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  • il y a 9 mois
Ce lundi 29 décembre, Edwin Faure, directeur de la gestion de Philippe Hottinguer Gestion ; Etienne Monceau, analyste financier chez Zonebourse, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Paul. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03On refait la séance, on est toujours avec Étienne Monceau, analyste financier chez Zone Bourse,
00:07qui est avec nous au téléphone, puis Évin Fort, qui est avec nous en plateau,
00:09directeur de la gestion de Philippe Ottinger, gestion.
00:12On parlait de l'or et de l'argent, effectivement.
00:14Ce qui s'est passé sur l'argent aujourd'hui est quand même assez significatif,
00:18vient nous rappeler que le coût de bambou n'est jamais loin, je disais.
00:20Il y a encore quelques-uns, on était à 165% de hausse sur l'argent depuis le début de l'année,
00:26avec une once qui avait franchi les 83-84 dollars ce matin.
00:30Et puis sur les marchés asiatiques, d'un seul coup, boum, on a dévissé de 10%.
00:34Le coût de bambou n'est jamais loin finalement, c'est ça que ça montre.
00:38Dans la torpeur des vacances d'hiver, on a le sentiment que...
00:41C'est vrai que quand même, il faut vous dire, sur l'année,
00:43la progression de l'or et de l'argent est spectaculaire.
00:46D'autant plus que souvent, les métros précieux montent fortement
00:49quand il y a des moments d'incertitude très importants,
00:51et souvent les marchés actions ont tendance à baisser.
00:53Cette année, on a l'or et l'argent qui font une super performance,
00:57et on a les marchés actions à travers le monde
00:59qui font une bonne performance.
01:01C'est vrai que cette progression très forte,
01:03très liée aux marchés asiatiques,
01:04où on sait que les marchés asiatiques aiment bien trader ces matières.
01:07Vous savez qu'en Inde, la première épargne, c'est l'or.
01:10Donc là, on a l'impression qu'il peut y avoir des prises de bénéfices en fin d'année,
01:15et c'est plutôt, on dirait, judicieux,
01:16après cette performance qui a été exceptionnelle sur ces marchés-là.
01:19– Oui, beaucoup. Je ne sais pas, Etienne, si vous regardez un petit peu l'or et l'argent,
01:22comment vous regardez ça ?
01:23Beaucoup prédisent que la fête n'est pas finie, notamment sur l'or, Etienne.
01:28– Bien sûr. Alors, je n'aime pas cette raison de prise de bénéfices.
01:33Je ne m'en satisfais que très rarement, en fait, de cette raison de prise de bénéfices.
01:36Et là, je suis allé chercher un petit peu plus d'informations,
01:38et j'ai trouvé des informations rationnelles pour expliquer la chute de l'argent aujourd'hui.
01:42Il faut savoir que le groupe CME, qui émet les futurs sur le silver,
01:47ils ont demandé, ils ont augmenté pour la deuxième fois en cinq semaines
01:50les marges demandées pour traiter leurs contrats.
01:53Ce qui fait qu'on ne peut plus traiter les contrats sur l'argent
01:56avec le même levier qu'avant, ce qui aurait pu engendrer,
01:59ce qui est tout à fait possible que c'est engendré,
02:02des liquidations massives de positions qui expliquent cette chute de 13% de l'argent
02:07qui aurait ensuite entraîné le reste.
02:09– Oui, effectivement, on est à 80,
02:13on est descendu aux alentours de 73 dollars l'once d'argent.
02:16Sur l'or, vous êtes d'accord ?
02:17Je disais, la fête n'est pas finie, vous êtes d'accord avec ce scénario ?
02:19Enfin, pas forcément finie, tout du moins, voilà.
02:22– Alors, sur l'or…
02:23– Oui, allez-y, Étienne, oui, allez-y, Étienne.
02:25– Ah, excusez-moi.
02:26– Allez-y, Étienne.
02:26– Sur l'or, on est peut-être sur la même dynamique que sur le troll,
02:31c'est-à-dire la fin de la guerre, déjà, de 1, ou en tout cas une 13,
02:35parce que c'est vrai que cette fin de guerre,
02:36elle est quand même assez difficile à imaginer,
02:38vu ce que demande la Russie à l'Ukraine.
02:42Mais je pense que le mouvement d'aujourd'hui,
02:44il est principalement initié par cette histoire des contrats futurs du CME.
02:49– Edwin, sur l'or, vous dites que la fête n'est pas finie forcément, là.
02:53– Non, la fête n'est pas finie, c'est sûr.
02:54On est dans un marché, un monde inflationniste,
02:57donc c'est vrai que toute matière première,
02:59surtout les matières orifères, l'or et l'argent,
03:02c'est plutôt quelque chose d'avoir en portefeuille,
03:04donc la fête n'est pas finie.
03:05Mais c'est vrai que le mouvement haussier qu'on a pu avoir depuis le début de l'année,
03:08depuis un peu plus longtemps, il nous semble aujourd'hui bien joué.
03:11Donc on n'est pas là en train de dire c'est fini,
03:13mais on est de dire que le gros a été joué.
03:15– Le gros a été joué peut-être sur l'or et l'argent,
03:18effectivement avec ses records absolument ébouriffants qu'on a connus cette année,
03:21on verra effectivement ce qu'il en sera les prochains mois.
03:24Alors les prochains mois, il va y avoir beaucoup d'échéances
03:26qu'on va regarder de très très près,
03:28qui peuvent influer d'une manière ou d'une autre sur les marchés.
03:31Je pense notamment parce que vous parliez de baisse de taux d'intérêt tout à l'heure
03:35du côté de la réserve fédérale américaine.
03:37Il y a effectivement cette échéance du mois de mai
03:39avec le remplacement de Jay Powell par quelqu'un dont le prénom a priori sera Kevin.
03:44Il y a deux Kevin qui sont sur les rangs aujourd'hui pour succéder à Jay Powell.
03:48Est-ce que vous craignez l'arrivée à la tête de la Fed
03:51d'une personnalité qui serait totalement à la botte de Donald Trump
03:54avec tout ce que ça pourrait entraîner pour les marchés de décrédibilisation,
03:57notamment de la réserve fédérale américaine ?
03:59Est-ce qu'il y a un sujet pour vous, Edwin, clairement ?
04:01C'est toujours un sujet.
04:02On a eu cette année, et depuis les élections de Trump,
04:05beaucoup d'incertitudes.
04:06Est-ce que Jay Powell allait être licencié ?
04:09Finalement, ça n'a pas été le cas.
04:11Et M. Powell n'a pas eu, même s'il est sous l'influence de Trump,
04:15n'a pas changé sa politique monétaire.
04:17En tout cas, on ne l'a pas senti.
04:18C'est vrai que la personne qui le remplacera
04:20sera sûrement plus à la botte de Trump.
04:22Et Trump veut une politique monétaire accommodante,
04:26peut-être trop accommodante que ce que voudrait le marché.
04:29Mais aujourd'hui...
04:30Il y aurait des forces de rappel, d'après vous,
04:31si on donnait le sentiment que désormais,
04:34c'est un proche, très proche de Trump qui est...
04:36C'est vrai que quand il y a eu ces rumeurs de licenciement,
04:40c'est vrai que les marchés l'avaient quand même mal pris.
04:43On se souvient des séances qui avaient eu des baisses assez fortes.
04:47Aujourd'hui, déjà, on ne sait pas qui sera,
04:49donc on va attendre un petit peu.
04:50Absolument.
04:51Mais nous, on n'est pas trop inquiets là-dessus.
04:53On pense que le marché, quand même,
04:55en type de baisse de taux l'année prochaine aux États-Unis,
04:59voilà, on pense que l'inflation restera maîtrisée.
05:03On pense qu'il n'y a pas beaucoup de marge de main-neuve
05:06qui ne sera pas extrême vis-à-vis du prochain président de la Fed.
05:12Ça sera pour mes prochains.
05:13Etienne, Etienne Monceau, je vous pose la même question.
05:15Est-ce que pour vous, il peut y avoir un sujet autour de la crédibilité
05:18de la réserve fédérale américaine ?
05:20Ce qui est quand même un sacré sujet.
05:21Ou alors, vous dites Trump, tout Donald Trump qu'il est,
05:23ne peut pas s'embarquer dans ce genre d'aventure
05:26au risque d'effrayer les marchés.
05:27Comment vous regardez ça, vous ?
05:29En tout cas, ce dont je suis quasiment sûr,
05:32c'est que sachant que les informations relatives à la guerre commerciale
05:35sont derrière nous, ou plutôt derrière nous,
05:37et que cette guerre Ukraine-Russie pourrait y avoir une trêve,
05:41les gens vont de nouveau se concentrer sur, effectivement,
05:44le budget américain et la situation d'endettement américain
05:48qui est catastrophique et encore très inquiétante.
05:51On en a parlé un petit peu cette année.
05:53La guerre commerciale a pris le dessus,
05:55mais c'est quand même un énorme sujet.
05:57Et effectivement, les taux de la Fed,
05:59et c'est vrai qu'il y a, quand on regarde les outils de FedWatch,
06:03on s'attend, du coup, le marché s'attend à deux baisses de taux l'année prochaine.
06:07Maintenant, est-ce que changer, finalement,
06:09si le marché prélise déjà deux baisses de taux,
06:11est-ce que changer le gouverneur de la Fed va changer
06:14ce que le marché pense de ces potentielles baisses de taux ?
06:17Je ne sais pas, je ne saurais pas trop dire, non ?
06:20– Si c'est un proche de Trump qui, lui, pousse, pousse,
06:22c'est le moins qu'on puisse dire,
06:23il faudrait être sourd et complètement aveugle
06:24pour voir quelle est son attitude depuis quelques mois.
06:26Peut-être que le marché peut anticiper plus que deux baisses de taux, non ?
06:30– J'ai du mal à croire que ça passe sous 250 points de base, oui.
06:34– Ok, ok, ok. Très bien.
06:36Edwin, pareil, vous restez capé à deux baisses.
06:38– Oui, oui, pour le moment, attendons de voir
06:43ce que Trump peut nous réserver comme surprise cette année.
06:45– Il y a des élections de mi-mandat, je vous rappelle.
06:47– Oui, oui, effectivement, ça peut pousser à la démesure
06:48sous une fois ou une autre.
06:49– Ce sera plutôt accommodant, en tout cas, c'est mi-terme.
06:51– Ce sera accommodant, absolument.
06:52L'échéance des élections de mi-mandat, les mi-termes,
06:54c'est en novembre prochain, ça aussi, ça va beaucoup compter.
06:57Et les marchés vont avoir ça en tête également.
06:59Puisqu'on parlait banque centrale, on était sur la Fed,
07:01sur la Banque centrale européenne, on en disait un mot tout à l'heure,
07:03il y a un débat aujourd'hui, la question est de savoir
07:06si la Banque centrale européenne ne devrait pas revoir son logiciel.
07:10Certains soupçonnent l'envie d'augmenter les taux d'intérêt.
07:13Est-ce que c'est le bon moment d'augmenter les taux d'intérêt
07:15dans la zone euro, Bévin, pour vous ?
07:17– Nous, on ne pense pas.
07:18Alors c'est vrai qu'on a déjà eu quatre baisses des taux
07:21sur le début de cette année.
07:22Depuis cet été, on sent un certain statu quo
07:24de la Banque centrale européenne.
07:27Nous, sur les derniers indicateurs économiques,
07:30surtout sur ce que je disais, sur les salaires
07:32et la dynamique de l'emploi, on trouve qu'il n'est pas hyper favorable en Europe.
07:37Donc on voit plutôt une stabilisation ou plutôt une légère baisse.
07:43Donc on reste dans un environnement plutôt accommodant.
07:46– Plutôt accommodant. Etienne, vous êtes d'accord ?
07:48Il y a un petit débat qui commence à monter.
07:49Il faut que les faucons de la Banque centrale européenne se calment,
07:53qu'on ne prenne pas le risque de casser le début de reprise
07:56qui commence à pointer le bout de son nez.
07:58– Malgré les prévisions de croissance qui restent au-dessus des 1% pour 2026,
08:04je suis complètement de l'avis de Edwin là-dessus.
08:07Je suis plutôt sur une politique neutre
08:09ou une légère hausse des taux au courant 2026.
08:12Une légère hausse des taux au courant 2026,
08:15enfin pour l'année 2026.
08:17– En fait, je me rends compte du show, c'est qu'on est parti pour faire…
08:20Je crois que la prévision aujourd'hui, c'est 1,4% de croissance
08:23pour la zone euro en 2026.
08:25C'est ça, grosso mot de la prévision.
08:26– C'est ça, les prévisions pour les années futures ont baissé légèrement.
08:31– Oui, le prisme est un peu déformant
08:33parce qu'il y a quelques années, on aurait dit
08:34« Quoi, 1,4% ? C'est rien du tout ! »
08:36Et on s'est accommodé un petit peu à tout ça, finalement,
08:38à des taux de croissance extrêmement faibles,
08:40Étienne, finalement, au fil des ans.
08:41– Oui, oui, c'est tout vrai.
08:45Il faut savoir aussi que toutes les dépenses qu'il y a,
08:49enfin, tout le flou, pardon, au niveau de la gestion gouvernementale
08:53en France, en tout cas, n'est pas non plus.
08:54Et la guerre en Ukraine n'a pas aidé, n'aide pas non plus.
08:58On se concentre sur d'autres choses que sur la croissance de l'Europe.
09:01Après, en revanche, il y a eu quand même des investissements massifs
09:04qui ont été initiés par cette guerre
09:08et qui provoquent, eux, de la croissance nécessairement.
09:11– Absolument.
09:12On parlait tout à l'heure de la guerre commerciale de Trump.
09:14Est-ce que vous vous attendez ?
09:15Alors, il y a ça aussi, c'est une échéance, évidemment,
09:17du début d'année 2026, c'est la décision de la Cour suprême
09:20sur la validité ou non des droits de douane additionnels
09:24qu'a mis Trump sur beaucoup de produits venus de l'étranger.
09:28Selon que la décision ira dans un sens ou dans l'autre,
09:31est-ce que vous pensez que ça peut être un market mover, Étienne ?
09:34Comment vous regardez ça aussi ?
09:36– Alors, est-ce que vous pouvez répéter la question, si vous voulez ?
09:39– Ma question, c'est selon la décision de la Cour suprême
09:41sur les droits de douane additionnels de Trump,
09:44est-ce que, quelle que soit la décision,
09:46qu'elle aille dans un sens ou dans l'autre,
09:47ça peut être un market mover pour vous en 2026 ?
09:50– Ah ben oui, je pense que oui, ça va être un market mover, évident.
09:54Et d'ailleurs, c'est assez intéressant,
09:57parce qu'on note que récemment,
10:00cette année, ça a été l'année vraiment de l'engueulade,
10:03finalement, entre l'Europe.
10:06– Et là, avec la discussion de hier entre Zelensky et Trump,
10:10puis l'appel aux Européens,
10:11j'ai l'impression que ça s'est un peu ressoudé,
10:13qu'on voit un peu les choses d'un même accord.
10:17J'ai l'impression que là,
10:20ces éditoires de guerre commerciale et de droits sur les droits de douane,
10:24ça va aussi, effectivement,
10:26comprendre où est-ce qu'on en est concernant ces...
10:29Est-ce qu'on est derrière nous ?
10:31Ou est-ce qu'on s'attend à avoir de nouveau des négociations,
10:34des problématiques au niveau de la guerre commerciale ?
10:36Et des changements de droits de douane ?
10:38– Est-ce que tout ça peut ressurgir, Edwin ?
10:40Comment vous voyez ?
10:40Une question sans réponse que je vous pose,
10:42je suis parfaitement conscient.
10:43– C'est vrai que Trump est imprévisible, ça c'est sûr.
10:47Après, nous, on pense que le gros a été joué quand même.
10:50En tout cas, c'est sûr qu'avec l'Europe,
10:52c'est quand même des taux qui sont...
10:53On n'a jamais été aussi élevés au niveau des droits de douane.
10:55Si c'est encore difficile de savoir l'impact pour les entreprises,
10:58à la fois américaines, mais européennes, mais internationales,
11:01quel est l'impact ?
11:02Puisqu'on sait qu'il y a aussi des pays où il y a des barrières de douane élevées,
11:06donc on passe par d'autres pays,
11:07il y a des coûts exceptionnels,
11:09et donc les entreprises n'aiment pas l'incertitude.
11:12Donc ça, je pense qu'il va y avoir un moment de stabilité.
11:16Après, ça ne m'étonnerait pas qu'on a eu un petit peu cet été,
11:19Trump qui en a remis un coup avec les Chinois,
11:22donc que ça pourrait revenir sur la partie technologique,
11:26entre cette guerre technologique que la Chine et les États-Unis mènent.
11:29Donc nous, si on voit du russe surjan, c'est plutôt là-dessus.
11:32– Trump est censé aller, on voyait ça dans les prévisions de 2026,
11:35Trump est censé faire un voyage, un déplacement en Chine en 2026.
11:38Ça aussi, ça sera un temps fort de l'année.
11:39– Après, ces tarifs douaniers, ils ont été, je dirais, plutôt favorables pour l'Europe.
11:44Ça nous met un peu le doigt sur nos problèmes d'investissement en défense,
11:50nos problèmes de souveraineté énergétique,
11:53et ça a forcé les Allemands à faire cette politique budgétaire colossale
11:57qu'on n'a pas vue depuis la Seconde Guerre mondiale.
11:59Donc malgré ces attaques frontales de Trump,
12:02c'est peut-être un peu le renouveau de l'Europe,
12:05et on a pu voir des marchés boursiers meilleurs cette année.
12:08– Messieurs, il reste cinq minutes.
12:09Justement, parlons un petit peu valeurs,
12:10parlons un petit peu ce que vous regardez, sur quoi vous misez,
12:13puisque vous me disiez, Edwine, par ces temps-ci où les volumes sont plus qu'âmes,
12:17on a un peu plus de temps pour mettre le nez dans le dossier.
12:19Si je vous demandais comme ça, spontanément,
12:21quelles sont les belles histoires que vous sentez poindre pour 2026,
12:25qu'est-ce que vous me diriez ?
12:26Par exemple, sur la défense.
12:28Alors aujourd'hui, on a des dégagements sur le secteur de la défense,
12:30dans le silage de ce rapprochement de ces bonnes ondes
12:33qui nous viennent de Washington.
12:34Est-ce que c'est un thème que vous pourriez continuer à jouer,
12:37si toutefois vous l'avez joué en 2025 ?
12:38Alors, on l'a joué en effet.
12:41C'est vrai qu'aujourd'hui, on pense que c'est un secteur où il faut être investi,
12:44parce que c'est une croissance structurelle.
12:46On va avoir de l'investissement massif en Europe et à travers le monde en défense.
12:51Indépendamment de la fin de la guerre en Ukraine,
12:53ces investissements vont être périns.
12:56C'est vrai qu'aujourd'hui, sur des valorisations,
12:58il faut vraiment aller faire du stock picking.
12:59On a des valeurs, les rain metals, les grosses valeurs
13:02qui ont déjà beaucoup progressé avec des valeurs tendues.
13:04C'est vrai que sur des acteurs plus petits ou moins connus,
13:06il y a encore quelque chose à avoir.
13:08Donc, on reste positionné sur le secteur en faisant du bon stock picking.
13:11Ça, c'est un secteur qu'on aime particulièrement.
13:13Etienne, vous regardez, là, comment vous regardez
13:15la valorisation des acteurs de la défense aujourd'hui en Europe ?
13:19Alors oui, c'est vrai qu'il y a deux choses déjà
13:21que certainement, on va être plus léger en 2026
13:23que l'on a été en 2025.
13:25C'est l'armement, effectivement, et les hyperscalers aussi aux US
13:28sur lesquels on est bien plus froid qu'on était avant.
13:33Mise à part pour Alphabet, qui fait figure d'exception.
13:36En tout cas, pour l'armement, oui, effectivement,
13:38il y a la question qui se pose de qu'est-ce qu'on fait,
13:40d'Astro Aviation, qu'est-ce qu'on fait de Indra Systemas,
13:44qu'est-ce qu'on fait de toutes ces valeurs.
13:45Et on va avoir le temps d'y réfléchir en fonction de ce qui va découler
13:49de ces négociations.
13:51Parce que pour l'instant, on est dans le flou, il faut le dire.
13:53Il y a eu ce rendez-vous entre Vélancie et Trump.
13:56Edwin nous disait, indépendamment de ce qui va ressortir
13:58de ces négociations, de toute façon,
13:59on est sur de la croissance structurelle.
14:01Mais vous, vous posez encore la question.
14:02Vous attendez encore avant de vous prononcer, visiblement.
14:04En fait, ce qu'il faut bien comprendre, notre vision des choses,
14:08c'est qu'il y a beau avoir cette discussion sur une potentielle trêve ou pas,
14:12quelle que soit l'issue, dans une horizon de 3-5 ans,
14:16c'est plutôt morose.
14:18Parce que même si l'Ukraine, admettons qu'ils arrivent à des accords de paix,
14:23l'Ukraine est persuadée que s'ils cèdent des territoires à la Russie,
14:28finalement, ce ne sera que pour reengager une opération militaire plus tard.
14:33Donc je pense que ça sera tendu dans tous les cas, en fait.
14:37Très certainement que cette histoire de souveraineté ne va pas vanish du jour au lendemain.
14:43Enfin, ça ne va pas disparaître du jour au lendemain.
14:45Donc effectivement, les investissements, cette histoire d'investir une partie du PIB
14:49dans le militaire, ça va continuer, bien évidemment.
14:52Donc les valeurs du militaire vont très certainement continuer
14:55à bénéficier de flux structuraux.
14:57Mais en revanche, il n'y aura plus le même hype,
15:01le même mouvement de tendance très forte.
15:04Ça, c'est sûr.
15:04Voilà pour les valeurs de la défense.
15:06Effectivement, on disait qu'on a souffert un petit peu.
15:07On voit des Safran, notamment, qui a perdu 1,7% aujourd'hui.
15:10On a beaucoup réagi effectivement au bruit en provenance de Mar-a-Lago en Floride
15:15où ont eu lieu ces discussions ce week-end
15:17entre les délégations américaines et ukrainiennes.
15:19Il reste deux minutes.
15:20Est-ce qu'on peut dire un mot de la tech ?
15:21Voilà, formidable année sur la tech.
15:22On ne va pas relever les chiffres.
15:24Il y a un petit peu de correction d'ailleurs sur des NVIDIA
15:25et qu'on sort aujourd'hui à Wall Street.
15:27Il faut dire que l'année a été belle.
15:28Pareil, est-ce que vous y croyez encore en 2026 ?
15:31Ou est-ce que nous, modérément, je sens un peu plus ?
15:34Non, non, on y croit structurellement.
15:36C'est vrai qu'il y a toujours ces questions de valorisation sur la tech.
15:39C'est surtout ça le point d'interrogation.
15:41Mais si on regarde la performance bourrière de ces entreprises
15:44et la croissance des bénéfices par action,
15:47on est tout à fait en ligne.
15:48La vraie question est de savoir est-ce que ces CAPEX qui sont liés à l'IA
15:52vont s'accélérer et peuvent peut-être affecter un peu plus fortement
15:56les free cash flow à venir.
15:57Donc ça, c'est le question mark sur les valorisations.
16:00Mais structurellement, on reste positif sur le secteur de la tech américaine
16:05principalement qui est très différente des tech mondiales.
16:08Absolument.
16:08Etienne, Etienne Monceau, est-ce que vous continuez à jouer le pari
16:11modérément ou avec le même enthousiasme ?
16:13Pas plus sur les hyperscalers, mis à part Alphabet.
16:17Donc on s'éloigne des hyperscalers du type Oracle ou OVH par exemple en Europe
16:22et on se concentre plutôt sur du Broadcom ou du Micron.
16:27Et pour les hyperscalers, la seule qu'on conserve, c'est Alphabet.
16:30C'est la seule qu'on regarde avec un regard intéressant.
16:33Et c'est parce qu'on sait combien elle est bien positionnée pour profiter
16:37de toutes les tendances qu'il y a de la tech.
16:39Elle est positionnée sur absolument tout ce sur quoi il faut être positionné.
16:42Bon, beaucoup plus sélectif donc ce secteur de la tech.
16:45Il nous reste une minute, je vous demande en 20 secondes,
16:47un mot des small limits quand même.
16:48Une small limits, allez, une sur laquelle vous misez.
16:5020 secondes.
16:52Nous, on a énormément une entreprise qui s'appelle Performance Technologies.
16:55C'est une entreprise grecque qui est, c'est une boîte dans une ESN
17:00qui fait du conseil en IT.
17:01C'est une entreprise qui a des croissances de 20% par an
17:03avec des marges de 12% qui se payent 8 à 8 fois les BDA.
17:07C'est vraiment pas cher.
17:09Les small caps sont en retard depuis 4 ans.
17:10On a eu un premier rattrapage cette année.
17:13On pense que c'est que le début et en particulier
17:16les entreprises d'Europe du Sud qui sont moins valorisées
17:19que les d'Europe du Nord.
17:20C'est enregistré.
17:21Etienne, une en 20 secondes.
17:22Small et mid.
17:23Allez, on pourrait parler d'une mid-cap française de Richebourg
17:26qui est bien positionnée, que ce soit d'un point de vue factoriel
17:30puisque c'est une entreprise value et que le value se reprend très bien
17:32en Europe depuis un bon moment maintenant.
17:35Et là, on a aussi évidemment une tendance haussière du fait des commodities
17:38qui sont à la hausse, dont notamment l'acier et le cuivre
17:42de métaux que recycle de Richebourg.
17:45Eh bien voilà, pour les small et mid, il fallait quand même en dire un mot.
17:47Merci messieurs, c'est terminé pour ce soir.
17:49Merci d'avoir été avec nous.
17:50Etienne Manceau, analyste financier chez Zone Bourse.
17:52Etienne Ford, directeur de la gestion de FI, Pottinger Gestion.
17:55Merci beaucoup Edwine.
17:56À bientôt.
17:57Merci Etienne.
17:57À très vite, avec plaisir.
17:59Je vous rappelle la clôture ce soir à Paris.
18:00Finalement, ça tombe du bon côté de la pièce.
18:02Plus 0,1% pour le CAC 40.
18:048 112 points à la clôture.
18:07Dans un instant, 18h.
18:08Je vous retrouve pour le Grand Journal jusqu'à 18h30 sur BFM Business.
18:11À tout de suite.

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