00:04Aider les studios de jeux vidéo à prospérer dans la région Auvergne-Rhône-Alpes,
00:08c'est la mission de Game Only, association co-fondée et présidée aujourd'hui par Julien Millet.
00:13Bonjour.
00:13Bonjour.
00:14En quelques mots, cette association, en quoi elle consiste ?
00:18Et surtout, elle aide combien de studios, combien d'entreprises et surtout combien de salariés ou professionnels de l'industrie
00:26?
00:26Game Only, c'est une association qui va regrouper 130 studios environ sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.
00:35Essentiellement des petites structures ?
00:36On a toutes les tailles de structures, on a des petits, des moyens, des gros studios,
00:39on a la chance d'avoir un écosystème très varié dans la région.
00:42On a aussi bien des studios AAA comme Ubisoft, Arkane, des studios mid-size comme Old Skull ou Artifact
00:48et beaucoup de petits studios qui sont sur à peu près tous les formats possibles.
00:52Ce type d'association, il n'y a pas que vous, parce que Paris par exemple, on a Capital Games,
00:57mais pourquoi c'est important qu'il y ait des associations qui viennent soutenir ces petits studios
01:02et surtout, quel est l'accueil réservé par les pouvoirs publics ?
01:06Parce qu'on imagine bien que depuis 5 à 10 ans, il y a de plus en plus de structures
01:11de ce type
01:12qui voient le jour pour dynamiser les écosystèmes jeux vidéo au niveau régional.
01:16Il y a un intérêt qui est très fort parce qu'on est locaux, donc ça permet de regrouper les
01:21studios,
01:21ça les permet aussi d'avoir un point de rencontre, de mutualiser des besoins,
01:26typiquement sur les problématiques d'export.
01:28On peut récupérer grâce au soutien de la région une certaine quantité de fonds
01:32qui nous permettent après de faciliter l'envoi sur des grands salons.
01:36Par exemple, vous, ce que vous pouvez faire, c'est accompagner une petite structure
01:38sur la création, la rédaction de son dossier pour un crédit d'impôt jeux vidéo par exemple ?
01:42Ça fait partie des choses sur lesquelles on aide. On a aussi un incubateur qui s'appelle Let's Go,
01:47dont le but est vraiment d'aider les studios à se structurer pour passer de 0 à 300 000 euros
01:52de chiffre d'affaires,
01:52donc vraiment structurer une entreprise.
01:54Ce qu'on le rappelle, il y a beaucoup de petits studios qui se lancent et qui ne génèrent pas
01:57forcément
01:58beaucoup d'argent sur les premières années parce que c'est très compliqué de faire de l'argent,
02:03de gagner de l'argent dans le marché actuel qui est très concurrentiel.
02:06C'est un marché très... Effectivement. Nous, ce qu'on essaie de faire, en fait,
02:09c'est de comprendre ce que c'est qu'entreprendre, parce que clairement, souvent,
02:13ce sont des créatifs et pas des entrepreneurs.
02:15Exactement. La partie entrepreneuriale nécessite aussi d'acquérir un certain nombre de compétences
02:19et comme en général, ce sont des gens qui sont créatifs, ils n'ont pas le background nécessaire,
02:24business, comprendre ne serait-ce que les enjeux économiques, lire un bilan comptable...
02:27Donc, en gros, tous ceux qui ont des bonnes idées d'histoire, de jeux, de gameplay,
02:31mais qui ne savent pas comment créer l'entreprise autour, comment générer un business model pertinent autour...
02:37En fait, tout ce qui est peut-être moins intéressant pour ces créatifs, c'est là où vous allez les
02:41accompagner, en fait.
02:42Exactement. Nous, on vient là vraiment en support sur tous ces sujets-là.
02:45On a sur les dimensions ressources humaines aussi, aussi pour servir, on va dire, tout l'écosystème,
02:50parce qu'on a aussi des gros studios qui ont aussi leurs problématiques.
02:52C'est une industrie, globalement, qui a besoin de se structurer avec le temps, donc on essaie de l'accompagner
02:57un peu sur toutes ces sujets.
02:58Et là, la région, elle a quel lien avec vous ? Est-ce qu'elle vous a ouvert grand les
03:03portes ?
03:03Est-ce qu'elle vous soutient ? Est-ce qu'elle vous finance aussi, partiellement ?
03:06Parce qu'on imagine bien que c'est tout bénéfice, en fait, pour une région, d'avoir une industrie créative
03:12qui monte.
03:13Qui vit à l'exportation, en fait. C'est aussi une des grandes forces du jeu vidéo, c'est que
03:16l'essentiel du chiffre d'affaires est fait.
03:1880%, je crois, pour le jeu vidéo français.
03:19Effectivement. Si on prend juste le niveau régional, on est à plus de 95% qui va se passer en
03:23dehors de la région.
03:24Donc forcément, c'est très intéressant pour eux d'avoir des entreprises qui soient technologiques, qui font travailler beaucoup de
03:28monde, et qui puissent...
03:31Attirer d'autres économies, finalement.
03:33Exactement. Donc pour eux, il y a à la fois, en termes d'images, un intérêt, il y a aussi
03:37en termes de...
03:38Dynamisation de petits territoires aussi, j'imagine ?
03:40Oui, exactement. Parce qu'on est aussi présents... Enfin, la chance du jeu vidéo, c'est de pouvoir être développé
03:45un petit peu n'importe où.
03:46Donc on a aussi bien un bassin qui va être sur les grandes villes, comme Lyon ou Villeurbanne.
03:51Et pour les petites structures, ça peut être intéressant d'être dans des plus petites villes et sur des territoires,
03:55entre guillemets, plus reculés.
03:56Même si au Villeurbanne-Rhône-Alpes, on ne parle pas de la région la moins densément peuplée de la France.
04:01En termes de... Là, on parle de développement de l'économie.
04:03Mais j'imagine qu'en termes de soft power, si on peut parler comme ça, pour la région, on l
04:08'a vu avec un jeu comme Dordogne, alors pas en Omane-Rhône-Alpes.
04:11Mais ce n'est pas forcément un jeu qui a vocation à être un succès commercial, mais il fait parler
04:14d'une région, il montre un imaginaire d'une région.
04:17Ça, par exemple, ça peut être des projets que la région puisse demander, soutenir.
04:21C'est-à-dire des jeux qui n'ont pas forcément vocation à faire 33 millions de ventes, mais à
04:26faire parler et à montrer un imaginaire de la région.
04:29On a aussi, par exemple, ce type qui a été en grande partie développé à Ubisoft Nancy.
04:33Donc forcément, ils sont au milieu de... Enfin, comme c'est un jeu sur les sports extrêmes, forcément, il y
04:37a eu tout ce qui était glisse, etc. qui était là.
04:39Donc ça crée de la visibilité pour tous les systèmes des sports extrêmes.
04:42Voilà, exactement.
04:44Après, les jeux de voitures, la région Auvergne-Rhône-Alpes appartient au plus grand nombre de voitures de sport au
04:49mètre carré.
04:50Donc en fait, on voit que c'est en fait une industrie extrêmement transversale, et donc c'est pour ça
04:54que les régions voient d'un bon oeil ce type d'implantation.
04:57Oui, et puis aussi en termes d'images, par rapport à tout ce qui est e-sport, enfin disons que
05:02toute la partie gaming, c'est quelque chose qui les touche.
05:04Pas forcément eux directement, mais aussi leurs enfants.
05:06Donc ils sont très investis sur ces sujets pour pouvoir exister auprès d'un public jeune.
05:09C'est passionnant. Il y a plein de tiroirs à ouvrir sur cette thématique.
05:13Merci beaucoup Julien Millet. Je le rappelle, président cofondateur de Game Only,
05:17donc une association qui aide au développement des studios en région Auvergne-Rhône-Alpes.
05:21Et vous êtes aussi un expert de l'intelligence artificielle.
05:24Autre sujet qu'on traite souvent sur ce plateau.
05:26Merci beaucoup d'avoir regardé PlaySmart.
05:28Je remercie surtout Sibyl qui était en régie,
05:31Tchem Algoul qui m'a aidé à préparer l'émission,
05:34Pierre-Lou Bergogné qui était au son,
05:35et Loïc Allègre, grand fan de jeux vidéo, qui assurait la réalisation.
05:39On se retrouve dans une semaine.
05:40D'ici là, n'oubliez pas, jouer c'est bien, jouer intelligemment, c'est mieux.
05:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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