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Le 30 mars, le Sénat a adopté en séance publique la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics. Après une adoption en première lecture à l’Assemblée nationale le 12 janvier 2026, le texte a été transmis au Sénat. Adopté par la commission des affaires économiques le 11 février 2026, le texte a fait l’objet de plusieurs modifications abordées au cours de cet examen en séance publique. La rapporteure, Amel Gacquerre, a notamment voulu prendre en considération les recommandations du rapport “Loger les travailleurs des services publics” remis au gouvernement par le député David Amiel en 2024. Le texte entend répondre aux enjeux de continuité, d’attractivité et de fidélisation des travailleurs des services publics, jugés “essentiels” par le législateur. La rapporteure a appelé à une adoption rapide du texte, et souhaite le lancement d’un “Action Logement” du secteur public. Année de Production : 2025
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00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous emmène au cœur du travail parlementaire.
00:00:16Se loger dans la même ville que là où on habite, c'est un défi pour de plus en plus
00:00:20de personnes,
00:00:20et notamment pour les agents publics.
00:00:22Hier, les sénateurs ont adopté un texte pour permettre aux policiers, aux enseignants ou encore aux soignants
00:00:28de se loger plus facilement. C'est une manière aussi de rendre ces métiers plus attractifs. On regarde.
00:00:34La séance est reprise. Bienvenue à vous, monsieur le ministre.
00:00:39Lors du jour, rappel, la discussion de la proposition de loi qui a été adoptée par l'Assemblée nationale
00:00:44après engagement de la procédure accélérée visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics.
00:00:51Dans la discussion générale, la parole est à monsieur Vincent Jambrun, ministre de la Ville et du Logement.
00:00:58Vous avez la parole, monsieur le ministre.
00:01:12Monsieur le Président, Madame la Présidente, chère Dominique Estrosi-Sassonne,
00:01:18Madame la rapporteure, chère Amel Gacker, mesdames et messieurs les sénateurs.
00:01:21Je suis deux fois en prison, dans la journée quand je travaille, le soir quand je rentre chez moi.
00:01:30Cette phrase d'un surveillant pénitossiaire de la santé qui introduit l'excellent rapport de mon cher collègue David Amiel,
00:01:36alors député, m'a particulièrement frappé.
00:01:39Elle symbolise avec force cet aspect, la crise du logement qui frappe notre pays
00:01:44et particulièrement nos presque 6 millions d'agents publics qui assurent des missions essentielles.
00:01:50Notre société est fondée sur le sens de l'intérêt général
00:01:54et elle est portée par des hommes et des femmes qui dédient leur vie aux autres.
00:01:58Aujourd'hui, nous ne sommes plus en capacité de les loger dignement
00:02:01et il faut le dire très clairement, ce n'est pas normal.
00:02:05Comment justifier qu'à la journée épuisante passée auprès des malades,
00:02:08nos infirmiers, nos aides-soignants, doivent faire des heures de trajet pour rentrer chez eux ?
00:02:12Comment forger dans le cœur de nos enfants les valeurs de la République
00:02:15lorsque l'on subit soi-même l'abandon de la République ?
00:02:19Comment peut-on être épanoui dans son travail lorsque son esprit est préoccupé
00:02:22par son logement insalubre dans lequel on doit retourner le soir ?
00:02:26Comment peut-on susciter des vocations avec de telles conditions de travail et de logement ?
00:02:31La question se pose à nous.
00:02:33Alors, mesdames et messieurs les sénateurs,
00:02:35il faut le dire clairement aujourd'hui, ce n'est pas normal
00:02:38et donc, il faut le dire clairement, nous devons agir.
00:02:41J'avais annoncé vouloir prioriser dans le logement social
00:02:44ceux qui respectent les règles, ceux qui s'engagent.
00:02:48A qui s'adresse-t-on lorsque l'on parle d'engagement et de respect des valeurs de la République
00:02:52?
00:02:52Quelle meilleure expression de l'engagement que celle de travailler chaque jour
00:02:56pour être au service des autres ?
00:02:58La proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs
00:03:03des services publics, déposée par le député, maintenant ministre, David Amiel,
00:03:08et avec qui je suis heureux de porter ce texte désormais au nom du gouvernement,
00:03:12est un texte essentiel pour répondre aux situations que je viens d'évoquer.
00:03:17Il vise d'abord un objectif simple et concret,
00:03:21mieux utiliser les logements et le foncier public pour répondre aux besoins de logement de nos agents
00:03:25qui font vivre nos services publics.
00:03:28Il permet notamment de s'assurer que les logements financés par un employeur public
00:03:33bénéficient bien aux agents qui en ont besoin pour exercer leur fonction.
00:03:38A cette fin, il prévoit qu'un bail puisse prendre fin lorsqu'un agent change d'affectation.
00:03:44Il renforce également la capacité de l'État et des collectivités à mobiliser des logements sociaux
00:03:49pour les agents publics en clarifiant les droits de réservation
00:03:53et en organisant des mécanismes de compensation
00:03:55lorsque les communes mobilisent leurs propres contingents
00:03:58pour loger des agents qui travaillent sur leur territoire.
00:04:02Le texte apporte aussi des réponses concrètes à certaines situations particulières.
00:04:08Il permet par exemple de garantir une localisation adaptée des logements
00:04:12pour des personnes exposées comme des agents pénitentiaires
00:04:15pour lesquelles la proximité avec le lieu de travail peut être déterminante.
00:04:20Il sécurise par ailleurs la gestion locative de logements détenus par les désempréheurs publics,
00:04:25en particulier les hôpitaux,
00:04:27afin de faciliter la mise à disposition de logements,
00:04:29y compris intermédiaires, pour leur personnel.
00:04:33Enfin, ce texte vise à mieux mobiliser le foncier public
00:04:36pour construire davantage de logements.
00:04:38Il permettra dans certains cas de dépasser les blocages liés aux documents d'urbanisme
00:04:43afin de reconvertir des sites d'équipement public devenus surdimensionnés
00:04:47et d'y développer des opérations de logement.
00:04:49Dans le même esprit, il prévoit d'examiner les conditions de mise en place
00:04:53d'un dispositif comparable à Action Logement pour le secteur public.
00:04:57L'ensemble de ces mesures répond à une même logique,
00:05:00lever des obstacles juridiques ou opérationnels
00:05:02pour mieux loger celles et ceux qui assurent chaque jour le fonctionnement de nos services publics.
00:05:08Ce texte a pu être enrichi et voté à l'Assemblée nationale
00:05:11grâce aux députés que je remercie pour leur travail et pour leur engagement.
00:05:15Et ici, au Sénat, je veux remercier Amel Gacker, Madame la rapporteure,
00:05:19et par extension les membres de la Commission des affaires économiques
00:05:22pour avoir amélioré le texte,
00:05:24notamment en y introduisant des mesures de l'excellente PPL-Choc, Madame la Présidente,
00:05:29que nous avons soutenues ici même,
00:05:31comme le relèvement notamment des droits de réservation
00:05:33en cas de cession du foncier public avec des cotes
00:05:36et bénéfice des droits de réservation à l'État,
00:05:39quelle que soit l'administration sédante
00:05:40ou encore à la possibilité pour un établissement public ou une entreprise
00:05:44d'acquérir des droits de réservation en contrepartie d'un apport de terrain.
00:05:49Par ce texte, nous apportons une nouvelle réponse à la crise du logement
00:05:53et je reprends les mots de Madame la Présidente Estrosi-Sassonne
00:05:57qui pourrait regretter que le gouvernement prenne les sujets
00:06:00par le bout de la lorgnette.
00:06:03Je tiens donc à vous rassurer,
00:06:05ce texte, comme le budget et comme les prochains textes
00:06:07sur lesquels vous aurez à débattre,
00:06:08s'insère dans un plan de bataille global, précis,
00:06:11face à cette crise du logement qui nous frappe.
00:06:13C'est la feuille de route que m'a confié le Premier ministre
00:06:15avec l'ensemble de l'équipe de France du logement,
00:06:17les professionnels du bâtiment, de l'immobilier, de la promotion, de l'habitat,
00:06:21avec un objectif clair, créer 2 millions de logements d'ici 2030.
00:06:26C'est pourquoi nous avons engagé un travail
00:06:28pour relancer massivement la construction et la rénovation.
00:06:31Face à l'urgence, il nous faut agir vite et fort
00:06:34et de manière pragmatique.
00:06:36J'ai été très heureux de défendre dans le projet de loi de finances
00:06:39un nouvel outil ambitieux sans zonage, dans le neuf comme dans l'ancien,
00:06:43pour relancer l'investissement privé,
00:06:45le fameux statut fiscal du bailleur privé.
00:06:48Face à la crise du logement, il faut des chocs, n'est-ce pas,
00:06:50Madame la Présidente ?
00:06:51Nous en avons déjà discuté et nous aurons l'occasion d'échanger prochainement
00:06:55du choc de confiance, du choc de simplification,
00:06:57du choc d'investissement, du choc de transition écologique
00:06:59dans le projet de texte relatif à la décentralisation
00:07:03de la politique du logement annoncé par le Premier ministre.
00:07:05J'ai hâte que nous puissions aborder ce prochain texte.
00:07:08D'ici là, Mesdames et Messieurs,
00:07:11merci d'enrichir une fois de plus cette PPL à miel
00:07:14dont nous avons tant besoin.
00:07:15Merci beaucoup.
00:07:16Merci, M. le ministre.
00:07:18La parole est maintenant à Mme Amel Gaquer,
00:07:21rapporteure de la Commission des Affaires économiques.
00:07:23Vous avez 10 minutes, chers collègues.
00:07:32M. le Président, M. le ministre, chers collègues,
00:07:36les conditions de travail des agents de nos services publics
00:07:39font l'objet d'une attention appuyée depuis la crise sanitaire.
00:07:43Et c'est légitime.
00:07:45Ils sont pour beaucoup des travailleurs essentiels
00:07:47qui oeuvrent à la continuité de la vie de notre pays,
00:07:50qu'il s'agisse de la police, des hôpitaux, des prisons,
00:07:54des centres sociaux ou de nos mairies.
00:07:56L'ensemble de la fonction publique,
00:07:58incluant les hôpitaux et les collectivités,
00:08:00est d'ailleurs le premier employeur de France
00:08:03avec plus de 5,6 millions d'agents,
00:08:07soit près de 20% de l'emploi total.
00:08:10Les travaux de la Commission des Affaires économiques
00:08:12le montrent de façon récurrente.
00:08:14L'accès au logement est une condition déterminante
00:08:19pour entrer dans un emploi
00:08:20et s'y maintenir dans de bonnes conditions.
00:08:22C'est un enjeu majeur d'attractivité,
00:08:25de recrutement, mais aussi de fidélisation
00:08:27pour la fonction publique.
00:08:28Il en va de la sauvegarde
00:08:30et de la continuité de notre service public.
00:08:33Pourtant, dans les zones tendues,
00:08:35et tout particulièrement les zones transfrontalières,
00:08:38la rémunération des agents publics
00:08:40ne leur permet pas de se loger
00:08:42à proximité de leur lieu de travail,
00:08:44alors même que leur fonction implique parfois
00:08:46de larges contraintes horaires
00:08:48et une forte disponibilité.
00:08:50Ce sont des cas que vous connaissez parfaitement.
00:08:53Je pense notamment à mes collègues
00:08:55élus de territoire frontalier avec la Suisse.
00:08:59Comment retenir une infirmière à l'hôpital public
00:09:01dans un marché du logement tendu
00:09:03lorsque sa rémunération serait considérablement plus élevée
00:09:07de l'autre côté de la frontière ?
00:09:10La proposition de loi que nous examinons aujourd'hui
00:09:13n'a pas l'ambition de régler les problèmes
00:09:15de la crise du logement
00:09:16ni de l'attractivité de la fonction publique.
00:09:19Elle a néanmoins le mérite de proposer
00:09:21plusieurs solutions que les employeurs publics
00:09:24comme les collectivités ou les hôpitaux
00:09:26attendent depuis longtemps.
00:09:28C'est un texte concret et pragmatique
00:09:30que la Commission des affaires économiques
00:09:32a adopté avec plusieurs ajustements.
00:09:35Elle a notamment encadré l'usage
00:09:38de la nouvelle clause de fonction prévue à l'article 1er
00:09:41pour donner certaines garanties aux locataires.
00:09:43Cette clause de fonction est absolument essentielle
00:09:46pour les employeurs publics comme les hôpitaux publics,
00:09:49la RATP ou la SNCF.
00:09:50Elle leur permettra d'éviter que les réservations
00:09:53qu'ils acquièrent dans le parc social
00:09:55pour loger leurs agents ne s'évaporent
00:09:57au gré des rotations des locataires.
00:10:00Elle sera en outre un vecteur de fidélisation des personnels.
00:10:03Nous l'avons encadré pour prévoir des exceptions
00:10:07ou des délais de préavis plus longs
00:10:09en cas d'accident de la vie
00:10:11et pour ne pas laisser entière l'attitude au gouvernement
00:10:15dans la prise du décret d'application.
00:10:17La Commission a également réintégré
00:10:19des mesures votées dans le cadre de la proposition de loi
00:10:22visant à conforter l'habitat, l'offre de logement
00:10:25et la construction adoptée par le Sénat en janvier dernier.
00:10:29C'est le cas, par exemple, à l'article 2
00:10:32qui vise à relever les droits de réservation
00:10:34dont bénéficiait l'Etat
00:10:35lors d'une cession de foncier avec des cotes.
00:10:37Nous avons réintroduit une limite
00:10:39à 50% des logements sociaux du programme.
00:10:42Cela permettra d'inciter l'Etat
00:10:43à avoir recours aux décotes
00:10:45qui contribuent à l'équilibre des programmes
00:10:48sans pour autant fragiliser
00:10:49les contingents des collectivités ou d'actions logements.
00:10:52C'est aussi le cas de l'article 3
00:10:54qui vise à étendre les exceptions
00:10:56à la gestion en flux aux entreprises
00:10:58assurant un service public de transport en zone tendue,
00:11:01aux agents des douanes et aux surveillants de prison.
00:11:05A cet article, nous avons également donné
00:11:07la possibilité aux établissements publics
00:11:09et aux entreprises publiques
00:11:10d'acquérir des droits de réservation
00:11:12en contrepartie d'un apport de terrain.
00:11:15La Commission a par ailleurs approuvé
00:11:17le dispositif prévu à l'article 4
00:11:19qui prévoit des dérogations règles d'urbanisme
00:11:22pour les projets de création de logements
00:11:24à destination des travailleurs du secteur public.
00:11:26Elle l'a toutefois recentré
00:11:29car le texte issu des travaux de l'Assemblée nationale
00:11:33était excessivement large.
00:11:35Il ne tenait notamment pas compte
00:11:37des récentes lois d'Aubier et Huart
00:11:39qui ont déjà beaucoup assoupli
00:11:42les possibilités de dérogation au plus.
00:11:44Nous avons en outre confirmé
00:11:46certains dispositifs bienvenus.
00:11:47L'article 5 donne notamment la possibilité
00:11:50aux hôpitaux publics d'externaliser
00:11:52leur gestion locative.
00:11:54C'est légitime. Là n'est pas le métier des hôpitaux.
00:11:58L'article 6 permet quant à lui
00:12:00à ces mêmes hôpitaux de valoriser leur patrimoine
00:12:03pour créer des logements pour leurs agents
00:12:04en constituant des sociétés de projets et des filiales.
00:12:08Certains hôpitaux, comme l'APHP,
00:12:11disposent en effet d'un patrimoine significatif
00:12:13mais se heurte à un cadre juridique
00:12:16très limitatif pour le valoriser.
00:12:19Enfin, la Commission a supprimé l'article 6
00:12:22qui était une demande de rapport au gouvernement
00:12:24sur la création d'un action logement
00:12:27du secteur public.
00:12:29Nous souscrivons bien entendu à l'objectif
00:12:32qui démontre d'ailleurs de la réussite du modèle
00:12:34de cet organisme paritaire
00:12:36mais nous estimons qu'une énième demande du rapport
00:12:39après celui de M. Amiel de 2024
00:12:42qui proposait déjà de créer une telle structure
00:12:45est superfétatoire.
00:12:47Les données sont connues.
00:12:48Il ne reste plus qu'à agir.
00:12:50Et si un projet de loi est nécessaire,
00:12:52nous serons bien sûr au rendez-vous.
00:12:54N'en doutez pas.
00:12:55Tout au long de l'examen, j'ai été extrêmement attentive
00:12:58au principe d'égalité.
00:13:00Il ne s'agit pas en fait de créer un régime de faveur
00:13:04au profit des agents publics
00:13:05mais de pallier l'absence de dispositifs pensés
00:13:08pour les loger.
00:13:09C'est notamment la raison pour laquelle
00:13:11j'ai souhaité maintenir hors du champ de la PPL
00:13:13les logements réservés via la contribution
00:13:16à l'APEC d'entreprises comme la SNCF ou la RATP
00:13:19et c'est la raison pour laquelle
00:13:21j'accueillerai favorablement l'amendement du gouvernement
00:13:23qui répond à plusieurs de mes préoccupations
00:13:26en précisant le champ de la PPL
00:13:28vis-à-vis du secteur privé.
00:13:30Le reste des amendements portés par la Commission
00:13:32des affaires économiques est de nature rédactionnelle
00:13:35ou vise simplement à opérer des précisions juridiques.
00:13:38Je vous invite donc à adopter cette proposition de loi
00:13:42dans sa version modifiée par la Commission des affaires économiques.
00:13:45J'invite aussi le gouvernement à poursuivre les efforts en faveur du logement
00:13:49de nos agents publics.
00:13:50Seule une structure d'ensemble visant à mutualiser l'effort des 38 000 employeurs publics
00:13:57comme le fait Action Logement dans le secteur privé
00:13:59permettra de passer à une plus grande échelle
00:14:02pour le logement de nos agents publics.
00:14:05Je vous remercie.
00:14:08Merci, chers collègues.
00:14:09Dans la suite de la discussion générale,
00:14:12la parole est à M. Cédric Chevalier
00:14:14pour le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires.
00:14:17Vous avez six minutes.
00:14:35M. le Président, M. le Ministre, Mme la Présidente, Mme la rapporteure,
00:14:40mes chers collègues.
00:14:42Selon le préambule de la Constitution de l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS,
00:14:47la santé se définit comme un état de complet bien-être physique, mental et social
00:14:52et ne se limite pas à l'absence de maladie ou d'infirmité.
00:14:56C'est dans cet esprit que j'aborderai ce texte qui,
00:14:59au-delà de favoriser l'accès au logement pour celles et ceux
00:15:02qui font vivre chaque jour le service public,
00:15:05témoigne d'une réelle attention portée à leurs conditions de vie et à leur bien-être.
00:15:10C'est une palissade que de dire qu'un logement proche de son lieu de travail,
00:15:14adapté à ses contraintes familiales et à sa sécurité,
00:15:18sera un facteur d'épanouissement personnel mais aussi professionnel
00:15:21pour l'agent en bénéficiant et qu'à l'inverse,
00:15:24un logement difficile d'accès ou éloigné devient une source de fatigue,
00:15:29de stress, de baisse de pouvoir d'achat et parfois d'absentéisme
00:15:33ou de départ vers d'autres territoires.
00:15:36Mais la réalité est là.
00:15:37La crise du logement frappe notre pays et une partie de nos concitoyens.
00:15:41Elle touche aussi celles et ceux qui font vivre notre service public,
00:15:45enseignants, policiers, soignants, agents territoriaux.
00:15:49Ces femmes et ces hommes qui s'engagent chaque jour pour les autres
00:15:51peinent à se loger là où ils travaillent.
00:15:54Et quand ceux qui servent la collectivité ne peuvent pas se loger,
00:15:57c'est tout le service public qui vacille.
00:16:00Combien de témoignages de jeunes policiers dormant dans leur voiture
00:16:03ou d'agents hospitaliers passant des heures dans les transports
00:16:06après une journée éreintante,
00:16:08avant de recommencer dès le lendemain, avant nous entendus.
00:16:12Les chiffres sont parlants.
00:16:14En 2021, sur 90 000 demandes de logements déposées par des agents publics,
00:16:19seulement 14 000 ont été satisfaites.
00:16:22En 2023, 4 demandes sur 5 restent sans réponse.
00:16:27Derrière ces statistiques, il y a des enseignants contraints
00:16:29de quitter les communes où ils enseignent,
00:16:31des soignants qui s'éloignent des hôpitaux,
00:16:33faute de logements accessibles,
00:16:35des policiers vivant à des dizaines de kilomètres de leur commissariat.
00:16:38Ce ne sont pas des chiffres abstraits,
00:16:40ce sont des situations qui fragilisent ces femmes et ces hommes,
00:16:43nos services publics et nos territoires.
00:16:46Les conséquences sont visibles.
00:16:47Des écoles peines à recruter,
00:16:49des mairies sont en sous-effectif,
00:16:52des hôpitaux déjà fragilisés voient leurs équipes se réduire.
00:16:55Chaque absence, chaque départ,
00:16:58chaque recrutement manqué fragilise l'ensemble du service public
00:17:01et par ricochet, nos concitoyens.
00:17:04Faciliter l'accès au logement pour nos agents
00:17:06n'est pas une simple mesure sociale.
00:17:07C'est aussi un levier stratégique pour la cohésion
00:17:10et la vitalité de nos territoires.
00:17:12Ce texte est un outil aux mains des maires,
00:17:14visant à offrir aux agents un logement adapté
00:17:16à leurs horaires et contraintes
00:17:18et à apporter des solutions concrètes et pragmatiques.
00:17:21Renforcer les droits de réservation sur le foncier public,
00:17:24assouplir la gestion des logements pour les métiers stratégiques,
00:17:27simplifier la construction sur les terrains publics,
00:17:29créer un dispositif inspiré d'actions logements
00:17:32alignant les droits des agents publics
00:17:34sur ceux du secteur privé.
00:17:35La mise en place d'une clause de fonction
00:17:38permettra de fluidifier l'accès au logement social
00:17:40pour celles et ceux qui en ont réellement besoin,
00:17:43redonnant ainsi au logement social son objectif premier.
00:17:47Cette démarche contribue également à l'extractivité
00:17:50et au développement harmonieux des territoires.
00:17:52Elle permet aux collectivités de bâtir des projets locaux cohérents,
00:17:55de maintenir les services essentiels
00:17:57et de garantir que nos écoles,
00:17:59nos commissariats, nos hôpitaux et nos administrations
00:18:02restent présents là où vivent nos concitoyens.
00:18:05Sans agents, pas de services publics.
00:18:07Sans services publics, nos territoires se vident et dépérissent.
00:18:11Depuis 2023, plusieurs initiatives ont été engagées
00:18:13pour solutionner la crise du logement.
00:18:16Augmentation de la production,
00:18:18extension du prêt à taux zéro,
00:18:19soutien au maire bâtisseur,
00:18:21relance de l'investissement locatif.
00:18:23A cet égard, je souhaite saluer à titre personnel
00:18:26l'engagement constant de la présidente Dominique Estrezi-Sassonne
00:18:30et de la sénatrice Amel Gacker,
00:18:32particulièrement investie et en pointe sur ces questions.
00:18:35Ces efforts sont importants,
00:18:36mais ne suffisent pas à eux seuls.
00:18:38Les tensions sur l'excès de logement persistent.
00:18:41Cette proposition de loi constitue une étape déterminante
00:18:44vers un plan logement ambitieux pour le secteur public,
00:18:47capable de répondre aux besoins immédiats
00:18:49et d'anticiper les défis de demain.
00:18:51Monsieur le ministre,
00:18:52je connais votre détermination à faire avancer ce texte,
00:18:55ainsi que l'attention particulière et votre engagement
00:18:57sur les enjeux du logement de manière générale.
00:19:00Même si ce texte, dont monsieur le ministre de l'Action
00:19:03et des Comptes publics est à l'origine,
00:19:05ne permettra pas à lui seul d'effacer le manque de moyens humains
00:19:09et financiers dont souffrent nos services publics,
00:19:11il nous permet néanmoins de réaffirmer une priorité,
00:19:15offrir des conditions de vie dignes à celles et ceux
00:19:17qui contribuent au bon fonctionnement du service public
00:19:20et reconnaître leur engagement.
00:19:22Mesdames, Messieurs, mes chers collègues,
00:19:24prenons bien soin de celles et ceux qui veillent chaque jour
00:19:27sur nos concitoyens.
00:19:29Demain, leur faciliter l'accès au logement,
00:19:31c'est rappeler notre attachement au service public
00:19:33et à ceux et ceux qui le composent,
00:19:35c'est renforcer l'efficacité de nos services
00:19:38et préparer l'avenir de nos territoires.
00:19:40Je vous remercie.
00:19:42Merci, chers collègues.
00:19:44La parole est maintenant,
00:19:45Madame la Présidente Dominique Estrosi-Sasson
00:19:47pour le groupe Les Républicains.
00:19:48Vous avez six minutes, madame la Présidente.
00:20:02Monsieur le Président, Monsieur le Ministre,
00:20:04Madame la Rapporteure, mes chers collègues,
00:20:06la proposition de loi que nous examinons cet après-midi
00:20:09met une fois encore en lumière le lien étroit
00:20:13qui unit l'emploi et le logement.
00:20:15Ensemble, ils forment un pilier essentiel de la cohésion sociale.
00:20:20Lorsqu'emploi et logement ne vont plus de pair,
00:20:24ce sont des parcours de vie qui se trouvent fragilisés,
00:20:27voire entravés.
00:20:28Comment envisager une mobilité professionnelle
00:20:32ou agrandir sa famille si l'on ne peut pas se loger
00:20:35là où on le voudrait, dans des conditions satisfaisantes.
00:20:39La proposition de loi de Monsieur Amiel est une réponse sectorielle
00:20:43à cet enjeu immense.
00:20:45Elle s'attelle spécifiquement au logement des agents publics
00:20:50qui représentent 20% de l'emploi total dans notre pays.
00:20:54Avec des rémunérations en moyenne inférieures aux salariés du privé,
00:20:59les agents de nos services publics souffrent tout particulièrement
00:21:03de la crise du logement alors que leurs fonctions impliquent bien souvent
00:21:07des contraintes spécifiques en termes de sécurité,
00:21:11de pénibilité ou de mobilité géographique.
00:21:14Je pense plus particulièrement aux surveillants de prison,
00:21:18aux agents des douanes ou encore à ceux de la SNCF.
00:21:21De manière générale, comment accepter que l'infirmière qui soigne nos aînés,
00:21:26que le policier qui sécurise nos villes,
00:21:29que l'enseignant qui instruit nos enfants
00:21:31soient contraints de s'installer loin de leur lieu de travail
00:21:35au prix d'heures passées dans des transports
00:21:39qui génèrent fatigue, absentéisme et démotivation.
00:21:43Sans véritable politique du logement pour les travailleurs,
00:21:46les difficultés de recrutement s'accentuent,
00:21:50la rotation du personnel augmente
00:21:52et à terme, tout l'équilibre de nos services publics
00:21:56s'en trouve ainsi fragilisé.
00:21:58Un service public qui ne parvient pas à loger ses agents
00:22:02est un service public affaibli,
00:22:05en proie aux pénuries de personnel
00:22:07et en difficulté pour attirer et retenir les talents.
00:22:12Pourtant, rien n'existe pour mutualiser
00:22:16l'effort des 38 000 employeurs publics
00:22:19pour loger leurs agents.
00:22:21A l'inverse, dans le secteur privé,
00:22:24Action Logement joue un rôle remarquable
00:22:27grâce à la participation des employeurs
00:22:30à l'effort de construction,
00:22:31ce que nous appelons dans notre jargon la PEC,
00:22:34le fameux 1% logement,
00:22:36héritage de l'après-guerre
00:22:38que la Commission des affaires économiques
00:22:40de façon transpartisane a toujours défendue.
00:22:44C'est une structure semblable
00:22:46qu'il faut créer dans le secteur public.
00:22:48Le rapport de David Amiel,
00:22:50remis en 2024,
00:22:52le proposait déjà.
00:22:54Cela ne nécessite pas un nouveau rapport,
00:22:57mais comme l'a dit notre rapporteur,
00:22:58une véritable impulsion ministérielle
00:23:01et même une révolution copernicienne à Bercy.
00:23:05Le gouvernement a désormais toutes les cartes en main.
00:23:09Les autres recommandations du rapport de M. Amiel
00:23:12ont été traduites dans le texte
00:23:14que nous examinons aujourd'hui,
00:23:16près de deux ans après la publication du rapport.
00:23:19Comme l'a rappelé la rapporteure,
00:23:21il s'agit de mesures concrètes,
00:23:24pragmatiques, attendues des acteurs locaux.
00:23:27La plupart figuraient d'ailleurs dans la proposition de loi
00:23:29visant à conforter l'habitat,
00:23:32l'offre de logements et de la construction,
00:23:34choc que le Sénat a adopté,
00:23:36en votre présence, M. le ministre,
00:23:38et je vous en remercie,
00:23:39le 20 janvier dernier.
00:23:41Je pense notamment à la réforme
00:23:43de la clause de fonction
00:23:44dans le logement social,
00:23:46aux exemptions à la gestion en flux
00:23:48pour certaines fonctions spécifiques
00:23:51ou encore au relèvement des réservations
00:23:54en cas de cession du foncier public
00:23:56avec des cotes du flot.
00:23:58C'est donc tout naturellement
00:23:59que la Commission des affaires économiques
00:24:01a approuvé ces dispositifs
00:24:03en y apportant, bien sûr,
00:24:05quelques ajustements,
00:24:06tantôt pour sécuriser,
00:24:08encadrer ou compléter.
00:24:10Je vous invite donc
00:24:11à adopter cette proposition de loi
00:24:13enrichie des amendements
00:24:15que présentera
00:24:16et que soutiendra Mme la rapporteure.
00:24:19Quoiqu'attendu,
00:24:20cette proposition de loi
00:24:21n'est qu'une réponse partielle
00:24:23et sectorielle
00:24:24aux graves difficultés
00:24:26de logement des travailleurs.
00:24:27Car c'est à la racine du problème
00:24:29qu'il faut nous attaquer,
00:24:30la crise du logement elle-même
00:24:32et nous ceçons de le répéter
00:24:34quels que soient les travées
00:24:36sur lesquelles nous siégeons.
00:24:37Tant que l'offre restera insuffisante
00:24:40et les tensions aussi fortes
00:24:42dans de nombreux territoires,
00:24:44les difficultés d'accès au logement
00:24:46continueront de peser
00:24:49sur les parcours de vie
00:24:50comme d'ailleurs sur le fonctionnement
00:24:52de nos services publics.
00:24:53A ce sujet,
00:24:54le 20 janvier dernier,
00:24:56le Sénat a adopté
00:24:57de nombreuses mesures
00:24:58en faveur du logement social
00:25:00mais aussi du logement privé
00:25:02pour les travailleurs
00:25:03dans le cadre
00:25:04de la proposition de loi CHOC.
00:25:06J'espère, M. le ministre,
00:25:08que ces mesures
00:25:09sauront être concrétisées
00:25:10prochainement.
00:25:11Il en va en effet
00:25:12du recrutement
00:25:13de nos entreprises,
00:25:14de l'attractivité
00:25:15de nos territoires
00:25:16et du fonctionnement
00:25:18de nos services publics.
00:25:20Et donc,
00:25:20je rappelle bien évidemment
00:25:21et vous l'aurez compris
00:25:22que le groupe
00:25:23Les Républicains
00:25:23votera bien sûr
00:25:25cette proposition de loi
00:25:27et je vous remercie.
00:25:29Merci, Mme la Présidente.
00:25:30La parole est maintenant
00:25:31Mme Nicole Duranton
00:25:33pour le groupe RDPI.
00:25:34Vous avez six minutes,
00:25:36chers collègues.
00:25:40Merci, M. le Président,
00:25:42M. le ministre,
00:25:43Mme la Présidente,
00:25:44Mme la rapporteure,
00:25:46mes chers collègues.
00:25:47Nous examinons aujourd'hui
00:25:48un texte qui part
00:25:49d'une réalité très concrète.
00:25:51On parle souvent
00:25:52des difficultés à se loger
00:25:54pour nos concitoyens
00:25:55mais il est essentiel
00:25:57de mettre aujourd'hui
00:25:58en lumière
00:25:59une réalité moins visible,
00:26:02celle des agents
00:26:02des services publics
00:26:04qui peinent à se loger
00:26:05dans nos métropoles
00:26:07mais aussi dans
00:26:08nos territoires ruraux
00:26:09à proximité
00:26:10de leur lieu de travail.
00:26:12Cette situation
00:26:13peut sembler paradoxale.
00:26:14Les territoires ruraux
00:26:16offrent en apparence
00:26:17des opportunités,
00:26:18des loyers plus accessibles,
00:26:20un cadre de vie apaisé,
00:26:21une proximité avec la nature
00:26:23et souvent
00:26:23une meilleure qualité de vie.
00:26:25Cette réalité positive
00:26:27est largement contrebalancée
00:26:28par des difficultés structurelles.
00:26:31L'offre de logement
00:26:32pour nos agents
00:26:33des services publics
00:26:34est souvent insuffisante
00:26:35voire inexistante
00:26:37à proximité immédiate
00:26:39de leur lieu d'affectation.
00:26:41En 2022,
00:26:4290 000 agents de l'État
00:26:44ont demandé
00:26:45un logement social.
00:26:46Seuls 14 000
00:26:47l'ont obtenu.
00:26:49Dans le même temps,
00:26:50les mises en service
00:26:51de logements sociaux
00:26:52sont passées
00:26:52de 91 000 en 2015
00:26:54à 71 000 en 2022,
00:26:57soit une baisse
00:26:58de 23 %,
00:26:59alors que 1,6 million
00:27:01de demandes
00:27:02restent en attente.
00:27:03de nombreux agents
00:27:04hospitaliers,
00:27:05des enseignants,
00:27:07des policiers,
00:27:08des agents de l'administration
00:27:09pénitentiaire et autres,
00:27:11ces agents essentiels
00:27:12à la vie de la nation
00:27:13sont parfois contraints
00:27:15à faire des heures de trajet
00:27:17qui engendrent une fatigue chronique
00:27:19jusqu'au découragement
00:27:21dans certains cas.
00:27:22Ces contraintes
00:27:23ont des conséquences concrètes.
00:27:24risques pour la santé mentale,
00:27:27refus de poste,
00:27:28turnover élevé,
00:27:29difficultés de recrutement
00:27:30et à terme,
00:27:31bien entendu,
00:27:32fragilisation de l'accès
00:27:34aux services publics
00:27:35dans nos territoires
00:27:36pour nos concitoyens.
00:27:38C'est une contradiction majeure
00:27:40puisqu'on veut réarmer
00:27:41les services publics
00:27:42de proximité
00:27:43dans nos territoires ruraux,
00:27:44mais on ne donne pas
00:27:46aux agents
00:27:47le moyen
00:27:47de s'y installer.
00:27:49Il est temps d'agir
00:27:50avec des mesures ciblées.
00:27:51En effet,
00:27:53la crise du logement
00:27:54touche l'ensemble
00:27:55de nos concitoyens,
00:27:56mais les agents
00:27:57du service public,
00:27:58eux,
00:27:58font face
00:27:59à des difficultés
00:28:00plus spécifiques.
00:28:02Contrairement au secteur privé,
00:28:03ils ne disposent pas
00:28:04d'un dispositif structuré
00:28:06équivalent à action logement.
00:28:08Et surtout,
00:28:09lorsqu'un agent
00:28:10ne peut pas se loger,
00:28:12ce n'est pas seulement
00:28:13une trajectoire individuelle
00:28:14qui est affectée,
00:28:15c'est un service entier
00:28:17qui peut être désorganisé.
00:28:20Face à ce concept,
00:28:21la proposition de loi
00:28:23que je salue,
00:28:24portée par notre collègue
00:28:25député David Amiel
00:28:27et notre rapporteur,
00:28:29apporte une réponse
00:28:30pragmatique
00:28:31et ciblée.
00:28:32Elle ne cherche pas
00:28:34à opposer
00:28:34les travailleurs entre eux.
00:28:36Elle ne vise pas
00:28:36à modifier des règles
00:28:38d'attribution
00:28:38de logements sociaux.
00:28:40Elle fait un choix clair.
00:28:42Augmenter l'offre,
00:28:43mieux utiliser
00:28:44le foncier public,
00:28:46lever les blocages
00:28:47et permettre
00:28:47aux initiatives locales
00:28:49de se développer.
00:28:50Le premier levier,
00:28:52c'est celui de l'offre
00:28:53avec l'article 1.
00:28:54La réforme de la clause
00:28:55de fonction
00:28:56permettra de conditionner
00:28:57l'occupation
00:28:58de certains logements sociaux
00:28:59à l'exercice
00:29:00d'un emploi
00:29:01dans un service public
00:29:03afin de faciliter
00:29:05la mobilisation
00:29:06du parc locatif social
00:29:07au bénéfice
00:29:08des personnes
00:29:09exerçant
00:29:09une mission
00:29:10de service public.
00:29:11Le deuxième levier,
00:29:12c'est celui du foncier
00:29:13avec l'article 2.
00:29:15Le texte facilite
00:29:16sa mobilisation,
00:29:17notamment par des sessions
00:29:18avec des cotes
00:29:19pour permettre
00:29:20la construction
00:29:21de logements
00:29:22là où ils sont
00:29:23le plus nécessaires.
00:29:24Le troisième levier,
00:29:26c'est celui
00:29:26de la souplesse
00:29:27et du bon sens.
00:29:28Certaines règles,
00:29:29parfois trop rigides,
00:29:31empêchent aujourd'hui
00:29:32d'adapter les réponses
00:29:33aux réalités
00:29:34du terrain.
00:29:35Les articles 4 et 5
00:29:36visent le même objectif
00:29:38de simplification efficace,
00:29:40faciliter la construction
00:29:41de logements
00:29:42sur du foncier public
00:29:44existant
00:29:45sans remettre en cause
00:29:47les compétences
00:29:48des collectivités
00:29:49et permettre
00:29:50une gestion
00:29:50plus souple
00:29:51et plus professionnelle
00:29:53des parcs de logements
00:29:54des employeurs publics.
00:29:56Mes chers collègues,
00:29:57vous l'aurez compris,
00:29:58derrière ce texte,
00:29:59il y a une idée simple.
00:30:00Loger dignement
00:30:02celles et ceux
00:30:03qui servent la République.
00:30:04Permettre à nos agents
00:30:05de se loger
00:30:06près de leur lieu d'exercice,
00:30:08ce n'est pas uniquement
00:30:09un confort.
00:30:10C'est une condition
00:30:11essentielle
00:30:11pour garantir
00:30:12l'égalité
00:30:13du service public
00:30:14sur tout le territoire.
00:30:17Ce texte
00:30:17ne réglera pas
00:30:18à lui seul
00:30:19la crise de logement,
00:30:20mais il apporte déjà
00:30:21des réponses concrètes.
00:30:23J'en profite,
00:30:23Monsieur le Ministre,
00:30:24pour saluer
00:30:25votre travail,
00:30:26votre engagement,
00:30:27votre détermination
00:30:28à améliorer
00:30:29l'accès au logement.
00:30:30Les annonces
00:30:31et les mesures
00:30:32qui vont être prises
00:30:33témoignent
00:30:33d'une volonté réelle
00:30:35de répondre
00:30:36aux besoins
00:30:36des citoyens
00:30:37dans un contexte
00:30:38où la crise du logement
00:30:39est devenue
00:30:40plus que préoccupante.
00:30:43Le groupe RDPI
00:30:44soutiendra
00:30:45pleinement
00:30:46cette proposition
00:30:47de loi.
00:30:48Je vous remercie.
00:30:49Merci,
00:30:50chers collègues.
00:30:51La parole est maintenant
00:30:52à Madame Viviane Artigala
00:30:53pour le groupe
00:30:54Socialiste,
00:30:55Ecologiste et Républicain.
00:30:56Vous avez
00:30:57neuf minutes,
00:30:58chers collègues.
00:30:59Merci.
00:31:13Merci Monsieur le Président,
00:31:15Monsieur le Ministre,
00:31:16Madame la Présidente
00:31:16de la Commission
00:31:17des Affaires Économiques,
00:31:18Madame la Rapporteure,
00:31:19mes chers collègues.
00:31:20Nous examinons aujourd'hui
00:31:22une proposition de loi
00:31:24qui aborde
00:31:25une difficulté réelle
00:31:26et préoccupante.
00:31:27trop d'agents publics
00:31:29ne parviennent plus
00:31:30à habiter
00:31:31à une distance raisonnable
00:31:33de leurs emplois.
00:31:34Certains acceptent
00:31:35des trajets considérables
00:31:36au détriment
00:31:37de leur vie de famille
00:31:38et au prix
00:31:39de dépenses importantes
00:31:41et dans le contexte actuel
00:31:42on sait combien
00:31:43c'est d'autant plus important.
00:31:45Les chiffres sont éloquents.
00:31:47En 2021,
00:31:49pour 90 000 demandes
00:31:50de logements d'agents
00:31:51de l'État,
00:31:52seules 14 000
00:31:54auraient été satisfaites.
00:31:55La PHP recense
00:31:57environ 2 400 demandes
00:32:00de logements
00:32:00chaque année
00:32:01pour seulement
00:32:02600 attributions
00:32:03par an en moyenne
00:32:04depuis 2019.
00:32:07A la RATP,
00:32:0850 % des salariés
00:32:10aux horaires atypiques
00:32:11habitent à plus
00:32:12de 20 km
00:32:13de leur lieu de travail
00:32:15et 17 %
00:32:16à plus de 40 km.
00:32:18Les 7 224 logements sociaux
00:32:21attribués en 2022
00:32:23sur le contingent préfectoral
00:32:26de 5 %
00:32:26ne représentent
00:32:28que 2,4 %
00:32:30de l'ensemble
00:32:30des attributions
00:32:31de l'année.
00:32:32Le constat est donc
00:32:34évidemment partagé.
00:32:36Mais si le diagnostic
00:32:37est juste,
00:32:38le remède proposé
00:32:39par ce texte
00:32:40soulève
00:32:41de nombreuses
00:32:43réserves.
00:32:44L'article 1er
00:32:45étend la clause
00:32:46de fonction
00:32:47à l'ensemble
00:32:48des fonctionnaires,
00:32:49agents publics
00:32:50et agents de droit privés
00:32:51exerçant une mission
00:32:53de service public.
00:32:54Cela revient
00:32:55à lier
00:32:56emploi
00:32:56et logement
00:32:57et à imposer
00:32:58le départ
00:32:59du locataire
00:33:00et de sa famille
00:33:01en cas de cessation
00:33:03de fonction
00:33:03ou de mutation.
00:33:05Cette disposition
00:33:06va créer
00:33:07une pression
00:33:08accrue
00:33:08sur les agents
00:33:09et accentuer
00:33:10le risque
00:33:11de précarité
00:33:12dans le cadre
00:33:12de l'exercice
00:33:13de leurs fonctions.
00:33:14Le logement
00:33:15doit constituer
00:33:16un élément
00:33:17de stabilité
00:33:18pour l'agent
00:33:18et sa famille
00:33:19aussi bien
00:33:20dans sa vie
00:33:21professionnelle
00:33:21que personnelle.
00:33:22En effet,
00:33:23un agent
00:33:23peut être muté
00:33:25plus loin
00:33:25et sa famille
00:33:26peut souhaiter
00:33:26vouloir rester
00:33:27dans le logement
00:33:30de fonction occupée.
00:33:32Or,
00:33:32le dispositif
00:33:33ne prévoit
00:33:34aucune sécurisation
00:33:35du parcours
00:33:36résidentiel
00:33:37ni aucun accompagnement
00:33:39lors de la cessation
00:33:41d'exercice
00:33:41de la fonction.
00:33:42Il impose
00:33:43des choix de vie.
00:33:44En cas de mutation,
00:33:46la famille
00:33:47ne pourra donc
00:33:48comme je l'ai déjà dit
00:33:48plus faire le choix
00:33:49de garder son cadre
00:33:50de vie
00:33:51pour des questions
00:33:52de scolarité
00:33:53des enfants
00:33:53ou de proximité
00:33:55avec d'autres membres
00:33:56de la famille.
00:33:57Comme lors du précédent
00:33:59examen de loi
00:34:00de la proposition
00:34:01de loi CHOC,
00:34:02le groupe socialiste
00:34:03est opposé
00:34:04à attribuer,
00:34:05à lier
00:34:06l'attribution
00:34:06d'un logement social
00:34:07et l'emploi
00:34:08même s'il est public.
00:34:11Cette proposition
00:34:12ne dit rien non plus
00:34:13des moyens concrets
00:34:14dédiés
00:34:15à cette question
00:34:16du logement
00:34:17des agents
00:34:17du service public,
00:34:19essentiels
00:34:20pour redonner
00:34:20de l'attractivité
00:34:21à la fonction publique
00:34:22dans ces trois versants,
00:34:24états,
00:34:24hospitaliers
00:34:25et territoriales.
00:34:27Les agents
00:34:27du secteur public
00:34:28paient le prix fort
00:34:29de la politique
00:34:30logement
00:34:31monnaie depuis 2017.
00:34:33En effet,
00:34:34une meilleure mobilisation
00:34:35du 5% préfectoral
00:34:37supposerait
00:34:38de construire
00:34:39davantage
00:34:39de logements sociaux,
00:34:41de tenir le cap
00:34:43sur la loi SRU
00:34:44et surtout
00:34:45de supprimer
00:34:45la RLS
00:34:46pour rendre
00:34:47aux bailleurs sociaux
00:34:48leur capacité
00:34:49d'investissement
00:34:49ou au moins
00:34:51de la faire diminuer
00:34:52dans le temps.
00:34:53Au lieu de cela,
00:34:54ce texte ne fait
00:34:55que gérer
00:34:56la pénurie
00:34:56de l'offre
00:34:57de logements
00:34:57locatifs sociaux.
00:34:59Nous atteignons
00:34:59le triste record
00:35:00de bientôt
00:35:013 millions
00:35:02de ménages
00:35:02en attente
00:35:03d'un logement social.
00:35:05Créer un action
00:35:06logement
00:35:07du service public
00:35:08qui piloterait
00:35:09la politique
00:35:09du logement
00:35:10des agents publics
00:35:11serait une solution
00:35:12plus structurelle,
00:35:13déjà évoquée
00:35:15dans les recommandations
00:35:16du rapport
00:35:17d'Avile 2024
00:35:18logé
00:35:19les travailleurs
00:35:20des services publics.
00:35:21L'article 6
00:35:22de la PPL
00:35:23que nous examinons
00:35:25demandait précisément
00:35:26au gouvernement
00:35:27qu'un rapport
00:35:28soit remis au Parlement
00:35:29sur les conditions
00:35:30d'élaboration
00:35:31d'un tel organisme.
00:35:33Mais la reporter
00:35:34a fait le choix
00:35:35de le supprimer
00:35:35en commission.
00:35:36Le maintien
00:35:37de cet article
00:35:38nous semble pourtant
00:35:39essentiel
00:35:39pour financer
00:35:40et construire
00:35:41des logements
00:35:42au bénéfice
00:35:43des agents
00:35:43du service public
00:35:44aussi nous soutiendront
00:35:46son rétablissement.
00:35:47Mes chers collègues,
00:35:49nous ne pouvons pas
00:35:50nous satisfaire
00:35:50d'un texte
00:35:51qui, sous couvert
00:35:52de facilité
00:35:53l'accès au logement
00:35:54des agents publics,
00:35:55crée en réalité
00:35:56de nouvelles précarités
00:35:57et ne répond pas
00:35:58à la question fondamentale,
00:36:00celle des moyens
00:36:01pour construire
00:36:03massivement
00:36:04du logement social
00:36:05et du logement social
00:36:06à destination
00:36:07des agents publics.
00:36:08pour l'heure
00:36:09de notre position
00:36:10face à ce texte
00:36:11est donc très réservée
00:36:13et nous verrons
00:36:14si les débats
00:36:14la feront évoluer.
00:36:16Je vous remercie.
00:36:17Merci,
00:36:18chers collègues.
00:36:19La parole est maintenant
00:36:21à madame Marianne Margaté
00:36:22pour le groupe CRC-EK.
00:36:24Vous avez cinq minutes,
00:36:25chers collègues.
00:36:36Monsieur le Président,
00:36:37Monsieur le Ministre,
00:36:39Madame la Présidente
00:36:39de Commission,
00:36:40Madame la Rapporteure,
00:36:41chers collègues,
00:36:43qui pourrait s'opposer
00:36:44à l'accès au logement
00:36:45des travailleurs
00:36:45des services publics ?
00:36:47Comme les 12 millions
00:36:48de personnes fragilisées
00:36:49par la crise du logement,
00:36:50les travailleurs
00:36:51du service public
00:36:52rencontrent des difficultés
00:36:53pour que leur droit
00:36:54au logement soit respecté.
00:36:56Le logement privé
00:36:57répond de moins en moins
00:36:58à cette exigence,
00:36:59avec des loyers
00:37:00qui augmentent
00:37:01et qui augmentent
00:37:02plus que les salaires,
00:37:03car si le point d'indice
00:37:04de la fonction publique
00:37:05est régulièrement gelé,
00:37:06les loyers,
00:37:07eux, ne le sont pas.
00:37:09Le droit au logement
00:37:10ne peut pas être sectorisé,
00:37:12mais nous pouvons partager
00:37:13un constat simple.
00:37:15Alors que les salariés
00:37:16du secteur privé
00:37:17peuvent bénéficier
00:37:18d'actions logement
00:37:18et d'environ 50%
00:37:20des attributions
00:37:20du parc social,
00:37:22ce n'est pas le cas
00:37:23des salariés
00:37:24du secteur public.
00:37:25Quelques fonctionnaires
00:37:26d'État
00:37:26peuvent effectivement
00:37:27aujourd'hui
00:37:28accéder au logement social
00:37:29à travers le pourcentage
00:37:31qui leur est dédié
00:37:32sur le contingent préfectoral.
00:37:34Pourtant,
00:37:35avec seulement 2,4%
00:37:37des attributions
00:37:37pour ces fonctionnaires,
00:37:39alors que 5%,
00:37:40soit deux fois plus,
00:37:41sont prévus,
00:37:42nous constatons
00:37:43l'insuffisance
00:37:44de ce levier
00:37:44déjà censé
00:37:45faciliter l'accès
00:37:46au logement.
00:37:47Plusieurs outils
00:37:48pourraient être employés
00:37:49pour résoudre
00:37:50cette crise du logement
00:37:51pour les travailleurs
00:37:52des services publics,
00:37:53bien sûr,
00:37:53mais pour tous
00:37:54les autres aussi,
00:37:55et que mon groupe
00:37:56CRCEK a plusieurs fois
00:37:57défendu,
00:37:58notamment à travers
00:37:59des propositions
00:38:00de loi.
00:38:01Étendre et pérenniser
00:38:02l'encadrement
00:38:03des loyers
00:38:03qui prendra fin
00:38:04en novembre prochain,
00:38:06encadrer les prix
00:38:06du foncier
00:38:07pour que les prix
00:38:08de l'immobilier
00:38:08soient moins élevés
00:38:09et que cela se ressente
00:38:11sur le niveau
00:38:12des loyers
00:38:12tout en facilitant
00:38:13l'accession
00:38:14à la propriété.
00:38:16Construire 200 000
00:38:17logements sociaux
00:38:18par an
00:38:18et ainsi mettre fin
00:38:19au décalage croissant
00:38:21entre l'offre
00:38:22et la demande.
00:38:23Réquisitionner
00:38:24les logements vacants
00:38:25et mettre en œuvre
00:38:26une politique
00:38:27ambitieuse
00:38:27de réhabilitation
00:38:29pour lutter
00:38:29contre les passoires
00:38:30thermiques
00:38:31et le mal logement.
00:38:33Ce qui est certain,
00:38:34c'est que l'accès
00:38:34au logement
00:38:35ne doit jamais
00:38:36être conditionné
00:38:37à la situation
00:38:38personnelle
00:38:38des individus,
00:38:40encore moins
00:38:40à leur situation
00:38:41professionnelle.
00:38:42Ce texte
00:38:43fait le pari inverse.
00:38:45Si vous rencontrez
00:38:46des difficultés
00:38:47pour accéder
00:38:47à un logement,
00:38:48vous devrez désormais
00:38:49nouer un pacte
00:38:50avec votre employeur,
00:38:52celui de la loyauté
00:38:53et de la bonne santé.
00:38:55Car si vous changez
00:38:56d'employeur
00:38:56ou si vous tombez malade,
00:38:58l'employeur
00:38:58pourra rompre
00:38:59votre bail
00:39:01et vous mettre
00:39:02à la rue.
00:39:03Si un plus grand malheur
00:39:04vous frappe encore,
00:39:06vos enfants,
00:39:07votre épouse
00:39:07ou votre époux
00:39:08devront s'attendre
00:39:09à être mis dehors.
00:39:11Mais au-delà
00:39:12de cette précarisation
00:39:13du bail,
00:39:14quel est l'intérêt
00:39:14de ce texte ?
00:39:15Est-ce seulement
00:39:16un changement
00:39:17de priorité
00:39:18et de critères
00:39:18dans la gestion
00:39:19de la pénurie
00:39:20puisqu'il n'y a toujours
00:39:21pas assez de logements
00:39:22sociaux disponibles ?
00:39:23Manifestement,
00:39:24non.
00:39:24Le texte prévoit
00:39:26que les employeurs
00:39:27puissent également
00:39:27devenir promoteurs
00:39:29ou bailleurs,
00:39:30en tout cas
00:39:30qu'ils puissent exploiter
00:39:31leurs ressources foncières
00:39:33pour générer
00:39:34des recettes nouvelles
00:39:35et loger
00:39:36et loger leurs salariés
00:39:36près de leur lieu
00:39:37de travail
00:39:38ou même
00:39:38sur leur lieu
00:39:39de travail.
00:39:40Là encore,
00:39:41il y a une forme
00:39:41de bricolage
00:39:42des auteurs
00:39:43qui, pour ne pas
00:39:44mobiliser l'argent
00:39:44public nécessaire
00:39:45aux besoins,
00:39:46trouvent une nouvelle
00:39:47parade qui pose
00:39:49des problèmes
00:39:49supplémentaires.
00:39:51Désormais,
00:39:51les directions
00:39:52d'hôpitaux
00:39:52devront par exemple
00:39:53choisir entre
00:39:54préserver une réserve
00:39:56foncière pour envisager
00:39:57l'extension
00:39:57d'une unité
00:39:58de soins
00:39:59ou l'utiliser
00:40:00pour loger
00:40:00leur personnel
00:40:01qui ne trouve
00:40:02pas de solution
00:40:03ailleurs.
00:40:03Il faut mobiliser
00:40:05toutes les ressources
00:40:06disponibles
00:40:06pour répondre
00:40:07à la crise
00:40:07du logement.
00:40:08Cette crise
00:40:09frappe toutes
00:40:10celles et ceux
00:40:10qui ont des petits salaires.
00:40:12C'est vrai dans le privé,
00:40:14c'est vrai dans le public,
00:40:15c'est vrai aussi
00:40:16pour les personnes
00:40:17privées d'emploi,
00:40:18pour les retraités
00:40:19et pour les jeunes.
00:40:20Et lorsque les salaires
00:40:22sont suffisants
00:40:23pour se loger
00:40:23dans le privé,
00:40:24faut-il forcément
00:40:25que cela bénéficie
00:40:27aux 3,5 propriétaires
00:40:29qui possèdent
00:40:3050% du marché
00:40:31locatif privé.
00:40:33Le logement social
00:40:34est une réponse
00:40:35pour que le droit
00:40:36de se loger,
00:40:37ce droit pas comme les autres,
00:40:38ne soit pas soumis
00:40:40à un marché
00:40:40dont l'objectif premier
00:40:42demeure la plus-value
00:40:43des investisseurs
00:40:44sur les loyers
00:40:45de leurs locataires.
00:40:46S'il faut construire
00:40:47du logement social
00:40:48accessible
00:40:48sur du foncier public
00:40:50ou ailleurs,
00:40:51alors construisons.
00:40:52Mais pour cela,
00:40:53donnons-nous les moyens
00:40:54pour que le droit
00:40:55soit le même
00:40:55pour toutes et tous.
00:40:57Ne reculons pas
00:40:58sur nos exigences
00:40:59en créant des baux
00:41:00précaires
00:41:01au détriment
00:41:02des travailleurs,
00:41:03des services publics
00:41:04et de leurs familles.
00:41:05C'est pourtant
00:41:06le choix présenté
00:41:07par cette proposition
00:41:09de loi
00:41:09et notre groupe
00:41:10votera contre ce texte.
00:41:12Je vous remercie.
00:41:13Merci, chers collègues.
00:41:14La parole est maintenant
00:41:15à M. Yannick Jadot
00:41:17pour le groupe
00:41:17Écologie, Solidarité
00:41:19et Territoire.
00:41:19Vous avez cinq minutes,
00:41:20chers collègues.
00:41:33M. le Président,
00:41:34M. le Ministre,
00:41:35Mme la Présidente,
00:41:36Mme la rapporteure,
00:41:37chers collègues,
00:41:38Est-ce qu'il faut développer
00:41:40l'offre de logements
00:41:41abordables pour les fonctionnaires,
00:41:42les agents publics,
00:41:43y compris les agents municipaux
00:41:45qui vont vivre
00:41:46de nouvelles aventures
00:41:49pendant sept ans ?
00:41:50C'est une évidence absolue.
00:41:52On a tous,
00:41:53on a les chiffres,
00:41:54évidemment,
00:41:55et on a tous
00:41:56dans nos entourages
00:41:58des agents publics
00:41:59ici à l'hôpital,
00:42:01là,
00:42:01en sécurité,
00:42:03là,
00:42:04à l'école
00:42:05qui,
00:42:06malgré leur engagement
00:42:07au service
00:42:09de l'intérêt général,
00:42:10on connaisse
00:42:11les pires difficultés
00:42:12pour se loger,
00:42:14pour avoir
00:42:14une vie de famille digne
00:42:15et pour simplement
00:42:18arriver à organiser
00:42:19à peu près
00:42:20les temps de la vie.
00:42:23Et puis,
00:42:23il faut noter quand même
00:42:24que si
00:42:26les agents publics
00:42:27ont de plus en plus
00:42:28de mal à se loger,
00:42:29c'est aussi que
00:42:30leur niveau de vie
00:42:31a baissé relativement
00:42:32et que ça les exclut
00:42:33de plus en plus
00:42:35de la location privée
00:42:36comme de l'accession
00:42:36à la propriété.
00:42:37En 2023,
00:42:39sur 105 000 demandes
00:42:40de logement formulées
00:42:41par des agents publics,
00:42:43seulement 21 000
00:42:43ont été satisfaites,
00:42:44soit un taux
00:42:45de 1 sur 5.
00:42:47Cette difficulté,
00:42:48je l'ai dit,
00:42:49est d'autant plus accrue
00:42:50pour les agents
00:42:51de catégorie B et C
00:42:52du fait de leur salaire
00:42:54modeste.
00:42:54Ils ont du mal
00:42:55à faire face
00:42:56aux loyers
00:42:57et aux charges.
00:42:59Le texte proposé
00:43:00par le camp présidentiel,
00:43:02l'équipe de France
00:43:03du logement
00:43:04telle que vous l'avez mentionné,
00:43:05bon,
00:43:06monsieur le ministre,
00:43:06on ne va pas se le cacher,
00:43:08votre équipe de France
00:43:08n'est pas qualifiée.
00:43:10On le verra dans le texte.
00:43:12parce que,
00:43:13de fait,
00:43:14c'est toujours
00:43:14la même philosophie
00:43:15que de vous développer.
00:43:16On n'a pas
00:43:17de grande politique
00:43:19du logement
00:43:19depuis 10 ans.
00:43:20Rien aussi peu
00:43:21face à l'effondrement
00:43:22de la production
00:43:23de logements sociaux,
00:43:24soutien à la financiarisation
00:43:25du secteur,
00:43:27refus de réguler
00:43:27l'explosion des prix.
00:43:29On est toujours
00:43:30dans le même débat
00:43:31depuis des mois,
00:43:32gérer la pénurie
00:43:33plutôt que de relancer
00:43:34massivement
00:43:35l'offre.
00:43:36L'impact de ces politiques,
00:43:38on le sait,
00:43:38est dramatique.
00:43:39Selon l'Agence nationale
00:43:40de contrôle
00:43:41du logement social
00:43:42et son rapport
00:43:43il y a quelques semaines,
00:43:44en 2023,
00:43:4562% des demandeurs
00:43:47de logements sociaux
00:43:48avaient des ressources
00:43:49inférieures
00:43:49au plafond fixé
00:43:51pour les logements
00:43:52très sociaux,
00:43:52PLAI.
00:43:53Et pourtant,
00:43:54malgré l'augmentation
00:43:55de la demande
00:43:56des candidats
00:43:57de plus en plus
00:43:58nombreux et vulnérables,
00:43:59la part du parc
00:44:01très social
00:44:02régresse depuis 10 ans,
00:44:03passant de 44
00:44:04à 41
00:44:06pour cent.
00:44:07Nous déplorons donc
00:44:08que le texte proposé
00:44:09accentue cette évolution
00:44:10au détriment
00:44:11des publics
00:44:12les plus fragiles.
00:44:13En particulier,
00:44:13nous rejetons
00:44:14toute mesure
00:44:15qui viserait inscrire
00:44:16une clause de fonction
00:44:17au sein du BAI.
00:44:18Nous proposerons donc
00:44:19en conséquence
00:44:19la suppression
00:44:20de l'article 1.
00:44:21Cette clause
00:44:22conditionne le droit
00:44:23au logement
00:44:23à l'existence
00:44:24du contrat de travail
00:44:25introduisant
00:44:25une précarisation
00:44:27supplémentaire
00:44:28pour des agents
00:44:28publics
00:44:29déjà en difficulté.
00:44:30En 2021,
00:44:32près de 390 000
00:44:34agents
00:44:34ont changé
00:44:35d'établissement,
00:44:37souvent sans changer
00:44:38de territoire.
00:44:39Les contraintes
00:44:39à quitter
00:44:40leur logement
00:44:41sans garantie
00:44:42de relogement,
00:44:43c'est aggravé
00:44:43de fait
00:44:44leur insécurité
00:44:45résidentielle
00:44:46et in fine
00:44:47pourra en avoir,
00:44:48malgré l'objectif,
00:44:50un effet
00:44:51contre-productif
00:44:52sur l'attractivité
00:44:52même
00:44:53des fonctions
00:44:54publiques.
00:44:54en augmentant
00:44:55la majoration
00:44:56du contingent
00:44:56préfectoral
00:44:57à 50%
00:44:58sur les terrains
00:44:58que l'État
00:44:59cède,
00:45:00le texte
00:45:00sorti de la commission
00:45:01déséquilibre
00:45:02davantage encore
00:45:03la répartition
00:45:03entre contingents
00:45:04au détriment
00:45:05des autres réservateurs
00:45:06qui font également
00:45:07face à une pénurie
00:45:09de logements sociaux.
00:45:10Nous proposons donc
00:45:11la suppression
00:45:12de l'article 2.
00:45:13En n'apportant
00:45:14aucune solution
00:45:15globale
00:45:16à la pénurie
00:45:16d'offres
00:45:17de logements sociaux
00:45:18locatifs,
00:45:19cette PPL
00:45:20conduit donc,
00:45:20comme d'habitude,
00:45:21à opposer
00:45:22les catégories
00:45:23de demandeurs
00:45:24selon leur profession
00:45:25au détriment
00:45:26des principes
00:45:27fondamentaux
00:45:28d'universalité
00:45:28et de solidarité
00:45:30du logement social.
00:45:31Elle réoriente
00:45:32la vocation
00:45:33même du logement social
00:45:34en en faisant
00:45:36un outil
00:45:36de gestion
00:45:38des ressources humaines
00:45:38des administrations
00:45:39et des entreprises publiques
00:45:40plutôt qu'un levier
00:45:41de lutte
00:45:42contre les inégalités
00:45:43sociales et territoriales.
00:45:45Le 1%
00:45:46logement public
00:45:48a été évoqué,
00:45:49malheureusement,
00:45:50il n'est toujours
00:45:51pas acté
00:45:51et donc,
00:45:52on est assez loin
00:45:53de sa mise en œuvre
00:45:53par le gouvernement
00:45:55et le Parlement.
00:45:57Cette PPL
00:45:58ne s'attaque
00:45:59ni aux causes
00:45:59profondes
00:46:00de la crise
00:46:01du logement
00:46:01ni, malheureusement,
00:46:03d'ailleurs,
00:46:03à celle
00:46:03de la perte
00:46:04d'attractivité
00:46:05de la fonction publique.
00:46:06On sait que cette perte
00:46:07d'attractivité
00:46:08trouve ses racines
00:46:08dans la stagnation
00:46:09des rémunérations,
00:46:10la précarisation
00:46:11des statuts,
00:46:12la dégradation
00:46:12des conditions de travail,
00:46:14les logiques
00:46:14de rationalisation
00:46:15et la perte
00:46:16de sens
00:46:16qui traversent aujourd'hui
00:46:18de nombreux services
00:46:19publics,
00:46:19notamment dans la santé,
00:46:20l'éducation,
00:46:21le social,
00:46:22la sécurité.
00:46:23Ces causes
00:46:23doivent être traitées
00:46:24à la racine,
00:46:25revalorisation salariale,
00:46:26renforcement des statuts,
00:46:28amélioration
00:46:29des conditions de travail.
00:46:31Dans ces conditions,
00:46:32notre groupe
00:46:33ne peut soutenir
00:46:33ce texte
00:46:34qui contourne
00:46:35les problèmes structurels
00:46:36et organise
00:46:37une concurrence
00:46:38entre publics
00:46:39en difficulté.
00:46:40et je vous remercie.
00:46:41Monsieur le Président,
00:46:44Monsieur le Ministre,
00:46:46Madame la Présidente
00:46:47de la Commission,
00:46:48Madame la Rapporteure,
00:46:49mes chers collègues,
00:46:50ce loger devient,
00:46:52pour un nombre croissant
00:46:53de nos concitoyens,
00:46:55un véritable parcours
00:46:56d'obstacle.
00:46:57Cette réalité,
00:46:59nous la connaissons tous
00:47:00dans nos territoires,
00:47:03hausse des loyers,
00:47:04rarification de l'offre,
00:47:06éloignement contraint
00:47:07du lieu de travail
00:47:08et, au bout de la chaîne,
00:47:10des difficultés
00:47:11de recrutement
00:47:11pour nos entreprises.
00:47:13Cette réalité
00:47:14touche aussi
00:47:15des publics
00:47:15que l'on pensait
00:47:16jusqu'ici relativement protégés,
00:47:19notamment celles
00:47:20et ceux
00:47:20qui font vivre
00:47:21au quotidien
00:47:22nos services publics.
00:47:24Comme l'a très justement
00:47:25souligné
00:47:26notre collègue
00:47:27Amel Gacker,
00:47:28il ne s'agit pas simplement
00:47:30d'un enjeu social
00:47:31ou économique,
00:47:33c'est un enjeu
00:47:34de continuité
00:47:35de services publics.
00:47:36Car derrière
00:47:37la difficulté
00:47:38à se loger,
00:47:39il y a des infirmiers
00:47:40qui renoncent
00:47:41à exercer à l'hôpital,
00:47:42des enseignants
00:47:44qui déclinent
00:47:44un poste,
00:47:45des agents publics
00:47:47qui quittent
00:47:47des territoires
00:47:48pourtant en tension.
00:47:50Autrement dit,
00:47:52lorsque le logement
00:47:53fait défaut,
00:47:53c'est la capacité
00:47:55même de l'État
00:47:56et des collectivités
00:47:57à remplir leur mission
00:47:59qui est fragilisée.
00:48:00Ce constat
00:48:01appelle une réponse
00:48:02et la proposition
00:48:04de loi
00:48:04que nous examinons
00:48:05aujourd'hui va
00:48:06à bien des égards
00:48:08dans le bon sens.
00:48:09Je veux d'abord
00:48:10saluer le travail
00:48:11de la rapporteure
00:48:12qui a su enrichir
00:48:13ce texte,
00:48:14le rendre
00:48:15plus opérationnel
00:48:17et surtout veiller
00:48:18à ce qu'il reste
00:48:19centré
00:48:19sur un objectif
00:48:21essentiel,
00:48:22produire davantage
00:48:23de logements
00:48:24accessibles
00:48:25pour les agents
00:48:26publics.
00:48:27Plusieurs dispositions
00:48:28méritent à ce titre
00:48:30d'être soutenues.
00:48:31Je pense notamment
00:48:32à l'extension
00:48:33de la clause
00:48:34de fonction
00:48:35dans le parc social.
00:48:36En permettant
00:48:38à l'ensemble
00:48:38des employeurs
00:48:39publics
00:48:40de mieux mobiliser
00:48:40cet outil,
00:48:41nous donnons
00:48:42des marges
00:48:43de manœuvre
00:48:43concrètes
00:48:44pour fidéliser
00:48:45des agents
00:48:45qui,
00:48:46aujourd'hui,
00:48:47peinent à se loger
00:48:49à proximité
00:48:49de leur lieu de travail.
00:48:51Je pense également
00:48:52aux mesures visant
00:48:53à renforcer
00:48:54les droits de réservation
00:48:55ou à faciliter
00:48:56la mobilisation
00:48:57du foncier public.
00:48:58Dans ce contexte
00:49:00où chaque opération
00:49:01immobilière
00:49:01est devenue complexe
00:49:03à monter,
00:49:04ces leviers
00:49:05sont essentiels
00:49:06pour relancer
00:49:06la production.
00:49:07Enfin,
00:49:08les dispositions
00:49:09permettant aux hôpitaux
00:49:11de mieux gérer
00:49:11et valoriser
00:49:12leur parc immobilier
00:49:13vont dans le sens
00:49:14d'une plus grande
00:49:15efficacité
00:49:16en recentrant
00:49:18ces établissements
00:49:19dans leur cœur
00:49:20de métier.
00:49:21Pour autant,
00:49:22au-delà de ces avancées,
00:49:23ce texte doit aussi
00:49:25nous inviter
00:49:26à une réflexion
00:49:27plus large.
00:49:28D'abord parce que
00:49:29la question du logement
00:49:30des agents publics
00:49:31ne doit pas être isolée
00:49:33du reste du marché
00:49:34du logement.
00:49:35Il ne faudrait pas
00:49:36que, sous couvert
00:49:37de répondre
00:49:38à une difficulté
00:49:39bien réelle,
00:49:40nous créions
00:49:41des nouvelles formes
00:49:42de segmentation
00:49:43ou de concurrence
00:49:44entre les publics.
00:49:45Le logement
00:49:46est un tout
00:49:47et c'est bien
00:49:48l'ensemble du système
00:49:50qui est aujourd'hui
00:49:51sous tension.
00:49:52Ensuite,
00:49:53parce que nous devons
00:49:54veiller à ne pas
00:49:55opposer de manière
00:49:56artificielle
00:49:57le secteur public
00:49:58et le secteur privé,
00:50:00les difficultés
00:50:01rencontrées par
00:50:02les agents publics
00:50:03font écho
00:50:03à celles
00:50:04de nombreux salariés
00:50:05du secteur privé,
00:50:06confrontés
00:50:07aux mêmes réalités
00:50:08dans des zones tendues.
00:50:10Ces travailleurs
00:50:11contribuent tout autant
00:50:13au dynamisme économique
00:50:14et à la vitalité
00:50:15des bassins d'emploi
00:50:16de nos territoires.
00:50:17C'est pourquoi
00:50:19les réponses
00:50:20que nous apportons
00:50:21doivent être pensées
00:50:22de manière globale,
00:50:24en veillant
00:50:24à maintenir
00:50:25un équilibre
00:50:26entre les différents acteurs.
00:50:28A cet égard,
00:50:29je souhaite revenir
00:50:30sur un point essentiel,
00:50:31le rôle
00:50:32d'action-logement.
00:50:33Le modèle paritaire
00:50:35d'action-logement
00:50:36a,
00:50:36chacun le reconnaîtra,
00:50:38démontré
00:50:39sa capacité
00:50:40à structurer
00:50:40une réponse collective
00:50:41au logement
00:50:42des salariés.
00:50:44Il repose
00:50:45sur une logique
00:50:45forte de mutualisation
00:50:47qui a permis
00:50:47d'apporter
00:50:48pendant de nombreuses
00:50:49années
00:50:50des solutions concrètes
00:50:51au plus près
00:50:52des besoins
00:50:52des territoires.
00:50:53Pour autant,
00:50:54les attentes
00:50:55ont profondément
00:50:56évolué.
00:50:57L'attention
00:50:58sur le logement,
00:50:59la diversité
00:51:00des situations locales
00:51:02et l'urgence
00:51:03des besoins
00:51:03appellent aujourd'hui
00:51:05à des réponses
00:51:06toujours plus réactives,
00:51:08plus ciblées
00:51:09et plus opérationnelles.
00:51:10C'est dans ce contexte
00:51:12que la question
00:51:13de l'agilité
00:51:14des dispositifs existants
00:51:16mérite d'être posée.
00:51:18Non pas pour remettre
00:51:19en cause
00:51:19le rôle structurant
00:51:20d'action-logement
00:51:21qui demeure
00:51:22un acteur clé
00:51:23de l'écosystème,
00:51:24mais pour s'assurer
00:51:26que ces modalités
00:51:27d'intervention
00:51:27restent pleinement
00:51:29en phase
00:51:30avec les réalités
00:51:31du terrain.
00:51:32La réflexion engagée
00:51:34autour de la création
00:51:35d'un équivalent
00:51:36pour le secteur public
00:51:37s'inscrit à ce titre
00:51:39dans une dynamique
00:51:40intéressante.
00:51:41Elle met en lumière
00:51:42un besoin
00:51:43de coordination renforcée
00:51:44et de mutualisation
00:51:46plus efficace
00:51:47entre les nombreux
00:51:48employeurs publics,
00:51:50mais elle invite aussi
00:51:52plus largement
00:51:53à interroger
00:51:54l'organisation globale
00:51:56de nos outils
00:51:56afin de garantir
00:51:58leur lisibilité,
00:51:59leur complémentarité
00:52:00et, surtout,
00:52:02leur capacité
00:52:03à produire
00:52:04des effets concrets
00:52:05dans des délais
00:52:06compatibles
00:52:07avec les attentes
00:52:08des agents.
00:52:09Au fond,
00:52:11la question n'est pas tant
00:52:12de multiplier
00:52:13les structures
00:52:14que de s'assurer
00:52:15que celles
00:52:15qui existent
00:52:16disposent
00:52:17de moyens
00:52:17d'agir
00:52:18avec souplesse
00:52:19et efficacité.
00:52:21C'est bien
00:52:22la rapidité
00:52:23de mise en œuvre,
00:52:24la simplicité
00:52:25des dispositifs
00:52:26et la capacité
00:52:27d'adaptation
00:52:28aux spécificités locales
00:52:30qui font la différence
00:52:31sur le terrain.
00:52:32Dans nos territoires,
00:52:34les solutions
00:52:34existent souvent.
00:52:36Elles sont portées
00:52:37par des élus,
00:52:38des bailleurs,
00:52:39des entreprises,
00:52:39des porteurs de projets.
00:52:41Elles sont pragmatiques,
00:52:43adaptées aux réalités locales,
00:52:45parfois innovantes.
00:52:46Je pense par exemple
00:52:48à ces initiatives
00:52:49visant à segmenter
00:52:50le parcours résidentiel,
00:52:52à développer
00:52:53des formes
00:52:54d'habitats
00:52:54intermédiaires
00:52:55ou encore
00:52:56à mobiliser
00:52:57du foncier public
00:52:58de manière
00:52:59plus souple.
00:53:00Mais ces initiatives
00:53:02se heurtent
00:53:02trop souvent
00:53:03à des contraintes
00:53:04réglementaires
00:53:05et administratives
00:53:07ou à un manque
00:53:08de coordination
00:53:08entre les acteurs.
00:53:10C'est pourquoi
00:53:11nous devons
00:53:12aller plus loin
00:53:13dans la différenciation
00:53:15territoriale.
00:53:16Les besoins
00:53:17ne sont pas
00:53:18les mêmes
00:53:18entre une grande
00:53:19métropole,
00:53:20un territoire
00:53:21littoral attractif
00:53:23ou une zone
00:53:24rurale.
00:53:24Les réponses
00:53:25ne peuvent
00:53:26donc pas
00:53:27être uniformes,
00:53:28donner davantage
00:53:30de souplesse
00:53:30aux élus locaux,
00:53:32mieux associer
00:53:33les acteurs
00:53:33de terrain,
00:53:34faciliter
00:53:35les expérimentations.
00:53:36Voilà des pistes
00:53:37qui doivent être
00:53:38pleinement assumées.
00:53:40Je le vois
00:53:41dans mon territoire,
00:53:42des projets
00:53:42de reconversion
00:53:43de presbytères
00:53:44vides
00:53:45sont en cours
00:53:46mais il nous faut
00:53:48réussir à sortir
00:53:49des schémas
00:53:50traditionnels
00:53:51pour apporter
00:53:52des réponses
00:53:52concrètes.
00:53:53La discussion
00:53:54générale
00:53:54est close.
00:53:55Nous passons
00:53:55à la discussion
00:53:56du texte
00:53:57de la commission
00:53:58et à l'article
00:53:58premier.
00:53:59Je suis saisi
00:54:00de deux amendements
00:54:01identiques.
00:54:02Madame Margaté,
00:54:03vous nous présentez
00:54:03le numéro 5
00:54:04s'il vous plaît.
00:54:08Merci Monsieur le Président,
00:54:10Monsieur le Ministre.
00:54:11Cet amendement
00:54:12porte sur la question
00:54:13de la clause de fonction.
00:54:14Cette clause de fonction,
00:54:16ça a été dit d'ailleurs
00:54:16par Marianne Margaté
00:54:18tout à l'heure,
00:54:19elle nous pose
00:54:19un sérieux problème
00:54:20parce que de fait
00:54:21elle lie l'emploi
00:54:22au logement.
00:54:23Vous savez,
00:54:24je vais vous prendre
00:54:24l'exemple de la PHP.
00:54:26Madame Carrerger
00:54:27en a parlé à l'instant.
00:54:29Au passage,
00:54:29Madame Carrerger,
00:54:30la campagne municipale
00:54:31est terminée.
00:54:33Vous savez,
00:54:34la PHP par exemple
00:54:35à Paris a fait
00:54:36une chose très concrète.
00:54:37Elle a voulu
00:54:38chasser les retraités
00:54:41au moment de leur départ
00:54:42en retraite
00:54:43de leur logement.
00:54:43C'est-à-dire que des infirmières
00:54:44qui avaient travaillé
00:54:45toute leur vie
00:54:45au service des Parisiennes
00:54:47et des Parisiens
00:54:48se sont retrouvées
00:54:49à devoir partir.
00:54:50Or de fait,
00:54:52une fois qu'une infirmière
00:54:53n'a plus la possibilité
00:54:54de vivre en logement
00:54:54social à Paris,
00:54:55elle est contrainte
00:54:56de quitter notre ville.
00:54:57Je ne suis pas persuadé
00:54:58que cette précarisation
00:55:01dans le logement
00:55:03soit le meilleur
00:55:04moyen de récompenser
00:55:06des agents
00:55:06du service public.
00:55:07Un agent du service public
00:55:09qui doit avoir
00:55:09la possibilité
00:55:10de rester dans son logement
00:55:11au moment de son départ
00:55:12en retraite.
00:55:13Et donc,
00:55:14nous déposons
00:55:15un amendement
00:55:15de suppression
00:55:16concernant cette clause
00:55:17de fonction
00:55:18parce qu'elle nous paraît
00:55:18particulièrement injuste.
00:55:21Merci, M. Brossard.
00:55:22M. Jadot,
00:55:23vous avez un amendement
00:55:23identique,
00:55:24le 13,
00:55:24vous avez la parole.
00:55:26Oui, merci,
00:55:27M. le Président.
00:55:28Notre amendement
00:55:29va évidemment
00:55:29dans le même sens
00:55:30que celui
00:55:31de nos collègues
00:55:32communistes.
00:55:33Tout à l'heure,
00:55:35notre collègue disait
00:55:37qu'il faut revenir
00:55:38à la vocation première
00:55:39du logement social,
00:55:40c'est de loger
00:55:40les agents publics.
00:55:43Désolé,
00:55:44ce n'est pas ça
00:55:44la vocation première
00:55:45du logement social.
00:55:46Et dans notre Constitution,
00:55:48il est écrit
00:55:48qu'évidemment,
00:55:50le logement social,
00:55:51il doit relever
00:55:53d'un droit
00:55:54inconditionnel
00:55:55au logement.
00:55:56Un droit inconditionnel
00:55:57au logement,
00:55:58ce qui veut dire
00:55:58qu'il n'est pas
00:56:00conditionné
00:56:01par un contrat
00:56:02de travail.
00:56:02C'est ça
00:56:04la base
00:56:04du logement social.
00:56:06Et nous l'avons
00:56:07dit toutes et tous
00:56:08combien nous étions
00:56:10extrêmement inquiets
00:56:11de voir tant
00:56:12d'agents publics
00:56:14dans des situations
00:56:15extrêmement dramatiques.
00:56:17Mais l'idée
00:56:20pour nous,
00:56:22responsables politiques,
00:56:23ça ne doit pas
00:56:23forcément être
00:56:24de prendre
00:56:25à un moment donné
00:56:25un public
00:56:27pour essayer
00:56:28d'améliorer
00:56:29son accès au logement
00:56:30au détriment
00:56:31des plus fragiles
00:56:31et de celles
00:56:33et ceux
00:56:33qui en ont
00:56:34le plus besoin.
00:56:35Alors,
00:56:35dans cette
00:56:37clause de fonction,
00:56:38nous aussi,
00:56:39nous considérons
00:56:40qu'elle est malvenue.
00:56:42Nous considérons
00:56:43qu'elle peut
00:56:45précariser,
00:56:46fragiliser
00:56:47toute une série
00:56:48d'agents publics
00:56:50dans leur accès
00:56:52au logement,
00:56:53au-delà du fait
00:56:54que,
00:56:55encore une fois,
00:56:56nous sommes
00:56:57extrêmement attachés
00:56:59à un investissement
00:57:01massif
00:57:01dans l'offre.
00:57:02Il n'y a que comme ça
00:57:03qu'on va y répondre.
00:57:04On peut tourner
00:57:05autour du pot
00:57:0750 fois,
00:57:08on peut multiplier
00:57:09les textes
00:57:10où chacun défend
00:57:11les mêmes positions,
00:57:12les uns voyant
00:57:13le vert à moitié vide,
00:57:14les autres à moitié plein.
00:57:16Mais la réalité,
00:57:16c'est que tant qu'il n'y a
00:57:17pas de choc d'offre
00:57:18sur le logement social,
00:57:20on va être dans cette
00:57:21mise en compétition
00:57:22des publics.
00:57:24Et franchement,
00:57:25ce n'est pas
00:57:25à la hauteur du défi.
00:57:27Merci M. Jadot.
00:57:29Quelle est la position
00:57:30de la Commission
00:57:31sur ces deux amendements
00:57:32identiques ?
00:57:33Merci M. le Président.
00:57:35Alors,
00:57:36la clause
00:57:37de logement,
00:57:38de fonction,
00:57:39pardon,
00:57:39dans le logement social
00:57:40n'est pas,
00:57:41ce n'est pas le principe
00:57:42du logement social à vie.
00:57:45Parce que c'est
00:57:45ce que vous défendez,
00:57:46en fait.
00:57:47Et donc,
00:57:48c'est vraiment
00:57:49une différence
00:57:49de point de vue majeur.
00:57:51Et c'est tout l'inverse.
00:57:52Et on a eu l'occasion
00:57:53d'en débattre
00:57:54dans le cadre
00:57:54de la Commission.
00:57:55c'est une incitation,
00:57:57la clause de fonction,
00:57:58concrète
00:57:58pour les employeurs
00:57:59publics
00:58:00à acquérir
00:58:01des droits
00:58:01de réservation
00:58:02dans le parc social
00:58:03et donc
00:58:04à financer
00:58:04l'effort
00:58:05de construction
00:58:05des bailleurs sociaux.
00:58:07Et je le rappelle aussi
00:58:08parce que
00:58:09vous avez parlé
00:58:10de précarisation
00:58:10de la situation
00:58:12des agents publics.
00:58:12Justement,
00:58:13c'est un élément
00:58:14qu'on a bien entendu
00:58:15et que nous avions bien en tête
00:58:16et sur lequel nous avons
00:58:17concrètement travaillé
00:58:18dans le cadre
00:58:18de la Commission.
00:58:19On a pu
00:58:22conforter
00:58:22cet article
00:58:24en sécurisant
00:58:25les locataires
00:58:26dans l'application
00:58:27de cette clause,
00:58:28en prévoyant notamment
00:58:28un certain nombre
00:58:29d'exceptions
00:58:30pour prendre en compte
00:58:31les difficultés de santé
00:58:32qui pourraient se présenter
00:58:33familiales ou professionnelles
00:58:34qui pourraient se présenter
00:58:35aux agents.
00:58:36Donc,
00:58:37c'est vraiment,
00:58:37vous l'avez dit,
00:58:38c'est une différence
00:58:39de point de vue majeur,
00:58:40mais je le redis,
00:58:41ce que nous défendons
00:58:42dans ce texte,
00:58:42c'est certainement pas
00:58:43un logement social à vie,
00:58:44mais on a bien intégré
00:58:45aussi le fait
00:58:46que ce lien
00:58:47entre emploi
00:58:48et logement
00:58:49est un lien
00:58:50sur lequel nous devons
00:58:51avoir une attention
00:58:51particulière,
00:58:52ce que nous avons
00:58:53concrètement voulu
00:58:53intégrer dans le texte
00:58:54aujourd'hui.
00:58:56Merci.
00:58:56Quel est l'avis
00:58:57du gouvernement,
00:58:58M. le ministre,
00:58:58sur ces deux amendements
00:58:59identiques ?
00:59:01Merci,
00:59:01M. le Président,
00:59:03Mesdames et Messieurs
00:59:03les Sénateurs,
00:59:04un avis équivalent
00:59:05à Mme la rapporteure,
00:59:06bien évidemment,
00:59:08vous dire que
00:59:10des choses ont été dites
00:59:11avec beaucoup de pertinence
00:59:12et qu'on a,
00:59:13au-delà de ce texte
00:59:14qui est très équilibré,
00:59:15comme vient de le rappeler
00:59:15Mme la rapporteure,
00:59:16un enjeu d'offre
00:59:17et de production.
00:59:19Et contrairement
00:59:20à ce qui a été dit
00:59:21tout à l'heure
00:59:21par M. Jadot,
00:59:22l'équipe de France,
00:59:23elle est en train
00:59:23de s'entraîner
00:59:25très très fort
00:59:25pour produire
00:59:26très très fort
00:59:27du logement.
00:59:28L'équipe de France
00:59:29du logement,
00:59:29ce n'est pas nous,
00:59:30ce n'est pas le gouvernement,
00:59:31ce n'est pas moi
00:59:31qui fabrique les logements,
00:59:32ce sont tous les professionnels,
00:59:34tout un pan entier
00:59:34de notre économie
00:59:35qui est pleinement mobilisé.
00:59:37Dans ce pan de l'économie,
00:59:38il y a le logement privé,
00:59:39il y a le logement social.
00:59:40J'ai toujours dit ici,
00:59:41dans cet hémicycle,
00:59:43l'importance
00:59:43d'avoir une symbiose
00:59:44entre les deux.
00:59:45Et vous l'avez vu
00:59:45au moment du budget,
00:59:46beaucoup d'efforts
00:59:47ont été faits,
00:59:48y compris d'ailleurs
00:59:48une baisse significative
00:59:49de la RLS
00:59:51pour qu'on puisse produire
00:59:52massivement
00:59:53du logement de qualité
00:59:55dans notre pays,
00:59:56du logement privé
00:59:56comme du logement social.
00:59:57Donc croyez-le,
00:59:58l'équipe de France
00:59:59est en route pour gagner.
01:00:00Merci.
01:00:01Je vais mettre...
01:00:03Oui, M. Jadot
01:00:04pour explication de vote.
01:00:08Juste un petit mot,
01:00:09Mme la rapporteure.
01:00:11Ce n'est pas le débat
01:00:12sur, au fond,
01:00:14est-ce qu'il faut lier
01:00:16le logement
01:00:16à un contrat de travail
01:00:18ou le logement social à vie.
01:00:20La réalité,
01:00:21c'est que vous allez avoir
01:00:22beaucoup de situations,
01:00:23potentiellement,
01:00:25où la situation
01:00:27des personnes
01:00:28qui ne seront plus liées
01:00:29à un contrat
01:00:29va être précarisée.
01:00:31C'est ça, le sujet.
01:00:32Et en fait,
01:00:33en dépit
01:00:34de cette précarisation-là,
01:00:36qui devrait confirmer
01:00:37le maintien
01:00:39dans un logement social,
01:00:41vous allez avoir
01:00:42potentiellement
01:00:42la fin
01:00:43de l'accès
01:00:45à ce logement social
01:00:46sans possibilité
01:00:47de relogement.
01:00:48Donc on est dans
01:00:48une situation potentielle
01:00:49de précarisation
01:00:52hors du contrat de travail.
01:00:54Donc ce n'est pas du tout
01:00:55cette distinction
01:00:57autour du logement à vie.
01:00:59Merci.
01:01:00Mme Carrerget,
01:01:01vous avez demandé
01:01:01la parole
01:01:02pour une explication de vote.
01:01:03Merci beaucoup,
01:01:04M. le Président.
01:01:05Je voterai l'article 1er
01:01:07et donc pas les amendements
01:01:08de suppression
01:01:10parce que,
01:01:11comme je l'ai indiqué,
01:01:12autant il faut faire
01:01:13une utilisation réfléchie
01:01:16des dispositions
01:01:17de l'article 1er,
01:01:18autant les garde-fous
01:01:19qui ont été institués
01:01:20par la commission
01:01:21me paraissent
01:01:22tout à fait pertinents.
01:01:23Souffrez, M. Brossat,
01:01:24que l'on puisse parler
01:01:25de Paris
01:01:26plus qu'une fois
01:01:27tous les six ans,
01:01:28y compris dans
01:01:29cet hémicycle.
01:01:30et permettez-moi
01:01:31de souligner
01:01:32un petit écart
01:01:33qu'il peut y avoir
01:01:34entre la parole
01:01:35et les actes.
01:01:35Vous avez mis en cause
01:01:36la direction de la PHP
01:01:38au sujet des infirmiers.
01:01:39Permettez-moi de vous dire
01:01:40que je peux vous donner
01:01:41une liste
01:01:42de concierges
01:01:44qui travaillent
01:01:44pour les offices publics
01:01:46de HLM
01:01:46de la ville de Paris
01:01:47qui se voient mettre
01:01:48à la porte
01:01:48une fois leur retraite
01:01:50arrivée.
01:01:50Je vous remercie.
01:01:52M. Brossat,
01:01:52vous avez la parole
01:01:53pour l'explication de vote.
01:01:55Merci.
01:01:56Je voudrais le redire
01:01:57et reposer la question.
01:01:58Que se passe-t-il
01:01:59au moment du départ
01:01:59en retraite ?
01:02:00Une fois de plus,
01:02:01vous êtes agent
01:02:02de la PHP par exemple.
01:02:04Vous avez travaillé
01:02:04toute votre vie
01:02:05au service des habitants
01:02:07de la ville.
01:02:07Vous partez en retraite.
01:02:08De fait,
01:02:09vous avez une pension
01:02:09de retraite
01:02:10qui est inférieure
01:02:10au salaire
01:02:11que vous avez touché.
01:02:12Et non seulement
01:02:13vous avez une pension
01:02:14de retraite
01:02:14qui est inférieure
01:02:15à haute salaire,
01:02:15mais en plus de ça,
01:02:16vous êtes obligés
01:02:16de quitter votre logement.
01:02:18Est-ce que c'est comme ça
01:02:19qu'on remercie
01:02:19des agents
01:02:20qui se sont engagés
01:02:20au service de la collectivité ?
01:02:22Je pense que la question
01:02:22mérite d'être posée.
01:02:24Merci.
01:02:25Je mets aux voix
01:02:26ces deux amendements identiques
01:02:28avec deux avis défavorables.
01:02:29Qui est pour ?
01:02:31Qui est contre ?
01:02:33Ils ne sont pas adoptés.
01:02:35Nous passons
01:02:36à l'amendement 18
01:02:37du gouvernement.
01:02:38M. le ministre,
01:02:39vous avez la parole.
01:02:48Prenez le temps
01:02:49qu'il vous faut.
01:02:52Merci, M. le Président,
01:02:53Mesdames et Messieurs.
01:02:53Les sénateurs,
01:02:55il s'agit là
01:02:56d'adresser
01:02:58un point particulier,
01:02:59à savoir que les entreprises
01:03:00de transport public
01:03:01rencontrent les mêmes difficultés
01:03:02pour leurs agents
01:03:03qu'elles soient privées
01:03:05ou publiques.
01:03:06Ainsi, pour éviter
01:03:07une rupture d'égalité,
01:03:08je vous invite ici
01:03:10à voter pour cet amendement
01:03:11gouvernemental
01:03:11qui permet d'ouvrir
01:03:12la dérogation
01:03:13à la gestion en flux
01:03:14à toutes les entreprises
01:03:16de transport public,
01:03:17qu'elles soient privées
01:03:18ou publiques.
01:03:19Merci.
01:03:20Quel est l'avis
01:03:20de la commission,
01:03:21Mme la rapporteure ?
01:03:24Merci, M. le Président.
01:03:25Je partage en fait
01:03:26ce souci
01:03:27de principe d'égalité
01:03:28et c'est d'ailleurs
01:03:29la raison pour laquelle
01:03:30nous avions cherché
01:03:30à ne pas déstabiliser
01:03:31le système de réservation
01:03:32d'actions logements.
01:03:33Les agents des entreprises
01:03:35assurant un service
01:03:36public de transport
01:03:36sont effectivement confrontés
01:03:38à des enjeux spécifiques,
01:03:39notamment en termes
01:03:40d'horaires décalés,
01:03:41de disponibilité
01:03:43en zone tendue.
01:03:45Donc, à ce titre,
01:03:46donner la possibilité
01:03:47à ces entreprises
01:03:48d'utiliser une clause
01:03:48de fonction
01:03:49semble proportionnée
01:03:50et cohérent
01:03:51avec le reste du texte.
01:03:53Donc, votre amendement
01:03:54reviendrait à réserver
01:03:55l'usage de la clause
01:03:56de fonction d'une part
01:03:57aux employeurs publics
01:03:58d'État,
01:04:00comme l'État, pardon,
01:04:01les collectifs
01:04:01des hôpitaux
01:04:02et d'autre part
01:04:02aux salariés
01:04:03d'établissements
01:04:04d'entreprises
01:04:04assurant
01:04:04en services publics
01:04:05de transports.
01:04:05Voilà pourquoi
01:04:06nous proposons
01:04:06un avis favorable.
01:04:09Je mets au voie
01:04:10cet amendement
01:04:11du gouvernement
01:04:11avec un avis favorable
01:04:12de la Commission
01:04:13qui est pour,
01:04:17qui est contre,
01:04:19il est adopté.
01:04:21Madame Margaté,
01:04:22vous nous présentez
01:04:23le 7.
01:04:24Monsieur Savoldelli,
01:04:25vous avez la parole.
01:04:28Merci, M. le Président,
01:04:29M. le Ministre,
01:04:30Mme la Rapporteur,
01:04:31mes chers collègues.
01:04:32Bon, tout le monde
01:04:33a bien compris
01:04:34que notre groupe
01:04:34préférait que cet article
01:04:35premier soit complètement
01:04:36supprimé,
01:04:37puisque nous continuons
01:04:38de le dire,
01:04:39nous regrettons
01:04:39que les travailleurs
01:04:39des services publics
01:04:40ne soient pas logés
01:04:41à la même enseigne
01:04:41pour obtenir
01:04:42un logement social.
01:04:43Je trouve que c'est
01:04:44vraiment un mythe,
01:04:45cette campagne
01:04:46du logement social à vie.
01:04:48Ici, tout le monde,
01:04:49quelle que soit
01:04:49son identité politique,
01:04:51sait qu'il y a
01:04:51une enquête de ressources,
01:04:53sait qu'il y a
01:04:53un surloyer.
01:04:53Tout le monde connaît
01:04:54tout ça.
01:04:55Donc, franchement,
01:04:57je pense que ça,
01:04:58c'est un faux débat
01:04:58purement idéologique,
01:05:00mais chacun
01:05:01en prend la responsabilité.
01:05:02Pour ce qui concerne
01:05:03les communistes,
01:05:03moi, je vais vous dire,
01:05:04je pense que ce n'est pas
01:05:06une tare d'être
01:05:07dans un logement social à vie,
01:05:08mais je peux vous dire
01:05:09que nous, on est pour
01:05:10que tout le monde
01:05:11ait un emploi,
01:05:12une formation à vie
01:05:13et être reconnu
01:05:13socialement utile à vie.
01:05:15Voilà, parce que
01:05:16dans l'objet
01:05:16qui nous occupe là,
01:05:18il va y avoir des gens
01:05:19qui vont être mis à la rue.
01:05:21Licenciement,
01:05:21parce qu'ils changent
01:05:22d'employeur
01:05:22ou parce qu'ils sont
01:05:23trop malades.
01:05:24Donc, la question
01:05:25qui relève de cet amendement,
01:05:26c'est les ayants droit
01:05:27du titulaire du bail.
01:05:29Le seul titulaire
01:05:30pourrait ne paraître
01:05:30que le ou la salariée
01:05:31d'un service public,
01:05:32mais par contre,
01:05:33son épouse ou son épouse
01:05:35ne rentrent pas
01:05:36dans les critères,
01:05:37non les enfants non plus.
01:05:39Donc, ça va être
01:05:40la précarité partagée
01:05:41qui va même être décuplée
01:05:42pour les ayants droit.
01:05:43Je vous pose deux questions.
01:05:45Par exemple,
01:05:45quel droit pour une femme
01:05:46victime de violence
01:05:47dans ce contexte ?
01:05:49Quel droit pour un veuf
01:05:51ou une veuve
01:05:51si le ou la titulaire
01:05:53du bail décède ?
01:05:54Nous pensons,
01:05:55et j'espère que vous partagerez
01:05:56notre point de vue
01:05:57sur ces deux questionnements
01:05:58et qu'il est nécessaire
01:05:59d'écrire clairement
01:05:59dans la loi
01:06:00que la rupture de bail
01:06:01ne pourra pas avoir lieu
01:06:02en cas de décès
01:06:03des travailleurs
01:06:04des services publics
01:06:04titulaires du bail.
01:06:05C'est une façon de protéger
01:06:07les ayants droit,
01:06:08y compris pour les épouses
01:06:09ou les époux
01:06:10de fonctionnaires d'Etat
01:06:11et de leurs enfants
01:06:11qui déjà aujourd'hui
01:06:13souffrent d'une absence
01:06:13de limite
01:06:14de cette clause de fonction.
01:06:16Merci.
01:06:16Merci.
01:06:17Quel est l'avis de la Commission,
01:06:18madame la rapporteure ?
01:06:21Merci, monsieur le Président.
01:06:22Alors, je vais le dire
01:06:23et le redire,
01:06:24il n'est absolument pas question
01:06:26de mettre à la rue
01:06:27le conjoint ou les enfants
01:06:29d'un agent,
01:06:30vous avez évoqué
01:06:30plusieurs situations publiques,
01:06:32décédés.
01:06:33Ça a été vraiment
01:06:35un point d'attention.
01:06:36On l'a entendu en commission,
01:06:37on l'a entendu en audition.
01:06:39Pour nous,
01:06:39il s'agissait de protéger,
01:06:41de mettre en place des gages
01:06:42pour faire en sorte
01:06:43qu'on prenne en compte
01:06:45le côté humain,
01:06:46la situation humaine
01:06:47des agents
01:06:48ou des ayants droit,
01:06:50des conjoints des agents.
01:06:51Donc, j'insiste là-dessus
01:06:53et je vais vous redire
01:06:54même précisément
01:06:54ce qu'il y a dans le texte.
01:06:55Aujourd'hui,
01:06:56on a mis en place
01:06:57un préavis de 18 mois
01:06:58pour tenir compte
01:06:59de la vulnérabilité
01:07:00économique ou sociale
01:07:02ou de l'évolution
01:07:03de la situation professionnelle
01:07:04ou familiale du locataire
01:07:05ou de ces ayants droit.
01:07:08Ça veut dire quoi ?
01:07:09Ça veut dire que
01:07:09si l'agent public décède
01:07:11et que l'employeur
01:07:11souhaite utiliser
01:07:12la clause de fonction,
01:07:14ces ayants droit
01:07:15pourront se maintenir
01:07:16dans le logement
01:07:17pendant 18 mois.
01:07:20Cette période
01:07:21leur permettra
01:07:22de disposer d'un temps
01:07:23plus satisfaisant
01:07:24que ce qu'il y avait
01:07:25initialement dans la loi
01:07:25et je le redis,
01:07:26c'est le principe même
01:07:27de cette clause.
01:07:28Si demain,
01:07:30on permet
01:07:30aux ayants
01:07:32de rester dans le logement
01:07:33encore une fois à vie,
01:07:34quel est le principe
01:07:35de la clause de fonction
01:07:36dans le logement ?
01:07:38Le principe,
01:07:38c'est quoi ?
01:07:39C'est un minimum
01:07:39de rotation
01:07:40et c'est de pouvoir
01:07:40ne nous éloignons pas
01:07:43de l'objectif initial
01:07:44du texte.
01:07:45C'est quoi ?
01:07:45C'est de permettre
01:07:46à des agents publics
01:07:47de loger
01:07:48à proximité
01:07:49de leur lieu de travail.
01:07:52Je le redis,
01:07:53j'entends,
01:07:54j'entends,
01:07:55mais nous avons fait en sorte,
01:07:57et ce n'est pas nouveau,
01:07:58aujourd'hui,
01:07:58cette clause de fonction,
01:07:59elle existe bien
01:08:00dans d'autres secteurs
01:08:01et le principe,
01:08:02c'est cette rotation,
01:08:03mais oui,
01:08:03la prise en compte,
01:08:04encore une fois,
01:08:04de la situation humaine
01:08:06des personnes concernées.
01:08:08Ministre,
01:08:09quel est votre avis
01:08:09sur cet amendement ?
01:08:11Même avis
01:08:11que madame la rapporteure,
01:08:12ses explications
01:08:13étaient très claires.
01:08:14Madame Margaté,
01:08:15vous avez la parole
01:08:16pour une explication de vote.
01:08:18Je pense que notre collègue
01:08:20Pascal Savodéli
01:08:21a posé des questions
01:08:22très concrètes
01:08:23de situations personnelles,
01:08:24humaines,
01:08:25qui peuvent arriver.
01:08:25Et j'entends dans la réponse
01:08:27de madame la rapporteure
01:08:28que oui,
01:08:30les ayant droit à la famille
01:08:32devra quitter le logement
01:08:33dans un délai,
01:08:34certes,
01:08:34de 18 mois,
01:08:35mais devra quitter le logement.
01:08:3618 mois,
01:08:38à combien,
01:08:38enfin,
01:08:3918 mois,
01:08:39s'ils sollicitent
01:08:40une demande de logement social,
01:08:42c'est combien une demande
01:08:42de logement social à Paris ?
01:08:44Ces 10 ans,
01:08:45dans ma commune,
01:08:45en Seine-et-Marne,
01:08:46ces 3-4 ans,
01:08:47ça veut dire
01:08:48qu'on précarise
01:08:48la famille
01:08:50d'un salarié
01:08:51du service public.
01:08:52Et ça,
01:08:52c'est inadmissible.
01:08:54Monsieur Savodéli,
01:08:55pour l'explication de vote.
01:09:00Oui,
01:09:01merci,
01:09:01monsieur le président.
01:09:02Monsieur le ministre,
01:09:02madame la rapporteure,
01:09:03il y a,
01:09:05excusez-moi de dire ça,
01:09:06mais il y a ce qui relève
01:09:06de l'idéologie
01:09:08avec ce mythe
01:09:09du logement social à vie.
01:09:11Et puis là,
01:09:11il y a le cas concret.
01:09:13On a bien regardé
01:09:14le texte,
01:09:15on avait regardé
01:09:16les 18 mois.
01:09:19Enfin,
01:09:19on sait tous
01:09:20qu'il va falloir
01:09:20être éligible
01:09:21à un logement.
01:09:22Le mari
01:09:23ou la femme
01:09:25du conjoint
01:09:25qui va avoir
01:09:26ces 18 mois
01:09:27pour chercher,
01:09:28vous croyez
01:09:29qu'elle va chercher quoi
01:09:29s'ils sont actuellement
01:09:30dans un logement
01:09:31social,
01:09:32public ?
01:09:34Ils vont aller où ?
01:09:36Sous des critères
01:09:37d'attribution
01:09:38qui sont définis
01:09:39par la loi
01:09:40de telle typologie
01:09:41de logement public.
01:09:43Donc vous voyez,
01:09:44il ne faut pas
01:09:44qu'on contourne
01:09:44le débat quoi.
01:09:46Il ne faut pas
01:09:46qu'on croie
01:09:46que parce que
01:09:47le fonctionnaire,
01:09:48son partenaire
01:09:49est décédé,
01:09:49il va avoir
01:09:50un parcours
01:09:51vers l'accession
01:09:51à la propriété.
01:09:52Enfin franchement,
01:09:53il y a un moment,
01:09:54je m'excuse,
01:09:54je pense que ça
01:09:55ne posait pas problème.
01:09:56Je ne pense pas
01:09:56que c'était
01:09:57un amendement
01:09:58franchement
01:09:58qui dévalorisait
01:10:01cette loi
01:10:01et cet aspect
01:10:02de la clause
01:10:03de fonction.
01:10:04et après,
01:10:05il y a un environnement,
01:10:06je m'excuse
01:10:07de vous le dire,
01:10:07mais ça,
01:10:08je n'en ai pas
01:10:08la propriété
01:10:09tout seul,
01:10:09je ne dis pas
01:10:10que je pense ça
01:10:10et que les autres
01:10:11ne le pensent pas,
01:10:12mais il y a
01:10:12un aspect d'affect.
01:10:14Vous savez ce que c'est
01:10:15que partir d'un logement
01:10:16où vous avez habité
01:10:16avec quelqu'un
01:10:17qui décède ?
01:10:18Vous avez des enfants ?
01:10:19Ce n'est pas seulement
01:10:20un problème
01:10:21d'autres logements,
01:10:22c'est aussi une conduite
01:10:23de la vie affective.
01:10:24Je vous le dis
01:10:25et on a tous connu ça
01:10:26et on n'en a pas plus
01:10:27la paternité
01:10:28des communistes
01:10:28que les autres.
01:10:29Mais on vous demande
01:10:29d'avoir un peu
01:10:30quand même raisonné
01:10:31pour bouger un peu
01:10:32entre les lignes
01:10:33sur des aspects très humains.
01:10:35Monsieur Jadot,
01:10:36pour une explication de vote.
01:10:40Alors,
01:10:42premièrement,
01:10:43est-ce qu'il y a
01:10:43un problème de rotation
01:10:44dans le logement social ?
01:10:45Oui.
01:10:47Mais s'il y a un problème
01:10:48de rotation
01:10:48dans le logement social,
01:10:49c'est parce que le système
01:10:50est totalement constipé.
01:10:51A partir du moment
01:10:52où vous avez de plus en plus
01:10:53de personnes
01:10:56qui répondent aux critères
01:10:57pour avoir du logement social
01:11:01et que, de l'autre côté,
01:11:03l'offre ne suit pas,
01:11:05le système se verrouille totalement.
01:11:07Et donc, effectivement,
01:11:08il y a moins de rotation.
01:11:09Mais ce n'est pas de la faute
01:11:11des bénéficiaires,
01:11:14c'est de la faute de l'offre.
01:11:16Deuxièmement,
01:11:17dans notre pays aujourd'hui,
01:11:19on le sait toutes
01:11:20et tous à peu près,
01:11:21que sans deux salaires
01:11:24dans une famille,
01:11:25la question de l'accès
01:11:28à la location privée
01:11:30ou à un parcours résidentiel
01:11:32est totalement impossible.
01:11:33Sans deux salaires
01:11:35d'un certain niveau,
01:11:36c'est totalement impossible.
01:11:37Et les cas qui sont évoqués ici,
01:11:40au fond,
01:11:40sont la disparition potentielle
01:11:43d'un salaire.
01:11:44D'où aussi l'enjeu
01:11:46de précarisation.
01:11:47Sortir du logement social
01:11:48des ménages
01:11:50qui passent
01:11:51de deux à un salaire
01:11:53va produire
01:11:54une trappe
01:11:55au mal-logement
01:11:56et à la pauvreté.
01:11:59Madame la rapporteure,
01:12:00vous avez demandé la parole ?
01:12:01Non.
01:12:02Je mets aux voix
01:12:02cet amendement 7
01:12:04avec deux avis défavorables
01:12:05qui est pour
01:12:06être saisi
01:12:07d'une demande
01:12:08de scrutin
01:12:09publique
01:12:10par le groupe CRCK.
01:12:12Plus personne
01:12:13ne demande à voter.
01:12:15Le scrutin est clos.
01:12:19Nombre de votants,
01:12:20342.
01:12:21Nombre de suffrages
01:12:22exprimés,
01:12:23327.
01:12:23Pour l'adoption,
01:12:2498.
01:12:25Contre, 229.
01:12:26Le Sénat n'a pas adopté.
01:12:28Nous passons ensuite
01:12:29à l'amendement 20
01:12:31de la commission.
01:12:31Madame la rapporteure,
01:12:32vous avez la parole
01:12:33pour nous présenter.
01:12:35Merci.
01:12:35Il s'agit d'un amendement
01:12:36rédactionnel,
01:12:36une précision rédactionnelle.
01:12:39Merci,
01:12:39M. le ministre,
01:12:40sur l'amendement rédactionnel.
01:12:42Je mets aux voix
01:12:42cet amendement rédactionnel
01:12:44avec deux avis favorables.
01:12:45Qui pour ?
01:12:46Qui est contre ?
01:12:47Il est adopté.
01:12:49Nous passons ensuite
01:12:50à l'amendement 6.
01:12:51Mme Margaté,
01:12:52vous nous le présentez.
01:12:55Merci,
01:12:55M. le Président.
01:12:57Cet amendement
01:12:57est en fait
01:12:58un amendement,
01:12:59on peut dire,
01:12:59de repli.
01:13:00Il propose en effet
01:13:01un meilleur encadrement
01:13:02de cette clause de fonction
01:13:03afin de limiter
01:13:04les effets les plus dommageables
01:13:06pour les travailleuses
01:13:06et les travailleurs
01:13:07des services publics.
01:13:08Si certains logements
01:13:09construits suite à l'adoption
01:13:11de cette proposition de loi
01:13:12auront peut-être intérêt
01:13:13à rester à disposition
01:13:14de l'administration publique
01:13:15et de leurs salariés,
01:13:16il faut néanmoins sécuriser
01:13:18les personnes qui y vivent,
01:13:19qui ne sont pas seulement
01:13:20une force de travail,
01:13:21mais d'abord des êtres humains.
01:13:22Afin de sécuriser
01:13:24leur parcours locatif
01:13:25et leur droit au logement,
01:13:26nous proposons
01:13:27de ne pas entraver
01:13:28la clause de fonction
01:13:29que vous proposez
01:13:30dans ce texte
01:13:30tout en permettant
01:13:31aux titulaires du bail
01:13:32d'être relogés ailleurs.
01:13:34Comme c'est le cas
01:13:35dans les opérations
01:13:36de requalification
01:13:36menées par l'enrue,
01:13:37par exemple,
01:13:38avec des démolitions
01:13:39de logements
01:13:40ou des réhabilitations lourdes,
01:13:41le locataire
01:13:42pourrait bénéficier
01:13:43de trois propositions
01:13:44de relogement
01:13:45avant résiliation du bail.
01:13:47Cela nous semble être
01:13:48plus équilibré
01:13:49et sécurisant
01:13:50pour les locataires
01:13:51comme pour les bailleurs
01:13:52qui auront moins besoin
01:13:53de recourir
01:13:54à l'intervention
01:13:55de la préfecture
01:13:55ou de la police
01:13:56pour procéder
01:13:57à des expulsions.
01:13:59Quel est l'avis
01:14:00de la Commission,
01:14:00madame la rapporteure ?
01:14:02Merci, monsieur le Président.
01:14:03Les obligations
01:14:04de relogement
01:14:04à la charge des bailleurs
01:14:05sont aujourd'hui
01:14:06déjà strictement encadrées.
01:14:08Elles existent notamment
01:14:09en cas d'opérations
01:14:10d'urbanisme,
01:14:11de travaux de structure
01:14:12rendant les lieux
01:14:13inhabitables,
01:14:14de programmes
01:14:14de rénovation urbaine
01:14:15ou de démolition.
01:14:17Le cas qui est évoqué
01:14:20aujourd'hui
01:14:21est très différent.
01:14:22D'abord,
01:14:22la clause de fonction
01:14:23et ça,
01:14:24je souhaite le rappeler
01:14:25quand même
01:14:26et mentionner dans le bail,
01:14:27le locataire
01:14:28a donc pleinement conscience
01:14:29du lien qui existe
01:14:30entre sa fonction
01:14:31et son logement
01:14:31et ensuite,
01:14:33l'existence d'un préavis
01:14:33d'un minimum
01:14:35de six mois
01:14:36entre la fin
01:14:36des fonctions du locataire
01:14:37et la résiliation du bail
01:14:39permet de garantir
01:14:40un délai de transition
01:14:42satisfaisant.
01:14:43Donc,
01:14:43avis défavorable.
01:14:44M. le ministre,
01:14:45qu'est l'avis du gouvernement ?
01:14:47Mme la rapporteure.
01:14:49Même avis.
01:14:50Merci.
01:14:50Je mets au voie
01:14:51cet amendement 6
01:14:52avec deux avis défavorables.
01:14:53Qui est pour ?
01:14:55Qui est contre ?
01:14:56Il n'est pas adopté.
01:14:58Je mets au voie
01:14:59l'article 1er
01:15:00dans sa totalité.
01:15:01Qui est pour ?
01:15:03Qui est contre ?
01:15:05Qui s'abstient ?
01:15:06L'article 1er
01:15:07est adopté.
01:15:08Nous passons ensuite
01:15:09à l'article 2,
01:15:10à l'amendement 14.
01:15:11M. Jadot,
01:15:12vous nous le présentez ?
01:15:16Merci, M. le Président.
01:15:17Cet amendement
01:15:18est un amendement
01:15:19de suppression
01:15:19de l'article 2.
01:15:21En effet,
01:15:22notre groupe
01:15:22s'oppose
01:15:23à cet article
01:15:23qui vise
01:15:24à permettre
01:15:24à l'État
01:15:25de bénéficier
01:15:25plus largement
01:15:26de droits de réservation
01:15:28sur les logements sociaux
01:15:29construits sur les terrains
01:15:30qu'il cède
01:15:31qu'il cède avec des cotes.
01:15:32Les modifications
01:15:33adoptées en commission
01:15:34ont relevé
01:15:34le taux de réservation
01:15:35dont peut bénéficier
01:15:36l'État
01:15:36de 10 à 50 %
01:15:37des logements sociaux
01:15:38du programme,
01:15:39ce qui renforce encore
01:15:40la logique de segmentation
01:15:42du logement social
01:15:42poursuivie par cet article.
01:15:44Cet article risque,
01:15:45selon nous,
01:15:46de fragiliser
01:15:46le financement
01:15:47du logement social
01:15:48en permettant à l'État
01:15:49de capter une paracrue
01:15:50des droits de réservation
01:15:51au détriment
01:15:52des cofinanceurs,
01:15:54des autres cofinanceurs.
01:15:55Il affaiblit ainsi
01:15:56la portée réelle
01:15:57de la loi SRU
01:15:58et risque d'orienter
01:15:59la production sociale
01:16:00vers des publics
01:16:01plus solvables
01:16:02ou plus institutionnels,
01:16:03ce qui est déjà
01:16:04malheureusement le cas
01:16:05au détriment
01:16:06des personnes mal logées
01:16:07en grande précarité
01:16:09ou relevant du dallo.
01:16:11Merci.
01:16:12Merci.
01:16:12Quel est l'avis
01:16:13de la commission,
01:16:13madame la rapporteure ?
01:16:15Merci, monsieur le président.
01:16:16Le relèvement
01:16:17des droits
01:16:17de réservation
01:16:18de l'État
01:16:19en cas de cession
01:16:20du foncier public
01:16:21avec des cotes
01:16:21ne conduirait pas
01:16:22à fragiliser
01:16:23le financement
01:16:24du logement,
01:16:25bien au contraire,
01:16:25puisque les cessions
01:16:27avec des cotes
01:16:27sont un outil essentiel
01:16:29pour permettre
01:16:29l'acquisition du foncier
01:16:31par les organismes HLM
01:16:32à un prix compatible
01:16:33avec le montage
01:16:34de programmes
01:16:34de logements sociaux.
01:16:35Le taux des cotes
01:16:36peut d'ailleurs atteindre
01:16:37jusqu'à 100%
01:16:39lorsque l'opération
01:16:40est financée
01:16:41en PLAI,
01:16:42en zone tendue,
01:16:42en relevant les droits
01:16:43de réservation
01:16:43aux bénéfices de l'État.
01:16:44L'objectif de l'article
01:16:46est d'encourager justement
01:16:47l'État à recourir
01:16:47davantage à ce mécanisme,
01:16:49car avec un taux de 10%,
01:16:50l'incitation est faible,
01:16:53surtout si ce bonus
01:16:54se limite à l'administration
01:16:55qui vend
01:16:55et qui, par définition,
01:16:56n'en a en général
01:16:57plus besoin,
01:16:58donc un avis défavorable.
01:17:00Quel est l'avis du gouvernement,
01:17:01M. le ministre ?
01:17:03Même avis que Mme la rapporteure.
01:17:05Je mets au voie
01:17:06l'amendement 14
01:17:07avec deux avis défavorables
01:17:09qui est pour,
01:17:11qui est contre.
01:17:12Il n'est pas adopté.
01:17:14L'amendement numéro 9,
01:17:16Mme Margaté,
01:17:17s'il vous plaît.
01:17:18Merci, M. le Président.
01:17:20Nous comprenons l'idée
01:17:21d'entamer la création
01:17:22d'un action-logement
01:17:22de la fonction publique
01:17:23en créant un alignement
01:17:25entre le contingent dédié
01:17:26et l'augmentation
01:17:26des droits d'attribution
01:17:28accordés à l'État
01:17:29et aux administrations publiques
01:17:30en cas de cession
01:17:31de leurs fonciers.
01:17:32Il est nécessaire
01:17:32d'inciter à céder
01:17:33du foncier public
01:17:34si celui-ci permet
01:17:36de construire
01:17:36des logements sociaux
01:17:37et si cela ne se fait pas
01:17:39au détriment
01:17:39du bon fonctionnement
01:17:40de nos services publics.
01:17:42Cependant,
01:17:43ce foncier doit servir
01:17:44à construire
01:17:44des logements sociaux
01:17:45accessibles à toutes et tous
01:17:47pour les travailleuses
01:17:48et travailleurs
01:17:48des services publics,
01:17:49c'est certain,
01:17:50mais aussi pour tous
01:17:51les autres demandeurs
01:17:52en attente.
01:17:52En sectorisant
01:17:54l'accès au logement social,
01:17:56nous rendons le droit
01:17:56au logement moins effectif
01:17:58car plus dépendant
01:17:59de la situation professionnelle
01:18:01des demandeurs.
01:18:02Avec plus de 3 millions
01:18:03de demandes en attente,
01:18:04il est nécessaire
01:18:05de construire davantage,
01:18:07pas de répartir différemment
01:18:09des logements
01:18:09en nombre insuffisant.
01:18:11Il y a urgence
01:18:12de répondre à la crise,
01:18:14mais cette crise
01:18:15fragilise plus de 12 millions
01:18:16de personnes,
01:18:17des travailleurs
01:18:18des services publics,
01:18:19mais pas seulement.
01:18:20Il ne faut donc pas
01:18:21déplacer le problème,
01:18:22mais renforcer
01:18:23nos interventions.
01:18:24Nous soutenons donc
01:18:25l'incitation à la cession
01:18:26du foncier public
01:18:27pour construire
01:18:28des logements sociaux,
01:18:29avec la majoration
01:18:30de 25 % adoptée
01:18:32à l'Assemblée nationale,
01:18:33mais pas au détriment
01:18:34des autres demandeurs
01:18:35tout aussi légitimes
01:18:36à faire valoir
01:18:37leurs droits au logement,
01:18:38ce que ferait une majoration
01:18:40trop importante
01:18:40de 50 %.
01:18:41C'est également
01:18:43une demande portée
01:18:44par les professionnels
01:18:45du secteur
01:18:45comme l'Union sociale
01:18:46pour l'habitat
01:18:47en première ligne
01:18:48pour faire face
01:18:49aux coûts budgétaires
01:18:50et à la pénurie
01:18:51de logements sociaux.
01:18:52Merci.
01:18:53Quel est l'avis
01:18:54de la Commission,
01:18:54madame la rapporteure ?
01:18:56Merci, monsieur le Président.
01:18:58Le texte de la Commission
01:18:59fait à l'Assemblée nationale
01:19:00prévoyait de déplafonner
01:19:02totalement les droits
01:19:04de réservation
01:19:04de manière à ce qu'ils
01:19:06puissent atteindre 70 %
01:19:07lorsqu'aucune collectivité
01:19:09ne s'est portée garante
01:19:10du projet.
01:19:12Alors nous,
01:19:12au sein de la Commission,
01:19:13nous n'avons pas souhaité
01:19:14aller aussi loin
01:19:15puisqu'on a fixé
01:19:16un taux de 50 %
01:19:17conformément
01:19:18à ce qui avait été voté
01:19:19au Sénat en janvier
01:19:21dans le cadre
01:19:21de la PPL-Choc.
01:19:22Donc ce plafond
01:19:23de 50 %
01:19:24permettra de respecter
01:19:26les 20 %
01:19:26de contingents communaux
01:19:28et l'éventuel contingent
01:19:30d'actions logements
01:19:31tout en laissant
01:19:31des attributions
01:19:32à la main
01:19:32des caléoles,
01:19:34le cas échéant,
01:19:35donc en intégrant bien
01:19:36aujourd'hui
01:19:37les contingents
01:19:38déjà existants.
01:19:39Donc c'est plutôt un taux,
01:19:40ce qu'on a souhaité faire,
01:19:41c'est fixer un taux incitatif
01:19:43mais tout en restant
01:19:44équilibré.
01:19:46Merci.
01:19:46Et donc avis défavorable.
01:19:48Merci.
01:19:49Monsieur le Ministre,
01:19:50l'avis du gouvernement ?
01:19:51Même avis que madame
01:19:51la rapporteure.
01:19:52Je mets au voie
01:19:54cet amendement neuf
01:19:55avec deux avis défavorables
01:19:57qui est pour,
01:19:58qui est contre,
01:20:00il n'est pas adopté.
01:20:02Madame Gaquer,
01:20:02vous nous présentez
01:20:03votre avis rédactionnel,
01:20:05votre amendement rédactionnel.
01:20:07Merci,
01:20:07Monsieur le Ministre.
01:20:08Favorable.
01:20:09Merci.
01:20:10Je mets au voie
01:20:10l'amendement rédactionnel
01:20:1221 avec deux avis défavorables
01:20:13qui est pour,
01:20:15qui est contre,
01:20:16il est adopté.
01:20:17À l'article 4,
01:20:18Monsieur Savoldelli,
01:20:19vous nous présentez
01:20:20l'amendement 8.
01:20:21Oui,
01:20:21merci,
01:20:22Monsieur le Président,
01:20:22Monsieur le Ministre,
01:20:23Madame la rapporteure.
01:20:25Ce n'est pas tout le temps
01:20:26le cas,
01:20:27mais sur cet article,
01:20:28nous sommes favorables
01:20:29à ce qu'il y ait
01:20:30des dérogations
01:20:32au plan local
01:20:33d'urbanisme
01:20:33pour faciliter
01:20:34la construction
01:20:35de logements
01:20:35au-delà des zones
01:20:36ou des normes
01:20:36en vigueur
01:20:37sur une commune.
01:20:38Mais il y a un mais,
01:20:40parce qu'il y a un petit oubli
01:20:41qui est quand même,
01:20:42je vois que vous souriez,
01:20:43mais il y a quand même
01:20:45un oubli de taille.
01:20:47Jamais défini
01:20:48le type de logements
01:20:48qui pourront être construits.
01:20:51On sait qu'il y a du foncier disponible
01:20:53sur lequel il peut être nécessaire
01:20:55de construire
01:20:55lorsque le plan local
01:20:57d'urbanisme
01:20:57verrouille les constructions
01:20:58autorisées,
01:20:59par exemple,
01:20:59sur un foncier
01:20:59destiné à des équipements publics.
01:21:01On connaît tous tout ça ici.
01:21:03Cependant,
01:21:03en visant à améliorer
01:21:04l'accès au logement
01:21:05des travailleurs
01:21:05des services publics,
01:21:06ce texte ne produit
01:21:08aucun article
01:21:08qui garantirait réellement
01:21:09l'accessibilité
01:21:10de ces logements,
01:21:11notamment en termes
01:21:12de niveau de loyer.
01:21:13Donc nous proposons
01:21:15cet amendement
01:21:16qui ne revient pas
01:21:16sur les possibilités
01:21:17de contourner
01:21:18certaines restrictions
01:21:19imposées par le PLU,
01:21:20mais qui précise
01:21:21les constructions permises
01:21:22qui, à nos yeux,
01:21:24doivent être majoritairement
01:21:25du logement social.
01:21:27Dans le cas contraire,
01:21:28nous pensons
01:21:29que ces logements construits
01:21:30seront véritablement
01:21:31à destination
01:21:31des travailleurs du public.
01:21:33On peut s'interroger.
01:21:34Vous connaissez les chiffres,
01:21:35mais agent de catégorie,
01:21:36c'est en brut,
01:21:38c'est 1,801,74 euros.
01:21:41J'ai bien dit en brut.
01:21:44Donc on voit bien
01:21:44que là,
01:21:45la typologie
01:21:46et le fait de faire
01:21:46du logement social
01:21:47comme réponse
01:21:48répond à beaucoup
01:21:49de ces femmes
01:21:51et ces hommes
01:21:51qui travaillent
01:21:51dans les collectivités
01:21:52territoriales,
01:21:53par exemple.
01:21:54Donc les loyers
01:21:54étant pas encadrés,
01:21:55les salaires étant insuffisants,
01:21:57les logements risquent
01:21:58de ne pas trouver de preneur
01:21:59ou vont dégrader
01:22:01le niveau de vie
01:22:01des travailleurs,
01:22:02dont certains sont contraints
01:22:03d'accepter un logement
01:22:04trop cher dans ce contexte
01:22:05de pénurie
01:22:05et peuvent se retrouver
01:22:06même en insolvabilité.
01:22:08Donc voilà,
01:22:08nous voulions attirer
01:22:09votre attention
01:22:10sur ce oui,
01:22:12mais.
01:22:14Madame la rapporteure,
01:22:15vous avez la parole.
01:22:17Merci Monsieur le Président.
01:22:19J'aimerais juste rappeler
01:22:20en fait que l'objectif
01:22:21initial de cette proposition
01:22:22de loi
01:22:23n'est pas de soutenir
01:22:25la production
01:22:25de logements sociaux
01:22:27directement
01:22:28et vous savez très bien,
01:22:29on a eu l'occasion
01:22:30encore une fois
01:22:30d'en parler
01:22:31il y a quelques semaines
01:22:32dans le cadre
01:22:32de la proposition
01:22:33de loi Choc.
01:22:35Nous le faisons donc,
01:22:36nous soutenons
01:22:37la production
01:22:38de logements sociaux
01:22:38mais ce n'est pas
01:22:39l'objet de ce texte.
01:22:40Ici, ce que nous soutenons,
01:22:41c'est la production
01:22:42de logements
01:22:42pour les travailleurs
01:22:43des services publics.
01:22:45Les besoins
01:22:45des travailleurs
01:22:46des services publics
01:22:47ne se limitent pas
01:22:48à des logements sociaux.
01:22:49Dans certains cas,
01:22:50il faut du logement
01:22:51intermédiaire,
01:22:52voire du logement libre
01:22:53pour parfaitement
01:22:54être adapté
01:22:55aux besoins.
01:22:56Les programmes
01:22:57de logements
01:22:57à destination
01:22:58des travailleurs
01:22:59des services publics
01:22:59dont il est question
01:23:00demeureront soumis
01:23:01aux règles du droit commun
01:23:02en matière
01:23:02de logement social
01:23:03et notamment
01:23:04à l'obligation
01:23:05dans les communes
01:23:05carencées
01:23:06d'un taux de 30%
01:23:07de logements sociaux
01:23:08dans tout programme
01:23:09de construction
01:23:10de plus de 12 logements.
01:23:12Voilà pourquoi
01:23:12un avis défavorable.
01:23:14Monsieur le ministre,
01:23:15quel est l'avis du gouvernement ?
01:23:16Même avis
01:23:16que madame la rapporteure.
01:23:18Monsieur Savoldelli
01:23:19et ensuite
01:23:20madame Margaté.
01:23:23Merci monsieur le président,
01:23:24monsieur le ministre,
01:23:25madame la rapporteure.
01:23:25Je vous remercie
01:23:26pour la sincérité
01:23:27et l'authenticité
01:23:28de vos propos.
01:23:28Ce projet de loi
01:23:29n'est pas là
01:23:29pour construire
01:23:30des logements sociaux.
01:23:32Et je le dis souvent
01:23:33quand j'ai l'occasion
01:23:34d'être aux côtés
01:23:35de monsieur le ministre,
01:23:36on a le mérite
01:23:37d'habiter le même département
01:23:39on était à 110 000
01:23:40demandeurs de logements.
01:23:42J'ai peur monsieur le ministre
01:23:42qu'on ait dépassé
01:23:43les 110 000.
01:23:45La demande majoritaire,
01:23:47plus de 70%
01:23:47des Val-de-Marnais,
01:23:49quel qu'ait été leur vote
01:23:50ou leur non-vote
01:23:50par l'abstention,
01:23:51sont demandeurs
01:23:52d'un logement social.
01:23:53Donc vous comprenez
01:23:54l'attachement
01:23:54qu'est le nôtre
01:23:55à défendre
01:23:55qu'il y ait plus
01:23:56de construction
01:23:57de logements sociaux.
01:23:59Madame Margaté
01:24:00pour expliquer
01:24:00son vote.
01:24:02Oui comme ça
01:24:03au moins
01:24:03les choses sont claires.
01:24:05Mais moi je reprendrai
01:24:06également l'essentiel,
01:24:08le rapport,
01:24:09enfin l'objet quand même
01:24:10de ce texte de loi,
01:24:12c'était de loger
01:24:13des agents
01:24:14des services publics,
01:24:15travailleurs essentiels
01:24:16dont on connaît
01:24:17aujourd'hui
01:24:17le montant
01:24:18des rémunérations
01:24:20qui sont bien trop faibles.
01:24:21Donc on ne peut pas
01:24:22d'un côté
01:24:23précariser leur maintien
01:24:24dans les lieux
01:24:25et d'autre part
01:24:26ne pas agir
01:24:26pour créer des logements
01:24:27qui leur soient accessibles.
01:24:29C'est un non-sens.
01:24:31Et donc je pense
01:24:31qu'en effet
01:24:32ce n'est pas l'objectif
01:24:33donc de ce texte de loi
01:24:35que de loger
01:24:35les travailleurs essentiels
01:24:37puisqu'on refuse
01:24:37qu'il y ait
01:24:38une part de logement social
01:24:40indiquée dans ce texte de loi
01:24:41pour assurer leur logement.
01:24:43Je mets au voie
01:24:44cet amendement 8
01:24:45avec deux avis défavorables
01:24:47qui est pour,
01:24:49qui est contre,
01:24:50il n'est pas adopté.
01:24:52Je mets au voie
01:24:53la totalité
01:24:54de l'article 4
01:24:55qui est pour,
01:24:57qui est contre,
01:24:58qui s'abstient.
01:24:59l'article 4
01:25:00est adopté.
01:25:01Sur l'intitulé
01:25:02de la proposition de loi,
01:25:04Madame Margaté,
01:25:05vous avez un amendement 12.
01:25:07Merci,
01:25:08Monsieur le Président.
01:25:09Cette proposition de loi
01:25:10s'intitule,
01:25:12je cite,
01:25:13« visant à améliorer
01:25:13l'accès au logement
01:25:14des travailleurs
01:25:15des services publics ».
01:25:16Or,
01:25:17ce texte
01:25:18précarise le maintien
01:25:19dans les lieux
01:25:20des travailleurs
01:25:21des services publics
01:25:22et de leurs familles.
01:25:23Et ce texte
01:25:24n'a pas vocation,
01:25:25ça a été dit,
01:25:26à créer du logement
01:25:27accessible
01:25:27à ces travailleurs essentiels,
01:25:29Je propose donc
01:25:30de mettre en cohérence
01:25:31ce texte
01:25:32avec un intitulé différent
01:25:33qui serait
01:25:34« proposition de loi
01:25:36visant à précariser
01:25:37l'accès au logement
01:25:37des travailleurs
01:25:38des services publics ».
01:25:39Quel est l'avis
01:25:40de la Commission,
01:25:42Madame la rapporteure ?
01:25:46Alors,
01:25:47je voudrais quand même rappeler
01:25:48dans la genèse,
01:25:50finalement,
01:25:50de ce texte,
01:25:52ce sont des demandes
01:25:53aujourd'hui
01:25:53des administrations
01:25:54et c'est issu
01:25:56d'un rapport
01:25:57de travaux
01:25:57qui ont été menés
01:25:58à l'époque
01:25:59par le député
01:26:00maintenant ministre Amiel.
01:26:02Donc,
01:26:03je ne pense pas,
01:26:05en tout cas,
01:26:05j'entends
01:26:07cette conclusion,
01:26:08mais je le redis,
01:26:10ce n'est pas du tout
01:26:10une proposition de loi
01:26:11qui vise à précariser
01:26:13justement la situation
01:26:14des agents publics.
01:26:15Au contraire,
01:26:17on a essayé
01:26:18d'être assez transparent
01:26:19pour vous dire,
01:26:20on a essayé
01:26:21d'être transparent
01:26:21pour dire
01:26:22qu'elle n'allait pas régler
01:26:23la crise du logement,
01:26:24c'est une réalité,
01:26:25mais elle permet
01:26:26de donner
01:26:27des outils supplémentaires
01:26:28aux administrations
01:26:30publiques,
01:26:31aux administrations
01:26:32territoriales
01:26:32de mieux loger
01:26:33ces fameux
01:26:34travailleurs essentiels
01:26:36dont on a beaucoup parlé
01:26:37il y a encore
01:26:38quelques années
01:26:38dans le cadre
01:26:39de la crise sanitaire.
01:26:40Donc,
01:26:40voilà pourquoi
01:26:41vous comprendrez
01:26:41que je mettrais
01:26:43un avis défavorable
01:26:44en tout cas
01:26:44à votre proposition.
01:26:46Merci.
01:26:47Quel est l'avis du gouvernement,
01:26:47M. le ministre ?
01:26:49Merci, M. le Président.
01:26:51Ne dit-on pas
01:26:51que tout ce qui est excessif
01:26:53est insignifiant.
01:26:54Je crois que la proposition
01:26:55de titre est un petit peu
01:26:56excessive
01:26:57et donc avis défavorable.
01:26:58Merci.
01:26:59Je mets au voie
01:27:00cet amendement 12
01:27:01avec deux avis défavorables.
01:27:02Qui est pour ?
01:27:03Qui est contre ?
01:27:05Il n'est pas adopté.
01:27:07Je vais mettre au voie
01:27:09l'ensemble
01:27:10de la proposition de loi.
01:27:11Y a-t-il des demandes
01:27:13d'explication de vote ?
01:27:16Je n'en vois pas.
01:27:17Je mets au voie
01:27:18l'ensemble
01:27:19de la proposition de loi
01:27:20visant à améliorer
01:27:21l'accès au logement
01:27:22des travailleurs,
01:27:23des services publics.
01:27:24Qui est pour ?
01:27:27Qui est contre ?
01:27:28Qui s'abstient ?
01:27:30Elle est adoptée.
01:27:33Voilà pour l'examen
01:27:34de cette proposition de loi
01:27:36pour améliorer
01:27:37l'accès au logement
01:27:37des agents publics.
01:27:39Et pour aller plus loin,
01:27:40je vous donne rendez-vous
01:27:41sur publicsénat.fr
01:27:42où vous trouverez
01:27:43tous les détails
01:27:44sur ce texte.
01:27:45100% Sénat,
01:27:46c'est fini pour aujourd'hui.
01:27:47Merci beaucoup
01:27:47de votre fidélité.
01:27:48Très bonne journée
01:27:49sur Public Sénat.
01:27:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:59Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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