- il y a 8 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00À un peu plus de 23h sur BFMTV, on va vous parler maintenant d'une question.
00:05On se pose vraiment cette question depuis cet après-midi.
00:08Va-t-on insister dans les prochaines heures à ce retour de la guerre ?
00:11Puisqu'il y a ce président américain qui s'est exprimé sur son réseau social.
00:14Trousse puis dans l'émission Sunday Morning Future sur Fox News.
00:18Long entretien de 30 minutes.
00:20Et on sent bien que dans les propos de Donald Trump, le nucléaire reste la priorité.
00:24Que les uraniens n'ont absolument rien cédé sur ce point.
00:27Écoutons le président américain lors de cette interview téléphonique.
00:32Eh bien, nous allons instaurer un blocus.
00:34Cela prendra un peu de temps, mais il sera effectif très prochainement.
00:38Nous avons eu des réunions hier.
00:39Comme vous l'avez dit, elles ont duré 21 heures.
00:41C'était une très longue réunion.
00:44Nous avions d'excellents représentants.
00:46Comme vous le savez, J.D., Steve et Jared.
00:49Nous étions donc bien représentés.
00:51Mais nous n'avons pas réussi à aborder la question essentielle.
00:53Ils veulent se doter de l'arme nucléaire.
00:55Ils n'auront pas l'arme nucléaire.
00:57Je le dis depuis 30 ans.
00:59Je n'aurais jamais permis que cela se produise avant d'entrer en politique.
01:02Et ce pays ne possédera pas l'arme nucléaire.
01:04La plupart des pays ne devraient d'ailleurs pas y avoir accès.
01:08Ça reste aujourd'hui une priorité, si ce n'est la priorité de cette guerre, Lovarinelle ?
01:13Je crois que c'est...
01:14C'était l'objectif de cette guerre.
01:15Mais il ne faut pas oublier ce que c'est que les Etats-Unis dans l'histoire de la non
01:19-prolifération iranienne.
01:21Il y avait un accord.
01:22Enfin, un accord.
01:23Un processus d'accord qui était le JCPOA.
01:27Seigneur 2015 déchiré par Donald Trump en 2018.
01:29Il l'a déchiré.
01:30Et aujourd'hui, ce président voudrait que le monde, entre guillemets, de la non-prolifération iranienne,
01:38revienne à minima à la même époque pour avoir mieux.
01:41Sauf que ce n'est plus possible.
01:43Le fait d'avoir atteint les 60% d'enrichissement, pour comprendre pour nos téléspectateurs,
01:49avant, ils étaient à moins de 10%.
01:51On avait détecté 20%.
01:52Et tout ça est allé très vite, en plus.
01:53Et c'était du civil.
01:55Ils ont eu des centrifugeuses qui faisaient l'objet, justement, de négociations dans le cadre de l'accord.
02:00C'est les IR6, en fait, qui vous permettent d'accélérer, sur le plan technique et aussi de temps, l
02:07'enrichissement.
02:07Ces centrifugeuses ont permis d'aller à 60%, entre 0 et 60,
02:11c'est le plus difficile.
02:12Entre 60 et 90, donc le seuil militaire, pour un programme militaire, à 60%, on est sur un seuil militaire.
02:18Effectivement, c'est une question de temps.
02:20Donc là, Donald Trump, là, ce qu'il joue, c'est aussi sa crédibilité du premier mandat
02:24et toute la crédibilité d'une stratégie américaine d'avoir dit non à un accord qui était imparfait.
02:30On pourrait en reparler.
02:31Mais effectivement, là, c'est aussi tout aussi important, j'allais dire, existentiel pour lui, personnellement, que pour les Iraniens.
02:39Donc lui, quand il dit refuser de renoncer, ce qu'il ne dit pas, c'est qu'en réalité, nous
02:43sommes en train d'acter ce qu'on appelle une dissuasion implicite de la part des Iraniens.
02:48Et c'est un changement de posture stratégique.
02:50En gros, les Iraniens, ils disent, maintenant, nous savons faire, c'est nous qui décidons quand est-ce que nous
02:55allons l'avoir.
02:55Ce n'était pas le cas avant.
02:57L'Ova, regardez ce que nous dit le directeur de l'Institut, Issam Fares, de politique publique et d'affaires
03:01internationales à l'université américaine de Beyrouth.
03:03Il s'appelle Joseph Baut, il a été joint par la tribune ce dimanche.
03:06Il est surréaliste qu'après 40 jours de conflit, ils doivent rediscuter de choses qui étaient presque résolues avant la
03:11guerre.
03:11Il rappelle d'ailleurs qu'avant la guerre, la République islamique s'était dit prête à s'en séparer en
03:16échange d'une levée des sanctions.
03:17Franchement, est-ce qu'on pouvait y croire ?
03:18Et est-ce que sur ce point, sur les discussions sur le nucléaire, on a fait là 40 bons en
03:22arrière ?
03:24C'est comme les Trois-Dormuz, il y avait des choses qui n'étaient pas là avant et puis après
03:28elles deviennent plus graves.
03:29Ce que je peux dire sur la question de l'obtention de l'arme nucléaire, les Iraniens jouent sur des
03:34subtilités qui parfois nous échappent.
03:36En fait, les Iraniens ont toujours dit, nous, on va avoir ce droit, en fait.
03:40On ne veut pas avoir l'arme nucléaire, on veut avoir le droit qu'un jour on puisse l'avoir
03:45si on le décide.
03:46En fait, c'est la question politique.
03:46Ça sert à quoi du coup ?
03:48Non, non, non.
03:48Et donc, en fait, la communauté internationale qui détecte en 2006, effectivement, le fameux programme AMA,
03:53donc ce programme militaire, dit, en fait, on va vous demander de ralentir,
03:59de ne plus être capable d'avoir ce seuil, ces fameux 60% dont je parlais.
04:02Et c'était tout l'enjeu, en fait, du JCP, ce qu'on appelait, ça rallongeait le temps de percer.
04:06Donc, on n'a jamais dit, jamais au grand jamais, qu'il ne soit pas capable.
04:09On dit, on ralentit.
04:11Ralentir, ce n'est pas arrivé à ce 60%.
04:13Mais est-ce qu'il l'aurait fait en échange de la levée des sanctions ?
04:15On n'est pas sûr de ça.
04:16Alors, j'ai dit difficulté parce que les Iraniens, c'est aussi des champions du monde de la duplicité diplomatique.
04:21Et c'est toute la difficulté.
04:22Et c'est sur ça qu'effectivement, les Israéliens, à raison, et les Américains, à raison, nous ont pointé du
04:27nom.
04:27Ils ont dit, vous êtes bêtes, vous n'avez rien compris.
04:29Ils sont en train de vous arnaquer.
04:30Sauf qu'en fait, peut-être, mais les négociations ont permis, effectivement, je rappelle à l'époque du JCPOA,
04:36l'Agence internationale à l'énergie atomique a toujours dit, ça se passe plutôt bien.
04:40On a des inspections.
04:42Pas totales, pas tout ce qu'on voudrait, mais on arrive à rentrer, on arrive à voir.
04:45Là, en fait, on ne voit plus ce qui se passe.
04:48Et donc, en fait, il n'est pas exclu qu'au moment où je vous parle, il se passe des
04:50choses dans ces fameuses villes souterraines
04:52qu'on ne contrôle pas sur la question nucléaire.
04:54Donc, en fait, la vraie réalité, c'est est-ce que les Iraniens, aujourd'hui, veulent avoir la bombe ?
04:59Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est existentiel pour eux.
05:02Et franchement, avec ce qui s'est passé, la menace existentielle avec les déclarations israéliennes qui disent que nous,
05:08on veut faire tomber le régime, pour le régime, la bombe atomique, c'est une sanctuarisation de leur existence.
05:13Et donc, maintenant, on est passé à quelque chose de plus, on va dire, urgent pour eux.
05:18Et j'ai du mal à croire qu'il y aura un rétropédale.
05:19Donc, ils vont négocier sur des...
05:21Donald Trump dit ce matin, ils n'auront pas l'arme nucléaire.
05:23Ils n'auront pas l'arme nucléaire, il en fait une priorité.
05:25Ulysse, il dit aussi Donald Trump qu'ils vont revenir à cette table des négociations.
05:28Qu'est-ce qu'il peut espérer de la part des Iraniens, du point de vue nucléaire ?
05:33D'abord, c'est très important, avec le recul, de se souvenir qu'on ne peut pas régler en 24
05:40heures 47 ans de conflit.
05:44Premièrement, on ne peut pas régler en 24 heures les 10 ans de négociations qui ont été menées par les
05:51Européens et les Américains
05:52jusqu'au retrait de Donald Trump en 24 heures.
05:55Donc, c'était illusoire de penser qu'on puisse arriver à un accord.
05:58Donc, ce qu'il faudrait pouvoir créer, si on veut, une négociation, c'est un climat de confiance.
06:04C'est-à-dire pas des...
06:05Non, mais ça paraît...
06:07Ça paraît fou ce soir.
06:08Non, non, mais c'est plus facile de créer un climat de confiance que d'obtenir des résultats sur des
06:12points irréconciliables.
06:14Confiance, pardon, entre les Américains et les Iraniens ?
06:16Des deux délégations, c'est-à-dire la volonté réelle d'arriver à un accord, malgré les divergences.
06:22Si ce climat existe, alors on peut effectivement progresser, mais ça prendra des semaines.
06:27Donc, pour ne pas dire des mois, pour le Vietnam, ça a pris des années.
06:32Donc, ces négociations étaient vouées à l'échoque et G.D. Vance ne pouvait pas revenir à Washington en disant
06:38« J'ai obtenu ça et ça des Iraniens » parce qu'il aurait été accusé d'avoir tout cédé.
06:42D'avoir tout saboté.
06:43Déjà, quand Trump a décidé de cesser le feu, en Israël, le Benjamin Netanyahou a été accusé d'avoir accepté
06:50un accord dévastateur.
06:51Donc, il fallait en avoir conscience.
06:54Maintenant, est-ce qu'il peut y avoir une reprise des négociations ?
06:56C'est la question qui est vraiment posée ce soir.
06:58Est-ce qu'elle peut reprendre parce que, justement, il y a la menace du blocus ?
07:02Est-ce que si le blocus est vraiment mis en œuvre et que les ports iraniens sont bloqués,
07:06est-ce que ça peut inciter les gardiens de l'évolution à revenir ?
07:09C'est toute la question.
07:10Et est-ce que Donald Trump peut faire des gestes à nouveau,
07:13plutôt que de réaffirmer qu'il est prêt à détruire l'Iran en une heure ?
07:17C'est ce qu'il a dit encore aujourd'hui sur la télévision Fox News.
07:19En une heure, je peux détruire.
07:22Donc, c'est là quand je dis qu'il n'y a pas de climat de confiance.
07:25Les Iraniens ne font pas confiance aux Américains lorsqu'ils négocient.
07:29Et les Américains pensent aussi que les Iraniens font preuve d'une duplicité telle
07:34qu'on ne peut pas non plus leur faire confiance.
07:36Donc, c'est extrêmement difficile.
07:37Est-ce que la seule solution pour en sortir, c'est la guerre ?
07:40Voilà la question.
07:41Lovarinelle, suivez-moi parce qu'on va voir ce que nous révèlent nos confrères du Télégraph.
07:45Images à l'appui avec des images satellites de ces derniers jours qui nous parviennent.
07:49On va les découvrir ensemble.
07:50Il y en a deux.
07:52On est sur les abords du site nucléaire d'Ispan.
07:55On est à 300 km au sud de Téhéran, là où on couvertit l'uranium.
07:59Alors, il y a cette image du 18 mars.
08:00Et il y a des petits changements sur cette image satellite du 8 avril.
08:04Racontez-nous, qu'est-ce qu'on voit là ?
08:05En fait, là, concrètement, on voit qu'il y a eu des aménagements faits
08:09par des gravats, peut-être des enclos.
08:12J'ai du mal à voir.
08:13Mais effectivement, le but, c'est de protéger le site et les entrées.
08:16C'est les Iraniens qui se barricadent, là, actuellement.
08:18Exactement.
08:19Vous avez trouvé le bon mot.
08:20C'est « ils barricadent l'entrée, les entrées de ce site ».
08:23Ce qu'il faut comprendre, pour nos téléspectateurs,
08:25l'Ispan, ce n'est pas un site d'enrichissement,
08:27c'est un site de conversion de l'uranium.
08:29Donc, en fait, le minerai, vous le sortez de terre.
08:31Et en fait, pour qu'on puisse le transformer, effectivement,
08:35en matière, en uranium enrichi, il y a une phase importante.
08:37On parle de « yellow cake », à un moment donné, il y a ça aussi.
08:39Le « yellow cake », c'est le minerai d'uranium sorti de terre.
08:42Et ce « yellow cake », on doit le gazéifier.
08:44Et c'est cette forme-là qu'on envoie à Nathan Zouffordeau.
08:48Là, on est à Isparen.
08:49C'est cette période qui est centrale.
08:52Donc, en fait, là, ils envoient un signal.
08:53Premier, c'est la protection de leur capacité industrielle
08:56à passer, effectivement, au concret, dans un programme nucléaire,
09:01qu'il soit civil ou militaire.
09:02Parce que dans les deux cas, sans gazéification,
09:04vous ne pouvez pas y arriver.
09:05Donc, deuxième point important.
09:08Ce qu'il faut comprendre, c'est que...
09:09Et ça, c'est des bruits qu'on entendait, moi,
09:11notamment sur des informations que j'avais avec des officiels iraniens.
09:15Ils s'attendent, ils sont convaincus qu'il y aura une opération au sol.
09:18Donc, ils envoient un signal.
09:20C'est ça, le but de ces mesures défensives, là,
09:22c'est de retarder cette opération au sol
09:24qui consisterait à aller chercher, à un moment donné, cet uranium.
09:27Et justement, pour eux, c'est raccourcir le délai de reconstruction,
09:31peut-être en interne, peut-être se dire qu'à l'intérieur des souterrains,
09:33il y a certainement des dégâts.
09:35Et puis, en fait, quand vous barricadez, en fait, une offensive,
09:38elle n'est pas impossible, en fait.
09:39Mais en fait, vous exposez l'armée, enfin, les assaillants,
09:43dans une situation de vulnérabilité.
09:45Enfin, il y a des militaires qui expliqueront comment ça est possible.
09:47Mais forcément, l'armée américaine ou israélienne qui viendraient,
09:51vous imaginez bien que si tout est obstrué,
09:53ils mettront du temps et ça les expose à une vulnérabilité
09:56où on se doute bien que les Pazara ne vont pas se gêner
09:59pour pouvoir tirer sur eux.
10:01Est-ce que ces barrages qu'on voit là-bas,
10:02nouveau barrage, nouveau barrage et nouveau tas de décombres,
10:05est-ce qu'on peut facilement démanteler tout ça ?
10:07Vous qui connaissez bien un peu la culture iranienne.
10:09En fait, oui, mais ça demande en fait de l'ingénierie.
10:12C'est des pelles et des tractopelles.
10:13Alors, est-ce que les Américains viendraient avec ça ?
10:16Peut-être, je ne sais pas.
10:17En tous les cas, le but, c'est de retarder cette entrée.
10:20Mais ils envoient, à mon sens, quelque chose de plus,
10:23on va dire, marquant, notamment sur ce qui a été dit
10:26sur leurs négociations.
10:27Ils ne lâcheront pas leur programme iranien nucléaire.
10:31Et ça, c'est important.
10:32Donc, ils vont dire qu'eux, ils se préservent.
10:34Ils préservent une capacité résiduelle industrielle.
10:38Et effectivement, le site d'Ispaan, il est clé
10:42parce que c'est la première étape pour y arriver.
10:45Mais, chose importante, c'est ça, c'est ce qu'ils nous montrent.
10:48Parce qu'ils savent qu'on voit ça.
10:49Et on ne sait pas ce qui se passe ailleurs.
10:52Et justement, c'est aussi un...
10:53Peut-être aussi pour faire diversion à un moment donné.
10:56Diversion potentielle, mais aussi un signal directement à Donald Trump.
10:59Ils disent, si on négocie, sache que nous, on ne lâchera rien.
11:02Donc ça, c'était il y a quatre jours.
11:04C'est ici qu'il y aurait la moitié des 440 kilos d'uranium enrichi à 60%
11:07où vous vous dites, non, on n'en sait rien, ce n'est pas sûr.
11:10C'est ce que disait à un moment la IEA.
11:11Il le dit, effectivement.
11:13Bon, ce qu'il faut savoir, c'est que ces informations datent
11:16d'une part quand il y avait des relations avec l'Iran.
11:20Avant la guerre des 12 jours, en juin dernier.
11:21Et qu'aujourd'hui, il y a des points importants, c'est qu'il n'y a plus d'inspection.
11:24Donc on ne sait pas ce qui s'est passé depuis l'offensive du mois de juin.
11:29Depuis là, on ne sait pas ce qui s'est passé.
11:31Et il est difficile, en tout cas, de dire qu'effectivement,
11:34les 440 kilos d'uranium soient dedans, que 200 soient détruits.
11:39Mais ce qui est certain, c'est que les Iraniens veulent.
11:41Et grâce à cette incertitude, en fait, ils gagnent en dissuasion.
11:45Ils disent, écoutez, vous ne savez pas, mais maintenant, la dissuasion, elle est implicite.
11:49Et maintenant, c'est nous qui décidons si nous pouvons aller plus loin ou pas.
11:52Quand il y a 200 kilos d'uranium enrichi à 60% et on va se rasseoir,
11:56ça veut dire quoi ? Qu'on peut fabriquer combien de bombes nucléaires ? On le sait ou pas ?
11:58Écoutez, les chiffres, effectivement, parlent de 5 bombes, voire 6.
12:03Néanmoins, ce n'est pas linéaire.
12:04Avec 60% d'enrichissement d'uranium sur 200 kilos,
12:08vous n'arrivez pas à 90% sur la même quantité.
12:11Donc il y a des effets de déperdition.
12:13Et effectivement, dire 5, c'est plausible, mais ce n'est pas certain.
12:17Merci Louva, on va se renseigner.
12:18Est-ce qu'une opération, Général Sidot,
12:21est-ce qu'une opération visant à s'emparer de cet uranium par la force,
12:26c'était l'une des hypothèses encore dont on parlait,
12:29et l'un des objectifs de Donald Trump il y a encore quelques jours même.
12:33Est-ce qu'elle est aujourd'hui possible ?
12:34Comment on s'y prendrait ?
12:35C'est délicat.
12:36Je pense que c'est très délicat.
12:38Parce que c'est une opération de prise de terrain,
12:41dans la durée,
12:42pour connaître exactement où est l'objectif.
12:45C'est très délicat.
12:48C'est un exemple qui n'est pas dans la zone.
12:50Les Israéliens ont fait une opération pour récupérer les restes d'un soldat israélien.
12:53Ils supposaient qu'il était à l'endroit, il n'était pas là.
12:56C'est très délicat de se dire,
12:57tiens, l'uranium est là, je vais aller le récupérer.
13:01En plus, ça va durer.
13:02Si c'est enterré, il faut creuser.
13:03Vous imaginez le matériel qu'il faut amener.
13:05Là, ils ont embourbé deux Hercule.
13:10Vous voyez, il y a quand même...
13:11C'est pas les Hercule, pardon ?
13:11Ah pardon, les Hercule, c'est l'avion.
13:13Le quadrimoteur à hélice
13:14qui a été utilisé pour aller récupérer le dernier pilote américain.
13:18Les deux avions qui sont posés sur un terrain.
13:21Et qui n'ont pas pu en décoller.
13:22Il y a eu une prise de risque énorme.
13:23Parce qu'ils n'avaient pas étudié le terrain, pas suffisamment.
13:27Ils ont pris le risque en se disant, ça va peut-être marcher ou pas.
13:30Vous voyez, il y a une prise de risque énorme.
13:31C'est-à-dire qu'il faut des moyens gigantesques pour poser tout ça.
13:34C'est pour ça que Donald Trump a conscience que ça, c'est un objectif qu'il ne peut plus
13:37atteindre.
13:37Pour moi, c'est un objectif impossible.
13:39Et s'il fait venir des commandos ?
13:40Imaginons, même si vous dites opération complexe.
13:42Est-ce qu'il viendrait en même temps, juste après les B2 ?
13:46Comment ça se ferait si jamais, encore une fois, général, ça se faisait ?
13:50C'est une combinaison très délicate.
13:52Vous savez, quand des bombardés ont tout bombardé, après le terrain, il est impossible à utiliser.
13:56Vous ne savez pas ce qu'il y a.
13:57Si vous faites une intervention avec des troupes au sol, commando bien sûr,
14:03vous avez un type de terrain, vous étudiez le terrain, vous étudiez un itinéraire.
14:06L'itinéraire, il faut qu'il soit praticable.
14:09Si vous avez tout rasé avant, ça ne ressemble plus à rien.
14:12Trop complexe comme opération l'Ovarinée ?
14:14Trop dangereux.
14:16Trop dangereux déjà pour les militaires qui seraient sur place.
14:18Parce qu'encore une fois, une fois que vous les mettez là,
14:20vous les exposez à une capacité iranienne de riposte.
14:24Et puis après, encore une fois, l'objectif.
14:25L'objectif, si c'est pour retirer, effectivement, s'enrichit.
14:28Quelles conditions ?
14:28Je rappelle que ça parle de matière radioactive.
14:32Donc, rappelez-vous, quand on en avait parlé il y a quelques temps,
14:34Donald Trump avait dit, bon, finalement, ils sont ensevelis,
14:37ils sont en sécurité, c'est bien.
14:39Qu'est-ce qui aurait changé, en fait, depuis là ?
14:42Une offensive supplémentaire, c'est mettre en danger, effectivement,
14:46une population, pas qu'iranienne, je tiens à le préciser,
14:49s'il y a des fuites radioactives.
14:50Parce que là, on parle de matière d'un nuage radioactif
14:53qui se déplace et qui aurait, à mon avis,
14:56probablement un impact sur la zone du Golfe.
14:58Et enfin, la question de l'offensive terrestre
15:04impose aussi, pas que des militaires,
15:06mais aussi toute une capacité d'ingénieur chimique.
15:09Enfin, c'est une industrie.
15:11Et donc, pourquoi pas ?
15:12Moi, je ne dis pas qu'ils ne soient pas capables.
15:13Je dis que, faisant attention de ce dont on parle,
15:16on parle de quelque chose, il y aurait, à mon sens,
15:17des centaines et des centaines de personnes
15:19avec des camions, avec des chargements,
15:21avec une capacité aussi, vous savez, de coffrage.
15:24S'il y a une moindre émanation radioactive,
15:27on gèle tout.
15:28Vous croyez que les Iraniens, ils vont attendre
15:30que ça se passe tranquillement ?
15:33Je veux dire, tout ça me paraît quand même un peu...
15:36Relever du fantasme.
15:37Exactement.
15:37Ulrich Boudna, vous êtes d'accord avec ça ?
15:39Mais est-ce qu'il peut y avoir,
15:40allez, s'il n'y a pas d'accord,
15:41des Américains qui repartent là,
15:42avec des B2, bombarder les sites,
15:44comme on l'a vu au début de la guerre des 12 jours ?
15:47Alors, je suis complètement d'accord
15:47avec ce qui a été dit.
15:48Pour moi, ça me paraît complètement irréaliste.
15:50L'opération irréaliste,
15:50mais néanmoins, bombardement à venir
15:52sur ces sites-là, oui ou pas ?
15:53Écoutez, c'est très dur à dire,
15:54mais je pense qu'a priori,
15:55Donald Trump, ce n'est pas l'option
15:57qu'il privilégie pour le moment.
15:58Il semblerait rester ouvert à la négociation.
16:01Alors, il tente des moyens de pression
16:02de différentes façons,
16:03mais visiblement, la carte militaire,
16:04ce n'est pas celle qu'il souhaite jouer.
16:05Il va peut-être la jouer
16:06si, effectivement, le blocage continue,
16:09mais en rebombardant d'autres sites,
16:12pourquoi pas les infrastructures énergétiques, etc.
16:14Voilà, mais effectivement,
16:16mais encore une fois,
16:17la question, c'est quel est l'objectif derrière ?
16:19Je ne suis pas certain, là non plus,
16:20que bombarder les centrales électriques du pays,
16:22à part embêter la population locale,
16:25voire même véritablement la mettre en difficulté,
16:27ça va faire plier les passes d'Aran.
16:29Donc, je ne suis vraiment pas sûr
16:30que dans cette guerre,
16:31il y ait une option militaire
16:32qui puisse permettre à Donald Trump
16:34d'obtenir la capitulation
16:35qu'il n'obtiendra pas.
16:36Alors, s'il y a négociation,
16:37et retour à cette table de négociation,
16:39Adèle Bakawan,
16:40quelle serait la concession acceptable
16:43en matière de nucléaire des Iraniens
16:44pour Donald Trump ?
16:45Qu'est-ce que Donald Trump jugerait acceptable
16:47en matière de, je ne sais pas,
16:49renoncer à quelque chose, renoncer à...
16:51Déjà, je suis à 100% d'accord
16:53avec cette grille de lecture,
16:54c'est que l'option militaire
16:56est dans le blocage total.
16:58Pendant 40 jours,
17:00les Américains ont frappé lourdement
17:03toutes les infrastructures militaires,
17:05économiques, politiques du pays,
17:07et le régime est encore là.
17:09Non seulement le régime est encore là,
17:11le régime est beaucoup plus radicalisé
17:13aujourd'hui qu'à l'époque de Khamenei.
17:15Vous vous souvenez,
17:15à l'époque de Khamenei,
17:16Khamenei, de 89 jusqu'à 2026,
17:20il a dirigé le pays,
17:21il n'a jamais frappé les pays du Golfe.
17:24C'est avec Moustaba
17:25et la nouvelle génération
17:26qu'on frappe la totalité
17:28des pays du Golfe.
17:30Donc, en termes de constats.
17:32Et ensuite,
17:32qu'est-ce qui pourrait changer
17:34en termes de programme nucléaire ?
17:36Le premier élément,
17:37le plus important,
17:38comme Moulissa a dit,
17:39c'est la confiance.
17:39Les Iraniens nous disent clairement
17:41d'où fois on était
17:43à la table de négociation
17:44et d'où fois les Américains
17:46ont quitté la table de négociation
17:48pour nous frapper.
17:49Au nom de quelle légitimité ?
17:51Là, on doit faire confiance
17:53à ces Américains.
17:53Donc, le premier élément,
17:55le plus important,
17:56c'est la confiance.
17:57Est-ce que l'administration
17:58de Donald Trump
17:59est capable de préparer
18:02des conditions objectives
18:04dans lesquelles la négociation
18:05est possible ?
18:07Aujourd'hui,
18:08Donald Trump...
18:08Vous y croyez, ça ?
18:10Vous savez,
18:11les Iraniens sont arrivés
18:12avec combien feuilles ?
18:13125 feuilles.
18:15Les Américains,
18:16ils sont arrivés
18:16avec une seule feuille.
18:17Vous parlez de quoi ?
18:18De la négociation d'hier ?
18:19avec Isra Mabad.
18:20Pourquoi avec une seule feuille ?
18:21Parce qu'en fait,
18:22ils sont arrivés
18:22avec quelques exigences
18:24pour dire
18:25c'est ça ou rien.
18:26Ou bien vous capitulez,
18:28vous acceptez,
18:29ou bien il n'y a rien.
18:30Ça ne se passe pas comme ça.
18:32L'administration de Donald Trump
18:34doit apprendre
18:35à négocier avec les Iraniens.
18:37Et une dernière phrase,
18:38vous vous souvenez,
18:392013 à 2015,
18:41on a négocié
18:43avec les Iraniens
18:44sur un seul élément,
18:46à savoir
18:47le programme atomique.
18:48Ça a duré 20 mois.
18:5020 mois de négociation.
18:52Aujourd'hui,
18:52vous avez sur la table
18:53de négociation
18:54le Détroit d'Hormuz,
18:56le programme atomique,
18:57le programme balistique,
18:59le programme militant,
19:01ce qu'on appelle
19:02les proxys.
19:03avec tout ça,
19:04vous ne pouvez pas
19:05en une semaine,
19:06deux semaines,
19:08résoudre tout cela.
19:08Vous avez besoin du temps.
19:10Alors,
19:11il y en a un qui ne lâche rien
19:12non plus à ce sujet,
19:12c'est Benyamin Netanyahou
19:13qui a essayé d'exprimer hier.
19:15On va l'entendre
19:16parce que vous allez
19:16le décrypter,
19:18le Premier ministre israélien,
19:20Lova.
19:20Écoutons-le.
19:23Nous avons réussi
19:24à anéantir
19:25le programme nucléaire
19:26et le programme de missiles
19:27ainsi qu'écraser le régime.
19:29Nous avons une alliance
19:31sans précédent
19:32avec notre grand ami,
19:33le président des Etats-Unis
19:35entre Tzal
19:36et l'armée américaine.
19:39On est purement
19:40dans la communication, là ?
19:41Je crois qu'on est déconnectés
19:43même de la réalité.
19:44Ils n'ont pas du tout
19:46anéanti
19:46toute capacité nucléaire.
19:47Là, il ne dit pas capacité,
19:48il dit programme.
19:49Notre programme nucléaire,
19:50mais en fait, regardez,
19:52tout à l'heure,
19:53j'ai fait un rôle
19:54en expliquant
19:55pourquoi effectivement
19:56ce qu'on annonce,
19:57en tout cas sur la partie
19:59américano-israélienne,
20:00il faut la prendre
20:00avec des pincettes.
20:01Là, chacun joue sa carte.
20:04Cette annonce,
20:05il faut certainement
20:06la prendre
20:06dans un contexte
20:07de négociation
20:08où lui,
20:09Benham Netano,
20:10il doit quand même
20:11donner des gages
20:12aux Israéliens
20:13en disant
20:13écoutez,
20:14cette guerre
20:14n'a pas rien coûté.
20:16J'ai gagné.
20:17La réalité,
20:18c'est qu'on parle
20:19et moi,
20:19je trouve ça
20:20quand même
20:20assez inquiétant
20:21en tout cas
20:22pour les Américains,
20:23c'est qu'ils négocient
20:23sur une question nucléaire
20:25ou la question
20:25de la menace existentielle
20:26et vise aussi Israël
20:28et qu'ils ne sont pas
20:29partis aux négociations.
20:31Parce qu'en fait,
20:31on parlait d'éléments
20:32de confiance
20:33et qu'est-ce qui ramènerait...
20:34que ça a beaucoup énervé,
20:35c'est ce que disait
20:35Arrêtez,
20:36Benyamin Netanyahou,
20:36de ne pas avoir participé
20:37à ces négociations.
20:38Oui,
20:39parce qu'il faut rappeler
20:40que le régime actuel
20:42menace de destruction
20:43d'Israël
20:45et du peuple juif.
20:47Donc,
20:47ce n'est pas une petite menace,
20:48excusez-moi.
20:49Ensuite,
20:50pour ce qui pourrait être
20:51mis sur la table,
20:52vous savez,
20:52on a parlé des 440 kilos
20:53d'uranium,
20:54on nous dit que 200 kilos
20:56pourraient être détruites.
20:57Écoutez,
20:57dans une logique de duplicité,
20:58on va dire,
21:00stratégique,
21:01qu'est-ce qu'on pourrait dire
21:02vraiment s'ils étaient
21:02acculés,
21:03les Iraniens ?
21:03Écoutez,
21:04nous,
21:04on veut que vous nous laissez
21:06enrichir pour un programme civil,
21:09mais par contre,
21:10on veut bien vous donner
21:11100 kilos d'uranium
21:12parce que vous comprenez,
21:13il y en a 200
21:13qui sont déjà inaccessibles
21:14et puis il y en a 50
21:16que vous avez détruits
21:17par ailleurs,
21:17donc il ne nous en reste
21:18que 50
21:19ou je ne sais pas combien.
21:20Mais ça,
21:21ça peut être déjà un inquiet
21:22parce que Donald Trump,
21:22il a besoin de ramener
21:23quelque chose de concret.
21:24Bien sûr.
21:25Pendant qu'on parle,
21:26en Iran,
21:27qu'est-ce qui se passe
21:27depuis quelques jours ?
21:28On nous parle de quoi ?
21:29De la sortie de l'Iran
21:30au traité de non-prolifération.
21:32Et ça,
21:32pardon.
21:33Ça,
21:33pardon.
21:34C'est quelque chose
21:34qui peut être mis
21:35sur la teinte.
21:35Si nous vous enquiquinez
21:37un peu trop,
21:37nous rappelons quand même
21:38que nous pouvons sortir
21:39du traité
21:40et plus rien ne nous engage
21:42à respecter
21:42comme qui ?
21:44Comme vos amis israéliens.
21:46Et là,
21:46vous voyez que
21:47sur la question du nucléaire,
21:50la capitulation
21:51voulue par les Américains
21:52et annoncée par Israël
21:54me paraît quand même
21:55relever plus
21:56d'annonce politique
21:57d'éléments concrets.
21:59Pourquoi je dis ça ?
22:00Ce n'est pas pour défendre
22:00les Iraniens.
22:01C'est que quand dès lors
22:02on est sur une question
22:03de sécurité internationale,
22:05en visant directement
22:06les Israéliens,
22:07on ne peut pas jouer
22:08uniquement sur des annonces
22:09politiques
22:10qui sont décorrélées
22:11d'une réalité,
22:12on va dire,
22:13stratégique claire
22:13de la part de l'Iran.
22:14C'est conserver
22:15cette capacité,
22:17devenir un État du seuil
22:18avec une dissuasion implicite
22:20qui dit tout simplement
22:21que désormais
22:21nous sommes capables
22:22d'avoir la bombe
22:23et on l'aura
22:24quand on le décidera.
22:25Et ça,
22:26c'est ce que veulent
22:26les Iraniens,
22:27c'est qu'on acte
22:28cet État de fait
22:29sur le plan juridique
22:30par un accord
22:30dès lors qu'il faut le rappeler
22:32sur le plan des faits,
22:33c'est déjà le cas.
22:34On va partir tout de suite
22:35à Tel Aviv
22:36pour retrouver
22:37Alizé Boissin.
22:38Bonsoir Alizé.
22:39Y a-t-il eu des signes
22:39aujourd'hui
22:40qu'Israël préparerait
22:41quelque chose ?
22:42Parce que pour tout vous dire,
22:43Benjamin Netanyahou
22:44nous a mis un peu
22:44la puce à l'oreille
22:45cet après-midi
22:45quand on a su
22:46qu'il réunissait
22:48en fin de journée
22:48son cabinet de sécurité.
22:51Nouvelle opération
22:51de communication
22:52aujourd'hui.
22:53Le Premier ministre israélien
22:54Benjamin Netanyahou
22:55s'est rendu
22:56du côté du sud Liban
22:57avec le ministre
22:59de la Défense israélien
23:00ainsi que son chef d'état-major.
23:01L'objectif
23:02rendre visite
23:03aux troupes engagées
23:04dans cette zone,
23:05les féliciter
23:05parce qu'ils tiennent tête
23:07selon ces termes
23:08à l'ennemi
23:08et puis
23:09Benjamin Netanyahou
23:10a voulu rappeler
23:11que la guerre
23:12se poursuit
23:13selon ces termes
23:14et en réalité
23:14la guerre en Israël
23:15ne s'est jamais
23:16totalement arrêtée
23:17depuis l'annonce
23:18du cessez le feu
23:19mercredi dernier
23:20d'abord parce que
23:20les frappes
23:21et les combats
23:22au sol entre le Hezbollah
23:23libanais
23:23et l'armée israélienne
23:25sont toujours très forts.
23:26Aujourd'hui
23:26il y a eu encore
23:26des récits de frappes
23:28et de combats
23:28extrêmement violents
23:29et puis avec
23:31l'échec
23:32des négociations
23:32ce week-end
23:33l'armée israélienne
23:35mais aussi la population
23:36craint de nouvelles frappes
23:38venues de l'Iran
23:39et d'ailleurs
23:39une réunion
23:40avait lieu ce soir
23:41une réunion
23:42du cabinet de sécurité
23:43autour du Premier ministre
23:44pour réfléchir
23:45au durcissement
23:46ou non
23:47des conditions
23:47de sécurité
23:49des conditions
23:49qui pourraient encore
23:50venir modifier
23:51l'avis des Israéliens
23:52et puis
23:52Sahal a évidemment
23:54rappelé
23:55qu'il se tenait prêt
23:56si une nouvelle menace
23:58iranienne
23:58devait avoir lieu
23:59sur le territoire israélien.
24:00Général Sidos
24:01est-ce qu'il y a des signes
24:02que quelque chose
24:03se prépare
24:03s'il n'y a pas d'accord
24:04encore une fois ?
24:05Je citais ces milliers
24:06de soldats américains
24:06supplémentaires
24:07qui se dirigeaient
24:08vers le Moyen-Orient
24:09on disait 2000 soldats
24:09de la 82e division
24:11aéroporté
24:11les parachutistes
24:12le porte-avions
24:13George W Bush
24:13déployé mardi
24:15accompagné de trois destroyers
24:16c'est pas énorme
24:17mais est-ce que néanmoins
24:18on repense à repartir
24:19à la guerre
24:20ou pas du tout ?
24:20Alors la brigade
24:22de parachutistes
24:23de la 82e airbande
24:24ça fait 15 jours
24:25qu'on en parle
24:26c'est une brigade
24:27il y en a trois
24:27dans cette division déjà
24:29donc c'est un tiers
24:29c'est pas beaucoup
24:30On disait qu'on avait
24:30remis des soldats supplémentaires
24:31de cette 82e avion
24:33Non, oui moi j'ai pas l'impression
24:33qu'on en ait mis des supplémentaires
24:34puis même si on avait mis
24:34ces 2000
24:35ça va pas très loin
24:36tous ces effectifs
24:37honnêtement c'est pas grand chose
24:38Mais Israël qui se reprépare
24:39qui réunit son cabinet de sécurité
24:41Oui alors ça par contre
24:41au niveau israélien
24:42oui ça par contre
24:43eux ils sont toujours en guerre
24:44ils sont toujours en guerre
24:45contre le Hezbollah
24:46voire à Gaza
24:47ils ont encore éliminé
24:48des gens à Gaza
24:49ils sont toujours en guerre
24:50et puis ils ont des problèmes
24:50intérieurs
24:51enfin pas intérieurs pardon
24:53ils ont des problèmes
24:54en Cisjordanie
24:54mais ils ont pas fini
24:56le Liban
24:56le sud-Liban
24:57c'est absolument pas terminé
24:58au niveau combat terrestre
25:00combat d'opérations
25:00et par contre là
25:01vous voyez la photo
25:02qu'on montre
25:02là je pense qu'elle est
25:03elle est sur l'écran
25:04la photo de Netanyahou
25:08il n'est pas vraiment
25:09pour moi il n'est pas
25:09avec des soldats
25:10qui combattent
25:10je ne sais pas ce que c'est
25:11que cette unité
25:12ils sont masqués
25:12ils ne sont pas habillés
25:13comme des soldats israéliens
25:15je ne sais pas ce que c'est
25:16c'est les gardes du corps
25:17je ne sais pas qui c'est
25:18alors c'est présenté
25:19comme Ben Amin Netanyahou
25:20qui rend visite aux soldats
25:21sur le front
25:22dans le sud-Liban
25:23c'était aujourd'hui
25:24dans le sud-Liban
25:25pour la première fois
25:25il s'est rendu
25:26depuis le début du conflit
25:27oui alors son chef d'état
25:28majorité il y a deux jours
25:29mais très honnêtement
25:30là ces soldats-là
25:31je ne sais pas
25:37dans le secteur
25:38ce n'est pas ça
25:39ils ne sont pas habillés
25:39comme ça
25:39et puis ils ne se mosquotent pas
25:40forcément
25:41on les floute
25:42mais ce n'est pas ça
25:42je ne sais pas ce que c'est
25:43que ces gars-là
25:44c'est de la com
25:44enfin bon
25:45peu importe
25:46ça peut être des forces spéciales
25:47mais même les forces spéciales
25:48israéliennes
25:49elles ne sont pas habillées
25:49comme ça les forces spéciales
25:52israéliennes ?
25:53potentiellement
25:53vous allez montrer
25:54des forces spéciales
25:54alors qu'il y a plein
25:55de parachutistes
25:55il y a plein de tankistes
25:57voilà c'est ça
25:58les combattants
25:59dont on s'inquiète
26:00en Israël
26:00vous voyez c'est bizarre
26:01cette photo
26:01bon voilà
26:03les photos qu'on a
26:04de l'armée israélienne
26:06que vous avez montré
26:07de temps en temps
26:08on voit des parachutistes
26:09qui progressent
26:10ils progressent
26:10dans un terrain difficile
26:11ils nettoient des maisons
26:12ils sont sur un terrain coupé
26:15voilà c'est un peu
26:16ce genre de soldats
26:16qu'on a envie de voir
26:18ou que la population israélienne
26:19a envie de voir
26:20avec Netanyahou
26:21parce que Netanyahou
26:22il ne va pas faire de la stratégie
26:22il va encourager
26:24il va tenir le moral
26:25de ses soldats
26:26il va surtout dire
26:26et c'est ce qu'il a dit
26:27cet après-midi
26:27que la guerre n'était pas terminée
26:29malgré le cessez-le-feu
26:30entre l'Iran
26:31la guerre en tout cas
26:32dans le sud Liban
26:33n'est pas terminée
26:33contre le Hezbollah
26:34si ce sont des forces spéciales
26:35d'unité ultra-secrète
26:36etc
26:36ils n'ont pas besoin
26:37ils ont le moral à fond
26:39ce qui intéresse
26:40c'est les réservistes
26:40combien de temps
26:41ils vont rester encore
26:42sur le terrain
26:42c'est ça qui touche
26:44la population israélienne
26:46ils sont sur le terrain
26:47pour 4 mois de plus
26:47pour quoi faire ?
26:48pour quel résultat ?
26:50le résultat c'est
26:50éliminer le Hezbollah
26:51ses souterrains
26:52ses munitions
26:53etc etc
26:54voilà
26:54bon là c'est de la com'
26:55mais bon
26:55oui de toute façon
26:57contrôler le sud Liban
26:58neutraliser le Hezbollah
26:59oui c'est une mission
27:00qui se poursuit
27:01c'est uniquement ça
27:02qu'il veut nous dire
27:02aujourd'hui
27:04très probablement
27:04je pense que c'est
27:05en tout cas
27:06l'image la prouve
27:07s'il a été directement
27:08sur place
27:08avec des hommes
27:09c'est pour montrer
27:10qu'effectivement
27:10la guerre se poursuit sur place
27:11et puis quand on regarde
27:12de toute façon
27:13les opérations militaires
27:14enfin la perspective
27:15d'une invasion
27:16du sud Liban
27:17en tout cas au sud
27:17du Litanie
27:18elle est quand même
27:18relativement claire
27:19il y a une volonté
27:20assez claire
27:21de la part des forces israéliennes
27:22de prendre toute cette partie là
27:23alors peut-être pas
27:24de la conserver dans la durée
27:25mais en tous les cas
27:26de l'occuper complètement
27:27de faire du nettoyage
27:28et ensuite de se replier
27:29sur des positions défensives
27:30donc de ce point de vue là
27:32il semble assez clair
27:32que Benjamin Netanyahu
27:33ne souhaite absolument
27:34pas arrêter la guerre
27:35et il faudra voir
27:36dans quelle mesure
27:36cet objectif là
27:38qui est de nettoyer
27:39on va dire
27:40le sud de l'Italie
27:40va pas aller complètement
27:42en contradiction
27:43avec la demande
27:44de Donald Trump
27:45qui semble relativement claire
27:46pour faire plaisir aux Iraniens
27:48en tous les cas
27:48il souhaiterait
27:48qu'il y ait un cesse-feu au Liban
27:49alors justement
27:50et autre question
27:52qu'on peut se poser ce soir
27:53est-ce que les Etats-Unis
27:54et Israël
27:55se préparent
27:58à repartir au front
27:59on peut le penser
28:00tout à l'heure
28:00on évoquait
28:01cette menace de Donald Trump
28:02de tout détruire
28:03en une heure
28:04en Iran
28:05détruire notamment
28:05il parlait des infrastructures énergétiques
28:07est-ce que
28:08Benjamin Netanyahou
28:09on sait qu'il est opposé
28:10à cette fin de guerre
28:11pourrait contraindre
28:11Donald Trump
28:12à reprendre ses frappes
28:13contraindre non
28:14mais ce qui est certain
28:15c'est que les deux armées
28:16sont comme l'a dit Netanyahou
28:18le doigt sur la gâchette
28:19c'est la formule
28:20utilisée par le Premier ministre israélien
28:22et Trump a redit
28:23clairement
28:24que les ordres
28:25donnés au CENCOM
28:27donc à l'armée américaine
28:28c'était
28:28de continuer
28:29le renforcement
28:30et le déploiement
28:31des troupes
28:31telles qu'il avait été prévu
28:32avant de cesser le feu
28:33pour pouvoir
28:34éventuellement intervenir
28:35à tout moment
28:36donc c'est une façon
28:37de maintenir la pression
28:38sur l'Iran
28:38en disant
28:39s'il n'y a pas de succès
28:41dans la négociation
28:42et bien
28:42nous sommes prêts
28:43à reprendre la campagne
28:44ça veut dire quoi
28:45anéantir l'Iran
28:46en une heure
28:47non mais ça c'est la menace
28:48vous savez
28:48parce que la journaliste
28:50qui l'a interviewée
28:51aujourd'hui
28:51lui a dit
28:52monsieur le président
28:52est-ce que vous ne regrettez pas
28:53la formule
28:55lorsque vous avez
28:56vous avez déclaré
28:57que vous vouliez
28:59anéantir la civilisation
29:00perse
29:01et il a répondu
29:02pas du tout
29:03parce que c'est parce que
29:04j'ai fait cette menace là
29:05que l'Iran a accepté
29:06de céder
29:07et de venir aux négociations
29:08mais a-t-il ajouté
29:10la menace
29:11elle demeure
29:12je suis prêt
29:12nous sommes prêts
29:13et l'Amérique
29:14a la capacité
29:15de détruire tout l'Iran
29:16en une heure
29:17il a détaillé
29:17les centrales électriques
29:18etc.
29:19donc si vous voulez
29:20ça c'est normal
29:21je dirais
29:21qu'en tant que chef de guerre
29:23en tant que commandant
29:23chef des armées
29:24Trump même s'il négocie
29:25s'il y a un cessez-le-feu
29:26il garde
29:27toutes ses positions
29:28en attente
29:30éventuellement
29:30pour être utilisé
29:31ou pas
29:32mon sentiment
29:33c'est qu'il cherche
29:33à sortir de cette guerre
29:35par tous les moyens
29:35la négociation
29:36c'était une option
29:37qui dans sa première phase
29:39et ce n'est que la première phase
29:40n'a pas abouti
29:42c'est pas vraiment une surprise
29:43mais évidemment
29:44c'est un échec
29:45donc la question c'est
29:46est-ce qu'il peut y avoir
29:48un retour à d'autres
29:49pour parler
29:49sous quelles conditions
29:51est-ce que les Iraniens
29:52sont prêts à l'accepter
29:53ou pas
29:53il y a de chaque côté
29:55deux camps
29:55qui s'opposent
29:56et on voit bien
29:57que du côté américain
29:58Netanyahou doit faire
29:59pression sur le président
30:01il faut dire
30:02une chose qui est intéressante
30:03sur les négociations
30:05c'est que pendant
30:05ces 21 heures
30:06de négociations
30:08Genevieve
30:08le vice-président
30:09a eu 12 fois
30:10Donald Trump au téléphone
30:1112 fois
30:12c'est-à-dire qu'il n'avait pas
30:13de manœuvre
30:15de marge de manœuvre
30:16pour négocier seul
30:17il était obligé
30:18d'en référer
30:18à chaque fois
30:19et on dit même
30:20selon la presse américaine
30:21qu'il a été
30:22en conversation téléphonique
30:25avec Benjamin Netanyahou
30:26depuis Islamabad
30:26qui aurait énervé
30:27les Iraniens
30:27Jean Stasnim
30:29si vous voulez
30:29c'est dire que
30:30vraiment
30:31la mission confiée
30:34à Genevieve
30:35était extrêmement limitée
30:37avec donc
30:38le risque d'échec
30:40quasiment garanti
30:41et d'une certaine manière
30:42c'était une façon aussi
30:43d'exposer Genevieve
30:45aux Iraniens
30:45pour que lui
30:47qui était opposé
30:48à la guerre à l'origine
30:49se rende
30:49par lui-même
30:51au front diplomatique
30:52mais face à des Iraniens
30:54qui certes ont été
30:55extrêmement polis
30:56etc
30:56mais qui quand même
30:57ont fait preuve
30:58d'une vraie fermeté
30:59donc c'était une façon
31:00pour lui de se rendre compte
31:01finalement
31:02du point de vue
31:02de Donald Trump
31:03qu'on ne pouvait pas négocier
31:04avec les Américains
31:05et ça avait
31:06cette raison d'être
31:08aussi
31:08de cet envoi
31:09donc à Islamabad
31:10voilà
31:11donc ce soir
31:11évidemment
31:12tous les yeux
31:13sont vraiment
31:15braqués
31:15sur le détroit de Hormuz
31:1616h
31:17heure de Paris
31:18est-ce que
31:19les marines
31:20la marine américaine
31:21va déployer des moyens
31:22pour empêcher
31:23toute sortie des navires
31:24quels qu'ils soient
31:25des ports
31:26je dis bien
31:26des ports
31:27iraniens
31:28ou pas
31:28est-ce que le reste
31:30du détroit
31:31va être libre
31:31de navigation
31:32comme le dit ce soir
31:33le communiqué
31:34du commandement
31:35central américain
31:36c'est vraiment
31:36la question maintenant
31:37essentielle
31:38et cela déterminera
31:39évidemment
31:39le cours de la bourse
31:41le cours du pétrole
31:42et surtout
31:42les perspectives
31:43ou pas
31:44de nouvelles négociations
31:45ou de rentrées en guerre
31:46Adèle
31:47avant qu'on avance
31:47non juste un élément
31:49par rapport au Liban
31:50vous imaginez
31:51ces Libanais
31:52sont entrés
31:53dans cette guerre
31:54qui n'étaient pas
31:55leur guerre
31:56pour le compte
31:58des Iraniens
31:59qui ne sont pas
31:59arabes
32:01le Liban
32:02est en train
32:03d'être détruit
32:04totalement
32:05et les Iraniens
32:06ne bougent
32:07absolument pas
32:08les Iraniens
32:09si on met
32:10entre parenthèses
32:11la communication
32:11et on revient au fait
32:12aucun drone
32:14iranien
32:15aucun missile
32:16balistique
32:16intelligent
32:17ou non intelligent
32:18iranien
32:19tombe sur Israël
32:20au moment
32:21où Israël
32:21même
32:22quand même
32:22les drones
32:22et les roquettes
32:24du Hezbollah
32:24oui mais
32:26le Hezbollah
32:26qui sont
32:27le Hezbollah
32:27qui est entraîné
32:29et organisé
32:30par les commandants
32:30de la révolution
32:31absolument
32:31mais je voulais dire
32:32là les Iraniens
32:33n'interviennent pas
32:34directement
32:35or le Hezbollah
32:36est intervenu
32:37directement
32:38pour le compte
32:38des Iraniens
32:39là
32:40moi
32:41j'ai un chercheur
32:42dans le sud
32:42du Liban
32:43ils me disent
32:44qu'il y a
32:45malgré tout
32:45une colère
32:46contre le Hezbollah
32:48comment ça se fait
32:49que vous avez
32:49entraîné ce pays
32:51dans une guerre
32:51pour les Iraniens
32:52et au moment
32:53où nous
32:54nous sommes attaqués
32:54les Iraniens
32:55négocient
32:56et ils ne réagissent
32:57absolument pas
32:57ça c'est un élément
32:59très important
32:59le deuxième élément
33:00les Israéliens
33:02les Américains
33:02et le gouvernement
33:03libanais
33:04ont parfaitement
33:05réussi à désocier
33:06le dossier libanais
33:08du dossier iranien
33:09à Islamabad
33:11ils n'ont pas
33:11négocié
33:12le dossier libanais
33:13le dossier libanais
33:14ce sera négocié
33:15à Washington
33:16pas avec la médiation
33:18des Paxtanais
33:19des Turcs
33:20ou des Égyptiens
33:21mais avec la médiation
33:22des Américains
33:23autrement dit
33:24on est en train
33:25on est en train
33:27priver
33:27la république islamique
33:29d'Iran
33:29d'un dossier
33:30très très important
33:31et on est en train
33:32de provoquer
33:33une colère
33:35sociétale
33:35contre les gardiens
33:36de la révolution islamique
33:37je ne dis pas
33:38c'est acquis
33:38je dis
33:39mais c'est un indicateur
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