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  • il y a 14 heures
Regardez « On refait le monde » avec Antoinette Guhl, sénatrice écologiste de Paris et auteur du rapport sur les marges des industriels et de la grande distribution, Olivia Detroyat, journaliste au Figaro spécialiste de l'agriculture et de l'agroalimentaire et Jean-François Loiseau, président de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires).
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 25 mai 2026.

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00:01Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:06Il est né en octobre 2021, le panier RTL comprend des produits courants, des essentiels de vos courses,
00:13œufs, chocolat, café, spaghettis, huile, beurre, carottes, céréales,
00:17et nous permet de mesurer concrètement la hausse des prix.
00:20Et bien c'est simple, il est au plus haut, 41,58€ en hausse d'1,24€ par rapport au
00:27mois d'avril.
00:28On va voir ce qui augmente, on va essayer de comprendre pourquoi.
00:31Est-ce le début du retour de l'inflation et pour combien de temps ?
00:34On en débat avec Antoinette Gull, sénatrice écologiste de Paris et auteur du rapport sur les marges des industriels et
00:41de la grande distribution.
00:42Bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Olivia Détroya, journaliste au Figaro, spécialiste de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
00:48Bonsoir.
00:49Anne-Sophie.
00:49Jean-François Loiseau, président de l'ANIA, Association Nationale des Industries Alimentaires, et qui est au téléphone.
00:56Bonsoir.
00:57Bonsoir.
00:58Et Johanna Chabas, journaliste au service Économie de RTL.
01:02Bonsoir Johanna.
01:03Bonsoir.
01:04On refait le monde sur RTL.
01:07Là je cherche le moins cher des enfants et ça consomme beaucoup de pâtes.
01:11Je voulais prendre un gros paquet et là j'ai réduit, j'ai pris un petit paquet.
01:14À un moment, on ne peut plus rien manger quoi.
01:16Parce qu'avant on se rabattait sur certaines choses, mais maintenant les œufs, il n'y en a même plus.
01:21C'est-à-dire ce qui est un petit peu « abordable », ça devient très compliqué.
01:24Voilà des auditeurs dans notre journal qui effectivement disent leurs difficultés à faire leurs courses.
01:30D'abord Johanna, on voudrait bien savoir ce qui se trouve dans ce panier RTL.
01:35Alors c'est 16 produits du quotidien, principalement de la nourriture.
01:39Donc typiquement les œufs, le lait, un paquet de 4 steaks hachés, du sucre, un kilo de pommes, un paquet
01:46de spaghettis, le beurre, le café ou encore une tablette de chocolat.
01:49On a aussi un tout petit peu de non-alimentaire comme le dentifrice et le papier toilette.
01:54Pour chaque produit, on prend le prix d'une grande marque et puis celui d'une marque distributeur.
01:59On fait une moyenne.
02:00Évidemment, à chaque fois, on garde la même référence pour pouvoir comparer ce qui est comparable.
02:04Et on contrôle au même endroit tous ces produits chaque mois ?
02:08À chaque fois, oui.
02:09On contrôle dans 4 villes, à Lille, Marseille, Tours et en région parisienne.
02:13On remercie d'ailleurs nos correspondants qui vont faire les relevés chaque mois et qui nous relaient l'information.
02:18En gros, à chaque fois, il va dans le même supermarché, toujours pour garder le bon comparatif.
02:23Et donc, ça permet de savoir un petit peu partout en France comment ça se passe.
02:27Sachant que parfois, il y a des opérations de promotion dans les magasins, mais on essaie de le préciser, d
02:31'en tenir compte.
02:33Et donc, au mois de mai alors, que s'est-il passé ?
02:35Alors, au mois de mai, il y a le chocolat qui a augmenté.
02:38Ça, on s'y attendait.
02:39C'est de 5 à 15 centimes de plus la tablette, selon là encore le type de marque et l
02:44'enseigne.
02:4525 centimes aussi d'augmentation pour les spaghettis en région parisienne.
02:49Une hausse assez spectaculaire de 5%.
02:51La plupart des autres produits sont stables ou en légère hausse.
02:55Ce qu'on pouvait attendre.
02:56Les distributeurs avaient dit que les prix en rayon seraient stables après les négociations.
03:00Mais sur nos références et nos produits, ça fait tout de même un panier, vous le disiez, en hausse de
03:051,4%.
03:06Donc, depuis cette création, c'est un niveau jamais atteint.
03:09La hausse, à ce niveau-là, n'a jamais été atteint ?
03:12Ce prix de 41,58 euros n'a jamais été atteint.
03:16Sachant qu'évidemment, il n'a cessé d'augmenter depuis le début.
03:19C'est ça. En fait, ça s'ajoute à toutes ces hausses d'inflation qu'on a depuis le début
03:22de la guerre en Ukraine.
03:23Et on n'est pas dans la pire période ?
03:25Non, la pire période, c'était donc juste après la guerre en Ukraine, typiquement,
03:29où là, le panier a d'un coup pris 2 euros.
03:32Donc, c'était 6% d'augmentation à ce moment-là.
03:34La même chose en 2023, où pareil, c'est un petit peu les suites.
03:37Toujours après ces fameuses négociations commerciales entre distributeurs et industriels,
03:42on voyait une augmentation assez conséquente à ce moment-là.
03:45Le problème, c'est que les prix des produits ont augmenté.
03:48Dans le même temps, au Livre-Détroya, les revenus n'ont pas forcément augmenté les revenus des gens.
03:52Les salaires n'ont pas augmenté.
03:53Alors si, le salaire n'a pas à ce point-là, mais surtout avec un effet de décalage.
03:58Donc, effectivement, on a un sujet de pouvoir d'achat qui a un peu souffert.
04:03On a eu cette période très inflationniste après la guerre en Ukraine, vous le disiez très bien,
04:06de 20% sur les produits alimentaires.
04:08Ça a rebaissé un petit peu derrière, mais on voit qu'on est à nouveau dans une situation qui est
04:14très inflationniste.
04:15La guerre en Iran qui a relancé la hausse des coûts sur l'emballage,
04:19sur un certain nombre de matières premières agricoles, sur la logistique.
04:24Sur le GNR, le gazone routier pour les agriculteurs.
04:29Jusqu'ici, tout le monde essaye de tenir un petit peu en se disant, en faisant le dos rond et
04:32en attendant que tout ça rentre dans l'ordre.
04:36Ça tarde à venir et très probablement, on a cette poussée inflationniste qui va se revenir en rayon.
04:43On l'a déjà sur les fruits et légumes, vous le disiez dans votre panier, j'ai plus les chiffres
04:47exacts.
04:48Les carottes et les pommes aussi sont d'augmentation.
04:50Qui augmentent beaucoup.
04:51Alors ça, ce n'est pas soumis aux négociations commerciales entre les grands distributeurs et les industriels.
04:56Mais on a une augmentation assez forte qui est probablement due à des raisons climatiques,
05:01à des raisons d'import aussi et de logistique qui se font un peu moins bien pour les produits importés.
05:06Donc voilà, on voit un certain nombre de leviers inflationnistes qui se matérialisent et qui font craindre un retour de
05:13l'inflation au rayon.
05:14Ce qui, à côté de l'inflation, des prix à la pompe qui monopolisent un peu tout le monde aujourd
05:19'hui,
05:20est de nature à créer socialement et politiquement un vrai sujet.
05:23Alors ça y est, on a commencé à évoquer les négociations entre agriculteurs, industriels et distributeurs
05:28qui sont prévues par la loi EGalim.
05:30Ces négociations doivent s'achever le 1er mars au plus tard.
05:35Pour les grandes marques.
05:36Pour les grandes marques, oui.
05:37Pour les grandes marques, effectivement.
05:38C'est avant pour les autres ?
05:40Non, pour les autres.
05:40Les MDD, les marques distributeurs sont négociés tout au long de l'année.
05:44Les négociations commerciales, pour les grandes marques, mais c'est quand même la moitié des rayons alimentaires.
05:48Antoinette Gull, qu'ont donné ces négociations cette année ?
05:50Alors les négociations ont été rudes.
05:53Et tout le monde s'entend sur ce constat, puisque nous, nous avons fait cette commission d'enquête.
05:59Nous avons mené les auditions pendant les négociations.
06:02Nous avons commencé la commission d'enquête.
06:04Sur les marges.
06:05Oui, par exemple.
06:06Voilà, il faut expliquer ce qu'est cette commission d'enquête.
06:08Moi, je suis rapporteure de la commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et des
06:13industriels.
06:14Et cette commission d'enquête a démarré au mois de décembre.
06:18Et c'est terminé la semaine dernière.
06:21Et donc, pendant six mois, nous avons auditionné à la fois industriels, agriculteurs et distributeurs.
06:28Ainsi qu'un certain nombre, j'allais dire, d'associations de défense des consommateurs.
06:33Sur cette question importante des marges et de la répartition de la valeur sur toute la chaîne, sur la chaîne
06:40alimentaire.
06:41Donc, ça a été un sujet important.
06:43Et effectivement, cette année, peut-être plus que l'an dernier et que l'année précédente,
06:48nous avons eu, en tout cas, dû dédire de chacun des négociations très très rudes avec des pratiques.
06:56Et ça, c'est très bien documenté dans le rapport, des pratiques de négociations qui, elles aussi, sont assez abruptes
07:03et assez rudes.
07:04On va entendre un représentant des industriels de l'agroalimentaire, Jean-François Loiseau, qui est au téléphone avec nous.
07:10Et on a entendu, depuis quelques jours, des distributeurs expliquer que le résultat des négociations était limité à une hausse,
07:20enfin, qui donnait une hausse des prix limitée à 1%.
07:23Est-ce que vous êtes d'accord, d'abord, avec ce constat ?
07:28La question est pour moi, j'imagine.
07:30Oui, oui, c'est pour vous, Jean-François Loiseau.
07:32Je suis désolé, j'aurais vraiment bien aimé...
07:35Être présent, mais bon, c'est déjà bien d'être au téléphone avec nous.
07:37Vraiment désolé, en tout cas, merci pour l'invitation.
07:38C'est un plateau de femme et un homme au téléphone.
07:41Oui, voilà, c'est pour ça.
07:43La première chose que je voudrais dire, c'est que ce sont les enseignes qui fixent les prix dans les
07:48magasins.
07:49Ce ne sont pas les industriels.
07:51Mais quand ils disent que la hausse des prix est cantonnée à 1%,
07:54c'est parce qu'ils ont les informations sur la négociation qui vient d'avoir lieu ?
07:58Ça, c'est clair.
07:59Pour les négociations qui se sont terminées à la fin du mois de février,
08:031er mars, comme ça a été dit tout à l'heure,
08:06les entreprises que je représente.
08:07Il y en a à peu près 23 000.
08:09Et dans les 23 000, vous avez quelques très grandes entreprises.
08:12D'ailleurs, elles sont françaises ou internationales.
08:14Dont elles ont des milliers d'emplois en France, je le dis au passage.
08:19Et vous avez à peu près 95 à 97 de ce qu'on appelle des petites et moyennes entreprises.
08:24Et d'ailleurs, dans tous les départements.
08:25Des entreprises de quelques salariés, quelques dizaines ou quelques centaines.
08:31Et toutes ces entreprises, dès lors qu'elles n'ont pas,
08:34et ça a très bien été dit par Olivia Détroya,
08:36mais dès lors qu'elles n'ont pas de marque distributeur,
08:38toutes ces entreprises, y compris le petit charcutier
08:42qui va être dans la Sarthe ou un fabricant de foie gras ou de pâtes, je ne sais où,
08:46est soumis aux négociations commerciales.
08:48Donc, toutes ces entreprises.
08:50Et globalement, nous avions demandé une hausse autour de 3,2 à 3,4%.
08:57Et en fait, l'ensemble des entreprises ont obtenu à peu près,
09:02vous allez malheureusement rire, 0,05% en moyenne.
09:07Malgré une inflation de 0,9 à 1%.
09:10Donc, ce qui veut dire que, oui, il y a des grandes marques internationales,
09:14des grandes marques françaises,
09:15mais toutes ces petites boîtes-là que nous aimons,
09:18parce qu'il y a du salaire, il y a de l'activité, il y a de l'investissement,
09:22toutes ces petites entreprises, elles prennent,
09:25et moi, je ne vais pas me focaliser en jetant, je dirais,
09:29de discrédits sur la grande distribution,
09:31mais en tout cas, toutes ces petites boîtes, elles prennent des coûts très forts.
09:34Et d'ailleurs, ces entreprises françaises, elles sont en train de mourir,
09:38puisque aujourd'hui, nous avons une dégradation de l'activité industrie alimentaire,
09:44de l'emploi en France.
09:45Donc, ça veut bien dire qu'elles ont des problèmes.
09:47Alors, il n'y a pas que ça comme problème.
09:49Vous nous dites qu'avec les prix négociés, vous ne vous en sortez pas ?
09:53Bien sûr, bien sûr.
09:54La Banque de France a sorti une étude...
09:56Il y a des grands groupes dedans.
09:58Ah mais idem, vous savez, des grands groupes,
10:00ils sont étriqués comme les autres, il ne faut pas croire.
10:03La Banque de France a sorti une étude,
10:05qui est sortie il y a trois semaines, moi je ne l'ai plus en tête.
10:07En gros, l'activité agroalimentaire dégage une marge, je dirais, brute de l'ordre de 3,5%,
10:15quand l'activité de l'économie française dégage une marge de l'ordre de 7%.
10:20Donc, nous sommes déjà en risque depuis plus de 15 ans, depuis 2010-2011.
10:24On va faire une pause et on va entendre aussi l'avis des distributeurs.
10:29Ce sera juste après le rappel des titres de Charles Ducroix, tout de suite.
10:38Cette émission vous plaît ? Abonnez-vous au podcast sur l'appli RTL.
10:44Anne-Sophie Lapix.
10:45On refait le monde sur RTL.
10:47Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Charles Ducroix.
10:50Des centaines de passagers bloqués sur les rails, sous les fortes chaleurs autour de Lyon.
10:55Deux trains immobilisés au nord de la ville et de nombreux retards en cause.
10:58Une rupture de caténaire, le courant a été coupé sur la ligne et donc la climatisation,
11:02alors que les voyageurs sont nombreux à emprunter cet axe au retour d'un long week-end.
11:07C'est une première historique pour Météo France.
11:09La vigilance orange canicule déclenchée en mai.
11:12Huit départements de l'Ouest concernés du Finistère à la Vendée et à la Manche.
11:16La vague de chaleur va connaître un pic à partir de demain.
11:18Deux Français portaient disparu au large de Tanger au Maroc.
11:22Leur bateau ainsi qu'un radeau de sauvetage ont été retrouvés vides à environ 5 km des côtes.
11:26Les recherches se concentrent désormais sur un troisième canot de sauvetage dont disposait également l'équipage.
11:32Enfin, direction Porte d'Auteuil.
11:34Éric Silvestro, Roland-Garros, Gaël Monfils à l'échauffement.
11:37Oui, dans 45 minutes, le grand moment pour Gaël Monfils face à Hugo Gaston en session nocturne.
11:43Et le Français est là depuis une demi-heure déjà sur le cours Philippe Châtrier.
11:47Short noir, t-shirt couleur terre battue, il répète ses gammes.
11:49Je pense qu'il évacue surtout le stress, la pression de ce grand moment qui approche plutôt que de tourner
11:54en rond dans les vestiaires.
11:55Il s'échauffe donc avec un sparring partner gaucher comme Hugo Gaston.
11:58Et pendant ce temps, Osta Penko, la victorieuse de l'édition 2017, elle a gagné le premier set face à
12:04l'allemande Seedl.
12:05Merci Éric, on revient vers vous à 20h.
12:07Merci Charles, on revient vers vous aussi à 20h.
12:09A tout à l'heure.
12:11Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:15On fait nos courses sur RTL et régulièrement, on relève les prix.
12:19Chocolat, café, carottes, pommes, dentifrice, spaghettis.
12:22Notre panier comprend 16 produits et n'a jamais été aussi cher.
12:26A qui la faute ? A la crise internationale liée à la guerre en Iran ou à un secteur de
12:31l'agroalimentaire qui forcerait un peu le trait pour augmenter ses marges ?
12:35On pose la question à nos invités.
12:36Antoinette Gull, sénatrice écologiste de Paris et auteur du rapport sur les marges des industriels et de la grande distribution.
12:42Olivia Détroya, journaliste au Figaro spécialiste de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
12:47Et Jean-François Loiseau, président de l'ANIA, Association Nationale des Industries Alimentaires.
12:52On refait le monde sur RTL.
12:55C'est un rapport contraire à l'intérêt des Français parce que contraire à leur pouvoir d'achat.
12:59Si j'appliquais ce que demande ce rapport parlementaire, heureusement ça ne se fera pas,
13:04on aurait dès aujourd'hui 5% d'inflation, 6 même parce que j'aurais pris les tarifs des multinationales
13:08au moment de la négociation.
13:09Et on finirait l'année à 10.
13:11Est-ce que les Français aujourd'hui ont envie que les prix alimentaires explosent ?
13:15La réponse est non.
13:16Alors c'est Alexandre Bonpart, le patron de Carrefour.
13:19Antoinette Gull, il ne va pas appliquer les proconisations de votre rapport parce qu'il dit que sinon, effectivement, ça
13:24ferait augmenter les prix.
13:25Et on se dit, effectivement, s'ils avaient accordé 3%, 4% d'augmentation au moment des négociations avec les
13:30industriels,
13:31combien on paierait aujourd'hui en magasin ?
13:33Alors, ce que dit le rapport, pour être très précise, parce qu'il se dit des choses qui ne seront
13:38pas mentionnées dans le rapport,
13:40c'est qu'en réalité, la valeur ajoutée, c'est-à-dire la richesse créée sur la question alimentaire, sur
13:46les produits alimentaires,
13:47n'est pas répartie équitablement entre les différents acteurs.
13:52C'est ça le point principal qui est remis en cause, ou en tout cas qui est commenté là par
13:57M. Bompard.
13:58Alors, ça signifie quoi ? Ça signifie que cette valeur ajoutée, elle ne revient qu'à 8% pour les
14:04agriculteurs,
14:05à 14% pour les industriels, il y a une partie qui part pour l'import,
14:11et 40% qui est destinée à la distribution, au secteur de la distribution et aux services plus généralement.
14:18Un chiffre qu'il remet en cause, d'ailleurs.
14:20Alors, un chiffre qu'il remet peut-être en cause parce qu'il le rapproche, oui, mais parce qu'il
14:24le rapproche à sa marge.
14:25Or, ça n'est pas la même logique.
14:26Avant même de rapprocher à sa marge, on teste la marge.
14:28Voilà, ça n'est pas la même logique en réalité.
14:31Dans un cas, on regarde toute la chaîne alimentaire, et on regarde comment la richesse est répartie.
14:36Et dans l'autre cas, on regarde une entreprise, ou un secteur comme la grande distribution,
14:41et on va aller analyser les marges.
14:43Et ça n'est pas ni le même calcul, ni d'ailleurs la même conclusion qu'on veut en tirer.
14:49En fait, il dit « j'ai plus de coûts ». À la fin, j'ai que 1% de
14:51marge parce que j'ai beaucoup de coûts pour payer le personnel, les transports, les bâtiments.
14:56Déjà, il dit « j'ai 1% de marge ». Alors, tous dans la grande distribution n'ont pas
15:001% de marge.
15:00C'est vrai que Carrefour est à 0,9% de marge.
15:02C'est ce qui est affiché dans leurs chiffres.
15:05Ce que nous ont dit les autres de la grande distribution était plus proche d'une marge de 2%.
15:09Mais passons 1 ou 2%, on est quand même dans des marges qui, de manière affichée, sont faibles.
15:15Mais elles sont faibles sur des montants qui sont, eux, extrêmement importants.
15:19Puisque là, on parle en alimentation de plus de 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
15:28Sur toute l'alimentation, oui.
15:29Sur toute l'alimentation.
15:33Pour Carrefour, oui.
15:34Mais c'était pour Carrefour, sans doute, au niveau international.
15:36Mais sinon, c'est 60 milliards pour Leclerc, etc.
15:39Et donc, ces pourcentages-là sont sur des sommes importantes.
15:44Olivier Détraël.
15:45Je reviendrai.
15:46Ce qu'il faut rappeler aussi, c'est que la grande distribution est entrée, depuis quelques années, dans une guerre
15:50des prix.
15:51Et même plus qu'une guerre des prix, c'est une guerre des parts de marché.
15:53Parce que le marché alimentaire n'augmente pas, ou très peu, pour tout un tas de raisons.
15:58Et qu'en plus de ça, il y a une impulsion des consommateurs et politique pour que la grande distribution
16:04reste dans cette guerre des prix.
16:06On parlait tout à l'heure de l'augmentation des coûts, de l'impact de la guerre en Iran.
16:11Le gouvernement, aujourd'hui, a laissé entendre que réouvrir les négociations commerciales, ce serait dangereux.
16:18Parce que c'est une demande qui a été formulée.
16:20Parce que c'est une demande qui a été faite.
16:21Par les industriels et les agriculteurs ?
16:23Par les industriels, essentiellement les coopératives agricoles et une partie des industriels dans le lait.
16:29notamment avec des grands acteurs comme Lactalis ou Danone, qui ont demandé à réouvrir ces négociations commerciales.
16:37Et que le gouvernement, depuis ces dernières années, a donné aussi à la grande distribution cette mission de défendre le
16:44pouvoir d'achat.
16:46Souvenez-vous, quand il y avait eu l'inflation alimentaire après la guerre en Ukraine,
16:49c'est eux qui avaient mis en place le panier anti-inflation, notamment sur les MDD,
16:54qui était une façon, justement, d'échapper aux prix...
16:59Le gouvernement de l'époque avait menacé de caper les prix, de bloquer les prix, voilà.
17:06Comme on l'entend aujourd'hui sur les prix des carburants, ils voulaient faire ça avec certains...
17:11Avec les prix alimentaires à l'époque.
17:12Et donc, par une pirouette, la grande distribution s'en était sortie en disant
17:16on va faire des paniers anti-inflation sur une centaine de produits et défendre le pouvoir d'achat.
17:19Donc, c'est vrai qu'il y a aussi, du côté du gouvernement et des politiques,
17:25une volonté de dire, voilà, on est sur un sujet très sensible,
17:29ne réouvrons pas ces négociations, ne touchons pas à la loi EGalim,
17:33la loi sur le...
17:35Qui fixe l'obligation de ces négociations, d'ailleurs.
17:37Voilà, exactement.
17:38Et puis aussi, une sensibilité du pouvoir d'achat.
17:41On en parlait tout à l'heure, même si votre panier, vous disiez, a augmenté de 40%, je crois, depuis
17:45sa création.
17:45Depuis, oui, depuis octobre 2021, le panier RTL a augmenté de 40%.
17:49Voilà, et malgré ça, l'alimentaire, ça reste une petite partie du budget,
17:53parce qu'à côté, on a l'immobilier, enfin le logement, dont les prix repartent à la hausse.
17:57On a les prix à la pompe, voilà, le troisième budget principal des Français qui s'envolent.
18:05Donc, il y a une équation, ici, qui est difficile à régler entre les besoins des agriculteurs,
18:10ceux des distributeurs en bout de chaîne, et au milieu, les industriels,
18:14qui, effectivement, sont des niveaux de marge qui ne leur permettent plus d'investir pour moderniser les usines,
18:21pour construire des nouvelles capacités de production.
18:24Donc, il y a probablement, en bout de chaîne, le consommateur qui va devoir, malgré tout, payer.
18:28Jean-François Loiseau, vous vous réclamiez une hausse des prix de combien, exactement ?
18:34Bon, je ne veux pas rectifier quelques propos qui m'ont été dits, mais quand même...
18:40Vous pouvez répondre, on est en débat, vous êtes là pour ça.
18:44Non mais, peu de personnes s'en souviennent, mais en 2009-2010,
18:50il a été mis en place ce qui était appelé la loi de modernisation de l'économie.
18:54Et à l'époque, et je pense qu'il faut que les politiques et les gouvernements
18:58prennent vraiment leurs responsabilités, parce qu'ils ne prennent pas leurs responsabilités aujourd'hui.
19:02À l'époque, effectivement, on a demandé, parce que ça ne date pas d'il y a deux ou trois
19:05ans,
19:05ça ne date pas de la guerre en Ukraine, on a demandé aux grandes enseignes de la distribution
19:10de juguler un peu l'inflation, pour justement contenir un peu les...
19:14pour maîtriser le pouvoir d'achat et éviter que les salaires,
19:18notamment les salaires les plus bas, soient pénalisés, ce qui était plutôt une bonne chose.
19:21En fait, ce qui s'est passé, c'est la grande distribution, et nous le savons tous aujourd'hui.
19:24D'ailleurs, Mme Gull, elle a très bien noté dans son rapport, elle est très concentrée aujourd'hui.
19:28Il y a quelques acteurs. Il y a 23 000 entreprises et il y a 400 000 agriculteurs.
19:33Ce n'est pas compliqué, je veux dire, le rapport de force, il est très simple aujourd'hui.
19:36Et donc, entre 2010, 2009, 2010, 2011 et je dirais maintenant,
19:40il y a eu successivement des déflations.
19:43C'est-à-dire que l'agro, l'agroalimentaire, ont servi de variable d'ajustement.
19:49En 2017, il y a eu la crise laitière et il a été mis en place, à partir de 2017,
19:55ce qui a été appelé les états généraux de, on disait, de l'alimentation, de la règle dure.
19:59Les deux allaient ensemble.
20:01De ces états généraux a été mis en place, vous l'avez signalé,
20:05ce qu'on appelait les fameuses lois égalimées.
20:07Il faut vraiment être en France pour faire des lois dans tous les sens.
20:10Donc, ces lois égalimées...
20:11Ça partait d'un bon sentiment.
20:12C'était pour une juste rémunération des agriculteurs.
20:16Oui, enfin, un peu de liberté.
20:18Parce que ces lois égalimées étaient censées protéger les agriculteurs.
20:21Avec un fameux article qui disait que,
20:25donc, protection de la matière première agricole.
20:28Or, dans les négo commerciaux,
20:32et que ce soit avec un grand groupe ou une petite entreprise départementale,
20:36la grande distribution n'en a que faire les 4-5ème du temps.
20:40Dans les 3 quarts du temps,
20:41la protection de la matière première agricole n'est pas respectée par le distributeur.
20:46Vous voulez dire que la loi l'impose, ça n'est pas respecté ?
20:50Oui, mais bien sûr.
20:51Et d'ailleurs, c'est tellement pas respecté
20:53que les grands distributeurs emmènent les entreprises,
20:56dans un premier temps les plus grandes, c'est vrai,
20:58mais après ça fait référence par ruissellement,
21:01emmènent ces grandes entreprises,
21:03et nous le savons tous aujourd'hui,
21:05négocier les tarifs commerciaux, non pas en France,
21:07alors que toute la chaîne de fabrication est en France,
21:10mais les emmènent négocier aux Pays-Bas,
21:12en Belgique, en Espagne, en Suisse, ou que sais-je.
21:15Et ça, ça représente quel pourcent des produits négociés ?
21:18Quel pourcentage des produits négociés ?
21:20C'est incroyable, parce qu'on explique que ça ne concerne que quelques grandes entreprises,
21:26donc c'est-à-dire qu'on l'admet.
21:27Mais comme ces grandes entreprises représentent des volumes considérables,
21:30ça fait un très gros volume négocié en dehors de la France,
21:34et ce très gros volume, in fine,
21:37il impacte non seulement les entreprises agroalimentaires françaises,
21:40mais les agriculteurs.
21:41Et c'est ça qu'il faut combattre.
21:43Il faut une distribution qui respecte la création de la chaîne de valeur,
21:47de façon à ce qu'elle soit beaucoup mieux répartie.
21:49On ne va pas en suivre cette conversation,
21:52parce qu'en plus, vous ne m'avez pas répondu sur la demande d'augmentation
21:55lors de ces négociations, d'augmentation de votre rémunération.
22:00Ce sera juste après la pause.
22:08Bonne soirée sur RTL.
22:19Cette fois, ça y est, la hausse des prix se voient.
22:22Le panier RTL a augmenté au mois de mai pour atteindre son plus haut historique.
22:26Il avait baissé en avril.
22:27Alors, est-ce que ce n'est que le début ?
22:28Est-ce qu'on se dirige vers une nouvelle crise de l'inflation ?
22:31On en débat avec nos invités.
22:32Antoinette Gull, sénatrice écologiste de Paris et auteur du rapport sur les marges des industriels
22:37et de la grande distribution.
22:39Olivia Détroya, journaliste au Figaro, spécialiste de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
22:44Et Jean-François Loiseau, président de l'ANIA,
22:47Association Nationale des Industries Alimentaires, qui est au téléphone.
22:50Alors, tout à l'heure, j'ai dit, vous ne m'avez toujours pas dit combien vous aviez réclamé.
22:53En fait, si au début de votre première intervention,
22:56vous m'aviez dit entre 3,2 et 3,4 %, voilà.
23:01Pour obtenir 0 à la fin.
23:02Voilà, 0,05, c'est ce qu'on m'a appelé mes invités.
23:06Si je peux me permettre, excusez-moi,
23:08parce qu'il a été dit quelque chose tout à l'heure que j'aurais rectifié.
23:11En fait, nous ne demandons pas ce que l'on appelle la réouverture des négociations commerciales
23:18à cause de la guerre.
23:19En fait, ce que nous demandons, c'est que nous puissions faire des adaptations un peu à la carte,
23:24des ajustements.
23:25Je vais prendre deux exemples.
23:27Depuis le début de la guerre, d'ailleurs, nous n'avons pas trop parlé
23:30depuis le début de la guerre.
23:31Mais en gros, il y a eu des augmentations très fortes, pétrole, gaz.
23:35Et donc, ça entraîne des augmentations de coûts énergétiques pour les entreprises,
23:39considérables d'ailleurs, y compris la grande distribution, au passage.
23:42Et ça entraîne des hausses du plastique.
23:44Et dans l'alimentaire, à moins qu'on trouve autre chose demain de mieux,
23:47mais le plastique, c'est vraiment une super source de sécurité sanitaire et de conservation.
23:52Il y a eu des hausses de 40 à 60%.
23:55Je fais comment ?
23:55Maintenant, ça veut dire que c'est maintenant que déjà vous devez assumer ces hausses de prix ?
24:01C'est tout de suite ?
24:02C'est pas pour dans quelques mois ?
24:03Oui, c'est à partir de maintenant.
24:04Et il n'y a pas eu jusqu'à maintenant de répercussions, parce qu'on n'a pas bougé.
24:08Mais on demande au gouvernement, il faut qu'on soit sérieux.
24:10Et il faut que la grande distribution accepte.
24:13Et je pense que le consommateur, parce qu'il est responsable,
24:18et il sait qu'il doit y avoir des hausses, parce que ça sauvera l'industrie.
24:21Il faut passer ces hausses, ce qui n'était pas prévu.
24:24Ce n'est pas un sujet de négo, c'est un sujet, je dirais, ponctuel.
24:27Et quand le pétrole baissera, nous baisserons les tarifs de ce qu'on appelle un peu ces emballages.
24:32On va tout de suite y revenir, mais juste pour finir sur cette question.
24:36Antoine Edgul, on parlait beaucoup des négociations.
24:39Et c'est vrai que les distributeurs disent, si on avait appliqué les 3,4%,
24:45où on serait les prix aujourd'hui dans les rayons ?
24:47Ils ne seraient certainement pas en hausse de 20%.
24:49Qu'est-ce que vous leur répondez ?
24:50Alors, moi, je réponds que ce que dit le rapport, c'est que la richesse est mal répartie.
24:55Non, mais d'accord, ça, vous nous l'avez expliqué.
24:57Mais sur cet argument-là, juste pour répondre à cet argument-là.
24:59Je réponds à cet argument-là.
25:00Je réponds à cet argument précis, qui est également dans le rapport.
25:05La réponse est également dans le rapport, qui dit qu'il n'y a pas automaticité
25:09entre des prix d'achat qui sont peu élevés,
25:14et des prix de vente qui peuvent être plus élevés.
25:16Par exemple, ici, vous l'avez, on nous annonce des prix de vente à peu près en augmentation de 1%,
25:23alors que le montant des négociations nous amène une stabilité.
25:28D'accord, on a compris que ce n'était pas lié.
25:29Mais si c'était en hausse de 3 à 4%, ça ne pourrait pas être de 1% la hausse
25:33?
25:33Eh bien, dans ce cas-là, il faut bien qu'il y ait une réduction, et j'allais dire, de
25:37la valeur ajoutée
25:38pour chacun des maillons de la chaîne.
25:40Il ne peut pas y avoir une réduction de la valeur ajoutée uniquement...
25:44Mais moi, je pense à nos auditeurs et à nos consommateurs.
25:46Ça veut dire qu'il faut le faire répartir.
25:48De toute façon, on aurait payé plus.
25:49Et que la grande distribution doit aussi servir d'amortisseur sur ces hausses.
25:55C'est perdu d'argent, du coup, parce que si on négocie des hausses de prix de 3-4%
25:58et qu'ensuite, dans le rayon, c'est de 1%,
26:00Pas forcément, ça dépend aussi de la structure des coûts,
26:03du reste de la structure des coûts, que ce soit pour les industriels ou pour les distributeurs.
26:08Par exemple, il y a tous les ans, environ 2 à 3 milliards d'euros qui sont de l'argent
26:13publicitaire.
26:14On peut se dire, par exemple, qu'en période d'inflation,
26:18eh bien, il peut y avoir une réduction des sommes dépensées dans la publicité
26:22par l'ensemble de la chaîne alimentaire.
26:24en se disant que ça, ça doit être des économies qui sont faites pour les consommateurs.
26:28Alors, pour les détroyants.
26:29Oui, pour répondre à votre question, Anne-Sophie,
26:31si jamais les industriels demandent une augmentation de 3,5%
26:35et que la grande distribution le constate,
26:37le plus souvent, ce qu'elle fait, c'est qu'elle garde sur un certain nombre de produits du quotidien
26:40que vous avez typiquement dans votre panier tous les jours.
26:43Je pense au Nutella, je pense à la vache qui rit,
26:44je pense à une célèbre boisson anisée aussi,
26:47enfin, des produits qu'on achète régulièrement, dont on connaît très bien le prix.
26:52Ils évitent de trop toucher ces prix-là.
26:53En revanche, ils vont, ce qu'on appelle méchamment la péréquation des marges,
26:58augmenter un petit peu plus sur des produits que vous achetez un petit peu moins régulièrement,
27:01sur lesquels vous avez un référentiel de prix qui est un petit peu plus flou.
27:05Voilà, pour qu'en termes d'image-prix et de ressenti du consommateur,
27:08eh bien, on ait moins la pression que les prix flambent en rayons.
27:13Non, c'est vrai sur souvent les légumes.
27:15On peut jouer, faire un produit pour amortir.
27:17Voilà, c'est vrai sur les fruits et légumes, dans lesquels les prix augmentent un petit peu plus vite.
27:22C'est vrai aussi sur tous les rayons à la coupe, sur la charcuterie,
27:25voilà, sur des achats qu'on fait un petit peu moins au quotidien,
27:27qu'on fait quand on a envie de se faire plaisir,
27:30et sur lesquels on est prêt à mettre un petit peu plus d'argent.
27:32On a commencé à aborder les effets de la guerre, quand même, en Iran.
27:37Jean-François Loiseau nous disait que c'est tout de suite, maintenant.
27:41Est-ce qu'effectivement, si c'est tout de suite maintenant,
27:44on va voir les prix s'envoler dans les semaines à venir, les détroyants ?
27:47Il est très probable qu'effectivement, alors s'envoler,
27:49tout dépendra, c'est la difficulté de cet exercice,
27:52et qu'on ne sait pas la durée de ces tensions géopolitiques.
27:57Mais déjà, on sait déjà que les effets...
27:59On sait que très probablement, même si le détroit d'Hormuz réouvre,
28:02on aura toutes les difficultés logistiques sur le plastique,
28:06sur le pétrole, sur les emballages,
28:08qui vont mettre des mois à se résorber,
28:11et que donc, probablement, on aura le mal effet, on va dire,
28:14c'est-à-dire qu'il va déjà falloir,
28:16comme le disait Jean-François tout à l'heure,
28:18sur un certain nombre de points,
28:20répercuter ces hausses de prix.
28:22Ce sera probablement de quelques pourcents
28:25sur quelques produits bien définis,
28:27et quelques centimes en plus,
28:29ce qui est compliqué, c'est que ça vient se rajouter
28:30à une inflation qui est déjà à peine digérée
28:34par les Français, qui était celle de 2022-2023,
28:37et qui pourrait repartir à la hausse.
28:41Probablement que ça se verra un petit peu plus
28:43cet été ou à la rentrée prochaine.
28:46Mais, excusez-moi, je voudrais compléter,
28:47parce que ce propos, il est très important.
28:51Il doit y avoir répercussion de ces hausses inédites
28:54dues à la guerre en Iran.
28:55On parle bien de quelques centimes.
28:57On ne parle pas d'hausses vertigineuses.
29:00Et donc, j'insiste.
29:01Mais ces quelques centimes,
29:02ils représentent aujourd'hui l'épaisseur
29:06de la feuille de papier,
29:09j'allais dire autre chose,
29:10pas du papier à cigarette.
29:12Ils représentent l'épaisseur de ce qu'est la marge.
29:15De toute façon, c'est simple.
29:16Et puis, regardons ce qui se passe sur le terrain.
29:17Les entreprises, elles sont en difficulté,
29:19elles ferment.
29:20Elles ne ferment pas parce qu'elles ont envie
29:21de se partir ailleurs.
29:22Elles sont françaises, elles ferment ou autre.
29:24Et donc, il faut répercuter.
29:25Le consommateur, l'acceptera.
29:28Et moi, je vais prendre deux exemples.
29:29En temps normal,
29:30quand il y a des hausses de carburant à la pompe,
29:32il y en a quelques fois,
29:34quelques fois, ça baisse.
29:35Mais personne ne se pose la question.
29:36Il y a l'avis du, comment on appelle ça,
29:38du Brent, le prix du pétrole sur le marché.
29:41Oui, mais la consommation baisse de 15%
29:43en quelques semaines.
29:44Donc, vous savez que le risque sur les volumes
29:47est important.
29:49Oui, non mais d'accord.
29:50Mais là, aujourd'hui,
29:51s'il y a, par exemple,
29:52une baisse de consommation forte.
29:54Et d'ailleurs, on le voit bien aujourd'hui
29:55pour la viande.
29:56C'est une question de pouvoir d'achat.
29:57On l'a dit tout à l'heure.
29:58Moi, je pose la question
29:59parce qu'on peut se taper entre nous
30:01avec les distributeurs.
30:02Mais regardons aussi un petit peu plus loin.
30:04On a aujourd'hui une pression en France
30:06de la fiscalité
30:07qui est inacceptable sur les entreprises,
30:09qu'elles soient alimentaires ou autres.
30:10Et d'ailleurs, tout le monde le sait,
30:12qui est inacceptable sur les salaires.
30:14Les charges patronales,
30:16les charges sociales,
30:17la différence entre un salaire brut
30:19et un salaire net,
30:20la différence qui est entre la France
30:22et l'Allemagne
30:22sur salaire brut et salaire net,
30:24ça nous donnerait,
30:25et ça donnerait à vos auditeurs,
30:28la possibilité d'acheter plus et mieux,
30:31ou même mieux,
30:32auprès des entreprises alimentaires.
30:34au moment où on veut privilégier
30:36la fabrication française,
30:39la souveraineté,
30:40on n'arrête pas de le répéter,
30:41ça va devenir vraiment une tarte à la crème,
30:42on va priver les Français
30:45parce que l'État est incapable de se réformer.
30:47Moi, je peux vous donner,
30:48les deux sénatrices,
30:49moi je les félicite,
30:50parce que le sujet,
30:51il est traité de façon la plus intègre possible.
30:54Parce qu'il faut du courage
30:55pour résister à ce monde
30:57qui n'est pas très merveilleux.
30:58Mais au moment où on cherche
30:59à faire des économies,
31:00mais regardons ce que l'État devrait faire.
31:03Justement,
31:03Antoinette Gull veut vous répondre,
31:05vous la félicitiez.
31:07Merci pour vos félicitations,
31:08mais ce n'était pas tant là-dessus.
31:11Vous expliquiez effectivement
31:12que les impôts étaient trop importants
31:15pour les entreprises.
31:17Moi, ce que je veux dire,
31:18c'est que dans le pouvoir d'achat,
31:19il y a une grande partie du service public,
31:22pardon, pas du service public,
31:24mais j'allais dire,
31:25de l'ensemble des services publics français
31:29qui sont du pouvoir d'achat.
31:31De pouvoir envoyer,
31:33du pouvoir de vivre,
31:34je dirais plutôt que du pouvoir d'achat,
31:36mais de pouvoir envoyer son enfant à l'école,
31:39de pouvoir avoir,
31:40pour une partie de la population,
31:42habiter dans un logement social, etc.
31:43Tout ça, ça représente une manière
31:46de générer du pouvoir de vivre.
31:48Et donc,
31:49On a besoin des impôts.
31:49Et donc, on a besoin pour ça
31:51de pouvoir avoir une santé
31:52qui soit remboursée intégralement, etc.
31:55C'est non seulement une question d'égalité,
31:57mais c'est aussi une question
31:58de pouvoir de vivre.
31:59Donc, je ne vous suivrai pas là-dessus.
32:00Mais madame la sénatrice,
32:02vous avez tellement raison
32:04sur l'éducation,
32:05sur la santé.
32:07Mais entre nous,
32:08et nous le savons tous,
32:09la France déborde de règlements,
32:12de contrôles,
32:13de contraintes,
32:13d'administrations
32:14qui ne servent à rien.
32:15Et moi, il faut défendre
32:16les fonctionnaires.
32:17Mais le système,
32:18il est aujourd'hui tortillé.
32:21Il est mort,
32:22il est trop lourd.
32:22C'est ça notre sujet.
32:23On part sur un autre débat.
32:24C'est un autre débat.
32:25Antoinette Gull,
32:25il reste quelques secondes.
32:26Alors, je veux bien revenir au prix,
32:28mais peut-être que dans cette péréquation
32:29des prix dont on a parlé tout à l'heure,
32:31il y a quand même quelque chose
32:32qu'on peut interroger.
32:33Est-ce qu'aujourd'hui,
32:34vraiment,
32:35c'est sur le Nutella
32:36ou le Coca-Cola
32:37qu'il faut qu'on ait
32:37les marges les moins faibles
32:38et sur les fruits et légumes,
32:41les marges les plus faibles
32:42et sur les fruits et légumes,
32:44les marges les plus fortes ?
32:46Et ça, ça s'interroge quand même
32:47parce que ça veut peut-être dire
32:48qu'il faut aussi
32:49que les distributeurs
32:50revoient la manière
32:51dont ils fixent leurs prix
32:52pour permettre
32:53à des produits sains
32:54d'être un peu moins chers
32:55et de rentrer plus facilement
32:57dans les paniers,
32:58certes moins élevés
33:01des consommateurs.
33:02Merci beaucoup
33:03à vous d'être venus débattre
33:05ou d'avoir des Mathieu à distance
33:08pendant RTL soirée
33:09dans On refait le monde.
33:10Demain, à 7h40,
33:12l'invité de RTL matin,
33:14ce sera Jean-Marc Jancovici,
33:16ingénieur spécialiste de l'énergie
33:18et du climat,
33:19président du centre de réflexion
33:20de Shift Project
33:21et puis Marc-Olivier Fogiel
33:23recevra quant à lui
33:25Thomas Pesquet,
33:25astronaute
33:26et Marion Montaigne,
33:27dessinatrice.
33:29C'est l'heure de retrouver
33:30André Dusselier.
33:31Bonsoir André,
33:32quelle belle histoire
33:33allez-vous nous raconter ce soir.
33:34Bonsoir Anne-Sophie.
33:36Alors, ce soir,
33:37je vais vous raconter
33:37le pari fou de Georges Lucas
33:39pour créer Star Wars,
33:41une saga qui a conquis le monde.
33:44A tout de suite sur RTL.
33:46A tout de suite André.
33:51Tous les jours,
33:54toute la journée,
33:57c'est RTL.
33:59Etc.
33:59C'est parti.
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