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  • il y a 12 heures
Regardez "On refait le monde" avec Éric-Daniel Lacombe, architecte et urbaniste, professeur titulaire de la chaire "Nouvelles urbanités face aux risques naturels : des abris ouverts" à l'Ensa de Paris-La Villette, Sébastien Peytavie, député écologiste de Dordogne, et Virginie Schwarz, PDG de Météo-France.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 27 mai 2026.

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Transcription
00:03Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:0813 départements de l'ouest du pays sont en alerte orange à la canicule, demain ils seront 17.
00:14Ça continue de monter, les températures dépassent partout les 30 degrés.
00:18On a vécu hier la journée la plus chaude de l'histoire d'un mois de mai.
00:22Et si c'est difficile à vivre, c'est qu'on n'est pas prêts.
00:25Pourquoi ? Parce que le climat a changé, parce qu'on n'a pas encore pris la mesure
00:29de ce que l'on doit faire pour s'adapter.
00:31On en débat avec Eric Daniel Lacombe, architecte et urbaniste, professeur titulaire de la chaire
00:36Nouvelles Urbanités face aux risques naturels des abris ouverts à l'ENSA de Paris-Lavillette.
00:41Bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Sébastien Pettavi, député écologiste et social de Dordogne.
00:46Bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Et Virginie Schwarz, PDG de Météo France.
00:50Bonsoir.
00:51Bonsoir.
00:52On refait le monde sur RTL.
00:55Je ne préfère pas ouvrir parce que des fois il y a de la chaleur qui rentre et tout.
00:58On ne peut pas rester ici.
00:59Alors, la cuisine.
01:01Des fois je mets des trucs, par exemple une cafetière qui a fondu.
01:04Ma chambre aussi.
01:05D'ailleurs si vous rentrez, vous allez voir, il y a une chaleur qui tape.
01:08Allons-y.
01:08C'est un four.
01:09Ça fait deux jours qu'on dort dans la petite chambre là-bas.
01:11Je mets un petit matelas là.
01:13Vous avez une idée de la température ici ?
01:14Dans les trambles.
01:15Je suis foquée hier, je n'étais pas bien.
01:17Voilà, c'est une dame qui vit dans ce qu'on appelle désormais une bouilloire thermique.
01:21Au micro d'Hermine Leclerc.
01:24Alors d'abord Virginie Schwartz, je disais que nous n'étions pas prêts parce que c'est assez nouveau, c
01:30'est rare.
01:31C'est même exceptionnel ce qui nous arrive.
01:34C'est totalement inédit pour un mois de mai, cet épisode de chaleur précoce qui a commencé jeudi dernier
01:43et qui nous a conduits à des niveaux de température jamais atteints en mai dans de nombreux endroits.
01:50Cette journée la plus chaude mardi, comme vous le rappeliez, avec en moyenne 24,9 degrés à l'échelle du
01:56pays.
01:56Moyenne entre le jour et la nuit.
01:58Ah oui, en plus, oui, ce n'est pas seulement le jour.
02:00C'est bien la moyenne des deux.
02:02Des températures maximales qui sont 10 à 15 degrés au-dessus des normales de saison pour un mois de mai.
02:11Donc voilà, des températures effectivement exceptionnelles atteintes un peu tous les jours.
02:16On bat le niveau historique qu'on avait atteint.
02:21Dans une interview, le climatologue qui est directeur du CNRS, un directeur de recherche du CNRS, Christophe Cassou,
02:30parlait d'un ovni climatique parce que c'est très chaud, que ça concerne une zone très vaste, toute l
02:36'Europe de l'Ouest et que ça dure.
02:39Mais de quoi s'agit-il exactement ? On a parlé une nouvelle fois du fameux dôme de chaleur.
02:45Alors effectivement, on a un anticyclone pour être un peu technique, c'est-à-dire des hautes pressions
02:50qui sont positionnées sur tout l'Ouest de l'Europe et donc sur la France,
02:55avec ces hautes pressions qui appuient sur l'air en fait et qui, c'est un peu l'effet de
03:01la pompe à vélo,
03:02c'est-à-dire en appuyant sur l'air, ça le réchauffe et comme en plus ça l'empêche de
03:06s'échapper,
03:07cet air chaud, il est de plus en plus chaud et maintenu sur le territoire national.
03:13C'est ça effectivement qu'on appelle un dôme de chaleur.
03:16Sébastien Païtavi, Christophe Cassou dit aussi,
03:20que ça n'aurait pas pu exister sans le réchauffement lié aux activités humaines.
03:26Vous êtes d'accord ?
03:27Oui, on parle de réchauffement lié à l'activité humaine et on parle de dérèglement climatique.
03:34Et c'est vrai que là, il y a un événement exceptionnel pour le mois de mai.
03:38Mais quand on regarde la courbe et chaque année, il y a de plus en plus d'événements
03:43qui se répètent avec des moments de plus en plus intenses et qui commencent de plus en plus tôt
03:47et qui peuvent durer de plus en plus tard.
03:49Et puis, on a vu le mois de janvier, février avec des fortes précipitations.
03:55Et on peut basculer tout d'un coup.
03:56Parce qu'en Dordogne, le week-end précédent, on était entre 5 et 14 degrés.
04:00Et on est passé à 35 degrés tout d'un coup.
04:05Donc, on voit bien que là-dedans, ça a des conséquences.
04:07Et l'activité humaine est totalement partie prenante.
04:12Et donc, se préparer pour le monde de demain, c'est déjà éviter que l'on augmente encore plus les
04:18dégâts.
04:19C'est les premières choses à faire.
04:21Et puis, de se préparer là pour ce qui, déjà, ne pourra pas être rattrapable.
04:27Éric Daniel Lacombe, les villes, elles ne sont pas prêtes à ces chaleurs invraisemblables au mois de mai ?
04:35Alors, toutes ne sont pas prêtes.
04:36Mais votre introduction était vraiment parfaite.
04:39Pour s'y préparer, il faut comprendre les choses.
04:42Et pour les comprendre, il faut deviner ce qui arrive.
04:46C'est vrai que Virginie l'explique très bien.
04:48Elle parle de l'air.
04:50Quand on s'y prend trop tard, on fait toujours la même erreur.
04:53C'est-à-dire qu'on coupe l'air, on se rend étanche à tout et on allume la clim.
04:57Je dis ça, ça c'est vraiment une impasse meurtrière à plusieurs niveaux.
05:00Parce que tout le monde n'a pas les moyens de se payer la clim.
05:02On n'a plus l'énergie pour l'allumer.
05:04La clim, le réchauffement, on le remet à l'extérieur.
05:07Donc, on aggrave le dispositif.
05:09Alors que moi, comme architecte, je préfère proposer des solutions où on va continuer à vivre avec l'air.
05:15C'est ça qu'on peut faire dans une ville.
05:17Je fais la même chose avec les inondations.
05:19C'est exactement le même sujet.
05:20C'est-à-dire que je continue à penser qu'il faut vivre avec l'eau comme il faut vivre
05:24avec l'air.
05:25Parce que si on est étanche à la nature, on ne la comprendra plus.
05:29C'est ça la première des réponses.
05:31Et la première des erreurs, donc, puisqu'on pense...
05:34Des réponses et des erreurs.
05:35Si on est étanche à ce qui nous environne, et là je regarde le député écologiste,
05:39eh bien, on n'y arrivera plus.
05:41J'ai terminé une école que j'ai expliquée l'année dernière à la même date,
05:46mais on était fin juin, avec Yves Calvi ici, et la ministre de la Ville, avec les mêmes questions,
05:52et une école qui visait à ne pas mettre la clim dans l'école.
05:55Je ne pensais pas...
05:57On a ouvert en septembre avec des enfants, vous voyez ce que ça veut dire ?
05:59Et si on était ensemble l'année dernière, c'est qu'il y avait déjà 200, 400 écoles en France
06:03qui avaient fermé.
06:04J'aime beaucoup les équipements publics, parce qu'ils nous font des lieux de laboratoire pour fabriquer le reste.
06:10Eh bien, cette école, elle a subi sa première canicule depuis deux jours,
06:15et je peux vous dire que les solutions que j'ai apportées font déjà leur preuve.
06:18La première, c'est que j'ai construit des patios.
06:21Vous voyez ? Au lieu d'ouvrir tout partout, alors que je ne veux pas être étanche,
06:25j'ai construit trois patios, pour les petits, pour les moyens, et pour les parents.
06:29C'est-à-dire que ces patios, ils apportent plus d'ombre, ils ont plus de nature, et ils sont
06:33plus frais.
06:34Ce qui veut dire que vous êtes un peu fermé à l'extérieur, et beaucoup plus ouvert à l'intérieur.
06:38La deuxième idée, c'est que pour rentrer dans les classes, je fais passer les enfants et les enseignants
06:43sous des hauts vents qui fabriquent de l'ombre, et qui protègent les fenêtres du soleil.
06:48Et donc, il n'y a aucun couloir dans ces écoles,
06:51et souvent les couloirs sont des endroits qui sont surchauffés, insupportables,
06:55alors que là, vous passez de l'extérieur à l'intérieur par l'ombre.
06:59Ça, c'est la deuxième très grande idée.
07:02La troisième idée, c'est qu'on a fait des classes assez fines,
07:05ce qui fait qu'il y a toujours un courant d'air possible.
07:07Et la quatrième, c'est qu'on va chercher l'air frais.
07:09Vous voyez ? Pour moi, l'air est un matériau, comme l'eau est un matériau.
07:12On va chercher l'air frais la nuit, pour la remettre dans l'école le matin.
07:16Je peux vous dire que dans la ville à Romorantin, où j'ai fait cette école,
07:19toutes les autres écoles, ce matin, ils cherchaient des clims.
07:22Parce qu'en fait, quand on attend la catastrophe au moment où on est au pied du mur,
07:26c'est trop tard.
07:26Alors que si on fait ça, c'est plus frais.
07:29On est tout de suite rentrés dans le concret avec vous.
07:32Non mais c'est bien, c'est bien, c'est ce qu'on veut connaître aussi.
07:36Sébastien Paetavi, c'est la priorité ?
07:38Les écoles aujourd'hui, il y a très très peu d'écoles qui peuvent accueillir des élèves avec cette chaleur
07:45?
07:46Je ne sais pas si les écoles sont les priorités.
07:49Quand on regarde toutes les personnes vulnérables, on a aujourd'hui des enfants,
07:53on a des personnes qui sont en train de réviser pour passer des examens avec des températures insupportables,
07:57mais on a des personnes âgées aujourd'hui qui sont dans des EHPAD,
08:00et les EHPAD n'ont absolument pas été préparés pour.
08:03Il y a des clims dans des salles partagées, mais dans les chambres par exemple,
08:06il y a quand même des températures assez terribles.
08:08Pour un titre d'exemple, moi j'étais hospitalisé au mois de septembre-octobre, à Briuff.
08:13Dans le service dans lequel j'étais, les infirmières me disaient qu'au mois d'août,
08:16il faisait 36 dans les chambres.
08:18Donc quand on a des personnes qui sont halitées, avec des rideaux qui sont fermés toute la journée,
08:22et dans lesquelles il fait 36, en fait ce n'est pas possible de pouvoir être dans ces bourses-là.
08:26On avait eu le sentiment quand même qu'après la canicule de 2003,
08:29il y a eu beaucoup de mesures qui avaient été prises pour au moins protéger les personnes âgées,
08:34notamment dans les EHPAD.
08:35Vous nous dites que ce n'est pas le cas ?
08:37En fait, on a toutes les guides des bonnes pratiques,
08:41donc on vient s'assurer que les personnes soient bien hydratées,
08:44on va avoir une salle commune dans laquelle il va y avoir une climatisation.
08:47Ça, c'est les plans canicules aussi.
08:49Oui, mais le grand sujet, c'est ce que vient d'évoquer monsieur.
08:51C'est-à-dire que si on ne vient pas aujourd'hui rénover tous les bâtiments,
08:55et penser des bâtiments qui permettent justement...
08:58Ce qui se faisait il y a un siècle.
09:00Moi je suis dans une vieille maison périgourdine,
09:02avec des murs en pierre qui font 80 centimètres,
09:05avec la question de l'air qui passe,
09:08et en fait ces choses-là fonctionnent.
09:09Et on voit que la manière dont on doit penser...
09:12Et des maisons individuelles avec des gros murs,
09:13ça, on n'a peut-être plus la place non plus pour rejeter.
09:14Bien sûr, mais la question des passions, en fait, ça a été évoqué.
09:17Il y a plein de choses qui peuvent se faire.
09:18La végétalisation aujourd'hui est essentielle.
09:21Mais on voit bien comment on accompagne les personnes les plus vulnérables.
09:24On a les personnes âgées,
09:25on a quand même une France qui vieillit,
09:27on a beaucoup de personnes qui veulent vieillir chez elles,
09:29et quand on voit que tous les plans de rénovation thermique,
09:32parce qu'on parlait des passoires thermiques,
09:34mais c'est vrai que quand vous parlez des bouilloires thermiques,
09:36parce qu'autant quand il fait très froid,
09:38on peut mettre une autre couverture,
09:40on peut garder un pull,
09:41mais quand il fait très chaud comme ça,
09:42et quand il y a plusieurs jours très chaud comme ça,
09:45là on sait que les conséquences sur le corps sont terribles.
09:48On parlait de bouilloires thermiques
09:49parce que l'ex-fondation Abbé Pierre a tiré la sonnette d'alarme,
09:52parce que évidemment les personnes les moins privilégiées,
09:55les plus précaires,
09:57sont confrontées à cette situation.
09:59Quand vous déclenchez ces alertes canicules,
10:02ces alertes orange,
10:03il y a des répercussions concrètes dans chaque département,
10:07dans chaque ville, avec Jenny Schwartz ?
10:08Alors il y a effectivement derrière toute une organisation
10:11des pouvoirs publics,
10:13des services de sécurité civile,
10:15des services de santé,
10:17qui se met en place effectivement au fur et à mesure
10:19du placement en vigilance des différents départements.
10:24Tout ça, je dirais, se fait de façon automatique
10:28au fur et à mesure de l'avancée de la météo.
10:30Et c'est un des objectifs de la vigilance,
10:33de fournir de façon anticipée cette information,
10:36puisqu'on fournit des cartes sur deux jours,
10:39de façon effectivement à permettre aux services concernés
10:44d'anticiper le plus possible les événements,
10:47quels qu'ils soient.
10:48C'est vrai pour les canicules,
10:49mais c'est aussi vrai en hiver pour les inondations
10:53ou pour les tempêtes.
10:57Mais notre rôle, c'est à la fois d'avertir
10:59en situation tendue,
11:03comme on l'en vit aujourd'hui,
11:04mais aussi de fournir les éléments quantitatifs
11:08qui permettent aux villes, aux territoires,
11:11aux entreprises,
11:12de préparer leur stratégie d'adaptation,
11:15parce qu'on a besoin de ces stratégies
11:16vraiment de façon globale à l'échelle des territoires,
11:19et en particulier des villes
11:20où l'effet d'îlot de chaleur urbain
11:22aggrave le sentiment de chaleur.
11:26Et donc, les services qu'on peut apporter aux villes
11:29sont là pour les aider,
11:31non seulement à diagnostiquer,
11:33mais aussi à évaluer les politiques publiques
11:35qu'elles mettent en place de façon quantifiée.
11:37Alors, on va voir ce que l'on peut faire justement
11:38pour s'adapter.
11:39On est là pour trouver des solutions.
11:41Ce sera juste après l'essentiel de l'info
11:43avec Charles Dupont.
11:48Toute la journée, RTL vous accompagne.
12:00Anne-Sophie Lapix.
12:02On refait le monde sur RTL.
12:03Il est 19h30.
12:05L'essentiel de l'info avec vous, Charles Ducrot.
12:0817 départements vigilants sur Orange Canicule.
12:10Paris et sa petite couronne rejoindront demain midi
12:12les 13 départements déjà concernés
12:14de la Bretagne à la Gironde.
12:16Au-delà de la France,
12:17la vague de chaleur frappe actuellement
12:18une grande partie de l'Europe.
12:20Un rappel brutal des conséquences
12:21du changement climatique,
12:23estime le responsable climat de l'ONU,
12:24soulignant la nécessité d'accélérer
12:26sur les énergies propres.
12:27C'est une information RTL.
12:29Le gouvernement enregistre ce soir à 18h
12:32184 000 demandes de primes carburants.
12:34Le guichet est ouvert depuis ce matin
12:36pour s'inscrire et demander un chèque
12:37de 100 euros d'aide.
12:38Les gros rouleurs peuvent y prétendre.
12:40Il faut pour cela justifier
12:41de différents critères.
12:42La Maison Blanche qualifie de totale invention
12:44un projet d'accord évoqué
12:46à la télévision d'État iranienne.
12:47Projet dans lequel les États-Unis
12:49se seraient engagés à lever le blocus naval.
12:53C'est faux, réplique l'exécutif américain.
12:55Négociation qui reste toujours au point mort
12:57entre les deux pays.
12:58Et puis du tennis,
12:59quatrième soirée à Roland-Garros.
13:01Le français Valentin Royer
13:03toujours face à Novak Djokovic.
13:05Cédric Chasseur.
13:06Quelle tension sur le cours.
13:07Philippe Châtrier, Valentin Royer
13:09a sauvé trois balles de match
13:11et vient de manquer une occasion
13:13de débraquer face à Novak Djokovic.
13:155-3 dans la quatrième manche.
13:1840-1 sur le service du Serbe.
13:21Et une bataille acharnée
13:22avec Novak Djokovic
13:23qui vient de lancer un revers
13:25le long de la ligne gagnant.
13:27Quatrième balle de match à venir
13:28en faveur de l'ancien numéro mondial.
13:31On entend les efforts effectivement.
13:33Tout à l'heure, Cédric Chasseur.
13:34Prochain point dans une demi-heure.
13:36Merci beaucoup Charles.
13:37On vous retrouve à 20h
13:38et je dois avouer que sur ce plateau
13:39on a un écran
13:40et qu'on regarde un petit peu comme ça.
13:42On jette un oeil
13:44au moment de débattre.
13:45Et c'est vrai que c'est extrêmement serré.
13:47Mais écoutez-nous quand même.
13:48On a beaucoup de choses à vous dire.
13:49Comment adapter nos vies,
13:50nos bâtiments
13:51et notre façon de vivre
13:52pour supporter ces canicules
13:53qui risquent d'être plus fréquentes ?
13:55On va regarder concrètement.
13:57Sébastien Lecornu
13:58tient une réunion interministérielle
13:59demain sur le sujet.
14:01D'ailleurs,
14:02est-ce que ça n'arrive pas un peu tard ?
14:04Ça fait cinq jours que ça dure,
14:05que la chaleur monte.
14:06Est-ce que le gouvernement
14:07est totalement dans les choux ?
14:08On en débat avec nos invités.
14:10Éric Daniel Lacombe,
14:11architecte et urbaniste,
14:12professeur titulaire
14:13de la chaire
14:14Nouvelles Urbanités
14:15face au risque naturel
14:16des abris ouverts à l'ENSA.
14:18Virginie Schwartz,
14:19PDG de Météo France
14:20et Sébastien Peitavi,
14:22député écologiste
14:23et social de Dordogne.
14:25On refait le monde
14:26sur RTL.
14:28Alors,
14:28ils nous font coup
14:28à chaque vague de chaleur.
14:29Je vous rappelle
14:30qu'à la dernière,
14:30Emmanuel Macron a annoncé
14:31solennellement en 2023
14:32qu'il allait rénover
14:3440 000 écoles
14:35pour les isoler thermiquement
14:36et que ce soit confortable
14:37pour nos enfants.
14:38La première année,
14:39il en a fait 2000.
14:40La deuxième année,
14:402025,
14:41il en a fait 65.
14:42Ça veut dire qu'à ce rythme-là,
14:43nos écoles seront prêtes
14:44pour les canicules
14:45dans, tenez-vous bien,
14:46trois siècles.
14:47Toutes les économies
14:48se fondent sur le dos
14:49de l'écologie
14:49et après,
14:50on s'étonne
14:50que quand on arrive
14:51en pleine vague de chaleur,
14:52la France ne soit pas préparée.
14:54Vous aurez reconnu
14:55Marine Tondelier,
14:56écologiste et candidate
14:57d'ailleurs
14:57à l'élection présidentielle.
15:00Éric Daniel-Lacon,
15:01vous avez entendu les chiffres.
15:02Elle dit
15:032000 écoles rénovées
15:05en 2024,
15:0865 en 2025.
15:09Alors,
15:10vous nous expliquiez
15:12que vous aviez rénové
15:13une école,
15:14mais vous en avez rénové
15:14combien d'ailleurs ?
15:15Il y a encore du boulot ?
15:16J'en ai rénové huit,
15:18celle dont je parlais,
15:18elle est neuve,
15:19c'est pour ça que je peux
15:20adapter comme ça
15:20des principes
15:21un peu plus prometteurs
15:24avec la canicule.
15:25Mais quand on dit
15:26qu'on part trop tard,
15:27quand j'ai commencé
15:28à faire des écoles,
15:29tout le monde me disait,
15:30Éric,
15:30pourquoi tu t'occupes
15:31de la canicule
15:32puisqu'elles sont fermées
15:33l'été ?
15:34Est-ce que vous leur répondiez
15:36parce que la canicule
15:38ça arrive au mois de mai ?
15:38Et c'était ça la réponse.
15:40Mais les écoles,
15:40Éric,
15:41elles vont fermer
15:41autour du 15 juin
15:42et elles reprendront,
15:43vous connaissez les profs,
15:443-4 septembre.
15:45Donc,
15:46ne t'embête pas
15:46avec la thermique
15:47de ton école,
15:48c'est comme ça.
15:49Eh bien non,
15:50ça veut dire
15:50qu'il faut qu'on anticipe
15:51à 50 ans pratiquement
15:53les choses
15:53pour se dire que
15:55dès le mois de mai
15:56et puis peut-être
15:57si notre activité humaine
15:58ne bouge pas
15:59avec l'atténuation,
16:00ça sera après
16:00encore plus tôt.
16:01Moi,
16:01j'en ai été surpris moi-même
16:02mais j'étais content
16:03d'être prêt.
16:04C'est ça qu'il faut
16:05qu'on se dise.
16:05On m'a appris à l'école
16:06parlant de la ville
16:07à dessiner des balcons au sud
16:09et un jour,
16:10j'ai dessiné des balcons
16:11au nord.
16:11Et tout le monde m'a dit
16:12Éric,
16:13tu as dû te tromper.
16:14Eh bien,
16:14les balcons au nord
16:15ont aujourd'hui
16:17dans mes immeubles
16:17plus de succès
16:19que les balcons au sud
16:20parce que tout l'été,
16:22eh bien,
16:22où est-ce qu'on déjeune
16:23quand on a envie
16:24de prendre l'air ?
16:25Au nord.
16:26Donc,
16:26ces mécanismes
16:27comme ça
16:27d'inversion
16:28de culture
16:29veut bien dire
16:31qu'il va falloir changer
16:32pas que nos bâtiments
16:33mais puisque c'est
16:34les hommes dont on parle,
16:36l'habité,
16:36la façon dont on vit
16:37doit aussi en faire partie.
16:39Je trouve que
16:39tous les débats
16:40qu'il y a aujourd'hui
16:41sont formidables.
16:42J'étais invité,
16:42je suis invité chaque fois
16:43qu'il y a une catastrophe
16:44en gros,
16:45mais j'étais invité
16:45chaque jour
16:45quand il y avait trop de vent
16:47et on perd plein de vent
16:48dans les villes
16:49et tout le monde
16:50et je ne citerai pas les maires
16:51disent
16:51on va les remettre
16:52au même endroit
16:53et à l'identique.
16:54Notez qu'il y a deux jours,
16:55j'ai vu que vous lisiez
16:56Le Monde
16:56il y a deux jours
16:57il était marqué
16:58que la ville de Barcelone
16:59va changer tous ses arbres
17:01et pour des raisons
17:02de canicule
17:03qui augmentent le pollen
17:04très vite
17:04donc là c'est un air pollué
17:06qui nous fait changer d'avis
17:07et pour des raisons de vent
17:08et pour des raisons d'ombre
17:09donc en fait
17:10il faut que l'on se saisisse
17:11de tous les changements
17:13du monde
17:13pour nous faire un monde
17:14encore habitable.
17:15Moi quand je me lève le matin
17:16c'est est-ce que je fais des dessins
17:17pour que les gens
17:18ne meurent pas de l'inondation
17:19ou ne meurent pas de la canicule
17:21et je ne suis pas un catastrophiste
17:22je pense qu'on peut encore aider
17:24à condition
17:25qu'on comprenne ce qui se passe
17:27et on ne le fera pas
17:28individuellement
17:29mais collectivement.
17:30C'est pour ça que les écoles me plaisent
17:32c'est parce qu'il y a des démarches
17:33comme ça
17:34collectives
17:34alors qu'on est toujours
17:35à une architecture
17:36qui est un objet en soi
17:37et l'idée
17:38que le monde
17:39c'est un individualisme forcené.
17:41Non.
17:41On est dans un jeu collectif
17:43et là on pourra faire passer
17:44du courant d'air
17:44de vous à moi
17:45de vous à vous
17:46et dans toute la salle peut-être.
17:48Mais Sébastien Paetavi
17:50sur ce que disait
17:52Marine Tondelier
17:53elle accusait le gouvernement
17:54d'avoir pris
17:55un retard considérable
17:5640 000 comme objectif
17:5840 000 écoles rénovées
17:59on en est à 2065
18:01il y a une responsabilité
18:02du gouvernement ?
18:04Il y a une responsabilité
18:05collective
18:06pas juste du gouvernement là
18:07ça fait plus de 50 ans
18:09des gouvernements
18:10ça fait plus de 50 ans
18:11que les scientifiques
18:13nous alertent
18:14ça fait plus de 30 ans
18:15et avec tous les travaux
18:17du GIEC notamment
18:17où nous sommes informés
18:19et clairement
18:21aucun gouvernement
18:22encore n'a été
18:23à la hauteur
18:24des investissements
18:24nécessaires
18:25parce qu'on voit aujourd'hui
18:26la transformation absolue
18:27vous l'avez évoqué
18:28pour tous les bâtiments publics
18:30mais enfin
18:30on a la question des écoles
18:31on a
18:32j'insiste là-dessus
18:33mais nos centres hospitaliers
18:34les EHPAD
18:36tous les endroits
18:37en fait
18:37les établissements
18:38avec des personnes
18:39en situation de handicap
18:40toutes les personnes fragiles
18:42aujourd'hui
18:42se retrouvent dans
18:43des passeports thermiques
18:44on se retrouve quand même
18:45avec des ventilateurs
18:46dans les couloirs
18:46et des chambres
18:47qui sont ouverts
18:48pour avoir un petit peu d'air
18:49donc en fait
18:49ces questions
18:50elles posent problème
18:52et vous avez utilisé
18:53un mot qui est important
18:53l'habitabilité
18:55comment on va maintenir
18:56notre planète habitable
18:58déjà
18:58comment on évite
18:59que ça continue à chauffer
19:01on a évoqué
19:02les responsabilités
19:03successives des gouvernements
19:05mais parce qu'il y a aussi
19:06une question
19:06d'investissement
19:07de budget
19:08j'entendais le témoignage
19:09d'un maire
19:10qui expliquait
19:10qu'il avait fait rénover
19:11une école
19:11pour 7 millions d'euros
19:13on se demande
19:14quelle commune
19:15une école seulement
19:17Eric Daniel
19:18ça coûte combien
19:19de rénover
19:21une école
19:22pour la rendre
19:23habitable
19:24par temps de canicule
19:25en fait
19:25je dirais même
19:26comment vous voulez
19:27la rénover
19:28parce qu'on recommence
19:29je veux dire si
19:30vous n'avez comme solution
19:31on recommence
19:32on détruit l'école
19:33et on la remette
19:33non c'est pas ça
19:34si vous n'avez comme solution
19:35que d'augmenter son isolation
19:37et bien
19:38vous ne ferez aucun progrès
19:39je veux dire
19:40si vous continuez
19:41à finalement
19:41à rendre l'air
19:43étanche à lui-même
19:44il n'y aura aucun progrès
19:45moi je suis pour des choses
19:46alors pour répondre
19:47les prix
19:47c'est entre 2 millions
19:483 millions
19:49l'école que je viens de terminer
19:50elle coûte 6 millions
19:51là elle est donc
19:52intégralement
19:53elle est neuve
19:54restons sur des choses
19:55que les auditeurs
19:56qui nous écoutent
19:56puissent comprendre
19:58l'autre jour
19:58je suis dans une conférence
19:59et il y a une dame
20:00qui me dit
20:00Eric je suis embêté
20:02je suis dans un immeuble
20:02on a eu trop chaud
20:03tout l'été dernier
20:05et j'ai regardé
20:06comment il faisait en Espagne
20:07et j'aimerais changer
20:08ma porte cochère
20:09par une grille
20:10vous voyez ce que je veux dire
20:11un truc qui fait courant d'air
20:13et bien l'architecte
20:14des bâtiments de France
20:15a dit non
20:15c'est moins beau
20:16c'est ça moi
20:17qui m'intéresse
20:18c'est pas tant l'argent
20:19c'est que c'est moins beau
20:20donc la porte doit être pleine
20:22alors que
20:22je parlais du collectif
20:24tout à l'heure
20:24mais si l'air
20:25s'infiltre dans votre porte
20:27cochère
20:27à grille
20:28et puis des gens comme Guimard
20:29en France
20:30en ont dessiné des biens
20:31Gaudi en Espagne
20:32en ont dessiné des pas trop mal
20:33et que le courant d'air monte
20:35comme ça
20:35dans toute la cage d'escalier
20:36et que les habitants
20:37arrivent même
20:38à ouvrir leurs portes
20:39on se fait comme ça
20:40des courants d'air
20:40et qu'on fait une cheminée
20:41dans le toit
20:41donc on est toujours
20:43à prendre les choses
20:44de manière technique
20:44économique
20:45et ça c'est insupportable
20:46parce qu'on pourrait faire
20:47des tout petits progrès
20:49absolument passionnants
20:49au quotidien
20:50c'est pour ça qu'il faut
20:51rester accroché au réel
20:52et vous dites qu'il faut
20:53s'inspirer par exemple
20:55de l'Espagne
20:56Virginie Schwartz
20:57quand vous placez
20:58des départements
20:59en alerte
21:00selon qu'ils sont
21:00au nord
21:01ou au sud
21:02vous n'avez pas
21:03les mêmes critères
21:04parce que le sud
21:04justement
21:05est davantage habitué
21:06à supporter la chaleur
21:07c'est ça ?
21:08c'est exactement ça
21:09les critères de classement
21:10en vigilance
21:11ils sont déterminés
21:11en fonction des impacts
21:13et en particulier
21:14des impacts sanitaires
21:15sur la population
21:16donc le ministère
21:17de la santé
21:18a regardé statistiquement
21:19la corrélation
21:20entre l'impact
21:21sur la santé
21:22et la température
21:23et on voit qu'effectivement
21:25il y a des régions
21:26dans lesquelles
21:26on est très peu habitué
21:28aux fortes chaleurs
21:28et donc on a des impacts
21:30importants très tôt
21:31et puis des régions
21:32où malgré tout
21:33à la fois les organismes
21:34et puis le mode de vie
21:36la structure des villes
21:37sont mieux organisées
21:40pour répondre à la chaleur
21:41et c'est pour ça que
21:42quand nous on fournit
21:44des données
21:45de projection climatique
21:46ces données
21:47qui doivent permettre
21:48finalement de savoir
21:49à quoi on va s'adapter
21:50on ne donne pas simplement
21:51des données globales
21:53comme le fait le GIEC
21:54ou même des données nationales
21:55on donne des données
21:56à l'échelle des territoires
21:57par exemple
21:59à l'échelle de chaque commune
22:00parce que c'est bien
22:01à la situation spécifique
22:03de la commune
22:04qu'il va falloir s'adapter
22:06encore une fois
22:07qu'on parle d'une école
22:07qu'on parle d'une entreprise
22:08qu'on parle d'une infrastructure publique
22:10parce que tout ça
22:11en fait
22:12il va falloir l'adapter
22:13et idéalement
22:14il va falloir l'adapter
22:15de façon cohérente
22:16parce que
22:17si chacun prend
22:19des référentiels différents
22:21à la fin
22:22la ville
22:22elle n'est pas résiliente
22:23et ça c'est
22:24un des apports
22:26très importants
22:27quand même
22:27une des spécificités
22:28qu'on a en France
22:29depuis le dernier plan national
22:31d'adaptation au changement climatique
22:32c'est qu'on a une trajectoire
22:34de référence
22:35pour l'adaptation
22:35au changement climatique
22:36on a été
22:36un des premiers pays
22:38dans le monde à faire
22:39encore faut-il la suivre
22:40cette trajectoire
22:41la trajectoire
22:42c'est pas
22:44un souhait
22:45c'est pas un objectif
22:46c'est même
22:47tout sauf un objectif
22:48parce que
22:49c'est plus que ce qu'on voulait
22:50de réatteindre
22:51c'est une sécurité
22:52c'est de se dire
22:53si les efforts mondiaux
22:55d'atténuation du changement climatique
22:57ne sont pas suffisants
22:58et aujourd'hui
22:58ils ne le sont pas
22:59on ne va pas assez vite
23:00donc on est sur une trajectoire mondiale
23:01de réchauffement
23:02de 3 degrés
23:033 degrés monde
23:04ça fait 4 degrés en France
23:06à quoi est-ce qu'il faut
23:07qu'on s'adapte ?
23:08est-ce qu'à la fin du siècle
23:09on sera prêt
23:10à vivre
23:11et à bien vivre
23:11en France
23:12à plus 4 degrés
23:13c'est ça la traque
23:14Sébastien Pétayou
23:15déjà pour reprendre
23:17on parle de changement
23:19je crois que c'est important
23:19de parler de dérèglement
23:20parce qu'en fait
23:21il y a une activité humaine
23:22qui a déréglé
23:22et je crois que c'est quand même
23:24un terme qui est très important
23:25qui permet de bien spécifier
23:26qu'il y a une intervention humaine
23:27une responsabilité
23:29et une possibilité d'agir aussi
23:30oui
23:30et qui donne les possibilités d'agir
23:32sur la question
23:33de la nécessité
23:35de s'adapter par territoire
23:36c'est très important
23:37mais quand on voit aujourd'hui
23:38les budgets des communes
23:39des départements
23:40qui sont coupés
23:41en fait ça devient très difficile
23:42on parlait de la question
23:43de la responsabilité du gouvernement
23:44moi je suis élu
23:45depuis 2022
23:47oui mais depuis 2022
23:48on se retrouve avec
23:51si on prend la rénovation thermique
23:53des logements
23:54la dernière fois que je suis venu ici
23:55c'était pour ma prime rénov
23:56qui était suspendue
23:57l'année dernière
23:58et avec le stop and go
23:59qu'il y a
24:00et donc on voit bien
24:00que là-dedans
24:01la manière dont on doit le penser
24:02dont on doit former
24:04dans les écoles d'architecture
24:05c'est un sujet
24:05mais on devrait mettre
24:0710 milliards chaque année
24:08on est à même pas
24:092 milliards
24:10et donc c'est un problème
24:11quand on voit que le fond vert
24:13a été divisé par deux
24:14et qui permet de rénover
24:15justement les écoles
24:16c'est quelque chose
24:17qui ne va pas
24:17toutes les actions
24:18qui sont prises actuellement
24:19ne vont pas
24:20tout ce qui nous permet
24:21quand on voit
24:22l'ADEME par exemple
24:23l'agence
24:24qui permet justement
24:25d'être résilient
24:26qui va être démantelée
24:27là par le gouvernement
24:29rien ne va
24:30dans ce qu'il faudrait
24:31mettre en place
24:31pour pouvoir être résilient
24:32alors on va essayer
24:33de se projeter
24:33comment vivre
24:34dans un monde
24:34qui change de climat
24:36enfin oui c'est ça
24:37on en parle juste
24:38après la pause
24:56On pourrait bien arriver
24:57au pic de chaleur
24:58demain
24:59en tout cas dans le sud
25:01près de 40 degrés
25:02dans les Languedoc-Roussillon
25:03ça paraît fou en mai
25:04mais il pourrait faire
25:05encore plus chaud
25:06dans les années à venir
25:06sans vouloir être anxiogène
25:08il va falloir s'habituer
25:09à des conditions de vie
25:10parfois extrêmes
25:11comment se protéger
25:12on en débat
25:13avec nos invités
25:14Eric Daniel Lacombe
25:15architecte et urbaniste
25:17Sébastien Pétavi
25:18député écologiste et social
25:20et Virginie Schwartz
25:21PDG de Météo France
25:23alors je vous propose
25:24d'écouter ce présentateur
25:26météo de BFM TV
25:27qui subit des attaques
25:29depuis quelques jours
25:30depuis qu'il fait très chaud
25:31voilà maintenant
25:32plus de 24h
25:3448h très exactement
25:35que l'on reçoit
25:36sur les réseaux sociaux
25:38des messages d'insultes
25:39de menaces
25:40parce que le rouge
25:41est indiqué sur les cartes météo
25:42et je vous rappelle
25:43que l'explication
25:44est très simple
25:44on est 15, 16, 17 degrés
25:46au-dessus des normales
25:48de saison
25:48en cette fin de mois de mai
25:49et malheureusement
25:50ces cartes rouges
25:51vous allez continuer
25:51de les voir
25:52dans les prochains jours
25:52Virginie Schwartz
25:54on attaque
25:56les météorologues
25:57les présentateurs
26:00pourquoi c'est nouveau
26:01comme phénomène ?
26:03Alors c'est pas nouveau
26:04mais ça s'est accentué
26:06on voit bien
26:07une recrudescence
26:08du climato-scepticisme
26:10ou du climato-relativisme
26:12qui je dirais
26:13se combine souvent
26:14avec la montée
26:15de l'incivilité
26:16sur les réseaux sociaux
26:17et qui fait qu'effectivement
26:19nous on a
26:21quasiment systématiquement
26:23quand on communique
26:24sur des événements
26:25en lien avec
26:26le changement climatique
26:28au mieux des critiques
26:30au pire des insultes
26:32et on en a fait
26:34aujourd'hui
26:35un sujet
26:35de notre stratégie
26:37de communication
26:37et de riposte
26:38de dire que
26:39systématiquement
26:40on répond maintenant
26:42à toutes les critiques
26:43des climato-sceptiques
26:44pour pas leur laisser
26:46finalement
26:46le champ libre
26:47sur les réseaux sociaux
26:48voilà
26:49il y a quelques années
26:50on avait un peu
26:51tendance à se dire
26:51on les ignore
26:53nous on est un organisme
26:54scientifique
26:55on les ignore
26:56et en fait
26:56aujourd'hui au contraire
26:57on répond systématiquement
26:58pour apporter
26:59les éléments scientifiques
27:01pour répondre
27:02parce que la critique
27:03elle porte sur le lien
27:04avec
27:04sur le lien
27:05avec le changement climatique
27:06on nous accuse régulièrement
27:08soit de mentir
27:10en aggravant
27:11les températures
27:12soit de mentir
27:13sur le lien
27:13avec le changement climatique
27:15et à l'inverse
27:15on a des thermomètres
27:16pourtant
27:16on peut mesurer
27:17et à l'inverse
27:17quand il fait froid
27:18on a immédiatement
27:20des réactions
27:21du type
27:21vous avez bien dit
27:22que le changement climatique
27:23n'existait pas
27:23oui c'est assez fou
27:25on va revenir
27:26sur cette ville
27:27qu'il faut adapter
27:29au changement
27:32au dérèglement climatique
27:34pour faire plaisir
27:35à Sébastien
27:36on a parlé tout à l'heure
27:37de l'aménagement
27:38des maisons
27:39mais est-ce qu'il ne faut pas
27:41complètement réinventer
27:42la ville ?
27:43bien sûr
27:44bien sûr
27:45et si on prend même
27:47ce que vous êtes en train
27:48de dire sur les attaques
27:49ma grande difficulté
27:50en tant qu'architecte
27:51vous avez vu
27:51j'ai des solutions
27:52on fait des expériences
27:53on essaye de mener
27:54des laboratoires
27:55mais ces attaques
27:56nous empêchent aussi
27:57de faire l'adaptation
27:58voire même
27:59la prévention
28:00c'est-à-dire qu'au moment
28:01où vous dites
28:02que vous allez faire
28:03la transformation de la ville
28:05je ne fais pas
28:05de jugement moral
28:06mais vous avez
28:07des oppositions
28:07de fait
28:08c'est-à-dire que le vrai
28:11la vraie chose difficile
28:13c'est de faire bouger
28:14les populations
28:15sur le changement
28:16je dis ça
28:17parce qu'on me dit
28:18toujours toi Eric
28:18sur l'architecture
28:19il faut le faire
28:20mais c'est du côté
28:20de la population
28:21je m'exprime mieux
28:23l'école à un moment
28:24dont je vous parlais
28:25sur la façade ouest
28:26celle qui attrape
28:27les couchers de soleil
28:28le soir
28:29je propose de mettre
28:30de la végétation
28:31à savoir des arbres
28:32donc pour faire de l'ombre
28:33on paraît évident
28:34on pourrait se dire
28:35que c'est très bien
28:36comme tout à l'heure
28:36on regardait Roland-Garros
28:37c'est les tribunes
28:38qui faisaient de l'ombre
28:39sur le cours
28:40tous les cours
28:40ne peuvent pas se payer
28:41une tribune
28:41mais en attendant
28:42les tribunes font de l'ombre
28:43sur le cours
28:44et bien
28:44cette ombre-là
28:45elle m'a été refusée
28:46parce qu'un service
28:47m'a dit
28:48que les feuilles des arbres
28:49tomberaient dans les gouttières
28:51et que ça serait compliqué
28:52à nettoyer
28:53en fait
28:54ce qu'il nous manque
28:55je ne dis pas que celui
28:56qui ne veut pas mettre l'arbre
28:57à tort
28:58il nous manque
28:59des plateformes
28:59de conversation
29:00où des débats contradictoires
29:02puissent se mettre en place
29:03le premier que j'identifie
29:04sur toute la ville
29:06ou toutes les villes
29:06sur lesquelles je travaille
29:07c'est la confrontation
29:08entre le niveau local
29:09du maire
29:10et le niveau national
29:11représenté par le préfet
29:12ils ne disent pas la même chose
29:14le maire parle beaucoup
29:15de ses habitants
29:16et veut les défendre
29:17et le préfet a raison aussi
29:18de parler beaucoup
29:19d'une prudence nationale
29:20et bien
29:21un jour sur deux
29:22de mon travail
29:23c'est de les rapprocher
29:25pour que
29:25l'inverse de l'un
29:27de l'autre
29:27puisse se rapprocher
29:28à devenir inventif
29:29donc si je vous énumérais
29:31que des solutions
29:32vous diriez
29:33mais c'est qui ce garçon
29:33quelle prétention
29:35non
29:35j'ai du mal
29:35à faire ce que je fais
29:36j'ai du mal
29:37à engager la prévention
29:38et donc l'adaptation
29:39ne se fait pas
29:40que
29:41pas parce qu'on manque
29:42d'argent
29:42c'est parce que
29:43cette plateforme
29:44de conversation
29:45entre quelqu'un
29:46qui est d'accord
29:46et quelqu'un
29:46qui n'est pas d'accord
29:47avec l'autre
29:48n'a jamais lieu
29:49et l'architecture
29:50il n'y a pas de débat
29:51ils viennent de juger
29:52le concours du Louvre
29:53les architectes
29:54n'ont pas eu le droit
29:54à l'oral par exemple
29:55on ne croit pas
29:57que la conversation
29:57même animée
29:58même conflictuelle
29:59va être utile
29:59je passe ma vie
30:01si j'ai réussi
30:02la ville de Trèbes
30:03et son adaptation
30:03c'est les pêcheurs
30:04qui me bloquaient
30:05parce qu'ils voulaient
30:05conserver une bassine d'eau
30:06dans laquelle ils pêchaient
30:07il nous a fallu un an
30:09pour leur proposer
30:09d'autres formes de pêche
30:10pour faire en sorte
30:12que
30:13eux puissent trouver
30:14une addition
30:15et pas une soustraction
30:16et que nous
30:17on puisse finalement
30:17enlever cette bassine
30:19qui gênait
30:20l'écoulement du fleuve
30:21ça paraît tellement simple
30:22mais il a fallu
30:23un an
30:24parce que si vous dites à quelqu'un
30:25t'es au diesel
30:26tu passes à l'électrique
30:27il vous dit non
30:27t'as pas de ZFE
30:28t'as une ZFE
30:29il vous dit non
30:30en fait
30:30tout le monde me dit non
30:31ce ne sont même pas
30:32des blocages administratifs
30:33ce sont des blocages
30:35moraux
30:35entre ceux qui seraient bons
30:36et ceux qui seraient mauvais
30:37c'est que
30:38la conversation
30:39des contradictions
30:41n'a jamais lieu
30:42et en plus
30:42ce qui est passionnant
30:43dans notre monde
30:44c'est que
30:44l'eau dont on va avoir besoin
30:45celle qui va rafraîchir nos villes
30:47c'est en même temps
30:48celle qui pourrait nourrir
30:49les fondations
30:49alors que toutes nos maisons
30:51vont craquer par la chaleur
30:52et aucun des assureurs
30:53n'a les moyens de les rembourser
30:54c'est ces eaux qui vont
30:56et je termine par ça
30:58si on n'en a pas
30:59de la fraîcheur
31:00faire mourir
31:00pas que les humains
31:02toute la biodiversité
31:03c'est-à-dire que
31:04ce qu'on est en train de perdre
31:05au mois de mai
31:05c'est les oiseaux
31:06c'est les nids
31:08c'est l'ensemble des blés
31:10c'est les insectes
31:11en fait
31:11si on perd le vivant
31:13on se perd nous-mêmes
31:14et chaque fois qu'on dit ça
31:15on passe pour un pénible
31:16Mais l'eau elle va être
31:17au cœur de la guerre
31:19en quelque sorte
31:21Sébastien Pétavi
31:21elle est déjà au cœur
31:22d'un conflit avec
31:23les agriculteurs
31:24Oui
31:25c'est très intéressant
31:26ce que vous venez d'évoquer
31:27de ces temps
31:29de conflits
31:30et d'échanges
31:30en fait nécessaires
31:31et on voit que
31:32face au dérèglement climatique
31:34les habitudes
31:35que l'on pouvait avoir
31:36et face aux attaques
31:37que vous recevez
31:38on voit bien
31:39qu'il y a
31:40des personnes
31:40qui viennent l'entretenir
31:42il y a des lobbies
31:43très puissants
31:43qui n'ont aucun intérêt
31:45à ce qu'on vienne
31:46changer nos moyens
31:47de transport
31:48de construire des maisons
31:50Là ce n'est pas des lobbies
31:50c'est plus des métiers
31:52Oui mais
31:52sauf qu'il y a des intérêts
31:54Oui mais il y a des intérêts derrière
31:55et il y en a certains
31:56dans le bâtiment
31:57qui n'ont aucun intérêt
31:58à ce qu'on utilise
31:59autre chose que du béton
32:00par exemple
32:01et on pourrait faire
32:02une longue liste là-dedans
32:02Pour les agriculteurs
32:04quand on voit le texte
32:05que l'on est en train
32:06d'étudier actuellement
32:07dans le cycle
32:08justement
32:08sur le texte
32:09d'urgence agricole
32:10et sur la question
32:11de l'eau
32:12moi je trouve ça
32:13assez terrible
32:14la semaine dernière
32:15tous les espaces
32:16où on peut se retrouver
32:18pour échanger
32:19dans les différents
32:20utilisateurs
32:21de l'eau
32:22on a supprimé
32:23ces zones-là
32:24pour le laisser
32:25en priorité
32:25aux agriculteurs
32:26et aux acteurs économiques
32:27et on veut
32:28enlever
32:29les citoyens
32:30notamment
32:30et d'autres usages
32:31alors que l'on a besoin
32:33de mettre ça
32:33et là on l'a sur tous les domaines
32:34quand on voit
32:35le début des gilets jaunes
32:36quand on voit
32:37tous les conflits
32:37que l'on a aujourd'hui
32:38je pense qu'on a besoin
32:40justement
32:40d'emmener citoyennement
32:42de pouvoir poser
32:43les débats
32:43et les contradictions
32:44pour pouvoir l'emmener
32:45et on va gagner du temps
32:46parce que là
32:47l'argent que l'on peut mettre
32:48que l'on va retirer
32:49quand on voit aujourd'hui
32:50et puis j'en parlais tout à l'heure
32:52mais quand on a un gouvernement
32:53qui vient supprimer
32:54ou attaquer
32:55ou mettre une défiance
32:56sur les agences
32:57qui sont censées justement
32:59faire le thermomètre
33:00et nous donner
33:01aujourd'hui les moyens
33:02pour pouvoir être résilients demain
33:04ça ne vient pas aider
33:05quand on a en face
33:06des Trump et d'autres
33:07qui ont des intérêts
33:08économiques importants
33:10On parlait de l'eau
33:12j'ai lu qu'il y aurait
33:13sans doute
33:1320% de précipitation
33:15en moins
33:16dans la prochaine décennie
33:18Virginie Schwarz
33:19en fait
33:20il rigole
33:20Eric Daniel Lacombe
33:21parce que c'est toujours
33:21dans le même article du Monde
33:22et je l'ai lu
33:24Christophe Cassou
33:25je l'ai lu religieusement
33:28Alors
33:28ce qui est compliqué
33:29avec la précipitation
33:30c'est qu'en fait
33:31on va à la fois
33:32en avoir trop
33:32et pas assez
33:33c'est-à-dire qu'en moyenne
33:35sur l'année
33:35en fait
33:36on estime que
33:37ça ne va pas forcément
33:38beaucoup bouger
33:39les quantités de précipitation
33:40par contre
33:41en gros
33:42il va pleuvoir
33:42plus
33:43aux périodes
33:44où il pleut déjà
33:44et là où il pleut déjà
33:45et donc on va avoir
33:46des inondations
33:47et il va pleuvoir moins
33:49là où il pleut déjà
33:50pas assez
33:51et aux périodes
33:52où il pleut pas assez
33:53c'est-à-dire l'été
33:53donc effectivement
33:54moins de précipitations
33:56en été
33:58cumuler à l'augmentation
33:59des températures
34:01voilà
34:02ça fait
34:02un assèchement
34:03des sols
34:04un assèchement
34:04de la végétation
34:05des risques
34:06de feu
34:06de forêt
34:07qui augmentent
34:08voilà
34:09mais ça c'est pour l'été
34:10et dans le même temps
34:10en hiver
34:11davantage de précipitations
34:13en particulier
34:13intenses
34:14et donc davantage
34:15de risques
34:15d'inondations
34:16et de phénomènes
34:17météorologiques extrêmes
34:18Anne-Sophie Lafrique
34:20a la raison
34:20de lire cet article
34:21parce que
34:21la difficulté
34:22dans laquelle je suis
34:23y compris sur les conflits
34:24des personnes
34:24pour pas démarrer
34:25en gros
34:25parce qu'on est d'accord
34:26moi je démarre pas
34:27personne ne démarre
34:28c'est que
34:29à ne pas parler des choses
34:30et bien
34:31quand je suis à Trèbes
34:32par exemple
34:32où il y a eu des morts
34:33quand même en 2018
34:34et que finalement
34:35en redonnant de la place
34:36au fleuve
34:36finalement j'organise
34:37une plage
34:38au bord du fleuve
34:39et bien là où on était
34:40avec l'inondation
34:41on va pouvoir se baigner
34:42dans le fleuve
34:42et finalement
34:43si on se baigne
34:44à la plage de Trèbes
34:45on gagne 80 km
34:46je crois
34:46pour pas aller à celle
34:47de la Méditerranée
34:48donc y compris
34:49du carbone
34:50mais il faut que vous sachiez
34:51que quand je parle
34:51de l'inondation
34:52en pleine sécheresse
34:53avec les incendies
34:54des Corbières
34:55on a perdu 17 000 hectares
34:56en 4 jours
34:57je suis pas entendable
34:58donc je suis ravi
34:59de cette émission
35:00il faut qu'on fasse
35:01des tables
35:01de l'invention
35:02et on n'a pas fini
35:03d'en parler
35:04j'ai l'impression
35:04vous reviendrez
35:05parce que vous avez
35:06plein de solutions
35:06merci beaucoup
35:07d'être venu débattre
35:08dans le studio d'RTL
35:09demain Thomas Soto
35:10recevra Arthur Mench
35:12cofondateur
35:13de Mistral AI
35:14la start-up française
35:15de l'IA
35:16quant à Marc-Olivier Fogel
35:18il accueillera
35:18Presnel Kimpembe
35:19Kimpembe
35:20footballeur au Qatar SC
35:22ancien joueur du PSG
35:23et de l'équipe de France
35:24auteur du livre
35:26hashtag la force
35:27il est l'heure
35:28de retrouver
35:29André Desselier
35:30bonsoir André
35:31quelle histoire
35:31allez-vous nous raconter ?
35:32bonsoir Anne-Sophie
35:33alors ce soir
35:34je vais vous raconter
35:35l'histoire de Paris Match
35:36le magazine
35:37qui a capturé
35:38les plus grands moments
35:39du siècle
35:39et révélé
35:40les secrets
35:41les mieux gardés
35:42de la République
35:42à tout de suite
35:43sur RTL
35:44à tout de suite André
35:51tous les jours
35:54toute la journée
35:57toutes les épine
35:59de l'amour
36:00on est dans un
36:00on est dans un
36:00on est dans un
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