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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00À 19h, face à l'info, bonsoir à tous. Les infos avec Margot Schiffer. Bonsoir Margot.
00:00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:08Le rappeur Gims s'est placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment en bande organisée.
00:00:14C'est ce qu'indique le parquet national anti-criminalité organisée.
00:00:16Son avocat n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.
00:00:19C'est un conscient trafiquant de drogue reconverti dans la criminalité française
00:00:24qui aurait déjà été mis en cause dans ce dossier.
00:00:27Réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Siem, 18 ans.
00:00:31L'effet remonte à janvier 2023 près d'Alès.
00:00:34La lycienne avait été portée disparue avant que son corps ne soit retrouvé dans une forêt du Gard.
00:00:39Son meurtrier âgé de 42 ans était déjà connu pour son lourd passé judiciaire.
00:00:44Israël en train d'élargir sa zone tampon au Liban, annonce de Benjamin Netanyahou
00:00:49avec comme objectif d'éloigner la menace des missiles du Hezbollah.
00:00:52La question du démantèlement du groupe terroriste reste centrale, ajoute le Premier ministre.
00:00:58Et dans le même temps, Téhéran qui refuse le plan de paix en 15 points de Donald Trump.
00:01:02Déclaration cet après-midi de la télévision d'État.
00:01:05Un texte qui avait été transmis à l'Iran via le Pakistan.
00:01:08Le président américain déchaînera l'enfer.
00:01:11Si l'Iran fait le mauvais calcul, assure son porte-parole.
00:01:15Et puis l'Assemblée nationale a rendu hommage cet après-midi à l'adjudant chef français Arnaud Friand, 42 ans,
00:01:20marié et père d'un enfant.
00:01:22Il avait été tué le 12 mars dernier dans la région d'Erbil en Irak.
00:01:26C'était lors d'une frappe de drone perpétrée par une milice pro-iranienne.
00:01:32Merci beaucoup ma chère Margot.
00:01:34Et au sommaire ce soir, quelle est cette nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon ?
00:01:39Quelle est cette France de demain ?
00:01:41Cette France où le peuple historique devient minoritaire, où l'identité charnelle est remplacée par une identité idéologique et multiraciale.
00:01:49Après 1789, 1905, 1968, les années SOS racisme, on passe de la France des Français à la France des, je
00:01:57cite,
00:01:57« Nouveaux enfants », ceux qui s'appellent encore « Français de souche » sont désormais présentés comme le problème.
00:02:03La vieille France doit-elle s'effacer ?
00:02:05La nouvelle France, histoire d'un concept, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:10Sur le front diplomatique, l'Iran rejette le plan de paix de Donald Trump.
00:02:15Sur le front économique, le pétrole recule sous les 100 dollars et les bourses européennes rebondissent avec le possible déblocage
00:02:24partiel du détroit d'Hormuz.
00:02:26Sur le front politique en France, Sébastien Lecornu prépare des mesures pour protéger le pouvoir d'achat face aux chocs
00:02:32énergétiques
00:02:33et annonce 8,5 milliards d'euros supplémentaires pour reconstituer nos stocks de munitions, produire plus vite, plus massivement.
00:02:40Mais quel est vraiment le coût de notre présence militaire en Méditerranée sans entrer en guerre ?
00:02:45Le regard de Marc Menon.
00:02:48Mazarine Pinjot, écrivaine, longtemps fille cachée de François Mitterrand, rappelons-le, annule sa venue à la flèche dans la Sarthe
00:02:55ce dimanche.
00:02:56La raison ? Parce qu'un maire RN, âgé de 25 ans, fils d'agriculteur, vient d'y être élu.
00:03:03Élevé dans le 6e arrondissement de Paris, protégé toute sa vie, ne punit-elle pas les habitants pauvres d'une
00:03:10ville gangrénée par la drogue et l'islamisme ?
00:03:13Comment expliquer son annulation qui voudrait châtier les manants, les privants de sa présence ?
00:03:18Qu'est-ce qui l'a fait fuir ? Le fascisme ou bien la vraie ruralité ? L'analyse de
00:03:23Gabriel Cluzel.
00:03:25La Ligue des droits de l'homme et Utopia 56 porte plainte contre Fabrice Leggeri, ex-patron de Fontex et
00:03:31euro-député RN.
00:03:33Une plainte pour complicité de crimes contre l'humanité et torture.
00:03:39Il lui reproche d'avoir empêché des bateaux de migrants d'accoster en Europe en coordonnant des interceptions par les
00:03:45gardes-côtes libyens et grecs.
00:03:47L'objectif réel ne serait-il pas de criminaliser toute politique de protection des frontières européennes ? Le décréptage de
00:03:55Charlotte Dornelas.
00:03:57Le patron de LFI présente des journalistes comme je cite « des rats crevés, des chiens enragés ».
00:04:04Quand on peut, on les capture. S'ils vous tapent « légitime défense ».
00:04:10En quoi ces mots glaçants révèlent-ils la vraie nature de la gauche radicale ?
00:04:15La demi-politique est animalisée, la violence est légitimée, la terreur devient un outil acceptable.
00:04:21Demain, si un journaliste de frontières est massacré, une partie de la gauche applaudira.
00:04:25La stratégie de la terreur, l'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:29Et puis ce soir, nous recevons François Bousquet, auteur du livre « Le racisme anti-blanc ».
00:04:34Intellectuel incisif sans concession, François Bousquet démonte depuis des années le mécanisme qui me rende ce racisme invisible et toléré.
00:04:43Et dans Face à l'info, nous lui demanderons si les dernières municipales ont consacré dans les quartiers prioritaires la
00:04:49victoire de la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:52Et si le racisme anti-blanc est désormais assumé et politiquement rentable.
00:04:56Sommes-nous arrivés à voter en fonction de la couleur de peau ?
00:04:59François Bousquet est l'invité de Face à l'info ce soir.
00:05:03Une heure pour tout se dire avec nos mousquetaires et c'est parti !
00:05:18D'abord, Mathieu Bocoté, j'aimerais vous faire réagir, je vous surprends peut-être un peu,
00:05:23mais à ces propos du maire de Saint-Denis qui demande de faire l'égeance.
00:05:30Les urnes ont parlé. Moi, je suis ici du milieu sportif et que même si l'on s'est entraîné
00:05:37pendant des mois,
00:05:39lorsque le résultat tombe, nous faisons allégeance.
00:05:43Nous avons besoin de tous celles et ceux qui ne vont pas regarder dans le rétroviseur,
00:05:48pas celles et ceux qui vont tenter de remettre un programme qui a été battu dans les urnes.
00:05:55Et donc, ces personnes-là, c'est votre projet, nous n'aurons pas d'autre solution que, bien sûr, de
00:06:00nous en séparer.
00:06:02Allégeance ou s'en séparer ?
00:06:04Logique de purge, si j'ai bien compris.
00:06:06Donc, il y a désormais une identité idéologique fixée à Saint-Denis.
00:06:09Ceux qui n'en veulent pas sont invités à quitter.
00:06:12Si je comprends bien, c'est Saint-Denis, on l'aime ou on la quitte.
00:06:15Il a presque repris un slogan qui vient des années 80, si j'ai bien compris.
00:06:18Mais là, c'est autorisé, là, c'est permis.
00:06:20C'est néanmoins une logique de purge et presque de nettoyage de la population.
00:06:23J'évite un terme supplémentaire, mais vous savez à quoi je pense.
00:06:26Tout le monde parle, là, ces jours-ci, à Mathieu Bocoté, de la Nouvelle-France.
00:06:29Surtout, tout le monde cherche à savoir, en fait, à quoi se réfère ce concept au cœur du discours de
00:06:35LFI de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:37C'est un seul décryptage historique et sociologique que vous voulez vous arrêter ce soir.
00:06:42Oui. D'abord, en faisant une précision que je fais à quelques reprises, mais je la crois utile,
00:06:46le mot Nouvelle-France a déjà eu un usage dans l'histoire, et je tiens à le rappeler, ne serait
00:06:50-ce que par fidélité au mien.
00:06:51La Nouvelle-France, dans l'histoire, ça s'appelle 1534, 1763, ou 1608, si on veut, 1763, c'est l
00:06:58'aventure de l'Amérique française.
00:06:59Donc, la Nouvelle-France, dans l'histoire, ça existe déjà.
00:07:02C'est ce temps oublié où la capitale de la Nouvelle-France, ce n'était pas Saint-Denis, c'était
00:07:06Québec.
00:07:07Et cette histoire de Nouvelle-France se poursuit aujourd'hui dans l'histoire du Québec.
00:07:11Je le dis comme ça, simplement pour rappeler que je me sens victime de la part de LFI d'appropriation
00:07:15culturelle.
00:07:15Ah ben ouais, je me sens, on me vole mon identité, on me paye sans permission.
00:07:20Une fois que c'est dit, voyons ce à quoi réfère ce concept aujourd'hui.
00:07:24Alors, je l'inscris dans le temps long de la pensée de Jean-Luc Mélenchon, dans le temps long de
00:07:28la pensée de la gauche radicale.
00:07:30Pour dire que la première Nouvelle-France, si on prend au sérieux ce concept,
00:07:33la première Nouvelle-France dans l'histoire de France n'apparaît pas en 2025 ou 2026,
00:07:38on pourrait dire dans cette logique qu'elle apparaît en 1789 ou en 1793.
00:07:43Parce que la Révolution française marque un moment de bascule où la France officiellement,
00:07:47tout le moins philosophiquement, change d'identité.
00:07:501789 ou 1793, encore une fois, on peut fusionner les dates si on préfère.
00:07:54Mais qu'est-ce qu'on voit?
00:07:55La France comme patrie historique, charnelle, patrie particulière, patrie singulière,
00:08:01change sur le plan philosophique d'identité en se voulant désormais,
00:08:05ça sera presque rhétorique, patrie des droits de l'homme, phare de l'humanité,
00:08:09patrie censée incarner la prochaine étape de l'émancipation du genre humain.
00:08:13Donc on passe d'une patrie, avec la Révolution, on passe d'une patrie incarnée,
00:08:17d'une patrie identitaire non interchangeable,
00:08:20à une patrie qui théoriquement pourrait embrasser l'ensemble du genre humain
00:08:24qui se réclamerait des idéaux de la Révolution.
00:08:26Pourquoi est-ce que j'ai la peine de dire cela?
00:08:28Parce que Jean-Luc Mélenchon a déjà dit que pour lui, l'histoire de France commençait avec la Révolution.
00:08:33Auparavant, ça ne l'intéressait pas.
00:08:34Donc l'histoire de France commence avec la Révolution.
00:08:37Donc la première Nouvelle France, c'est un moment d'arrachement charnel,
00:08:40c'est un moment d'arrachement existentiel contre la vieille France catholique,
00:08:44la vieille France monarchiste, la vieille France des provinces,
00:08:47la vieille France de l'identité, disons ça ainsi.
00:08:50Et on peut considérer que tout au long du 19e siècle, jusqu'au début du 20e,
00:08:54la France connaîtra une forme de guerre civile idéologique pour éradiquer l'ancienne France.
00:09:00La charge des colonnes contre la Vendée représente probablement le moment le plus violent
00:09:05de cette volonté d'éradication de l'ancienne France.
00:09:07Et on peut considérer qu'en 1905, avec la laïcité proclamée,
00:09:12qui, quoi qu'on en dise, n'était pas une loi de pacification,
00:09:14c'était quand même au terme d'une histoire musclée,
00:09:16eh bien l'ancienne France est en quelque sorte liquidée.
00:09:19La Nouvelle France triomphe, patrie philosophique, patrie des Lumières,
00:09:23patrie qui se veut modèle pour le genre humain.
00:09:25Soit dit en passant, c'était aussi la rhétorique napoléonienne.
00:09:28Mais pendant cette période, n'oublions pas une chose,
00:09:30pendant cette période du passage d'une première ancienne France à Nouvelle-France,
00:09:34il y a néanmoins une continuité de la population française.
00:09:37C'est-à-dire que le substrat démographique du peuple français,
00:09:41le peuple historique français, demeure le même.
00:09:44Donc ce peuple a connu un siècle, en fait, de guerre civile idéologique.
00:09:47Il a changé de régime, il a changé d'idéologie, il a changé de philosophie,
00:09:51mais le peuple est demeuré le même pour l'essentiel.
00:09:54Et ça, je pense qu'on doit le garder à l'esprit.
00:09:56On connaît un nouveau tournant à partir des années, on pourrait dire, 60-70.
00:10:01Avec le tournant, souvent des 68, mais ça va un peu au-delà de ça,
00:10:05c'est véritablement la révolution de la déconstruction.
00:10:07Les anciennes mœurs sont liquidées.
00:10:09Les anciennes valeurs sont déconstruites.
00:10:11Et on arrive à ce moment où on veut véritablement interrompre
00:10:14le processus de transmission civilisationnelle pour recommencer à zéro.
00:10:19C'est le fantasme de la table rase appliquée au comportement culturel.
00:10:22Et on peut dire que date de cette période, la mauvaise conscience française.
00:10:27C'est à partir de ce moment-là que la France commence, dans sa nouvelle séquence post-89,
00:10:32c'est à ce moment-là qu'elle commence à se détester.
00:10:34Parce qu'on lui dit « vous avez collaboré », parce qu'on lui dit « vous n'étiez que
00:10:37collaboration »,
00:10:38parce qu'on lui dit « vous étiez un empire » et l'empire n'était-il pas autre chose
00:10:41qu'une entreprise sauvage de colonisation dominatrice ?
00:10:44Autrement dit, votre histoire, vous ne pouvez plus en être fier.
00:10:46Votre identité, vous devez la liquider.
00:10:48C'est la séquence de la déconstruction qui commence et qui se radicalise
00:10:52et qui va, on pourrait dire, déstructurer le système immunitaire français.
00:10:57J'entends parler à la capacité à réagir lorsque l'identité est menacée.
00:11:01Les années 80 marquent un autre tournant.
00:11:03C'est le surgissement du fait migratoire comme fait politique en France.
00:11:07Avec SOS Racisme.
00:11:09Et SOS Racisme, c'est à partir de ce moment-là qu'on va commencer à criminaliser.
00:11:13Ça va se radicaliser ensuite.
00:11:15Toute référence au peuple historique français.
00:11:17L'idée qu'il y a une identité française, qui n'est pas que république,
00:11:21qui n'est pas que valeur universelle,
00:11:23cette idée qu'il y a un peuple français avec des mœurs auxquelles on devait s'assimiler,
00:11:26peuple de référence pour le général de Gaulle,
00:11:28qui en ces matières ferait passer, j'aime dire, Zemmour pour un gauchiste.
00:11:32Eh bien, ce peuple n'est plus digne de mention.
00:11:35Et là, on va avoir une radicalisation dans les années 80, 90, fin 90,
00:11:39notamment avec cette fameuse séquence du, on se souvient avec le mondial,
00:11:42la France black-blanc-beurre.
00:11:44Je me souviens, moi, tout le monde s'émerveillait pour la chose.
00:11:46Moi, je trouvais ça terrifiant.
00:11:47Parce que c'était le surgissement du fait racial dans la définition de l'identité française.
00:11:51La France bleu-blanc-rouge, on peut avoir la couleur qu'on veut,
00:11:53on s'identifie à un drapeau, une patrie, une nation.
00:11:56La France black-blanc-beurre, ça consistait à faire du fait racial
00:11:59un élément fondamental dans la définition de l'identité publique.
00:12:02Et pourtant, on nous disait alors que c'était de l'inclusion.
00:12:05À partir de là, il y a une accélération.
00:12:07Sur le plan de la doctrine, on passe de l'assimilation à l'intégration, à l'insertion.
00:12:13Sur le plan de la définition de l'identité, et ça, au début des années 2000, c'est vraiment marqué.
00:12:16La France, comme peuple, comme substrat, comme substance, disparaît complètement.
00:12:20On ne parle plus, à partir de là, que du remplacement de la France par la République.
00:12:24Donc, la France n'est plus que valeur universelle.
00:12:26La France n'est plus que principe désincarné.
00:12:28Et, à la rigueur, à la rigueur, le mot France devient un objet de conquête.
00:12:32Donc, on s'empare du mot France.
00:12:34Et certains nous disent, c'est nous la France désormais.
00:12:36Et là, ils brandissent des identités autres, des origines autres, et ainsi de suite,
00:12:39en disant, nous sommes la France désormais, la logique décoloniale,
00:12:42la logique des indigènes de la République.
00:12:44Et la vieille France, elle, est considérée, ce n'est plus la France.
00:12:46C'est une France assez désagréable, d'ailleurs.
00:12:48Nous venons de l'extérieur, avec un discours au nom de la diversité, de l'ouverture.
00:12:52Nous venons la civiliser de l'extérieur à la manière de mouvements contre-colonial.
00:12:56Mathieu, comment Jean-Luc Mélenchon a-t-il transformé ce concept en projet politique?
00:13:01Avant d'en arriver à la Nouvelle-France, donc avec son nouveau contenu identitaire,
00:13:05je l'ai dit, il a fallu la vider.
00:13:06Donc, 20 ans, 30 ans, 40 ans de réduction républicaine de l'identité française
00:13:11fait en sorte qu'à terme, il faut un nouveau contenu.
00:13:13Et comme on dit souvent que lorsqu'il y a un vide spirituel, une nouvelle religion s'impose,
00:13:17quand vous avez un vide identitaire, une nouvelle identité s'impose,
00:13:20même si elle vient de loin.
00:13:21Alors, il a cherché des concepts, Jean-Luc Mélenchon.
00:13:24Grand remplacement, il s'en est réclamé, nous ne l'oublions pas.
00:13:28Créonisation, mais c'était un terme un peu complexe en quelque sorte.
00:13:30C'est un terme qui manquait de, comment dire, d'aisance politique.
00:13:36Nouvelle-France, la formule frappe.
00:13:38Elle frappe pourquoi?
00:13:39Parce qu'elle désigne d'abord un fait réel, un changement de population.
00:13:42Un changement de population indéniable qu'on voit non seulement en Sainte-Saint-Denis,
00:13:46mais en bien d'autres endroits.
00:13:47Et dès lors, il nomme ce changement, il en fait un projet.
00:13:50Il dit, nous avons ici la base démographique et même ethnique, on le comprend dans le vocabulaire de certains,
00:13:56de la Nouvelle-France et avec une campagne des municipales racialistes qui a représenté un tournant dans l'histoire du
00:14:01discours de LFI.
00:14:03Évidemment, dans cette France nouvelle qui s'installe, ces populations nouvelles qui s'installent dans leur logique, encore une fois,
00:14:08la France traditionnelle doit battre sa coupe.
00:14:10Elle doit finalement s'excuser d'avoir été là.
00:14:13Donc, Mélenchon, rappelons-nous, propos de 2024 sur les Français de souche.
00:14:16Quand je suis né, en 2024, quand je suis né, un Français sur dix avait un grand-parent étranger.
00:14:22Dorénavant, c'est un sur quatre.
00:14:23Par conséquent, ceux qui s'appellent Français de souche posent un problème sérieux à la cohésion de la société.
00:14:29Maintenant, sa phrase récente sur les Français tout blanc, tout moche, volonté d'humiliation esthétique.
00:14:35Le blanc est moche. On est ici dans une esthétique racialiste dépréciative.
00:14:39Le blanc est moche, vous devriez vous effacer.
00:14:42Je sais qu'il a prétendu de ne pas l'avoir dit ensuite, mais on n'est pas obligé de
00:14:44croire un déni aussi grossier.
00:14:46C'est surtout l'issainquiser.
00:14:48Et ensuite, il y a l'autre séquence, il y a la nécessité pour une partie de la Nouvelle-France
00:14:52militante
00:14:53d'humilier l'ancienne France sur le monde en lui faisant comprendre qu'elle n'est plus chez elle.
00:14:58Et c'est ce qu'on disait hier, des scènes d'humiliation.
00:15:00Moi, c'est comme ça que je les ai comprises et je m'en désolais.
00:15:02J'en prends la peine de le dire, je ne suis pas ceux qui se réjouissent devant la catastrophe.
00:15:05Des scènes, des rituels d'humiliation ethnique.
00:15:07Des rituels d'humiliation presque sur le mode racial ou racialiste.
00:15:11C'est-à-dire désormais, la France Nouvelle s'impose et les vieux blancs,
00:15:14les vieux blancs dégagés, nous ne voulons plus de vous.
00:15:16Je ne dis pas que c'est dit comme tel.
00:15:18Je dis que le message ainsi envoyé, on peut le capter ainsi à tout le moins.
00:15:22Certains le comprennent ainsi.
00:15:23Et on assiste donc aux conséquences politiques de la racialisation des rapports sociaux.
00:15:27Et on arrive au point d'aboutissement de la logique de la décolonisation
00:15:30telle que pensée par les mélenchonistes.
00:15:32La décolonisation ne sera véritablement achevée
00:15:34que lorsque les Français seront désormais étrangers chez eux.
00:15:38Mais la Nouvelle-France, est-ce que c'est une exclusivité mélenchonienne ?
00:15:43Dans son expression, on pourrait dire ardente et conquérante,
00:15:46et l'autodépréciation militante, oui.
00:15:49Mais le projet plus largement de ce qu'on appelle une France détachée de son peuple historique,
00:15:54une France vidée de son peuple historique ou neutralisant son peuple historique,
00:15:58c'est le projet de l'ensemble des élites depuis 40 ans.
00:16:01D'abord, quand on nous dit la diversité est une richesse, la diversité est une richesse.
00:16:04Certes, mais l'arrière-fond de ça, ça consiste à dire que les Français laissaient à eux-mêmes son nul
00:16:08et qu'il y a que la diversité qui vient les enrichir.
00:16:10Même si, quelquefois, est-ce que l'islamisme, c'est une diversité qui enrichit, oui ou non ?
00:16:14On n'a jamais le critère.
00:16:15Ensuite, quand on disait de la même manière, la France, ce n'est que la République.
00:16:19Quand on expliquait aux Français que l'histoire, leur identité, leur valeur
00:16:22ne tenait que dans le discours républicain,
00:16:24et tout ce qui relevait des mœurs de la culture, de la mémoire, de l'identité,
00:16:27ça ne comptait plus dans la définition de soi,
00:16:29eh bien, ça consistait aussi à effacer l'ancienne France et son vieux peuple.
00:16:32Et je terminerai avec cela quand, depuis 40 ans, on a présenté comme des fascistes et des nazis,
00:16:37tous ceux qui protestaient justement contre cette submersion démographique,
00:16:41contre cette islamisation, contre cette neutralisation identitaire.
00:16:44Eh bien, qu'est-ce qu'on a vu ?
00:16:45On a créé les conditions de l'effacement de la France de toujours
00:16:49au nom de cette « nouvelle France » qui arrive.
00:16:52Donc, je dirais qu'aujourd'hui, la France française, je ne sais plus comment l'appeler,
00:16:54la France d'hier, est devenue une immense vendée collective
00:16:57et que la nouvelle France version mélenchoniste,
00:17:00c'est un peu le contraire de ce qu'a toujours été la France.
00:17:03Dans un instant, votre prochain édito sera sur « Les rares crevées ».
00:17:07Oui.
00:17:08Ce sont des journalistes, on en parle dans un instant.
00:17:11Avant de marquer la pause, regardez ce tweet de Xavier Melki
00:17:13qui répond à la Nouvelle-France lorsqu'on voit que le maire de Saint-Denis
00:17:17voulait chasser, enfin, la police municipale,
00:17:22on va dire désarmer la police municipale.
00:17:24Je propose au maire de Saint-Denis et pour l'aider administrativement
00:17:28que nous accueillons, voilà, les policiers municipaux
00:17:31qui, eux, veulent rester armés.
00:17:34On marque une pause, on revient à Viac, Fabrice Légeri.
00:17:37C'est très important ce qui se passe avec lui,
00:17:40avec Mazarin Pinjot, très important aussi.
00:17:42Et puis, Marc Menand s'est penché sur le coût de la guerre pour la France
00:17:46sans être en guerre.
00:17:48Cherchez à comprendre.
00:17:52On ne parle pas beaucoup des municipales en Outre-mer,
00:17:55mais je vais vous montrer dans un instant
00:17:57une image assez originale, on va dire,
00:18:01des municipales en Outre-mer
00:18:03avec un candidat à un rassemblement national.
00:18:06On en parle dans un instant.
00:18:08D'abord, la guerre en Iran sur le front diplomatique.
00:18:11L'Iran rejette le plan de paix de Donald Trump.
00:18:14Sur le front économique, le pétrole recule
00:18:16sous la barre des 100 dollars.
00:18:18Sur le front politique en France,
00:18:20Sébastien Lecornu prépare des mesures
00:18:22pour protéger le pouvoir d'achat.
00:18:24Et puis, écoutez, il s'est exprimé au Parlement
00:18:27cet après-midi, où il veut effectivement
00:18:29reconstituer un stock de munitions.
00:18:32Il veut doubler le budget de nos armées.
00:18:37Je veux ici remercier le Parlement
00:18:39d'avoir adopté il y a trois ans
00:18:42la loi de programmation militaire.
00:18:43Entre 2017 et 2027,
00:18:47le budget de nos armées aura doublé.
00:18:49Ce n'est pas un détail,
00:18:51c'est un choix stratégique et il est structurant.
00:18:53Mais ce choix doit aujourd'hui être amplifié.
00:18:57La guerre aux Proches et au Moyen-Orient,
00:18:59comme celle en Ukraine,
00:19:01nous montre une chose simple.
00:19:03Le retour des conflits de moyenne et haute intensité.
00:19:05Et avec lui, le retour des exigences de masse,
00:19:08d'agilité, de vitesse et d'endurance.
00:19:11Marc Menon, il a annoncé 8,5 milliards d'euros supplémentaires
00:19:15pour reconstituer nos stocks de munitions.
00:19:16Il a dit qu'il faut produire plus vite,
00:19:19plus massivement.
00:19:20Mais question, personne n'en parle.
00:19:22Quel est vraiment le coût de notre présence militaire
00:19:25en Méditerranée, sans entrer en guerre ?
00:19:28Sans même entrer en guerre.
00:19:29Oui, alors, déjà, il y a les vrais chiffres,
00:19:33puisque cette année, on avance.
00:19:35Au départ, ça devait être présenté au Parlement
00:19:38au mois de juillet.
00:19:40Et là, avec le Conseil des ministres du 8 avril,
00:19:45on aura un budget de prévision militaire
00:19:49de 57 milliards et 100 millions.
00:19:54Plus, dans ce budget, il y a 2,4 milliards de plus
00:19:58que ce qui était prévu,
00:19:59simplement pour les munitions.
00:20:02Alors, on arrive à votre question,
00:20:03c'est dire qu'on n'est pas en guerre,
00:20:05mais néanmoins, on utilise des munitions.
00:20:08On dépense.
00:20:09On utilise des munitions.
00:20:11Alors, rappelons ce qui se passe
00:20:13depuis la fin février.
00:20:15Le Charles de Gaulle est passé
00:20:17de la mer du Nord.
00:20:21Il a descendu, traversé la Méditerranée.
00:20:24Et aujourd'hui, il est là, en embuscade.
00:20:27Il lui faut une escorte,
00:20:28parce que c'est un navire énorme.
00:20:31N'oubliez pas, c'est pratiquement 300 mètres de long
00:20:34et 60 mètres de large.
00:20:36Il y a 30 rafales, plus des avions radars,
00:20:43des hélicoptères, des avions d'observation.
00:20:47C'est une véritable base navale qui est embarquée.
00:20:50Il y a 2 000 marins, il y a 600 personnels de l'aviation.
00:20:55C'est quelque chose d'inimaginable.
00:20:57Alors, forcément, on ne laisse pas aérer comme ça
00:21:00au gré des flots.
00:21:01Il faut un sous-marin, sous-marin nucléaire,
00:21:04qui est en bas et qui est là, prêt à envoyer des missiles.
00:21:08On a la frégate Languedoc,
00:21:10qui est aussi une frégate anti-missiles aériens.
00:21:14On a deux frégates qui sont, elles,
00:21:17des spécialistes en missiles anti-marines,
00:21:22enfin sous-marines.
00:21:23On a un bateau ravitailleur,
00:21:26parce que tout ce monde qui se trouve à bord,
00:21:29il mange.
00:21:29Et au bout de quelques jours, il n'y a plus grand-chose.
00:21:32Imaginez s'il n'y avait pas de côté à bord.
00:21:34Il faudrait ravitailler encore plus souvent.
00:21:37Alors, bref.
00:21:39On ne le voit pas vraiment militaire.
00:21:41On ne le voit pas vraiment militaire.
00:21:42Surtout pour prendre la place dans le rafale.
00:21:44Bref, toujours est-il...
00:21:46On t'a réglé ou quoi ?
00:21:47Non, non.
00:21:48Toujours est-il...
00:21:49Les sauvages pour la laïcité.
00:21:51Nous avons là une configuration,
00:21:54qui est une configuration de guerre.
00:21:57On a 700 soldats qui sont au sud du Liban.
00:22:01C'est une force qui est constamment en renouvellement.
00:22:04Actuellement, ce sont les parachutistes
00:22:07qui ont pris position fin février,
00:22:09d'ailleurs, dans une concordance.
00:22:11Et puis, on a des bases.
00:22:12Et on a la fameuse base 104 Al-Dafra.
00:22:16Elle, elle est à 60 kilomètres d'Abu Dhabi.
00:22:18Et vous savez, elle a fait son apparition dans l'électroalité
00:22:21puisqu'elle a été touchée par des drones
00:22:25au début du mois de mars.
00:22:28Et là, au départ, on est en permanence.
00:22:31Ça fait partie des accords qui nous lient au Koweït,
00:22:33aux Émirats arabes unis.
00:22:36Il y a six rafales.
00:22:39Douze de plus sont sur place.
00:22:41Et on a noté le nombre de sorties des 20 rafales
00:22:45qui, maintenant, sont sur cette base
00:22:46qui est restée opérationnelle malgré les préjudices subis
00:22:50suite à cette frappe iranienne.
00:22:52Alors, on a noté 18 sorties pour 55 heures de vol
00:22:58qui ont permis de briser, d'intercepter
00:23:03les fameux drones Shahed iraniens.
00:23:06Ce qu'il faut savoir.
00:23:08Alors là, c'est un général qui disait ça.
00:23:12Le général responsable des forces armées en 2023.
00:23:17Il s'appelle Stéphane Mill.
00:23:19Il disait à peu près un rafale, une heure de vol,
00:23:23c'est 20 000 euros.
00:23:25Donc, vous imaginez.
00:23:27Et là, on n'a que ce trafic aérien à partir de cette base.
00:23:32Mais forcément que les rafales qui sont, eux, sur le Charles de Gaulle,
00:23:37ils ne sont pas là en train de dormir.
00:23:39Il y a obligatoirement tout un trafic.
00:23:41Donc, le Charles de Gaulle, lui, on estime,
00:23:44selon encore des chiffres qui ont été prononcés devant le Sénat,
00:23:48il coûte un million par jour.
00:23:51Quand il est comme ça, opérationnel.
00:23:53N'oublions pas le sous-marin, les frégates, etc.
00:23:56Donc, c'est une dépense énorme.
00:23:59Et avec les munitions que nous avons utilisées,
00:24:02et aujourd'hui, que dit le Premier ministre ?
00:24:04Il dit, mais on n'a plus assez de munitions.
00:24:05Il nous faut accélérer la production.
00:24:08Mais on est très, très en retard.
00:24:10Alors, il demande.
00:24:12Il dit, ça va nous coter de l'argent.
00:24:13On comprend.
00:24:14Mais comme on ne peut pas trop dépasser le budget,
00:24:17puisqu'on est sous surveillance,
00:24:19il demande à des entreprises petites,
00:24:23joues grandes, qui sont des entreprises civiles,
00:24:25de se lancer dans la production de drones.
00:24:28Parce qu'on avait prévu des équipements
00:24:32qui étaient moins chers que les missiles.
00:24:34Les missiles, quand on tire un missile,
00:24:36c'est 600 000 euros.
00:24:38Et pour dégommer quoi ?
00:24:40Pour dégommer un drone qui, au plus,
00:24:42coûte, d'après les estimations, 50 000 euros.
00:24:46Vous voyez la différence.
00:24:48Donc aujourd'hui, on demande un effort de guerre.
00:24:51Mais on n'est pas en guerre.
00:24:53On est là en observateur.
00:24:55Voilà ce que l'on peut résumer globalement
00:24:57de ce discours qu'a mobilisé l'Assemblée cet après-midi
00:25:01et qui nous vaut une avance de la présentation du budget
00:25:05du mois de juillet au mois d'avril.
00:25:08Merci beaucoup, Marc Monon.
00:25:09Et on apprend que le président du Parlement iranien
00:25:11affirme, je cite, que les ennemis se préparent
00:25:15à occuper une île du Golfe.
00:25:17On suivra tout cela.
00:25:19Merci beaucoup, mon cher Marc.
00:25:21Dans un instant, on va recevoir notre invité François Bousquet.
00:25:24D'abord, Gabriel Cluzel.
00:25:26Quand Mazarin Pinjot a appris qu'un maire RN avait battu la maire socialiste sortant
00:25:34dans la ville de La Flèche, dans la Sarthe, elle a décidé d'annuler sa présence
00:25:39à un événement littéraire qui devait se tenir dans le théâtre de la ville dimanche prochain.
00:25:43Pourquoi s'est-elle attirée d'un nombre colibet sur les réseaux sociaux ?
00:25:47Ces postures d'artistes entre annulations et pétitions finissent-elles par agacer ?
00:25:54Et pourquoi ?
00:25:55Pensez un peu, Mazarin Pinjot, son sang n'a fait qu'un tour quand elle a appris cette nouvelle,
00:26:00elle n'a pas sa rane.
00:26:01Vous voyez, Mazarin Pinjot, c'est Jean Moulin en jupon,
00:26:04plutôt Lucie Aubrac en pantoufles, parce qu'il faut bien dire,
00:26:07il n'y a absolument aucun danger.
00:26:09C'est confort assuré du velours, c'est la résistance facile.
00:26:12Non, parce que je vais quand même vous faire un portrait du jeune maire qui vient d'arriver.
00:26:17C'est le média ici local, c'est France Bleue, qu'il avait fait avant l'élection.
00:26:21Il s'appelle Romain Lemoyne, il a 25 ans, il est diplômé de sciences pour Rennes,
00:26:26il est fan de foot et de course à pied.
00:26:28Il était LR jusqu'en 2023.
00:26:31C'est un fils d'agriculteur et vous savez ce que c'est son projet,
00:26:34c'est de défendre les valeurs de la ruralité.
00:26:38Alors on comprend que la ruralité soit une terre inconnue pour Mazarin Pinjot,
00:26:42qu'il lui fasse peur.
00:26:43Elle est élevée dans le sixième arrondissement,
00:26:45scolarisa Saint-Benoît et Henri IV,
00:26:47elle ne doit pas souvent passer le périphérique.
00:26:49Mais on cherche quand même désespérément le nazisme et le fascisme là-dedans.
00:26:54S'il y a des bruits de bottes, ce sont les bruits des bottes en caoutchouc.
00:26:58Alors il est vrai que c'est peut-être un hommage discret à son père,
00:27:02inventeur du cordon sanitaire et de la réduction à Hitlerum.
00:27:05Ce qui demandait qu'il n'y ait pas de sel quand même pour quelqu'un qui avait été décoré
00:27:09de la Francisque par le maréchal Pétain, en toute logique.
00:27:13Il aurait dû commencer par s'auto-ficeler dans ce cordon.
00:27:17Ce qui est assez épatant dans cette décision, c'est tout d'abord la suffisance.
00:27:23Elle pense par son absence punir les habitants de cette ville qui ont mal voté.
00:27:29Mais c'est sûr, ils vont tous pleurer à chaudes larmes.
00:27:31C'est vraiment trop dur.
00:27:32Non, Mazarin ne fait pas ça.
00:27:34C'est trop triste.
00:27:35Il faut quand même dire que cette ville, c'est la deuxième en importance dans la Sarthe,
00:27:40mais c'est l'une des villes moyennes les plus pauvres du pays de Loire.
00:27:4315% des ménages sont en dessous du seuil de pauvreté.
00:27:45La ville est gangrénée par le trafic de drogue.
00:27:48Le 10 mars dernier, les gendarmes sarthois ont fait un vaste coup de filet
00:27:51visant à démanteler un réseau entre Le Mans et La Flèche.
00:27:55La Flèche n'est pas épargnée non plus par l'islamisme.
00:27:58Fin novembre, un habitant de 26 ans a été jugé pour apologie du terrorisme.
00:28:02Il avait écrit en ligne « Gloire à l'État islamique, je vais faire péter tous les blancs ».
00:28:06Donc, autant dire que la causerie annulée de Mazarin Pinjot et ses pudeurs de rosières,
00:28:12ce n'est pas que la plupart n'en est rien à cirer, mais pas loin.
00:28:15Et cette suffisance, comme tout manque d'humilité,
00:28:18ne comporte aucune remise en cause personnelle, ni aucun intérêt pour les autres.
00:28:23Elle pourrait avoir un peu de recul sur elle-même.
00:28:25C'est vraiment l'héritière au sens bourdieusien du terme.
00:28:30Elle a fait de brillantes études, ça, personne ne peut les lui enlever.
00:28:32Mais sa notoriété, évidemment, elle la doit à son père.
00:28:36Ceux qui vivaient dans les années 80 ont suivi ça de très près.
00:28:40Elle a grandi ultra protégée, au sens propre comme au sens figuré.
00:28:44Elle côtoie aujourd'hui toutes les élites germanopratines.
00:28:48Mais elle entend punir les manants de La Flèche,
00:28:50qui n'ont pas bien voté en les privant de son intelligence lumineuse.
00:28:54C'est un peu comme Mme Bovary avec ses gens, avec vos gens.
00:28:58Parfois, il faut être dur, il faut les punir parce que comme ça, ils marchent droit.
00:29:02Elle ne sait rien de leur désarroi, de leur fin de mois difficile,
00:29:05du désert médical, de l'insécurité.
00:29:08Mais elle se retire en majesté comme une reine,
00:29:11drapée dans sa supériorité morale.
00:29:13Mais Mazarin Pinjot n'est pas la première artiste à annuler une prestation
00:29:17dans une mairie à reine, pour autant.
00:29:19Oui, et c'est même un sport de masse, presque.
00:29:23Cette posture existe depuis les toutes premières mairies FN à l'époque,
00:29:27par exemple à Orange.
00:29:28C'est même très convenu.
00:29:29On pourrait dire que pour quelqu'un d'intelligent comme elle,
00:29:31c'est une paresse intellectuelle pavlovienne assez navrante.
00:29:34Alors, on peut donner des exemples,
00:29:36parce que c'est à qui me mieux mieux pour donner des gages de propriété morale ?
00:29:40Alors, il y a Catherine Rinzé, Rita Mitsuko, Manu Chao, Noir Désir,
00:29:44Louise Attac, Renaud, évidemment.
00:29:46Ou encore, récemment, à Perpignan, Indochine.
00:29:50Alors, on peut peut-être s'arrêter un instant sur le cas Indochine,
00:29:53parce que je l'aime bien, ce cas-là.
00:29:55Vous savez, Indochine qui chante Eche Guevara, voilà, on se souvient.
00:29:59Alors, pour la petite histoire, je peux le dire,
00:30:01parce qu'il l'a expliqué au journal de la maison.
00:30:04Nicolas Sirkis, le chanteur d'Indochine,
00:30:06habite une magnifique maison, je reprends leur mot, à Versailles.
00:30:10Il explique qu'il a choisi cette maison
00:30:12pour offrir un cadre de vie stable à ses enfants,
00:30:16tout en conciliant vie professionnelle et familiale.
00:30:18Mais je comprends, c'est ce que nous voulons tous, voilà.
00:30:21Mais celle-là, c'est plus Lucie Aubrac en pantoufle,
00:30:24c'est Che Guevara en mocassin à glan.
00:30:26Alors, il dit, non mais, il dit, habiter Versailles
00:30:31ne veut plus pas dire être systématiquement bourgeois,
00:30:34mais bien sûr, mon chéri,
00:30:36mais on peut être bourgeois et même un grand bourgeois
00:30:39et être coiffé en pétard pour faire le révolter,
00:30:41mais ça n'abuse personne.
00:30:43Le revenu par habitant est moins élevé à Perpignan qu'à Versailles,
00:30:47c'est rien de le dire,
00:30:48mais il a décidé de donner lui aussi des leçons à ses gueux.
00:30:53Il n'a même pas la curiosité d'aller voir pour essayer de comprendre.
00:30:56Mais que reproche-t-il exactement à ses mères et reines ?
00:31:00Bon, ce n'est pas très bien ce qu'il reproche,
00:31:01surtout quand le maire vient d'être élu,
00:31:02parce que par définition, il n'a rien fait.
00:31:05Mais pour reparler de Lyonnais-Jospin,
00:31:08eh bien, c'est le petit théâtre antifasciste.
00:31:10On ne peut pas reprocher à des artistes d'aimer jouer la comédie.
00:31:13Alors, si vous voulez vraiment faire un coup d'éclat,
00:31:15il y aurait un truc qui aurait de la gueule
00:31:16et qui serait utile parce que plus personne n'en parle.
00:31:20Par solidarité avec les enfants,
00:31:21les enfants abusés du périscolaire,
00:31:23ce serait de boycotter Paris.
00:31:25Il ne s'agit pas là de la dernière guerre,
00:31:27mais de là tout de suite maintenant.
00:31:28Non, mais je vous fiche mon billet, que ça ne va pas se passer.
00:31:31Et puis, il faut voir que ces gens bénéficient
00:31:33d'une exception culturelle française.
00:31:36Ils veulent être protégés par les frontières françaises
00:31:39pour leurs petits intérêts,
00:31:40mais ils vantent le no-border pour les autres.
00:31:44Alors, ce qui est quand même assez fou,
00:31:45c'est qu'ils s'inquiètent d'une censure à venir.
00:31:47J'ai lu ça dans le journal local.
00:31:49Vous voyez, l'association Carrois,
00:31:50qui porte la programmation culturelle de la ville de La Flèche,
00:31:54elle s'inquiétait de la victoire de la liste RN,
00:31:56parce qu'elle dit même que le directeur de la structure
00:31:59a un goût amer,
00:32:01parce qu'il s'interroge sur ce que sera la liberté artistique
00:32:05dans les six prochaines années.
00:32:06J'ai vu ça dans Ouest France.
00:32:07Mais c'est à mourir de rire.
00:32:08Ce sont eux qui s'auto-censurent.
00:32:10Jamais le maire de La Flèche n'a dit
00:32:12que Mazarine Pinjot était persona non grata.
00:32:14Et on ne peut pas en dire autant des mairies de gauche
00:32:17qui font un tri idéologique manifeste avec leurs intervenants.
00:32:20D'ailleurs, j'ai parcouru le programme.
00:32:22J'ai vu qu'il y a trois jours,
00:32:23se produisait au théâtre Guillaume Maurice à La Flèche,
00:32:26avant les élections.
00:32:27Puis en novembre dernier,
00:32:29c'est-à-dire, c'est un événement régulier
00:32:31auquel devait participer Mazarine Pinjot.
00:32:33Donc, ils avaient invité en novembre dernier,
00:32:35cet événement s'appelle un dimanche à la bibliothèque,
00:32:38Rachid Benzine, un auteur politologue d'extrême-gauche
00:32:41pro-palestinien, tous de gauche.
00:32:43Alors, moi, je me dis que c'est sûrement une coïncidence
00:32:45qu'ils n'avaient pas le numéro de Mathieu Bocoté,
00:32:47mais on peut les aider éventuellement.
00:32:49Et vous savez la différence entre une mairie du RN
00:32:52et une mairie socialiste ou LFI ?
00:32:54C'est que si les mairies RN ne reçoivent pas d'artistes de gauche,
00:32:57c'est parce que ceux-ci ne veulent pas venir.
00:32:59Si une mairie de gauche ne reçoit pas de personnalité,
00:33:02d'artistes de droite,
00:33:03c'est parce que ceux-ci ne sont jamais invités.
00:33:07C'est la conception de la liberté d'expression à la française.
00:33:11Merci pour votre regard, Gabrielle Cluzel.
00:33:14Et dans un instant, on recevra François Bousquet.
00:33:16On parlera de ses municipales, de la Nouvelle-France,
00:33:20du racisme anti-blanc.
00:33:21Et je vous montrerai une petite image de la Guadeloupe,
00:33:24puisqu'on ne parle pas du tout de l'Outre-mer.
00:33:25D'abord, Charlotte Dornelas, nous venons d'apprendre
00:33:27qu'un juge d'instruction allait bientôt être saisi
00:33:30pour enquêter après une plainte déposée
00:33:33par la Ligue des droits de l'homme
00:33:34et l'Association de défense des migrants, Utopia 56,
00:33:39contre qui ?
00:33:40L'eurodéputé RN, Fabrice Leggeri,
00:33:43pour complicité de crime contre l'humanité et torture.
00:33:48De quoi s'agit-il exactement ?
00:33:51Il est vrai que l'info est livrée telle qu'elle depuis deux jours
00:33:53et elle est relativement impressionnante.
00:33:55Vous êtes accusé de complicité de crime contre l'humanité
00:33:58et de complicité de torture.
00:34:00Il y a de quoi faire peur ?
00:34:01C'est en effet l'eurodéputé RN, Fabrice Leggeri, qui est visé,
00:34:04non pas en tant qu'eurodéputé RN,
00:34:07l'effet, je veux dire, imputé,
00:34:08mais en tant qu'ancien patron de Frontex,
00:34:11l'Agence de protection des frontières européenne.
00:34:14D'abord, où en est-on exactement ?
00:34:16Parce que ça, vous savez, c'est mon truc préféré.
00:34:18Il y a une dépêche AFP qui tombe.
00:34:19On vous dit qu'il y a un juge d'instruction bientôt saisie.
00:34:21On a l'impression qu'il est déjà coupable.
00:34:23La justice a dit plus ou moins qu'il est coupable.
00:34:25Et tout le monde reprend la dépêche
00:34:27et personne ne cherche à l'expliquer
00:34:28ou à expliquer aux joueurs exactement où on en est de la situation.
00:34:31Si on conteste.
00:34:32Où on en est de la situation.
00:34:33Il y a deux ans, il y a deux ONG,
00:34:36la Ligue des droits de l'homme et Utopia 56,
00:34:38qui ont porté plainte contre lui,
00:34:40l'accusant donc de complicité de crime contre l'humanité
00:34:43et de torture.
00:34:44Le juge d'instruction, vous savez,
00:34:46quand il y a constitution de partie civile, c'est automatique.
00:34:48Le juge d'instruction, à l'époque,
00:34:50avait jugé que les deux associations en question
00:34:52n'étaient pas recevables à agir sur ce point.
00:34:55En gros, il n'y avait pas dans leur statut
00:34:57la possibilité de poursuivre en la matière.
00:35:00Elles avaient donc fait appel.
00:35:02Et la Cour d'appel vient de dire
00:35:04que Utopia 56 ne l'est toujours pas,
00:35:07elle n'est pas recevable à agir aujourd'hui,
00:35:08que la Ligue des droits de l'homme, oui.
00:35:11Et donc, la Cour d'appel,
00:35:12par cette décision, fait retour de la procédure
00:35:14devant le juge d'instruction,
00:35:16comme le prévoit de manière automatique la justice,
00:35:19qui va, à partir de maintenant,
00:35:20devoir se pencher sur le fond du dossier.
00:35:22Ce qui n'est donc pas le cas jusqu'à maintenant,
00:35:24je précise.
00:35:25Donc, il est accusé par la Ligue des droits de l'homme
00:35:27jusqu'à maintenant devant la justice
00:35:30de complicité, de crime contre l'humanité et de torture.
00:35:33Voilà pour la réponse de la justice jusqu'à maintenant.
00:35:35Donc, la Ligue des droits de l'homme,
00:35:37elle l'accuse d'avoir encouragé, je cite,
00:35:39ses agents, les agents de Frontex,
00:35:40à faciliter les interceptions d'embarcations de migrants
00:35:43par les autorités libyennes et grecques.
00:35:47Et dans sa plainte, la LDH lui reproche également
00:35:49d'avoir fait le choix d'une politique visant à faire obstacle
00:35:52quel qu'en soit le prix, en vie humaine notamment,
00:35:55à l'entrée des personnes migrantes au sein de l'Union Européenne.
00:35:58Fermez les guillemets.
00:35:59Alors, il y a deux questions qui se posent immédiatement sur le sujet.
00:36:02Un, la question du timing.
00:36:03Vous allez voir, la chronologie est intéressante.
00:36:05Et deux, la question de l'enjeu de cette plainte.
00:36:07D'abord, un, le timing.
00:36:09Au moment du dépôt de plainte,
00:36:11les faits allégués ne peuvent être datés qu'entre 2015 et 2022,
00:36:16date pendant lesquelles il était patron de l'agence Frontex.
00:36:19Il quitte Frontex en 2022 puisqu'il démissionne à l'époque.
00:36:22La plainte n'a pas été déposée pour précipiter sa démission.
00:36:25C'est qu'une longue histoire.
00:36:26On en avait parlé ici, je ne sais pas si les gens se souviennent,
00:36:28mais il y avait eu un affrontement notamment avec la Commission Européenne
00:36:30sur les missions de Frontex.
00:36:32Il démissionne en 2022.
00:36:33La plainte n'a pas été déposée alors que tout ça a été public
00:36:36pour précipiter sa démission.
00:36:38Ni même dans la foulée de cette démission.
00:36:40Non.
00:36:41Deux ans après.
00:36:42Et que se passe-t-il deux ans après ?
00:36:44La plainte est déposée et ça fait deux semaines
00:36:46que Fabrice Légeri a annoncé son ralliement au Rassemblement National
00:36:50et nous sommes en pleine campagne des Européennes.
00:36:53Ça vaut le coup de le préciser.
00:36:54Chacun en fera ce qu'il voudra évidemment.
00:36:57Et cette fois-ci, la communication assez massive
00:37:01autour de cette procédure assez anecdotique pour l'instant
00:37:05sur ce qu'elle dit du fond de l'accusation
00:37:07se fait au moment où le Parlement, on en a parlé et c'était plus récent,
00:37:11le Parlement vient de s'entendre avec les quatre groupes
00:37:14des droites européennes pour la première fois
00:37:17pour durcir la politique notamment d'expulsion.
00:37:19Donc la politique du droit d'asile, sujet de désaccords
00:37:23patent entre Frontex et notamment à l'époque où elle était dirigée
00:37:26par Légeri et les ONG en l'occurrence qui travaillent au sein de l'Union Européenne
00:37:32et notamment sur cette question.
00:37:34Or il se trouve que Fabrice Légeri, par son nouveau poste,
00:37:37a activement travaillé sur ce sujet de la rédaction du nouveau texte.
00:37:41Voilà pour le contexte, comme ça vous avez tout.
00:37:44Deuxièmement, l'enjeu.
00:37:46Frontex est accusé donc d'avoir permis, par le biais de Fabrice Légeri,
00:37:49l'interception de bateaux en lieu et place de ce que réclament les ONG,
00:37:53à savoir le secours permanent de ces bateaux et la conduite vers les côtes européennes.
00:37:58Quand vous interceptez, vous pouvez avoir besoin de porter secours,
00:38:01mais vous pouvez aussi renvoyer vers le port sûr le plus proche,
00:38:04vous savez, la fameuse appellation.
00:38:06Les ONG, elles, réclament que Frontex aille jusqu'au bateau elle-même,
00:38:10les récupère et donc les ramène sur les côtes européennes.
00:38:12Il y a un désaccord sur la manière de faire.
00:38:14C'est la définition de la mission de l'agence Frontex qui est en jeu
00:38:18et donc la capacité des états membres Frontex n'est pas décisionnaire.
00:38:21Ils sont sous le commandement des états membres qui réclament le soutien de l'agence Frontex.
00:38:27Et donc ce qui est en jeu, c'est la capacité des états membres,
00:38:30vrais décisionnaires dans cette affaire, à protéger ou non leurs frontières,
00:38:34en l'occurrence lorsqu'elles sont extérieures dans l'Union européenne.
00:38:38C'est une vieille guerre qui dure depuis des années entre Frontex et ses ONG.
00:38:42Mais cela n'explique pas la gravité des accusations qui pèsent contre lui.
00:38:48Qu'est-ce que cela veut dire justement ces accusations ?
00:38:50Alors la plainte, je vous le disais, elle évoque les cas de la Grèce et de la Libye
00:38:52qui ne sont pas comparables, la Grèce étant évidemment dans l'Europe et pas la Libye par définition.
00:38:58Donc dans un cas, on a un pays qui a demandé le soutien de l'agence Frontex
00:39:02qui a été accordé par l'Union européenne pour protéger ses frontières extérieures.
00:39:06L'agence Frontex, quand elle arrive en Grèce, sur demande de la Grèce
00:39:10et sur autorisation de la Commission européenne, elle est sous le commandement de la Grèce.
00:39:15Il n'y a pas de décision de Frontex pour savoir ce qu'on va faire pour protéger les frontières.
00:39:20Elle est sous son commandement.
00:39:22Or, nous sommes en mer Égée, en l'occurrence.
00:39:24C'est donc petit la mer Égée et les bateaux ne sont pas en situation de secours permanent.
00:39:28Il peut y avoir des interceptions.
00:39:30Et il y avait eu un cas d'interrogation sur le comportement grec.
00:39:36Il y avait des personnes, des migrants qui avaient été débarqués sur un bateau grec,
00:39:40des gardes-côtes grecques, et qui avaient été ensuite réembarqués dans un bateau
00:39:44et remis dans les eaux territoriales turques.
00:39:46La question avait été posée à l'époque.
00:39:48Et en l'occurrence, les ONG contestent le cadre même de la possibilité de l'interception
00:39:53en lieu et place du débarquement sur les côtes grecques.
00:39:56Mais en l'occurrence, que reproche-t-on à Fabrice Legéré,
00:40:00puisqu'il était patron de Frontex, sous le commandement d'un État souverain qui est la Grèce ?
00:40:04Donc, est-ce qu'on lui reproche d'avoir été patron de Frontex, tout simplement ?
00:40:07Ou d'avoir voulu la continuité de Frontex ?
00:40:11Donc là, on verra, en effet, comment cette plainte est reçue par la justice.
00:40:15Dans l'autre cas, la Libye, alors là, c'est la conséquence très directe
00:40:18d'une politique engagée par l'Union européenne elle-même.
00:40:21Si on fait rapidement l'histoire, les bateaux de Frontex étaient initialement,
00:40:24il y a des années de ça, très proches des côtes libyennes.
00:40:28Il a été décidé par la Commission européenne,
00:40:30avec évidemment l'aval de la Commission européenne Frontex,
00:40:32n'étant encore une fois qu'une agence,
00:40:34de rapprocher les bateaux de Frontex des côtes européennes
00:40:37et donc de les éloigner des côtes libyennes
00:40:39pour stopper l'appel d'air.
00:40:41Plus vous avez des bateaux de Frontex proches des côtes,
00:40:43plus les passeurs lancent leurs bateaux chargés de personnes
00:40:48et plus ils prennent le risque de les noyer.
00:40:50Et donc, à ce moment-là, quand les bateaux reculent,
00:40:52les ONG ont pris le relais.
00:40:53Elles se sont mis dans ces eaux-là
00:40:55et elles ont appelé au secours les gardes-côtes européens
00:40:58pour venir secourir les personnes qu'elles avaient chargées sur leurs bateaux.
00:41:02Et c'est là qu'est arrivée la question de l'éventuelle complicité,
00:41:06souvenez-vous, dont étaient accusées ces ONG.
00:41:09Et donc, dans la foulée, l'Union européenne a donné les fonds
00:41:12pour établir un centre de coordination des secours maritimes
00:41:15et le développement d'une garde-côte libyenne.
00:41:18Quand ça a été fait, la Libye a revendiqué sa propre zone de secours libyenne.
00:41:22Il n'y a eu aucun litige sur la définition de cette zone de secours
00:41:25avec les autres pays européens.
00:41:27Et là, la revendication des ONG, ça a été de dire
00:41:30c'est à nous de le faire et pas à la Libye.
00:41:32Pourquoi ?
00:41:33Parce que si les personnes sont débarquées en Libye,
00:41:35il y a des risques de mauvais traitements avérés en Libye.
00:41:39Mais donc, que reproche-t-on à Fabrice Leggeri ?
00:41:42Ce qu'on lui reproche, c'est par la mission de Frontex
00:41:45qui est de refuser l'entrée des bateaux,
00:41:48c'est-à-dire de ne pas aller les chercher même au large des côtes libyennes,
00:41:51de porter sur lui ce qui pourrait arriver
00:41:54au moment où lui n'a simplement fait que protéger la frontière.
00:41:57Il n'est pas responsable de ce qui se passe en Libye,
00:41:59jusqu'à preuve du contraire.
00:42:00Et donc, vous voyez que c'est tout simplement la définition
00:42:03de la souveraineté des États membres
00:42:05et de l'agence même de Frontex
00:42:07que les ONG avaient déjà expliquée, d'ailleurs,
00:42:10de manière absolument claire.
00:42:12Il ne veut plus d'une force qui puisse protéger les frontières,
00:42:16mais d'une force qui puisse veiller à ce que les États membres
00:42:20respectent les droits fondamentaux,
00:42:22donc ils voulaient transformer l'agence Frontex
00:42:23non plus en garde-frontière,
00:42:25mais en agence supplémentaire de protection des droits fondamentaux,
00:42:28les droits fondamentaux étant extrêmement élargis
00:42:31dans l'œil de la LDH sur le terrain migratoire.
00:42:34Mais que doit-on finalement comprendre, Charles,
00:42:36de cette plainte lourde, importante,
00:42:39au-delà de la personne et de son étiquette politique ?
00:42:41En clair, en raison du refus de laisser passer
00:42:43et d'accoster les bateaux sur les côtes européennes,
00:42:46il se retrouve accusé de devoir porter les conséquences
00:42:49postérieures au refus de l'accueil.
00:42:50En gros, si vous ne prenez pas les gens qui souffrent chez vous,
00:42:53vous êtes responsable de leur souffrance chez eux ou ailleurs,
00:42:57là où le voyage migratoire, on va dire, les mène.
00:43:00Les ONG portent le combat du refus du refoulement
00:43:03tout court depuis le début.
00:43:05Elles refusent.
00:43:06Quelle est la volonté politique qu'elles ont ?
00:43:09À partir du moment où une personne quitte son pays,
00:43:11elle a un droit inaliénable à venir au moins
00:43:15être éligible à l'examen de son droit d'asile.
00:43:18Donc les personnes doivent pouvoir rentrer,
00:43:20l'examen se fait,
00:43:21elles sont par ailleurs contre l'expulsion des personnes
00:43:23une fois que le droit d'asile n'est pas accordé,
00:43:25mais c'est un autre sujet.
00:43:26Elles veulent absolument que tout le monde puisse au moins
00:43:28tenter sa chance en mettant un pied sur le sol européen.
00:43:32Et la guerre remonte très très loin
00:43:33entre Frontex et ses ONG,
00:43:36et donc avec Fabrice Leggeri.
00:43:38En 2017, il y avait une guerre
00:43:40parce que le patron de Frontex, à l'époque, Leggeri,
00:43:42avait permis de partager avec la police judiciaire européenne
00:43:45des éléments qui attestaient des connivences
00:43:46entre les ONG et les passeurs libyens.
00:43:49Donc 2017 déjà.
00:43:50C'est la guerre à ce moment-là
00:43:51parce que des bateaux des ONG
00:43:52sont mis sous séquestre au large des côtes italiennes
00:43:55en raison de ces éléments.
00:43:57Je précise qu'à l'époque, c'était avant Salvini.
00:43:59Déjà, des bateaux avaient été mis sous séquestre.
00:44:01En 2019, la Cour de justice de l'Union européenne
00:44:04avait donné raison à Frontex contre les ONG.
00:44:07Pourquoi ? Parce que les ONG demandaient la liste
00:44:09des bateaux et des avions qui travaillaient pour Frontex
00:44:12pour pouvoir les identifier.
00:44:14Pour quelles raisons ?
00:44:15Je vous laisse répondre.
00:44:17Ensuite, guerre autour de la situation lituanienne
00:44:19puisque Frontex avait accepté en effet
00:44:21que des personnes ne soient pas acceptées
00:44:24sur le sol lituanien
00:44:25et donc d'aider les forces lituaniennes.
00:44:26À ce moment-là, ils avaient été accusés de pushback.
00:44:29Vous savez, on avait beaucoup entendu parler de ça
00:44:30et donc de refoulement.
00:44:32Et à l'époque, Fabrice Leggeri avait posé la question
00:44:34à la Commission européenne.
00:44:36Qu'est-ce qui prévaut ?
00:44:37Est-ce que c'est l'examen individuel du droit d'asile
00:44:39ou est-ce que c'est la prévention du franchissement illégal
00:44:43de la frontière ?
00:44:44Puisqu'il y a deux textes en Europe.
00:44:45L'un protège la possibilité du droit d'asile individuel.
00:44:49L'autre prévient le franchissement illégal de la frontière.
00:44:53Fabrice Leggeri n'avait jamais obtenu de réponse
00:44:56de la Commission européenne.
00:44:57La guerre n'a jamais cessé entre les ONG et lui
00:45:00et entre Frontex et pour aboutir à une guerre interne
00:45:02sur la définition de Frontex, de ses missions
00:45:05et tout simplement sur la question de la possibilité même
00:45:08de la protection des frontières de l'Union européenne.
00:45:10Merci beaucoup Charlotte Dornelas.
00:45:13Le temps pour notre invité François Bousquet de s'installer.
00:45:16Je serai ravie d'accueillir le cardinal Sarah
00:45:20avec Charlotte Dornelas et Gabrielle Cluzel ce vendredi.
00:45:26Événement. Le cardinal Sarah, invité exceptionnel de Christine Kelly
00:45:30vendredi à 21h dans Face au cardinal Sarah sur CNews.
00:45:36François Bousquet, je serai ravie d'être avec vous pour cette émission
00:45:40et avec Émeric Pourbet vendredi à 21h.
00:45:43Bonsoir François Bousquet, vous êtes essayiste.
00:45:46On vous a déjà reçu, éditeur, auteur du livre
00:45:49« Choque le racisme anti-blanc ».
00:45:51Et on le dit, vous êtes l'un des rares à vraiment analyser
00:45:54froidement ce phénomène que beaucoup veulent taire
00:45:57et on essaie de regarder factuellement les choses
00:46:00autant que faire se peut.
00:46:01Est-ce qu'on a assisté lors de ces municipales ?
00:46:05Mathieu Bocotter a beaucoup parlé du côté ethno-racial.
00:46:08Est-ce qu'on a assisté, selon vous, à une victoire de la nouvelle France
00:46:13de Jean-Luc Mélenchon, particulièrement dans les zones prioritaires
00:46:17des politiques de la ville ?
00:46:19Oui, manifestement, même si cette victoire est symbolique.
00:46:23Au niveau national, LFI et Mélenchon gagnent assez peu de villes
00:46:28mais ce sont quand même des places fortes de la gauche,
00:46:30des villes symboles, très très fortes.
00:46:32Et Mélenchon a l'art de transformer les défaites électorales en victoire.
00:46:34Rappelez-vous, élisez-moi, Premier ministre.
00:46:36Donc on n'a parlé que de Roubaix, que de Creil, que de Vaud-en-Velin,
00:46:39que de Vénitieux, qui sont des zones qui sont très largement
00:46:42grand remplacées, ou en tout cas, les populations d'origine
00:46:45extra-européenne sont majoritaires.
00:46:47Et ça n'avait pas de traduction, les administrés étaient extra-européens
00:46:51mais pas les élus.
00:46:53Exception faite de Roubaix, je pense que c'est une dernière,
00:46:56dans 7 ans, la majorité restera LFI.
00:46:59Mais oui, on assiste à un plébiscite de la ligne de Mélenchon,
00:47:02la Nouvelle-France, la racialisation, la montée aux extrêmes,
00:47:04la conflictualisation, c'est tout ce que Mélenchon défend depuis une dizaine d'années,
00:47:08c'est-à-dire une forme d'avant-guerre civile,
00:47:10comme le dit un auteur auquel Mathieu Bocoté et moi-même sommes très attachés,
00:47:14Éric Werner, auteur-philosophe suisse.
00:47:17Mélenchon travaille à ça, une sorte de France,
00:47:20de deux Frances, qui sont sur un dépôt de munitions,
00:47:23et lui tient la mèche, il est prêt, il est en train de l'allumer,
00:47:25parce qu'il fait le pari qu'il lui manque 600 000, 700 000 voix
00:47:29pour être au deuxième tour de l'élection présidentielle.
00:47:32Je ne pense pas, moi, que, n'en déplaise aux commentateurs politiques,
00:47:35que ce soit un tel camouflé, les alliances LFI vers PS.
00:47:40D'abord, on en reparlera en 2027.
00:47:42Au nom de pas d'ennemis à gauche,
00:47:44il est très vraisemblable que la gauche se rallie comme un seul homme derrière Mélenchon,
00:47:48ce qui a été le cas en 2022.
00:47:49Et le pari, c'est d'arriver au deuxième tour.
00:47:51Il sait que sa France est minoritaire,
00:47:53au jour d'aujourd'hui, elle est minoritaire,
00:47:55sauf dans certains quartiers que vous évoquiez,
00:47:57mais à moyen terme, sinon à long terme,
00:47:59elle est majoritaire, du moins si les courbes démographiques se prolongent
00:48:02et ne s'inversent pas.
00:48:04Quand Jean-Luc Mélenchon parle,
00:48:05on parlait tout à l'heure avec Mathieu aussi,
00:48:07des blancs tout moches, même s'il est revenu sur ses propos,
00:48:10et que des mers sortants sont chassés sous les huées,
00:48:13on l'a vu, les insultes à creilles, etc.
00:48:15Est-ce qu'on n'est pas face à un racisme anti-blanc assumé ?
00:48:18Est-ce qu'on peut encore nier qu'il existe dans certains territoires ?
00:48:21Est-ce que ce n'est pas une forme de racisme anti-blanc tolérée, là ?
00:48:23Oui, globalement, le racisme anti-blanc est toléré, est accepté,
00:48:26il est très, à la marge, il est puni par les magistrats,
00:48:29par les tribunaux, mais c'est très marginaux.
00:48:31Je pense qu'il n'y a pas eu dix condamnations en France
00:48:33pour racisme anti-blanc,
00:48:34alors que c'est un phénomène qui existe depuis un demi-siècle.
00:48:37Et ce qui arrive à des élus, c'est assez ironique,
00:48:40parce que par clientélisme, par paternalisme,
00:48:42par haine de soi qu'évoquait Mathieu Bocoté,
00:48:45ils ont fait le choix du tout migratoire,
00:48:48parce qu'ils étaient encore élus par ces gens-là.
00:48:50Aujourd'hui, ils sont grands remplacés,
00:48:51ils sont renvoyés sous les housses,
00:48:54ce n'est pas une haie d'honneur, c'est une haie de déshonneur,
00:48:56avec une forme de racisme anti-blanc.
00:48:58En gros, ce que les administrés blancs subissaient
00:49:01depuis dix ans, vingt ans,
00:49:03eux le subissent depuis dimanche soir.
00:49:04C'est une découverte pour eux,
00:49:06c'est que le monde qu'ils avaient fantasmé,
00:49:08le délire multiculturel qu'ils avaient fantasmé,
00:49:11est en train de se transformer en délire,
00:49:12en folie multiguarrière, multiraciale.
00:49:17Donc oui, c'est une forme de racisme anti-blanc
00:49:19qui est en train de coloniser l'espace public.
00:49:21Pour moi, c'est le bruit de fond de la société.
00:49:23Simplement, ce bruit de fond,
00:49:24on ne le voit pas dans les médias centraux.
00:49:26Et là, tout d'un coup, on l'a vu,
00:49:28ça nous est arrivé au visage,
00:49:29on parle de vénitieux.
00:49:31Un papier dans le Figaro, il y a six mois,
00:49:33quand même, ça devrait nous interroger,
00:49:34les insultes.
00:49:36Salle Blanche, c'est monnaie courante ici,
00:49:37à vénitieux.
00:49:38Moi, c'est ce que me disent tous les témoins
00:49:39que je rencontre depuis deux ans,
00:49:41c'est que ce sont des insultes,
00:49:42aujourd'hui, qui sont tolérées,
00:49:43qui sont normalisées.
00:49:44Pourquoi elles sont normalisées ?
00:49:45Parce qu'elles ne sont pas pénalisées.
00:49:47Ce qui n'est pas interdit est autorisé de fait.
00:49:50Et dès lors que vous plaignez de racisme anti-blanc,
00:49:52on vous reproche à votre tour d'être un raciste.
00:49:55C'est-à-dire qu'il y a des mécanismes
00:49:56d'inversion accusatoire
00:49:57dans lesquels Mélenchon est un expert
00:50:01qui se retourne contre le petit blanc qui...
00:50:04Comment... Pardonnez-moi, je vous ai...
00:50:05Comment est-ce que vous pouvez expliquer
00:50:07le fait... On a vu, par exemple,
00:50:09si on parle...
00:50:10Comment est-ce qu'on en est venu à voter
00:50:11en fonction de la couleur de peau ?
00:50:13Et puis, comment est-ce que vous expliquez
00:50:14le cas, par exemple, d'Hélène Geoffroy
00:50:16qui n'est pas blanche ?
00:50:18Elle est noire.
00:50:19Elle s'est fait expulser à Vaud-en-Velin.
00:50:23Elle est anti-aise.
00:50:24Elle a été PS pendant des années.
00:50:25Comment vous expliquez...
00:50:26Parce qu'elle ne correspond pas
00:50:27au schéma racialiste plébiscité par Mélenchon.
00:50:30On pourrait même...
00:50:31Elle pourrait pouvoir se pouvoir exposer
00:50:32au reproche d'être un Bundy
00:50:33ou une Bundy.
00:50:35C'est-à-dire, il y a des coefficients.
00:50:37Les Asiatiques, par exemple,
00:50:38sont vus comme des blancs.
00:50:39Certains Noirs sont vus comme des blancs.
00:50:40Donc, des traîtres.
00:50:41Des traîtres à la race,
00:50:42des traîtres à la couleur de peau.
00:50:44Ça ne correspond plus du tout
00:50:45au schéma indigéniste, racialiste
00:50:46que veut imposer Mélenchon.
00:50:48Mélenchon se fixe,
00:50:49il a raison,
00:50:50sur l'islamo-gauchisme.
00:50:51Mais il y a parallèlement à ça
00:50:52un gaucho-racialisme.
00:50:54C'est qu'il se voit, d'une part,
00:50:55comme le grand mufti de Marseille
00:50:56ou de la Seine-Saint-Denis.
00:50:57Mais il se voit aussi
00:50:58comme le négus.
00:51:00Il est entre l'un et l'autre.
00:51:02Le LFI et les Insoumis,
00:51:03c'est un fusil à deux coups.
00:51:05J'emploie un dessin, fusil.
00:51:07Parce que, vraiment,
00:51:08il joue avec le feu.
00:51:08C'est un dépôt de munitions
00:51:09et lui, c'est la mèche.
00:51:10C'est vraiment pas un pompier pyromane.
00:51:12C'est un pyromane.
00:51:13Il joue avec le feu
00:51:14et il défend cette ligne-là
00:51:16parce qu'il veut l'imposer.
00:51:17Moi, je trouve qu'elle est,
00:51:18évidemment, dangereuse
00:51:20parce que je ne suis pas le seul
00:51:21à le dire.
00:51:23La hantise de la guerre civile,
00:51:24moi, je suis un lecteur de Montaigne.
00:51:26Montaigne, tous les essais de Montaigne,
00:51:27sont la guerre civile.
00:51:28C'est la guerre la plus atroce.
00:51:30Et Mélenchon oeuvre,
00:51:31en ce moment,
00:51:32il est en train d'accoucher
00:51:33à cette guerre civile.
00:51:35Mélenchon a beaucoup changé.
00:51:36Il a été mitterrandien,
00:51:37jospinien,
00:51:37il défend l'écriture inclusive.
00:51:38Il a tout défendu.
00:51:39Mais la matrice,
00:51:40c'est le trotskisme.
00:51:41C'est quoi le trotskisme ?
00:51:42C'est la guerre éternelle.
00:51:43C'est la révolution éternelle.
00:51:45La révolution permanente.
00:51:46Le chaos permanent.
00:51:49Dans cet esprit,
00:51:50je peux me permettre de vous établir
00:51:51dans une logique
00:51:51de conflictualisation radicale.
00:51:53Dans son esprit,
00:51:53finalement,
00:51:54le deuxième tour de la présidentielle
00:51:55n'est qu'une étape
00:51:56avant la radicalisation
00:51:57en jetant ses troupes
00:51:58dans la rue,
00:51:58si c'est possible.
00:51:59Oui,
00:51:59a priori,
00:51:59c'est ce qu'il veut faire.
00:52:01Fondamentalement,
00:52:01c'est deux fondamentales politiques.
00:52:02C'est la polarisation,
00:52:04la confectualisation,
00:52:05l'antagonisme,
00:52:06ami et ennemi.
00:52:06Ça,
00:52:06c'est le fondamental.
00:52:07Et l'autre idée centrale
00:52:08chez lui,
00:52:09c'est ses maîtres populistes,
00:52:10Laclos,
00:52:11Chantal Mouffe,
00:52:12c'est que le peuple n'existe pas.
00:52:13Le peuple,
00:52:13c'est un fantasme.
00:52:14Leur mot,
00:52:14c'est que le peuple
00:52:15est un référent vide.
00:52:16C'est une coquille vide,
00:52:17le peuple.
00:52:17Parce qu'il n'y a pas
00:52:18de peuple historique,
00:52:19il n'y a pas de peuple ethnique,
00:52:20il n'y a pas de peuple religieux,
00:52:21il n'y a pas de profondeur
00:52:21de gens dans le peuple.
00:52:22Donc,
00:52:22on y met ce qu'on veut
00:52:23dans le peuple.
00:52:24On peut mettre des martiens,
00:52:26on s'en moque.
00:52:27Pour peu que les martiens,
00:52:28dans un acte de délibération politique,
00:52:30deviennent un peuple.
00:52:32Donc,
00:52:32c'est une vision constructiviste,
00:52:34contractualiste,
00:52:35complètement délirante,
00:52:36et qui aboutira,
00:52:37de fait,
00:52:38à la guerre civile.
00:52:39Et ce n'est pas moi
00:52:39qui parle de guerre civile,
00:52:45des lanceurs d'alerte
00:52:46que je me considère
00:52:48comme un prophète de malheur,
00:52:49presque,
00:52:49à beaucoup d'égards.
00:52:50On aimerait bien
00:52:50ne pas y arriver,
00:52:51en tout cas,
00:52:51Marc Menand.
00:52:52Mais est-ce qu'aujourd'hui,
00:52:53il ne bénéficie pas
00:52:55d'une complicité globale
00:52:57à quelques rares exceptions
00:52:58dans la place politique ?
00:53:00Évidemment.
00:53:00Les uns et les autres
00:53:02sont là
00:53:03à encourager
00:53:05cet esprit
00:53:06de communautarisme,
00:53:08ce respect
00:53:09de l'islam,
00:53:10etc.
00:53:11Nous,
00:53:11si vous avez
00:53:12la moindre contrariété
00:53:13contre une femme voilée,
00:53:14vous devenez un salopard.
00:53:16Vous êtes un islamophobe.
00:53:17Voilà, voilà.
00:53:17C'est toute la rhétorique
00:53:19et toute l'argumentation.
00:53:19Oui, mais c'est donc
00:53:20l'ensemble de la classe,
00:53:21aujourd'hui.
00:53:22On a affaire à des tricheurs.
00:53:24Les socialistes,
00:53:24en ce moment,
00:53:25font un procès
00:53:26contre l'FI.
00:53:27Mais est-ce que François Hollande
00:53:29a déchiré sa carte
00:53:30du Parti socialiste
00:53:31quand il est devenu
00:53:31député en 2024 ?
00:53:32Non.
00:53:33Oui, mais les LR,
00:53:34c'est pareil.
00:53:35Ils sont dans la même complicité.
00:53:36À quel moment
00:53:37ils s'opposent
00:53:38en disant
00:53:38oui,
00:53:39il est temps d'ouvrir les yeux ?
00:53:41Pour moi,
00:53:41il y a une loi des 3D
00:53:42que j'appelle
00:53:43la loi des 3D.
00:53:43C'est le déni.
00:53:45Il n'y a pas de problème.
00:53:46Si jamais vous dites
00:53:47qu'il y a un problème,
00:53:48c'est le délit.
00:53:49Deuxième dé.
00:53:50Troisième dé,
00:53:50c'est le délire.
00:53:51Le délire,
00:53:52c'est que ça va marcher.
00:53:53C'est que ce dépôt de munitions
00:53:54sur lequel nous nous sommes installés
00:53:55va fonctionner.
00:53:56Or, il ne fonctionne
00:53:57d'ores et déjà pas.
00:53:59Les derniers blancs...
00:54:00C'est le dernier dé ?
00:54:01Les derniers blancs
00:54:02de Creil,
00:54:04c'était le maire.
00:54:05Ah, le délire.
00:54:06D'accord.
00:54:07Gabriel Cluzet.
00:54:08Mais est-ce que
00:54:08ce n'est pas de la nitroglycérine
00:54:09qui risque finalement
00:54:10de lui péter la figure
00:54:11avant 2027 ?
00:54:13Ça ne t'intéresse pas, Gabriel ?
00:54:14Jean-Luc Mélenchon,
00:54:15on peut lui dire
00:54:15le temps du porte-parole
00:54:16est révolu,
00:54:17tu ne seras pas
00:54:17candidat de 2027.
00:54:19Le mégus ressemblera,
00:54:21comme le disent
00:54:22de Logu, Coquerel,
00:54:24aux administrés
00:54:25de la Sèche-Saint-Denis.
00:54:26Mais Jean-Luc Mélenchon lui-même.
00:54:26Et Mélenchon lui-même.
00:54:27Je ne vois pas pourquoi
00:54:28il serait candidat en 2027.
00:54:29Je pense, Gabriel,
00:54:30que le fond du fond,
00:54:31c'est qu'il a beaucoup changé.
00:54:32C'est un opportuniste,
00:54:33un clientiste.
00:54:34Le fond du fond,
00:54:35c'est la matrice trotskiste.
00:54:37C'est la révolution permanente.
00:54:38Ça repose sur un fantasme
00:54:40qu'on va pouvoir accoucher
00:54:41d'un homme nouveau
00:54:42au prix de la destruction
00:54:43de l'homme ancien.
00:54:45Vous disiez tout à l'heure
00:54:46que vous étiez sûr
00:54:47qu'ils seraient réélus,
00:54:47ces maires,
00:54:48dans six ans.
00:54:49Ils sont cette fois-ci
00:54:50très mal réélus
00:54:51sur le plan du nombre.
00:54:53Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
00:54:55Que vous êtes sûr
00:54:56qu'ils seront réélus ?
00:54:57Les maires et les filles.
00:55:00Dans les climats
00:55:00de pré-guerre civile,
00:55:02je suis le premier à le regretter,
00:55:03mais vous n'êtes plus
00:55:04pour l'avortement,
00:55:05contre l'avortement,
00:55:06pour le capitalisme,
00:55:07contre le capitalisme.
00:55:07Vous êtes renvoyé
00:55:08à ce qu'un chercheur en Britannique
00:55:09appelle le factionalisme généralisé.
00:55:11Vous êtes renvoyé
00:55:12à votre appartenance primaire
00:55:13qui est la plus dangereuse.
00:55:14Le dénominateur commun,
00:55:15c'est-à-dire la couleur de peau
00:55:16ou la religion,
00:55:17pour moi,
00:55:18ce dénominateur commun
00:55:18est un dynamiteur.
00:55:20De fait,
00:55:21les courbes démographiques,
00:55:22sauf si elles sont inversées,
00:55:23aboutiront à des réactions
00:55:25dans des fauteuils
00:55:26de ce type de maires.
00:55:28Restez avec nous.
00:55:29Je vous donne le mot de la fin.
00:55:30Dans un instant,
00:55:31on parlera des rats.
00:55:33C'est Jean-Luc Mélenchon
00:55:34qui appelle les journalistes ainsi.
00:55:35Mais d'abord,
00:55:36le JT Sandra...
00:55:37Crevé !
00:55:37Comment ?
00:55:37Crevé !
00:55:38J'avais oublié.
00:55:39Crevé.
00:55:40Les infos d'abord.
00:55:42Bonsoir, ma belle Sandra.
00:55:43Bonsoir, Christine.
00:55:44Bonsoir à tous.
00:55:44On l'a appris ce soir.
00:55:46L'ex-star de télé-réalité
00:55:47Loana est morte
00:55:48à son domicile de Nice.
00:55:50Son corps a été retrouvé
00:55:51en fin de journée.
00:55:53L'information de Paris Match
00:55:54a été confirmée
00:55:55par le procureur de Nice.
00:55:56Une enquête a été ouverte
00:55:58en recherche des causes.
00:56:00Les corps de deux femmes
00:56:01disparues en Aveyron
00:56:02depuis vendredi
00:56:03ont été retrouvées au Portugal.
00:56:05Le principal suspect,
00:56:06un ancien policier,
00:56:08ex-conjoint de l'une,
00:56:09compagnon de l'autre.
00:56:10Il est soupçonné
00:56:11de les avoir enlevés
00:56:12et séquestrés.
00:56:13Sa cavale s'est achevée
00:56:14ce mardi
00:56:15lors d'un contrôle routier
00:56:16par la police portugaise
00:56:18en compagnie de ses enfants
00:56:19de 12 ans
00:56:20et un an et demi,
00:56:21sains et saufs.
00:56:22Le frère du maire réélu
00:56:24à Goussinville
00:56:25dans le Val d'Oise
00:56:26est en garde à vue.
00:56:27Il est suspecté
00:56:27d'avoir poignardé ce mardi
00:56:29un soutien d'une liste opposante
00:56:31en proche de Jean-Charles Laville,
00:56:33blessé au couteau au thorax.
00:56:36Au niveau du thorax,
00:56:37ces jours ne seraient pas en danger.
00:56:39D'autres intimidations
00:56:40et violences
00:56:41contre des membres
00:56:42de l'équipe du candidat centriste
00:56:43ont été rapportées.
00:56:44L'Assemblée générale de l'ONU
00:56:46a proclamé ce mercredi
00:56:47la traite des esclaves africains
00:56:49comme le crime le plus grave
00:56:50contre l'humanité.
00:56:51Un combat porté par le Ghana
00:56:52qui espère ouvrir la voie
00:56:54vers des excuses et la justice.
00:56:55La résolution a été adoptée
00:56:57sous les applaudissements
00:56:58par 123 voix pour et 3 contre.
00:57:01Le conflit actuel au Moyen-Orient
00:57:02est un scénario bien pire
00:57:04que celui de la guerre en Irak
00:57:05en 2003.
00:57:06Selon le premier ministre espagnol,
00:57:08Pedro Sanchez a exprimé
00:57:10à plusieurs reprises
00:57:11son opposition à la guerre en Iran
00:57:13qu'il qualifie d'illégale.
00:57:15Ses déclarations lui ont valu
00:57:16les critiques de Donald Trump
00:57:17qui a menacé de cesser
00:57:19tout commerce avec l'Espagne.
00:57:21Meta, la maison mère d'Instagram,
00:57:23se dit en désaccord avec le verdict
00:57:24inédit rendu à Los Angeles
00:57:26et envisage des recours.
00:57:27Instagram et YouTube
00:57:28ont été condamnés ce mercredi
00:57:30à verser au moins 3 millions de dollars
00:57:32de dommages et intérêts à une plaignante.
00:57:33Ces plateformes ont été jugées responsables
00:57:36d'avoir alimenté la dépression
00:57:38d'une adolescente américaine.
00:57:40Merci ma chère Sandra.
00:57:42Je voulais vous montrer rapidement
00:57:43avant le dernier coup de poing
00:57:44de Mathieu Bocoté
00:57:44en Guadeloupe
00:57:46à Saint-François.
00:57:47Un maire RN, Laurent Petit,
00:57:49a été vivement critiqué.
00:57:51Pourquoi ?
00:57:51Parce qu'il a dénigré son adversaire
00:57:54en déchirant la profession de foi,
00:57:56en la mettant dans le slip, etc.
00:57:59Voilà, ça a été très humiliant,
00:58:01semble-t-il, si en place.
00:58:03Réaction.
00:58:04Il va passer en commission
00:58:06des conflits en vue de son exclusion,
00:58:08comme quoi certains partis politiques
00:58:12agissent rapidement
00:58:13dès qu'il y a des dérapages.
00:58:14Mathieu Bocoté,
00:58:15Jean-Luc Mélenchon s'est permis
00:58:16des propos d'une rare violence
00:58:17à propos des journalistes de frontières.
00:58:19Ils ne sont peut-être pas si étonnants,
00:58:21selon vous.
00:58:21Alors, Jean-Luc Mélenchon
00:58:22parvient à nous surprendre à sa manière.
00:58:24Il repousse toujours les frontières
00:58:26de la violence.
00:58:28Et il sait surtout exciter
00:58:30la part d'agressivité
00:58:32au cœur de l'âme.
00:58:33Le désir de guerre
00:58:34qui est au cœur de la politique,
00:58:36quelquefois le désir
00:58:36de la guerre civile.
00:58:38Alors, qu'est-ce qu'il nous a dit
00:58:39à propos des journalistes de frontières?
00:58:41Et il faut comprendre
00:58:41que frontières est véritablement
00:58:43la cible aujourd'hui à gauche.
00:58:44C'est le journal qu'on espère fermer.
00:58:46C'est le journal dont on espère
00:58:47se débarrasser.
00:58:48Vous noterez d'ailleurs
00:58:49qu'il y a eu une note
00:58:50de la Fondation Jean Jaurès
00:58:51qui disait
00:58:51« Un grand geste républicain
00:58:53consisterait à en finir avec frontières. »
00:58:54Alors, lui, lui-même
00:58:55parle d'interdiction,
00:58:56mais il va plus loin.
00:58:58Frontières, je cite Mélenchon,
00:58:59« C'est des gens méprisables.
00:59:00Ils sont en liberté.
00:59:02Mais que voulez-vous?
00:59:02Il y a aussi des rats crevés,
00:59:04des chiens enragés,
00:59:05quand on peut à des captures,
00:59:06sinon on les tolère,
00:59:07s'ils vous tapent,
00:59:08légitime défense. »
00:59:10Des rats crevés,
00:59:11c'est la version nouvelle
00:59:11de Vipère Lubrique
00:59:12qui était une ancienne insulte
00:59:14au temps léniniste.
00:59:15Alors, qu'est-ce que je retiens ici?
00:59:17Premier élément,
00:59:17que la gauche radicale
00:59:18depuis toujours croit à la terreur
00:59:20et elle y croit encore aujourd'hui.
00:59:21De Lénine à Trotsky,
00:59:23à Mélenchon,
00:59:23il y a une revendication
00:59:24de la terreur légitime
00:59:26contre ceux qui sont vus
00:59:27comme les chiens crevés,
00:59:28les rats crevés
00:59:29ou autonomes qu'à l'animal
00:59:29du Grand Capital.
00:59:31Deuxième élément,
00:59:32si on est devant la vermine,
00:59:33on peut s'en débarrasser.
00:59:35Autorisation de l'élimination
00:59:37sous prétexte d'autodéfense.
00:59:38C'est quand même grave.
00:59:39Ensuite,
00:59:40on présente l'ennemi
00:59:41sur le mode de l'opération
00:59:42de dératisation.
00:59:43La dératisation
00:59:44pour en finir avec l'ennemi.
00:59:46D'autres ont fait ça
00:59:46dans l'histoire.
00:59:47Et surtout,
00:59:48je terminerai sur cela,
00:59:50un mois et demi à peu près
00:59:51après la mort de Quentin de Ranque,
00:59:53Jean-Luc Mélenchon
00:59:54se permet de parler ainsi.
00:59:55Est-ce que ça veut dire
00:59:56qu'il n'a retenu aucune leçon
00:59:57de l'affaire Quentin de Ranque?
00:59:59Au contraire,
01:00:00il a retenu une leçon.
01:00:01Quand on a tué Quentin de Ranque,
01:00:02la question principale
01:00:03qui a intéressé
01:00:04le système médiatique,
01:00:04ce n'était pas de savoir
01:00:05qui étaient ceux
01:00:06qui l'avaient tués,
01:00:06mais qui était le mort
01:00:08et pourquoi,
01:00:09à sa manière,
01:00:09l'avait-il un peu mérité.
01:00:11Dans les circonstances
01:00:12des Quentin de Ranque,
01:00:13il y en aura d'autres.
01:00:14Je crains un jour
01:00:15qu'il ne soit journaliste
01:00:16chez Frontières.
01:00:19Merci beaucoup,
01:00:19Mathieu Boclinté.
01:00:20Merci beaucoup,
01:00:21François Bousquet,
01:00:21d'avoir été avec nous.
01:00:22Merci à tous.
01:00:23Excellente suite de programme
01:00:24L'heure des pros de Pascal Frou.
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