- il y a 2 jours
Ce vendredi 27 mars, Christopher Dembik a reçu Thomas Grjebine, responsable du programme "Macroéconomie et finances internationales" au CEPII, Raphaël Thuin, directeur des Capital Markets Stratégies chez Tikehau Capital, Alexandre Schont, directeur commercial d'iBanFirst, et Fabrice Le Gall, directeur de la relation membre pour le marché Français chez EPI, dans l'émission Tout pour investir, la masterclass, sur BFM Business. Retrouvez l'émission tous les vendredis à 11h.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Je suis ravi d'accueillir Fabrice Le Gall, vous êtes directeur de la relation membre pour le marché français chez
00:05l'EPI.
00:05Vous allez nous dire un peu en détail aussi ce qu'est l'EPI.
00:08On va voir, c'est sur cette question d'infrastructure au niveau des paiements.
00:12Ensuite, à votre côté, Alexandre Chon, vous êtes directeur commercial d'Iban First.
00:16Vous allez nous apporter, entre autres, notamment un peu un point de vue sur les entreprises.
00:20Vous travaillez beaucoup avec les PME.
00:21Je crois que vous avez notamment réagi sur plusieurs éléments de législation européenne qui ont été mis en place.
00:28Donc on va voir cela avec vous.
00:30Par la suite, Raphaël Thouin, ravi de vous accueillir de nouveau.
00:33Vous étiez le premier dans cette émission, donc merci de revenir.
00:35Vous étiez là pour l'émission de septembre.
00:38Vous êtes directeur de Capital Market Stratégie chez Tikeo Capital.
00:42Et ensuite, Thomas Réjouine, vous êtes responsable du programme macroéconomie et finances internationales au CEPI.
00:47Avant de commencer, avant qu'on rentre dans le cadre, je vais tous vous sonder un peu pour savoir finalement,
00:52est-ce que parmi vous, vous considérez qu'il y a une renaissance européenne ?
00:55C'est vrai que l'Europe se réveille.
00:57Est-ce que j'ai tort finalement ?
01:00Chacun votre tour.
01:00N'hésitez pas, juste pour vous sonder.
01:02On n'est pas sceptique sur le fait que oui, il y a quelque chose qui est en train de
01:06se passer.
01:07Il y a une prise de conscience.
01:08Il y a aussi des budgets qui sont en train d'être débloqués.
01:11Alors c'est trop chaotique.
01:12C'est trop lent.
01:13C'est frustrant.
01:14Mais on n'a pas envie d'être trop sceptique.
01:16Et d'un point de vue investissement d'ailleurs,
01:18traditionnellement, pour un investisseur,
01:20se mettre dans le sens de la dépense publique,
01:22du stimulus fiscal en termes de performance,
01:24c'est souvent une bonne idée.
01:26Donc on est des herbivores, mais disons qu'on n'est plus des lapins.
01:28C'est déjà ça.
01:29On n'est peut-être pas les tyrannosaures encore,
01:31mais on a quand même pris une certaine ampleur de ce point de vue-là.
01:34Vous vouliez réagir, notamment Fabrice Legal ?
01:36L'Europe se réveille.
01:38Il y a un début de prise de conscience de la part des citoyens européens,
01:41que ce soit sur les infrastructures qui sont utilisées,
01:45mais aussi sur nos données, sur nos données personnelles.
01:48Donc pour le monde des paiements,
01:51il y a clairement la situation géopolitique actuelle.
01:53C'est clairement un catalyseur pour nous de cette prise de conscience.
01:57Je voulais vous faire rebondir Thomas Gréjouine.
01:59Vous êtes responsable du programme Macroéconomie et Finances au CEPI.
02:02L'idée, c'est un peu que vous placiez un état des lieux
02:05où est-ce qu'on se trouve.
02:06Et après, on ira dans le détail, secteur par secteur,
02:08voir notamment comment ça se passe du côté des entreprises.
02:10Au niveau européen, finalement, on se souvient,
02:13notamment l'année dernière, il y avait un grand engouement en 2025
02:16en disant que la croissance européenne va s'étoffer.
02:18Il y a une réaction, notamment du fait de la guerre en Ukraine.
02:21On a bien sûr d'autres événements géopolitiques par la suite.
02:24Quel est le cadre aujourd'hui ?
02:25Quelle est la situation économique européenne ?
02:26Est-ce que finalement, on se rend compte qu'il y a toujours énormément de divisions ?
02:30Ou est-ce qu'on commence à voir effectivement la mise en place des budgets,
02:33notamment dans le cadre militaire ?
02:34Comment ça avance à cet égard ?
02:35Ça avance au niveau des États.
02:38Par exemple, quand on parle des dépenses militaires,
02:40l'Allemagne a augmenté ces trois dernières années ses dépenses militaires
02:43de près de 50%.
02:44La Pologne aussi, il y a eu une très forte augmentation des dépenses militaires depuis 2020.
02:53En matière énergétique, on a diversifié nos sources d'approvisionnement.
02:59On est moins dépendant du gaz russe, mais on a troqué un peu ça contre une dépendance
03:04beaucoup plus forte aux GNL Qatari ou aux GNL américains.
03:10Donc il y a évidemment des progrès depuis quelques années.
03:14Mais le problème, et ça d'un point de vue macroéconomique, c'est que les autres zones économiques avancent beaucoup
03:19plus vite.
03:20Et donc quand on parle de souveraineté, quand on parle de rivalité technologique,
03:26le problème, ce n'est pas d'avancer, ce n'est pas de faire sa révolution par rapport à soi
03:30-même,
03:31c'est d'avancer aussi vite que nos grands concurrents.
03:34Et donc là, quand on regarde, par exemple, les investissements industriels annoncés dans le monde
03:40et qu'on prend une période relativement longue pour avoir un peu de recul,
03:42vous prenez la période 2016-2024,
03:46l'Union européenne, c'est 8% des investissements industriels dans le monde.
03:49Les États-Unis, c'est 17%, donc c'est presque le double.
03:53Et l'Asie, c'est plus de 50% des investissements industriels dans le monde.
03:57Quand vous prenez sur la même période les giga-investissements,
04:00c'est-à-dire ceux qui sont supérieurs à 5 milliards de dollars,
04:04l'Union européenne, c'est 2% des giga-investissements dans le monde.
04:08C'est-à-dire, c'est autant que l'Océanie.
04:11En termes de grandeur, effectivement, ça permet de montrer qu'il y a un grand décalage.
04:14Et on le paye aussi en termes de productivité, puisqu'on voit qu'il y a un grand écart.
04:18Oui, il y a un grand écart.
04:18L'Europe décroche relativement en termes de productivité par rapport aux États-Unis,
04:24mais surtout à l'Asie.
04:27Et donc voilà, on peut prendre la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide,
04:33parce que oui, il y a des progrès.
04:34L'Union européenne a fait, il y a différents textes qui sont passés,
04:38les dépenses militaires augmentées.
04:40Il y a différentes initiatives, mais elles restent malheureusement insuffisantes.
04:43Elles prennent trop de temps, et on reviendra peut-être tout à l'heure,
04:46par exemple d'un point de vue militaire.
04:48Le problème, c'est que si vous faites des dépenses militaires,
04:51mais qu'elles sont orientées davantage vers les États-Unis,
04:55en termes de souveraineté européenne, c'est une mauvaise nouvelle.
04:58Peut-être juste un chiffre pour illustrer ça.
05:01Quand on prend les équipements militaires,
05:04donc en gros, un tiers de nos équipements militaires sont importés.
05:07Et 50% au niveau européen de ces importations viennent des États-Unis.
05:12Mais ce qui est un peu alarmant, c'est qu'alors qu'il y avait 40%
05:17de ces importations encore à la fin de la période 2014-2019,
05:23on est passé à plus de 50%.
05:25C'est-à-dire qu'on a augmenté notre dépendance aux importations américaines
05:29en matière d'équipements militaires.
05:31Donc tout le contraire de ce qu'il aurait fallu faire.
05:33En fait, on avait l'illusion qu'avec la guerre en Ukraine,
05:36il y aurait un réveil réel européen.
05:38Alors certes, il y a un réveil financier, c'est-à-dire en termes de dépenses,
05:40mais quand on regarde effectivement du côté militaire,
05:43en tout cas dépenses militaires, achats militaires et également énergétiques,
05:46finalement on a une dépendance américaine qui est très importante.
05:50Raphaël Thouin, je me souviens qu'on avait évoqué en septembre ensemble
05:52aussi cette thématique de la défense, défense européenne.
05:56De mémoire, on nous disait effectivement qu'il y a un réveil
05:58parce que vous êtes en contact avec beaucoup d'entreprises
06:00de la défense et du secteur militaire en Europe.
06:03Comment ça a évolué depuis ?
06:04Est-ce que notamment les derniers événements géopolitiques en Iran,
06:07ça a été un déclic ?
06:08Et est-ce que, parce que je vais échanger par la suite,
06:11on avait reçu un autre invité qui nous parlait plutôt du segment
06:13private equity, où il aidait notamment dans le secteur militaire,
06:15il nous disait, on a des belles pépites en Europe,
06:18mais en revanche, on a une difficulté à monter en gamme,
06:20à voir des filières industrielles,
06:21donc c'est vraiment du cas par cas
06:23et on n'a toujours pas l'échelle finalement industrielle européenne
06:26qui se met en place.
06:26Est-ce que c'est votre avis aussi ?
06:28Alors, ça reste chaotique, ça reste insuffisant,
06:31ça reste aussi trop fragmenté,
06:33qui est vraiment le mal qui nous ronge en Europe
06:35avec des programmes militaires qui restent malheureusement trop indépendants
06:38les uns les autres.
06:39En revanche, si on doit prendre un exemple
06:41de ce que la souveraineté européenne peut faire,
06:43de ce que c'est que cette prise de conscience,
06:45tant en termes budgétaires qu'industriels,
06:47la défense est quand même un joli cas de figure,
06:49où on a des grands champions européens
06:52qui sont parmi les leaders sur leurs marchés respectifs, d'une part,
06:56qui d'autre part aussi réfléchissent à ce que vous venez de dire,
07:00à savoir qu'effectivement, quantité d'équipements militaires
07:02sont aujourd'hui importés, et il y a une demande publique nette
07:05sur le fait qu'on soit capable de s'approprier ces nouvelles technologies.
07:09Donc, on voit des bons technologiques,
07:10alors qu'ils vont prendre du temps,
07:12mais une volonté d'étendre l'assiette opérationnelle
07:14de certains de ces acteurs,
07:16on va parler de satellites,
07:17on va parler de missiles et de défense solaire,
07:21on va parler de toute une série d'équipements
07:22qui aujourd'hui sont importés des États-Unis
07:24et doivent être dans les 3, 5, 10 ans
07:27produits en Europe par ces grands champions.
07:30Et puis, une dernière remarque aussi,
07:32et chez TQO, on fait beaucoup de ses financements
07:34sur le private equity,
07:35on a toute une filière de petites et moyennes entreprises
07:40performantes, agiles,
07:41qui sont capables de monter en cadence
07:43pour accompagner cette prise de conscience
07:46et ces déploiements budgétaires.
07:47Tout à fait remarquable,
07:49en France, la base industrielle et technologique de défense,
07:52c'est 4 000 petites entreprises
07:54qui vont fournir ces grands donneurs d'ordre nationaux.
07:57Et donc, cette combinaison d'un savoir-faire technique
08:00et historique
08:01et de ces déploiements de capitaux
08:04qui sont massifs,
08:05et ça, de ce point de vue-là,
08:06il n'y a pas de débat,
08:07fait que finalement, là, on a un exemple.
08:09On est capable,
08:10quand l'enjeu l'exige,
08:12et qu'il y a une forme de prise de conscience,
08:14de se mobiliser
08:15et de faire fonctionner notre industrie.
08:17Donc, on ne va pas être trop enthousiaste
08:19et on va regarder un petit peu
08:20comment tout ça s'exécute,
08:21mais c'est peut-être ça aussi
08:22un signe que demain,
08:24sur la technologie,
08:26sur la pharma
08:26ou sur d'autres thématiques de souveraineté,
08:28on aura peut-être cette capacité à se mobiliser.
08:31Oui.
08:31Je pense qu'une difficulté,
08:32en tout cas d'un point de vue militaire,
08:34c'est qu'il y a des divergences stratégiques
08:36et donc des choix stratégiques
08:37qui sont assez forts
08:40entre les pays européens.
08:42On comprend par exemple
08:42le projet d'avion du futur.
08:45Oui, c'est un bon exemple.
08:46qui a certaines difficultés
08:50ces dernières semaines,
08:51mais en fait,
08:52ça illustre bien
08:53qu'il y a des divergences stratégiques
08:54entre la France et l'Allemagne.
08:56C'est-à-dire,
08:57la France veut favoriser
09:00son industriel national,
09:03c'est-à-dire Airbus Aviation,
09:04et puis elle veut un avion
09:06qui soit compatible
09:06avec la dissuasion nucléaire.
09:09Et ça, ce n'est pas du tout
09:10l'objectif de l'Allemagne
09:12qui veut, d'une part,
09:13que ça profite davantage
09:15que la construction de l'avion du futur
09:16profite davantage
09:17à son tissu productif
09:18et qui est beaucoup moins intéressé
09:20à cette caractéristique technique
09:22liée à la dissuasion nucléaire.
09:24Et donc, en fait,
09:25il n'y a pas,
09:25comme aux États-Unis,
09:26un seul donneur d'ordre.
09:28Il y a plusieurs donneurs d'ordre,
09:30il y a plusieurs tissus industriels
09:32et donc, ça fait que
09:33c'est très compliqué
09:34de construire une souveraineté européenne
09:36parce qu'en fait,
09:37on n'a pas des intérêts communs.
09:39Ce qui me frappe dans vos commentaires,
09:41c'est que finalement,
09:42il y a cet aspect de fragmentation
09:43et d'ailleurs,
09:44qui a été utilisé en termes de termes.
09:45Et on a justement une annonce récemment
09:48et j'aimerais interroger
09:49Alex Sanchon d'Imban First
09:50à ce sujet.
09:51On a eu le 28e régime
09:53qui, grosso modo,
09:54a été dévoilé par l'Union européenne.
09:56L'idée, c'est effectivement
09:56d'avoir une simplification
09:57au niveau des entreprises
09:58en termes de création
09:59puisqu'on sait que
10:00si on veut créer une entreprise,
10:01que ce soit en France
10:02ou ensuite en Allemagne,
10:02les formalités sont complètement différentes.
10:05Votre PDG, je crois,
10:06s'est exprimé dans les échos
10:06à ce sujet.
10:07Alors, il a salué, bien sûr,
10:09l'initiative,
10:10mais il a mis en avant
10:10certains dangers.
10:12Quels sont les dangers ?
10:13Est-ce que, malgré tout,
10:14quand même,
10:14c'est un bon supplémentaire positif
10:16pour faire face, justement,
10:18à cette fragmentation
10:19des marchés européens ?
10:20Oui, tout à fait.
10:22Le danger,
10:22il est exactement celui
10:24qui vient d'être mentionné,
10:25c'est-à-dire une belle annonce
10:27et une mise en place
10:29qui reste fragmentée,
10:30qui reste nationale
10:31avec des intérêts
10:33qui sont divergents.
10:35Le 28e régime,
10:37c'est sous-tent
10:38qu'il y en ait 27 autres,
10:39évidemment.
10:39Donc, ça veut dire
10:40que pour une entreprise
10:42travaillée en Europe,
10:43ça veut dire être capable
10:44de jongler
10:44avec 27 différentes réglementations,
10:4727 administrations différentes.
10:48Donc, on ne peut que saluer
10:50cette idée de l'Europe
10:51de dire,
10:51on va faire un fast-pass,
10:54un espèce de régime commun,
10:56enfin.
10:57Vous accompagnez beaucoup
10:58de PME au niveau européen.
10:59Oui.
11:00Dans toute l'Europe,
11:01je crois, y compris
11:01Europe de l'Est, etc.
11:03Est-ce que c'est,
11:04dans les conversations
11:05que vous avez,
11:06est-ce que c'est vraiment
11:06une difficulté ?
11:07On se rend compte,
11:07les entreprises,
11:08les PME,
11:08ont cette difficulté
11:09et d'un marché à l'autre ?
11:10Oui, un exemple
11:11très parlant,
11:14on a fait une très bonne idée,
11:16la régulation commune européenne
11:17pour toutes les institutions
11:18de paiement
11:19qui permet d'avoir
11:20un passeport européen
11:21et donc,
11:22en étant régulé par un pays,
11:23avoir ensuite la possibilité
11:25d'interagir dans tous les pays,
11:26malgré tout,
11:27donc,
11:28très bonne idée,
11:28et malgré tout,
11:29mise en place
11:30où le régulateur national
11:33reste en surcouche.
11:34donc là où le régulateur européen
11:38doit essayer d'uniformiser,
11:40de faciliter l'approche au marché
11:43de toutes les entreprises innovantes,
11:45eh bien,
11:46les régulateurs nationaux
11:47gardent leurs précarés,
11:49leurs intérêts prioritaires,
11:51et donc,
11:51ce qui finit par devenir
11:52une surcouche de complexité.
11:56Malgré tout,
11:57l'image,
11:58l'idée du 28e régime,
11:59elle est excellente,
12:00il ne faut juste pas oublier,
12:02on parle de création,
12:03donc très start-up orientée,
12:06amenons toutes les PME
12:08dans cette optique,
12:10facilitons l'accès
12:12à la commande publique,
12:15les capitaux sont là,
12:17il manque un peu
12:17une volonté politique
12:18de faire en commun,
12:20et ça,
12:21c'est certain
12:22que c'est un des grands sujets
12:23de la souveraineté,
12:24il est déjà de faciliter
12:26l'administratif
12:28et le juridique
12:30pour tous ces acteurs.
12:32Vous évoquiez,
12:33sur le 28e régime,
12:34je me souviens,
12:34dans cette tribune,
12:35vous mettiez en avant,
12:36finalement,
12:36le vrai risque,
12:37c'est que ça bénéficie
12:38aux grands groupes
12:39qui, finalement,
12:40s'en sortent très bien
12:40et savent gérer
12:41ces complexités-là,
12:42et au secteur technologique,
12:44un peu ce côté
12:44start-up nation,
12:45mais au niveau européen.
12:46Qu'est-ce qu'il faudrait faire
12:47pour que ce soit plus orienté
12:49pour les PME,
12:49puisque la réalité,
12:50effectivement,
12:51du tissu économique,
12:51ça reste les PME
12:52et les ETI ?
12:54Le penser pour les PME,
12:56déjà,
12:57c'est-à-dire
12:57comprendre ce qu'est
13:01la réalité de la PME
13:04quand elle commence
13:04à vouloir s'internationaliser
13:06et en Europe,
13:08et créer les mécanismes,
13:10globalement,
13:11créer les mécanismes
13:12de la préférence européenne,
13:15une espèce de
13:16European Buyer's Act.
13:19Comme on a aux Etats-Unis.
13:21Exactement.
13:22Flécher la commande publique
13:24et acter le fait
13:27que quand on a
13:29des choix d'investissement
13:31à faire,
13:31ils doivent être
13:31prioritairement faits
13:33pour les Européens,
13:35quelle que soit la taille,
13:38et également,
13:39pas uniquement
13:39dans une logique
13:40de start-up continent,
13:43de créer plein
13:44de petites entreprises
13:45technologiques.
13:45Le tissu,
13:46il est immense.
13:48Raphaël,
13:48tu en parlais,
13:49il y a beaucoup
13:50de petites sociétés
13:50qui sont,
13:51petites et moyennes sociétés
13:52qui sont performantes,
13:54qui demandent
13:54qu'à bien fonctionner.
13:56Et donc,
13:57il ne faudra pas
13:58se tromper dans
13:59les premières annonces,
14:00elles sont bonnes,
14:01elles datent de la moitié
14:02du mois de mars.
14:02On peut créer
14:03une entreprise européenne
14:04en 48 heures,
14:05c'est à peu près
14:06du jamais vu.
14:06Quelle serait la prochaine étape ?
14:08La prochaine étape ?
14:11On va voir
14:13comme elle va sortir,
14:14mais pour nous,
14:15l'enjeu principal,
14:17il est déjà,
14:19un,
14:19à quelle vitesse
14:20sort la deuxième étape,
14:21et la troisième,
14:22c'est absolument
14:28déprioriser
14:28la juridiction nationale
14:30au profit
14:31de cette juridiction
14:33unifiée,
14:34sinon ça fera juste
14:35un mille failles supplémentaires.
14:36Thomas Jurebine,
14:37je voulais vous demander,
14:38on voit souvent en France
14:39que beaucoup d'entreprises
14:40type PME,
14:41ETI,
14:42ont des difficultés
14:42à aller à l'international,
14:44y compris international
14:44hors France,
14:45c'est-à-dire
14:45côté européen.
14:47Est-ce qu'effectivement
14:47la complexité juridique,
14:48c'est toujours un frein ?
14:49Ou en tout cas,
14:50est-ce qu'on l'exagère
14:52en règle générale ?
14:53Oui,
14:53c'est évidemment un frein
14:54puisque comme il a été dit,
14:57les réglementations
14:58notamment entre
15:00les pays européens
15:01sont différentes.
15:03Et même s'il y avait
15:04ce 28e régime
15:06qui était mis en place,
15:07la jurisprudence
15:09resterait nationale.
15:11Ça limite effectivement
15:12la portée de cette annonce.
15:13Les systèmes fiscaux
15:15sont différents,
15:16les administrations
15:18sont différentes
15:19et donc c'est très compliqué,
15:20notamment si vous êtes
15:21une PME,
15:24d'agir à l'étranger.
15:26Donc pour une multinationale,
15:27c'est beaucoup plus facile.
15:28Vous avez évidemment
15:29des services juridiques
15:30qui vous permettent
15:31d'élargir votre activité
15:34dans d'autres pays.
15:35Pour une petite PME,
15:36c'est évidemment
15:36beaucoup plus complexe.
15:38Donc oui,
15:38c'est un frein.
15:39Il y a des études
15:40récemment justement
15:41sur les barrières
15:42au sein des pays
15:44de l'Union européenne
15:46et pour comparer ça
15:46avec les barrières
15:48à l'extérieur
15:49comme les barrières tarifaires.
15:50Est-ce qu'on montre
15:51ce type d'études ?
15:52C'est que notamment
15:53pour tout ce qui est
15:53échange de services,
15:55ces barrières,
15:56c'est presque 100%
15:59équivalent
15:59à une barrière tarifaire.
16:01Donc il y a des freins
16:02très importants
16:03au sein de l'Union européenne
16:04mais c'est lié aussi
16:05au fait qu'on a
16:06des systèmes sociaux
16:08différents,
16:08on a des systèmes
16:09fiscaux différents
16:10et donc au final,
16:11c'est des États
16:12qui sont différents.
16:13Donc c'est assez normal aussi
16:15qu'on ait aujourd'hui
16:16ces barrières.
16:17Il y a un dernier point
16:18que j'aimerais qu'on évoque
16:19pendant les 8-9 minutes
16:20qui nous restent,
16:21c'est l'euro,
16:21bien sûr,
16:21la souveraineté est liée
16:22à la monnaie.
16:23J'aimerais vous faire rebondir
16:24d'abord Fabrice Le Gall,
16:26vous êtes responsable
16:28du marché français
16:30chez l'EPI.
16:31Donc vous avez
16:31un des éléments
16:32qui va être important
16:33bien évidemment
16:34en termes de souveraineté,
16:35c'est les infrastructures
16:36et notamment
16:37les infrastructures de paiement.
16:38On ira un peu sur l'euro,
16:39un peu sur notamment
16:40le rôle de la BCE
16:41à cet égard.
16:42Mais vous essayez justement
16:43de lutter entre guillemets,
16:44en tout cas faire face
16:45aux acteurs américains
16:46visa Mastercard.
16:47Vous essayez de vous regrouper
16:49au niveau européen.
16:50Est-ce que vous pouvez déjà
16:51dire à nos auditeurs,
16:52téléspectateurs,
16:53en quoi justement,
16:54parce que c'est un peu éloigné,
16:55il faut bien reconnaître
16:55pour Lucky Dame,
16:56les paiements,
16:57en quoi c'est un élément
16:57de souveraineté qui est important
16:59et qu'est-ce qui a été fait récemment ?
17:01Alors aujourd'hui,
17:01on fait plus qu'essayer
17:02puisqu'on est déjà lancé
17:05et on est extrêmement contents
17:07de la prise de Wiro
17:10au sein des citoyens européens.
17:13Aujourd'hui,
17:14on parle de 52 millions
17:16de citoyens européens
17:18qui peuvent utiliser Wiro.
17:20Donc c'est clairement déjà
17:21une première brique,
17:23une première étape
17:23qui pour nous est essentielle
17:25et déterminante
17:26et très très promettose
17:27pour la suite.
17:29Aujourd'hui,
17:30Wiro est le fruit
17:31d'une société privée,
17:33le fruit d'une construction
17:34européenne,
17:35d'établissements bancaires
17:37et d'industriels du paiement
17:38qui se veut,
17:41où notre vocation
17:42allait clairement
17:42de proposer
17:43un portefeuille digital
17:46unique, sécurisé
17:47et harmonisé
17:47au niveau européen.
17:49Et donc en utilisant
17:51nos propres infrastructures européennes.
17:54Ce qu'on a l'habitude de dire,
17:55c'est une solution
17:57qui est faite par des Européens
17:58pour des Européens
17:59et qui se veut clairement
18:01être complètement indépendante
18:02des systèmes
18:04et services de paiement
18:05qu'on peut trouver
18:06outre-Atlantique
18:07et même en se préparant
18:08ce qui peut arriver d'asile.
18:10Mais aujourd'hui,
18:12on y va par étapes
18:14puisque la première étape
18:16était de mettre
18:17dans les mains
18:17des consommateurs.
18:20Grâce à vous, Christophe,
18:21vous êtes, j'en suis sûr,
18:22un utilisateur de Wiro.
18:23Vous avez déjà vu
18:26cette marque-là
18:27pour transférer de l'argent
18:29entre particuliers.
18:31Et notre prochaine grande étape
18:33est le lancement
18:34d'un service
18:35de paiement sur Internet
18:36qui est déjà prêt,
18:38qui a été lancé en Allemagne,
18:39qui a été lancé
18:40la semaine dernière
18:40en Belgique
18:41et qui arrive en France
18:42en octobre 2026.
18:46Est-ce qu'on voit
18:46une acceptation
18:47plus dans certains pays
18:48que dans d'autres ?
18:49Vous parliez notamment
18:49d'un lancement en Allemagne.
18:50Est-ce que c'est plus difficile
18:52dans certains pays
18:52où les utilisateurs
18:55comprennent moins l'intérêt
18:56d'aller vers d'autres alternatives ?
18:57La concurrence,
18:59ce qu'il faut voir,
18:59c'est qu'en Europe,
19:00on arrive dans un écosystème
19:03où il y a à peu près
19:05une quarantaine de...
19:06On parle de fragmentation
19:07des paiements.
19:08Il y a une quarantaine
19:09de solutions de paiement
19:10qui existent,
19:11qui sont avant tout
19:13pour certaines domestiques.
19:15Et les seules solutions
19:16qui marchent
19:16entre différents pays,
19:18malheureusement,
19:18elles sont plutôt
19:19à chercher du côté américain.
19:21autour des services
19:23de la carte.
19:24Les concurrences
19:25sont différentes
19:25d'un pays à l'autre.
19:27Et on voit clairement
19:29des usages
19:30qui sont différents
19:31d'un pays à l'autre.
19:32Si on prend le cas
19:33de la France,
19:34on est clairement
19:34de gros utilisateurs
19:36du moyen de paiement carte
19:38par opposition
19:39avec nos voisins
19:40belges
19:41ou néerlandais
19:42qui, eux,
19:42vont utiliser
19:44le QR code.
19:45Donc nous,
19:46aujourd'hui,
19:46on arrive sur une solution
19:47qui va couvrir
19:48ces deux cas d'usage-là
19:50pour pouvoir accompagner.
19:52On n'a pas vocation
19:53à battre
19:54les grands acteurs
19:56américains,
19:57mais clairement
19:58de pouvoir proposer
19:59une alternative
20:00européenne,
20:01crédible.
20:03Et la situation actuelle
20:05joue plutôt
20:05en notre faveur
20:06dans cet acte
20:08de prise de conscience
20:08de la part du citoyen.
20:10Ça, c'est sur
20:10les infrastructures
20:11de paiement.
20:12Évidemment,
20:12ça nous permet
20:13de faire le lien
20:14avec la monnaie,
20:15l'euro.
20:15On va recevoir
20:16en deuxième partie
20:17Charlotte Field
20:17de l'Atlantic Council.
20:19On l'avait reçu
20:19il y a quelques mois
20:21de cela,
20:21il nous parlait
20:21finalement de ce processus
20:22de dédolarisation.
20:23J'aimerais vous interroger
20:24plutôt sur l'acceptation
20:26internationale de l'euro
20:26et notamment Raphaël Thouin.
20:29Est-ce que les derniers événements,
20:31alors est-ce que vous voyez
20:31par exemple déjà
20:32dans les flux,
20:33est-ce que les derniers
20:33événements géopolitiques
20:34et bien sûr
20:35de l'administration Trump
20:35est une opportunité
20:37pour qu'il y ait
20:37une plus large acceptation
20:38de l'euro ?
20:39Parce que la réalité,
20:40il faut se rappeler,
20:41si on remonte à plus de 26 ans
20:43de cela,
20:43lorsqu'on a eu l'euro,
20:45l'idée c'est d'avoir
20:46un outil de souveraineté,
20:47ça a été quand même
20:48un peu compliqué,
20:49on l'a vu,
20:49le parcours.
20:50Est-ce qu'il y a un changement ?
20:51On le constate
20:52parce que finalement
20:53la dédolarisation commence
20:55et il n'y a pas
20:55une myriade d'alternatives,
20:57ça ne va pas être le yuan
20:58ou en tout cas
20:58de manière assez marginale.
21:00Donc l'euro
21:00est la seule alternative crédible.
21:02Alors effectivement,
21:03le phénomène
21:03de dédolarisation,
21:04il est réel,
21:05il est en cours
21:06et vous le connaissez
21:06parfaitement bien.
21:08Il y a une forme
21:09de défiance
21:09vis-à-vis du dollar.
21:10Il y a d'ailleurs
21:11au-delà de ça
21:12une forme de défiance
21:13vis-à-vis de l'investissement
21:14aux Etats-Unis.
21:15On se rend compte
21:15que finalement
21:16investir en dollars
21:17c'est un geste politique
21:18que certains acteurs
21:20internationaux
21:21sont assez nerveux
21:22vis-à-vis de ce geste
21:23et on pensera au Moyen-Orient,
21:25on pensera à l'Asie
21:25et ces investisseurs
21:27aujourd'hui
21:27regardent ailleurs.
21:28Ils cherchent à diversifier,
21:30ils cherchent à se désensibiliser
21:31et ils cherchent à le faire
21:33d'autant plus
21:33que les années précédentes
21:35depuis le Covid
21:36ont été marquées
21:37par un fort afflux
21:39des investissements mondiaux
21:41vers les Etats-Unis.
21:42Pour un dollar investi
21:43ces cinq dernières années,
21:4580 centimes
21:46ont été aux Etats-Unis.
21:47Donc il y a une forme
21:48de déséquilibre
21:49qui s'est créé,
21:50un rééquilibre est en cours
21:51et vous l'avez bien dit
21:52dans votre question,
21:53quand vous regardez
21:54autour de vous
21:54et que vous cherchez
21:55un autre marché liquide,
21:56profond, organisé,
21:58avec un cadre légal
22:01serein,
22:02effectivement l'Europe
22:03est un petit peu seule
22:03en jeu,
22:04donc l'Europe doit
22:05pouvoir bénéficier
22:06ce cadre
22:07et l'euro évidemment
22:08en filigrane aussi.
22:09On ne va pas dire
22:10que c'est une valeur refuge
22:11aujourd'hui l'euro,
22:12ce n'est pas le nouveau dollar
22:13mais on sent qu'on est
22:14dans ce processus
22:15qui est en train
22:15de se mettre en place
22:16au moins en tout cas
22:17sur les marchés.
22:19Et puis je ferai le lien
22:21avec ce qu'on disait précédemment,
22:22cette thématique de souveraineté,
22:23nous on la voit un peu
22:23comme une méga tendance,
22:25il y a beaucoup de budgets
22:26qui sont dépensés,
22:27une vraie volonté politique,
22:29alors c'est chaotique,
22:30on a envie d'être cynique,
22:32on a envie d'être sceptique,
22:33sauf que les budgets existent,
22:35ils commencent à être déployés
22:36et peut-être ce cynisme
22:38qui est très européen,
22:39peut-être même très français,
22:40tout le monde
22:41ne le partage pas nécessairement.
22:42Et quand vous regardez
22:43les grands investisseurs internationaux,
22:45ils regardent l'Europe
22:46avec un œil gourmand.
22:48J'en veux pour preuve
22:49par exemple
22:50quantité de grands
22:51gérants d'actifs internationaux
22:53qui aujourd'hui
22:54s'orientent vers l'Europe,
22:55s'installent en Europe,
22:56ouvrent des bureaux
22:57à Paris et ailleurs.
22:59Quelle est la raison ?
22:59Le constat c'est que
23:00il y a beaucoup de budgets,
23:02beaucoup de dépenses,
23:03c'est la volonté de lancer
23:04une grande phase de CAPEX,
23:06de dépenses d'investissement
23:07en Europe,
23:08la défense,
23:09la décarbonation,
23:10les infrastructures,
23:12le digital,
23:13et qu'aujourd'hui
23:14les marchés de capitaux européens
23:15ne sont pas capables
23:16de porter ces dépenses,
23:17ne sont pas capables
23:18de financer
23:19ces grands plans de dépenses.
23:21Et donc ça,
23:22dans les yeux
23:22de nos grands investisseurs
23:23internationaux,
23:24c'est une opportunité
23:25et ils affluent vers l'Europe.
23:27Donc aussi,
23:28c'est à nous
23:28de prendre conscience
23:29de cette opportunité
23:30et d'un point de vue investisseur,
23:31en tout cas chez TKO,
23:32on considère qu'en termes
23:33de performance sur le long terme,
23:35ça doit être
23:36un relais de performance.
23:37Vous allez avoir
23:38la lourde tâche de conclure.
23:39J'ai une dernière question,
23:40je l'ai dit en introduction,
23:42je suis plus sceptique
23:42sur la relance européenne,
23:45le réveil européen.
23:46Quand je discute
23:46avec des investisseurs
23:47nationaux asiatiques,
23:49souvent ils me disent
23:49effectivement,
23:50il y a ces opportunités-là
23:51et ça fait parfaitement sens.
23:53En revanche,
23:53il y a le point noir,
23:54c'est-à-dire la question
23:55de la dette publique
23:56et souvent malheureusement
23:56la question de la France est là.
23:58Est-ce que pour vous
23:59c'est un vrai problème
24:00ou finalement,
24:01dans tous les cas,
24:01ce sera géré,
24:02d'ailleurs parce qu'on a
24:03une banque centrale
24:04qui peut toujours intervenir
24:05et qui a une force de frappe ?
24:06Est-ce qu'on exagère
24:07ce problème de dette publique,
24:09en tout cas du point de vue
24:10attractivité des capitaux ?
24:11C'est un autre sujet
24:12en termes de croissance.
24:13Vous avez raison,
24:14c'est un vrai problème
24:15qui ronge l'Europe,
24:17les capacités budgétaires
24:18sont limitées.
24:19Elles ne sont pas nulles,
24:20elles existent.
24:21On sait que l'Allemagne
24:21est un relais,
24:23on sait que la mutualisation
24:24des budgets en est un autre
24:26et dans le cas de la Défense,
24:27il y a eu ce programme SAFE
24:28de prêts mutuels
24:30qu'on fait aux États souverains
24:32qui a l'air de bien fonctionner
24:34en tout cas.
24:35Et puis il y a aussi
24:36la capacité de faire appel
24:38à l'épargne publique.
24:39Et ça, c'est une vraie dimension,
24:41un vrai relais.
24:42Le taux d'épargne en Europe,
24:43il est supérieur à 15%.
24:45Cette épargne, elle dort.
24:47Plus de la moitié de l'épargne,
24:48elle est sur des supports monétaires
24:51ou sans risque.
24:52Là où aux États-Unis,
24:53le taux d'épargne est de 4%.
24:54Donc là, il y a un gigantesque
24:56gisier d'investissement potentiel.
24:58Il faut être en capacité
24:59de le flécher,
25:00de financer notre souveraineté,
25:02d'avoir les véhicules nécessaires
25:03pour se faire aussi.
25:04Mais finalement,
25:05il y a des relais de budgétaires
25:06qui peuvent peut-être
25:08se substituer dans une certaine mesure
25:09à la nécessité de faire
25:10du déficit en permanence.
25:12Et puis peut-être,
25:13excusez-moi,
25:13je suis un grand optimiste.
25:15Mais c'est bien,
25:15ça permet d'équilibrer par rapport à moi.
25:16Je vais finir sur une note optimiste.
25:19Peut-être même qu'on va voir
25:21finalement une sorte de marge
25:23de manœuvre se créée.
25:24Les déficits pourraient se résorber.
25:26On a eu des bonnes nouvelles en France
25:28de mauvais élèves
25:30qui, semble-t-il,
25:31est en une forme
25:32de consolidation fiscale.
25:34Des 6% d'il y a 12-18 mois,
25:37on sera plus proche,
25:37peut-être même,
25:38d'inférieur à 5%
25:39dans quelques mois
25:40à la fin d'année.
25:41Donc même peut-être,
25:42il y a un espoir
25:42de ce point de vue-là,
25:43une forme de prise de conscience
25:44dans la douleur
25:45et le fracas.
25:47on se dégage
25:48des marges de manœuvre.
25:49Si on a un peu d'inflation,
25:50la baie,
25:51ce n'augmente pas les taux,
25:51c'est bien aussi pour la dette.
25:52Donc on verra bien sûr
25:53comment ça va se dérouler,
25:55mais ça peut être un élément.
25:56Merci beaucoup à vous messieurs
25:58pour avoir fait ce panorama
25:59sur la souveraineté européenne.
26:00Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires