement, aujourd'hui, on ne parle que de ça,
17:07que de la cagnotte.
17:09Alors qu'en réalité, ça risque effectivement de coûter plus cher.
17:13Juste un petit mot, vous parliez des gilets jaunes tout à l'heure.
17:16En fait, ça détermine la stratégie, en tout cas, ce que va chercher à faire l'État
17:21et ce que cherchent à faire les oppositions.
17:24En 2019, quand vous avez eu le mouvement des gilets jaunes,
17:26on a accusé l'État d'être à l'origine, puisque c'était la hausse d'une taxe
17:33qui provoquait la hausse au carburant.
17:35Donc, c'était considéré comme endogène, c'est-à-dire qu'il y avait un coupable
17:38à l'intérieur du pays.
17:39Aujourd'hui, on est face à une crise internationale, exogène.
17:43Et donc, toute la communication de l'État, ça va être de dire,
17:46vous voyez, on n'est pas responsable, il y a une crise à l'extérieur de notre pays
17:52et il faut au contraire rassembler, alors que le Rassemblement National, lui, cherche à diviser.
17:57Voilà les deux communications, les deux stratégies politiquement qui s'opposent.
18:02Puisqu'on parle de...
18:04Oui, allez-y, Marcel.
18:05Juste, ce qui me paraît intéressant, simplement, dans la séquence qu'on est en train de vivre,
18:10c'est au moins la pédagogie que ça permet de faire.
18:12C'est-à-dire de dire, bon, ben voilà, on a une dépendance,
18:15on la découvre à chaque nouvelle crise, notre dépendance aux hydrocarbures
18:18et il va falloir enclencher la révolution, c'est-à-dire ce qu'on appelle l'électrification.
18:23Évidemment que ça ne va pas se faire avec 150 millions de surplus à la pompe,
18:27mais que cette idée-là puisse germer, grandir dans l'esprit de tout le monde
18:32et soit partagée par le plus grand nombre en disant, voilà,
18:34vous voyez dans quelle situation on se trouve aujourd'hui,
18:36ça nécessite vraiment de pouvoir accélérer l'électrification,
18:39c'est peut-être le seul point un peu positif que je vois.
18:41Et si on était tenté de faire un petit peu de provocation,
18:43s'il y a un profiteur de crise, mais de crise de communication,
18:46là, effectivement, c'est l'État, mais pas pour les raisons qu'on croit,
18:50c'est que, justement, ça va lui permettre de mettre en avant,
18:52on a un plan électrification qui devrait être présenté la semaine prochaine
18:56par la ministre de l'énergie, Maud Bréjon,
18:58et c'est un moyen de mettre en avant, encore une fois,
19:00la souveraineté rendue possible par l'électrification de nos usages.
19:04Puisqu'on parle de communication du gouvernement,
19:07il a aussi dit, le gouvernement, qu'il allait donner l'exemple
19:10et moins consommer d'hydrocarbures,
19:13si les problèmes d'approvisionnement survenaient,
19:15alors nous, on n'entend que la fin de la phrase,
19:17ça veut dire qu'on redoute des problèmes d'approvisionnement.
19:21C'est ça ?
19:21Oui, oui, ça n'aide pas à clarifier un débat qui est déjà assez confus,
19:24donc moi, je pense que ce qu'il faut se souvenir,
19:28c'est très concrètement, il ne faut surtout pas faire ce qu'on a fait en 2022.
19:31En 2022, nous dit la Cour des comptes, on a appliqué une ristourne à tout le monde,
19:3530 centimes à la pompe, ça a coûté 8 milliards.
19:38Avec 8 milliards, Martial a trouvé un peu d'argent tout à l'heure,
19:40moi, avec 8 milliards, je donne une prime de 8000 euros à 1 million de ménages
19:47pour faire un super bonus véhicule électrique,
19:50ou pour faire un super bonus pompe à chaleur,
19:53pour aller s'insérer dans le programme d'électrification,
19:56ou pour la personne qu'on entendait tout à l'heure, les soignants, etc.,
20:00pour avoir une accélération.
20:01Donc, de toute façon, il ne faut surtout pas faire de mesures
20:03qui soient des mesures transversales, aussi coûteuses,
20:06et la bonne nouvelle, c'est qu'on n'a plus d'argent, on ne peut pas le faire.
20:09En revanche, il me semble, s'il revient un tout petit peu en avant,
20:11moi, j'étais assez touché par le témoignage tout à l'heure,
20:13enfin, les soignants, et puis, et le souvenir qu'on a du Covid,
20:16et de la première ligne, et de...
20:17Bien sûr.
20:17On ne peut pas se permettre, là, dans l'état actuel,
20:20les choses, d'avoir une réponse qui soit une réponse aussi parcimonieuse,
20:24de ne pas, et pour ce qu'on peut en comprendre,
20:28finalement, de se trouver dans une situation
20:29où le gouvernement espère, alors peut-être ce que va dire Donald Trump cette nuit,
20:33en tout cas une décrue, et le fait que les tensions vont s'apaiser.
20:37Il me semble qu'il faut rassurer les professions qui sont en première ligne,
20:41et le regard des services rendus,
20:43et du besoin qu'on a d'avoir des sociétés qui restent maillées par ces services.
20:46Pardon, non, je vous en prie.
20:48Non, non, allez-y, allez-y, vous êtes mon invité, Erwan Benzé.
20:52Sur l'exemple que pourrait donner l'État, il a assez peu de leviers,
20:55il en avait presque un petit peu plus pendant la crise 2022-2023,
20:58puisque, malheureusement, il y avait le gaz, l'électricité,
21:01on était en hiver, donc on pouvait aussi diffuser de larges messages sur la sobriété.
21:06Oh, on n'en entend plus du tout parler.
21:08Et donc, les seuls leviers, effectivement, un petit peu de sobriété sur le carburant,
21:11ça sera éventuellement de rouler, de réduire la vitesse sur les routes et les autoroutes,
21:15ça, on peut s'attendre à ce qu'à un moment ou à un autre, si la crise perdure,
21:18il y ait un message qui va dans ce sens.
21:21D'ailleurs, ça fonctionne, dès que vous réduisez de 10% sur l'autoroute au-delà de 100 km heure,
21:27vous baissez drastiquement votre consommation.
21:29Et puis, peut-être que ça va être le retour du télétravail,
21:32pour éviter justement les déplacements pendulaires,
21:34et donc de faire des économies de carburant, là aussi.
21:36C'est un travail qui était de moins en moins à la mode,
21:38les grandes entreprises demandaient à leurs salariés de revenir.
21:40On a compris que l'État n'avait pas grand-chose à gagner dans cette crise,
21:44mais on parle aussi beaucoup, évidemment, des compagnies pétrolières.
21:48L'ONG Greenpeace les a accusés de réaliser plus de 80 millions d'euros de sur-profit par jour
21:54dans les pays de l'Union Européenne.
21:56En France, c'est 11 millions.
21:58Total est en train de toucher le pactole, Marciel.
22:01Alors, c'est toujours compliqué avec Total,
22:03parce que vous avez Total Énergie, celui qui va chercher le pétrole,
22:08qui l'exploite et le vend.
22:09Là, effectivement, il y a une activité qui est largement bénéficiaire
22:12du fait de la montée des cours.
22:13Et puis, vous avez le Total Énergie qu'on connaît tous,
22:15c'est-à-dire le vendeur d'essence,
22:17qui, pour le coup, évidemment, en ce moment, en plafonnant ses tarifs,
22:21et s'il ne vend pas à perte, il n'en est pas loin.
22:23C'est-à-dire que là, il ne fait absolument aucun bénéfice
22:25sur les ventes de carburant, à mon avis.
22:27Mais évidemment, un marché ultra spéculatif,
22:30vous voyez, aujourd'hui, le pétrole perd 15%
22:33juste sur une phrase de Donald Trump au Télégraphe
22:37qui dit qu'on termine la guerre dans 2-3 semaines.
22:40Il y a cet aspect-là qui profite évidemment
22:42aux grandes compagnies, aux multinationales du pétrole,
22:45dont Total Énergie fait évidemment partie, oui.
22:48Mais est-ce qu'on va finir par demander à Total
22:50de partager un peu, d'aider davantage avec ses bénéfices monstres ?
22:54Là, on parle de 11 millions d'euros par jour.
22:57Alors, pour la France, on ne sait pas que Total,
22:59mais c'est quand même beaucoup Total en France.
23:02Enfin, ça a été le cas.
23:04On leur a demandé de plafonner déjà en 2023.
23:07Ils l'ont fait.
23:08Là, ils ont anticipé, a priori,
23:10les demandes du gouvernement.
23:12Mais on ne peut guère aller plus loin
23:14puisqu'il n'y a pas Total,
23:16d'un point de vue réglementaire,
23:18l'égal n'est pas en dehors des clous.
23:20C'est son activité.
23:24Et donc, il réalise là des profits
23:26comme il pourrait réaliser des pertes à d'autres moments.
23:29Puis de fait, ça crée une distorsion de la concurrence.
23:31Enfin, Total n'est pas présent sur l'intégralité du territoire.
23:34Donc, il y a une course vers les stations Totales
23:37et qui se retrouve vide.
23:39Et donc, tout ça crée toute une série de problèmes par ailleurs.
23:42Mais il me semble,
23:43le point que vous soulevez est extrêmement important.
23:45Évidemment, pour les pétroliers et les gaziers,
23:47lorsque le prix monte, le profit s'améliore.
23:50C'est totalement mécanique.
23:53Mais quand même, deux nuances importantes
23:55qui sont plus que des nuances.
23:56Premièrement, la zone est une zone dont, à peu près,
23:59je parle du détroit d'Hormuz, naturellement,
24:01le Moyen-Orient,
24:02est une zone à l'intérieur de laquelle,
24:04de l'ordre d'une quarantaine, peut-être plus,
24:05d'infrastructures pétrogazières
24:07et puis, par ailleurs, de désalinisation
24:09et puis des data centers, etc.
24:11Même si, évidemment, pas au cœur de l'activité,
24:13les pétroliers ont été frappés.
24:14Donc, il faudra voir ce que sont les conséquences.
24:16On sait que Total a été dans l'obligation
24:18de réduire son activité sur place
24:20et à peu près 15% des volumes.
24:22Mais j'avais vu qu'il suffisait
24:23que le prix augmente de 8 centimes
24:24pour que ce soit compensé.
24:26Non pas de 8 centimes, de 8 dollars,
24:28mais de fait...
24:29Ah, 8 dollars, pardon.
24:31Mais l'autre élément...
24:32Ah oui, vous parlez...
24:33On parle du baril.
24:34Oui, oui, je parle du baril.
24:36Mais le point important,
24:37si on fait les liens
24:38entre les différents points qu'on a évoqués,
24:40c'est que, finalement,
24:41on se retrouve dans un monde
24:42dans lequel Donald Trump
24:44est en train de rendre
24:45le pétrole et le gaz
24:47moins fréquentables encore qu'avant.
24:49Pas pour des questions climatiques,
24:50mais compte tenu, encore une fois,
24:51du bazar, etc.
24:52Et donc, on va se mettre, en Europe,
24:54à parler plus qu'auparavant
24:55d'électrification.
24:57Les ménages ou les entreprises
24:58qui en auront les moyens
24:59iront plus vers l'électricité,
25:01probablement,
25:02et espérons que le gouvernement
25:04nous y incitera.
25:06Et il n'est pas certain
25:07que tout ça, sur le long terme,
25:08soit réellement profitable
25:09au pétrolier.
25:11Donc, le profiteur de la crise,
25:12finalement, ça va être l'électricité.
25:14Exactement.
25:14Ça, c'est une bonne chose.
25:16Vous avez mis la conversation
25:17sur le dollar.
25:18On va continuer à parler
25:19de ce dollar et de Trump,
25:20puisqu'il a un tel effet
25:21sur les cours de pétrole.
25:23Ce sera juste après la pause.
25:25Bonne soirée, sur RTL.
25:34RTL. Votre radio.
25:37Anne-Sophie Lapix.
25:39On refait le monde
25:40jusqu'à 20h sur RTL.
25:43Tout ce que j'ai à faire,
25:44c'est partir de l'Iran.
25:45Et nous le ferons très bientôt
25:46et ils dégringoleront.
25:48Et si la France ou un autre pays
25:50veut avoir son pétrole ou son gaz,
25:52ils iront tout droit
25:53dans le détroit d'Hormuz
25:54et ils se débrouilleront tout seuls.
25:55Je pense que ce sera
25:57un endroit très sûr en réalité.
25:58Mais dans deux ou trois semaines,
25:59nous partirons.
26:01Voilà.
26:02Alors, ce que les gens ont retenu,
26:04ce que les marchés ont retenu
26:06de cette déclaration
26:08de Donald Trump d'hier,
26:09il y en aura une autre ce soir,
26:10on ne sait pas à quoi s'attendre.
26:12Mais en tout cas,
26:12c'est qu'ils allaient partir
26:14dans deux semaines.
26:16Et l'idée d'un départ
26:17des Américains de la région
26:17a fait chuter les cours du pétrole.
26:21Le baril est passé
26:22de 120 à 100 euros
26:24comme ça,
26:25en une nuit,
26:26je me suis réveillée.
26:26Il était à 100 euros.
26:27Pourquoi ont-ils réagi
26:29comme ça, les marchés ?
26:30Ils ont réagi
26:31parce que, bon,
26:31il y a le début,
26:35le début de la fin,
26:36semble-t-il,
26:36du côté américain.
26:37Alors, tout ça,
26:37évidemment,
26:38c'est de la communication
26:39à la Trump,
26:39donc c'est extrêmement flou.
26:40Et notamment,
26:41ce qui est très flou,
26:42c'est est-ce que
26:43les Iraniens vont rétablir
26:45la circulation
26:45dans le détroit d'Hormuz,
26:46même s'il y a
26:48une baisse d'intensité
26:49dans les frappes
26:50et si les Américains
26:51devaient se retirer,
26:53on ne sait pas.
26:54Les Israéliens,
26:55à ma connaissance,
26:55n'ont rien dit,
26:56eux,
26:56sur leurs intentions,
26:57donc c'est une autre...
26:58Et puis après,
26:59même si le détroit
27:00devait être rouvert,
27:03eh bien,
27:03il faudra faire le bilan
27:04de ce qui a été endommagé.
27:05Voilà,
27:06on a beaucoup parlé
27:06de pétrole,
27:07évidemment,
27:07vous nous réunissez pour ça.
27:08Il y a également
27:09la question du gaz.
27:10Le Qatar a dit
27:11que 20%
27:12de leur capacité
27:13de liquéfaction
27:13sont endommagées
27:15avec peut-être des mois,
27:16peut-être des années.
27:17J'ai entendu circuler
27:17des chiffres assez...
27:18De 3 à 5 ans.
27:19De 3 à 5 ans.
27:20Donc c'est...
27:20Voilà,
27:21c'est également
27:23assez préoccupant.
27:24Donc la nonchalance
27:26avec laquelle
27:27il s'est exprimé là,
27:28en tout cas,
27:29ne masque pas le fait
27:30qu'il n'a pas totalement
27:31la main
27:31et que la paix
27:32ou la fin de la guerre
27:33ne dépend pas
27:35totalement de lui.
27:36D'ailleurs,
27:37oui, pardon.
27:37Et puis ça prouve quand même
27:38qu'on est en partie
27:39sur beaucoup de spéculations
27:40évidemment autour du pétrole
27:41en ce moment.
27:42Ça, c'est une évidence.
27:43Parce que ça fait quand même
27:44un an
27:45que Donald Trump
27:46passe son temps
27:47à donner des agendas
27:49qu'il ne respecte jamais.
27:50C'est-à-dire que c'est...
27:51Donc on ne peut pas
27:52lui faire confiance théoriquement.
27:53Ça ne devrait même pas
27:54faire bouger le pétrole
27:55qui disent
27:56dans deux semaines
27:57on s'en va.
27:57Il a déjà donné
27:58des jours d'ultimatum
27:59avant de tout faire exploser.
28:00Enfin bon.
28:01Et la seule chose
28:02qu'on peut imaginer
28:03s'il s'en allait
28:04indépendamment du fait
28:05que comme souvent
28:06quand les Américains
28:06s'en vont
28:07après une opération militaire,
28:08ils laissent quand même
28:09un sacré chantier derrière eux
28:10qu'il faut
28:11un tout petit peu nettoyer.
28:12Mais évidemment
28:14que ça simplifierait
28:16la vie
28:16pour nous
28:17consommateurs
28:19en France
28:20puisque
28:20notre consommation
28:22de gaz
28:23et de pétrole
28:24est assez peu
28:25dépendante
28:26finalement
28:26de ce qui se passe
28:27sur cette zone
28:28du monde.
28:28C'est plutôt l'Asie
28:30en fait
28:30qui est concernée.
28:31Ça nous arrangera
28:34mais ce n'est pas pour autant
28:35que la situation
28:35sera réglée.
28:36Les prix,
28:36on les court,
28:37on en est victime
28:38à travers le monde
28:39qu'on soit en Asie.
28:40C'est mondial.
28:41Il y a un petit délai
28:42c'est que quand les auditeurs
28:43entendent
28:43ah tiens
28:44le cours du baril
28:45est passé de 120
28:47à 100
28:47dans la nuit
28:48est-ce que ça veut dire
28:49que la semaine prochaine
28:49ou la semaine d'après
28:51le prix à la pompe
28:52va baisser ?
28:52Oui
28:53mais il y a une inertie
28:54qui est effectivement
28:55qui est plus lourde
28:57à la baisse
28:58qu'à la hausse
28:58alors on accuse régulièrement
29:00les raffineurs
29:01les distributeurs
29:02d'en profiter
29:03pour se faire des marges
29:04il y a une petite logique
29:06qui est qu'effectivement
29:07quand les prix montent
29:08les gens se précipitent
29:09on en a parlé tout à l'heure
29:10le fameux Run Oil
29:11en revanche
29:12quand les prix descendent
29:13beaucoup se disent
29:14ah j'ai encore
29:15la moitié
29:16de mon réservoir
29:17qui est plein
29:18je vais peut-être
29:18attendre un peu
29:19parce que ça risque
29:20de descendre encore
29:20et donc le renouvellement
29:22des cuves
29:23dans les stations-service
29:24est un peu plus lent
29:25et la corrélation
29:26entre les prix
29:27du brut
29:28et les prix
29:29et les tarifs
29:30à la pompe
29:31dans ces cas-là
29:32est un petit peu
29:33plus lente à se faire
29:34voilà
29:34il y a cette explication
29:35qui est défendue
29:37par les distributeurs
29:39on a entendu
29:40tout à l'heure
29:40donc il pourrait partir
29:42d'ici deux semaines
29:43enfin c'était la déclaration
29:44d'hier
29:44vous disiez
29:45qu'après tout
29:46les israéliens
29:47ils n'ont pas dit
29:47qu'ils arrêteraient
29:48de se battre
29:50parce que
29:51s'il y a toujours une guerre
29:52il n'y a pas de raison
29:53que les choses
29:54s'apaisent
29:55sur place
29:55les iraniens
29:56ils ne se sont pas engagés
29:57non plus
29:57à cesser
29:58de viser
29:59les pétroliers étrangers
30:01les iraniens
30:02eux
30:03ils comptent bien
30:03maintenant
30:04faire payer le passage
30:05à tous les bateaux
30:06ils n'ont aucun intérêt
30:08justement
30:08à faciliter la vie
30:10de Donald Trump
30:10c'est à dire que
30:11même
30:12s'ils peuvent le mettre
30:13en porte à faux
30:14ce sera
30:14plutôt bon pour eux
30:16c'est à dire que
30:16ça voudrait dire
30:17lorsque Donald Trump
30:18donnerait l'ordre
30:19de se retirer
30:20si l'Iran
30:21ne débloque pas
30:22le détroit d'Hormuz
30:24ça veut juste dire
30:25le régime n'est pas tombé
30:26donc on est toujours là
30:27tout ce que vous avez fait
30:28n'a servi à rien
30:29donc effectivement
30:30pour l'instant
30:31les iraniens
30:32sont assez malins
30:33sur ce point
30:33ils ne prennent
30:34aucune
30:35ils ne font aucune annonce
30:36à la différence
30:37des américains
30:37et ils vendent plus de pétrole
30:38et plus cher
30:39en ce moment
30:40plus de pétrole
30:41plus cher
30:41de la même manière
30:42que les russes par ailleurs
30:43donc c'était un énorme sujet
30:44de préoccupation
30:45dont on parle trop peu
30:46mais du côté iranien
30:47on peut anticiper
30:48qu'il soit urgent
30:49d'attendre
30:50pour libérer
30:52le passage
30:54dans le détroit d'Hormuz
30:55parce que finalement
30:55plus cette affaire
30:57va durer
30:58plus les tensions
30:59aux Etats-Unis
31:00à la pompe
31:01vont durer également
31:02et c'est un point
31:03extrêmement sensible
31:04aux Etats-Unis
31:06et comme on est
31:07à quelques mois
31:08des mi-termes
31:08c'est un point
31:09qui fait mal
31:10sur lequel
31:10à l'évidence
31:11les iraniens
31:12vont continuer à appuyer
31:13il y a trois choses
31:14si demain
31:16ou dans quelques jours
31:16Trump annonce
31:17qu'il se retire
31:18de la guerre en Iran
31:20déjà on va beaucoup
31:21entendre
31:21réentendre
31:22cet acronyme
31:22la TACO
31:24Trump always chicken out
31:25Trump se déballonne
31:27se débine toujours
31:29ça c'est la première chose
31:30la deuxième chose
31:31c'est que
31:33effectivement
31:33après moi le chaos
31:34donc ça va être
31:35à chaque fois
31:36et notamment les américains
31:37quand ils se sont retirés
31:39d'un conflit
31:40très très rapidement
31:41ça a presque été
31:42encore pire après
31:43parce que dans ces cas-là
31:44vous avez des tensions
31:47locales
31:47avec des prises de pouvoir
31:49qui tentent de se faire
31:51et puis la troisième chose
31:52c'est que
31:53si jamais demain
31:54ils reculent
31:55quel est le message
31:56qui est envoyé
31:57aux Iraniens
31:57c'est que
31:58ils ont quelque part
31:59ils ont gagné
32:00ils ont en tout cas réussi
32:02à faire reculer
32:03l'ogre américain
32:04ça sera un message terrible
32:05et ça peut donner des idées
32:07aussi à d'autres
32:07à d'autres pays
32:09ou en tout cas
32:09à tous ceux qui en veulent
32:10aux Etats-Unis
32:11et ça ça pourrait être aussi dangereux
32:13ça peut représenter un danger
32:13et puis les pays du Golfe
32:15qui vendent
32:16d'ordinaire
32:17tout ce pétrole
32:18les Émirats Arabes Unis
32:20et ce gaz
32:21le Yémen
32:22le Qatar
32:23on imagine
32:24qu'ils vont devoir
32:25payer pour leur sécurité
32:26après une guerre pareille
32:27alors payer ou pas
32:28mais en tout cas
32:29il me paraît à peu près clair
32:31qu'il y aura
32:31une prime de risque élevée
32:33qui va continuer à peser
32:34sur tout ce qui va circuler
32:36dans la région
32:37et c'est un sujet
32:39d'autant plus préoccupant
32:40qu'il y a à la fois
32:40évidemment
32:41la question
32:42du détroit d'Ormousse
32:43qui nous réunit
32:44mais également
32:44la mer Rouge par ailleurs
32:45et qui est un lieu de tension
32:47ces jours derniers
32:48donc on est
32:49assez loin
32:50de voir se réinstaller
32:52une sorte de statut quo
32:53dans lequel
32:53il y a un intérêt
32:54de l'ensemble
32:55des parties prenantes
32:56à ce que ça circule
32:57et à faire du commerce
32:59on en est très très loin
33:01donc ça veut pas dire
33:03ça veut dire
33:03que par rapport
33:04à ce qu'étaient
33:04les perspectives
33:05du prix du baril
33:06on aurait dû avoir
33:07un prix du baril
33:08aux alentours de 60
33:09c'était les prévisions
33:1060 ou 65
33:11pour l'année 2026
33:12et donc là
33:14ça va prendre du temps
33:16pour y revenir
33:17et on risque
33:17de se trouver coincé
33:18dans un entre-deux
33:19aux alentours
33:20de 80
33:21à minima
33:21pendant quelques temps
33:23et sachant que
33:25sachant que 5 dollars
33:26c'est le calcul
33:27qu'a donné l'INSEE hier
33:285 dollars de plus
33:29sur le baril
33:29c'est 0,1 point
33:31d'inflation supplémentaire
33:32donc là on est à
33:3340, 50
33:34vous voyez
33:34vous faites le calcul
33:35on est déjà
33:36potentiellement
33:37sur une inflation
33:37qui doit tourner
33:39même si c'est pas encore
33:39dans les chiffres
33:40autour de 2%
33:41et c'est une mauvaise nouvelle
33:42dans le fond
33:43si les Etats-Unis
33:44sont obligés
33:45de repartir un peu
33:46en catimini
33:48sans avoir
33:49véritablement
33:49de victoire
33:50à afficher
33:50c'est à dire que
33:51là on se retrouve
33:52avec des Etats-Unis
33:54qui se sont engagés
33:55sans plan de guerre
33:56ou objectif de guerre
33:58bien défini
33:59très clair
33:59s'il repart
34:00sans rien du tout
34:01ça veut dire que
34:02vous savez
34:03il a utilisé Trump
34:04pour parler de l'OTAN
34:05l'expression
34:06tigre de papier
34:07dans la presse
34:08moi j'ai regardé
34:09à quoi ça correspond
34:09je la connaissais
34:10cette expression
34:11d'où elle date
34:12elle date
34:13des Chinois
34:14qui avaient
34:15ainsi qualifié
34:16les Etats-Unis
34:17en disant
34:17les Etats-Unis
34:18sont un tigre de papier
34:19et bien effectivement
34:20le risque
34:21c'est qu'à la fin
34:22si jamais
34:23Trump se retire
34:23sans avoir rien gagné
34:24on est des Etats-Unis
34:25qui soient
34:26un tigre de papier
34:27et donc là
34:28c'est tous les équilibres
34:29globaux
34:29des géopolitiques
34:30qui sont remis en question
34:31avec une cour de récréation
34:32à l'échelle mondiale
34:33en fait à chaque fois
34:34on dit
34:34c'est pas moi
34:36c'est toi
34:36c'est tranquillé
34:38on en est là
34:38et on pourrait là
34:40on voyait tout à l'heure
34:41que Donald Trump
34:42pourrait aussi
34:43annoncer le retrait
34:44de l'OTAN
34:45ce soir
34:46dans son discours
34:47ça aussi ça peut avoir
34:48des conséquences économiques
34:49puisqu'on est
34:50Martial
34:50puisqu'on est dans les citations
34:51une citation
34:53Clémenceau
34:53pendant la guerre
34:54la première guerre mondiale
34:55naturellement
34:56avait dit
34:57Clémenceau
34:58le père de la victoire
34:58avait dit
34:59la guerre est une affaire
35:00trop sérieuse
35:01pour la laisser aux généraux
35:02et je pense qu'aujourd'hui
35:03on peut dire que la guerre
35:04est une affaire trop sérieuse
35:06pour la laisser aux promoteurs
35:07immobiliers
35:07oui
35:08et aux non-diplomates
35:10effectivement
35:11parce que depuis le début
35:12Donald Trump
35:13se sert d'ami
35:15et de son entourage
35:16de son gendre
35:17pour négocier
35:18au Proche-Orient
35:21c'est quand même
35:21pas très rassurant
35:22ce que vous voulez dire
35:23combien de temps
35:23ça peut durer cette crise ?
35:26ça peut durer
35:27alors si on en croit
35:27le gouvernement
35:28qui veut gagner du temps
35:29et bien
35:29ça va durer encore
35:31quelques semaines
35:33pour la partie
35:34disons
35:34la partie qui est
35:35la plus intensive
35:36en termes
35:37de pic guerrier
35:40et après
35:41toute la question
35:41est sans doute
35:42ce qui sera le plus important
35:43parce que ça va prendre
35:43du temps de notre côté
35:44il va falloir
35:45qu'on ait à ce moment-là
35:46des dispositifs
35:47et d'accompagnement
35:48pour parvenir à atterrir
35:49ça ça peut durer
35:51ça peut durer des mois
35:52ça va nous occuper
35:53une partie de l'année
35:542026 tout de même
35:55à minima
35:56on n'a pas fini
35:57de parler de carburant
35:59il y a plein de gens
35:59qui arrivent
36:00dans cette pièce
36:02parce qu'évidemment
36:02il y a la soirée belge
36:04d'RTL
36:04je vais y revenir
36:05merci beaucoup d'abord
36:06messieurs
36:07d'être venus
36:08sur ce plateau
36:09demain
36:10donc les grands patrons
36:11de la distribution
36:12il y a tous vos copains
36:13Marçal
36:13qui s'expliquent sur RTL
36:15face à la flambée
36:16des prix des carburants
36:16Thomas Soto recevra
36:17Dominique Schellcher
36:18PDG de Système U
36:19et puis à midi et demi
36:21ce sera Thierry Cotillard
36:22président du groupement
36:23Les Mousquetaires
36:24qui sera l'invité
36:25d'Amandine Bégaud
36:26vous pouvez d'ores et déjà
36:27poser vos questions
36:28au 3210
36:29ou par SMS
36:30au 74900
36:32et sur l'application RTL
36:33il est donc l'heure
36:34de retrouver
36:35Philippe Gueluc
36:37pour une soirée spéciale
36:38belge
36:38jusqu'à 22h
36:40bonsoir Philippe
36:41mais vous n'êtes pas seul
36:42bonsoir Anne-Sophie
36:44vous non plus
36:45c'est vrai
36:46je suis
36:47on n'est plus nombreux
36:48je suis pour l'instant
36:49entouré de Cody
36:50et de l'autre
36:51comment il s'appelle
36:52encore
36:52Alex Vizoret
36:55le beau gars
36:56et puis il y a
36:58d'autres personnes
36:58qui sont un petit peu
36:59bloquées dans la circulation
37:00qui voient
37:01oui déjà
37:01ben voilà
37:02c'est le grand remplacement
37:03qui commence
37:04pour l'auteur
37:04je n'ai pas l'impression
37:05l'instant vous êtes
37:06trop en écate
37:06attendez
37:07à tout de suite
37:08merci pour l'instant
37:08merci pour l'instant
37:08je suis
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