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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, c'est l'heure. Bonsoir à tous. D'abord le JT. Bonsoir ma belle Sandra.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous à la une de l'actualité. En bref et en image, pour la présidentielle de
00:112027,
00:12le Rassemblement National ne doit pas ouvrir à droite, mais à tous les Français.
00:16C'est la position de Marine Le Pen au lendemain des élections municipales, marquée par une poussée de son parti.
00:22La chef de file du RN s'est exprimée depuis Budapest, où elle devait participer à une Assemblée des Patriotes
00:27Européens,
00:28en soutien à son allié hongrois, le Premier ministre Viktor Orban.
00:32L'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessassi avance.
00:3610 personnes ont été interpellées dans la région marseillaise et dans l'Hérault, puis placées en garde à vue.
00:41Le parquet national anticriminalité organisé l'a annoncé ce lundi.
00:44Le frère d'Amin Kessassi, élu municipal et militant antinarcotrafique, avait été tué par balle le 13 novembre dernier en
00:50pleine rue.
00:51Et puis cette mauvaise nouvelle pour le porte-monnaie des Français.
00:54Le patron du groupe Total Énergie prédit des prix du gaz très élevés d'ici l'été.
00:58Et septembre, si le détroit d'Hormuz, aujourd'hui fermé par l'Iran, devait le rester,
01:03de son côté Washington assure que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient sont temporaires.
01:09Merci beaucoup Sandra.
01:11Prochain point sur l'actualité à 19h30.
01:13Au sommaire ce soir, portrait politique de la France après les municipales.
01:19Une France fracturée par la sociologie et la démographie.
01:22Le PS qui, comme avec Emmanuel Grégoire à Paris, symbolise la gauche bobo qui verrouille la capitale avec les logements
01:29sociaux et le clientélisme d'État.
01:31Et la fille qui conquiert Saint-Denis et Roubaix.
01:34Le RN qui s'implante dans les campagnes et la France périphérique.
01:38Que peut-on projeter pour 2027 ?
01:40L'édito de Mathieu Boccote.
01:43Quel héritage pour Lionel Jospin, mort hier à 88 ans.
01:46Ce grand homme d'État dont beaucoup applaudissent les qualités.
01:50C'est aussi un trotskiste masqué.
01:53Celui qui déclarait en 1989 pendant l'affaire du voile de Creil.
01:56Et qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France islamise ?
02:00Son héritage ?
02:01La loi imposant 20-25% de logements sociaux pour verrouiller les villes.
02:06La simplification de la nationalité.
02:08Des régularisations massives.
02:10L'AM les 35 heures mais aussi la police de proximité.
02:13Un hommage national lui sera rendu jeudi.
02:16Portrait et héritage avec Marc Menon.
02:20La droite est la grande gagnante des municipales.
02:23Mais c'est la grande défaite lorsqu'elle refuse l'union des droites.
02:27Nîmes vit la 60% droite et lit un maire communiste.
02:31Pourquoi ? Parce qu'elle erre à refuser l'alliance avec le RN.
02:35Même position à Douai, Martigues, Chambéry.
02:37La droite ne devient-elle pas la plus méprisante de son propre électorat ?
02:42Pourquoi l'union des droites n'est plus une option mais une question de survie ?
02:46L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:48Les rendements, les négociations avec Donald Trump.
02:51Lui qui affirme vouloir la paix annonce déjà 15 points d'accord.
02:54Le changement de régime en Iran est en cours selon le président américain.
02:58Et un sommet américano-iranien pourrait se tenir au Pakistan en fin de semaine.
03:03La guerre s'arrête-t-elle par la diplomatie ?
03:06Où en est-on ce soir ?
03:08Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:10LFI n'est pas le grand perdant des municipales.
03:13Le parti révolutionnaire du 21ème siècle piège.
03:15La gauche qui s'allie, toujours à lui, traduit l'évolution démographique du pays et fait émerger une nouvelle classe
03:21racisée locale.
03:23Le facteur ethno-racial devient un étendard.
03:26L'édito de Mathieu Boccotti.
03:28Et puis Henri Guéno est l'invité de face à l'info ce soir.
03:30Le gaulliste tendance Pascua Seguin, qui a été ancien commissaire général au plan, ancien député, ancien conseiller spécial de Nicolas
03:38Sarkozy à l'Elysée,
03:39nous donnera son regard sur les leçons des municipales.
03:41Que nous dit l'abstention élevée ?
03:43Quelles sont les forces politiques en recomposition ou décomposition ?
03:47Demain aurons-nous des unions, des droites, des désunions, des gauches ?
03:51Henri Guéno est l'invité de face à l'info.
03:54Une heure pour tout se dire avec nos mousquetaires et sans tabou.
03:57Et c'est parti !
04:10Bonsoir à tous.
04:11Quel est le portrait politique de la France ce soir après les municipales ?
04:17L'édito de Mathieu Boccotti.
04:19Alors, point de départ, je crois, de cette séquence des municipales, c'est qu'elles sont une véritable portée nationale.
04:24On nous a expliqué que ce n'était pas le cas, mais manifestement, elles l'ont.
04:27Elles ont cette dimension nationale et commençons le tout avec la scène, à mon avis, de la soirée.
04:32Hier, on regarde, donc pour moi, c'est les vélos conquérants d'Emmanuel Grégoire,
04:37les vélos de Stalingrad, si j'ai bien compris,
04:39qui défient la Paris sur le mode de la troupe conquérante qui dit « nous avons gagné ».
04:44Et la politique est toujours chose d'esthétique aussi, il ne faut jamais l'oublier.
04:47Donc, c'est l'esthétique de la gauche en vélo, c'est l'esthétique de la gauche matcha,
04:52c'est l'esthétique de la gauche kombucha qui a triomphé dans son esprit de la droite bling-bling
04:56et qui triomphèrent hier.
04:58En quoi ça vous gêne, c'est une jolie photo, ça?
05:00Non, non, non, moi c'était quand même, quand on l'a vu, c'est une forme de Néo Chirac
05:031995,
05:05donc on les voit défiler en vélo comme des conquérants,
05:07comme si le vélo était le symbole du nouveau Paris,
05:10enfin délivré une fois pour toutes de l'automobile.
05:12Il y avait une portée politique très forte dans le choix de se défiler,
05:15mais vous savez, les défilés de conquête, c'est récurrent dans l'histoire,
05:18c'en était un hier en vélo.
05:20Bon, quoi qu'il en soit, c'est le défilé des déconvérants.
05:22C'est intéressant parce que c'est la seule image qu'on retient.
05:23Ah ben moi, ça m'a frappé, ça m'a vraiment frappé.
05:26Donc, et évidemment, il y a un désaveu à l'ampleur de la victoire d'Emmanuel Grégoire
05:31et surtout l'ampleur de la défaite de Rachida Dati,
05:33c'est une défaite personnelle.
05:35Personne ne dira le contraire, on ne peut pas relativiser,
05:38c'est une défaite personnelle qui la frappe personnellement,
05:40donc elle a été rejetée pour ce qu'elle est,
05:42mais il faut aller au-delà de ce rejet de la droite bling-bling,
05:47entre guillemets, pour aller sur deux facteurs principaux,
05:50la sociologie et la démographie.
05:52La sociologie, ce que j'entends par là,
05:54c'est qu'une ville est composée, n'importe quelle ville,
05:56n'importe quel milieu, est composée de catégories sociales
06:00prédisposées favorablement envers telle idéologie
06:02ou telle idéologie ou tel projet, telle doctrine, telle partie.
06:06Or, le fait est que le clientélisme électoral sur 25 ans à Paris,
06:10la politique du logement social pratiquée sur 25 ans à Paris,
06:14la politique par ailleurs d'expulsion indirecte des classes moyennes,
06:18des natifs quelquefois, des figures plus aisées à l'extérieur de Paris,
06:22qui n'ont plus les moyens d'y vivre parce qu'une sociologie nouvelle s'y installe,
06:26la politique des subventions, les emplois municipaux, les logements sociaux,
06:29je l'ai dit, la multiplication des programmes sociaux,
06:31crée un programme électoral qui crée une majorité indélogeable.
06:36Donc, je dirais, puis je ne pense pas me tromper en disant,
06:39Paris ne sera plus jamais de droite.
06:40Il va y avoir des arrondissements de droite à Paris,
06:43mais Paris ne sera plus jamais de droite.
06:44Et à terme, l'affrontement politique à Paris,
06:46ce sera entre le bloc central, plus avec les socialistes,
06:49des éléments, bon, on pourrait dire centre-gauche, centre-droite,
06:52mais essentiellement le bloc central tendance socialiste et LFI.
06:55À moyen terme et à long terme, telle sera la dynamique politique parisienne.
07:00Et quand Emmanuel Grégoire veut 40 % de logements sociaux à Paris,
07:03il veut verrouiller, une fois pour toutes, justement par la sociologie,
07:07le caractère politique de Paris.
07:09Donc, désormais, ce sera une ville socialiste jusqu'à la fin des temps.
07:12Soit dit en passant, il faut retenir une leçon des 25 dernières années à Paris.
07:16La gauche applique son programme.
07:17La gauche, lorsqu'elle a le pouvoir,
07:20elle retransforme la société en fonction de sa doctrine et de son idéal,
07:23alors que la droite, lorsqu'elle a le pouvoir,
07:25ne cesse de s'excuser d'exister et de donner des gages au camp en face.
07:28La gauche, lorsqu'elle a le pouvoir,
07:29elle transforme le pays de manière irréversible.
07:32Il y a toujours l'idée du changement irréversible
07:34sur lequel on ne pourrait plus revenir.
07:36Ensuite, l'autre mot de la soirée,
07:38je laisse de côté la sociologie, c'est la démographie.
07:40Et ça, c'est le mot, je pense, de la dernière semaine, dis-je,
07:45avec Roubaix, avec Saint-Denis.
07:47Donc, il y a désormais en France des villes conquises.
07:50Des villes conquises par LFI, bien sûr,
07:53mais aussi par une forme d'islamisme plus ou moins revendiquée,
07:57à tout le moins par un communautarisme militant.
07:59Des villes conquises qui se voient comme des villes d'une autre France,
08:02de la fameuse Nouvelle-France.
08:03Et les commentaires sont très timides là-dessus.
08:05Exactement.
08:06Et d'ailleurs, le mot communautarisme qui est utilisé
08:08de manière très pudique pour nommer cette réalité,
08:10je pense que si on était dans le monde anglo-saxon,
08:12heureusement, nous ne le sommes pas,
08:13mais si on était dans le monde anglo-saxon,
08:15on parlerait tout simplement du facteur ethno-racial en politique.
08:18Je m'en désole, je ne le dis pas en réjouissant,
08:21mais nous avons enregistré depuis une semaine
08:23l'émergence politique de ce facteur ethnique et ou racial
08:27qui avait été annoncé en fait par LFI,
08:29qui a tenu un discours de mobilisation des racisés
08:31en tant que racisés dans cette campagne.
08:34On a vu le tweet de Rima Hassan.
08:35Oui, bien sûr, j'ai bien vu, j'ai bien vu.
08:37Donc, il faut comprendre que les villes LFI
08:39ne sont pas seulement des villes LFI,
08:40donc des mairies comme d'autres.
08:42Ce sont des petites républiques ethno-soviétiques,
08:44en quelque sorte, qui se constituent sur le territoire
08:46et qui, dans leur esprit, sont désormais à la fois
08:48des territoires conquis, mais aussi des territoires
08:50qui s'autodéterminent.
08:52Quand le maire de Saint-Denis, la semaine dernière,
08:55il parlait de la population historique de Saint-Denis,
08:58il considère que le peuple de Saint-Denis
09:00devait s'autodéterminer en se délivrant
09:02de la référence nationale française
09:04et il y est parvenu, dans leur logique,
09:06si je comprends bien.
09:07Donc, Jean-Luc Mélenchon,
09:08qui est le candidat de la France dite créolisée,
09:10plus la frange des demi-intellectuels hargneux
09:13qui composent ce parti, lévitablement,
09:16et des militants professionnels,
09:17on est devant une véritable conquête.
09:20Donc, sociologie, démographie,
09:22et c'est vrai aussi à droite, soit dit en passant,
09:25c'est vrai à droite, ne faisons pas l'erreur
09:26de croire que ça s'applique seulement
09:28dans un cas et pas dans l'autre.
09:29Qu'est-ce que la sociologie à droite?
09:31C'est la bourgeoisie traditionnelle,
09:32c'est les classes moyennes,
09:33les classes moyennes qui ont été chassées,
09:35je l'ai dit, des grandes villes,
09:35qui se sont réfugiées souvent
09:37dans la France périphérique,
09:38des classes moyennes qui ne sont plus
09:40dans les grandes métropoles
09:41parce qu'elles ont quitté, en quelque sorte,
09:43leur ville pour retrouver leur pays.
09:45C'est le drame de notre époque.
09:46On quitte sa ville pour retrouver son pays,
09:48quelquefois, on quitte son pays
09:49pour retrouver sa civilisation.
09:51Donc, l'ERN et les LR réussissent, en fait,
09:55à exprimer politiquement à la fois
09:58les classes moyennes
09:59et les autochtones et les natifs de France.
10:01On me dira encore une fois,
10:02il ne faut pas parler ainsi.
10:03Je me contente d'être descriptif
10:04et sans aucun enthousiasme,
10:06je note simplement
10:07que cette détermination ethno-culturelle
10:09pèse aussi à droite.
10:10On ne veut pas le nommer
10:11parce que le logiciel républicain
10:13rend la chose invisible.
10:14Pourtant, c'est une donnée centrale
10:15de ces élections.
10:16Et on peut dire qu'à l'échelle de l'histoire,
10:19les LR et le RN,
10:20surtout le RN qui a fait une vraie percée,
10:21il ne faut pas le contester,
10:23le RN qui a fait une percée,
10:24on peut dire que dans ces territoires
10:25de la France périphérique,
10:26il les voit comme les sièges
10:27de reconquête du pays.
10:28Donc, autant les villes,
10:29les grandes villes
10:30deviendront des forteresses de gauche,
10:32autant ce qu'on peut voir
10:33dans le succès du RN,
10:34c'est si la mobilisation
10:35du vote national
10:36lui permet d'espérer 2027.
10:38On dit pourtant
10:39qu'il ne fallait pas tirer
10:40de leçon nationale
10:41de ces élections.
10:42Mathieu, vous,
10:43vous croyez le contraire?
10:43Oui, alors j'entendais ça hier,
10:45un peu partout d'ailleurs,
10:46sur toutes les chaînes.
10:46Là, des gens qui répétaient
10:47il ne faut pas tirer
10:48de leçon nationale, tout ça.
10:49Là, vous savez,
10:50c'est le genre de petit événement,
10:51en fait, c'est un rituel
10:54qui se crée sur un plateau télé
10:55dans le cadre d'une élection.
10:56Parce que ça a l'air intelligent,
10:57tout le monde le répète
10:58avec le désir
10:59d'avoir l'air intelligent aussi.
11:00Mais à un moment donné,
11:01il y a des leçons à tirer
11:02sur le plan national.
11:04Le premier élément,
11:05c'est que dans nos sociétés,
11:06tout est nationalisé.
11:07Les élections européennes
11:08sont nationalisées,
11:09les municipales sont nationalisées,
11:10les sénatoriales,
11:11tout est nationalisé
11:12parce que notre système médiatique
11:14produit du récit national
11:15chaque fois.
11:16Donc, quelles sont les dimensions
11:17qu'on peut retenir?
11:19Premier élément,
11:19première leçon,
11:20les alliances entre la gauche
11:22et LFI.
11:22On nous dit que ces alliances
11:23n'ont pas fonctionné.
11:24Mais c'est complètement secondaire.
11:26Elles ont eu lieu.
11:27Ces alliances se sont créées.
11:28L'élément central,
11:29c'est que malgré tout ce
11:30qu'on avait dit,
11:31il n'y aura pas d'alliance,
11:32désormais,
11:32les lignes rouges ont été franchies,
11:34les alliances ont eu lieu.
11:35Elles se sont constituées,
11:36peu importe qu'elles aient réussies
11:38ou non,
11:38la gauche,
11:39lorsqu'elle dit
11:39qu'elle ne s'alliera pas
11:40avec LFI,
11:41ment.
11:42Personnellement,
11:42je m'en fiche un peu.
11:43Comme Marseille pour vous.
11:44Moi, je ne suis pas surpris
11:45de voir la gauche s'unir.
11:46C'est normal.
11:47Je constate que la droite
11:48qui, elle-même,
11:49s'interdit de s'unir,
11:50reproche à la gauche
11:51de s'unir.
11:52C'est quand même
11:52un peu bizarre.
11:53Deuxième élément,
11:54et c'est dans cette même logique,
11:56la cordon sanitarisation,
11:57comme je viens de dire,
11:57de LFI n'a pas fonctionné.
11:59On a voulu créer
11:59le cordon sanitaire autour d'eux.
12:01Une partie de la droite,
12:02politique et médiatique,
12:03s'est fait croire
12:04qu'en répétant 50 fois par phrase
12:05les alliances de la honte,
12:07à terme,
12:07la gauche allait avoir honte
12:08de s'allier.
12:09Mais pas du tout.
12:09Le cordon sanitaire
12:10n'existe pas
12:11lorsqu'on parle de LFI.
12:13Et à la rigueur,
12:14lorsqu'il a existé
12:15dans cette élection,
12:15on l'a vu à Toulon,
12:16c'est le Front républicain
12:17contre le RN.
12:19Encore une fois,
12:19tous ceux qui pensaient
12:20qu'il était tombé,
12:21il tend encore.
12:22On a sorti
12:23une espèce de vieux
12:24cordon sanitaire usé,
12:26pas très propre,
12:27et on a dit
12:27un instant,
12:28Madame La Vallette,
12:28vous êtes un monstre,
12:29vous ne passerez pas,
12:30et ça fonctionnait.
12:31Ça fonctionne encore.
12:33Ensuite,
12:33il faut voir l'abstention
12:34autrement.
12:35On peut se dire
12:35l'abstention,
12:36oui,
12:36c'est une forme
12:37de désertion civique,
12:38mais c'est aussi
12:38un vote en attente
12:39quelquefois.
12:40Et pour la présidentielle,
12:41moi,
12:41ce qui me semble intéressant,
12:42c'est que celui
12:43qui sera capable
12:44de politiser
12:45les abstentionnistes,
12:46de les inscrire
12:47sur les listes électorales,
12:48de les convaincre
12:49d'aller voter,
12:50de transformer
12:50les abstentionnistes
12:51en électeurs actifs,
12:53celui-là réussira
12:54à gagner beaucoup
12:56à l'élection présidentielle.
12:57Pourquoi?
12:58Parce que ce sont
12:58des électeurs invisibles
12:59pour l'instant
13:00et qui,
13:01lorsqu'ils se manifestent,
13:02peuvent vraiment
13:02faire changer la donne.
13:03On l'a vu aux États-Unis
13:04avec Trump,
13:04soit dit en passant,
13:05il ne faut pas l'oublier,
13:06ça a participé
13:07à la victoire de Trump.
13:08Dans les circonstances,
13:09pour réussir
13:09à faire lever
13:10les abstentionnistes,
13:11ça implique
13:12un vote insurrectionnel.
13:13Reste à voir
13:13quels partis
13:14en sont capables.
13:15Je crois comprendre
13:15que les filles
13:16misent sur cela.
13:17Ensuite,
13:18le Bloc central
13:18se ralliera autour
13:19d'Édouard Philippe.
13:20Je reviendrai
13:20dans un instant.
13:21Mais ça,
13:22c'est une leçon
13:22qu'on peut retenir
13:23avec le Havre.
13:24Le Bloc central
13:24a trouvé son candidat,
13:25c'est réglé.
13:27LR confirme son ancrage
13:28dans le Bloc central.
13:29LR nous dit finalement
13:30que ce n'est pas compliqué.
13:31Quand il y a une hésitation,
13:32on est dans le Bloc central,
13:33il n'y aura pas
13:33d'alliance avec le RN.
13:34Nous n'avons rien
13:35en commun avec ces gens,
13:36apparemment,
13:36bien qu'on leur reproche
13:37de ne pas voter pour nous
13:38ou de ne pas se retirer pour nous.
13:41Un dernier élément,
13:42je me permets de le dire
13:42à la manière
13:43d'un commentaire méchant,
13:44la France est suradministrée.
13:45Qui regarde ça
13:46ne peut pas ne pas se dire
13:48quand les communautés
13:48de communes,
13:49les communautés de métropoles,
13:50ainsi de suite,
13:51je me dis,
13:51il y a un degré
13:52de suradministration tel
13:53qui ne peut que paralyser
13:54un pays.
13:54Ça, c'était une espèce
13:55de petite éditoriale libérale
13:56dans les dix taux.
13:58On n'a pas remarqué du tout.
14:00À quoi devons-nous
14:00nous attendre, Mathieu,
14:01pour 2027,
14:02justement à la lumière
14:03de ces élections ?
14:04Premièrement,
14:04le succès d'Édouard Philippe
14:06est réel.
14:06Moi, je pense qu'il y a
14:07une forme de
14:07en deux temps pour lui.
14:10Là, il y a
14:10deux ou trois candidats
14:11du Bloc central.
14:12Édouard Philippe
14:12a un score significatif
14:13en ce moment.
14:15Lorsque les candidats,
14:15les autres candidats
14:16du Bloc central
14:17vont se retirer,
14:17ça va lui donner
14:18une espèce d'effet
14:18Bérou sur Macron
14:20en 2017.
14:21Donc, qu'est-ce que
14:22ça veut dire ?
14:22C'est-à-dire qu'il va
14:23gagner cinq ou six points
14:24d'un coup.
14:24Et là, le récit médiatique
14:26pourra être celui
14:26d'Édouard Philippe
14:27et l'homme qui désormais
14:28peut tenir tête
14:30au Rassemblement national.
14:31Donc, le système médiatique
14:33va chercher à produire
14:34un Le Pen ou Bardella
14:36et Édouard Philippe
14:37dans les prochaines semaines
14:38et les prochains mois.
14:39Probablement, l'automne,
14:40ça va être le récit dominant
14:42pour chercher à imposer
14:43ce nouveau duel politique
14:45pour ce qui est, par ailleurs,
14:46l'autre possibilité,
14:47parce qu'il ne faut pas
14:48la bannir,
14:48la percée de LFI
14:50est réelle, je l'ai dit.
14:51La percée du RN
14:52est réelle aussi.
14:53Les tendances lourdes
14:55continuent d'agir.
14:56Donc, est-ce qu'on peut
14:57véritablement croire
14:58que ces municipales
14:58seraient le point
14:59d'édiation qui empêcherait
15:00ces tendances lourdes
15:01de se concrétiser en 2027 ?
15:03Le point d'interrogation
15:04mérite d'être posé.
15:07On en parle
15:08dans votre prochain édito.
15:10On parlera de LFI.
15:11On marque une pause.
15:12On revient avec Lionel Jospin.
15:13Quel héritage ?
15:14Quel portrait ?
15:15Avec Marc Menand ?
15:19Retour sur le plateau
15:20de Face à l'Info.
15:21Dans un instant,
15:22nous recevons
15:22un rigueno.
15:23On parlera
15:24de la guerre
15:25avec Charlotte Dornelas.
15:28C'est un point où en est-on
15:29de la diplomatie
15:30avec Donald Trump.
15:31On reviendra aussi
15:32avec Elgam Réal Cluzel
15:33sur la droite
15:34et notamment Nîmes
15:36et quelles leçons
15:36tirées de ce qui s'est passé
15:38à Nîmes.
15:38Mais d'abord,
15:39un hommage sera rendu,
15:41un hommage national,
15:42jeudi,
15:43en hommage à Lionel Jospin
15:45mourir hier
15:46à l'âge de 88 ans,
15:47ce grand homme d'État
15:48dont beaucoup applaudissent
15:50les qualités.
15:51Mais j'aimerais,
15:52avant d'entendre
15:53Marc Menand
15:53sur l'héritage
15:55que laissait Lionel Jospin
15:56mais aussi
15:57qui était-il.
15:58Vous pouvez écouter
15:59quelques secondes
16:00de Lionel Jospin
16:01parlant de l'insécurité.
16:03J'ai toujours pensé
16:05que l'insécurité
16:06était une réalité.
16:08Il y a un autre phénomène
16:09qui est à la fois
16:10lié à l'insécurité
16:11mais qui la pénètre aussi
16:12d'une façon problématique
16:14et inquiétante,
16:15c'est la violence
16:16dans la société.
16:17Car si cette violence
16:18s'accroît,
16:18la violence faite aux femmes
16:20s'accroît également.
16:21Et donc,
16:22il faut lutter
16:22contre cette violence,
16:23pas simplement
16:24par la répression,
16:25par l'intimidation
16:26mais aussi
16:27par une action
16:27sur les causes profondes
16:30de cette violence.
16:31Mais cette distinction
16:32entre sentiments
16:33d'insécurité
16:34et insécurité,
16:36elle n'existe pas.
16:37À condition,
16:38évidemment,
16:39que l'insécurité
16:40soit appréciée
16:42telle qu'elle est.
16:43Parce qu'il peut y avoir
16:44deux sentiments
16:45d'insécurité
16:47dont l'un est celui
16:48de l'exploitation
16:49de l'insécurité.
16:52du Lionel Jospin
16:53dans le texte.
16:54Oui.
16:54Alors,
16:55lui,
16:55il ne l'a pas exploité.
16:56En l'occurrence,
16:57c'est ce qu'on lui a reproché
16:59pour beaucoup.
17:00Car
17:01il était relativement
17:03laxiste
17:04sur le sujet.
17:05Et la seule mesure
17:07qui a été la sienne...
17:08Alors là,
17:08moi,
17:09j'avoue que quand
17:10j'avais suivi
17:11les événements
17:11étant d'âge
17:13à être accompagné,
17:15je dirais,
17:15par ses décisions politiques,
17:17c'est quand il choisit
17:18d'avoir des policiers
17:19de proximité.
17:21Et étant à l'époque,
17:23j'avais été enseignant
17:25à Rony-sous-Bois
17:26et j'avais senti
17:28qu'il était encore possible
17:29à l'époque
17:30d'avoir un contact
17:31avec les mômes
17:32avant qu'ils entrent
17:33dans une dérive.
17:34Alors,
17:34avoir des professionnels
17:38policiers
17:38qui viennent
17:39à côté des gamins
17:41pour tenter
17:42de leur éviter
17:43la grande dérive,
17:44je ne trouvais pas ça stupide.
17:45Fermons la parenthèse.
17:47Alors,
17:47qui est Lionel Jospin ?
17:50Parce que bon,
17:50aujourd'hui,
17:51j'ai écouté forcément
17:52les uns et les autres,
17:53vous m'aviez commandé
17:55cet édito
17:57et bon,
17:58tout le monde se répète.
17:59Alors,
17:59je pourrais revenir
18:00les 35 heures,
18:01etc.,
18:02etc.,
18:02mais ça ne nous permet pas
18:04d'avoir un petit éclairage.
18:05On voulait l'éclairage
18:06de l'homme de gauche
18:07que vous êtes.
18:07Voilà.
18:08Mais alors,
18:09c'est très intéressant
18:10parce que c'est vrai
18:11que c'est la période
18:12où je suis véritablement
18:14de gauche.
18:14Et pour autant,
18:15c'est là que je vais connaître
18:17les premières dissensions.
18:18Mais en revanche,
18:20quel est le personnage ?
18:21Et c'est toujours intéressant
18:23de plonger dans la jeunesse.
18:24Alors,
18:25le petit gamin,
18:26et là,
18:26il y a une image extraordinaire.
18:28Il naît à Meudon,
18:30sa maman est sage-femme,
18:32et elle s'auto-accouche.
18:34Et elle a un grand lit.
18:35et pour faciliter cette apparition
18:39du nouveau-né au monde,
18:41elle surélève le lit
18:44avec des livres de Voltaire.
18:46Je trouve que c'est
18:47d'une image extraordinaire.
18:49Voltaire,
18:50l'homme de la tolérance,
18:52l'homme de toutes les audaces
18:54et le symbole de la liberté,
18:57eh bien,
18:57il était là,
18:58presque parrain,
18:59de la naissance
19:00de ce petit bonhomme.
19:02Alors,
19:03son père,
19:03son père était à la SFIO.
19:06C'était un pacifiste.
19:08C'est intéressant de noter cela,
19:10parce que,
19:10forcément,
19:11ça le marquera.
19:12Il naît en 1937,
19:15et son père,
19:16donc,
19:17la guerre,
19:18quand elle éclate,
19:19il est encore un peu jeune
19:20pour comprendre
19:20ce qui se déroule.
19:22Mais en revanche,
19:23quand elle se termine,
19:24il vit un événement étonnant.
19:26Ce père pacifiste,
19:28soudain,
19:28est choisi par le préfet,
19:30qui est encore un préfet,
19:31pétainiste,
19:33pour être dans la commune
19:34de Meudon.
19:35Et ça lui vaudra
19:36l'exclusion de la SFIO,
19:38parce qu'il est collabot.
19:40Alors,
19:41ça,
19:41forcément,
19:42ça marque
19:43le petit Lionel.
19:45Et,
19:46il ne sera jamais
19:47véritablement en empathie
19:48avec son père.
19:50Il semblerait
19:51que les dimanche midi,
19:53l'heure où on mange
19:55à cette époque,
19:56c'était,
19:56je me souviens,
19:57les flageolets
19:58avec la tranche
20:00de rostec,
20:01eh bien,
20:02là,
20:03si je puis me permettre...
20:05Marc Manon était là,
20:06comme d'habitude.
20:06Non,
20:07mais non,
20:07il y avait
20:09véritablement
20:10des échos
20:11et,
20:12pour utiliser
20:13une métaphore
20:14un peu vulgaire,
20:15en l'occurrence,
20:16ça pétait
20:17entre
20:17les deux
20:18hommes.
20:20Alors,
20:21oui,
20:21pardon,
20:23j'ai hésité
20:24puis je me suis dit
20:25pourquoi pas.
20:27Et alors,
20:28cet enfant
20:29qui est dans la rébellion
20:30par rapport à son père,
20:32ils sont une fratrie
20:33de quatre
20:34et lorsque
20:35il est à l'école,
20:37il est plutôt
20:37un brillant élève.
20:39Néanmoins,
20:39il était plutôt
20:40renfermé
20:41sur lui-même
20:42et l'ouverture,
20:43il la trouve
20:44dans le scoutisme.
20:45Il est,
20:46parmi
20:46ces petites bandes,
20:49il a
20:49comme totem,
20:51c'est-à-dire
20:51le surnom
20:52que l'on se choisit,
20:54ses langues
20:54agiles.
20:55Et à un moment donné,
20:57le chef de camp,
20:58c'est Michel Rocard,
21:00lui,
21:00il s'appelle
21:01Hamster
21:02Érudit.
21:03Déjà,
21:03Rocard,
21:04vous voyez,
21:04il se prend très au sérieux.
21:05Il y a des études
21:07très brillantes,
21:08je l'ai dit,
21:09le bac
21:09à 17 ans,
21:11ensuite,
21:11ce sera
21:12l'ENA.
21:13Et alors,
21:14c'est un gaillard,
21:15un mètre 84
21:16et il adore le sport.
21:18Est-ce que c'est
21:18son côté austère
21:20qui l'engage
21:21à chercher
21:22la communion
21:23avec des camarades
21:24?
21:25Il dira
21:25que le sport
21:27lui a apporté
21:28énormément.
21:28C'est grâce au sport
21:30qu'il a eu
21:31le sens de l'équipe,
21:32l'écoute des autres,
21:34etc.
21:35Et ce petit gamin,
21:37donc,
21:38réussit ses études.
21:39Il est déjà
21:40contre la guerre
21:41d'Algérie,
21:42son père étant
21:44pacifiste.
21:45Pour autant,
21:45à l'époque,
21:46il y a beaucoup
21:47d'objecteurs de conscience
21:48et il accepte
21:49de faire
21:49son service militaire.
21:50ce sera d'abord
21:51comme officier
21:52de réserve
21:54aspirant
21:54à Saumur
21:56et ensuite
21:56chef de char
21:57en Allemagne.
21:59Voilà le jeune
22:00Jospin
22:00qui milite
22:02déjà,
22:03qui est déjà
22:03déterminé
22:04et qui sera
22:05trotskiste.
22:06Il appartiendra
22:08à une organisation,
22:09il en aura sans doute
22:09suffisamment honte,
22:10pour n'accepter
22:12de le reconnaître
22:12qu'en 2001.
22:14Jusque-là,
22:15il y a une ombre,
22:16ce sont des racontards
22:17et dans les confidences,
22:18il admettra
22:19qu'il avait gardé
22:20avec ses camarades
22:21de l'époque
22:21une sorte de fraternité,
22:23mais que ça relevait
22:24de la sphère privée
22:26et que ça n'avait pas
22:27à apparaître
22:27sur la place publique.
22:30Notons aussi
22:30que dans ce registre
22:34du pacifiste,
22:36en 1998,
22:38il tient un discours
22:40pour l'armistice
22:42de 1918,
22:43donc 70 ans plus tard.
22:47Et là,
22:48il rend hommage
22:50à tous les mutins,
22:51ceux qui avaient déserté.
22:53Il dit
22:54qu'ils étaient victimes
22:55de chefs
22:56qui,
22:57quand on les envoyait
22:59au combat,
23:00disaient
23:01« Envoyez la viande ! »
23:02Et ces gens-là
23:04étaient indignes
23:06et certains
23:06ont osé se révolter.
23:08Il faut leur rendre hommage
23:10et les intégrer
23:11à la mémoire nationale.
23:12On a retenu
23:14quand vous étiez
23:14de gauche
23:15jusqu'à Lionel Jospin.
23:16Oui,
23:17parce que c'est quand même
23:18lui qui,
23:18au moment de Creil
23:19et autres,
23:20dit que ça ne l'offusque pas
23:22si demain,
23:22la France
23:25se donnait
23:26un avenir
23:27plus islamiste.
23:28Et là,
23:29pour le laïcard
23:30que je suis,
23:30c'était véritablement
23:32insupportable
23:33et indigne.
23:33Merci beaucoup,
23:35mon cher Marc-Gabriel Cluzel.
23:36On va replonger
23:37dans les municipales
23:38avec Nîmes.
23:40Nîmes est majoritairement
23:42à droite.
23:43Pourtant,
23:43son nouveau maire
23:44est communiste.
23:45C'est important
23:46de s'arrêter
23:46pour comprendre
23:48comment on est arrivé
23:48à ce résultat.
23:49De grandes leçons à tirer.
23:50Oui,
23:51c'est assez symbolique,
23:52Nîmes.
23:53Alors,
23:53vous voyez,
23:53Xavier Bertrand,
23:54rêvé,
23:55le candidat LR de Nîmes
23:57l'a fait,
23:57faire élire un communiste
23:59plutôt que
23:59le rassemblement national.
24:02Alors,
24:02M. Proust,
24:04il a un joli nom
24:05de la vie des internautes.
24:06Vous savez comment ils sont ?
24:07Les internautes sont cruels,
24:08mais néanmoins lucides.
24:09Eh bien,
24:10il est plus Gaspard
24:12que Marcel.
24:12Voilà,
24:13il le représente
24:14comme un comique
24:15avec un nez de clown
24:17parce que,
24:18pour lui,
24:20ce qu'il a fait
24:20est vraiment
24:21une grande farce
24:23en refusant
24:24toute alliance
24:24avec le RN
24:25Julien Sanchez.
24:27Alors,
24:27celui-ci,
24:28il le répète encore,
24:29il le disait avant
24:31le deuxième tour,
24:31il l'a répété
24:32après.
24:34Celui-ci,
24:34il lui avait proposé,
24:35je cite,
24:35des accords raisonnables.
24:37Il les avait proposés
24:38dès le premier tour,
24:39dès avant le premier tour
24:40et à nouveau
24:42après le résultat
24:43du week-end dernier.
24:44Et donc,
24:46le refus
24:46de ces accords raisonnables
24:48eh bien,
24:49a servi
24:50la préfecture
24:51du Gard
24:52sur un plateau d'argent
24:53au communiste
24:54Vincent Bouget,
24:56tête de liste
24:57de l'union de la gauche.
24:57Alors,
24:58vous verrez que dans tous ces cas,
24:59à chaque fois,
24:59il y a union de la gauche.
25:00Vous voyez,
25:02la gauche,
25:03elle,
25:04se débrouille
25:04pour s'unir
25:05qui,
25:05comme son nom l'indique,
25:06avait réussi à ratisser
25:07large le Parti socialiste,
25:09les écologies,
25:09Génération S,
25:11Place publique
25:11et l'après.
25:12Donc,
25:13le candidat communiste
25:14Vincent Bouget
25:14a fait 40,6%.
25:16Julien Sanchez,
25:1838%
25:18et Frank Proust,
25:2021,4%.
25:22Et Julien Sanchez
25:22avait averti
25:23les électeurs
25:24de Nîmes
25:25et de droite,
25:26soit Nîmes sera RN,
25:27soit RN sera communiste.
25:29Eh bien,
25:30Nîmes sera communiste,
25:33bien que très majoritairement
25:35à droite,
25:36tout est logique.
25:37Alors,
25:38c'est bien sûr
25:38pas la seule grande ville
25:39où LR et RN
25:41sont arrivés désunis
25:42et ont été battus.
25:43Mais si on prend
25:44l'exemple de Marseille,
25:46par exemple,
25:47l'union de Franck Alizio
25:48et de Martine Vassal
25:49n'aurait sans doute pas
25:50suffi
25:50à renvoyer Benoît Payan
25:53dans ses pénates,
25:53même si on peut imaginer
25:54que ça aurait créé
25:55une dynamique,
25:55certes,
25:56mais néanmoins,
25:57le compte n'y est pas
25:58arithmétiquement parlant.
25:59C'est tout le contraire
26:00à Nîmes
26:01et comme un enfant
26:02de CE2
26:03est capable de le constater
26:04en posant une simple addition,
26:06RN plus LR,
26:07ça fait 58,5%.
26:09Donc,
26:09une ville au 3 cinquième
26:11à droite
26:11va donc être dirigée
26:12par un communiste.
26:14Alors,
26:14la potion est amère
26:15pour les Nîmois
26:16et je relevais ce...
26:17Enfin,
26:17pour les Nîmois de droite
26:18et je relevais ce commentaire
26:21sur X.
26:22Sept ans,
26:23c'est long
26:23pour une ville gangrénée
26:24par le communautarisme,
26:25la délinquance
26:26et les trafics.
26:26C'était une Nîmoise
26:28anonyme
26:28qui écrivait ça.
26:30Donc,
26:30cette ville surnommée
26:31la Rome française
26:32est devenue
26:33la plus grande ville
26:34communiste française
26:35aujourd'hui.
26:36Alors,
26:37je vais tout de suite
26:38écarter les argussies,
26:40si vous me permettez,
26:41sémantiques,
26:41filandreuses,
26:42autour de la définition
26:44de la droite
26:44à laquelle le RN
26:45n'appartiendrait pas
26:46pour telle ou telle raison
26:47et LR
26:50pour telle ou telle autre.
26:52Remarquons que
26:52Jordan Bardella
26:53s'est rendu à Nîmes
26:54pour soutenir Julien Sanchez,
26:56Retailleau a fait de même
26:57pour soutenir
26:57Franck Proust.
26:59Gageons qu'ils doivent avoir
27:00bien quelques avis communs
27:02sur, au hasard,
27:03l'immigration
27:04et l'insécurité.
27:05Alors,
27:05ce n'est pas comme si la ville
27:06était un havre de paix
27:07qui pouvait s'offrir
27:08le luxe de perdre
27:09quelques années
27:10parce qu'en dehors
27:11d'un centre-ville gentrifié
27:13qui est autour
27:14des arènes romaines
27:16et de la Maison Carré,
27:17les trafics de drogue
27:18et la délinquance
27:18font rage.
27:19Je vous rappelle
27:20que c'est dans le quartier
27:21de Pisevin à Nîmes
27:22qu'un petit garçon
27:23de 10 ans
27:23a été tué en 2023
27:24par une balle perdue
27:25et c'est encore à Nîmes
27:26il y a quelques jours
27:27toujours dans le même quartier
27:28qu'un autre petit garçon
27:29de 8 ans.
27:31Celui-ci a été mortellement
27:32percuté le surchemin
27:33de l'école
27:34par un chauffard
27:35de 17 ans
27:35sous stupéfiant
27:37et l'on pourrait
27:38encore parler
27:38pendant des heures
27:39des multiples fusillades
27:40dans le quartier
27:41du Mademing
27:42ou de Val-de-Gour.
27:44Mais non,
27:45les clés de la ville
27:46si mal en point
27:46ont été données
27:47à un enseignant
27:48adhérent du PCF
27:49depuis plus de 20 ans
27:51qui en matière
27:51de sécurité
27:52j'ai un peu cherché
27:53a déjà annoncé
27:55je cite
27:55qu'il refuserait
27:56la surenchère.
27:57Il a dit
27:57ouvrez les guillemets
27:58je ne jouerai pas
27:59au monsieur plus
28:00on devine déjà
28:01qui sera monsieur moins.
28:03Il appelle de ses voeux
28:05une police de concertation
28:06une concertation
28:07avec qui ?
28:08Les dealers ?
28:08Je ne sais pas.
28:10On va voir
28:11que le scénario
28:12de Nîmes
28:12n'est pas unique.
28:13D'abord
28:14on marque une pause
28:15avec le JT
28:16d'Isabelle Piboulou.
28:17Bonsoir.
28:17Isabelle.
28:18Bonsoir Christine.
28:19Bonsoir à tous.
28:20Donald Trump
28:21change de cap
28:21après son ultimatum
28:23fixé samedi
28:24à la République islamique.
28:25Le président américain
28:27évoque de très bonnes
28:28négociations
28:28avec le régime iranien
28:30et suspens
28:31sa menace de frappe
28:32sur des infrastructures
28:33énergétiques iraniennes.
28:34Une suspension
28:35pour une durée
28:36de cinq jours.
28:37Selon lui
28:37des échanges ont eu lieu
28:39avec un haut dirigeant iranien
28:40mais qui n'est pas
28:41le guide suprême
28:42Mosh Taba Ramenei.
28:43Le Royaume-Uni
28:44convoque l'ambassadeur
28:45d'Iran à Londres
28:46après l'inculpation
28:47de deux Iraniens.
28:48Ils sont soupçonnés
28:49d'avoir espionné
28:50des lieux liés
28:51à la communauté juive
28:52dont la synagogue
28:53Bévis-Marx
28:54la plus ancienne du pays.
28:56Les deux hommes
28:56âgés de 40 et 22 ans
28:58doivent comparaître
28:58le 17 avril
28:59devant la cour criminelle
29:00de Londres.
29:01Et puis les raffineurs français
29:03prient d'évaluer
29:04leur capacité
29:05à augmenter
29:06leur production.
29:07Une augmentation
29:07si possible
29:08rapide
29:09mais temporaire.
29:09Le gouvernement
29:10espère ainsi
29:11alléger la tension
29:12sur les marchés
29:13des produits raffinés
29:14en Europe.
29:15Merci ma chère Isabelle.
29:16On vous retrouve
29:17à 20h à tout à l'heure.
29:18Gabrielle Cluzel,
29:19on parlait du scénario
29:20de Nîmes
29:21très particulier
29:22mais il n'est pas
29:23unique finalement.
29:25Non, il n'est pas
29:25du tout unique.
29:26Par exemple,
29:27vous avez Douai.
29:28La gauche a également
29:29fait liste commune
29:30pour contrer le RN
29:32arrivé en tête
29:33au premier tour
29:33et a profité
29:34d'une triangulaire
29:35permise par le maintien
29:37de la candidate
29:38d'hiver droit.
29:39Frédéric Chéreau
29:40de gauche
29:41a été réélu
29:43sur le fil
29:43c'est la voix du Nord
29:44qu'il dit
29:44avec quelques voix
29:46et Vincent
29:48avec 41,75%
29:49des suffrages
29:50le candidat RN
29:51Thierry Tesson
29:52lui c'est Frédéric Chéreau
29:53à gauche
29:54Thierry Tesson
29:55a fait 40,62%
29:58tandis que
29:59la troisième candidate
30:00Colline Cray
30:01d'hiver droite
30:02plafonnée
30:02a 17,63%.
30:04Je cite les chiffres
30:05parce que c'est facile
30:06de faire des additions
30:07ensuite
30:07on peut citer également
30:09Martigues
30:10même configuration
30:11l'ancien maire communiste
30:12Gabi Charou
30:13PCF
30:14mis en examen
30:16l'an dernier
30:16pour favorisisme présumé
30:17a été élu
30:19face au RN
30:20avec 44,14%
30:22des voix
30:23le candidat RN
30:25a remporté
30:2635,5%
30:28des suffrages
30:29le troisième candidat
30:30qualifié
30:31pour son second tour
30:32le LR
30:32obtient
30:3220,81%
30:34pareil
30:34le même enfant
30:35de CE2
30:36ou CE1
30:36fait vite l'addition
30:3835,20%
30:3955%
30:40même en supposant
30:41un peu d'attrition
30:43vous voyez
30:43parce que les fusions
30:44il y a toujours
30:44de l'attrition
30:45dans l'électorat
30:47de chacun
30:49et bien
30:50avec son 44%
30:51le maire sortant
30:52de gauche
30:53pouvait aller
30:53se rhabiller
30:55le nouveau maire
30:56alors je le dis
30:57avec beaucoup de guillemets
30:58parce que c'est son
30:58quatrième mandat
30:59et là depuis 2009
31:00et bien il avait reçu
31:01notamment le soutien
31:02en visio
31:03lors de son dernier meeting
31:04de François Ruffin
31:05et Clémentine Autain
31:06etc.
31:07et puis on peut
31:08renforcer la situation
31:09parce que comme il n'y a
31:09pas eu d'alliance
31:10ça fonctionne aussi
31:11dans l'autre sens
31:13LR à Chambéry
31:14arrivait en tête
31:15au premier tour
31:16n'a pas profité
31:17d'un report de voix RN
31:18si un accord
31:19avait été conclu
31:20et bien le maire
31:21de gauche sortant
31:22aurait été battu
31:23on peut en dire
31:23de même
31:27pour Tours
31:28il s'est passé
31:29exactement la même chose
31:30alors à Chambéry
31:31j'ai vu que la personne
31:32de gauche
31:32qui s'est désistée
31:33puisqu'il y avait
31:33deux listes à gauche
31:34a dit c'est pour faire
31:35barrage au Rassemblement
31:37National
31:37alors c'est assez cocasse
31:38parce que le Rassemblement
31:39National étant arrivé
31:40bon troisième
31:41le risque était quand même
31:42assez limité
31:43donc c'était assez
31:44un risque très
31:46un barrage très cosmétique
31:47pour un risque
31:48très lointain
31:50Mais à Montargis
31:51par exemple
31:52le RN n'a pas eu
31:53besoin d'une alliance
31:54avec la droite
31:55pour battre la gauche
31:56Oui en effet
31:58à Montargis
31:59le nouveau maire
32:00comme Duny
32:01est arrivé en tête
32:01d'une triangulaire
32:02un candidat RN
32:03un candidat duvers droite
32:04un candidat union de la gauche
32:06Pourquoi ?
32:07Parce qu'en réalité
32:08il y avait en arrière fond
32:11une ombre
32:12une ombre bien problématique
32:14pour la gauche
32:15c'était l'ombre
32:16des émeutes
32:16pour Naël
32:17dans cette ville
32:18du Loiret
32:18de 15 000 habitants
32:20qui a été sans doute
32:21un des symboles
32:21le plus violent
32:23de ces émeutes
32:24urbaines
32:24sur certaines vidéos
32:25on se croyait en guerre
32:27vous vous souvenez
32:27une pharmacie
32:28avait notamment été
32:29éventrée
32:30le jugement va avoir lieu
32:31à la fin du mois
32:32et puis
32:34on se souvient
32:34de ce père de famille
32:35qui s'est défendu
32:36comme il a pu
32:36avec sa collection
32:38d'épées médiévales
32:39accrochées au mur
32:39je ne sais pas si vous vous souvenez
32:40cet événement
32:41il faut croire
32:41que les événements
32:42ont marqué
32:43et de ce fait
32:44la dynamique
32:45a été suffisante
32:46mais
32:48il est une autre ville
32:50phare
32:50pour le RN
32:51c'est Carpentras
32:52vous savez
32:53c'est très symbolique
32:53cette victoire
32:54de Carpentras
32:55et bien
32:55c'est l'union des droites
32:57et la désunion
32:58de la gauche
32:58qui ont permis
32:59l'élection
33:00d'un maire RN
33:01Hervé de Lépineau
33:03on a l'impression
33:03que l'histoire
33:04se répète
33:05élection
33:06après élection
33:07mais la droite
33:08n'est pas seulement
33:08la plus bête du monde
33:09elle est aussi
33:10la plus méprisante
33:11méprisante pour son électorat
33:13qui sondage après sondage
33:15réclame sans relâche
33:16mais sans le moindre succès
33:18une alliance similaire
33:20à celle que sait
33:21souvent faire la gauche
33:23Merci Gabrielle Cluzel
33:25dans un instant
33:25on parlera de LFI
33:26avec vous
33:27Mathieu Bocoté
33:28et on recevra
33:29Henri Guénaud
33:30pour parler toujours
33:31de ses municipaux
33:31mais l'actualité
33:32c'est aussi
33:32la guerre en Iran
33:34et ce soir
33:35on ne comprend pas
33:35où on en est
33:36entre Donald Trump
33:37qui dit qu'il est
33:38en pleine négociation
33:39avec l'Iran
33:39l'Iran qui dément
33:40comment se retrouver
33:41ce soir Charlotte ?
33:43C'est vrai qu'il faut
33:43avoir l'humilité
33:44de reconnaître
33:44que Donald Trump
33:45en particulier
33:46et la guerre
33:46donc en général
33:47est assez difficile
33:48à suivre
33:49en tout cas
33:50dans les objectifs
33:51de ce dernier
33:52c'est à dire
33:52qu'on a souvent dit
33:53depuis le début
33:54de cette guerre
33:55qu'il était difficile
33:55de les discerner
33:56du côté du président américain
33:58et c'est de plus en plus vrai
34:00ces derniers jours
34:01alors quand Donald Trump
34:02a fait son annonce
34:03quand il a posé
34:04cet ultimatum
34:05à l'Iran
34:05son ministre des finances
34:06a expliqué aux américains
34:08que l'ultimatum
34:09du président
34:10portait donc
34:10sur la libération
34:12du détroit d'Hormuz
34:13si l'Iran
34:14n'acceptait pas
34:15dans les temps
34:15il assisterait
34:16en échange
34:17à l'anéantissement
34:18des centrales électriques
34:19du pays
34:20donc c'était
34:21en effet
34:21l'ultimatum
34:22posé par Donald Trump
34:23et ce ministre
34:24a évoqué l'idée
34:25d'une escalade
34:26pour parvenir
34:27finalement
34:27à terminer
34:29cette guerre
34:29par la négociation
34:30avec un risque immense
34:32pour deux raisons
34:34évidentes
34:34d'abord un
34:34rien ne dit
34:35ce que sera
34:36le comportement
34:37de l'Iran
34:37et s'il cessera
34:38cette escalade
34:39dans laquelle
34:40il est lui-même lancé
34:41a fortiori
34:43et c'est la deuxième raison
34:44quand les alliés
34:45des américains
34:45dans cette guerre
34:46en l'occurrence
34:46Israël
34:47ne partagent
34:47ni la même stratégie
34:48ni le même but
34:49de manière assez évidente
34:51ces derniers jours
34:52donc Trump
34:53veut apparemment
34:54en finir avec la guerre
34:55ça fait des jours
34:55qu'il nous explique
34:56qu'elle est bientôt finie
34:57on sent qu'il a envie
34:58en tout cas
34:59qu'elle soit bientôt finie
35:00et il doit trouver
35:01un moyen de la gagner
35:02pour capitaliser dessus
35:03notamment à domicile
35:04alors évidemment
35:05qu'une médiation
35:06la mise en place
35:07en effet
35:07d'une discussion
35:08avec l'Iran
35:09permettrait de calmer
35:10une base maga
35:11dont on a souvent parlé
35:12mais qui est très énervée
35:13il y a des débats
35:14extrêmement virulents
35:15aux Etats-Unis
35:16notamment autour
35:17de cette guerre
35:18et le coup de poker
35:19on va dire
35:19de Donald Trump
35:20ces derniers jours
35:21c'est de dire
35:22certes l'Iran
35:23dément ses négociations
35:24mais Trump dans la foulée
35:25a affirmé au contraire
35:26qu'il avait trouvé
35:27quelqu'un pour négocier
35:28qui est en l'occurrence
35:28le speaker du parlement iranien
35:31et c'est en tout cas
35:32ce qu'il espère
35:33et veut nous faire
35:34espérer avec lui
35:35de manière absolument évidente
35:36même s'il est seul
35:38à l'expliquer
35:39Mais quel est le but du Paris
35:41si ce n'est
35:42le changement de régime ?
35:44On a eu en effet
35:45le changement de régime
35:46on nous avait dit que non
35:46mais en fait peut-être si
35:47la question balistique
35:49la question de la menace
35:51balistique
35:51que fait peser l'Iran
35:52et notamment
35:53la menace imminente
35:55comment dire
35:56expliquée par Donald Trump
35:57au début de la guerre
35:58et ce qu'elle représente
35:59là encore une fois
36:00il y a un débat interne
36:01aux Etats-Unis
36:02parce que notamment
36:03la directrice du renseignement
36:04n'a pas voulu confirmer
36:05ce qu'il en était
36:06de cette menace
36:07donc évidemment
36:07l'opposition s'en est saisie
36:09pour attaquer
36:10Donald Trump
36:10sur la pertinence
36:12de cette entrée en guerre
36:14et il y a la question
36:15du missile
36:15à 3500 km de l'Iran
36:17qui relance
36:19on va dire
36:19ce débat
36:19aux Etats-Unis
36:20mais Donald Trump
36:22continue
36:22surtout ces derniers jours
36:24a évoqué le Venezuela
36:25comme son modèle
36:26son intervention au Venezuela
36:27comme son modèle
36:28pour la guerre en Iran
36:29donc il a dit lui-même
36:30qu'il ne voulait pas le chaos
36:31qu'il se fichait finalement
36:33pas mal de la forme
36:33il n'a pas dit comme ça
36:34mais je le traduis comme ça
36:35qu'il se fichait pas mal
36:36de la forme
36:37que prendra le gouvernement iranien
36:38on l'avait dit
36:39il parle aujourd'hui
36:40il dit peut-être
36:40que le détroit d'Ormuz
36:41va être géré
36:42peut-être par mois
36:42il répond à une journaliste
36:43sur le tarmac
36:44c'est assez étonnant
36:45il dit ce sera peut-être
36:46moi avec un ayatollah
36:47le prochain
36:48on ne sait pas
36:48bon
36:49il avait évoqué
36:50l'Arijani
36:50qui a été tué par Israël
36:51ces derniers jours
36:52donc on sent que
36:53voilà
36:54c'est pas le
36:55comment dire
36:56le régime lui-même
36:57qui est son but
36:58simplement
36:59il veut donner
37:00un grand coup de balai
37:01et mettre l'Iran
37:02à sa botte
37:03pour négocier
37:04directement avec l'Iran
37:06donc dans le cas iranien
37:07si on traduit
37:08ce qu'il a
37:09ce qu'il revendique
37:10au Venezuela
37:11avec la capture de Maduro
37:13c'est s'attaquer
37:14à la Chine
37:14par le biais de l'Iran
37:15notamment par le biais
37:17du pétrole
37:17et la dissocier
37:18de la Russie
37:19parce qu'il y a une chose
37:21qu'il faut noter
37:21quand même ces derniers jours
37:22c'est que les Etats-Unis
37:23ont levé les sanctions
37:24pour un mois
37:24les sanctions
37:25sur le pétrole russe
37:27et les sanctions
37:28sur le pétrole
37:28sur la production
37:29de pétrole iranien
37:30en pleine guerre
37:31donc pour tous les gens
37:32qui pensent par ailleurs
37:33que les guerres se font
37:34pour des raisons morales
37:35essentiellement
37:35ils en ont pour leur argent
37:37avec ces décisions
37:38parce qu'il va falloir
37:39me les expliquer
37:39bon
37:40alors c'est un but
37:41qui semble crédible
37:42on va dire
37:42pour Donald Trump
37:43étant donné ses déclarations
37:44ces derniers jours
37:46s'il règle la question
37:47du détroit d'Hormuz
37:48il paraît pour le sauveur
37:50en effet
37:50alors là on lui fait confiance
37:52pour nous expliquer
37:52qu'il a sauvé l'humanité
37:53s'il libère le détroit d'Hormuz
37:55et il peut priver évidemment
37:57la Chine
37:57de son approvisionnement
37:58en pétrole
37:59qu'on sait important
37:59c'est 80% du pétrole iranien
38:02mais c'est 15% du pétrole chinois
38:04alors certes
38:05ça crée des remous
38:05c'est ce qu'on comprend
38:06dans le discours de Trump
38:08mais le prix à gagner
38:09lui semble infiniment supérieur
38:11évidemment
38:12et si c'est le cas
38:13s'il réussit ce pari là
38:15il pense qu'on ne parlera plus
38:17de ces remous
38:18on va dire
38:19dans 6 mois
38:19et qu'il aura gagné
38:21son pari
38:22est-ce que c'est pas extrêmement risqué
38:24étant donné les tensions
38:25et les frappes
38:25de ces derniers jours ?
38:27si et notamment
38:28en raison de la divergence
38:28que j'évoquais tout à l'heure
38:30la divergence de vue
38:31entre alliés
38:32parce qu'au moment
38:32où Donald Trump annonce
38:33qu'il suspend
38:34sa menace d'ultimatum
38:36donc il dit
38:37on a réussi à négocier
38:38je suspends ma menace d'ultimatum
38:39Israël bombarde
38:40les centrales électriques
38:41en Iran
38:42donc on comprend
38:43et on apprend à l'instant
38:44pardon
38:45Charlotte McEwen
38:46Netanyahou
38:46d'y avoir parlé
38:47à Donald Trump
38:48et précise
38:49qu'Israël continuera
38:50ses frappes
38:50sur l'Iran
38:51et le Liban
38:51on l'apprend à l'instant
38:52une illustration
38:53en temps réel
38:55et en effet
38:56le but d'Israël
38:57depuis le début
38:58et on le sait
38:58c'est de faire tomber
38:59l'Iran et le Hezbollah
39:00quelles que soient
39:01les conséquences
39:02c'est clair
39:02et ça ne varie pas
39:03et les frappes
39:04d'ailleurs s'intensifient
39:05également au Liban
39:05parce que si négociation
39:07il y a entre les Etats-Unis
39:08et l'Iran
39:09Israël sait bien
39:10que la question
39:11et du Liban
39:11et évidemment de l'Iran
39:13se posera
39:14donc les buts de guerre
39:15d'Israël
39:16seront remis en cause
39:17par cette négociation
39:18et quelle va être
39:19la riposte iranienne
39:20et les négociations
39:22verront-elles le jour
39:23ou pourront-elles
39:24simplement se tenir
39:25si en effet
39:26Israël continue
39:27ses bombardements
39:28c'est évidemment
39:29la question
39:29et ce qui rend
39:30le pari de Donald Trump
39:31extrêmement risqué
39:32s'il mettait
39:33son ultimatum
39:34à exécution
39:35Donald Trump
39:35l'Iran a expliqué
39:36qu'il frapperait
39:37les infrastructures
39:38de pétrole
39:38et de gaz
39:39de la région
39:40il a déjà fait
39:40au premier jour
39:41de la guerre
39:41de frapper
39:42les pays autour
39:42il a dit
39:43ce sera
39:44la réponse
39:45la riposte
39:46à cet ultimatum
39:47américain
39:48et il vaut mieux
39:48les prendre au sérieux
39:49puisque ces derniers jours
39:50quand Nathan
39:51ça a été frappé
39:52le jour même
39:53c'est une installation
39:53nucléaire iranienne
39:54qui a été visée
39:55je pense que
39:56ni Israël
39:57ni les Etats-Unis
39:57n'ont vu
39:58une telle riposte
39:58une telle organisation
39:59dans la riposte
40:00donc évidemment
40:01c'est inquiétant
40:02et quand Israël
40:02a bombardé les gisements
40:03de South Park
40:04les Iraniens ont riposté
40:05en détruisant
40:06une part significative
40:07de la production
40:07de gaz qatari
40:08le Qatar expliquant
40:09lui-même
40:10qu'il mettrait
40:10cinq ans
40:10à rétablir
40:12exactement
40:12les installations
40:13le message est clair
40:14l'Iran peut désormais
40:15passer du blocage
40:16à la destruction
40:17donc l'Iran peut décider
40:19de s'attaquer
40:19aux installations
40:20de pétrole
40:21dans la riposte
40:22et là
40:22c'est une autre histoire
40:24évidemment
40:24qui peut faire
40:25totalement échouer
40:25le plan de Donald Trump
40:27qui apparaît
40:27donc évidemment
40:28risqué
40:29plan risqué
40:30merci beaucoup
40:30Charlotte Dornelas
40:31dans un instant
40:33on reviendra
40:34sur les municipales
40:35mais avec le regard
40:36de LFI
40:38avec Mathieu Beaucoté
40:39d'abord notre invité
40:40Henri Guénaud
40:41ce soir
40:41Henri Guénaud
40:42je vous prie de bien
40:43vouloir vous installer
40:44il est l'invité
40:44de Face à l'Info
40:45ce gaulliste
40:46tendance pas quoi
40:47se gain
40:47inspirateur
40:48des campagnes présidentielles
40:50on se rappelle
40:50de Chirac
40:51en 1995
40:52celle de Nicolas Sarkozy
40:53en 2007
40:54ancien
40:55commissaire général
40:56au plan
40:57ancien député
40:58ancien conseiller
40:59spécial de Nicolas Sarkozy
41:00j'aime bien rappeler
41:00quand même
41:01d'où vous parlez
41:01parce que ce soir
41:02on va avoir un angle
41:03donc bien politique
41:05et on a envie
41:06d'avoir effectivement
41:06votre regard
41:07sur les municipales
41:08et on a tellement
41:09de questions
41:09mais d'abord
41:10que nous dit
41:11Henri Guénaud
41:12bonsoir
41:12merci d'être là
41:13avec nous
41:13que nous dit
41:14l'abstention élevée
41:15pour ces élections municipales
41:17qui étaient jadis
41:17l'un des rendez-vous
41:18les plus prisés
41:19des électeurs
41:20et alors que le maire
41:21demeure pourtant
41:22la personnalité politique
41:24la plus appréciée
41:26il arrive
41:27il arrive au maire
41:28ce qui est arrivé
41:29aux autres institutions
41:31c'est-à-dire que
41:34on est en face
41:35d'une politique délibérée
41:39dans toute l'Europe
41:40et en France en particulier
41:43d'éradication
41:44de tout ce qui empêche
41:47la table rase
41:49de la culture
41:54des héritages
41:56de l'histoire
41:57qui fait obstacle
41:59à une vision
42:02totalement caricaturale
42:04et de la modernisation
42:07et au progressisme
42:11voilà
42:11c'est-à-dire que
42:12on est revenu
42:14aux idéologies
42:15de la table rase
42:16qui reviennent
42:16périodiquement
42:17il faut tout arraser
42:18il faut fabriquer
42:20des hommes
42:21et des femmes
42:22complètement
42:24déracinés
42:24c'est-à-dire
42:25sans histoire
42:26et sans enracinement
42:30culturel
42:30et géographique
42:31voilà
42:31donc
42:32la commune
42:33c'est le dernier obstacle
42:34en fait
42:35donc on entend
42:35tous les
42:37tous les
42:38les fous
42:38de la table rase
42:39qui soit d'ailleurs
42:40que ce soit
42:41la déviance
42:42d'une forme
42:42de technocratie
42:44ou une idéologie
42:45progressiste
42:46c'est qu'il se trouve
42:4735 000 communes
42:48c'est insupportable
42:48voilà
42:49c'est insupportable
42:51parce qu'en Europe
42:51il y en a moins
42:53pratiquement il y en a autant
42:54dans toute l'Europe
42:54qu'en France
42:56donc ça va pas
42:57il faut rationaliser
42:59ce qui veut dire
42:59en fait éradiquer
43:00voilà
43:01et donc on a tout fait
43:01pour ça
43:02on a créé par exemple
43:04les
43:05comme on n'arrivait pas
43:05à les supprimer
43:06on a créé
43:07les communautés de communes
43:10les intercommunalités
43:11et on a absorbé
43:13les pouvoirs du maire
43:13dans l'intercommunalité
43:16mais j'entends bien
43:17ce que vous dites
43:17mais j'entends aussi
43:18une soif
43:19d'une partie
43:21des français
43:21qui justement
43:22ont envie
43:23d'être enracinés
43:24oui bien sûr
43:25mais comme on n'arrive pas
43:26à supprimer
43:27tout ce qui les enracine
43:29on a essayé
43:30de l'absorber
43:31par le haut
43:32donc par le pas
43:33au début
43:34la décentralisation
43:35elle s'est faite
43:36en partie
43:36au profit du maire
43:37mais c'est fini
43:38en partie
43:39elle se fait maintenant
43:39au détriment
43:41du maire
43:42et d'ailleurs
43:43que ce soit le petit maire
43:44ou le grand maire
43:44moi je me souviens
43:45d'une discussion
43:46avec Jean-Claude Godin
43:48qui me disait
43:50vous comprenez
43:50les gens ils me disent
43:52c'est sale
43:53ils disent
43:54mais moi j'y peux rien
43:54c'est pas moi
43:55à l'époque
43:56c'était la communauté urbaine
43:57qui avait la compétence
44:00de la propreté
44:02voilà
44:02et donc le maire de Marseille
44:04le maire de Marseille
44:05il ne pouvait rien
44:06c'était incompréhensible
44:07pour les citoyens
44:09aujourd'hui
44:10pour les petites communes
44:10c'est bien pire
44:11donc on a
44:13créé les conditions
44:14dans lesquelles
44:15les gens se disent
44:16à quoi bon voter
44:17puisque de toute façon
44:18les compétences
44:20de ceux pour lesquels
44:21on vote
44:21se réduisent de plus en plus
44:22et puis en rajoutant à ça
44:24que l'Etat
44:25n'est plus là
44:26pour épauler
44:26les petites communes
44:28avant il y avait
44:29un exemple
44:30parmi d'autres
44:30mais qui moi
44:31me tient beaucoup à coeur
44:32il y avait
44:33des directions départementales
44:35de l'équipement
44:36dans lesquelles
44:37il y avait
44:37enfin elles étaient là
44:38le corps des ponts
44:40des chaussées
44:40il a commencé
44:41à être créé
44:42par Louis XIV
44:43donc elles avaient
44:45une connaissance
44:46du territoire
44:46elles avaient une expérience
44:48on y mettait
44:49de l'intelligence
44:50les jeunes ingénieurs
44:51des ponts
44:52sortis de l'Ix
44:52ils allaient
44:53dans les directions
44:54départementales
44:55de l'équipement
44:55et elles fournissaient
44:56des services d'expertise
44:57gratuitement
44:58à toutes les collectivités
44:59on les a supprimées
45:01on va faire des économies
45:03on les a remises
45:04maintenant au niveau
45:05régional
45:05donc le maire
45:07il n'a plus rien
45:07il est obligé
45:08de recourir
45:08à des cabinets
45:10de conseil
45:10les préfectures
45:11ne peuvent pas
45:11les aider
45:11parce qu'elles n'ont
45:12plus de personnel
45:13pour faire face
45:14et donc le maire
45:15il se retrouve en face
45:16de la complexité
45:17de la société
45:18aujourd'hui
45:19en prenant des risques
45:20qui sont en plus
45:21des risques
45:21qui ont été pénalisés
45:22maintenant
45:23il y a des risques
45:24pénaux
45:25vous donnez
45:26un permis de construire
45:27s'il y a un problème
45:29d'inondation
45:29on vous poursuit
45:30devant le tribunal
45:31au pénal
45:31donc le maire
45:33il est dans une situation
45:34on l'a mis
45:35dans une situation
45:36impossible
45:36évidemment
45:42les politiques nationales
45:43l'Etat
45:44l'a fait
45:44les renoncements
45:45de l'Etat
45:45vis-à-vis de l'Europe
45:46et l'idéologie
45:48qui aujourd'hui
45:50imprègne
45:51tout l'appareil d'Etat
45:52voilà
45:54c'est ça
45:55le progressisme
45:56c'est ça
45:56c'est un obstacle
45:57au progressisme
45:58c'est pas un obstacle
45:59au progress
45:59comme on l'entendait
46:00dans les années 50-60
46:01c'est un obstacle
46:02au progressisme
46:02donc il faut éradiquer
46:03cet obstacle
46:04on va finir par y arriver
46:05pour ajouter la dernière
46:06en date
46:07la dernière folie en date
46:09qui est celle
46:10d'obliger les communes
46:11de moins de 1000 habitants
46:13moins de 1000 habitants
46:14à pratiquer
46:17à mettre en oeuvre
46:17la parité absolue
46:19et à supprimer
46:21et on a supprimé
46:22en même temps
46:22le panachage
46:23qui permettait aux gens
46:24dans les petites communes
46:25de rayer des noms
46:25d'en rajouter d'autres
46:27dans les petites communes
46:28très souvent
46:28il y a une liste
46:30vous ne pouvez plus
46:31la bouger
46:32vous avez du mal
46:33dans certaines
46:34à trouver des femmes
46:35dans l'autre
46:36à trouver des hommes
46:36et on les a mis
46:37dans cette situation
46:38donc les gens
46:40ils sont dégoûtés
46:41voilà
46:41Henri Guénaud
46:42que nous disent
46:43là on a bien compris
46:43effectivement
46:44l'abstention
46:44la dépossession
46:46du pouvoir
46:47du maire
46:48et effectivement
46:48ce que vous retrouvez
46:50au niveau de l'État
46:53que nous disent
46:54les élections
46:54des forces politiques
46:55en recomposition
46:56ou en décomposition
47:00alors
47:01les forces politiques
47:02elles sont clairement
47:03en décomposition
47:04c'est à dire
47:04qu'on n'est pas encore
47:06arrivé à la phase
47:06de recomposition
47:07contrairement à ce qu'on raconte
47:08sans arrêt
47:09sur les plateaux
47:10non il n'y a pas
47:11de recomposition
47:12il y a une décomposition
47:13vous voyez bien
47:13quand vous regardez
47:14cette carte
47:15j'ai écouté
47:20Mathieu Bocoté
47:21dit mais
47:22bon
47:23il y a une nationalisation
47:24mais il y a à la fois
47:25une nationalisation
47:26et une dénationalisation
47:27c'est à dire que
47:28aujourd'hui
47:30il y a un repli
47:31sur le local
47:32mais là aussi
47:32qui est le fruit
47:33de décisions qu'on a vues
47:34par exemple
47:34le non-cumul des mandats
47:35bon
47:37on a retiré
47:38les services de l'État
47:39on les a retirés
47:40il n'y a pas
47:41que les directions
47:42départementales
47:43de l'équipement
47:43on a fermé
47:44des gendarmeries
47:45on a fermé
47:45des tribunaux
47:46on a fermé
47:47des maternités
47:47bon
47:48et plus on ferme
47:49en disant
47:50mais comprenez
47:50il n'y a pas assez
47:51d'habitants
47:52pour les garder ouvertes
47:54et plus les habitants
47:55sont bons
47:55et plus ils font
47:56enfermer
47:56donc voilà
47:57on se retrouve
47:58dans une situation
47:59où toute une partie
48:00de la population
48:01est mise à l'écart
48:03et ce repli
48:04il y a un repli
48:05sur le local
48:05ou une désertion
48:07complète
48:07du champ politique
48:08la désertion
48:09c'est l'abstention
48:10et le repli
48:11sur le local
48:11c'est
48:11on le voit
48:12très bien aujourd'hui
48:14les partis
48:15n'ont plus de prise
48:16regardez
48:17en fait
48:18le parti socialiste
48:19il n'a pas menti
48:20sur ses intentions
48:21mais
48:21il ne peut pas
48:23de toute façon
48:24interdire
48:25les alliances
48:26les regroupements
48:27les fusions
48:28il ne peut pas
48:29ils font ce qu'ils veulent
48:30ils font ce qu'ils veulent
48:31sans faire compte du parti
48:32il n'y a plus
48:33de discipline de parti
48:34sauf pour l'FI
48:35et en grande partie
48:36pour le rassemblement national
48:37mais tout le reste
48:39ou les anciens partis
48:39ils n'ont plus de prise
48:41sur leurs propres représentants
48:44il y a une désintégration
48:45des partis politiques
48:46et du système politique
48:47donc on n'est pas encore
48:48dans la recomposition
48:50justement
48:51demain
48:51union des droites
48:52ou bien
48:52des unions des gauches
48:53comme le disait tout à l'heure
48:55à Gabriel Clusel
48:55ça c'est
48:56ça c'est un vrai
48:58c'est un vrai sujet
48:59parce que
49:00la réalité
49:02vous ne la percevez
49:03qu'à travers
49:04les concepts
49:05que vous vous donnez
49:06la façon de voir
49:06moi je
49:07
49:07on a tout vu
49:08ces derniers temps
49:09alors dites
49:10ah la droite
49:11elle a gagné
49:11bon elle a gagné
49:12mais quand vous dites ça
49:13on met parfois
49:15renaissance
49:16le modem
49:18horizon
49:19LR
49:19reconquête
49:20et le rassemblement national
49:21dans la droite
49:22bon alors si c'est ça
49:22la droite
49:23bon
49:23ouais on peut se dire
49:24que finalement
49:25elle a plutôt bien résisté
49:26bon
49:27mais vous imaginez
49:29c'est même
49:30c'est même pas un problème
49:32de rejet
49:33du rassemblement national
49:35ou de rejet
49:36de renaissance
49:36c'est que simplement
49:38ils ne disent pas
49:39la même chose
49:39ils ne pensent pas
49:40la même chose
49:41je parle pas des appareils
49:42je parle des électeurs
49:43voilà
49:44c'est
49:45comment voulez-vous
49:46mettre dans le même
49:47dans le même bloc
49:49même pour simplement
49:50faire des statistiques
49:51comment voulez-vous
49:52mettre des
49:53par exemple
49:53le rassemblement national
49:54d'un côté
49:55LR de l'autre
49:56qui dit
49:57mais le rassemblement national
49:58c'est pas un parti de droite
49:59c'est un parti de gauche
50:00bon
50:00déjà ils disent
50:02ni de droite ni de gauche
50:02non mais parce que
50:04sociologiquement
50:05là Mathieu a parfaitement raison
50:07la sociologie
50:07elle est déterminante
50:09aujourd'hui
50:09le rassemblement national
50:11indépendamment de ce que
50:12pensent ses cadres
50:12ses dirigeants
50:13il a un socle
50:14au noyau dur
50:15qui ne se reconnaît pas
50:17dans l'étiquette de droite
50:19qui est
50:20qui a
50:21c'est quelqu'un
50:22qui est
50:22c'est un électorat
50:23qui est très sensible
50:24à la question sociale
50:25et ça a été d'ailleurs
50:27la grande réussite
50:29de Marine Le Pen
50:29de se positionner
50:31sur ce sujet
50:33alors on peut discuter
50:35de son programme
50:37mais ça c'est incompatible
50:38tout le monde va classer
50:40l'électeur à droite
50:41avec la droite ultralibérale
50:42avec une certaine droite
50:44et donc en fait
50:45il y a des droites
50:46et il y a même un morceau
50:47de ce qu'on met dans la droite
50:48qui en fait
50:49n'est pas vraiment la droite
50:50c'est autre chose
50:51c'est pas la gauche
50:52c'est pas la droite
50:52c'est pas le centre
50:53voilà
50:54c'est le rassemblement national
50:55comme le gaullisme
50:56hier était autre chose
50:57voilà
50:58après vous pouvez
50:58autour de ça
51:00rassembler un tas de gens
51:01qui ne sont pas de gauche
51:01ou qui ne sont pas centristes
51:03mais c'est autre chose
51:05et il se trouve
51:06que le centre de gravité
51:07en fait
51:07de l'opinion française
51:13il se trouve plutôt là
51:14c'est-à-dire quelque chose
51:15qui ressemblerait
51:16au gaullisme d'antan
51:18c'est-à-dire à la foi nationale
51:21un pouvoir d'état fort
51:23un pouvoir autoritaire
51:25ou d'autorité
51:26et puis un souci
51:28de la question sociale
51:29qui est une question explosive
51:30en France
51:30qu'une bonne partie
51:32de la droite
51:32ne veut pas avoir
51:32et qu'une partie
51:33du rassemblement national
51:34veut éluder aussi aujourd'hui
51:36et donc on se retrouve
51:38dans quelque chose
51:38qui est absolument
51:40incompréhensible
51:40vous ne pouvez pas en tirer
51:42de leçons générales
51:44de leçons
51:44sur la possibilité
51:47d'une union des droites
51:48dont on ne sait pas
51:50ce qu'est cette droite
51:51dont on parle
51:52ça veut dire quoi
51:53pour les présidentielles
51:54ça veut dire
51:56qu'on va faire des primaires
51:57est-ce que c'est un laboratoire
51:58qu'est-ce que ça dit pour demain
51:59qu'est-ce que ça dit pour demain
52:00dans les urnes
52:01il y aura les bulletins
52:03ils se mêleront
52:03mais je vais faire
52:05l'union des droites
52:06pour les présidentielles
52:08ça veut dire
52:09ça veut dire quoi
52:10je vais faire des primaires
52:11et alors je vais mettre
52:12qui dans ces primaires ?
52:13je vais mettre
52:14le rassemblement national
52:15jusqu'à renaissance
52:17ou jusqu'à horizon
52:17et vous imaginez
52:20ensuite monsieur Philippe
52:22faire campagne
52:23pour Bardella
52:23ou madame Knafou
52:25ou monsieur Zemmour
52:27faire campagne
52:28pour Philippe
52:28donc ça ne veut rien dire
52:31la seule chose
52:32qui compte aujourd'hui
52:33c'est de savoir
52:33ce que chacun a à dire
52:35à dire aux français
52:36voilà
52:36pour l'instant
52:38qu'est-ce que la droite
52:39hors le rassemblement national
52:40a à dire
52:41aujourd'hui
52:42à part
52:43on va continuer finalement
52:44ce qu'on fait
52:44depuis très longtemps
52:45ce qui est une impasse totale
52:47parce que
52:47et même s'ils gagnaient
52:49en faisant ça
52:50pour des raisons
52:51d'arithmétique électorale
52:54de vote par défaut
52:56au second tour
52:56très bien
52:57ça échouerait
52:58puisque
52:59la seule chose
53:00qui est certaine
53:01c'est que
53:01l'écrasante majorité
53:03des français
53:03ne veulent pas
53:04que ça continue
53:04voilà
53:05ne veulent pas
53:06que ça continue
53:07et ce qu'on leur propose
53:08aujourd'hui
53:09c'est un système politique
53:12dans lequel on a
53:13le choix entre
53:14les révolutionnaires
53:15de gauche
53:16tous ceux qui veulent
53:17que ça continue
53:18et puis
53:20un RN
53:20qui
53:21dans une partie
53:22a envie
53:23de se normaliser
53:25je veux dire
53:25la pire chose
53:26qui menace
53:27le RN
53:28et la vie politique
53:29compte tenu du poids
53:30aujourd'hui
53:31du RN
53:31dans l'électorat
53:32c'est pas le fascisme
53:33du RN
53:34il y a peut-être
53:35des fascistes au RN
53:35comme il y en a ailleurs
53:36mais c'est pas ça
53:38ce danger
53:39c'est la normalisation
53:40vers une forme
53:42du MP
53:43parce que ça veut dire
53:44ça voudra dire
53:45qu'on n'a plus le choix
53:46qu'entre
53:47les révolutionnaires
53:48de l'ultra gauche
53:49et continuer comme ça
53:50et ça continuer comme ça
53:53je ne sais pas
53:54si c'est 70%
53:55des français
53:55il nous reste une minute
53:56pour une question
53:56peut-être Mathieu
53:57plus personne ne veut
53:58vous dites que l'union des droites
54:00est une fiction
54:00j'entends
54:01mais un programme commun
54:02à droite
54:02sur l'immigration
54:03sur l'insécurité
54:04sur la restauration
54:04de la souveraineté nationale
54:05sur les impôts
54:06ça doit vouloir dire quelque chose
54:07au-delà de la diversité
54:08des traditions
54:08mais vous reste la question sociale
54:10c'est pas simplement
54:12une question de tradition
54:14c'est que vous butez
54:15sur quelque chose
54:16sur quelque chose
54:18de fond
54:18sur une question de fond
54:19et sur la sociologie
54:21la sociologie du RN
54:23n'est pas la sociologie
54:24du 16ème arrondissement
54:25non mais d'accord
54:26mais moi je trouve
54:27que vous avez un prisme
54:28pardon c'est pas du tout
54:29mais vous avez un prisme
54:30justement pour la droite
54:32d'économique
54:33vous voyez
54:33on définit la droite
54:34qu'en fonction du social
54:36mais pardon
54:36moi je crois qu'il y a des gens
54:38qui sont d'origine très populaire
54:39qui aiment la France
54:39des gens qui sont dans
54:40le 16ème arrondissement
54:41qui aiment la France
54:42qui ont une certaine vision
54:44de ce qu'a été la France
54:45qui veulent la conserver
54:46de leur tradition
54:46de ce qu'ils veulent en faire
54:47de leur identité
54:48ces gens-là peuvent s'allier
54:49au-delà des histoires
54:50de réforme des retraites
54:51voilà
54:51même s'ils ont un point désaccord
54:53et alors attend
54:54pardon mais je trouve
54:55que c'est important
54:5610 secondes
54:56qui est le propre
54:57de votre droite
54:58dont vous êtes issu
54:59c'est pas du tout
54:59encore une fois
55:00c'est pas du tout
55:00pour vous agresser
55:01mais je le trouve quand même
55:03voilà
55:04tout n'est pas économique
55:05tout n'est pas économique
55:07mais l'économie ça compte
55:09et le social ça compte
55:10et la question sociale
55:11quelle était
55:12la position du membre
55:13du godiste
55:14c'était
55:14c'est rapprocher
55:16la question sociale
55:16et la question nationale
55:18voilà
55:18ce qu'a fait
55:19madame le pen
55:19et qui lui a valu
55:20quel que soit
55:21quoi qu'on pense
55:22de son programme
55:22le succès qu'elle a
55:23vous pouvez pas dire
55:25par exemple
55:26la réforme des retraites
55:27ça compte pas
55:28ça compte
55:29pour une bonne partie
55:30de l'électorat du RN
55:31et pour moi aussi d'ailleurs
55:33voilà moi je ne me reconnais pas
55:35dans une droite
55:36qui m'explique
55:36que l'ADN de la droite
55:38c'est pas moi qui le dis
55:38que l'ADN de la droite
55:40c'est la réforme des retraites
55:40Henri Guénaud
55:41je donne le mot de la fin
55:42après le JT
55:43après l'édito de Mathieu Bocoté
55:45sur LFI
55:46une phrase
55:46pour terminer cette émission
55:48d'abord
55:48Isabelle Piboulot
55:49pour le JT de 20h
55:51un hommage national
55:52sera rendu jeudi
55:54à Lionel Jospin
55:55l'ex-premier ministre socialiste
55:57est décédé hier
55:58à l'âge de 88 ans
55:59Emmanuel Macron rappelle
56:01que par sa rigueur
56:02son courage
56:02et son idéal de progrès
56:04Lionel Jospin
56:05incarnait une haute idée
56:06de la République
56:07premier secrétaire du PS2
56:09François Mitterrand
56:10il avait été ministre
56:11de l'éducation nationale
56:12ou encore membre
56:13du conseil constitutionnel
56:15à l'approche des fêtes
56:16de Pâques et Pessard
56:17début avril
56:18une extrême vigilance
56:20et de rigueur
56:20annonce le ministre
56:21de l'intérieur
56:22Laurent Nunez
56:23somme les préfets
56:24la police
56:25et la gendarmerie
56:26d'assurer la sécurité
56:27des lieux de culte
56:28chrétien et juif
56:30le ministre déplore
56:31un regain très net
56:32de tensions
56:32au plan international
56:34et un niveau élevé
56:35de la menace terroriste
56:37en France
56:37et puis contrairement
56:38à ce qu'avance
56:39Donald Trump
56:40le président du parlement
56:41iranien
56:42affirme qu'il n'y a eu
56:44aucune négociation
56:45avec les Etats-Unis
56:46selon lui
56:47de fausses informations
56:48sont utilisées
56:49par le président américain
56:50pour manipuler
56:51les marchés financiers
56:53et pétroliers
56:54Merci beaucoup
56:55Isabelle Epiboulot
56:56Mathieu Bocoté
56:56plusieurs disent
56:57et vous l'évoquiez
56:58tout à l'heure
56:59dans votre premier édito
56:59que LFI
57:00ne sort pas si triomphante
57:02de ses municipales
57:04est-ce que c'est vraiment le cas ?
57:05Je ne crois pas
57:05je pense que LFI
57:06est en bien meilleure position
57:08qu'on ne le dit
57:09la question c'est
57:10qu'est-ce que LFI
57:11aujourd'hui ?
57:11Qu'est-ce que ça représente
57:12comme parti politique
57:13en France ?
57:14Premier élément
57:14c'est un parti révolutionnaire
57:16ces catégories
57:17ne sont plus les nôtres
57:17aujourd'hui
57:18mais c'est un parti révolutionnaire
57:19et je dirais même
57:20de révolutionnaire professionnel
57:22comme on disait autrefois
57:23des militants aussi
57:24à temps plein voués
57:25à une conquête du pouvoir
57:27pour changer fondamentalement
57:28la société
57:29la faire basculer
57:30dans un tout autre monde
57:31donc ce n'est pas
57:32un parti réformiste
57:33c'est un parti
57:33de rupture radicale
57:35c'est un parti
57:35de rupture radicale
57:36qui pratique la politique
57:38de l'outrance
57:38et qui a comme objectif
57:39d'amener toujours
57:40la gauche avec elle
57:41et on l'a vu
57:41dans ses élections municipales
57:43la gauche dit
57:44pas d'alliance
57:44pas d'alliance
57:45finalement il y a une alliance
57:46on se dit
57:47Mélenchon va se calmer
57:48qu'est-ce qui se passe
57:48à la fin ?
57:49il dit vous les blancs
57:50tout moche
57:50tout blanc tout moche
57:51et la gauche a fait alliance
57:52avec quelqu'un
57:53qui leur dit tout de suite
57:54vous êtes dans mon piège
57:55et regardez j'en relance
57:56une nouvelle tartine
57:57de discours racialiste
57:58ensuite c'est un parti
58:00qui est l'expression politique
58:01du changement démographique
58:02la croissance de LFI
58:04est directement liée
58:05au changement démographique
58:06que connaît la France
58:07et ça se donne
58:08sur deux plans
58:08sur le plan national
58:10Jean-Luc Mélenchon
58:11fait tout pour normaliser
58:12ce changement démographique
58:13il revendique désormais
58:14le grand remplacement
58:15en disant que c'est
58:15une très bonne chose
58:16et la créolisation de la France
58:18la nouvelle France
58:18il plante le drapeau
58:20de LFI à Saint-Denis
58:21et sur le plan local
58:23il y aura la multiplication
58:24il y en a deux
58:24il y en aura d'autres
58:25ensuite
58:25des villes laboratoires
58:28pour montrer ce à quoi
58:29ressemblera
58:29la France d'après
58:31alors à travers tout cela
58:32LFI est parvenue
58:33je l'ai dit
58:33à faire émerger
58:34le facteur ethnique
58:35comme un facteur déterminant
58:36de la politique française
58:37facteur invisibilisé
58:38mais pourtant central
58:40aujourd'hui
58:40on veut croire
58:41parce qu'ils n'ont pas eu
58:42tous les succès
58:43qu'ils souhaitaient
58:43qu'ils sont désormais
58:44laissés de côté
58:45dans les faits
58:46c'est la force en ascension
58:47à gauche
58:47c'est la force capable
58:48de politiser
58:49les nouvelles catégories
58:50de l'électorat à gauche
58:51tous ceux qui s'imaginent
58:52que LFI est derrière nous
58:53regardent en fait
58:54à l'écart du réel
58:55Merci beaucoup
58:56mon cher Mathieu
58:57le mot de la fin
58:57Henri Guéno
58:58sur ces municipales
58:59Alors d'abord
58:59il a raison
59:00Toujours
59:01on est toujours d'accord
59:03Il a raison
59:05parce que
59:06la stratégie de LFI
59:07n'est pas en train
59:08d'échouer
59:08parce qu'il faut
59:09prendre très au sérieux
59:10cette stratégie
59:11parce que le rêve
59:12de LFI
59:14c'est pas de gagner
59:15les élections
59:15il ne les gagnera pas
59:16voilà
59:17simplement
59:18il y en a après
59:20voilà
59:20il y en a après
59:21juste une dernière remarque
59:24le sentiment
59:25national
59:25le patriotisme
59:27la culture
59:28les héritages
59:29ça se décline
59:30dans toutes les dimensions
59:31de la vie sociale
59:32et de la vie humaine
59:33voilà
59:33y compris l'économie
59:34y compris le social
59:36et si on ne fait pas ça
59:37alors on est sûr
59:38d'échouer
59:39Merci Henri Guéno
59:40pour être notre invité
59:42Non mais
59:43on peut
59:44se donner rendez-vous
59:45demain
59:46C'est les deux droites
59:47irréconciliables
59:50Tout de suite
59:51l'heure des pros
59:51Merci à tous
59:52en tout cas
59:53l'heure des pros
59:53de Pascal Praud
59:55l'intelligence
59:56permet de tout
59:57de la vie humaine
59:57de la vie humaine
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