- il y a 10 heures
Regardez "On refait le monde" avec Antoine Foucher, président de Quintet Conseil et essayiste, Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste de BDO, docteure en sciences économiques EHESS et professeure d'économie à la Sorbonne, et Marc Touati, conseiller économique chez eToro, président et fondateur du cabinet ACDEFI.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 27 janvier 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 27 janvier 2026.
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00:00Jusqu'à 20h, on refait le Monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:11Voilà, on commence avec cette bonne humeur pour parler de la France, de ses atouts, de ses handicaps, de son évolution.
00:22Alors honnêtement, si on vous demande qui sont les deux poids lourds de l'Europe, vous répondez l'Allemagne et la France.
00:26Eh bien imaginez que le PIB de la France par habitant est aujourd'hui inférieur à celui de l'Irlande, de la Suède, de la Finlande, de Malte.
00:33Nous ne sommes pas derniers des 27, mais en 10 ans, on a littéralement dégringolé.
00:38Comment expliquer la chute ? Y a-t-il une fatalité à notre déclassement ?
00:42Comment l'expliquer et comment inverser la tendance ?
00:45On en débat dans Refait le Monde avec nos invités.
00:49Antoine Fouché, président de Quintet de Conseil et Essayistes, bonsoir.
00:52Bonsoir.
00:53Marc Touati, économiste et président du cabinet Assez Défi, pardon, Assez Défi.
01:00Bonsoir.
01:00Bonsoir, Anne-Sophie.
01:01Anne-Sophie Alsif, enseignante en économie à la Sorbonne, bonsoir.
01:05Alors Antoine Fouché, vous avez signé une tribune aujourd'hui dans le journal Les Echos,
01:09qui fait mal à notre égo, à notre orgueil français.
01:13Notre niveau de vie a plutôt baissé depuis une dizaine d'années, en tout cas au sein de l'Europe.
01:17On s'est fait doubler par beaucoup de voisins.
01:22Malheureusement, oui.
01:22C'est les chiffres que chacun peut vérifier.
01:24Alors, on a autre chose à faire, mais en allant sur le site de l'INSEE ou de l'OCDE,
01:29en fait, notre niveau de vie n'a pas baissé en valeur absolue.
01:32C'est-à-dire qu'il est à peu près le même qu'il y a 10 ans, un tout petit peu supérieur.
01:37Mais ce qui se passe, c'est ce que vous venez d'indiquer, c'est que les autres vont plus vite.
01:41Ce qui fait que quand on dézoome un peu et qu'on va même sur 30 à 50 ans, il y a deux phénomènes.
01:46Le premier phénomène, c'est que les pays qui avaient le même niveau de vie que nous,
01:51nous ont dépassés ou nous ont distancés, typiquement l'Allemagne.
01:54Un Français et un Allemand, Allemagne de l'Ouest, en 1975, avaient le même niveau de vie.
01:58Aujourd'hui, il y a 12% des cas.
02:01Et puis, les pays qui étaient derrière nous ont rattrapés ou sont en train de nous rattraper.
02:05Autre exemple, il faut prendre des pays à peu près de la même taille.
02:08Le Royaume-Uni, ils étaient 12% derrière en 1975.
02:12Aujourd'hui, malgré le Brexit, les Anglais ont le même niveau de vie que les Français.
02:17Puis, il y a des phénomènes assez logiques de convergence, mais qui sont frappants.
02:22Donc, j'en cite juste un.
02:23C'est les Polonais.
02:24Les Polonais avaient 60% d'écart de niveau de vie il y a 20 ans.
02:30Aujourd'hui, il y en a 20%.
02:31Et donc, à ce rythme-là, à la fin du prochain quinquennat,
02:34donc, ce n'est pas dans 20 ans, à la fin du prochain quinquennat,
02:37un Polonais et un Français auront à peu près le même niveau de vie.
02:40Donc, voilà.
02:41L'idée, c'est de dézoomer et de prendre du recul sur 50 ans
02:46pour voir les évolutions de long terme,
02:48quels que soient les accidents politiques ou économiques
02:50dans chacun des pays qui peuvent exister.
02:53Parce que je pense qu'il ne faut pas regarder juste un an ou deux ans.
02:56Parce que ça, ça peut...
02:56Enfin, cela dit, la dégringolade, elle s'est faite en quelques années.
02:59Ce n'est pas non plus...
03:00Elle s'est accélérée depuis le début du XXIe siècle, oui.
03:02On a un peu résisté, mais même entre 75 et 2000,
03:06par exemple, on perd 6 points par rapport au Royaume-Uni,
03:09on perd 6 points par rapport à l'Allemagne.
03:11Donc, c'est lent, mais constant et pénible.
03:15Et c'est aussi sans doute pour ça qu'on ne s'en rend pas trop compte,
03:17parce qu'il n'y a pas de chute brutale en 3-4 ans.
03:20Il y a un lent déclassement
03:22qui se confirme quinquennat après quinquennat.
03:27Parce qu'au fond, il y a des choix collectifs
03:30qui, me semble-t-il, correspondent à des tendances profondes françaises
03:34depuis une cinquantaine d'années
03:35qui aboutissent à ça, mais dont on va sans doute discuter.
03:38Anne-Sophie Alci, vous partagez ce diagnostic pas très joyeux.
03:43Oui, alors, si on peut prendre un élément positif en ce début d'année,
03:46quand on parle de la Pologne, on critique beaucoup l'Europe.
03:50Rappelons quand même que le but du projet européen et de l'intégration,
03:52c'est quand même la convergence des économies.
03:55Et c'est que, justement, des pays qui étaient plus pauvres,
03:58se développent.
03:59Donc, c'est vrai qu'on a souvent dit...
04:00Et des pays de l'Est, en fait, vont un peu rattraper.
04:01Voilà, on a souvent dit que c'était souvent un échec.
04:04Et donc là, on voit que des pays comme la Pologne,
04:05c'était peut-être plus compliqué au début,
04:07mais que là, on a un vrai rattrapage.
04:08Et donc, le but, c'est d'avoir quand même une zone de libre-échange,
04:11de vivre ensemble, où tout le monde a à peu près le même niveau de vie.
04:14Donc, l'aspect convergent, c'est vraiment un aspect important du projet européen.
04:17Donc, ça, on peut quand même plutôt s'en réjouir
04:19si les Polonais se développent.
04:21On les embrasse.
04:23Exactement, voilà.
04:24On peut quand même, pour une fois,
04:25l'Europe, là aussi, c'est positif, cet aspect-là.
04:28Mais c'est vrai que, plus globalement, ce qui est assez intéressant,
04:31ce qui a été très bien dit par Antoine,
04:32c'est qu'on a ce sentiment de déclassement.
04:35Alors, voilà, quand il y a une usine qui ferme,
04:36quand on est plus bas dans les classements internationaux,
04:38et donc, tout d'un coup, on a un petit sursaut qui dure cinq minutes.
04:41Mais on n'a pas de tendance de fond de se dire
04:43« Il y a quand même quelque chose qui existe, voilà, on se paupérise.
04:46Et donc, qu'est-ce qu'on peut faire pour y remédier à moyen et long terme ? »
04:50Ce qui est le cas dans d'autres pays.
04:51On l'a dit, la Pologne, voilà, des pays qui étaient plus pauvres
04:54et qui essaient de se développer,
04:55où il y a vraiment, un petit peu, une prise de confiance de leur État
04:58et de se dire « Qu'est-ce qu'on met en œuvre ? »
04:59Ou pour y médier, ou pour avancer.
05:01Et comme, en effet, le choc est faible,
05:03qu'on ne le voit pas,
05:04on en parle sûrement de la charge de la dette, ce genre de choses,
05:06ben finalement, comme on n'a pas de choc,
05:09on continue comme avant et on continue déclassé.
05:12Marc Toiti, on parlait des pays de l'Est qui nous avaient un peu rattrapés,
05:15mais enfin, on voit que le déclassement, il se fait aussi
05:17par rapport, on le disait, à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne.
05:20Ça, c'est moins explicable.
05:21C'est ça qui est vraiment dramatique.
05:23Je vais même encore aller plus loin.
05:24C'est-à-dire que dans les années 80,
05:26la France s'appelle de PIB par habitant.
05:27On reprend ce chiffre, parce que c'est ce qui est très important.
05:29C'est ça le niveau de vie ?
05:31Ce qu'on appelle le niveau de vie ?
05:32La richesse par habitant.
05:32C'est-à-dire, en fait, parce que le PIB, ça dépend du nombre d'habitants,
05:34la richesse par habitant.
05:36Après, c'est qu'une moyenne, parce qu'évidemment,
05:37malheureusement, il y a des distorsions, il y a des inégalités,
05:39mais cette moyenne.
05:41On est-il compte que dans les années 80,
05:42la France était dixième du monde ?
05:44On était devant les Etats-Unis, qui étaient onzièmes.
05:47Dans les années 90, on est encore onzièmes.
05:49Bon, ça va encore, vous voyez-ce que je veux dire ?
05:51Aujourd'hui, vous savez combien on est ?
05:52Vingt-cinquièmes sont les chiffres du FMI.
05:54On est-il compte ?
05:55Ce déclassement, alors que les Etats-Unis...
05:56C'est par rapport à l'Europe, donc, en fait.
05:57Oui, tout à fait.
05:58Alors que si vous prenez les Etats-Unis,
05:59donc, quand même, également, un pays riche,
06:01qui a connu, voilà, toutes ses difficultés
06:02par rapport aux pays émergents et autres,
06:04eh bien, ils sont passés de la onzième à la septième place.
06:08Donc, ils ont gagné du terrain, un peu comme l'Allemagne, d'ailleurs.
06:10Donc, c'est ça qui est...
06:11Donc, c'est-à-dire que l'Allemagne, également,
06:12a dû affronter le choc de la réunification,
06:14donc, elle a également souffert.
06:15Alors, ce qui est encore plus dommageable,
06:17je pense qu'on va parler,
06:17parce que c'est également sur les solutions, ensuite,
06:19c'est que ce déclassement s'est fait
06:21malgré l'augmentation de la dépense publique,
06:24malgré l'augmentation de la dette publique,
06:26parce que, souvent, on nous dit...
06:27Moi, j'entends, on me dit,
06:27oui, si vous baissez la dépense publique ou la dette publique,
06:30vous allez avoir une récession.
06:31Là, on a la preuve que, nous, on n'a pas arrêté d'augmenter,
06:34c'est devenu une drogue dure, si vous voulez,
06:35la dépense publique, la dette publique,
06:37évidemment, les impôts, également.
06:39Donc, finalement, c'est appauvri,
06:40c'est-à-dire par rapport aux autres, relativement.
06:42Et c'est ça qui, aujourd'hui, est quand même extrêmement inquiétant.
06:45Quand on regarde les chiffres, je ne vais pas casser l'ambiance,
06:47mais...
06:48Il y a un petit peu cassé.
06:48Oui, on a bien commencé déjà.
06:50Mais quand on regarde, par exemple, là,
06:51ce qui se passe dernièrement,
06:52quand on voit des faillites d'entreprises
06:54qui atteignent des sommets historiques,
06:55hors micro-entreprises,
06:56parce que c'est l'essentiel des créations,
06:58on est 14% au-dessus du sommet de 2009.
07:00Quand on voit le chômage qui est en train un petit peu d'augmenter,
07:03donc on se dit, mais c'est ça qui est dangereux,
07:05c'est que cette dette qui augmente,
07:06pourquoi pas, à la rigueur, très bien,
07:08mais on voit bien qu'elle ne se fait pas traduire
07:09par une augmentation de l'activité de la richesse.
07:12Alors, vous avez commencé à donner des explications,
07:15mais on va encore faire un peu le diagnostic.
07:17Est-ce que, par exemple,
07:19le fait que l'on s'oppose au Mercosur
07:22est le signe d'une certaine fragilité ?
07:24On ne peut plus encaisser l'ouverture à de nouveaux marchés ?
07:28On a vu que, finalement,
07:29le Mercosur, ça favorisait les Allemands
07:31et tous ceux qui exportaient ce genre de biens,
07:34et pas nous.
07:35Antoine Fouché.
07:36Pardon.
07:36Non, juste, ce n'est pas que les Allemands.
07:38Même si on a moins d'industrie,
07:40ça va aussi nous profiter,
07:41concernant notre industrie, en tout cas.
07:43En tout cas, on a vu que c'était nous qui étions les...
07:44Et les Allemands, rappelons,
07:45on a la même monnaie que les Allemands.
07:46Donc, si les Allemands vont bien,
07:48nous aussi.
07:49Bon, ben, voilà,
07:50ça, c'était pas le Mercosur.
07:51Vive le Mercosur !
07:53Vive l'Europe !
07:55Je pense que ce qui est intéressant sur le Mercosur,
07:57c'est...
07:58On se dit, on va être tous les d'accord.
07:59Non, on va pas faire ce mois de décoir.
08:01Sur le Mercosur,
08:02je pense que ce qui est intéressant
08:04à essayer d'expliquer,
08:05on ne peut faire que des hypothèses,
08:06mais c'est pourquoi est-ce que ça a été un drame en France
08:09et en France, on s'est opposés
08:10et on a été isolés.
08:12Ça fait 20 ans que sur un dossier super important,
08:14la France n'a pas été isolée comme ça.
08:15Alors que les autres pays ont plus ou moins
08:18plus ou moins de dallants défendu l'accord
08:22et sont satisfaits sincèrement de l'accord.
08:24Pas seulement les gouvernements,
08:25les populations aussi.
08:27Je pense...
08:28Il y a deux hypothèses.
08:29La première hypothèse,
08:30c'est le contenu de l'accord.
08:31Le contenu de l'accord, il n'est pas bon
08:33et il est dangereux
08:34parce qu'il va balayer l'agriculture française.
08:36En fait, quand on regarde en détail,
08:37il y a des quotas là-dedans
08:39et les quotas montrent que la baisse de tarifs,
08:42elle n'est que jusqu'à 2 à 5%
08:45de la consommation française.
08:48Donc on ne peut pas dire
08:49que si on baisse les tarifs
08:51juste sur 2 à 5% de la consommation française,
08:54il y a un danger
08:55parce que ça veut dire que sur 95% de la conso,
08:58ça ne bouge pas.
08:59Donc ce n'est pas ça.
09:00Et si ce n'est pas ça,
09:01deuxième hypothèse, c'est quoi ?
09:02C'est qu'en fait,
09:04c'est vécu par les agriculteurs
09:06et à mon humble avis,
09:08peut-être qu'on aura un débat là,
09:09à juste titre,
09:10comme un lâchage de plus
09:12par les politiques de l'agriculture
09:14parce que c'est la goutte d'eau
09:16qui fait déborder le vase en fait.
09:17Parce que même si c'est que 2 à 5% des quotas,
09:19ça vient après un coût du travail
09:21et des normes
09:22qui fait que produire en France,
09:25même si vous travaillez autant,
09:27voire plus,
09:27c'est impossible d'être compétitif
09:30et donc il y a moins en moins de gens
09:31qui veulent être agriculteurs,
09:33de père en fils,
09:34de mère en fille.
09:35Et il y a une stat, pardon,
09:36là aussi l'INSEE,
09:37là aussi public,
09:38là aussi les gens peuvent vérifier,
09:40c'est le made in France en agriculture,
09:43qu'est-ce que ça représente ?
09:44C'était 80% il y a 40 ans,
09:46ce qui veut dire que ce qu'on mangeait
09:47à 80% c'était produit en France,
09:49aujourd'hui c'est 60%.
09:50Donc ce n'est pas encore comme l'industrie,
09:52l'industrie c'est 38%,
09:53mais en fait je pense
09:56que les agriculteurs se sont mobilisés
09:57parce qu'en fait ils ne veulent pas
09:59qu'il arrive à l'agriculture
10:00le même sort qu'à l'industrie
10:02et donc même si le Mercosur
10:04c'est en lui-même pas grave,
10:07comme ça s'ajoute à des normes
10:10qui ne sont pas compensées par des aides
10:12et à un coût du travail
10:13qui là non plus n'est pas compensé,
10:15les agriculteurs français
10:15on leur demande l'impossible
10:17de produire pas cher et bien
10:19dans un monde compétitif
10:20avec plus de normes et plus de coûts.
10:22C'est inhumain.
10:23Oui mais c'est ça la clé,
10:24c'est-à-dire justement
10:25n'oublions pas que ce déclassement
10:27est malheureusement le résultat
10:29des erreurs stratégiques
10:30des dirigeants français.
10:31Dans les années 80-90,
10:32on était très jeunes à l'époque,
10:34mais effectivement
10:34les gouvernements de l'époque
10:36ont dit on veut une économie française
10:37sans usine
10:38et ça a été un choix stratégique
10:39qui a été poursuivi.
10:40Alors maintenant on se réveille
10:41on dit non il faut réindustrialiser
10:42évidemment mais si on augmente les impôts
10:44on voit ce que c'est ce qui est fait
10:45depuis des années,
10:46si effectivement on n'a pas
10:47une industrie compétitive
10:48comment on voulait réindustrialiser ?
10:50Pareil sur l'agriculture
10:51qui a été malheureusement sacrifiée.
10:52L'année dernière on a eu
10:53un événement historique
10:54pour l'agriculture française,
10:55c'est la première fois
10:56qu'on a eu un déficit commercial
10:58de l'agriculture,
11:00alors que c'était un des fleurons
11:01de la France.
11:03Donc encore une fois,
11:05c'est pas tombé du ciel,
11:06c'est des décennies
11:07d'erreurs stratégiques
11:08et qui ont été aggravées
11:10ces dernières années
11:10que malheureusement
11:11nous continuons de payer.
11:11On va continuer à parler
11:12de ces symptômes
11:13et de ces explications
11:15et de ces solutions
11:16et ce sera juste après
11:17le rappel des titres
11:19d'Alban Leprince.
11:20Jusqu'à 20h,
11:22Anne-Sophie Lapix
11:22refait le monde sur RTL.
11:26Dans un instant.
11:28RTL.
11:29Il est 19h30.
11:31Anne-Sophie Lapix
11:32on refait le monde sur RTL.
11:34Le rappel des titres
11:34avec Alban Leprince.
11:35Le gouvernement de Sébastien Lecornu
11:38une fois de plus sauvé.
11:39La motion de censure
11:40déposée par la gauche
11:41hors socialiste
11:42après l'activation du 49-3
11:44sur le volet dépenses
11:45du budget
11:45vient d'être rejeté.
11:47Le vote de celle
11:48du Rassemblement National
11:49commence.
11:50Bientôt six mois
11:51après la mort de Jean-Port Manov
11:52filmé et diffusé
11:54en direct sur Kik.
11:55Le parquet de Paris
11:56annonce l'ouverture
11:57d'une information judiciaire
11:58visant la plateforme
12:00et ses gérants
12:00contre lesquels
12:01il a également requis
12:02des mandats d'arrêt.
12:04Les streamers Naruto
12:05et sa fine partenaire
12:06de Jean-Port Manov
12:07ont quant à eux
12:07été placés en garde à vue
12:09dans une autre affaire.
12:10Une enquête ouverte en 2024
12:11pour des violences
12:12sur mineurs notamment.
12:14Et puis trois jours
12:14après la mort à Minneapolis
12:15aux Etats-Unis
12:16d'Alex Préti
12:17tué par ICE
12:18la police anti-migration
12:20américaine
12:20lors d'une manifestation
12:21alors qu'il portait
12:22un pistolet sur lui.
12:24Donald Trump
12:25se dit ce soir
12:25très triste
12:26mais assure qu'il ne faut pas
12:28manifester avec une arme.
12:29Merci Albane
12:30on vous retrouve à 20h.
12:30A tout à l'heure.
12:33Anne-Sophie Lapix
12:33On refait le monde
12:34jusqu'à 20h sur RTL.
12:37La France qui perd du terrain
12:38au sein de l'Europe
12:39par rapport à ses voisins
12:40le conseil est inquiétant
12:41le déclin est-il inéluctable ?
12:43Pourquoi on produit moins ?
12:45On exporte moins ?
12:46Pourquoi sommes-nous mauvais ?
12:47Et comment nous en sortir ?
12:48Parce qu'on ne va quand même pas
12:49se laisser couler
12:50sans rien faire.
12:51On en débat
12:51avec nos invités
12:52Antoine Fouché
12:53président de Quintet Conseil
12:55et Essayiste
12:56Marc Toiti
12:56économiste et président
12:57du cabinet
12:58ACDFI
12:59et Anne-Sophie Alsif
13:00enseignante en économie
13:01à la Sorbonne.
13:02On refait le monde
13:04sur RTL
13:05Je suis à la tête d'un État
13:07qui est en situation
13:08de faillite
13:09sur le plan financier.
13:11Je suis à la tête
13:11d'un État
13:11qui est depuis 15 ans
13:13en déficit
13:15chronique.
13:16Je suis à la tête
13:17d'un État
13:17qui n'a jamais voté
13:19un budget en équilibre
13:19depuis 25 ans.
13:21Bon, ça ne peut pas durer.
13:23Vous avez peut-être reconnu
13:24l'ancien Premier ministre
13:25François Fillon
13:26et ça c'était en 2007
13:28il y a bientôt 20 ans.
13:30On parlait
13:31des problèmes
13:32de notre agriculture
13:34on parlait
13:35des problèmes
13:35de notre économie
13:36et puis il y a aussi
13:37cet humiliant classement
13:39de nos élèves
13:40la chute dans les classements
13:41PISA
13:41et autres classements
13:42du niveau scolaire
13:43de nos enfants.
13:44On est vraiment devenus nuls
13:45Anne-Sophie Alsif ?
13:47Non, non, on n'est pas devenus nuls
13:48mais je pense qu'il est assez intéressant
13:49maintenant qu'on a fait ce constat
13:50parce qu'on a l'impression
13:51qu'il y aurait un complot
13:52pour qu'on devienne nuls
13:54qu'on prenne les mauvaises décisions
13:55etc.
13:56Là je pense qu'il faut essayer
13:57de s'arrêter de s'en
13:57et de regarder pourquoi
13:58parce que c'est ça
13:59qui est intéressant.
14:01Et pourquoi on est
14:01dans cette situation
14:02c'est quand on regarde
14:03la composition
14:04de la création de richesses
14:05en France.
14:05En France, quand vous regardez
14:06la composition du PIB
14:07à 60%
14:08c'est de la consommation
14:09des ménages.
14:1020% à peu près
14:11c'est de l'investissement
14:11et le reste
14:12c'est du commerce extérieur.
14:13Quand vous avez
14:14une structuration
14:15de votre création de richesses
14:16qui est à plus de 60%
14:17de la consommation
14:18d'un ménage
14:18et que vous avez
14:19pendant 20 ans
14:20des taux d'intérêt
14:21qui sont bas
14:22voire négatifs
14:23et bien qu'est-ce qui se passe ?
14:24Vous avez en effet
14:25un pouvoir politique
14:26qui s'est dit
14:26voilà, on est dans un monde ouvert
14:28on a la mondialisation
14:30on a des localisations
14:32importantes d'usines
14:33finalement on va faire
14:34des politiques budgétaires
14:35très accommodantes
14:36on va distribuer
14:38et vous rappelez
14:38la France est un des pays
14:39les plus égalitaires au monde
14:40et donc on va assurer
14:41un certain pouvoir d'achat
14:43qui vont permettre
14:43d'alimenter
14:44cette consommation
14:44des ménages
14:45et donc notre modèle
14:46de croissance.
14:47Et d'ailleurs
14:47quand on regarde
14:48sur cette période
14:4920-30 ans
14:49alors en effet
14:50il y a un décrochage
14:51mais globalement
14:52en termes de croissance
14:53on est aussi
14:53un des pays
14:54les plus réguliers.
14:55On l'a vu pendant le Covid
14:56tout le monde est en récession
14:57nous on est à 1
14:59ensuite ça va beaucoup mieux
15:00on l'a payé un peu ça
15:01on l'a complètement payé
15:02mais on l'aurait payé encore plus
15:04si on avait été en récession
15:05on voit ce qui s'est passé
15:06en Allemagne.
15:07Exactement
15:07quand après ça va
15:08beaucoup plus fort
15:09là tout le monde est à 2-3
15:11nous on est à 1
15:12mais ce que je veux dire
15:13c'est que
15:14c'est pas un complot
15:15de vouloir
15:16se désindustrialiser etc
15:17c'est qu'il y a eu vraiment
15:18un choix
15:18de la stabilité
15:20et avec cette structure
15:21de la création de richesses
15:22qui donne la consommation
15:24des ménages
15:24aussi importante
15:25aujourd'hui le taux d'épargne
15:26qui aussi a des niveaux
15:27records etc
15:28fait que l'idée
15:29c'est la consommation domestique
15:30et c'est ça le moteur
15:32de la croissance
15:32et donc le politique
15:33qu'est-ce qu'il fait
15:34c'est-à-dire qu'au lieu
15:35d'investir
15:35je vais investir des milliards
15:37j'aurai le résultat
15:37dans 20 ans
15:38je ne serai pas réélu
15:39pour un résultat
15:39je ne sais pas
15:40est-ce qu'il sera bon ou pas
15:40là c'est vrai
15:41que j'ai une politique de chèque
15:42c'est tout de suite consommé
15:44ça me crée du PIB
15:44c'est très facile
15:45et donc à mon sens
15:46si on veut vraiment travailler
15:47sur plus de production
15:48c'est qu'il faut aussi
15:49rééquilibrer
15:50la création de richesses
15:51en France
15:57à son déménage
15:58parce que là
15:58c'est facile
15:59d'avoir de la croissance
16:00Antoine Floucher
16:01ce n'est pas le programme
16:02des mois à venir
16:03ce que vient de décrire
16:05Anne-Sophie Alcif
16:06non mais je pense
16:07que je partage à 100%
16:08ce qu'elle vient de dire
16:10et en fait
16:12on voit bien
16:12dans ce qu'elle vient de décrire
16:13que c'est un arbitrage
16:14court terme
16:15moyen long terme
16:17c'est-à-dire
16:17on ne fait que favoriser
16:18le court terme
16:19sur le moyen long terme
16:20depuis une cinquantaine d'années
16:21et c'est ça qui fait
16:23que quinquennat
16:25après quinquennat
16:25ce n'est pas une question
16:26droite gauche centre
16:27les autres pays
16:31qui apparemment
16:32arrivent à penser
16:33à intégrer
16:34un tout petit peu plus
16:34le moyen long terme
16:35en tout cas
16:36ça se voit
16:36dans les résultats
16:38nous rattrapent
16:39ou nous dépassent
16:40et pour revenir
16:41à votre question initiale
16:43sur le niveau d'éducation
16:44non on n'est pas nuls
16:45mais on est moyens
16:47et je pense
16:48qu'il faut
16:48on est 26ème
16:50sur 38
16:51les élèves
16:52les élèves
16:52sont 26ème
16:53non mais c'est pas
16:54non mais c'est
16:55enfin
16:56le problème
16:57si on se dit
16:58que c'est nul
16:58j'ai peur
16:59comme citoyen
17:00on dit c'est nul
17:01non nul
17:01c'est excessif
17:02donc en fait
17:02c'est pas vrai
17:03mais ce qui est vrai
17:04c'est qu'on est moyen
17:05là pour le coup
17:06c'est vrai
17:06on était 11ème
17:07à 12ème
17:08le premier PISA
17:09c'est 99
17:101999
17:10on arrive
17:12on arrive 11ème
17:12là on est maintenant
17:1426ème
17:15quand on prend
17:15les
17:16donc c'est assez connu
17:17PISA
17:17mais ça veut dire
17:18quand même
17:18pour qu'on veut dire
17:19concrètement
17:20dans la vie quotidienne
17:21des gens
17:21ça veut dire que
17:22si les parents
17:23que nous sommes
17:24beaucoup autour
17:25de la table
17:25et qui nous écoutent
17:26on ne gérait notre vie
17:29qu'en fonction
17:30de l'intérêt éducatif
17:31de nos enfants
17:32il y aurait 25 autres pays
17:34dans l'OCDO
17:35où ils voudraient mieux
17:36scolariser nos enfants
17:36qu'en France
17:37c'est ça que ça veut dire
17:38quand même
17:38c'est déjà un énorme déclassement
17:40pour nous français
17:41de se dire qu'il y a 25 autres pays
17:43où l'école elle est mieux
17:43qu'en France
17:44c'est une moyenne
17:45c'est une moyenne
17:46parce qu'il y a des inégalités
17:47il y a des inégalités
17:48mais oui mais sur les inégalités
17:49on est l'un des pires
17:50c'est à dire
17:50si vous êtes en bas
17:52voilà pour le coup
17:53c'est sûr
17:53et puis sur
17:54dernier point
17:56c'est sur les actifs
17:57c'est pareil
17:58c'est à dire
17:58on peut dire
17:59les enfants
18:00bon
18:00mais les travailleurs
18:02les actifs
18:02c'est pareil
18:03ça ne s'appelle pas PISA
18:04ça s'appelle PIAC
18:05mais c'est l'OCDE aussi
18:07qui fait une enquête
18:07depuis une quinzaine d'années
18:08et là aussi
18:09on est 26ème
18:10ce qui veut dire
18:11que ce n'est pas excessif
18:12mais documenté
18:13et malheureusement
18:14robuste
18:15de dire que nous français
18:16on est devenu un peuple
18:17moyennement compétent
18:18et ça on n'a pas l'habitude
18:19et c'est ça aussi
18:20qui nous déclasse
18:21parce que la mondialisation
18:22en fait
18:23c'est juste une redistribution
18:24de la carte
18:25de la production mondiale
18:27et quand
18:28vous redistribuez les cartes
18:30au moment où
18:31d'autres pays
18:32deviennent mieux éduqués que vous
18:33et bien la valeur
18:34elle va surtout là
18:36où les gens sont mieux éduqués
18:37et mieux compétents
18:37vous en perdez
18:38les autres en prennent
18:40perdre au niveau éducatif
18:42au moment où
18:42les cartes de la production
18:44de valeur sont figées
18:45c'est embêtant
18:46mais ce n'est pas très grave
18:46mais perdre les cartes
18:48au moment où
18:49on les redistribue
18:49être moins compétent
18:51au moment où
18:51on redistribue
18:52les cartes de la production
18:52ça c'est fatal
18:54et c'est ce qui nous arrive
18:56et c'est l'une des causes
18:57pas la seule
18:58mais l'une des causes
18:59qui explique
18:59qu'on est en dessous
19:00de la moyenne européenne
19:01en niveau de vie maintenant
19:02Et Marc Toiti
19:03ce n'est pas parce qu'on n'a
19:04pas assez investi
19:05dans l'éducation nationale
19:06qu'on est à ce niveau là ?
19:07C'est ça le drame
19:08je pense qu'on arrive
19:09à la fin du film
19:10c'est-à-dire que globalement
19:11effectivement on l'a bien décrit
19:12on a gagné du temps
19:13depuis des années
19:14on est dans une fuite en avant
19:15permanente
19:15alors on dit oui
19:16vous voyez on a un pourcent
19:17de croissance
19:17même 0,9 sur longue période
19:19bon et ça suffit
19:20non ça ne suffit plus
19:21parce que
19:21je suis à l'aise pour le dire
19:22parce que moi je viens
19:23des cités HLM d'Orly
19:24vous voyez donc j'ai réussi
19:24à m'en sortir
19:25donc j'avais une bourse
19:26donc j'avais la dépense publique
19:27à l'époque
19:27ça fonctionnait encore
19:29aujourd'hui quand on a
19:30un taux de chômage
19:30des moins de 25 ans
19:31de 60% dans les cités HLM
19:33malgré une augmentation
19:34des dépenses publiques
19:35quand on a le rapport PISA
19:36malgré une augmentation
19:37des dépenses publiques
19:37dans l'éducation nationale
19:38etc
19:39donc ça veut bien dire
19:40que ça ne fonctionne plus
19:41le problème c'est qu'on a
19:42aujourd'hui
19:43alors les chiffres varient
19:44mais on a autour
19:45des 60% des français
19:46qui dépendent de la dépense publique
19:47de près ou de loin
19:48donc évidemment
19:49personne n'a envie de se faire mal
19:50donc c'est ça le piège
19:51c'est que
19:51on a bien dit
19:52beaucoup de pays
19:52se sont fait mal
19:53c'est-à-dire ils sont tombés
19:54ils ont touché le fond de la piscine
19:55ils ont redémarré
19:56nous on a touché le fond de la piscine
19:58mais on a creusé
19:59donc évidemment
19:59pour redémarrer
20:00c'est compliqué
20:01donc c'est exactement
20:01ce qui se passe
20:02regardez
20:02comment a augmenté
20:03cette dette publique
20:04depuis ces dernières années
20:05depuis 2019
20:07c'est vrai qu'il y a le Covid
20:09mais on a continué après
20:10on a augmenté
20:11de 1100 milliards d'euros
20:12de dette publique
20:13c'est-à-dire quasiment
20:14600 milliards de plus
20:15que la variation du PIB
20:16même si le PIB
20:17c'est un revenu
20:18mais toujours est-il que
20:19dedans il y a eu quand même
20:20la crise du Covid
20:20oui oui bien sûr
20:21mais ce que j'ai parlé
20:21c'est que ça a continué après
20:22non non mais c'est ça
20:23parce qu'au moment
20:23de la crise du Covid
20:24c'est vrai que tout le monde était
20:25non mais oui
20:25on croit que c'était la fin du monde
20:26mais alors justement
20:27c'est là où j'arrive
20:27à la fin du film
20:28c'est que pendant des années
20:30effectivement on avait
20:31les taux d'intérêt
20:31qui étaient très très bas
20:32grâce à la banque centrale européenne
20:33etc
20:33maintenant les taux d'intérêt
20:35sont en train d'augmenter
20:36et donc là
20:36on paye beaucoup
20:37ce sont des économistes
20:39ou même des politiques
20:40etc
20:40la dette publique ça nous coûte rien
20:42ben si vous voyez cette année
20:43ça va nous coûter 70 milliards d'euros
20:45de charge d'intérêt de la dette
20:46j'ai vu les projections
20:48je termine juste ça
20:48de Bercy
20:50en 15 ans
20:51la charge d'intérêt de la dette
20:52au total
20:53de 2015 à 2030
20:541000 milliards d'euros
20:56vous rendez compte
20:56juste pour payer
20:57les intérêts de la dette
20:58c'est de l'argent
20:58foutu en l'air
20:59ça profite à ceux qui détiennent
21:00la dette publique française
21:01mais pas pour la France
21:02là ce que vous nous dites
21:03c'est que non seulement
21:04on est en déclin
21:05on va pas très bien
21:06mais en plus avec ce qu'on va devoir
21:07payer comme intérêt de la dette
21:08ça va pas être simple
21:08de se relancer
21:09c'est en cela que je pense
21:10qu'il va falloir
21:10et je veux pas faire peur
21:12mais je pense qu'il faut dire la vérité
21:13c'est ce que je fais depuis des années
21:14alors pendant un certain temps
21:15c'est vrai qu'on n'osait pas le dire
21:16et on avait un problème
21:18de culture économique des français
21:19ce qui est en train de se développer
21:20moi je suis en train de le dire
21:21bon je pensais faire de la pub
21:22pour ma chaîne youtube
21:22mais
21:23j'en ai fait quand même
21:25263 000 abonnés
21:26j'y croyais pas
21:27dire que
21:28les français aujourd'hui
21:29j'ai qu'une vidéo par semaine
21:30les français s'intéressent
21:31ils veulent qu'on leur dise la vérité
21:32mais je pense qu'ils sont prêts
21:33le seul problème
21:34c'est les politiques
21:35qui eux ne sont pas prêts
21:35est-ce que ce sont les politiques
21:37qui sont responsables de tout ça
21:38quand on vous entend
21:40expliquer les raisons du déclin
21:42on a l'impression
21:42qu'on a juste des politiques
21:43qui ont fait que les mauvais choix
21:44pendant qu'à côté
21:45dans les pays voisins
21:46ça marche bien
21:46on n'est pas un peu responsable
21:48aussi de nos politiques
21:48est-ce qu'il y a
21:49oui oui
21:50je pense qu'il faut quand même
21:51un petit peu nuancer
21:52et puis aussi regarder
21:52ce qui se passe ailleurs
21:53il y a d'autres pays
21:54qui sont massivement désindustrialisés
21:55puisque pourquoi on a perdu
21:57beaucoup de valeur
21:57si vous avez un modèle social
21:59regardez les pays nordiques
22:00ils ont des modèles sociaux
22:01très avancés
22:02mais ils produisent
22:03et ils créent de la valeur
22:04donc le problème c'est
22:05qu'est-ce que vous produisez
22:06par rapport à ce que vous dépensez
22:07c'est pas grave d'avoir
22:08un haut niveau de dépense publique
22:09si vous avez derrière
22:10ce que vous produisez
22:11alors qu'est-ce qu'on a
22:11le problème de la France
22:12voilà
22:12je reviens à cause
22:14de ce fameux modèle de croissance
22:15qui est hypertrophié
22:16sur la consommation des ménages
22:17la grande difficulté
22:18quand vous avez un PIB
22:19comme l'Allemagne
22:20ou les pays nordiques
22:21qui est basé sur le commerce extérieur
22:22ou l'investissement
22:23en fait vous êtes obligés
22:24d'avoir de la planification économique
22:26c'est ce que la France
22:27avait très bien
22:28après la seconde guerre mondiale
22:29quand on a eu en effet
22:30l'argent des Américains
22:31qu'on appelait le plan Marshall
22:32à cette époque
22:33les Américains donnaient
22:34leur milliard
22:35pour pas qu'on passe
22:36dans le giron russe
22:37ça a bien changé
22:37et donc avec cet argent
22:39qu'est-ce qui se passait ?
22:40et bien il fallait faire
22:40de la planification
22:41pas à 10 ans
22:42pas à 15 ans
22:44mais à 30 ans
22:44et donc la France
22:45exactement
22:46la France
22:47Jean Monnet notamment
22:48et bien qu'est-ce qu'il faisait ?
22:50Il regardait les secteurs industriels
22:52qu'est-ce qui était produit
22:53sur 20-30 ans
22:54à moyen long terme
22:55et qu'est-ce qui s'est passé ?
22:56Ce qu'a fait encore plus le général
22:57c'est comme il se méfiait
22:58un petit peu de l'argent américain
22:59il s'est dit
23:00nous il faut qu'on ait
23:01notre propre indicateur
23:03pour voir la richesse
23:04créée en France
23:04il a créé les fameux
23:05tableaux entrées-sorties
23:06que l'INSEE utilise toujours
23:07pour dire
23:08où est créée la richesse
23:09mais pour en finir là-dessus
23:10ça nous permettait
23:10d'avoir de la planification
23:12et donc de dire
23:13quand je mets 1 euro investi là
23:15et c'est comme ça
23:15qu'on a eu l'aéronautique
23:16c'est comme ça
23:16qu'on a eu le nucléaire
23:17donc ils sont quand même
23:18des avancées absolument incroyables
23:20et bien ça nous a permis
23:22d'avoir des retours
23:23d'investissement
23:23et créer de la valeur ajoutée
23:24sur le moyen long terme
23:25comme après on est passé
23:26dans une phase de consommation
23:28et de gestion
23:29et bien finalement
23:30comme l'investissement
23:31était secondaire
23:32dans notre moteur de croissance
23:33on n'a plus fait
23:34cette planification
23:35et donc plus de planification
23:36forcément ça veut dire
23:37qu'on n'anticipe pas
23:38les changements
23:39et les ruptures
23:39Antoine Bouchet
23:40je vous promets
23:40de vous donner la parole
23:41après la pause
23:42et puis on donnera aussi
23:43quelques raisons
23:43d'espérer à nos auditeurs
23:45On a des problèmes
23:56mais si on en a conscience
23:57on a peut-être
23:58un début de solution
23:59donc comment s'en sortir
24:01revenir dans la course
24:02quels sont nos atouts
24:03on va en débattre
24:04dans On refait le monde
24:04avec nos invités
24:05Antoine Fouché
24:06président de Quintet de Conseil
24:07et Essayiste
24:08Marc Touati
24:09économiste
24:09président du cabinet
24:10ACDFI
24:11et Anne-Sophie Alsif
24:12enseignante en économie
24:13à la Sorbonne
24:14On refait le monde
24:15sur RTL
24:16Il n'y a pas café
24:19pas de coton
24:20pas d'essence
24:21en France
24:22mais des idées
24:23ça on en a nous
24:24on pense
24:25on passe en caractère
24:27Là c'est le Michel Sardou
24:28du soir
24:29on a quasiment une chanson
24:30pour illustrer
24:31chacun de nos débats
24:32Alors
24:33L'histoire de France
24:34Exactement
24:35Alors Antoine Fouché
24:37vous vouliez réagir
24:38à la question
24:39que je posais tout à l'heure
24:39est-ce que
24:40ce sont vraiment
24:40les politiques
24:41qui sont responsables
24:42est-ce que nous aussi
24:43on n'a pas notre part
24:43de responsabilité
24:44Si bien sûr
24:45et je pense que
24:46parce qu'il y a une manière
24:47d'abord très concrète
24:49et simple de le dire
24:50c'est que les politiques
24:51ils ont été élus
24:52et la tendance
24:53au déclassement de la France
24:54mesurée par le PIB
24:55constatable par chacun
24:56ces gauches-droites-centres
24:58confondues
24:58et
24:59je ne peux pas le prouver
25:00mais le RN
25:01et le LFI
25:02s'ils sont au pouvoir
25:03l'année prochaine
25:04ça sera pire
25:04étant donné leur programme
25:06après s'ils ne font pas
25:06leur programme
25:07donc si
25:08si c'est
25:09toute condense
25:10politique
25:11confondue
25:12c'est bien
25:12qu'à la fin
25:13le point commun
25:13les gouvernements
25:14passent
25:15les français restent
25:16donc à un moment donné
25:17ne pas interroger
25:17la responsabilité
25:18des français
25:18je pense que
25:19c'est malhonnête
25:19et là où
25:21je suis tout à fait d'accord
25:23avec ce qu'Anne-Sophie
25:24a dit avant
25:24c'est-à-dire que
25:25c'est un modèle
25:27de croissance
25:28qu'on a depuis 40 ans
25:29qui en fait
25:30nous appauvrit
25:31relativement aux autres
25:32parce qu'il privilégiait
25:33le présent sur le futur
25:34pour le dire
25:35de façon très simple
25:36et donc ça serait quoi
25:37puisqu'on va aux solutions
25:38maintenant
25:38ça serait quoi
25:39privilégier le futur
25:40sur le présent
25:40ça serait
25:41mettre le paquet
25:42sur l'éducation
25:44sur la modernisation
25:45de l'outil productif
25:46c'est-à-dire
25:46réindustrialisé
25:47et sur le travail
25:49et on fait
25:50Juste pour rebondir
25:51à ce que vous disiez
25:52est-ce que nous
25:53individuellement
25:54on peut faire quelque chose aussi
25:55on peut prendre
25:56notre destin en main
25:57puisque nous
25:57français collectivement
25:58nous sommes responsables
25:59parce qu'individuellement
25:59on peut faire quelque chose
26:00On peut le faire
26:02à notre échelle
26:03en travaillant bien
26:04en créant des entreprises
26:06quand on est fonctionnaire
26:08en servant loyalement
26:09et efficacement l'Etat
26:10donc oui oui
26:11on peut faire des choses
26:12mais après
26:13à l'échelle individuelle
26:15personne
26:15même le président de la république
26:17tout seul
26:17ne peut pas modifier
26:18le destin du pays
26:19ça c'est pas vrai
26:20c'est des orientations de fond
26:21et je pense que si on se dit
26:23bon alors maintenant
26:24qu'on a vu le constat
26:25et qu'on se dit
26:26cette fois-ci
26:26on se ment pas
26:27on va pas se raconter
26:28qu'on a un rhume
26:29on a pas un rhume
26:29on a une maladie chronique
26:30et de ce point de vue-là
26:32le témoignage de François Fillon
26:34tout à l'heure
26:34a été intéressant
26:35parce qu'on se dit
26:35en 2007
26:36l'Etat
26:36je suis à la tête
26:37d'Etat d'un faillite
26:37etc.
26:38donc une partie des gens
26:39peuvent se dire
26:39et qui nous écoutent
26:40sans doute
26:40attendez
26:41ça fait 30 ans
26:42qu'on entend ça
26:43ça fait 30 ans
26:44on est toujours là
26:45dans 30 ans
26:45ça sera pareil
26:46le problème c'est qu'il y a
26:47un fond de vérité là-dedans
26:48mais que plus
26:50les années passent
26:52plus on se fait rattraper
26:53par ceux qui sont en dessous
26:54dépassés par ceux
26:55qui étaient au même niveau
26:56désindustrialisés
26:57chute au niveau de l'éducation
26:59et donc à un moment donné
27:01c'est comme de l'eau
27:01qui coule sur un parquet
27:03à un moment donné
27:03le parquet il pète
27:04donc on sait pas
27:06quand est-ce que ça va péter
27:07mais on a déjà
27:09quand même des signes
27:10mesurables objectivement
27:11et puis des signes sociaux aussi
27:12l'ambiance en France
27:14elle est quand même
27:14très tendue
27:15on a eu les gilets jaunes
27:17on a eu les agriculteurs
27:19et on sent je pense
27:21que le climat social
27:22est éruptif
27:23il l'a déjà été
27:23à d'autres moments
27:24de notre histoire
27:24mais il est plus éruptif
27:26disons que la moyenne
27:27et on n'est pas loin
27:28des violences physiques
27:29entre les gens
27:29dans plein de situations
27:31et donc une fois qu'on a dit ça
27:32si on veut s'en sortir
27:33et c'est là où c'est
27:34il y a d'abord la méthode
27:36et le fond
27:36mais je parle trop
27:37donc je vais simplement
27:38dire sur la méthode
27:39excusez-moi
27:39la méthode
27:40je pense que si le diagnostic
27:42juste en 10 secondes
27:43si c'est vrai
27:44que c'est nos choix français
27:45à nous collectivement
27:47gauche-droite
27:47centre-extrême
27:49mélangé
27:50ça veut dire qu'il faut
27:51faire un référendum
27:52pour s'en sortir
27:52parce que de Gaulle disait
27:54les français
27:55sur le modèle de redressement
27:57qui consisterait
27:58à réorienter
27:59la dépense publique
28:00vers l'éducation
28:01l'industrie
28:02et le travail
28:03et donc au moins
28:04vous le prenez où l'argent
28:05moins sur les retraites
28:06il faut dire la vérité
28:08et sur l'organisation
28:10territoriale
28:11de l'espace public
28:14ou des politiques publiques
28:15où en fait
28:16on a 6 niveaux
28:18d'administration
28:18on est les seuls
28:19pays d'Europe
28:19à avoir ça
28:20et l'armée
28:21c'est ce que vous en faites
28:22parce qu'en ce moment
28:23on a des dépenses
28:23et la santé aussi
28:25mais la santé
28:25il y a deux
28:26après ça serait un débat
28:28en soi sur la santé
28:29mais la santé
28:29le problème
28:30on dépense de plus en plus
28:31dans la santé
28:32et en même temps
28:32les gens ont le sentiment
28:33que le service public
28:34de la santé
28:34ne marche plus
28:36mais pour une raison simple
28:37c'est que
28:38ce qu'on dépense
28:39en santé
28:40c'est le remboursement
28:41des médicaments
28:41c'est pas dans l'ouverture
28:43des hôpitaux
28:44dans le paiement
28:45des salariés
28:46ou des soignants
28:47même s'il y a un effort
28:48qui a été fait l'année dernière
28:49etc
28:49donc là aussi
28:50c'est pareil
28:50c'est présent contre futur
28:52c'est-à-dire
28:52c'est plus de l'individuel
28:54que du collectif
28:55on ne peut pas l'arrêter
28:57c'est devenu politique
28:58il ne s'arrête pas de parler
28:59vraiment
29:00sur les solutions
29:04moi je vais aller
29:05très concret
29:06je vais être très concret
29:06parce qu'effectivement
29:07bon c'est sur le long terme
29:08sauf que là
29:08on va avoir du temps
29:09à avoir les résultats
29:10il faut aujourd'hui
29:11les français effectivement
29:12sont en désespérance
29:13on a l'impression
29:14qu'ils sont laissés pour compte
29:15il faut leur donner
29:16redonner de l'espoir
29:17regardez les naissances
29:18qui sont en train
29:19de s'effondrer en France
29:19c'est la première fois
29:20qu'on a eu ça
29:20des naissances
29:21sous les
29:22non non d'accord
29:23mais nous ce n'était pas le cas
29:24on a le taux de fécondité
29:27au plus bas depuis 1917
29:27en France
29:28bref
29:28toujours est-il que
29:30les mesures très concrètes
29:32de très court terme
29:32il faut un grand soir fiscal
29:36tous les entreprises
29:37les ménages
29:38notamment la CSG
29:39qui est un impôt temporaire
29:40ça aussi vous voyez
29:40des politiques
29:41ça c'est
29:41on crée un impôt
29:42mais c'est temporaire
29:43ça ne va pas durer
29:44ou alors c'est juste 1%
29:45maintenant on est à 10% de CSG
29:46c'est pas sérieux
29:47donc il faut aujourd'hui
29:48baisser les impôts
29:49pour tout le monde
29:50les entreprises
29:51les ménages
29:52et derrière
29:53baisser également
29:54les dépenses publiques
29:54et c'est ça qui est incroyable
29:56quand on regarde
29:56le détail de la dépense publique
29:57qu'est-ce qui a le plus augmenté
29:59ces dernières années
29:59sont les dépenses de fonctionnement
30:01justement
30:02le ministère administratif
30:03etc
30:03tous les frais organisationnels
30:05c'est des dépenses sociales
30:06plutôt au marché
30:07non non non
30:07justement regardez les chiffres
30:08de l'INSEE
30:09non non
30:09justement j'en parle tous les jours
30:11les dépenses de fonctionnement
30:14depuis 2021
30:15ont augmenté
30:15je donne les chiffres
30:16de 23%
30:17les dépenses sociales
30:18ont augmenté de 16%
30:20mais je parle en pourcentage de PIB
30:21oui non non d'accord
30:22mais ce que je ne dis pas là
30:22c'est que
30:22ce qui est le plus augmenté
30:23donc aujourd'hui
30:24les dépenses de fonctionnement
30:25c'est 33%
30:26des dépenses publiques totales
30:28donc là il faut agir
30:28bien sûr sur le social aussi
30:29il faudra faire des économies
30:30c'est 55
30:31à partir de là
30:34Anne-Sophie Alcy
30:35et on réduit
30:35également les charges
30:36qui passent sur les salaires
30:37voilà
30:38mes solutions
30:38moi c'est vrai
30:39moi je serais plus nuancée
30:41par rapport à messieurs
30:42parce que
30:43on parle de la natalité
30:44de ce déclassement
30:45c'est quelque chose
30:46que l'Occident globalement vit
30:48et on voit même
30:49dans d'autres pays
30:50que ça se traduit
30:51sur des formes
30:51qui sont quand même
30:52assez compliquées
30:53aussi très violentes
30:54donc c'est pas un phénomène
30:55qui ne touche que la France
30:56moi je pense que
30:57la grande grande difficulté
30:59c'est que l'on n'a pas
30:59de projet collectif
31:01ce qui est
31:02bon moi c'est la période
31:03que j'adore
31:03ce qui se passe
31:04quand vous aviez
31:04la France des fameuses
31:05années folles
31:06et des expositions universelles
31:07c'est que vous liez
31:08le projet industriel
31:11à l'artistique
31:12à l'économique
31:13et donc vous étiez
31:14dans une période
31:15de renaissance
31:16où on avait
31:17un projet de société
31:18qui était
31:18je crois dans l'homme
31:19je crois dans le progrès
31:20et donc demain sera meilleur
31:21et aujourd'hui
31:22à mon sens
31:23le grand problème
31:23souvenez-nous
31:24on parle des politiques
31:25je ne sais plus
31:26quel candidat
31:26je crois que c'était
31:26Alain Juppé
31:27qui parlait de la France heureuse
31:28et ça avait eu
31:29beaucoup de succès
31:29pourtant c'est pas grand chose
31:31etc.
31:31et à mon sens
31:32le grand problème
31:32c'est qu'on n'a pas
31:33il n'a pas été élu
31:34à mon sens
31:35le grand problème
31:35c'est qu'on ne vient pas
31:36avec un projet
31:37en disant voilà
31:38et aujourd'hui
31:39avec les risques géopolitiques
31:40qui vont être
31:41de plus en plus importants
31:42on peut avoir
31:42un projet de société
31:43en disant bah voilà
31:44il y a des risques croissants
31:45il y a en effet
31:46beaucoup de difficultés
31:47plus que de dire
31:47tu ne travailles pas assez
31:48tu fais mal
31:49tu dépenses trop
31:49de finances publiques
31:50etc.
31:50parce que je pense
31:50que ça
31:51ça ne fait que
31:51cloisonner les gens
31:53et tuer la cohésion sociale
31:55il faut avoir un projet commun
31:56où tout le monde est dedans
31:57et tout le monde va contribuer
31:59à son échelle
31:59c'est tout à fait possible
32:00on l'a fait avec Légion
32:01on l'a fait avec Notre-Dame
32:02on peut le faire
32:02tout à fait économiquement
32:04et la France a des atouts
32:06elle a son épargne
32:07en effet c'est les personnes
32:07plus seniors
32:08mais elles jouent un rôle
32:09très important dans la société
32:10et elles ont tout
32:12leur poids
32:12le poids économique
32:13on a quand même encore
32:15cette année
32:16un prix Nobel
32:17dans l'innovation
32:17donc on peut dire
32:18tout le monde est nul en maths
32:18mais on a quand même encore
32:19des atouts
32:20on a quand même encore
32:20quelques ingénieurs
32:21on n'a pas que des ingénieurs chinois
32:23on a encore
32:23quelques grandes écoles
32:24donc on a encore des choses
32:26mais à mon sens
32:26on n'a pas de projet commun
32:28donc moi je veux dire
32:28réinventons les années folles
32:30aujourd'hui
32:31et essayons de créer un projet
32:32en disant aux français
32:33au lieu de dire
32:34il n'y aura que de la souffrance
32:35et des larmes
32:35tu vas construire
32:36l'avenir de demain
32:37dans un monde en effet
32:38qui sera meilleur
32:39les années folles
32:40avec Anne-Sophie Alisson
32:41elle m'inquiétait quand même
32:43parce que justement
32:43elle reprend un discours
32:44qui est souvent repris
32:45sur l'épargne
32:46et c'est vrai que c'est ça
32:47qui est très dangereux
32:47parce que ça fait peur aux français
32:48c'est-à-dire leur dire
32:49on va mobiliser votre épargne
32:51mais non personne n'a peur
32:52c'est pas du tout
32:53c'est ce que tu as dit toi
32:53mais je veux dire
32:54il faut rassurer les français
32:56aujourd'hui
32:56ils n'ont pas besoin
32:56d'être rassurés
32:57tout le temps les français
32:58ils ont besoin de croire
32:59en quelque chose
33:00si on leur dit ton épargne
33:01ils ont financé l'avion à hydrogène
33:03ils vont aimer
33:03on veut réorienter ton épargne
33:05mais c'est extrêmement dangereux
33:06n'oublions pas
33:07qu'on vit dans un pays
33:08tu fais ce que tu veux
33:08de ton épargne
33:09par contre on te dit
33:10tu peux financer des projets
33:11oui mais ça c'est toi
33:12qui le dit
33:12et malheureusement
33:13le danger c'est que
33:14on mobilise cette épargne
33:15et on l'oriente
33:17et regardez aujourd'hui
33:18on dit oui on ne ponctionne pas l'épargne
33:19regardez ce qui se pèse
33:20sur l'épargne
33:20sur les venues du capital
33:21on est sur des niveaux
33:22si on prend tous les prélèvements sociaux
33:24à 18%
33:25vous vous rendez compte
33:26donc elle est déjà énormément
33:27ponctionnée cette épargne
33:28donc c'est ça qui est très important
33:29vous avez le droit de parler encore un petit peu
33:31juste 30 secondes
33:32parce que je suis d'accord
33:33avec tout ce qu'a dit
33:34Anne-Sophie Alsif
33:35mais j'ajouterais juste une chose
33:38qui fait que
33:39il y a une forme d'omission
33:41enfin c'est pour avoir un débat
33:42mais c'est que
33:43le projet collectif
33:44oui c'est ça qui nous manque
33:45oui mais
33:46il nous manque aussi
33:48me semble-t-il
33:48parce qu'il n'y a pas
33:50de projet collectif
33:51qui fait qu'on peut dire
33:53on se veut dire
33:54à nous français
33:54les yeux dans les yeux
33:55on vivra mieux en France
33:56dans 10 ans ou 20 ans
33:57s'il n'y a pas un effort historique
33:59un effort historique
34:00d'éducation
34:01d'investissement
34:03un peu de travail
34:03juste pour répondre
34:04par rapport à toi
34:05quand on dit
34:06voilà il faut le travail
34:07il faut travailler plus
34:07pourquoi on ne dit pas
34:08tu vas travailler plus
34:09mais en effet
34:10tu auras plus de revenus
34:11à la retraite
34:11et donc tu pourras faire
34:12plus de choses
34:13en effet tu as plus de revenus
34:14mais ça veut dire qu'aujourd'hui
34:15on est quand même
34:16les retraités
34:16une génération
34:17qui vit le plus longtemps
34:18en bonne santé
34:18c'est quand même une victoire
34:19quand on regarde
34:20au niveau mondial
34:20une victoire
34:21merci on termine
34:22avec une victoire
34:23il faut regarder le sourire
34:25c'est le jeu olympique
34:25médaille d'or
34:26allez on y va
34:26merci beaucoup
34:28à vous d'être venus
34:29débattre sur le plateau
34:30d'RTL soir
34:31demain Thomas Soto
34:33recevra le président du Sénat
34:34Gérard Larcher
34:35et Marc-Olivier Fogel
34:37accueillera Sonia
34:38cette femme
34:39vivant sous une autre identité
34:40sous protection policière
34:41depuis 10 ans
34:42après avoir dénoncé
34:43le cerveau des attentats
34:44du 13 novembre
34:45il est l'heure
34:46de retrouver André Dusselier
34:47bonsoir André
34:48quelle belle histoire
34:50allez-vous nous raconter
34:51bonsoir Anne-Sophie
34:52alors ce soir
34:54je vais vous raconter
34:54comment les dents de la mer
34:56ont fait trembler
34:56des générations
34:57un film culte
34:59né d'un tournage chaotique
35:00où rien ne s'est passé
35:02comme prévu
35:03à tout de suite
35:04sur RTL
35:04mais voilà
35:05comme ça on n'osera plus
35:06se baigner
35:06à tout de suite André
35:07RTL
35:09votre radio
35:10qui ne s'est pas
35:11à tout de suite
35:11on y est
35:13on y est
35:13un film
35:15qui n'est pas
35:16à tout de suite
35:16à tout de suite
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